[Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Sifoell » 17 oct. 2020 - 21:03

Titre : L'homme de fer (partie 2)
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : scénaristique (titres de pièces en italique)
Fandom : HP
Nombre de mots : 1041
Personnages : Alastor Maugrey, les soeurs Warren, les parents Warren, Greyback et quelques Mangemorts (et un elfe de maison tout mignon)
Rating : -12
La seule maison blanche de la rue est invisible aux yeux non avertis. Pourtant, parfois, des rires ou des jurons s'échappent, de cet interstices entre les deux maisons de brique rouge. Parfois, une odeur de barbecue ou d'autres odeurs plus étranges, s'insinuent dans la rue. Le moldu l'ignore. Le sorcier tête en l'air aussi. Mais le sorcier qui cherche la maison des Warren est à l'affût de tout indice, suivi par d'autres sorciers, qui n'ont pas le flair de Fenrir Greyback, et préfèrent rester dans son dos plutôt que l'avoir dans le leur. Parce que Greyback n'est pas un sorcier comme les autres. Greyback a le pouvoir de faire dresser les petits cheveux dans la nuque de n'importe qui. Alors, vêtu de son immense imperméable, ses petits yeux noirs se promènent sur les façades des maisons. Le nez en l'air, il hume, puis se tourne vers ceux qui le suivent, un sourire carnassier aux lèvres.
« Vous ne le sentez pas, n'est-ce-pas ? »
Les sorciers s'arrêtent et se regardent l'un l'autre, méfiants. Certains secouent la tête, indécis, d'autres préfèrent ne pas se faire remarquer.
« La douce odeur de jeunes filles vient d'entre ces deux maisons. L'odeur de potions, aussi. Je sens de l'asphodèle, et un feu de bois. »
Fenrir Greyback se tourne vers ses comparses, les bras écartés.
« A quoi rêvent les jeunes filles en une froide nuit d'hiver ? »
Les sorciers demeurent silencieux, laissant Greyback faire les questions et les réponses.
« Pas au grand méchant loup. »
Son sourire s'agrandit alors, dévoilant ses canines prêtes pour le carnage. Il fouille dans sa poche et en sort sa baguette, lançant des sorts de détection de sortilèges. Les autres sortent aussi leur baguette. Certains ont le visage couvert par le masque de Mangemorts. D'autres, de moindre importance, ont le visage découvert. Greyback, lui, n'a jamais voulu cacher sa trogne qui fait peur à n'importe lequel d'entre eux. Et de toute manière, Voldemort n'a jamais voulu faire de lui, le loup-garou, l'hybride, un égal des sorciers. Mais qu'importe. Greyback n'a jamais vraiment voulu être des leurs.
« Bon, on les fait sortir de leur trou ? »
Ils ne le voient pas, mais derrière les rideaux de leur salon, Herodote et Jonquil regardent ce qu'il se passe dans la rue. Jonquil s'éloigne des fenêtres, appelle ses filles, appelle son elfe. Quand Théodora et Iris arrivent, elles pâlissent considérablement, et sursautent quand l'elfe apparaît à côté d'elles.
« Linky, va chercher Anémone et Alastor dans l'atelier. Maintenant... »
Jonquil s'agite.
« Ils sont trop nombreux. On ne peut pas les affronter... »
L'elfe disparaît dans un ploc retentissant pour réapparaître dans l'atelier, fermant immédiatement ses yeux globuleux par ses petites mains osseuses.
« Il faut partir maintenant, Maîtresse Anémone et Maître Alastor. Les Mangemorts sont dans la rue... »
Les deux corps nus se séparent à regret, s'agitent, réunissant leurs vêtements, leurs baguettes, enfilant chaussette, chemise. Quand très rapidement ils se retrouvent habillés, Anémone lance un regard désolé vers son atelier.
« Il faut tout prendre, Alastor. Il ne faut pas que cela tombe entre leurs mains... »
« Linky, va prévenir les Warren de nous rejoindre... »
Linky éloigne ses mains de ses yeux globuleux et disparaît dans un ploc. Anémone attrape un sac dans lequel elle jette l'armure sur laquelle ils étaient en train de travailler, avant de s'abandonner. Ses mains tremblent. L'oeil d'Alastor disparaît dans son crâne, sondant les murs, sondant la moindre présence ennemie... Un ploc se fait entendre de nouveau, Linky apparaissant avec dans chaque main, la main d'une des sœurs. Théodora et Iris se mettent tout de suite au travail, notant au passage la tenue négligée d'Alastor et d'Anémone mais sans avoir le temps de faire la moindre remarque. Linky disparaît de nouveau.
Des sacs se remplissent sans ménagement. Anémone lance alors un regard vers Alastor.
« On va aller où ? »
« Chez moi. »
Une immense déflagration se fait entendre, faisant trembler les murs. Iris se précipite vers la porte, baguette en main, sac sur le dos, les yeux déjà plein de larmes. Elle murmure un sortilège et son cerbère apparaît pour filer vers celui qu'elle sait seul pouvoir les aider : Albus Dumbledore. Elle chuchote alors.
« Linky... »
L'elfe apparaît de nouveau avec un ploc, tenant dans sa main Herodote qui est en mauvais état, et Jonquil qui... Iris sent son cœur se tordre. Jonquil qui paraît morte.
« Toc ! Toc ! Toc ! Le loup est à votre porte ! » hurle une voix rauque qui semble venir de leur maison.
Anémone continue de remplir son sac d'objets, avant de sentir sur son bras la main d'Alastor. Elle récupère en dernier l'inutile baguette sur le manteau de la cheminée, cette baguette sœur des baguettes de ses triplées, qui l'a choisi pour être réunie avec les deux autres baguettes.
« Prenons-nous les mains, tous, maintenant ! »
Alastor attrape la main de Théodora, et celle d'Anémone qui tient sa baguette entre ses dents.
« Hé ! Je vois l'amant de la morte ! » crie une autre voix.
Hérodote lâche alors la main de Linky pour prendre celle de sa femme qui a l'air tout à fait morte. La voix éraillée par l'émotion, il dit aux autres.
« Partez tous maintenant, je vais les retenir... »
« Non », murmure Théodora.
« Partez maintenant, ils sont trop nombreux... » répète Hérodote, la baguette dans une main et la main de sa femme dans l'autre.
« Ah ! Vous êtes venus là où il y a quelques tombes ! » ricane la voix rauque qui s'approche.
« Greyback... » murmure Alastor. Il serre plus fort les mains d'Anémone et de Théodora. « Il faut partir vite. »
Les mains se saisissent, mais les yeux restent sur Hérodote qui, seul, affronte les Mangemorts arrivent sur le seuil de la porte de l'atelier.
« Hérodote Warren, patron de Warren Inc, qui n'a jamais voulu vendre quoi que ce soit à mes amis... Pourtant, les affaires sont les affaires... »
Alastor et Linky font transplaner les sœurs Warren avant qu'elles entendent les hurlements de douleur et de peur de leur père quand Greyback lui saute au visage, crocs en avant.
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.

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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 17 oct. 2020 - 21:05

Titre : Miles et Terence
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : scénaristique (plus ou moins :lol:)
Fandom : HP
Nombre de mots : 571
Personnages : Miles Bletchley / Terence Higgs
Rating : -12 pour vulgarité légère
Miles Bletchley n’était pas réputé pour sa patience. Il semblait monté sur ressorts, toujours une plaisanterie en bandoulière, une farce à faire aux Gryffondor, et un coup de batte à envoyer au premier qui osait contester son talent sur le terrain de Quidditch. Ça lui avait valu une quantité astronomique de retenues, et de nombreuses remontrances de la part du Professeur Rogue, mais Miles disait qu’il s’en fichait.
Il n’était pas méchant, Miles, simplement un peu agaçant. Et quelque peu véhément.
D’habitude, Terence s’en accommodait très bien. En réalité, les frasques de Miles l’amusaient. Il aimait la façon dont il tournait tout un chacun en dérision, et ses éclats de rires chaleureux qui rompaient avec la fraîcheur régnant dans la Salle Commune de Serpentard. Il le trouvait… Drôle. Agréablement impertinent. Et plaisant à regarder. Mais ça, c’était une nouveauté…
Miles avait grandi pendant l’été, et là où Terence voyait autrefois un enfant gouailleur qui se plaisait à semer la zizanie sur son passage, il discernait à présent un adolescent de seize ans qui s’amusait à faire tourner son aîné en bourrique, pour la simple (et bonne, assurait Miles) raison qu’il s’ennuyait.
Seulement voilà, aujourd’hui, Terence n’avait pas de temps à perdre avec les bêtises de son ami.
Il devait réviser ses A.S.P.I.Cs, et même si la journée lui paraissait interminable et qu’il avait le crâne au bord de l’implosion, il était déterminé à ne pas bâcler son travail.

— Ce que tu peux être chiant ! souffla Mile en se laissant choir avec la grâce d’un éruptif sur la chaise voisine. Pourquoi tu révises maintenant ? Tes satanés examens n’ont lieu que dans trois mois !

Terence l’ignora au profit de son Manuel de Défense Contre les Forces du Mal, niveau 7 et du chapitre consacré aux sortilèges Impardonnables. Que disait Line Evitable au sujet de l’inventeur du sortilège de Mort, déjà ? Ah oui, qu’il était…

— Terence ?
— Miles, tu ne vois pas que je suis occupé ? s’agaça Terence en fermant les yeux.
— Je sais que tu meurs d’envie d’aller voler avec moi, assura le plus jeune d’un ton badin.
— Non, je meurs d’envie de te jeter un Avada Kedavra, c’est différent.
— Je crois que tu confonds avec le Silencio, ricana Miles.

Puis, s’apercevant du regard noir que Terence dardait sur lui, il ajouta :

— Même mort, je reviendrai te hanter.
— Tu n’oserais pas, dit Terence dans un reniflement dédaigneux – et il replongea dans sa lecture.

Une minute de silence passa. Puis deux. Puis trois. Au moment où Terence commençait à trouver suspect le mutisme de son camarade, celui-ci lui arracha son manuel des mains, renversant son encrier sur l’un de ses parchemins dans un même mouvement.

— Imbécile ! pesta Terence. Tu as foutu de l’encre partout sur mes affaires.
— Un petit sort de nettoyage et ce sera vite rég…
— La ferme ! cria Terence en reprenant à Miles son manuel. Tu m’empêches de réviser.
— Mais je m’ennuie, sans toi, marmonna Miles en le regardant avec un air de chien battu.
— Prends un livre, et fais tes devoirs. Ça te changera.
— Un livre ? répéta Miles, ahuri.
— Oui. Tu sais, ces objets rectangulaires qu’on trouve à la bibliothèque et qui renferment des mots et des idées ?

Miles secoua la tête, comme dégoûté à la perspective d’ouvrir un livre, et entremêla leurs jambes sous la table, un sourire coquin au coin des lèvres.

— Je ne veux pas lire. Je veux aller voler. Avec toi.
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chrisjedusor
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par chrisjedusor » 17 oct. 2020 - 21:07

Titre : Le temps, cet ennemi
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Défi scénaristique, 21h La journée ne semble pas se terminer...
Fandom : Original, de mon projet de roman écrit avec une amie de longue date, ma plumeapapote.
Nombre de mots : 394 mots
Personnages : OC, archange
Rating : Tout public

L’immortalité est longue. Très longue. Elle en a vu des évènements se dérouler au fil des siècles, devant ses yeux. Elle était l’une des archanges les plus hauts placés du Paradis, autrefois à la tête d’armées célestes. Elle a toujours dû faire passer ses sentiments après ses trop nombreuses responsabilités, mais ça, et spécialement ça, cela fait à peine quelques mois en années mortelle, et elle a l’impression que des siècles se sont écoulés. Jamais elle n’aurait pensé que son espèce puisse ressentir de telles douleurs. Elle se sent faible.

Si faible.

Et elle est censé être une guerrière.

Elle a fait des erreurs par le passé. Celles-ci auraient pu lui valoir une peine aussi forte que celle de Samaël. Il a tout pris sur lui afin de la protéger, lui éviter une punition pour l’éternité, dans le bas astral. Elle n’a été qu’écourté dans le temps. Et c’est grâce à son frère, uniquement son frère. Cette rébellion au Paradis a engendré des causes à effets. Et elles sont irréparables.

Comme la séparation avec son enfant. Son unique enfant.

- Mon fils, murmura-t-elle à voix haute, positionnée au milieu des mortels.

Elle le ressent en sécurité. L’archange le sait car ses dons célestes lui permettent de telles connaissances. Sa petite vie est en développement, là à l’instant, à son plus grand soulagement. Et elle n’est pas là. Elle ne serait jamais là pour ses premières fois. Ni pour lui apprendre à voler. Ni pour lui apprendre à gérer ses pouvoirs, ni pour le voir évoluer et grandir.

Elle serait loin. Absolument loin de lui.

Pour que rien ne lui arrive. Elle ne doit pas s’en approcher, et ça, ça fait étrangement bien mal.

Cela fait des millénaires qu’elle vit et voit les humains évoluer. Le temps lui parait si long. Il est d’une lenteur indescriptible à ses yeux, et le déchirement qu’elle ressent au creux de sa poitrine ne sera pas comblé de sitôt. C’est si horrible. Le temps est son nouvel ennemi, oui, c’est clair. Mais un jour, oui un jour, elle, sa Mère, le reverrait pour le serrer dans ses bras, rattraper ce maudit temps en sa compagnie. A lui apprendre de nombreuses choses et à passer son propre temps à être fière de lui.

Elle en a la certitude.

