[Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Berserkr » 17 oct. 2020 - 22:52

Titre : La prochaine
Thème et heure (écrit ) : Contrainte Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 720 mots
Personnages : Baba Yaga, Kirsi ( OC)
Rating : Tout public
La vieille femme observa sa petite protégée avec bienveillance. L’adolescente rousse légèrement transparente, qui il y a peu de temps encore était une fillette haute comme trois pommes, venait d’entrer dans le monde des esprits sans son aide cette fois. Nul doute n’était permis cette fois, la petite finlandaise deviendrait la prochaine Baba à sa mort. L’aînée observa leurs enveloppe allongées dans le salon, la petite allait bien, et son propre corps aussi. Oui c’était encore mieux que prévu. Ce genre de transcendance n’était jamais sans danger. Mais elle était Baba Yaga et Kirsi prendrait la relève avec aisance, elle n’en doutait pas un seul instant.

Car, au-delà des légendes, moldues comme sorcière, Baba Yaga avait toujours existé. Chaque Baba Yaga avait le devoir de trouver et de veiller sur sa prochaine descendante. Ainsi elle seule pouvait déterminer qui serait la gardienne suivante. Et celle-ci protégerait la forêt contre toute menace. Comme il en avait toujours été.

Elle avait récupéré la petite dans un village en état de ruine avancée situé près d’Helsinki, en 1940. Les moldus étaient alors en pleine guerre. Une guerre violente, et destructrice. La même chose se passait côté sorcier avec ce Grindelwald. En bref la mort était partout, et ça n’arrangeait pas les affaires de Baba. La mort de sa future protégée était un élément à prendre en compte. Le destin pouvait être une enflure quand il le voulait, et certaines Baba Yaga avaient perdu leurs héritières par le passé, ce qui les obligeaient à passer le flambeau d’une façon différente.

Elle avait trouvé Kirsi dans les décombres de sa minuscule maison. La fillette s’était protégée des bombardement avec un bouclier, qui durait alors depuis au moins deux jours. Un acte de magie involontaire mais diablement efficace et qui témoignait de la puissance de la sorcière en herbe. Ses parents par contre, y étaient passés. D’un coté, cela avait fortement arrangé ses affaires, on ne pouvait pas vraiment l’accuser d’enlever les enfants comme ses aînées.

Et puis la petite échappait à cette horrible endroit qu’était Drumstrang.

Elle avait pris soin de Kirsi au mieux, même si la fillette se révéla d’abord méfiante. Sang-mêlée, Kirsi était au courant de beaucoup de choses sur le monde de la magie, ce qui facilita une nouvelle fois grandement les affaire de la vieille dame. La ramener à sa forêt fut compliqué, mais la petite était courageuse de nature. Et elle l’avait montrée à de nombreuse reprises par la suite.

Son entraînement commença rapidement, même si Baba Yaga l’avait d’abord laissé s’adapter à sa nouvelle vie. Elle s’était montrée très claire sur le futur rôle de la fillette, qui l’accepta avec une pointe d’impatience. Baba Yaga lui fabriqua aussi une baguette magique sur mesure et lui apprit à manipuler son chaudron volant qui était un moyen de transport plus qu’efficace.

Mais ses premières prouesses furent clairement sa maîtrise des enchantements, mais aussi de la magie noire. Bien que Baba avait été très claire sur le dernier recours que représentait son utilisation. Les Baba Yaga n’étaient pas des mages noires, n’en déplaisent aux légendes et autres commérages. Elles devaient seulement protéger la forêt.

Ainsi à maintenant quatorze ans, sa protégée avait la maîtrise magique et les connaissances de n’importe quelle sorcière fraîchement diplômée. Et sa formation était loin d’être finie. Son potentiel semblait illimité et Baba Yaga devait souvent freiner sa fougue et sa soif de connaissance. Même si certains domaines restaient encore très difficile à appréhender pour Kirsi.

- Comment te sens-tu, ma belette ?

- Ça va, grand-mère. Je suis heureuse d’y être enfin arrivée.

- Il n’y a que toi qui en doutait, assura la vieille dame. Tu veux encore que je te guide par la main pour notre petite promenade ou tu penses pouvoir y arriver seule ?

- Ça devrait aller. Du moment qu’on ne tombe pas sur un mauvais esprit comme l’autre fois.

- Tu sais comment retourner dans ton corps, à partir de là, tu ne crains pas grand-chose. Mais reste vigilante malgré tout.

La jeune fille lui répondit avec un petit rictus, ce qui déplut à Baba Yaga. Cette gamine était parfois beaucoup trop sûre de ces capacités.

- Mais pas d’excès de confiance, cette fois, la réprimanda-t-elle . Je n’ai pas besoin de te rappeler l’état dans lequel a fini le cellier, l’autre fois.

-Mais je maîtrise mal les sorts de feu, j’y peux rien. Et promis juré, je fais attention!
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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Violety » 17 oct. 2020 - 22:57

Titre : Premier rendez-vous
Thème et heure : 23 heures, défi stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 398 mots
Personnages : Sirius Black, Lily Evans, James Potter
Rating : Tout public
James était en avance à leur lieu de rendez-vous, dans un couloir non loin de l’entrée de l’école. Ce n’était pas dans son habitude d’être à l’heure, encore moins en avance, et Sirius et Lily le savaient. Mais il s’était réveillé plus tôt que d’habitude, ce samedi, et il était descendu manger sans attendre ses camarades. Il ne voulait pas petit-déjeuner avec Sirius, comme ils le faisaient quasiment tous les jours depuis la rentrée de première année. Il avait besoin d’être un peu seul avant leur date, comme pour marquer une différence entre le quotidien et cette occasion particulière. Perdu dans ses pensées, James n’entendit les voix des deux personnes qui occupaient son esprit qu’au dernier moment. Lily et Sirius avançaient tranquillement vers lui depuis l’autre bout du couloir, bavardant doucement.

Lily rit à ce que venait de dire Sirius, et celui-ci laissa un sourire de satisfaction s’épanouir sur son visage. Il releva les yeux vers James, qui les attendait déjà au point de rendez-vous. Pour la deuxième fois de la matinée, il sentit son cœur rater un battement. Il n’avait pas encore vu James, ce jour-là, mais son ami – son petit-ami ? - était particulièrement charmant. Il portait un pull gris à la mode moldue qui semblait très doux, ses cheveux étaient plus que jamais en bataille, et ses joues étaient légèrement rosies. Sirius sentit une douce chaleur envahir son visage, et réalisa qu’il devait être dans le même état. « Bonjour, James », fit Lily d’une voix douce. Sirius les regarda tous deux, tour à tour, et se sentir submergé. Quelle chance il avait d’être là, prêt pour une journée à Pré-au-Lard en compagnie de ses deux personnes préférées.

James et Sirius semblaient étrangement distants. Lily prit peur, un instant : et si ils regrettaient ? Si ce n’était pas ce qu’ils voulaient, être ensemble tous les trois, si cela brisait leur amitié ? Son anxiété se calma rapidement quand elle nota les joues rosies, les yeux brillant et les sourires presque – timides ? Comme c’était étrange – des deux garçons. Elle laissa échapper un soupir soulagé – ils étaient juste aussi anxieux et heureux qu’elle à l’idée de cette journée à trois. Leurs deux regards se tournèrent vers elle, chacun arborait un air de surprise quasi-identique. Lily éclata de rire, attrapa la main de James, le bras de Sirius, et les entraîna vers la sortie de Poudlard.

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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lsky » 17 oct. 2020 - 22:57

Titre : Toujours inspiré des Groseilles de novembre
Thème et heure (écrit ) : Défi stylistique : Écrire de trois points de vue différents durant votre texte + Défi scénaristique :Votre personnage est immatériel
Fandom : Groseilles de novembre
Nombre de mots : 1289 mots
Personnages :/
Rating : - 16
Spoiler
Show
« Annii n’était pas au rendez-vous, vous l’avez vu ? »
Zabel s’inquiétait réellement, depuis 346 ans qu’elles cohabitaient dans ce cimetière, Annii n’avait jamais raté une occasion de venir rôder aux enterrements.

Lab à qui elle avait posé cette question n’en avait que cure, Mart pas plus.

Lab, lui n’était là que depuis quinze ans, et il espérait toujours que sa fille fasse une apparition aux enterrements du petit village. Il n’y avait que peu d’habitants dans ce coin reculé d’Estonie, ces cérémonies étaient donc rares. C’est pourquoi, c’était sa seule chance de voir son seul héritage sur terre, si belle et si douce, traverser la cour dans la procession. La dernière fois qu’il l’eut aperçu, elle était grosse et il espérait qu’elle fut bien mariée. Elle lui avait jeté un regard, comme à chaque fois qu’elle en avait l’occasion lors d’un enterrement. Elle avait souri en touchant son énorme ventre tout rond. Lab était heureux de savoir que son sang continuait à circuler quelque part. Mais ses pensées furent arrêtées.

« Annii ne rate jamais un enterrement ! » s’entêtait Zabel.

