[Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

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AliceJeanne
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[Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par AliceJeanne » 16 mai 2020 - 17:28

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit, image, citation ou musique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
NB: Si vous voulez des cookies de la part de vos animatrices préférées, quelques petites règles à respecter!
- Mettre les textes rating -16/-18 entre balises spoiler pour respecter la sensibilité de chacun
- Indiquer votre nombre de mots le plus possible (c'est pour nos petites stats!)
:hug:
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Roxane-James
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Roxane-James » 16 mai 2020 - 19:37

Titre : Jugement dernier
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Ecrit + titre de la musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 380
Personnages : Audrey Cornellis/Oscar Selwyn
Rating : TP
« Monsieur Oscar Augustus Selwyn, pour avoir tué plus d’une centaine de sorciers et de Moldus, participé de votre plein gré au régime autoritaire instauré par Lord Voldemort, et torturé des membres de notre communauté, vous êtes condamné à mort… »

Audrey se leva de son siège tandis que les murmures approbateurs des spectateurs se répercutaient dans le tribunal tel un funeste écho. Le sang battait à ses tempes. Oscar. Elle ne pouvait pas perdre Oscar. Si Oscar mourait, c’était tout son monde qui s’effritait. Si Oscar mourait, alors une part d’elle-même mourrait aussi.

Elle le vit, assis en silence, les yeux baissés sur ses jambes croisées, des liens magiques entravant sa liberté. Ses cheveux étaient sales et emmêlés, sa cape couverte de boue et de sang séché. La dernière fois qu’ils s’étaient croisés, Audrey baignait dans une mer de sang et Oscar lui avait ordonné de transplaner avant que le Seigneur des Ténèbres ne la retrouve. Il aurait pu l’achever. Il l’avait sauvée. Pour leur fils, peut-être. Pour la peur qu’il avait lue dans ses yeux. Au nom de leur ancienne amitié, sans doute. Par amour.

N’était-ce pas ce que Renée lui avait dit en l’aidant à enterrer le corps de leur enfant ? « Oscar t’a toujours aimée plus que tu ne l’aimeras jamais… Il ferait tout pour toi. Il donnerait sa vie pour épargner la tienne. »

Et elle, Audrey, n’avait rien fait pour l’empêcher de rejoindre le camp qui causerait leur perte. Elle n’avait rien fait lorsqu’il s’était précipité dans les bras de la Mort pour la protéger, elle. Oscar avait toujours privilégié sa sécurité à la sienne. Audrey ne pouvait pas l’abandonner encore une fois.

« NON ! Oscar m’a aidée… Oscar m’a aidée à m’enfuir quand il aurait pu me tuer. Il m’a aidée. »

Ses sanglots déchirèrent le silence. Les juges tournèrent la tête vers elle. Rita Skeeter ricana dans son coin, mais personne ne lui accorda d’importance. Audrey sentait ses yeux la brûler et son corps s’arc-bouter contre le maléfice qui lui intimait de rester calme. Elle ne pouvait pas se taire. Elle ne pouvait pas condamner celui qu’elle avait aimé comme un frère, un ami, un amant sans chercher à le défendre. Pas quand il s'agissait de leurs dernières retrouvailles. Pas quand il s’agissait de leur dernier au revoir.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par AlwaysLS » 16 mai 2020 - 19:42

Titre : Contrariété
Thème (écrit ou autre) : citation de Coluche « On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé »
Fandom : HP
Nombre de mots : 644
Personnages : Remus Lupin / Emma Hurd (OC)
Rating : Tout public
Remus sortit de la Bibliothèque seul. Il voulait faire une pose dans ses révisions. Il avait besoin de respirer un peu, de s’aérer. Il commençait à peine à avancer dans le couloir quand il la vit. Il soupira. Il n’avait pas besoin de ça. Vraiment pas.
Et pourtant, elle était là, juste avant les escaliers. Impossible qu’ils ne se croisent pas. Remus se sentait comme traqué, comme un vif d’or. Il fallait dire qu’elle était douée pour ça puisque c’était l’attrapeuse de Gryffondor. Emma Hurd l’attendait, les pieds ancrés dans le sol, poings sur les hanches.
- Il faut qu’on parle.
- Maintenant ? demanda Remus, ennuyé.
- Pour une fois que tu es sans tes amis. Oui. Maintenant.
Il la regarda et elle n’avait pas l’air de plaisanter. Le Préfet comprit qu’il n’avait pas le choix. Il s’adossa alors contre le mur et fit un signe de tête pour lui dire qu’elle pouvait commencer.
- J’ai réfléchi. Et je ne veux plus attendre. je veux être avec toi.
A ces mots, le visage de Remus se ferma et se crispa. Il avait l’impression que cette scène se répétait inlassablement, et trop souvent à son goût.
- On en a déjà parlé Emma. Je ne peux pas être avec toi.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?
Remus leva les yeux au ciel. Ils y étaient. Elle connaissait la réponse mais elle continuait à le persécuter. Il articula finalement dans un souffle qu’il ne pouvait pas.
- Alors, tu en as envie, reprit Emma qui ne décolérait pas et qui tapait du pied de colère. Pourquoi tu ne peux pas ? Evidemment que tu peux ! Toi et moi, on sait très bien ce que tu ressens, Remus.
Elle s’approchait de plus en plus de Remus. Il la fixait dans les yeux jusqu’à ce que son regard ne dérive sur ses lèvres fines qui laissaient entrevoir ses dents blanches. Il tressaillit quand elle posa ses mains sur ses épaules. Il ferma les yeux pour tenter de soustraire à ce qui se produisait. En vain. Il avait chaud. Il appréciait son contact.
De ses lèvres, Emma effleura la bouche de Remus, elle remonta le long de sa mâchoire pour finir vers son oreille. A présent plus rien ne les séparait. Et Remus aurait voulu que tout cela dure indéfiniment.
- On en a envie tous les deux, lui chuchota-t-elle. Tu en rêves comme j’en rêve.
Tout aurait dû être plus facile pour Remus. Rien n’aurait dû l’arrêter et l’empêcher d’embrasser Emma. Mais ce n’était pas le cas. Il s’extirpa de sa léthargie et la repoussa du plat de ses mains plus loin.
- On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé.
Presque immédiatement, il regretta ces paroles. Il l’avait blessé. Il lui faisait du mal. Une lueur de douleur passa dans les yeux clairs d’Emma.
- Arrête de dire n’importe quoi Lupin ! Arrête avec ces phrases philosophiques à deux Mornilles ! Tu es ridicule ! Arrête ! Arrête de m’ignorer et de me rejeter après tout ce qui s’est passé !
Sa voix était montée dans les aigus alors qu’elle s’était affalée sur le sol froid, contre le mur opposé.
- Ne me dis pas que ce qu’il s’est passé après le match de Quidditch, pendant la dernière sortie à Préaulard ou au bord du Lac, c’était faux !
Soudainement, elle se releva, le menton haut. Emma ôta à l’aide de sa manche les traces de larmes sur son visage.
- Je crois qu’on s’est tout dit, Lupin. Je t’aime. Je t’aime mais je ne te courrais pas après.
Elle tourna les talons, laissant Remus seul dans le couloir désert. Lui qui rêvait simplement de s’alléger les idées entre deux révisions ! Il soupira.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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MelHp7
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par MelHp7 » 16 mai 2020 - 19:44

Titre : Rêverie
Thème (écrit, image, citation ou musique) : écrit + citation
Fandom : Original
Nombre de mots : 478
Personnages : /
Rating : Tout public
Mes paupières sont lourdes, mes yeux piquent et mes joues collent. Quand je regarde dans le miroir, je vois des vaisseaux qui ont pété. Ça contraste avec le blanc. C’est comme ça chaque fois que s’échappe par cent litres le liquide lacrymal. Et c’est encore pire quand je passe la soirée à relire des messages, ou quand je fixe la bonne centaine de photographies qui comblent la mémoire de mon téléphone portable. C’est pour mieux me souvenir du passé. Non, en fait, c’est pour mieux imaginer l’avenir.

Dans un avenir plus ou moins proche, un futur flou, je retrouverai la joie de vivre, le bonheur absolu même. J’ai prévu de quitter cet endroit éloigné de tout, à distance de mon moteur, de me barrer le plus vite possible, le plus tôt sera le mieux. J’étouffe ici, dans ce studio si petit et si vide qu’il à l’air parfois trop grand pour moi toute seule. La solitude me pèse, et l’amour me manque. Mais bientôt, je vais me casser, je vais filer à fond la caisse de l’autre côté du pays, et rien ne pourra m’arrêter, parce que là-bas se trouve la seule chose qui puisse rendre à mon cœur sa volonté de battre.

Ce soir, j’ai encore du mal à m’endormir parce que sous les draps, il fait froid sans elle. Puis son odeur est absente aussi, et le bruit de son souffle n’existe plus. Je n’ai personne à étreindre, à embrasser. Ça fait cent fois que je prie pour qu’un miracle la fasse apparaître, et pourtant, je ne crois pas une seconde en l’existence de Dieu. Mais je me dis, sait-on jamais…

Alors ce soir, pendant que je peine à fermer les yeux et à faire taire mes pensées, c’est à nos retrouvailles que je songe. Ça aura sûrement lieu sur le quai d’une gare bruyante et repoussante. Elle sera là, à m’attendre comme les croyants attendent le Messie. À la seule différence que lorsqu’elle m’apercevra en haut de l’escalator, elle ne s’agenouillera pas sur le sol, mais son sourire se figera et on courra toute les deux l’une vers l’autre pour réduire à néant cette distance infernale qui nous fait tant souffrir depuis près de trois mois. Là, on se serrera si fort dans nos bras que nos côtes craqueront un peu, et peu importe. Je me noierai dans son parfum, je me délecterai de sa douceur et de sa chaleur, je profiterai de ce beau cadeau de la vie qu’est l’amour, après l’avoir cent fois insultée. J’écouterai à nouveau sa voix, la vraie, et pas celle filtrée par les ondes. Mon sourire s’élargit à cette idée. L’intensité de joie, je peux déjà la sentir, elle remonte dans mes yeux et fait couler d’autres larmes dans le noir.

Chaque soir, à moitié entre rêve et cauchemar, c’est l’espoir de ces prochaines retrouvailles qui me maintient éveillée.
Ma première nuit est la centième !
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par ninipraline » 16 mai 2020 - 19:45

Titre : La lettre
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : Harry Potter, Ginny Weasley
Rating : Tout public
« Tu vas creuser le parquet à faire les cent pas. »
Ginny se tenait, bras croisés, dans l’encadrement de la porte.
« Si tu n’y vas pas, tu le regretteras. »
Harry la regardait interloqué.
« Mon père m’a parlé du message. Cela n’a pas dû être facile pour lui de contacter le ministère. »
Harry ne dit rien, la serra dans ses bras pour s’enfouir dans son parfum. Ginny l’avait convaincu. Sur le seuil, il réalisa cela demandait plus de courage que de vaincre un dragon, un mage noir ou d’inviter Cho-Chang. La porte s’ouvrit.
« Hello, Big D. »
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Eurydice
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Eurydice » 16 mai 2020 - 19:46

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : écrit : retrouvailles
Fandom : pas vraiment un fandom, mais les Atrides
Nombre de mots : 511
Personnages : Clytemnestre, Thétis
Rating : tout public
Heureusement, il ne vivait pas très loin de chez Ménélas, et il ne fallut que quelques minutes de marches à Clytemnestre pour se retrouver devant l’immeuble dans lequel vivaient Pélée et Thétis. Après une brève hésitation, elle sonna à l’interphone. Quelques instants plus tard, elle se retrouva au troisième étage, serrant dans ses bras son amie qui l’invita à entrer avec joie.
— Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, commenta Thétis en servant une tasse de thé à Clytemnestre. Ça s’agite beaucoup du côté des amis de Pélée. Ils se sont tous retrouvés plusieurs soirs de suite, et impossible de savoir ce qui se passait.
— Agamemnon est parti à toute vitesse il y a dix jours, ajouta Clytemnestre, nerveuse. Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’il se passait. Puis deux jours plus tard, c’est Iphigénie qui est venue ici…
— Achille était ravi. Il était content que… Qu’est-ce qui t’amène ici, exactement ? Sans vouloir te vexer, bien sûr, je suis contente de te voir, mais comme Agamemnon et Iphigénie sont repartis…
Clytemnestre s’effondra.
— Ils ne sont jamais revenus à Mycènes… Je n’ai aucune nouvelle… Je suis folle d’inquiétude, mais je… je ne sais pas où chercher… je pensais que… est-ce que tu as des informations ? Où est Thésée ? Et Achille ? Est-ce que Achille sait où ils se trouvent ?
— Oh, Cly… soupira Thétis en la prenant dans ses bras. Achille n’est pas encore réveillé — tu sais, à son âge… — mais tu pourras lui poser toutes tes questions tout à l’heure bien sûr… Et quant à Thésée, il est en déplacement professionnel depuis le cinq.
— « Le cinq » ?
— Oui, pourquoi ?
Soudainement agitée, Clytemnestre ressortit son téléphone portable et le brandit sous le nez de son amie. À peine déverrouillé, il afficha le dernier message d’Iphigénie.
— Qu’est-ce que…
— Le rapport, c’est la date. Le quatre août. C’est le dernier message que ma fille m’a envoyé. Et si tu regardes là — Clytemnestre fit basculer son téléphone vers l’historique des appels —, mon dernier coup de fil avec Agamemnon remonte au quatre, aussi.
La mâchoire de Thétis s’abaissa soudain, formant un O avec ses lèvres.
— Thésée ne m’écrit jamais beaucoup pendant qu’il est en voyage pour le boulot… Mais maintenant que j’y pense, je n’ai plus eu la moindre nouvelle depuis une semaine… Je ne m’étais pas inquiétée plus que ça. Mais ça fait beaucoup de coïncidences.
— Thétis. Tu m’as dit qu’ils se sont tous beaucoup vus ces derniers jours, je me trompe ?
— Non.
— Est-ce qu’il s’est passé quelque chose le quatre ou le cinq ?
— Il y avait un apéro chez Ménélas, le quatre au soir. Je dormais quand Thésée est rentré, mais il était bien là le matin.
Clytemnestre s’effondra à nouveau.
— Chez Ménélas… répéta-t-elle. Je n’ai rien trouvé.
— Nous allons y retourner, toutes les deux. Je ne te laisserai pas chercher seule, promit Thétis. Et… même si les circonstances ne sont pas les plus réjouissantes, je suis tout de même contente de te retrouver.
— Moi aussi… moi aussi.
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"Despair, or folly? It is not despair, for despair is only for those who see the end beyond all doubt. We do not. It is wisdom to recognize necessity, when all other courses have been weighed, though as folly it may appear to those who cling to false hope. Well, let folly be our cloak, a veil before the eyes of the Enemy!"
The Fellowship of the Ring, Tolkien

