[Textes] Nuit du 20 Août 2021

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AliceJeanne
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[Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par AliceJeanne » 20 août 2021 - 18:14

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Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de cette Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Titre : 
Thème et heure (écrit et/ou image) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
NB: Si vous voulez des cookies de la part de vos animatrices préférées, quelques petites règles à respecter!
- Mettre les textes rating -16/-18 entre balises spoiler pour respecter la sensibilité de chacun
- Indiquer votre nombre de mots le plus possible (c'est pour nos petites stats ! ;) )

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Caroliloonette » 20 août 2021 - 19:52

Titre : Vengeance
Thème et heure (écrit et/ou image) : Coudre - 20h
Fandom : HPF
Nombre de mots : 177 mots
Personnages : Rose Weasley
Rating : Tout public
Rose était plus qu'heureuse de s'être montrée attentive lorsque sa grand-mère Molly lui avait appris à coudre. Elle avait d'abord rechigné, pensant que cela ne lui servirait jamais. Cependant, aujourd'hui cette leçon particulière lui permettait de mettre à exécution sa vengeance pour son plus grand bonheur.

Un dernier passage d'aiguille et le blason des Gryffondor sera solidement cousu sur la poche arrière du jean de ce minable Malefoy. Elle en riait d'avance. Il n'allait pas aimer. C'était certain. Son père allait détester. C'était plus que certain. Il n'avait pas idée aussi de s'incruster comme ça dans sa famille et d'accaparer son cousin. D'ailleurs parlons-en de ce cher Albus, qu'est-ce qu'il pouvait bien trouver d'intéressant à Malefoy ?

Elle avait cru à une mauvaise blague de sa part quand il avait demandé à leurs grands-parents s'il pouvait inviter son ami « Scorpius » chez eux. Et elle ne rigolait plus du tout quand ils avaient rétorqué qu'ils l'accueilleraient avec grand plaisir.

Malefoy n'avait pas à s'incruster dans ses vacances entre cousins et elle allait lui faire comprendre.
Dernière modification par Caroliloonette le 20 août 2021 - 20:05, modifié 1 fois.

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Xuulu » 20 août 2021 - 19:57

Titre : Médecine antique
Thème et heure (écrit et/ou image) : Coudre - 20h
Fandom : original
Nombre de mots : 340
Personnages : Anthéa et sa patiente
Rating : -12
Pendant un long moment, elle se concentra sur son travail, seulement attentive à la précision de son geste qui piquait la peau avec régularité, tirait doucement, liait le fil, piquait à nouveau.
La chambre s’éclaircissait, une aube grise se levait. Les flammes des bougies pâlissaient peu à peu, et de temps en temps l’une d’elle s’éteignait, dans la cire, avec un petit sifflement liquide. Parce que les tentures du lit auraient projeté trop d’ombre sur le travail d’Anthéa, elle avait demandé à la servante de les écarter avant de commencer la suture. Depuis que celle-ci s’était exécutée, elle se tenait dans un coin de la pièce, à la limite du champ de vision d’Anthéa, brûlante de patience, toute sa concentration tendue vers sa maîtresse et les soins prodigués. L’enfant avait été emmené par une autre servante, sur son ordre après qu’elle eut constaté sa bonne santé.
Anthéa vérifia si la patiente tenait bon. Elle lui avait donné de la jusquiame noire, contre la douleur, mais cette plante pouvait provoquer des pertes de connaissance. La femme était consciente. La sueur coulait dans ses yeux, les larmes coulaient sur ses oreilles, mais elle était encore là, avec elle. Anthéa termina la suture, puis s’éloigna, posant brièvement sa main sur le genou de la patiente. La chaleur de sa paume contrasta, une seconde, avec la peau refroidie de la femme.
La rencontre entre l’instrument qu’elle laissa tomber et le cuivre de la bassine produisit un bruit métallique, qui sembla provoquer, à moins que ce ne fut la caresse qui avait précédé, une brusque détente chez la patiente, qui fit soupirer Anthéa. La jusquiame aurait mieux fonctionné sur une personne détendue, mais Anthéa se rendit compte qu’elle devait cette pensée aux automatismes de sa profession, et pas à l’empathie qu’elle aurait pu ressentir plus intensément pour la femme qui était étendue devant elle.
Elle roula les instruments souillés dans un linge puis les rangea. Sous les yeux de la servante, lentement, nommant chaque ingrédient, elle prépara un cataplasme, puis l’appliqua sur la plaie suturée.
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Crédits : William Dyce, Franscesca da Rimini

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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Violety » 20 août 2021 - 20:09

Titre : Elle aurait bien aimé savoir coudre
Thème et heure (écrit et/ou image) : 20h, Coudre
Fandom : Original
Nombre de mots : 377
Rating : TP
Elle aurait bien aimé savoir coudre.

Coudre pour de vrai, pouvoir réparer un tissu déchiré, créer un vêtement rêvé. Elle aurait aimé savoir décider d’un modèle, utiliser un patron, choisir une étoffe, la découper, l’assembler, et coudre.

Elle savait à peine recoudre un bouton, éventuellement repriser un tout petit trou. Elle avait fini par l’apprendre, parce que cela faisait partie des compétences de base, celles qui permettaient de parer à l’imprévu. Et encore – même si elle savait le faire, elle laissait souvent ses chemises sans bouton pendant des mois, parce qu’elle avait la flemme d’en coudre un. Il y avait même cette robe longue, qu’elle aimait tant, qu’elle portait tout l’hiver, et à laquelle manquait un bouton depuis près de deux ans.


Elle aurait bien aimé savoir coudre, mais elle n’avait jamais appris. Elle avait tenté, enfant, comme elle s’était essayée à la calligraphie, aux collections de timbres et au repérage des types d’arbre. Passionnément, elle se jetait avec enthousiasme dans le tourbillon d’une nouvelle activité – et la laissait rapidement de côté quand celle-ci requérait du temps, et de la patience.

Elle aurait bien aimé savoir coudre, parce qu’il lui semblait que cela faisait partie des compétences utiles à posséder. Comme jardiner, monter à cheval, bricoler un moteur ou diriger un bateau. Le genre de savoir-faire qui peut peut-être aider à s’en sortir, en cas d’apocalypse zombie. Le genre d’aptitude qui permet de fabriquer et de se déplacer sans forcément consommer.

Elle aurait bien aimé savoir coudre, car la couture était centrale dans son histoire familiale. Elle se souvenait encore de la belle machine de son arrière-grand-mère, installée dans la salle à manger de l’appartement, sur laquelle avaient été conçus les tenues qu’elle portait aux fêtes déguisées. Elle avait en tête les histoires que racontait sa mère, sur le magasin des grands-parents, celui qui avait si bien marché avant de décliner. Elle pensait parfois à la manière dont sa grand-mère reprisait les vêtements qui n’étaient pas tout à fait à sa taille, et au fait que sa mère avait toujours su si un tissu était de bonne qualité ou non. Elle pensait à cette Histoire qu’elle portait en elle, et dans laquelle la couture semblait avoir toujours eu une petite place.

Elle aurait bien aimé savoir coudre.
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Hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Hazalhia » 20 août 2021 - 20:10

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image) : mot et image de 20h
Fandom : Northanger abbey
Nombre de mots : 774
Personnages : OC
Rating : /
Le soleil perçait dans le salon de la demeure de Hughes, annonçant une après-midi radieuse. Le vicomte et ses invités étaient partis à la chasse, et les dames préparaient la fête qui serait donnée le soir même. Violet entendait les domestiques s'affairer dans tous les sens pour achever les préparatifs.

La jeune fille avait espéré se changer les idées en se mettant à l’écart, et en se concentrant sur sa broderie mais elle eut rapidement été obligée de constater que chaque coup d’aiguille se faisait plus rageur que le précédent, n’effaçant nullement de ses pensées ce qui la troublait. Poussant un soupir, elle abandonna sa broderie sur un coin du sofa, faisant ainsi disparaître de sa vue la lettre qu’elle venait de lire. Elle en était maintenant sûre, coudre n’aiderais en rien.
Elle songea à aller confier ses pensées à lady Hughes, une amie proche de sa tante qui l’avait invitée à passer la fin de l’été ici, chez elle, dans le Kent, l’ayant toujours considérée comme uen femme avisée mais Violet se ravisa, Eléanor avait bien assez à faire avec la réception de ce soir.

A la place, elle considéra l’idée de faire une promenade. Le temps était idéal, et la tranquillité de la forêt l’apaiserait sûrement. Elle ne trouva personne en vue à prévenir de son départ, aussi se contenta-t-elle d’écrire une note à l’intention de la vicomtesse Hughes, de nouer son chapeau et de s’échapper pour une ballade. Après une longue marche, le couvert des arbres apporta une ombre bienvenue. Un chemin bien aménagé permettait de marcher aisément, tout en profitant du pépiement des oiseaux et du bruissement des feuilles dans le vent.

Pendant qu’elle marchait, le nez perdu dans l’étendue verte qui s’offrait à elle, Violet repensa à son séjour à Bath dont elle revenait tout juste. Elle qu’elle n’était pas mécontente de voir se terminer. Elle était allée rendre visite à sa marraine, qui, sous l’impulsion de ses parents, avait pris à cœur de trouver à la marier pendant son séjour. Ses parents, et le reste de sa famille, attendaient ce jour avec impatience depuis que la réputation de la famille Evans avait été entachée par sa sœur aînée. Une idylle fiévreuse avec un artiste qui n’avait aboutit à aucun mariage, et la naissance du petit Thomas qui fêterait bientôt son premier anniversaire.
Depuis cet épisode, le futur mariage de Violet était au cœur de toutes les attentes familiales. L’espoir que l’on plaçait en elle la rendait fébrile et nerveuse. Le matin même, elle avait reçu une lettre de John Thorpe, un jeune homme rencontré lors d’un bal à Bath. Avec sa marraine, elle avait été prendre le thé trois fois chez lui, et réaliser deux balades en voiture aussi interminables l’une que l’autre. John était un homme qui aimait s’entendre parler et à l’égo grandissant dont la compagnie plaisait peu à Violet. Un détail que sa marraine avait totalement occulté, et qui avait cherché toutes les occasions pour qu’ils se voient. Et voilà qu’en plus de la lettre de Mr Thorpe tout autant remplie de banalités que leurs discussions de vive voix, elle en avait reçu une autre de sa mère qui comptait sur elle pour donner une issue favorable à cette rencontre.

L’idée du mariage ne repoussait pas Violet, mais celle de passer le reste de sa vie avec cet homme suffisait à lui former une boule au fond de l’estomac. Bien que la réputation de sa famille soit entachée, à défaut d’amour, ne pouvait-elle pas au moins espérer un peu de considération de la part de son futur mari ?