Mart quant à lui, regardait tristement la procession, tout petit garçon qu’il était, piégé par le diable, il avait erré des mois avant que son père ne retrouve ses ossements et convainc le pasteur de l’enterrer. Son enterrement avait été le dernier en date et marquait une période tragique pour le village : la mort d’un enfant était un augure horrible. Déjà qu’ils étaient peu nombreux, qu’il était rare qu’une grossesse touche à son terme, quand un enfant qui promettait de perpétuer les sangs du village et de bien travailler aux champs mourrait, c’était une catastrophe. Ici, il y avait bien assez de fous, d’infirmes et de bêtas pour ne pas gâcher une vie fraîche.
Mart, soudainement, vit un enfant qu’il n’avait jamais vu traîner dans le coin, bien plus jeune que lui. Il était tenu dans les bras d’Eha qu’il aimait beaucoup parce qu’elle l’avait gardé quand il était vivant. Il alla à leur rencontre, mais personne ne se soucia de lui. Plus personne ne se souciait de lui depuis qu’il avait fini ici. Tout le monde avait préféré oublié la mort d’un petit garçon coincé par le diable qui avait agonisé des jours durant dans les bois.
Mart vint gaiement à la rencontre d’Eha et de l’enfant. Ils se mirent à jouer bien que l’enfant fut plus jeune. Mart était ravi d’avoir un ami. Enfin quelqu’un avec qui passer l’éternité.

« Mais où est Annii ? » s’égosillait Zabel.

Lorsqu’elle jeta un regard à la toute petite tombe de Mart, déjà oubliée car bouffée par la mauvaise herbe, elle comprit qu’elle n’aurait pas d’auditoire de ce côté-là. Elle reporta alors son attention sur son autre voisin, Lab, qui ne l’écoutait pas non plus car il cherchait des yeux sa fille. Elle le secoua mais il la frappa assez violemment pour qu’elle valdingua plus loin. Triste, elle mourrait une seconde fois à cause de son inquiétude. Annii n’avait pas seulement était une compagne de cimetière, une tombe près de la sienne, c’était son amour de jeunesse. Leur amour, parce qu’elles étaient deux femmes, avait conduit Annii au suicide alors que Zabel avait accepté de se marier avec l’intendant des récoltes du manoir. Ce fut un beau mariage mais elle mourut de tristesse peu après qu’Annii se suicida par amour pour elle. Zabel ne pouvait supporter le fait qu’elle avait amené à se tuer celle qu’elle aimait.
Pour se changer les idées, Zabel suivit plus longtemps qu’à son habitude le cortège. Jusqu’à ce que le cercueil soit mis en terre. Elle ne pouvait s’approcher trop près de l’emplacement et, de toute manière, elle regardait tristement ses pieds. Elle aurait pleuré si seulement elle avait toujours été en vie. Mais il n’était plus temps à ça. Elle aperçut cependant Mart près de la tombe. Le pauvre petit était mort si jeune qu’il avait eu à peine le temps de se faire aux codes de la société des vivants, alors celle des morts… Zabel savait à quel point il était effroyable qu’un enfant soit mort, encore plus si son fantôme rodait, alors, il y avait comme une haie d’honneur autour de lui, chacun regardant tantôt le sol, tantôt le ciel, tantôt son voisin. Comme si la mort d’un enfant n’existait pas. Comme si un enfant mort n’existait pas.
Zabel était vaguement triste pour lui, elle trouvait la situation tragique. Pas aussi tragique que celle de son amour impossible mais…
MAIS
Elle comprit subitement, alors qu’elle regardait vaguement le petit garçon mort pourquoi Annii avait disparu. C’est à sa place qu’on enterrait les nouveaux venus.
Annii avait disparu parce qu’on l’avait dégagée de là, le cimetière était plein et les trop anciens morts dont on ne se souvenait plus, dont les plantes vivaces avaient ravagées la terres et qui avaient fait de mauvais choix dans leur vies étaient sortis de là. Pouf ! Plus d’âme, plus de vie même parmi les morts.
Ils avaient tué son Annii. Une nouvelle fois. Alors que Zabel avait eu la chance de la retrouver et avait pu revivre son amour durant 346 ans.
Elle se mit à pleurer.
Pourtant, personne n’avait jamais entendu dire que les morts pouvaient pleurer.

Mart avait redécouvert la joie. Eha faisait à nouveau attention à lui, et c’était bien la seule. Elle le laissait même jouer avec le petit enfant. Mart était bien décidé à lui apprendre des tas de tours et des mots interdits ; et même à boire de la vodka comme son père lui avait appris. « Car on est jamais trop jeune pour se remettre les idées en place. » disait-il.
A ce souvenir, Mart fut triste, papa ne venait jamais aux enterrements. Son père, pourtant, qui avait bataillé pour qu’il fut enterrer, pour qu’il ait eu une sépulture acceptable pour sa dépouille, ne venait jamais le voir, pas plus qu’il ne venait aux cérémonies. Lui, comme tout le village, voulait l’oublier, lui, Mart.
Et le gamin fantôme en était désespérément vide et triste, il ne comprit jamais qu’on le rejette ainsi, il n’avait rien fait, n’était qu’un enfant. Mais justement parce qu’il était mort on l’ignorait.
Pourtant, ENFIN, on prenait soin de lui, Eha était revenue s’occuper de lui et lui avait même apporté un compagnon de jeu. Il n’avait jamais été aussi heureux depuis longtemps.
Tellement longtemps… Bien avant qu’il fût mort, bien avant que le diable l’attrape et le torture.

Lab était lassé par l’insistance de Zabel, il se foutait bien d’Annii. De toute façon, qu’elles soient mortes ou vivantes, qu’elles se connaissent depuis des siècles ou pas, une relation pareille ne se faisait pas. Ce n’était pas possible. Une femme ne tombait pas amoureuse d’une autre femme. Pas plus qu’un homme d’un autre homme. Ca n’existait tout simplement pas, comme un enfant mort, ça n’existait pas.
Depuis quinze ans qu’il était là, Lab devait côtoyer des personnes sur qui, vivant, il aurait pris un malin plaisir à cracher. Il aurait même bandé, de son vivant, en envoyant son kratt les tourmenter.
Mais l’ennui aidant, sa curiosité fût attisé par l’attroupement : d’abord Zabel qui pleurait et son regard fixe, ensuite les vivants écartés autour du petit Mart que Zabel dévisageait.
« Encore les mêmes qui font la foire » se dit Lab. Il les détestait ces gens, morts ou vivants, qui ne devraient pas exister ni dans un monde, ni dans l’autre.
Mais quoi qu’il en soit, il vit la scène, et il l’a compris.
C’est Eha et son gamin qu’on enterrait.
Sa fille et son petit-fils.
S’en était fini de sa lignée.
Lui aussi se mit à pleurer.
Pourtant, de mémoire d’homme, personne n’avait jamais vu un spectre pleurer.
Dernière modification par Lsky le 17 oct. 2020 - 23:04, modifié 1 fois.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 17 oct. 2020 - 23:01

Titre : Oups (extrait de la Chute)
Thème et heure (écrit ) défi scénaristique :Votre personnage est immatériel
Fandom : HP
Nombre de mots : 599
Personnages : Audrey Cornellis / Oscar Selwyn
Rating : Tout public
— Franchement, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée, marmonna Oscar en contemplant d’un air sceptique le contenu de leur chaudron.
— Mais si ! insista Audrey en touillant la mixture qui avait pris une teinte grisâtre. C’est Terence qui m’a dit que ça fonctionnait. Il s’en est servi pour réviser ses BUSEs, l’année dernière. Il paraît qu’il n’y a rien de mieux pour booster sa mémoire avant des examens.
— On parle du même Terence qui t’a fait croire que tu devrais combattre un Troll pour être répartie à Serpentard en Première Année ?

Audrey fit la sourde oreille et plongea sa louche dans la potion de Remue-Méninges qui bouillonnait sous leurs nez. Oscar pouvait bien dire ce qu’il voulait, Audrey était déterminée à tester cette fameuse potion pour l’aider dans ses révisions. Elle n’excellait pas en Métamorphose, contrairement à lui, et elle avait vraiment besoin de quelque chose l’obliger à se concentrer sur ces fichus bouquins qui lui sortaient par les trous de nez.

— Ça a l’air prêt, annonça-t-elle en humant l’odeur d’œuf pourri que Terence Higgs lui avait soigneusement décrite avant qu’elle n’entame la préparation du philtre.
— Ça sent le Troll.
— Ce que tu peux être bête, Oscar ! Ce n’est pas l’important. Ce qui compte, c’est les notes géniales que je vais avoir grâce à ça…
— Tu sais, tu pourrais tout aussi bien étudier, dit Oscar d’un ton narquois.

Audrey lui donna un coup de coude dans les côtes, et, sans plus attendre, avala une gorgée de la mixture.
Le goût était immonde.
Au début, il ne se passa rien. Puis, peu à peu, Audrey se sentit parcourue de fourmillements très désagréables, et observa avec horreur son corps se dissoudre dans l’atmosphère. Bon, d’accord, ce n’était qu’une impression. Son corps était bel et bien là, ses chaussures à plat sur le sol crasseux des cachots où Oscar et elle avaient trouvé refuge pour mener leurs petites expériences. Mais il y avait un problème. Elle ne sentait plus rien. Et au vu du regard épouvanté qu’Oscar lui lança quand il voulut lui prendre la main, il ne la sentait plus non plus.