Ils auraient tout le temps de rattraper ces moments perdus à jamais.
Dernière modification par chrisjedusor le 17 oct. 2020 - 22:40, modifié 7 fois.
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Je te retrouverai en passant au dessus de la mort elle-même. # Lianna Sauwer ( oc)

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Hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Hazalhia » 17 oct. 2020 - 21:13

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : défi scénaristique de 21h
Fandom : Divergent
Nombre de mots : 505
Personnages : Tris/Peter
Rating : /
Le lundi suivant, la journée semblait décidée à ne jamais se terminer. Un ressenti que les deux journalistes mettaient sur le compte de la tâche qu’on leur avait imposée. Terrés dans le sous-sol d’un bâtiment, ils fouillaient dans les archives de la ville depuis le matin. Inspecter et ranger les piles de documents mal classés avait étiré chaque minutes en heure, si bien que, même si ce n’était que le milieu de l’après midi, Tris avait l’impression d’être ici depuis des heures, enfermée avec Peter.
Le dernier venu dans l’équipe avait été désigné d’office pour participer à cette corvée, et Tris ruminait toujours d’avoir perdu à la courte paille contre Dana.Si une partie des archives avait été tenue correctement sous le gouvernement Altruiste, la guerre puis le stockage à la va-vite de documents venant des diverses faction et des entreprises liées au Bureau du Bien Être génétique avait rendu cette aile anecdotique. La majeure partie de la pièce était constituée de cartons entreposés pêle-mêle dans les rayonnages, quand ce n’était pas à même le sol. Quelques employés de la ville, ainsi que l’équipe de C.J. Bennett se relayaient pour remettre le lieux en état, et ses documents en ordre, mais le travail était de longue haleine.


Les deux collègues avaient d’abord échangé quelques mots, rares, et surtout des jurons à l’égard de ceux qui avaient transformé cet endroit en capharnaüm. Puis à force de voir les aiguilles de l’horloge stagner tout autant que l’avancée de travail, les langues s’étaient déliées, et la conversation était devenue moins hésitante. Au point que Tris avait fini par interroger Peter sur quelque chose qui lui restait en tête depuis leur rencontre au cimetière.

— Tes parents, est-ce que tu les as trouvés ?

Assis au sol, à fouiller parmi les dossier d’un carton, Peter releva le nez. Ce n’était pas le genre de Tris de s’intéresser à ce qu’il faisait. Il mis son intérêt sur le compte de l’ennui, sans pouvoir lui en vouloir. A ce train là, toute conversation était bonne à prendre, pourtant il hésita avant de répondre. Nerveusement, il se mordit la lèvre, conscient que Tris risquait de le prendre pour un fou.

— J’ai trouvé plusieurs tombes au nom de Hayes, mais en fait, je ne sais pas lesquelles sont les bonnes.

C’était la première fois que Peter évoquait sa perte de mémoire. Tris se demandait comment il l’expliquait aux gens qu’il côtoyait, si cela lui arrivait d’en parler. Un accident ? Une chute ? Des deux, c’était elle qui en savait le plus. Elle aurait pu tout lui révéler, répondre à ses questions, peut-être même l’aider avec ses parents, mais la vérité restait bloquée dans sa gorge. Peter avait sciemment pris de sérum d’oubli. Aller contre cette volonté ne lui rendrait pas service.

— Pourquoi ? demanda Tris, en contrôlant sa voix pour cacher son mensonge.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par lilychx » 17 oct. 2020 - 21:26

Titre : Le gâteau
Thème et heure : mots de 22H (Sabotage)
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 311
Personnages : Georgette et Lucienne et André
Rating : Tout public
C’était le jour de la fête des voisin et tout le monde avait mit la main à la pâte. Tout le monde sauf André le voisin de palier de Georgette et Lucienne.

Tous les voisins de l'immeuble avaient décidé de se réunir dans la petite cour intérieure. Le Masson avait descendu leurs trois grandes tables, Les Dupont avait aider les Lambert à descendre le maximum de chaise pour que tout le monde puisse s'asseoir. Lucienne avec l’aide des petite du quatrième avait fait toute la décoration. Les autres voisins, c’étaient mi au fourneau pour apporter chacun leur spécialité.

Georgette, elle, s’était levée aux aurores pour confectionner son fameux gâteau à huit étages. Elle venait d’y ajouter la touche finale. Il était parfait. Elle alla ouvrir la porte de son appartement et appeler l’ascenseur. Puis revint chercher le gâteau. Mais lorsqu’elle fut dans le couloir avec son chef d’œuvre, l’alarme incendie se déclencha et l’eau se mit à tomber du plafond, ruinant son gâteau à huit étages.

Elle était choquée. D’autant plus qu’elle entendit le ricanement de son voisin de palier derrière elle. Elle lâche le reste de son la pâtisserie au sol pour se retourner le visage rouge de colère vers André qui avait la main sur le bouton déclencheur de l’alarme incendie.

- Espèce de petit saligaud !

Georgette fulminait, il avait ruiné son gâteau et au moment où elle s’apprêtait à l’empoigner par le col tous les habitant arrivèrent fous de rage sur le palier.

Il s’avérait qu’André, non-content d’avoir détruit le chef d’œuvre de Georgette, avait intégralement saboté la fête des voisins. Il avait brûlé les décorations, scier les pieds des tables, cassés les chaises et ajouter bon nombre d’ingrédients plus que dégoutant dans chacun des plats.
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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
Charles Baudelaire

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Berserkr » 17 oct. 2020 - 21:30

Titre : Mauvaise blague
Thème et heure (écrit ) : Sabotage
Fandom : HP
Nombre de mots : 326 mots
Personnages : Seamus Finnigan, Neville Londubat, Blaise Zabini
Rating : Tout public
- T’es sûr que ça ira ? demanda Neville, alors qu’ils étaient cachés derrière une tapisserie. Je veux dire avec ton nez.

Seamus acquiesça. Il s’était pris un coup de batte de Quidditch gratuit de la part de Goyle deux jours plus tôt. La vengeance avait été immédiate et personne n’avait trouvé de preuve de ses actes. Les Carrow n’avait certes pas besoin de preuves de manière générale. Mais impossible de l’accuser ouvertement pour la bonne et simple raison que Seamus était toujours à moitié assommé à l’infirmerie à ce moment-là. Ginny s’était chargé d’envoyer Goyle à l’infirmerie de façon plutôt innovante même si personne n’était trop sûr de ce qu’elle avait fait précisément. La sixième année avait agi avec un peu trop d’entrain peut-être, mais il faut dire que la rouquine était plutôt de mauvaise humeur, ces temps-ci.

- Normalement on risque rien.

Leur projet du jour à savoir concocter un petit piège pour la brigade inquisitoriale, se passait bien pour le moment. Le plan avait pour but de saboter leur ronde, mais surtout de les calmer un bon coup et surtout de leur faire comprendre qu’ils ne maîtrisaient en vérité absolument rien. Etonnamment, Peeves, qui les avait surpris en train d’en discuter, avait proposé son aide. Malgré le doute, les deux Gryffondor avaient accepté. Un refus aurait été une raison plus que suffisante pour l’esprit frappeur aille cafter.

Une multitude de bruits divers retentirent dans le couloir, suivit de cris. Neville, le seul à pouvoir avoir un aperçu des dégâts, jeta un coup d’oeil discret à travers la tapisserie. Sa tête réapparut, il semblait plutôt indécis.

- Alors ?

- C’était Zabini. Il a mangé pour tout les autres derrière lui. La couleur rouge rend plutôt bien avec son uniforme je trouve.

- Rassure-moi, on parle toujours bien de peinture là ?

- Oui oui. Enfin Peeves a essayé de faire tomber une statue sur les autres mais ça a l’air d’aller. J’imagine que c’est normal vu que c’est Peeves.

- Mission accomplie, j’imagine.

- Ouais on ferait mieux de filer.
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Lul
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lul » 17 oct. 2020 - 21:35

Titre : /
Thème : thème sabotage, 22h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 587
Personnages : OC
Rating : Tout public
Adélaïde était partie en courant vers son dortoir, et n'en était sortie qu'à la reprise des cours de l'après-midi. Elle ne s'était pas sentie capable d'aller en cours le matin ou de faire face à toute l'école au déjeuner, pas alors qu'elle venait de mettre à bas tous ses efforts pour s'intégrer depuis le début de l'année.
Cependant, à la fin des cours, l'origine du drame lui était revenue en tête et elle s'était rendue à la bibliothèque pour y chercher des livres de cuisine ou sur Noël. En effet, elle ne pouvait croire que le pain d'épices n'existe pas chez les sorciers, il n'avait aucune raison d'être plus moldu que les autres friandises de cette période ! Mais elle eu beau chercher dans tous les livres qu'elle put trouver, fouiller la bibliothèque de fond en comble afin d'en trouver d'autres, elle dû se rendre à l'évidence : aucune trace de pain d'épices.
Adélaïde sentit ses yeux s'humidifier de nouveau. Elle avait l'impression que quelqu'un essayait de lui saboter sa fête préférée. Déjà qu'elle ne pourrait pas la vivre en famille, comme c'était la tradition, voilà qu'en plus elle serait privée de pain d'épices. Qu'allait-il se passer ensuite, allait-elle découvrir que les sorciers n'échangeaient pas de cadeaux ? Ou qu'il n'existait pas de repas de Noël ?
Elle se sentait terriblement mal. Elle n'avait qu'une envie, rentrer chez ses parents pour se gaver de vin chaud et de pain d'épices en décorant la maison et le box de Noisette. Un maigre sourire lui revint en se remémorant l'année précédente, où elle avait décoré la ponette avec des boules dans la crinière et des guirlandes autour de l'encolure et tressées dans la queue. La pauvre l'avait étonnamment bien supporté, même si l'une des guirlandes avait mystérieusement perdu un morceau...
Ce fut à ce moment qu'Archie la retrouva. Il la cherchait depuis qu'elle ne s'était pas présentée au diner, jugeant qu'elle ne pouvait pas sauter un nouveau repas. Il aborda donc la fillette en lui montrant les provisions qu'il lui avait gardées, espérant la convaincre de le suivre dans la salle commune pour les manger. Il en fut pour ses frais, Adélaïde détournant le visage à la vue de la nourriture. Il tenta bien de lui expliquer qu'elle ne pouvait pas se laisser mourir de faim au seul prétexte qu'il n'y avait que dix sortes de friandises dans son paquet et qu'elle voulait la onzième, mais le regard noir qu'il se pris le fit presque reculer.
- Tu ne comprends pas, Archie. Ce n'est pas juste une friandise comme les autres, c'est du pain d'épices ! C'est LE dessert de Noël ! Je préfèrerais mille fois n'avoir qu'un pain d'épices plutôt qu'avoir tout sauf ça.
- Mais enfin, si c'est tellement important tu n'as qu'à mettre de la cannelle sur un morceau de pain et tu l'auras, ton pain aux épices !
Adélaïde le regarda, ébahie. Il n'avait quand même pas dit ce qu'elle venait d'entendre, si ? Furieuse, elle lui hurla au visage avant de partir en courant :
- Vous les sorciers vous n'êtes que des incapables, vous sabotez la fête la plus importante de l'année ! Je rentre chez moi immédiatement !
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Vous voulez vous amuser un peu pendant ce froid mois de décembre ? Venez participer au calendrier de l'avent ludique d'HPF ! :boing:

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par AlwaysLS » 17 oct. 2020 - 21:35

Titre : « Ted Talk »
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 22h - sabotage
Fandom : HP
Nombre de mots : 269
Personnages : Neville Londubat
Rating : Tout public
- Bien sûr que tu es le meilleur évidemment. Pourquoi tu te poses encore cette question ? Tu vas y arriver. Il n’y a pas de raisons d’échouer. Tu es le meilleur. Ce n’est pas toi qui as besoin d’eux. C’est eux qui ont besoin de toi. Pas l’inverse, hein ! Montre-leur de quoi tu es capable. Tu es le meilleur dans ton domaine. Tu sais de quoi tu es capable. Tu sais ce que tu vaux. Allez ! Faut y croire un peu, par Merlin ! Tu le veux ce poste !
Neville regarda sa montre, il fallait qu’il y aille ou il allait finir par être en retard. Il se jeta un dernier regard dans le miroir, leva un poing vainqueur et tourna les talons. En marchant, il se rappela ce qu’Hermione Granger lui avait dit. De l’assurance. Pas d’hésitation. Se tenir droit, ne pas être crispé. C’était son premier entretien d’embauche. Quelles étaient ses qualités déjà ? La détermination et le courage. Ses défauts ? Probablement son manque d’assurance. C’est ce qu’Hermione lui avait dit l’aidant à préparer son entretien.
- Tu risques de te tirer une balle dans le pied, Neville, lui avait-elle expliqué.
- Une balle dans le pied ?
- C’est une expression moldue. Te saboter si tu veux. Tu veux ce poste et tu l’auras. Soit convaincu que c’est toi qu’ils recherchent et tout se passera bien.
Facile à dire pensa Neville. Mais elle n’avait pas tort. Il était son propre ennemi. Il respira un bon coup et frappa à la porte. La voix sèche du professeur McGonagall retentit :
- Entrez.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lsky » 17 oct. 2020 - 21:36

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : thème de 22h : sabotage
Fandom : Non
Nombre de mots : 785
Personnages : /
Rating : -18
Spoiler
Show
Nous étions au lycée, et comme tout le monde, au lycée, on voulait tester notre sexualité. Ce n’était pas un concours, loin de là, c’était de l’expérimentation pure et simple, presque clinique. On souhaiter se débarrasser de nos tabous pour se servir de ces organes-là, qui, pour l’instant ne nous avait pas servi à grand-chose si ce n’est à souffrir une fois par mois.
Sauf que, contrairement à tout le monde, nous n’avions rien. Mais réellement rien ni personne pour expérimenter ce mystique terrain de jeu.
Personne ne voulait de nous. Nous étions pourtant minces, grandes, des yeux de biches et de braises, des seins et des fesses qui se tenaient, un ventre plat, de jolies trapèzes dessinés prêt à recevoir des baisers. Nous étions des Vénus et, si ce n’est de gros dégueulasses dans la rue qui avaient le double de nos âges, du succès nous n’en avions pas. Mais alors, pas du tout.

