[Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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Hazalhia
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[Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Hazalhia » 21 nov. 2020 - 19:26

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de cette Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Titre : 
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
NB: Si vous voulez des cookies de la part de vos animatrices préférées, quelques petites règles à respecter!
- Mettre les textes rating -16/-18 entre balises spoiler pour respecter la sensibilité de chacun
- Indiquer votre nombre de mots le plus possible (c'est pour nos petites stats ! ;) )
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.



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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Lsky » 21 nov. 2020 - 20:26

Titre : Partir
Thème et heure : 20h thème caricature et image
Fandom : /
Nombre de mots : 873
Personnages : /
Rating : -12
Spoiler
Show
Si elle ne partait ce soir, elle ne partirait jamais. Elle le savait. Il avait claqué la porte ne hurlant, il était parti en titubant, rebondissant sur les murs du couloir de l’immeuble. Il n’y avait aucun doute que les voisins aient entendus. Ils entendaient toujours, mais jamais n’agissait.
Ce soir-là, elle ne se reconnu pas, loin de la torpeur terrifiée qui la figée habituellement, ce soir, elle sentit de la vie en elle. Son cœur pouvait battre encore, ses joues pouvaient être rouges, prendre la couleur du sang et de la santé et pas celle des bleus violacés qui rappelaient la couleur des cadavres. Elle pouvait revivre.

Elle avait enfin écouté les conseils que sa sœur, dont elle était si proche il y a quelques années, avant qu’elle ne se soit refermée sur elle-même. Dans ce foyer toxique. Sa sœur avait tenté de la tirer de là, cela faisait trois ans maintenant, mais rien ne fonctionnait, elles s’éloignaient…
Mais elle avait enfin écouté sa sœur. Lorsqu’elle eut un doute au sujet de son état, elle ne prévint personne, elle fit le test pendant qu’il était en formation. Ce fut le premier sursaut de sa rédemption, bien que ce soit en partie à cause de lui. Une moitié, un petit bout de lui. Elle appela sa sœur.

« Ne dis rien ! Surtout ne dis rien ! » l’avait-elle imploré au téléphone.

Elle n’avait rien dit pendant des semaines, et ce matin elles étaient parties chez la gynécologue de sa sœur. C’est cette femme qui l’a sauvé, qui a vu les marques sur la poitrine, le ventre, le dos, les cuisses. Mais bizarrement, les meubles n’entraient jamais en contact avec ses mollets, ses avants-bras, et son visage. Elle a compris, elle a appelé une amie à elle, qui avait quitté la gynécologie et ouvert un foyer pour femme.

Elle avait une petite photo en noir et blanc, désormais cette image représentait toute sa vie bien qu’on n’y distinguait rien sans un œil exercé.
Quand il était entré à nouveau bourré, qu’il lui a demandé du fric, en liquide, pour retourner boire, qu’il l’a trainé par les cheveux, hors du lit, jusqu’au distributeur car il passait tout en alcool et pour ses loisirs à lui. Qu’elle était en pyjama, dans la rue, tâchant ses chaussons, tremblante parce qu’il était minuit, qu’il faisait froid et qu’elle avait peur.

Quand il la ramena à la maison, qu’il lui hurlait dessus car il avait dû la réveiller, qu’elle n’avait pas vu ses sept appels sur son téléphone, qu’elle avait de la chance qu’ils ne vivent pas loin du bar… Quand il la frappa avant de s’en aller, histoire d’être sûr qu’elle resta tranquille, elle, elle ne pensa qu’au bébé que tous ces coups pourraient abimer. Electrochoc.
Elle n’appela pas le foyer, de peur de se dégonfler au téléphone.
Clopin, clopant, dans un élan de rage venu d’au-delà d’elle, elle attrappa un sac, des affaires au hasard tant elle était dans un état demi-conscient de folie. Elle attrapa un maillot de bain alors qu’on était en hiver, ainsi que des caleçon a lui, mais dans son agitation, elle ne se rendit compte de rien.

Ca y était, elle était dans la rue, l’air froid battait sa gorge et ses tempes ; elle espérait qu’il ne vivifierait pas son esprit ca elle aurait trop peur : elle rentrerait chez elle.
Elle appela sa sœur en pleurant.
Elle allait venir la chercher et l’y amener. Elle arrivait. Elle se téléportait comme un ange.

En attendant, elle erra vers le point de rendez-vous, sans trop savoir ce qu’elle faisait. Elle pensait à lui.
A ce qu’on disait de lui, à la caricature du gentleman, du mari parfait qu’il était. Elle pensait à cela et se sentait désarmée. Personne ne comprendrait.

« Tu en as de la chance d’avoir un mari si attentionné, disaient ses collègues. Il te fait la surprise de t’apporter un café, parfois de t’apporter à manger à midi, il vient te chercher en voiture à l’improviste. Toujours souriant, pour te faire plaisir. »

Mais comme ça, il la surveillait, il s’assurait qu’elle était bien à son travail, là où elle lui avait dit se trouver.

« C’est dommage que tu sois si souvent souffrante, disaient ses amis. On pourrait se voir plus souvent ! Heureusement qu’il est là pour t’amener à nous, sinon tu resterais sous tes draps. »

Mais parfois il avait frappé trop fort pour qu’elle sorte du lit. Et puis, surtout, il ne voulait pas qu’elle sorte sans lui. Alors elle se pointait aux soirées quand il daignait l’accompagner, quand c’était possible pour lui, seulement à ces moments-là.

Elle pensait à tout ça et voulut rentrer chez elle. Qu’allait dire tous ces gens ? Ces gens totalement aveuglés par la caricature qu’il jouait ? Qu’allait-il faire lui ? Dans quelle rage serait-il quand il la retrouverait ? Parce qu’il la retrouverait. Elle en mourrait…
Mais alors que ses pensées s’embrouillaient, qu’elle allait faire demi-tour, on claxonna près d’elle.

« C’est lui ! » pensa-t-elle avec horreur, pétrifiée.

Mais c’est la voix de sa sœur qu’elle entendit :

« Pas par-là ! »

Et elle lui ouvrit la portière, l’engouffra dans la voiture.

Sa vie commençait.
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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Alrescha » 21 nov. 2020 - 20:30

Titre : Arrivée
Thème et heure : 20h image
Fandom : /
Nombre de mots : 197
Personnages : Alexia Duval
Rating : aucun

Arrivée dans sa nouvelle chambre, Alexia lâcha son sac sur le parquet ancien, jeta un regard autour d’elle. Tout était vieux. Vieux lit en bois, vieux bureau et vieille chaise. Elle se laissa tomber sur le lit et remarqua la vieille armoire dans l’angle de la chambre. De l’autre côté, sous la fenêtre, se tenait le bureau. Une vieille chaise en bois avec un coussin aux motifs ringards était posée devant. Alexia se pencha pour voir quelle vue offrait la fenêtre de sa chambre.
Elle donnait sur la maison des Tevenn. Super. Charmant. Elle avait vraiment besoin de ça. Voir des gens normaux, une famille normale qui avait bien réussi... Une famille normale qui les invitait à dîner le soir même de leur arrivée...
Elle avait l’impression d’étouffer et quelque chose lui disait que cette impression ne la lâcherait pas. Elle ne voulait pas rester ici. Elle voulait repartir en Normandie, dans sa maison sur la falaise, loin des autres, sans voisin. Elle se releva et envoya son sac valser. Celui-ci glissa sur le parquet avec un bruit sourd et souple jusqu’à la chaise au coussin hideux. Puis elle se relaissa tomber sur le lit en soupirant.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par ninipraline » 21 nov. 2020 - 20:42

Titre : Caramel
Thème de 20 heures : écrit « Caricature » (ticket d'or de @Bellatrix1992 ) & image d’un sac au pied d’une chaise (photos sur Pixabay) (ticket d’or de @Guette)
Fandom : Original
Nombre de mots : 409 mots
Personnages : OC
Rating : + 16 ans

Le temps était couvert. À travers les larges baies vitrées, il n’y avait que du blanc. Ni ciel, ni nuage, juste un plafond qui s’écrasait peu à peu sur la ville. Les grands immeubles étaient déjà amputés de leur étage haut.
Caramel se laissa tomber en arrière sur le lit sur lequel elle était assise. La chambre était propre mais spartiate. Elle avait eu peur en découvrant les prix que l’endroit soit miteux. Elle était plutôt satisfaite de l’endroit.
Les yeux fermés, elle ne pouvait effacer l’image de son sac, toute sa vie, posé à côté de la chaise. C’était désormais sa seule et réelle maison, depuis qu’elle fuyait d’hôtel en hôtel, dans cette caricature d’existence.
La retrouverait-il ? Avait-elle suffisamment brouillé ses traces ? Pouvait-elle espérer s’installer ici ? Son cœur s’accéléra. Elle posa la main sur sa poitrine comme pour consoler l’organe affolé. Non, cette fois encore, elle utiliserait de son faux nom, ferait quelques heures de ménage et repartirait.
Lourdement, elle se releva, tira à elle la télécommande et alluma la télévision. Elle passa sur quelques couples enlacés pour arriver sur une chaîne d’info. Des visages de femmes s’alignaient sur l’écran. Il y en avait un de plus. Un de plus qui aurait pu être confondu avec elle.
Collinsville, c’était à l’autre extrémité de l’île. Il s’éloignait d’elle, où il voulait lui faire croire, lui souffla une petite voix. Elle porta sa main à son front dégagea une mèche. Un courant électrique la traversa. Ses nerfs et sa peau à vif, tout lui disait qu’il était encore sur sa piste.
Se laissait-elle abuser par la peur ? Son instinct fonctionnait-il vraiment encore ? Caramel enfouit son visage dans la paume de ses mains. Elle avait fui à temps. Elle l’avait évité pendant un an, et il avait été parfois tout prêt. Une fois même dans le même hôtel.
Un frisson glacé la traversa au souvenir de ce matin. Où en sortant de la salle des petits déjeuners, elle avait croisé le brancard qui emmenait celle qui avait été sa voisin de chambre et qui était morte à sa place. Par erreur… ou pas, Edmond était suffisamment tordu pour l’avoir laissé partir. Il jouait.
Le prix de ce jeu, le trophée ultime, c’était elle. Sa vie. Elle était devenue une proie. Et il s’amusait quelque part de la savoir terrifiée. Caramel palpa le canon de métal sous son pull. Joshua lui avait donné, pour se défendre. Peut-être devait-elle changer les règles ?
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Roxane-James » 21 nov. 2020 - 20:46