— Oups, dit Audrey. Finalement, ce n’était pas une potion de Remue-Méninges…
— Je le retiens, Higgs, avec ses idées stupides ! marmonna Oscar en donnant un coup de pied furibond dans le chaudron.
— Ça ne sert à rien de s’énerver, dit Audrey en essayant d’attraper la manche d’Oscar sans grand résultat : elle passait à travers. On n’a qu’à fabriquer un antidote et ensuite on pourra retenter…
— Hors de question ! la coupa Oscar. Comment veux-tu que nous réalisions un antidote si tu ne peux rien toucher ? Et puis, tu es nulle en potions, Audrey ! ça prendrait des heures, peut-être même des mois ou des années, et…
— Mais toi, l’interrompit Audrey avec un large sourire, tu es très fort en Potions, Oscar.
— Je…
— Tu récoltes toujours des Optimaux, continua Audrey en essayant en vain de tirer sur sa cravate.
— Mais…

Oscar la regarda s’approcher, l’air stupide, et rougit brusquement quand Audrey le traversa à la manière des fantômes.

— Ne fais plus ça, dit-il d’une voix faible, c’est affreusement gênant.
— Ah bon ? Est-ce que tu as froid ? Est-ce que ça fait la même chose que lorsque le Baron Sanglant t’est passé en travers du corps la dernière fois ?
— Heu… Non. C’est… Bizarre. Comme si tu étais… Heu…

Mais Oscar n’eut pas le temps de finir sa phrase : le professeur Rogue venait de pénétrer dans la pièce, sa lourde cape noire fouettant le sol, et il n’avait pas l’air content.
Dernière modification par Roxane-James le 17 oct. 2020 - 23:51, modifié 1 fois.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Carminny » 17 oct. 2020 - 23:03

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : stylistique 23h
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 513
Personnages : Ann Roberts (OC), Severus Rogue, Rebecca (OC)
Rating : -12
Rebecca leva son regard intelligent vers sa maîtresse. Elle savait qu’il ne fallait pas la déranger pendant qu’elle parlait à cette multitude de personnes aux odeurs aussi différentes que possibles. Là, le petit blondinet au premier rang sentait indéniablement l’encre et la poussière et un peu la transpiration comme s’il avait passé la nuit à la bibliothèque pour ne venir que tout juste à l’heure à ce cours. La rouquine au troisième rang lui rappelait plutôt les moutons à la maison. C’est peut-être qu’elle portait des habits tricotés en laine. Et le brun à côté de la fenêtre… Non, ce n’était pas le moment. La chienne commença à donner de petits coups de museau contre la jambe de sa maîtresse. Elle devait bien se rendre compte que quelque chose n’allait pas, non ? Allez, elle devait sortir faire sortir sa maîtresse, elle le sentait. Finalement, elle se mit même à gémir devant la porte. Ce n’était pas dans ses habitudes et ce n’était pas digne d’un chien bien éduqué mais elle avait des priorités dans la vie. D’abord sa maîtresse puis sa réputation.
– Lisez la page 64 puis entraînez-vous à faire le geste sans baguette, ordonna sèchement Ann à la classe des élèves de troisième année de Gryffondor avant de se lever pour faire sortir Rebecca.
Pourquoi sa chienne voulait absolument qu’elle aille dans le couloir ? Mais elle lui faisait confiance. Elle avait certainement une bonne raison. L’ancienne Serpentard ouvrit la porte et suivit la chienne jusqu’à son bureau, soit la pièce voisine puisqu’elle avait réclamé ce changement à Dumbledore quelques années avant.
– Qu’est-ce qu’il y a ? interrogea-t-elle son chien quand elle se sentit déjà perdre le contrôle de ses muscles. Qu’est-ce qui se passe encore ?
La dernière chose qu’elle sentait réellement était le museau froid et humide de Rebecca contre sa main. Puis l’inconscience l’engloutit.
Severus Rogue ne prit pas la peine de toquer à une porte qui menait à une pièce qu’il supposait vide. Il ne voulait que récupérer vite fait les copies de cinquième année pour pouvoir les corriger pendant sa pause. Mais il fut coupé dans son élan travailleur quand il aperçut le corps de son amie se tordre par terre, secoué comme si elle subissait un doloris.
– Oh, p***** !
Il se précipita vers elle, remarquant à peine qu’il bousculait le chien à la fourrure bouclée, et s’agenouilla à côté d’elle. Il savait qu’il ne pouvait rien faire mais même après des années de tomber parfois sur elle dans cet état il n’arrivait pas à s’y habituer. Ce n’était pas normal et elle pouvait vraiment se faire mal.
– Severus ?
Apparemment, cette fois encore, rien n’était arrivé et Ann était revenue à elle, mais il n’aimait pas ça. C’était dangereux et il ne voulait pas que quoique ce soit puisse arriver à sa seule amie. Il se força de lui sourire même s’il savait que ça ne servait à rien. La vie était tellement injuste. Il se reprit et haussa un sourcil moqueur.
– Tu ne devrais pas être en train de donner un cours ?
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 17 oct. 2020 - 23:04

Titre : Disparition (défi d' @AliceJeanne et @Hazalhia )
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique 23h
Fandom : Esprits Criminels
Nombre de mots : 844
Personnages : Aaron Hotchner, Spencer Reid
Rating : Tout public – Humour à la fin
La scène de crime paraissait des plus banales, tant et si bien que Spencer dut vérifier à deux reprises le numéro sur la porte. Tout était en ordre à l’intérieur, aucun objet n’était brisé, les tableaux semblaient à leurs places, aucune trace suspecte n’était visible au premier coup d’œil – et le jeune homme était presque certain qu’il n’y aurait rien aux ultra-violets – et il régnait un calme plutôt étonnant. Non pas qu’il supposait qu’il trouverait un couple effondré en train de pleurer sur un canapé mais il s’attendait à un peu plus d’émotions. Pendant qu’il détaillait son environnement, Hotch avait débuté l’interrogatoire et le plus jeune vint le rejoindre au bon moment. La femme qui les avait appelés se tenait droite, sa main posée dans le coude de son mari.

« À quel moment avez-vous constaté sa disparition ? demanda le chef d’équipe sans se départir de ce ton sérieux qui était le sien.
— Ce matin, répondit le mari à la place de sa femme. Nous venions de prendre notre petit-déjeuner et nous nous apprêtions à partir en vacances. Nous avons économisé sur trois ans pour pouvoir enfin nous détendre, vous comprenez notre désarroi.
— Vous n’êtes pas les premiers, vous le savez ? s’enquit Spencer en continuant à observer le couple. Nous poursuivons un ravisseur depuis plusieurs jours. »

Il s’agissait d’une information qu’il avait le droit de diffuser aux différentes victimes car ce n’était plus un secret. Depuis que J.J avait débarqué au bureau, paniquée, en leur parlant de disparitions étranges en grand nombre dans tout l’état de Virginie, ils avaient concentré tous leurs efforts pour établir un profil assez fidèle et faire cesser ce phénomène.

« Est-ce que vous avez un suspect ? »

Hotch et Spencer échangèrent un coup d’œil furtif. Qu’avaient-ils à répondre à ce genre d’interrogation ?

--


Aaron avait franchi la porte avec l’espoir d’obtenir de nouveaux indices. Son équipe et lui travaillait sans relâche sur des disparitions dont la fréquence augmentait bien malgré eux. Ils avaient mobilisé leurs esprits pour aider la police locale mais plus le temps passait et plus Aaron désespérait. Il avait laissé derrière lui le reste des profilers, préférant prendre de l’avance en sachant que les autres finiraient par le rejoindre dès qu’ils auraient obtenu des nouvelles informations. Il se présenta donc aux deux victimes, en déclinant son identité et en montrant sa plaque. Il débuta par les questions d’usage sur leur emploi du temps, guettant du coin de l’œil le plus jeune de l’équipe qui venait d’entrer pour inspecter l’état de la maison. Il en revint à son interrogatoire sans perdre son calme.

« À quel moment avez-vous constaté sa disparition ? »

Ce fut l’homme qui répondit en soutenant sa femme. Les explications de la victime correspondaient en tous points à celles des autres. Eux-aussi étaient à deux doigts de partir en vacances lorsqu’ils avaient remarqué quelque chose d’anormal chez eux, notant la disparition surprenante qui les avait poussés à appeler les autorités. Aaron ne réagit pas lorsque son collègue évoqua les autres victimes devant le couple. L’équipe s’était mis d’accord pour ne plus cacher le fait qu’il s’agissait d’un ravisseur qui avait détruit des dizaines de ménages.

« Est-ce que vous avez un suspect ? »

Un peu incertain, Aaron échangea un regard avec Reid. Que pouvaient-ils répondre sans aller trop loin ?

