[Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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AliceJeanne
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[Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par AliceJeanne » 17 oct. 2020 - 18:23

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Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de cette Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
NB: Si vous voulez des cookies de la part de vos animatrices préférées, quelques petites règles à respecter!
- Mettre les textes rating -16/-18 entre balises spoiler pour respecter la sensibilité de chacun
- Indiquer votre nombre de mots le plus possible (c'est pour nos petites stats ! ;) )
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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par lilychx » 17 oct. 2020 - 19:21

Allé j'ouvre le bal !

Titre : Au coin du feu
Thème et heure : Image de 20H
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 106
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : Tout public
Georgette était assise. Captivée. Absorbée par ce spectacle chatoyant aux couleurs flamboyantes. Les flammes dansaient avec une élégance et une vivacité que rien ne pouvait égaler. Georgette était vraiment heureuse d’être devait ce joli feu de cheminée. Elle en profitait assise dans son fauteuil emmitouflé dans son plaide les mains autour de son chocolat chaud. Elle était heureuse, l’hiver était enfin là.

Elle fut tirée de sa méditation contemplative par des bruits de pas suivi d’un ricanement moqueur.

Mais t’as pas bientôt fini de regarder cet écran !

Georgette se renfrogna.

J’arrêterais de regarder cet écran quand on aura une véritable cheminée !
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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
Charles Baudelaire

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par ninipraline » 17 oct. 2020 - 19:28

Titre : Les pléiades rousses
Thème et heure (écrit et image) : Constellé et Fireplace sur SplitShire
Fandom : HP
Nombre de mots : 200 mots
Personnages : Lavande et Ron
Rating : Tout public
Dans la danse folâtre des flammes du feu de la cheminée, la salle commune des griffondors papillonnait au rythme des battements de son cœur.
Devant l’unisson des deux brasiers ; celui qui réchauffait la pièce et les élèves et celui qui la consumait d’amour, Lavande ne put empêcher une larme de fuir la prison de soie, de ses paupières. La tiédeur de la douce goutte, rosée du jour de ses premiers émois, glissa sur la tendre peau de pêche de sa joue.
Il était là. Lui. L’Unique. L’objet de toutes ses pensées était allongé, sur le canapé défoncé devant le grand foyer. Le héros lumineux qui hantait ses nuits, arborait sur son visage, comme pour la taquiner, quel espiègle, les mêmes constellations que celles qu’elle contemplait à travers la fenêtre de son froid dortoir.
Par Merlin, qu’il était beau et qu’il était grand, son prince de conte de sorcières. Ses cheveux de feu, illuminaient son merveilleux teint de lait. Son regard distrait qui ne la voyait pas, déchirait son cœur mais elle savait que cette année, elle saurait attirer vers elle, les prunelles dormeuses. Elle serait la princesse conquérante de son bel amour.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bellatrix1992 » 17 oct. 2020 - 19:53

Titre : ?
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 20 h, les deux
Fandom : HP
Nombre de mots : 263
Personnages : Hermione Weasley
Rating : TP
Hermione contempla le feu. Que ressentait-elle en ce moment-même ? À part du vide ? Elle ne le savait pas vraiment. La culpabilité, le sentiment d’avoir laissé passé quelque-chose de complètement essentiel la rongeait. Oui, elle s’en voulait, pour une nombre incalculable de choses : pour avoir délaissé Ron au profit de sa carrière, pour ne pas avoir été toujours suffisamment présente, suffisamment proche de lui.
Combien d’occasion de lui dire qu’elle l’aimait avait-elle manquées ? Combien de soirées avait-elle perdu inutilement, dans du travail aussi acharné que désespéré, parfois même totalement hors-propos ?

Serrant son verre de whisky entre ses mains et fixant toujours les flammes, il lui semblait voir au travers des langues de feu la chevelure ébouriffée de son mari et les étincelles formaient autant de tâches de rousseur que celles dont son visage était constellé.
Elle serra les dents, comme si cela pouvait l’empêcher de s’effondrer. Elle avait vaguement conscience de la présence de Harry à côté d’elle. En temps que directeur du Département de la Justice Magique, poste qu’elle avait d’ailleurs occupé avant lui, il était bien-sûr mobilisé.
Elle imaginait sans peine que sa peine était énorme et n’osait pas imaginer celle de Ginny. Elle qui avait déjà perdu un frère durant la guerre se retrouvait endeuillée vingt-deux ans plus tard, doublement endeuillée même.

Hermione ne pouvait pas ôter de son crâne l’image du visage de Ron, constellé de tâches de rousseur et éclairé de son éternelle tignasse rousse. Des tâches de rousseurs qui ressortaient à présent sur son visage pâle et ses yeux fermés par la mort.
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Gred et Forge vous informent!

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par AlwaysLS » 17 oct. 2020 - 19:53

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 20h – Constellé + image (un peu)
Fandom : HP
Nombre de mots : 693
Personnages : S. et M.
Rating : tout public
Elle descendit dans la pénombre les escaliers sur la pointe des pieds. Toute la maisonnée était plongée dans le silence. Elle alla directement dans la cuisine pour prendre un verre d’eau. elle se dépêcha car elle était pieds nus et le carrelage était gelé.
- Toi aussi tu n’arrives pas à dormir ? s’éleva une voix rauque depuis un canapé.
La jeune femme sursauta et manqua de lâcher son verre.
- Tu m’as fait peur S. ! chuchota-t-elle en s’avançant vers lui.
S. était allongé sur un canapé, celui qui donnait sur la baie vitrée. Son visage était à moitié éclairé par le feu de cheminé qui crépitait et par la lumière de lune.
- Désolé. Alors, tu n’arrives pas à dormir ?
- L. ronfle.
- Je vois.
- Je ne voulais pas te déranger. Je vais y aller.
Il l’observa un instant et tapota le canapé à côté de lui et retroussa la couverture.
- Allez, viens. Tu peux rester un peu si tu veux.
M. le dévisagea un petit instant et puis elle accepta trop heureuse d’être au chaud sous un plaid. Trop heureuse d’être avec lui.
Elle s’installa à côté de lui, à une distance raisonnable. Elle se plongea dans la contemplation de la vue. Elle observait la mer d’encre noire, la voute céleste parsemée d’étoiles. M. fut frappée par la splendeur de ce qu’elle avait sous les yeux. Elle se sentait chanceuse d’être là, ici, à ce moment précis.
S. rompit finalement le silence en chuchotant avec délicatesse :
- Tu ne me déranges pas.
M. se détendit au fur et à mesure. Aucun des deux ne parlait, n’osant peut-être pas briser le moment, et plus certainement de peur d’être ridicule.
S. s’arracha au spectacle du paysage nocturne pour contempler sa voisine. La lumière de lune illuminait ses yeux bleu clair, son front et ses pommettes hautes. Elle était jolie comme ça. Calme. Apaisée. Son regard glissa sur sa joue gauche, son oreille, son cou long et fin, son épaule et son bras nu.
Il avait envie de lui prendre la main, de la toucher, de la serrer contre lui. Mais en avait-elle envie ? Partageait-elle les mêmes sentiments que lui ? Et s’il se ridiculisait ? Et s’il était rejeté ? Après tout, c’était bien arrivé une fois. Son cœur battait si fort dans poitrine qu’il lui semblait que toute la maisonnée allait se réveiller.
Il allait prendre son courage à deux mains quand M. brisa le silence.
- C’est beau, n’est-ce pas ? demanda-t-elle.
- Très.
- Dommage que je ne connaisse rien aux étoiles.
- Vraiment ?
- A part la Grande Ourse… J’ai toujours été mauvaise en Astronomie. C’est Emmeline qui fait mes devoirs.
- Alors, que dis-tu d’un cours particulier ?
- J’en serais honorée…

S. oublia de respirer l’espace d’un instant. Mais il se reprit et commença à parler.
- Les constellations sont crées dans l’Antiquité, à partir de la mythologie grecque. Celle que tu vois là, un peu à droite, avec l’étoile la plus brillante…
Joignant ses gestes à sa parole, il lui indiqua du bout des doigts des étoiles et traça la constellation.
- C’est celle du Grand Chien. L’étoile la plus brillante, c’est Sirius. Il s’agit d’Argos, le chien d’Ulysse, récompensé après la guerre de Troie…
Doucement, presque imperceptiblement, il avançait ses doigts pour saisir délicatement sa main. Il frémit, sa paume était glaciale. M. ne fit aucun geste pour se dégager.
- Ou bien, il s’agit d’un chien de chasse qui pourchasse un lièvre.
M. sourit. Son Patronus avait la forme d’un lièvre. Et même si elle était réellement intéressée par ce que S. racontait, ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes. Elle réprimait bâillement sur bâillement. La voix grave et chaude de S. la berçait doucement. Ses yeux se fermèrent.
S. continuait à parler quand M. se blottit contre lui, à la recherche de sa chaleur. Le jeune homme ne savait pas quoi faire, il paniqua mais ne fit rien. Il glissa ses bras autour d’elle pour la serrer contre lui, geste qu’il n’espérait plus et ferma les yeux, en quête, lui aussi, du sommeil.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Mathy
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Mathy » 17 oct. 2020 - 19:54

Titre :
Thème (écrit ou image) : Au coin du feu
Fandom : HP
Nombre de mots : 187
Personnages : Hermione et ?
Rating : R
Le crépitement. Joli bruit apaisant, réconfortant.

Hermione adorait être ici, dans la salle commune de Gryffondor. Emmitouflée dans un plaid, un thé à la cerise et un énième bouquin emprunté à la bibliothèque : voilà sa définition du bonheur. Encore plus lors de ces vacances de Noël. Seul le bruit du feu s’entendait autour d’elle et elle adorait ça ! Tous les Gryffondors étaient sortis dehors profiter de la première neige.

Un sourire satisfait, elle réajusta sa position puis tendit le bras pour attraper son thé. L’air froid enserra sa main et un frisson lui parcourra le bras. Trop concentrée sur les lignes devant elle, elle tâtonna sur la table près d’elle pour trouver sa tasse. Lorsqu’elle l’attrapa enfin, un léger rire s’entendit. Cela suffit pour la sortir de sa concentration. Elle redressa la tête, ses boucles brunes rebondissant autour de son regard noisette.

« Cela semblait éprouvant de trouver cette tasse, lança Fred avec un sourire narquois »

Un sourire se dessina sur les lèvres de la belle Gryffondor avant qu’elle prenne une gorgée de son thé.

« Trop de concentration peut être néfaste, c’est vrai »
Sois toi même et avance ! :boing:

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Sifoell
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Sifoell » 17 oct. 2020 - 19:57

Titre : L'homme de fer (partie 1)
Thème et heure (écrit et image) : Constellé (nommé) et Fireplace sur SplitShire
Fandom : HP
Nombre de mots : 845 mots
Personnages : Alastor Maugrey et OC (Anémone Warren)
Rating : - 16 au cas où (ça se fait des bisous et ça se déshabille)
Spoiler
Show
1980

La seule maison blanche de la rue est invisible aux yeux non avertis. Les moldus vont et viennent sans la voir, et les sorciers qui ne connaissent pas son existence lui sont aveugles. Pourtant, parfois, des rires ou des jurons peuvent s'échapper de la maison, et une odeur de barbecue venant du jardin peut les attirer.
Dans l'atelier dans lequel flambe plusieurs bûches, Anémone et Alastor sont penchés au-dessus de loupes, une immense lampe venant éclairer ce qu'ils regardent. Anémone indique à Alastor.
« Bon, normalement avec ta pince, tu peux attraper la pierre de contresort... »
« Elle s'appelle vraiment comme ça ? »
« Non, râle Anémone, c'est une contra fatum, mais là n'est pas le sujet. Donc, tu la prends dans ta pince, et tu la déposes dans l'encoche de cuir de dragon et... »
« Et je fais quoi du bordel en-dessous ? »
Anémone soupire. Elle ne s'en sortira jamais de ses explications.
« Le bordel en-dessous est une carte-mère. C'est comme un moteur qui permet de faire fonctionner l'ensemble du circuit. »
Anémone lève alors la tête vers Alastor. En plus de regarder dans la loupe, Anémone porte des lunettes de bijoutier qui lui agrandissent de manière considérable ses yeux. Alastor lève la tête vers elle et ne peut retenir un ricanement qu'Anémone ignore, continuant son explication.
« La carte-mère est comme un cœur qui fait circuler l'information électrique dans l'ensemble des circuits... »
La lippe d'Alastor s'allonge, et Anémone renonce.
« Ca sert à tout, elle est indispensable, alors tu me mets le caillou dans l'encoche de cuir, et il va adhérer au truc en métal qu'il y a en-dessous... »
« Ben fallait me le dire tout de suite ! »
Anémone soupire et se penche de nouveau sur sa loupe. Elle aime tellement partager ses expériences, mais la plupart des sorciers avec qui elle discute ne comprend absolument rien du monde moldu, et du côté de ses anciens collègues moldus qui travaillaient à l'armement britannique... Comment dire que le secret magique venait un peu compliquer les explications sur ses découvertes.
Anémone se redresse alors un peu, étire sa nuque et ses épaules raidis par l'effort. Et bâille à s'en décrocher la mâchoire. Elle lance un regard vers la belle flambée qui la ramollit et lui donne envie de se coller devant la cheminée avec une couverture, et... Alastor. Anémone regarde alors le sommet du crâne d'Alastor qui marmonne.
« Continue, y a tellement de petits cailloux à installer... Je vais pas tout faire. »
Anémone se lève alors, et regarde Alastor qui la suit des yeux, la pince toujours dans les mains. Elle sourit, va vers la porte sans le quitter du regard, et la ferme à clé. Puis elle va vers la fenêtre de son atelier, l'ouvre, ferme les volets, puis la fenêtre. Ses yeux pétillent, ses joues rougissent. Elle écarte les deux fauteuils bien confortables qui sont devant la cheminée, et en enlève les coussins qu'elle dépose au sol sur le tapis. Alastor ne la quitte pas des yeux, la bouche légèrement ouverte. La pince qu'il tenait entre les doigts tombe avec un petit bruit métallique sur la table sans qu'il ne s'en rende compte. Anémone va alors dans l'entrée chercher leurs deux manteaux qu'elle couche sur le tapis, puis elle prend dans une armoire une épaisse couverture qu'elle dépose à côté des manteaux. Alastor n'a toujours pas bougé, ce qui fait rire Anémone.
Anémone lève les mains vers son chignon dont elle tire une à une les épingles, qu'elle dépose sur le bord de la cheminée. Puis ses mains se dirigent vers son gilet qu'elle enlève et jette sur un des fauteuils. Ses yeux marrons dans les yeux d'Alastor, œil marron et œil magique, elle commence à déboutonner un à un le long rang de boutons qui ferme sa robe de sorcière, dévoilant deux seins enfermés en coupe par un soutien-gorge fleuri.
« C'est quand tu veux, Alastor, pour m'aider. »
Comme mu par une volonté extérieure, Alastor se lève, et vient, le souffle court, la rejoindre sur le tapis où ses mains viennent en tremblant l'aider à ôter la robe de son corps, ses yeux se promenant partout sur sa peau, ses courbes. Quand Anémone est en sous-vêtements devant lui, souriant, elle vient aussi ôter le foulard qui cache le cou d'Alastor, puis la veste de cuir qu'il porte. Elle déboutonne alors la chemise. Anémone n'a pas froid, la flambée y veille.
Et rien de ce qu'elle voit sur le corps d'Alastor ne la rebute. Pas sa peau constellée de cicatrices dues à des sortilèges reçus, pas son petit ventre. Pas sa jambe qui s'achève par cette bizarre prothèse de bois. Anémone fait la moue un instant. Sûrement son œuvre, Alastor étant sûrement la définition même du patient sans patience. Elle pourra l'aider avec ça.
« Embrasse-moi, Alastor... »
Dans ce monde où ils se sentaient en danger tous les jours, un simple feu de cheminée leur rappelait qu'ils étaient vivants, et qu'ils se devaient de le savoir et le partager.
Dernière modification par Sifoell le 17 oct. 2020 - 19:59, modifié 1 fois.
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« Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose. » Sigmund Freud.