Peut-être était-ce dû à nos mères qui nous emprisonnaient de leurs griffes de chattes ? Nous ne le saurons jamais.
Et comment nous en sommes arrivées là, ce soir-là ? Nous ne nous souviendrons jamais non plus.

Nous étions en septembre ou en octobre. Nous venions tout juste de nous rencontrer dans cette classe de 1ere L.
C’est étrangement qu’un soir, peut-être parce que c’était prémédité, peut-être parce que la conversation a dévié, nous nous sommes retrouvées sur ce genre de tchat. Par « ce genre » vous voyez très bien ce que je veux dire.
Bon, les mineurs n’y ont pas droit, mais en cochant une case, vous étiez d’un coup majeur et tous les pénis de France et de l’international pouvaient vous sauter au visage.
Elle et moi ne nous connaissions pourtant pas tant que ça – un mois tout au plus. Mais nous avions convenues de jouer ce soir-là.

Nous avons trouvé une proie en quelques minutes – c’est sûr, même si je ne m’en souviens pas.
On voulait – enfin ! – se sentir désirer, et les dégueulasses sur internet, pas forcément plus vieux ceux-là, étaient foule. C’est toujours mieux de se sentir reine, même si c’est celle de sabbat souillée de sperme, que d’être cette loque invisible et moche qu’on croise dans les couloirs.
Ainsi notre proie était un jeune homme d’à peu près notre âge. Il n’était ni le vieux, ni le geek du coin et je crois que ça nous a suffi. Là où on se moquait des autres internautes, là où on les flouait, lui, avait réussi à nous embarquer dans ses fantasmes.
Nous nous sommes lancés dans un jeu d’écriture à six mains qu’il aurait souhaité recouvertes de substances organiques – et c’est ce que nous lui faisions croire.

Mais il en est que, en aparté, nous discutions ensemble elle et moi : qu’allions nous dire ? Qu’allions nous faire ? Des didascalies à n’en plus finir. Et nos cerveaux qui fonctionnaient.
Ce n’était pas du sexe, sauf pour lui à qui deux jeunes meufs qui lui assuraient se branler sur sa plume à une main. Elle n’était ni glorieuse, ni intéressante, pas même excitante. Pour nous, c’était réellement apprendre du jeu de l’amour puisque personne ne voulait tester avec nous. Et à deux, car nous nous sentions protégées, et puis, nous échangions nos impressions.
« Est-ce que ceci te gène ?
- Pourquoi dit-il ça ?
- Et toi, serais-tu prête à faire réellement ça ? »

Mais surtout, la question qui se posa la plus rapidement et qui nous obséda longtemps dans notre aparté :
« Comment est-ce qu’on peut l’arrêter ?
- Dégoûtons-le au possible, le plus vite ! Et on se sortira de cette mauvaise passe. »

« Mauvaise passe », c’est bien trouvé pour le sabotage que nous ne parvenions pas à orchestrer.

Inexpérimentées, nous ne savions pas qu’il fallait de plus en plus lui plaire pour que tout s’arrête pour finir, comme par magie. Et nos tentatives de dégouts, finalement, ne faisait que retarder l’inévitable, car, par ses mots simples – sujet/faute/verbe/faute/compliment – il réussissait à rattraper la chose en sa faveur.

En est-il que je ne sais comment ça s’est terminé. Sans doute par notre déconnexion abrupte, et lui, son imagination n’a plus eu qu’à faire le reste.

C’est une drôle de façon que de se faire une amie. Mais à 16 ans, quand on se sent un peu solitaire, je suppose que tout est bon à prendre. Ce secret nous rapprochait, ce secret nous a toujours offert une intimité malsaine, sans que vraiment nous nous en rendions compte. Il nous a unies, au sein même du groupe d’amies que nous avions réussi à former au fil des ans.
« Et si les filles apprenaient comment on est devenues amies ? »

L’ont-elles su ? Je ne sais pas.
Dernière modification par Lsky le 17 oct. 2020 - 21:56, modifié 1 fois.
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Guette
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Guette » 17 oct. 2020 - 21:38

Titre : Un dimanche en famille
Thème et heure : Sabotage 22h
Fandom : Hp
Nombre de mots : 528
Personnages : La famille Potter
Rating : TP
Je pouvais encore ressentir chacune des nervures des différents balais que j'avais eu : mon Nimbus 2000 offert par Dumbledore, mon Éclair de Feu par Sirius qui m'avait suivi un bon nombre d'années jusqu'au jour où j'avais décidé de l'offrir à mon fils James pour son 8e anniversaire.

Mais aujourd’hui James n’était plus un petit garçon, il avait bien grandit et ses rêves d’enfant avaient fini par se réaliser !
Mon fils était joueur professionnel de Quidditch.

Peu avant son tout premier match officiel, James vint nous rendre visite au Square Grimmaurd, pour un déjeuner dominicale avec la famille au complet.

- Est-ce que mon vieux père serait prêt à prendre une dérouillée par son fils ? me lance mon fils aîné l’oeil brillant de malice à la fin du repas

Sa remarque sur mon âge me pique au vif ! Je ne suis pas vieux !!
Et toujours partant pour une bonne partie de Quidditch avec ma famille !

- Ginny prends les balais ! ordonnais-je à ma femme en riant.

Ma douce femme ne se fit pas prier, voler lui manquait aussi .. elle avait du stopper sa carrière à cause d’une blessure.

Nous nous dirigeons tous les cinq dans le jardin, les balais sur les épaules.
Ginny fait équipe avec James, et Albus est avec moi, tandis que Lily reste au sol pour arbitrer cette partie qui sera sans nul doute mémorable !

Peu avant le coup d’envoi, James retourne en courant à l'intérieur de la maison et en sort avec un vieux balai à la main.
En un coup d’oeil je reconnais mon fidèle Eclair de Feu.

- Tiens Pap’s ! Ça te rappellera tes souvenirs de jeunesse ! tu sais à l’époque où tu savais jouer ..

Tous rirent de bon coeur, sauf moi bien évidemment qui serre la machoire, je pointe du regard ma femme à le recherche d’un soutien, mais sans résultat.
Ginny hausse même les épaules avant d’enfourcher son balais et me lance pour se dédouaner :

- Moi je n’ai rien dit ! C’est ton fils !

Je grince des dents, mais ma fausse colère est rapidement rattrapée par le bonheur de retrouver les nervures de mon ancien balai sous mes paumes.

- 3 .. 2 .. 1 .. volez ! hurle Lily.

Je tape du pied, pour me donner de l’élan. Mais à peine décollé, je suis pris de vertiges ... les images autour de moi deviennent floues .. j’ai la tête qui tourne .. .. MAIS JE TOURNE !!

Boum !

Je m’écrase lourdement au sol, sous les rires de mes enfants. Ginny s’approche de moi et me tend la main pour m’aider à me relever en se retenant de ne pas exploser de rire à son tour.

- JAAAAAAAMEEEEES ! hurlais-je

- Oui Pap’s, un problème ? me demande t-il de son air d’enfant innocent en roulant des yeux.

- Tu as saboté le balai !!

Mes deux fils se tapent dans la main, visiblement très fiers d’eux.

Mon regard se dirige vers mon second fils.

- Albus, ne me dit pas que tu es dans le coup toi aussi ?? demandais-je ahuris par leur manque de respect total envers leur vieux père.

- Bien joué Mam’s ! s’écrient-ils tous les deux en regardant ma femme dont les joues étaient rougies.

- Ah ces Weasley .. ! leur répondis-je en riant à mon tour, toujours le cul par terre.
Ne regrette jamais les choses que tu as faites,
mais plutôt celles que tu n'as pas eu le courage de faire.

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MaPlumeAPapote
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par MaPlumeAPapote » 17 oct. 2020 - 21:41

Titre : Désillusion
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : sabotage (22h)
Fandom : original
Nombre de mots : 753
Personnages : Judith
Rating : tout public
Judith était heureuse. Elle n’avait jamais eu à se plaindre de sa vie. Née dans une famille avec de hauts revenus, elle avait toujours eu ce qu’elle désirait. Ses parents aimaient la gâter et lui offrir tout ce qu’elle voulait.

Ce n’était cependant pas une raison pour qu’elle ne se retrousse pas les manches et ne réussisse pas par elle-même. Judith aimait dire qu’elle construisait son avenir. Elle avait très vite été une très bonne élève, qui ne comptait plus ses heures à étudier pour être en tête de classe et recevoir les félicitations de tous ses professeurs. Parce que Judith aimait qu’on la félicite et qu’on reconnaisse qu’elle était douée dans tout ce qu’elle entreprenait. Et ça, elle ne le devait qu’à elle-même et à ses efforts. Pas à l’argent de ses parents.

Du moins, c’était ce qu’elle s’était toujours dit. Mais Judith était naïve et idéalisait beaucoup trop sa vie. Elle était dans sa bulle et personne n’avait jamais eu le courage ou la volonté de le lui faire remarquer. Jusqu’à ce que James s’en charge.

Judith avait vu son monde chaviré comme un bateau sortant de l’œil du cyclone et découvrant les nuages noirs qui peuplaient le ciel. Sa bulle de confort avait éclaté et sa vie avait été entièrement remise en question lorsqu’elle avait découvert par mégarde ce message. Plutôt ce MMS, envoyé d’un numéro inconnu sur le portable de son fiancé. Elle n’avait jamais imaginé trahir sa confiance et son intimité. Elle lui faisait entièrement confiance, alors pourquoi se donnerait-elle la peine de fouiller dans son portable. Oui, pourquoi s’était-elle donné cette peine ?

Sa main s’était tendue et elle avait fait défiler sur l’écran de verrouillage le message qui venait d’apparaître et qui avait attiré son regard alors qu’il avait allumé l’écran du téléphone. James ne se trouvait pas dans le salon, il était parti voir où en était la cuisson de son risotto et elle l’entendait distinctement utiliser les ustensiles de cuisine tout en chantonnant une balade anglaise dont elle ne reconnaissait pas l’air. Il n’était pas là et son portable venait de sonner. A plus de vingt-deux heures du soir.

La photo était suggestive. Un décolleté plongeant qui laissait apercevoir des dessous rouges qui couvrait à peine la peau et cachait tout juste la pointe du sein droit.

Judith faillit s’étouffer avec sa gorgée de vin. Elle se recula d’un bon, les doigts en feu et alla se terrer dans les coussins de leur immense canapé. Elle avait beau fermer les yeux, la photo s’était encrée sur ses rétines et refusait de disparaître. Ce n’était pas possible. Qui avait pu envoyer un truc pareil à James ? Son James ! Il s’agissait forcément d’une erreur.

- Ca sera bientôt prêt chérie !

Judith serra son verre à pied dans ses mains moites. La voix qu’elle connaissait maintenant par cœur et qu’elle adorait lui semblait soudain si lointaine. Comme si elle appartenait à un inconnu.

- Tu mets le film sur pause et on reprendra après ?

James passa sa tête dans le salon et lui adressa un sourire rayonnant auquel elle répondit par une petite grimace.

- Tout va bien ?
- Oui.

Une force qu’elle ne pensait pas avoir la poussa à se relever et à sourire un peu plus naturellement. Ses yeux se dérobèrent et elle put maintenir l’illusion jusqu’à ce qu’il disparaisse de nouveau dans la cuisine. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

Judith était heureuse dans sa vie. Mais elle était naïve. Il lui était inconcevable que James puisse la tromper. Il l’aimait beaucoup trop pour cela. Alors il s’agissait forcément d’une erreur. Il venait tout juste d’emménager et allait bientôt se marier. Tout était encore si beau et si nouveau. Pourquoi James irait-il voir ailleurs s’il l’avait demandée en mariage ? Pourquoi ne l’avait-il pas quitté s’il ne l’aimait finalement pas ?

Leur avenir était tout tracé. Judith s’en était assuré. Elle l’avait choisi. Il était l’homme parfait. Son homme parfait. Elle ne pouvait pas s’être trompée. Elle n’avait jamais fait d’erreur et ce n’était pas sur l’identité de son futur mari que ça allait se produire. Elle attrapa donc la télécommande et mit pause. Son verre à la main, elle se dirigea vers la cuisine. Mais lorsqu’elle posa son regard sur la table basse du salon, le portable de James semblait clignoter comme une sirène de police, cherchant à lui faire passer un message.

