[Textes]Nuit du 1er avril 2020

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1926
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Charliz » 01 avr. 2020 - 23:37

Titre : /
Thème : Image et thème
Heure : 00h
Fandom : HP
Nombre de mots : 234
Personnages : Rose Weasley
Rating : TP
Rose courait si vite, si fort, depuis si longtemps que son corps luisait, que ses cheveux collaient à son front et que ses poumons avaient abandonnés depuis longtemps l’idée de se remplir à nouveau complètement. La musique s’échappant de ses écouteurs pétaradait contre ses tympans, suffisamment forte pour éteindre ses pensées mais pas la douleur.
Pourtant elle l’aurait, cette douleur. Elle l’aurait et elle l’oublierait… Pas vrai ?
« Compte là-dessus » semblait hurler la chanteuse dont la voix peinait à percer au-dessus de la basse et de la batterie.
Arrivée sur la plage, Rose trébucha et tomba de tout son long dans le sable. Elle resta un instant immobile, sonnée, puis plaqua son front sur le sol dans un sanglot. La vie était si merdique. Si merdique. Si…
A quel moment son monde avait-il tourné vinaigre ?
Elle serra les poings sur les grains, les sentant s’échapper entre ses doigts aussitôt pris au piège. Eux au moins, étaient libres. Elle, elle resterait épave, prostrée sur une plage, écrasée par le chagrin ou peut être bien par la colère.
Au moins, elle était là, pas vrai ? Au moins.
Elle se redressa douloureusement, levant les yeux vers le jour levant alors qu’une nuée de mouettes tournoyait au-dessus de sa tête. Libre, reprenant leurs droits sur le ciel qu’elle avait désertée.
Il fut un temps où voler la ramenait sur terre. Revolerait-elle un jour ?
Image[/url]

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 4058
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par BellaCarlisle » 02 avr. 2020 - 00:03

Titre : La vie reprend ses droits
Thème : Image
Heure : 00h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 365
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC)
Rating : Tout public
Le cri des oiseaux tire Daisy de son sommeil. La vague de bonheur qui déferle dans son cœur la fait rire aux éclats et elle quitte son lit avec précipitation pour ouvrir les volets. La lumière solaire l’éblouit un court instant, elle inspire l’air frais qui gonfle ses poumons. Sans prendre la peine de se changer, elle dévale les escaliers avant de sortir, un sourire aux lèvres. La vie reprend enfin ses droits, les animaux reviennent dans cet endroit qui n’a connu que l’obscurité et le silence pendant de nombreux siècles. L’ancienne Serdaigle sait qu’il faudra du temps avant que tout puisse rentrer dans l’ordre mais c’est un bon début. Elle a enfin trouvé la paix, sans cauchemar, sans crainte de représailles, sans l’ombre permanente du dieu vengeur.

Elle a gagné. Elle, Daisy Scrimgeour, qui n’était rien, elle a réussi à rompre la malédiction. Ses années à Poudlard ont porté leurs fruits, l’amour de son père a su lui ouvrir la voie. Elle regrette qu’il ne soit pas là pour fêter cette victoire avec elle, elle aurait eu tant de choses à lui montrer, à commencer par ce lieu enchanteur où elle a établi son refuge. Elle pense que peut-être, quelque part, ses parents sont fiers de ce qu’elle est devenue, même si elle n’aura jamais la joie de partager tout cela avec eux. Sa famille a trop sacrifié, le prix à payer a été élevé face à ce qu’ils ont reçu en retour.

Le cœur lourd, Daisy s’allonge dans l’herbe. Le bonheur a cédé la place à une mélancolie qui assombrit son regard et alourdit sa peine. À elle aussi, il lui faudra du temps pour se reconstruire. Elle a laissé derrière elle des personnes qui lui sont chères et qui méritent qu’elle leur adresse son pardon. Faith, Gareth, Millie, Irène, ils ont tous été présents pour elle. Particulièrement Irène qui a été un soutien infaillible depuis la mort de son père. Elle voudrait les revoir et s’excuser pour la distance qu’elle a instaurée entre eux. Elle ne pouvait pas accepter de les mettre en danger, il y avait trop de risques, mais elle aurait dû prendre le temps de leur dire la vérité.
Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 776
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Haru Nonaka » 02 avr. 2020 - 00:13

Titre : réveil ensoleillé
Thème : Image et thème écrit
Heure : 00h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 408
Personnages : la vraiment je n'en ai aucune idée pour l'instant ^^
Rating : Tout public
La carcasse de l’avion tant photographié était devenue pour quelques heures le refuge d’un oiseau de nuit errant fuyant dans la lumière de l’aube, à bout de souffle.