--


L’homme avait entendu d’une oreille distraite les voix des policiers qui lui expliquaient que les profilers ne tarderaient pas. Il avait vu entrer un homme au visage extrêmement sérieux, presque trop sans doute. Il s’était présenté sous le nom d’Aaron Hotchner et leur avait montré sa plaque avant de commencer l’interrogatoire. Sa femme et lui avaient répondu autant que possible malgré leur chagrin. Il avait noté l’apparition d’un jeune homme très curieux – et il avait eu peur que ce soit le ravisseur revenu sur les lieux du crime – qui avait rejoint le profiler.

« À quel moment avez-vous constaté sa disparition ? demanda l’agent Hotchner. »

L’homme expliqua le déroulement des événements, sentant les tremblements venir alors qu’il évoquait les prochaines vacances qu’il aurait tant aimé avoir en compagnie de son épouse. Ils avaient économisé depuis si longtemps et leurs projets venaient de tomber à l’eau à cause d’une disparition qui leur brisait le cœur et le l’esprit. Il ne sut pas de quelle manière réagir lorsque le jeune homme leur apprit qu’ils n’étaient pas les premières victimes du ravisseur. Sa femme et lui avaient ouï quelques rumeurs ces derniers temps mais sans les prendre au sérieux et sans supposer qu’ils subiraient la même chose.

« Est-ce que vous avez un suspect ? »

La question avait franchi ses lèvres avec une certaine inquiétude. Il remarqua l’échange de regards entre les deux profilers et fronça alors les sourcils. Après tout, s’ils planchaient sur l’affaire depuis plusieurs jours, ils devaient bien avoir une piste, n’est-ce pas ? Lui-même avait eu quelques idées, sans oser les formuler verbalement. Car, qui d’autre qu’un maniaque sans moral aurait pu leur faire autant de mal en leur volant leur paillasson ?
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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Sifoell » 17 oct. 2020 - 23:10

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 23h Immatériel
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 947
Personnages : Felicia et Farrell Fletcher (OC)
Rating :
Felicia a un sourire plaqué sur son visage. Le genre de sourire qui ne présage rien de bon. Farrell frissonne et garde ses yeux sur sa sœur.
« Bon. C'est quoi ton idée ? »
« On va cambrioler le vieux Teignous. Sa maison. Et on va signer ce cambriolage. Je rêve de voir le vieux Teignous rager parce qu'il lui manque quelque chose chez lui. »
Farrell blémit.
« Tu plaisantes ? »
Felicia se lève.
« Pas du tout. »
Son idée est faite.
« Bon, tu viens ? »
Oui, il la suivrait jusque dans les enfers s'ils existaient.

Ils sont sortis de chez eux par le miroir du salon. Felicia et Farrell connaissent par cœur ce labyrinthe de scènes éclairées ou sombres qui les mène de miroir en miroir, de maison en maison. L'avantage, de voyager dans l'immatériel, c'est que personne ne peut les voir ou les entendre, à part s'ils les regardent passer. Mais généralement, les Fletcher sont tout ce qu'il y a de plus discret et silencieux, sauf quand Felicia en décide autrement.
Il y a un petit miroir sur une commode, bien trop petit pour les laisser passer. Mais Felicia s'y arrête, sûre d'elle.
« Regarde, des escaliers. On est dans l'entrée chez le vieux Teignous. »
Elle passe sa main dans le miroir, et tâte sur la gauche un objet qu'elle a remarqué. C'est un petit miroir de poche, enfermé dans un écrin d'argent. Le genre de miroir qu'une femme garde dans son sac pour se repoudrer le nez. Elle le récupère et l'inspecte, s'y regarde, avant d'éclater de rire. Elle montre alors le reflet à son frère qui a les sourcils froncés devant cet accès d'hilarité. Farrell observe son reflet, circonspect. Il reconnaît son petit visage pâle, ses yeux bruns, et plus il regarde, plus son visage rajeunit, ses joues s'arrondissent...
« Un miroir du passé ? »
Felicia hausse les épaules.
« Je n'en sais rien, mais c'est marrant. On le garde. On va au prochain ! »
Elle désigne d'une main la scène suivante, éclairée de dizaines de bougies vacillantes. Un immense miroir qui doit donner sur une salle de réception au goût douteux. Felicia n'aime pas le faste. C'est empli de fausseté, c'est du mensonge sous des kilos de luxe.
« Quand je pense que le vieux Nott a racheté le collier d'alliance pour 200 gallions. Quel imbécile. Ce miroir, on peut en tirer au moins 30 gallions aussi chez Barjow. »
D'un geste agile, Felicie grimpe sur le buffet luxueux qui est surplombé par un miroir imposant.
« Un hippogriffe pourrait passer là » marmonne-t-elle.
Elle traverse le miroir comme s'il était un simple rideau, ne rencontrant aucune résistance. Farrell la suit avec une agilité moindre.
« Détends-toi donc, petit frère. On a l'impression que tu as quelque chose à te reprocher. »
Oui, d'être chez Nott.
Felicia se promène dans la salle de réception comme si elle était chez elle, fascinée par le faste. D'immenses miroirs tapissent les murs, sans doute pour que les invités puissent se voir valser, avec dans leurs bras, les sorcières les plus en vue.
Ses chaussures en cuir de dragon, semblables à des ballerines de danseuse, ne font aucun bruit sur le marbre du sol. Farrell a presque les mêmes, et lui aussi est plus silencieux qu'une souris.
« On aurait peut-être pu explorer plus de l'autre côté avant de venir ici. »
Felicia lui lance un drôle de regard.
« Tu n'écoutes vraiment jamais ? Quand on a vendu le collier d'alliance chez Barjow, il a dit que tous les mardi, la plupart des 28 en âge de se marier se retrouvaient pour un thé chez les Malefoy. »
« Mais Nott il a au moins...
« Il a au moins deux filles à bien marier. Il n'est pas là, et elles non plus. »
« Et sa femme ? »
« Chez les Malefoy... Suis un peu, Farrell. »
« Et s'il y a des elfes ? »
« Bien sûr qu'il y a des elfes, Farrell. On est chez les Nott, une des familles de sangs-purs les plus influentes d'Angleterre. S'ils apparaissent, on les oubliette. Ca, tu sais bien le faire, petit frère. »
Farrell serre les dents. Il est l'aîné de Felicia qui se complait à l'appeler petit frère quand il se comporte comme un pleutre. Alors, il se tait.
La petite silhouette de Felicia glisse, silencieuse, sur le sol, suivie par Farrell qui a l'impression de faire autant de bruit qu'un troll des cavernes. Ils quittent tous deux la salle de réception. Felicia se tourne vers Farrell, l'index posé sur ses lèvres, désignant d'un geste de la tête la galerie de tableaux d'ancêtres qui sont tous en train de roupiller joyeusement dans leur cadre. Puis elle sourit. Cet imbécile présomptueux de Nott a des petites pancartes sur chaque porte du couloir notant dans quelle pièce on entre. D'un geste de la baguette, elle ouvre la porte du bureau de Nott, et émet un petit souffle méprisant par son nez en observant le faste du bureau.
« M'as-tu vu » marmonne-t-elle.
Puis, d'un geste de la baguette, elle lance un sort de détection de sortilèges aux alentours, puis un sort de détection de protections. Son sourire s'agrandit quand la partie gauche de l'opulent bureau luit d'une lueur bleue.
« Tellement prévisible. »
Ils commencent tous deux à fouiller le bureau entier, équipés de leurs gants en peau de dragon, lançant sort de détection sur sort de détection, leur sac sans fond à la main. Et la moisson est bonne. Tellement bonne qu'aux oreilles de Felicia résonnent les gallions qui s'entrechoquent déjà dans leur bourse.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bellatrix1992 » 17 oct. 2020 - 23:44

Titre : Les grands esprits se rencontrent
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 00h soumission
Fandom : HP
Nombre de mots : 481
Personnages : OC
Rating : TP
Ali fit rentrer Morgiane dans la pièce à vivre du palais de Kaseem au moment où celui-ci venait d’ordonner à ses serviteurs de le divertir en jouant et dansant devant lui.
Lassé dès les premières secondes, il fixait d’un œil morne les deux femmes qui se déhanchait lorsque Ali poussa la porte, suivi de Morgiane.
- C’est ça que tu me rapportes ? Gronda le notable, agacé par on ne sait quoi.

Ali avait déjà songé que Morgiane, dissimulée sous ses voiles, ne risquait pas de faire grande impression. Il la poussa gentiment en avant et se dirigea vers les musiciens à qui il fit signe de jouer un air local populaire, plus rythmé que cette sérénade infernale dont ils avaient l’habitude.

Las, Morgiane resta résolument immobile, campée sur ses pieds et fixant Kaseem d’un regard interrogateur, peut-être vaguement inquiet mais pas franchement soumis ou même simplement flatteur. Cette jeune fille n’avait sans doute pas les codes pour honorer un maître et Kaseem ne sembla pas apprécier :
- Elle est stupide, dit-il à Ali qui parvenait à sa hauteur. Et puis tu sais parfaitement que j’aime les femmes bien en chair.
- Elle n’est peut-être pas bien grasse, fit remarquer Ali d’une manière assez culottée. Mais elle est quand-même bien belle.
- Combien tu as payé ça ? Répliqua Kaseem, toujours près de ses sous.

Ali répondit, à contrecœur mais d’un air détaché :
- cent-cinquante dinars.
- Quoi ? Le prix d’un chameau ?!