Ce message venait peut-être de saboter son mariage.
Et sa vie.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par ninipraline » 17 oct. 2020 - 21:45

Titre : Le terminal
Thème et heure (écrit et/ou image) : Sabotage et la maison bleue, Paula Borowska sur unsplash
Fandom : original Très inspire par la triologie de Marcel Pagnol pour le jeu de carte
Nombre de mots : 374 mots
Personnages : OC
Rating : Plus de 12 ans
« Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu de nouveaux venus, commenta de sa grosse voix, un plantureux blondinet qui battait un jeu de cartes.
— Il paraît qu’il y a eu un sabotage au terminal, commenta sur un ton fataliste un rougeaud à la brosse aussi brune que la toison qui dépassait de sa chemise.
— Et ces pastis, ils viennent par la calèche-poste ? »
La voix plus jeune, qui venait d’interrompre la conversation, venait de l’arrière de l’estaminet. Elle appartenait à un gamin filiforme au visage plus blanc que des fesses. Le jeune, qui ne devait pas avoir obtenu l’autorisation de boire de l’alcool depuis longtemps, s’acharnait sur un juke-box qui ne s’en lassait pas compter.
« Vas-tu mettre mon Léonard en morceaux ? Demanda le rougeaud à l’escogriffe qui montrait si peu de respect envers la musique et ses humbles serviteurs.
— C’est pas le but, geignit le bambin, je veux juste le décider à donner quelques musiques.
— Tu lui as mis une pièce,
— Je suis pas idiot.
— Et tu lui as demandé poliment, s’amusa le blond dont la bedaine bondissait devant l’humour de sa propre répartie.
— Je suis pas un idiot, » répéta le jeune d’une voix pleurnicharde, en croisant les bras devant lui avant de venir se rasseoir à la table ou les trois se préparaient à une partie de carte, en attendant un quatrième acolyte.
De l’autre côté des rideaux à carreaux et de la vitrine du café, la rue descendait vers le centre de la ville. Les pavés gris ruisselaient d’une eaux maronnasse qui tombait par seau du ciel. À l’occasion du passage d’une voiture, on devinait les murs bleus des immeubles dans le faisceaux des phares.
— Et Hyppolite ? Demanda soudain le rougeaud. Il vient pas.
— Il est pas encore là, confirma le plantureux blond en coupant plusieurs fois son paquet. Mais si il y a des problèmes au terminal, il ne sera pas ici avant que cela ne soit résolu. Il fera beau voir que l’arrivée des morts dans l’au-delà bloque le travail de la camarde. »
Un éclair argenté déchira le ciel alors que craquait le tonnerre. Les trois occupants du bar sursautèrent de concert. C’était vraiment une nuit à ne pas mettre un mort dehors.
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CacheCoeur
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par CacheCoeur » 17 oct. 2020 - 21:49

Titre : Bourlingueur
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : sabotage (22h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 801
Personnages : Louis Weasley, Charlie Weasley
Rating : -12 pour quelques vulgarités
- Tu vas rire, Louis.
- Vas-y, je souris en passant une main dans mes cheveux tout emmêlés.
- Je viens de parler à Gippy.
Je suspends mon geste et me précipite sur ma valise. Charlie contourne son lit, et abat sur ma valise un formulaire que je connais déjà par coeur. Je l’ai lu, relu, un nombre incalculable de fois, jusqu’à ce que chaque mots sont imprimés sous mes paupières. Je pourrais en réciter le contenu par cœur.
- C’est marrant, qu’il n’ait pas reçu ton formulaire d’inscription à la formation de dragonologie.
J’étouffe un rire nerveux.
- Ouais, c’est marrant, je reprends.
Je suis en train de lui mentir. Je tente de contrôler mon rythme cardiaque, ainsi que mes joues, que je sens déjà rougir. Mais ça ne prend pas. Charlie est loin d’être débile. Pourtant, il se met à rire lui aussi, avant de me regarder droit dans les yeux, et de s’arrêter :
- A quoi joues-tu bordel ?
- Je ne l’ai pas envoyé, j’avoue.
Je redoutais cette conversation et à vrai dire, j'ai échafaudé mille et un plans, pour y échapper. Je fais un bien piètre représentant de la maison Gryffondor, quand j'y pense. Si Molly savait, elle en exploserait de rire à en pleurer.
- T’as encore le temps de…
- Je ne le ferai pas, Charlie.
Ses yeux s’écarquillent curieusement. Il réalise que je ne plaisante pas, que tout ceci est bien réel, et que ces mots, mes mots, sont bien sortis de ma bouche.
- Ce n’est plus marrant, Louis !
- Je suis très sérieux, je souffle en rassemblant mes affaires d’un coup de baguette pour qu’elles se rangent dans ma malle.
- Lou ! m’interpelle mon oncle. C’est ton rêve depuis tout gamin !
- Justement, Charlie. Je ne suis plus un gamin… Et j’en ai ma claque des études.
- Tu en as ta claque des études ? Répète-t-il, totalement hébété.
- Oui. Je veux voyager. Je veux découvrir le monde. Je veux protéger les créatures magiques. Je veux partir. J’ai besoin de partir.
- T’as pas besoin de partir, grogne-t-il.
- Si.
- Alors pourquoi ai-je la sensation que tu cherches juste à fuir ? Sourcille-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.
- Je ne fuis rien.
- Tu fais n’importe quoi.
- Je prends ma vie en main, je le contredis.
- Tu la sabotes.
- Non.
- Pourquoi renoncer à ce que tu as toujours voulu ? Après ton compte rendu et tes observations sur les dragons foudre, la réserve internationale t’ouvrait ses portes ! Gippy lui-même s’apprêtait à te dérouler le tapis rouge !
- Peut-être que ça me saoule, que ça me gave tout ça, que j’en ai marre de faire tout ce que tout le monde attend de moi.
- Personne n’a jamais rien attendu de toi, Lou ! Si je souhaite te voir intégrer cette formation, c’est parce que tu veux devenir dragonologue !
- Je le voulais, je rectifie. Mais tu vois, je ne me sens pas à la hauteur. Je pensais que ma vie était toute tracée, que je passerais ma vie à étudier les dragons, que j’aurais ceci, et cela, une belle maison, avec une tripotée de niffleurs dans le jardin. J'espérais même me marier, avoir des enfants. Tu dis que je suis un aventurier, un bourlingueur, mais la vérité, c'est que je suis comme les tortues : je reviens toujours sur ma plage ! Je ne suis pas comme toi, Charlie … J’ai toujours tout prévu ! J'ai besoin de repères et dernièrement, je n'en ai plus aucun ! Et c’est de ça, dont j’ai ma claque.
- Alors tu revois tous tes rêves, juste parce que t’es en train de péter un câble ?
- Exactement, j’admets. Il est temps pour Louis Weasley d’arrêter de programmer les moindres aspects de sa vie.
- On parle de ton rêve Louis ! s’énerve-t-il. Tu veux vraiment abandonner ça ? Et tout ça pour quoi ?
- Peut-être que je n’ai pas envie qu’on me compare à toi en permanence. Peut-être que mes goûts ont changé. Peut-être que je veux juste arrêter de poser mon cul sur une chaise et écouter des enseignants. Peut-être que je veux voyager. Peut-être que j’ai juste la trouille de réaliser ce rêve. Franchement Charlie, qu’importe les raisons, ça ne te regarde pas. Respecte ma décision.
- T’es en train de faire une connerie…
Une partie de moi en a parfaitement conscience et regrette ma décision. Pour autant, je sais que c’est la chose à faire. Le gamin qui voulait devenir dragonologue a grandi. On a chamboulé sa vie comme on chamboule des quilles en leur jetant une boule de bowling en pleine gueule. Il faut que je m’éloigne de ma famille, de Rose, d’Albus, de Scorpius, de James, de ma mère, de mon père, de tout ce qui me rappelle Allénore.
Me voir devenir dragonologue, était son souhait le plus cher.
小时候的梦境里 那时候的人们说想要得到的太多永远找不到尽头

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Camcaz17
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Camcaz17 » 17 oct. 2020 - 21:50

Titre : Ne pas avoir mal
Thème et heure (écrit et/ou image) : mot Sabotage
Fandom : HP
Nombre de mots : 838 mots
Personnages : Remus Lupin, James Potter
Rating : Tout public
C’était une machination, il en était certain.

Remus n’aurait pas su l’expliquer, mais il avait le sentiment que le destin était contre lui, si ce n’était pas la terre entière. Il se servit un verre de jus de citrouille, ignorant la tape de James sur son épaule tandis qu’il s’installait à côté de Peter.

Remus n’écoutait pas leur discussion, les yeux rivés sur la table de Serdaigle. Emily Resnett discutait avec un sorcier de sa maison, rigolant à gorge déployée à une blague qu’il venait de lui faire, et Remus sentait la colère monter en lui. Que faisait ce sorcier, à draguer la Serdaigle sous ses yeux ? Oh bien sûr, Emily Resnett n’avait aucun compte à rendre à Remus, ce dernier s’en était bien assuré, mais il ne parvenait pas à contrôler la colère qui montait en lui.

Cette colère se renforça lorsqu’il croisa le regard de la sorcière. L’amusement qu’il y voyait disparut aussitôt, baissant un regard gêné avant de se tourner de nouveau vers son camarade de maison.

C’en était trop, Remus avait besoin de changer d’air.

James vint le trouver quelques heures plus tard, alors qu’il s’était allongé sous un arbre du parc du château, le regard perdu sur els autres sorciers qui se promenaient pour profiter des derniers rayons de soleil de l’été. James se laissa tomber dans l’herbe, passant un bras sous sa tête pour observer le ciel.

— Pourquoi tant de tension, Lunard ? demanda James.
— Mauvaise nuit, marmonna Remus.
— Je t’ai vu observer Resnett ce matin, lui fit-il remarquer.

Remus ne répondit rien, connaissant suffisamment James pour savoir que ce dernier tâtait le terrain avant d’entrer dans le vif du sujet. Cependant, Remus n’avait aucune patience et il était incapable de prendre des pincettes avec son meilleur ami.

— Va droit au but, James.
— Sirius m’a dit qu’elle t’avait invité à Pré-au-Lard, indiqua James, et que tu avais refusé.
— Je n’ai aucune chance de marquer son esprit, marmonna Remus.
— Pourtant, rétorqua James, elle t’a invité à un rendez-vous.
— Parce qu’elle ne me connait pas, répondit Remus avec aplomb.

Il avait porté un regard contrarié sur James, mais ce dernier se contenta de sourire avec douceur.

— Et je suis certain qu’elle sera folle de toi dès qu’elle apprendra à te connaître.

Remus ne répondit rien, mais ne retint pas un soupir bruyant. Il savait que James ne lui en tiendrait pas rigueur, ce dernier connaissant la sensibilité de Remus à quelques jours de la pleine lune. Et celle-ci s’était achevée deux jours plus tôt.

— Sirius est encore blessé de notre sortie, fit remarquer Remus.
— Sirius va bien, argua James, il sait très bien qu’il a été trop joueur.
— C’est moi qui l’ai blessé, répondit Remus d’un ton buté.

James éclata d’un rire fin, et Remus ne put retenir un sourire discret en repensant à la soirée qu’ils avaient passée tous les quatre. Il ne le disait jamais, mais Remus serait éternellement reconnaissant aux trois sorciers de le soutenir lors de ses transformations. Il le connaissait jusqu’au fond de ses tripes, et l’acceptaient comme il était. Mais quelle garantie avait Remus que d’autres en feraient de même ?

— Pourquoi tu as refusé ? lui demanda James.

Remus haussa les épaules. Il n’avait pas de réelle réponse à fournir à son ami, parce qu’il ne se voyait pas, à cet instant, lui révéler ses peurs les plus profondes. Ce qu’il oubliait, c’était qu’il n’avait pas besoin de le faire pour que James sache ce qu’il se passe dans sa tête.

— Tu te sabotes tout seul, murmura James.
— Je me protège, rétorqua Remus
— Tu rejettes les autres par peur qu’ils ne le fassent d’eux-mêmes, soupira James. C’est bien de se protéger, mais ce n’est pas ce que tu fais en repoussant tout le monde.
— Je fais simplement preuve de réalisme, répondit simplement Remus.
— Convaincs-en toi, soupira James en se levant, mais ce n’est pas en éloignant les autres que tu apprendras à te laisser aimer. Tout le monde mérite d’être aimé, Lunard, et ta condition n’y change rien. Elle n’enlève rien de qui tu es.

James attendit quelques secondes, constatant le silence de Remus. Alors il se leva, tapotant son épaule avec affection avant de s’éloigner, conscient que le sorcier avait besoin de réfléchir à leur échange.

Remus regarda James s’en aller tandis que ses pensées se portaient sur Emily Resnett. Emily Resnett et son regard doux, son sourire discret. Il avait eu un coup de cœur pour la sorcière, la première fois qu’il lui avait parlé durant un cours de Sortilèges en quatrième année. Il n’aurait jamais pensé qu’elle fasse un jour un pas vers lui.