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par LilTangerine » 16 mai 2020 - 19:48

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles + citation Coluche
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
Je ne veux même pas croire qu'en cet instant, tout prend fin.
Et pourtant, tes mains effleurent enfin ma joue, caressent la toile de mon corps comme le plus minutieux des artistes. Je n'ose y croire jusqu'à ce que tes lèvres s'emparent des miennes avec ferveur.
Il aura fallu des centenaires.
Une attente interminable jusqu'à ce que l'on cède enfin à ce jeu, que l'on capitule un peu pour finir et vainqueurs et perdants.

Puis soudain je perds pied et toute emprise sur la réalité. Le monde se délite.
Les draps sont froids de ta présence.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Catie » 16 mai 2020 - 19:49

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles + citation Coluche
Fandom : HP
Nombre de mots : 578
Personnages : Dean, Luna
Rating : aucun
Dean est un rêveur. Il se perd dans ses chimères, se laisse happer par ses cauchemars, hallucine de nombreux mirages. Parfois, il essaye de leur donner vie et son pinceau humide parcourt sa toile avec assurance, formant des courbes, des ombres et des recoins.

Sous son regard enfiévré naissent les monstres de ses mauvais rêves. Les Mangemorts et leurs baguettes menaçantes, les éclairs verts qui sillonnent Poudlard en ruines, les corps sur les dalles de la Grande Salle qui viennent toujours hanter son sommeil, entretenant sa culpabilité d’être encore en vie.

Au fur et à mesure que les années passent, ses peintures sont de moins en moins empreintes de la guerre et de ses traumatismes. Il se remémore les souvenirs heureux, quand l’innocence de leur adolescence n’était pas souillée par les horreurs des années qui ont suivies.

Dans sa galerie, il y a Seamus qui rit aux éclats, il y a Parvati en sari au mariage de sa jumelle, il y a Lavande qui est allongée dans l’herbe du parc, l’air paisible. Et surtout, il y a Luna.

Elle n’est jamais loin, Luna. Il ne peut s’empêcher de la peindre, presque compulsivement, pour se rappeler la forme de son visage, de ses lèvres, la couleur de sa peau et de ses grands yeux bleus si franches lorsqu’ils se fixaient dans les siens. Il la représente souvent à la Chaumière, là où ils se sont rapprochés, là où il lui a dit qu’il l’aimait. Là où ils se sont quittés.

Dean est un rêveur. Il rêve du jour où ils se retrouveront. Il l’a imaginé cent fois, de cent manières différentes.

Des fins tragiques, des fins heureuses, ça dépend de son humeur. Souvent, ce qui prime c’est le bonheur de leurs retrouvailles. Celui de retrouver son sourire lointain, la douceur de ses cheveux et l’odeur de sa peau. Elle lui manque tant.

Seamus lui dit que ce n’est pas une bonne idée, de vivre perdu dans ses songes, que ce n’est pas bon. Que ça lui fait perdre contact avec la réalité. Il a peut-être raison, mais Dean préfère une illusion où est Luna, plutôt réalité où elle n’est pas.

Il a souhaité cent fois, mille fois, de la revoir. Qu’elle rentre de son voyage, que leurs chemins se croisent et qu’ils reprennent là où ils se sont arrêtés. Qu’ils oublient les dernières années pour se retrouver.

Sauf que Seamus avait raison, comme d’habitude. Les rêves ne sont pas faits pour être réalisés. Ils sont faits pour être rêvés.

Cette cruelle réalité ne l’a frappé qu’au moment où ils se sont enfin retrouvés face à face. Il a dévoré son visage, gravé ses traits sur ses prunelles, son cœur gonflant à exploser dans sa poitrine. Elle était là, face à lui, il n’avait qu’à tendre les bras pour la toucher.

Puis elle a souri, d’un air un peu triste. « Je suis contente de te revoir, Dean », qu’elle lui a dit. Et il a vu. L’anneau à son doigt. Juste avant qu’un homme ne se glisse derrière elle et lui chuchote quelques mots à l’oreille. Elle lui présente. Il s’appelle Rolf. Et Dean a trop mal pou répondre.

Il a rêvé de leurs retrouvailles cent fois.

Mais il n’en a jamais imaginé de si amères.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par The Night Circus » 16 mai 2020 - 19:53

Titre : Alun Dando
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 775
Personnages : OC, Lockhart
Rating :
Alun Dando n'était pas un sorcier tout à fait comme les autres.
C'était un petit homme rond à l'apparence quelconque, un peu chauve, le nez busqué, une robe de travail d'employé du ministère toujours sur les épaules. Ses yeux bruns étaient incroyablement profond et chaleureux, et un sourire doux étirait presque constamment ses lèvres fines.
Il n'étais pas un grand sorcier, loin de là ; tout chez lui était moyen. Ni bon, ni mauvais ; suffisamment efficace, excepté en un seul domaine : celui de la mémoire et de l'esprit. Alun ne connaissait qu'un sortilège et contre-sortilège dans des détails invisibles au reste du monde sorcier, et c'était celui d'amnésie. Il pouvait extraire de la mémoire de n'importe qui les souvenirs des plus infimes aux plus gros, mais il n'avait aussi pas son pareil pour recoudre les mémoire, restituer aux esprits ce qui leur avait été volé, et c'était surtout ça qui l'intéressait.
Rendre à ceux qui le voulaient l'intégrité de leur passé.
Lui même avait perdu le sien, vers l'âge de 17 ans. Personne ne savait comment, où, ni pourquoi ; il n'avait aucun souvenir de sa scolarité à Poudlard si ce n'était les histoires que ses amis lui racontaient.

Ces attitudes particulières le faisait travailler à la fois à St Mangouste, comme aide-soignant, et au Département des Mystères, en particulier avec les traumatisés de la guerre et les victimes d'atrocités mangemorts. S'il avait connu de belles victoires, il avait aussi subit des échecs qui le hantaient, et nul autre plus que celui de Frank et Alice Londubat.

En revanche, lorsqu'il fut appelé au chevet de Gilderoy Lockhart et apprit toute l'ampleur de la fraude, il refusa purement et simplement de lui venir en aide. D'autres que lui avaient un plus grand besoin de se retrouver : les victimes du faussaire.

Alun, sans crier ou s'énerver, parce que ce ça n'était pas son style et qu'il avait toujours été un garçon tranquille, insista pour partir lui-même, alors qu'il n'était pas un homme de terrain, à la recherche de ceux qui avaient accomplis les exploits que Lockhart s'était honteusement attribués, leur rendre leur mémoire, leur rendre leurs familles, peut-être aussi leur rendre leur dignité, parce qu'il savait les dégâts que le sort d'amnésie pouvait faire sur un cerveau.

C'était une quête qui lui avait prit presque deux ans. Il avait voyagé au quatre coins de la Grande-Bretagne et de l'Europe, interrogé des centaines de gens pour retrouver la trace de ces anonymes aux vies si extraordinaires et dont ils n'avaient pas l'ombre d'une idée.
Deux d'entre eux étaient morts, mais les autres, il les avait identifié et leur avait rendu tout ce qu'il pouvait.

Chacun d'entre eux étaient gravés dans sa mémoire avec une précision qui réchauffait son cœur tendre. Ce vieil homme si triste qui ne parlait plus, et dont les yeux étaient devenus soudain presque électrique de vitalité ; le regard de son fils éberlué qui lui aussi, tout d'un coup, se souvenait. La sorcière borgne et bossue à moitié sénile qui était presque aussitôt repartie à l'aventure. Les jumelles qui ne savaient même plus que leur sœur existait et s'était reconnues avec beaucoup de larmes et beaucoup de joie.

Ces retrouvailles qui étaient toujours les même et toujours différentes et particulières, avaient une saveur incongrue : pour beaucoup d'entre eux, ils ne savaient même pas ce qui avait manqué à leur vie. Ils se redécouvraient tout en réalisant l'énormité du poids de ces années perdues. Souvent, ils avaient du mal à croire qu'ils avaient effacé l'existence d'un fils, d'une sœur, d'un grand-père, et la culpabilité était terrible et dure à encaisser. Et s'ils vivaient toujours ensembles, ils retrouvaient une personne à la fois nouvelle et ancienne, et des années de relation semblaient soudain si fausses et si superficielles que nombre d'entre eux auraient pu étrangler Lockhart à mains nues s'ils l'avaient pu.

Et maintenant, c'était le tour d'Alun.

Les mains un peu tremblantes, il se trouvait devant la porte de son vieux père absent et muet que Lockhart avait réduit à la sénilité sans la plus petite once de remors, emportant au passage 17 ans de la vie d'Alun, presque quinze ans plus tôt. Il ne pouvait pas tout à fait croire que sa quête l'avait mené là, que Lockhart était la clef de ses années de vide. Il n'avait même jamais pensé que sa propre amnésie aurait un lien avec l’apathie de son père. On est toujours le pire spécialiste pour soi-même après tout.

Le cœur battant, les larmes aux yeux et son éternel sourire doux aux lèvres, Alun tourna la poignée de la porte de sa maison d'enfance.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Tiiki » 16 mai 2020 - 19:56

Titre : /
Thème : Écrits (Retrouvailles) puis Image 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 + 100 = 200
Personnages : Remus
Rating : TP
Retrouvailles a écrit :
Remus a un mauvais pressentiment. Entre les murs de planches branlantes, attend que la bête vienne ravir sa tranquillité. La bête, c'est lui.

La proie, c'est lui aussi. Le sang pulsant de cœur à ses tempes, Severus pousse la porte dans l’espoir de découvrir ce qu’il advient de celui qui reste chaque mois aux abonnés absents.

Comme on se retrouve, Lupin.

Cent cinquante battements par minute. Il s’en était fallu de peu. Heureusement que James avait été présent, sans quoi la Cabane hurlante serait devenue un véritable bain de sang.
Image a écrit :
Sens dessus dessous. Sa vie est soudain sens dessus de – sous sa poitrine tambourine son c – comment une si belle créature peut-elle seulement être de son – c’en est absolument boulever – sans hésiter il offre ses bras pour le nourri – son cœur s'emballe mais ses dernières réticences s'étiolent lorsqu'il sent, tout contre lui, battre celui de son tout petit.

Tout va bien.

Il s'en est sorti.

Chaque centimètre carré de sa peau contre la sienne lui donne envie de pleurer. De joie.

Nymphadora l’embrasse et à sa vie il trouve un sens.

Teddy.
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AleynaButterfly
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par AleynaButterfly » 16 mai 2020 - 19:57

Titre : Ma faute
Thème (écrit, image, citation ou musique) : citation Coluche
Fandom : HP
Nombre de mots : 548
Personnages : Albus Dumbledore
Rating : aucun
Il est parti. Il a illuminé mon monde un court instant, puis il y a mis le feu. Par ma faute. Je pensais vivre en enfer avant qu’il arrive, mais j’avais tort. Complètement tort. Il a fallu qu’il ravage tout pour que je le comprenne. Pour que j’ouvre les yeux, enfin. Il a laissé un trou béant dans ma poitrine. Puis il est parti. Sans se retourner.

Je contemple le petit bout de femme désolée, n’en croyant pas mes oreilles.

«  A-t-il laissé… un mot, quelque chose ? », je demande d’une voix brisée.