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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Roxane-James » 17 oct. 2020 - 19:58

Titre : Distraction
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Image + écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 527
Personnages : Bellatrix Lestrange / Arthur Weasley (enfants)
Rating : TP
C’est un drôle de garçon. Lorsqu’il s’adresse à vous, ses jambes tressautent et il se hisse sur la pointe de ses pieds, comme s’il s’apprêtait à voler.
Ça fait rire les autres, dans la classe. Cette manière d’être un peu burlesque qu’il traîne dans son sillage, ces attitudes étranges qui lui collent à la peau. Bellatrix, elle, trouve ça ridicule. Navrant. Presque écœurant. N’apprend-t-on pas la dignité, chez les Weasley ? N’apprend-t-on pas à garder la tête haute, le menton levé vers le plafond, les lèvres pincées en signe d’élévation ? N’apprend-t-on pas à se comporter avec la distinction attachée à son rang ?
Il fait honte au sang pur qui coule dans ses veines, pense Bellatrix en se mordillant les lèvres avec colère.
Et pourtant… Quelque chose en elle s’anime quand elle tourne le regard vers ce garçon au visage long, chiffonné par elle-ne-sait-quoi-et-ne-veut-pas-savoir.
Ce quelque chose n’est pas vraiment de la colère. Elle n’en est pas bien sûre, Bellatrix, parce qu’elle n’a pas l’habitude de se départir de la rage froide qui mûrit sur sa langue depuis toujours. Mais elle pense que, non, ça n’a pas le goût rance du courroux, pas non plus l’odeur âpre de la fureur. C’est encore autre chose. Une saveur à laquelle elle n’a jamais goûtée. Un parfum qui lui rappelle étrangement la maison, les sourires impertinents d’Andromeda et les effluves de lavande qui embaument la chambre de Maman. Ça lui tourne la tête, plus encore que la dague noire que Papa lui a confiée pour son départ à Poudlard parce que, « tu seras un homme, ma fille, une guerrière, une combattante, un brasier dans l’obscurité ».
Ça lui tourne la tête, et Bellatrix ne comprend pas. Alors elle cherche des explications rationnelles là où elles ne sont pas. Et elle l’observe en serrant les dents, avec une hargne qui se dissipe lorsque le Soleil embrase de nouveau la silhouette gesticulante d’Arthur Weasley.
Ce doit être à cause de ses yeux. Ecarquillés, à fleur de tête. Trop grands, sûrement. D’une jolie couleur qui ne porte pas de nom. Ou de ses cheveux, tiens. Des cheveux roux qui tombent sur son front, se coincent derrière les verres de ses épaisses lunettes, enflammant ses joues déjà rosies par la timidité. Des joues constellées de tâches de rousseur, qui s’élargissent comme une virgule au niveau de ses tempes et lui picorent le bout du nez. Quand il se baisse pour noircir de son écriture fine et serrée son rouleau de parchemin, ainsi qu’il le fait à présent, Bellatrix peut deviner sur sa figure une pléiade d’astres fauves qui s’articulent comme des rouages sur sa peau pâle, s’amusent à brouiller les lignes étroites de son visage. Ce doit être la façon dont il fronce les sourcils, quand il ne comprend pas un enseignement de Flitwick. Ce doit être… Elle ne sait pas. Bellatrix ne sait pas, ce qu’Arthur Weasley peut bien avoir de si intéressant.
Elle sait seulement que lorsque le professeur de Sortilèges ramasse leurs devoirs à la fin de l’heure, le sien ne comporte pas une seule bonne réponse.
Elle s’est encore laissée distraire. Son père ne va pas être content.
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MaPlumeAPapote
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par MaPlumeAPapote » 17 oct. 2020 - 19:59

CODE : TOUT SÉLECTIONNER

Titre : Ascension
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Constellé + image
Fandom : original
Nombre de mots : 1134
Personnages : Ashvin (personnage original d'une de mes fictions)
Rating : tout public
Un froid glacial engourdissait ses membres. Ses doigts gelés tentaient maladroitement de dénouer les nœuds de son sac de voyage sans parvenir à desserrer les liens. Pourquoi s’entêtait-il toujours à fermer correctement ce maudit sac ?

- Tu n’arriveras à rien de cette façon.

La voix moqueuse s’était élevée au-dessus de sa tête mais il ne prit pas la peine de lever les yeux. Son énervement monta d’un cran et ses doigts ripèrent sur la fine corde, attisant sa peau déjà mal menée par les températures extrêmes.

- Laisse-moi faire, à cette vitesse il n’y aura pratiquement plus aucune lumière pour monter la tente !

Ashvin capitula et lâcha le sac dans un souffle rauque. Cela faisait à peine cinq minutes qu’ils s’étaient arrêtés et avaient décidé de monter leur campement, et déjà le soleil déclinait derrière les hautes montagnes qui les entouraient. Ils devaient déjà être à plus de trois milles mètres d’altitude. Plus proches des nuages et du soleil, mais si loin de la chaleur terrestre. Ainsi, dès que l’astre solaire entamait sa chute et qu’il disparaissait à l’horizon, il n’y avait plus que la fraicheur de la nuit pour les entourer et les envelopper dans son manteau glacial.

- Je vais préparer le feu de camp, se résigna le jeune homme, laissant son amie déballer leurs affaires.

Ils avaient l’habitude de voyager ensemble. Ils se connaissaient mieux que personne et n’avaient généralement pas besoin de mots pour se coordonner parfaitement dans les tâches quotidiennes. Daïsha était normalement plus douée que lui pour aller le feu. Mais elle ne pouvait tout simplement pas s’occuper de tout.

Ashvin sortit d’un de leurs sacs des branchages ramassés dans la journée et les entassa à l’endroit le plus plat de leur bivouaque. Après plus de treize heures de marche, ils avaient réussi à trouver un petit renfoncement pour la nuit, abrités du vent pour que leur feu ne se tarisse pas trop rapidement, entre deux rochers s’élevant vers le ciel jusqu’à se rejoindre. Le jeune indien avait tout de suite aimé la forme de ces géants de pierres qui semblaient s’enlacer comme deux amoureux ne pouvant être séparés.

Quatre allumettes plus tard, les étincelles enflammèrent la nuit et la chaleur vint dénouer ses articulations gelées. Le bois se mit à craquer, échos à une douce mélodie qu’Ashvin adorait écouter. Mais après avoir retrouver ses sensations au bout de ses doigts, il se dépêcha d’aller aider son amie qui tentait de planter leur tente dans la terre mole qu’elle pouvait trouver.

En quelques minutes, ils purent s’asseoir et reposer leurs muscles endoloris par les longues journées de marche qui s’enchaînaient.

- Le plus dur sera les deux prochains jours et l’ascension du pic, commenta Daïsha avec une pointe d’excitation.

Ashvin sourit tout en avalant une sardine entière. La joie que pouvait éprouver sa meilleure amie à se sentir libre et si proche de la nature était un sentiment qu’il comprenait plus que tout. C’était d’ailleurs ça qui les avait rapprochés. Partir loin de leurs familles. Découvrir des contrées non asservies par l’Homme. Se retrouver hors du temps, à la merci de la nature et à l’écoute de leur corps. Ashvin avait plus appris pendant ces cinq dernières années que durant toute son enfance et son adolescence.

- Tu sauras être à la hauteur ?

Fronçant les sourcils, Ahsvin tourna doucement la tête pour croiser le regard bleuté de sa meilleure amie. Sa peau sombre faisait ressortir l’éclat clair de ses yeux qui étaient les plus beaux d’Inde. Mais derrière cette beauté, le jeune homme savait y lire les véritables pensées de son amie. Elle ne souhaitait pas rester sagement assise à attendre que ses parents lui trouvent un mari à qui elle devrait faire des enfants. Elle voulait vivre. Ne pas être une simple femme au foyer mais pouvoir agir comme elle l’entendait sans que personne ne soit là pour lui dicter la bonne conduite de ses actions. Sortir de cet étau familial qui la compressait de plus en plus. Cette envie était si forte, qu’elle lui faisait souvent prendre des risques parfois inconsidérés et inutiles. Juste parce qu’elle avait besoin de sentir le sang pulsé à ses tempes ; son cœur battre follement dans sa poitrine ; son souffle lui échapper au bout des lèvres.

- Je suis toujours à la hauteur, tu devrais maintenant le savoir, rétorqua le jeune homme.
- Tu parles ! Tu étais bien plus téméraire il y a deux ans… J’ai l’impression que tu t’es vachement ramolli depuis la dernière fois.

Son sourire en coin ne cachait pas sa déception. Ashvin détourna le regard et porta sa petite boite de conserve à ses lèvres pour absorber le jus qui y restait.

- Qu’est-ce qui t’arrive d’ailleurs ? Tu traines de la pate depuis qu’on est parti et c’est tout juste si tu décroches deux mots chaque jour.

Ashvin ne répondit pas tout de suite et laissa son regard divaguer vers le ciel sombre qui s’étalait devant eux. Le jeune homme n’avait qu’à tendre le bras pour espérer peut-être se rapprocher des centaines de petites étoiles qui clignotaient au-dessus de leurs têtes. Ce spectacle était magnifique.

Mais Daïsha avait raison. Il ne l’appréciait pas totalement comme les autres fois. Son esprit était accaparé par son village. Par sa famille. Lorsqu’il partait, lorsqu’il fuyait, il arrivait toujours à faire comme s’il n’était pas Ashvin Rahman. Simplement un homme qui cherchait à profiter de ce que la vie pouvait lui offrir. Des paysages magnifiques, des rencontres insolites. Une vie sans problème et sans attache. Mais cette fois-là, ses problèmes semblaient s’être embarqués avec lui dans ce nouveau voyage.

- Tu sais que tu peux tout me dire. Nous ne sommes plus à Madurai. Nous ne sommes plus obligés de faire ce que la bienséance veut de nous.

En disant cela, Daïsha se rapprocha doucement de lui jusqu’à ce que leurs hanches se frôlent. Ashvin se tendit légèrement mais ne se recula pas.

- J’ai l’impression que ça va être mon dernier voyage.

Les mots étaient sortis tout seul. Un aveu. Une lamentation. Une douleur. Une fracture qui commençait tout doucement à fissurer son cœur.

- Pourquoi dis-tu cela ?

Le silence s’installa de nouveau, seulement couper par les bruits nocturnes. Le vent dans les feuillages, quelques insectes ou animaux qui cherchaient de quoi se nourrir. Ashvin avait l’impression d’en avoir trop dit. Il n’avait plus la force d’ajouter quoi que ce soit. Sa bouche était scellée et son esprit mouvementé par une tempête qu’il ne parvenait pas à calmer.

Daïsha ne chercha pas à savoir plus. Elle releva ses jambes contre son buste et les entoura de ses bras. Le feu devant eux se mit à craquer. Un peu plus loin, au-dessus de leurs têtes, le ciel constellé d’étoiles brillait de mille feux.