Maintenant que le soleil était à son zénith, elle s’eveillait. La gorge sèche et des courbatures partout la jeune femme émergea au soleil, trainant son sac en toile rose délavée à sa suite, dans la poussière.

Le soleil blessait ses yeux, mais sa chaleur réchauffait ses membres engourdis et douloureux.
Elle chercha a taton une bouteille d’eau dans son sac, qu’elle se force à ne pas vider entièrement.

A l’horizon la plaine côtière semblait infinie, désert peuplée seulement de mouettes bavardes.
Elle ne savait pas combien de temps il lui faudrait pour retrouver une âme humaine dans ce décors de fin du monde.

La jeune femme rangea la bouteille dans son sac et sortit son portable. La batterie n’avait pas tenu. Elle n’aurait de toute façon pas vraiment su qui appeler. Alors c’était sans doute mieux comme ça, elle ne serait pas tentée. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer que l’un de ses contacts soit lié à la bande de l’autre soir, le SMS qu’elle avait reçu avait pu être envoyé seulement par quelqu’un qui avait son numéro après tout. C’est pour ca qu’elle ne s’était pas méfiée et s’était éloigné du coeur de la rave et de sa foule protectrice pour se rendre à l’arrière des camions de régie.

Elle avait baissé sa garde, encore une fois.

Ils l’attendaient en embuscade. Sans la nuit pour lui servir de refuge, ses réflexe et la proximité des moldus, elle aurait été capturée sans mal. Mais elle avait réussi à Stupéfier deux d’entre eux, renverser un barnum sur les autres, en avait profité pour se rendre invisible et avais filé vers la mer.

Ils ne l'avaient pas poursuivie, ils avaient du penser qu’elle était retournée se mêler à la foule. Elle espérait que les moldus n’avait rien vu, elle ne voulait pas ajouter encore des charges à son dossier.

Sentant que le soleil commençait à l’étourdir, la jeune femme sorti sa baguette et lancea un sort de protection pour éviter l’insolation avant de se mettre en route.
Elle plaça sa main en visière pour observer l'horizon.
Un peu plus loin, vers la côte elle apercevait un groupement d’oiseau plus dense qu’ailleurs, sans doute qu’un bateau de pèche mouillait dans les environs. Elle rangea sa baguette dans sa poche, puis se mit en route.

Avatar de l’utilisateur
Dedellia
Bulle de douceur
Messages : 2979
Inscription : 21 oct. 2012 - 19:13

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Dedellia » 02 avr. 2020 - 00:33

Titre : L’heure du thé
Thème : image de la tasse de thé
Heure : 1h
Fanfom : Harry Potter
Nombre de mots : 123
Personnages : Andromeda Black
Rating : Tout public
Andromeda s’ennuyait. Les dimanches à l’heure du thé, tout l’entourage féminin de sa mère se regroupait et elle devait subir deux longues heures de discussions hypocrites et tout bonnement horribles. Les commérages, les accusations, les moqueries... Les traitres à leur sang, les sang de bourbe, les moldus... Tous ces gens qu’ils jugeaient infréquentables y passaient. Et Andromeda ne pouvait rien faire d’autre que serrer les dents sans que ça ne paraisse ou boire une gorgée de thé quand les propos de l’une devenaient insoutenables et risquaient de la faire répliquer. Ce thé avait toujours un goût exécrable. Il goûtait son ressentiment et son dégoût. Dégoût envers ces dames, mais aussi envers elle-même de supporter tout ça.
Image
:boing: :boing: :boing:

Avatar de l’utilisateur
Bellatrix1992
Animagus non déclaré
Messages : 362
Inscription : 15 oct. 2019 - 17:16

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Bellatrix1992 » 02 avr. 2020 - 00:35

Titre : Une blessure qui cicatrise
Thème : Surprise
Heure : 01h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1162
Personnages : OC
Rating : Tout public

Attention, encore un spoiler de Severus et la rose blanche!
Spoiler
Show
Federica n’avait pas eu besoin d’ouvrir le paquet pour savoir ce qu’il contenait.
En revanche le recevoir était une vraie surprise, et comprendre comment diable Angela avait réussi à sauver ce miroir lui demeurait impossible.
La robe brune qui lui avait été donnée possédait l’avantage d’être faite d’un tissus ample et épais, Ainsi que de posséder une grande poche. Federica soupçonnait d’ailleurs qu’à l’origine, c’était plutôt une robe d’homme.
Quoi qu’il en soit, elle n’avait eu aucun mal à dissimuler le miroir et, au bout de plusieurs heures, put enfin s’isoler pour le déballer et y jeter un œil.
Comme elle s’y attendait, il ne fallut que quelques secondes pour que sa cousine apparaisse dans le reflet. Un sourire se forma sur ses lèvres.
- Comment vas-tu ? Lui demanda Angela sans préambule.
- Bien, rassure-toi, répondit Federica. Ces gens-là ne sont pas mauvais. Mais j’ignore ce que sont devenus Antonin et William. Je n’ai pas beaucoup de temps…
- Antonin et William sont avec nous, tu n’as plus à t’en faire. William a eu l’excellent réflexe d’attraper son père directement au travail quand il a appris ton arrestation, ils ont pris un avion jusqu’à Stuttgart en laissant tout derrière eux et le village de Seebach les a accueillis comme réfugiés.

Sous l’effet du soulagement et de la surprise, Federica sentit les larmes lui monter aux yeux. Son mari et son fils étaient donc vivants.
- Et toi, dit-elle d’une voix fébrile, moitié riant moitié pleurant. Dans quoi t’es-tu encore fourrée ?
- Dans les ennuis, comme à mon habitude, répondit Angela. Et il y a fort à parier que j’y laisserai au moins ma place de supérieure. Schwester Athénaïs n’attend plus que ça, même si j’aimerais que Schwester Théa se présente aussi, elle aurait ses chances et je serais plus tranquille de savoir l’école entre ses mains. Mais passons aux choses sérieuses, comment les Malefoy ont-ils appris qui j’étais ?

Federica soupira et lui raconta à voix basse les événements qui s’étaient enchaînés depuis leur arrivée au manoir, y compris le comportement équivoque d’Ignacius. A vrai dire, Angela était la seule à qui Federica pouvait confier ce genre de choses. Comme l’horloge tournait, elle ajouta :
- Je vais devoir y aller, de quoi as-tu besoin ?
- De renseignements, répondit Angela. Je t’enverrai des messages puisque ces miroirs sont capables de les garder plusieurs jours. Ne prends pas de risques mais essaie de me répondre. Et ne te fais pas trop de bile pour se châtelain. Maintenant qu’il sait qui tu es je doute qu’il aille beaucoup plus loin. Si besoin, je le reverrai.

Federica acquiesça, mais à présent elle devait y aller car on allait se demander où elle se trouvait. Elle salua sa cousine et rangea avec précaution le miroir dans sa poche. Puis elle retourna comme si de rien n’était à son poste de la buanderie.

Quelques heures plus tard, elle sentit dans sa poche le miroir qui chauffait. Pas surprise le moins du monde et consciente que le message n’allait pas disparaître, elle fit taire son impatience du mieux qu’elle put et tint bon jusqu’à ce que tout le monde soit couché. Enfin, elle sortit silencieusement, se rendit aux sanitaires dans lesquels elle s’enferma et sortit le miroir.