«  Je suis désolée Albus, vraiment. Il m’a dit avoir reçu un hibou urgent d’un collègue russe et il est parti dans l’heure. »

Je ne réponds pas, abîmé par le désespoir. Il m’a abandonné. Abe avait raison.

« J’ai appris pour Ariana… Je suis tellement désolée Albus.
- Merci, Mrs Tourdesac. Je… Je dois y aller. »

Sans attendre de réponse, je prends le chemin de la maison. En l’espace d’une nuit, une nuit terrible qui me hanterait toute ma vie, j’ai tout perdu. Quand j’aurai atteint le vénérable âge de cent ans, je m’en souviendrai encore. Abe me hait désormais. Portant une main à mon nez douloureux, je ne tente même pas de le soigner. Il a totalement raison. Il a toujours eu raison. J’ai été trop bête, trop aveuglé, trop amoureux pour le voir.

Hier encore, je refaisais le monde avec lui. J’y croyais à nos rêves de grandeur, subjugué que j’étais par ses yeux enchanteurs et ses traits remarquablement harmonieux. J’y ai cru à ses mots, glissés dans le secret de la nuit. Nous devions régner ! Pour le plus grand bien. Ses lettres couvrent mon bureau, comme autant de brûlures. Je veux qu’elles aient disparu. Je ne veux plus jamais les voir. Je ne veux plus le voir, c’est fini. Je n’aimerai plus jamais, je me promets.

Quand Mère est partie, j’ai cru que mon monde s’écroulait. Exit la gloire, le tour du monde, la grandeur ! Il fallait que je m’occupe de cette petite soeur. J’aime Ariana de tout mon coeur. Je l’aime, vraiment. Abe en doute. Je le sais. Tout est de ma faute. J’ai eu l’audace d’en aimer un autre plus encore. Je ne ferai plus jamais cette erreur. Plus jamais. Pourquoi est-il parti sans un mot ? Nous aurions pu en parler. Il aurait pu venir à l’enterrement. L’enterrement…

Mes pas m’ont mené vers le cimetière de Godric’s Hollow. Cet endroit, je le connais que trop bien. Mère et Ariana y sont désormais réunies pour l’éternité. Je m’agenouille, comme dans un rêve, devant leur tombe. Les larmes, je les ai retenues toute la nuit, toute la matinée.

Ariana. Pardonne-moi. Mère, pardonne-moi aussi. Je n’ai pas été à la hauteur. Rien de ce que je pourrai jamais faire ne pourra réparer cela.

Je les revois, Abe et lui furieux. Je tente de les calmer, je les défends l’un et l’autre, pour que personne ne soit blessé. Et ma petite Ariana, ma chère petite soeur, qui se jette au milieu. Pourquoi a-t-elle fait ça ? C’est de ma faute. Entièrement de ma faute. Les digues cèdent. Seul, je laisse libre court à mon chagrin. Il ne sera jamais apaisé, je le sais. Je ne le mérite pas. Tout est de ma faute. Entièrement de ma faute.

« Entièrement de ma faute. »
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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Fleur d'épine » 16 mai 2020 - 19:59

wow c'est chaud d'écrire deux textes en une heure :shock: va falloir que je les retouche ->

Titre : L'autre vie
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 937
Personnages : Wilkes, Rosier
Rating : aucun
— Tu m’entends ?

Aucune réponse, seul un écho.

— Heho ? T'es là ?

Toujours rien, si ce n’est le son de sa voix qui lui revient tristement.

— Dis-moi que ça a fonctionné, Merlin. Edward ? T’es là ?

Et pendant plusieurs heures, un temps infini en somme, c’est le noir absolu. Il ne voit rien, n’entend rien, sauf ses mots à lui qui bataillent dans son cerveau. « Où es-tu, putain de merde, c’était quoi ton plan à la con, pourquoi tu n’es pas là ». 
Et Evan de s’enrager, seul dans son coin. Et Evan de ne pas trouver de réconfort, et Evan de jurer, de s’emporter. Evan n’a plus la patience d’antan, Evan a trop attendu.

— Putain mais réponds-moi, c’est pas drôle du tout. Je sais que ça te fait marrer de te foutre de moi, je sais qu’on ne se doit rien, et que, d’ailleurs, il y a quelques heures, tu faisais encore comme si je n’étais rien, et je ne suis rien, mais putain de merde, Wilkes, réponds-moi !

la situation se répète, plus rien ne vient, aucune riposte.

— Est-ce que c’est ça, l’enfer ? finit-il par sérieusement se demander.

Être tout seul, dans le vide, et hurler à plein poumons un amour qui ne viendra jamais, est-ce que je suis mort ?

C’est au bout d’un long moment, impossible à mesurer, qu’il l’entend.

« Rosier ». La voix est faible, presque saturée. Ça le réveille de son sommeil. « Wilkes », l’appelle-t-il. Jamais deux noms ne se sont si bien accordés. Wilkes et Rosier.

— Où es-tu ? Ça fait cent ans que je te cherche.
— Tu rigoles ? J’ai pas arrêté de crier ton nom, tu ne m'as jamais répondu.
— Je ne t’entendais pas idiot.
— Alors ça a fonctionné ?
— On dirait bien que ça a fonctionné.

Il ne le voit pas mais il entend le sourire dans la bouche de Wilkes et c’est tout ce qui suffisait pour l’égayer.

— Pourquoi je ne te vois pas ?
— Je ne sais pas.
— Tu me vois, toi ?
— Non. Le défi, maintenant, c’est de se retrouver.
— Comment ça ?
— Si on se retrouve, on pourra sortir d’ici, si j’ai bien compris.
— Si tu as bien compris quoi ?
— La voix de la femme.
— Putain je comprends rien à ce que tu racontes.
— C’es pas étonnant, tu ne comprends jamais rien.
— Tu ne vas pas déjà commencer à m’emmerder.
— Moi je t’emmerde ?!

Wilkes rit plus franchement cette fois.

— Dis-donc, mon cher Evan, ça se lâche à ce que je vois.
— Mais tu ne vois pas donc tu n’en sais rien.
— Très drôle. Utilise plutôt tes deux neurones pour venir à moi.
— Et pourquoi tu ne viendrais pas à moi ?
— Mais c’est ce que je fais, imbécile. Ce sera plus rapide si tu t’y mets aussi.
— Et comment fait-on ?
— Suis ma voix. Elle sera de plus en plus distincte.

* * *

C’est ainsi que commença une route de plusieurs années. Il était impossible de dire combien de temps exactement. Simplement, le temps avait longuement passé. Ils continuaient de s’interpeller tous les jours, leur relation devint plus solide. Ils se confièrent des choses dont ils n’avaient jamais parlé auparavant. Et ils marchèrent, contre vents et marais, dans l’espoir fou de se retrouver. Les voix se faisaient plus proches, si bien qu’ils pensèrent souvent être à côté sans se regarder, mais ce n’était jamais avéré.

— A ton avis, on est où ?
— Je n’en sais rien.
— Tu ne sais pas où tu nous as envoyé ?
— Non.
— Mais tu
— Tais toi, Rosier. J’ai utilisé une vieille magie, très noire, et surtout très interdite. Pas la peine de
— Mais je ne comprends pas : sommes-nous vivants ?
— Bonne question.
— Tu sais, c’est drôle, j’ai presque oublié à quoi je ressemblais.
— C’est hilarant.
— Mais je n’oublie pas ton visage à toi. Cela, je ne l’oublierai jamais.

Wilkes ne répondit pas et Rosier sut qu’il été touché.

* * *

Donc, c’est au bout d'un long périple qu’ils se retrouvent enfin. La rencontre est émouvante. Ils ne parlent plus, ils n’ont pas parlé depuis quelques heures au moins. Ils savaient que la fin était proche. Ils se sentent et se devinent longtemps avant de l’exprimer. Et très doucement, leurs mains se frôlent. Ils se sont trouvés.
Le trouble les saisit, ça fait si longtemps maintenant. Ils se prennent dans les bras avec un réel émoi. Et Wilkes murmure « Enfin » et Rosier lui réponds « Tu vois », Wilkes ne sait pas ce qu’il voit, d’autant qu’il ne voit pas, et que Rosier non plus, mais il s’en moque, il est heureux.
Naturellement leurs lèvres s’unissent et à ce contact électrisant, leurs yeux reprennent service : ils se regardent comme pour la première fois.
Le temps a passé et ils n’ont plus vingt ans. Des poils ont poussé sur le menton, les yeux se sont creusés, ils ne ressemblent plus beaucoup à autrefois, mais ce sont toujours eux. Ils se contemplent et sont joyeux. Les mots peinent à sortir tellement l’émotion est forte.

Main dans la main, ils sont désormais unis pour la vie. Un pacte les a assemblé et rien ne pourra les séparer.

« Tu es prêt ? » demande Wilkes. Rosier est prêt, il a les larmes aux yeux et le cœur battant. Il hoche la tête et Wilkes annonce alors d’une voix déterminée « On peut y aller ».


Titre : Rêve irréalisable
Thème (écrit, image, citation ou musique) : citation Coluche
Fandom : HP
Nombre de mots : 772
Personnages : Wilkes, Rosier
Rating : aucun

« Nous ne parlerons jamais de ce qui vient de se passer. C'était une terrible erreur. Si un jour, tu évoques cette nuit à nouveau, je te promets que j'utiliserais le Doloris pour te faire taire, et sans aucun scrupule. J'aime les femmes. Toi, t'es juste un pote. »

Les mots résonnent dans sa tête et c’est avec la gorge nouée qu’il se prépare et retourne aussi discrètement qu’il le peut direction le château. La lettre l’a retardée, il n’a pas le temps de manger. Il court jusqu’aux cachots où commence tout juste le cours de Potion. Slughorn le laisse entrer, il l’a toujours bien aimé. La place à côté de Wilkes lui a été réservée. Il s’y installe, le cœur battant à cent à l’heure.

« Salut », lui souffle-t-il, redoutant un rejet.
« Salut », répond l’autre comme si de rien n’était.

Le cours passe mais Evan ne peut pas se concentrer. Dans sa tête, les images de la veille, des baisers de Wilkes à son orgasme. Comment est-ce possible que quelques heures auparavant il perdait sa virginité avec l’homme qu’il aimait et que, maintenant, il assiste à un cours de potion et doive rester impassible ? Comment fait Edward ? Est-il si peu affecté par ce qu’ils ont partagé ? Peut-il vraiment être aussi détaché ? Cela le perturbe. Il ne sait même pas si Wilkes continuera à lui parler. Sa salutation était peut-être une simple politesse — même si Wilkes est loin d’être un homme de grande politesse.

Il subit la journée. Il est inattentif partout, si bien qu’Edward doit prendre les choses en main. « Ça te dit pas de m’aider ? » lui balance-t-il plutôt agressivement, alors que le chaudron commence à produire d’étranges sons « Ça y est, il me hait » pense Evan. « Il me hait et je ne peux rien y faire ».

Plus tard, dans la journée, cela le hante, il doit lui parler. Mais reviennent tout aussi vite que ce besoin urgent, les mots terribles inscrits sur la lettre « Si un jour, tu évoques cette nuit à nouveau, je te promets que j'utiliserais le Doloris pour te faire taire ». Evan est fou mais pas au point de recevoir le Doloris. Il sait qu’Edward ne s'en privera pas.

Toute la journée il se demande si Wilkes pense aussi à leurs ébats de la nuit passée, et s’il compte lui reparler comme avant. Wilkes est impénétrable.

— Wilkes ? lui demande-t-il dans le dortoir, à la fin des cours.
— Quoi ? répond l’autre en levant vers lui des yeux inquiets.

Il ne peut pas en parler. Il a bêtement espéré, l’autre nuit, que ses rêves allaient enfin se réalisaient, mais le problème des rêves c'est qu’ils sont faits pour être rêvés. Alors il remercie plutôt tous les grands serpentards qui l’ont conduit à réaliser un fantasme qu’il croyait irréalisable, et se contente du souvenir. Il se dit que c’est déjà ça, c’est miraculeux, il aura eu la première fois de Wilkes. Et c’est merveilleux.

— Euh, j’ai pas trop suivi en potions, tu pourras m’expliquer ?

Son meilleur ami semble soulager par la question. Evan sait qu’il était prêt à sortir les crocs, s’il avait dit les mauvais mots.

— Ouais, pas de soucis.

Alors c’est bon, c’est acté, il fait comme si de rien n’était. Rosier ne sait pas s’il est soulagé. Aurait-il préféré le rejet ? Non, certainement pas, mais au moins cela aurait signifié qu’il comptait. Maintenant, certes, il peut le côtoyer, mais comment feindre l’oubli ? Rosier est paumé. Ça ne change pas grand-chose à d’habitude, c’est vrai.

— Merci, chuchote-t-il, et il ne sait pas s’il le remercie pour les potions ou pour ne pas briser leur lien.

Ce double langage n’échappe pas à Wilkes. Il a presque un regard attendrissant qui devient dur en moins d’une seconde.

— C’est juste une explication, rien de très grandiloquent. Et puis, j’ai remarqué que tu étais à l’ouest. Ce serait quand même bien regrettable qu’un camarade fasse baisser la moyenne de la maison.
— C’est exactement ce que je me disais.