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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 17 oct. 2020 - 20:01

Titre : /
Thème : Image 20h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 237
Personnages : Erik Iversen (OC)
Rating : Tout public
Les bûches dans l’âtre se consumaient doucement, faisant entendre leur craquement sinistre dans le silence douloureux de la maison. Insensible face au spectacle des flammes qui léchaient le bois, Erik se tenait debout, le regard perdu dans le vide depuis de longues minutes. Il lui semblait que le temps venait de s’arrêter, d’une manière si brutale qu’il ne parvenait pas à aligner des pensées cohérentes sans se perdre dans ses souvenirs. Les regrets commençaient à fleurir dans son esprit, noyant ses certitudes sous un flot de chagrin mélancolique impossible à contenir. Il en oubliait la fenêtre ouverte dans son dos, la neige qui tombait à gros flocons au-dehors, les cris de la chouette de Maisie.

Maisie. Sa gorge se serra sous l’effet de la tristesse. Il froissa la lettre dans ses mains avant de la jeter dans le feu, incapable de supporter plus longtemps l’écriture élégante de son beau-frère. Erik avait délibérément choisi de couper les ponts avec sa jumelle, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même pour tous les instants qu’ils n’avaient pas partagés. Il se reprochait de ne pas avoir su l’écouter quand elle avait eu besoin d’une oreille attentive, de ne pas avoir su être à ses côtés lorsqu’elle avait uni sa vie à celle de Rufus, de ne pas avoir su répondre à sa lettre à la naissance de Daisy. Il avait abandonné sa sœur à un destin que nul n’aurait pu contrer.
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FleurBleue
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par FleurBleue » 17 oct. 2020 - 20:03

Titre : /
Thème : thème constéllé 20h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 559
Personnages : OC
Rating : Tout public
- C'est incroyable comme les Moldus arrivent à faire cohabiter aussi facilement deux espèces différentes ! Un cheval et un chien ! Moi à la maison mon chien court sans arrêt après le chat...
Adelaïde resta silencieuse, incapable de révéler à son ami né dans une famille de sorciers que chez elle aussi, Noko courait après Pantoufle, le chat... Adélaïde, après quatre mois passés à Poudlard, se sentait toujours un peu décontenancée par le monde des sorciers. Sa meilleure tactique jusqu'à présent pour laisser son ignorance passer inaperçue avait été d'acquiéscer à chaque remarque faite par un autre camarade, même quand elle ne comprenait pas du tout ce dont il ou elle lui parlait. Alors c'est ce qu'elle fit encore cette fois-ci, elle acquiesca. Surtout, ne pas se démarquer et rappeler aux autres qu'elle était "née-moldue"...
- Waouh Adélaïde, mais regarde plutôt tout ce que tu as reçu !
Archie avait complètement délaissé la photo pour admirer goulument toutes les friandises envoyées par sa famille : bonbons acidulés, chocolats, pâtes de fruits... La jeune élève jete un regard discret vers son ami,àlarecherche de la moindre surprise de sa part. Heureusement, toutes ces confiseries semblaient exister également dans le monde des sorciers ! Mais alors qu'elle passait en revue ce qu'elle avait reçu elle se rendit que quelque chose n'allait pas... Dans le colis ne se trouvait pas son dessert de Noël favori, le pain d'épices que préparait chaque année sa mère.
- Mais où est le...
- Regarde Adélaïde, il y a une deuxième lettre au fond du colis !
Exact, et elle ne put s'empêcher d'ouvrir la lettre avec appréhension. Cette fois c'était des mots écrits de la main de sa mère.
" Chérie, ce petit mot très rapide pour te dire que je suis désolée, mais Noko a mangé la moitié du pain d'épices que j'avais cuisiné pour toi. Cet accident a eu lieu juste avant d'envoyer le colis, et comme je ne voulais pas qu'il t'arrive en retard... Mais je suppose qu'à Poudlard ils en préparent également de très bons. Encore désolée, tu en recevras deux fois plus pour la nouvelle année, promis ! Maman"
- Oh non ! Ce n'est pas possible !
Tout le monde autour de la table du petit-déjeuner tourna la tête vers elle, tous alarmés par son cri.
- Qu'est-ce qu'il y a !
- C'est horrible ! Ma mère n'a pas pu m'envoyer de pain d'épices pour Noël !
- De pain qui quoi ?
- De pain d'épices. Tous les ans ma mère m'en prépare, elle m'en fait même en forme de chiens et de chevaux... Sais-tu si à Poudlard ils en font des bons ?
Adélaïde vit le visage de son ami se teinter d'imcompréhesion puis de gêne.
- Adé... c'est quoi du pain des pinces, au juste ?
- Comment ça, ça n'existe pas, dans ton monde ?
- Euh non, désolée...
La jeune sorcière crut soudain que le monde s'arrêtait. Ca y était, elle venait de révéler son ignorance du monde des sorciers, ce qu'elle s'était tant efforcée d'éviter pendant ces derniers mois était advenu. Elle voyait tous les visages autour d'elle qui la fixaient. Adélaïde sentit monter les larmes dans ses yeux. Son visage bientôt constellé de larmes incontrôlables, les lumières des grandes bougies allumées spécialement pour Noël n'étaient plus qu'un brouillard lointain et cruel.
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chrisjedusor
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par chrisjedusor » 17 oct. 2020 - 20:03

Titre : Lien fraternel
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Thème Constellé Image, 20h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 438 mots
Personnages : Sirius Black/Regulus Black
Rating : Tout public

Assis accroupi devant le feu de la cheminée du salon, Sirius tremblote de la tête aux pieds. Il ne sait pas si c’est dû au doloris que Mère lui a infligé au milieu de l’après-midi ou si c’est à cause de la sensation de froid qui le prend de la tête jusqu’à la pointe de ses pieds mais son corps est parcouru de longs frissons.

Il profite de la chaleur de ces flammes alors que ses parents et son frère dorment à l’étage. Dans sa chambre, il avait très froid, ses parents s’en sont particulièrement assurés afin de le châtier. Rester enfermé dans un endroit glacé est sa punition pour avoir osé dire à voix haute ce qu’ils pensaient des moldus.

Cela lui donne envie de pleurer, il ne comprend pas la plupart des membres de sa famille. Il se sent différent d’eux. Sirius étend ses mains devant les flammes, espérant se réchauffer un minimum. Mais ses os sont glacés, et il ne se sent pas bien.
Ni physiquement ni moralement.

Le petit garçon de neuf ans entend alors des petits pas se diriger dans la pièce, il veut se lever pour aller se cacher mais il n’en a pas le temps et il aperçoit alors la frimousse de Regulus, à moitié endormi, le regarder avec pitié de l’autre côté du salon. Le garçonnet, et il le sait, voudrait le défendre mais il ne veut pas décevoir leurs parents. Après-tout, il est encore jeune. Et il n’a pas sa fourberie dans les répliques qu’il peut lancer afin d’enrager ses parents.

- Regulus ? demande-t-il d’une voix pâteuse.

Celui-ci s’approche à petit pas, sa tenue de pyjama part dans tout les sens, et Sirius constate qu’il tient une épaisse couverture entre ses bras. Son frère la lui pose sur ses épaules avec une douceur qui le surprend. Regulus n’ose jamais contredire Mère et Père, pourtant le jeune garçon sait qu’il a aussi son propre avis sur certains sujets. Et puis, ils s’aiment tous les deux.

- J’ai demandé à Kreattur de l’ensorceler. J’ai dit que c’était pour moi. Elle va garder la chaleur, dit-il d’une voix timide. Tu vas pouvoir aller dormir.

Sirius ne peut pas s’en empêcher, un sourire aimant vient orner ses lèvres. Son petit frère à toujours tendance à agir discrètement, en douce et à l’insu de tous. Une étrange chaleur vint alors compresser sa poitrine.
Bien mieux que le feu de la cheminée, la couverture donnée par Regulus le réchauffe d’une manière étrange mais agréable, jusqu’à son organe vital.

Sirius le prend dans ses bras dans une étreinte fraternel, heureux de l’avoir à ses côtés.
Dernière modification par chrisjedusor le 17 oct. 2020 - 22:36, modifié 5 fois.
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Je te retrouverai en passant au dessus de la mort elle-même. # Lianna Sauwer ( oc)

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Carminny » 17 oct. 2020 - 20:03

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : image 20h
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 544
Personnages : Ann Roberts (OC), Minerva, Filius, Severus
Rating : TP
Ann tendit les mains pour les réchauffer plus près du feu dans la cheminée. Qu’est-ce qu’il faisait froid dans le château en hiver ! A croire que la magie ne permettait pas de le chauffer davantage. Heureusement que les elfes entretenaient les feux dans les cheminées sinon les températures intérieures seraient certainement passées en-dessous de zéro. Pas qu’ils en étaient très loin et elle plaignait sincèrement les élèves qui devaient en plus passer d’une salle de classe à l’autre, empruntant les couloirs sans aucune source de chaleur mais remplis de courants d’air pour compenser. Au moins, elle pouvait rester dans sa salle de classe – et non, elle n’avait pas du tout changé le contenu de ses cours pour pouvoir rester proche de son feu pendant toute la journée. Elle les avait seulement améliorés pour le confort de tout le monde. Après tout, les élèves aussi en profitaient s’ils devaient bouger un minimum et non rester assis pendant toute une heure. Cela n’empêchait cependant pas qu’elle était plus que contente de retrouver la salle des professeurs et son grand foyer.
Elle resserra sa cape d’hiver autour de ses épaules puis se pencha en avant. Ce n’était pas possible qu’il fasse si froid, non ? Pourquoi Poudlard n’avait-il pas sa propre zone de météo comme Beaubâtons par exemple ? Les sorciers là-bas devaient être en train d’admirer de formidables constructions de glaces sans même devoir mettre d’écharpe, tandis qu’eux étaient pris en plein dans une tempête de neige que Dumbledore osait qualifier de « merveilleuse occasion de revoir les sorts de feu ». Peut-être bien, mais en attendant ce n’était pas lui qui gelait dans le bureau de sa tour d’ivoire.
– Quelqu’un veut un thé ?
La sous-directrice était entrée dans la pièce d’un pas énergétique qui faisait monter la jalousie en Ann. Pourquoi Minerva n’était-elle pas en train de gémir de froid ? Pourquoi n’avait-elle aucun mal à bouger ? Elle était censée être un chat ! Ne devrait-elle pas être en train de dormir sur un coussin devant la cheminée ?
– Oui, répondit Filius, assis à côté d’Ann en grelotant. Ce serait du pur bonheur !
– Froid ? demanda la Serpentard, sceptique. Celui de la dernière pause est devenu de la glace…
Severus, tranquillement assis dans un fauteuil en train de lire comme si le froid ne pouvait pas avoir d’effet sur lui, lâcha un petit rire sarcastique.
– Un thé glacé alors. Avec ombrelle.
– J’ai demandé du nouveau aux elfes, expliqua Minerva d’une voix exaspérée. La théière est brûlante et j’espère le thé aussi. Du bon thé vert anglais. Alors, les deux grincheux de service ?
Ann leva les yeux au ciel devant la dénomination mais accepta la tasse que lui fourra entre les doigts la sous-directrice. Mais son aînée ne s’arrêta pas là et conjura quelques couvertures dont elle passa au moins deux sur ses épaules.
– Tu as l’air frigorifié, Ann. Tu devrais essayer de sourire cela réchauffe au moins l’atmosphère.
Pour une fois, la Serpentard n’avait pas envie de jeter une remarque bien sentie à sa collègue trop préoccupée par son bien-être. Elle se contenta d’un regard vide et se rapprocha du feu dans l’espoir de récupérer encore un peu plus de chaleur avant de devoir retourner dans sa salle de classe.
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CacheCoeur
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par CacheCoeur » 17 oct. 2020 - 20:04

Titre : Le temple du dragon foudre
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : Image, 20h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 602 mots
Personnages : Louis Weasley
Rating : Tout public
« Il est de ces légendes que les adultes racontent avec une certaine étincelle dans les yeux. Il est de ces histoires, que les enfants n’oublient jamais, même une fois leurs âmes ternies par le monde et le savoir. Il est de ces mythes, qui deviennent éternel, des aventuriers qui ont l’audace de penser qu’ils sont une invitation au voyage.
Le dragon foudre a bel et bien existé. Pourtant, je suis de ces adultes qui ont raconté cette légende en observant son auditoire se réchauffer auprès d’un feu. J’ai été de cet enfant, capable de réciter par cœur l’histoire de ce dragon bleu comme le ciel et mortel comme la foudre. Mais plus encore, j’ai été cet aventurier, qui a foncé tête baissée dans une expédition, sans se douter un seul instant qu’elle allait changer ma vie.
Qui aurait cru que de si grandes et imposantes créatures aient vécu dans un milieu qui ne leur a jamais été adapté ? Même après avoir exploré le temple du dragon foudre, je n’ose imaginer les ailes de ces géants, recouvrir toute la forêt, inexplorée, dense et interminable de Papouasie Nouvelle-Guinée. Un dragon aux ailes si gigantesques, que les hommes et les femmes s’abritaient en-dessous. Jusqu’à ce que la foudre punisse toute son espèce.
La légende raconte que les dragons bleus étaient descendus des cieux pour protéger l’Homme de la forêt, et qu’ils avaient trouvé un équilibre. On raconte qu’un jour, la tempête a puni cette entente, que la nature voulait faire des dragons et des Hommes des ennemis mortels. On raconte enfin, que la foudre est à son tour descendue et frappé les dragons. On raconte que le ciel, en le dotant d’une partie de son pouvoir, l’a privé de le visiter pour le restant de ses jours.
Imaginez un dragon qui crache de la foudre, aux yeux bleu électrique et aux écailles indigo. Imaginez un thorax tout petit, des ailes qui éclipsent le soleil et des larmes qui coulent de leurs yeux de saphir. Imaginez les Hommes, tout un peuple, les protégeant d’assaillants découvrant les pouvoirs de ces dragons bénis et punis des cieux. Imaginez un temple magique, protégé, oublié, dans lequel ces dragons ont été forcés de vivre, pour survivre. Imaginez ces dragons devenir petits, au fil des années. Imaginez-les étancher leurs larmes dans ce qui est devenu un bassin de souvenirs, dans lequel leurs protecteurs ont jeté leurs souvenirs, pour que personne ne trouble leurs repos. Imaginez un roi perdre jusqu’à son royaume, sa grandeur, mais possédant toujours tout un peuple, le servant dignement.
Quand Scorpius Malfoy et moi avons pénétré la chambre principal et découvert la première espèce de dragon foudre, en tant que magizoologiste et futur dragonologue, je me suis dit qu’il y avait tant à apprendre. Mais en tant qu’homme, je me suis incliné devant les minuscules lézards sans ailes qu’ils sont devenus, couvant des œufs tout aussi petits. Je me suis prosterné, devant leur volonté de vivre.
Mon oncle Charlie me dit toujours qu’un dragon qui ne peut pas voler, et un dragon qui va mourir. Quand je lui ai dit qu’il avait tort, il a sourit comme jamais je ne l’avais sourire.
Les légendes, les mythes, les histoires que l’on raconte, ne sont pas toujours faux. Sont-ils pour autant vrais ? En tant que sorcier, comment ne pas essayer d’y croire ? Le Loch Ness, le Gévaudan, l’Akaname et toutes ces créatures imaginaires, le sont-elles vraiment ?
J’aime raconter ces histoires à ma nièce, auprès d’un feu. Mais désormais, j’en fais mon mémoire.
- Louis Weasley, « Les créatures magiques mythiques : recherches et analyses »
小时候的梦境里 那时候的人们说想要得到的太多永远找不到尽头