Angela lui demandait s’il existait des sortilèges de protection autour du manoir. Voilà qui était surprenant, comment aurait-elle pu le savoir ? En même temps empêcher leur fuite semblait une chose logique, il faudrait qu’elle en aie le cœur net. Et cela devrait attendre le lendemain.

Elle retourna se coucher et prit soin de cacher le miroir sous son oreiller afin d’éviter qu’on le lui vole et à la fois de le casser.

L’occasion de tester les protections du manoir se présenta dès le lendemain, comme elle l’avait espéré. Comme il faisait plutôt beau, bien que froid, le enfants furent chargés de débarrasser les massifs du jardins des pierres qui jonchaient la terre. Toute l’après-midi y fut consacrée et Federica eut ainsi le loisir de s’approcher des limites de la propriété.
Comme elle se trouvait près des grilles qu’on leur avait défendu de toucher, elle fit mine d’une maladresse, perdit l’équilibre et se raccrocha à une des barres de métal.

La douleur qui irradia aussitôt sa main lui arracha un hurlement et elle la retira précipitamment, achevant de tomber par terre. La surprise passée, elle regarda sa main : celle-ci était lacérée et le sang coulait abondamment. Joy qui se trouvait à côté d’elle poussa un cri, Federica plaqua aussitôt sa main indemne sur sa main blessée et s’éloigna du groupe d’enfants.
Nephtis avait accouru à son cri et lui lança un regard peu amène, aussi Federica feignit-elle la surprise :
- Je suis tombée contre la grille du massif, dit-elle. Et il y a quelque-chose mais je ne sais pas quoi qui m’a joliment coupé la main. J’espère que j’ai rien dans la blessure.

Disant cela, elle tendait sa main ensanglantée à Nephtis qui recula :
- Allez nettoyer ça et revenez vite, gronda la vieille femme.

Federica ne se le fit pas dire deux fois, elle gagna les sanitaires et là seulement ôta sa main de la blessure. Sans grande surprise mais avec un réel soulagement, elle constata que la plaie achevait de se refermer. Passant sa main sous l’eau pour nettoyer le sang qui avait coulé, elle sortit le miroir et appela Angela. Celle-ci apparut après quelques secondes :
- Il y a des charmes, lui dit Federica. Et ils sont dangereux.

Elle lui raconta rapidement son stratagème et sa cousine sourit :
- Bien joué. Comment va ta main ?
- Pas mal, ça s’est complètement refermé avec l’eau. Merci au sang qui coule dans mes veines.

Mais elle ne pouvait s’attarder plus sans prendre de risques, aussi elle rangea le miroir et quitta la salle d’eau pour retourner à son poste.
Elle n’avait pas traversé le couloir qu’elle croisa Ignacius, alarmé :
- On m’a dit que vous aviez été blessée, lui dit-il sur un ton inquiet.
- Ce n’est rien, regardez c’est déjà refermé.

Ignacius écarquilla les yeux à la vue de la blessure dont ne subsistait plus qu’une cicatrice un peu rouge.
- Comment est-ce possible ?
- C’est lié à notre sang, répondit-elle. Certaines de nos ancêtres étaient des ondines et nos blessures cicatrices à une vitesse surnaturelle. C’est pour cela que je me suis dépêchée d’aller nettoyer ma plaie, si elle s’était refermée avec un corps étranger à l’intérieur, c’était l’infection assurée.
- Vous avez du sang d’ondine dans les veines ? Mais je croyais que…
- Ma cousine est une semi-ondine, compléta Federica. Mais toute la famille a une ou deux ancêtres ondines dans sa généalogie. Il n’est pas impossible que mon arrière grand-mère, la mère de Kleine, en ait été une. Enfin, on sait qu’il y en a dans l’arbre généalogique…

Ayant dit cela, elle s’inclina devant le chatelin, et prit congé pour retourner auprès des enfants.
Image

Pas ma fille espèce de garce!