Rosier ment, évidemment, mais il sait que le mensonge est partagé. Il en est persuadé maintenant, Wilkes ne peut pas être indifférent, qu'il est dans le déni. Alors, peut-être, ces rêves ne sont pas si irréalisables, après tout, peut-être que ces rêves peuvent être réalisés.
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Ayame
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Ayame » 16 mai 2020 - 19:59

Pour toi Mme Applestor @Fleur d'épine
Titre : --
Thème (écrit, image, citation ou musique) : citation Coluche, musique en fond et thème retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 850
Personnages : Sirius
Il la regardait sourire. Radieuse dans sa robe mauve, ses longs cheveux bouclés ornés de fleurs blanches. Elle avait l’air d’un ange. Et il ne le savait que trop.

Il n’avait pas eu l’intention de revenir, mais il n’avait pas pu ne pas être là maintenant. C’était le mariage de Harry après tout. Même son ventre faisait des nœuds et qu’il avait vaguement envie de vomir tant il se sentait nerveux de tous les revoir, il ne pouvait pas être encore une fois l’absent.

Sortir du Voile après 10 ans d’absence et réaliser qu’il avait tout manqué, qu’il n’avait – encore une fois – servit à rien, qu’il n’était qu’échec, absence et trahison… Tout cela avait fait de lui une créature amère et violente qu’il ne reconnaissait plus aujourd’hui.

Harry avait essayé d’être là pour lui, de lui expliquer que tout cela était de la faute de Voldemort, de Bellatrix et même du Ministère, mais Sirius n’avait pu voir qu’une chose : il avait failli. Encore et toujours.
Il avait failli à l’Ordre, à Remus, à Tonks, et pire que tout, il avait failli à son filleul qu’il avait juré de protéger. C’était comme si une fois encore il avait tué James et Lily.

Pour ne pas qu’il se retrouve à Grimmauld où Harry avait choisi de vivre, Hermione l’avait hébergé chez elle et il avait tellement honte aujourd’hui de l’avoir ainsi mal traitée.
Elle avait essayé de lui parler, de le rassurer.
Mais plus elle lui racontait ce qu’il s’était passé en son absence, plus il se dégoutait. Comment pouvait-elle supporter d’avoir sous son toit le cousin de celle qui l’avait torturée et l’avait marquée dans sa chair ?

Alors il l’avait rejetée. Lui avait dit qu’elle n’était qu’une gamine qui ne comprenait rien. Et quand elle avait osé lui répondre qu’elle avait 26 ans et qu’elle avait survécu à une guerre, merci bien, il avait vu rouge et s’était emparé tout te ce qu’il avait à portée de main pour le jeter sur le sol ou sur les murs. Il ne savait plus exactement combien de cadres il avait brisé, combien de livres il avait fait choir, mais quand il avait relevé la tête et vu la terreur dans les yeux d’Hermione, il s’était précipité dans la salle de bains pour vomir. Il se honnissait. Il se dégoutait. Il avait l’impression à chaque instant de s’enfoncer dans la légendaire folie des Blacks.

Sirius suffoquait. Il buvait plus que de raison pour essayer d’oublier et tous les mots des soutiens que tentaient de lui porter Harry, Andromeda, ou même Hermione qui ne semblait pas vouloir baisser les bras, ne faisaient que frotter du sel sur ses plaies à vif. Tout en lui semblait le brûler, le consumer d’une haine si farouche qu’il en était au point où il attendait la mort comme si elle était la seule chose qui pourrait mettre enfin fin à ses souffrances. Il ne pouvait pas envisager de commettre un acte irréparable afin de mettre fin à ses jours car il ne voulait pas encore une fois abandonner Harry, mais il avait envie que la mort le prenne, comme une amie, comme le conte des trois frères disait qu’elle était venue chercher le dernier des frères Peverell.

Mais le destin en avait voulu autrement. Hermione l’avait percé à jour. Elle semblait comprendre ses failles tellement clairement qu’il se demandait si elle n’avait pas eu des pensées similaires aux siennes, lorsqu’elle avait appris que le sortilège d’Oubliettes qu’elle avait lancé à ses parents ne pouvait pas être levé. Sirius ne savait pas exactement combien de temps s’était passé entre son retour de derrière le Voile et ce jour si particulier où il avait enfin laissé passer la lumière par une de ses failles.
Il avait parlé à Hermione, de rien de particulier, d’une plaisanterie des Maraudeurs peut-être, ou de sa moto, il ne savait plus. Mais à cet instant, il avait senti quelque chose presque imperceptiblement changer en lui. Comme si enfin, il y avait quelque chose, ténu et fragile, mais quelque chose de tangible à côté de toute cette colère et ce dégoût.
Hermione l’avait écouté, et ne lui avait fait qu’une seule réponse : elle lui avait répété ce que son amie Luna lui avait dit quelques années auparavant : « “On croit que les rêves, c'est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé. »

Et c’était grâce à cela qu’il avait trouvé la force de partir, d’aller trouver de nouveaux rêves. Car tout le reste s’était écroulé.

Cela faisait presque un an qu’il était parti, il avait presque fait le tour du monde. Et il était arrivé par Portoloin le matin même depuis l’Equateur, il était totalement en décalage horaire, mais pourtant, il avait réussi à arriver à temps pour la cérémonie qui devait se tenir dans le jardin du Terrier.
Harry allait épouser Ginny et pour une fois, grâce à Hermione qui venait de l’apercevoir et qui se dirigeait vers lui, un grand sourire sur les lèvres, il se sentait à sa place.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Lyssa7 » 16 mai 2020 - 19:59

Titre : Il était venu
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles + citation + musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 304 mots
Personnages : Dennis Crivey
Rating : Tout public
Le ciel s’obscurcissait de cendres. Noires et épaisses, elles voletaient autour de lui dans un nuage de brume opaque et silencieuse. Il lui semblait que le vent lui murmurait des complaintes inconnues dont il distinguait à peine les soupirs éparpillés parmi les craquements épars des branches du grand chêne. Dennis leva les yeux, laissa son regard se perdre dans les nuages menaçants. Il lui paraissait vrombir d’un orage en approche, et il attendit patiemment que les premiers éclairs déchirent le silence de ce jour sans soleil.

Pourtant, Dennis n’était pas anxieux. Il n’était ni terrifié, ni apeuré comme il avait pu l’être ce jour-là durant la bataille de Poudlard. La foudre ne tarderait pas à tomber. Peut-être même détruirait-elle l’immense chêne sous lequel il se tenait, mais il n’avait pas peur. Les éléments pouvaient bien se déchaîner autour de lui, il ne fuirait pas. Pas cette fois. Pas aujourd’hui, parce que c’était le moment. Leur moment. Le moment qu’il attendait depuis tellement de temps, tellement longtemps. Cent jours. Cent jours exactement. Il était venu ici, comme ils se l’étaient promis, dans le parc de Poudlard, sous ce grand chêne où son frère et lui se réunissaient pour discuter, pour rire, pour vivre. Avant. Avant la guerre, avant la mort.

Il était venu. Dans ce parc. Pour le retrouver. C’était l’ultime manière de le faire. La seule. C’était la promesse qu’ils s’étaient faite avant que Colin ne puisse pas la tenir. Avant que les cendres ne le recouvrent comme elle le faisait de ce ciel, brièvement ceinturé d’éclairs et de murmures évanescents, grondants et menaçants. Ils pouvaient bien lui dire de partir. Ils pouvaient essayer de le chasser. Dennis, cette fois, ne fuirait pas. Il tiendrait sa promesse. Pour que ces retrouvailles, tombées dans les abîmes d’un rêve brisé, aient au moins du sens.
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Liliana
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Liliana » 16 mai 2020 - 20:00

Titre : Jolie Cassidy
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 475
Personnages : Cassidy Helias
Rating : aucun
Quand bien même il put revêtir une apparence quelque peu pittoresque aux yeux de citadins bien faits, qui n’avaient toujours connu que l’élégance des colonnes de marbre et le confort des rues pavées, le village de Pré-au-Lard n’en restait pas moins l’unique lieu-dit de toute la Grande-Bretagne à pouvoir se vanter d’abriter une population exclusivement sorcière. Là-bas, les chapeaux pointus faisaient foule et les balais fendaient les airs dans des éclats de rire, faisant virevolter les capes noires d’écoliers probablement venus dépenser leur argent de poche en confiseries acidulées.
Cassidy eut un sourire nostalgique à la vue des écussons brodés qu’arborait un groupe de jeunes filles sur leurs capelines estivales : elle-même en avait porté un de la sorte, bien des années auparavant, lorsque le monde ignorait encore tout de l’horreur dans laquelle il s’apprêtait à sombrer. À cette époque, elle aurait volontiers donné tout ce qu’elle avait pour échapper aux griffes tyranniques de Carl : son départ pour Poudlard avait été une libération. Parfois, être la cadette pouvait avoir certains avantages, et elle avait savouré ces trois années de répit du plus profond de son jeune être, tout en redoutant le jour où elle devrait, à son tour, rejoindre les bancs de l’école et retomber sous le joug de son frère aîné. Elle s’était souvent demandée, par la suite, ce qui serait arrivé si elle était parvenue à brûler sa lettre d’admission au moment où elle l’avait reçue. Tout ça lui paraissait si lointain à présent...
- Est-ce pareil à tes souvenirs ?
- J’ai l’impression de regarder à travers le Miroir du Temps, songea-t-elle en laissant courir son regard sur les différentes enseignes qui constituaient la rue principale. Dix ans ont passé, mais je suis la seule qui aie changé.
En faire le constat lui laissa une drôle de sensation. Si une part d’elle s’était tout d’abord réjouie de découvrir que les lieux qui avaient forgé ses temps heureux étaient restés les mêmes qu’autrefois, avec ses chaumières biscornues et ses vieilles boutiques où il faisait bon de flâner au bras d’une amie, ce sentiment s’était peu à peu évanoui pour laisser place à une solitude aussi vive qu’inattendue. La dernière fois qu’elle s’était trouvée ici, devant ce même bureau de poste, elle venait tout juste de fêter ses dix-sept ans et n’aspirait qu’à une chose, entrer en tant qu’apprentie à l’hôpital Sainte-Mangouste et ainsi quitter une bonne fois pour toutes de cette prison dans laquelle elle avait grandi. Puis, la guerre avait éclaté.
Et tout avait changé.

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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par CacheCoeur » 16 mai 2020 - 20:00