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par AliceJeanne » 17 oct. 2020 - 20:07

Titre : Les constellations d'Ellie
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : écrit, 20h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1250 mots
Personnages : Ellie Andrews (OC) et Ron Weasley.
Rating : Tout public
La bibliothèque de Poudlard était plongée dans le silence en ce jour de vacances scolaires, embusqué entre Noël et le jour de l’an, et déserte de toute animation estudiantine, au grand plaisir de Mrs Pince qui tricotait une longue écharpe verdoyante, camouflée par un gros pull. L’ambiance était propice au travail et convenait plus que tout à la seule visiteuse matinale des lieux, Ellie Andrews. La jeune Serdaigle était rentrée la veille avec Charlie et Maisie après avoir vidé la maison de leur enfance de ses derniers souvenirs, le cœur gros et rempli de larmes. Ces dernières avaient coulé à flot, pendant des heures après que sa sœur ne se soit volatilisée avec Charlie pour une destination dont il gardait mystérieusement le secret. Une petite part d’elle l’enviait, elle disposait d’une épaule sur laquelle pleurer alors qu’elle-même ne pouvait que se contenter de celle qu’elle lui offrait dès lors qu’elle parvenait à refouler au plus profond d’elle ses propres peurs. Son réconfort ne tenait qu’à l’abnégation douloureuse dont savait faire preuve Maisie. Elle aurait voulu que Luna soit là, en cet instant, durant ce premier Noël passé sans sa mère, elle aurait compris. Luna était étrange, excentrique, mais elle comprenait, toujours. Et elle avait le don de voir le monde plus beau qu’il ne l’était lorsqu’Ellie ne voyait qu’un trou noir béant. Luna savait regarder les étoiles briller au milieu d’une nuit d’encre.

Ellie tira studieusement son trait pour relier les astres qu’elle venait d’indiquer sur sa carte du ciel. Elle avait toujours aimé l’astronomie et sa poésie, comme une petite fenêtre qui débouchait hors du temps. Tout le monde pensait qu’elle n’était qu’une froide et timide jeune-fille sans couleurs alors que dès lors qu’elle levait les yeux vers les cieux, son âme toute entière se livrait à l’univers. Elle aimait ce calme et cette beauté, cette majesté qui l’enveloppait et la faisait se sentir si ridiculement minuscule face au monde. Parfois cette sensation était effrayante, mais bien plus souvent, elle devenait grisante. Ellie aimait les mystères et la science, les choses exactes à démontrer, les défis intellectuels, mais plus encore elle appréciait rêver. Rêverie et rigueur n’étaient pas incompatibles à ses yeux, l’une et l’autre se complétaient en un tout qui rendait sa vie supportable.

Une chaise grinça à côté d’elle, la faisant sursauter et le garçon qui venait de s’installer bafouilla des excuses. Ronald Weasley n’était, selon Ginny et Hermione, pourtant pas le plus prompt à venir étudier de bon matin, et certainement pas seul et sans Harry qu’il quittait rarement. Il étala maladroitement ses affaires sous son regard suspicieux.

« Salut, finit-il par bredouiller. Harry refuse de quitter son lit à cause de l’éclair de feu que Hermione a fait confisquer par le Professeur McGonagall, et j’ai vu partir Cédric avec elle, Percy est introuvable et de toute façon je n’avais pas envie de passer la journée en sa compagnie, alors je suis venu ici pour avancer mes devoirs. Cela ne te gêne pas si je m’installe ici? Mrs Pince me file la frousse. »

Ellie hocha la tête avec compréhension, esquissa un sourire timide et se remit à sa carte. Cédric lui avait offert de nouveaux godets d’aquarelle dans les tons bleutés et violacés ainsi qu’un pinceau pour Noël et elle était impatiente de pouvoir améliorer son devoir en y ajoutant une petite touche artistique. Le Professeur Sinistra avait toujours salué ses initiatives et conservait même certains de ses devoirs dans son bureau. La Serdaigle en retirait une sorte de fierté intérieure un peu coupable dont elle ne se vantait jamais, préférant éluder les éloges en plongeant les yeux dans un épais volume. Elle n’était pas particulièrement à l’aise avec les autres. Maisie, Cédric, Luna et Ginny n’étaient que les rares exceptions qui confirmaient la règle. Sa mère avait bien entendu essayé de l’aider à vaincre cette introversion, mais rien n’y avait fait. Elle ne parvenait à s’ouvrir au monde que depuis qu’elle était à Poudlard, à petits pas, lentement mais avec une assurance grandissante.

A ses côtés, Ron pestait sur son devoir de botanique et ne cessait de recommencer ses croquis en grognant. Il n’était guère soigneux et appliqué et ses parchemins étaient plus chiffonnés que le jouet en peluche de Butternut, le fléreur de compagnie de la jeune-fille. Bientôt l’encrier à sa gauche se déversa sur son travail et il étouffa une ribambelle de jurons qui firent grincer le fauteuil de Mrs Pince. Désemparé, il se mit à agiter sa baguette en tous sens, jusqu’à ce que, prise de compassion et également amusée, Ellie n’intervienne.

« Laisse-moi t’aider, articula-t-elle sans le regarder directement, tu ne vas faire qu’aggraver les choses en t’énervant de la sorte. »

Le Gryffondor l’observa d’un air agacé, il n’avait pas évité Hermione pour se retrouver à côté d’une autre Miss-je-sais-tout moralisatrice. D’un coup de baguette, Ellie releva l’encrier et d’un autre, fit disparaître les tâches. Cédric lui avait appris, dès son premier jour à Poudlard, à faire disparaître spécifiquement les choses et les éléments d’un devoir sans rendre sa copie complètement vierge, il tenait lui-même ce tour de Maisie.

« Merci! souffla-t-il avec vénération. J’ai bien cru que j’allais devoir à nouveau tout recommencer. »

Ellie opina et reprit en main son pinceau sans demander son reste. Elle n’avait fait que lui rendre service, n’importe qui avec ses connaissances en aurait fait certainement de même.

« Tu ne voudrais pas m’apprendre ce sort? »

La Serdaigle laissa retomber son outil dans son bocal d’eau. Avait-elle bien entendu? D’après Hermione, Ron copiait mais ne demandait jamais d’aide pour réussir par lui-même. Alors pourquoi diable voulait-il qu’elle lui apprenne un sortilège? Elle jeta un coup d’œil derrière elle, comme s’il avait pu formuler sa demande à quelqu’un d’autre, mais à son grand désespoir, ils étaient seuls au milieu des étagères croulant sous le poids de la connaissance.

« Si tu ne veux pas, ce n’est pas grave! se reprit le garçon visiblement aussi décontenancé qu’elle. C’est juste que cela pourrait m’être bien utile et si Harry et Hermione voient que je connais un sort dont eux n’ont aucune idée, j’aurais quelque chose à leur apprendre. Pour une fois, je pourrais être celui qui sait et que l’on écoute. »

Une vague de tristesse ensevelit la poitrine d’Ellie, Ron manquait tant d’assurance et rêvait tant de reconnaissance. Certes cela ne pardonnait pas son attitude envers Hermione, mais cela expliquait tant de choses. Elle-même se sentait parfois toute petite à côté de sa grande-sœur première de sa promotion, ex æquo avec Percy, préfète-en-chef et anciennement attrapeuse de l’équipe de Quidditch de sa maison. A la différence notable près que Maisie essayait toujours de mettre plus les autres en avant qu’elle-même, la situation était donc bien moins pesante que celle qui devait être celle de Ron. Sa fratrie ne semblait pas se cacher de ses exploits. Ils étaient tous, à leur façon, exceptionnels.

« Je veux bien t’apprendre. »

Sa voix claire résonna dans le silence des livres et Ron sursauta avant de la fixer avec un air mi-surpris, mi-infiniment reconnaissant. Ellie leva les yeux à son tour et l’observa de son regard perçant, celui qu’elle posait sur le monde avec trop de sévérité pour son jeune âge et tout autant de délicatesse, pour en effleurer toutes les nuances et les saveurs. De la même façon qu’elle se plaisait à contempler les étoiles et leur danse, elle se perdit dans les constellations chatoyantes du visage de Ron, le voyant véritablement pour la première fois.
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Guette
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Guette » 17 oct. 2020 - 20:08

Titre : Sept.
Thème et heure : Constellé 20h
Fandom : Hp
Nombre de mots : 488
Personnages : Harry, Teddy Lupin, Ginny
Rating : TP
Un jour mon filleul Teddy me demanda si le jour de la mort du Seigneur des Ténèbres avait été le plus beau jour de ma vie.

Je lui répondis avec un sourire, même si en moin le souvenir de cette funeste journée me hantais encore.
J'avais perdu tant d'amis : Séverus, Fred mais surtout Remus et Tonks, ses parents.

Mais ce petit n'avait pas besoin qu'on lui rappelle ces douloureux moments.

- Tu sais mon grand, il n’y a vraiment qu’une seule journée qui a marqué ma vie.
- Le jour où tu as reçu ta lettre ? Me demande t-il naïvement.

Teddy ne pensait plus qu'à sa lettre !! Il devait la recevoir d'ici quelques jours.

- Tu vas la recevoir !! Cesse donc de harceler cette pauvre chouette chaque jour ! Lui dis-je en ébouriffant ses cheveux bleus.
- Le plus beau jour de ma vie, fut celui où je l'ai vue pour la première fois, poursuivis-je
- Qui çaaa ??!!
- Ma Ginny.

Teddy lève les yeux au ciel, à onze ans, il ne pouvait pas comprendre ce genre de choses. Moi même j'avais mis des années à assimiler le fait que j'étais fou amoureux de la jeune Weasley.

- Roooh mais je la connais votre histoire ! se plaint Teddy. Mamie Molly la raconte à tous les Noël !!!
- C'est vrai ! Mais moi, je ne le l'ai jamais racontée .. lui dis-je en plantant mes yeux verts dans ses billes marrons.
- C'était à la fin du match Gryffondor-Serpentard lors de ma 6eme année, commençais-je
- Je saaaaaaais, dit-il l'air ennuyé.
- Elle était entrée dans la Salle Commune comme une furie, mais je ne l'avais pas encore remarquée à cause de l'ambiance survoltée causée par notre victoire au match. Elle s'est approchée de moi ..
- Et, vous vous êtes embrassés. Je saaaaais .. s'impatiente Teddy.

Je n'entends pas la remarque de mon filleul, trop occupé à me replonger dans ce souvenir à jamais gravé.

- Elle s'est approchée de moi, elle a attrapé mon poignet de sa main brûlante. A partir de ce moment là le monde s'était arrêté de tourner. Plus aucun bruit ne me parvenait, il n'y avait plus qu'elle et moi. Son visage se rapprochait du mien, son si doux visage, elle avait les cheveux en bataille à cause du match !

- Comme Hermione ?
- Hahaha pire que ça ! m'exclafais-je
- Et après ??!!

J'avais finalement réussi à capter l'attention de Teddy Lupin.

- Après .. mon cœur a du s'arrêter de battre quelques secondes, elle me fixait droit dans les yeux, je savais ce qui allait se passer. Mais j'avais peur. Alors à mon tour j’ai fixé son regard. Ses yeux brillaient tant que j'ai cru un instant qu'elle pleurait !
Je la voyais s'approcher de plus en plus, ma seule envie était de l'embrasser.

- beeeeeurk
- Mais avant ça, il me fallait faire une chose.
- Eviter les coups d'Oncle Ron ?

Je lui souris, en effet j'y avais pensé !

- Non, compter chacune des tâches de rousseur qui constellait le bout de son nez.
- Et alors ?
- Elle en a sept.
Dernière modification par Guette le 17 oct. 2020 - 20:47, modifié 1 fois.
Ne regrette jamais les choses que tu as faites,
mais plutôt celles que tu n'as pas eu le courage de faire.