Kaseem Ben Salmane se leva d’un bond, saisissant le fouet posé à côté de lui qu’il gardait toujours près de lui et c’est à ce moment précis que la situation bascula, fort heureusement pour Ali.
- Regardez ! S’écria t-il en désignant instinctivement Morgiane qui, heureusement s’était décidée à bouger enfin.

Décidément, la soumission n’était pas son fort, car elle darda sur Kaseem un regard sévère, tout en ôtant la voilette qui couvrait le bas de son visage.
D’un geste sec mais gracieux, elle découvrit sa tête et ôta la robe ouverte par le devant qui constituait sa tenue d’extérieur.

Sous les yeux des deux hommes, une beauté aux cheveux bruns et vêtue de rouge venait de se dévoiler et s’envolait à présent au rythme de la musique. Dès les premiers mouvements, Kaseem Ben Salmane fut envoûté et Ali lui-même eut du mal à garder pieds. Ils s’assirent instinctivement côte-à-côte durant quelques secondes avant que le maître n’ait l’idée de regarder sévèrement son serviteur qui s’empressa de changer de place.

Toute la salle semblait envoûtée par Morgiane, excepté les deux autres danseuses qui la fixaient avec un mélange de stupeur et de ressentiment. Ali de son côté comprenait bien que quelque-chose était anormal avec cette fille. Il n’aurait jamais du être ainsi sous son charme, pourtant il n’arrivait pas détacher d’elle son regard.

A quel maléfice cette fille était-elle en train de les soumettre ?
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par ninipraline » 17 oct. 2020 - 23:47

Titre : Amour express
Thème et heure (écrit et/ou image) : Soumission & “Always yours” au centre de perles de Cosiela Borta sur unsplash
Fandom : Original
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : OC
Rating : Tout public
“À jamais tienne”
Les trois mots s’étalaient en déliés savants sur la carte de Saint-Valentin.
Jamais des mots n’avaient été aussi bien choisis. Elle aurait pu écrire “Toujours tienne” mais ce toujours là, à l’époque où elle avait tracé ces mots, n’aurait été qu’un pâle “encore”. Et un “encore” de bien peu de jours. À peine de quoi faire un week-end.
Un week-end qui avait pris fin avant même le café du déjeuner. À quinze heures, tout était terminé. La première sonnerie de l’horloge s’était élevée. Week-end, amourette, bagages, tout était emballé.
Cheveux aux vents, l’insoumise était repartie. Toujours libre.
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Elektra Black 2
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Elektra Black 2 » 17 oct. 2020 - 23:49

Titre : Only You (The PLatters)
Thème : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1066
Personnages : Scorpius Black, Khara Black (Lancaster).
Rating : K
Only You

Scorpius la voyait qui riait, dansait, chantait, s’amusait. Et lui, pauvre de lui, il passait son temps, le nez dans un bouquin, la mine sévère et toujours soucieuse. Pourquoi, mais pourquoi ne pouvait-il pas se laisser ainsi aller ? Qu’y avait-il en lui qui l’en empêchait réellement ? Il se sentait engoncer dans un costume qui n’était pas le sien, trop petit et trop serré. Il voulait vivre, être libre, danser à ses côtés, rire avec elle. Khara Lancaster était peu à peu devenue le centre de son monde. Il soupira du haut de son balcon, assis sur la rambarde, les yeux rivés vers la piste de danse sous lui.

« -Tu ne t’es toujours pas décidé ? Si tu attends trop longtemps, un autre viendra prendre la place que tu convoites tant. » Le prévint Frédérick. « Elle attira toujours les papillons, mais si tu ne veux pas qu’elle se brûle, il va falloir agir. »

Scorpius continua à regarder son ami, s’imprégnant de la véracité de ses paroles et il sentit son désarroi grandir. Puis, il tourna à nouveau son regard vers la jeune fille qui avait ravi son cœur. Mais ses yeux se firent incisifs lorsqu’il vit un malotru de quelques années plus vieux la prendre par le bras, l’éloignant d’Eva pour l’attirer vers lui. Ni ne, ni deux, son sang ne fit qu’un tour sans ses veines et avant même d’en avoir véritablement conscience, Scorpius avait sauté du haut de son balcon à mi-hauteur de l’étage, pour atterrir sur la piste de danse. Il s’approcha rapidement de l’endroit où se tenait Khara, Eva et le salopard qui les dérangeait. Il arriva dos à lui, lui tapota l’épaule pour que l’horrible personnage se tourne vers lui et lui décrocha directement son poing dans la mâchoire. Le jeune homme de dix-sept ans tomba immédiatement en arrière et si l’envie lui prit de se relever, les paroles qu’il entendit par la suite le clouèrent au sol aussi sûrement que le coup de poing reçu :

« -Si tu t’approches encore une seule fois d’elle, c’est toutes tes dents qui s’envoleront ! »

Se rendant compte de son attitude, de ses paroles et de son geste, Scorpius se redressa après sa menace, inspirant profondément pour reprendre contenance et lança un regard à Khara par lequel il n’exprima ni regret, ni intension de s’excuser pour son acte et ses paroles. Esquissant un sourire, la jeune fille de quatorze ans lui prit la main et ils s’extirpèrent de la foule amassée autour d’eux afin de se rendre dehors. Ils arrivèrent sur une immense terrasse, surplombant un vide de plusieurs dizaines de mètres de dénivelé.

Ils s’installèrent dans un coin reculé, où ils seraient tranquilles pour parler.

« -Je ne pensais pas que tu ferais... que tu aurais un comportement aussi téméraire.
-J’avoue avoir été moi-même un peu surpris de mon emportement, mais je ne regrette rien. Cet énergumène n’avait ni à te toucher sans ton consentement, ni à t’obliger à quoi que ce soit.
-Oui, je sais. En réalité, je ne peux nier que je suis contente de ta réaction. J’avais plutôt l’impression d’être devenue indifférente à tes yeux ces derniers temps, alors avoir la preuve du contraire me remplie de joie.
-Je… Je voudrais que tu saches que mon acte était peut-être impulsif, mais tu ne m’es absolument pas indifférent, bien au contraire. Et je… Je t’avoue que j’espère que la situation entre nous pourrait évoluer dans le bon sens. »

Khara ne s’attendait pas à une telle demande, pas sitôt tout du moins, pas après avoir pensé que Scorpius s’éloignait d’elle ces dernières semaines. Elle avait eu l’impression qu’il prenait de plus en plus ses distances, revenant parfois à une attitude froide telle que lors de la première année d’étude ensemble. Elle en avait été très blessée, ne comprenant pas ce revirement. Mais à cet instant, alors qu’il la fixait droit dans les yeux, attendant sa réponse, elle comprit qu’il s’était éloigné pour se préserver. Ne tenant pas du tout à le faire languir, la jeune fille s’approcha doucement de son vis-à-vis et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Elle sentit immédiatement la réponse de Scorpius, la plongeant dans l’euphorie. Le baisé fini, ils se regardèrent dans les yeux, comprenant que leurs vies venaient de basculer.

*****

C’était il y a deux ans, leur premier baisé. Il avait fallu attendre un bon moment avant le suivant. Chacun voulant à tout prix respecter les traditions afin de mettre toutes les chances de leur côté, mais l’attente en avait largement valut la peine. Rien que pour pouvoir contempler la jeune femme, tout de rouge vêtue, qui se dirigeait vers lui, tellement belle dans sa robe d’organza en sangoire qu’elle lui coupait le souffle. Scorpius n’aurait jamais pensé qu’une mariée puisse être aussi belle et pourtant, il aurait dû se douter que sa fiancée surpasserait toutes ses attentes, tous ses rêves. Elle le faisait à chaque fois.

Scorpius n’avait d’yeux que pour elle. C’était comme ça depuis près de trois ans déjà, mais ici, à l’instant même, sous ce dais, alors qu’ils s’apprêtaient à prononcer leurs serments de mariage, Scorpius sut qu’il ne respirait que pour elle. Ils allaient lier leurs vies pour l’Eternité, sans retour possible en arrière, sans qu’aucun d’entre eux n’en aient envie. Eux, rien qu’eux, et le reste du monde pouvait flamber.

Au fur et à mesure des paroles prononcées, Scorpius sentit sa magie remonter le long de son bras jusqu’à sa main et passer sur celui de la jeune femme en face de lui. De même il sentait sa magie à elle emplir son corps, parcourant ses veines comme un souffle chaud et s’introduisant jusque dans son cœur, créant une explosion de ses sentiments. Il sentit ses yeux le brûler légèrement, sans s’apercevoir qu’ils changeaient de couleur passant du noir profond au bleu-turquoise azuré, mais il vit la silhouette de Khara se modifier. Il avait l’impression qu’en relief de sa peau, il pouvait voir des filaments traverser son épiderme et en jaillir à intervalles réguliers. Il comprit alors que c’étaient des manifestations de la magie de la femme qu’il aimait. Il lui sourit, finissant de prononcer les formules consacrées. Et enfin, les deux liens d’or qui leur lièrent les mains se fondirent dans leurs peaux, les liant à jamais. Ca y est, ils étaient enfin mariés et rien ne pourrait jamais les séparer.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 17 oct. 2020 - 23:50

Titre : Cadeau (fic La Chute)
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 581
Personnages : Oscar Selwyn (Audrey Cornellis)
Rating : TP
Qu’offre-t-on à sa meilleure amie pour fêter sa majorité ? Qu’offre-t-on à la fille qu’on aime en secret depuis des années ? Qu’offre-t-on à la fille qui s’apprête à épouser votre frère aîné ?