Titre : Toi, tu n'es pas comme les autres !
Thème (écrit, image, citation ou musique) : retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 1198
Personnages : Théodore Nott/ Sally-Anne Perks
- Pourquoi t’es partie ?
La voix traînante de Théodore la tira de ses pensées. Ses yeux restèrent vagues un moment, presque voilés, et Théodore les observa reprendre pieds avec la réalité.
- Je te demande pardon ? Sourcilla Sally-Anne.
- En cinquième année. Deux semaines avant les BUSES. Pourquoi t’es partie ?
A l’époque, on ne parlait que de Harry Potter et ses hallucinations quant au retour du Seigneur des Ténèbres. L’évasion d’Azkaban de Bellatrix Lestrange ainsi que de la plupart des mangemorts, avait aussi occupé pas mal de monde, si bien qu’à la fin de l’année, quand Sally-Anne Perks avait disparu, personne n’avait eu le courage de se demander où elle était passée. Théodore avait entendu plusieurs rumeurs, les plus solides exposant de façon très simple que ses parents l’avaient retiré de Poudlard. Seulement, les Perks étaient une famille de sang-purs et n’avaient strictement rien à craindre… D’autres disaient qu’elle était tombée malade, qu’elle avait attrapé la dragoncelle. Théodore n’y avait jamais cru. Trois semaines plus tard après sa disparition, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était de retour et les quelques personnes qui s’étaient intéressées à la disparition de Sally-Anne Parks, s’en fichaient bien comme de leur premier sort.
- Alors ? s’impatienta Théodore.
- Cela t’intéresse vraiment ? s’étonna la jeune fille.
- Je m’ennuie.
Ils étaient tous les deux dans la salle commune des Serpentard, encore incapables l’un comme l’autre de trouver le sommeil. Leurs rencontres nocturnes devenaient récurrentes. Cependant, elles avaient quelque chose de rassurant, à l’instar d’une bonne vieille routine. Ils se posaient dans des canapés en cuir opposés, attendaient que le temps file et se parlaient rarement.
- Je suis rentrée chez moi, expliqua simplement Sally-Anne.
- Et tes BUSES ?
- Je les ai passées en deuxième session.
- Il n’y a pas de deuxième session ?
- Pour Sally-Anne Perks, il y a eu une deuxième session ! Sourit-elle.
- Qu’est-ce que Sally-Anne Perks a de plus que tous les autres étudiants de Poudlard, pour qu’on lui accorde le plus privilège d’une deuxième session ?
- Une vie de merde, Théodore Nott. Voilà ce que Sally-Anne Perks a de plus que toi.
Parfois, il oubliait qu’elle avait une certaine répartie et qu’elle s’en fichait bien, de froisser ou non l’égo de son interlocuteur. Sally-Anne ne s’était jamais embarrassée d’hypocrisies ou de faux-semblants. Elle était franche. Trop, souvent. Juste assez pour blesser Pansy Parkinson en lui affirmant qu’elle était aussi aimable qu’un « inferi ayant fait la bringue toute la nuit », ou pour vexer Millicent Bulstrode en lui assénant que sa « voix de scrout à pétard en chaleur lui donnait la migraine ». Elle était inventive, quand il s’agissait de formuler de belles comparaisons. Théodore le lui reconnaissait volontiers.
- Ma tante est morte.
- C’est pour ça que tu as raté la première session ? Parce que ta tante est morte ?
- On dirait que tu trouves ça invraisemblable ! s’amusa la blonde.
- Comment elle est morte ?
- On l’a tué.
Un silence tomba sur eux et Sally-Anne leva enfin les yeux vers lui. Elle trouvait toujours cela cocasse de voir la gêne s’installer chez quelqu’un après qu’elle ait annoncé que sa tante avait été assassinée. Un meurtre, chez les sorciers, ce n’était jamais anodin. Surtout quand le sorcier en question était un sang-pur et de ce fait, une personne respectée dans la communauté, bénéficiant d’un certain statut.
- Tu te souviens de ta mère ? Demanda Sally-Anne.
- Non.
- Tu aimerais te souvenir d’elle ?
Théodore se pencha en avant et posa ses coudes sur ses genoux, fatigué. Il hésita quelques secondes, puis se décida à dire la vérité.
- Tout le temps.
Sally-Anne resta décontenancée un bref instant, ne s’attendant pas à ce que le Serpentard fasse preuve de vulnérabilité avec elle. Parce qu’il s’agissait bien de cela…
- Ma tante voyageait tout le temps. Elle disait qu’elle adorait partir, souffrir de la distance qu’elle s’imposait à elle, ainsi qu’à ses proches.
- C’est tordu.
- Elle était tordue.
Elle souriait tendrement, étrangement, comme une personne se trouvant face à une portée de chatons.
- Tu sais pourquoi elle aimait ça ?
Théodore leva les yeux au ciel. Il détestait cette manie qu’elle avait de poser des questions rhétoriques, des questions auxquelles il était impossible de connaître les réponses. Théodore n’aimait pas, ne pas avoir de réponses.
- Elle disait que les retrouvailles étaient si belles, si magnifiques, qu’une séparation de dix ans s’oubliait dès qu’elle me prenait dans ses bras.
- Tu aimais ta tante.
- C’était ma personne préférée de tout l’univers.
Elle le fixa un instant et s’allongea de tout son long sur le canapé, qui couina. Elle se coucha sur le côté, et le regarda :
- Et toi Théodore ? Qui est ta personne préférée ?
- Je n’en ai pas.
- Même si tu n’aimes personne, il y en a bien une que tu supportes plus que les autres…
Il fouilla dans sa mémoire. Il n’aimait pas vraiment son père. Ils ne se connaissaient pas. Il n’avait pas non plus d’amis. Drago Malfoy lui tapait sur les nerfs, Crabbe et Goyle étaient deux crétins dont les cerveaux étaient terminés à la bièraubeurre… Il fut presque tenté de répondre « Toi, Sally-Anne », mais n’ouvrit pas la bouche.
- Qui est la personne qui efface toutes tes douleurs qu’elle t’a elle-même infligée en partant, en un millième de seconde seulement après vos retrouvailles ?
- Je n’ai pas de personne préférée, affirma-t-il.
- C’est triste, déplora la blonde.
- Je n’ai jamais eu de retrouvailles avec qui que ce soit …
- Ah oui ? s’étonna-t-elle.
- Personne ne me manque…
Sally-Anne éclata de rire, l’air franchement amusée.
- Les retrouvailles ne sont pas réservées qu’aux personnes que l’on aime.
Elle ferma paresseusemment les yeux et Théodore se demanda même si elle n’était pas en train de s’endormir. Sa respiration devenait plus lente, lâche, et elle était parfaitement immobile. Puis elle se mit à parler :
- Moi par exemple, je ne t’aime pas particulièrement et pourtant, nos rencontres nocturnes dans la salle commune des Serpentard… Elles sont ce qu’elles sont : des retrouvailles.
Théodore réfléchit. Ils passaient la plupart de leur temps à s’ignorer, sauf la nuit venue. Peut-être qu’il les attendait, ces « rencontres nocturnes », comme elle les appelait. Mais le terme « retrouvaille » induisait l’idée d’un manque… Enfin, selon sa propre définition. Sally-Anne semblait penser que des retrouvailles n’étaient pas forcement entre amis. Il se demanda si elle lui manquait, le reste du temps. Peut-être un peu. Ou pas vraiment… Il aimait bien la retrouver le soir, chacun sur leur canapé de cuir, l’un en face de l’autre. Ca faisait toujours une présence silencieuse, et de ce fait, agréable, pour lui qui aimait la solitude. De là à admettre qu’il attendait leurs rencontres avec impatience et qu’elles le rendaient heureux et extatique…
- Des retrouvailles…, murmura-t-il.
- Tais-toi, j’essaie de dormir, grogna-t-elle.
Non. C’était impossible. Sally-Anne Perks et lui … Dans la salle commune… Ce n’étaient pas des retrouvailles. Juste des rendez-vous quotidiens avec une saveur particulière, qu’il n’arrivait pas à définir pour le moment.
小时候的梦境里 那时候的人们说想要得到的太多永远找不到尽头

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par AliceJeanne » 16 mai 2020 - 20:00

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 703
Personnages : Remus Lupin, Nymphadora Tonks
Rating : Alerte déprime en vue! :arrow:
Il se sentait flotter, comme si tout son corps pourtant rongé par bien des maux, n’était plus qu’une toute petite plume douce. Il dérivait au milieu des ombres lumineuses et imperceptibles de tous ceux qui étaient tombés avant lui. Il effleurait des lignées entières et croisait des âmes solitaires perdues sans discernement, il s’égarait. Tout était allé si vite. La voix de sa femme résonnait à ses oreilles, comme une mélodie à la fois pure et traître car elle signifiait que leur fils serait seul s’il venait à leur arriver malheur. Il s’était jeté sur elle, indécis entre la colère, la peur et l’égoïste bonheur de pouvoir une ultime fois, peut-être, la serrer contre lui, l’embrasser, respirer sa peau qui avait maintes fois réchauffé la sienne, caresser ce corps qui avait mis au monde son plus cher trésor. Remus n’avait jamais été aussi serein, heureux, mourir n’était une injustice que pour ceux qui n’avaient pas la chance d’être comblés. Son fils vivrait, dans un monde meilleur, un monde sans noirceur et coloré par les chatoyantes couleurs dont sa mère revêtait ses cheveux courts. Puis, après qu’ils se soient séparés, l’éclair l’avait traversé, le faisant chuter.

Son monde s’était éteint puis réveillé, nébuleux. Et depuis, il flottait, parcourant les limbes dans l’espoir de ne pas y rencontrer les êtres qui lui étaient chers, priant presque de demeurer seul pour l’éternité. Ses yeux scrutaient l’horizon, décryptaient chaque visage connu, se rassurant de ne croiser que d’anciens trépas. James, au loin, aux côtés de Lily, riant avec Sirius, lui faisait de grands signes, son cœur s’apaisait. Il avait rêvé tant de fois ces retrouvailles posthumes, avait tant de fois songé à les précipiter, sa vie n’étant plus relié qu’au mince filet d’espoir que représentait Harry. Peut-être avait-il été trop lâche? Car jamais il n’était parvenu à passer à l’acte. Sans nul doute ne s’estimait-il pas digne de prétendre au repos, lui, le loup-garou, le monstre, seul face au dédain du monde.

Remus sourit, Sirius lui tendit une main invitante, il se projeta vers le petit groupe à toute vitesse, traversant les autres âmes sur son passage jusqu’à ce qu’une seule l’interpelle.

« Remus. »

Ses lèvres perdirent de leur forme étirée et se muèrent en un triste ovale. Il fit volte-face et son cœur s’éteignit une deuxième fois.

« Nymphadora. »

S’il avait encore eu des larmes à verser, il aurait pleuré de tout son soûl. De toutes les retrouvailles, elle était celle pouvant le rendre le plus amer. C’était trop tôt, beaucoup trop.

« Remus... je suis désolée! »

La jeune-femme se jeta contre lui, le traversa et se figea. Elle glissa à genoux, cramponnée au sol imaginaire du pays des défunts et prit sa tête dans ses mains.

« Teddy, gémit-elle péniblement, Teddy...
- Il n’est pas ici, souffla Remus. »

La métamorphomage leva vers lui un regard rempli d’incompréhension et de douleur.

« Il n’est pas ici, Dora, reprit-il avec douceur en s’accroupissant devant elle, captant son regard brûlant. Il n’est pas ici et j’ai mis très longtemps avant de te croiser, tout doit être terminé à présent. Teddy est en sécurité.
- Non, pleura-t-elle, il ne peut être en sécurité sans ses parents.
- Dora.. »

Sa voix s’étouffa d’elle-même. Que pouvait-il dire? Lui-même sentait son âme de père crier au fond de lui en se tordant de douleur. Leur fils grandirait sans eux. Ils ne pourraient jamais le disputer après une grosse bêtise, le féliciter à chacun de ses exploits et border ses rêves de leur amour chaque jour. Ils ne verraient jamais sa vie que le jour où il les rejoindrait dans ce qu’il espérait être au moins cent ans. Ce seraient des retrouvailles joyeuses, comblant l’amertume de celles qu’ils vivaient avec Nymphadora. Mais pourrait-on réellement parler de retrouvailles lorsque l’être revu ne serait qu’un étranger? Leur pardonnerait-il de ne pas avoir été là? Grandirait-il convenablement avec le gouffre de leur absence? Qui sera-t-il capable de devenir? Tant de questions qu’ils auraient du se poser au fil des ans sans compter les années ensemble à se choyer.

« Harry veillera sur lui, chuchota-t-il, il m’en a fait la promesse.
- Quoi de mieux qu’un orphelin pour en élever un autre! s’étrangla-t-elle entre deux sanglots. »

Remus se tut, elle avait raison, comme toujours, et à jamais.
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Wapa » 16 mai 2020 - 20:01

Titre : Cent ans
Thème (écrit, image, citation ou musique) : chanson + photo (+ citation un tout petit peu)
Fandom : HP (concours Seonne ?)
Nombre de mots : 547
Personnages :
Rating : TP

La nuit tombe à présent. Ce jour prend fin.

Elle hurle. Des cris déchirants qui portent jusqu'au ciel toute sa peine. Son cœur brisé pulse si faiblement. Ses pauvres morceaux éparpillés n'ont pas pu être rassemblés et il suinte de désespoir. Il n'en peut plus. Il ne veut plus continuer. Elle n'est que douleur. Les joues rouges baignées de larmes. Le front en sueur essuyé par une éponge rêche. Il lui reste si peu d'énergie. Et pourtant, elle convoque ses ultimes forces pour un but qui la dépasse. Transmettre la vie.

Sous les nuages et les étoiles. Sous la neige et les matins hivernaux.

Elle n'est déjà plus. Dans l'immensité, elle se noie, imaginant le ciel étoilé alors qu'elle fixe le plafond miteux. Les flocons s'accumulent contre la fenêtre givrée de l'orphelinat et une buée épaisse s'échappe de ses lèvres gercées. Même si le feu brûle dans la cheminée, il ne parvient pas à réchauffer la pièce humide. Elle a si froid. Si froid. Cette nuit, l'année s'achève mais elle sait déjà qu'elle ne verra pas la suivante. Son histoire est terminée. Elle doit simplement jouer la dernière scène.

Tant de lieux explorés. Tant de peine éprouvée. Mais je ne regrette rien.

Même si son bien-aimé la détruite, elle continue à chérir chaque instant passé auprès de lui. Ses souvenirs dansent sur le carrelage terne. La première fois qu'elle l'a aperçu dans les bois. Si fier sur sa monture. Si beau qu'elle en av été transpercé. Elle, l'insignifiante. Elle, poussière parmi les poussières. Ce jour où la jeune femme lui a offert à boire sous l'ardent soleil alors qu'elle était enfin seule au cottage, libéré de la pression des siens. Ses yeux énamourés posés sur elle. Regard brûlant qui la faisaient vibrer. Qui la rendaient vivante. Amoureuse. Heureuse. Femme. Leur fuite romantique tels des amants passionnés. Leur mariage dans une chapelle aux vitraux translucides. La dentelle de sa robe et son bouquet de lys. Sa bouche ardente pressée contre la sienne alors que leur union était bénie. Cette première nuit ensemble. Ses doigts traçant des arabesques sur son corps dans la pénombre de leur chambre. Sa main ornée d'une chevalière posée amoureusement sur son ventre qui s'arrondissait. Quelques mois seulement. Ou cent ans peut-être. Une seconde contre une éternité. Toute une vie. Elle ne regrette rien. Elle est allée au bout de son rêve.

Nous avons fait tout ce chemin. Mais le jour est arrivé. De vous dire adieu.