Toujours en proie à ses pensées confuses, le regard de Violet fut détourné d’abord par un oiseau qui s’envola précipitamment d’un buisson. Puis, par des grappes de baies bleues qui luisaient dans un rayon de soleil. Elle s’approcha pour l’inspecter, elle attrapa délicatement une myrtille qu’elle croqua entre ses dents. Puis une autre, et une autre. Un coup d’oeil un peu plus loin lui apprit la présence d’autres buissons de myrtilles. Le chemin qui y menait n’était pas aussi bien entretenu que le sentier principal, mais il restait praticable avec sa robe et ses bottines. Violet songea que Eleanor pourrait apprécier quelques fruits frais pour les desserts de ce soir. Et sinon, elle en ferait une collation au milieu des bois.Violet se saisit d’un mouchoir, et commença la cueillette.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.



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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par AliceJeanne » 20 août 2021 - 20:12

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image) : Image 20h
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 711
Personnages : Alicia (OC)
Rating : /
Les arbres cavalaient autour d’elle alors que la neige crissait sous ses pattes à chaque foulée, l’étourdissant plus encore que la transformation en elle-même. Alicia fuyait. Dans son dos, l’ombre du château se dessinant maladroitement contre le flanc de la falaise, surplombant le Danube, aux premières lueurs du jour, se faisait menaçante. Ce n’était pas la première fois qu’elle courrait ainsi, tremblante et suffocante et malheureusement, elle pressentait que cela ne serait pas non plus la dernière. Les rouages crasseux du fonctionnement de la société Vampire la broyaient comme une petite fourmi un peu plus chaque jour. Elle ne comprenait pas les siens et n’adhérait ni à leurs idées, ni à leurs avis, elle trouvait tout absurde. Elle essayait pourtant, d’user de son empathie pour appréhender leurs attitudes et analyser leurs pensées, sans succès. Peut-être n’était-elle pas assez vampire ou beaucoup trop lycanthrope. Sa mère, cependant, semblait y naviguer sans difficulté alors que sa nature était plus complexe et instable que la sienne, l’expérience certainement.

Elle dévala une pente raide à toute vitesse, couchant sur son passage les arbrisseaux transis par le gel des nuits fraîches qui lui éraflèrent le ventre lui tirant une grimace fugace. Elle ne s’était pas assez nourrie de sang ces derniers temps, la cicatrisation allait être plus longue que d’ordinaire. Humant l’air, elle se mit en quête discrète d’une proie sur son chemin. Depuis qu’elle en avait la possibilité, Alicia avait toujours préféré chasser elle-même ses repas sanguins, se garantissant ainsi la connaissance de la provenance de sa pitance. Leurs lois interdisaient bien de chasser l’humain, mais nombreux étaient ceux n’ayant aucun scrupule et s’adonnaient tout de même à ce loisir. L’absence de sanction réelle jouait malheureusement en leur faveur. Le cerf dont elle repéra la fragrance se révéla cependant beaucoup trop éloigné de sa trajectoire et les lapins et renards ne l’intéressaient guère, aussi poursuivit-elle sa course, serpentant entre les grands pins.

Peu à peu, elle parvint à se calmer, calquant sa respiration sur le rythme d’une berceuse que Sonja lui chantait lorsqu’elle était enfant, la crise passait et la sensation d’oppression s’amenuisait. Son cœur ralentit également, cessant de tambouriner contre ses tympans. Le monde n’était plus flou et les paysages automnaux se faisaient plus nets de part et d’autre de son chemin. Elle s’arrêta, haletante. Où était-elle? Plus focalisée sur son désir de fuir au plus vite son quotidien suffocant elle n’avait pas pris garde à la direction qu’elle suivait. Sa tête vira à droite, puis à gauche, cherchant un point de repère invisible, en vain. La louve se laissa tomber sur le sol, sentant ses os et ses muscles se rétracter, pour laisser la place à une jeune-fille dont les boucles ébène étaient plaquées sur sa peau transpirante. Alicia se redressa sur les coudes avec douleur, passée l’adrénaline de sa fuite, les contractures liées à la mutation se faisaient singulièrement sentir. Sa mère lui avait assuré que l’on s’y habituait au bout de quelques centaines de fois, mais elle ne la croyait qu’à moitié, supposant qu’Ilona ne faisait que tenter de la rassurer.

Avec lenteur, elle se traîna jusqu’au ruisseau traînassant en contre-bas du sentier. Elle y plongea la tête, se rafraîchissant les idées sous l’eau claire, elle ne pouvait pas s’attarder dans les bois, nue et perdue. Râpant contre le tapis de feuilles mortes, son ventre la lançait, il faudrait vraiment qu’elle songe à se nourrir, se transformait lui demandait beaucoup plus d’énergie que le reste de ses tâches quotidiennes. Ilona l’avait pourtant prévenue à maintes reprises qu’elle devait absolument être vigilante et manger deux à trois fois plus que ce qu’étaient ses habitudes avant la première fois qu’elle avait rencontré son loup.

Occupée à ruminer ses pensées, la jeune-fille ne perçut pas immédiatement les petits pas qui s’approchaient d’elle. Ce ne fut réellement que lorsqu’une voix fluette l’apostropha qu’elle réalisa qu’elle n’était plus seul au bord de l’eau.

« Madame tu veux des baies? »

Le garçon ne devait pas avoir plus de huit ans et ses pommettes étaient roses et rebondies. Il fixait Alicia avec curiosité, tendant devant lui un bout de tissu blanc sur lequel reposait une poignée de ce qui ressemblait à des myrtilles. Par réflexe Alicia masqua sa poitrine en se redressant, tirant un regard perplexe au petit humain.

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Xuulu » 20 août 2021 - 20:43

Titre : Médecine antique 2
Thème et heure (écrit et/ou image) : Cabane 21h
Fandom : Original
Nombre de mots : 270
Personnages : Anthéa
Rating : -12
Cette fois, la patiente n’était pas riche. Même si Anthéa aurait préféré ressentir de l’indifférence à propos de la situation pécuniaire de ses patients, cette constatation, qui aurait déjà pu être établie grâce à l’endroit où on lui avait demandé de se rendre, s’imposait plus directement encore à la vue de l’espèce de cabane devant laquelle elle venait d’arriver. Anthéa connaissait bien la colline de l’Esquilin, notamment son cimetière où elle venait parfois, avec discrétion, chercher des cadavres, et aussi bien sûr le quartier de Subure, au pied du mont, mais c’était la première fois qu’elle montait pour rejoindre une patiente.
Subure s’étendait en altitude, peu à peu. À la hauteur qu’elle venait d’atteindre, les habitations étaient peu nombreuses, et surtout moins hautes qu’au pied du mont, mais toutes plus pitoyables les unes que les autres. Son guide, un gamin que la patiente avait envoyé pour la chercher, lui désigna l’embrasure de la cabane, protégée à peine par un tissu déchiré.
Anthéa approcha sa torche de l’habitation. Les murs étaient faits de boue, et le toit, de paille. La nuit enveloppait les environs, sa flamme ne créait qu’un étroit cercle moins sombre autour d’elle.
Elle entra.
Le foyer, au centre de l’habitation, était mourant. La femme devait être trop faible, à présent. Anthéa rappela le gamin qui était resté à l’extérieur, et lui demanda d’entretenir le feu.
Elle s’approcha de la couche, la torche toujours à la main, et distingua le regard fiévreux de la femme, son ventre énorme, et l’enfant de deux ou trois ans qui se serrait contre elle.
Elle se présenta, et commença à ausculter la patiente.
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Crédits : William Dyce, Franscesca da Rimini

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Caroliloonette » 20 août 2021 - 20:48

Titre : L'intrus
Thème et heure (écrit et/ou image) : Cabane -21h
Fandom : HPF
Nombre de mots : 409 mots
Personnages : Rose et Hugo Weasley, Albus et Lily Potter et Scorpius Malefoy
Rating : Tout public
Une fois son méfait terminé Rose retourna dans le jardin rejoindre son frère, Albus, Lily et Malefoy. Elle les entendait rire au loin. Ils ne semblaient pas s'être aperçu de sa disparition. Cela faisait un peu plus d'une heure tout de même. Ils avaient entrepris de construire une cabane. Elle devait bien reconnaître que cette dernière commençait à prendre forme. Elle aperçut Malefoy s'éloigner en compagnie de Lily et Hugo. Elle en profita pour rejoindre Albus.

- Ah Rose, tu as fini de bouder dans ton coin ?
- Très drôle Albus. Je ne boudais pas j'avais des choses à faire, mais bon ça toi tu ne peux pas le comprendre.
- Oui sûrement puisque tu le dis. Avec Scorp' on s'est dit qu'on dormirait bien dans la cabane cette nuit !
- Quelle drôle d'idée, une idée de Malefoy je parie, se moqua-t-elle.
- Tu ne peux pas te montrer un minimum sympa avec lui. C'est toujours cool les vacances chez papy mamie chaque été. Pourquoi tu gâches tout !
- Ah parce que maintenant c'est moi qui gâche tout ! C'est la meilleure celle-là ! Ce n'est pas moi qui ramène un intrus...
- Un intrus, non mais t'as pas l'impression d'abuser là. Je n'ai pas non plus ramener le premier venu.
- Oui bah entre nous c'est tout comme.
- T'es vraiment infernale toi ! C'est pas de ma faute si tu n'as pas d'amis.
- Non mais ça n'a strictement rien à voir, s'offusqua-t-elle. Et c'est pas sous prétexte que tu as un ami qu'il faut l'incruster dans nos vacances entre cousins.
- Oh ça va !
- Dis-moi c'est le fils de Bill, Charlie, Percy ou Geor...
- … de Dudley !
- Oh mais c'est qu'il est futé mon cher Albus !


Lily, Hugo et Malefoy revenaient avec des nouvelles branches. Les deux plus jeunes couraient un peu pour tenir la cadence du Serpentard.

- Regarde ce qu'on a trouvé Al', avec ça on devrait pouvoir terminer notre cabane !
- C'est Scorpius qui a tout trouvé, s'exclama Lily.
- C'était trop cool, tu aurais dû venir avec nous Albus, renchérit Hugo.

Et voilà, même son frère et sa cousine se laissaient charmer par ce serpent, c'en était écœurant.

- Rose tu veux nous aider à terminer la cabane ? demanda le Serpentard.
- J'ai promis à ma grand-mère que je l'aiderais pour le repas du soir, alors je vais devoir vous laisser.