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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par lilychx » 17 oct. 2020 - 20:26

Titre : le réveil sonne
Thème et heure : Scénaristique de 21H (La journée ne semble pas se terminer (littéralement ou figurativement))
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 660
Personnages : Georgette et Lucienne
Rating : Tout public
Lundi :
Le réveil sonne. Georgette grognonne l’éteint. Elle se lève mets ses pantoufles, enfile sa robe de chambre. Elle va jusqu’à la salle de bain, cette dernière est déjà occupé par Lucienne. Georgette soupir et se résigne à aller à la cuisine. Elle fait chauffer de l’eau pour son thé et verse des céréales dans un bol. Elle avale le tout et espère que Lucienne sera sorti de la salle de bain. Mais non toujours pas. Elle regarde sa montre. Tampis, elle ne prendrait pas de douche ce matin. Elle fil dans sa chambre attrape des vêtement au hasard qu’elle enfile à la vas vite. Elle ne se regarde même pas dans le miroir. Elle sait de toute façon qu’elle ne ressemble à rien. Elle tambourine à la porte de la salle de bain. Elle aimerait au moins se passer un coup de peigne et se brosser les dents. Après plusieurs minutes qui lui semble s’étirer à l’infinie Lucienne sort enfin de la salle de bain en lui pestant dessus qu’elle ne lui laisse jamais le temps de finir de se préparer. Georgette ne répond même pas. Elle se brosse les dents et les cheveux aussi vite qu’elle le peux. Elle est en retard. Elle arrive au travail. Son chef la houspille pour son retard. La journée est ennuyante e longue. Quand elle rentre Lucienne n’a rien fait de sa journée, mais c’est quand même à elle de faire à manger. Puis elle regarde une série qu’elle à déjà vu. Elle abandonne et va prendre une douche rapidement avant d’aller dormir.

Mardi :
Le réveil sonne. Georgette grognonne l’éteint. Elle se lève mets ses pantoufles, enfile sa robe de chambre. Elle va jusqu’à la salle de bain, cette dernière est déjà occupé par Lucienne. Georgette fait chauffer de l’eau pour son thé et verse des céréales dans un bol. Lucienne est toujours dans la salle de bain. Elle regarde sa montre. Elle file dans sa chambre attrape des vêtement au hasard qu’elle enfile à la vas vite. Elle ne se regarde même pas dans le miroir. Elle tambourine à la porte de la salle de bain. Lucienne sort enfin de la salle de bain en lui pestant dessus qu’elle ne lui laisse jamais le temps de finir de se préparer. Georgette se brosse les dents et les cheveux aussi vite qu’elle le peut. Elle est en retard. Elle arrive au travail. Son chef la houspille pour son retard encore. La journée est ennuyante et longue. Quand elle rentre Lucienne n’a rien fait de sa journé, mais c’est quand même à elle de faire à manger. Puis elle regarde une série qu’elle à déjà vu. Elle abandonne et va prendre une douche rapidement avant d’aller dormir.

Mercredi :
Le réveil sonne. Georgette grognonne l’éteint. Elle se lève mets ses pantoufles, enfile sa robe de chambre. Elle va jusqu’à la salle de bain, cette dernière est déjà occupé par Lucienne. À croire qu’elle passe sa vie là-dedans celle là ! Georgette petit déjeune rapidement, s’habille rapidement, va au travail. Elle se fait encore engueuler pour son retard. Elle s’ennuie. Rentre pour faire à manger, puis regarde la télé. Et finalement va se coucher.

Jeudi :
Le réveil sonne, Georgette grogne. Se lève, va à la salle de bain, mais elle est encore occupé. Elle vas donc prendre son petit-déjeuner. Elle arrive encore une fois en retard à son travail. Se fait encore une fois engueule. Passe encore la journée à s’ennuyer. Elle rentre, fait à manger, regarde la télé va se coucher.

Vendredi :
Le réveil sonne. Georgette le balance par la fenêtre ouverte.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par ninipraline » 17 oct. 2020 - 20:41

Titre : Bichette est cuite
Thème et heure (défi scénaristique et stylistique) : Cinq titres de pièces de théâtre & La journée ne semble pas se terminer
Fandom : Original
Nombre de mots : 631 mots
Personnages : OC
Rating : Plus de 12 ans
« Bichette ! Appela Gontrand Romuald à l’adresse de la sévère quadragénaire en tailleur sombre qui venait d’entrer dans la pièce et de déposer nonchalamment son attaché-case sur un chaise.
— Oui, finit par répondre l’interpellée d’une voix fatiguée.
— Que penses-tu de finir notre journée par une petite sortie en amoureux. Il y a plusieurs pièces de boulevard qui sont à l’affiche et notre restaurant préféré à des tables de libres pour ce soir.
— Je vois que tu t’es déjà renseigné, remarqua d’une voix de vinaigre l’amoureuse qui n’aspirait qu’à une salade et un bain chaud.
— Oui, j’ai eu une journée épouvantable et l’idée de quelques folies me remonterait bien le moral. J’ai eu d’autant plus de temps que le journal de dix neuf heures trente ne semblait pas vouloir commencer. »
Un silence suivit ce long monologue. Gontrand Romuald réalisa qu’il était seul dans le salon très chic et sobre de sa digne demeure. Un bruit de robinet qui coule lui apprit que sa dulcinée remplissait la baignoire en vu d’un bain.
« Quelles sont les pièces à l’affiche ? Des nouveautés ? »
La voix de la bichette d’âge mur était sortie de la cuisine et s’était heurtée au living de laque blanche avant de résonner entre les murs vides et blancs du salon.
« Non, répondit le mari d’un ton qu’il fit cajoleur, que des valeurs sûres et de très classiques pièces de notre patrimoine, Au théâtre sans entendement, ils jouent « le cœur à ses raisons » et au théâtre du crépuscule « Coup de soleil », au petit Descartes, c’est « Folie douce » qui a été montée.
— Nous les avons déjà vu plusieurs fois, souffla Bichette qui répondait administrativement au prénom Edmée Solange. Quelles sont les deux autres pièces ?
— Au théâtre des majorités, rue des Grands, il y a « le gamin de Paris » et au théâtre Du joyeux marin de la rue Rouge, il y a « L'Habit vert » de Flers et Caillavet.
— Je ne saurais dire… Je vais prendre un bain. Quelle heure est-il ?
— Dix neuf heures quarante cinq,
— Encore ? Mais quand je suis rentrée l’horloge de l’entrée donnait quarante trois. Es-tu sûr que ta montre fonctionne ?
— Oui, la journée ne passe pas. J’ai l’impression que chaque minute en dure quinze. Si cela dure nous aurons une longue soirée de divertissement. Nous pourrons peut-être même faire une séance de minuit au cinéma.
— Il faudra déjà que cette soirée commence, à quelle heure commence la pièce
— Toutes les pièces commencent entre vingt et une heure et vingt et une heure et quart…
— Nous avons donc tout le temps, repose moi ta question à vingt heures trente, je verrai si le bain m’a détendu. »
Les minutes passèrent avec une telle lenteur que Gontrand Romuald eu le temps de tondre la pelouse, changer les trois ampoules grillées de la grande salle à manger, prendre deux verres de whisky on the rock, faire cuire et déguster un croque monsieur et croquer l’entièreté d’un sachet de pistaches avant que la demi de vingt ne sonne enfin… En éteignant l’alarme qui venait de le surprendre en plein puzzle, il regarda son téléphone en cherchant le pourquoi de ce rappel.
« Bichette, appela-t-il en entrant dans la salle de bains dont toutes les lumières étaient éteintes. Sais-tu pourquoi j’avais mis un alarme pour vingt heures trente? »
L’interrupteur qu’il faisait cliquer à tout va ne produisait aucun effet. Il se dirigea vers son tiroir à chaussettes où il rangeait une lampe de poche pour ce type de circonstances. Le faisceau de lumière révéla sa femme, en léger appareil, hérissée de toutes parts, les pieds dans l’eau de la baignoire et les mains sur l’applique dont il devait réparer les fils qui étaient largement dénudés.

Le cœur a ses raisons est une pièce de théâtre française, écrite en 1902 par Gaston de Cavaillet et Robert de Flers.
Coup de soleil est une pièce de théâtre de Marcel Mithois, écrite pour Jacqueline Maillan. La pièce fut créée au Théâtre Antoine en 1982, et diffusée à la télévision en 1985.
Folie douce est une pièce de théâtre de Jean-Jacques Bricaire et de Maurice Lasaygues créée sur la scène du Théâtre Marigny le 10 mars 1972.
Le Gamin de Paris est une comédie-vaudeville en deux actes de Jean-François Bayard et Émile Vanderburch, représentée pour la première fois à Paris, le 30 janvier 1836, au théâtre du Gymnase dramatique.
L'Habit vert est une pièce de théâtre de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, représentée pour la première fois le 17 novembre 1912, au théâtre des Variétés, sur une mise en scène de Fernand Samuel.
Dernière modification par ninipraline le 17 oct. 2020 - 20:53, modifié 1 fois.
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Lsky
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Lsky » 17 oct. 2020 - 20:41

Titre : Librement inspiré des Groseilles de Novembre d'Andrus Kivirähk
Thème et heure : La journée ne semble pas se terminer, 21h
Fandom : heuuu pas sûre si on peut appeler ça comme ça mais en gros c'est dans l'univers des Groseilles de Novembre d'Andrus Kivirähk
Nombre de mots : 737 mots
Personnages : /
Rating : Tout public
Mart avait froid, mais il ne voulait pas tout de suite rentrer chez lui. Il avait l’impression de s’éveiller d’un rêve. Un de ces rêves éveillés que les enfants font et qui ont le don de les faire voyager hors de la réalité pendant des heures.
Il voulait jouer avec son corps, voir, qui du maître ou de la nature allait se montrer le plus fort. L’idée était d’avoir suffisamment froid à un endroit précis du corps pour ne plus avoir la sensation d’engourdissement dans chacun de ses membres. Il aurait aussi pu comparer son idée à l’envie de recevoir une décharge suffisamment forte pour ne plus avoir froid, comme lorsqu’on dégrise. En fait, il voulait vaincre le mal par le mal, comme quand on se cogne volontairement le petit orteil pour oublier sa migraine, ou comme lorsqu’on qu’on prend un verre de vodka cul-sec au chant du coq. Mart était petit, certes, mais son père était un bon père et l’initiait aux choses de la vie des hommes.

Les fesses dans la gadoue humide et glacée, il était assis au bord de l’étang. Il était fasciné par la danse des saisons. Nous étions en avril et la neige se hâtait de fondre dans ce petit village estonnien délicieusement coupé du monde en hiver. Même l’eau du lac, gelée plus de six mois par an, commençait à devenir une vase froide.

C’est ainsi que, tremblotant dans son châle de laine dont les fils dépassants avaient déjà gelés, perlé de gouttes figées, il avait retiré son sabot droit et sa chaussette droite. D’une traite, sans que son cerveau n’ait le temps de réellement y songer – car ce dernier aurait compris la bêtise de cette entreprise – il enfonça vaillamment son pied dans l’eau. Jusqu’à la cheville.

D’abord, il fut fier d’avoir vaincu la nature : il ne sentit rien. S’en vint, doucement, un lent picotement, un engourdissement qui se traduisit en réelle douleur. Là, il voulut retirer son pied, mais ce fût impossible comme si la glace s’était reformée à nouveau tout autour. Il paniqua, il tira de toutes ses forces sur sa peau puis frappa le givre de ses petits poings mais il ne réussit qu’à se faire mal à la tranche de ses mains.

C’est là qu’il l’entendit.

Le rire du diable.

Il avait des yeux rouges, un groin et n’avait pour mains que de longues griffes courbes.

Mart était à la fois terrifié, parce que c’était la première fois qu’il avait affaire au Grand-Païen, mais il se surprenait lui-même de son calme parce qu’il savait qu’on pouvait facilement le flouer avec un peu de ruse.

« Je te laisserai partir si nous faisons affaire.
-Et que veux-tu ?
- Je veux que tu m’apportes ton père.
- Mais enfin, un aussi illustre toi tu n’as pas besoin de moi ! »

Mais le diable ricana, et la glace monta jusqu’au genou du garçon.

« Je te laisse là et les loups te dévoreront. Ton âme sera condamnée à errer dans la forêt. »

Mart n’osa pas même prononcer une parole. La glace arrivait maintenant à sa cuisse.

« Dans quelques minutes ta jambe sera gelée et je pourrais la couper à coup de gourdin. » Annonça le diable.

« Et si je signe de mon nom et te donne trois gouttes de mon sang pour que tu puisses m’inscrire pour l’enfer ? » Demanda le garçon dans un sursaut d’espoir.

« C’est celle de ton père que je veux voir bouillir dans mes marmites ! Tonna le diable. Il m’a floué bien trop de fois. »

Mais le garçon résista.