Dans un dernier rugissement, elle expulse l'enfant entre ses cuisses. Ce pauvre être chétif issu de son amour maudit. Elle lui lègue sa malédiction. Si petit et déjà condamné. Cela fait bien longtemps que les descendants de sa famille ne sont plus rien. Leur gloire n'est qu'un vestige d'un temps lointain. Malgré elle, elle regarde ce nouveau-né qui s'agrippe avec énergie. Sa main est minuscule dans sa paume moite. Ses cheveux noirs sont doux. Il lui ressemble. Tant mieux. Elle aura au moins réussi quelque chose en cette vie.

— Il s'appelle Tom Elvis Jedusor, souffle-t-elle d'une voix faible avant de fermer définitivement les paupières.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Eanna » 16 mai 2020 - 20:02

Titre : Farewell
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Retrouvailles + The Last Goodbye
Fandom : HP
Nombre de mots : 490
Personnages : Neville, Fleur
Rating : TP
Ses bagages étaient prêts, valises bouclées depuis une heure, il n’avait plus qu’à les descendre dans le Grand Hall. Il faisait un temps radieux, et une chaleur bien plus supportable que celle qu’il trouverait à Londres en arrivant à King’s Cross.
Neville mit Trevor sur son épaule, et vérifia pour la énième fois qu’il n’avait rien oublié. Si c’était le cas, il recevrait comme les trois dernières années un colis avec tout ce que les elfes de maison auraient trouvé dans le dortoir. Mais depuis la création de la S.A.L.E par Hermione, il commençait à culpabiliser un peu de leur donner autant de travail…
Il prit ses deux malles qui lui semblèrent peser cent kilos, et entreprit de les descendre dans la salle commune. Ginny était en train de lutter avec Coquecigrue pour le faire rentrer dans une cage minuscule, Fred et George vérifiaient entre les coussins des canapés qu’ils n’avaient pas oublié quelques-unes de leurs crèmes canari ou pralines longue-langue (et encore une fois Neville songea aux elfes, et espéra qu’ils les trouveraient toutes…), Lavande et Parvati soupesaient les valises l’une de l’autre en riant…
Neville se sentait étrangement seul. Pourtant, Ginny lui fit un grand sourire, George lui tapa amicalement sur l’épaule, Parvati lui proposa de l’aider à descendre sa valise… Mais il avait un vide. Ce n’était pas la mort de Cedric, ou pas seulement du moins. Le château allait lui manquer, plus cruellement encore que les années précédentes.
Il sortit de la salle commune et commença à descendre les escaliers de la tour jusque dans le Grand Hall. Arrivé au deuxième étage, en sueur, il accepta l’aide d’Angelina et lui tendit sa malle la plus légère. Arrivé dans le Grand Hall, il alla rassembler ses bagages avec ceux des Gryffondor et jeta un regard autour de lui. Des élèves de Poudlard, aux visages plus ou moins réjouis. Les Poufsouffle étaient particulièrement moroses, et il était inutile de se demander pourquoi. Neville aperçut Cho Chang dans un coin du Hall, assise sur ses malles, seule. Il hésita à aller la voir mais il ne saurait pas quoi lui dire. Il avait bien plus de risque de la blesser en essayant de la réconforter qu’en la laissant tranquille.
Il sortit du château, et fut saisi par la température, regrettant instantanément la fraîcheur du château. Mais au moment où il s’apprêtait à faire demi-tour, il l’aperçut enfin, près du gigantesque carrosse et des chevaux ailés. Pétrifié, incapable de savoir quoi lui dire, il resta là, à l’observer. Lui revinrent tout ce qu’ils avaient partagé pendant l’année. Il sentait sa main dans la sienne, sa tête sur son épaule… Son cœur se mit à battre à cent à l’heure, et ce fut comme si elle l’avait entendu, car elle tourna la tête vers lui.
Il l’avait retrouvée, après tant d’années à n’échanger que des lettres. Et la laisser à nouveau partir était un déchirement, dont elle n’avait probablement pas idée.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Xuulu
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Xuulu » 16 mai 2020 - 20:03

Titre : 100sations
Thème de 20h: retrouvailles
Fandom : HP
Nombre de mots : 737
Personnages : Pommy, elfe de maison
Elle avait fait un pas en avant pour entrer, et l’évidence l’avait frappée comme une vague, entrant tout à coup en elle pour la laisser à la fois la même et changée, debout immobile et renversée en elle-même sur le pas de la porte : elle était bien, ici, chez elle.

L’année écoulée n’avait tout à coup plus eu d’importance, ou plutôt acquis une importance qui se révélait uniquement à cet instant : celle qui lui permettait de comprendre qu’elle n’irait plus jamais ailleurs.

Pommy avait été l’elfe de maison du 12, square Grimmaurd, pendant soixante-six ans. Depuis toujours, ses maîtres étaient bons avec elle, attentifs à son bien-être. D’après ses amis elfes, d’aussi bons maîtres étaient rares, au début de son servage. Mais depuis la guerre, et le grand bouleversement qui avait révolutionné le Ministère de la magie et toute la société sorcière, les droits des créatures magiques avaient été réexaminés. Ses maîtres travaillaient au Ministère, et avaient participé à la promulgation des nouvelles lois. Poussée par une curiosité qu’elle avait encore aujourd’hui du mal à comprendre, elle avait accepté leur proposition de quitter leur maison pendant un an, pour explorer le monde, et de revenir pour leur dire si elle souhaitait rester à leur service, ou pas.

Ce moment était venu. En franchissant le seuil du square Grimmaurd, Pommy avait tout à coup retrouvé les parfums de la vieille maison : celui du bois de chêne dont étaient faits les solives, la légère odeur de poussière des tapis et des tentures, et surtout, l’effluve indéfinissable du chez-soi. Elle n’arrivait pas à le définir. Fleur d’oranger ? Chèvrefeuille ? C’était d’autant plus mystérieux que la maison se trouvait au cœur de Londres, qu’elle ne possédait pas de jardin, et qu’on n’y trouvait donc pas ce genre de fleurs parfumées. Peut-être que Pommy essayait de mettre un nom sur une odeur qui n’existait que dans son imagination.

Peu lui importait.

Elle s’était avancée dans le hall, agitant doucement ses oreilles. Visiblement, ses maîtres n’étaient pas encore à la maison. Elle avait hâte de les retrouver, pour leur raconter ses voyages et, surtout, leur annoncer qu’elle voulait définitivement rester à leur service.

Les tableaux chuchotaient imperceptiblement, les solives craquaient. C’était normalement bien plus perceptible la nuit, mais en cette fin d’après-midi, la vacuité de la maison la rendait tout aussi sonore qu’à minuit, aux oreilles de Pommy. Elle avait enlevé ses chaussures, et le plancher sous ses pieds étaient si doux et chaud qu’elle se demandait comment elle n’avait pas pu en rêver davantage, pendant ses nuits à l’étranger. Ces bruits, ces odeurs, cette douceur réveillaient en Pommy l’impression du caractère vivant de la maison. Elle se laissa glisser à genoux, devant les escaliers, posa ses mains sur la première marche en écartant les doigts d’un geste caressant, et murmura :

- Je suis rentrée…
Dernière modification par Xuulu le 16 mai 2020 - 23:08, modifié 1 fois.
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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Samantha Black » 16 mai 2020 - 20:03

Titre : Ce n'était qu'un rêve
Thème : 20h / Citation / “On croit que les rêves, c'est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé.” (Coluche)
Fandom : HP
Nombre de mots : 1012 mots
Personnages : Rose Weasley et Scorpius Malefoy
Rating : Tout public
Depuis qu’elle avait quinze ans, Rose savait qu’elle ne rêvait pas d’aventure, elle voulait une vie simple. Elle se marierait en présence de sa famille et quelques amis, une cérémonie intimiste et romantique. Elle aurait deux ou trois enfants et une jolie maison. Elle savait que ses désirs étaient vus par beaucoup comme peu originaux, ce qu’elle ne se doutait par contre, c’est que la personne avec qui elle souhaitait partager tous ces heureux moments ne le voulait pas.

Comme souvent, Scorpius et Rose s’étaient retrouvés chez elle, dans son appartement du Chemin de traverse. C’était un samedi soir, il avait fait beau toute la journée et la jeune femme avait été tout la journée d’une humeur radieuse. C’était le moment qu’elle attendait depuis le début de leur relation, Scorpius allait enfin la demander en mariage. Une bonne partie de son après-midi avait été passée à cuisiner quelques douceurs et à se préparer. Elle avait réussi, non sans mal, à dompter ses boucles rousses et portait une jolie robe bleue avec un charmant décolleté, qu’elle savait appréciée par son petit ami.

Scorpius était un peu en retard et la jeune femme décida de l’attendre en se plongeant dans un roman. La tête dans les nuages, la sorcière ne cessait de relire la même phrase et se décida à ranger l’ouvrage à sa place quand elle entendit quelqu’un frapper à la porte. Rose se précipita pour aller ouvrir et se trouva nez à nez avec son petit ami. Sans attendre, elle l’enlaça et déposa un baiser sur ses lèvres.

— J’ai préparé tes petit-fours préféré, déclara-t-elle en l’invitant à entrer. Quelque chose ne va pas ? Questionna-t-elle en voyant sa mine préoccupée. Il s’est passé quelque chose au travail ?

En silence, Scorpius ferma la porte avant de retirer sa veste et de l’accrocher au porte-manteau tandis qu’elle revenait avec un plateau de nourriture.

— J’ai quelque chose à te dire, Rose, déclara-t-il sans préambule.

La jeune femme sentit la course de son cœur s’accélérer alors qu’un mauvais pressentiment s’insinuait en elle. Elle secoua légèrement la tête pour se remettre les idées en place. Certes, il avait le visage fermé, mais cela pouvait tout à fait être en lien avec le travail. Il ne fallait pas qu’elle fasse de conclusions hâtives.

— Allons nous asseoir dans le canapé, proposa-t-elle en se dirigeant vers ce dernier.

Elle posa le plateau sur la table basse et s’installa sur le sofa à côté de Scorpius. Ce dernier semblait pensif comme s’il cherchait ses mots et la peur commençait à s’insinuer en elle.

— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle ne pouvant cacher l’inquiétude dans sa voix.
— Voilà ! Je… Cela fait plusieurs semaines que j’y réfléchis et je… Je pense qu’il serait mieux si… Si on arrêtait de se voir, annonça Scorpius de but en blanc.

La jeune femme le fixa plusieurs secondes en silence, incapable de réagir face à ce qu’il venait de lui dire.

— Rose ! Tu m’as entendu ?
— Oui, oui ! Je t’ai entendu, répliqua-t-elle d’une voix terne. Tu… Je ne comprends pas ! Je… Je pensais que tout allait bien entre nous.
— Je… Pas vraiment, en fait !
— Tu ne m’aimes plus ? questionna-t-elle alors qu’elle retenait difficilement ses larmes.

Scorpius avait toujours trouvé agaçant cette façon qu’elle avait de toujours pleurer. Le jeune homme sembla hésitant face à la question avant de hocher lentement la tête.

— J’ai… J’ai encore de l’affection pour toi, mais je ne suis pas sûr que cela soit suffisant.
— J’ai fait quelque chose ? Dit quelque chose ?
— Non ! Non ! J’ai… C’est juste que… C’est juste que les sentiments ont fini par s’éroder avec le temps, expliqua-t-il.
— Pas les miens, murmura Rose, sincère.

Elle baissa les yeux et entendit Scorpius pousser un léger soupir. Son regard se fixa sur sa manucure. Elle avait posé le vernis rouge avec un soin particulier, pourtant elle ne put que constater qu’il commençait à s’écailler sur son annulaire.

— Écoute Rose ! Tu… Tu as été ma première petite amie, mon premier amour et… Et tu garderas toujours une place spéciale dans mon cœur, mais…
— Mais tu ne m’aimes plus, le coupa-t-elle la voix tremblante.

La jeune femme se mordilla la lèvre inférieure, abîmant très certainement son rouge à lèvre, et espéra retenir les larmes qui menaçaient de couler.

— Je pense qu’on mérite tous les deux de vivre de nouvelles expériences, déclara Scorpius d’une voix calme.

Rose releva son visage vers lui. Il avait l’air tout à fait maître de lui et bien qu’elle puisse lire la tristesse dans son regard, elle savait que cela avait plus avoir avec le fait qu’il savait qu’il lui faisait de la peine, plutôt qu’à l’idée de la quitter. Il détourna le regard alors que les larmes commençaient à couler le long de ses joues.

— Désolée, souffla-t-elle par automatisme.

D’un revers de la main, elle tenta d’essuyer ses pleurs.

— C’est moi qui suis désolé, Rose, lâcha-t-il finalement.
— Tu… Tu devrais partir, murmura-t-elle.
— Comment ?
— Je pense que tu devrais partir, répéta-t-elle d’une voix plus forte.
— Oui, bien sûr ! lança-t-il en hochant la tête.

Sans attendre, il se leva et se dirigea vers la porte d’entrée.

— Je suis désolé, Rose, déclara-t-il une dernière fois.

La tête baissée, la jeune femme attendit qu’il ait quitté son appartement avant de laisser libre cours à ses pleurs. Elle ne sut exactement combien de temps, elle resta là, prostrée sur son canapé. Elle avait mal à la tête et les yeux bouffis par les larmes quand son regard embué se posa finalement sur les petit-fours.

— Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ça ! se demanda-t-elle.

Les sanglots de la jeune femme s’arrêtèrent face à l’incongruité de ce qu’elle venait de penser. Qui était assez bizarre pour se soucier de ce que deviendraient des petit-fours alors que son petit ami venait juste de la quitter ? Malgré elle, Rose éclata d’un rire triste qui finit par se transformer en pleurs. Épuisée, la jeune femme finit par s’endormir sur son sofa. La soirée était loin de s’être passée comme elle l’espérait.
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Alena Aeterna
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Alena Aeterna » 16 mai 2020 - 20:03

Titre : /
Thème : Mot de 20h
Fandom : Les Animaux fantastiques
Nombre de mots : 128
Personnages : Cathy Wilson (OC)
Rating : Tout public
La gorge nouée par l’appréhension, Cathy patiente dans le couloir. Elle a juste pris le temps d’enfiler son manteau avant de rejoindre précipitamment l’hôpital, le cœur battant. Le message de Newt est roulé en boule dans l’une de ses mains, elle en connaît chaque mot.

« Miss Wilson ? »

Une infirmière lui sourit avec tant de gentillesse qu’elle sent une nouvelle chaleur envahir ses os. Ce qu’elle attendait depuis si longtemps va enfin se produire. L’Auror n’espérait plus, consciente du temps passé, consciente des sévices dus à Grindelwald. Et voilà que son ami lui envoie un hibou en lui demandant de cesser tout ce qu’elle faisait parce qu’il a retrouvé Percival Graves. Ces retrouvailles lui font peur et la portent en même temps vers un autre avenir.
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Bérénice
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Bérénice » 16 mai 2020 - 20:06

Titre : Sa plus grande Victoire
Thème (écrit, image, citation ou musique) : tous, sauf cent comme thème central
Fandom : HP
Nombre de mots : 681
Personnages : Bill Weasley
Rating :
Le soleil de l’après-midi baigne de lumière la petite chambre mansardée de la chaumière aux coquillages. Il a pris dans ses rayons un berceau en osier blanc, et s’amuse à déposer des grains de poussières dorées sur le tulle qui l’orne.
A côté de la fenêtre, Bill est assis dans un rocking-chair. Il se balance doucement. Dans ses bras, sa fille s’est endormie. Elle est si minuscule qu’il a peur de lui faire mal en la serrant trop fort. Sa petite main ne fait même pas la taille de sa paume !
Il n’en revient pas. Pourtant, des bébés, il en a vu… Mais ses frères et sœurs n’étaient pas si petits, il en mettrait sa baguette au feu. Un duvet recouvre son crâne, étonnamment long pour une enfant âgée d’un jour à peine. Elle est déjà aussi blonde que sa mère.
Bill a du mal à mettre des mots sur ce qu’il ressent. Il a l’impression d’être pris dans un tourbillon de sentiment depuis qu’elle est née. Sa petite fille. Tout ce qu’il sait avec certitude, c’est qu’il donnerait sa vie pour elle. Il ne l’a peut être pas portée lui-même, mais elle est son sang.
Depuis qu’elle est née, il pense sans cesse à ses parents. Il ne les a jamais autant comprit, jamais autant aimé, que depuis qu’il est devenu père. Dire qu’ils ont eu sept enfants… Qu’il a fallut les regarder grandir, partir. Mourir. Sa gorge se sert. Il ne sait pas comment on peut faire face à tout ça.
Une envie soudaine de serrer ses parents dans ses bras le prend. Ils ne lui ont jamais autant manqué, pas même lorsqu’il ne les a pas vu pendant plusieurs mois à cause de la guerre. Pour la première fois, il pense à ce qu’ils ont dû ressentir, leurs enfants si loin d’eux pendant des centaines de jours.
Il ne sait pas comment il réagirait si on lui enlever sa fille aussi longtemps. Si on l’enlevait lui, à sa fille. Ses pensées s’envolent vers Teddy. Il imagine Remus et Tonks, penchés au dessus de son berceau, lui faisant leurs derniers adieux avant la bataille. Heureusement que sa fille n’était pas déjà née à se moment là.
La bataille… elle leur avait coûté si cher. Tant de sang… Tant de morts. Son cœur se sert lorsqu’il pense à Fred. Fred, qui ne rencontrera jamais sa nièce. Qui n’aura jamais d’enfants à lui. Oui, la bataille leur avait coûté très cher.
Mais elle avait également permis un miracle. Percy était revenu. Il revoyait la scène comme si elle s’était passée la veille. Les retrouvailles n’avaient pas été immédiatement chaleureuses. Il avait fallu du temps, et il en faudrait sûrement encore. Mais il se réjouissait d’avoir renoué le contact avec lui.
Un mouvement au creux de ses bras le ramène à la réalité. Pour la centième fois depuis sa naissance, Bill sourit en posant les yeux sur elle. Soudain, une vieille citation lui revint en mémoire. Quelque chose sur les rêves, qui ne sont pas censés se réaliser, mais être rêvés seulement.
Bill ne sait pas qui est l’imbécile qui a bien pu dire ça, mais c’est absolument faux. Un moldu probablement… Les rêves se réalisent. Il y a à peine deux ans, il n’aurait jamais pensé qu’il serait un jour assis dans un rocking-chair, son enfant contre lui, dans un pays en paix. Qu’il ne mourrait pas au combat. Que son côté loup ne l’empêcherai pas d’avoir des enfants.
Le sourire de Bill grandit à mesure que l’évidence s’impose à lui. Sa petite fille est la preuve vivante que les rêves peuvent devenir réalité. Que la vie peut l’emporter sur la mort. Elle est sa plus grande victoire. Un nom parfaitement approprié pour une enfant née deux ans jours pour jours après la fin de la guerre.
Lentement, pour ne pas réveiller sa fille, Bill se lève. Fleur dort dans la pièce d’à côté. Il veut être là quand elle se réveillera. Il sait déjà ce qu’elle dira quand il lui proposera le prénom qu’il vient de trouver. C’est parfait.
~ Etudiante en Anthropologie ~


Je fais une recherche sur les fanfictions, envie de participer ? Retrouve moi dans l'Allée des Embrumes ici
/!\ Il faut être majeur.e pour participer ~ Aucune donnée n'est utilisée sans autorisation

Merci au CA et aux équipes d'HPF pour leur accord et collaboration

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Carminny » 16 mai 2020 - 20:06

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : 20h citation
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots : 523
Personnages : Ann Roberts (IC)
Rating : -12
Quand elle était enfant, Ann rêvait d’un monde où ses parents auraient pu se marier. C’était égoïste et ce n’était pas très gentil pour sa belle-mère mais cela lui était égal. Un monde où son père aurait pu marier sa mère était un monde où personne ne se faisait rejeter par une société fermée sur la valeur du sang. Elle ne comprenait pas pourquoi une cracmole ne pouvait pas compter comme sang-pure. Enfin pour son statut à elle c’était le cas, mais son père lui avait expliqué que sa demi-sœur Lily était quand même considérée comme née-moldue. C’était absurde mais c’était comme ceci et donc elle apprit à ne pas se faire mettre dans le même panier. Un monde où ses parents auraient pu se marier était un monde où tout le monde était égal. N’était-ce pas un beau rêve ? Et sinon, elle rêvait de se démarquer de ses petites sœurs. Après tout, elle n’était que la bâtarde de son père.
Quand elle grandit, Ann ne rêvait plus d’un monde équitable. Elle était entrée à Serpentard et elle avait appris que ce n’était qu’un rêve qui ne réaliserait jamais. Les tensions étaient trop grandes, les différences trop insurmontables, les humains trop étriqués. Elle se mit à rêver à son futur. Elle aimait apprendre de nouveaux sorts mais elle n’avait jamais réfléchi à ce qu’elle voulait faire plus tard. Elle découvrit le duel et y excella. Elle commença à rêver d’une carrière de championne de duel. Et peut-être un jour devenir la meilleure duelliste du monde. Elle n’y croyait que moyennement au début mais c’était un rêve ambitieux et elle pouvait le poursuivre en toute tranquillité, après tout même les sang-purs n’avaient rien à y redire. Après Poudlard, elle entama les tournois professionnels. Elle devint de plus en plus connue. Elle enchaina les victoires mais perdit de temps en temps. Elle remporta la deuxième place à la Coupe du Monde de Duel en 1980, elle y était presque. Il suffisait de s’entraîner encore un peu et quatre ans plus tard elle pouvait remporter son rêve. Mais « c'est ça, le problème des rêves : c'est que c'est fait pour être rêvé. » Il y eut l’accident. Il marqua la fin de sa carrière et la fin de ce rêve. Elle aurait pu réussir mais le destin en avait décidé autrement. Ann ne croyait pas eu destin mais elle ne croyait pas aux rêves non plus.
Quand elle vieillit, Ann rêvait que sa famille soit à nouveau complète et en bonne santé. Elle rêvait de sa belle-mère morte trop tôt à cause d’une maladie. Elle rêvait de sa mère et de son beau-père morts dans des circonstances mystérieuses. Elle rêvait de ses petites sœurs Clara et Lily et de Gideon tous morts des mains des mangemorts. Elle rêvait d’Alice enfermée à Ste Mangouste pour le restant de ses jours. Elle rêvait de Dandelion qui n’avait pas eu le droit de grandir. Elle rêvait de tous les revoir. Et pourtant elle savait que ce rêve ne se réaliserait jamais. Mais elle en rêvait quand même car les rêves ne sont pas faits pour se réaliser.
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Hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Hazalhia » 16 mai 2020 - 20:08

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : citation et musique
Fandom : The100
Nombre de mots : 584
Personnages : Clarke
Rating : /
La neige tombait à gros flocons dans la vallée. Léger, comme des plumes. Flottant au grès du vent. Ils tapissaient le sol, les toits, les arbres. Cela n’arrivait qu’une fois tous les cent ans sur Sanctum.
Inlassablement, ils recouvraient tout ce qui se trouvait sur leur chemin. D’une certaine façon, c’était comme s’ils étaient là pour cacher les horreurs qui venaient d’avoir lieu. Ces doux flocons épongeaient le sang et faisaient taire ceux qui n’étaient pas encore mort.


A genoux dans la neige, Clarke observait. Les corps mutilés autour d’elle, cherchant du regard des indices pour trouver ses amis. Tout s’était passé si rapidement, elle ne savait pas s’ils étaient étendus quelque part ici, ou s’ils avaient pu trouver refuge ailleurs.

Elle tentait de comprendre comment la situation avait pu dégénérer à ce point. Elle avait essayé de renoncer à la violence, pour respecter les dernières volonté de Monty. Mais aussi, intérieurement, car elle rêvait de vivre dans un monde où elle n’aurait pas à lutter à chaque instant. Elle avait vue et vécu trop de choses trop tôt. L’idée d’un endroit en paix avait un goût de paradis et elle avait cru mettre la main dessus après la disparition des Primes. Elle pensait tenir son rêve. Pendant longtemps elle avait penser que les rêves étaient fait pour se réaliser. Aujourd’hui, immobile sous les flocons, elle venait de comprendre qu’ils n’étaient fait que pour être rêvés.


La nuit était tombée à présent, laissant derrière elle cette journée sanglante. Le froid s’était emparé de la moindre parcelle de Clarke. Elle avait conscience de la chair de poule sous ses vêtements, et des sensations qui disparaissaient au bout de ses membres. Mais c’était la peine qui engourdissait son corps. Une larme roula le long de sa joue, bientôt suivie par d’autre, mais aucun son ne sortit de son corps. Elle avait l’habitude de souffrir en silence, elle doutait de savoir faire autrement maintenant.


Il fallait qu’elle se lève. Qu’elle avance, qu’elle continue. Certains allaient peut être revenir, l’endroit n’était pas sûr. Tout son corps était douloureux et les larmes continuèrent de rouler. Pour Madi, pour Bellamy et pour tous ceux qu’elle abandonnait dans cette vallée abreuvée de sang et recouverte de neige.
En quelques années, elle avaient visité tellement d’endroits, souffert tant de fois. La peine était devenue une compagne mais elle ne regrettait pas ce chemin parcourus. Elle se souvenait de chaque personnes qu’elle avait rencontré dans ces lieux aussi fabuleux qu’effrayants, et aussi de toute celles qu’elle avait perdu. Elle avait accomplis tellement à leurs côtés.

Elle fit un pas après l’autre, faisant voler la neige poudreuse autour de ses pieds. La route l’attendait. Cet instant avait un goût de déjà vu, celui de son départ d’Arkadia après le massacre du Mont Weather. A nouveau elle allait se diriger vers la forêt par delà les collines,
et a nouveaux elle serait seule, mais pas par choix cette fois ci.

Clarke continuait de marcher quand elle eut soudainement beaucoup plus froid. Elle venait de chuter, le visage dans la neige, les pieds engourdis. Elle se força se tourner sur le dos, étendue sous les nuages et les étoiles. Ses blessures l’avaient rattrapées finalement.