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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Tiiki » 20 août 2021 - 21:00

Titre : Flammes, je vous hais
Thème et heure (écrit et/ou image) : Image 21h
Fandom : /
Nombre de mots : 273
Personnages : /
Rating : TP
Dans l’âtre, les flammes dansent, furieusement. Je les regarde . Elles sautillent et elles agitent leurs bras fugaces au rythme des crépitements. J’entends leurs voix nasillardes. Le monde s’écroule et flambe et elles s’amusent. La chaleur se diffuse. Une douleur me lance. Plus je fais le vide et plus j’y pense. Les flammes me narguent. Les femmes aussi. Les flammes me font languir puis les flammes me larguent. Les flammes m’écrasent et me dévorent. Les flammes me savourent . Les flammes me picorent. Les flammes se délectent . Les flammes me font croire que la passion brûle encore. Elles rougeoient, moi je rougis. Elles grandissent, moi je faiblis. Elles sentent le soufre. Les flammes empestent . Et moi je souffre. Les flammes sont pestes.

Les flammes caressent , puis soudain cessent. Les flammes enlacent , puis tout s’efface. Elles vous toisent , elles vous scrutent , elles vous donnent un uppercut. Les flammes exhalent une douce odeur de fumée, elles vous affament. Moi je salive, livide, pâle, je ne sais plus le goût qu’a l’amour. L’ai-je jamais su ? Je ne sais plus rien. Je ne sens plus rien… Ne reste plus sur ma langue que du ressentiment le goût âcre. L’ai-je jamais eue ? Cette flamme. L’ai-je jamais vue ? Cette femme. Je ne ressens plus rien. Ou j’aimerais, du moins.

Les flammes sont cruelles. Elles ondulent avec ardeur, elles ondoient. Elles tapent du pied à en fendiller le bois. Et c’est moi, peut-être, qui me brise sous leurs pas.

Dans l’âtre, les bûches brûlent, doucement.

Dans l’âtre, mon cœur se consume, sûrement.
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Alena Aeterna » 20 août 2021 - 21:04

Titre : /
Thème : Image de 21h.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 455
Personnages : Lavande, Seamus, Parvati, Padma
Rating : Tout public
Les feux qui brûlaient dans les cheminées réchauffaient les corps engourdis par le froid extérieur. Noël approchait à grands pas mais l’humeur des élèves de Poudlard n’était pas aux festivités. Depuis que les Mangemorts étaient à la tête de l’école de sorcellerie, les sourires avaient disparu des visages, assombrissant les mines des apprentis sorciers qui craignaient d’apprendre chaque jour une information douloureuse. Ceux qui avaient trouvé refuge au sein de la Salle sur Demande avaient l’avantage de pouvoir discuter tranquillement, sans avoir à vérifier trop souvent l’absence des Carrow ou des membres de la Brigade Inquisitoriale nouvellement reformée. Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle se mêlaient dans la décoration de la pièce où étaient suspendues des chaussettes aux couleurs des trois maisons. Les quelques élèves de Serpentard qui se glissaient dans le groupe n’avaient pas osé afficher leurs teintes vertes et argentées, par peur de représailles de la part de leurs camarades qui voyaient leur maison d’un mauvais œil.

Non loin de l’un des âtres, Lavande était assise, le regard perdu dans le vide, ses bras noués autour de ses jambes. Elle entendait la musique qui provenait des instruments enchantés par Parvati mais elle n’était pas réceptive aux mélodies, le cœur serré. Elle avait toujours aimé Poudlard pour la sécurité que l’école offrait – en mettant de côté les quelques imprévus qui avaient ponctués les six dernières années – et elle n’avait jamais eu le sentiment de ne pas être à sa place. Pour la première fois depuis qu’elle avait mis les pieds dans l’immense bâtisse, elle voulait retourner chez elle, se terrer dans sa chambre et ne plus en sortir.

« Une chocogrenouille ? lui demanda Seamus en s’installant à côté d’elle. »

Lavande secoua la tête négativement, son estomac trop noué pour accepter la moindre nourriture. Elle avait l’impression de ne plus rien pouvoir avaler, comme si le simple fait de manger allait la rendre malade. Son ami haussa les épaules avant d’engloutir la friandise, observant les guirlandes magiques qui illuminaient les différents recoins de la pièce.

« Tu as des nouvelles de Dean ? s’enquit l’adolescente en lui jetant un coup d’œil en coin.
— Non, il se cache sûrement encore. »

Le silence vint se joindre à leur conversation, laissant le craquement du bois retentir près de leurs oreilles. Une nouvelle note de musique remonta à eux, attirant leur attention vers Padma qui s’était installée près d’une harpe qu’elle avait désenchantée. La jumelle de Parvati avait un don certain pour jouer, elle transmettait ses émotions sans devoir compter sur sa magie, ce qui faisait d’elle l’une des musiciennes les plus appréciées à Poudlard. Fermant les paupières, Lavande céda à l’appel des sons enchanteurs, plongeant dans un univers de rêve bien moins dangereux que la vie réelle.

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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Violety » 20 août 2021 - 21:16

Titre : Feu de joie
Thème : Image de 21h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 493
Personnages : Lily Evans, Sirius Black, James Potter
Rating : -12 ? (mention d'alcool et allusion au sexe)
La soirée avait duré jusqu’à tard. C’était Halloween, ils vivaient dans un village avec une grande communauté sorcière : ils ne pouvaient pas ne pas faire la fête.

Ils avaient donné rendez-vous à leurs amis chez eux, où ils dîneraient rapidement, avant de se rendre tous ensemble au feu de joie organisé par la commune, où se mêlaient chaque années sorciers et moldus sans que ces derniers n’en aient conscience. C’était facile : tout le monde était déguisé.

Sirius n’aurait pas su dire quand la soirée avait dégénéré. Était-ce que quand Benji, l’apothicaire, leur avait filé en douce quelques verres de Whisky-pur-Feu ? Était-ce quand Lunard, passablement éméché, avait décidé qu’il voulait danser ? Ou était-ce encore plus tôt, quand Lily avait passé le pas de leur porte plus tôt dans la soirée, leur annonçant fièrement qu’elle avait eu une promotion ?

Toujours est-il que leurs amis n’étaient pas partis avant 5 heures du matin, tous à des degrés divers d’alcoolémie – heureusement que le Magicobus fonctionnait pendant les fêtes !

Le jour n’allait pas tarder à se lever, mais ils n’arrivaient pas à se lever du canapé pour aller se coucher. Devant eux, dans la cheminée, le feu ronronnait à plein régime, et tous trois avaient les yeux fixés sur les flammes hypnotiques. Un reste de gâteau dans une assiette était posé sur le rebord de l’âtre, et la jolie guirlande de lumière que Lily avait achetée pour célébrer sa promotion apportait de la joie à l’assemblage. Il y avait même une chaussette de Noël accrochée au-dessus du feu – une blague de James.

Celui-ci était affalé contre l’accoudoir de gauche, les jambes posées par terre. Lily était allongée, la tête sur les genoux de James, dont la main caressait ses cheveux roux, et les pieds près de Sirius. Comme à son habitude, celui-ci était assis dans une position un peu étrange, dont Lily s’était vaguement moquée avant de laisser sa tête retomber sur la cuisse de James.

Machinalement, sans y penser, Sirius commença à masser doucement les pieds de Lily. De l’autre côté du sofa, James
continuait son petit manège. Il détourna le regard de la cheminée, et croisa le regard de Sirius. Il lui adressa un sourire si doux, si tendre, tellement rempli d’affection, que Sirius crut qu’il allait entrer en combustion.

« Hmm... » Lily laissa échapper un soupir alangui, ramenant l’attention des deux hommes vers elle. Ils continuèrent leur légers mouvements, suscitant de nouveaux bruits. Sirius sentit une douce chaleur monter en lui, et s’étendre dans son bas ventre. Il échangea un nouveau regard avec James. Celui-ci se pencha vers lui, ses doigts toujours fourrés dans la chevelure rousse, et posa tendrement ses lèvres contre les siennes…

Dix minutes plus tard, ils étaient tous nus, leurs corps se frottant et leurs souffle se mêlant les uns aux autres, dans une joyeuse danse amoureuse qu’ils croyaient connaître par cœur, mais redécouvraient à chaque fois.

Face à eux, les flammes brûlaient toujours.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Caroliloonette » 20 août 2021 - 21:46

Titre : Sous les étoiles
Thème et heure (écrit et/ou image) :
Fandom : HPF
Nombre de mots : 424 mots
Personnages : Rose, Scorpius et Albus
Rating : Tout public
Allongés dans l'herbe Albus et Scorpius admiraient le ciel étoilé. La lune était pleine, le ciel était vraiment magnifique. Une légère brise fraîche taquinait le visage des jeunes garçons.

- Ce soir il y aura une éclipse de lune, j'ai vu ça en cours d'astronomie.
- C'est pour ça que tu voulais que l'on regarde les étoiles ?
- J'ai toujours aimé regardé les étoiles, j'avais oublié pour l'éclipse mais c'est en voyant la lune si belle que je m'en suis rappelé.
- Donc la lune va disparaître ?
- Ouais on peut dire ça comme ça.

Les deux garçons regardèrent le ciel en silence. La nuit était calme, c'était aussi pour cela qu'Albus aimait tant venir chez ses grands-parents, les environs du Terrier étaient beaucoup plus tranquilles que le Square Grimmaurd.

- Al', tu sais pourquoi ta cousine me déteste ?
- Elle ne te déteste pas, soupira Albus.
- Oui enfin, elle ne m'apprécie pas trop.
- Parfois elle est un peu... Rha j'sais pas en fait comment dire ça.
- Psychorigide ?
- Mouais peut-être. Ce que je sais c'est qu'elle adore ces vacances tous les étés chez nos grands-parents. Déjà cette année James, Louis, Roxanne, Lucy et Fred ont décidé de partir camper, Rose n'était pas ravie de l'apprendre, car elle aime bien passer du temps avec eux aussi. Je crois que ça l'a contrariée un peu et en plus j'ai proposé que tu viennes... faut pas que tu le prennes contre toi Scorp'.
- Mais il n'y a pas que maintenant, à Poudlard aussi elle m'adresse à peine la parole.
- Tu sais ma cousine, je l'adore mais elle n'est pas toujours simple à suivre. Elle a certainement ses raisons de réagir comme ça, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Franchement ne te focalise pas dessus et laisse couler, elle finira par se lasser.
- Ouais, j'vais essayer d'appliquer tes conseils.

