[Textes] Nuit du 17 septembre

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

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Eanna
The Girl in the North
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Eanna » 17 sept. 2011 - 22:10

Titre : A la tombée du soir
Thème : Lumière
Fandom : Original
Nombre de mots : 828
Personnages :
Rating : Tout Public

Ce soir, alors que le soleil se couche sur le Connemara, il offre un spectacle à nul autre pareil. La plaine est baignée de sa lumière, à la fois chaude et réconfortante. Les rayons ont percé les nuages et la pluie s’est éloignée. Cela ne dure pas, l’orage gronde au loin. On le sent arriver, les bêtes sont agitées, les insectes volent bas.

Daithe sort de sa maison et inspire l’air pur, empli des effluves de bruyère humide et d’humus. Cette terre, c’est la sienne. Elle y est née, elle y a grandi et ne la quittera qu’à sa mort pour rejoindre Tir na nÓg, le Pays de l’Éternelle Jeunesse. Ce sera un voyage, une aventure de plus. Daithe est heureuse car elle ne craint pas la mort, elle ne vit pas dans la peur continuelle de mourir. Non, elle profite de chaque jour qui passe.

Ce soir, elle veut galoper. Elle veut sentir le vent sur son visage, la pluie ruisseler sur ses joues et la lumière caresser ses cheveux. Sans se demander s’il est raisonnable de partir seule par ce temps, alors que la nuit tombe, elle court à la grange. Ce soir, elle oubliera sa maladie qui la ronge de l’intérieur et que personne ne peut guérir.

La porte grince en s’ouvrant. Daithe siffle. Un hennissement lui répond, suivi d’une petite galopade. Le poil gris de Gaoth, son cheval, luit sous les derniers rayons de soleil qui filtrent à travers la fenêtre et les fissures du bois. Daithe pose son front sur son chanfrein et ferme les yeux. Sa maladie la fatigue, Gaoth lui donne son énergie. Elle rouvre les yeux, passe ses doigts dans les crins de l’animal et l’enfourche sans tarder.

L’effort l’oblige à s’appuyer sur l’encolure du cheval pour se reposer. Le soleil décline, elle veut profiter de ses derniers rayons. Peu importe la fatigue, peu importe la maladie. Elle empoigne les crins avec fermetés et donne un léger coup de talon à Gaoth. Elle chevauche pieds nus, à cru, comme toujours. Elle connaît sa monture par cœur, il la connaît de même. Tous deux n’ont guère besoin de mots pour se comprendre, un regard et un contact suffit. A la légèreté de l’effleurement des talons de Daithe sur ses flancs, Gaoth sait qu’elle est encore affaiblie. Il marche doucement, attendant de sentir la poigne de sa cavalière se faire plus ferme, signe qu’elle voudrait galoper.

Ce signal ne tarde pas à venir. Daithe presse un peu plus ses talons sur les flancs de Gaoth et celui-ci s’élance. Les voilà partis, filant sous le vent, traversant la plaine. Au loin, les montagnes. Elles ne sont pas hautes, certes, mais Daithe n’en a jamais vu d’autres et elles lui donnent l’impression de toucher le ciel. Gaoth galope toujours plus vite, ses sabots semblent ne plus toucher le sol.

La pluie est là, la lumière du soleil n’est plus qu’une infime brume blanche à travers les nuages. Le brouillard gagne, la nuit tombe. Bientôt, l’on ne verra plus rien. Alors Daithe presse un peu plus ses talons et Gaoth accélère. Son visage est détrempé, ses cheveux dégoulinent d’eau mais qu’à cela ne tienne. Il n’est rien de plus agréable que de se sentir si pleine de vie. L’air dans ses cheveux, l’eau sur sa peau, la terre sur laquelle elle galope, le feu dans l’énergie de Gaoth. Elle savoure l’instant, comme toujours.

Ses forces l’abandonnent, elle le sait. Mais elle ne veut pas s’arrêter, elle veut continuer, et profiter. Le soleil est derrière eux, il disparaîtra dans peu de temps et alors tout sera noir. On verra au loin les fenêtres de la maison, éclairées, ce sera leur seul guide. Daithe se cramponne aux crins de son cheval, elle se sent glisser sur le poil mouillé. Sa tête lui tourne, elle maudit cette maladie qui l’empêche de vivre comme elle le voudrait.

Elle sent Gaoth ralentir. Il a compris qu’elle faiblissait, et elle l’en remercie d’une caresse sur l’encolure. Comme cette sensation est étrange… Elle a l’impression d’être ailleurs, de se détacher de son propre corps. Et cette lumière, là-bas, quelle est-elle ? Des effluves inconnus lui parviennent, elle ne saurait les identifier. Mais cette lumière est si belle, si douce. Ce n’est pas le soleil, il est derrière eux. Elle ignore pourquoi, mais elle sait qu’elle doit la suivre.

Gaoth saura rentrer seul, il ne peut pas la suivre, il le sait sûrement. Daithe met pied à terre. Elle effleure son cheval sans le toucher et le regarde s’ébrouer puis rebrousser chemin vers la maison. Elle ne pense pas à la réaction de ses parents, elle sait qu’ils comprendront. Elle sera enfin heureuse, exempte de douleur et de fatigue, exempte de tous maux.

Elle regarda la lumière. Une musique entraînante lui parvient, des chants enjoués. Tout est exactement comme on le lui a conté. Tir na nÓg lui ouvre ses portes, elle les franchit sans se retourner. C’est une nouvelle vie qui commence.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ocee » 17 sept. 2011 - 22:14

Titre : Notre lumière
Thème : lumière (22h-23h)
Fandom : HP (disclaimer : personnages et univers appartiennent bien évidemment à J.K. Rowling et je ne touche pas une seule petite noise pour l’écriture de cette fiction ;)
Nombre de mots : 544 mots
Personnages : surprise ^^
Rating : tout public
Note : texte écrit dans le cadre des nuits d’HPF. Le principe ? Un thème donné pour nous inspirer un texte, une heure pour le rédiger ! Et ça s’enchaîne de 21h00 à 4h00 du matin…
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La lumière ne filtre pas ici, ou si peu.

Je les distingue vaguement à quelques mètres de ma position, mon acuité visuelle étant un peu moins diminuée que le reste de mes forces.
Ils me croient probablement endormi ou tout du moins assoupi. Il est dur de vraiment se reposer en un lieu comme celui-ci.

Ce sont des enfants courageux et généreux qui font leur possible pour essayer de soutenir le vieillard que je suis devenu.
Quand nous discutons ensemble, jamais ils ne sont défaitistes, ils s’obligent à maintenir le faible espoir qui nous maintient en vie. Sans doute ont-ils peur que je les abandonne malgré moi dans ce taudis.
J’espère sincèrement que ce ne sera pas le cas, mais souhaite davantage qu’eux survivent à cette épreuve. Ils sont jeunes, si jeunes…

Je tends l’oreille pour tâcher de percevoir les murmures qui animent leurs lèvres.
Luna, cette chère petite, si lumineuse et vive d’esprit, tente de le réconforter…

- Si jamais… est-ce que tu pourrais les retrouver pour leur dire…
- Ne t’en fais pas, Dean, je suis sûre que tu les reverras.
- Luna, on ne sait même pas ce qu’ils font des gens comme moi. Il garde Ollivander pour l’interroger sur les baguettes et ils t’ont prise en otage pour faire taire ton père mais…

Sa gorge se noue et je devine la main de sa camarade se poser sur la sienne alors qu’elle chuchote d’une voix un peu plus chevrotante que d’ordinaire :
- Dean, s’il te plaît, ne laisse pas les Joncheruines t’atteindre.

Je l’entends sourire malgré lui à cette remarque. Notre petite Luna est forte, mais parfois, elle aussi doute dans ce noir. Il a compris que c’était à son tour de l’aider et lui réplique d’un ton qu’il veut assuré :
- Pardon, Luna, tu as raison. C’est à se demander s’ils n’ont pas fait venir des Détraqueurs ce soir, tout semble plus lugubre.
- Oh, c’est fort probable tu sais ! Sans nos baguettes, on ne peut pas appeler nos Patronus à la rescousse, mais papa m’a toujours dit qu’il y avait un moyen pour se donner du courage dans les moments les plus durs.
- Ah bon ? Lequel ?
- Il suffit de chanter, dit-elle avec l’enthousiasme qui la caractérise.

Dean s’esclaffe doucement en secouant la tête.
- Il n’y a bien que toi pour nous sortir une idée pareille dans un cachot !
- Par moi, tu veux dire Loufoca ? demande-t-elle sans détour avec cette curiosité franche que j’ai appris à lui connaître.
- Non… non, Luna ! Je sais qu’à Poudlard, les autres n’ont pas toujours été tendres avec toi… j’ai moi-même dû t’appeler ainsi quelques fois. Mais c’est parce que je ne te connaissais pas. Tu as de drôles d’idées, mais bien plus de qualités encore. Et pour moi, tu… tu es désormais une amie.

J’entends plus que je ne vois la jeune fille lui déposer un baiser sur la joue.
- Merci, Dean, murmure-t-elle avant de se mettre à fredonner un air doux, triste et joyeux à la fois, porteur d’espoir...

Et comme par magie, je sens un sourire étirer peu à peu mes lèvres et mes cordes vocales se réveiller en rythme avec les siennes.

Elle est notre lumière.

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Carmilla Dilaurentis
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Carmilla Dilaurentis » 17 sept. 2011 - 22:29

Titre : A la Lumière du Serment
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 669
Personnages : Snape, Bellatrix, Narcissa
Rating : Aucun


-Tu mens, Snape ! Je connais tes excuses : « le Maître l'a dit ! » « Cela fait parti du plan » « Je ne pouvais pas me faire repérer » Mais me crois-tu assez sotte pour te croire, ne serait-ce qu'une instant ? Toujours discret, Snape, toujours au bon endroit au bon moment...Jamais pris sur le fait alors que tant d'autres l'ont été...Toujours la phrase bien placée qui te fera bien voir...Toujours quelque chose de caché, n'est-ce pas ?
Le sus-nommé eut un rire ironique
-Pense ce que tu veux, Bella...mais le Maître a confiance en moi...
-Il ne devrait pas ! Répliqua-t-elle avec véhémence. Et ne m'appelle pas « Bella » !
-Oh pardon, c'est vrai, nous ne sommes pas amis...répondit-il, son habituel sourire glacial aux lèvres.
-Comment pourrions-nous l'être ? Tout nous sépare, espèce de Sang-Mêlé arriviste ! Pour qui te prends-tu ?
-Quelqu'un qui a eu sa place dans l'élite magique grâce à ses capacités réelles, et non pas un prestige familial, immérité je trouve, Black...
-Et bientôt, Lestrange !
Severus resta interdit face à cette nouvelle.
-Pardon ? Demanda-t-il abruptement
-Oh, minauda Bellatrix, tu ne savais pas ? Rodolphus m'a demandé en mariage, récemment...Je suis pratiquement sûre d'accepter...Qu'en dis-tu, Servilus ?
Silence. A la grande surprise de l'héritière Black, son ennemi ne réagit pas à sa provocation
-Merveilleux, lâcha-t-il enfin. Comme ça, vous serez deux larbins aussi zélés qu'inutiles...sa bouche se tordant en un rictus.
-COMMENT OSES TU ? Si tu ne faisais pas partis des Mangemorts les plus appréciés du Maître, je t'aurai déjà...
-Fait mourir dans d'atroces souffrances, sous le feu de ton Doloris dévastateur, la coupa-t-il. Mais tu sais Bellatrix, récemment j'ai pensé que nos querelles étaient inutiles...Tu n'es pas mauvaise sorcière, nous pourrions laisser nos différents de côté et faire alliance...
Ce fut au tour de Bella d'éclater de rire.
-Voyez-vous ça ! Il y a une minute j'étais une sotte sans intérêt, et maintenant, tu voudrais faire la paix ? J'ignore ce que tu as derrière la tête, mais, comme c'est drôle, je n'ai pas envie de te croire...
-Et je peux concevoir cela, après l'animosité que nous entretenons depuis des mois...Que dirais-tu, en plus d'une aide et alliance, la preuve de ma loyauté envers le Seigneur des Ténèbres ?
-Et comment comptes-tu me montrer cela ? Interrogea Bella, plus interloquée qu'elle ne voulait en avoir l'air.
-Fais venir ta sœur.
Bellatrix obéit, curieuse de ce qu'allait faire Rogue.
-Narcissa, pourrait tu être notre enchaîneur ?
-PARDON ? S'exclamèrent en cœur les sœur black
-Oui, Bella, j'ai l'intention de te jurer ma fidélité dans notre alliance, et te prouver par la même occasion ma fidélité envers notre Maître.