Les fesses dans la gadoue humide et glacée, Mart était assis au bord de l’étang, il avait la sensation de s’éveiller d’un rêve étrange. Il était fasciné par la danse des saisons. Il voulait jouer avec son corps, voir, qui du maître ou de la nature allait se montrer le plus fort. L’idée était d’avoir suffisamment froid à un endroit du corps pour ne plus être engourdi, voulant provoquer une décharge. C’est ainsi que, tremblotant dans son châle de laine, il avait retiré son sabot droit et sa chaussette droite. D’une traite, sans que son cerveau n’ait le temps de réellement y songer – car ce dernier aurait compris la bêtise de cette entreprise – il en enfonça vaillamment son pied dans l’eau. Jusqu’à la cheville.
C’est à ce moment qu’il entendit le diable ricaner dans son dos…
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Tiiki » 17 oct. 2020 - 20:41

Titre : Misanthrope ?
Thème et heure : Stylistique 21h (5 pièces de théâtre)
Fandom : HP
Nombre de mots : 285
Personnages : Charlie Weasley
Rating : Tout public
Ses frères l’appelaient le misanthrope. Et même si Charlie n’avait jamais apprécié qu’ils rient ainsi de lui, il devait reconnaître qu’ils n’avaient peut-être pas tout à fait tort.

Ce n’était pas vraiment… Il ne détestait pas vraiment les autres. Il ne les fuyait pas. Enfin… Il ne s’agissait pas tout à fait de les fuir. Il leur préférait simplement l’exil. Solitaire et bourru, il l’était, depuis toujours. Sauvage un peu comme ses dragons, aussi. Il était plus à l’aise, se sentait plus capable d’éteindre des incendies, de contenir les fureurs de créatures gigantesques que de comprendre et de contenir celles des hommes. L’éloignement de tout ce qu’il avait toujours connu était devenu très trop l’une de ses envies les plus profondes. Enfin, ce que les autres appelaient l’éloignement. Parce que lui, il le savait, il le sentait… Qu’ainsi, il se rapprocherait au plus près de ce qu’il était. De ce qu’il aimait. De ce qu’il aimerait être.
Et plus que tout il voulait être en Roumanie.

Il aimait avoir les mains sales, noires de crasse, noires de suie, noires de vie. Il aimait s’endormir dans les collines sèches, près de ses dragons, et entendre leurs cœurs battre à l’unisson. Il aimait rire, aussi, avec Razvan et Daria. Il aimait arpenter la cerisaie, sans jamais en cueillir le moindre fruit, simplement pour imaginer le goût qu’ils pourraient avoir. Il aimait Dragomir. Et il aimait marcher avec lui, sans bruit, parmi les cerisiers, en imaginant le goût qu’il pourrait avoir.

Non, Charlie ne pouvait pas être un misanthrope, puisqu’il aimait un homme.
  • Le Misanthrope, Molière.
  • Incendies, Wajdi Mouawad.
  • L'Éloignement, Loleh Bellon.
  • Les Mains sales, Jean-Paul Sartre.
  • La Cerisaie, Anton Tchekhov.
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MaPlumeAPapote
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par MaPlumeAPapote » 17 oct. 2020 - 20:42

Titre : Suspension
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : la journée ne semble pas se terminer
Fandom : original
Nombre de mots : 610
Personnages : Bill
Rating : tout public
Le salon semblait beaucoup trop grand. Les aiguilles de la petite pendule que sa femme avait souhaité accrocher au-dessus de la cheminée continuaient leur course mais dans une lenteur qui semblait démesurée. Le coucou ne sortirait pas avant vingt minutes. Pourtant, il semblait à Bill que sa dernière apparition remontait à une éternité.

L’âtre de la cheminée était noir de suie. Le regard du vieil homme se posa sur les résidus de cendres et il se désola de cet état déplorable. Cette maison était autrefois pleine de vie. Comment tout avait pu basculer aussi radicalement ? Bill se souvint des durs moments qui avaient ponctué sa vie. Après près de soixante-dix années d’existence, il en avait vécu un certain nombre. Pourtant, il n’avait pas le souvenir qu’un jour ait été aussi long que celui-ci. Comme si le temps avait ralenti, jusqu’à s’arrêter, alors que cette maudite pendule refusait d’avancer.

Quarante minutes. Cela faisait quarante minutes qu’ils attendaient. Ils avaient déjà attendu plus longtemps certes. Mais sans dépasser une heure. C’était le temps qu’Abigaïl laissait au maximum sans donner de nouvelles. Ensuite, la porte de la maison s’ouvrait ou le téléphone sonnait et tout rentrait dans l’ordre. Pourtant, ce soir-là, plus le temps passait et plus Bill avait l’impression que le moment fatidique allait être dépassé sans que sa fille ne fasse irruption dans la maison.

Une boule de lumière apparut derrière la fenêtre.

Dans un même mouvement, sa femme et lui tournèrent la tête. Bill s’était même redressé, les mains appuyées sur les avants bras de son fauteuil, à moitié levé. Mais la voiture passa devant leur maison sans ralentir et la lumière des phrases disparut aussi brusquement qu’elle était apparue, plongeant de nouveau l’extérieur dans les ténèbres.

Les doigts du vieil homme se crispèrent sur les accoudoirs et il se laissa retomber dans les coussins usés. L’anxiété était montée d’un cran. Ses yeux se braquèrent de nouveau vers la pendule et il vit qu’il ne s’était écoulé que quelques secondes. Comment cela était-il possible ?

Bill aurait pu parler. Il aurait pu dire quelque chose. Rassurer sa femme. Ou la questionner pour qu’elle le rassure. Mais sa gorge était trop nouée pour qu’il parvienne à émettre le moindre son. Et dès qu’il posait le regard sur sa silhouette enfoncée dans son fauteuil, les yeux braqués sur la porte d’entrée, sa volonté s’évaporait. L’inquiétude se lisait sur son corps qui ressemblait à une poupée de chiffon. Elle semblait avoir abandonné toute volonté. Condamnée à attendre de voir si les actes de son mari l’avaient privée de sa fille pour toujours.

Bill s’enfonça un peu plus dans son fauteuil et tenta de retrouver son souffle. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine alors qu’il entendait de nouveau la terrible dispute qui avait éclaté la semaine dernière entre lui et sa fille.

« Tu ne me reverras jamais dans ce cas ».

Ses derniers mots. Sa dernière phrase. Lourde de reproches et de colère. Il pouvait l’entendre résonner à ses oreilles, faire vibrer ses os. Plus que des mots, il avait senti la détermination de sa fille. Jamais elle ne lui avait tenu tête de cette façon. Il faut dire qu’il y avait peu de sujets sur lesquels ils n’étaient pas d’accord. Et il avait fallu que ce soit celui-là…

Son soupir se bloqua dans sa gorge.

Une éternité. Cela faisait une éternité qu’ils attendaient. Abigaïl n’était jamais en retard lorsqu’il s’agissait du repas dominical. Ou alors elle prévenait. Mais cela faisait maintenant une heure.

Le coucou sortit de sa maison et laissa échapper son cri strident.

Une heure.

Une éternité.

Qui n’était rien comparé à celle qui allait commencer.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Berserkr » 17 oct. 2020 - 20:46

Titre : Sales garnements
Thème et heure : Défi scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 584 mots
Personnages : Helen, Sven et Emily Alstrom (OC)
Rating : Tout public

Avec la jeune Anya partie, récemment pour l’école de magie Winterhall, son frère et sa sœur, tous deux plus jeunes s’était probablement mis en tête de rendre leur mère folle. Cette dernière ne voyait que ça. Heureusement en semaine Helen les envoyait à l’école moldue du village, et avait beaucoup de temps pour elle et son époux quand ce dernier n’était pas de garde au bureau des Einherjars. Mais c’était un week-end et Ranmir était d’astreinte, ce qui l’obligeait à dormir au bureau des chasseurs de mages noirs suédois.

Et ça Sven et Emily l’avait parfaitement compris. ils avaient commencé leurs bêtises dès le vendredi soir. Helen, en mère patiente, ne leur en avait pas tenu rigueur.

Le samedi commença par des cris et des pleurs. Helen sortit des toilettes inquiète. Apparemment Sven avait arrosé volontairement sa sœur avec son verre de lait et celle-ci, dotée d’un fort caractère lui avait mis un grand coup de pied dans le tibia. Après avoir forcé Sven a nettoyé et puni chacun des deux enfants en les mettant au coin, la sorcière put enfin finir son petit déjeuner. Elle les punissait rarement mais détestait toute forme d’agression de leur part et le faisait en général clairement comprendre

Les deux petits s’était manifestement réconciliés assez vite, puisque leur mère les fit jouer à chat un peu avant quinze heures. La course poursuite se termina avec un vase brisé. Helen calme les invita à nettoyer et à l’accompagner faire une ballade dans les alentours. S’ensuivit une grande bataille de boule de neige, à laquelle la mère participa férocement. Emily fit alors son premier acte de magie involontaire en propulsant son frère sous un amas de neige d’un simple éternuement. Ce qui fit rire Helen malgré la présence de moldus dans les environs.

Le reste de la journée se passa relativement bien. Leur grand tour à l’extérieur semblait avoir fatigué les deux monstre. Elle les coucha assez tôt, surtout qu’elle suspectait que Emily avait attrapé froid. Elle-même s’écroula dans son lit à vingt-deux heures.

Ce fut Emily qui se présenta la première. La fillette de cinq ans se plaignit d’avoir froid et voulait dormir avec elle. Exceptionnellement, Helen accepta sans hésiter surtout que ce n’était pas la place qui manquait. La petite blonde se blottit contre sa mère et s’endormit assez vite. Elle-même commençait à piquer du nez, jusqu’à ce que

- MAMAAAN !

- Sven, ne crie pas comme ça, ta sœur dort.

- Je sais mais y’a des doxys dans ma chambre.

- Encore ? Elle ne t’ont pas mordu au moins ?

- Non je suis parti avant.

- Viens dormir avec ta sœur.

- D’accord.

Helen se leva et alla chercher le doxycide dans le placard de la cuisine. Mais avec le produit il était hors de question que Sven dorme dans sa chambre cette nuit. Helen vaporisa les créatures et leurs œufs sans la moindre once de pitié, et ferma la chambre. Le nettoyage final pouvait bien attendre le lendemain.

Sven et Emily avait pris le pari d’occuper au maximum le lit de leurs parents, ainsi Helen parvint difficilement à se faire une place. Qu’elle obtint cependant à coups de chatouilles. Après un bisou à chacun des monstres, elle put finalement s’endormir.

Le dimanche matin parut d’abord plus calme, les enfant avaient quitté le lit plus tôt, Sven s’occupant de faire manger sa sœur, il apporta même un plateau à sa mère qui le remercia d'un bisou sur la joue. Vers dix heures, cependant…


- MAMAAAN ! Millie m’a piqué mes Bavboules !
Dernière modification par Berserkr le 17 oct. 2020 - 21:01, modifié 1 fois.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bellatrix1992 » 17 oct. 2020 - 20:46

Titre : épuisée
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : les deux, 21h
Fandom : HP
Nombre de mots : 680
Personnages : Hermione Granger
Rating : TP
Elle avait l’impression d’être comme l’Antigone de Jean Anouilh : de se coucher seulement lorsqu’elle n’en pouvait complètement plus. D’attendre d’être un cadavre vivant pour s’autoriser un peu de repos. De faire le petit voyou également, à chaque fois qu’elle se cachait dans les toilettes pour faire fonctionner ce foutu sablier et ainsi pouvoir assister à tous ses cours.

Un loupé en début d’année, le temps qu’elle comprenne le principe. A présent sa maîtrise de l’engin en question aurait pu la rendre fière. Ce n’était cependant pas le cas et le sentiment d’inutilité l’avait envahie ces dernières semaines.

Elle ne l’avouerait à personne, mais plus l’année avançait, plus elle se maudissait de ce choix. Oui, elle avait compris : elle n’était pas surhumaine et la facilité que lui accordait ce sablier ne compensait pas son manque de repos.
En cette fin de période avant Noël, elle se sentait véritablement au bout du rouleau. Chaque jour elle attendait le soir comme Wladimir et Estragon patientaient en attendant Godot.
Elle qui avait cru à un complet épanouissement vivait la plus cruelle des désillusions et souffrait en outre de ne pas vraiment pouvoir se confier, à part à Hagrid mais il ne comprenait pas tout. Et il avait déjà tellement de problèmes pour essayer de sauver Buck qu’elle ne voulait pas l’accabler davantage. Non, elle se devait de le soutenir. Déjà qu’avec tout ce qu’elle devait étudier comme droit et livre juridique pour lui, elle avait l’impression de se retrouver dans Macbeth… Ou Hamlet elle ne savait plus… Pour résumer, c’était comme si toutes ses tentatives ne pouvaient aboutir qu’à une tragédie de toute manière et elle sentait peu à peu le découragement l’envahir, bien qu’elle refuse catégoriquement de céder.

Bref, elle était complètement épuisée et le bois des bancs dans la salle de classe du professeur Binns semblait plus dur que jamais. Elle avait l’impression que cette journée ne se terminerait jamais, du moins pas avant qu’elle ne soit tombée d’épuisement. Pourtant, elle n’avait eu à utiliser le sablier qu’une fois aujourd’hui. Peut-être était-ce la semaine, le mois qu’elle venait de passer.
Bref il ne lui restait que ce dernier cours avant, enfin, les vacances de Noël mais elle luttait à présent contre le sommeil et les souvenirs de ses quelques voyages en France s’invitaient depuis le début de l’heure, où le professeur avait démarré la Révolution française, ou du moins sa face sorcière.
Le sujet aurait intéressé Hermione malgré le faible charisme du professeur si seulement elle avait été en état d’écouter et réfléchir. Mais aujourd’hui, son cerveau sur-sollicité avait tout simplement décidé de prendre la tangente et plus rien dans les propos du professeurs Binns n’avait de sens à ses yeux.