Il n’avait aucun doute qu’ils s’entendraient très bien, aucun doute. Mais Remus avait beaucoup trop peur du rejet. Il avait peur du dégoût, de dégoûter. Il avait peur de mettre son cœur dans quelque chose et qu’on le broie sans égards. Alors il préférait faire ce travail lui-même. La douleur était tout de même là, mais elle faisait moins mal. La solitude faisait moins mal que le rejet.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Carminny » 17 oct. 2020 - 21:56

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Sabotage (22h)
Fandom : Naruto
Nombre de mots : 502
Personnages : Midori (OC), Hoheto Huyga, Kosui (OC), Shikaku Nara
Rating : -12
– Comment ça, une mission qui n’est pas pour nous mais qu’on doit quand même faire ? s’étonna Kosui en ouvrant grand ses yeux bleus toujours encore terriblement naïfs.
Midori se retint de lever les siens au ciel. Elle ne comprenait pas comment son coéquipier et à force probablement ami avait survécu les quelques mois qu’ils avaient passé au front pendant la dernière guerre. Il n’y avait pas trente-six solutions : soit il les avait passés dans une illusion, soit il n’avait pas du tout réalisé ce qui se passait autour de lui. Mince, ils avaient tué, ils avaient échappé une centaine de fois à une mort quasi-certaine et c’était un miracle qu’ils étaient encore tous les quatre en vie. Son meilleur ami Hoheto prononça finalement les mots que les trois autres ninjas pensaient.
– Tu auras remarqué que nous ne sommes pas une équipe très douée pour le sabotage. En fait, nous sommes tout à fait inadaptés pour cette mission. Mais apparemment nous sommes la seule équipe disponible. Grâce à la grossesse de la mère de Midori, sinon on serait aussi en mission longue.
– Bref, résuma Shikaku-sensei. On y va pour saboter la cargaison d’un bateau, vous avez compris ? On doit être discret, pas de combats au corps à corps ni d’explosions au programme, les garçons. Midori et moi, nous nous occuperons de neutraliser d’éventuels gardes en silence. Ensuite, nous placerons nos explosifs dans la cargaison et nous attendrons de voir le bateau exploser au milieu de l’eau avant de repartir ni vu ni connu. Compris ?
Midori hocha la tête. Ce n’était pas si compliqué que ça. Et puis, même si Kosui avait plutôt tendance à utiliser ses explosions à grands coups d’éclats dans les combats, il pouvait très bien s’en servir à des fins plus stratégiques. Après tout, s’ils n’étaient pas une équipe de sabotage – qu’est-ce qui faisait la spécialité d’une équipe de sabotage déjà ? – ils se débrouillaient bien dans un grand nombre de domaine. Ils étaient diversifiés et c’était là leur force.
L’équipe numéro cinq se mit en route vers le port destination, sautant d’arbre en arbre. Rapidement, ils furent arrivés et, après un énième appel à la discrétion de la part de Shikaku-sensei, ils se glissèrent dans l’entrepôt où attendait la cargaison. D’après les informations que leur avait donné l’Hockage, elle devrait être chargée dans quelques heures et le bateau partir une fois la nuit tombée. Il devait y avoir une bonne raison pour laquelle la cargaison était à saboter. Sinon, pourquoi le bateau aurait-il pris la peine d’être discret ? C’était quasiment une invitation !
En bref, la mission fut une réussite. Shikaku-sensei fit remarquer que finalement ils étaient bien équipés pour ce genre de mission et cela n’étonna personne lorsqu’ils eurent une autre mission de sabotage dans le même genre. Ils ne s’en plaignirent évidemment pas. C’était quand même autre chose que de se battre contre un ennemi qui n’avait pas encore compris la supériorité de Konoha ou d’accompagner des marchands froussards. L’équipe cinq s’amusait.
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bevy » 17 oct. 2020 - 21:56

Titre : Une question de confiance
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 22h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 684
Personnages : Hermione Granger

« Tu sais, le pire, ce n’est même pas qu’il joue mal. Ron se débrouille…Mais je ne sais pas quoi faire pour qu’il ait confiance en lui. Parfois, j’ai l’impression qu’il foire exprès, c’est dingue cette manie de se s’abotter soi-même !
-T’en as parlé à Fred et George ? Ou même à Harry ?
-Bien sûr Lee, qu’est-ce que tu crois ? Que je le laisse s’enliser à chaque entrainement !
-T’énerve pas Angie. J’essais juste te t’aider moi. Je pense juste que ça aurait été plus simple pour Ron si ses frères et son meilleur ami n’étaient pas déjà dans l’équipe. Le pauvre gars se met la pression tout seul alors que les stratégies de batteur et d’attrapeur sont totalement différentes de celles de gardien. »

Avec un pincement au cœur, Hermione tourne dos aux deux Gryffondor et à leur messes-basses. Aucuns des d’eux ne l’ont vu. Un instant, hésite et abdique : Ron n’a pas besoin de savoir qu’Angelina doute de lui à seulement quelques jours du match.
Mais même la biothèque n’échappe pas à l’engouement du Quidditch et pourtant, Hermione aurait aimé offrir ce réconfort à Ron. Lui faire oublier que sa capacité ou non à garder un but ne le définissait pas en tant qu’élève et sorcier et que la maison Gryffondor ne s’écroulerait pas s’il raté un but ou deux.

Si les autres ne croyaient pas – ou peu- en Ron, elle lui montrerait toute sa confiance et sa foi en ses efforts. Le Quidditch ne méritait pas que son ami se mine autant le moral. Ce n’était qu’un sport, potentiellement dangereux, qui montait à la tête des gens et les rendaient à cran ! Pour ça, les Sorciers n’avaient rien à envier aux Moldus. Regagnant sa place, Hermione s’apprête à ouvrir son manuel de runes et renonce. Elle n’a plus le cœur et l’esprit à étudier et l’air inquiet du jeune Weasley lui rappelle l’échange surpris un peu plus tôt.

« Dis Ron, ça te dit qu’on rentre et qu’on fasse une partie d’échecs ? Je pense qu’on a assez étudié pour ce soir ».

Les échecs, eux, n’ont jamais trahis Ronald Weasley.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

Mark Twain

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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bellatrix1992 » 17 oct. 2020 - 21:57

Titre : Sabotage
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : écrit. 22h
Fandom : HP
Nombre de mots : 545
Personnages : Neville
Rating : TP
« Neville, ici prf Marty – Enfants Malefoy en danger – Trace Magique »

Le jeune homme sentit son cœur battre soudain à tout rompre. Mélange de peur et d’excitation après des semaines d’inactivité. Durant tout le début d’année, ils avaient fait vivre aux Carrow un enfer, avant de devoir la mettre en veilleuse car cela devenait trop dangereux.
A présent, on leur demandait de l’aide car au dehors la situation était grave. Mais qu’est-ce que cela voulait dire exactement « Trace magique » ?

Il répondit sans tarder, il fallait qu’il comprenne exactement le problème :
« Prf Marty, ici Neville – Danger ? - Trace magique ? »

« Refuge attaqué – enfants en fuite – Trace magique utilisée pour traquer ». Fut la réponse qu’il reçut.

Alors il comprit pleinement et son cœur tomba dans sa poitrine. Il y avait là plus d’une dizaine d’innocents dont la vie se jouait et le ministère avait les moyens de les éliminer.
Ce n’était pas la première fois que Mrs Marty utilisait le gallion pour lui demander de l’aide, mais c’était en revanche la première fois qu’il devait agir seul, du moins sans l’appui d’aucun adulte.

Mais qu’à cela ne tienne, l’AD devait être réunie, de toute urgence même. Et c’est à lui qu’il incombait d’organiser l’opération. Il n’avait pas le droit à l’erreur, car il pouvait empirer les choses et provoquer l’arrestation d’autres innocents.

« Quelle aide à leur apporter ? - Comment ? » Demanda t-il avec dans l’idée de vérifier qu’il s’apprêtait bien à faire ce qui était attendu de lui.

La réponse de Mrs Marty le surprit par sa prudence, malgré le désespoir qu’elle devait ressentir :
« Sans vous mettre en danger – possible pour vous déclencher trace magique hors école ? - Pour brouiller piste »

Il répondit comme si la chose était la plus évidente du monde : « Possible – Commando AD – Plusieurs fois nécessaires ? »

« Oui – Si possible – Mais attention ».

Elle était aussi mesurée que quelqu’un qui se serait résigné à la mort, cela donnait à Neville de véritables sueurs froides. C’était le dernier message qu’il recevrait d’elle, il l’avait compris au fur et à mesure qu’il déchiffrait le message. Les lettres avaient bougé d’une manière si fébrile qu’elle devait agir dans l’urgence absolue.

« Courage ». Répondit-il, un drôle de sentiment lui tordant l’estomac.


Il n’avait encore jamais vu quelqu’un mourir mais c’était comme s’il assistait à l’agonie de son ancien professeur à distance.
Cinq minutes plus tard, le groupe était réuni, mais il semblait à Neville qu’il avait fallu une heure entière pour cela.
L’organisation fut aussi rapide que drastique : on sortait par chez Abelforth, on transplannait ou utilisait des portoloins en quatre groupes depuis Pré-au-lard, jusqu’à Godric’s Hollow et Glasgow.
Et là, on mettrait le feu, rapidement mais sûrement en se préparant à affronter les raffleurs. Dix secondes de pagaille, pas plus, sans impliquer aucun moldu de peur qu’il ne soit assassiné. Puis retour à la base en portoloin où en transplannant, en plusieurs étapes. Plusieurs zones d’atterrissage dans toute l’Angleterre.

Bref, il fallait complètement désorienter le Ministère, c’était vital pour protéger la fuite de tout le monde et sauver des innocents.

- En avant pour le sabotage, dit-il en guise d’ordre de marche.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Xuulu » 17 oct. 2020 - 21:58

Titre : Sabotage
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : écrit. 22h
Fandom : original
Nombre de mots : 896
Personnages : /
Rating : -18
Spoiler
Show
Le page du roi se glissa derrière les lourdes tentures en entendant des bruits de pas. Il ne devait pas être surpris dans cette pièce à cette heure-ci. Heureusement pour le page, c’est lady Ingrid qui poussa la porte et entra en vérifiant par-dessus son épaule que personne ne la suivait. Il osa surgir des tentures.
- Maîtresse ! Tout est prêt.
Il tira de ses vêtements une fiole minuscule dont un reflet du feu fit briller le flanc. Les yeux de lady Ingrid étincelèrent. Elle fit une grande enjambée vers le page, entoura sa nuque d’un bras tout en plaquant son autre main sur son entrejambe. Elle l’embrassait fougueusement.
Sander perdait le souffle, mais il sentit aussi son pantalon devenir trop étroit. Quand la reine s’écarta, il put admirer ses traits sans défauts, de ses sourcils en forme d’ailes de corbeau qui se rejoignaient au milieu jusqu’à ses dents blanches et parfaites, grandes et carrées. La première fois qu’elle l’avait embrassé, il n’avait pas cru sa chance, il croyait vivre un rêve éveillé. La première fois qu’elle l’avait fouetté, il n’avait pu dormir pendant trois jours, sentant en permanence la morsure du cuir sur ses épaules et ses reins.
Il s’éclaircit la gorge, cherchant les mots les plus adaptés à ce qu’il allait exiger.
- My lady… J’ai pu trouver le poison, mais l’apothicaire en a demandé vingt couronnes de plus que prévu. Et j’ai pris vraiment des risques inconsidérés en allant le trouver. Je me demandais si… Voilà, j’aimerais cinquante couronnes supplémentaires.
Il tremblait légèrement en prononçant ces mots, mais il y avait réfléchi durant des heures, et il était absolument sûr de son coup. Il était certain que la reine ne pouvait se passer de lui, il n’était plus à présent son simple soumis du moment, mais bien un outil indispensable au projet d’assassinat qu’elle avait ourdi…
Son courage se raffermit. Il soutint le regard de la reine, y compris quand elle attrapa son poignet, desserra ses doigts crispés sur le flacon et parvint à le lui arracher. Lady Ingrid n’avait, elle non plus, pas détourné les yeux pendant qu’elle effectuait ce geste.
Il ressentait à présent dans son corps la tension qui se construisait toujours entre eux quand ils étaient physiquement proches. Il avait vécu ses humiliations sexuelles à plusieurs reprises, elle l’avait piétiné, lui avait brûlé des parties très intimes de l’anatomie, l’avait obligé à rester allongé nu sur une dalle glaciale pendant une messe noire pendant que des prêtres psalmodiaient du latin au-dessus de lui… En s’en souvenant, son corps se tendait doucement, comme dans l’expectative. Que pouvait-elle avoir prévu de faire avec lui, désormais ? Il savait tout d’elle, et il serait dès ce soir son complice régicide…
Il l’embrassa, pressant son corps contre le sien, agrippant son corset, mais elle demeurait rigide, la bouche entrouverte dans une sorte de rictus. Il sentait ses dents cogner contre les siennes, ne comprenait pas pourquoi elle ne réagissait pas à ses avances.
Elle le repoussa violemment, s’éloigna vers un guéridon qui supportait plusieurs bouteilles d’alcool et des verres en cristal, et commença à servir deux verres. Sander ne voyait que son dos, et entendait les tintements des bouteilles et des verres.
Quand elle se retourna vers lui, tendant un verre à pied dans sa direction, avec toujours le même rictus sur les lèvres, Sander sentit un filet de sueur glacée couler entre ses omoplates.
Elle avait empoisonné son verre.
Il accepta ce qu’elle lui tendait, son cerveau cherchant désespérément une solution.
Elle ne le quittait pas des yeux. Il porta lentement le verre à ses lèvres, le bascula doucement, mais crispa la bouche autour du cristal afin de ne pas laisser entrer le liquide. Il déglutit, pour qu’elle voit sa pomme d’Adam descendre et remonter. Il sentait des bouffées de chaleur l’envahir peu à peu.
Lady Ingrid lui arracha le verre des mains, et le poussa vers un coin de la pièce. Elle le plaqua contre le mur, sa joue s’écrasant contre la pierre froide, et entreprit de lui arracher ses vêtements.
Sander se demandait si le contact avec le poison suffirait à le tuer, ou si la victime devait l’ingérer.
Ingrid savourait l’effet que son stratagème avait eu sur ce misérable page. Pour qui se prenait-il ? Demander cinquante couronnes, quand sa propre vie n’en valait pas quinze ? C’était la dernière fois qu’il oserait se montrer aussi orgueilleux, et tenterait de saboter ses plans. Une fois le page dénudé de la ceinture jusqu’aux bottes, elle le jeta par terre et releva sa robe.
Le page bandait douloureusement depuis l’entrée de la reine, il grogna donc de soulagement quand il comprit ce qu’elle avait en tête. Son corps lui dictait à présent qu’il avait dû rêver en pensant qu’elle avait voulu l’empoisonner. Le poison aurait eu le temps d’agir, l’apothicaire avait dit « en moins d’un quart d’heure ». Quand elle le laissa venir sur elle, il crut que son audace était récompensée, et qu’elle avait adoré qu’il se montre aussi gourmand. Elle releva les jambes sur ses épaules, puis sembla vouloir étreindre son cou avec ses cuisses. Elle avait déjà expérimenté un début de strangulation sur lui, et en avait aussi prouvé l’efficacité…
Mais ce n’était pas ce genre d’efficacité que lady Ingrid visait ce soir. Quand Sander expira, la gorge violacée, entre ses cuisses royales, elle ressentit un plaisir foudroyant.
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Selket
Vicieuse Organisatrice de Boules à Thé
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Selket » 17 oct. 2020 - 22:01