De nouveau le silence les enveloppa, jusqu'à ce que des bruits de pas viennent les perturber.

- J'peux venir avec vous ?
- Je croyais que c'était une drôle d'idée de rester dehors ?
- Non mais je ne dormirai pas là-dedans ! Je ne veux pas louper l'éclipse de lune, ça devrait être dans quelques minutes.

Rose s'allongea à côté de son cousin.

- Au fait Rose, la prochaine fois que tu flasheras sur l'un de mes habits, demande-moi ! Inutile de laisser ta griffe dessus comme ça.
- Mais qu'est-ce que tu as fait encore toi ? s'inquiéta Albus.

Seul le silence de la nuit lui répondit.

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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Violety » 20 août 2021 - 22:00

Titre : Les nuits de pleine lune
Thème et heure (écrit et/ou image) : 22h - Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 401
Personnages : Lily Evans
Rating : TP
Les nuits de pleine lune, Lily avait pour habitude de donner rendez-vous à une amie, de rendez visite à ses parents, ou d’aller au cinéma. Parfois, personne n’était disponible, et aucun film ne l’intéressait, alors elle se contentait de marcher pendant des heures sur les chemins autour du village, jusqu’à ce que, épuisée, elle rentre à la maison et s’endorme aussitôt que sa tête avait touché l’oreiller.

Lily n’était pas une personne extrêmement anxieuse, mais, les nuits de pleine lune, il lui semblait que les battements de son cœur s’accéléraient à pleine vitesse.

Les nuits de pleine lune, elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour ne pas avoir à y penser. À penser à eux. À son ami lycanthrope, qui souffrait tant d’une condition sur laquelle il n’avait aucune prise, et aux deux hommes qu’elle aimait, qui prenaient tant de risques, depuis tant d’année, pour que leur ami ne soit pas seul.


Après la naissance de Harry, elle fut tellement assaillie d’émotions nouvelles, d’informations à retenir et de curieuses expériences qu’elle en oublia presque les nuits de pleine lune.

Quand Sirius et James lui annoncèrent, un matin d’août au petit-déjeuner, que la Lune serait ronde deux jours plus tard, et qu’il lui demandèrent si elle avait besoin que l’un d’entre eux reste avec elle et le bébé, Lily fut prise de panique.

Elle la dissimula pourtant. Elle était toujours inquiète, les nuits de pleine lune, mais le fait de savoir qu’ils étaient tous deux là pour aider l’autre la rassurait toutefois. Aussi elle leur assura qu’elle se débrouillerait, que ce n’était qu’une nuit, qu’au pire Mary n’était qu’à un coup de Cheminette, et puis Harry était tranquille en ce moment.


Le soir venu, quand elle se retrouva seule avec son enfant, Lily ne sut quoi faire. Harry était tranquille, en effet – elle aurait presque préféré qu’il lui faille jouer avec lui, ou le nourrir, ou le changer, tout pour l’empêcher de penser, mais il dormait.

En désespoir de cause, elle s’installa dans le jardin, un verre de vin et un livre avec elle, devant la porte-fenêtre du salon où Harry dormait paisiblement. C’était une douce soirée de fin d’été, inhabituellement chaude pour cette partie de l’Angleterre. Elle aurait adoré en profiter avec James, Sirius, Remus et leurs amis, autour d’une salade légère et d’une bièrraubeure estivale.

Mais elle était seule, avec son inquiétude, et au-dessus d’elle la Lune semblait la narguer.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Xuulu » 20 août 2021 - 22:01

Titre : Médecine antique 3
Thème et heure (écrit et/ou image) : thèmes de 22h Lame et image (pleine lune)
Fandom : original
Nombre de mots : 496 mots
Personnages : Anthéa
Rating : - 16 (organes disséqués)
Spoiler
Show
Cette nuit était claire, Anthéa profitait de la clarté de la pleine lune pour mener à bien ses expériences. Son laboratoire était une pièce isolée de sa domus, dont elle avait fait abattre le toit. Elle devait ranger ses intruments soigneusement après avoir travaillé, mais au moins, elle y voyait clair tout le jour et certaines nuits.
Quintus, revenant du charnier de l’Esquilin, lui avait apporté, dans un linge tout humide de sang, un utérus. Un utérus énorme, qu’elle allait pouvoir examiner à loisir.
Elle avait terminé de disposer ses outils. Elle vérifia que la disposition des torches ne projetterait pas d’ombre gênante sur sa table, jeta un nouveau regard reconnaissant à la pleine lune, puis commenca à mesurer l’organe avec de la ficelle. Elle le pesa ensuite dans sa balance en cuivre, reportant les résultats de ses observations sur une tablette d’argile.
Elle avait appris à travailler la nuit, non seulement quand elle disséquait un organe ou un corps, mais aussi quand elle visitait les patientes. C’était plus simple ainsi. Son nom et ses talents étaient de plus en plus connus dans les quartiers de l’Esquilin et du Caelius. Les femmes se le répétaient discrètement, et envoyaient des enfants ou des serviteurs la chercher quand elles avaient besoin de son savoir-faire.
La lame dont elle s’empara brilla sous la lune. Elle ouvrit l’utérus avec précaution, dégageant la matrice et le fœtus, reliés par un cordon.
Anthéa était née en Grèce. On l’avait mariée à un médecin. Elle n’avait pas eu le temps de détester son mari : cet homme excentrique lui donnait, le soir, des cours d’obstétrique. Il l’avait encouragée à se déguiser en jeune homme pour qu’elle puisse l’accompagner chez ses patientes. La curiosité d’Anthéa, ainsi stimulée, devint sans limite. Ils s’interrogeaient ensemble sur un possible lien entre les menstruations et le cycle lunaire, sur la durée exacte d’une grossesse, sur l’efficacité des pessaires et des spermicides. Puis son époux était mort, et elle avait voulu quitter la ville où tout le monde la connaissait pour pouvoir continuer plus librement à soigner et apprendre. Être une femme à Rome était bien plus enviable qu’à Athènes.
Elle vivait ici depuis huit ans désormais, et sa pratique n’avait cessé de s’affiner.
La taille et le développement du fœtus lui permis d’estimer son âge. Elle coupa la matrice en tranches, cherchant dans chacune successivement une tache, une grosseur, n’importe quoi d’inhabituel. Elle coupa aussi le cordon en segments, dessinant de son stylet la forme des canaux qu’il recelait.
Sa renommée croissante était principalement due au fait qu’elle pratiquait les avortements. Elle faisait payer cher ses riches patientes, mais en contrepartie, avait attiré l’attention du préteur urbain. Celui-ci, qui n’aurait dû voir en elle qu’une riche veuve grecque, oisive, avait dû entendre des rumeurs. Il la faisait parfois suivre par un de ses hommes, mais les amis d’Anthéa étaient plus habiles. Quintus prenait beaucoup de plaisir à égarer les patriciens dans les rues les plus mal-famées de Subure.
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Alena Aeterna » 20 août 2021 - 22:06

Titre : /
Thème : Lame (écrit de 22h)
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 544
Personnages : Hannibal, Will
Rating : - 12
De nombreuses fois, Hannibal avait eu l’occasion d’utiliser des lames. Le calibre importait peu, du moment qu’il convenait à l’instant où il s’en servait. Il alignait les couteaux dans sa cuisine, pour se défendre contre de possibles importuns, ou pour mettre en pièces tous ceux qui finissaient dans ses plats. Il en cachait quelques-uns à des endroits stratégiques, y compris lorsqu’il sortait se promener, ayant peu de raison de partir sans s’assurer qu’il avait le moyen de lutter contre un potentiel assaillant. Si poser l’une de ses lames contre la gorge d’un individu ne le gênait pas, il avait eu une seconde de remord en plongeant son couteau dans le ventre de Will.

D’un geste maîtrisé, le psychiatre dessina un sourire sanglant dans les entrailles de son patient, faisant bouger la lame avec assez de force pour déclencher le début d’un saignement. Contre son épaule, Graham tressaillait déjà, pris par la douleur qui ne manquait pas de l’étreindre, serrant ses doigts sur le tissu de sa chemise. L’Éventreur de Chesapeake aurait aimé remonter le temps, réparer ce fil tenu qui s’était brisé entre eux, retirer son arme et faire comme si rien n’avait eu lieu. Il n’avait pas prévu de faire du mal à Will – sans doute espérait-il que son instinct se fût trompé – et il regrettait d’être forcé de le poignarder pour conserver sa liberté. Avec douceur, il caressa la chevelure de son ami puis il l’aida à se reposer contre le meuble. Leur discussion ne fut pas houleuse, il n’y eut rien de plus que quelques aveux, et de la souffrance, pour chacun d’entre eux.

Alors que la pluie battait férocement le béton devant sa maison, Hannibal leva les yeux vers le ciel, autorisant les gouttes à laver son visage et son corps couvert de sang. À quelques pas de lui, Alana gisait sur le sol, telle une poupée désarticulée, encore vivante mais peut-être bientôt dans un état proche de la paralysie. Le psychiatre s’éloigna sans faire demi-tour malgré la tempête irréelle qui couvait dans son crâne. Il avait abandonné son couteau dans sa cuisine, refusant d’emporter ce souvenir pointu d’un drame qu’il n’avait pas voulu se voir produire. Son palais mental garderait déjà la trace de ce coup, de cette trahison, de ce rêve qui s’était changé en déception lorsqu’il avait senti le parfum de Lounds sur les vêtements de Will. Il n’y aurait pas de fuite possible pour eux, vers l’Europe et ses secrets, vers les cultures dont il raffolait tant.

À Florence, il n’avait pas réussi à oublier le consultant du FBI. Devant le Printemps de Botticelli, il avait cru le revoir auréolé de fleurs et parfums, l’imaginant à la place des personnages du tableau. Puis il avait senti sa présence, bien réelle, près de lui. Les regards, les sourires, les accords. Ils avaient quitté le musée d’un pas un peu maladroit, chacun portant des blessures – pour Will il s’agissait d’une chute de train tandis qu’Hannibal ressortait d’un combat contre Crawford. Dans la main du plus jeune, une lame comme un pardon incisif, un couteau prêt à l’emploi mais qui ne servirait pas. Entre eux, ce n’était qu’une histoire tranchante et sanglante.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par AliceJeanne » 20 août 2021 - 22:25

Titre : /
Thème : Lame (écrit de 22h)
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 716
Personnages : Alicia (OC) et Sofia (OC)
Rating : /
Sofia se laissa tomber sur les genoux, en nage, capitulant face à sa mère qui donnait un cours d’escrime. Alicia avait profité d’une journée de libre pour passer un peu de temps avec ses enfants et Sofia était la dernière à pouvoir profiter de sa présence. Et malgré l’excursion en forêt avec Lucja et les longues heures passées à jouer aux jeux vidéos avec Wilhelm, la Sénatrice était tout à fait disposée à l’envoyer au tapis autant de fois qu’elle tentait de l’attaquer.

« Fatiguée ? demanda-t-elle avec amusement à l’adolescente à l’air revêche qui lui faisait face, lui rappelant son reflet dans le miroir quelques siècles auparavant.
- J’ai juste besoin de cinq minutes pour analyser ton jeu de jambes, mentit Sofia en essuyant la sueur qui perlait sur son front. »

Alicia esquissa un sourire moqueur et se rapprocha d’elle tout en faisant jouer entre ses doigts le manche de son épée. Sa fille se débrouillait très bien, mieux qu’elle au même âge et presque autant que Sonia, de deux ans son aînée et établie comme étant la meilleure recrue de la jeune génération. Elle avait été très surprise lorsqu’elle lui avait demandé de s’entraîner, pensant qu’elle aurait préféré d’autres activités, comme la gymnastique et la danse qu’elle pratiquait de façon assez intensive ou bien encore le piano, car d’ordinaire, Sofia répugnait à se battre.

« Je pense que nous pouvons nous en tenir là, dit Alicia d’une voix douce tout en s’essayant sur le sol, en face de l’adolescente.
- Désolée, grommela Sofia en massant ses muscles tétanisés.
- De quoi t’excuses-tu ? la reprit Alicia en malaxant ses avant-bras. Je trouve que tu t’es admirablement battue, tu as fait beaucoup de progrès, je suis très fière et impressionnée!
- Tu trouves ?
- Oui, hocha-t-elle la tête.
- Tu dis cela uniquement parce que je suis ta fille.
- Je le dis car c’est la vérité et j’insiste car tu es ma fille, rectifia-t-elle en sortant un baume de la poche de son pantalon d’entraînement avant d’en étaler le contenu sur la peau de la jeune-fille. »

Sofia rougit et se sentit envahie d’une douce chaleur. Sa mère mettait toujours un point d’honneur à souligner les qualités de ses enfants et leurs réussites, sans s’attarder plus que nécessaire sur leurs échecs et elle adorait croiser son regard rempli de fierté et d’amour.

« Tu devrais demander à ton père de t’entraîner également, nous n’avons pas du tout la même technique, ce serait intéressant pour toi, indiqua Alicia tout en rangeant le baume dans sa cachette initiale.
- Hum... mais ce n’était pas papa que je voulais voir aujourd’hui.
- Ne lui dis pas, il serait fort vexé.
- Tu plaisantes ? Au vu de toutes les remarques que peut lui faire grand-père, ce n’est certainement pas cela qui le ferait frémir. »

Alicia pouffa, Viktor n’était en effet pas très tendre avec Manuel, mais c’était de bonne guerre et elle savait, qu’au fond, ils s’appréciaient.

« Je voulais te voir pour te poser une question qui me tourne en boucle dans la tête depuis un moment.
- Je t’écoute.
- Je ne veux pas que cela te... que cela t’agace, hésita Sofia.
- Ce ne sera pas le cas, je t’assure, répondit Alicia avec un sourire confiant. Il en faudrait vraiment beaucoup pour que tu m’agaces et bien plus qu’une simple question.
- Hum. »

L’adolescente inspira profondément.

« Je me demandais... ton épée, elle a vraiment l’air très vieille.
- Elle l’est effectivement, je l’ai depuis que j’ai ton âge, répondit Alicia un peu pensive.
- Donc, six cent ans.
- C’est cela.
- Et surtout, elle n’est pas exactement à ta taille, ce qui est très curieux car c’est Lucian qui l’a forgée, je reconnais sa marque, et il ne se trompe jamais lorsqu’il s’agit de trouver la bonne arme pour la bonne personne.
- Effectivement, tu as très bien observé, elle est en réalité destinée à quelqu’un faisant une dizaine de centimètres de plus que moi et ayant une corpulence un peu plus développée.
- Ce que je me demandais, bafouilla Sofia, c’est... à qui appartenait-elle ? »

Alicia se crispa. Elle s’était préparée à cette question depuis des années et avait déjà raconté son passé à son fils aîné mais à chaque fois qu’elle songeait à son adolescence, un frisson d’effroi la parcourait. Sofia commença à s’excuser mais elle l’interrompit gentiment.

« Elle appartenait à ma sœur aînée, je l’ai récupérée lorsqu’elle est décédée. »

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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Xuulu » 20 août 2021 - 22:52

Titre : Considérations linguistiques très chiantes, ne vous embêtez pas à lire
Thème : Mental (23h)
Fandom : /
Nombre de mots : 225
Personnages : /
Rating : TP
Mental est un mot polysémique.
Il vient du bas latin mentalis, provenant lui-même du latin classique mens, mentis, l’esprit, l’intelligence.
Sous la forme d'un adjectif, il a gardé ce lien avec la virtualité de l’esprit, opposé à la matérialité du monde, dans l’acception « calcul mental », par exemple. Le calcul mental s’effectuera sans l’aide de support, uniquement virtuellement.
Le mot désigne aussi le degré de développement cognitif, on parle d’« âge mental », sérieusement mais aussi par dérision. Cette expression, précédée d’un chiffre bas, est d’ailleurs proche du figement. Elle sert à qualifier un comportement puéril.
Il possède une acception dans le domaine pathologique également, désignant ce qui a un rapport avec la santé de l’esprit. On parle d’un « malade mental ». Ce sens est, me semble-t-il, particulièrement vif en France sous l’influence de la langue anglaise, la personne qualifiée par cet adjectif de « mental » étant quelqu’un de particulièrement fou, frappé, timbré, dingue.
Le premier de ces sens a subit, et en cela il va dans le sens inverse de l’évolution sémantique générale des mots en français, un renforcement dans sa forme substantive. Le moderne « avoir du mental », dérivé raccourci d’« avoir un mental d’acier » est devenu synonyme d’avoir de la force psychique, d’être capable de résister, désignant une compétence d’athlète face à l’épreuve et à la pression, bref, une qualité hautement valorisée.
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Violety » 20 août 2021 - 23:02

Titre : Une lueur
Thème et heure (écrit et/ou image) : 22 h - Lame
Fandom : Original
Nombre de mots : 292
Rating : TP
Elle entend l’eau qui est arrivée à ébullition dans la cuisine, et se lève de nouveau pour aller la chercher. Elle ouvre le placard dans lequel Clara conserve ses multiples boîtes de thé, et prend le temps de les sentir chacun leur tour. Elle finit par choisir un thé noir parfumé aux fruits rouges et à la vanille, qui lui semble idéal pour commencer cette journée.

Plusieurs couverts traînent encore dans l’égouttoir ; elle se saisit d’une cuillère pour attraper les feuilles de thé, et les verser dans la théière rouge qui orne le plan de travail. Tandis que le thé infuse, elle laisse son regard erre autour d’elle. Le soleil matinal baigne la petite pièce d’une joyeuse lumière. Un rayon qui se reflète dans la lame d’un couteau attire son œil ; cette lueur lui semble soudain contenir en elle toute la légèreté et la douceur d’une belle matinée de printemps.


Elle aime bien les cuisines ; il lui semble que ce sont des espaces qui disent beaucoup sur une personne. Celle de Clara est bien mieux rangé que sa pièce principale. Tout y est à sa place, les aliments secs sont rangés dans des bocaux, les tasses sont joliment alignées… Clara dit que c’est parce qu’elle n’a pas beaucoup de place, qu’elle est obligée d’« optimiser », et puis les bocaux aident à éviter les mites… Mais elle sait bien, en réalité, que Clara aime que les choses soient ordonnées, à leur place, et qu’elle trouve plaisir à les agencer de la manière qu’elle trouve la plus charmante possible. Elle est si occupée que tout s’entasse plus vite qu’elle ne le range dans la chambre, mais dans la cuisine, Clara fait un effort.

Elle comprend, elle fonctionne un peu pareil.
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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Sifoell » 20 août 2021 - 23:07

Titre : Une petite voix dans la tête
Thème et heure (écrit et/ou image) : Mental + image bougainvilliers
Fandom : MCU
Nombre de mots : 600
Rating : TP
Sa main dans celle de Wanda, Daria avance vers l’église au toit crevé. Elle se dit qu’elle a du être belle, un jour, cette église. Ils traversent la place qui est encore animée vu l’heure, et les yeux de Daria se posent sur un panneau informant que l’église Saint-Christophe est à l’exact centre de Novi-Grad. Malgré un énorme bougainvilliers dont les fleurs roses parsèment toute la place à chaque souffle de vent, Daria voit bien les murs en ruines, le toit crevé, et se dit que ce n’est peut-être pas une si bonne idée de rencontrer un homme en métal dans une église qui peine à tenir debout. Les jumeaux et Daria gravissent les marches, puis Wanda semble hésiter, lâche la main de la petite fille et lui fait le signe de rester les attendre dans l’entrée et de se cacher derrière la porte. Avant de s’en aller, Wanda la regarde avec intensité en mettant son index devant sa bouche. La petite fille acquiesce de nouveau. Elle se cache derrière la porte et regarde par un trou dans le bois le vent emporter des pétales de bougainvilliers sur toute la place, comme s’il neigeait rose, ce qui la fait sourire.
Mais c’est tellement long d’attendre ! Daria espère que ce n’est pas Iron Man qui est dans l’église parce que Wilma, le docteur List, et les jumeaux lui ont tous dit et répété que c’était un de ces méchants d’américains qui faisait la guerre à la Sokovie. Et que c’est un peu à cause de lui si ses parents ont été tués dans le bombardement et qu’elle est orpheline.
Au bout d’un moment, la porte s’écarte d’elle et Daria se redresse, adresse un sourire incertain à Wanda et Pietro qui sont revenus la chercher comme ils l’avaient promis, mais son sourire s’étiole quand elle voit derrière eux une énorme armure en forme d’homme et avec des yeux rouges. Les yeux fixés sur elle, Daria ignore Wanda et Pietro qui lui parlent tous deux en même temps. Mais elle se fige quand dans sa tête, elle entend la voix de l’armure.
Je peux lire en toi presque comme dans un livre ouvert, Daria. Quelle petite fille prodigieuse tu es…
Daria ne sait pas ce que veut dire prodigieuse, et l’armure lui fait peur, alors elle regarde Wanda.
« Tout va bien, Daria. Ultron est de notre côté, et on est du sien. On va former une équipe. »
Ultron doit être en train de leur dire quelque chose parce que Wanda et Pietro se tournent vers lui, mais Daria est incapable de lire quoi que ce soit en lui. Il n’a pas de visage, pas d’expressions, à peine quelques gestes.
Mais moi je lis en toi, Daria.
Elle esquisse un sourire et touche ses oreilles.
Et encore une fois, maintenant qu’ils quittent l’église, Wanda et Pietro discutent avec Ultron et Daria les suit et ne comprend rien à ce qu’il se passe, les gens oubliant bien vite son existence.
Ils arrivent bientôt à une sorte d’avion qui fait ouvrir de surprise la bouche de la petite fille. Ultron leur ouvre une porte et les invite d’un geste à tous y entrer, comme le fier propriétaire d’une maison qu’il fait visiter. Ils continuent tous de discuter entre eux, alors que Daria promène ses yeux partout autour d’elle. Elle n’est jamais montée dans un avion. Et ce qui l’étonne, c’est qu’il n’y a pas de poste de pilotage, l’avion a l’air de se piloter tout seul.
C’est parce que je le pilote, et je suis aussi dans chacun des robots que j’ai conçu...
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.
Vous ne savez pas par où commencer mes fics, ou histoires originals ? Zieutez mes séries (les fics et histoires originales y sont classées par ordre chronologique), ou le premier post de ma fiche auteur sur le forum, dans la Bibliothèque de Poudlard, celle du Héron, et celle de l'Ailleurs.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Berserkr » 20 août 2021 - 23:08