Une fois que les deux ennemis furent agenouillés, Narcissa, la baguette pointée sur leurs mains jointes, commença les paroles rituelles :
-Seveurs Snape, jure-tu que tu as toujours été fidèle au Seigneur des ténèbres en toute occasions, en pensées comme en acte, et que tu le seras toujours ?
-Je le jure.
-Et toi, Bellatrix Black ?
-Je le jure !
Première langue de feux, dont les lumières dansent dans les yeux des ennemis jurés.
-Severus Sanpe, jures-tu que, conformément au pacte que vous avez décidé de passer toi et Bella, tu lui viendras toujours en aide, quelque soient les risques ?
-Je le jure.
-Et toi, Bellatrix ?
-Je...je le jure.
Deuxième langue, plus forte encore, qui les rapproche une fois encore, et semble emprisonner leurs mains.
Severus Tobias Snape, accepteras-tu de protéger et de prendre soins de Bellatrix à chaque fois qu'elle en aura besoin ? Et cela, même si ta vie en dépend ?
-Oui, je le jure !
-Et toi Bellatrix Black ?
-Je le jure, murmura-t-elle, surprise de sa propre réponse.
La troisième langue scella tout. Le Pacte comme la volonté de Bellatrix. Car à ce moment, ils comprirent ceux qui les avaient poussés à s'agenouiller pour ce porter allégeance. Et si ce n'était pas le devoir, n'était-ce pas des sentiments plus profonds ? ...

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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par flodalys » 17 sept. 2011 - 22:31

Titre : La morsure du froid
Thème : morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 238 (Word)
Personnages : Ron
Rating : tout public




La morsure du froid

Ron est dans la chambre que Bill lui a attribuée à la chaumière au coquillage. Il regrette ce qu’il a fait Harry et Hermione, cela faisait des semaines qu’il a laissé ses amis sur un mouvement d’humeur à cause de ce fichu horcruxe. Il a honte, il n’ose même pas sortir de cette chambre. Bill et Fleur tentent pourtant de le faire sortir de sa léthargie mais il s’inquiète pour Harry, et pour Hermione, surtout pour Hermione. Bill ne peut même plus le taquiner sur son appétit puisque son plus jeune frère ne faisait plus que picorer tout en se maudissant, encore et toujours.
Ron passait la plupart de son temps allongé sur le lit en écoutant la Potterveille dès que l’émission était diffusée. C’était le moment de plus gai de sa journée. Le reste du temps il le passait à allumer et éteindre le déluminateur. Lumière. Noir. Lumière. Noir. Lumière. Noir…
En ce matin de Noël Ron écoutait la radio lorsqu’il entendit :
-Tu te souviens de Ron, quand il a cassé sa baguette, elle n’a plus jamais été performante.

C’était la voix d’Hermione il en était certain, mais cette fois il l’a clairement entendu, c’est pas un effet de son imagination. La voix vient de sa poche, il passe sa main l’interieur, elle ne contient que son déluminateur. Il l’actionne comme d’habitude, la lumière s’éteint, jusque-là pas de surprise. Mais une lumière bleutée apparaît. Il le sait au fond de lui, cette lumière c’est elle qui le guidera auprès de ses amis… auprès de d’Hermione. Alors, il décide de se laisser guider, cette lumière sera sa rédemption.
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AbbyWolf
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par AbbyWolf » 17 sept. 2011 - 22:36

Titre : Couleur feuilles d'automne.
Thème : Morsure.
Fandom : HP
Nombre de mots : 818, toujours selon Word.
Personnages : Hugo et Ron Weasley.
Rating : Tout public.

Hugo avait toujours trouvé les chiens mignons. Même si les sorciers semblaient plus portés sur les chats – après tout, c’était souvent l’animal auquel on associait les sorciers dans les légendes, lui avait un faible certain pour les chiens. Surtout les petits. Ces boules de poils adorables qui ne pensaient qu’à jouer avaient des allures de peluches, et si Hugo pensait que les peluches n’étaient plus pour un garçon de neuf ans comme lui, les chiens, eux, l’étaient encore. Et des peluches vivantes, c’était mille fois mieux que de simples morceaux de tissus rembourrés, n’est-ce pas ?
Il avait fallu peu de temps à Hugo pour se mettre dans la tête qu’il voulait une de ces adorables petites bêtes. En revanche, il avait fallu un peu plus de temps pour convaincre Rose qu’avoir un chien était une excellente idée. Mais il y parvint : dire qu’elle pourrait le câliner et même jouer avec lui à la balle fut convaincant. Ce qui le fut le plus, ce fut évidemment qu’il la laissait choisir le nom en partie. Ce serait elle qui fournirait une liste, et ce serait lui qui choisirait le nom final… Dans l’hypothèse où ils auraient leur fameux chien.
Pour cela, tout avait été prévu : ils avaient préparé un exposé du tonnerre, et au bout d’une heure à parler des bienfaits des chiens, du fait que bien dressés, ils pourraient même apporter le journal à leur père et dégnomer le jardin, leurs parents promettaient d’en discuter. Quelques jours plus tard, ils acceptaient, et les emmenaient dans un élevage moldu.
Emerveillé, Hugo regardait les adorables boules de poils de deux mois gigoter sous son nez, et il osait à peine les toucher. C’était petit, c’était tout doux, c’était comme une peluche, mais c’était vivant et sûrement fragile. Rose, un labrador d’un joli noir brillant dans les bras, lui adressa un sourire rayonnant. Il pouvait presque lire dans les pensées de sa sœur : « je veux celui là ! »
Le garçon s’approcha d’un des chiots, et le caressa tout doucement, le cœur battant de sentir la chaleur du petit animal sous le bout de ses doigts. Le chiot se retourna, et Hugo put remarquer l’étrange couleur de chacun de ses yeux : il était vairon, Hermione lui avait appris ce mot alors qu’il lisait un livre sur les chiens, quelques semaines auparavant. Un de ses yeux brillait d’un brun intense, à la façon d’une feuille d’automne comme Hugo aimait en ramasser avec Ron, tandis que l’autre scintillait d’une jolie couleur océan, de la même couleur que les yeux du jeune garçon. Il sourit tendrement à l’animal, et n’hésita plus : il le prit dans ses bras, tout doucement, tout lentement, pour ne pas lui faire de mal. Le poids du chiot le surprit : il était drôlement lourd, pour un bébé de deux mois ! Ron sembla voir sa grimace, et il s’approcha de son fils, qui voulut lui tendre le chien. Sans s’en rendre compte, il appuya un peu trop fort sur les côtes de l’animal, qui poussa un petit cri et le mordit au poignet. Hugo reposa aussitôt le chiot, effrayé. A son poignet, une suite de petits points en arc de cercle se détachait, où perlait sur chacun une goutte de sang.
Ron se pencha aussitôt sur la blessure du garçon, qui avait les larmes aux yeux :
- Ca fait mal ? demanda-t-il maladroitement.
- Pas beaucoup. Tu crois que le petit chien a mal ?
Voilà ce qui inquiétait Hugo, comprit aussitôt Ron. Il ne se souciait même pas de sa morsure, mais du fait qu’il ait pu faire souffrir le chiot. Il esquissa un drôle de sourire, et saisit son fils par la main, pour l’emmener désinfecter la plaie :
- Il a dû avoir peur, surtout, au moment où tu l’as trop serré. C’est un bébé, tu sais, il faut faire attention.
- Maman a dit que ce n’est pas un jouet, ajouta Hugo. Mais j’ai fait attention, je te promets !
- Je sais, j’ai vu. Ce sont des choses qui arrivent, ne te fais pas de soucis. Voilà, c’est désinfecté.
- Ca pique vachement !
Ron esquissa un sourire amusé, et laissa Hugo repartir. Ce dernier s’approcha aussitôt du chiot qui l’avait mordu, et il lui tendit la main, laissant à l’animal le choix de revenir ou de le fuir. Le chien se figea, ses yeux bicolores le dévisageant, indéchiffrables.
- Je suis désolé de t’avoir fait mal, chuchota Hugo, pour que personne ne l’entende.
Le chiot le regarda, l’air curieux, et jappa d’un coup, avant de venir de glisser sous la main du petit garçon, se roulant sur le dos pour qu’il lui chatouille le ventre. Hugo jeta un œil à son père, des étoiles dans les yeux. Ce dernier devina immédiatement ce qu’allait demander son fils :

- On prend celui-là, papa ? Allez, s’teuplait !

Dernière modification par AbbyWolf le 17 sept. 2011 - 22:50, modifié 1 fois.
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Fifi03
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Fifi03 » 17 sept. 2011 - 22:45

Titre : Rien que tes lèvres
Thème : Morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 233
Personnages : Ron/Hermione
Rating : Tout public

Il regarde encore une fois Hermione dans les yeux. Ces yeux noisettes dont il ne pourrait jamais se passer. Elle passa une main derrière sa nuque et approcha son visage du sien. Elle avait le regard bestial. Ron posa ses lèvres sur celles de sa fiancée avec une infinie douceur.

Frustrée, l'ancienne Gryffondor se colla contre lui et caresse la lèvre inférieure de son amant avec sa langue. Il se figea de surprise. Hermione grogna de mécontentement devant le manque d'entrain de son partenaire et pour le faire réagir, elle lui mordit la lèvre.

Ron recula brutalement. Une perle de sang naissait sur sa lèvre gonflée. Il posa son index dessus, observa et évalua la quantité. Il lança un regard surpris à la jeune fille avant de froncer les sourcils.

- Mais qu'est-ce qui t'a pris, enfin ?

Hermione baissa la tête, honteuse.

- Je... Je suis désolée, Ron. Je...

Il éclata de rire sous le regard interloqué de l'ancienne Gryffondor.

- Je ne savais pas que je te faisais autant d'effet, Hermione, s'esclaffa-t-il.

Elle écarquilla les yeux et lui lança un regard courroucé.

- Ce que tu peux être... Stupide !

Elle montra les dents.

- Tu vas encore me mordre ? Plaisanta Ronald, hilare.

Hermione émit un rugissement aigu de colère et partit en fulminant des menaces incompréhensibles. Nul ne doute que le rouquin devra faire beaucoup d'efforts pour se faire pardonner...
Dernière modification par Fifi03 le 17 sept. 2011 - 23:02, modifié 2 fois.
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L'image est un portoloin. Clique, c'est magique !

<<Si ce jour arrive, que je te vois venir au loin. Peu importe le nombre de rides que tu auras prit, peu importe le nombre de sourires qui se seront perdus dans tes yeux. Tu comprendras, en voyant mon visage figé à jamais, que le passé n'est jamais loin et à portée de volonté.>>

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Carmilla Dilaurentis
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Carmilla Dilaurentis » 17 sept. 2011 - 22:47

Titre : Les dangers du jardinages
Thème : Morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 109 (drabble)
Personnages : Hagrid
Rating : Tout public

En cette froide journée d'octobre, Hagrid se leva tôt pour aller jeter un coup d'oeil aux citrouilles géantes dont on se servait chaque année pour les décorations d'Halloween.
L'automne était étonnement froid cette année, logiquement les pires créatures de la forêt interdite seraient en hibernation. Personne, pas même les Acromentules, ou les botru...
-Aïe !
En parlant du loup ! Une de ces sales bêtes l'avait mordu pour l'empêcher de cueillir une citrouille !
Il aurait du se souvenir que ces créatures-là ne craignaient pas le froid et protégeaient leur lieu de vie avec ardeur ...
Et lui qui avait peur d'être attaqué par des loups-garous, quelle blague !

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MOUSSA
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par MOUSSA » 17 sept. 2011 - 22:52

Titre : Une lumière émeraude
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 490
Personnages : Lily Evans, James Potter, Harry Potter
Rating: Tout Public
« Laisse toi faire Harry, dit James. »
James Potter était en train de changer son fils, Harry, pendant que sa femme préparait le repas. Telle était la vie au domicile des Potter, chacun accomplissait ses tâches durant la journée, puis se retrouvait devant un bon dîner pour raconter sa journée. Nous arrivons donc à l’heure du souper, ou chacun, impatient, attend de pouvoir parler à l’autre.