Elle s’accrocha à ses souvenirs, aux bons, même s’ils étaient peu nombreux. Elle devait continuer son chemin, pour retourner chez elle si un tel endroit existait encore.

Elle regarda en arrière une dernière fois, les cheveux ruisselants, un poignée de neige dans la main. Le temps était venu de leur dire adieu.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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chrisjedusor
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par chrisjedusor » 16 mai 2020 - 20:09

Titre : Retrouvailles
Thème (écrit, image, citation ou musique) : 20 h Ecrit ( le mot retrouvailles, je suppose)
Fandom : HP
Nombre de mots : 725
Personnages : Tom Riddle
Rating :
Tom Marvolo Riddle détestait revenir à l’orphelinat Wool pour les vacances scolaires. Cet endroit répugnant, il s’était un jour promis de le faire réduire en cendre. Enfin, si les allemands ne le bombardaient pas entre temps. Cela arrangerait certainement ses affaires. Voir cette bâtisse sinistre être mise à feu et à sang le mettrait et peu importe la manière, dans tous les cas de bonne humeur. En ces lieux, il n’avait que trop de mauvais souvenirs bien douloureux. Vu comme un monstre et mis de côté depuis sa petite enfance, il avait toujours été désigné comme le responsable de tous les maux. Personne n’avait jamais cherché à le comprendre. Et au final, à force que les gens lui eurent encré cette idée dans la tête, il avait fini par apprécier être le responsable de certains faits qui avaient eu lieu au sein de cet orphelinat et à en prendre un plaisir malsain. Il secoua son visage en comprenant où ses pensées le menaient, et se ré attarda sur sa malle auprès de laquelle, il était précédemment occupé. Comme d’habitude, il devrait faire en sorte de la cacher à la vue des autres orphelins de Wool.

Ces maudits moldus.

Durant un instant, il songea à quel point il aimerait pouvoirs tous les faire souffrir sous sa baguette magique. Et cela avec des sorts qu’il avait pris le grand soin d’apprendre au sein même de bouquins et grimoires trouvés dans la section interdites de la bibliothèque de Poudlard. Les moldus pourraient tant lui servir de cobaye cet été. Mais il n’était encore qu’un étudiant de seize ans et user de ses pouvoirs volontairement reviendrait à recevoir une missive pour usage abusive de la Magie en dehors de l’école de sorcellerie. La trace l’empêchait d’agir à sa guise. Quel dommage. Mais certes, ce n’était certainement pas l’envie qui lui manquait. Et rien que d’y penser, il pouvait déjà ressentir ses cellules magiques frétiller jusqu’à ses bouts de doigts.

- Tommy ! Tu m’as manqué !

Tom releva brusquement son regard vers sa porte d’entrée, il eut à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu’un garçonnet aux cheveux roux courut vers lui afin de se jeter contre ses jambes, l’air heureux. Il se crispa d’abord au contact, agacé de ces élans émotionnels. Tom n’était certainement pas faible, bien loin de là, mais la vue des pupilles émeraudes du bambin de quatre ans lui serrait toujours le cœur à chaque fois qu’il se retrouvait en ces lieux. Il était un des seuls à ne pas subir son courroux. Il lui rappelait tant elle. Cette seule femme qui avait pris la peine de s’occuper de lui un jour. Mais elle était morte. Et cela le mettait toujours dans un état de fureur qui était telle qu'il ne valait mieux que personne ne prononce son nom en sa présence. Son jeune fils avait terminé lui aussi dans cet endroit froid et lugubre. Et il s’était promis d’en prendre le plus soin à chacun de ses retours.

Il était l’exception. Le moldu qu’il acceptait de tolérer autour de lui.

- Liam, je m’étonnais ne pas t'avoir encore vu te ruer par ici. Mais tu sais que je déteste quand tu te jettes ainsi sur moi, siffla-t-il un brin agacé par ses mièvreries.

Mais malgré ses propres mots, Tom lui rendit une étreinte maladroite. Et évidemment, son cadet ne prenait certainement pas en considération ses paroles.

Il était un habitué de ses réactions.

- Mais je sais que je t’ai manqué quand même, fit le petit garçon de bonne humeur, On va jouer à cache- cache avec Lianna. Je dois compter jusque 100 et la retrouver, tu veux jouer aussi ?

Tom Riddle, Héritier de Salazar Serpentard, lui fit les gros yeux alors qu’il entraînait par la main à l’extérieur de la chambre. Il était hors de question qu’il ne participe, lui, à un tel jeu.

Dans les couloirs, son amie d’enfance était accoudée contre un pan de mur et un sourire narquois étirait ses lèvres.

Le jeune préfet lui lança un regard noir, sachant pertinemment qu’elle était autant responsable que le petit garçon de cette situation.

Pourtant, au fond de lui, le petit garçon d’autre fois se sentait heureux de retrouver le petit Liam au sein de ces murs.

L’enfant avait toujours le don de rendre ses journées dans ce lieu bien moins maussade.
Dernière modification par chrisjedusor le 16 mai 2020 - 23:55, modifié 3 fois.
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Je te retrouverai en passant au dessus de la mort elle-même. # Lianna Sauwer ( oc)

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Haru Nonaka » 16 mai 2020 - 20:15

Titre : l'autre point de vue
Thème (écrit, image, citation ou musique) :écrit, citation et musique
Fandom :HP
Nombre de mots : 630
Personnages :
Rating : -12

spoiler possible fic
Show
Seules les ondulations sur l’eau sombre et tranquille aurait pus trahir la présence de l’embarcation qui descendait l’affluent et de ses passagers. Mais les regards de la petite foule étaient fixés autre part que sur les anormaux remous de la rivière. Ébahis, hébété, en pleur ou emplis par la joie d’un avenir retrouvé, des centaines de personnes s’était amassées par ici. Après tout malgré l’horreur cette nuit là, c’était le rêve d’une bonne partie de la population sorcière anglaise qui s’était réalisé. Elle enviait leur ignorance de tout ce qui s’était passé cette nuit là, la possibilité de profiter du sentiment de liberté qu’apportait la nouvelle sur toute les lèvres. « Voldemort était mort, Potter avait gagné », ainsi formulé ça ressemblait à une histoire pour enfant ou le héros défiait le méchant à la fin en duel et ou tout était bien, effaçant toute les souffrances et les pertes.

Il y avait dans la foule rassemblée pour témoigner de l'histoire qui s'écrivait, principalement des élèves qui n’avait pas l’âge de combattre et qui étaient resté ou revenus avec leur familles (certains avaient emmené des nourissons), quelques aurors et des curieux. Hermione remarqua même la silhouette de Rita Skeeter qui se disputait avec une aurore qui refusait catégoriquement de la laisser passer la barrière qu’ils avaient dressé pour empêcher d’autres personnes d’envahir le château, ou selon un autre point de vue, d’en sortir. Elle avait du tenter de se transformer en animagus si on en croyait sont teint d’un beau vert qui jurait avec son costume rose, un des contrecoup du maléfice qu’Hermione lui avait lancé des années auparavant. Hermione ne put s’empêcher de remarquer au delà de ca la pâleur des traits de cette sorcière qu’elle avait tant détesté, et sa coiffure ébouriffée, son ego ne se relèverais pas de l’affront qu’on lui faisait en l’empêchant de raconter a ces lecteurs ce qui se passait du côté de ceux qui avaient vécu cette bataille en exclusivité. Peut être que si ils l’avaient laissé passer ce jour là, elle ne se serait pas autant déchainée dans les semaines qui avaient suivit la bataille finale, se demanda t’elle, en regardant fulminer la journaliste. Mais si ils l’avaient laissé passée, Harry, Ron et elle aurait sans doute du dire adieux a tout moment d’intimité. Un instant la jeune femme eut envie de rire de la situation. Elle avait envie d’hurler à Rita qu’elle venait de voir passer ce qui était sans doute un des scoop de sa vie, trop occupée a se défouler sur une fonctionnaire, au lieu d’exercer son regard habituellement acéré sur ce qui se passait autour. Bien entendu elle se contenta de pousser sur sa perche, rabaissant le regard sur l’eau.

Un peu plus loin, elles passèrent sous le pont, poussant sur leur perches pour empêcher l’embarcation de balloter en rentrant sur les bords, d’ainsi trahir leur présence aux quelques personnes qui y étaient installées. Ici elle reconnu Mme Rosmerta qui distribuait des boissons et des couvertures au personnes qui ne cessaient d’afluer. Les premières calèches arrivèrent et la foule se fit soudain silencieuse tandis que les sombras et les cheveux dirigé par les soignants de sainte mangouste roulaient. Les deux jeunes femmes échangèrent un regard, sans arrêter leur route elle se forcèrent a détourner les yeux du cortège funèbre. Tournant le dos à l’aube, elles aussi portaient leur poid de souvenirs, elles aussi avaient traversé l’enfers cette nuit. Mais elle n’avaient pas encore le droit au repos, et ceux dont elles s’étaient octroyé la charge non plus. L’eau serpentait et bientôt le village eut disparu de leur champ de vision. L’eau sombre qui les emportaient au loin n’effacerait pas leur souvenirs, ce n’était pas le fleuve léthé. Pourtant il les portait vers autre chose, de nouvelles horizons et des retrouvailles.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par The Night Circus » 16 mai 2020 - 20:20

Titre : Une blague vaseuse
Thème (écrit, image, citation ou musique) : Voyage
Fandom :HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Bellatrix, Rodolphus
Rating : -12
Voir Bellatrix vêtue de blanc lors de son mariage était fort incongru, elle qui aimait tant le noir et le cuir, mais la préparation de cette lune de miel basculait de nouveau dans l'habituel. Rodolphus lui avait promis une croisière en méditerranée lors de laquelle elle pourrait massacrer tout les moldus présents avant de couler le navire, et elle caquetait presque de délice en remplissant ses valises.

-Bella, tu as prévu plus d'instruments de torture qu'il y n'y aura de moldus sur le bateau !

-Hahahah, idiot ! Cette valise-là se sont les sex toys...

L'anus de Rodolphus se contracta, paniqué.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par AlwaysLS » 16 mai 2020 - 20:22

Titre : Herr Mannelig
Thème (écrit, image, citation ou musique) : chanson
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 ( !)
Personnages : Albus Dumbledore
Rating :tout public
Le Directeur avait pris l’habitude de balader seul le soir dans le château. Alors qu’il marchait dans un couloir du quatrième étage, il entendit des voix mélodieuses provenant d’une des salles. C’était jour de chorale se rappela-t-il.
La musique lui rappelait quelque chose. C’était une comptine, puisée d’une légende médiévale. Les souvenirs se bousculèrent dans son esprit. Il connaissait bien cette chanson pour l’avoir entendue et fredonnée plus de cent fois. C’était sa préférée. Celle qu’on lui chantait pour la distraire. Le vieil homme essuya les larmes qui perlaient des ses yeux bleu. Cette chanson enfantine, c’était la favorite d’Ariana.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Eurydice
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Re: [Textes] Nuit du 16 Mai 2020 - Nuit Cent-sationnelle

Message par Eurydice » 16 mai 2020 - 20:30

Titre : /
Thème (écrit, image, citation ou musique) : "Je n'écouterai pas la raison. La raison trahit toujours la pensée de quelqu'un d'autre." (E. Gaskell)
Fandom : Atrides
Nombre de mots : 206
Personnages : Clytemnestre, Thétis, Achille
Rating : tout public
Finalement, Achille accompagna sa mère et Clytemnestre chez Ménélas. Mis au courant de la situation, il avait tempêté jusqu’à obtenir gain de cause. Iphigénie était son amie au même titre qu’elle était la fille de Clytemnestre. Touchée par son affection, celle-ci lui avait accordé le point. Folle d’inquiétude, son rythme cardiaque s’accélérait progressivement au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de la maison. Clytemnestre ne pouvait s’empêcher d’entretenir le fol espoir que sa fille serait bel et bien là, et que sa disparition n’était qu’un horrible malentendu. La tête baissée, elle refusait d’écouter la voix de la raison qui l’exhortait plutôt à se préparer à une nouvelle déception afin qu’elle fût moins violente.
— Ça va aller, Clytemnestre. Même si ce n’est pas aujourd’hui, on les retrouvera un jour, promit Thétis.
Son amie lui retourna un regard figé tandis qu’elle lui serrait la main pour lui montrer son soutien.
— Je sais que je ne devrais pas, marmonna Clytemnestre. Mais j’espère quand même que… Qu’ils seront là. Que tout ça n’est qu’un cauchemar.
Thétis se mordit les lèvres et se contenta de raffermir sa poigne sur la main de son amie. Sans un mot de plus, tous les trois poursuivirent leur route jusqu’à la maison de Ménélas.
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"Despair, or folly? It is not despair, for despair is only for those who see the end beyond all doubt. We do not. It is wisdom to recognize necessity, when all other courses have been weighed, though as folly it may appear to those who cling to false hope. Well, let folly be our cloak, a veil before the eyes of the Enemy!"
The Fellowship of the Ring, Tolkien

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