Titre : Un sacré bazar
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 22h - image
Fandom : HP
Nombre de mots : 234
Personnages : Alicia et Parvati
Rating : TP

C’était un appartement surprenant. En fait cet endroit n’avait rien d’un appartement. Les murs du salon peint en bleu semblaient donner sur le ciel alors que la cuisine ocre tranchait avec le reste. C’était un sacré fatras qui s’étalait devant ses yeux.
Une immense bibliothèque s’étalait sur toute la hauteur d’un bout de mur. Tout y était mélangé sans que ça n’est vraiment pas de sens, Alicia se demandait comment Parvati arrivait à retrouver un livre dans tout ce bazar. Et comme si ça ne suffisait pas il y en avait qui trainait sur la table basse du salon, le bureau, les deux petites tables d’appoint et même la console de l’entrée. Il y avait tellement de meubles dans ce salon que ça pourrait en être étouffant et pourtant ces murs bleues permettaient de ne pas se sentir à l’étroit.
Deux malles ouvertes laissaient étaient remplis de parchemin, livre de comptes, carnets aux couvertures peintes et autres paperasses.
Des poufs rouges et oranges étaient disséminés dans le salon et paraissaient engoncées entre le canapé, la cheminée et les trois tables. Il y avait des plaids tricotés recouverts de fleurs aux crochets, d’autres au motif tartan. Des coussins ornées de pompons ajoutaient encore plus de couleurs à la pièce. Deux trois écharpes de laine se mêlaient aux fins foulards en soie à l’entrée, c’était une débauche de motif, de couleur et de texture cet endroit.
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Elektra Black 2
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Elektra Black 2 » 17 oct. 2020 - 22:02

Titre : Amour et complications
Thème : Sabotage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 400
Personnages : Scorpius Black et Khara Lancaster.
Rating : K

Amour et complications


Il ne laisserait personne se mettre en travers de son chemin. Personne ne s’interposerait entre elle et lui. Non seulement il s’en était fait la promesse, mais il le lui avait promis à elle également. De plus, il était trop entier, trop franc… trop amoureux aussi.

Scorpius sortit d’un pas furieux du bureau d’Andriel Krakowski. Comment cet homme pouvait-il lui dire ce qu’il avait à faire ou pas ? La colère de Scorpius ne se calmant pas, il sut qu’il ne lui restait plus qu’ne seule option. Il devait à tout prix voir Khara et parler avec elle. Il n’y avait qu’elle qui pourrait calmer la fureur qui l’habitait et lui rendre sa raison.
Dès qu’il fut hors du bâtiment, Scorpius s’empressa de trouver une ruelle sombre et transplana immédiatement chez sa fiancée.

-Mais pour qui il se prend exactement ce type pour me dire ce que je dois faire ?!?!

En voyant son fiancé entré dans le salon où elle se trouvait, Khara ne s’attendait vraiment pas à une telle explosion de colère. Elle prit une profonde inspiration et se prépara à questionner le jeune homme.

-De qui parles-tu exactement ?
-De ce connard de Krakowski !

Khara ne s’étonna pas outre mesure du vocabulaire de Scorpius ni même de savoir que sa fureur était dirigée vers le Russe. Reconnaissant intérieurement combien l’homme d’affaire pouvait se révéler tenace et particulièrement mauvais parfois, elle prit les choses en main.

-Tu ne devrais pas te mettre dans un tel état. Tu sais bien qu’il n’attendait de toi qu’une seule chose : que tu exploses. Et à mon avis, il est profondément satisfait de voir qu’il a réussi à t’atteindre. Tu sais comment son les hommes comme lui. Ton grand-père te l’a suffisamment répété. Et puis, quand nous avons décidé d’annoncer nos fiançailles, nous savions que nous devrions affronter des réactions telles que celle-ci.
Notre situation n’est pas évidente, mais le plus important c’est que nous devons rester unis et ensembles. Nous serons bien plus forts que tous ces imbéciles qui distillent leurs avis comme si nous pouvions en tenir compte. Les seuls avis qui importent ici, ce sont les notre, ceux de ton frère et de ton grand-père. Le reste n’a aucune importance.

Ecoutant le timbre de la voix de sa future femme, Scorpius sentit couler en lui une vague d’apaisement et la colère reflua telle une vague sur le rivage.

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Alena Aeterna
Cannibale nocturne
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 17 oct. 2020 - 22:03

Titre : /
Thème : Écrit de 22h
Fandom : Agents du Shield - Avengers
Nombre de mots : 405
Personnages : Amélia Cross (OC), Grant Ward
Rating : Tout public
Après avoir laissé les deux gardes inconscients derrière elle, Amélia s’engagea dans le couloir. Elle connaissait assez le bâtiment pour savoir où se rendre afin d’avoir accès au poste principal de commandement. Elle n’avait plus rien à perdre, Grant venait de remporter la partie à sa place, comme il l’avait souhaité. Elle aurait voulu partir à sa recherche pour lui faire regretter toutes ses trahisons mais elle avait un acte plus important à accomplir. Elle aurait le temps, bien plus tard, de s’épancher sur sa douleur et de songer à sa vengeance. Au bout de ses doigts, la glace commençait déjà à se former, dans l’attente de sa délivrance. Les soldats d’Hydra se croyaient protégés de sa magie mais ce n’était sûrement pas le cas de la plupart de leurs appareils. Elle n’aurait jamais cru pouvoir saboter aussi vite des installations ennemies, il lui suffisait de puiser dans sa colère pour voir son pouvoir agir.

Les systèmes informatiques ne résistèrent pas au froid qui s’engouffra dans les circuits. Amélia jeta à peine un regard aux écrans désormais éteints, concentrant plutôt son attention sur les corps gelés qui gisaient à ses pieds. Elle n’avait pas prévu de les tuer, elle ne tenait pas à ressembler à ces gens qu’elle combattait depuis des années. Cependant, elle n’avait pas réussi à gérer ses émotions et elle comptait désormais des cadavres dans sa liste de victimes. Elle quitta les lieux avec la ferme intention de s’enfuir pour de bon, certaine d’avoir accordé un coup d’avance au Shield en détruisant les machines de leurs adversaires. Mais la chance n’étant pas de son côté, elle fut accueillie par le son strident de l’alarme, en se demandant quelle personne avait pu la déclencher.

« Sincèrement Amélia, tu pensais t’en sortir ? »

Le ton de Grant était nettement moqueur. La jeune femme pesta contre son arrivée, ayant supposé qu’il serait trop occupé ailleurs pour se soucier d’elle. Elle se redressa légèrement et planta son regard dans le sien, le défiant visuellement en attendant sa prochaine pique. Elle savait qu’il allait se perdre dans un flot de paroles pour la déstabiliser mais, cette fois-ci, elle était prête à ne pas céder. Intérieurement, elle se sentait apaisée parce qu’elle avait conscience d’avoir mis des bâtons dans les roues d’Hydra. Si cela devait être son dernier geste dans son existence, alors elle aurait au moins eu le courage de s’élever contre la tyrannie de l’ennemi.
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 17 oct. 2020 - 22:04

Titre : Whisky Pur Feu
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 22h - écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 567
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : TP
— Savez-vous ce que c’est, Cornellis ?

Audrey, jusqu’alors occupée à se vernir les ongles de pieds sous le regard choqué des douze secrétaires de l’étage – non mais quel culot ! – et du bonzaï miniature de Jill Avery (imperturbable, ce dernier), releva la tête vers son chef qui venait d’apparaître sur le pas de sa porte. Il agitait un bout de parchemin sous son nez avec un air consterné qui ne changeait pas de d’habitude.
Audrey – qui, définitivement, n’était pas du matin – lui aurait bien proposé de remettre leur prise de bec après la pause-café, mais estima préférable de s’en abstenir au vu des oreilles fumantes de Percy Weasley. On aurait dit qu’il venait de gober le Poudlard Express, et ce n’était pas joli à voir.

— Tiens, bonjour, Weasmoche. Il me semblait bien ne pas avoir entendu votre voix mélodieuse ce matin. Voulez-vous un siège ?
— Non, Cornellis. Je veux une explication !
— Ah, ça, ce n’est pas mon rayon. Il faudra vous adresser ailleurs.

Percy Weasley, apparemment sourd et saisi d’une irrépressible envie d’égorger sa secrétaire, s’avança à grands pas jusqu’à elle non sans cesser de jeter des regards scandalisés au document.

— C’est un travail de sagouin, dit Weasley en lui collant pratiquement le parchemin entre les deux yeux. Je dirais même plus, ajouta-t-il dans un élan d’inspiration, c’est une tentative de sabotage !
— Allons, n’exagérons rien, Weasmoche, caqueta Audrey en appliquant une dernière couche de vernis orange citrouille sur son petit orteil droit. Une ou deux erreurs, ça arrive à tout le monde. Vous ne voulez pas vous asseoir, vraiment ?

Percy Weasley fusilla ses orteils du regard, et pointa le parchemin du bout de sa baguette magique avec une expression courroucée qui aurait fait frémir jusqu’à Voldemort s’il n’était pas déjà en train de manger des pissenlits par la racine.

— Vous allez me refaire ça tout de suite, et correctement, Cornellis !
— Du thé, du café ?
— Avec des chiffres exacts et des références annotées !
— Du jus de citrouille, peut-être ?
— Et des statistiques lisibles !
— Un verre de Whisky, pour la toux ?
— Et… Pardon ? Ne me dites pas que vous conservez une bouteille de Whisky Pur Feu dans votre bureau, Cornellis… Vous savez que c’est interdit, n’est-ce pas ? C’est écrit dans le règlement du Ministère…
— Oh, vous savez, moi, le règlement, ça fait longtemps que je l’ai perdu de vue.

Audrey offrit gentiment la fameuse bouteille de Whisky à son chef, un large et innocent sourire aux lèvres, tandis qu’un nouveau murmure offusqué parcourait les douze secrétaires et le bonzaï qui ne perdaient rien de la scène.
Percy Weasley se balança d’avant en arrière sur ses pieds, l’air mal à l’aise, en jetant des coups d’œil furtifs à la bouteille. Audrey la lui colla dans les mains, referma son tiroir d’un air décidé et déclara :

— Vous me remercierez plus tard. Et mes oreilles aussi.
— Vous êtes… Sûre ?
— Absolument ! Buvez, ça vous requinquera.
— Bon… Eh bien… merci. Seulement une gorgée, hein ?
— Oui, oui, c’est ça.

Audrey le regarda porter le goulot de la bouteille à ses lèvres, les mains crispées autour de son flacon de vernis. Quand Weasley s’effondra sur la moquette de son bureau dans un ronflement sonore, Audrey reprit tranquillement sa manucure à l’endroit où elle l’avait laissée.

— Vous voyez, Weasmoche, dit-elle à son corps endormi, ça, c’est du sabotage.

Seul un ronflement lui répondit.
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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Violety » 17 oct. 2020 - 22:08

Titre : Déambulation (futur extrait de Racines)
Thème et heure : 22 heure, "sabotage" et photo
Fandom : HP
Nombre de mots : 542 mots
Personnages : Parvati Patil
Rating : Tout public
Ce jour-là, Parvati alla se balader seule.

Après plusieurs jours dans le quartier sorcier de Fort, elle commençait à se repérer plutôt bien dans le dédale des rues. Elle commençait même à avoir ses habitudes au stand du chaiwala qui faisait le coin avec la rue où vivait Padma. Celle-ci avait des courses à faire, et estima que sa sœur était tout à fait en mesure de se débrouiller seule une journée dans Mumbai.

Parvati sortit vers 10 heures, la chaleur était encore supportable. Elle avait revêtu une des robes de sorcières les plus légères qu’elle possédait, car la température devait monter très haut dans l’après-midi. Elle avait de bonnes chaussures aux pieds, et une besace dans laquelle se trouvait de l’argent, un livre, quelques fruits secs, une gourde pleine d’eau et le petit appareil photo qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt. Sa pellicule s’épuisait rapidement, elle avait prévu de passer en racheter une.

Elle s’arrêta d’abord au coin de la rue et acheta à Vivek, un chai « double adrak », avec une double dose de gingembre. C’était une chose sur laquelle Padma et elle ne parvenaient pas à tomber d’accord : la bonne quantité de gingembre à ajouter dans son chai. Sa sœur estimait que doubler la dose était un « sabotage », qui faisait perdre tout l’intérêt et le goût du thé. Parvati lui répondait que la quantité de sucre et de lait que mettaient les Indiens dans leur thé était déjà un « sabotage » en soi, et que le gingembre, au moins, rehaussait les épices présentées dans la boisson.