James se battait avec son fils, qui gigotait dans tous les sens, pour lui mettre sa couche. Bien sûr, il pouvait utiliser la magie, mais par respect pour sa femme, moldu, il le faisait de manière traditionnelle. Lorsqu’il eut, non sans peine, changer son fils, il le prit dans ses bras et se dirigea vers la salle à manger où l’attendait sa récompense.
« Qu’est-ce que ta mère nous à concocté aujourd’hui d’après toi, hein?
-Mmmhhbvuvuvbeagga
-Ah oui, j’y avais pensé aussi, mais ça n’a pas cette odeur. Moi je n’étais pas là cet après midi, toi si, alors tu dois bien avoir une idée non?
-Agagabunnnhaa
-Ah bon sang mais tu as raison! Tu es bien mon fils je suis fier de toi!
-Veux-tu cesser de parler à un enfant de 3 ans? ricana Lily
-Ce n’est pas un enfant de 3 ans, c’est mon fils. Et même s’il n’est pas encore en âge de parler, il sait déjà exprimer le fond de sa pensée.
-Eh bien exprime la tienne de pensée, et viens manger. »

Ainsi se déroula la soirée, avec rires et bonne humeur. James partit déposer son fils dans son berceau puis lui chuchota: « Ta mère et moi, avons des choses à faire, dors bien. »
Puis il l’embrassa, éteignit la lumière et quitta la chambre. Harry sentait quelque chose qui n’allait pas. Bien que ses parents, eux, étaient encore plus joyeux que d’habitude, il sentait qu’un drame allait se produire. Il tremblait, il fallait que ses parents sachent que quelque chose de grave se tramait. Puis il entendit un « BOOM » venant de la porte d’entrée, son père crier, suivit de sa mère. Des bruits de pas se dirigèrent vers sa chambre, puis sa mère entra en trombe et referma la porte aussitôt. Elle alla vers le berceau puis dit à son fils:
« Je t’aime mon chéri, je t’aime »

A ce moment, la porte sauta, et une personne vêtu d’une longue cape noire surgit. Il avançait à petit pas pendant que Lily criait:
« Je vous en supplie pas mon fils, pitié! »
Un jet de lumière verte jailli de la baguette de la personne et madame Potter tomba au sol, inerte.
Le mage se dirigea ensuite vers Harry, brandit sa baguette, et cria
« Avada Keadavra! »
Un nouveau jet de lumière verte jailli, mais il ne toucha pas l’enfant. Ce fut le mage qui s’écroula. Harry regardait le corps de la personne. Il ne bougeait plus. Il était mort.
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Kathleen
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Kathleen » 17 sept. 2011 - 22:54

Titre : Soirée Fiasco
Thème : Morsure
Fandom :
Un fiasco ! Severus Rogue venait d’expérimenter ce qu’était un fiasco. Enfin ce n’était pas un fiasco total parce qu’il avait réussi à empêcher Quirrell d’accéder à la trappe. Mais il n’avait pas réussi à éviter le chien, il avait été mordu. Par ailleurs, il n’avait pas eu le troll lui-même, mais c’était bien-sûr Potter qui l’avait eu, donc cinq points pour Gryffondor, sauf que ça aurait dû être dix, mais McGonagall s’était sentie obligée d’enlever des points à la fille Granger parce qu’elle avait dit être partie seule à la recherche du troll. Mais bon, il était évident qu’elle avait menti.

Severus s’était méfié quand Quirinius Quirrell s’était précipité dans la Grande Salle en parlant du troll avant de s’évanouir. Déjà, ce qui était curieux, c’était que tout le monde, du moins à part Miss Granger de toute évidence, se trouvait dans la Grande Salle au moment où le troll avait été introduit. Et si Quirrell était brusquement entré, c’est que lui, et lui seul, ne s’y trouvait pas. Severus avait tout de suite soupçonné que Quirrell mijotait quelque chose de louche.

Et bien entendu, cette année-là, à Poudlard, il y avait de fortes chances que quelqu’un qui mijotait quelque chose de louche cherchait probablement à voler la Pierre Philosophale, que le Professeur Dumbledore avait caché dans les souterrains du château. Severus s’était donc précipité au deuxième étage et il y était arrivé avant Quirrell. Mais son intuition avait été la bonne car il l’avait aperçu ouvrant la porte qui menait au chien de ce satané garde-chasse complètement gâteux qui considérait Potter comme un cadeau du ciel.

Severus devait bien admettre que la plupart des sorciers ; sauf les pro-Voldemort, considéraient que Potter était un cadeau du ciel, mais Severus ne partageait pas leur avis. Potter n’avait aucun don particulier, aucune compétence particulière, sauf pour le fait de s’attirer des ennuis. Enfin, il fallait quand-même admettre que des rumeurs prétendaient qu’il volait bien. Mais les rumeurs, on en faisait ce qu’on en voulait. Et personne n’ôterait de la tête de Severus que Potter était un incapable.

Mais bon, il avait bien fallu poursuivre Quirrell. Bien entendu, il n’avait pas réussi à passer le chien. Mais Rogue s’était précipité pour l’arrêter. Il devait absolument le stupéfixer pour prouver à Dumbledore que c’était bien cet enturbanné qui cherchait à voler la pierre. Mais Quirrell avait réussi à lui échapper et à repartir. Sauf que ce sale petit traître avait également refermé et re-verrouillé par la même occasion la porte juste derrière lui. Le temps que Rogue parvienne à ressortir, Quirrell s’était enfui et le cerbère l’avait eu. Quel fiasco !

Alors bien-sûr, il avait rejoint les professeurs qui avaient retrouvé le troll dans les toilettes des filles. Et il avait pu constater que la chance n’était vraiment pas avec lui. Potter avait eu des points, et lui en était quitte pour aller voir Rusard et se faire soigner sa morsure. Il n’était pas question qu’il aille voir Pomfresh. Il risquerait d’y avoir des élèves qui pourraient le voir. Ah, cette soirée n’était vraiment qu’un fiasco !
Nombre de mots : 515
Personnages : Severus Rogue
Rating : Tous Publics
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Felix Felicis
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Felix Felicis » 17 sept. 2011 - 22:54

Titre : Si mal...
Thème : Morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Remus Lupin, son père
Rating : Tout public

Plongé dans la douleur et dans l’horreur, Remus n’avait pas réalisé que la chose responsable de son martyre s’était évanouie dans la nature. Il avait mal, si mal…

Mais son père, penché au-dessus de lui souffrait à ses côtés.

Il avait mal de voir souffrir son fils sans pouvoir rien faire qui puisse l’apaiser voire même enrayer ce qui lentement s’insinuait en lui,

Mal de ce que son enfant ne réalisait pas encore,

Mal de ce que cette morsure impliquait.

Mal pour la vie qui attendait son fils, vie qu’il souhaitait de tout son être malgré les difficultés à venir…

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LostInTheSun
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par LostInTheSun » 17 sept. 2011 - 22:56

Titre : Love Bite
Thème : Morsure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 580
Personnages : Scorpius Malfoy/Rose Weasley
Rating : -16 (mention d'une infidélité... Lunalice tu vas me détester XD)
Ils déambulent parmi les manèges colorés et les rires des enfants, main dans la main, mais le toucher peu assuré. Ils sont un peu extérieurs au monde, pas tout à fait dans la ronde. Et pourtant ils sont là parce qu’ils en ont besoin. Besoin de se retrouver, besoin de s’aimer, après tout ce par quoi ils sont passés.

Rose sent sa gorge se nouer quand elle pense à tout ce qu’elle a failli perdre pour un instant de folie, pour une erreur de jugement. Scorpius serre sa main un peu plus fort, pour lui montrer qu’il ne lui en veut pas. Ou au moins qu’il ne lui en veut plus. Mais elle ne peut s’empêcher de se sentir mal à l’aise. Reine au bal des hypocrites, coincée dans sa robe de misère et cachée derrière son masque de mensonges.

Elle aime Scorpius. Elle n’en doute plus, et n’aurais jamais dû en douter. Mais une partie d’elle ne cesse de lui rappeler tout ce qu’elle manque désormais. Celle qui se rappelle de ses mains sur ses seins, de son souffle au creux de son cou, de ses dents sur son épaule, de son sexe dans son corps. Et pourtant, elle secoue la tête et tente de vider son esprit de ces pensées. Tente de ne pas prêter attention à la pression qu’elle sent encore sur son épaule, comme le fantôme de sa bêtise.

En réalité, Rose a eu peur. Peur de s’enfermer dans une relation toute sa vie. Elle n’a que vingt ans, et même si elle aime son fiancé, elle a eu le vertige, juchée tout en haut de sa tour d’engagements et de promesses. Alors quand une échappatoire s’est présentée à elle, Rose n’a pas réfléchi. Parce que tout ce qui comptait, c’était de s’abandonner, l’espace d’un instant, dans les bras de cet amant. De ne plus être qu’une fleur sauvage, sans aucune préoccupation, sans aucune pression.

Elle n’est revenue à elle que lorsque Scorpius les a trouvés, enlacés dans les draps, encore tremblants de leurs émois, de leurs ébats. Elle se souvient, le visage brisé de son fiancé, la honte de son amant, les éclats de voix des deux hommes, et ses pleurs, ses supplications, ses « je suis désolée, pardonne-moi Scorpius, pardonne-moi ». Rose se souvient et se met à trembler, alors Scorpius serre sa main encore un peu plus fort. Elle ne sent plus ses doigts, mais c’est peut-être mieux ainsi : trois semaines auparavant, ils couraient sur la peau d’un autre.

Scorpius lui sourit et Rose l’imite un peu faiblement. Tentative un peu désespérée de sembler heureuse alors qu’elle doute l’être un jour. Parce que quoi qu’il arrive, elle a l’impression qu’elle portera toujours en elle cette trahison. Après tout, trois semaines plus tard, elle en a toujours une marque sur l’épaule. Comme si la page refusait de se refermer.

Il y a un vendeur de pommes d’amour, un peu plus loin. Scorpius en veut une alors ils se dirigent vers la petite caravane colorée. Ils repartent avec une seule de ces friandises, parce que Rose ne se sent pas encore digne de partager à nouveau un tel symbole avec Scorpius. Il croque dans le fruit et quand Rose voit la forme faite par les dents de son fiancé dans la chair de la pomme, elle ressent un nouveau coup au cœur : une morsure très semblable marque encore son épaule.

Même si elle épouse Scorpius, une partie d’elle appartiendra toujours à son beau-père.

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Ouistiti
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ouistiti » 17 sept. 2011 - 22:59

Titre : Absurde !
Thème : Morsure
Fandom : Original
Nombre de mots : 688
Personnages : Personnage sans nom
Rating : Tout public

Je l'ai fait. J'ai écrit un texte original contenant vampire, morsure et mort, et aucun des deux derniers éléments ne sont du fait du premier. Tsss! Absurde! :mrgreen:
Un vampire. Elle n’en revenait pas. Un vampire. Pourquoi, mais pourquoi fallait-il toujours que les mecs qui semblaient potables soient non fréquentables ? Alcooliques, drogués, racailles, pervers… Elle en avait vu des vertes et des pas mûres. Mais un vampire ? Ca ne tenait pas debout, enfin ! Elle était fatiguée, rien de plus. Un fruit de son imagination débridée, probablement. Elle allait se réveiller d’un moment à un autre et se retrouver tranquillement dans son lit, riant de ce mauvais rêve. Cauchemar ? C’était ainsi que ça risquait de tourner. Car enfin, quand quelqu’un se présente en tant que vampire, c’est généralement qu’il veut se sustenter à votre cou.
De toutes façons, ce n’était qu’un rêve absurde ! Les vampires n’existent pas, tout le monde sait cela ! « Oui mais, et si c’était vrai ? » lui chuchota une petite voix dans sa tête. Légèrement paniquée, elle tenta de se remémorer ses maigres connaissances théoriques concernant les créatures fantastiques. Pas grand-chose en somme. De toutes façons, ça n’était qu’un rêve. Elle allait probablement se réveiller avant la fin, le vampire n’ayant même pas le temps de plonger ses crocs dans sa gorge. Au moins, elle avait bon goût, se dit-elle. Beau spécimen de mâle. Grand, élancé, légèrement musclé, boucles noires et yeux profonds. Elle avait une belle imagination d’ailleurs. Elle n’avait jamais trop inspecté le lieu de ses rêves, mais l’endroit était particulièrement bien choisi. Un joli coin d’herbe sur le bord d’un torrent de montagne, bordé d’un bosquet. L’eau avait l’air claire et pure. On voyait même quelques poissons nager. Vraiment, elle n’avait jamais prêté attention à ce genre de détails auparavant, mais il fallait avouer qu’elle avait une imagination très fertile. Tout paraissait si réel.
Persuadée à présent qu’elle était dans un de ses rêves, elle ne prêtait plus attention au vampire et décida d’aller explorer le bosquet. Au bout de quelques pas, son pied glissa et sa jambe se coinça dans un trou. Alors qu’elle essayait de se dégager, sa jambe heurta quelque chose dont la texture ressemblait à de la fourrure. N’y prêtant pas attention sur le coup, elle continua à se démener pour se dégager. Soudain, elle poussa un cri. Quelque chose l’avait mordue. Rendue soudain plus déterminée à sortir de ce trou, elle fini par se dégager. Elle examina sa jambe puis le trou dans lequel elle s’était coincée. Un terrier de renard. Elle rêvait d’un vampire – très beau spécimen d’ailleurs – et la morsure qu’elle recevait était celle d’un renard. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez elle. Décidant de tremper sa jambe dans l’eau du torrent, elle essaya de se relever. Au bout de quelques essais pour tenir debout, elle réussit à se maintenir dans cette position et se traîna tant bien que mal jusqu’au cours d’eau. Alors qu’elle allait tremper sa jambe dans l’eau, elle perçut un souffle dans son cou. Se retournant doucement, elle s’aperçut qu’il s’agissait du vampire du début de son rêve. Il était vraiment beaucoup trop près d’elle. Soudain, elle eut une idée. L’eau était symbole de pureté n’est-ce pas ? Elle allait donc rentrer dans l’eau et le vampire ne pourrait pas la toucher. Elle se précipita donc dans le torrent, contente d’avoir trouvé comment échapper au vampire.
Arrivée au milieu du torrent, elle se retourna pour voir ce que faisait le vampire. Seulement, elle fit un faux mouvement et glissa sur une pierre qui composait le lit du torrent. Elle sentit l’eau s’engouffrer dans sa gorge et ses poumons, la faisant suffoquer. Elle essaya de remonter, mais ses vêtements avaient trouvé moyen de se coincer sous des pierres. Elle se dit alors que, quitte à mourir dans ce rêve débile, elle aurait préféré que ce soit par la morsure du séduisant vampire, plutôt que noyée bêtement dans ce torrent.
Alors qu’elle rendait son dernier souffle, elle se réveilla en sursaut. Elle se retrouva assise dans son lit, à pester contre elle-même. Non mais vraiment ! Faire avec contenant, un vampire, une morsure et sa propre mort et qu’aucun des deux derniers éléments ne soit du fait du premier ! Absurde !
There is no mountain that I can't climb
For you I'd swim through the rivers of time
As you go your way
And I go mine
A light will shine
And it will be me
Melissa Etheridge ~It will be me