D’autres ne se gênaient pas pour sombrer, Seamus par exemple semblait dormir, droit sur son siège. Elle aurait pu céder à la tentation et faire de même sans craindre quoi que ce soit, mais sa fierté se révoltait : Même si elle aurait pu rattraper sans (trop de) peine cette heure manquée par des lectures à la bibliothèque, elle se refusait à se laisser aller. Elle ne pouvait pas, tout simplement.
Elle voulait faire ce qu’elle avait décidé, suivre tous ces cours et malgré la fatigue, elle s’accrochait.
C’était le dernier cours de la journée, le dernier cours avant les vacances et, malgré ses yeux qui papillonnaient, elle n’avait aucune raison d’être stressée. Une bonne nuit de sommeil et elle retournerait chez ses parents pour deux semaines à décompresser.

Elle ne pouvait pas se mentir : elle en avait grand besoin. Si elle n’arrêtait pas les frais maintenant, elle allait finir comme la Hermione de la pièce Andromaque… Complètement folle et dos au mur… Cela lui faisait froid dans le dos.
Mais pourquoi diable s’était-elle passionnée de théâtre durant l’été ? Et de théâtre français par dessus le marché ?

Bien-sûr, ses parents en étaient fiers, de sa maîtrise linguistique autant que de sa culture. Mais elle-même avait la sensation horrible de n’avoir pas touché terre depuis la fin de sa pétrification, d’être pris dans un tourbillon sans fin.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Xuulu » 17 oct. 2020 - 20:47

Titre : Rencontre
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : les 2
Fandom : original
Nombre de mots : 624
Personnages : OC
Rating : TP
Flore consulta sa montre, et grimaça en constatant qu’elle avait déjà onze minutes de retard. Décidément, pour un premier rendez-vous, ça faisait vraiment « meuf qui aime soigner son entrée. » Elle traversa la place Rouaix en passant devant sa petite fontaine, et arriva enfin devant le bar.

Son date l’y attendait bien. La fille était plutôt exactement comme sur les photos du site : brune, les cheveux courts en bataille, un piercing dans le nez, pas mal de maquillage noir sur les yeux. Heureusement, parce que Flore craignait toujours de tomber sur un mec maigre et boutonneux qui avait fabriqué un faux profil de lesbienne pour rencontrer des filles plus facilement.

- Salut ! C’est Flore !

La fille lui sourit avec les yeux.

- Salut ! On entre ?

Les premières minutes étaient toujours les plus gênantes : elles se jaugaient, vérifiaient ce qui « collait », dans leur apparence physique, avec ce qu’elles avaient dit d’elles-mêmes sur leurs profils.

Ce soir, ça commençait plutôt bien. La fille était jolie, elle ne semblait pas s’ennuyer (ou faisait bien semblant), et faisait des efforts pour que la conversation ne tombe pas à plat, ce que Flore trouvait assez difficile.

- Du coup, tu as dit que tu aimais la littérature ? Qu’est-ce que tu lis, en ce moment ?

La fille se lança dans un monologue. Un sourire titillait les lèvres de Flore au fur et à mesure qu’elle parlait, parce que le mot de monologue était vraiment bien choisi.

- Ce matin j’ai recommencé Incendies, de Wajdi Mouawad. J’adore, c’est sur la recherche des racines, de son identité, il y a une adaptation en film, je te la conseille. Bon il est hyper violent, mais en pièce à lire ça passe évidemment. En fait, en te disant ça, je me rends compte que j’adore le théâtre violent, sur scène surtout. J’habitais à Paris jusqu’à cet été, et je pense à une mise en scène de Sarah Kane que j’ai vue, tu la connais ? C’est une dramaturge britannique qui s’est suicidée avant la trentaine dans les années 2000. Elle était trop cheloue, mais son théâtre, wouahou… Une claque. J’ai vu 4.48 Psychose, ça parle de sa vie, c’est vraiment atroce. Tu te sens trop saine après ça. J’ai été assez secouée – mais positivement – par Les Damnés d’Ivo van Hove aussi, à la fin ils font semblant de tirer sur le public à la mitraillette, ça crée un silence de mort, sans mauvais jeu de mots. Mais bon, le pire que j’ai vu, c’est clairement La Maison de la Force, d’Angelica Liddel. Je sais pas ce qui m’a pris d’aller voir cette metteuse en scène, tout le monde m’avait dit qu’elle était frappée, mais voilà, moi, ça m’attire, ce genre d’exploration des limites sur scène. Je dois être sacrément névrosée, mais c’est comme ça.

La fille avait tiré sur sa cigarette, le regard perdu dans le vague, et soufflé longuement la fumée en pinçant les lèvres.

Flore s’était demandée si elle avait oublié sa présence, mais finalement, la fille l’avait interrogée ce qu’elle avait vu au théâtre récemment, elle. Flore avait parlé d’une vieille pièce, de Simon Abkarian, appelée Projet Mata-Hari : exécution, qu’elle avait vue au TNT (Théatre National de Toulouse) quand il s’appelait encore comme ça. Ce n’était pas violent du tout, mais elle avait vraiment apprécié le rôle de l’espionne jouée sur le mode du cabaret.

La fille avait fait la moue, en disant que ce genre de rôle idéalisait quand même assez la prostitution.

Flore n’avait pas d’avis là-dessus, elle avait simplement essayé de répondre à la question. Elle tendit la main gauche vers sa bière, en tournant doucement le poignet pour vérifier discrètement, une nouvelle fois, la position des aiguilles.
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CacheCoeur
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par CacheCoeur » 17 oct. 2020 - 20:51

Titre : Bourlingueur
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : défi stylistique, 21h
Fandom : HP
Nombre de mots : 795
Personnages : Louis Weasley
Rating : TP
- Je m’appelle Orphée.
C’est sûrement un nom de code. Je refuse d’admettre que des parents nomment consciemment leur enfant « Orphée »…
- Louis.
- Moins original, me taquine-t-il, les yeux pétillants de malice.
- Plus facile à porter, j’enchaîne un sourire en coin. Alors c’est toi, le misanthrope du coin ?
- Je n’ai jamais compris l’origine de ce surnom.
- J’ai entendu dire que tu jetais des maléfices de jambes-en-coton aux enfants qui passaient devant chez toi…
- Ah ouais. C’est vrai. Je déteste les enfants.
- Et les adultes ?
- Les adultes sont de vieux enfants. Je les déteste encore plus.
- Et pourtant, tu as accepté de me recevoir…, je sourcille, un brin amusé.
- Les affaires sont les affaires ! Sourit-il. Et je n’ai jamais aimé traiter avec les aurors.
- Étonnant, de la part d’un dealer, je soulève en commençant à grignoter un biscuit.
- Tes menaces m’ont convaincues.
- J’enquête sur les trafics de psychards, j’énonce simplement. On pense que des sorciers s’en servent pour créer du conscidisti.
Il termine sa bière et se gargarise avec, en me regardant comme s’il attendait que je poursuive. Mais il repose sa bouteille sur la table, avant d’en faire venir une nouvelle, et d’ouvrir la bouche :
- T’as déjà pris du conscidisti ?
Je secoue la tête, après avoir réalisé que sa question était dès plus sérieuse.
- J’en ai si tu veux.
- C’est une drogue, je refuse catégoriquement.
- C’est l’amour sur un plateau !
- Je croyais qu’elle coupait la personne en ayant pris de toutes émotions, de tous sentiments.
- Oui. Et dis-moi, Louis, qui y-a-t’il de plus pur que de ne rien ressentir ?
Je reste muet, ne sachant quoi répondre. Me couper de tout, comme ça, même de ma haine, de ma colère, de ma tristesse… C’est quelque chose que je n’ai jamais envisagé. Je sais que certaines descentes aux enfers sont pénibles, douloureuses, qu’on n’en ressort jamais indemne… Mais comment pourrais-je accepter de me priver de la joie, de l’allégresse, de l’amitié, juste pour avoir un cœur plus apaisé ?
- T’as déjà essayé de te représenter le vide ? Me demande-t-il alors.
- Non.
- C’est impossible, de se représenter le néant. Nos cerveaux humains sont faits pour créer du sens. Un truc qui n’existe pas, c’est inconcevable pour nous. Et pourtant, je t’assure que le vide, dans ta tête, le silence, ça existe. Le conscidisti te l’apporte.
- Et en échange, tu deviens une loque humaine, complètement addict, qui ne supporte plus de vivre sans sa dose quotidienne…
- Un bon dealer goûte la saloperie qu’il refourgue mais n’en ai jamais accro, hausse-t-il les épaules.
- Et donc pour toi, la vide, c’est l’amour ?
- L’amour est pur. Le vide est pur. L’amour est le vide. Le conscidisti est les trois à la fois.
- C’est l’un des syllogisme les plus cons que j’ai jamais entendu de ma vie, je souffle, complètement altéré.
- On est tous dépendants d’un truc, Louis. Certains ont le luxe de choisir leur drogue, leur addiction.
- C’est quoi la tienne ?
- Le flouz. Le biff. La thune. L’argent.
- J’ai saisi.
- Et toi ?
- Les voyages. Mes amis. Ma famille. Les créatures magiques.
- J’ai pas saisi, soupire-t-il.
- La vie, je précise en même temps.
- Tu me plais, Louis, rit-il.
- Les aurors remonteront jusqu’à toi, tôt ou tard. Moi, je me fiche bien de cette drogue. Que les gens en prennent ou non, ce n’est pas mon rôle de les sauver. Mon boulot, mon but, c’est de protéger les psychards qui se font tuer pour que tes potes fabriquent leur cochonnerie de drogue.
- J’avais compris.
Il reste silencieux un long moment, le temps de finir sa deuxième bière, de trouver ses mots.
- Tu vois la brune que voilà ? Désigne-t-il une jeune femme coiffée d'un grand chapeau qui traverse le jardin. Elle est en contact avec un certain « Main Rouge ». Tu dois le connaître.
Main rouge est le plus gros trafiquant de créatures magiques de toute la communauté magique … Cela fait bien plus de trois ans, que les sorciers du monde entier sont à sa recherche. Il a monté tout un réseau, savamment organisé.
- C’est lui, qui refourgue les psychards à ceux qui fabriquent le conscidisti.
- Et toi dans tout ça ?
- Je l’achète à ceux qui le commercialisent.
- Qui le commercialise ?
- Les Autres, en grande partie.
Un groupuscule terroriste…. Les Autres sont en train de s’enrichir en vendant de la drogue aux sorciers. C’est malin, cruel et malveillant. C’est Isaak Hartley qui va être ravi d’entendre ça…

Orphée - Jean Cocteau
Le Misanthrope – Molière
Les affaires sont les affaires – Octave Mirbeau.
L’amour sur un plateau – Olivier Py
La brune que voilà – Robert Lamoureux
小时候的梦境里 那时候的人们说想要得到的太多永远找不到尽头

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Bevy » 17 oct. 2020 - 20:54

Thème de 21h : Défi scénaristique
La journée ne semble pas se terminer (littéralement ou figurativement)
Titre : Promenons-nous dans les bois
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 21h
Fandom : Doctor Who
Nombre de mots : 251
Personnages : Clara ( et le Doctor)
Rating : Tout public


« Elles sont irrécupérables : dire que ça ne devait être qu’un pique-nique… »

D’un geste las, Clara Oswald envoie valser ses bottines, neuves de la veille ou presque, au pied de son canapé.

Les trois jours passés dans l’immense forêt de la planète Valériane, connue aux confins de la galaxie pour ses arbres géants et sa végétation digne de l’Amazonie, les avaient rendues méconnaissables et ses chaussures semblaient avoir à présent bonnes pour la poubelle.
Forêt tout aussi connue pour être un lieu de paix et de promenade appréciée par de nombreux aliens et humains pacifiques. Sauf quand une plante carnivore et trompe œil venait poloniser ladite planète pour festoyer d’innocents voyageurs. Sauf quand le Doctor lui promettait une chouette excursion pour occuper son dimanche.

Littéralement et physiquement, Clara avait l’impression d’avoir crapahuté durant des jours alors que son téléphone portable indiquait à peine dix heures. Son corps courbaturé lui réclamé une douche chaude et une sieste amplement méritée.

En tout et pour tout, sur une ligne fixe et continu d’espace-temps, Clara Oswald était partie moins d’une heure. Mais avec les voyages dans le temps, les heures filaient comme des grains de sables entre ses doigts sans que les jours de son calendrier ne défilent.

Avec le Doctor, l’expression vivre à cent à l’heure prenait tout son sens. Et même en sachant qu’un jour ou l’autre, elle devrait la vérité à Danny, Clara adorait ces montées d’adrénalines. Elle n’était pas prête à renoncer aux aventures que lui offrait le TARDIS.
Dernière modification par Bevy le 17 oct. 2020 - 21:09, modifié 1 fois.
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

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Violety
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Violety » 17 oct. 2020 - 20:58

Titre : Le voyage vers Goa (extrait futur de la fic Racines)
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : 21h, défi scénaristique, "La journée ne semble pas se terminer (littéralement ou figurativement)".
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 243
Personnages : Parvati Patil
Rating : Tout public
Dans le train moldu qui l’emmenait vers Goa, le temps lui semblait s’étirer infiniment. Les paysages se succédaient : banlieues des villes, routes chargées de véhicules, plans d’eau, villages, campagnes et champs où parfois s’affairaient les habitants, où parfois seuls les oiseaux et les vaches se montraient, villes encore. Le visage résolument tourné vers la fenêtre, Parvati observait la vie défiler devant ses yeux, dans un mouvement continu, un peu flou, sans fin.

Voilà des années qu’elle n’avait plus voyagé aussi lentement – depuis le Poudlard Express, peut-être. En Angleterre, elle se déplaçait en transplanant ou en Cheminette, et en Portoloin pour se rendre dans des lieux inconnus. Il lui arrivait parfois d’emprunter le Magicobus, et plus rarement des transports moldus mais, couplés au transports sorciers, ceux-ci prenaient rarement autant de temps.