Oscar se posait toutes ces questions, et bien d’autres encore. Par exemple, il se demandait si Audrey regrettait le baiser « accidentel » qu’il avait déposé au coin de ses lèvres le matin-même avant de partir pour Pré-au-Lard. Il se demandait aussi si elle avait compris ce que cela signifiait pour lui. Cette boule de feu qui hantait sa poitrine à chaque fois qu’elle croisait son regard. Cette envie de la prendre dans ses bras à chaque fois qu’elle riait, se moquait de lui ou tirait sur sa cravate d’un air provocateur.
Leurs amis avaient des doutes, bien sûr, et Terence Higgs n’arrêtait pas de se moquer d’Oscar et de son incapacité à déclarer sa flamme à la jeune fille. Lui-même était sorti avec elle à plusieurs reprises, et Oscar en avait été très jaloux jusqu’à ce qu’Audrey lui apprenne que Terence était plus intéressé par les fesses de Miles Bletchley que les siennes. Ça n’empêchait pas Oscar de grimacer devant leur complicité, ni de se sentir piqué au vif à chaque fois que Terence embrassait Audrey dans le cou sur le canapé de la Salle Commune de Serpentard au vu et au su de tous.

Mais Audrey était assez obtuse, par moments. Elle refusait de constater l’inévitable. Il n’y avait qu’à voir son comportement quant à l’ascension du Seigneur des Ténèbres au pouvoir ces derniers temps. Potter clamait partout son retour, Oscar baignait jusqu’au cou dans la magie noire, et Audrey continuait de prétendre que rien n’avait changé, et que tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Alors la bonne question était : Audrey ignorait-elle sciemment ses sentiments à son égard ? Et si oui, pour quelle raison ?

— Vous cherchez quelque chose de précis, mon garçon ?

Oscar sursauta, surpris par l’arrivée de la vieille vendeuse dans son dos. Il était entré dans sa boutique un peu par hasard, espérant y dénicher la perle rare. Au final, son regard s’était arrêté sur une rangée de montres, mais il était certain que le traditionnel cadeau sorcier véhiculerait un message inapproprié à sa meilleure amie. Il n’avait pas seulement envie de célébrer son passage à l’âge adulte. Il voulait lui offrir quelque chose de… Personnel. Et d’authentique.

— Vous n’auriez pas quelque chose pour une… Fille ? Une amie ? tenta Oscar d’un ton hésitant.

La vieille sorcière le regarda par-dessus ses sourcils broussailleux, et un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

— Une amie, dites-vous ?
— Je… Oui. Elle s’appelle Audrey, elle est.. Heu… Je l’aime bien. Beaucoup.
— Que diriez-vous de ce collier de perles ? proposa la vendeuse en lui présentant un coffret de bois serti de diamants dans lequel reposait un somptueux bijou.
— C’est magnifique.
— Ces perles ont la capacité de capturer des souvenirs, un peu à la façon des Pensines mais de manière plus brève. Elles peuvent par exemple saisir des sensations, des émotions, quelques paroles, une image bien précise… Vous pensez que ça pourrait lui plaire ?
— Oui, c’est parfait, assura Oscar en contemplant longuement les perles d’un air ravi. Je vous dois combien ?
— Trois Gallions, une noise.

Oscar s’empressa de payer, demanda à la vendeuse d’empaqueter le coffret et le bijou, et, après moult hésitations, y glissa un petit mot en lettres tremblantes.

« A toi, pour toujours. Oscar. »
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Hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Hazalhia » 17 oct. 2020 - 23:54

Titre : Always yours
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : image de minuit
Fandom : ncis
Nombre de mots : 219
Personnages : Ellie/Nick
Rating : /
C’était devenu un jeu entre eux. Des post-it sur l’écran d’ordinateur, un papier dans le tiroir du bureau, un ticket de caisse griffonné pendant les planques.
Une petite phrase, une blague, quelques mots destinés à faire sourire l’autre. Une trésor était irrégulière, évoluant au grès de leurs enquêtes et de leurs humeurs, mais c’était devenu un rendez-vous incontournable.
Chercher le précieux papier était pour eux aussi excitant que d’en lire le contenu. Parfois Nick venait au bureau plus tôt pour trouver le siens, et d’autres fois Ellie le gardait secret afin de pouvoir le lire seule, chez elle.

C’était un jeu amusant, innocent qui devint très révélateur. Il était plus facile de formuler ses envies sur papier que de les exprimer à voix haute. D’avouer certaines pensées, ou de confesser son affection. Ce n’était pas très conventionnel, mais ils ne l’avaient jamais vraiment été dans leur fonctionnement. C’était comme eux, confus, et timide, et pourtant rempli de tendresse.

En s’étirant dans les draps pour se réveiller, Ellie sourit quand elle vit un papier déchiré posé sur l’oreiller. Elle attrapa le papier du bout des doigts, l’amenant devant ses yeux.
“Always yours” lisait-elle écrit de la main de Nick. Le jeu continuait.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 18 oct. 2020 - 00:01

Titre : /
Thème : Thème minuit
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 513
Personnages : Sunil Bakshi, Daniel Whitehall
Rating : - 12 pour la fin
Le bureau était plongé dans la pénombre lorsque Sunil entra, quelque peu contrarié. Il n’avait aucune bonne nouvelle à annoncer à son supérieur, ce qui le mettait dans une position délicate. Il avait assuré avoir confiance en chacun de ses subordonnés mais la dernière mission semblait prouver qu’il avait sans doute surestimé la plupart d’entre eux. Il détestait devoir annoncer les échecs de ses hommes, plus encore parce que le temps filait à vive allure en accumulant leurs erreurs jour après jour. Depuis que l’équipe de Coulson avait croisé leur route, ils avançaient difficilement malgré leur acharnement à réaliser les plans de l’homme à leur tête. Pour cette raison, Bakshi aurait bien délégué le rôle de messager à quelqu’un d’autre, particulièrement parce qu’il se sentait mal à l’aise de plus en plus souvent en présence de Whitehall. Il n’ignorait pas que ce jour ne différerait pas et il inspira profondément avant de se manifester.

« Nous n’avons pas récupéré l’obélisque, monsieur. »

Sunil distingua le regard de son supérieur lorsqu’il se détacha de l’ombre pour laisser la lumière révéler sa silhouette. Une lueur agacée brillait dans ses yeux bleu glacier et Bakshi dut se faire violence pour ne pas montrer son découragement. S’il était le bras droit de Whitehall, ce n’était pas pour rien et il avait besoin de conserver son visage impassible devant ce chef aussi froid qu’un iceberg. Un sourire sans joie étira les lèvres du plus haut gradé lorsqu’il toisa son homme de main.

« Votre incompétence commence à poser problèmes, Bakshi. L’obélisque devrait être en ma possession.
— Nous avons eu des imprévus. Le Shield a encore frappé, ils devancent chacun de nos mouvements.
— Je vais finir par croire que vous avez des traîtres parmi vos hommes. »

Les mots étaient tous prononcés sur le même ton doucereux. Sunil frissonna face aux sous-entendus qui le menaçaient, se demandant brièvement s’il allait sortir indemne de cette pièce. Whitehall n’accusait pas uniquement les gens sous ses ordres, il faisait planer le doute sur sa propre fidélité, ce que Bakshi n’appréciait pas. Il obligeait les récalcitrants à suivre leur méthode de lavage de cerveau pour se soumettre à Hydra et il refusait de croire que sa loyauté pouvait être remise en question.

« Je suis fidèle à Hydra, répliqua Bakshi en serrant les poings. Contrairement à certains de nos soldats, je n’ai pas besoin de la méthode Faustus.
— Dans ce cas, montrez-moi jusqu’où va votre soumission, le somma Whitehall. »

Sunil n’attendit aucune autre parole, agissant au lieu de réfléchir, son corps dictant ses mouvements à la place de son cerveau. D’un geste brusque, il saisit son supérieur par le col de sa chemise et écrasa ses lèvres sur les siennes, quémandant presque aussitôt l’accès à sa bouche. Il avait imaginé cet instant à plusieurs reprises, même s’il avait tenté de réprimer son désir qu’il jugeait déplacé. À bout de souffle, il finit par reculer d’un pas avant de tomber à genoux devant Whitehall, lui ouvrant son pantalon avant de s’employer à lui faire comprendre à quel point il acceptait de se soumettre.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 18 oct. 2020 - 00:37

Titre : Cauchemar à Azkaban
Thème : Thème 1h, scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 535
Personnages : Regulus Black/ R. Lestrange
Rating : -12 pour la légère vulgarité à la fin
« J’ai peur », pense-t-il.