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2931
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Mikoshiba » 02 avr. 2020 - 00:55

Titre : Le thé des sorcières
Thème : Surprise + l'image
Heure : 01h
Fandom : Original
Nombre de mots : 287
Personnages : /
Rating : /
Le thé des sorcières
Tout le monde s’en méfie
Les villageois le craignent
Il a mille vertus
Et mille vices

Pourtant, nombreux sont ceux
Qui, en cachette
Poussent la porte de la masure en bordure de forêt
Souvent déguisés
Ou masqués
De peur d’être reconnus

Nombreuses sont celles
Qui s’aventurent courageusement
Parmi les arbres
Un châle sur la tête
Un panier de fruits sous le bras
En offrande pour les enchanteresses

Quelle ne serait pas votre surprise si vous saviez
Le nombre de visites que reçoivent chaque jour
Celles qui ont été bannies du village
Celles qu’on dit capables
De faire revenir les morts
Et de parler aux loups-garous

Quelle ne serait pas votre surprise si vous saviez
Le nombre de suppliques qui leur sont adressées
Par ces mêmes personnes qui voudraient les voir sur un bûcher
Enflammées
Agonisantes
Impuissantes

Mais leur thé les sauve
Il peut empoisonner un mari
Rétablir un enfant fiévreux
Faire tomber amoureuse une damoiselle
Attirer la fortune
Faire revenir l’être aimé

Leur thé fabuleux
Aide les seigneurs à prendre les meilleures décisions
Aide les paysans à travailler toujours plus dur
Aide les prêtres à se rapprocher de leur créateur
Aide les voisins à enterrer la hache de guerre
Aide les enfants à faire leurs dents

D’aucuns disent
Qu’un jour un chevalier avide de gloire
A osé les défier
À l’auberge du village, il exaltait la foule
Hurlant que le pouvoir de celles qui vivent dans les bois
Était contre l’ordre établi des choses

Il était charismatique
Et la foule sous le charme de ses paroles
Il arriva un instant où le chevalier raffiné voulut se désaltérer
Il demanda du thé
Il lui en fut servi.

Il disparut en un battement de cil.
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1926
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Charliz » 02 avr. 2020 - 00:58

Titre : /
Thème : l'image
Heure : 01h
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages : Marie-Elisabeth C et Joseph C
Rating : /
Mazy porta la tasse à ses lèvres avec une lenteur infinie, luttant pour ne pas lever les yeux vers l'homme qui lui faisait face.
Joseph n'était pourtant pas vilain, pour son âge, et elle avait très souvent joué de son charme en sa présence pour obtenir un pourboire entre deux doses de whisky ou pour éviter d'avoir à porter elle même un énième panier rempli de poissons puants sur le port. C'est quelque chose qu'elle savait faire, Mazy. Elle était belle, ça l'avait toujours aidé, mais c'était aussi ce qui l'avait mis dans le pâté à de nombreuses reprises... deux fois surtout. Pour la société, elle était devenue une paria, pour sa famille s'était bien pire... avoir un enfant naturel était une chose, mais depuis que son petit Henri était né l'année précédente...

Mazy tourna le regard vers la baie vitrée qui donnait sur le lac, puisant ses forces pour relever les yeux vers Joseph.

"Il fait bien beau, n'est ce pas ?" s'exclama-t-il.

Mazy sourit poliment en remuant la cuillère dans sa tasse presque vide. De tous les hommes de deuxième âge qu'elle avait eu l'occasion de croiser, Joseph devait être le plus respectueux et le moins dragueur. C'était pour ça qu'elle avait accepté de le rencontrer cet après midi là. Il était d'un naturel calme et bien élevé, veuf depuis 10 ans mais sans enfants, et grâce à la ferme de sa famille avait une bonne situation.

Depuis son retour de la guerre une année plus tôt, il n'avait cessé de venir en ville rendre visite à son cousin, l'oncle Chatelain de Mazy, à chaque fois avec des avances. Elle avait fini par cédé une entrevue, elle ne s'engageait à rien.... mais Joseph avait tout de même 16 années de plus qu'elle et ça, ce n'était pas possible.

"Elisabeth... je ne vais pas m'étendre en banalité, je pense que mes intentions sont claires. Qu'en pensez vous ?"