Titre : Couple caricatural
Thème et heure : 20h thème caricature
Fandom : HP
Nombre de mots : 571
Personnages : Teddy, Victoire, narrateur
Rating : TP
Il était né avec un vide dans le creux des reins, un renflement avorté au milieu de la poitrine. Il avait parfois cette sensation étrange au niveau de l’estomac, comme si un gouffre protubérant se trouvait là, une bulle d’absence qui hantait ses muscles endoloris par l’existence, une alvéole de silence. Cette carence, il l’appelait son « rien », et c’était le sien jusqu’à la moelle.
Il l’avait d’abord haï, ce fameux rien qui le réveillait au beau milieu de la nuit. Il s’était enfoncé le poing dans la bouche en espérant réprimer larmes et nausées, s’était roué de coups à l’endroit où rien ne se passait. Il s’était ensuite détesté, Teddy. Exécré à l’infini, et puis plus rien.
Il avait grandi. Le vide passerait. Du moins le croyait-il.
Il y avait eu la pluie, lourde, épaisse, les rayons sanguinolents du soleil qui venaient frapper à sa fenêtre, et puis l’odeur du temps qui passe, si légère qu’il pensait la rêver.
Et puis il y avait eu Victoire, et le rien s’était affolé.
On ne pouvait pas, protestait son cœur, on ne pouvait pas remplacer le silence, l’éternel et inextricable silence du rien par des battements enragés, c’était insensé. Insensé comme Victoire et ses robes colorées, ses sourires nuance groseille, ses chapeaux larges comme le soleil.
C’était pour cela, d’abord, que Teddy avait aimé Victoire. Pour cette lueur de folie douce qui émanait de ses yeux bleus, pour cette aura d’absurdité qui chatoyait dans son sillage, comme la traîne d’une mariée.
Pour cela, que Teddy avait voulu Victoire.
Elle seule saurait combler son rien. On était tous d’accord là-dessus.
Alors, forcément, on était heureux lorsque leurs fiançailles avaient été officialisées.
Teddy et Victoire, la ritournelle empoisonnée.
Ensemble, ils avaient caricaturé le bonheur à grand coups de pinceaux et de jets de couleurs.
On les regardait avec envie, avec passion, même, mais on ne voyait que ce qu’ils nous offraient. Une fille grande, élancée, radieuse, un garçon aux cheveux bleus qui murmurait. On se disait, quel couple bien assorti que ces drôles d’oiseaux. Il y avait plus, pourtant, derrière ces hésitations au fusain, ces traits tracés à l’encre des soupirs. Un sens qui se dérobe, une estafilade sur le faciès de la conscience. Une balafre qui se riait du monde.
Victoire, vous savez, Victoire était une fille remarquable. Elle souriait tout le temps, gracieuse comme une colombe, ses cheveux blonds volant au vent, le menton haut, fièrement dressé. Victoire, vous savez, on l’avait toujours aimée sans pouvoir expliquer pourquoi. On soupçonnait ses silences, le vague qui brillait parfois dans ses yeux, on se disait qu’elle était folle, une femme que la raison repoussait. On disait, Victoire, quelle femme mystérieuse, quelle femme couronnée de joie et de beauté. On disait, Victoire est divine, Victoire est forte : regardez donc comme elle éclate, et avec tant de force, on la croirait drapée d’un arc-en-ciel.
En vérité, Victoire était fêlée.
C’est après que l’on a compris. Après Teddy, après le rien, après la discordance de leurs baisers. C’est après que l’on a compris qu’elle n’était pas, Victoire, drapée d’un arc-en-ciel, mais qu’elle hurlait sous la pluie à la recherche du Soleil.
Victoire, vous savez, Teddy l’aimait. Il l’aimait mal, sans doute, il l’aimait parce que sa lumière comblait sa déchirure, mais il l’aimait.
C’est peut-être pour cela qu’il l’a quittée. Victoire, ma sœur.
Parce qu’il l’aimait d’une façon telle qu’il était impossible de la caricaturer.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Bellatrix1992 » 21 nov. 2020 - 20:49

Titre : Watch your fucking feet my son!
Thème et heure : 20h les deux
Fandom : HP
Nombre de mots : 478
Personnages : Teressa Hergott
Rating : TP
Teressa savait très bien que son look était très marqué, trop même. Pourtant, elle n’en aurait changé pour rien au monde, et surtout pas pour être engagée dans une fabrique de sucreries.
Peu importe ce que les gens pourraient bien penser, elle préférer échouer à son stage de sortie du Secondaire plutôt que de renoncer à elle-même.

Ceci dit, lorsqu’elle mit le pied sur le quai de la voie 9 1/2 à la sortie du train qu’elle avait pris à Stuttgart, Teressa se mit soudain à douter : Tout ici lui était inconnu dans cette gare londonienne, des inscriptions en anglais aux odeurs étranges en passant par les manières des sorciers qui l’entouraient.
Paradoxalement, passer du côté moldu de King’s Cross lui fit du bien. Sorcière d’une famille d’au moins quinze générations, elle avait cependant toujours aimé se trouver au milieu d’eux, dans une société qu’elle avait même tendance à estimer plus ouverte que celle des sorciers.

Perdue, recherchant désespérément un plan de la ville tout en trimballant son sac de voyage sur une épaule, elle percuta soudain un homme portant un attaché-case qui lui adressa un vif reproche :
- Ouch ! Watch your F...king feet my son !
- Sorry… Articula t-elle gênée.

Sa voix dut la trahir, car l’homme s’éloigna en marmonnant quelque-chose d’assez peu correct, impliquant visiblement des femmes trop masculines à son goût. Teressa se sentit malheureuse, mais elle garda la tête haute.

Alix lui manquait déjà. Bon, en soi ce n’était pas un scoop puisqu’elle lui manquait depuis son propre départ en Roumanie. Avec son dossier impeccable, elle avait décroché sans peine le stage de ses rêves au milieu des dragons…
Teressa, elle, avait fort opportunément décrété que la confiserie magique lui suffirait amplement. Au moins, dans ce secteur, il n’y aurait qu’avec les marrons chauds qu’elle risquait de se brûler.
Enfin, elle dénicha un de ces foutus plans, jeta son sac à ses pieds pour être plus à l’aise et entreprit de repérer le quartier de Portobello Road.

C’était loin bien entendu, heureusement qu’elle savait prendre le metro au contraire de beaucoup de sorciers. En attendant, elle pestait que dans ce pays son permis de transplannage soit invalide puisqu’elle n’était pas considérée comme majeure du haut de ses seize ans. Une différence assez agaçante avec l’Allemagne.

Mais qu’à cela ne tienne, elle se mit tout de même en route, son sac toujours sur l’épaule et la main dans sa poche pour saisir quelques livres qu’elle avait déjà fait changer.
Elle songea non sans sourire qu’elle faisait la parfaite caricature de globe-trotteuse babacool, entre son look improbable, son sac sur l’épaule, son anglais de chèvre allemande et les cinq monnaies différentes de son porte-feuilles…
Pas plus mal qu’elle se contente d’un magasin de farces et attrapes pour son « stage international ».
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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Sifoell » 21 nov. 2020 - 20:50

Titre : Pour se sentir vivante
Thème et heure : 20h thème photo du sac de voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 592
Personnages : Pénélope Deauclair, OC, mention Pansy Parkinson et Drago Malefoy
Rating : TP
C'est un sac de voyage tout ce qu'il y a plus ordinaire. Un marron clair ou un beige foncé, elle ne saurait trop dire. Il a une fermeture éclair tout le long sur le dessus, deux poignées qui font le tour du sac, et une lanière pour le porter sur l'épaule. Il est partout de la même couleur, même à l'intérieur où il a une petite poche avec une autre fermeture éclair.
Il y a trois ans, ce sac est rentré dans sa vie à la fin de l'année scolaire. Elle s'ennuyait ferme à la bibliothèque, n'écoutant que d'une oreille les commérages de Pansy Parkinson, et le fait qu'elle trouvait Drago si beau. Elle, elle ne le trouve pas beau, avec son peau trop pâle, son menton trop pointu et ses cheveux d'un blond presque blanc. Sa voix nasillarde l'insupporte, et ses manières aussi. C'est une personne creuse, elle se l'est toujours dit. Et une personne creuse ne peut pas être attirée par une autre personne creuse, cela n'a aucun intérêt. Elle s'est alors levée de la table de la bibliothèque où tout le monde parlait et ne prenait même plus la peine de faire semblant de travailler. Elle s'est promenée entre les rayonnages, a lu la tranche de quelques livres en soupirant profusément. Le rayon des romans dans la bibliothèque de l'école est microscopique, et ils sont tous d'auteurs sorciers. Et ils sont tellement ennuyeux.
« Tu t'ennuies ? »
Elle reconnaît le visage franc et souriant de Pénélope Deauclair, la préfète de Serdaigle. C'est sa dernière année à Poudlard, elle prépare ses ASPICS assidument et va sûrement décrocher un travail passionnant. Tout cela lui paraît tellement inaccessible ! Elle soupire et acquiesce, jetant un œil entre les livres à la tablée où Pansy vient de s'arrêter de parler parce que Drago est entré. Pansy minaude, Pansy fait attirer les regards sur elle. Pansy est désespérante.
« Tu connaîtrais pas un livre sur des vrais gens ? » marmonne-t-elle, plus pour elle-même que pour son interlocutrice. Puis elle lève les yeux sur les yeux bleus de Pénélope qui semble réfléchir.
« Tu connais les Hauts de Hurlevent ? »
Elle apprécie le titre, il est tellement beau et poétique, il lui évoque des côtes balayées par les tempêtes, des filles décoiffées, des chevaux sauvages parcourant les landes. Alors, elle secoue la tête.
« Et les poèmes de William Yeats ? »
Elle secoue la tête de nouveau, intéressée, la mine concentrée.
« Viens, enfant des hommes, viens!
Vers le lac et vers la lande
En tenant la main d'une fée,
car il y a plus de larmes au monde que tu ne peux le comprendre. » récite Pénélope.
Et dans son cœur, quelque chose de grand et de vivant se réveille, quelque chose de chaud et de palpitant s'ébroue.
Pénélope sourit, et ce sourire la poursuivra longtemps. Et avant de quitter la bibliothèque, Pénélope lui glisse, sur le ton de la confidence.
« Je te laisserai un sac de livres quand je partirai d'ici. Ils m'ont fait faire de beaux voyages, et m'ont fait me sentir vivante et heureuse. »
Elle a alors acquiescé vivement, s'imaginant dans des contrées lointaines, vivant des aventures qu'elle ne pourrait pas même espérer dans sa vie actuelle.
« Ce sont des livres moldus. J'espère que cela ne te gêne pas... »
Elle a alors secoué la tête, échafaudant déjà des plans pour les faire entrer en douce dans son dortoir, puis dans sa maison. Non, pour se sentir vivante, elle serait prête à tout risquer.
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.

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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Alrescha » 21 nov. 2020 - 20:52

Titre : /
Thème et heure : 20h caricature
Fandom : HP
Nombre de mots : 238
Personnages : Les Claws
Rating : TP

-Teddy Lupin ? Ce mec est une caricature ! lança Alma à sa sœur cadette.
-C’est toi la caricature, répliqua Luz en croisant les bras. Il est très gentil et très drôle. Des choses qu’on ne comprend pas à Serpentard.
Alma leva ses yeux gris au ciel. Les moqueries sur les serpentards étaient tellement faciles, tout comme celles sur les poufsouffles. Ce n’était pas leurs différentes maisons le problème mais bien leurs camarades masculins. Tous les mois, Luz flashait sur un nouveau camarade de classe alors qu’Alma se tenait bien à l’écart des siens. Elle les avait longuement observés avant d’en venir à la conclusion qu’ils n’étaient aucunement intéressants.
-Alma ! l’appela sa mère. On doit parler.
La brune eut une expression surprise puis la suivit dans le salon.
Sa mère avait l’air nerveuse. La jeune fille ne se souvenait pas de l’avoir déjà vue ainsi.
-J’ai reçu toutes tes lettres mais aucune ne mentionnait… Scorpius Malefoy.
-Parce que je ne lui parle pas.
-Nous en avons déjà parlé. Tu dois te rapprocher de lui.
-Il faudrait déjà qu’il lâche Albus Potter. Je ne sais pas lequel des deux je déteste le plus…
-Je suis désolée de t’imposer ça mais c’est important.
-Important ? Maman, je comprends que ce soit important. Mais pourquoi lui ? Pourquoi Malefoy ?
-Parce que…
-Parce que c’est avec eux que le contrat a été signé. Super… Nous sommes vraiment une caricature, marmonna-t-elle.

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Guette
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Guette » 21 nov. 2020 - 20:53

Titre : (s') oublier
Thème et heure : 20h image
Fandom : non
Nombre de mots : 503
Personnages : un homme
Rating : -12

Je pars, c'est décidé.
Mon sac est prêt depuis la veille et posé à côté de la chaise du salon.

Je jette un dernier coup d'œil vers les cadres qui enferment des photos d'enfants, j'ai oublié les souvenirs qu'ils renvoient. Seuls les images des adultes me parlent vraiment, car ils sont venus me voir le weekend dernier.

Nous avons passé une belle journée tous ensemble, à rire des bêtises de leurs enfants. J'essaierai de ne pas oublier le sourire de mon petit-fils, il a le même que celui de ma femme.

Le jour est tout juste levé, et je sais qu'elle dort encore, lorsqu'elle ouvrira les yeux, je serai déjà parti, déjà loin.

J'écarte les rideaux et voit que le taxi m'attend en bas de l'immeuble dans lequel je vis depuis 30 ans, cet appartement dans lequel j'ai eu ma famille. Dans lequel j'ai fait ma vie.

Je prends mon sac, qui ne contient que le strict minimum : une sommaire trousse de toilette, et quelques habits.
J'attrape mes clefs, par habitude, mais les repose rapidement sur leur crochet. Je n'en aurais plus besoin, car je n'ouvrirai plus jamais cette porte.

Je pars.

J'abaisse la poignée et ouvre la porte d'entrée, un frisson me parcourt, il y a toujours ce fichu courant d'air dans le couloir. Je serre les doigts autour de la sangle de mon sac marron et je franchis le seuil de la porte.

Tout est silencieux, et je ne croise personne en descendant les 2 étages par les escaliers. Combien de temps cela fait que je suis pas sorti de l'appartement ? Plusieurs semaines ? Je ne sais plus.

Le chauffeur de taxi m'attend adossé à la portière, il éteint sa cigarette en me soufflant sa fumée au visage.
L'odeur me rappelle quelque chose. Étais-je fumeur ?
Je ne sais plus.

- Nous pouvons y aller monsieur ? me demande-t-il en mettant mon sac dans le coffre de la berline noire.

- Oui, dis-je sans conviction.

Mais où allais-je ?
Je ne sais plus.
Je ne me souviens plus de ma destination.

Je place ma main sur ma poitrine pour vérifier que mon portefeuille s'y trouve bien.
Mes papiers sont la seule preuve de qui je suis.
J'espère ne pas oublier qu'ils sont dans la poche intérieure de mon manteau, j'espère ne pas oublier que j'ai un manteau.

Le taxi démarre, et file à travers les rues de ma ville que je ne reconnais plus. Le paysage défile sous mes yeux, au bout de 30 minutes, le chauffeur brise le silence et me demande :

- Vous êtes vous marié ?

Je n'ose pas lui répondre, car je n'en suis plus certain.

Ma mémoire, mes souvenirs, mon identité ..

- La maladie est foudroyante, avait annoncé le médecin. D'ici quelques semaines il ne se souviendra de rien, il oubliera qui vous êtes, qui il est, il oubliera de manger, de se laver, de s'habiller ...

Une femme avait pleuré, et j'avais pris la décision de partir, de ne pas lui infliger ça.
Je crois que cette femme, c'était la mienne.
Ne regrette jamais les choses que tu as faites,
mais plutôt celles que tu n'as pas eu le courage de faire.

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Wapa
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Wapa » 21 nov. 2020 - 21:00

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : écrit caricature + image
Fandom : HP
Nombre de mots : 809
Personnages : /
Rating : TP
échange de Noël ?
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Les larmes coulaient sur ses joues sans qu’elle ne chercha à les essuyer même si ses lunettes étaient envahies de buée. Elle ne resterait pas une minute de plus dans cette maison. Ici, elle n’était qu’une caricature, sans cesse rabaissée. Ils pensaient qu’elle n’était qu’une pauvre fille ridicule qui s’imaginait avoir des dons uniquement parce que son aïeule était célèbre. Alors qu’au fond d’elle, elle savait que ce n’était pas une illusion. Cela n’avait rien d’une lubie. Elle était douée. A Poudlard, elle avait même une certaine renommée. Les jeunes filles de toutes les maisons connaissaient son nom et venaient la consulter pour connaître leur avenir. En échange de quelques Gallions, de paquets de chocogrenouilles ou d’anti-sèches, elle répondait à leurs questions et entrouvrait le voile du futur. Qui serait leur prochain amoureux ? Réussiraient-elles leur devoir de Métamorphose ? Auraient-elles des enfants ? Seraient-elles heureuses ? Parviendraient-elles à attirer l'attention du beau capitaine de Quidditch ? Trouveraient-elles cette amie fidèle et inconditionnelle ? Arriveraient-elles à tomber amoureuse ? Parviendraient-elles à assumer leurs sentiments ?

Elle était douée. Elle le savait. Elle croyait en elle.

Pourtant, ça avait été la désillusion. En annonçant ses rêves de grandeur lors du repas dominical, elle ne s’attendait pas à ce mur de froideur. Cette chape de plomb qui l’avait clouée sur place. Clairement, ça ne s’était pas tout à fait passé comme prévu. Sa mère l’avait vertement rabrouée en lui disant plutôt de réfléchir à un métier convenable qui lui permettrait de gagner suffisamment de Gallions maintenant qu’elle avait ses ASPIC en poche. Toute la famille était fière de son appartenance à Gryffondor et ayant été à Serdaigle elle ressemblait déjà au vilain petit hippogriffe. Ainsi, elle se devait de réparer l’affront étant l’unique responsable de ce choix de maison déloyal - comme si le Choixpeau était réputé pour se laisser influencer d’une quelconque manière par la volonté de morveux. Elle n’avait donc pas le choix. Pour sa famille, il lui fallait réussir une brillante carrière dans un domaine honorable et lucratif. Comme si cela l’intéressait…

Ce n’était qu’une énième vexation parmi une multitude d’autres qu’elle avait encaissé l’été durant alors qu’elle avait rejoint le domicile familial après avoir terminé sa scolarité à Poudlard. Un infime détail pourrait-on dire. Et pourtant, c’était la goutte qui fit déborder le chaudron. Elle se leva de table dans un grand fracas, renversant les assiettes de porcelaine et rabattant son châle sur ses frêles épaules. Elle s’était énervée en hurlant qu’elle en avait assez et que si cela continuait, elle partirait. Son père avait secoué la tête comme s’il n’y croyait pas vraiment. Son petit frère - un vaillant Gryffondor - avait ricané en lui lançant une boulette de pain. Sa soeur avait levé les yeux au ciel. Sa mère lui avait demandé de cesser ses enfantillages et de lancer un Réparo pour ramasser les débris éparpillés.

Incomprise.

Rabaissée.

Humiliée.

Cette fois, elle en avait assez.

Ses rêves étaient plus précieux que ce cocon protecteur qui l’avait vu grandir. Certes, ses parents l’aimaient. Ou ils disaient l’aimer en tout cas. Malgré les vexations. Malgré cette violence passive. Mais comment pouvait-on aimer sans respecter ? Il y avait là un dilemme qu’elle ne comprenait pas. Si l’amour faisait aussi mal, alors elle ne voulait pas aimer. Jamais ! Elle, elle voulait être libre. Cet amour nourricier l’asphyxiait. Lentement, sournoisement, le poids de leurs attentes l’étouffait. Bientôt elle aurait tout juste de quoi respirer. Elle aurait tellement voulu pouvoir poursuivre ses ambitions en ayant leur approbation. Qu’ils l’encouragent peut-être. Qu’ils lui donnent leur autorisation. Mais finalement, elle devrait faire le deuil. Ses parents ne souhaitaient pas qu’elle exploite ses dons. Elle avait le choix. Vivre pour eux ou vivre pour elle. Puisqu’elle ne pouvait pas avoir les deux, elle voulait vivre pour elle.

Alors avec rage, elle saisit sa malle au cuir élimé. Celle qu’elle prenait pour se rendre sur le quai 9 3/4 à chaque rentrée. Celle qu’elle ne pensait pas réutiliser de sitôt. D’un coup de baguette, elle fit voler quelques robes, son livre de chevet « Comment les rêves nous parlent du futur » et sa boîte à bijoux. Dévalant les marches, elle faillit percuter sa mère.

– Voyons Sybille, calme-toi !

Celle-ci chercha à la retenir et attrapa son bras.


– Ton père a réussi à te trouver un stage au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Je suis sûre que ça peut déboucher sur un emploi.

Elle, un vulgaire gratte-papier ? Plutôt mourir. Elle se dégagea violemment et claqua la porte sans se retourner.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Lyssa7 » 21 nov. 2020 - 21:02

Titre : La valise aux souvenirs
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : Image de 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 720 mots
Personnages : Michael Corner
Rating : -12 (alcool)
— Et donc, je suis parti.
— Avec un seul sac ?
— Ouais, avec un seul sac, et c’était bien assez. Il ne fallait pas qu’il soit lourd, ou encombrant. Je ne voulais pas emporter tous mes souvenirs, je voulais les laisser là-bas, dans cette foutue ville de Londres, dans ce pays morne et pluvieux qu’est l’Angleterre. Prendre un nouveau départ, c’était tout laisser derrière moi, faire un trait sur le passé, et avancer. Avancer parce que c’était la seule chose qui pouvait me sauver, vous comprenez ?
— On dirait que vous n’êtes pas convaincu par ce que vous dites, Michael.

Le jeune homme prend une gorgée de son whisky et relève les yeux vers la jeune femme blonde assise sur sa droite. Elle a choisi de prendre place sur ce tabouret sans même lui demander la permission, et elle a entamé la conversation. Lui, il a juste répondu à ses questions sans vraiment lui porter attention. Il est un peu perdu ce soir, un peu saoul aussi. D’ordinaire, il aurait sans doute pris son air charmeur, et l’aurait ajoutée à la liste de ses conquêtes. Pas ce soir. Pas ce soir, non. Il est d’humeur maussade, et il débite son flot de paroles sans en avoir conscience, parce que c’est la seule chose à faire. Il en a simplement besoin, et cette femme lui tend une oreille compatissante. D’ailleurs, elle ressemble à…

Merlin, il faut qu’il arrête, il faut qu’il cesse de la voir partout et tout le temps. Il détourne rapidement les yeux, et avale la moitié de son verre avant de reprendre lentement :
— Vous savez, je crois que ce sac, cette valise, elle est parfois dure à transporter. Certains de mes souvenirs me suivent, même si je ne le désire pas, même à l’autre bout du monde. C’est comme si… je n’avais plus aucun contrôle sur ce que je décide de garder ou non dans ma vie, comme s’ils se rappelaient à moi où que j’aille et quoi que je fasse. Pourtant, je sais que revenir au point de départ pour déballer cette valise et affronter mes souvenirs, ce serait certainement dévastateur mais… Je ne sais pas si je suis à ma place ici, à New York.
— Prendre un nouveau départ, ce n’est pas nécessairement changer de vie, de ville, ou de pays, émit la jeune femme avec un sourire, c’est d’abord un état d’esprit. Si vous décidez de ne pas porter cette valise lourde et encombrante, pour reprendre vos mots, vous ne pourrez pas aller de l’avant car, au-delà du poids avec lequel vous n’aurez plus à composer, vous aurez toujours cette impression que vous avez laissé une partie de vos souvenirs derrière vous. Et, d’une façon ou d’une autre, ils vous manqueront. Le passé, tous ces souvenirs qu’on peut trouver dans notre valise, a cela d’extraordinaire qu’il est le détenteur de notre avenir, vous ne croyez pas ? Si votre valise est trop petite, trop légère, alors c’est simplement que vous n’avez pas assez vécu, Michael.

Michael incline légèrement la tête tandis qu’un sourire se forme sur ses lèvres. Il est saoul, il n’a pas tout compris, mais il se dit qu’elle lui ressemble de plus en plus, de mieux en mieux. Ce discours, c’est exactement celui qu’elle pourrait tenir, exactement ce qu’elle serait capable de lui dire, ce qu’elle a certainement pensé sur le quai de cette gare. Les larmes au bord des yeux, elle a voulu lui hurler de les affronter tous ses souvenirs, et de ne pas les oublier dans un coin de son appartement sous les mansardes. Oui, si elle ne s’était pas tue, elle lui aurait crié de rester et de renflouer un peu plus sa valise avec de jolies reliques.

— Vous lui ressemblez, finit-il par dire. Vous auriez été une excellente Serdaigle, tout comme elle.

La jeune femme blonde hausse un sourcil en signe d’incompréhension. Elle ne comprend pas ce qu’il entend par là. Elle est américaine, en plus d’être moldue. Elle ne sait pas ce qu’il a vécu, elle ne sait rien de lui, elle n’a jamais vu la guerre ravager les murs et emporter les innocents. La valise personnelle de l’inconnue est sans doute plus légère. Du moins, il l’espère. Il finit son verre, laisse quelques pièces sur le comptoir. Il la remercie, lui sourit, et il part.
Le sort est un poème, le destin est un roman
Avec la mort comme emblème, pour que chaque moment compte

Destrange
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Destrange » 21 nov. 2020 - 21:06

Titre : Coupable jusqu’à preuve du contraire
Thème et heure : caricature (20h)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 544 mots
Personnages : Severus Rogue, Minerva McGonnagal, Albus Dumbledore
Rating : Tout public

Voilà ! Bonne lecture ;-)

« Severus ! Qu’est-ce que vous espériez faire exactement ? s’exclama Minerva en déboulant dans le bureau de son estimé collègue.
—  Probablement pas une effraction dans le bureau d’un collègue, répliqua Severus Rogue. Quel mauvais vent vous amène ?
—  Dans le bureau du directeur ! Immédiatement !
—  Déjà ? Mais c’est une bonne idée. Une pause dans la correction des copies ne pourra pas me faire de mal. Le niveau des élèves de Gryffondor est de plus en plus désastreux. J’en suis tout désolé. »
La directrice de Gryffondor fit volte-face et se dirigea à grands pas vers le bureau directorial. Elle fulminait mais préféra ne pas réagir aux piques du jeune maître des potions.
« Minerva j’ai l’impression que le motif de votre visite pourrait vous causer un ulcère. Et si vous vous détendiez ? »
L’enseignante dégaina avec rapidité, mais Rogue évita le sortilège de gifle avec la vivacité des duellistes expérimentés.
« Effraction, agression verbale maintenant magique, railla le directeur de Serpentard. L’honneur des Gryffondor n’est plus ce que c’était. Pour autant que ce le fut un jour. »
Les yeux de Minerva lançaient des Doloris mais des élèves descendaient l’escalier. Les professeurs avaient pour habitude de faire front commun et d’éviter d’exprimer leurs désaccords en public.
« Allons régler cette affaire avec Albus, ordonna-t-elle aussi calmement que possible.
—  Je vous suivais justement, répondit-il avec un sourire narquois.
—  Allons-y. »
Les deux enseignants remontèrent les escaliers, les étages et les couloirs au pas de course avant d’arriver devant la gargouille.
« Pain d’épices avec un nappage de chocolat et des smarties, lança Severus.
—  Vous pouviez juste dire smarties vous savez ? grommela la gargouille en dévoilant l’escalier vers le bureau directorial.
—  Je pars du principe que les Jumeaux Weasley sont toujours trop proches.
—  Ils sont en cours avec Flitwick. Montez au lieu de vous moquer d’Albus.
—  Je n’oserais pas » mentit Rogue avec un air innocent.
Les deux enseignants gravirent l’escalier. McGonagall ouvrit la porte sans s’annoncer. Décidément, soupira Rogue à voix basse. Sa collègue l’ignora et s’avancça pour se planter devant son mentor.
« Soyez les bien venus mes enfants. Installez-vous je vous en pris. Voulez-vous une friandise au citron ?
—  Non merci Albus, nous…
—  Volontiers Albus, coupa Rogue en tendant la main avec un grand sourire.
—  Voilà qui est inhabituel » remarqua le vieux mage en lui tendant un bonbon.
McGonagall fulminait pendant que le bonbon changea de main mais atterrit dans une poche du professeur de potions.
« Albus ! Cette fois-ci c’est grave. Severus a tenté d’assassiner Gilderoy Lockhart.
—  Moi ? Jamais de la vie, je ne toucherai à cette caricature d’enseignant. Voyons ?
—  Mon garçon c’est déjà la deuxième fois depuis la rentrée, réprimanda Albus.
—  Qui a eu lieu, il y a trois semaines !
—  Ce n’est absolument pas de ma faute, expliqua Rogue. Notre estimé collègue et moi même avons voulu organiser un cours commun de reconnaissance des poisons standards. Cet idiot a respiré des vapeurs toxiques. Malheureusement une de ses admiratrices l’a aussitôt accompagné à l’infirmerie.
—  Pour le sauver !
—  J’avais l’antidote voyons ! Bon c’est vrai que je ne savais plus où il était. Mais je l’ai retrouvé.
—  Severus. Les recrutements pour la défenses sont déjà assez compliqués » le réprimanda amicalement Dumbledore.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Carminny » 21 nov. 2020 - 21:12

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : Caricature
Fandom : HP
Nombre de mots : 125
Personnages : Severus Rogue
Rating : /
Severus Rogue observait sa classe de quatrième année d’un air sévère. Il avait l’impression que quelque chose se préparait parmi eux. Ils avaient l’air particulièrement agités, même pour des Gryffondor. Lentement il parcourait le laboratoire de potion à la recherche de tout comportement allant à l’encontre du règlement. Ah, voilà une jeune élève qui mâchait un chewing-gum.
– Miss Weasley, vingt points en moins pour Gryffondor. Il n’est pas autorisé de manger en classe.
Virevoltant au bout de la salle, il reprit son chemin dans le sens inverse. Ces deux garçons dans la rangée du milieu étaient louches à se pencher sur une feuille entre eux. Il s’approchait d’eux.
– Qu’avez-vous là ? murmura-t-il doucereusement.
Sous ses yeux se dessina une caricature des plus horribles de lui-même.
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Roneila20
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Roneila20 » 21 nov. 2020 - 21:27

Cc tout le monde,

Voici un petit texte écrit avec le thème de 20h, j'espère que j'ai respectée le thème ... (disons qu'on les vois plus vers la fin) :peur:
Désolé pour le retard, ma connexion rame un peu ...

En espérant que le texte vous plaise ... :mouton:

Titre : Sous le voile ...
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : écrit et image 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 946
Personnages : OC, Famille Malfoy, autres personnages
Rating : tout public

Comment en suis-je arrivée là déjà? ... Ah oui, à cause d'une stupide histoire de sang pur. Rien que d'y penser, la tête me tourne.

Mon nom est Sylviane Katleen Jones. Je suis la fille de Mélanius Jones et d'Appolina Selwyn, des sorciers issus de deux famille de sang pur. Mon père est fils unique et ma mère a un frère aîné, Owen Selwyn, qui est marié à Saphira Malfoy, la soeur de Lucius Malfoy. Le couple a eu un garçon nommé Alexander. Ma relation avec lui n'a cependant jamais était vraiment proche. Disons que c'était un garçon très agité, qui aimait bien ... ou un peu trop faire des farces, alors que de mon côté je préférais le calme, la lecture et le dessin. Et cela ne s'est pas amélioré avec le temps, car en plus de faire des sales coups au gens, l'attitude d'Alexander se résumé à une arrogance et une hypocrysie pur. Je me demande toujours comment on peut aimer un garçon pareil.
J'avais cependant un autre cousin, plutôt éloigné, avec qui j'ai partagée quelques bons moments. C'était Drago Malfoy, il lui arrivait souvent de m'ammener un dessin ou une friandise lorsque je me réfugier dans un endroit isolé après une mauvaise blague d'Alexander. Mais cela n'a durait que quelques années de notre enfance avant notre adolescense, car l'influence de son père a pris le dessus et j'ai prie peu à peu mes distances ...
Mais revenons à l'histoire de mes parents ... Ils se sont mariés deux ans après avoir obtenus leurs dîplomes de Poudlard et ont habités dans le manoir de la famille Jones situé quelque part aux allentours les villes de Lincoln et Nottingham. C'est un coin très sympas et calme entouré d'arbres. Je suis d'ailleurs née dans ce manoir le 16 juillet 1979. Cependant, je me suis toujours posé des questions sur l'attitude strict, et quelque peu froide, de mon père. Depuis toute petite, je voyais bien qu'il me montrait peu d'entousiame par rapport à ma mère qui avait une relation très proche avec moi. J'ai vécu cela pendant toute mon enfance au manoir Jones. En même temps, je n'en suis sortie que lorsque nous nous rendions chez les Selwyns et les Malfoys ou sur le chemin de traverse.

Pourquoi je ne suis pas beaucoup sorti du domaine Jones pendant mon enfance? ... A cause d'une rumeur qui a fait peur à mes parents ... La possibilité que je sois une cracmole. Cela parait peut-être abstrait, mais certains l'ont pensés car mes signes de magie ont étés peu visibles ... En réalité, j'ai eu des manifestations de magie, mais elles étaient plutôt discrètes et elle se produisaient souvent quand j'était seule. Mes parents ont donc décidés de limiter mes contacts avec le monde extérieurs en gardant uniquement les visites familliales et les sorties pour les fournitures de Poudlard, dont ils avait douter l'admission. A part cela, mes seules autres sorties étaient celles dans le parc du domaine Jones. Malgrès l'enfermement, J'aimais beaucoup allez m'y divertir.
J'ai dit que j'était une fille plutôt calme ... c'était surtout le cas lorsque j'était à l'intérieur du manoir ou en présence de plusieurs personnes. Lorsque je me retrouvais seul dans le parc, je courrais, grimpais aux arbres, me cachais nimporte où lorsque j'entendais quelqu'un arriver ... Selon mon père, cette manie de me divertir était mon pire défaut. Ma mère l'a cependant persuadée de me laisser faire et s'est organisée pour que j'ai des tenues plus adaptés pour jouer à l'extérieur, ce qui, je pense, était au grand désarroi de mon père, tout comme lorsque j'ai commencer à jouer du quidditche en troisième année à Poudlard. Heureusement que ma mère avait le don de convaicre mon père, car les moments de jeux dans le parc me permettait de m'évader de l'admosphère quelque peu étouffante du manoir. Mes journée était presque rythmées à la vie d'une poupée de cire. J'avait tendance à préféré les moment de lecture et d'écriture aux leçon de piano et de danse qui me paraissaient long. Malgré tout j'essayer de m'appliquer à bien faire, car je ne voulait être indigne pour mes parents. Jamais je ne me suis opposée à eux ouvertement ...
Pourtant maintenant, je me sens tellement dégoutée que mes parents et les Selwyn à faire un tel pacte. D'autant plus que c'était sans me demander mon avis bien évidemment. Ce dernier n'a jamais était prit en compte de toute façon ... Et pourtant, je n'ai pas envie de rester les bras croisés à rien faire. Cette vie est la mienne et je me battrais si il le faut. Tout ces sang purs sont là à me regarder comme une pierre précieuse rare. Cependant, je ne crois pas que ce soit par amicalité ... D'ailleurs, si ils pensent que je vais me laisser faire, ils se mette le doigt l'oeil. Je me battrais et je m'enfuirais ... Autant devenir une étrangère à mon propre milieu que de m'enterrer dans ce silence froid. De toute façon, je n'emporte rien de cet endroit ... Rien? ... Rien, à part ma baguette et un objet que m'est précieux et symbolique. J'abandonne le reste et je laisse à ces sang-pur un petit cadeau d'adieu. Ils en feront une tête, quand ils découvrirons les feuilles qui seront éparpillées dans mon lit, les vêtement suspendus dans mon armoir ... Chacun trouvera son portrait.

Je suis peut-être une sang pur, mais cela ne signifie pas que j'aprouve la supperiorité des sang-purs par rapport aux autre sorciers. Je veux croire que tout n'est pas perdu et aller vers cette liberté qui me tend la main et me pousse à ouvrir des portes qui me sont interdites.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Lyssa7 » 21 nov. 2020 - 21:41

Titre : Le silence de ses sens
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : Image de 21h + trompette de la mort
Fandom : HP
Nombre de mots : 170 mots
Personnages : Padma Patil
Rating : Tout public
Un livre trône aux côtés d’une tasse de thé sur la table basse du salon, juste devant la cheminée. Il est dix-huit heures, et il règne un silence surprenant dans cette petite maison de campagne habitée par un couple de jeunes gens charmants. Dans l’air, il flotte une odeur qui évoque la cueillette des champignons et le bruit de leurs pas dans les feuilles mortes. Un parfum d’automne que vient parfois chasser le vent qui souffle dans les rideaux blancs. Les vitres tremblent soudainement et la maîtresse de maison fait son apparition.

Elle devait être dans la cuisine car elle essuie ses mains sur son tablier fleuri et, du bout des lèvres, on entend un air de chanson. Un refrain qu’elle connaît sûrement très bien. Un chant indien qui lui tapisse le coeur et embaume la pièce de ses lueurs, une ritournelle enchanteresse aux délices d’épices et d'enfance. Une ballade qui emplit le silence de la pièce d’une autre symphonie et pare le décor de Padma Patil de nouvelles couleurs.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Bellatrix1992 » 21 nov. 2020 - 21:42

Titre : Les trompettes de la mort
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : 21h les deux thèmes
Fandom : HP
Nombre de mots : 447
Personnages : Georges Weasley, Teressa Hergott
Rating : tout public
Dire que Teressa fut surprise lorsque Georges Weasley lui confia la planification pour Halloween était un euphémisme. Elle qui parlait à peine anglais et était nouvelle ? C’était forcément une blague !
Pourtant, quelque-chose dans l’expression du jeune commerçant lui disait qu’il y avait probablement une raison à tout cela, et que cette raison n’était pas rose.
- Ce sera ma manière de t’évaluer, dit-il. Présente-nous un projet sur lequel tu auras travaillé.

A cet instant, toute joie et toute décontraction avait disparu de sa personne et c’était sur un ton presque froid qu’il lui présentait la chose. Elle déglutit tout en acquiesçant et attendit le soir de se retrouver dans son studio pour évacuer la tension devant un bon café au lait.
Pourquoi cette idée lui faisait-elle si peur ? Elle connaissait Halloween pour l’avoir fêté de nombreuses fois à son école du Blocksberg, d’ailleurs dans toutes ses classes de Kleineschule et Grossschule, ses inventions pour l’occasion avaient toujours été très reconnue.

Teressa Hergott, la pitre et l’animatrice de service. Jamais un tel défi n’aurait du l’effrayer. Alors pourquoi se sentait-elle à présent liquéfiée sur place ?
A vrai dire, plusieurs raisons lui venaient à l’esprit : déjà elle détestait qu’on l’évalue, surtout si elle devait être la seule dans ce cas. Mais cela ne suffisait pas à expliquer sa soudaine appréhension.

Elle devait se l’avouer, c’était avant tout la manière de faire de Georges Weasley qui l’avait déstabilisée. Elle avait la très désagréable sensation qu’il s’était déchargé sur elle d’un truc qu’il n’avait pas envie de faire, et elle sentait en plus qu’il serait intraitable en cas d’échec.
Pourquoi ? C’était totalement paradoxal sachant qu’Halloween était probablement La saison de la farce chez les sorciers. Que se passait-il chez cet homme, propriétaire d’une telle boutique, pour qu’il néglige ou refile à des stagiaires une telle période ?
Elle était définitivement convaincue qu’il ne blaguait pas en lui confiant la chose. Elle pouvait le sentir : il n’avait tout simplement aucune envie de s’impliquer.

Mal-à-l’aise et triste, elle consulta sa montre. A l’heure qu’il était elle ne pouvait pas appeler Alix qui devait être en plein travail. Pourtant ses conseils auraient été plus que précieux à ce moment.

La mort dans l’âme, elle se pencha sur son cahier de travail, à la recherche d’un thème directeur comme les équipes du Supérieur en créaient chaque année à son école.

Mais pourquoi le seul thème qui lui venait à l’esprit était « Les trompettes de la mort » ? C’était véritablement étrange, comme si son esprit s’était accroché à cette idée et faisait malgré elle le lien avec son travail actuel.

Il fallait absolument qu’elle creuse la question.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Xuulu » 21 nov. 2020 - 21:42

Titre : Un drôle d'endroit
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : prompt de 21h (trompette de la mort)
Fandom : HP
Nombre de mots : 505
Personnages : Percy Weasley et Pénélope Deauclaire
Rating : TP
Percy suivit Pénélope dans le couloir sombre ; elle l’entraînait d’une main, souriant vers lui d’une manière qui faisait que son estomac semblait s’être mis au saut périlleux.

Elle s’arrêta devant une vieille porte à la peinture écaillée. Elle posa un doigt sur ses lèvres, vérifia que les deux côtés du couloir étaient vides, ouvrit rapidement la porte et poussa Percy à l’intérieur.

Une très étrange odeur lui chatouilla les narines : un mélange de poussière, d’humus… et de quelque chose d’autre qu’il ne parvenait pas à identifier.

Il semblait avoir fait irruption dans une très vieille bibliothèque, des rangées et des rangées d’étagères se succédaient jusqu’au plafond sur les quatre murs de la pièce. Le mur qui lui faisait face était percé d’une fenêtre, mais la faible lumière de la fin d’après-midi peinait à chasser les ombres et l’humidité. Il se tourna vers Pénélope en frissonnant. Elle ne semblait pas du tout gênée par l’atmosphère un peu lugubre de l’endroit : au contraire, ses yeux brillaient, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration légèrement accélérée. Percy était certain que ses oreilles étaient en train de rougir.

- Alors… Qu’est-ce que tu en penses ? lui demanda-t-elle d’un ton qui semblait vouloir être léger.

Percy se reprit. La question semblait être importante pour elle.

Il réussit à la quitter du regard pour observer plus attentivement autour de lui.

Les étagères supportaient des centaines, peut-être des milliers, de bocaux. Il y avait aussi des livres qui débordaient par piles, serrés les uns contre les autres, posés sur la couverture au lieu de la tranche.

Percy s’approcha des étagères. Les bocaux étaient étiquetés. Il lut : Marasmus oreades, Cantharellus cibarius, Amanita mellea, Suillus luteus, Tricholoma album… Cela faisait longtemps qu’il suivait des cours de latin à distance, grâce à l’excellent programme de l’Istituzione, l’école de magie milanaise où il avait un correspondant depuis quelques années. Pourtant, même traduits en anglais, ces noms ne lui disaient rien. Dans les bocaux, il décelait des formes noirâtres, recroquevillées, et se mit à trembler. Il croyait que les parents de Pénélope étaient moldus, il était impossible qu’ils détiennent une collection d’objets de magie noire…

Pénélope le regardait toujours, semblant attendre avidement un signe de sa part.

- Alors ?

- Euh… C’est… C’est très impressionnant…

Il désigna le bocal le plus proche de lui, étiqueté Craterellus cornucopioides, en essayant de prendre un ton dégagé :

- Qu’est-ce qu’il y a, dans celui-là ?

Pénélope prit un air ravi.

- Oh, je l’aime beaucoup, celui-là ! Il a un nom trompeur, la trompette de la mort ! Alors qu’on peut le manger ! C’est drôle, non ? L’amanite tue-mouche, elle, est toxique.

Percy eut l’impression qu’une lumière s’allumait dans son cerveau.

- Ce sont des champignons !

- Ben… Oui ? Tu pensais qu’on était où ? Je viens de te montrer l’incroyable mycothèque de mon grand-père. Il a la plus grande collection de champignons de tout le Royaume-Uni !

Une… mycothèque ? Les Moldus étaient décidément les personnes les plus déroutantes que Percy ait jamais connues.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par ninipraline » 21 nov. 2020 - 21:44

Titre : Panique au bungalow
Thème de 21 heure : écrit « trompette-de-la-mort » (ticket d'or de @Charliz) & image « la photo d’un salon dans la pénombre », Free-Photos / 9088 images sur pixabay
Fandom : Original
Nombre de mots : 109 mots
Personnages : OC
Rating : Tout public
NiniCrevette, suante et hirsute, s’activaient au-dessus du piano de cuisson, brassant l’air et le contenu des casseroles à grands coups de cuillères, retournant viandes et gaufrier au-dessus des flammes, ouvrant à grands coups de couteau légumes et moules, fourrant les premiers de hachis de trompette-de-la-mort et de girolles et les secondes de vinaigre aillé, disposant le tout dans des plats qui menaçaient de déborder de toutes parts.
Tapi entre le creux des coussins du canapé, tout au fond de la petite alcôve qui servait de salon d’hiver, PapéPoulpe, armé d’un épais livre d’histoire, prêt à défendre sa vie, comptait les jours qui le séparaient de la fin des fêtes.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Eanna » 21 nov. 2020 - 21:53

Titre : Errance en silence
Thème de 21 heures : Trompette-de-la-mort
Fandom : HP
Nombre de mots : 565 mots
Personnages : Fred Weasley
Rating : Tout public
Le silence. C’est la première chose que remarque Fred lorsqu’il reprend conscience. Aussi loin qu’il se souvienne, il ne l’a jamais vraiment connu. Les cris d’enfants à la maison, les explosions de leurs inventions à George et lui, les soupirs exaspérés de leur mère. Et puis à Poudlard, le mot « silence » n’existe pas. Même dans un couloir désert, il y a toujours un tableau pour vous faire la morale, pour vous faire remarquer que minuit n’est pas une heure pour se balader dans le château avec une carte à la main…

Fred n’a jamais aimé le silence d’ailleurs, il a toujours fui la bibliothèque, et fixait désespérément l’horloge de la classe lors des examens. Il écoutait le grattement des plumes sur le parchemin, le tintement délicat que produisait leur rencontre avec le verre de l’encrier.

Lentement, il se lève. C’est très étrange, il se sent si léger… Il se souvient d’une douleur vive, d’un cri, mais d’où cela lui vient-il ? Où était-il quelques minutes plus tôt ? Pourquoi n’a-t-il plus mal ? Il lui semble saisir quelques bribes de souvenirs mais dès qu’il essaie de s’y raccrocher elles lui échappent comme de la fumée. Comme un rêve dont on essaie de se rappeler au réveil mais qui semble prendre un malin plaisir à s’estomper.

Ce qui l’entoure est indéfinissable. C’est impalpable, comme irréel, pourtant il ne tombe pas. C’est donc qu’il doit bien marcher sur quelque chose. Pas d’odeur, pas de mouvement. Et ce silence, bon sang.

— Il y a quelqu’un ?

Rien ne lui répond, pas même un écho. Sur quoi le son pourrait-il rebondir, de toute façon ? Il n’y a rien.

Alors Fred se met à marcher, droit devant lui. Il va bien finir par trouver quelque chose, il ne peut pas y avoir que du vide. Pourtant, à mesure qu’il avance, force est de constater que rien ne change. Rien ne semble exister, à part lui. Comme un non-être…

Cette pensée faire ressurgir un souvenir, de manière fulgurante. Il se revoit, âgé de 15 ans, dissimulé non loin de la tour des Serdaigle, George à ses côtés. Il revoit Percy, et se trouve brutalement envahi d’une immense tristesse à cette pensée, sans comprendre pourquoi. Son frère aîné est en compagnie d’une jeune fille, et Fred ne parvient pas à se rappeler de son nom. La scène est floue, mais une phrase résonne dans sa mémoire, elle vient de l’aigle qui surplombe la porte de la salle commune.

« Où vont les objets perdus ? »

Le nom de la fille lui est inconnu, mais sa voix lui revient, claire comme de l’eau de roche, et la réponse qu’elle donne à l’aigle. « Dans le non-être. »

Le non-être. Il regarde autour de lui. Dans ce monde étrange où il déambule sans ressentir ni faim ni fatigue, il n’y a que lui. Et « lui », qu’est-ce que cela veut dire ? Est-il réellement là ? Pourquoi se sent-il si léger, si vide ? Comme s’il n’existait plus, comme s’il s’effaçait… comme s’il n’était plus.

Alors Fred comprend. La vérité le frappe de plein fouet. Il sait pourquoi il est là.

L’objet perdu, c’est lui.

Et ce silence si pesant, si lourd et envahissant. Ce cri silencieux dans l’infini, ce voile qui tombe dans un fracas assourdissant, et pourtant sans un bruit.

Ce sont les trompettes de la mort.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Alrescha
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Alrescha » 21 nov. 2020 - 21:57

Titre : Avant le dîner
Thème de 21 heures : image
Fandom : /
Nombre de mots : 125 mots
Personnages : Joël et Alexia Duval
Rating : Tout public

Alexia redescendit vers 18h50. Son père finissait le rangement de ses livres. L’un d’eux était posé sur la table basse à côté d’un mug de café.
-Tu es prête ? lui demanda-t-il.
-Oui, dit-elle en soupirant.
Il la regarda sans rien dire, il n’avait pas besoin de parler ; Alexia savait qu’il désapprouvait ses vêtements noirs qui « ne la mettaient pas en valeur ». La jeune femme s’en fichait pas mal. Elle n’avait pas demandé à être ici ni à être invité chez des inconnus.
-Oh la, va falloir qu’on y aille, fit son père en regardant sa montre.
Il posa le dernier livre, mit ses sandales en cuir tandis qu’Alexia enfilait ses nu-pieds puis ils traversèrent la rue, laissant le salon en désordre.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Charliz » 21 nov. 2020 - 21:57

Titre : /
Thème de 21 heures : Le mot et l'image
Fandom : /
Nombre de mots : 270 mots
Personnages : /
Rating : Tout public
Marie avait posé ses pieds sur le bord de la table basse et tapotait des orteils au rythme d’une musique qu’elle ne connaissait pas. Sirotant son café viennois dont elle avait dévoré la chantilly, un gros livre sur le droit constitutionnel posé sur les genoux… Elle n’en comprenait pas un mot mais qu’importe. C’était un bouquin qui sentait bon le gros bouquin, le genre qui ne dort toute sa vie dans une bibliothèque de quelqu’un qui travaille trop pour prendre le temps de lire.

Dans la cuisine, la blanquette finissait doucement sa cuisson. Marie y avait ajouté des trompettes de la mort quelques minutes plus tôt, celles qu’elle avait trouvé sur le marché un peu avant midi. L’odeur se répandait dans le petit appartement et elle soupira d’aise.

Elle était bien. Trop, trop bien.

La serrure cliqueta. Pierre pénétra dans l’appartement en baragouinant un bonjour, l’air fatigué par ce travail minable qu’il devait quitter depuis des années.

Marie reposa son livre sur la table basse pour aller mettre la table et le son de la couverture se heurtant contre le bois mélaminé lui procura un frisson. Le bien-être l’avait alors quitté, et ce n’était pas la première fois. Le voir tous les soirs, toutes les nuits…

L’odeur des trompettes qui imprégnait à présent les rideaux changea de sens. Il détestait les champignons et ne manquerait pas de lui faire remarquer, comme toujours, sans jamais prendre la peine de s’impliquer et de faire, comme pour tout.

Partir. Elle devait partir.

Marie retourna sans un mot remuer sa blanquette, le poids qui lestait ses chevilles gisant sur le tapis duveteux du salon.
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Bevy » 21 nov. 2020 - 21:59

Titre : Discussion matinale
Thème et heure : second thème ( 22h à 23h) IMAGE
Fandom : Château d’ambre ( Webtoon français, Art of K)
Nombre de mots : 518
Personnages : Tara Murphy, Arthur Quinn
Rating : tout public

« Murphy, tu n’as pas un lit pour dormir ?
-Il est qu’elle heure … marmonne Tara Murphy d’une voie ensommeillée en se redressant sur le douillet canapé où elle a passé la nuit.
-Même pas sept heures »

Eté pour pas, les matinées restent fraiches à Silverhill. Le climat anglais n’avait pas que des avantages, en fin de compte. Se frictionnant les bras, elle jette à coup d’œil à son colocataire imprévu. Lui semble parfaitement réveillé, douché et habillé. Au moins, ce matin-là, il lui épargne les dernières gouttelettes de sa douche. L’esprit trop embrumé pour répliquer quelque chose de plus intelligent et audible, elle ne proteste pas quand l’inspecteur qui s’est auto-chargé de la sécurité du domaine d’Ambre s’installe à ses côtés.

Chercher à comprendre les humeurs d’Arthur Quinn nécessite d’avoir l’esprit clair et d’être bien accroché car elle ne sait jamais s’il va l’envoyer paitre ou lui répondre avec la platitude qu’elle lui connait.

Enfin, si on peut prétendre connaitre quelqu’un au bout de même pas quatre jours. Et encore moins les énergumènes de son espèce, aussi impassible qu’imprévisible. Rester à savoir si ce matin, Quinn serait ou pas une plaie.

« Je répète ma question : tu as passé la nuit-là ?
-Je ne lis jamais dans mon lit, explique Tara en désignant le livre posé sur la table basse. D’ordinaire, je ne m’endors pas sur mon canapé. Le mien est beaucoup moins confortable.
-Techniquement, tout ce qui est ici t’appartient.
-Tout le monde n’a pas l’air de ton avis. Il reste du café ?
-Je ne crois pas. Jones m’a demandé de passer au commissariat, je ne sais pas pour combien de temps j’en ait.
-Je dois venir aussi j’imagine ? »

A présent debout, Tara se sent plus réveillée, même si la perspective d’un nouveau tête à tête avec Benson ne l’enchante guère.

« Ça n’a rien à voir avec le cambriolage. Toutes les affaires de Silverhill ne tournent pas qu’autour du Château.
-Vu comment il a essayé de nous cuisiner hier, ça aurait pu être le cas.
-Si ce cher inspecteur Benson avait voulu te cuisiner, il n’aurait eu aucun mal à te faire cracher le morceau pour la clef. »

Définitivement, Quinn avait choisi l’option « plaie de service » ce matin. Encore une fois, elle avait plus l’impression de subir un interrogatoire que d’avoir une discussion cordiale avec lui.

« Quinn, il est un peu tôt pour me casser les pieds. J’ai mal dormi et je n’ai pas eu ma dose de café.
-Prend le mien, je ne l’ai pas touché. J’en prendrais un chez Rayne. »

Arthur Quinn, inspecteur de son état, ne lui laisse pas le temps d’accepter ou de refuser. Le précieux breuvage prend place près du roman qu’elle a entamé la veille et sur lequel elle s’est endormie.

« Merci pour le café Quinn.
-A plus tard Murphy. »

Quinn quitte la pièce et Tara peut le voir rejoindre sa voiture des grandes fenêtres de la bibliothèque. Quand elle goûte le café, elle l’avale avec peine et reconnaissance.
Evidemment, il ne l’a pas sucré
!
Dernière modification par Bevy le 21 nov. 2020 - 22:01, modifié 1 fois.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Roxane-James » 21 nov. 2020 - 22:00

Titre : James et Scorpius, vacances
Thème de 21 heures : Le mot et l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 693
Personnages : Scorpius Malefoy / James S. Potter
Rating : Tout public
— Craterellus cornucopioides.
— Pardon ?

James abaissa le journal derrière lequel il se cachait depuis près d’un quart d’heure et concentra son attention sur lui en fronçant les sourcils. Scorpius ravala un sourire et tapota les branches de ses lunettes pour reprendre contenance. Le regard de James provoquait toujours ce drôle d’effet sur lui, un mélange d’embarras et de fébrilité qu’il s’efforçait en vain de chasser. La plupart du temps, il ne le soutenait pas plus de quelques secondes. Cet après-midi, pourtant, il y répondit par un sourire. Il se sentait serein. A l’aise, dans le vieux pull de laine rouille que la grand-mère de James lui avait tricoté pour Noël et qui portait encore son initiale, un grand « J » doré qui brillait dans la pénombre du salon. C’était peut-être le fait d’être encerclé par son odeur – Scorpius n’avait même pas besoin de fermer les yeux pour que le parfum boisé de James chatouille ses sens, il baignait littéralement dedans – ou alors le bruit de la pluie qui tombait doucement derrière les grandes fenêtres du Terrier. A moins que ce ne fut la conséquence d’une semaine de vacances passées auprès de la famille Weasley. Bien sûr, ce n’était pas une première. En plus de dix ans, Albus avait invité Scorpius plus de fois qu’il n’y avait de secondes en une journée. Mais aujourd’hui, c’était différent. Scorpius ne passait pas son après-midi avec son meilleur ami. Il n’assistait pas Molly à la cuisine. Il ne se réfugiait pas dans la chambre de Rose pour discuter de ses dernières lectures. Non, aujourd’hui il était en tête-à-tête avec James. Seul. Au Terrier.

— Craterellus cornucopioides, répéta-t-il lentement en étirant ses jambes à la manière d’un chat.
— J’avais entendu la première fois, dit James. Mais je ne comprends pas…
— C’est le nom scientifique des trompettes de la mort, l’interrompit Scorpius en arquant les sourcils.

James se gratta la nuque et plia méticuleusement son journal avant de le balancer sur la table basse d’un revers du poignet. James tout craché.

— Tu veux parler des champignons ? demanda James.
— Oui. Exactement. Les champignons.

Un léger sourire fleurit sur les lèvres de James. Cette fois, Scorpius ne put masquer le sien. C’était peut-être stupide, mais chaque fois que le jeune homme souriait, Scorpius sentait ses lèvres s’étirer malgré lui.

— Ça te dit ? D’aller en cueillir, dehors ? lança-t-il en jetant un coup d’œil à la fenêtre. J’en ai repéré pas mal près du bois, de l’autre côté de la maison des Lovegood. Je me suis dit que ce serait sympa, ajouta-t-il devant le silence de James. Tu sais ? Avant qu’on retourne travailler.

James hocha la tête, mais c’était un geste qui ne signifiait rien. Il jeta un coup d’œil à sa tasse de thé qui traînait sur la table basse, près du livre que Scorpius avait emporté dans la ferme intention de lire mais n’avait jamais ouvert. The Haunting of Hill House de Shirley Jackson. L’un des rares romans que James lui avait chaudement recommandés. Scorpius se demandait si c’était parce que l’histoire avait un rapport avec des fantômes (et donc avec leur profession) ou s’il le lui avait simplement offert pour qu’il ne le dérange pas pendant qu’il feuilletait La Gazette du Sorcier.

— Pourquoi pas ? déclara James.
— C’est vrai ?
— Le dernier article de Skeeter sur notre mission dans les Cotswolds est un cauchemar. Cette garce a décrété que c’était de notre faute si le Manoir Jerkins avait explosé. Elle n’a jamais eu affaire à une horde de furies spectrales, visiblement... Bref, j’ai besoin d’une promenade.
— Cool.

James cligna des yeux et passa une main dans ses cheveux. Scorpius ne parvenait pas à déterminer si ce geste l’irritait ou l’attendrissait. Un peu des deux, sans doute.

— C’est mon pull ? demanda-t-il en désignant le pull-over que Scorpius portait.
— Ta mère me l’a passé ce matin. Elle a dit que tu ne t’en servais plus. Heu… ça te gêne ? ajouta-t-il en rougissant.
— Non. Ça te va bien, dit James avec un sourire suave. J’aime assez l’idée de mon nom sur ta poitrine.

Et il s’en alla chercher les bottes pour leur petite excursion dans la forêt.
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par MaPlumeAPapote » 21 nov. 2020 - 22:00

Titre : Tromper son monde
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : Trompette-de-la-mort (21h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 837
Personnages : Regulus Black
Rating : tout public
Octobre 1976


Le froid s’était abattu sur l’Angleterre en cette fin novembre, dissuadant les londoniens de sortir de leur maison et de se balader dans les rues de la capitale. Tous n’avaient cependant pas le luxe de rester enfermer au chaud chez lui. Regulus resserra sa cape sur ses épaules et suivit la procession de sa famille jusqu’à l’entrée du cimetière.

La longue pente qui montait jusqu’à la butte où le caveau familial se trouvait lui sembla un mont infranchissable. Son pas ralentis et il se laissa doubler par ses cousins pour se retrouver bon dernier. Il aurait dû se trouver à Poudlard, dans sa salle commune à tenter de terminer un énième devoir ou à écouter Rosier refaire le monde. Au lieu de ça, il devait subir la mauvaise humeur de sa mère et le silence pénétrant de son père. La seule personne qui pouvait lui tenir un minimum compagnie n’était pas là. Il n’avait pas souhaité se déplacer. Sans doute pour ne pas croiser les autres et avoir à justifier son action de l’été. Sa fuite.

Regulus n’avait toujours pas digéré.

Il dut accélérer le pas lorsqu’il se rendit compte que tout le monde était arrivé au sommet et se massait autour du corbillard. Il se glissa silencieusement derrière sa mère et n’eut pas de mal à apercevoir l’homme faire sortir le cercueil. D’un bois clair, il captait la lumière alentour et brillait fièrement. Comme un dernier au revoir.

D’un coup de baguette, l’homme ouvrit la grille qui menait au caveau familial et s’avança, le cercueil le suivant en flottant dans l’air. Dans sa suite, les membres présents de la famille rentrèrent à leur tour dans un silence de plomb. Les chuchotements qui avaient pu jaillir lors de leur avancée s’étaient totalement tus alors qu’ils pénétraient dans ce lieu sacré où leurs ancêtres reposaient. En entrant, Regulus porta automatiquement ses yeux aux plaques de marbre dont les noms étincelaient.

- Voici le moment venu de transmettre vos dernières pensées au défunt, annonça l’homme qui menait la danse.

Personne ne réagit. Aucun hoquet de tristesse ne fit trembler les épaules. Aucune larme de glissa sur les joues pales. Ils semblaient tous ici par obligation, non peinés par la disparition soudaine de cet oncle, ce frère, ce fils. Alphard n’était pas la personne la plus aimée de la famille. Il était même qualifié d’insignifiant. Mais il avait réussi à réunir dans son dernier salut plus de monde qu’il ne l’aurait sans doute pensé.

Regulus ne retint pas le sourire qui étira le coin de ses lèvres. Son oncle allait lui manquer oui. Il ne le pleurerait pas mais n’oublierait jamais la douleur qu’il avait ressenti au fond de sa poitrine lorsqu’il avait appris sa mort. Ce n’était pas un homme méchant et mauvais. Contrairement à beaucoup des Black, il avait réussi à vivre sa vie tranquillement. Regulus l’avait envié. Mais était-ce enviable de mourir seul, sans avoir pu fonder de famille et entouré de membres de sa famille qui le méprisaient et qu’il méprisait sans doute ?

Le sourire de Regulus se fana et comme tous les autres il resta silencieux et immobile lorsque le cercueil fut encastré dans l’emplacement qui lui avait été réservé. Un panneau de marbre fut placardé sur le trou béant et la gravure apparut d’un nouveau coup de baguette magique.

Alphard Black.
1930 – 1976


Regulus sentit sa gorge se serrer. Une fois que tout fut terminé, il sortit sans demander son reste et retrouva l’air libre avec un certain soulagement. Une brise fraiche lui caressa la peau, s’engouffrant dans son col et lui arrachant un frisson bienvenu. Il était vivant. Il respirait. Son cœur battait dans sa poitrine.

Ses pas le portèrent rapidement vers la sortie alors que les membres de sa famille se rassemblaient et que sa mère remerciait l’homme de cérémonie avec une liasse de billets verts. Il ne supportait plus de voir cela. Cette froideur et cette indifférence. Mais ce besoin de paraître mieux que les autres.

En arrivant à l’entrée du cimetière, Regulus se dit qu’il finirait sûrement comme son oncle. Néanmoins, il avait encore plusieurs années devant lui. Peut-être réussirait-il là ou son oncle avait échoué. Et si ce n’était pas le cas, alors il reposerait à ses côtés dans le tombeau familial. Cet endroit glacial où tous les Black étaient réunis dans un souvenir commun et dans ce silence de plomb.

Regulus sourit. Puis ses yeux se posèrent sur le sol. L’air froid commençait à faire disparaître les beautés naturelles de l’automne. Les fleurs se fanaient et les arbres avaient perdu leurs feuilles. Mais au milieu de tout cela, il repéra une trompette-de-la-mort. Un champignon élégant qui avait pour habitude les températures plus hivernales et qui se multipliaient à cette période. Le jeune Black se pencha pour le cueillir et le porta à ses yeux.

Trompette-de-la-mort. Une étiquette qui pouvait dissuader les ignorants mais qui cachaient en réalité une très bonne saveur. Alphard n’avait pas trompé son monde mais Regulus se donna le pari d’y arriver.

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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Alena Aeterna » 21 nov. 2020 - 22:04

Titre : /
Thème : Image de 21h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 238
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC), Irène (OC)
Rating : Tout public
Les premières neiges de l’hiver venaient de recouvrir les rues de Londres, blanchissant le paysage et rafraichissant l’atmosphère. Accoudée à la fenêtre du salon, Daisy observait les flocons avec mélancolie, gardant ce souvenir douloureux des jeux en famille avant le traditionnel chocolat chaud aux épices magiques que lui préparait son père. Elle revoyait les bonshommes de neige aux cous entourés par des écharpes aux couleurs de Serdaigle, les sourires ensorcelés qui s’étiraient parfois en grimaces en fonction de la température ambiante, les branches qui servaient de bras et qui s’agitaient pour saluer tous ceux qui leur rendaient visite. Depuis la mort de son père, Daisy avait laissé le jardin vierge de toute créature enchantée, incapable d’en supporter la vision sans songer à cet homme qui avait toujours été là pour elle.

« Déjà debout ? murmura une voix ensommeillée. »

Un sourire étira les lèvres de la plus jeune alors que des bras entouraient sa taille et qu’une tête se posait sur son épaule. La chaleur qu’Irène dégageait donnait envie à Daisy de retourner au lit et de quitter ce froid qui glaçait son cœur.

« Je suis désolée de t’avoir réveillée, souffla la brune en se détournant de la vitre. »

Elle accepta le baiser de sa compagne et le lui rendit avec un nouvel enthousiasme. Son regard s’attarda sur sa tasse fumante qui l’attendait sur la table basse mais les bras d’Irène étaient bien plus attirants.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Carminny » 21 nov. 2020 - 22:05

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : image 21h
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots : 261
Personnages : Ann, Wisteria et Valerian Roberts (OCs), Severus Rogue
Rating : /
Ann Roberts était assise dans cette pièce qu’elle connaissait si bien. Les canapés bruns et beiges, la table basse probablement bien rangée à part le livre qu’elle venait d’y poser ainsi que le cahier d’exercices que Wisteria avait ramené de son école primaire et le mug de café que Severus avait vidé quelques instants plus tôt avant de prendre en main le livre de dictée. C’était confortable dans le petit salon pendant que la pluie tapait contre les fenêtres et que le feu crépitait dans la cheminée.
– Les dauphins sautaient par-dessus les vagues, lu lentement Severus.
La plume de Wisteria gratta sur le papier au fil des mots de sa dictée. Elle prenait au sérieux les cours qu’elle suivait à l’école primaire moldue du village. Ann n’avait pas été convaincue que ce serait bénéfique pour elle d’y aller mais sa fille avait insisté et son père avait accepté. Après tout, cela l’occupait pendant que personne n’était au manoir et au final cela lui faisait du bien de se confronter à d’autres enfants au lieu de rester seule avec des elfes de maison.
– Je pense qu’on devrait changer les rideaux, commenta Lord Roberts en faisant bouger les pages de son journal.
Ann haussa les épaules. Si ça se trouvait les canapés avaient déjà changé de couleur et n’étaient même plus bruns. Alors les rideaux, que son père voulait changer au moins quatre fois par an, elle s’en fichait terriblement.
– J’en voudrais avec des dauphins, déclara Wisteria avec le grand sourire naïf de son père qu’Ann imaginait qu’elle avait. Ou avec des licornes.
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Wapa » 21 nov. 2020 - 22:07

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : écrit trompette de la mort + image
Fandom : HP
Nombre de mots : 398
Personnages : /
Rating : TP

(...)

D’ailleurs son fils venait de s’endormir à peine son repas englouti ce qui ne lui arrivait quasiment jamais. Dans son parc à barreaux, il ronflait paisiblement, une bulle de lait au coin des lèvres. En général, son Dudlinouchet adoré débordait d’énergie dès le réveil et elle n’avait pas une minute à elle. Elle nettoyait, cuisinait, repassait, se promenait avec la poussette ou emmenait le bambin au parc. Seulement aujourd’hui, la vie semblait s’excuser des frayeurs de la matinée en lui offrant une parenthèse bienvenue. Sa cuisine brillait. Son fils dormait. Son mari feuilletait le Times confortablement installé sur le canapé. Et même si les informations avaient évoquées des évènements saugrenus la veille - des pluies d’étoiles filantes sur tout le pays, des hiboux qui volent en plein jour - leur quotidien restait aussi ordinaire qu’habituellement. Elle pouvait donc s’accorder un répit sans une once de culpabilité. Cela allait lui permettre de réfléchir au menu pour accueillir les Taylor la semaine prochaine. Elle avait déjà repéré une sauce aux trompettes de la mort prometteuse dans son volumineux livre de cuisine mais elle devait encore approfondir la recette. Lors de leur dernière invitation, Miranda avait mis les petits plats dans les grands et il était hors de question d’être en deçà de sa prestation. Maintenant que c’était à leur tour de les recevoir, elle ne souhaitait rien laisser au hasard. Il s’agissait de les épater. Leur en mettre plein la vue. Briller de mille feux. Elle s’en faisait un devoir. L’excellence ou rien aurait pu être sa devise si elle en avait eu une, seulement les mots ne l’intéressaient pas, Pétunia était une femme d’action.

Saisissant une tasse en porcelaine fleurie, elle versa son thé noir et ajouta un nuage de lait. Elle s’apprêtait à rejoindre Vernon dans le salon lorsque son regard de lynx se posa sur une bouteille vide. Agacée par cet affront à sa méticulosité, elle s’en empara dans le but d’exiler la malheureuse hors de ses murs. Ouvrant la porte, Mme Dursley - pourtant déterminée - n’alla pas jusqu’au bout de son projet. En poussant un cri, elle lâcha l’objet qui explosa sur le sol dans un bruit sourd.

Et pour cause...

Sur le palier du 4, Privet Drive se trouvait un bébé dans un tas de couvertures.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Bellatrix1992 » 21 nov. 2020 - 22:25

Titre : Spleen
Thème et heure (écrit et/ou image et/ou citation et/ou musique) : 22h les deux
Fandom : HP
Nombre de mots :336
Personnages : Rabastan Lestrange
Rating : tout public
La mer, le froid, le bruit des vagues… A perte de vue et pour l’éternité si l’on en croyait le verdict rendu après leur crime. Pour toujours ce sentiment de vide et de noirceur également.
Déjà Barty Junior avait passé l’arme à gauche et c’était tant mieux pensait honnêtement Rabastan. Ce taré ne leur avait apporté que des ennuis avec sa fougue sanguinaire et sa cruauté inutile, rien qu’un fils à papa complètement désaxé.
Maintenant qu’il savait qu’ils ne sortiraient jamais d’ici, même pas les pieds devant puisque les détraqueurs les enterreraient comme Barty Junior, dans la cour de la prison, Rabastan aurait bien voulu être enfermé avec son frère et sa belle-sœur, au moins de quoi combler un peu leur solitude et surtout pour ne pas subir de plein fouet les attaques des détraqueurs. Mais à part ce sentiment de manque, il se sentait mort de l’intérieur, un véritable cadavre vivant sans envies ni but.
De temps en temps pourtant, quand la lumière du jour était si forte que les détraqueurs perdaient un peu de terrain, il avait assez de forces pour penser à Ignacius. Au moins lui n’avait pas chuté avec lui même si ce taré de Barty l’aurait bien voulu. Après tout, il était totalement innocent dans cette affaire et n’avait fauté qu’en entravant les aurors, une manœuvre vaine puisqu’ils avaient été arrêtés, jugés en emprisonnés.
Pourtant, Rabastan continuait à avoir honte et ce n’était pas uniquement à cause du danger que lui et les autres avaient fait courir à son ami. Il se sentait mal pour la simple et bonne raison qu’il savait qu’Ignacius n’aurait jamais approuvé leur acte : torturer un couple simplement pour des informations qui, il en était sûr à présent, n’étaient pas en leur possession.
Rabastan avait envie de pleurer : il savait qu’il avait perdu à jamais Ignacius, pas à cause de cette sordide prison, mais parce que ses crimes avaient été étalés au vu et au su de tous.
Cependant, à Azkaban, même pleurer était impossible.
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par Lsky » 21 nov. 2020 - 22:26

Titre : Huan
Thème et heure : 22h le thème spleen et l’image prison
Fandom : Avatar le dernier maître de l’air et la légende de Korra
Nombre de mots : 290
Personnages : Huan
Rating : /
Huan was in a little village of the Earth Kingdom for weeks. He was just beginning to used to this strange wolrd. He was born and raise in Zaofu, an autonomous city, a very important city. The first and the only one dedicated to the metal bending.
It was located in the Earth Kingdom as this little town, but everything was diffrent, he has realised that the village were he was hosted didn’t know metal bending. Where he currently was seemed to be stucked in the past.

He easely understood this world because he had a great education so he knew the history of his country. Wherease he « has the Spleen », not « the spleen » as the organ. But the « Spleen » as Baudelaire used it in the XIXth century. The Spleen meant a deep melancholia. Indeed, Huan was really melancholic about his family, about the world and the customs he knew. He was used to live in a powerful family in a really modern city. Now, he helped farmers to work in the fields and he found it really difficult because he was essancially used to use his powers to control metal and to create artwork. Working in the fields was so different to construct abstract sculptures !

Hoppefully, he found landscapes very poetics and inspirating. But he was hidding his metal bending, he didn’t want to draw attention even more. His hair, green dyed was enought an object of curiosity and farmers asked him a lot of questions about it. He really felt himslef as a prisonner of this new space-time.

Huan was currently working in te field when one of his host came to him and said with fright :

« Go hidding yourself in the house ! Nation Fire’s soldiers arrive ! »
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ninipraline
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 610
Inscription : 26 juin 2015 - 08:14

Re: [Textes] Nuit du 21 novembre 2020

Message par ninipraline » 21 nov. 2020 - 22:28

Titre : Les malheurs de Nougatine
Thème 22 heures : écrit spleen
Fandom : Original
Nombre de mots : 220 mots
Personnages : OC
Rating : Tout public
Trente neuf. Trente neuf gros nuages sombres, fumeux, menaçants venaient de passer au-dessus de son toit. Nougatine, allongée sur le dos et sur le toit terrasse, laissait le vent malmener ses cheveux. Ils dessinaient des flammes rouges et fillasses sur le fond métallique du ciel. Depuis combien de temps était-elle montée sur le toit ? Quelqu’un s’était-il rendu compte de son absence dans la salle où était réunie toute la sainte famille ? En tout cas, aucun cri ne montait des entrailles de la maison et personne n’était montée la trouver. Ils étaient sans doute trop occupés à se gaver de crêmes et de vins pour simplement se rendre compte qu’ils n’étaient pas seuls. C’était pitoyable. Personne n’avait remarqué sa mine tristounette. Elle soupira longuement de sa longue pénitence. Vivre au milieu de personne superficielle et égocentrique alors qu’elle était la personne la plus romantique et la plus malheureuse de la terre. Elle avait dû faire des choses horribles dans ses vies antérieures. Une larme s’échappa de son œil pour aller se perdre sur sa joue. Nougatine s’étonna de pouvoir encore pleurer, elle qui était morte à l’intérieur… Berlingot voulait faire une pause. Son Berlingot, à elle, avait rencontré une autre qu’elle. Les éclats de son cœurs brisés filèrent tels du sable entre ses côtes. Nougatine était la plus malheureuse.
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