Titre : Salle de pause
Thème : Mental (écrit de 23h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 463
Personnages : Anya Alstrom ( OC) Anathema Page ( OC)
Rating : - 12
Anya enfila sa blouse d’aspirante guérisseuse avec une certaine appréhension, le service de pathologie des sortilèges où elle était envoyé pour le mois, avait la réputation d’un endroit difficile de manière générale. Surtout qu’elle était affecté au secteur des longs séjours.

Elle rejoignit l’aile sans se perdre, St-Mangouste était moins immense qu’elle ne l’imaginait au départ. Elle se dirigea au bureau des guérisseurs, et frappa timidement. Une voix douce lui indiqua d’entrer.

- Bonjour, je suis Anya Alstrom. Mrs Page, je crois. Je suis avec vous pour le mois.

Elle se retrouva rapidement en face d’une femme dans la trentaine avec les cheveux courts et chatain. Un sorcier un peu plus jeune au teint hâlé était en train de se servir une tasse de café.

- Oui, on a eu l’information tard mais au moins on l’a eu cette fois, dit la sorcière avec un sourire. Installe-toi on a encore un peu de temps avant de commencer, ils dorment encore.

Un grand cri vint contredire son affirmation.

- Enfin plus ou moins. Appelle moi Anathema, au fait. Et ça c’est Jair. Pas de monsieur ou de madame ici et on s’appelle par nos prénoms, point final. Bon sauf si un ponte se ramène évidemment.

- ça me convient.

- Un café, Anya ?

-Avec plaisir

- Teddy est intarissable d‘éloges te concernant. S’il le pouvait, il te donnerait le dîplome immédiatement.

Anya se sentit rougir. Teddy Lupin était un mentor adorable mais il surévaluait clairement ces capacités.

- C’est gentil de sa part, mais j’ai encore tellement à apprendre.

- T’en fais pas tu es à bonne école, assura Anathema. Qu’est-ce qu’on t’a dit sur le service ?

- Pas grand-chose à vrai dire, à part que j’aurais surtout à traiter avec des pathologies mentalement assez lourdes.

- On va dire que c’est l’idée de base, même si ils gens font tout un foin pour pas grand-chose au final. Globalement on s’occupe surtout de leur donner leur traitements, et de faire de la surveillance. Il n’y a que les quatre patients du fond du couloir qui sont compliqués, on s’en occupe obligatoirement à deux, voir trois personnes quand il le faut. Dans tous les cas, il faut veiller à bien verrouiller la porte de leur chambre quand tu en sors et faire attention où tu mets ta baguette.

- C‘est compris.

- Ah et si monsieur Lockhart te propose des autographes, décline sans hésitations. Sinon tu n’as pas fini d’en entendre parler.

- Ce bon vieux Gilderoy a la main baladeuse ces temps-ci, d’après les filles de nuit d’ailleurs,les informa Jair. L’âge je suppose.

- Enfin on va commencer par des cas simples de toutes façons. Tu n’auras qu’à suivre Jair chez les Londubat. Leur fils arrive relativement tôt le week-end, dont ils sont prioritaires.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Xuulu » 20 août 2021 - 23:37

Titre : Médecine antique 4
Thème : Rubis 23h
Fandom : original
Nombre de mots : 479
Personnages : Anthéa
Rating : TP
L’une de ses interventions les plus singulières avait eu lieu chez Claudia Trophima, une patricienne qui possèdait toutes sortes d’objets. Ses amis et connaissances, à Rome, savaient qu’elle collectionnait les armes étrangères, les coquillages des rives de l’Empire et les statuettes à l’effigie de Priape, mais bien peu savaient qu’elle disposait aussi d’un superbe assortiment de pierres précieuses et ornementales.
Anthéa avait eu l’occasion de pénétrer dans la chambre la plus retirée de la magnifique domus, dans laquelle la maîtresse des lieux, prise d’une atroce fièvre après la naissance de ses jumeaux, l’avait fait appeler. Anthéa s’était dit que les Romaines avaient finir par acquérir une confiance infinie dans sa discrétion.
Ce qui avait frappé Anthéa, quand elle était entrée, était la lumière. La couche était, aux quatre coins, encadrée de torches, dont les rayons semblaient diffractés, envoyés partout dans la pièce, et surtout, posséder de multiples couleurs. Anthéa n’avait encore jamais vue de lumière colorée semblable à celle-ci.
Elle avait réprimé sa curiosité et avait ausculté Claudia. La patiente était brûlante, fébrile, elle perdait beaucoup d’eau et tenait des propos incohérents. Ses servantes se tenaient autour du lit, leurs visages exprimant une inquiétude plus ou moins feinte. Elles portaient de l’eau de rose, du lait d’ânesse, des linges. La famille Trophimus était fabuleusement riche.
Après une auscultation minutieuse, l’administration d’un bain et d’une potion, l’état de Claudia se calma un peu et elle put s’endormir. Anthéa donna les instructions pour qu’elle soit veillée. Elle resta quelques minutes, et put alors observer plus attentivement les lumières particulières de la chambre.
Des tables étroites, contre deux des murs de la pièce, supportaient la collection de gemmes. Elles étaient posées sur des carrés de tissus dont la couleur était choisie pour mettre le plus en valeur possible celle de la pierre. Anthéa remarqua une dizaine de pierres jaunes, orangées et ocre, quatre pierres transparentes qui ressemblaient à du verre, une pierre d’un noir absolu et une autre qui était d’un vert profond. Mais celle qui attira le plus son œil était la pierre rouge qui était au centre de la table la plus proche d’elle. Son éclat réhaussé par le linge immaculé sur lequel elle était posée, elle brillait d’un ton mat, profond, incroyable.
Mais Anthéa ne pouvait rester admirer les pierres secrètes de Claudia Trophima toute la nuit. Après avoir une nouvelle fois vérifié l’état de la patiente, elle rentra chez elle.
Dans les jours qui suivirent, l’état de Claudia s’améliora.
Le huitième jour, l’affranchi de la maison Trophimus vint trouver Anthéa chez elle. Il lui remis une petite bourse, précisant qu’il s’agissait du paiement pour ses soins, de la part de Claudia.
Après s’être enfermée dans sa chambre, Anthéa ouvrit le paquet, mais ne trouva pas la pierre rouge qu’elle aurait voulu y voir. À sa place, cependant, au creux de sa paume, brillait une gemme à l’éclat doré.
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Crédits : William Dyce, Franscesca da Rimini

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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Violety » 20 août 2021 - 23:59

Titre : Perdue
Thème : 00h - Image d'une boussole
Fandom : original
Nombre de mots : 272
Rating : TP
Elle se dit souvent qu’elle est perdue.

C’est une constante, dans sa vie, depuis quelques années, cette sensation ne pas vraiment savoir où elle se trouve, vers où elle se dirige, ni comment elle y s’y rend.

Ça lui a pris, peu à peu, vers la fin de ses études. Si longtemps, elle avait eu un but. Des buts. Ils changeaient, bien sûr, elle ne les a pas tous atteint, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas l’important. Ils lui donnaient un horizon vers lequel se projeter, comme une boussole lui indiquant la direction à suivre.

« Se projeter »… Se projeter l’a toujours aidée à avancer, à dépasser les moments où rien ne semblait avoir de sens, où tout paraissait sur le point de s’écrouler. Les moments de solitude, quand elle avait l’impression qu’elle n’aurait jamais droit à une relation comme celles qu’elle lisait dans ses livres. Se projeter lui a permis de dépasser la fatigue intense qui s’empare d’elle parfois, quand la vie se fait envahissante, effrayante, étouffante.


Oh, elle n’a pas cessé de se projeter. Mais l’horizon n’est plus aussi clair, plus aussi défini qu’il ne l’était lorsqu’elle était plus jeune. Sa seule imagination ne lui suffit plus à s’évader de ses propres angoisses, à lui procurer un espace hors du temps et de l’espace, où elle peut souffler – car chaque fois qu’elle essaye, la réalité, quelle que soit sa nature, se rappelle à son bon souvenir.

Elle se dit souvent qu’elle est perdue, parce qu’elle n’a pas d’autre mot pour décrire cette sensation de vertige qui s’empare d’elle quand elle tente de décider d’un chemin à emprunter.
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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Sifoell » 21 août 2021 - 00:02

Titre : La petite voix
Thème : 00h - Image d'une boussole et rubis
Fandom : MCU
Nombre de mots : 229
Rating : TP
La petite voix de l’immense robot dans sa tête gêne un peu la petite fille, surtout qu’il a l’air de prêter autant attention à Wanda qu’à elle. Daria n’a plus l’habitude que l’on s’occupe d’elle. Normalement, on la laisse de côté, en tout cas, c’est ce que le docteur List et la femme en blouse blanche faisaient, ainsi que le monsieur en monocle. Mais maintenant qu’ils sont sans doute tous morts, eux aussi, Daria doit penser à autre chose. Rester là où ce n’est pas trop mal, et ne pas retourner à l’orphelinat où personne ne se préoccupait d’elle parce qu’elle n’entendait pas.
Quand l’avion d’école, Daria s’accroche à son siège, alors que Pietro se précipite pour accrocher sa ceinture, avant de se rassoir aux côtés de sa sœur et de continuer à discuter avec le robot. Daria ne comprenant rien à ce qu’ils se disent, finit par les ignorer et promener son regard partout à l’intérieur. Tout est gris, et plein de petits boutons rouges comme des rubis clignotent dans tous les sens. A l’avant de l’avion, Daria discerne des aiguilles qui tournent et cela gêne un peu parce qu’elle se dit qu’il devrait y avoir un pilote, là, mais Ultron est debout à côté des jumeaux qui semblent l’écouter avec une patience certaine, voire même avec fascination pour Pietro. Et Ultron lui a dit qu’il pilotait tout.
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.
Vous ne savez pas par où commencer mes fics, ou histoires originals ? Zieutez mes séries (les fics et histoires originales y sont classées par ordre chronologique), ou le premier post de ma fiche auteur sur le forum, dans la Bibliothèque de Poudlard, celle du Héron, et celle de l'Ailleurs.