Un non catégorique, voilà ce qu'elle en pensait. Elle avait toujours eu en horreur l'idée d'épouser un homme plus vieux, mais l'idée d'être à nouveau enceinte, de devoir enfanter un ou deux héritiers, d'être enchaînée à un rôle de mère au foyer, de devoir abandonner une indépendance finalement atteinte...

"Je ne sais pas, repondit-elle sérieusement, le regard perdu dans le fond de sa tasse de thé.
- Je vous comprends, je... Quitter votre famille et vos amis..."

C'est vrai qu'elle devrait quitter Thonon...

"Et les garçons, qu'en ferez vous ?
- Ils seront les bienvenus chez nous, bien évidemment. Je pourrais leur apprendre le métier lorsqu'ils seront en âge."

Apprendre à cultiver alors qu'ils n'heriteront jamais de la ferme ?
Mazy Sentit les larmes lui monter aux yeux : de toute manière, ses fils n'auront aucun héritage. N'était ce pas une chance qu'elle leur offrirait ? Apprendre un métier et avoir un père...

"Elisabeth... je me doute que ce n'est pas une vie de rêve que je vous offre... vous êtes si jeune et si belle. Mais... "

Mais avec sa condition, étant donné son âge, elle ne pouvait refuser une telle proposition.
Elle releva la tête avec un sourire entendu mais le regard éteint.

"D'accord."
Image[/url]

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 4058
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par BellaCarlisle » 02 avr. 2020 - 01:03

Titre : /
Thème : Image
Heure : 01h
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 481
Personnages : Maria Hill, Amélia Cross (OC)
Rating : Tout public
Les mains d’Amélia se mettent à trembler lorsqu’elle essaye de servir le thé et c’est Maria qui prend le relais. Les deux femmes n’échangent aucune parole, le silence est un moyen de communication plus efficace après la terrible nouvelle. La brune a l’impression qu’une partie de son monde vient de s’effondrer sans pouvoir en réparer les dégâts et elle ne peut que tenter maladroitement de garder la tête haute. Elle sait qu’il y avait quelque chose d’anormal dans la résurrection de Phil mais elle n’imaginait pas que les membres du Shield auraient eu l’audace d’utiliser leurs expérimentations sur l’un de leurs plus fidèles agents. Elle revoit l’expression presque désinvolte de Coulson alors qu’elle-même se posait mille et une questions. Ses doigts se resserrent autour de la tasse et elle boit une gorgée du breuvage, laissant l’amertume du thé effacer quelques instants le goût salé de ses larmes.

Elle a toujours servi au mieux ceux qu’elle croyait être les grands gardiens de l’humanité mais chaque nouvelle découverte ébranle plus fortement ses convictions. John lui a fait assez de mises en garde au sujet de ceux pour qui ils travaillent mais jamais elle n’aurait supposé lire de telles pratiques dans leurs dossiers. Maria a tenu à lui apprendre toute la vérité, ce dont elle n’avait aucune obligation, et Amélia songe avec ironie que désormais, elle préfèrerait tout ignorer. Les conséquences des manipulations sur l’esprit de son ancien officier superviseur ne sont pas sans séquelles, elle a lu assez de rapports sur les ravages causés par ses substances psychotropes ou des artéfacts mal maîtrisés. Fury n’a pas juste ordonné de soigner son agent, il l’a ramené à la vie, ce qui est contraire aux lois naturels.

« Pourquoi ? demande Amélia. Pourquoi m’en parles-tu alors que je n’ai pas les accréditations nécessaires pour en savoir autant ? »

Maria prend le temps de finir le contenu de sa tasse avant de lui répondre. Pour la première fois depuis qu’elles se connaissent, il y a trop d’hésitations entre elles. Elles ont travaillé dans des branches différentes du Shield, Amélia n’a pas franchi les mêmes limites que son amie.