Aussitôt, c’est un tourbillon qui l’emporte, un raz-de-marée inextricable. Il a beau se démener comme un beau diable contre la tempête qui le submerge, il sait qu’il finira par se noyer. Alors, il se laisse sombrer.

« J’ai peur », pense-t-il. « J’ai peur de mourir, d’ailleurs, je meurs. J’ai peur depuis que tu m’as quitté du regard, depuis que nos chemins se sont séparés. J’ai peur et j’ai mal, mal au cœur, mal partout, jusque dans mon âme. J’ai froid, j’ai froid, je voudrais rentrer à la maison, mais quelle maison ? Où suis-je ? Je meurs. Je meurs doucement, je meurs, regarde-moi quand je meurs, regarde-moi mourir sans toi. Je crève sur les dalles de cette prison imprenable, et tu es la seule personne qui me retient à la vie, mais je crois bien… Je crois bien que tu es déjà mort, toi aussi. Regulus. Regulus, où es-tu ? Tu m’as promis que tu reviendrais, ce jour-là, ce jour où tu es parti. Regulus, ça fait des années que je t’attends, que je te vois partir, que je sens ton ombre osciller dans la lumière et disparaître dans la nuit. Regulus, tu me manques, je ne voulais pas… Je ne voulais pas, tu sais, je ne voulais pas te blesser. Regulus, pourquoi tu ne reviens pas ? Pourquoi tu me laisses seul, ici, dans ce noir trop vaste et trop dur, dans ce noir, dans cette mer de cauchemars ? Regulus, ça fait trois ans que nous sommes morts. Regulus, chaque jour qui passe est un enfer, Regulus. Je pense à toi et je meurs de nouveau, ça me prend par les tripes, ça me retourne le cerveau. Je voudrais revenir en arrière, et te dire ce que je pense vraiment. Te dire que je ne sais pas qui je suis, tu as raison, j’aime le sang. Tu as raison, j’aime le pouvoir, son goût âcre dans ma bouche, mais plus que tout j’aime tes mains contre les miennes et tes yeux froids, tes yeux d’homme rongé par ses démons. Regulus, tu es la chose que je voulais, mais tu es parti, tu as trahi, tu m’as trahi. Pourquoi ? Je ne comprends pas. Ça ne te plaisait plus, Regulus, le sang sous tes ongles, la mort à tes pieds ? Je ne comprends pas, je voudrais… Je voudrais comprendre, Regulus, explique-moi. S’il-te-plaît, reviens et explique-moi pourquoi tu m’as quitté ce soir-là, pourquoi tu as trahi une vie entière d’idéaux, de coupures de journaux collés sur les murs de ta chambre… Regulus, j’ai tout donné pour toi. Je sais que tu ne m’aimais pas, pas comme ça. Je sais que tu trouvais dérangeantes nos étreintes, mais je t’assure, Regulus, je t’assure qu’on était bien ensemble. Moi, j’aimais ça. Tu n’avais pas besoin de mourir, Regulus. Le Maître reviendra, tu sais. Je lui demanderai, alors. Je lui demanderai de te ramener, de te ramener à moi. Je ne t’abandonnerai pas, Regulus. Je ne laisserai pas l’obscurité nous avaler à jamais. Je ne peux pas. J’ai peur, et je meurs, et… »

« La ferme Lestrange ! Putain, mais il ne s’arrête jamais de gémir comme une fillette ? »
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lsky » 18 oct. 2020 - 00:42

Titre : /
Thème et heure : Stylistique: Écrire à la deuxième personne du pluriel / Scénaristique: Un personnage est en complète divagation.
Fandom : /
Nombre de mots : 547
Personnages : /
Rating : - 12
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« Vous ici mon ami ? Oui, vous ! Je vous parle ! »

Mais vous n’en avez cure, André ! Vous avez écrit toute la nuit durant. Ou presque. Il était quatre heure du matin à votre coucher, et vous vous targuez d’être un oiseau de nuit.
Mais c’est à vous aussi que je parle, André, vous vous considérez comme un lève-tôt, il est cinq heure du matin.
Que faîtes-vous, André ? Vous avez dormi à peine moins d’une heure !

André, en effet, vous en êtes là, toujours la fenêtre ouverte, malgré le froid parisien qui gerce vos rideaux. Vous êtes à la fenêtre de votre cuisine. Votre cuisine qui est salon, qui est chambre, et même salle de bain. Heureusement les chiottes sont sur le palier !
Alors André, que faîtes-vous ? Comment vous définissez-vous ?

Ce n’est pas rare de se parler à soi-même, surtout en plein confinement. Mais c’est encore plus rare de ne pas se tutoyer, ni même de se dire « je. » André, vous vous vouvoyez ! N’êtes-vous pas bien ? Mais cela depuis l’enfance, depuis Le Rouge et le Noir dont la lecture vous a permis de vous pogner aussi bien sur Madame de Rénal que sur Mathilde de la Mole.
André, vous êtes un Romantique.
Comme on l’entendait à l’époque, mais vous n’êtes pas romantique.

Romantique, réellement comme le veut l’appellation littéraire, vous vous croyez. Oyé oyé…. Vous ne faîtes que fumer, ce n’est plus de l’opium, ce n’est plus à la mode ; et vous êtes français. Vous n’êtes ni anglais, ni chinois. Non, vous fumez de l’herbe pour vous détendre, puis quand le temps est venu d’y pallier, c’est la cigarette et l’alcool.
André, vous ne dormez plus et cela fait des mois. Quelques heures par jours, une fois de quatre à cinq et sinon à l’après-midi, quand les barmans dorment eux aussi. Car avez-vous d’autres amis ? Non, les gens qui ne travaillent pas la nuit n’ont pas votre rythme, et s’ils ont votre addiction, eux, ont un travail. Ils ne sont pas la bohème, non.
Vous, vous l’êtes. André vous écrivez toute la nuit et tout le matin, si bien qu’on croit que vous ne dormez pas. Mais dès 14 heures vous tombez. Vous vous voulez croire à l’heure espagnole. Mais vous n’y êtes pas, Cervantes vous pisse dessus.

Vous ne dormez pas, vous vous bercez de la bohème et de ses lilas, que vous n’avez jamais vus. A quoi ressemble un Lilas, André ? Vous ne le savez pas.
Qu’est-ce que vous fumez, André ! Plus que vous n’écrivez ! Les mots s’enchainent, mais ils sont vides de sens, autant que vos poumons sont remplis de goudron et de fumée, autant que votre sang est empli d’alcool. Vous êtes noir de poumon et rouge de sang vénéneux, André, comme vous le rêviez adolescent. Vous vous perdez André, qu’allez-vous faire ?
Allumer une cigarette.
Car, au moins, ces pauses, vous donnent une excuses pour ne pas poser des mots sur le clavier.
Vous êtes auteur, André, un vrai auteur.
Mais l’alcool, mais la gueule de bois, mais la montée, mais la descente, mais la sensation de la cigarette qui se consume dans votre main…
André, vous avez écrit 300 mots en trois jours.
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 18 oct. 2020 - 00:59

Titre : /
Défi : Scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 491
Personnages : Erik Iversen (OC), Solveig Iversen (OC), Niels Iversen (OC)
Rating : Tout public
« Il est venu, marmonna Solveig avant de se mettre à faire les cent pas. Il est venu, il vient, il viendra. Il est venu et il a récupéré son dû. »

Elle se mit à rire comme une possédée, passant la main dans ses cheveux. L'instant suivant, son visage fut ravagé par les larmes tandis que, le corps secoué d'un hoquet nerveux, elle s'effondra à genoux sur le sol. Tournant son regard vers les deux hommes qui ignoraient quoi faire pour l'aider, elle reprit sa litanie d'une voix chargée de sanglots, ses poings tapant le parquet au fur et à mesure que ses mots gagnaient en intensité.

« Il reviendra. Oui il reviendra. Notre souffrance est son bonheur. Il reviendra et emportera tout sur son passage. Il m'a laissé pour mieux me briser. »

Erik s'agenouilla auprès de sa mère pour la serrer dans ses bras, comprenant qu'il était à l'origine de ses divagations. Il n'aurait pas dû lui annoncer la mort de Maisie de cette manière, sans le moindre tact, mais il n'avait pas eu le choix. Après la disparition d'Hedvig, il avait cru pouvoir soutenir sa famille et leur permettre de traverser l'épreuve qu'ils avaient subie. Jamais il n'aurait pensé vivre un autre drame, pas un de plus, pas une nouvelle fois. Combien de personnes qu'il chérissait allait-il devoir perdre ? Combien de pleurs à verser avant le retour du soleil dans son existence ?

D'un ton rempli d'émotions, il murmura à sa mère qu'il était désolé. Elle s'apaisa un court moment, apportant le silence et l'espoir d'une raison enfin revenue. La seconde suivante, Solveig le repoussa et gémit de douleur, les yeux fixés sur un point invisible, les pupilles dilatées. Une folie étrange prenait la place de sa sagesse habituelle, envahissant son être jusqu'à la rendre presque méconnaissable. Un autre rire dément la secoua de la tête aux pieds et elle se releva, dansant sur elle-même avant de s'arrêter devant son époux.

« Il est là. Il s'en revient et achèvera son oeuvre. Il s'en revient et nous tuera toutes. Il s'en revient, il s'en revient ! »

Erik sortit sa baguette et, après une excuse informulée, l'immobilisa par un sortilège. Son père prit le relai en l'endormant, réagissant promptement pour la rattraper avant une rencontre désagréable avec le sol. Niels caressa tendrement la joue de son épouse puis s'adressa à son fils en évitant de croiser son regard.

« Tes sœurs sont mortes et ta mère est en train de perdre l'esprit. La malédiction finira avec elles, aucune autre femme ne connaîtra ce malheur.
— Maisie a eu une fille, lui apprit Erik. »

Il prit conscience du poids de son mensonge. Il avait caché l'existence de sa nièce pour laisser l'espoir les gagner et leur faire envisager un avenir plus radieux.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 18 oct. 2020 - 01:13

Titre : Vingt ans
Défi : image + écrit
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 227
Personnages : Pansy Parkinson / Tracey Davis
Rating : Tout public
Il y avait du vent, ce jour-là. Du vent dans nos cheveux et dans nos cœurs. Le ciel était bleu, d’un bleu hypnotique, presque frappant. Nous nous promenions sur la jetée, comme souvent. Nous ne parlions pas. Nous parlions rarement. Les grains de sable promenés par le vent comme un voile de mariée se perdaient à l’horizon, et le goût du sel s’imprimait sur nos lèvres. Nous avions vingt ans. Tu mourrais le lendemain, un tragique accident. Un accident de potions, regrettable, vraiment. Pour l’heure, nous regardions le vent. Le soleil se coucher, au loin. Deux femmes se dresser dans l’immensité du ciel, se tenant la main, souriant.
Nous avions vingt ans, déjà. Vingt ans, la guerre au loin, très loin, très proche aussi, la guerre qui faisait frissonner nos paupières et nous arrachait à nos rêves. Nous avions vingt ans, et tout perdu. La fortune, les amis, les paris sur la vie, tout perdu. Pansy et Tracey, seules au monde, sur une jetée où se pressaient les Moldus et les cœurs chaviraient.
Nous avions vingt ans, enfin. Les corps balayés par le vent, l’âme en fuite au levant. Nous avions vingt ans, quand tu es morte, Tracey. J’avais vingt ans quand j’ai compris que la vie ne tenait qu’à un fil. Vingt ans, et tout perdu.
Un monde à reconstruire, et, pour tout allié, le zéphyr.
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lsky » 18 oct. 2020 - 01:36

Titre : /
Défi : Le vent
Fandom : Avatar dernier maitre de l'air
Nombre de mots : 744
Personnages : /
Rating : Tout public
Ils avaient fait appel à toute sorte de volontaires pour aider à construire la Cité de la République. Nous étions jeunes à en crever, mais il fallait voir l’avatar, il était encore plus jeune que nous quand il avait accompli tous ses exploit.
Nous étions une génération déjà âgée, vraiment, nous étions vieux alors qu’adolescent parce que nous sentions tout le poids de cet âge trop tôt atteint sur nos épaules.
Nos semblables - un groupuscule improbable - avait renversé le monde. Ce monde-là appartenait désormais à la jeunesse et aux sages, à quiconque avait entre 70 et 18 ans était suspect.
Une nouvelle ère s’élevait et elle était incarnée en quelques maîtres de l’eau et de la terre qui resteraient dans les mémoires, en Zuko, notre vénéré Seigneur du Feu, et en l’avatar, le dernier maître de l’air. Ces quelques personnes avaient renversé le monde.

J’en étais heureuse, mais je ne savais pas où était ma place.
J’étais jeune, bien sûr, plus que Mei, j’avais idolâtrais cette fille (et comment ne pas l’idolâtrer tout en la jalousant ? maintenant qu’elle était la fiancée de l’empereur ?)
Mais j’étais trop jeune, et moi et ma famille nous étions toujours beaucoup respectés au sein de la nation du feu

Ma famille, c’était ces connards. De ceux-là qui vont lécher les bottes de la famille royale. Pourtant ces dernier m’avaient toujours fait flipper, surtout leur fille. Heureusement, elle pourrissait quelque part en prison. Mes parents n’avaient jamais voulu entendre mes réticences, surtout que je leur faisais honte car je n’ai jamais été mondaine : j’étais mal à l’aise dans les réception où il fallait faire la roue du coq.
C’est d’ailleur à cause de cela que j’avais eu l’occasion de me lier avec Mei : elle non plus n’ait pas mondaine.

Enfin bref, il en était que ma famille, peu importe si la famille royale fut juste ou brula mille innocent, aurait tout fait en sorte pour être dans leurs petits papiers.
Et c’est pour ça que j’étais gênée par rapport à Mei, bien qu’on se comprenne toutes les deux, je m’en voulais car ma famille pensait que la sienne pourrait nous ouvrir des portes. Car la famille de Mei avait beaucoup plus d’influence.
Cependant ma famille n’était pas assez mal en point pour faire de moi une militaire. Au contraire, ma maîtrise du feu affirma ma noblesse.

Quand tout se renversa, enfin j’étais heureuse. Zuko et Mei avait gagné. Mais ma famille voulait se faire inviter. Qu’au pouvoir il s’agisse du fils, du père, que leurs croyances soient contraire, ma famille s’en foutait. Peu leur importait si ce n’est d’être en vue dans la société.

J’ai alors tout lâché. Je suis partie rejoindre l’avatar et la cité qu’il construisait.
Je suis partie en laissant une lettre à Mei. Nous n’étions pas si proches – mais de qui des héritières comme nous peuvait l’être ? – je lui expliquais mes motivations et la suppliais de ne pas accepter mes parents à leur table.

Je fus renier par ma famille mais accueillie dans celle d’Aang. Katara était déjà enceinte de leur premier enfant, mais je ne me sentie jamais de trop, alors qu’ils avaient tout à construire : une vie, une famille…. Pourtant, ils n’attendaient rien de moi, que le meilleur. Et surtout pas un masque.

Je fus une bonne aide dans la construction de la nouvelle ville, je n’étais ni urbaniste, ni architecte, ni ingénieur, mais mon goût pour l’art et mes capacités organisationnelles me permirent de mettre en place de vraie dynamique dans les quartiers.
Cependant, comme on le verra par la suite, je ne réussit pas longtemps à annihiler la scission entre ouvriers et ceux qui se disent nobles... L’histoire nous rattrape toujours.

Au fil des ans, Aang était triste de ne pas avoir d’héritier Maître du Vent, mais j’avais construit ma vie… Il était de dix ans mon ainé, il avait fait des tas d’erreur. Il était de l’ancienne police secrète qui avait dissimulé la guerre à Ba Sing Se. Il se rachetait avec sa connaissance du fonctionnement des villes et mettant en garde l’Avatar contre les manipulations politiques.
Ce fut le coup de foudre.

Malgré cette ville crée de toute pièce, de vapeur et d’acier, par nos soins, nous étions plus heureux que tout. Nous nous étions trouvés, rachetant par-là même nos noms et nos histoires. Pour nous, grâce au Maître de l’air, nous avions pu choisir notre destin : le vent avait tourné.
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 18 oct. 2020 - 01:49

Titre : /
Thème : Image de 02h
Fandom : Esprits Criminels
Nombre de mots : 322
Personnages : Mackenzie Clark (OC), Emily Prentiss
Rating : Tout public
La lumière projetée par l'écran du téléviseur éclaire les visages des deux femmes, leur conférant un aspect fantomatique dans l'obscurité du salon. Mackenzie a les yeux rougis d'avoir trop pleuré, quelques sanglots silencieux secouent encore son corps et la font replonger dans ce triste état qui est le sien depuis plusieurs jours. À ses côtés, Emily reste muette, se contentant de la serrer contre elle lorsque les crises de larmes redeviennent trop fortes. Elles n'ont pas échangé le moindre mot depuis qu'elles sont revenues se mettre à l'abri, s'offrant ainsi un calme irréel uniquement troublé par la télévision. Elles n'ont pas besoin de paroles pour se comprendre, même si la chef de l'équipe aimerait percer la carapace de son amie pour retrouver la jeune femme enjouée qui était sa collègue quelques semaines plus tôt. Les épreuves que Mack a traversées ont fragilisé son mental, la replongeant dans un chagrin aussi puissant que celui qu'elle a supporté à la mort de son fils.

« Je l'ai appelé, finit par déclarer Emily. »

Dans un sursaut, son amie brise leur étreinte et l'observe avec un air hébété. Il lui faut un temps d'adaptation pour songer à toutes les implications liées à l'appel de sa collègue.

« Je ne veux pas le revoir, souffle Mackenzie avant de renifler. Je me suis promis de ne plus m'attacher à quelqu'un, pas après son départ.
— Il l'a fait pour vous deux, tente de lui expliquer Emily. Il avait peur de
...
— De quoi ? la coupe la plus jeune. De me faire souffrir ? Parce que si c'est son excuse, il s'est lourdement trompé ! Je croyais avoir retrouvé le bonheur et il a tout foutu en l'air. »

La crise resurgit et elle se laisse aller dans les bras de sa meilleure amie qui la berce doucement. La route est encore longue jusqu'au pardon.
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