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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Alena Aeterna » 21 août 2021 - 00:03

Titre : /
Thème : Image de minuit
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 956
Personnages : Rhodes (OC), Mirna (OC) et Vølk (OC)
Rating : -12
« Le soleil est couché, annonce Rhodes en revenant dans la cabane. »

Il saisit sa longue cape de voyage et la drape sur ses épaules, s'attelant ensuite à rassembler leurs affaires en vue de leur départ. Ses gestes sont précipités, il sait que chaque seconde est importante dans leur course contre le temps, conscient que les nuits sont plus courtes en cette période de l'année où le jour s'allonge en de longues heures mortelles pour les vampires. Alors qu'il termine de remplir les sacoches des chevaux, un rire lui parvient, à moitié étouffé, et il observe d'un air tendu la silhouette de Mirna qui s'avance vers lui.

« Ne sois pas si pressé, ton ami vampire dort encore. »

Le Corvinus fronce les sourcils avant de retourner dans la pénombre, bien décidé à secouer Vølk pour le tirer d'un sommeil qui n'a que trop duré. Le vampire ouvre les yeux avec peine, s'étirant en grimaçant, portant de manière inconsciente une main à son flan meurtri. Rhodes s'adoucit aussi vite, une légère lueur d'inquiétude dans son regard lorsqu'il comprend que le fils d'Amélia n'a pas guéri totalement. Qu'un humain ne soit pas en forme après leur rencontre de la veille ne l'étonnerait pas, mais le soldat vampire n'a rien d'un mortel, son sang est censé lui offrir une régénération qui est habituellement rapide et presque indolore. Croisant son expression inquisitrice, Vølk esquisse un sourire qu'il veut amusé mais qui ne dissimule pas l'éclat de sa douleur.

« Je vais bien, remarque le vampire en quittant son couchage. Dans quelques heures, tout ceci sera de l'histoire ancienne.
— Un jour s'est écoulé depuis votre blessure, proteste Rhodes, et votre guérison se fait attendre. Une épée n'est pourtant pas une arme capable de vous marquer à ce point.
— La lame était enduite de belladone, avoue le fils de l'Aînée. Et nous y sommes particulièrement sensibles, elle peut nous paralyser.
— Comment l'avez-vous découvert ? s'enquiert le Corvinus avec un vif intérêt.
— Segí, notre guérisseuse, a fait le lien entre les blessures de certains des nôtres et cette plante. A contrario, elle ...
— Vous parlerez des herbes plus tard, les interrompt Mirna. Si vous tenez à rejoindre Elissa avant le lever du jour, il faut partir. »

Les deux hommes obéissent sans un mot, rejoignant leurs montures. Ils regagnent les chemins tortueux qui sillonnent les forêts, aux aguets en raison de l'omniprésence des lycans. Rhodes retire de la poche de sa cape une boussole abîmée par les ans, regardant le mouvement de l'aiguille qui s'affole avant de se stabiliser, indiquant la direction du Nord. Il ignore combien de repaires de vampires bordent la route qui mène à sa tante, il craint d'entraîner Vølk là où il ne devrait pas être. Les relations entre Markus et Elissa étaient à peine cordiales avant le soulèvement de Lucian, mais elles se sont détériorées depuis le coup d'éclat du premier des lycans. Nul doute que la présence d'un héritier de l'un des Aînés au sein du refuge de sa tante risque d'être mal perçu et interprété comme un outrage.

Comme s'il lisait dans ses pensées, le fils d'Amélia lui conseille de ne pas songer à leur entrevue prochaine avec Elissa. Contrairement à Rhodes qui passe son temps à redouter le pire, Vølk est persuadé que la vampire ne lui fera rien. Ils sont de la même espèce - bien que ce ne soit pas une excuse suffisante pour avoir la vie sauve - et partagent des opinions que d'autres n'ont pas dans la communauté vampirique. Les rumeurs sur la fille unique du premier des immortels lui semblent exagérées, comme si elle cherchait elle-même à repousser tous ceux qui tenteraient une approche. Il comprend son ressenti car rien n'est plus difficile que d'essayer de satisfaire les volontés d'autrui lorsqu'ils ne voient que des reflets des parents dans les enfants. Tout ce qu'il espère désormais, c'est trouver une solution auprès d'elle.

« Es-tu sûr que nous sommes dans la bonne direction ? s'impatiente Mirna.
— J'ai foi en ma boussole et mes souvenirs, répond Rhodes. Ce n'est pas la première fois que je m'aventure ici.
— Mais vous n'avez jamais fait ce chemin en compagnie d'un vampire, réplique Vølk en lui lançant un regard aigu. Les lycans n'auront pas autant de retenue face à moi. »

Un rictus s'étire sur les lèvres de l'humain. Si les lycans ont des comportements plus civilisés que les loup-garous, ils restent toutefois des prédateurs que la soif de sang anime. Et tout mortel surpris avec un vampire peut dire adieu à sa survie. Lucian a été clair à ce sujet, sans avoir besoin de s'expliquer plus que nécessaire. Personne ne doit se lier d'une façon ou d'une autre avec un membre de la communauté vampirique, sous peine de connaître la morsure d'un lycan. Pour Rhodes, cela n'augure rien de bon quant à l'avenir, il le voit déjà dans les villages pillés par l'une ou l'autre des espèces, dans les morts qui s'accumulent là où les crocs percent la chair, dans les armées qui s'amassent sous la bannière de son père. Les humains ne sont pas tous ignorants de la présence des vampires et des lycans, ils en ont consigné l'existence dans des ouvrages, afin d'en garder une preuve. Si Lucian et Viktor ne cessent pas leur guerre, le pays tout entier en souffrira - et peut-être aussi leurs voisins si la situation ne se calme pas.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Berserkr » 21 août 2021 - 00:26

Titre : /
Thème : Rubis (écrit de minuit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 673
Personnages : Anya Alstrom ( OC) Alice et Frank Londubat
Rating : - 12
Anya suivit donc son collègue d’un pas timide. Ils n’eurent pas beaucoup de pas à suivre. La chambre du couple Londubat était à deux pièces de la salle de pause. Le guérisseur lça ensuite quelques fioles de potion sur deux plateaux distincts.

- C’était beaucoup plus petit ici avant, expliqua Jair avant qu’ils n’entrent. Seulement après la Guerre contre Tu-Sais-Qui, il y a eu une explosion des cas de personnes marquées psychologiquement et physiquement par des actes de magie noire. Enfin tu es étrangère comme moi je crois, tu as du entendre parler de ça de loin. Je n’avais pris en compte tout ce qu’avait signifiait cette période avant de venir du Brésil.

- Ma mère est anglaise à vrai dire, et elle a subi la guerre de plein fouet, expliqua Anya. Ça l’a marquée bien plus profondément qu’elle ne le dit.

- Ah désolé.

- Tu ne pouvais pas savoir.

- Pour ce que j’en sais Frank et Alice sont nos résidents les plus anciens, ils sont là depuis 1981. Mais vu ce qu’ils ont subi ça n’a rien d’étonnant.

- C’est-à-dire ?

- Les Londubats étaient Aurors durant le premier règne de terreur de Tu-Sais-Qui. Des Mangemorts les ont torturé pendant des heures et des heures à coups de sortilèges du Doloris. Et comme tu le sais sans doute, un seul Doloris peut laisser des traces significatives pour peu qu’ils soit lancé avec suffisamment de haine, alors des dizaines.

Anya en eut des frissons.

- Bon il est temps. Tu n’auras qu’à t’occuper d’Alice. Elle demande systématiquement à aller aux toilettes avant de faire quoi que ce soit, mais elle est assez autonome à ce niveau là. Tu auras juste à la guider jusqu’aux sanitaires normalement.

Prendre soin d’Alice Londubat lui fut étonnamment facile. Après sa toilette, la femme avala ses potions sans faire de difficulté, même si elle semblait constamment prisonnière de sa propre tête. Anya fut cependant un peu perdue quand elle en eut terminé avec les soins classiques.

- Maintenant tu dois l’habiller, précisa Jair de derrière le rideau.

Anya se sentit bête, évidemment qu’elle n’allait pas recevoir sa famille en tenue d’hôpital.

- Ça paraît compliqué à comprendre à première vue comme aucun des deux ne communique clairement, poursuivit Jair. Mais depuis quelques années, Alice donne l’impression d’aimer recevoir son fils et ses petits-enfants, dans de bonnes conditions. C’est une amélioration en un sens.

Anya fouilla dans l’armoire de sa patiente et trouva une robe d’un vert émeraude à priori assez récente qui convenait parfaitement à une femme de son âge. Anya lui montra la robe.

- Celle-ci vous conviendrait ?

Étant donné qu’elle était en train de jouer avec de vieux emballage de bonbons, Anya supposa que choisir ses vêtements n’était pas tout à fait sa priorité. Elle l’habilla lentement mais sûrement et observa le résultat. Qui aurait pu être pire pour un premier essai, supposa-t-elle. Elle enfila un serre-tête sur les cheveux gris de Mrs Londubat.

La sorcière prit alors la main d’Anya et y déposa un emballage de bonbons de couleur rubis avec un sourire vide, mais bien présent.

- Ça, ça veut dire qu’elle t’aime bien, précisa Jair amusé. Frank, Alice, le petit déjeuner arrive bientôt. D’ici là, je compte sur vous pour être calmes.

- Merci, je le garderais précieusement, assura Anya à sa patiente en mettant le papier dans sa poche.

En sortant, Anya gardait le morale même si elle savait pertinemment que ce qu’avait subi le couple était horrible.