« Il fallait que tu le saches, déclare le bras droit de Fury. Je n’aurais jamais dû t’en parler mais Phil a été ton formateur et je sais que tu tiens à lui comme à un père.
— Je ne vais plus pouvoir le regarder en face sans penser à tout ce que vous lui avez fait. Est-ce que c’était vraiment une nécessité ?
— Il était mort, Amélia.
— Comme beaucoup d’autres agents. J’étais là pendant la bataille de New York, j’ai moi-aussi aidé à contacter les familles. »

L’agent Hill est la première à détourner les yeux. Amélia reporte son attention sur la tasse entre ses mains, tasse devenue plus froide alors que ses émotions menacent de déborder et de montrer au grand jour ce qu’elle cache difficilement.
Image

Avatar de l’utilisateur
Bellatrix1992
Animagus non déclaré
Messages : 362
Inscription : 15 oct. 2019 - 17:16

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Bellatrix1992 » 02 avr. 2020 - 01:25

Titre : La maison de Federica
Thème : Image
Heure : 02h
Fandom : HP
Nombre de mots : 542
Personnages : OC
Rating : Tout public
Spoiler
Show
La maison de Federica et Antonin Scott était entourée de végétation. De loin, elle semblait même délabrée avec les pavés disjoints et couverts de mousse de sa cour, et sa façade en briques qui lui donnait l’air d’une habitation de mineur mal vieillie.
Mais de près, on remarquait de nombreux coins bien aménagés dans le jardin, un potager écolo mais bien entretenu, et l’intérieur était charmant.

Federica accueillit Gilda avec effusion, les deux femmes se donnant une accolade limite fraternelle. Bien que sept ans aient passé depuis la guerre, et que des cicatrices les marquent, toutes les deux semblaient presque plus jeunes que lors de leur dernière rencontre. L’ancienne esclave serra aussi Joy dans ses bras et la complimenta :
- Mon dieu, mais tu es une vraie femme à présent ! J’imagine que tu as toujours ton caractère affirmé.

Joy était heureuse de la retrouver, c’était clair. Eris quant-à-elle hésitait un peu, gênée de se retrouver devant la femme qui avait bien failli laisser sa vie sous les crocs de Greyback, celle pour qui son père avait trouvé la mort aussi. Elle n’éprouvait aucun ressentiment contre elle mais se sentait étrangère ou malvenue.
Toutefois Federica finit par s’arracher de l’étreinte que Joy lui rendait de toutes ses forces, et se dirigea vers Eris, un sourire aux lèvres.
- Tu as aussi bien grandi, j’ai eu beaucoup de nouvelles de toi par ta grand-mère. Il paraît que tu es extrêmement brillante ! Et maintenant tu décides de changer d’école.
- Oui, répondit doucement Eris, la gorge soudain nouée par l’anxiété.
- Tu m’as l’air bien inquiète, remarqua alors Federica en l’entourant de ses bras.
- C’est qu’elles ont l’entretien demain, expliqua Gilda.
- Tout se passera bien, la rassura Federica. Venez je vais vous montrer vos chambres !

Elle les entraîna à l’étage et fit entrer Gilda dans la chambre d’amis, avenante et donnant sur le reste du village de Seebach, puis dirigea les deux jeunes filles vers une chambre à deux lits qui donnait sur le jardin et la forêt.
- C’est la chambre de mon fils, leur expliqua t-elle. Il y a deux lits parce qu’il invite fréquemment des amis pour faire de la randonnée pendant les vacances. Là il finit ses études de médecine à Stuttgart.

Elle les entraîna vers la fenêtre et désigna un point ocre dans la forêt.
- Vous voyez cette trouée ? Leur demanda t-elle.
- Oui, répondit Joy.
- Et bien en remontant de deux cents mètres, on arrive à l’école. C’est le point de transplannage, comme à Poudlard l’école est cachée aux personnes qui se trouvent à l’extérieur, et surtout aux moldus. Mais ne vous inquiétez-pas, vous aurez le temps de tout découvrir.
- Si on est acceptées, répondit Eris, exprimant ainsi son anxiété.
- Allons, courage, la sermonna Federica. Je vous laisse vous installer et dans une heure on prend le thé !

Ayant dit cela, elle sortit de la pièce et Joy la regarda disparaître en souriant :
- Elle s’est vraiment bien remise, dit-elle à Eris qui acquiesça.

Une belle aventure s’annonçait
Image

Pas ma fille espèce de garce!