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Escaping
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Escaping » 17 sept. 2011 - 22:59

Titre : Toutes les morsures cicatrisent
Thème : Morsure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 707 (si ça c'est pas du HP !)
Personnages : Bill et Fleur Weasley
Rating : Tout public
Quand les gens regardent Bill Weasley, ils voient des cicatrices. Quand les gens regardent Bill Weasley, ils voient les morsures de Greyback qui lui barrent le visage. Mais quand Fleur regarde Bill Weasley, elle voit un homme. Elle voit son futur mari, le père de ses futurs enfants, l’homme de sa vie. Quand Fleur Delacour regarde Bill Weasley elle voit son futur.

Ensemble, Bill et Fleur ont réussit à l’oublier, cette morsure.

Et aujourd’hui, ils se marient. Tout ne se passera pas exactement comme la jeune femme l’avait imaginé, elle aurait voulut se marier en France, mais ils vivent actuellement dans une période où les sacrifices sont indispensables. Et elle sait que la réception sera parfaite.
Elle a essayé sa robe ce matin, elle a revu le plan des tables, vérifié la décoration, replacé quelques bouquets de fleurs. Et maintenant, Fleur est prête.

Elle s’avance dans l’allée avec un sourire rayonnant et elle le voit, au bout du chemin. Chaque pas la rapproche de lui, et de leur avenir. Tout est parfait.
Lorsqu’ils échangent leurs vœux, leurs sourires ne quittent pas leur visages. Les deux mariés rayonnent. Fleur le trouve beau, magnifique même, et elle ne voit plus les marques sur son visage, elle ne voit plus que l’homme. Elle l’aime, et elle sait qu’il l’aime aussi, elle le voit dans ses yeux. Et la jeune femme se sent immédiatement rassurée, elle n’a pas peur de l’avenir, elle est persuadée que tout sera parfait.

Mais maintenant Fleur pleure, elle est seule, assise au bord de son lit. Sa jolie robe est abimée, déchirée. Dehors, les tables ont été renversées, les bouquets de fleurs piétinés, tout son mariage est gâché. Heureusement, personne n’est blessé, tout le monde va bien. Tout le monde sauf elle.
Parce que Fleur a mal, elle souffre, et elle a peur. Elle qui se dirigeait vers l’avenir, confiante et souriante, quelques heures auparavant, commence à en avoir peur. Si sa vie avec Bill commence ainsi, comment finira-t-elle ? Pourra-t-elle bâtir l’avenir dont elle rêvait sur des fondations si fragiles ? Elle était consciente de vivre dans un monde instable et dangereux, mais jusque là elle avait toujours pensé que l’amour la protégerait. Que l’amour était comme un rempart, qui empêcherait la guerre de les atteindre.

Mais aujourd’hui la guerre a fait échouer son mariage. Elle est entrée dans sa vie familiale, l’empêchant d’être heureuse, et d’aimer. Fleur n’avait envie que d’une chose aujourd’hui : aimer. Mais elle pleure.

Quelqu’un frappe doucement à la porte.

« Entrez, renifle-t-elle en essuyant les larmes sur ses joues.
-Tu tiens le coup ? »

Elle reconnut immédiatement la voix de son mari et tourna vers lui son regard humide.

« Oui, ça va, ça va aller. C’est juste que…J’aurais tellement aimé que cela commence autrement entre nous. »

La jeune femme éclate de nouveaux en sanglots, enfouissant son visage entre ses mains.

« Entre nous cela avait déjà commencé depuis longtemps, lui murmure-t-il en s’asseyant à coté d’elle. »

Il passe un bras autours des épaules de sa femme et la serre doucement contre lui. Il lui caresse les cheveux et Fleur s’apaise doucement.

« Et comment ça a commencé ? » demande-t-elle en levant les yeux vers lui.

Il fait mine de réfléchir un instant et sourit légèrement.

« Ca a commencé avec une jeune française, perdue dans une banque trop grande. Par une bierraubeurre partagée après une journée de travail. Par une nuit, dans ton appartement… »

Bill se perd un instant dans ses pensée avant de reprendre.

« Puis j’ai cru que cela allait se finir avec une morsure, mais finalement c’est peut-être là que ça a vraiment commencé. Tu as su surmonter cet incident et tu m’as aider à en faire autant. Ce qui s’est passé aujourd’hui, ce n’est jamais qu’une morsure de plus… »

Le jeune homme adresse un triste sourire à son épouse, et elle sourit aussi. Elle veut se convaincre qu’il a raison. Le désastre de cette journée est une morsure comme une autre, mais on ne la voit pas. Elle saigne à l’intérieur, elle fait mal, mais elle finira par cicatriser. Et ensemble ils réussiront à l’oublier tout comme ils ont oublié celle que Greyback a infligé à Bill.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ocee » 17 sept. 2011 - 23:01

Titre : Mordant
Thème : morsure (23h-24h)
Fandom : HP (disclaimer : personnages et univers appartiennent bien évidemment à J.K. Rowling et je ne touche pas une seule petite noise pour l’écriture de cette fiction ;)
Nombre de mots : 102 mots d’après Word
Personnages : Ron et sa petite famille
Rating : tout public
Note : texte écrit dans le cadre des nuits d’HPF. Le principe ? Un thème donné pour nous inspirer un texte, une heure pour le rédiger ! Et ça s’enchaîne de 21h00 à 4h00 du matin…
-------------------------------------------------------------------------------------------

Ron n’en croyait pas ses yeux. Il regardait son index, bouche bée. Hermione entra dans la pièce et, étonnée, lui demanda ce qu’il avait.
- Elle… elle m’a mordu ! s’étrangla-t-il à moitié.
- Ne dis pas n’importe quoi, voyons.
- Mais si, regarde ! Je lui disais que maman faisait travailler papa comme un elf…
Trop tard ! Sa femme émit un léger ricanement moqueur puis se pencha sur leur fille :
- C’est bien ma Rose, continue à punir papa dès qu’il dit des bêtises. Mais à défaut d’épines, attends d’avoir des dents, ça n’en sera que plus mordant !

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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Aoife O'Hara » 17 sept. 2011 - 23:02

Titre : Il faut sauver Ginny des vampires !
Thème : Morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 1386
Personnages : la famille Weasley au grand complet
Rating : Tout public


- Papaaaaaa !! Fred et George sont des vampiiires, c’est des vampiiiires !!!
Arthur Weasley se retourna vers sa petite dernière avec un sourire amusé.
- Ah vraiment ? tu sais quoi, ça ne m’étonne pas du tout, avec toutes leurs frasques, il fallait bien qu’il y ait une explication logique.
La petite fille écarquilla les yeux.
- C’est vraiment des vampires ? Tu le savais ?
Sa lèvre inférieure commença à trembloter.
- Mais Papa, ils vont venir me mordre pendant que je dors… Ils me l’ont diiiit….
Sa voix se faisait chevrotante et commençait à traîner sur les dernières syllabes de ses mots. Son père la prit sur ses genoux pour la réconforter et déclara :
- Ginny, ma grande, tu sais que tu es une grande fille maintenant. Tu as bientôt cinq ans, tu devrais pouvoir te défendre toute seule même si tes frères étaient des vampires.
Pas spécialement convaincue, la petite fille fit la moue.
- Et je fais quoi s’ils me mordent ?
- Mais tu ne les laisseras pas te mordre, ma princesse ! Tu es plus maline qu’eux.
- Oui, ça c’est vrai, acquiesça Ginny.
- Et puis tu sais, je ne crois pas que Fred et George soient vraiment des vampires. Ils doivent vouloir te faire peur, tout simplement.
L’enfant sembla considérer la question, puis déclara :
- Si tu leur interdis d’être des vampires, alors ils arrêteront.
Arthur Weasley retint un éclat de rire.
- Ma grande, je veux bien essayer, mais je ne peux rien te promettre. Par contre…
Son regard dériva vers le garçon qui rangeait avec application les couverts dans leur tiroir.
- Percy, tu veux bien être le chevalier servant de ta petite sœur et la protéger des morsures de Fred et George ?
- Non.
- Percy, s’il te plaît.
- Non, je veux pas, ils sont trop bêtes.
- Bon. Est-ce que tu sais où tes autres frères ?
- Ils jouent à lancer des gnomes dans le jardin même si tu leur as interdit parce que c’est dangereux. Et ils m’ont tapé pour que je te le dise pas mais je m’en fiche, je le dirai à Maman ce soir et elle les tuera.
Imperturbable, le petit Percy rangea sa dernière petite cuillère et décida de s’occuper de l’arrangement des ustensiles de cuisine contre le mur. Arthur Weasley soupira.
- Bon, c’est peine perdue avec celui-là. Ginny, si tu allais dans le jardin demander à Bill, Charlie et Ron de te protéger ? Comme ça tu pourras aussi leur dire que quand leur mère saura qu’ils ont joué à déterrer les gnomes, elle sera vraiment, vraiment très fâchée.
La petite fille acquiesça, et sauta des genoux de son père avant de partir gaillardement vers le jardin.

Lorsqu’elle arriva, Bill et Charlie avaient chacun en main un gnome qu’ils faisaient tournoyer, et le petit Ronald se tenait légèrement en retrait, observant l’opération avec attention.
- Attention, à trois, on lâche. Ronnie, tu surveilles bien, d’accord ? Tu nous dis lequel va le plus loin !
- Moi aussi je veux lancer !! râla le plus jeune. C’est trop pas juste, y’a que vous qui lancez les gnomes !
Ginny vint se planter en face de ses deux frères les plus âgés et déclara :
- Maman, elle va vous tuer tous les trois, et vous devez me protéger des vampires.
- Attends Ginny, pousse-toi, tu vas te prendre un gnome. Un, deux…
- Mais… Mais PAPA IL A DIT QUE…
Les gnomes volèrent, en vociférant ; cependant, ils n’arrivaient absolument pas au niveau de Ginny qui, outrée au plus haut point, s’attaqua aux jambes de ses frères avec ses petits poings.
- Vous devez me protégeeeer !! Fred et George ils vont me mooordre !!!
Ron, qui vit en cet évènement l’opportunité d’une nouvelle activité, probablement plus intéressante que le poste d’observateur de lancers de gnomes, fit un pas en avant et déclara :
- Moi je vais te protéger !!
Ginny sauta presque de joie et tira largement la langue aux plus grands, qui s’éloignaient déjà à la recherche de nouveaux gnomes. Ron en profita pour s’enquérir davantage sur le problème.
- Qu’est-ce je dois faire ?
La petite fille n’avait jamais vraiment envisagé la question ; aussi lui fallut-il quelques secondes de réflexion avant de déclarer :
- Tu dois venir avec moi dans la chambre des jumeaux et tu dois les tuer.
Ron commença à râler.
- Mais pourquoi il faut que je les tue ? Ils ne m’ont rien fait !
- Oui, mais tu comprends, expliqua Ginny comme si elle s’adressait à quelqu’un de très bête, si tu les tues pas ils viendront me mordre dans mon sommeil et je deviendrai un vampire moi aussi.
- Fred et George, c’est des vampires ?
Ginny hocha la tête d’un air grave.
- Mince alors… j’ai toujours su qu’ils étaient bizarres. Bon, viens, on va les tuer !
- Ouiii !!!