Son chai avalé, elle continua son chemin jusqu’à Lakshmi Road, la principale artère sorcière du sud de Mumbai. Celle-ci reliait la gare de Chhatrapati au quartier bourgeois de Colaba, à l’extrémité de la péninsule. Elle suivait plus ou moins le tracé des avenues moldues, lui avait expliqué Padma. Laksmi Road était bien 3 ou 4 fois plus grandes que le Chemin de Traverse, et la somme d’articles qu’on pouvait y trouver semblait infinie. Mais Parvati avait une mission très précise, qu’elle accomplit en moins de vingt minutes. Après quoi, munie de trois rouleaux de pellicules magiques supplémentaires, elle repartit d’un pas énergique par une ruelle charmante qui s’échappait de l’artère principale.

Au début, elle reconnaissait un peu – Padma l’avait beaucoup emmenée dans ce quartier depuis leur arrivée. Puis, laissant ses pas la porter au hasard des rues, elle se perdit volontairement. Elle décidait de son trajet en fonction d’un joli balcon, d’un détail surprenant ou d’un rayon de soleil qui attirait son œil. De petites rues calmes et très étroites débouchaient sur de belles avenues plus ou moins désertées, en ce milieu de l’été.

Alors qu’elle avançait le long d’un terre-plein central orné d’arbres, elle sentit l’odeur de la mer. Elle tourna vers la droite, dans la direction où elle pensait trouver l’océan, et tomba sur une charmante place aux basses maisons colorées. L’une d’elle, entièrement repeinte en bleu, avait sa façade couverte de fleurs et d’ornements qui tintaient joyeusement grâce à la brise venue de la mer. Sur le côté de l’habitation, une petite fenêtre carrée, recouverte par un simple grillage. Deux jardinières débordant de plantes vertes et de fleurs roses étaient accrochées un peu en-dessous.

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chrisjedusor
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par chrisjedusor » 17 oct. 2020 - 22:10

Titre : Une intense fatigue
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : écrit, Thème sabotage, 22h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 474 mots
Personnages : OC , Haley Selwyn est un prêt que j'utilise depuis des années dans mon UA avec ma co auteure Euphellys. Cet écrit fait partie intégrante de l'UA.
Rating : Tout public

Haley Selwyn est fatiguée. Fatiguée de cette Guerre. De ces nombreuses attaques toutes aussi cruelles les unes que les autres, fatiguée de savoir que sa meilleure amie d’antan et son époux sont les responsables de ces atrocités.

Elle est juste si fatiguée de devoir passer derrière ses actes afin de soit nettoyer soit réparer leurs erreurs.

- La maison est entourée de sortilèges explosifs, ils sont imprégnés au sein même des murs, il faut faire appel à des déminomagiques, chef Selwyn, lui lance l’auror devant elle, la sortant vaguement de ses pensées, nous ne pourrons rien faire, c’est une spécialité assurément liée à la magie noire.
- Pardon ? demande-t-elle en sortant de ses songes, Stebbins, vous disiez ?

Le jeune auror devant elle est timide, peu confiant, et il s’embrouille dans ses paroles. Haley lui lance un sourire contrit. Le jeune homme est nouveau et elle arrive à le mettre mal à l’aise. Quelle piètre chef elle peut faire par moment… mais elle se sent constamment responsable de ces attaques, et à juste titre, si les gens savaient l'opportunité qu'elle avait eue des décennies auparavant afin d'éviter toute cette mascarade...Haley s'en voudrait décidément éternellement !

- Il faut faire appel au déminomagiques afin que les sortilèges explosifs mis en place dans la maison de ces moldus n’explosent pas, Madame, répète-t-il peu assuré en lui faisant à nouveau son rapport, ceux-ci sont imprégnés à l’intérieur même des murs, nous ne pouvons rien faire si nous ne sabotons ces sortilèges car si ceux-ci se mettent en marche, la maison deviendra en quelques secondes de la cendre et les habitants qui s’y trouvent en ce compris, lâche-t-il en laissant échapper une grimace d'horreur, certainement en imaginant la scène.

Elle soupire à nouveau sous sa fatigue. Un périmètre de sécurité a été établi autour de la maison et du quartier en général. Des aurors et des oubliators tiennent momentanément éloignés les moldus de ce lieu pris en grippe par les sbires du couple noire. Dernièrement, leurs esclaves ont étrangement de l’ingéniosité lors de ces attaques, et elle se demande souvent si cette originalité n’est simplement pas de leur fait, de ces ordres qu’ils ont dû donner avec cruauté.

Le ministère de la Magie à perçu la trace des sorciers mineurs par ici, et cela veut dire qu’un jeune Mangemort, non diplômé encore, est aussi responsable de ça. De cette horreur. Ils les recrutent décidément de plus en plus jeunes, songe-t-elle à son tour avec dépit. C'est d'une tristesse...

- Bien appelez- les, je sens que nous en avons encore pour une longue partie de la nuit à essayer de faire sauter et saboter ces sortilèges bien complexes afin de sauver la vie de ces pauvres gens...

Oui... Haley Selwyn n' est que trop fatigué des faits et gestes de Tom Riddle et de Lianna Sauwer.
Dernière modification par chrisjedusor le 17 oct. 2020 - 22:49, modifié 4 fois.
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Je te retrouverai en passant au dessus de la mort elle-même. # Lianna Sauwer ( oc)

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par AliceJeanne » 17 oct. 2020 - 22:10

Titre : /
Thème et heure : écrit 22h
Fandom : HP
Nombre de mots : 1041 mots
Personnages : Rolf Dragonneau, Nymphadora Tonks et Charlie Weasley
Rating : Tout public
Le temps était particulièrement exécrable en ce début de mois de novembre et Charlie peinait à apercevoir le vif d’or au milieu de l’averse qui battait ses flancs. Sous ses pieds, pelotonnés dans les gradins, Rolf et Nymphadora grelottaient. Ils venaient de renvoyer Maisie Andrews dans son dortoir malgré ses protestations, ils ne tenaient pas à ce que la quatrième année prenne froid alors qu’elle cumulait elle aussi les entraînements intensifs de Quidditch cette semaine, à l’approche des premiers matchs de la saison. Pour rien au monde les deux Poufsouffle n’auraient manqué une occasion d’encourager leur ami, surtout face à la maison Serpentard contre laquelle il devait se mesurer le samedi suivant. Si Rolf ne portait que peu d’intérêt à la compétition, ce n’était pas le cas de la métamorphomage qui était une farouche supporter et ne cachait que rarement son entrain à ce sujet. Si Gryffondor écrasait Serpentard, le Professeur Rogue perdrait certainement ce sourire victorieux qui arborait ses lèvres depuis qu’il était parvenu à la coller pour le restant du trimestre, chaque mercredi soir. Faire exploser un chaudron n’avait jamais été aussi cher payé, à lui faire regretter d’avoir choisi de poursuivre cette matière en ASPIC.

Alors que les éléments semblaient enfin de calmer et que Nymphadora avait cessé de grogner contre le professeur le plus antipathique de Poudlard, une grande clameur s’éleva du terrain de Quidditch. Charlie était aux prises avec le capitaine et attrapeur de l’équipe de Serpentard, Terence Higgs. Le jeune-homme était en dernière année avec eux et le moins qu’elle pouvait dire c’est qu’elle ne le portait pas spécialement dans son cœur. Il faisait les pires coups à Charlie depuis leur première année et bien que la preuve formelle n’ai jamais été établie, elle le soupçonnait d’être à l’origine de la perte de la valise de Norbert Dragonneau ayant mis en péril la scolarité de Rolf, deux ans auparavant.

« Nous n’avons pas fini de nous entraîner Terence! s’exclama Charlie sur un ton peu amène. D’après le planning tu n’as le terrain pour ton équipe que dans une heure.
- Dans une heure l’averse reviendra. Le Professeur Rogue préfère que nous nous entraînions par temps clair, il ne souhaite pas d’incident. »

Nymphadora entendit très nettement Fred Weasley, ou peut-être bien George, elle peinait à les différencier d’aussi loin, traiter l’attrapeur adverse de «tête de troll», tirant à leur aîné une grimace. Leur attitude ne risquait pas d’arranger ses affaires. Dire qu’il était en grande partie responsable de leur intégration dans l’équipe de maison.

« Grand bien lui en fasse, répliqua-t-il. Mais tu peux dire au Professeur Rogue que s’il estime que vous ne devez jouer que lors qu’aucun nuage ne voile le soleil, il n’a absolument rien compris aux principes de ce sport. Pas la pluie, ni même la neige ou les ouragans n’empêchent le Quidditch, alors vous allez virer vos fesses et vos balais de ce terrain jusqu’à l’heure dite avant que l’envie ne me prenne d’aller chercher le dernier sujet du cours de soin aux créatures magiques dans la forêt interdite pour le lancer à vos trousses! »

Malheureusement pour le pauvre Charlie, le professeur de potions en question venait d’apparaître à l’entrée du stade, l’humeur plus massacrante que si Hagrid l’avait invité à prendre le thé. Nymphadora ne resta pas suffisamment de temps assise pour entendre l’ampleur du sermon qu’il servit à son ami, ainsi que la promesse d’une punition exemplaire, et se leva avec la certitude qu’il avait perdu son droit d’entraînement pour la soirée. Aussi furtivement qu’elle le pouvait, elle se faufila entre les bancs et traversa les coursives jusqu’au pylône contre lequel les Serpentard avaient entreposé leur matériel d’entraînement, dans l’attente de l’approbation de leur directeur de maison. Rolf, d’abord perplexe, s’était finalement agité à son tour, suivant sa camarade et son air résolu en silence.

« Je peux savoir ce que tu comptes faire? demanda-t-il finalement en l’observant tenter de déverrouiller la malle des balles.
- Rendre à ses vipères la monnaie de leur pièce, grogna-t-elle. Tu sais comme ça s’ouvre ce truc? »

Avec une discrétion toute relative Rolf lança un sortilège explosif sur les charnières qui cédèrent. Heureusement pour lui, le tonnerre se remit à gronder au moment de la déflagration et seuls les jumeaux Weasley tournèrent la tête en leur direction. L’image des deux Poufsouffle à plat ventre dans l’herbe mouillée en train de saboter l’équipement de leurs adversaires devait particulièrement leur plaire car ils leur adressèrent un signe de tête appréciateur.

« Je ne sais pas ce que tu veux faire réellement, indiqua Rolf, mais on ne devrait pas le faire.
- Et pourquoi je te prie?
- Ce n’est pas très moral d’empêcher une équipe adverse de s’entraîner.
- Rolf, range donc tes principes au fond du Lac Noir, je te signale qu’ils font de même en ce moment. Ce n’est pas mal ce que nous faisons, mais purement et simplement l’application de la justice. Ce n’est pas la première fois que Charlie ne peut pas tenir son programme à cause de Terence et je trouve qu’il a été suffisamment patient et fair-play comme cela. Aujourd’hui, il va voir de quel bois on se chauffe. »

Le jeune-homme soupira, rien ne lui ferait entendre raison, il ne le savait que trop bien. Lorsque Nymphadora Tonks avait une idée en tête, il était impossible de l’arrêter à moins de lui lancer un sort d’entrave. De plus, il se sentait également très concerné par les difficultés auxquelles pouvait faire face Charlie à cause de l’équipe de Serpentard et leur horrible directeur.

« Tu n’aurais pas une idée pour faire disparaître ce vif d’or? questionna Nymphadora en tirant vainement sur les languettes. Un sort, un niffleur, n’importe quoi!
- Je te rappelle que je suis puni, maugréa-t-il, je n’ai pas le droit de ramener quoique ce soit à Poudlard qui soit moins inoffensif qu’une chouette.
- Ne me prends pas pour un veaudelune Rolf Dragonneau, je sais pertinemment que tu ramènes toujours ta petite ménagerie ‘’empruntée’’ à ton grand-père, et l’insigne de préfet de Charlie disparaît bien trop souvent pour que cela soit juste une coïncidence. Sors le niffleur de ta poche et plus vite que ça! »

Le futur magizoologiste s’exécuta de mauvaise grâce et la légende raconte que Hoppy fut le plus petit attrapeur de toute l’histoire du Quidditch mondial.
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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par lilychx » 17 oct. 2020 - 22:15

Titre : Intangible
Thème et heure : scénaristique de 23H (Votre personnage est immatériel)
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 224
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : Tout public
Georgette n’était pas bien réveillée ce matin-là. Et pourtant elle était sûre que quelque chose n’allait pas. Il y avait quelques choses de différent, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. En sortant de sa chambre pour se rendre à la cuisine, elle passa a travers la porte de sa chambre. Mais cela ne l’étonna pas plus que ça.

Elle retrouva dans la cuisine, Lucienne qui était déjà attablée pour son petit-déjeuner. Georgette voulut attraper une tasse, mais elle ne parvenait pas à la saisir. Elle ne comprenait pas pourquoi. Décidément, ce matin, était vraiment étrange. Elle essaya plusieurs fois sans aucun changement, la tasse restait immanquablement sur le comptoir. En soupirant elle voulus s’asseoir sur la chaise face à Lucienne, mais passa a travers.

Voilà, c’est ça qui n’était pas comme d’habitude. Elle passait à travers les choses et c’était très troublant. D’autant plus que ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait ce mois-ci.

Lucienne rigola.

- Prends ton mal en patience ma vieille ça va finir par passer comme les autres fois.

Georgette savait bien que cet état était passagé, mais cela l’embêtait tout de même. Devenir intangible comme ça sans aucune raison et pour des durées indéterminées, c’était déroutant et fatiguant.
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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Xuulu » 17 oct. 2020 - 22:30

Titre : Cauchemar
Thème et heure : les 2
Fandom : original
Nombre de mots : 261
Personnages : /
Rating : -18
Spoiler
Show
Je suis assis dans le métro parisien. Mes amis m’entourent. Je ne pense pas avoir validé mon ticket. Je ne me souviens pas avoir enjambé le tourniquet pour autant. Je ne sais pas comment j’ai pu passer, mais il est certain que si un contrôle survient, j’aurais une amende. Mes amis m’ont confié leurs sacs. Ils s’amoncellent autour de mes jambes.