Elle avait quitté Mumbai en fin de matinée, alors que le soleil était encore haut dans le ciel, et que la chaleur du soleil estival tapait fort sur ses bras découverts. Et depuis, le train avançait, les heures passaient – elle le savait, rationnellement – mais la journée semblait comme figée. La lumière était toujours aussi forte, comme si le soleil n’avait pas bougé, elle ne ressentait ni la faim, ni la fatigue, perdue dans sa contemplation du dehors, dans les méandres de ses réflexions plus ou moins conscientes.

Peut-être le temps n’avançait-il pas réellement, peut-être ce train avancerait-il toujours, à l’infini, peut-être n’atteindrait-elle jamais sa destination. Peut-être la journée n’aurait-elle pas de fin.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Carminny » 17 oct. 2020 - 21:00

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Divergente
Nombre de mots : 752
Personnages : Pauline Reyes (OC), ses amies (OCs)
Rating : -12
Je n’en pouvais plus, la journée me paraissait interminable. J’espérais du plus profond de mon cœur que les autres jours de l’initiation, que les autres jours de ma vie ne seraient pas aussi longs que ce premier. Et encore il n’était même pas terminé. Les exercices en binôme de ce matin m’avaient déjà complètement épuisé et je me serais réfugiée avec le plus grand plaisir dans mon lit ou même dans un pommier avec un panier à remplir de fruits mais il avait fallu que j’accompagne tous les autres à la Serre pour déjeuner puis Doriane nous avait chargés d’apprendre les danses et chansons traditionnelles aux nouveaux arrivants. Maintenant qu’il était le soir, je tenais à peine debout. Ma tête me faisait mal et j’avais l’impression que le monde extérieur s’effondrait sur moi à la moindre inattention. Je ne voulais que partir et me retrouver seule un instant. Me promener dans les champs sans que quelqu’un ne me parle, sans que quelqu’un me regarde, sans que quelqu’un ne réclame mon attention. Mais à chaque fois que j’apercevais une ouverture pour finir avec cette journée et toutes ces nouveautés, quelque chose venait se mettre à travers mon chemin. C’était comme si ce jour refusait de me laisser passer au lendemain.
– Il y a une fête de bienvenue à la Serre, expliqua justement Valentina avec un grand sourire engageant. On y retourne évidemment ?
Encore une fête ? Elle n’avait pas déjà eu lieu hier après la Cérémonie du Choix ? Enfin, je supposais que c’était cela, exprimer la paix et la joie de vivre pour un certain nombre de personnes. A mon plus grand malheur, mes trois camarades de chambre acquiescèrent avec entrain. Je n’en attendais pas moins d’ailleurs. Laetitia aimait faire la fête, Laurie aimait danser et Miriam voulait participer à tout ce qui était nouveau et amusant pour elle. Par contre, je ne me voyais pas du tout y aller. Fête était synonyme de beaucoup de monde.
Croisant le regard solliciteur de ma meilleure amie, je baissais la tête sur mes mains sagement posées sur mes jambes pour qu’elles ne tremblent pas. Je ne pouvais pas y aller, la journée était déjà assez longue comme ça et les fêtes, ce n’était vraiment pas quelque chose que j’aimais. Mais elles pouvaient y aller sans problème. Cela ne me dérangerait pas et je pourrais peut-être même me coucher sans plus attendre.
– J…j… je crois q…q…q…q…que j…j…j…je v…vais res…res…rester ici. Amusez-v…vous b…b…b…b…bien.
Derrière ma protection en mèches de cheveux, je voyais Laetitia et Miriam échanger un regard lourd de sens. Elles devaient me trouver pitoyable et elles avaient certainement raison. Il n’y avait qu’à voir à quel point je commençais à bégayer maintenant. C’était rarement aussi horrible que là. Il était largement temps que je puisse dormir. Le problème majeur était quand même que la prochaine journée risquait de ne pas se passer réellement différemment. Rien que l’idée de devoir encore faire face aux regards emplis de jugement et de devoir parler à d’autres inconnus me faisait frissonner. Et pourtant il fallait que je réussisse l’initiation. Il le fallait mis plus cette journée avançait et plus je sentais que c’était impossible.
– Pauline, tu dois venir, commença doucement Laurie. Tu te rappelles ce qu’a dit Doriane ce matin ? Que l’initiation servait aussi pour voir comment on s’intègre à la vie dans a communauté ? Et si elle parlait surtout des transferts, elle ne t’a pas oubliée. Tu n’as pas le choix. Viens avec nous, et je te promets qu’on ne restera pas jusqu’à la fin.
Non, je ne me souvenais pas qu’elle en ait parlé mais c’était typique de notre instructrice de vouloir qu’on s’amuse. Enfin ce qu’elle comprenait sous amusement. Et elle était exactement le type pour avoir organisé cette fête et à être vexée si on ne venait pas. En bref, si je n’y allais pas et que j’étais l’une des seules – ce qui était certain, je connaissais mes camarades –, elle allait non seulement en faire la remarque devant tout le monde demain mais aussi en tenir compte le jour où elle devrait décider de mon avenir dans la faction. Pourquoi paix rimait avec communauté déjà ?
J’avalais ma salive et me levais. Je n’avais pas le choix et je craignais bien être prisonnière d’une spirale dont je ne pouvais plus me libérer. Cette journée n’allait jamais finir avec ses mauvaises surprises et la journée d’après serait pareil et celle d’après aussi… Il ne me restait plus qu’à essayer de survivre.
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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Ella C. » 17 oct. 2020 - 21:02

Titre : /
Thème et heure (écrit et/ou image, défi scénaristique et/ou stylistique) : scénaristique
Fandom : original (Univers envoyé par une pote)
Nombre de mots : 597
Personnages : OCs (pas les miens)
Rating : TP
Martin explosa. Pas littéralement : il avait commencé par pâlir, d’abord, quand Thomas avait appelé en chuchotant et que les bruits des sirènes se détachaient en arrière plan. Il avait serré les poings ensuite, et Emma avait récupéré le téléphone en se disant que des deux frères, l’aîné était la priorité en ce moment. Elle ne pouvait pas réellement sentir les émotions de Thomas à travers les ondes, pas comme elle percevait celles de Martin juste à sa droite, lourdes et sourdes. La peur de l’enfant lui était si palpable qu’elle en avait du mal à respirer, mais la peur de Thomas crevait l’écran et déployait une chape de plomb sur la pièce spartiate où ils s’étaient retrouvés, tous les dix. Enfin, tous les neuf, si Thomas n’arrivait pas à les rejoindre.
Il n’était qu’à quelques rues de là.
Emma avait senti la colère rythmée de Lucie, et il n’avait pas été difficile de deviner ce qu’elle voulait : sortir, balancer un ou deux éclairs sur la voiture et récupérer leur ami. Elle avait senti leur colère à tous, plus ou moins, parce qu’elle restait toujours ouverte aussi large que possible pendant leurs réunions – l’effort la laissait épuisée, parfois haletante, mais était nécessaire pour trouver un terrain d’entente. Marie avait bougé, dans le fond, sans doute pour calmer Martin ou faire revenir Lucie à la raison. En visio, les gyrophares avaient projeté des ombres rouges sur le visage de Thomas. « On devrait ouvrir des candidatures, avait-il simplement murmuré, avec que la colère mêlée de terreur de son petit frère avait pris un ou deux kilos deux plus sur la poitrine d’Emma. C’est dommage que l’un de nous ne sache pas se téléporter, on en aurait eu bien besoin. »
Puis une voix avait surgit à travers le portable, des silhouettes étaient apparues près de leur ami. Emma, relevant la tête vers le groupe, avait vu une larme unique rouler sur la joue de Martin. Et puis il avait explosé.
L’onde les prit tous par surprise, même elle qui pouvait sentir les émotions, même Marie qui pouvait lire les pensées. Elle leur avait coupa le souffle une seconde, les laissant hébétés, à genoux sur le sol sans le souvenir d’avoir chuté. Martin sanglotait dans les bras de Marie qui lui caressait les cheveux, et Emma sentait des lames froides lui transpercer le cœur.
Pour sa propre santé mentale, elle ferma la connexion, et le bruit familier des émotions de ses partenaires se dissipa, pour la laisser seule avec ses propres doutes.
Ce fut alors que Gabrielle cria : « regardez l’écran ! »
Thomas, figé dans une posture fléchie, prêt à bondir hors d’atteinte. Il avait décidé de la jouer safe, nota Emma, car les objets étaient restés au sol, alors qu’il aurait très bien pu faire valser les tasers des militaires, ou juste ligoter leurs chevilles avec leurs lacets s’il l’avait voulu – il avait perfectionné cette technique en entraînement, les semaines précédentes. Le militaire était tout aussi immobile, une expression de satisfaction rogue sur le visage, alors que son bras tendu montrait la paire de menottes. L’heure du portable affichait 22:34:48 et ne bougeait.
« Oh bordel » dit Nathanaël.
David ne dit rien et s’agenouilla devant Martin, à la recherche de blessures, mais le plus jeune des dix n’avait rien. Il avait simplement explosé.
« Il a stoppé le temps, cet idiot, continua Tania, mais son ton charriait de l’admiration plus que du mépris.
- Et bien, on sait que son entraînement a payé, maintenant, reprit Nath’ avec un regard complice pour sa meilleure amie.

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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 17 Octobre 2020 - Une SAL Nuit

Message par Alena Aeterna » 17 oct. 2020 - 21:03

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique de 21h
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 654
Personnages : Hannibal Lecter, Will Graham
Rating : Tout public
La mine du crayon glissait sur la feuille, dessinant courbes et muscles en des gestes familiers. Hannibal écoutait d’une oreille distraite les paroles de sa patiente, se focalisant sur les mots les plus importants en acquiesçant de temps en temps. La voix de la femme se faisait parfois plus aigue avant de retomber dans un ton monotone qui n’arrangeait rien. Même si son métier le poussait à ne pas avoir de favori parmi sa patientèle, le psychiatre n’arrivait pas à oublier l’irritation croissante qui l’étreignait à chaque fois que Mrs Barnes venait le voir. Elle avait de sérieux problèmes qui requéraient son aide ou celle de l’un de ses collègues mais elle passait son temps à lui poser des questions sur sa vie privée, questions qu’il évinçait d’un regard neutre.

Peut-être aurait-il été plus patient un autre jour mais il lui semblait qu’il était arrivé à son bureau la veille. La journée s’écoulait bien trop lentement à son goût, il voyait la trotteuse de sa montre qui avançait avec le rythme d’un paresseux malade. S’il parvenait à ne pas afficher son agacement, son chef d’œuvre était de plus en plus le reflet de ses pensées vacillantes. Le visage de Will, qu’il avait dessiné de mémoire, avait les traits marqués par une expression qui oscillait entre cruauté et impatience. L’empathe tenait dans l’une de ses mains une montre brisée qui paraissait fondre doucement, comme celles très célèbres du peintre Dali. Avec un œil attentif, il était possible de lire l’heure dessus, une heure que le cannibale espérait bientôt voir apparaître sur son propre cadran.

En percevant le début d’un silence bienvenu, Hannibal referma son calepin pour échanger quelques mots avec sa patiente. Il la reconduisit ensuite jusqu’à la porte puis soupira de soulagement lorsqu’il fut enfin seul. Il alla s’installer derrière son bureau pour reprendre son esquisse, sachant qu’il avait encore plus d’une heure avant son prochain patient. Il n’avait pas eu le temps de se composer une patientèle aussi étoffée que celle qu’il avait à Baltimore mais il prenait peu à peu ses marques dans sa nouvelle vie. Il ne lui avait fallu que quelques mois pour se construire une identité sans faille, en intégrant Will à son avenir, ce qu’il n’avait pas cru possible jusqu’à leur chute de la falaise. En embrassant sa noirceur, le jeune homme avait enfin accepté le cadeau que le Dr Lecter lui avait offert et ils avaient fui ensemble jusqu’en Amérique du Sud avant de partir vers d’autres pays. Ils avaient bâti leur futur en Angleterre, entre deux crimes, et ils coulaient désormais des jours heureux.

Cependant, entre deux moments de bonheur, il y avait ces journées interminables durant lesquelles Hannibal regrettait de ne pas avoir pris la décision de faire autre chose. Il aurait pu s’engager dans un domaine lié à la gastronomie ou à l’art mais ses anciennes pratiques dans son cabinet du Maryland lui manquaient parfois. Une partie de son esprit lui soufflait souvent, sur un ton ironique qui lui rappelait désagréablement celui de Chilton, que s’il avait autant de mélancolie face à son métier, c’était simplement parce que sa profession lui avait permis de rencontrer Will.

Un grincement de porte, très léger, lui fit relever les yeux. Un sourire fleurit sur ses lèvres en découvrant la silhouette tant désirée de l’homme qui vivait avec lui. L’ancien consultant du FBI referma la porte derrière lui avant de rejoindre son amant, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour regarder le chef d’œuvre qui s’étalait sur le carnet.

« Tu t’ennuies ? demanda le plus jeune. Tu en es à ton troisième calepin ce mois-ci.
— As-tu déjà eu l’impression que le temps s’allongeait ? Jusqu’à devenir insaisissable ?
— Le temps est déjà insaisissable, Hannibal. Tu m’as fait dessiner des horloges pendant nos séances, tu te souviens ?
— Ce n’était pas une question métaphysique, à l’époque, s’amusa le cannibale. Je tenais à vérifier ton intégrité mentale. »
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Verrouillé

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