Les deux enfants arrivèrent à l’étage de la chambre des jumeaux à pas de loup. Ils chuchotaient dans l’escalier.
- Ils sont dans leur chambre… souffla Ron. Je les entends pas.
- Ils sont sûrement en train de faire des trucs de vampires, décréta Ginny. Tu rentres et tu les tues.
Ron acquiesça. Il était sur le point de s’avancer pour aller toquer à la porte, lorsqu’il réalisa quelque chose d’important, et se tourna vers sa sœur pour chuchoter :
- Mais… Je fais comment pour les tuer ?
Elle haussa les épaules.
- J’en sais rien, c’est pas mon problème à moi. Tu rentres et tu les tapes.
Ron grimaça. La perspective de taper ses frères ne l’enchantait guère, sachant qu’ils allaient forcément lui rendre la pareille. Mais c’était pour sauver Ginny.
- Bon, d’accord. Mais tu diras à Maman que j’ai fait ça pour te protéger, hein ? Sinon elle me tuera moi.
- Oui oui, allez, vas-y.
Ron se leva, bomba le torse, et alla se planter devant la porte des jumeaux. Dans la chambre, tout était absolument silencieux. Il se tourna vers Ginny embusquée dans l’escalier et lui souffla :
- J’entends vraiment rien… t’es sûre qu’ils sont là ?
Ginny se leva à son tour et colla l’oreille à la porte, et bientôt, Ron la rejoignit. Perplexes, ils commençaient à se demander ce qui était arrivé à leurs frères pourtant si turbulents. Soudain, la porte commença à s’entrouvrir dans un grincement qui leur glaça les sangs. Un hululement retentit soudain, suivi d’un long gémissement macabre.
- Ouuuuuh… craignez ma morsuuuure, simples sorcieeeers….
L’effet fut immédiat ; les deux bambins hurlèrent de toute la puissance de leurs petits poumons. La terreur leur donnant du courage, ils se jetèrent dans les jambes de Fred et George en les tapant autant que possible, criant de toute la force de leurs cordes vocales relativement aiguës. Les deux grands tentèrent d’abord de les repousser, et se retrouvèrent bien vite à leur rendre leurs coups, puis enfin à hurler avec eux. Tous les quatre roulèrent ainsi aux quatre coins de la chambre jusqu’à ce que le craquement caractéristique de la poudre de Cheminette retentisse trois étages plus bas ; entraînés, ils l’entendirent malgré leurs cris qui cessèrent immédiatement. Molly Weasley était rentrée, et, digne mère de ses enfants, elle avait elle aussi beaucoup de voix.
- QU’EST-CE QUE J’ENTENDS ?
Un silence de mort suivit sa question. Les quatre enfants étaient pétrifiés.
- FRED ET GEORGES, ON ARRÊTE D’EMBÊTER GINNY ! RON, ON RESTE SAGE OU JE M’ÉNERVE !

Tous quatre restèrent pétrifiés un long moment, tapis contre la porte, vérifiant que leur mère ne montait pas les escaliers. Lorsqu’ils furent enfin certains que leur heure n’était pas venue, ils se détendirent et soufflèrent enfin, et Fred déclara :
- Bon, maintenant que Maman est rentrée, il va falloir prendre des mesures pour qu’elle ne nous crie pas dessus. Pour qu’elle reste de bonne humeur, on va faire une offrande.
- Tu veux donner un cadeau à Maman ? demanda Ron.
- Non… ricana George. Notre méthode est bieeeen plus efficace…
- Il va falloir…
-…Donner Ginny à manger à la goule de la maison !!

Les hurlements des deux petits retentirent à nouveau ; et au rez-de-chaussée, Molly Weasley soupira, et monta les escaliers. Ca allait barder.
Image
Chapitre 25/épilogue en ligne ! C'est l'heure des adieux !

En cours : Le sort s'acharne, NaNo 2019, 1er jet : 104k, partie 5/5

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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par senekata » 17 sept. 2011 - 23:04

Titre : Les loups garous mordent
Thème : La morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 696
Personnages : Les loups garou, Greyback, Lupin
Rating : Tout public

La lune se lève. Elle est pleine. Mais ça, ça n’intéresse personne. Sauf les voyants, les apothicaire, les maîtres de potions et bien sûr les loups garous. La pleine lune est un symbole marquant pour eux. C’est un signe libérateur ou destructeur. Ils essayent d’y échapper ou se livrent à cet astre. La transformation est violente pour certains, moins pour d’autre. Après tout, aucun n’est pareil. Mais un seul signe les rapproche tous : la morsure.

Ses crocs sont son arme principale. Ce n’est pas pour rien que le loup-garou a un museau différent du loup ordinaire. Ses griffes sont secondaires. Il s’en sert s’il ne peut faire autrement. Mais la morsure est un moyen de contagion, de blessure, mortelle parfois, de pénitence également, car parfois il se mord lui-même.

Cette nuit-là, Greyback et sa meute partent en chasse. Ils s’installent à proximité. Dès que la lune est là, qu’elle pose ses tendres rayons sur eux, ils le sentent. L’esprit primaire, l’animal, la faim, toutes ces choses qui se cachent en eux. Ils rejettent leur corps en arrière, comme pour mieux s’en imprégner. Les bras se tordent. Les poils poussent, envahissent chaque millimètre carré d’épiderme. Les crocs se dessinent. Les ongles poussent. Ils sont prêt, prêt à attaquer.

Au même moment, un jeune étudient de première année va faire sa première transformation à Poudlard. Il redoute ce moment. Pas besoin d’être dans sa tête pour le comprendre. Il n’a pas choisi cette voie. A cause de son père, il a dû subir cette condition mensuel. Mme Pomphresh le regarde pour la dernière fois. Il est tremblant, recroquevillé contre le sol. Il aimerait que le moment passe vite. Mais c’est déjà l’heure. Ses membres se tendent dans le sens inverse, malgré lui. Le monstre, d’une violence sans nom, essaye déjà de prendre le contrôle. Il essaye de lutter, c’est peine perdu. Depuis le temps il devrait le savoir. Mais c’est plus fort que lui, il veut espérer. Ses os s’allongent. Sa peau disparaît. Ses canines s’allongent. Un museau et une queue lui pousse. Il a mal, tellement mal.

Les loups hurlent. Ils reconnaissent leur alpha. Celui-ci guidera l’opération. Le loup est un animal très intelligent après tout, les lycans encore plus. Il renifle l’air avant de se mettre en marche. Tout doit être important. Un cours d’eau, une fumée. N’importe quoi qui lui indiquerait qu’une habitation n’est pas loin. Et soudain il la sent. Un parfum. Synthétique bien sûr, aux fleurs. Cela lui pique le nez. Il hurle. La chasse est ouverte.

Le loup hurle. Il se sent seul. Il aimerait tellement de la compagnie. Mais il n’y a personne dans cette vieille cabane. Personne à part cette chose qui lui vrille l’esprit. Comme une puce. C’est désagréable. Il n’est pas un chien tout de même ! Et la puce n’est pas visible. Il ne la sent pas sur son corps. Plutôt à l’intérieur. Alors il laisse tomber. Il cherche une proie. Il a faim, tellement faim.

Ils l’ont trouvé. Une humaine. Ils l’encerclent. La faim les excite. Ce soir, ils feront un bon repas. Mais c’est d’abord au tour de l’alpha. Il s’approche de la fille. Il veut jouer. C’est dans sa nature. Il commence par l’acculer contre un arbre. Ensuite, il la griffe. Quand elle est à terre, bien blessé, il s’autorise enfin à porter le coup de grâce. Il plante ses dents dans son cou. Le sang gicle dans sa bouche. Elle semble hébété mais le loup s’en fiche. Il déguste son festin, un festin par morsure.

Il n’y a personne. La seule odeur qu’il sent conduit à un cul de sac. Le loup est triste. Son estomac le tiraille. Il faut qu’il mange. Et vite. Mais les minutes passent sans aucune possibilité. Alors son instinct lui souffle la solution. Il se mord la patte. Du sang coule dans sa bouche. C’est son propre sang, gaspillé par morsure.

La nuit est finalement fini. Où qu’ils soient, les loup-garou le sentent. Leur corps se raidit. Les poils s’en vont. Les crocs redeviennent des dents. Le loup s’en va pour faire place à l’homme, conscience vivante qui devra accepter et assumer le résultat de la nuit…
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Hinatata
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Hinatata » 17 sept. 2011 - 23:04

Titre : La Sorcière Noire
Thème : Morsure
Fandom : Original
Nombre de mots : 499
Personnages : Elio, la Sorcière Noire
Rating : Tout public
Il faisait froid cette nuit-là. La rue éclairée par une lignée de réverbères était couverte de neige, une fine poudreuse qui venait tout masquer. Les couleurs, les reliefs. La nuit, vilaine complice, s’amusait à effacer toute trace de vie elle aussi. Seules la lune et les étoiles brillaient, réprobatrices. Mais la nuit n’en avait que faire. Ce soir-là, comme tous les soirs, la ville était assiégée.

Le long de la rue, luttant contre le vent qui soufflait fort, un petit garçon avançait. Ses chaussons s’enfonçaient dans la neige à mesure qu’il tentait de s’y frayer un chemin. Il était vêtu d’un pyjama de laine dont la chemise était à peine boutonnée correctement, et d’un simple pull porté par-dessus ses vêtements de nuit. Les bras entourant sa poitrine, le garçon grelottait, transi de froid.

Il se disait qu’il n’avait pas rêvé. Que ce n’était pas les lumières du plafond ou ses yeux fatigués qui l’avaient abusé. Ni la nuit moqueuse, ni la neige vicieuse. Il savait que c’était réel. Mais il savait aussi que ses parents ne le croiraient pas. Ses parents rentraient tard voire ne rentraient pas, et préféraient ne pas écouter les histoires à dormir debout de leur fils de huit ans et demi. Ils lui disaient de passer moins de temps dans ses livres de contes et un peu plus à ses devoirs d’école. Ou de se faire des amis de son âge.

Elio n’avait pas d’amis. Il n’avait pas l’occasion de s’en faire, semblait-il, puisque ses parents le gardaient bien au chaud à la maison, avec un professeur particulier. Il y avait bien le voisin, mais il avait une tête vicelarde dotée de petits yeux méchants. Il ne lui inspirait pas confiance.

Peut-être qu’un véritable ami l’aurait cru, s’il lui avait dit qu’il avait vu le Sorcière Noire disparaître dans un tourbillon de cape.

Elio arriva devant le mur d’enceinte du parc. C’était là, en haut de ce mur, sur ce mur, qu’il l’avait vue. A la lumière du réverbère, immobile. Mais dès qu’il l’avait surprise, elle s’était volatilisée. Et il avait beau regarder la nuit qui recouvrait l’endroit où elle s’était tenue, elle n’apparaissait pas.

La morsure du froid se fit plus violente. Il frictionna ses joues rougies, tentant de donner en même temps un peu de chaleur à ses doigts. Ses chaussons étaient trempés. Des flocons de neige s’accrochaient à son pyjama rayé.

Tiens, il s’était remis à neiger. Un pétale blanc s’écrasa contre son front et mourut, laissant un baiser glacé sur sa peau. Elio laissa retomber les mains le long de son corps, les yeux tournés vers le ciel, dans la tourmente de flocons.

Il ne remarqua pas qu’il était tombé assis par terre. La tête lui tournait, plus rien ne semblait réel, entre noir et blanc, Elio s’était perdu.
Sa tête rencontra la neige du trottoir, le dur béton sous la douce illusion. Avant de s’évanouir, il crut apercevoir un éclair noir filer devant ses yeux, à la lueur du réverbère.
You'll come back
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Mythesilenne » 17 sept. 2011 - 23:10

Titre : Pauvre sonnet qui se veut pauvrement moral
Thème : Morsure
Fandom : HP
Nombre de mots : 69
Personnages : Aucun
Rating : Aucun


Elle vous prend soudain sournoise
Au creux du ventre naissante
Réveillant l'envie errante
Qui vous envahit et vous toise.

Vainqueur, elle domine et pavoise
Grandit, toujours mordante.
Ignorée, toujours présente,
Elle rit de nos efforts, narquoise.

De la jalousie la morsure,
Qu'importe notre volonté,
A ignorer est la plus dure.

L'esprit qui ignore et censure
Et espère ainsi l'affronter
En vain se cache, se rassure.
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EveningConfidence
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par EveningConfidence » 17 sept. 2011 - 23:10

Titre : La honte.
Thème : Morsure
Fandom : Hp
Nombre de mots : 695
Personnages : Ron
Rating : Tout public

Il avait abandonné. Il les avait quittés. Il était lâche. Il ne méritait aucun d’eux. Il n’était bon à rien.
« - Ron ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tout va bien ?
- Je… je ne sais pas trop. »
Son frère ? Ah oui, Bill. Oui il se souvenait maintenant. Il avait transplané chez Bill après que…Il avait transplané chez Bill. Il n’arrivait pas à réfléchir.
« -Il s’est passé quelque chose Ron ? Comment vont-ils ?
- Ils vont bien…je crois. Ils sont bien mieux sans moi de toute façon. »
C’était vrai ça, il ne leur apportait rien. Elle était intelligente, il était l’Elu, lui n’était que le « meilleur ami un peu stupide qui ne sert finalement pas à grand-chose et dont personne ne tomberait amoureux». D’ailleurs qui le choisirait ? Elle ? C’était aussi probable que de voir Rogue accorder dix points à Gryffondor.
« - Mais de quoi tu parles Ron ? Pourquoi tu es là et non pas avec eux ?
- Je crois…Je crois que je ne suis pas assez bon pour les suivre. »
Pas assez bon ? Oui ça devait être ça, ce sentiment qui se creusait dans sa poitrine. Ne pas être à la hauteur, décevoir tout le monde. Il était assez doué pour ça. Il avait eu l’expérience de toute une vie. Il avait déçu sa mère dès sa naissance, puis son frère Percy en n’étant pas premier de la classe, puis Fred et George en étant préfet, surement Charlie en n’étant pas un bon joueur de Quidditch et puis Bill…en débarquant devant sa porte comme un chien se réfugie sous un tonneau un soir de tempête. Il n’était bon à rien.
« - Ron, Ron écoute moi d’accord ? Quoi qu’il se soit passé, quoi qu’ils aient dit, quoi que tu ais fait, tout peut s’arranger si tu y retournes d’accord ?
- Je n’en suis pas capable. »
Il n’était capable de rien à vrai dire. Rien qu’un incapable. Tout le monde se battait pour survivre et lui que faisait-il ? Il fuyait comme un lâche à la première occasion. Elle ne l’aimait pas ? Et alors ? Il avait peur pour sa famille ? Tout le monde tremblait dans le noir ces temps-ci. Quand Harry entrerait dans l’histoire pour avoir vaincu le seigneur des ténèbres une deuxième fois, il ne resterait que de lui un vague phrase disant que l’Elu avait eu un ami, pendant quelque temps à Poudlard. Un souvenir déjà effacé par les mauvais choix et le peu d’envergure de cet être insignifiant.
« - Ron. Ron, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais je les connais, et je te connais toi, alors crois-moi quand je te dis que peu importe les paroles dites et les décisions prises, si tu y retourne, tu y trouveras ce que tu cherches, tu y retrouveras ce qui te manque, là maintenant.
- Ce qu’il me manque c’est justement le courage de leur faire face après ça. »
Le courage. Voilà un bien grand mot pour quelque chose d’aussi abstrait. Un mot dont il avait essayé de se draper d’un air aussi fier que Godric lui-même pendant toutes ses années. Un échec lamentable. Il ne serait jamais à leur hauteur, il ne serait jamais aussi bien qu’eux. Bill devait le maudire d’être aussi misérable. Il devait avoir honte d’avoir un frère comme lui. Honte de faire partie de la même famille. A sa place, il aurait honte aussi.
« - Allez vient Ron, entre, Fleur à fait de la soupe aussi bonne que celle de maman. »
Ron baissa la tête et abandonna le déluminateur sur la commode de l’entrée. Il ne méritait même pas ce cadeau. Il n’en était pas digne.
« A Ronald Bilius Weasley, je laisse mon Déluminateur dans l'espoir qu'il se souviendra de moi lorsqu'il s'en servira. »
Comment honorer la mémoire d’un aussi grand sorcier que Dumbledore en étant juste…lui ? Il ne le pouvait pas. Pauvre, stupide, éternel troisième, il n’était même pas l’ombre d’un homme courageux. Il n’était rien.
Lui, Ronald Bilius Weasley éprouvait la douloureuse morsure de la culpabilité.
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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par flodalys » 17 sept. 2011 - 23:31

Titre :le permis de conduire
Thème : bus
Fandom : Hp
Nombre de mots : 409
Personnages : Ron
Rating : Tout public


Le permis de conduire

Ça y est c’est le jour J. Des semaines, des mois qu’il prend des leçons. Ron est sans conteste le plus âgé à l’auto-école mais il l’aura son permis de conduire et du premier coup. Il le doit, pour Hermione, pour qu’elle soit fière de lui. Il sera le dernier à passer. Maudit ordre Alphabétique. Ron fait les cent pas avec les autres. Mary revient, l’air dépité.
-Je suis sûre qu’il n’aime pas les femmes au volant cet examinateur, il m’a fait plein de remarque tout le long.
Puis John revient à son tour.
-Comment je vais dire à ma mère que j’ai encore loupé mon permis. Mais j’ai jamais vu un examinateur aussi hargneux que lui. Il me faisait des remarques à chaque panneau, à chaque intersection.
Ron sais que son heure approche, il attend la voiture d’examen. Il regarde la bus rouge vif qui passe au loin un on dirait le magicobus mais avec un étage de moins. Un rayon de lumière lui donne un éclat doré. Les couleurs de Gryffondor, c’est un signe ! La voiture se gare devant lui. Stacy sort, les yeux rouges et une trainée humide sur sa joue droite. Discrètement il se jette un charme supersensoriel.
« Deux précautions valent mieux qu’une» pense-t-il.
En digne Gryffondor Ron prend son courage à deux mains et entre dans la voiture.
-Bonjour, monsieur.
-Bonjour monsieur Weasley.
Ron installe son siège règle ses rétroviseurs consciencieusement, met sa ceinture, revérifie ses rétroviseurs.
-Vous pouvez partir.
Ron suis avec une grande précision les indications de son examinateur. Il ne commet aucune erreur, cependant il a une mauvaise impression, comme un doute. Il retourne au point de départ il se gare. Devant lui le bus aux couleurs de Gryffondor lui tape à nouveau dans l’œil.
« Et bien le conducteur ne doit rien laisser passer avec des rétroviseurs de cette taille… PAR MERLIN ! Les rétroviseurs ! » réalise alors Ron.
Vite il doit réagir, l’examinateur a les yeux rivés sur ses papiers, Ron sort discrètement sa baguette, vise l’homme.
-Bien monsieur Weasley , votre cas n’est pas aussi désespéré que vos camarades mais vous devriez apprendre que les rétroviseurs ne sont pas là pour décor…
-Confundo, souffle Ron
-Votre conduite est irréprochable, je me fais donc un plaisir de vous donner votre permis de conduire. Toutes mes félicitations.
-Merci monsieur, au revoir.
Ron sort souriant de la voiture, en lançant un regard reconnaissant aux grands rétroviseurs du bus.
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LostInTheSun
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par LostInTheSun » 17 sept. 2011 - 23:37

Titre : The Bus of Love
Thème : Bus
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 410
Personnages : Stan + Draco Malfoy/Ginny Weasley/Albus Dumbledore (DRAGIBUS POWA)
Rating : tout public
Note : en anglais et non bétaté, c'est surement bourré d'erreurs...
Stan has seen a lot of things in the years he’s been working in the Magicobus, but none of them was as touching and heartbreaking as the one he witnessed a few days ago. As he drifts off to sleep, he thinks once again about it…

There was a girl, a gorgeous redhead girl with big brown eyes and beautiful breasts (not that Stan looked really closely… he’s quite a gentleman, you know). She was there, in a seat, asking them to take her to Edinburgh. But they got called before they reached the Scottish city, so the Magicobus jumped to Birmingham where a very old man got on.
When she saw him, the girl cried with despair.
“Albus!”
“Ginny…”
“You promised you wouldn’t show up in your old age.”
“I didn’t know you would be there.”
“I just… I can’t stand seeing you like this.”
“I’m sorry Ginny. I wish I still was that young man you met last summer.”
“You would still be him if you had not decided to go back in your time.”
“But I had to. I had to. Stuff needed to be done and…”
There was a sudden explosion when the Magicobus got called by yet another wizard or witch. They went to Hastings and a pale, blond, young man got on the bus.
“Draco!”
“Ginny!”
“Albus!”
After that, they remained silent for a few minutes, before Draco said:
“We miss you. We really do.”
“That summer with you two… it was the best thing of my life” Ginny added.
Albus sighed.
“I had to go back.”
Draco nodded and started to cry.
“We know, but we still miss you. And… I just saw the Dark Lord… he wants me to kill you, Albus.”
“What?” shouted Ginny.
“I’m so sorry loves, I really am. I just… it’s you or my family, Albus. And… I fall in love with you, sure, but the younger you, not this old man and…”
“But Draco, you can’t mean…”
“I’m so sorry, Ginny.”
And Stan didn’t understand everything, really, but that Draco boy really did seem sorry. Ginny and Albus saw it too, and the three of them hugged tightly, whispering sweet words. Their love seemed strong, and Stan thought about renaming the Magicobus, Dragibus. But he then realized their love was too pure for other people to know about it. And thus he kept the tragic story of Draco, Ginny and Albus to himself.
GRAND MOMENT DE CRAQUAGE

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Fifi03
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Fifi03 » 17 sept. 2011 - 23:43

Titre : Follement rouge
Thème : Bus
Fandom : HP
Nombre de mots : 359
Personnages : Ron Weasley
Rating : Tout public
Ron Weasley regarda une énième fois les ronds de ferraille, qui reposaient sur sa paume, avec anxiété. Ils ne ressemblaient en rien à des Gallions, des Noises ou des Mornilles ! Il ne savait même pas quelle était leur valeur...

Enfin, un grand engin rouge flamboyant se stoppa devant lui. Le jeune sorcier prit une inspiration et monta dans le... Bus...

''Rappelle-toi de ce qu'a dit Hermione... Qu'a-t-elle dis, déjà ? Ah oui : Entre dans l'auto-truc, donne les... pièces au chauffeur et... Et ensuite ? Je fais quoi !?''

- Monsieur ?

L'ancien Gryffondor lança un regard affolé à l'homme qui était assis devant l'énorme volant et lui tendit les pièces d'un geste tremblant. Le chauffeur barbu lui lança un regard suspicieux qui donna des sueurs froides au sorcier.

'' A-t-il découvert qui je suis ? Non, non, non. Je n'ai rien fait de... pas-moldu. Tout va bien, il me prend pour l'un d'entre eux.''

- Vous allez continuer à bloquer le passage encore longtemps ? Hurla une voix de vieille femme.

Ron sursauta et avança. Il trouva un siège de libre et s'y assit. Le bus eut une petite secousse et repris son trajet interminable. Toutes les personnes présentes fixaient Ronald d'un air surpris ou soupçonneux. L'ancien Gryffondor avalait difficilement sa salive.

Un arrêt avant le sien, un homme maigre, blond à l'air hautain prit place à ses côtés. Le jeune homme lui faisait étrangement penser à Drago Malefoy, son ennemi de toujours. Le blondinet tourna la tête vers lui et lui adressa un sourire charmeur.

- Salut mon chou. Tu viens d'où ?

Ron se leva d'un bond et le regarda avec des yeux ronds.

- C'est quoi ton p'tit nom ?

Le bus s'arrêta à l'arrêt du sorcier et il s'empressa de sortir, de peur que le pseudo-Malefoy le suive. Ron Weasley était sûr de plusieurs choses à présent : de un, il ne prendrait plus jamais les transports moldu pour se rendre au travail, de deux, ce n'était pas Malefoy, et si c'était lui... Il faudrait peut-être lui réserver un séjour à St Mangouste et de trois... il les trouvait fous ces moldus !
Image
L'image est un portoloin. Clique, c'est magique !

<<Si ce jour arrive, que je te vois venir au loin. Peu importe le nombre de rides que tu auras prit, peu importe le nombre de sourires qui se seront perdus dans tes yeux. Tu comprendras, en voyant mon visage figé à jamais, que le passé n'est jamais loin et à portée de volonté.>>

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Ouistiti
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ouistiti » 17 sept. 2011 - 23:47

Titre : Rêve d’enfant
Thème : Bus
Fandom : HP
Nombre de mots : 313
Personnages : Ernie Danlmur
Rating : Tout public
Depuis sa plus tendre enfance, le petit Ernie adorait jouer avec ses voitures. Il aimait créer des chemins, des rues et des villes entières parcourues de ses petits véhicules colorés. Il avait des automobiles, des calèches, des chevaux, des trains, et bien d’autres encore. Mais, de tous ses véhicules, le préféré d’Ernie avait toujours été son bus violet à trois étages. Il aimait son aspect différent des bus normaux. Sa couleur, déjà le différenciait des autres. Sa taille aussi faisait de ce bus un bus à part. Trois étages au lieu de deux, violet, et non rouge. Ernie aimait ce bus qui était différent, car il lui ressemblait. Lui aussi était différent, il le savait, il le sentait. La preuve, il avait réussi une fois à changer la forme de son bus. Cette fois-là, il avait décidé que son bus devait passer entre deux fauteuils, mais le bus s’était avéré trop large. Alors le bus s’était aminci, sans qu’Ernie n’en enlève une seule pièce. Et le bus était passé entre les deux fauteuils. Juste après, il avait repris sa taille normale. Depuis ce jour, Ernie avait décidé qu’il conduirait un bus aussi extraordinaire que le sien. Après ce jour-là, le petit bus violet vécut plein d’autres expériences. Il apprit à voler, à freiner brutalement, à aller en quelques secondes d’un endroit à un autre et plein d’autres choses.
Puis, le jour de ses onze ans, Ernie reçut une lettre. Elle commençait ainsi : « Cher Monsieur Danlmur, nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d’ores et déjà d’une inscription pour le collège Poudlard, l’école de Sorcellerie. »
Des années plus tard, alors qu’il quittait Poudlard, quelques ASPICs en poche, il essaya quelques emplois, mais aucun ne lui convenait vraiment. Après quelques vaines tentatives, il décida de réaliser son rêve d’enfance. Il allait fabriquer et conduire son bus magique. Le Magicobus.
J'ai l'impression d'avoir bien fait d'abandonner l'idée "Ron qui prend le bus pour la première fois" :mrgreen:
There is no mountain that I can't climb
For you I'd swim through the rivers of time
As you go your way
And I go mine
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And it will be me
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Hinatata
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Hinatata » 17 sept. 2011 - 23:58

Moyennement inspirée...

Titre : Brosse à dent offerte
Thème : Bus
Fandom : HP
Nombre de mots : 372
Personnages : Stanley Rocade
Rating : Tout public
« - Bienvenue à bord du Magicobus, transport d’urgence pour sorcières et sorciers en perdition. Faites un signe avec votre baguette magique et montez, montez, nous vous emmènerons où vous voudrez. Je m’appelle Stan Rocade et je serai votre conducteur ce soir ! »

De jour comme de nuit, il jaillit du Magicobus pour accueillir sorcières et sorciers en détresse. Un grand sourire sur le visage, un peu trop de questions à poser, il les emmène à l’intérieur du bus et leur trouve un lit ou un siège vide. Oui, ça secoue un peu, ne vous en faites pas. Un chocolat chaud ? La brosse à dent est offerte ! Attention, pour le stylo estampillé Magicobus, ce sera deux Mornilles de plus, m’dame.

Et les sorcières et sorciers montent. Il discute Stan, et il fait grogner Ernie, çui-là, enfermé dans son mutisme, faut bien qu’il se dérouille la gorge ! Il parle de choses et d’autres Stan, de l’actualité et du bouton sur votre nez, parce qu’il est curieux et qu’il aime bien les gens, la vie. Mais les gens finissent toujours par repartir, et le bus aussi, et c’était toujours le même refrain, on démarre Ernie !

Dans le Magicobus, il y a les passagers craintifs, sans raison, qu’on n’arrive pas à rassurer, et ceux qui sont déjà venus et qui ont une raison d’avoir peur, qu’on arrive encore moins à rassurer. Il y a les pressés, les impolis, les abrutis, les moches, les petits, les gays et avec eux quelques mésaventures, comme les valises qui tombent sur les pieds, les repas rendus à nettoyer et les hystériques qui, au nom de Merlin, veulent à tout prix descendre de cet engin !

Quelques fois les potins viennent d’eux-mêmes au Magicobus. Stan est fier de raconter la venue de Celestina Moldubec, qui est tombée les quatre fers en l’air lorsque le bus a démarré, au moment où elle entamait « Un chaudron plein de passion ». Mais encore mieux, vous a-il parlé de Harry Potter ? Oui, oui, l’Elu bien sûr, pas son frère. Même qu’il s’est fait passer pour Neville Londubat et qu’ils l’ont rendu au Ministre, pas vrai Ern ?

Et Ern répondait « Ouais » et le bus repartait.
Dernière modification par Hinatata le 18 sept. 2011 - 12:59, modifié 1 fois.
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Aoife O'Hara
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Aoife O'Hara » 18 sept. 2011 - 00:01

Titre : The epic story of that double decker bus driven by Chris O'Donnell
Thème : Bus
Fandom : aucun
Nombre de mots : 911
Personnages : Chris O'Donnell, a gorgeous lady, most of the world and a pissed off alien.
Rating : Tout public.
It is all about a double decker. I am talking about a bus, not one of those chewy, sticky and nougat-y chocolate bars. Or more specifically, it is about the bus driver, the driver of the bus, well, the same old taxi driver joke, right.
That bus driver was called Chris O’Donnell and was a young fellow from Northern Ireland who had come to London very recently. Good old Chris had spent the past night partying with his new party buddies in pubs all over the city before he realized he was on an early shift the next day. However, he still decided to go to work without a minute of sleep.
That morning, the fog was quite thick, even for November. Chris O’Donnell first had some trouble driving straight but it quickly got better and felt fine again, just in time to stop at his first station. A couple of office ladies got on, Oyster cards beeped, office ladies sat at the back. At the next stop, some more people got on, but Chris O’Donnell didn’t even bother looking at them and just closed the doors when the last one had got in. None of them went upstairs either, probably because of the foggy weather. Would you like to sit at the upper level of a double decker bus in winter on a foggy day? I didn’t think so.
Soon enough, Chris O’Donnell drove his bus towards the centre of the city. At some point, when he stopped his bus for the fourteenth time, a very gorgeous woman got on the bus. She beeped her Oyster card and Chris thought it was a very beautiful beep. As he drove off, he looked up his rear-view mirror to see where that woman was going.
While doing so, Chris stopped looking at the road. While stopping to look at the road, Chris didn’t notice he had made a mistake at the last roundabout, neither did he notice the gigantic low bridge made of concrete just in front of him. When the bus and the bridge collided, Chris was way too surprised to use his brakes, and as he was driving off through the bridge, the top of the bus that couldn’t follow fell behind.
When falling, the top of the bus hit – more precisely, crushed like berries – the car right behind. That car happened to be a taxi, driven by a woman named Jasminder Chadhrah, and driving a member of the Tory and a student who had, for unknown reasons, chosen to split the price of the ride. All were killed at once.
Many were the reactions.
The Indian population and soon all foreign and immigrant population on British ground demonstrated for peace. Tory members began some kind of political vendetta against all Labour members. Students then attacked the Parliament and went on riots to save the country while the government decided a blockaus against Ireland, as it was only pointed out later that Chris O’Donnell was from the North. As riots escalated all over Britain, the US decided to step in. As the US stepped in, the UN decided that the US should stop to think of themselves as the police of the world and sent unit to send back the US forces. The US then declares war but nobody really got to whom. As everyone was leaving the UN, some conflict started within the EU and it all went down to some kind of major war situation in Europe which was at war without really knowing against whom either. Then Russia felt left out and sent a massive torpedo to the US, which missed and crashed next to Japan. At that point, the situation had escalated so much that North Korea sent a huge nuclear rocket into the sky – but it happened to be some kind of technology that had never ever been tested, so it flew through the sky and landed on a passing war space-shift that was on a routine shift over the solar system. Then the aliens got sort of pissed off I guess and blew off the entire planet.
That said, it probably wouldn’t have happened if only Chris O’Donnell hadn’t gone to work to drive that bus on that special morning. But, I’m just saying, you know.
Edit: j'ai édité mais juste pour un mot en double, ça faisait trop moche.
Dernière modification par Aoife O'Hara le 18 sept. 2011 - 00:49, modifié 2 fois.
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Chapitre 25/épilogue en ligne ! C'est l'heure des adieux !

En cours : Le sort s'acharne, NaNo 2019, 1er jet : 104k, partie 5/5

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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ocee » 18 sept. 2011 - 00:04

Titre : Ivre de rancœur
Thème : bus (00h-01h)
Fandom : HP (disclaimer : personnages et univers appartiennent bien évidemment à J.K. Rowling et je ne touche pas une seule petite noise pour l’écriture de cette fiction ;)
Nombre de mots : 677 mots
Personnages : Rogue
Rating : tout public
Note : texte écrit dans le cadre des nuits d’HPF. Le principe ? Un thème donné pour nous inspirer un texte, une heure pour le rédiger ! Et ça s’enchaîne de 21h00 à 4h00 du matin…

Ah mince, je me rends compte que maintenant que j'ai pas mis les balises pour l'italique... tant pis, personne les lit sur ce topic de toute façon, non ? C'est prévu que je les poste sur hpf de toute façon ^^
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Il les avait bus.
Tous sans exception.
Ce n’était pourtant pas son genre.
L’alcool avait ce pouvoir de faire perdre le contrôle, et lui détestait ne pas se maîtriser.
Cela lui rappelait trop les moments où il se trouvait face à ces deux incapables qui avaient tué Lily, sa Lily. Peut-être pas à proprement parler. Parce que lui aussi l’avait tuée. Mais ils la lui avaient enlevée avant cela. Et cette colère qu’il ressentait face à eux, qu’il avait toujours ressentie dès leur rencontre dans le Poudlard Express, il n’arrivait pas à s’en défaire et ça l’énervait autant que ça le soulageait. Pouvoir les blâmer de tous ses maux, c’était un exutoire pour ne pas penser à sa part de responsabilité.

C’était leur faute.
Potter et Black.

Rien que de penser à leur nom lui donnait envie de cracher par terre… ou de vomir, il ne savait plus trop. Mais il se retiendrait.

Il les avait bus mais il n’était pas ivre. Pas à cause de l’alcool. Et certainement pas de bonheur. Mais ivre de rancœur, ça oui, il l’était. Il les détestait plus que jamais, eux et leur maudite amitié. Leur crédulité !

Il n’avait pas voulu le croire quand ce morveux de… quand son fils avait pris la défense de Black à la fin de sa troisième année. Il ressemblait tellement à son père… c’était juste insupportable de le voir tous les jours… de devoir le protéger… de croiser son regard… ce regard… son regard… Non, il n’était pas comme elle ! Il était comme lui, cet idiot qui était censé avoir choisi Black ! Oh oui, il avait tellement espéré être celui qui vengerait Lily ce soir-là… il tenait ce traître au bout de sa baguette… mais il avait fallu que ce… que son fils, intervienne ! Il avait fallu qu’il soit aussi stupide que son père et qu’il fasse confiance à des criminels !

Il crispa sa main autour du dernier verre qu’il aurait souhaité à moitié plein. Mais c’était impossible. Tout était désormais à moitié vide si ce n’était complètement. Comme ce verre.

Alors il devait prendre sur lui. Oui, il s’était peut-être trompé. D’accord, Black n’avait pas vendu Lily. Mais qui avaient-ils choisi ? Ces deux grands amis, ces deux abrutis finis… qui avaient-ils choisi ?! Ce rat ! Ce misérable et méprisable rat ! Il pouvait bien le reconnaître, Black aurait au moins eu la décence de mourir pour Lily, drapé dans sa satanée amitié ! Mais ce rat…

Là il n’avait plus envie de cracher ou de vomir, il désirait simplement le punir. Lui faire ressentir la douleur qu’il aurait dû éprouver sous la torture du Seigneur des Ténèbres alors qu’il aurait dû être en train de lutter pour garder son secret, leur secret, leur vie… la vie de Lily. Potter n’avait eu que ce qu’il méritait ! C’était lui qui l’avait choisi. S’il n’avait pas eu la présomption de croire en ses amis, elle serait encore en vie. Lily, sa belle et brillante Lily… pourquoi l’avait-elle choisi lui ?

Non, il ne devait pas s’égarer sur ce chemin, c’était une pente glissante. Il avait, il n’aurait jamais dû… non, ce n’était pas sa faute ! C’était celle de Potter et de ce traître de Pettigrow !

Il n’avait pas voulu le croire quand Black s’était une nouvelle fois échappé. C’était censé être une histoire à dormir debout ! Comment aurait-il pu penser sérieusement que cet être insignifiant était devenu un Animagus ? Il était faible, médiocre… une serpillère. Et pourtant, pourtant, cette nuit où Dumbledore lui avait demandé de retourner les espionner, il l’avait vu… le rat s’était donc bel et bien transformé en serpent.

Et depuis ce jour, une flamme nouvelle s’était éveillée en lui…
Il ne pouvait pas s’en prendre à Black, soit !
Alors il se vengerait sur lui. Il suffisait qu’il gagne à nouveau la confiance du Seigneur des Ténèbres et alors, il pourrait demander ce qu’il voudrait, il pourrait l’avoir à ses pieds, le remettre à sa place, telle la serpillère qu’il était.

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Kriss
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Kriss » 18 sept. 2011 - 00:20

Titre : ??? J'y penserai plus tard ^^
Thème : Bus (00h - 01h, mais en fait c'était plutôt 00h35 - 01h10, pour être honnête)
Fandom : HP
Nombre de mots : 500 tout pile selon Word \o/
Personnages : Stan Rocade, Ernie Chépukoi (OHMONDIEU c'est pas du tout original :mrgreen: )
Rating : Tout Public
Il claqua la porte derrière lui et enfonça les mains dans ses poches. Marre de ce foyer qui n’était pas le sien, marre de cette famille d’adoption, marre de ces regards gênés, de ces murmures échangés dans son dos.

Laissant ses pieds le mener là où ils l’entendaient, il rumina sa mauvaise humeur et sa déception tout le long du chemin. Cette énième famille lui prouvait qu’il avait raison : il ne s’adapterait jamais nulle part. Il était condamné à rester seul toute sa vie.

Il s’assit sur un banc isolé et poussa un profond soupir. Etre né orphelin et sorcier, ce n’était vraiment pas drôle tous les jours. Il lança un regard mauvais à ses chaussures, comme si ses pieds étaient responsables de tout son malheur.
Mais soudain, alors qu’il jouait distraitement avec sa baguette, un immense autobus violet à triple impériale apparut au bout de la rue, fonça vers lui à toute vitesse et pila une fois arrivé à sa hauteur. Le cœur battant à tout rompre, il vit les portes du bus s’ouvrir sur un vieil homme hirsute dissimulé derrière d’immenses lunettes. Il fut tellement choqué qu’il demeura immobile, sa baguette pendant mollement au bout de son bras. Le vieil homme lui adressa un regard interrogateur, et l’invita à entrer.

- Tu vas où, petit ?

- Hum… Honnêtement, nulle part.

- Je vois. Ici, c’est un peu nulle part, tu sais. Voici le Magicobus, transport d’urgence pour sorcières et sorciers en perdition ! Tu peux venir, si tu as de quoi payer.

- Je dois avoir quelques pièces qui traînent… C’est combien ?

- Tout dépend de ta destination, mon gars.

- J’aimerais juste passer la nuit au chaud, pour l’instant.

Le vieil homme sourit gentiment, et il put compter qu’il lui manquait cinq dents, et que celles qui restaient auraient sérieusement besoin d’être nettoyées.

- Monte, va, pour un Gallion tu peux dormir tranquille.

Rassuré, il grimpa dans l’étrange bus. Avisant un sorcier à l’odeur douteuse, et une vieille sorcière caressant un Fléreur obèse, il frissonna et suivit le vieil homme vers son siège à l’avant.

Le vieux le jaugea du regard.

- T’as quel âge, petit ? Comment ça se fait que tu sois pas à l’école ?

- J’ai 17 ans, M’sieur. Et ma famille d’accueil refuse de m’envoyer à Poudlard. Ils trouvent ça trop cher. Mais j’en ai eu assez, alors je suis parti. En fait, je suis officiellement un sorcier sans domicile fixe, depuis à peu près quarante-cinq minutes…

Le vieil homme acquiesça en silence, et fixa le paysage qui défilait devant lui pendant plusieurs minutes.
Puis, au bout d’un moment, il lui proposa de but en blanc :

- Ca te dirait de travailler un peu pour moi ?

Il ouvrit de grands yeux et réfléchit un instant à la question. Après quelques instants, il finit par répondre au vieil homme.

- D’accord.

- Ton nom ?

- Stan. Stan Rocade.

- Moi, c’est Ernie. Mais tu peux m’appeler Ern’.

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LittleNarcisse
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par LittleNarcisse » 18 sept. 2011 - 00:34

Titre : Dragibus dans l'bus (enfin... je vais peut être le modifier)
Thème : Bus
Fandom : HP
Nombre de mots : 906 d'après Word
Personnages : Drago Malfoy, Albus Potter, Stan Rocade
Rating : tout public je pense
S’il y avait bien une chose que Drago n’avait jamais aimée, c’était bien de prendre le magicobus. En effet, quoi de plus déplaisant que de prendre les transports en commun ? Ce bus était fréquenté par la plupart des couches de la société sorcière, excepté la seule valant la peine d’être fréquentée : la sienne bien évidemment. De plus, il était conduit par un vieil homme ayant probablement échoué dans ses études, mais ce que Draco déplorait par-dessus tout était son usage compulsif du freinage. Se retrouver régulièrement projeté contre des voisins parfois peu recommandables était particulièrement rebutant.

Mais malheureusement pour Draco, cette nuit il n’avait pas d’autres alternatives pour rentrer chez lui. Le réseau de cheminette de son quartier avait cessé de fonctionner juste avant son départ pour la fête organisée par Théodore Nott. Il était trop en retard pour se permettre de passer par le ministère avant, d’ailleurs il aurait probablement déjà été fermé. Il avait donc transplané. Mais maintenant qu’il était temps de rentrer chez lui, et qu’il était un peu trop éméché pour pouvoir transplaner de façon raisonnable, il se retrouvait coincé.

Ainsi, après une bonne demi heure passée sur le trottoir à tergiverser sur les autres alternatives qui s’offraient à lui, et s’être aperçu qu’il n’en avait pas, il s’était résolu à appeler le magicobus d’un coup de baguette.
Après avoir annoncé sa destination au conducteur, Ernie Danlmur, nom de famille ne résumant absolument pas sa façon de conduire cet engin, Drago se mit en quête d’une place où s’assoir et ainsi éviter de trop grands désagréments liés aux violents coups de frein qui n’allaient pas tarder à suivre. Mais au premier coup d’œil en direction du fond du bus, il se figea net.

« Il y a beaucoup de monde ce soir hein ! C’est dingue comme vous vouliez tous faire la fête le même soir ».

Que ce stupide Stan Rocade se taise ! Drago était bien capable de s’apercevoir de lui-même que le magicobus était bondé, lui en faire la remarque à voix haute ne pouvait qu’exacerber son agacement. Mais il ne releva pas, et préféra se faire discret, tout en conservant un air digne cela va de soit. Astoria lui en voudrait de s’être fait remarquer dans cet endroit où il n’aurait théoriquement jamais du être vu, et son pauvre père se serait retourné dans son cercueil.
Ainsi il s’avança discrètement vers le fond du bus et trouva une place où s’accrocher près d’un groupe de jeunes hommes. Ceux-ci étaient encore relativement jeunes, ils devaient à peine avoir atteint la majorité. Ils étaient probablement de l’âge de Scorpius, mais dans une autre maison sinon il les aurait rencontrés. N’ayant rien d’autre à faire en attendant son arrêt, il se mit à détailler l’adolescent le plus proche de lui.

Il ne le voyait que de dos pour le moment. Un qui semblait assez musclé, une carrure permettant d’occuper aisément un poste de batteur, mais surtout une chevelure assez courte dont le désordre témoignait d’une soirée bien animée. Une chevelure… d’un brun tirant d’une façon assez remarquable sur le roux. Une couleur générale assez esthétique, mais un roux ressemblant assez fortement à celui des Weasley à bien y réfléchir. Particulièrement celui de cette petite furie de Ginny Weasley… Furie sur la quelle bon nombre de mâles serpentards fantasmaient sans oser l’avouer, ou bien le laissaient entendre de façon détournée. Oui, Ginny Weasley était une fille pétillante et d’une beauté naturelle flagrante. Sa compagnie aurait probablement été un grand bol d’air frais pour des serpentards, dont les condisciples féminines étaient souvent calculatrices et manquaient de cette étincelle qu’il voyait chez l’envoutante Ginny Weasley. Mais celle-ci était toujours fourrée avec ce satané Potter, résultat elle n’avait pas relevé le niveau de sa famille qui avait persisté à la traitrise à son sang. Pourtant bon nombre de sangs purs se seraient faits une joie de l’aider, Blaise le premier. Mais personne n’osait vraiment en parler… Surtout avec Pansy à côté à bien y penser.

Soudain, un violant coup de frein secoua tous les occupants du magicobus, projetant Draco contre son voisin. C’est à ce moment là que leurs mains entrèrent en contact. La peau de l’adolescent était douce et laiteuse, de la texture exacte dont il avait imaginé celui de la jeune Weasley lors de ses rares fantasmes sur la jolie rousse pendant leur scolarité commune. Ce contact le faisait frémir, il fallait absolument qu’il retrouve la raison. Repenser maintenant à cette fille, et surtout, projeter ses fantasmes sur ce jeune qui avait l’âge de son fils, était vraiment inacceptable… Mais il n’arrivait pas à rompre le contact avec cette peau, il ne savait plus combien de temps c’était écoulé.

Heureusement le jeune homme finit par se retourner entièrement, et le regarda dans les yeux. Les siens étaient d’un vert Harry. La vision de ces yeux qu’il avait autant hais le refroidirent immédiatement. Il rompit instantanément les contacts visuels et tactiles qu’il avait avec le fils probable des Héros de guerre, se détourna et descendit au premier arrêt qui suivit, bien qu’il ne s’agisse pas du sien. Il préférait encore tenter de transplaner dans son état plutôt que de rester en présence de cet individu qui lui inspirait bien trop fortement du dégoût et du désir, d’une façon anormale qu’il ne s’expliquait pas.

Il devait avoir trop bu.

Ca devait être ça.

Ca ne pouvait pas être chose, n’est ce pas ?
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LostInTheSun
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par LostInTheSun » 18 sept. 2011 - 00:38

Titre : L'Orange au Soleil
Thème : Orange
Fandom : original
Nombre de mots : 518
Personnages : Ana Maria
Rating : tout public
Il y a des oranges au supermarché. Grosses, rondes, elles semblent bonnes. Ana Maria n’en a pas mangé depuis son arrivée aux Etats-Unis, il y a trois ans, mais ce soir, elle est nostalgique et en met trois dans son panier, une pour ce soir, et deux pour demain. Elle les mangera avec un peu de ce chocolat que lui a offert José pour son anniversaire.

Arrivée chez elle, elle sort un petit couteau et choisit la plus petite des trois oranges, parce qu’elle n’a pas très fins. Elle coupe l’orange en quartiers et elle plante ses dents dans le fruit. Le jus coule sur son menton et ses doigts, et Ana Maria est déçue : cette orange ne ressemble en rien à celles que ses parents cultivent, dans la campagne mexicaine.

Ana Maria se souvient des plantations d’arbres fruitiers qui couraient sur des kilomètres. Parmi elles, la petite parcelle familiale. Une trentaine d’arbres, juste assez pour vivre, mais suffisamment pour être heureux pendant longtemps.

La terre était humide sous les pieds d’Ana Maria tandis qu’elle se penchait pour ramasser les oranges tombées au sol – elle était bien trop petite pour les cueillir et laissait ce privilège à Oscar. Délicatement, elle mettait les fruits dans le chariot que Juan poussait un peu trop brusquement à son goût – mais elle ne disait rien, Juan avait toujours été le préféré de leurs parents et elle n’aurait pas pu le disputer sans subir elle-même une crise de colère. Parfois une orange avait pourri alors elle la mettait dans un petit sac à part, comme grand-mère Olivia le lui avait appris.

Ils passaient leur journée dans les champs, et le soir ils rentraient, parfois en chantant, souvent en silence. Arrivés à la maison, ils triaient les oranges, et Ana Maria avait le droit d’en choisir une, une seule, et de la manger. Alors elle examinait les fruits avec patience et application. Leur taille, leur aspect, leur fermeté. Et puis leur odeur. Certaines sentaient la terre mais les préférées d’Ana Maria étaient celles qui avaient un parfum de soleil. Les oranges qu’elle choisissait étaient toujours les mêmes : de taille moyenne, ni trop fermes, ni trop tendres, et des effluves de chaleur et de douceur qui venaient chatouiller ses narines.

Et alors elle sortait sur le perron de la maison et avec un petit couteau en argent, le seul héritage de grand-père Diego, elle coupait l’orange qu’elle avait choisie en quatre et dégustait chaque quartier dans un silence religieux. Sa bouche s’emplissait alors du jus sucré du fruit, et Ana Maria découvrait les portes du paradis. Son palais explosait de bonheur, et un miel chaud et sucré coulait dans sa gorge.

Quand elle avait fini, Ana Maria déposait l’écorce d’orange dans une petite coupelle et elle laissait les zestes embaumer de leur odeur la pièce où elle dormait, attendant avec impatience le lendemain et sa prochaine orange.

Des oranges qui n’avaient donc rien à voir avec celles de ses parents. Déçue, elle les jette à la poubelle. Sans même remarquer l’étiquette qui indique la provenance des fruits. Une petite plantation familiale au Mexique…

Verrouillé

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