Soudain, le décor autour de moi change : je suis toujours assis sur une sorte de banquette, mais ce n’est plus une rame qui m’entoure. Je suis sur le côté d’une petite place, type médiéval, et j’assiste aux préparations d’une exécution. Une sueur froide s’écoule dans mon dos.

Le bourreau est, étrangement, derrière un bureau. Il représente une force administrative, aveugle, implacable. Il se lève ensuite et s’avance vers la file d’enfants attendant de se faire exécuter. Ils sont une cinquantaine, débraillés, sales, morveux. Leurs parents semblent massés derrière des barrières de l’autre côté de la place, criant des prénoms en vain. Le bourreau fait monter les victimes sur un échafaud, où est placé un gigantesque fauteuil surmonté d’une lame de hache oscillant latéralement.

C’est d’ailleurs très étrange : comment une lame, fil vers le bas, se déplaçant latéralement comme une horloge, peut-elle décapiter des gens ? Ce à quoi il assiste ne répond pas à sa propre logique : les enfants sont décapités, et il est éclaboussé de sang. Les sacs amoncelés l’empêchent de s’enfuir, alors il reste là, pantelant, un cri coincé dans la poitrine.

Il se réveilla en sursaut, le corps baignant désagréablement dans les draps trempés.
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Guette
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Guette » 17 oct. 2020 - 22:34

Titre : Disparaître
Thème et heure (défi scénaristique) : Votre personnage est devient immatériel
Fandom : Hp
Nombre de mots : 356
Personnages : Sirius Black
Rating : TP

Je vois un éclair sortir du bout de la baguette de cette affreuse femme, et dire que Bellatrix est ma cousine .. comment ai-je pu naître dans une famille si horrible ?
Comment peut-on en vouloir autant à des êtres humains, pour la seule raison qu’ils ne sont pas comme nous ?
Le Sang, cette affaire de famille.
Toujours purs, en était même leur devise.
Cette famille que j’avais depuis longtemps reniée, traité comme un paria depuis ma plus tendre enfance, torturé par mes parents.
Je plaignais mon petit frère Regulus, lui n’avait pas su s’entourer des bonnes personnes et avait sombré dans la noirceur du Seigneur des Ténèbres.
Aujourd’hui, où était-il ? Je l’espérais mort, même si cela me brisait le cœur.
Au moins il ne pourrait pas vivre de nouveau cette effroyable guerre qui allait tous nous déchirer
Tous nous décimer.
Même si aujourd’hui nous avions Harry.
Mon filleul, la dernière personne qui me raccrochait à mon passé, à mes belles années à Poudlard avec les Maraudeurs, avant Azkaban, avant la mort de James, mon autre frère.

Je jette un dernier regard vers celui qu’on l’on appellerait désormais l’Élu.
Lui seul pourrait nous sauver.

J’attends l’impact du sortilège de Bellatrix, je sais qu’il me frappera en pleine poitrine et me tuera sur le coup.

- Sirius !! entendis-je Harry hurler au loin, tandis que Lunard se jette sur lui pour le retenir de venir me sauver.

Allais-je souffrir ?

Le sort me touche comme prévu en plein cœur, mais je ne le sens pas.
Je tombe en arrière, mais ne touche jamais le sol.
Mon corps semble flotter, je retrouve l’espace d’un instant la sensation de liberté que me procurait mes promenades nocturnes dans la Forêt Interdite les nuits de pleine lune avec mes amis.
Puis tout devient flou, les arbres se mélangent entre eux. Le cerf qui galope à mes côté disparaît dans un nuage argenté, j’entends les pleurs d’un loup mais ils se font de plus en plus faibles.
Mes mains ont la forme de lourdes pattes de chien noir.

Qui suis-je ? Je ne sais plus.

Je suis comme emporté dans un brouillard.
Comme si j’étais derrière un voile.
Ne regrette jamais les choses que tu as faites,
mais plutôt celles que tu n'as pas eu le courage de faire.

Camcaz17
Elève de troisième année
Messages : 62
Inscription : 21 juil. 2020 - 19:45

Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Camcaz17 » 17 oct. 2020 - 22:39

Titre : N'en parlons jamais !
Thème et heure : Défi stylistique, Écrire de trois points de vue différents durant votre texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 520 mots
Personnages : Albus, Lily et James Potter
Rating : -16 ans
Spoiler
Show
— C’est gênant, admit Albus qui sentait ses joues chauffer.

Albus n’arrivait pas à croire ce qu’il venait d’entendre. Rien que d’y penser, il sentait sa gêne quadrupler et ses joues commencer à irradier de chaleur. Il avait le sentiment d’avoir empiété sur l’intimité de ses parents, le sentiment d’avoir désobéi à une règle qu’on ne lui avait jamais fixée. Son esprit se porta un instant sur Scorpius, se demandant ce que le sorcier faisait en ce moment.

Il s’installa sur un tabouret de la cuisine après avoir sorti de quoi faire un sandwich. Les yeux rivés sur sa fabrication, il se fit la remarque que c’était bien son genre, de ressentir de l’embarras pour quelque chose dont il n’était pas responsable. Il n’avait pas la légèreté de James, ou encore le caractère intransigeant de Lily. Albus était sensible, et à cet instant, ça ne jouait pas en sa faveur.

— C’est un enfer, approuva Lily avec effarement.

Lily était frustrée d’avoir assisté à une scène si dérangeante. Elle avait pourtant prévenu James et Albus qu’il ne fallait pas débarquer à la maison sans en informer les parents lorsqu’ils avaient réalisé que la soirée organisée par Alice Londubat avait finalement été annulée à la dernière minute.
Maintenant, les bruits qu’elle avait entendus se rejouaient dans son esprit et elle ne parvenait pas à les faire partir. Lily n’aimait pas ressentir de la gêne. Il y avait toujours un sentiment de colère qui venait prendre le pas sur cette gêne, comme c’était le cas à cet instant. Tandis qu’elle se servait une bièraubeurre afin de se détendre les idées, elle maudissait ses deux frères de ne pas l’avoir écoutée.

— Ne vous inquiétez pas, atténua James dans un rire amusé, on s’habitue avec le temps.

James n’était pas affecté par la situation. Ce n’était pas comme si c’était la première fois qu’il débarquait à la maison sans prévenir, changeant ses plans à la dernière minute, pour tomber sur ses parents… qui profitaient l’un de l’autre. Et puis, ils le méritaient bien, avec tous les efforts qu’ils mettaient chaque jour à maintenir une famille solide et aimante, ils pouvaient bien s’amuser parfois.

Il attrapa la bièraubeurre que Lily venait d’ouvrir, ignorant les protestations de sa sœur tandis qu’il posait ses lèvres sur la bouteille. De toute façon, James ne passerait pas le dernier week-end avant leur retour à Poudlard, enfermé chez lui. Il comptait rejoindre Fred dans un bar du Londres moldu et faire suffisamment de rencontres pour s’en étourdir l’esprit.

— Parle pour toi, maugréa Albus qui mordait dans son sandwich, je ne veux plus jamais que ça arrive !
— Ca ne serait jamais arrivé si vous m’aviez écoutée, protesta Lily.
— Ayez l’air surpris, rigola James à gorge déployée, lorsque maman et papa annoncerons l’arrivée d’un nouveau Potter dans la famille.

L’air effaré d’Albus et le regard meurtrier de Lily renforcèrent le rire de James. S’ils avaient une idée de la réaction qu’il avait eue à chaque fois qu’il avait appris la naissance d’un nouveau bébé dans la famille, ils le trouveraient indigne d’être leur grand frère. Alors James se contenta de rire, de rire.
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They say music can alter moods and talk to you

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Elektra Black 2
Titulaire des BUSE
Messages : 124
Inscription : 18 janv. 2018 - 17:53

Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Elektra Black 2 » 17 oct. 2020 - 22:50

Titre : Naissance
Thème : Défi stylistique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 872
Personnages : Scorpius Black, Orion Black et Khara Lancaster.
Rating : K
Naissance


La douleur. Elle était partout dans son corps. Elle la sentait dans le moindre muscle, à travers toute sa chaire, dans tous ses os. L’élancement commençait dans son bas-ventre et se propageait partout, intensément. Elle s’y attendait bien sûr, elle savait que son accouchement était imminent. Elle avait été bien pédante de ne pas croire Iris lorsque celle-ci lui avait dit qu’un accouchement, ça ne se racontait pas vraiment, ça se vivait.

Elle sentait le poids descendre plus bas encore, amenant le fœtus plus près de la vie. Il serait bientôt dehors et elle souhaitait de tout son cœur qu’il sorte le plus rapidement possible. Khara s’efforça de contrôler au mieux sa respiration afin de faire refluer au maximum la douleur mais elle sentait que si Scorpius ne se dépêchait pas de revenir avec le Médicomage, elle se mettrait bientôt à hurler.

Heureusement la présence de Sothis à ses côtés l’apaisait quelque peu. Mais bien qu’elle adorât son beau-frère et qu’il le lui rendait bien, ce n’était pas lui qu’elle voulait à cet instant. Et cet imbécile d’époux qui ne se décidait décidemment pas à revenir. Si la situation perdurait encore, elle se dit qu’elle devrait accoucher sans lui. Cette simple pensée lui fit venir la nausée aux lèvres mais Khara la contint en reprenant le contrôle sur son esprit.

Des bruits de pas dans les escaliers se firent entendre et Scorpius arriva enfin. Il vit tout de suite sa femme, la main crispée dans celles de son frère et le jeune homme lui dans le regard de son épouse toute sa souffrance, sa crainte et aussi son espoir de l’avoir enfin vu apparaître. Il se précipita vers elle, l’incitant à lâcher les mains de son jumeau et à se concentrer sur lui.

Scorpius amena Khara à se reposer sur le lit à baldaquin trônant contre le mur du fond de la pièce, entre deux immenses baies vitrées, afin qu’elle se mettre dans la bonne position pour que le Médicomage puisse l’examiner.

-La suite ne devrait pas être très longue. Le bébé pointe déjà le bout de sa tête. Pour un premier accouchement, ça va être rapide.

Restés seuls dans la chambre avec le spécialiste, le couple esquissa un sourire de soulagement.

-Vous allez devoir pousser de toutes vos forces, dès que je vous le dirais et vous retenir lorsque je vous l’indiquerai.

Khara hocha de la tête, signifiant qu’elle suivrait à la lettre les instructions médicales.

Moins de vingt minutes plus tard, Scorpius tenait dans ses bras un petit paquet de linges propres dans lesquels un tout petit bébé était emmailloté. Sur sa tête, un petit bonnet blanc tenait au chaud le nouveau-né. Les yeux brillants de joie, d’amour et de larmes contenues, le tout nouveau père serra contre lui ce magnifique présent de la nature, se pencha pour embrasser sa femme et se tourna pour remercier le Médicomage venu pour les assister. Ce dernier sourit puis sortit, assurant aux parents qu’il repasserait plus tard dans la journée pour vérifier que tout allait bien.

Avançant dans le couloir, il croisa le frère jumeau du nouveau père ainsi que son grand-père auprès desquels il confirma la bonne venue au monde du nouveau membre de la lignée des Blacks ainsi que sa bonne santé. S’en allant afin de laisser ses patients se reposer, il entendit le grand-père être appelé dans la chambre de naissance.

Orion Black avança doucement jusqu’à la porte. Il la poussa d’une main puis entra à petit pas. Il se sentait privilégié de savoir qu’une quatrième génération de Black venait au monde durant sa vie. La quatrième ! Il n’était pas sûr qu’un tel évènement se soit déjà produit auparavant. Il se sentait horriblement fier, même en sachant qu’il n’avait pas vraiment eu d’influence sur les circonstances. Mais lorsqu’il s’approcha de son petit-fils, installé sur le lit à côté de sa jeune épouse, qui tenait le bébé dans ses bras, il sentit des larmes lui monter aux yeux sans qu’il ne puisse s’en empêcher. Lui, Orion Black, chef de la famille Black, pleurait de bonheur de savoir sa famille à l’abri du danger et de la disparition. Avec trois héritiers désormais pour sa succession, l’avenir de sa lignée semblait radieux.

-Grand-père, je te présente ton arrière-petit-fils, Althaïr Regulus Orion Black. Présenta le jeune père.
Relevant les yeux vers son petit-fils, Orion, avec ce nouvel héritier mâle, sentit toute la puissance de sa magie parcourir ses veines, le poussant à prononcer les paroles sacrées. Il prit l’enfant dans ses bras, s’écarta légèrement du montant du lit se plaçant au milieu de la pièce et récita :

-Moi, Orion Black, Chef de la famille Black, actuel Lord de la lignée des Blacks, t’accueille toi Althaïr Regulus Orion Black comme membre de ma famille, descendant en lignée directe des Black et héritier au second degré de mes titres et possessions. Tu es accueilli librement et sans contraintes, par la volonté du chef de famille. Toujours, tu pourras trouver refuge et soutien auprès des tiens. Ainsi ai-je parlé, ainsi la Magie t’accueille en son Monde. Puisses-tu t’en montrer digne.

Des filaments d’argent sortirent de la baguette d’Orion et entourèrent le nouveau-né, le baptisant, l’acceptant et le reconnaissant comme membre de la famille et héritier.
Image

Verrouillé

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