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1926
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Charliz » 02 avr. 2020 - 01:26

Titre : Une empreinte dans le temps
Thème : Image
Heure : 02h
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages : Maximin B et Marie-Adelina C
Rating : Tout public
Maximin était tombé amoureux d'Adélie la première fois qu'il l'avait vu.
Ils n'étaient pourtant pas du même village et elle qui travaillait comme toute sa famille avant elle l'avait fait, dans les arrières du manoir de Grougé, au service du notaire du coin.

S'il n'avait jamais racheté la ferme dans laquelle travaillait sa famille depuis des générations, il n'aurait jamais eu besoin d'un notaire et n'aurait donc jamais rencontré Adélie

Lorsqu'il signa le registre, scellant leur union pour l'éternité, Adélie lui renvoyé un sourire éclatant. Maximin imagina leurs nombreux enfants, puis la flopée de petits enfants qu'ils leur feraient. Il pris pour vivre assez vieux et connaître cette retraite; avec cette merveilleuse femme qui était désormais la sienne à ses côtés.

Peut être qu'un jour, un de leur descendant démontrait le temps jusqu'à cet acte de mariage et jusqu'à eux. Peut être se rendrait il au Manoir où tout avait un jour débuté. Il n'y trouvera certainement que des ronces et des ruines mais peut être il sentirait qu'entre eux, il n'y eut jamais intérêt ou arrangement. Seulement un merveilleux hasard et un troublant amour.
Image[/url]

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2931
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par Mikoshiba » 02 avr. 2020 - 01:28

Titre : Fin d'août
Thème : L'image
Heure : 02h
Fandom : Original
Nombre de mots : 62 mots
Personnages : /
Rating : /
L’air est encore chaud
Même si les jours diminuent
Les feuilles sèchent
La terre du jardin vide craquelle

Sous les pieds nus
Les pavés brûlés par le soleil
Et entre les doigts
Des grains de raisins gorgés de jus

Le chat est couché à l’intérieur
Dans une flaque de lumière
Sur la table, un thé noir semble attendre
Un biscuit sablé l’accompagne
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 4058
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes]Nuit du 1er avril 2020

Message par BellaCarlisle » 02 avr. 2020 - 01:55

Titre : /
Thème : Image
Heure : 02h
Fandom : Esprits criminels
Nombre de mots : 273
Personnages : Mackenzie Clark (OC), l'équipe
Rating : Tout public
« Ce n'est pas ici, déclare Rossi en abaissant son arme. »

La conclusion s'est imposée à eux dès qu'ils ont vu l'état de délabrement de la grange. Le corps de ferme semble être un peu entretenu mais ce n'est pas suffisant pour dissimuler des enfants. La propriété n'est pas isolée de celles qui l'entourent, des cris seraient forcément perceptibles par les voisins les plus proches. Mackenzie comprend qu'ils viennent de perdre du temps, une fois de plus, et elle sent peser sur elle l'ombre menaçante du désespoir. Ils ont déjà dépassé le délai selon lequel il y a une chance de retrouver les victimes en vie - Spencer n'a pas manqué de rappeler les statistiques à ce sujet - et chaque heure qui s'écoule les éloigne de la possibilité de réunir des familles. Toutefois, ils vérifient les lieux, pour ne pas passer à côté d'un détail important. J. J fait une remarque sur la vie qu'elle pourrait mener dans un tel endroit, détendant un peu l'atmosphère. Si la situation n'était pas aussi terrible, la ferme serait presque accueillante.

Les signalements qui indiquent que tout est à l'abandon résonnent dans l'oreillette de Mack. Elle s'asseoit sur les marches du perron et se concentre sur les informations dont ils disposent. Elle ne parvient pas à faire abstraction aux voix de ses collègues et elle laisse son regard errer sur le paysage. Son esprit imagine Matthew, insouciant, en train de courir entre les hautes herbes. La vision éphémère de son fils fait vaciller sa concentration et la secoue de l'intérieur.
Image

Verrouillé

Revenir à « La Tour d'Astronomie »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités