[Textes] Nuit du 17 septembre

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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Edorielle
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[Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Edorielle » 17 sept. 2011 - 20:03

Ce topic servira à publier vos textes écrits pour la nuit du 7 septembre.
Aucune question, remarque, commentaire, post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté !

Veuillez publier votre texte en suivant ce formulaire :

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Selsynn
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Selsynn » 17 sept. 2011 - 20:32

Titre : La culpabilité de Sirius
Thème : Drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Sirius Black (mention d'autres personnages)
Rating : K
Sirius était coupable. Il se retourna, tenta d’ignorer les draps rugueux. Il essaya de se concentrer sur la méthode que lui avait expliquée Remus, mais penser à lui ne fit qu’augmenter sa culpabilité.
Inspirer un grand coup. Calmement. Puis expirer en ressortant tout l’air qu’il avait.
Sa conscience l’empêchait de dormir. Que n’aurait-il pas mieux fait de ne pas ouvrir sa grande gueule… Il savait pourtant qu’il attirait toujours les ennuis là où il passait.
A cette heure-là, il ronflerait près de James, et surement pas dans cette salle sombre et angoissante des cachots.
Remus aimait tellement ses chocolats !

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Kathleen
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Kathleen » 17 sept. 2011 - 20:38

Titre : Lessive à la Moldu
Thème : Drap
Fandom :
Ginny soupira profondément. Ce n’était vraiment pas facile de faire ça. Qu’est-ce qui lui avait pris de faire ce stupide pari avec Harry ? Et elle avait accepté le gage en plus, c’était bien ça le pire. Mais il était vrai qu’elle n’aurait jamais dû parier sur la demande en mariage de Teddy. Harry le connaissait bien mieux qu’elle. N’empêche, Harry aurait pu trouver autre chose que ça. Mais elle avait joué le jeu et après avoir accepté le gage, elle ne pouvait plus se dédire. C’était pourtant pas compliqué, Harry l’avait bien fait lui, et bien avant d’être en âge d’aller à Poudlard. Mais ce truc était bien plus complexe que n’importe quelle potion du cours de Rogue.

Et on enfourne, et un et deux et trois, et on enfourne un autre. Ce n’était pas facile de les faire entrer dans ce tout petit trou. Ca devenait une grosse boule et en poussant, on n’arrivait même pas à les faire rentrer. Ginny s’interrompit un instant pour s’éponger le front. Elle aurait bien utilisé sa baguette pour débloquer la situation, mais elle avait promis. Et le défi était dur mais pas insurmontable. En poussant, d’ailleurs, tout était enfin rentré. C’était peut-être une bonne idée en fin de compte. Mais il faudrait qu’elle arrive au bout pour en être convaincue.

Bon, il y avait l’air d’y en avoir assez. D’après Hermione, il ne fallait pas trop en mettre du même coup pour que ça fonctionne, mais bon. Il ne fallait pas faire trente paquets différents non plus. Ca n’aiderait pas. Ginny savait que le produit devait être économisé en plus, parce que, d’après Hermione, ce n’était pas écologique. Ginny devait bien avouer qu’elle se demandait en quoi le produit était si peu écologique et dans ce cas, pourquoi les Moldus ne cessaient de l’utiliser. Mais après tout, elle n’était pas là pour se poser des questions.

Du coup, elle prit la boîte qui contenait le produit et regarda dessus. Il était indiqué la quantité nécessaire pour le poids qu’elle avait mis dans la machine d’Hermione, mais il n’était pas indiqué où elle devait le mettre, ce qui posait un petit problème. La jeune rouquine essaya pendant un instant de se rappeler les conseils d’Hermione et finit par trouver la zone où le liquide devait être versé. Avec précaution, elle mit exactement la quantité conseillée. Il n’était pas question d’abîmer ses affaires. Même pour un gage. Il fallait redoubler de prudence.

Ensuite, elle lança un programme selon les conseils d’Hermione, toujours. Elle espérait que la Née-Moldue l’avait bien conseillée et qu’elle n’abîmerait rien. Mais maintenant qu’elle avait appuyé sur le bouton de démarrage, de toute façon, il n’y avait plus qu’à attendre, elle ne pouvait plus rien faire. Elle passa environ deux heures à tourner en rond dans la maison de son frère et de sa belle-sœur en espérant que son linge ne s’abîmerait pas, qu’elle avait tout bien fait, que tout irait bien.

Et quand Harry rentra du travail, ce soir-là, et qu’il découvrit Ginny en train d’étendre les draps dans le jardin, celle-ci lui sourit amoureusement. Il s’approcha d’elle et l’enlaça tendrement pendant qu’elle étirait le drap pour qu’il sèche bien et l’embrassa dans le cou. Ginny resta immobile un instant pour profiter de cet instant avec son mari. Quant à lui, il était tellement fier de sa femme qu’il l’enlaça encore plus fort. Finalement, elle était contente qu’il lui aie donné le gage de laver ses draps à la façon moldue.
Nombre de mots : 582
Personnages : Ginny Weasley, Harry Potter
Rating : Aucun
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Elyon
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Elyon » 17 sept. 2011 - 20:48

Titre : Ectoplasmes
Thème : Drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 234
Personnages : Autres personnages
Rating : Aucun


Ectoplasmes


De tous temps, les Moldus ont cru aux fantômes, les révérant où les craignant, n'en niant pas moins leur existence tant qu'elle ne servait pas leurs besoins. Que sont les fantômes ? D'après les Moldus, des chimères, d'après les sorciers et grâce aux témoignages des intéressés, nous savons maintenant que les fantômes sont des trépassés ayant choisi la vie sur Terre plutôt que la disparition définitive pour de raisons variées, les plus courantes étant la peur de la mort ou une faute à expier. L'endroit de Grande Bretagne comptant le plus grand nombre de spectres est l' École de Sorcellerie Poudlard avec notamment la fille de Rowena Serdaigle, connue sous le nom de Dame Grise, et son assassin, le Baron Sanglant.
Respectés dans le monde sorcier, les fantômes ne servent vraisemblablement qu'à être utilisés par les Moldus comme des Inferi, accourant à leur appel lors de séances de « spiritisme » durant lesquelles l'esprit est sommé de se présenter devant les invocateurs.
Enfin, les Moldus mettent les fantômes au rang d'esprits frappeurs pouvant se révéler ignobles envers les vivants. Ils les parodient lors d'une fête appelée « Halloween », généralement en se mettant un drap sur la tête et en poussant des hurlements lancinants.
- Incroyable ces Moldus, il faut absolument que j'en parle à Molly !
Arthur Weasley sortit de la bibliothèque et se dirigea vers la salle commune des Gryffondor.
Dernière modification par Elyon le 19 sept. 2011 - 12:01, modifié 1 fois.
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Frael
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Frael » 17 sept. 2011 - 20:51

Titre : Les Nuits sans fin
Thème : Drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 632
Personnages : Isla Black
Rating : /

Le village d'Upper Halling, perdu au milieu des champs de blé. Un village comme tant d'autres, plongé dans cette fraîche nuit d'automne dont les nuages cachent le ciel. Une nuit sans étoiles. Et dans la petite maison au toit de chaume qui se dressait fièrement à la périphérie du village, une jeune fille se retourne dans son lit. Pour ne plus voir les étoiles dans le ciel, que de toute manière, elle ne peut discerner. Car les nuages qui ont obscurcit ce ciel d'encre assombrissent aussi sa vie, ses rêves, ses espoirs.

Comment a t-elle pu en arriver là? Le destin est-il si cruel avec elle qu'il ne peut lui permettre de concilier les deux uniques choses qu'elle ait jamais espéré? Comme chaque fois, ce constat lui arrache des larmes. Les gouttes salées coulent silencieusement le long de ses joues et terminent leurs lentes courses sur la taie d'oreiller, mouillant légèrement le tissu. Elle renifle rapidement et cligne une ou deux fois des yeux, tentant tant bien que mal de refouler les rivières qui ne demandent qu'à sortir, flot déchaîné de la douleur lancinante qu'elle ressent au fond d'elle.

Elle pleure trop. Trop souvent. Trop longtemps aussi. Et ses larmes sèchent, laissant la place à d'autres qui ne manqueront pas de suivre. Elle ramène le drap jusqu'à ses lèvres. Son regard d'argent se perd un instant sur la masse endormie à ses côtés. Un sourire amer s'étale sur ses lèvres tandis que ses yeux se mouillent à nouveau. Bob. Bob Hitchens. La seule lueur de joie, d'amour, dans ce monde qui est maintenant le sien. Est-ce égoïste de choisir l'amour à sa famille? Elle n'a pas cette réponse. Juste la question, douloureuse, qui torture son esprit jusqu'à ce que, épuisée, elle plonge dans le sommeil jusqu'à l'aube. Pour se réveiller dans ces draps d'une blancheur immaculée, elle qui se sent si sale à l'intérieur.

Elle l'aime. Oui, c'est presque la seule certitude qu'elle ait en ce monde. Elle l'aime de tout son cœur, mais ne peut s'empêcher de le détester un peu pour ce qu'il est. Ou plutôt, pour ce qu'il n'est pas. Tout aurait été plus simple. Si simple... Et pourtant, non. Il avait fallu qu'elle assène ce nouveau coup à sa mère. La mort de ce frère qu'Isla n'avait pas connu avait laissé des séquelles. Personne n'en parlait au manoir, mais elle savait. Elle avait deviné. Et en tout état de cause, elle l'avait trahie. Trahi sa famille, trahi son sang, trahi son rang. Par amour.

L'air indigné de sa mère. La fureur contenue de son père. Mais surtout, pire que tout, l'attitude glaciale de Phineas. C'était d'ailleurs lui qui avait étalé l'affaire. On lave le linge sale en famille qu'il avait alors dit. Elle avait quitté tout ce qu'elle connaissait. Tout ce à quoi elle était habituée. Le manoir. Sa famille. L'aisance des Black. Mais aussi la Magie...

Sa baguette était toujours là bas, sous son oreiller, dans les draps frais sentant le jasmin. On l'avait mise à la porte ce jour là. Sans qu'elle n'ait le temps de prendre des vêtements, ses effets personnels et sa baguette. Et elle était arrivée en larme, perdue, échevelée chez son homme. Tendre, il l'avait réconforté de son mieux, sans parvenir pour autant à combler le trou béant qui l'habitait désormais. Oui, c'était cela. Un trou, énorme, à la place du cœur. Et une île, une seule, perdue au beau milieu de ces ténèbres. Une île. Bob.

Non, elle ne reverrait jamais ce monde d'étoiles qui l'avait tant fait rêver adolescente. Elle s'était condamnée d'elle-même à les regarder de loin, ces astres qui semblaient hors de portée, brillant de tout leur éclat.

Dans un bruissement de couverture, elle jeta un dernier regard à la fenêtre avant de plonger dans un sommeil réparateur...

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Fifi03
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Fifi03 » 17 sept. 2011 - 20:55

Titre : L'effleurement du bonheur
Thème : Drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 409
Personnages : Ron Weasley / Hermione Granger
Rating : Tout public
Hermione Granger sentit une légère caresse sur sa hanche nue. Le drap blanc glissa jusqu'au milieu de ses fesses. Elle marmonna quelques paroles incompréhensibles et se retourna avec mauvaise humeur. Elle rencontra les yeux bleus amusés de son amant.

- Ron, grogna-t-elle.

Il ignora son ton menaçant et passa le bout de ses doigts sur le dos de la jeune fille. Hermione poussa un soupir de contentement et ferma les yeux.

- Remonte... couverture, murmura-t-elle.

Ronald Weasley secoua la tête et laissa son regard parcourir le corps de sa fiancée. Celle-ci était allongée sur le ventre, un bras le long de son corps et l'autre sur le torse du jeune homme.

- Non, je veux te regarder encore et encore. Je ne m'en lasse pas.

Un sourire parvint à illuminer le visage endormi de l'ancienne Gryffondor. Il devait être bientôt midi, la nuit avait été courte. Ron entreprit de baisser le drap encore un peu, mais Hermione le remonta d'un geste sec. Il soupira et passa une main dans les cheveux emmêlés de sa future femme.

- Ne sois pas pudique, il n'y a que moi. Et je te trouve parfaite.


Elle releva la tête et plissa les yeux. Elle essayait de trouver une once de mensonge dans ces paroles. Mais n'en voyant aucune, elle se mordit la lèvre inférieure.

- C'est vrai, ce que tu viens de dire ? Demanda-t-elle incertaine.

Elle avait tellement reçue de moqueries de ses camarades sur son physique qu'elle avait du mal à croire en la sincérité des paroles de son fiancé.

- Pourquoi te mentirais-je, Hermione ? Tu as toujours... ou presque été honnête avec moi, je veux en faire de même.

La jeune fille se colla contre Ron et posa sa tête contre sa poitrine. Elle pouvait entendre le cœur de son amant battre à la chamade. Il battait rien que pour elle. À cette pensée, elle sourit et embrassa l'épaule du garçon.

- Merci, Ron, dit-elle.


Il la regarda sans comprendre et pensa à une plaisanterie.

- Pourquoi ?
- Pour être si... Enfin... Pour être tout simplement toi.


Le rouquin posa son menton sur la tête de sa promise et la berça tendrement.

- Il n'y a que toi qui me fais me sentir moi-même. C'est plutôt à moi de te remercier.


Un sourire de bonheur s'étira sur les lèvres d'Hermione et à ce moment-là, elle sut, plus que jamais, que Ronald Weasley était vraiment l'homme de sa vie.
Un jour, on viendra à bout de ma guimauve... Un jour, oui...
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L'image est un portoloin. Clique, c'est magique !

<<Si ce jour arrive, que je te vois venir au loin. Peu importe le nombre de rides que tu auras prit, peu importe le nombre de sourires qui se seront perdus dans tes yeux. Tu comprendras, en voyant mon visage figé à jamais, que le passé n'est jamais loin et à portée de volonté.>>

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Escaping
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Escaping » 17 sept. 2011 - 20:58

Titre : "Tu es dans de beaux draps, jeune fille !"
Thème : Drap
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 502
Personnages : Nymphadora et Andromeda Tonks
Rating : Tout public
Quand elle était petite, Tonks était une enfant téméraire et avait une imagination débordante, surtout pour ce qui était de faire des bêtises. Elle se débrouillait souvent pour se retrouver dans des situations délicates et se mère ne cessait de lui répéter à longueur de temps cette même phrase « Tu es dans de beaux draps, jeune fille. »

Tout avait commencé un jour où Dora, âgée de 5 ans, avait demandé à son papa de lui construire une cabane dans un des arbres du jardin. Voulant faire ça bien, Ted avait prit un marteau et des clous et, armé de planches en bois, il avait passé toute la journée à mettre la fameuse cabane sur pied. Dès qu’elle fut terminée, la petite méthamorphomage y grimpa avec enthousiasme. Elle était tellement pressée qu’une fois arrivée en haut, elle donna un coup de pied dans l’échelle, qui tomba et s’écrasa sur le sol. La petite fille contempla les débris de bois sur le sol avec horreur et se mit à crier à l’aide.
Sa mère arriva en courant, talonnée par son père. Le problème n’aurait rien eu d’insoluble si le cri de la petite fille n’avait pas alerté les voisins. Ses parents auraient volontiers réparé les dégâts avec un coup de baguette mais deux voisins moldus curieux s’était approché du jardin et des Tonks et regardaient la scène par-dessus la haie.

« Tu es dans de beaux draps jeune fille. »
avait soupirer sa mère avant de demander à son mari de retourner chercher ses outils.

Nymphadora avait longuement chercher un rapport entre l’échelle brisée et les draps mentionnés par sa mère, en vain. Depuis, cette phrase avait rythmé sa vie, telle une rengaine qui revient sans cesse, une sorte de refrain.

Lorsque Tonks avait annoncée à sa mère qu’elle s’était engagée comme batteuse de l’équipe de Quidditch, Andromeda lui avait répliqué qu’elle était dans de baux draps. Sur le coup, Nymphadora n’avait pas saisit, elle ne voyait pas ce que la situation avait d’inconfortable ou de dangereux. Mais elle avait mieux compris ce que sa mère avait voulut dire lorsque, lors de son premier match, elle envoya, par accident, un cognard sur un membre de sa propre équipe.

Plus tard, Andromeda ressortit une énième fois cette fameuse rengaine lorsque Tonks lui annonça que son mentor pour la formation d’auror serait Maugrey Fol’ œil. Moins de 3 jours plus tard, la jeune fille rentrait du ministère en pleurant, après l’une des journée les plus éprouvante de sa vie.
Aujourd’hui, Tonks avait bien grandi, elle n’avait plus 5 ans, avait arrêté le Quidditch et avait terminé sa formation d’Auror. Elle avait perdu ses éternels cheveux roses au profit d’une chevelure grisâtre qui ne lui ressemblait pas, et elle paraissait plus maigre.

Aujourd’hui c’était d’un problème totalement différent dont elle voulait parlé à sa mère. Lorsqu’elle lui annonça qu’elle était amoureuse de Remus Lupin, sa mère se contenta de soupirer et de lui répondre : « Tu es dans de baux draps jeune fille ».
Dernière modification par Escaping le 17 sept. 2011 - 20:59, modifié 1 fois.
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AbbyWolf
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par AbbyWolf » 17 sept. 2011 - 20:58

Titre : Des draps et des chaussettes.
Thème : Drap.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1 322, selon Word.
Personnages : Hugo Weasley, Rose Weasley et toute la famille Weasley/Potter.
Rating : Tout public.
Découpage. Muni d’une paire de ciseaux tout ce qu’il y a de plus moldus, Hugo découpe, et ce avec attention. Il suit prudemment chaque trait que lui a dessiné Rose, avec attention. Surtout, ne pas dépasser, ne rien rater, où ce serait toute la famille Potter-Weasley qui lui tomberait dessus, et ça, le petit Hugo de cinq ans ne le veut surtout pas. En plus, c’est Rose qui a insisté auprès de James et Albus pour qu’il puisse les aider, eux qui refusaient formellement qu’un petit comme lui participe… Alors il s’applique, c’est important. A côté de lui, Rose et Lily trient les chaussettes avec application : par couleurs, par taille. Tout doit être parfait, et surtout, tout doit être prêt avant le dîner du soir-même !
De son côté, Louis vient chercher les chaussettes aussitôt qu’elles sont triées, pour les apporter à Victoire et Dominique, qui supervisent le travail de James, Albus, Fred, Molly, Roxanne et Lucy. Les plus grands aident les plus petits, patiemment, et tandis que tous travaillent, ils parlent, ils rient, et Hugo écoute à peine, absorbé par son découpage. De temps en temps, il sourit à une blague de ses cousins, et quand on lui parle, il hoche la tête, répond, et se concentre de nouveau. C’est lui qui a le travail le plus important, lui a chuchoté Rose un peu plus tôt. « Si tu réussis, tout sera parfait. Mais si tu rates, alors on ne pourra plus rien faire ce soir ».
Hugo n’est pas inquiet : il réussira s’il s’applique, et c’est exactement ce qu’il fait. Autour de lui, ses cousins font autant de bruit que s’ils sont des centaines, les appels et les cris s’entrecoupant les uns les autres dans un joyeux brouhaha qui semble le même, chaque fois que leur famille est réunie.

- Rose, on n’a plus de laine, où est-ce qu’on en trouve ? interroge Dominique.
- C’est mon crayon, je te rappelle, Louis ! grogne Molly.
- Passe-moi la chaussette bleue à côté de toi, s’il te plait, demande Victoire.
- Pousse-toi, tu me gênes ! lance Albus à James, agacé.
- J’ai envie de goûter à la Bièrraubeurre, gémit Lily.

Hugo sourit de plus belle, parce que c’est drôle de tous les entendre comme ça, même s’il ne participe pas à la conversation. Il s’amuse, il sourit, il découpe, et il y arrive très bien. Il espère que James et Albus remarqueront comme il est doué, pour que la prochaine fois, ils lui proposent de participer sans que Rose ait à le demander. Heureusement, Albus est plutôt gentil, et il le laisse souvent jouer avec lui et participer aux activités qu’ils organisent. En tirant la langue pour montrer qu’il s’applique encore, Hugo coupe le dernier morceau de tissu :

- Rose, j’ai fini de découper le drap ! crie-t-il, s’attirant le regard de Lily, qui semblait l’avoir oublié.

Sa sœur s’approche, vérifie chaque morceau de tissu, et sourit de toutes ses dents :

- C’est parfait, petit frère ! James, Vic, Hugo a fini le drap ! Il manque plus que les chaussettes et puis on s’installe et on appelle les parents !
- Bravo, cousin, dit Victoire en offrant un petit sourire à Hugo. On s’entraînera une fois avant, d’accord ? Pour être sûrs.

Tous hochent la tête, tout bruit ayant soudainement déserté la pièce. Et puis ils se remettent au travail, appliqués comme l’était Hugo quelques instants plus tôt. Il en profite pour les regarder, et cette fois, au lieu de les regarder, il participe à la conversation. Il rit des blagues de James qui détend l’atmosphère quand Dominique et Louis se fâchent un peu trop, il aide Molly à coller avec le pistolet à colle moldu qu’elle ne connaît pas très bien, et il dessine des yeux sur les chaussettes. En une dizaine de minutes, tout est prêt, et ils sont tous extrêmement fiers du résultat. Albus s’approche d’Hugo avec le sourire :

- Tiens, je t’ai fait ta chaussette, comme tu étais occupé. James a fait celle de Rose, et Victoire cette de Lily.

Dans sa main, une chaussette d’un joli bleu, comme ses yeux. Hugo fait comme tous ses cousins : il glisse la main droite dans la chaussette, et soudain, au lieu d’une chaussette, c’est comme une marionnette qu’il tient : sur le sommet du vêtement, Albus a collé des fils de laine orange, de la couleur de ses cheveux. Il a dessiné de grands yeux noirs au feutre, et la main d’Hugo fera la bouche. Chacun de ses cousins tient également une chaussette enfilée dans la main, toutes représentant son propriétaire. Ils se regardent tous, un instant, puis se mettent à rire : c’est encore un de ces moments où ils parviennent tous à se comprendre, à trouver la même chose drôle et à rire en chœur. Il aime bien ces moments, il se rend compte de comme il aime sa famille, dans ces instants.
Après quelques minutes de rire, ils se calment tous un par un, et Hugo regarde Rose tendre le drap à Fred et Victoire : tous deux font tenir le drap grâce à des épingles à linge trouvées dans les affaires d’Hermione, qui possède toujours des objets moldus. Ils vérifient que tout tient bien, puis Victoire déclare finalement :

- On n’aura pas le temps de s’entraîner, il va falloir y aller directement ! Vous vous sentez prêts ?
- Oui, répondent en chœur les dix autres enfants.
- Bien, alors à vos places, je vais chercher les adultes.

Tous se précipitent derrière le drap, et se mettent en place, comme Victoire l’avait indiqué sur le plan qu’elle leur avait dessiné. Bientôt, des voix retentissent dans le couloir, et peu après, tous leurs parents sont installés sur les coussins que Rose et Molly ont disposés sur le sol. Un pour chaque parent.

- Et moi, j’ai pas de coussin ? demande soudain la voix du père d’Hugo.

Celui-ci se mord la lèvre. Visiblement, les filles ont mal compté. Rose pouffe de rire derrière le drap, et Victoire apporte un coussin à Ron : tout est réglé.

- Prêts ? demande encore leur grande cousine.
- Oui, répètent-ils de nouveau.

Et ils se lancent. Chacun leur tour, ils font sortir leur marionnette d’un trou, chacun le sien, découpé dans le drap par Hugo. Chacun possède une case, juste à sa hauteur, et fait jouer sa marionnette, la fait parler, la fait rire, et la fait même chanter. Parce qu’au départ, ils chantent, ouvrant la bouche de leur marionnette avec leur main comme si elle avait pris vie, sortant et rentrant dans le trou du drap lorsque c’est leur tour. Du côté des parents, c’est le silence complet, ils observent les marionnettes sortir, entrer, chanter. Ensuite, ils entament la pièce de théâtre qu’ils ont écrit avec l’aide de Victoire : chacun y a apporté sa petite phrase, son évènement. Ils racontent l’histoire de plusieurs cousins, un peu comme eux, qui s’aiment fort, un peu comme eux. Ils jouent des aventures extraordinaires grâce aux chaussettes-dragons, chaussettes-sorcières et chaussettes-fées qu’ils ont créées. Et puis, ils sortent tous leur marionnette, et ils chuchotent en chœur que c’était leur cadeau de Noël à eux, puisqu’ils savent maintenant tous que le Père Noël, il n’existe pas.
Derrière le drap, c’est le silence une seconde. Hugo échange un regard angoissé avec Rose, qui sourit. Et puis les parents applaudissent, tellement fort qu’on a l’impression qu’ils sont mille, de l’autre côté du drap. Et, doucement, Victoire et Fred enlèvent les pinces à linge, et chacun va vers ses parents, qui débordent de fierté, de joie et d’un peu d’émotion, aussi, parce que c’est un superbe cadeau de Noël.
Quand son père le serre dans ses bras à son tour, Hugo lui chuchote :

- C’est moi qui ai découpé les cases dans le drap. Même que c’est le plus important, c’est Rose qui me l’a dit.
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Ouistiti
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ouistiti » 17 sept. 2011 - 21:01

Titre : Départs et solitude
Thème : Drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 576
Personnages : Molly Weasley
Rating : Tout public
C’était l’heure. Son petit rituel.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Un lit de fait. Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

Elle aimait faire ces tâches ménagères, même si elles étaient répétitives. Surtout si elles étaient répétitives. Ca l’empêchait de penser à d’autres choses.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

Elle faisait ça depuis qu’ils étaient partis. Des tâches ménagères, encore et toujours. Sans l’aide de la magie. Ca l’empêchait de penser à leur absence. La cuisine n’était pas trop prenante depuis peu. Elle n’avait qu’elle-même à nourrir. Ils étaient tous partis. Tous.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

D’abord Bill. Il était parti depuis plusieurs années déjà. Maintenant, il avait commencé à fonder une famille. Puis Charlie, parti depuis longtemps en Roumanie. Percy, qui s’était fâché avec la famille. Une larme qui coule, qui roule, qui tombe.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

Les jumeaux ensuite. Fred et George plus d’un an déjà. Ils avaient ouvert leur boutique de Farces et Attrapes sur le Chemin de Traverse, et ce commerce leur réussissait. Un sourire ému face aux souvenirs de leurs premiers produits qui trainaient un peu partout. Quelques expériences qui explosaient parfois.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

Ron, dont ils n’avaient plus aucune nouvelle depuis le mariage de Bill et Fleur. Parti on ne sait où, avec Harry et Hermione, faire on ne sait quoi. Des choses dangereuses, évidemment. Pour sauver le monde. Encore. Pour que le Mage Noir tombe. Enfin. Et aucune nouvelle. Pas le moindre indice sur leurs avancées, s’ils réussissaient ce qu’ils entreprenaient. Allaient-ils bien ? Où logeaient-ils ? Mangeaient-ils à leur faim ? Etaient-ils blessés ? Nulle réponse. Encore une larme, puis deux, puis trois. Un revers de main pour les essuyer. Secouer ces doutes, et se persuader que tout allait bien.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Chambre suivante.

Enfin Ginny, qui était retournée à Poudlard pour sa sixième année. Etait-ce prudent ? Rogue était le nouveau directeur, et elle avait entendu dire que les Carrow étaient professeurs. Les Carrow. Rien que ce nom la faisait frissonner. Des Mangemorts. Tous. Poudlard était déjà pris par les Mangemorts. Et personne ne pouvait rien faire contre cela. Personne. Dumbledore était mort. Scrimgeour aussi. Les Mangemorts avaient pris le contrôle. Et personne n’était en sécurité, non, personne. Même Poudlard n’était plus un refuge. Qu’allaient-ils devenir ? Leur seul espoir était la chute du Mage Noir. Seuls Harry, Ron et Hermione pouvaient faire une différence.

Drap-housse, drap de dessous, taie d’oreiller, drap, couverture. On plie, on borde. Dernier lit.

Et Arthur. Arthur qui devait aller tous les jours au Ministère. Ministère, sous la coupe des Mangemorts. Arthur qui devait partir tôt le matin et qui ne revenait que le soir. Elle restait seule. Seule avec ses pensées. Pensées torturées, cœur écrasé, larmes qui roulent, qui coulent, qui tombent.

Elle devait redescendre les draps. Ils n’étaient pas sales. Ils n’avaient pas servi. Mais ça l’occupait, et ça l’empêchait de penser. Un peu.
There is no mountain that I can't climb
For you I'd swim through the rivers of time
As you go your way
And I go mine
A light will shine
And it will be me
Melissa Etheridge ~It will be me

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Felix Felicis
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Felix Felicis » 17 sept. 2011 - 21:04

Titre : Eveil
Thème : drap
Fandom : HP
Nombre de mots : 522
Personnages : Harry
Rating : Tout public



Encore à moitié endormi, Harry commença doucement à sortir du sommeil alors que les premiers bruits annonciateurs du début de la journée parvenaient à ses oreilles. Malgré l’angoisse qu’il pouvait ressentir face à cette journée, il n’avait eu aucun mal à plonger dans le monde des rêves. Il faut dire que la journée précédente n’avait pas été de tout repos. Il venait d’entrer définitivement dans une nouvelle vie, dans un monde qui ne s’était dévoilé à lui qu’à peine un mois auparavant.

La découverte de la gare, le voyage en train et surtout l’arrivée à Poudlard l’avait profondément impressionné. C’était un monde auquel il se sentait encore étranger, comme s’il n’était qu’un spectateur. Il était déjà heureux d’être le spectateur d’un tel monde mais ne pouvait s’empêcher d’attendre avec impatience le moment où il serait assuré d’en faire bel et bien partie. Or, ce moment était proche, tout proche…

Il tendit la main à moitié inconscient, comme pour saisir quelque chose, mais sa main ne rencontra aucun objet, frôlant uniquement une étoffe dont le contact était agréable.

Peut-être était-ce la fatigue, le contrecoup lié à cette entrée dans un univers où tout n’était qu’une éternelle surprise, un éternel émerveillement, mais alors qu’il émergeait lentement, Harry Potter n’avait qu’une seule impression en tête, il n’avait jamais si bien dormi.


Lorsqu’il parvînt à résister à son envie de reste ainsi à tous jamais et que ses yeux s’ouvrirent, ils rencontrèrent ce décors nouveaux composé essentiellement de rouge et or chatoyant. Les couleurs de sa maison, et de ce qui allait devenir Sa maison au sens premier du terme. Il était enfin à sa place.
Ce sentiment était sans doute renforcé par le fait qu’il se trouvait dans le lit le plus confortable qu’il n’eût jamais connu. Le matelas était moelleux juste comme il fallait, les rideaux tirés et brodés lui donnaient le sentiment d’être dans un cocon chaleureux…

Rien à voir avec ce qu’il avait pu connaître jusque-ici ! (ce qui à vrai dire se résumait au petit matelas de son placard sous l’escalier, et au canapé de la vielle Miss Figg qui, s’il avait le mérite d’éloigner la présence de son oncle, de sa tante, et de son cousin, sous-entendais la présence encombrante de ses chats…)

Non, même alors qu’il était éveillé, il conservait le sentiment de nager en plein rêve. Il se sentait bien et surtout, ces draps, mon Dieu ces draps ! Le tissu était d’une douceur sans pareil et semblait étrangement empêcher d’avoir trop chaud ou trop froid.

C’était la première fois que des draps attiraient son attention. Il n’avait jamais remarqué à quel point les draps de Little Whining étaient rêches, les seules fois où ces pièces de tissus attiraient son attention étaient surtout lorsque la tante Pétunia le sommait de faire les lits dans l’ensemble de la maison. Et il n’avait pas le souvenir du contact avec une telle étoffe…


Sans doute ces draps-là étaient-ils magiques. Après tout Harry n’y voyait aucune autre explication, et il se disait que si la magie pouvait rendre la vie aussi agréable, elle était décidément la meilleure chose qui lui soit arrivée.

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sfan
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par sfan » 17 sept. 2011 - 21:06

Voilà, j'ai fini sur le gong :D . J'ai bien aimé le thème, et j'ai apprécié écrire sur Luna, pour qui j'ai énormément d'affection. Par contre, pas eu le temps de me relire, donc il doit rester des fautes grossières :? .

Titre : Euh, aucune idée, je n'ai pas eu le temps d'y réfléchir.
Thème : Drap
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 828
Personnages : Luna Lovegood
Rating :
Le drap se soulève dans les airs, sous le regard fasciné de la fillette. Elle pousse des petits cris ravis, alors que les mouvements de la baguette de sa mère font s’agiter le tissu de coton. Des formes d’animaux fantastiques naissent devant ses yeux avant d’être remplacées par de nouvelles sculptures éphémères, plus merveilleuses encore. Soudain, un nouvel animal apparaît, qu’elle n’a encore jamais vu.
- Qu’est ce que c’est, demande-t-elle ?
Sa mère s’arrête un instant, puis répond à la jeune fille.
- Un Ronflak Cornu, ma chérie.
Quand Luna sera plus grande, elle aura une baguette elle aussi, pour faire s’agiter les draps blancs. Et aussi pour voir les Ronflaks Cornus.

Luna est assise derrière les draps qui sèchent au fond du jardin. Elle observe les prunes dirigeables, qui s’agitent à l’autre bout de la pelouse parsemée d’herbes folles. Soudain, elle entend des voix. Sa mère arrive soudain, avec une petite fille rousse.
- C’est Ginny, la fille des voisins. Sa mère nous a demandé de la garder pendant qu’elle partait sur le chemin de traverse. Tu veux bien jouer avec elle ?
Luna se tourne vers la nouvelle arrivante.
- Bonjour, je m’appelle Luna, lui dit-elle.
- Moi c’est Ginny.
Les deux jeunes filles se regardent puis se sourient, devant le drap étendu.

Luna serre très fort la main de son père, à côté de lui. Comme si c’était ce qui la rattachait à la réalité, elle se cramponne à ce petit bout de peau. Au loin, elle aperçoit des gens, peu nombreux. Il y a les Weasley, et puis d’autres personnes aussi. Mais Luna ne les voit pas. Son regard embué par les larmes est obsédé par ce drap. Son père avait voulu un drap blanc. Blanc comme l’absence, et le départ. Blanc car autour de Xenophilius et sa fille, il restera toujours un vide. Blanc comme le drap, parfaitement lissé sur le cercueil.

Luna s’assied sur ce qui sera son lit, pour les sept années à venir. A travers la fenêtre, Luna voit le parc de Poudlard illuminé par les étoiles. Depuis la tour du dortoir des Serdaigle, la vue est imprenable sur le lac de Poudlard. En se glissant dans ses draps bleus clairs, elle espère qu’elle se fera vite des amies ici, car elle ne connait pas beaucoup de sorciers, à part ses voisins Weasley.

Debout dans un équilibre précaire sur une chaise posée sur son matelas, Luna dessine de sa baguette les arabesques dorées qui joignent les tableaux qu’elle vient de finir d’installer sur les murs de sa chambre. Amis. Pour la première fois de toute sa vie, elle comprend toute la puissance et la signification que contient ce mot si banal. Alors, sans qu’elle s’y attende, elle sent sa gorge se serrer, et une larme coule le long de sa joue satinée jusqu’à venir mourir sur le drap de son lit. Une petite tache d’humidité se forme sur le tissu fin et s’étend progressivement. Amis. Pour la première fois de toute sa vie, elle peut dire qu’elle a des amis.

Comment-a-t-il pu faire ça ? Cette question taraude Luna depuis désormais une heure, depuis que son père lui a avoué ce qu’il avait fait. Elle sait que dehors, certains fêtent la fin de la guerre, et qu’elle devrait les rejoindre. Mais avant cela, elle doit comprendre. Alors, elle tourne en rond dans sa chambre, se répétant comme une complainte cette même question. Comment ? Et pourquoi ?
Et puis soudain, elle comprend. C’est pour elle. C’est pour la sauver que son père aurait pu vendre Harry, Ron et Hermione. Assommée, par la violence de cette révélation, elle se laisse tomber en arrière, sur le drap de son lit. Il a fait cela pour elle. Pour elle.

Luna regarde le soleil se lever à travers les persiennes de son appartement du chemin de Traverse. Les draps paraissent un reflet du ciel tant les couleurs sont proches. Luna se retourne sur le lit, vers l’homme qui partage sa vie. Rolf. Un bras passé par-dessus la tête, il est encore profondément endormi sur le lit baigné d’orangé. Furtivement, presque par mégarde, elle murmure des mots qu’elle n’a accepté qu’il y a quelques jours.
- Je t’aime Rolf.

Le drap se soulève dans les airs, sous le regard fasciné des deux garçons. Ils poussent des petits cris ravis, alors que les mouvements de la baguette de Luna font s’agiter le tissu de coton. Des formes d’animaux fantastiques naissent devant leurs yeux avant d’être remplacées par de nouvelles sculptures éphémères, plus merveilleuses encore. Soudain, un nouvel animal apparaît, qu’aucun d’eux ne semble connaître.
- Qu’est ce que c’est, demande Lorcan ?
Luna s’arrête un instant, puis répond à son fils.
- Un Ronflak Cornu, mon chéri.
Soudain, Luna se souvient. Un autre drap, une autre mère, une autre enfant. Elle laisse ses deux fils devant le drap roulé en boule par terre, et elle sort de la pièce, pour leur cacher ses larmes.
Dernière modification par sfan le 17 sept. 2011 - 21:21, modifié 2 fois.
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"L'étonnement est le commencement timide de la jouissance." Barthes

"La beauté sera CONVULSIVE ou elle ne sera pas" Breton


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Vialane
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Vialane » 17 sept. 2011 - 21:08

Titre : Vide (provisoirement)
Thème : Drap
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 468 selon OpenOffice
Personnages : Narcissa Malefoy
Rating : Tous publics
Ses yeux s'ouvrent. Elle dormait, elle est déjà pleinement réveillée.
Ses yeux sont ouverts. Elle aimerait dire que son cœur est ailleurs, que son esprit est à des lieux de là. Elle aimerait. Mais ce n'est pas le cas.
La réalité est là, dans ce manoir désespérément vide.

Immobile, elle contemple le plafond de sa chambre. Regarder sans voir. Qu'y aurait-il à voir de toute manière ? Parfaitement lisse, d'un blanc immaculé, il n'a rien pour accrocher le regard. Les aspérités ont du bon parfois, ces légers défauts qui s'imposent à vous un peu par hasard mais vous retiennent d'une certaine façon. Ce sont ces quelques détails superflus qui vous font apprécier la beauté du reste.
Mais là, rien n'attire son attention. Tout est parfait.
Et ses prunelles bleues glissent dessus comme s'il n'existait plus.

La joue sur l'oreiller, ses yeux baignent désormais dans le vide. Dans ce grand lit, elle n'a pu se résoudre à s'étaler, et contemple cette place froide à ses côtés.
Vide. Tout est vide ici. Et tout le lui rappelle.

Sa main se crispe légèrement, emprisonnant le bord des draps au cœur de sa paume. Un dégoût d'elle-même s'est peu à peu installé dans sa poitrine. La honte l'a accompagné.
Rien ne la retient ici, elle devrait se lever et accomplir ses tâches quotidiennes.
Se redresser, quitter les couvertures et enfiler une robe de chambre.
Se laver, s'habiller, se coiffer, se maquiller.
Elle s'exécute.

Il fait bon de retrouver sa routine, de se donner des ordres simples pour avancer. Cela l'empêche de trop réfléchir.
Sans jeter un seul regard au lit tout juste défait qu'elle vient de quitter, Narcissa se dirige vers la porte. Actionnant la poignée d'un geste rapide qui confirme l'habitude, elle se retrouve dans le couloir.
Le silence des lieux la coupe dans son élan.
Ce matin, elle est seule. Tout comme hier et les jours qui ont précédé.

Les portes défilent de tous côtés alors qu'elle traverse la demeure. L'une d'elle attire malencontreusement son attention. Pourtant, rien n'indique une quelconque singularité. Le même bois que toutes les autres, la même forme, aucune inscription.
Narcissa l'aurait reconnue entre mille.

La porte grince, le parquet craque sous ses talons. Vide, cette pièce l'est également.
Drago n'est pas là. Drago est loin, un lourd fardeau posé sur ses frêles épaules.

Le manoir est vide ces temps-ci.
Alors Narcissa s'assoit sur le lit de son fils, et contemple le ciel par la fenêtre.
Sa journée est déjà gâchée. Alors elle pense à Lucius. Loin, lui aussi.
Elle s'empêche de trop y songer. Elle s'empêche de l'imaginer. Elle s'empêche d'entendre ses cris.
A la place, elle caresse du dos de la main l'oreiller de son fils, le seul qu'elle puisse encore aider.
Même si elle sait que cela aussi, elle ne le peut plus.
Dernière modification par Vialane le 17 sept. 2011 - 22:10, modifié 2 fois.
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Mythesilenne
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Mythesilenne » 17 sept. 2011 - 21:10

Titre : Confession ultime
Thème : Draps
Fandom : HP
Nombre de mots : 190
Personnages : Autre personnage
Rating : - de 12 ans

Je n'aurais jamais cru finir ainsi
Abandonnée au milieu de ces draps
Défaits, le sein blanc encore palpitant.
Je vois le dernier moment de ma vie
Révéler l'ombre en moi. Et dans ses bras,
Lumineux et sombre, se finissant
Sans éclat, le dernier instant de vie
Verra ma honte au milieu de ces draps...
Je ne pleure pas de mourir ainsi.

Pardon aux êtres qui me sont si chers
D'avoir aimé le démon en personne.
Votre indignation dans mon cœur résonne
J'aurais préféré que vous soyez fiers.
Vous vouliez voir un être de lumière
Dans mon cœur. Cette fois le mal ordonne
La raison n'est rien, l'amour empoisonne.
Pardon, mais ma honte elle-aussi m'est chère.

Bientôt, je ne serai plus qu'un cadavre
Etendu au beau milieu de ces draps,
Le souffle éteint et le sein blanc livide.
Je ne peux pas dire que ma mort me navre
Sinon qu'elle sera donnée par le bras
Sans lequel maintenant je me sens vide.
Dans quelle déchéance suis-je tombée...
Moi qu'on disait noble et pure, admirée...
Je n'aurais jamais cru finir ainsi,
Mais ne pleure pas de mourir ici.
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Lunashura
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Lunashura » 17 sept. 2011 - 21:11

Titre : Dans les draps de Mitsuru...
Thème : Drap
Fandom : Rozen Maiden
Nombre de mots : 355
Personnages : Kanaria, Mitsuru
Rating : tout public


Une petite main de porcelaine se faufile maladroitement entre deux mangas sombres et un oreiller. Le gros tas moelleux tombe à terre avec mollesse; les doigts blancs se raidissent un instant avant de poursuivre leur quête à travers le drap rembourré et le bazar inépuisable qu’il dissimulait. Ses longues observations du terrain l’avaient forcé de conclure qu’on trouvait de tout, ici. En principe.
Un magazine, une plume de corbeau, des résidus de feuilles de thé, une aguille –une aiguille ??- de la dentelle, une odeur de cannelle –impossible de mettre la main dessus, se serait-elle trompée d’endroit ? Deux ou trois feuilles volantes, un stylo imprimant son encre sur le tissu autrefois blanc, un savon au miel, du vrai miel un peu plus loin –comment les êtres humains faisaient-ils pour dormir, sérieusement ? Un citron racorni, une game boy d’un autre âge, du verre brisé, des pantoufles, une longue bande de fourrure souple…
-Meeeeow!!
-HIIIII !!
Une porte coulissante s’ouvrit à grand fracas, et un chat tigré en profita pour sortir prestement de la pièce, non sans adresser quelques coups de pattes menaçant envers l’esprit artificiel qui flottait ça et là.
-Kanaria, tout va bien ? Pourquoi tu as réveillé Fuji ?
Piteuse, elle risqua la tête hors de la grosse caisse en bois dans laquelle elle avait trouvée refuge. Le velours rouge d’une de ses nombreuses robes qui se trouvaient dedans s’était accroché dans ses cheveux.
-Serais-je démasquée ? Ce maudit fauve ne rentrait pas dans mes plans…
Ses yeux s’embuèrent de larmes amères. En voyant luire les grands globes gris et ronds, Mitsuru se sentit fondre comme à l’ordinaire. Elle traversa sa chambre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire afin d’aller serrer sa poupée préférée dans ses bras.
-Aww, tu es trop mignonne ! Allez, pleure pas, dis-moi ce que tu cherchais ici ? Oh, tu as un bouton qui s’est coincé dans les cheveux…
Tandis qu’elle s’activa à libérer les bouclettes couleurs cendres de l’objet incriminé, Kanaria leva sa grosse tête vers elle et avoua à contrecœur :
-Je voulais juste savoir où tu entreposais tes omelettes !

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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ocee » 17 sept. 2011 - 21:19

Titre : Tout va bien
Thème : drap (21h-22h)
Fandom : HP (disclaimer : personnages et univers appartiennent bien évidemment à J.K. Rowling et je ne touche pas une seule petite noise pour l’écriture de cette fiction ;)
Nombre de mots : 539 mots
Personnages : Drago Malefoy et ??
Rating : tout public
Note : texte écrit dans le cadre des nuits d’HPF. Le principe ? Un thème donné pour nous inspirer un texte, une heure pour le rédiger ! Et ça s’enchaîne de 21h00 à 4h00 du matin…
-------------------------------------------------------------------------------------------

Un froissement de drap.
Une petite main qui vient se poser sur son torse.

Instinctivement, tous ses sens se remettent en alerte et il ouvre les yeux.
Son cœur cogne encore de manière désordonnée alors qu’il analyse la situation.

Il l’observe.
La fièvre qui ne voulait pas quitter son corps cette nuit semble s’être atténuée.

Ses joues sont encore un peu rouges mais son visage est apaisé.
Le contact de sa paume sur sa propre peau diaphane est même rafraîchissant.

Tout va bien.
Il n’a plus aucune raison de paniquer.

Un sourire étire ses lèvres en même temps qu’un soupir de contentement le détend.
Pour rien au monde, il ne ferait marche arrière.

Ces moments de doute qui l’assaillent parfois, il aimerait ne plus les ressentir.
Il ne se sent jamais aussi vivant que lorsqu’ils sont ensemble.

Il avait autant attendu que redouté leur rencontre.
S’il avait su…

Lui, Drago Malefoy, l’héritier arrogant de cette famille opportuniste détestée pour cela.
Depuis la bataille de Poudlard, il n’était cependant plus le même.

S’il voulait être honnête, le changement s’était opéré même avant cela.
Peu à peu, lentement, insidieusement…

Lui qui avait toujours cru être supérieur aux autres s’était retrouvé confronté à ses peurs.
Face à lui-même.

Et cela ne lui avait pas plu.
Il s’était détesté pour sa lâcheté, pour ces sentiments qui s’étaient insinués en lui.

Et il aurait voulu se détester d’être en vie, être dégoûté d’en être heureux.
Mais il n’avait pas pu.

Rares étaient les occasions de faiblesse où il cédait au mépris qu’il s’inspirait.
Mais elles existaient dorénavant.

C’est pourquoi il ne se sentait plus entier.
C’est pourquoi il pensait que jamais personne ne pourrait le comprendre voire l’aimer…

Jamais auparavant, il n’aurait cru avoir un jour ce genre de pensées.
Être aimé ne faisait nullement partie de ses préoccupations, il était plus que chéri par ses parents et se suffisait à lui-même.

Mais depuis la guerre, il y avait comme cette fissure en lui qui s’était créée.
Cette faille qui devenait chaque jour un peu plus béante, un peu plus oppressante.

À quoi servait-il ?
Pourquoi n’était-il pas mort comme tant d’autres ? Pourquoi ses ennemis l’avaient-ils sauvé ?

Il se reprenait le plus souvent rapidement, encouragé à aller de l’avant par ses parents.
Il se disait que c’était son destin, qu’il verrait bien ce que l’avenir lui réserverait.

Et c’était dans ces moments-là, alors que sa petite main le touchait, qu’il comprenait.
Qu’il se sentait à nouveau entier, comme jamais il n’aurait cru le redevenir.

Alors qu’il avait craint pour sa vie presque toute la nuit mais qu’il voyait désormais un énorme sourire éclairer ce visage qu’il aimait tant observer et ces deux yeux parfaits le dévorer de la même manière.

Il savait qu’ils n’étaient pas seuls dans la pièce et qu’un autre regard qu’il chérissait les couvait tendrement.

Alors, il détacha le sien de sa merveille à contrecœur et releva la tête vers sa femme qui lui murmura en souriant :

- Je t’avais bien dit que ce n’était qu’un petit rhume qui passerait rapidement, il aurait pu rester dans son berceau.

Les babillements de Scorpius lui firent à nouveau baisser les yeux et il sourit :

- Oui, tout va bien.

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Carmilla Dilaurentis
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Carmilla Dilaurentis » 17 sept. 2011 - 21:27

Titre :
Thème : Drap
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :931
Personnages : Lucius, Narcissa, un Moldu
Rating :Tout public

Ce jour-là, Lucius malefoy avait décidé de prendre un peu de repos.
C'est vrai, quoi, cirer à longueur de journée les bottes du seigneur des ténèbres, c'était épuisant, surtout lorsqu'il fallait ensuite les lécher pour qu'elles brillent totalement- et ainsi éviter de recevoir un puissant endoloris pour incapacité crasse.
C'était d'autant plus fatiguant que son rôle de conseiller du ministre de la magie ne lui permettait pas le moindre impair ; à chaque instant il devait surveiller ses paroles, et si chacun le croyait sincère dans son soutient fervent du ministère, en tant de guerre on est jamais trop prudent. En particulier si la sentence encourue est Azkaban -cette perspective le fit frissonner

D'ailleurs, en pensant à ces deux « employeurs » Lucius se rendit compte que, une fois n'est pas coutume, ses deux périodes de vacances coïncidaient ! Et après s'être crevé à la tâche depuis des mois sans avoir le droit à un repos digne de se nom, il pensa que cette pause méritée devait profiter, non seulement à lui mais à sa femme Narcissa, qui le voyait à peine tant il croulait sous le travail.

« Ah, Lucius, j'ai remarqué que tu était toujours fatigué ces temps-ci
-Quoi de plus normal lorsque deux patrons tirraniques ne vous laissent jamais de répit? Si je n'étais pas un de ses plus hauts représentants, je porterais plainte contre le ministère pour atteinte au droit du travail ! Fit-il remarquer ironiquement
-Blague à part, Lucius, je crois que tu devrais prendre une vrai semaine de repos plutôt que de rester au manoir à ne rien faire
-Que veut tu dire ?
-Je pense que nous devrions faire un petit voyage, pour nous changer les idées.
Lucius le regarda d'un air interrogateur.
-Nous pourrions aller à la mer !


Et dire que certains pensaient qu'il était un homme fort ! Se faire avoir comme ça par sa propre épouse ! A bien y réfléchir, il marchandait mieux avec le Maître ! Même les marchand de l'Allée de Embrumes n'avait pas d'aussi bons arguments pour vendre leur bidules-et pourtant, merlin sait qu'il fallait être convaiquant pour vendre pareille camelote !

C'est donc sous la contrainte terrible et menaçante de sa femme que le craint et renommé Lucius Malefoy se retrouva sur une plage peu fréquentée du sud de l'Angleterre , pour plus de discrétion. Il n'aurait plu manquer que Rita Skeeter soit de la partie « le conseiller en chef du Ministre, connu pour son combat idéologique en faveur de la pureté du sang, aperçu sur une plage moldue ! »
Car, en effet , Narcissa avait poussé le principe de précautions jusqu'à se rendre chez l'ennemi- personne ne viendrait les déranger de quelque manière que ce soit, ici .

Assis sur un drap de bain, Lucius commencé le livre qu'il avait emmené pour s'occuper l'esprit, le temps que narcissa s baigne. Et Morgane, comme sa sortie de l'eau lui tardait ! Bien qu'il se soit installer le plus loin possible des moldus, il détestait l'idée même d'être aussi proche d'eux.

Voyant que sa femme se plaisait dans a mer et n'en sortirai pas de sitôt, il se plongea dans d'un manuel traitant de symbolique sorcière. Il commençait presque à trouver la plage plaisante lorsqu'une ombre l'empêcha de continuer sa lecture. Lucius leva les yeux, pensant qu'il s'agissait de son épouse. Mais, à sa grande surprise, une silhouette imposante masculine le dominait de toute sa hauteur. Un jeune homme d'une vingtaine d'année, l'air peu affable voire patibulaire, la barbe en désordre, torse nu révélant des tatouages sur les deux épaules, lui adressa la parole :
« eh m'sieur, vous êtes assis sur ma serviette !
Exaspéré par le comportement de ce moldu qui visiblement ne savait pas à qui il avait affaire, Lucius se contenta de lui répondre sur le bout des lèvres :
-Plait-il ?
« Ben j'étais parti me baigner, et je suis revenu, et la je vous trouve assis sur mon drap de bain !
L'Aristocrate, désirant en terminer le plus vite possible avec le malotru, lui répondit avec condescendance :
-Je craint que vous ne fassiez erreur, monsieur. Maintenant je vous prierai de m'excuser,mais voyez-vous j'ai d'autres choses à faire que d'écouter vos sornettes...
-Wahou trop cool ! S'exclama d'un seule coup le métaleux
En effet, celui-ci avait aperçu, sur le bras dénudé du mangemort en raison de la chaleur, la marque des ténèbres...
-Que voulez-vous... ?
-Votre tatoo ! Ca c'est du travail de qualité ! Vous vous l'êtes fait faire par qui ?
-Je crains que cela ne vous regarde pas, répondit Lucius, les dents serrées.
-ah, vous avez honte de votre passé de rockeur, hein ? Mais faut pas, vous savez, ya pas de honte, quoi...Héhé, et à voir votre bouquins de symboles occultes, vous envisagez de vous faire faire d'autres tatoo grunge, c'est ça ?
Lucisu n'avait aucune idée de la signification des mots « rockeur » et « grunge », mais l'envie de prendre sa baguette et d'envoyer un sortilèges de confusion sur le gêneur le démangeait...
-d'ailleurs, vous savez...
-Confundo !
C'est à ce moment préci que Narcissa arriva
-Qu'est-ce qui se passe ici ? Surprise pa l'étrange tableau qui se dressait devant ses yeux
-Rien du tout, répliqua son mari avec mauvaise humeur. Absolument rien !

Lucius se leva, prit ses affaires, recouvrit son bras de sa serviette, et, drapé dans sa dignité, se dirigea vers loin de cette plage.
-Au fait, chéri...
-Oui ?
-En regardant ce moldu que tu as ensorcelé, je me disais...Deux-trois petits tatouages supplémentaires, ça t'irait pas mal...

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Frael
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Frael » 17 sept. 2011 - 21:30

Titre : Quand la lumière s'éteint...
Thème : Lumière
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 376
Personnages : Lord Voldemort / Charity Burbage
Rating :Tout public

Il savourait. Oh, bien sûr, il aimait cela. Il appréciait grandement la situation. Tenir quelqu'un à sa merci. Mieux encore. Sentir la peur qui émanait de sa victime, profonde, intense. Et faire doucement, cruellement, admettre à sa victime que sa mort était inéluctable. Que cela arriverait, tout simplement.
Et qu'au fond, le monde entier n'en avait rien à faire.
Qu'elle n'avait été qu'une piqûre de moustique parmi tant d'autres, et qu'il allait l'aplatir comme le vulgaire insecte qu'elle était.

Oui, c'était cela. Cela arriverait, sous peu.
Mais il appréciait de faire durer le supplice. L'attente. Rien de tel. Et le spectacle. Il avait toujours eut un goût particulier pour la mise en scène... Et devant tous ses larbins, ce public qui ne demandait qu'à se traîner à ses pieds, il s'y donnait à cœur joie.

D'un geste de sa baguette, il fit léviter sa victime jusqu'à lui. Se penchant sur elle, il vit ses yeux s'écarquiller de plus belle. Hoquetant de peur, le femme essaya de se reculer, réflexe qui ne lui servit pourtant à rien. Entravée par des cordes, maintenue dans les airs par la magie, elle ne pouvait rien faire. Rien.

Elle n'était qu'une souris entre les griffes d'un chat. Il s'amusait avec elle. Il s'amusait d'elle, de ses réactions, de ses actes idiots qu'il l'avait menée ici, tournant le tout en ridicule comme il savait si bien le faire. D'un ton doucereux qui lui arracha un glapissement de terreur.
Elle savait, à présent, pourquoi elle allait mourir. Pour quelques lignes de trop, pour avoir défendue ses opinions stupides trop farouchement.

Un sourire cruel s'étira sur ses lèvres fines et blanchâtres tandis qu'il prenait son temps et la faisait tourner lentement sur elle-même. Charity Burbage. Une parmi tant d'autre.

Il croisa son regard affolé alors qu'il levait sa baguette. Il se figea un instant, pencha la tête sur le côté, comme pour réfléchir à ce qu'il allait faire. La mise en scène, toujours. Tenir les ficelles, encore.

Puis, il la pointa négligemment sur sa victime, lançant le sortilège de mort. Et l'éclair vert ravit la lumière qui se trouvait encore dans le regard terrifié de la professeur.

Son corps tomba lourdement, ses paupières encore ouvertes laissant apercevoir un regard vide, terne et fade. Mort...

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Elyon
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Elyon » 17 sept. 2011 - 21:31

Titre :Fiat Lux (Que la lumière soit)
Thème : lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 187
Personnages : Autre personnage, les Mangemorts
Rating : tout public
Fiat lux (Que la lumière soit)


Kingsley esquiva de justesse un sort de mort, et neutralisa le lanceur d'un sort de Ligotage bien lancé. Puis voyant que tout les agresseurs fuyaient, il s'appreta lui-même à transplaner lorsque, soudain, il aperçut au loin une vingtaine d'Inferi accompagnés par quatre Mangemorts.
- Les Inferi... ,songea-t-il en stupéfixant Yaxley qui menait le groupe, quelle est déjà leur faiblesse ? L'Auror fit chanceler un nouveau serviteur de Voldemort et lui vola sa baguette avec la quelle il maitrisa les deux autres qui restaient grâce à deux Stupefix simultanés. Mais, pendant ce temps, les cadavres, mus par la volonté de leurs maîtres, avancaient vers lui avec un but très clair : tuer.
Au moment où l'un d'eux allait se saisir de lui, il se souvint et s'exclama « La lumière, le feu ! » Puis pointant ses deux baguettes vers eux, il s'écria « Lumos Maxima ! » L'effet fut immédiat, le sort brûlant les yeux putréfiés des Inferi et aveuglant les Mangemorts arrivés en renfort. Kingsley ligota ces derniers, effaça leurs souvenrs puis, leur jetant un dernier coup d'œil, il transplana.
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Fifi03
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Fifi03 » 17 sept. 2011 - 21:32

Titre : L'amie-amante
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 266
Personnages : Ron / Hermione
Rating : Tout public
Elle était là, elle attendait. Hermione était perdue. Il était parti, comme ça. Pourquoi ne comprenait-il pas ? Pourquoi fallait-il que ce soit si compliqué ? Il lui manquait déjà, son absence était comme une lumière éteinte : sans chaleur, ni clarté pour avancer. Elle n'était rien sans lui, mais elle ne lui avait toujours pas dit.

Pourquoi était-il parti ? Pourquoi les avait-il abandonnés ? Ce n'était plus pareil, elle n'avait plus de marques, de repères. Elle était seule au milieu des ténèbres, sans Ron et la lumière qu'il dégageait naturellement pour lui montrer le chemin à prendre.

Il n'était plus là et ça la tuée, elle se sentait engloutie par les ténèbres et toutes les peurs qu'il pouvait alimenter. Elle ne savait même plus pourquoi elle était là, avec Harry, loin de ceux qu'elle aimait. Maintenant Ron était parti et plus rien ne lui semblait important.

Il y avait tant de choses qu'elle voulait lui dire et lui montrer... Mais il n'était plus là pour voir et écouter. Eux qui avant étaient si complices, venaient de briser plus de six ans d'amitié.

Elle avait mal, autant mal que lorsque ses parents avaient tout oubliés. Elle se sentait trahie, mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir, tant elle l'aimait. Hermione savait qu'elle attendrait tout le temps qu'il faudrait. Elle vivait dans cet espoir de voir cette lumière au bout de ce tunnel obscur.

Hermione Granger avait plus que besoin de son ami, mais il l'avait abandonnée. Cependant, elle le comprenait, au plus profond de son être. Et elle attendrait, toute l'éternité s'il le fallait...
Pas le temps de faire plus :/
Dernière modification par Fifi03 le 17 sept. 2011 - 22:46, modifié 1 fois.
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L'image est un portoloin. Clique, c'est magique !

<<Si ce jour arrive, que je te vois venir au loin. Peu importe le nombre de rides que tu auras prit, peu importe le nombre de sourires qui se seront perdus dans tes yeux. Tu comprendras, en voyant mon visage figé à jamais, que le passé n'est jamais loin et à portée de volonté.>>

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Ouistiti
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Ouistiti » 17 sept. 2011 - 21:42

Titre : Liberté, Vie, Bonheur. Espoir.
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 381 selon Word
Personnages : Luna Lovegood
Rating : Tout public
Des bruits. Des cris. Des pas. Une porte qui grince. La grille qui s’ouvre. De la lumière. Ils revenaient. Un murmure. Un éclair de lumière. La souffrance, les cris, la douleur, l’inconscience. Réveil. Obscurité. Nuit totale. Des pleurs. La souffrance, encore. Celle qui reste, qui s’installe dans les muscles, dans les os, dans le corps tout entier. Murmures étouffés dans une maigre tentative de réconfort. Ne pas s’en faire. Oublier la douleur. Penser aux secours qui viendraient. Dans un mois, dans un an, qu’importe, pourvu qu’ils viennent. Oui, ils viendraient. Luna y croyait de tout son cœur, de toute son âme. Les secours viendraient. Car Harry vaincrait n’est-ce pas ? Il était l’Elu, alors il vaincrait.
Un jour, cette lumière ne serait plus synonyme de peur et de souffrance, mais de liberté, de vie et de bonheur. C’était la signification de la lumière. La liberté, la vie, le bonheur. La lumière ne pouvait pas être détournée de cette signification. C’était sa définition. Liberté, Vie, Bonheur. Luna se répétait ces mots comme un mantra, y mettant toute sa force, tout son cœur, toute son âme. Luna y croyait, et se battait pour que les autres y croient aussi. Prisonniers, certes. Des Mangemorts, et alors ? Torturés. C’était mieux que de mourir, non ? Il fallait se battre, peu importait la façon. En publiant un magazine non conventionnel, en aidant les Nés de Moldus à fuir, en participant à Potterville. Pris un par un, ces éléments semblaient insignifiants. Ensembles, ils montraient que le régime de terreur instauré par les Mangemorts était contesté, que beaucoup ne les approuvaient pas. Il y avait aussi ceux qui ne disaient rien, mais qui auraient aimé pouvoir faire quelque chose. Il y avait ceux qui agissaient sous la contrainte.
Alors, non, ils n’étaient pas seuls. Ils étaient peut-être enfermés dans le sous-sol du Manoir Malefoy, affamés, torturés, mais ils n’étaient pas seuls. Pour commencer, ils étaient ensemble. Ensuite, il y avait tous ces autres, dehors. Enfin, il y avait Harry, qui réussirait à vaincre Voldemort. Et ils seraient libres.
Un jour, la lumière serait de nouveau la Liberté, la Vie et le Bonheur. En attendant, ils gardaient l’Espoir. A chaque fois que la lumière apparaissait, l’Espoir était là. Grâce à Luna. Elle était leur Lumière dans ces Ténèbres.
There is no mountain that I can't climb
For you I'd swim through the rivers of time
As you go your way
And I go mine
A light will shine
And it will be me
Melissa Etheridge ~It will be me

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senekata
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par senekata » 17 sept. 2011 - 21:49

En un quart d'heure :mrgreen:
Titre : Une lumière à Azkaban
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 238 selon word
Personnages : Bellatrix Lestrange
Rating : Tout public
Même avec la meilleur volonté du monde, on ne pouvait pas définir la lumière émise par les torches d’Azkaban comme véritable lumière. Cela aurait été aussi absurde que de déclarer qu’il y avait un grand soleil dans les cachots. Les habitants de la zone dangereuse était donc habitué à une luminosité réduite. On n’y voyait mal au début mais on s’y habituait. Après tout, on s’habitue à tout. Cela fatigue juste un peu les yeux mais quand l’on passe son temps à dormir, c’est le cadet des soucis.
Les mangemorts ne voyaient jamais ni soleil, ni lune. Cela manquait à certain d’ailleurs. Et c’est pourquoi l’expédition pour aller les libérer eut lieu la nuit. Par égard pour leur pauvres yeux. Quand l’attaque eut lieu, ils ne comprirent pas tout de suite. Ils sentaient la marque certes, mais ils ne comprenaient pas pourquoi brusquement tout tremblait.
Bellatrix était seule dans son coin de couloir. Tous les autres prisonniers des cellules voisines étaient morts. Elle marmonnait ses hypothèses pour elle-même, à mi-voix. Quand la porte de sa cellule s’ouvrit, elle remonta le couloir. Il donnait sur une partie du mur qui avait été gravement endommagé. Et là, une autre attaque eut lieu. Très forte. Quelque chose d’aveuglant. Elle mis ses bras devant les yeux pour se protéger. C’était la lune. La lune claire qui rayonnait dans le ciel, envoyant sa lumière blanche. Trop blanche pour des yeux noirs comme l’âme.
Membre du Front Anti troll ! Nous vaincrons !
Saam, philosophe dans l'âme a écrit :Un droit on le donne, une liberté on la prend. Je prend la liberté de jouer avec mes crayons.
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Escaping
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Escaping » 17 sept. 2011 - 21:50

Titre : Peur du noir
Thème : Lumière
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 703
Personnages : Hugo et Rose Weasley
Rating : Tout puclic
Rose et Hugo se chamaillent tout le temps. Parfois, Hugo voudrait que sa sœur arrête de toujours vouloir avoir raison, ou plutôt qu’elle arrête d’avoir toujours raison. Il aimerait que Rose soit moins autoritaire et qu’elle arrête de lui donner des ordres. Il préfèrerait que Rose le laisse décider des fois, c’est toujours elle qui choisit les jeux !

Mais Hugo doit reconnaitre que Rose est une sœur géniale parfois. Et puis, Hugo a besoin de Rose, parce qu’elle sait faire de la lumière.
Hugo avait fêté ses huit ans une semaine auparavant. Et sa mère avait décrété qu’il était maintenant un « grand garçon » . Hugo était très fier d’être un grand, jusqu’à ce qu’il comprenne ce que cela impliquait. Parce que les grands garçons dorment dans le noir, et qu’Hugo a peur du noir.
Le soir de son anniversaire, maman vint dans sa chambre, borda ses draps et l’embrassa sur le front, comme toujours.

« Est-ce que tu penses être assez grand pour que j’éteigne la lumière du couloir ? » lui chuchota-t-elle en souriant.

Le petit garçon ne voulait pas dormir sans la lumière du couloir, maman la laissait toujours allumée d’habitude, et la porte de sa chambre restait ouverte pour qu’il ne soit pas dans le noir. Seulement il ne voulait pas dire à maman qu’il avait peur. Il voulait être courageux, comme elle et Papa, parce que si il n’était pas courageux il n’irait pas à Gryffondor.

« Oui, je veux dormir dans le noir ! » répondit-il avec fierté.

Hermione sortit en éteignant la lumière de la chambre de son fils, puis elle éteignit celle du couloir. Et Hugo se retrouva dans le noir. Il promena avec inquiétude son regard sur les murs de sa chambre, sans les voir. Il ne pouvait même plus voir sa propre main lorsqu’il tendait le bras. Hugo tenta de se rassurer en remontant ses couvertures jusqu’à son menton mais rien n’y faisait : il avait peur. Jamais il n’arriverait à dormir.

Heureusement, ils étaient au mois de Juillet et Rose était à la maison. Elle venait de terminer sa deuxième année à Poudlard. Hugo sortit silencieusement de son lit et se dirigea vers la chambre de sa sœur en tâtonnant

« Rose ? chuchota-t-il en poussant la porte.
-Hugo ? s’étonna-t-elle, encore engourdie. Qu’est ce que tu fais là ? Entre !
-J’ai peur dans le noir…gémit le petit garçon en s’asseyant au bord du lit de son ainée.
-Pourquoi tu n’allumes pas la lumière dans le couloir ? s’impatienta Rose, visiblement pressée de se rendormir.
-Je suis trop grand pour dormir avec la lumière, je veux pas que les Papa et Maman sachent que j’ai peur du noir.
-Mais tu sais, c’est normal d’avoir peur de quelque chose.
-Papa dit toujours qu’il faut vaincre ses peur.
-Bon, qu’est-ce que je peux faire ? »

Rose se redressa et alluma sa lampe de chevet, qui diffusa une douce lumière orangée dans la pièce.

« Tu te rappelles quand tu avais fais apparaitre un petit feu dans une bouteille à Noël dernier ? demanda Hugo en rosissant.
-Oui bien sur, c’est Maman qui m’a appris à le faire.
-Tu pourrais en faire un dans ma chambre ? Comme ça il ne ferait pas vraiment noir…
-C’est d’accord ! »

La jeune fille sourit à son petit frère, sortit de son lit et ils se dirigèrent main dans la main vers la chambre d’Hugo. Rose vida le bocal en verre dans lequel son frère conservait ses bavboules et y fit apparaitre un feu magique à l’aide de sa baguette.

« Je le pose sur ta table de Chevet, ça te va ?
-Oui ! Merci Rose ! »

Le petit garçon passa ses bras autours du cou de sa sœur et déposa un bisous sur sa joue, puis il retourna se blottir sous ses couettes, rassuré par la petite lumière à coté de lui.

Rose et Hugo continueront à se chamailler. Hugo continuera à penser que sa sœur est trop autoritaire, et celle-ci continuera d’avoir toujours raison. Mais Hugo n’oubliera pas que Rose a sut créer la lumière quand il était dans le noir et qu’elle a toujours été là pour lui.


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Noisette
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Noisette » 17 sept. 2011 - 21:53

Titre : Le cimetière des papillons
Thème : Drap - Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 1 118
Personnages : Nymphadora Tonks
Rating : TP

Rien. Rien ou presque. A six heures vingt-sept le matin, il n'y a rien dans l'esprit de Nymphadora Tonks. A six heures vingt-huit, elle reprend conscience. Elle n'ouvre pas encore les yeux, ne bouge pas. Elle ne peut pas. Son corps est lourd, chaud, encore chargé de sommeil. A cette heure-là, elle n'a pas de corps, elle est un esprit qui flotte dans les brumes de sommeil. D'ailleurs, elle est encore embrumée. Il lui faut quelques instants pour ordonner ses pensées. A cette heure sans corps, elle pourrait être n'importe où, n'importe comment. Pelotonnée dans un grand pardessus, dans une cache, en mission pour l'Ordre. Dignement (en tout cas elle l'espère) assoupie sur une banquette dans la salle de repos du Quartier Général des Aurors. Étendue sur le dos, abandonnée, la tête reposant sur le bras de Charlie étendu à ses côtés, dans la même position qu'au début de la nuit. Couchée de côté, tout contre Remus qui s'éveille à son tour. Les brumes de sommeil se dissipent, la sensibilité revient dans son corps. Elle soupire d'aise, elle est dans un vrai lit aux draps tièdes et doux. Leur parfum est familier, encore frais, rassurant. L'oreiller est moelleux, la couverture chaude, elle contraste avec l'air un peu froid de la chambre. Elle pourrait être si bien, là, si seulement... En refluant, le sommeil l'a ramenée à la réalité. Il n'y a pas le poids de Charlie qui creuse le matelas, le bras qui l'entourait et la maintenait contre lui au début de la nuit et lui sert d'oreiller une fois qu'elle a roulé dans son sommeil, l'odeur de sa sueur mêlée à leurs étreintes, ses grognements de protestation quand vient l'heure de se lever. Il n'y a pas non plus Remus, Remus à la peau brûlante, au corps tellement chaud qu'elle sortait une jambe de sous les draps, Remus qui la maintient contre lui, Remus qui ne ronfle pas mais dont la respiration rauque la berce doucement. A côté d'elle, le lit est vide et froid.

Elle n'ose pas encore bouger, peut-être qu'elle est mal réveillée et que Remus est là. Ou Charlie, qui sait ? Il est peut-être venu passer des vacances, ils ont trop bu et elle ne se souvient pas de la soirée... Ca ne serait pas la première fois. Mais non. Au fur et à mesure, elle se souvient qu'elle a passé la soirée seule, qu'elle a oublié d'éteindre la lampe tempête quand le sommeil l'a capturée, au beau milieu d'un chapitre. Elle a pesté contre tous les papillons de nuit attirés par la fatale lueur, dont les cadavres jonchent le sol, sous la lampe. C'est Charlie qui lui a offert cette lampe. Elle pourrait éclairer plus, elle pourrait siffler moins, elle pourrait être plus jolie, elle ne pourrait pas moins l'aimer. Elle adore cette lumière douce et dorée, un peu tremblotante. Elle l'allume tous les soirs, et tous les soirs les phalènes viennent se suicider à la lumière de Charlie. Et chaque matin, elle contemple les corps, pensive. Elle aussi pourrait être une de ces phalènes. Remus et Charlie sont les fatales lampes tempête et elle la nuée de phalènes, elle est une pauvre bestiole attirée par la chaleur et la lumière de cette lampe et elle finira comme toutes les autres, dans le cimetière des papillons. D'un coup de baguette, elle fait disparaître les cadavres. Elle soupire. Cette fois, j'essaierai de ne pas me faire mal... Ca y est, elle sent tout son corps, la douceur et la chaleur des draps, le froid de sa solitude dans ce lit trop grand pour elle seule, trop petit pour deux. Va-t-elle se lever ? Elle est si bien, couchée dans la plume... Elle n'est pas spécialement heureuse, perdue entre deux hommes, entre deux âges, mais elle est bien. Elle touche l'essence du bien-être physique, du repos du guerrier, du corps qu'on laisse aller qui recompose ses forces, tranquillement, sereinement. Elle en profite encore, tant que son estomac ne fait pas de nœuds, tant que son coeur ne bat pas la chamade. Elle fait des résolutions qu'elle ne tiendra pas et n'ouvre pas encore les yeux. Elle espère encore mais le retour de son corps ne lui laisse plus aucun doute. Charlie n'est plus là, Remus n'a dû être qu'un délire, qu'une hallucination, fatigue, désespoir, elle ne sait pas trop. Elle en parlerait bien à Sirius mais... C'est con. Pour une fois qu'elle voulait lui dire ce qu'elle avait sur le cœur. Il y a un an, peu avant sa mort, il l'avait taquinée à propos de Remus. Piquée au vif, elle avait riposté un peu trop fort pour être honnête. Pff, s'il savait... Il savait peut-être.

Elle ose une respiration plus profonde que les autres. Ca y est, tout le calme et le repos avait déserté son corps. Elle a besoin de s'étirer, de bouger, de mobiliser ces muscles raides et engourdis. Aujourd'hui, elle devait revoir Remus. Réunion de l'Ordre. Pas moyen d'y couper, cette fois. Ni pour elle, ni pour lui. Elle ne l'avait pas revu depuis la pleine lune, quelques jours après qu'ils se furent aimés pour la première fois. Mmh, elle resterait bien là, sous les draps... Les yeux toujours fermés, elle s'étire longuement, comme un chat. Le lit n'est plus si petit. Elle ronronne presque. Il va falloir ouvrir les yeux, elle est bien réveillée maintenant. La lumière perce à travers ses paupières. Le jour est levé, il fait suffisamment clair pour que la lueur de la lampe tempête ne change rien à la clarté qui règne dans la chambre. De toute façons, elle n'ose plus ouvrir les yeux avant que le soleil levé n'avale la dérisoire lumière de la lampe tempête. Elle ne dort plus sans, mais elle ne peut se réveiller avec. Quand l'hiver viendra, elle avisera. En attendant, elle se lève et éteint la lampe, ramasse les cadavres des papillons en essayant de ne pas penser qu'elle aussi est destinée au cimetière des papillons. Le verre est chaud, elle manque de s'y brûler. Il y a quelques traces carbonisées dessus. Elle pense à la réunion de l'Ordre en se préparant. Il va falloir revoir Remus. Il faudrait peut-être qu'elle arrête, tout simplement. Qu'elle arrête d'avoir un cœur d'artichaut et de tomber amoureuse du mauvais gars. C'était peut-être un peu trop pour elle. Trop dur, ou peut-être qu'elle n'étais pas assez forte. Un peu des deux, peut-être. Mais elle est incorrigible, elle le sait. Cette fois, je volerai si bas que je ne me brûlerai pas, elle songe en enfilant ses vieux godillots de cuir violet. Elle sait très bien que ce ne sont que des mots.
[quote="Aredhel"]Ouais ça fait warrior, ça fait Noisette quoi !
C'est pas comme si tu choisissais tes tatouages pour bien montrer que tu survivrais à l'Apocalypse avec trois morceaux de bois et une corde :mrgreen:[/quote][quote="Saam"]Noisette elle est féroce comme un panda ![/quote]

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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par flodalys » 17 sept. 2011 - 21:55

Titre : Une lueur d'espoir
Thème :lumière
Fandom :HP
Nombre de mots : 269 (sur word)
Personnages :Ron
Rating :tout public



Une lueur d'espoir

Ron est dans la chambre que Bill lui a attribuée à la chaumière au coquillage. Il regrette ce qu’il a fait Harry et Hermione, cela faisait des semaines qu’il a laissé ses amis sur un mouvement d’humeur à cause de ce fichu horcruxe. Il a honte, il n’ose même pas sortir de cette chambre. Bill et Fleur tentent pourtant de le faire sortir de sa léthargie mais il s’inquiète pour Harry, et pour Hermione, surtout pour Hermione. Bill ne peut même plus le taquiner sur son appétit puisque son plus jeune frère ne faisait plus que picorer tout en se maudissant, encore et toujours.
Ron passait la plupart de son temps allongé sur le lit en écoutant la Potterveille dès que l’émission était diffusée. C’était le moment de plus gai de sa journée. Le reste du temps il le passait à allumer et éteindre le déluminateur. Lumière. Noir. Lumière. Noir. Lumière. Noir…
En ce matin de Noël Ron écoutait la radio lorsqu’il entendit :
-Tu te souviens de Ron, quand il a cassé sa baguette, elle n’a plus jamais été performante.

C’était la voix d’Hermione il en était certain, mais cette fois il l’a clairement entendu, c’est pas un effet de son imagination. La voix vient de sa poche, il passe sa main l’interieur, elle ne contient que son déluminateur. Il l’actionne comme d’habitude, la lumière s’éteint, jusque-là pas de surprise. Mais une lumière bleutée apparaît. Il le sait au fond de lui, cette lumière c’est elle qui le guidera auprès de ses amis… auprès de d’Hermione. Alors, il décide de se laisser guider, cette lumière sera sa rédemption.
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Lunashura
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Lunashura » 17 sept. 2011 - 21:57

Titre : Un péché au parfum de thé
Thème : Lumière
Fandom : Rozen Maiden
Nombre de mots : 259
Personnages : Jun, Shinku
Rating : tout public

-Shinku, je t’ai fais du thé, tu en veux ?
La cinquième poupée leva la tête de son livre pour fixer son serviteur, qui se grattait gauchement l’arrière du crâne.
-Il ne restait plus de Darjeeling, alors je t’en ai fait du vert. Tu aime ça aussi, non ?
Elle ferma Kleid aus Rosen et le posa sur la table, plissa les yeux et le dévisagea avec intensité. Bien qu’une légère rougeur colore ses joues, il ne semblait pas malade.
-Tu n’en veux pas ? Je l’ai fais à 80 degrés, il devrait être buvable pour une fois…
Son regard fuyant glissait sur les murs et paraissait avoir du mal à se fixer sur un point en particulier. Une main triturait furieusement l’intérieur de sa poche tandis que l’autre était toujours aux prises avec sa chevelure. En observant plus attentivement son visage aux traits ne pouvant dissimuler un profond tourment, les prunelles scrutatrices de Shinku vinrent sans difficulté à bout du masque d’impassibilité que son serviteur tentait d’afficher avec la maladresse la plus grande.
De la gêne. De la crainte. Une légère touche de regret, aussi. En somme, du remord. Il avait manifestement quelque chose de fort lourd sur la conscience.
Un péché inavouable, inexpiable, impardonnable.
Ce devait être la dernière des vilenies, car enfin le serviteur qu’elle chérissait ne pouvait lui offrir du thé avec tant de dévouement sans menaces de mort derrière, c'était inconcevable.
Et la lumière fut.
-Jun ! As-tu bien enregistré l’épisode spécial du Détective Kun-Kun hier soir, comme je te l’avais demandé ??

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Kathleen
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Kathleen » 17 sept. 2011 - 21:58

Titre : Lumière, Action !
Thème : Lumière
Fandom :
Ron n’avait jamais beaucoup aimé être dans le noir. C’était une autre de ses peurs, mais elle était moins phobique que celle des araignées. Mais bon, Hermione avait insisté et Ron aimait beaucoup faire plaisir à Hermione. Et puis, ça avait l’air intéressant ce dont elle avait parlé. Ron avait tout de suite été intrigué mais intéressé. Mais elle ne lui avait pas dit qu’il y aurait un moment dans le noir. C’était vraiment une ambiance angoissante, même avec les musiques classiques qui étaient en train d’être jouées.

Mais Ron n’aurait jamais avoué à Hermione qu’il était terrorisé, ça ne faisait pas. Il valait mieux souffrir en silence. Pour s’occuper l’esprit, Ron regarda ses genoux qu’il voyait très légèrement grâce à quelques lampes de couleur verte. Mais en fait, ce n’était pas une idée excellente parce que ses genoux n’avaient absolument rien d’intéressant. Dire qu’il aurait suffi d’un petit tour de baguette magique.

Mais il n’était pas question d’utiliser sa baguette ici. Il n’avait pas envie d’avoir la Brigade des Oubliators aux trousses. Il pouvait bien supporter un peu la noirceur du lieu pour ce dont Hermione avait parlé. Il était courageux après tout, il était un Gryffondor. Même si en cet instant, il se sentait aussi misérable qu’un Poufsouffle. Enfin, il ne savait pas si les Poufsouffle se sentaient misérables dans le noir, il n’avait jamais demandé à Hannah, la copine de Neville.

Hermione apparut soudain à côté de Ron. Elle avait dans les mains un paquet bizarre. Ron la regarda avec un sourire. Après tout, elle était censée être partie chercher à manger et Ron aimait beaucoup tout ce qui se mangeait, du moins chez les sorciers. Bien entendu, Hermione ne rapportait pas de Fizwizbiz ou de Chocogrenouilles. Ron était assez curieux de goûter les confiseries moldues, mais il se demandait quels types de confiseries pouvaient être blancs et ressemblait à des minis choux-fleurs. Est-ce que c’était bon au moins ?

- Merci, d’avoir acheté les provisions, Hermione, murmura Ron. Je n’y comprends rien à l’argent moldu.
- Tu aurais dû faire Etude des Moldus à Poudlard, répondit Hermione en souriant.

Ron sourit, ne répondit rien, mais piocha dans le paquet pour goûter les mystérieux minis choux-fleurs. A sa grande surprise, c’était extrêmement sucré et ça avait un délicieux goût de friandise bien chaude. Il ne savait pas que les moldus faisaient des confiseries chaudes. mais il fit un grand sourire à Hermione pour lui montrer qu’il appréciait son achat.

- Tu aimes ?
- Oui, qu’est-ce que c’est ?
- Des pop-corn.
- C’est bon ! Dis-donc, ça commence bientôt ?

Il avait à-peine posé la question qu’un grand soulagement envahit son cœur. En effet, la lumière s’alluma sur l’écran et Ron commença à regarder avec Hermione les quelques publicités qui précédaient le film. Et quand les premières images du film arrivèrent sur l’écran, Ron, qui avait totalement oublié sa peur d’il y avait cinq minutes, saisit Hermione par les épaules. Et il sut en cet instant qu’il allait vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aller au cinéma.
Nombre de mots : 509
Personnages : Ron Weasley, Hermione Granger
Rating : Aucun
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Aoife O'Hara
Reporter à la Gazette du Sorcier
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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Aoife O'Hara » 17 sept. 2011 - 22:05

Titre : La dernière lumière
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 1045
Personnages : Draco, Ginny, Albus Dumbledore
Rating : Tout public / avec mention d'amour à trois


Il était minuit. Au même instant, deux personnes retenaient leur souffle. Leurs yeux scrutaient l’obscurité. Le silence épais et poisseux de la nuit d’août leur emplissait les oreilles et rendait leur bouche pâteuse. A intervalles réguliers, tous trois déglutissaient avec difficulté, leur cœur battant la chamade. Ces moments si rares et si délicieux étaient toujours si uniques, si attendus, si fragiles, qu’un rien pouvait détruire la très délicate magie qui les rassemblait trop rarement. Dans leur solitude, ils attendaient le troisième. Dans leur solitude, ils espéraient.

Une femme rousse debout, seule, au milieu d’un champ, les cheveux se soulevant parfois sous l’effet d’une légère brise tiède. Un jeune homme blond assis en tailleur dans un jardin, ses yeux d’un gris d’acier perçant l’obscurité.

Soudain, une lueur apparut. D’abord très faible, vacillante. Puis la lueur se fit lumière. La lumière rougeoya quelques secondes, et explosa soudain en une cascade de couleurs chatoyantes. La femme et le jeune homme sourirent et se laissèrent emporter par le tourbillon avec une confiance aveugle ; la force de cette puissante magie les secoua de tous les côtés, leur coupant plusieurs fois le souffle et les tirant et poussant dans tous les sens. Puis d’un coup, plus rien.

A nouveau, l’obscurité. Il n’y avait rien d’autre que de l’ombre. Pas de sol, pas de murs, pas de ciel, rien qu’ils ne puissent toucher, et pourtant, ils marchaient. Confiants, ils attendaient le moment où la lumière reviendrait… et enfin, elle revint. La lueur habituelle s’alluma au loin ; elle provenait d’un briquet. Un briquet tenu par la main d’un homme d’une trentaine d’années, à mi-chemin entre la femme et le jeune homme. Il était brun, avec un ombre de barbe, et était vêtu de façon aussi désuète que charmante. Tous trois sourirent. Ils étaient enfin réunis.

Albus lâcha son Éteignoir pour le laisser flotter dans les airs, éclairant par la même occasion les trois personnes présentes. Il esquissa un petit sourire satisfait.
- Je n’étais vraiment pas sûr d’y parvenir.
- J’imagine que lorsque tu es assez motivé, tout est possible, ricana Draco.
- Dites donc les enfants, on ne va pas commencer les chamailleries, déclara Ginny.
Elle les regarda tendrement et rajouta :
- Je suppose qu’on ne pourra pas maintenir la faille temporelle longtemps.
- C’est exact, confirma Albus. Ce serait problématique si je me retrouvais nez-à-nez avec mon futur moi, de même pour Draco, et j’imagine que la Ginny de son passé serait surprise de rencontrer sa version plus âgée.
Ginny saisit les mains des deux hommes, et s’écria, la gorge nouée :
- Vous les garçons, vous pourrez toujours dire ce que vous voudrez, mais vous m’avez tellement manqué !
Draco l’embrassa sur le front et passa un bras autour de ses épaules.
- J’avoue Ginny, sauver le monde d’une guerre du temps, ça crée des liens. D’ailleurs, j’aurais aimé avoir davantage d’explications techniques, « jeune » Albus. Tu es vraiment certain que le temps ne se mélangera plus ? Pendant combien de temps on aura encore la possibilité de se retrouver tous les trois ?
Albus s’assombrit et Ginny, prise d’un mauvais pressentiment, se rapprocha de lui. Ils étaient désormais blottis les uns contre les autres, profitant de chaque instant passé ensemble, presque tentés de retenir chacune de leurs respirations. Quand pourraient-ils se revoir à nouveau ?
- A dire vrai, déclara Albus, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Nous avons fait du tellement bon travail que les failles se sont presque toutes refermées. Le temps est moins malléable, les frontières se durcissent à nouveau, et il sera bientôt impossible de les franchir à nouveau.
- Bientôt, c’est-à-dire ? demanda Ginny d’une voix inquiète qui ne lui ressemblait pas.
- Oui, je suis d’accord, bientôt quand ? Bientôt dans dix ans ou bientôt dans dix mois ?
Albus prit une grande inspiration.
- Pour être plus clair… Nous nous voyons pour la dernière fois.
Son annonce fut suivie d’un silence lourd. Les deux hommes sentirent Ginny bouger légèrement.
- Pleure pas, va, on savait que ça arriverait, lui dit Draco en passant la main dans ses cheveux.
- Oh, n’agis pas comme si ça ne te faisait rien ! s’écria-t-elle. Laisse-moi tranquille, je ne pleure même pas !
Il embrassa ses joues au goût salé des larmes.
- Tu peux toujours faire ton malin Draco, mais toi aussi, tu pleures, fit remarquer Albus.
- Évidemment ! pour toi c’est facile, tu vas tout faire pour garder tes souvenirs. Tu veux toujours tout savoir. Mais nous, c’est différent. On a passé l’équivalent de plusieurs années ensemble à risquer nos vies et à s’aimer, et tu nous dis que tout va disparaître en un instant, comme ça, pouf, et que même toi tu ne peux rien y faire ?
- Exactement. Maintenant tais-toi, et serre-nous dans tes bras. Je veux profiter de chaque seconde.

Ils restèrent longtemps entrelacés ; puis, lentement, la lumière commença à baisser, l’obscurité prenant sournoisement le dessus. Albus, Draco et Ginny enlacés sentirent doucement les deux autres s’effacer, perdirent leur prise, jusqu’à se retrouver perdus dans le néant, seuls ; désespérément seuls.

Lorsqu’elle se réveilla, Ginny était étendue dans un champ, sans la moindre idée de ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’elle se trouve là. Au loin, le soleil pointa ; la boule qu’elle avait dans la gorge sembla grossir encore plus, et sans qu’elle sache pourquoi, elle éclata en sanglots. Elle resta assise de longues minutes à pleurer tout son saoul, sans même savoir pourquoi ; elle étaient soudain emplie d’une tristesse inexplicable, un chagrin qui lui semblait inconsolable.

Draco, à son réveil, ne put s’empêcher de hurler de rage. Il hurla. Puis il sanglota. Il sanglota jusqu’à n’avoir que la force de rester allongé sur la terre séchée, les poings serrés, la mâchoire contractée, parfois secoué de quelques sanglots. Il ne savait pas ce qui lui arrivait. Mais ce qui lui arrivait le révoltait jusque dans ses tripes.

De son côté, Albus s’assit calmement à son bureau, et rangea son Éteignoir dans un tiroir. Il regarda longuement le mur face à lui, et une larme coula le long de sa joue. Il l’essuya rapidement, et déglutit.
- Bientôt, murmura-t-il. Bientôt, je pourrai vous revoir et vous laisser vivre vos vies.
Dernière modification par Aoife O'Hara le 17 sept. 2011 - 23:00, modifié 1 fois.
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Chapitre 25/épilogue en ligne ! C'est l'heure des adieux !

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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Vert17 » 17 sept. 2011 - 22:05

Titre : Humeurs météorologiques
Thème : Lumière
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :
Personnages : le trio, Luna Lovegood, les élèves de Poudlard
Rating : tout public
Dans la grande salle les esprits étaient moroses, le plafond enchanté reflétait une triste réalité : ce mois de septembre était désastreux. Plus d'une semaine qu'une pluie enchantée tombait inlassablement, donnant à la pièce une atmosphère lourde, sombre. Les humeurs s'accordaient au temps : les élèves étaient râleurs, à fleur de peau, des disputes éclataient régulièrement ; même les professeurs étaient touchés par cet étrange phénomène, les points descendant plus rapidement que d'habitude. Madame Pomfresh était étonnamment débordée pour un mois de septembre, de nombreux élèves se plaignant de rhume et autres maux de gorge. Certains premières années, pas encore habitués à Poudlard et à être séparés de leur famille, pleuraient doucement en contemplant les milliers de gouttes qui glissaient le long des fenêtres de Poudlard, poussées par les rafales plus ou moins fréquentes, plus ou moins fortes.
Le trio d'or, comme beaucoup d'autres élèves, était attablé, attendant le repas, espérant que la délicieuse nourriture préparée par les elfes de maison ajoutée à la chaleur humaine dégagée par la moitié de l'école réunie là, leur donnerait l'énergie qui leur manquait pour attaquer une nouvelles après-midi de cours. Cependant, chacun affichait une mine triste et les quelques discussions n'étaient pas très enjouées. Lorsqu'un éclat de rire franchissait des lèvres, il provoquait une onde de choc, semblant réveiller les esprits mais déjà il s'éteignait, comme emporté par les rafales.
Ron, affalé sur la table des Gryffondor observait ses camarades, perdu dans ses pensées, il cherchait à deviner ce qu'ils pouvaient bien penser. Son regard se perdait dans le vague, ses oreilles ne percevaient plus que le bourdonnements de la conversations, le bruit des gouttes qui s'écrasent sur les toits de Poudlard et les bourrasques de vent. Ses yeux étaient de plus en plus lourds, lorsqu'il se rendit compte que quelque chose avait changé dans son environnement sonore. Les conversations lui paraissaient plus enjouées, les voix plus vives et les bruits provenant de l'extérieur étaient étouffés, discrets alors qu'ils se faisaient si présents depuis la rentrée. Alors, le rouquin ouvrit les yeux, il releva la tête, survola la table des professeurs, et c'est là, à cet instant que le miracle se produit. Un rayon de soleil traversa une fenêtre de la grande salle, lançant une lumière fragile dans la pièce, comme la promesse d'un temps meilleur.
Le volume sonore avait augmenté sans que personne ne remarquât vraiment le changement météorologique. Une voix cristalline, aérienne s'éleva alors : Luna annonçait à tout un chacun le retour du soleil. Le trio se leva d'un bond, rapidement suivit par une grande partie des élèves et se rua dehors.
Les portes de Poudlard, s'ouvrirent en grand sur le parc. La lumière entra à grand flot dans l'école, illuminant les visages, ramenant les sourires, la joie et la bonne humeur.
La nature semblait revivre, les feuillages humides gouttaient, miroitant au soleil. Le saule cogneur ruisselait, un rayon le toucha et il s'agita, s'ébrouant comme un chien, répandant des perles d'eau de pluie sur le sol détrempé autour de lui. Le lac encore agité par le vent voyait ses créatures remonter à la surface. Tout renaissait à Poudlard, même les élèves qui déboulaient, courant dans tout les sens, profitant du retour de la lumière.
Ron s'assit simplement sur les marches humides, tournant son visage vers le ciel, savourant les rayons réchauffant ses joues. Il ne put que constater à quel point les humeurs étaient réglées par le temps.
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Yoko Tsuno par Roger Leloup, montage par moi-même.



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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Hinatata » 17 sept. 2011 - 22:07

Titre : Une fin à la Guerre
Thème : Lumière
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 559 (d'après Word)
Personnages : Luna Lovegood, Dean Thomas
Rating : Tout Public
- Ce qu’il y avait de pire, c’était la solitude.

Ils marchaient le long de la falaise, le vent marin fouettant violemment leurs visages. Le soleil se couchait doucement à l’horizon. Les derniers rayons de lumière éclairaient le profil de Luna, à qui Dean jetait de fréquents coups d’œil. Elle ne semblait pas malheureuse, ou triste, ou nostalgique. Seulement là, sereine et irréelle.

- Alors forcément, quand j’ai croisé… quand j’ai croisé Ted, j’ai cru revivre. Puis Dirk Creswell, et même les Gobelins. Je n’étais plus seul à me battre. Parce que c’est l’impression qu’on a, d’être tout seul dans la galère alors qu’en fait c’est pareil pour tout le monde.

Dean se tut. Luna ne répondait pas, elle regardait devant elle. Il était un peu mal à l’aise, se demandant s’il ne l’ennuyait pas avec ses histoires.

- Enfin, je n’ai pas à me plaindre, ajouta-t-il, portant la main à sa nuque avec embarras, ça ne devait pas être facile pour toi non plus, dans ce manoir, enfermée durant des mois.
- Ne minimise pas tes blessures, dit Luna, d’une voix douce mais ferme.

Dean tourna la tête vers elle. Ses yeux bleus le fixaient intensément. Ils étaient légèrement assombris, du fait de la lumière du soleil derrière elle.
Il n’avait pas remarqué qu’ils s’étaient arrêtés de marcher.

- On a tous beaucoup souffert. Alors ne comparons pas... Tu sais, à la fin de cette guerre, cela n’aura plus d’importance. On voudra tous oublier. Mais il ne faudra pas.

Dean détacha son regard de celui de Luna. Leurs pieds se remirent en marche d’un commun accord.
Il médita sur ses paroles. A Poudlard, il ne la connaissait pas beaucoup, voire même pas du tout. A vrai dire, moins il l’approchait, mieux sa réputation se portait. Luna était quelqu’un d’excentrique, de loufoque. Gênant la normalité, et tout le monde sait que tout est en ordre dans la normalité. La bousculer, c’est bousculer tous ceux qui la suivent. La voix douce et les grands yeux bleus de Luna bousculent, pour mieux apaiser les âmes.

- Parce que tu penses qu’il y aura une fin à cette guerre ?
- Bien sûr, fit-elle comme s’il s’agissait d’une évidence. Harry est toujours là, n’est-ce pas ? Il se bat contre Tu-sais-qui, alors il réussira.

Dans sa bouche, cela semblait véritablement évident.
Cependant, l’important n’était pas que la guerre finisse, l’important était que celui qui en était à l’origine disparaisse. Ce n’était pas un jeu. Il ne s’agissait pas de participer. Il leur fallait gagner.

Et Harry se battait encore. Et eux se battaient avec lui, ils espéraient, ils y croyaient toujours ; ils attendaient simplement le signal, l’appel, la seconde où ils sauraient, celle où ils bondiraient sur leurs pieds, celle où on leur dirait « C’est fini. » Alors, ils resteraient abasourdis, sans bouger, ne pouvant assimiler l’information. Et si ç’avait été faux ? Devoir retourner à leur misère, alors qu’ils y avaient cru, un bref instant, une brève flamme à l‘âme, c’eut été un crève-coeur.
Alors ce serait vrai.

Au loin, et tandis que Luna lui prenait la main en souriant, Dean la vit. Elle brillait, plus ou moins forte selon les secondes, perdant puis regagnant du terrain avant d’en perdre à nouveau, mais elle brillait, elle était là, sereine et irréelle. Dean vit la lumière au bout du tunnel.
You'll come back
when it's over
no need to say goodbye

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Re: [Textes] Nuit du 17 septembre

Message par Mythesilenne » 17 sept. 2011 - 22:09

Titre : A Camille
Thème : Lumière
Fandom : HP
Nombre de mots : 432
Personnages : Albus Dumbledore
Rating : Aucun





Ma chère et défunte,

Je ne t'ai jamais adressé ses paroles, cette confession de mon amour si particulier pour toi.
Mais à quoi bon mettre des mots qui semblaient si creux face à la complexité de nos sentiments ?
Ton âme magnanime m'avait accordé un amour qui me dépassait. Et d'un seul regard, d'une seule étreinte, tu comprenais et partageais bien plus que par des aveux.
Nous savions l'un et l'autre ce qui nous unissait. Nous savions l'un et l'autre ce qui nous séparait.
Mais maintenant que tu es morte, je mets des mots sur des sentiments, parce que ta perte les rends plus forts, plus présents.
Maintenant que tu es morte, je serai seul à devoir expliquer un jour à notre petite Ludivine l'étrange histoire de sa naissance.
Si je dois dire ce que tu as été pour moi en un mot, ce ne sera certainement pas une amante, ni seulement une épouse, qu'en partie une conseillère.
Si un seul mot doit décrire ce que tu étais pour moi, je dirais que tu étais ma lumière.
J'ai rencontré ta famille dans une période trouble de ma vie. Tu fus la première à t'approcher et je me souviens combien était chaleureuse et précieuse ton amitié et ta sympathie silencieuse.
Tu fus celle qui m'obligea à me révéler, à m'assumer, à avancer. J'étais dans la lumière, tu restais dans l'ombre. Mais devant moi, c'était ta clairvoyance que je suivais.
Je ne t'aimais pas comme tu le rêvais. Je m'en sentais parfois coupable, conscient de ce que tu m'apportais. Mais c'était encore toi qui me rassurait, qui m'enveloppait de cet amour presque maternel. J'étais ébloui de la pureté de ton âme, je sentais la mienne grandie et fortifiée à son contact. Quelque chose de supérieur nous liait : une confiance aveugle, une adoration mutuelle, un éblouissement perpétuel. Et la force et la pureté de notre amour finissait par faire oublier tout ce qu'il avait d’atypique et d'improbable.
Car combien d'année nous fallut-il pour être amants ? Notre mariage était depuis longtemps passé...
Quelle autre femme aurait accepté cet amour platonique ?
C'était ce qui nous séparait. Cela aurait pu nous détruire. Mais une fois de plus, tu fus la guide. Plus innocente que moi, mais déterminée à ce qu'un enfant soit la preuve de notre amour, tu fus la patience même. Et cela même, cette tendresse et cet amour de l'âme, éclaira cette période bien étrange de notre vie.
Tu voulais appeler notre petite fille Lucie. Je demandais à ce qu'elle s'appelle Ludivine.
Elle portait pour moi une lumière divine. Ta lumière.
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