- C’est marrant, d’habitudes les petits jeunes qui viennent ici tirent vite la tronche, fit remarquer Jair. Mais toi non.

- Je m’attendais pas à faire le travail d’assistant-guérisseur en plus de mes tâches habituelles, c’est vrai, reconnut Anya. Mais ça ne me dérange pas. Au contraire même

- La polyvalence est le maître-mot ici. Les résidents sont comme une seconde famille, même si on doit quand même faire preuve de détachement si on veut tenir le choc.

- ça devrait aller à ce niveau-là.

- J’en doute pas. Allez viens, on a du travail.
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rowinter
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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par rowinter » 21 août 2021 - 00:58

Titre : /
Thème : Indiscipline 1h
Fandom : HP
Nombre de mots : 900 mots
Personnages : James Potter, Lily Evans, Harry Potter
Rating : -12
James regardait ce petit être qu’il tenait dans ses bras. Si fragile, à peine sur terre depuis quelques heures, pourtant il sentait à quel point son monde était bouleversé.

Lily dormait déjà depuis quelques temps, ses longs cheveux roux ornaient l’oreiller rebondi en plumes d’oies, son souffle régulier troublait le calme de la journée. C’était 15 heures, mois d’août, entre l’heure de la sieste et l’atmosphère lourde de pré-orage, le silence régnait dans l’hôpital de Sainte Mangouste.

Le bébé contre lui bougea, il le regarda faire avec émerveillement secouer ses petits bras potelées puis finalement trouver la position idéal contre le torse nu de son père, et se rendormir.

Seul dépassait des draps, une touche de cheveux noirs, indisciplinés.


*****


— Hikes et Spark, vous ne me lâchez pas Smith et Londubat. Mais vous ne m’oubliez pas Spincer ! Vous êtes nos ombres dès qu’on a le souafle, on connaît le jeu des Serpentard, pas besoin de vous rappeler qu’ils sont fourbes.
— Pas tous, grogna Smith.
— Qu’importe, tu ferai moins le malin si l’un de nous se retrouve à l’hôpital, répliqua James sèchement. Bon, Hikes, Spark, c’est compris ?

Les deux batteurs hochèrent de la tête et tout le monde s’envola pour reprendre le match. Deux buts après, Spincer attrapait le vif d’or, signant la victoire de Gryffondor, ainsi la Coupe de Quidditch, et ce pour la deuxième année consécutive. Depuis que James était capitaine en fait.

— Alors le Héros du Quidditch, ça va ? dit Sirius en venant lui ébouriffer les cheveux déjà fort indisciplinés alors qu’il sirotait un whisky pur feu pour fêter cette victoire.

James allait répondre, mais une jeune fille passa dans son champs de vision, lui faisant perdre le fil de sa pensée.

— Cornedrue ?
— Oui, oui…


*****


Elle venait dans sa direction, toute jolie dans sa tenue de moldue. James n’y connaissait pas grand chose, mais il aurait juré avoir déjà vu ce genre de boots à lacets aux pieds de l’adolescence rebelle de Londres.

— Salut, fit-elle visiblement un peu gênée ou timide, il ne savait pas trop.
— Salut, on y va ?

Elle lui emboita le pas poliment. Ok, c’était de la timidité, elle ne parlait pas. Vite un sujet de conversation.

— Les potion, c’est comme de la cuisine non ?
— Tu dis ça parce que je suis une fille ?

Loupé. Il passa une main dans ses cheveux dans un geste nerveux.

— Non, c’est juste que tu aimes les potions il me semble, Slughorn ne cesse de tarir d’éloges à ton égard. Et puis tu es moldue, tu as forcément dû apprendre à cuisiner. Je cuisine avec ma mère, à la moldue je précise, et j’adore voir comment avec de la farine, des oeufs et du lait comme base, on peut avoir une multitude de choses différentes…

Il prit une bouffée d’air, passa une main dans ses cheveux et vérifia du coin de l’oeil qu’elle n’était pas sur le point de partir. À sa grande surprise elle le regardait avec un air fort surpris et même un petit air amusé sur le visage.

— Tu cuisines toi ?
— Heu oui, ça t’étonne ?

Comme toute réponse elle sourit avec tellement de malice dans le regard qu’il sentit son coeur faire un bon. Il s’apprêtait à passer une nouvelle fois sa main dans ses cheveux, mais ils devaient déjà être bien indisciplinés, pas besoin d’en rajouter. Et finalement il marchait avec Lily Evans, c’était leur premier rendez-vous, tout irait bien…


*****


Leurs souffles se mêlaient, leurs mains se caressaient, leurs corps s’unissaient. Plus rien ne comptait que lui et Lily, l’un contre l’autre.

— Tu es si belle, dit-il admirant ses yeux verts émeraude.

Elle sourit, toujours flattée de ses compliments. Puis, elle passa sa mains dans ses cheveux, rigolant quand elle réalisa qu’ils étaient encore plus décoiffé qu’avant le début de leurs ébats.

— Ils ne se coiffent donc jamais ?

Il secoua la tête, un air malicieux sur les lèvres ce qui la fit rire de plus belles.

— Je peux tenter de les aplatir, mais à quoi bon ?
— Tu passais ta main constamment dans tes cheveux à Poudlard, ça me rendait folle.
— J’y peux rien si ils sont indisciplinés ! répliqua t-il, un air faussement indigné sur le visage.
— Ne me fais pas croire que c’était l’unique raison.

Son regard vert eut raison de lui, il l’embrassa et, blottit tout contre elle, puis confessa : « ok j’étais qu’un petit gamin immature. »

Elle rigola et l’embrassa de plus belle quand il ajouta : « mais ça, c’était avant, non ? »

Presque.

Sauf que maintenant, elle était tombée amoureuse du gamin, et qu’il n’y avait nulle part ailleurs où elle souhaitait être, autre que dans ses bras. Mais ça… C’était son secret.


*****


James repensait à tout ses moments de son histoire avec Lily. Comment son coeur s’était serré quand Lily était apparue en robe blanche pour leur mariage. Quand elle avait dit pour la première fois « je t’aime » juste après l’amour. Quand elle avait sourit à une de ses blagues, une fois qu’il avait changé de comportement, c’était la septième année, ils ne se battaient pas encore, c’était un autre monde.

Ces dernières années avec l’Ordre avaient été mouvementés, il y avait eu des moments de doutes, de peurs, de joies, de tristesses… Ils avaient tout affronté ensemble, quoiqu’il arrive.

Maintenant ils commençaient une nouvelle histoire avec ce bout de chou qui dormait contre lui. Avec ses cheveux noirs de jais, Harry Potter dormait dans les bras de son père.

Tout irait bien.
every time I close my eyes, it’s like a dark paradise

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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Dedellia » 21 août 2021 - 01:03

Titre : Sans titre pour l’instant
Thème et heure (écrit) : Indiscipline
Fandom : Sense and Sensibility
Nombre de mots : 323
Personnages : Margareth Dashwood
Rating : tout public
Marianne était mariée également maintenant. Seulement un an après le départ d’Elinor, sa seconde soeur la quittait, la laissant seule avec leur mère. Cela faisait déjà plusieurs longs mois, mais elle ne s’habituait pas à leur absence et encore moins à la surprotectivité de sa mère. On aurait dit que l’absence de ses deux ainées la rendait plus consciente du départ possible de sa benjamine. Elle n’avait plus le droit d’aller marcher aussi loin qu’avant ni de partir trop longtemps, elle devait lui dire exactement où elle allait, si quelqu’un d’autre y serait et quand elle reviendrait. Ça en était étouffant. Ainsi, lorsque sa mère eut une migraine qui la força à se reposer, elle n’eut aucun scrupule à lui mentir.

— Je ne vais que me rendre près de l’étang profiter du soleil et de la fraicheur de l’eau.

N’ayant aucune raison, et sûrement pas l’énergie, de ne pas la croire, Mrs Dashwood laissa sa fille partir quelques heures. Cette dernière se dirigea rapidement vers l’ouest là où elle était certaine de retrouver son ami qu’elle espérait être son futur prétendant. Pas que sa mère ne l’approuverait… Gabriel était un paysan. À quelques lieux de leur chaumière, il travaillait du matin au soir, sous le soleil dans les champs. Sa famille, très nombreuse, n’avait que peu de moyens. À peine de quoi vivre. En fait, elle-même ne pensait pas qu’il était possible de vivre avec si peu.

Lors de leur première rencontre, elle l’avait jugé, elle l’avait pris de haut, mais lui l’avait traité comme quiconque. C’était peut-être ça qui l’avait surprise et l’avait attirée. Ou alors c’étaient ses yeux si bleus, si purs… Elle ne savait pas trop en fait, mais il était… Merveilleux. Il méritait ces mensonges et ses escapades elle en était convaincue.

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Re: [Textes] Nuit du 20 Août 2021

Message par Dedellia » 21 août 2021 - 01:18

Titre : Balade interdite
Thème et heure (image) : celle de la forêt 2h
Fandom : Sense and Sensibility
Nombre de mots : 274 mots
Personnages : Margareth Dashwood
Rating : tout public
Le chemin vers la ferme où travaillait Gabriel était plutôt terrifiant. Margareth devait traverser la forêt par un sentier lugubre qui lui donnait des frissons dans le dos. À l’image de ce qu’elle devait elle même affronter dans sa vie pour le voir. Elle devait affronter les risques que sa mère la découvre, elle devait battre ses préjugés, elle devait mettre de côté ce qu’elle avait, ce qu’elle pouvait avoir pour être avec lui et c’était terrifiant.

Mais elle continuait. Dès qu’elle le pouvait, elle traversait cet horrible chemin et elle s’y frayait une place. À chaque fois, c’était plus facile, moins terrifiant, mais surtout elle se concentrait sur le sourire qu’aurait Gabriel lorsqu’il la verrait. Et ça, ça valait toutes les peines du monde, tous les combats intérieurs, tous les sacrifices et les mensonges et toutes les forêts terrifiantes. Il valait tout ça et bien plus.

Elle passa finalement les derniers arbres et elle décela sans peine la ferme des Johnsons avec son toit rouge comme l’argile. Elle s’approcha d’un pas qui ne se voulait pas trop empressé, mais elle avait du mal à ne pas partir en courant vers lui.

Malheureusement pour elle, se fut son frère ainé qui la vit. Il lui fit un sourire et un signe de la main, puis se détourna rapidement pour aller chercher celui qu’elle venait voir. Lorsqu’il la vit, il fit un énorme sourire qui devait se refléter sur son propre visage. Il était enfin là. Ils étaient enfin ensemble. Et pour quelques heures, c’était tout ce qui importait.

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