Epreuve 2 - La salade composée

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.
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Ella C.
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Epreuve 2 - La salade composée

Message par Ella C. » 21 oct. 2019 - 18:51

On entre dans le vif du service !


La salade c'est bien, c'est croquant, rafraichissant, parfait pour accompagner son plat. Mais y ajouter des goûts, des textures et des couleurs, c'est encore mieux !

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Pour cette deuxième épreuve, l'hôtel a besoin d'une création en équipe. Un texte original, une fanfiction, un dessin, un montage, peu importe. Laissez libre cours à votre imagination sur le thème : un dîner qui tourne mal.
Vous aurez jusqu'à samedi, 12h pour envoyer la salade en salle de réception - la poster dans ce topic. Pour les textes, ne faites pas trop long : entre 100 et 1000 mots. Vous pourrez aussi poster les créations sur le Héron ou HPFanfiction si elles respectent les règles de ces sites.

A vos tabliers... Prêt... Partez !

Rallonge jusqu'à samedi 21h

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Lul
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Lul » 23 oct. 2019 - 22:21

Juste une petite question : la limite des 1000 mots, c'est un conseil ou une limite absolue ? :sifflote:
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Vous voulez vous amuser un peu pendant ce froid mois de décembre ? Venez participer au calendrier de l'avent ludique d'HPF ! :boing:

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Awena
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Awena » 24 oct. 2019 - 06:19

C'est mieux si ça dépasse pas après si c'est 1002-1003 on va pas s'en formaliser non plus ;)
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Lul » 24 oct. 2019 - 11:25

Ok, va falloir qu'on se mette sérieusement au débroussaillage alors :oops: Merci pour la réponse.
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Vous voulez vous amuser un peu pendant ce froid mois de décembre ? Venez participer au calendrier de l'avent ludique d'HPF ! :boing:

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Tiiki
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Tiiki » 24 oct. 2019 - 11:28

1002/1003 mots... Si seulement :lol:

(la Team Roquette essuie un nouveau revers de manche, mais tout sera préparé aux petits oignons d'ici ce week-end)
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chrisjedusor
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par chrisjedusor » 25 oct. 2019 - 20:24

Si je suis bien, on poste ici pour le texte :) Nous nous sommes mise okey avec @Melow car plus de nouvelles de Taka, donc on poste vu que ça se termine à 12h demain :) Bonne lecture ^^

Un fou rire inoubliable


Dennis Crivey était âgé de dix ans. Il observait anxieusement la magistrate du ministère de la Magie qui se trouvait assise derrière son bureau. Cette dernière abordait un air concentré sur le dossier qu’elle lisait avec attention. Il se triturait nerveusement les doigts, attendant qu’une réaction verbale passe la barrière des lèvres de la sorcière. Pourtant, un sourire retenu tordait sa bouche et il ne savait pas comment il devait prendre cette réaction. C’était un signe étrange puisque de la Magie avait été effectuée en dehors de l’école de Poudlard. Ils allaient recevoir des remontrances. Il jeta un œil un regard inquiet à son frère, assis à ses côtés, Colin semblait bien plus calme. Il se tenait même fièrement devant son aînée et observait les avions en papiers qui virevoltaient furieusement au-dessus d’Amélia Bones, attendant d’être lus. Celle-ci passa sa main dans ses cheveux gris et court avant de fermer consciencieusement l’épais dossier qui se trouvait posée devant elle, ramenant le petit garçon à la réalité de cette situation bien embêtante.

— Je n’ai pas pour habitude de m’occuper de ce genre de dossier, lâcha-t-elle en insistant sur le « genre » d’un drôle d’air. Je dois vous avouer que ma nièce n’a encore jamais fait une telle bêtise, la commissure de ses lèvres trembla, mais je serais curieuse de savoir… Comment avez- vous eu cette idée ?

D’un geste de la baguette, elle fit virevolter, plus loin, deux notes de services qui, avec leur pointe, cognaient furieusement contre le bras de la sorcière. De nouveau, Dennis jeta un regard à son grand frère, et c’est d’un air joyeux, comme s’il n’avait sincèrement pas peur de se faire remonter les bretelles, qu’il se lança dans ses explications.

— Le souper de famille était ennuyant, s’exclama-t-il d’une voix encore enfantine, on avait créé des animaux en papiers mâchés avec Maman, l’après-midi même. Alors, quand on a pu sortir de table, on s’en est servi pour les animer dans ma chambre, sans penser qu’on en perdrait le contrôle – que j’en perdrais le contrôle en essayant de le faire-, sauf qu’ils… sont sortis de la pièce, et son descendus là… où ils entendaient tout le monde parler. Ils ont alors commencé à sauter partout dans les plats … Puis à jeter les viandes, les pommes de terre, et la salade dans tous les sens. Et sur mes oncles et tantes…- ils n’ont rien compris de ce qui se passait, je voulais juste divertir mon petit frère, et en plus on a pu faire de nombreuses photos de leur tête ! C’était amusant ! Ce repas de famille a fini par devenir intéressant !

— Et évidemment, sans penser que la magie est interdite en dehors de l’école, Mister Crivey ? ajouta-t-elle curieusement. Visiblement elle perdait son sérieux. Surtout en sachant que seuls vos parents sont autorisés à avoir connaissance de notre monde puisque vous êtes d’ascendance moldue. Dennis crut percevoir un gloussement de rire qu’elle maîtrisa presque à la perfection. Pardon, des photos ?

Elle hoqueta surprise, ne comprenant pas le lien de cause à effet.

— Oui, je veux devenir un photographe professionnel, une fois adulte ! Ou travailler pour la gazette du sorcier !

Son frère aîné s’excita et lui aussi voulu rire tant la joie naturelle qui émanait de sa personne était contagieuse. Il se rappela alors du botruc en papier mâché qui avait voulu élire domicile au sein des cheveux de son oncle, du niffleur qui avait décidé d’aller se servir dans le sac de sa tante ou encore de la mandragore qui avait désiré se servir au sein même de la salade de sa mère. Colin avait alors directement été chercher son appareil photo sorcier, sans faire attention à l’esclandre dont il était responsable et sans penser aux conséquences qui s’en suivraient. Son frère avait été si heureux de pouvoir immortaliser ce moment de rigolade. La photo le rendait heureux.

Dennis osa pour la première fois, et d’une voix timide, argumenter en faveur de son frère en voyant que cette haute placée du ministère n’arrivait presque plus à garder contenance face aux deux petits garçons qu’ils étaient encore.

— Il fait de très belles photos en plus ! Dennis oublia lui aussi durant quelques instants pourquoi ses parents moldus attendaient la sentence, angoissés, à l’extérieur de la pièce. Vous auriez vu le visage de l’oncle Oscar quand, à son tour, notre hippogriffe en papier mâché s’est mis à danser au milieu des salades préparées de Maman en compagnie d’un elfe de maison fait de la même matière ! Ils ont tous les deux finit par plonger dans les plats !

Amélia Bones ne put se retenir plus longtemps, et à son tour, elle finit par éclater de rire. L’air sérieux voire glacial qu’elle abordait alors qu’elle les accueillait au sein de son bureau, signe de son statut professionnel important, laissa place à un fou rire qu’elle ne contrôla pas, laissant les deux jeunes garçons qu’ils étaient encore, pantois. Dennis vit que des larmes de rires perlaient le long de ses joues alors que ces dernières se coloraient d’une teinte cramoisie.

D’un geste presque maternel, elle pointa sa porte d’entrée.

— C’est bon les garçons, allez rejoindre vos parents ! L’incident est clos. Et de toute façon, les oubliators sont intervenus. Et puis, personne ne va vous condamner pour ça, cette infraction au code du Secret Magique est mineure. Avec tout ce dont j’ai à faire face dernièrement, avoir ce dossier entre mes mains a sincèrement fait ma journée. Juste, Mister Crivey la prochaine fois, pensez au fait que la situation puisse être plus grave.

Éberlué, Dennis jeta un regard en biais à son frère, son sourire grignotait l’ensemble de son visage. Et cela le rendait lui aussi heureux.

— Merci ! Et je suis ravi de vous avoir amusé, Madame Bones !

Et alors qu’ils se dirigeaient vers la sortie, accompagnant les éclats de rires de la femme plus âgée, Colin déclara une dernière fois :

— Si vous voulez, je peux vous envoyer une copie des photos. Quand vous vous sentirez trop prise par votre boulot, vous pourrez les regarder !

Les frères Crivey étaient fiers d’avoir égayé la journée de cette femme.
Dernière modification par chrisjedusor le 26 oct. 2019 - 06:41, modifié 1 fois.
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Je te retrouverai en passant au dessus de la mort elle-même. # Lianna Sauwer ( oc)

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Tiiki
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Tiiki » 26 oct. 2019 - 01:04

"Ça lui a fait un choc quand il l'a su". Cette phrase vous dit quelque chose ? Normal, vous avez probablement lu un jour la fabuleuse saga qu'est Harry Potter. Et voilà un petit missing moment de la famille Finnigan avec @Lul et @Carminny, avec beaucoup de mots supprimés, beaucoup de phrases sans queue ni tête, et beaucoup de rires mercredi soir. On espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !


Ça lui a fait un choc !

Bailey Faucett, nouvellement Finnigan, était en train de mettre la table lorsque la sonnette retentit. Elle s'essuya les mains sur son tablier et vérifia l'heure.

— Alabhaois-chéri, tu descends voir qui c’est ? Je cuisine !
— Ça m'ouvre oui ou bouse de dragon ? râla l'invitée mystère.
— J'y vais ! s'écria Alabhaois avant d'ouvrir la porte. Bonsoir, madame...

Elle le regarda de haut en bas. Ainsi donc, c'était à cela que ressemblait un... Moldu.

— Bérangère Bellchant, l'amie de Bailey !

Il se dandina, mal à l'aise devant le regard de leur invitée.

— Bérangère, déjà ?!

Bailey se précipita vers la porte d'entrée et sauta dans les bras de son amie.

— Bailey, ma chérie ! Ça fait tellement plaisir de te revoir.
— Béry ! Entre donc... Quelle excellente idée de passer en réponse à mon hib... ma lettre !

Bérangère se rapprocha de son oreille dans un mouvement qu'elle espéra discret :

— Pas de gaffe ce soir, ma chère !

Bailey fronça les sourcils, l'air de dire : « C'est toi qui me dis ça ? ». Alabhaois sembla s'impatienter face à ces messes-basses :

— Asseyez-vous, ça va refroidir.
— Qu'est-ce qui pourrait refroidir ? Rien n'est encore cuit, déclara Bailey en l’embrassant.
— Comment ça ? bougonna son époux. Tu n'étais pas en train de cuisiner ?
— Où est-ce que je peux ranger ça ? intervint Bérangère en tendant sa veste. D'habitude il suffit d'un coup de ba...
— De balai.
— Un coup de balai, pour ranger sa veste ?! commenta-t-il, sceptique.

Bérangère hocha vigoureusement la tête tandis que Bailey les entraînait vers le salon.

— Soyez sages pendant que je finis, lâcha-t-elle avant de disparaître dans la cuisine.
— C'est bien pratique les balais… commença Bérangère avant de s'interrompre.. Tu... tu es le fameux mari de ma Bai. Enchantée d'enfin te rencontrer.
— Exact. Tu es donc sa meilleure amie… ? Je croyais que vous vous étiez perdues de vue... vous ne vous téléphonez jamais. Enchanté de même, évidemment.

Pas de gaffe ce soir, elle l'avait promis. Une histoire crédible, vite !

— Mon... phélétone a un problème de piles.

En trois coups de baguette discrets dans la cuisine, le dîner était désormais prêt, et Bailey les invita à venir manger.

— J'espère que tu aimes toujours la tarte au potiron, Béry ? Ça me fait tellement plaisir. Raconte-moi ce que tu deviens ! Je suis tellement curieuse !
— J'adore toujours autant la tarte au potiron ! Comme celle que nous mangions à P...

Elle s'étouffa. Alabhaois tiquait de plus en plus, cette histoire de téléphone à piles le turlupilait. Euh, le turlupinait.

— Et puis, comme je te l'ai dit dans notre dernière... lettre, j'ai récemment ouvert mon propre restaurant sur le Chemin de Traverse.
— Où ? À Londres ?

Bérangère se rendit compte de la gaffe, portant les mains à sa bouche.

— Oui, oui, mon chéri, le rassura immédiatement Bailey.
— Oui, oui, mon... commença Bérangère. Non, tu n'es pas mon chéri.
— Béry !
— On y est déjà allés ? Ça ne me dit rien.
— C'est comme ça qu'on a pris l'habitude d'appeler… C'est quoi son nom, Bai... euh... son vrai nom, à la vraie rue, car nous ne sommes pas du tout en train d'inventer ?
— Euh... Regent Street.

Cette fois-ci, Alabhaois tiquait VRAIMENT. Depuis quand oubliait-on l'adresse de son propre restaurant ?

— Mais cessons de parler de ça, je vais gaffer !

Des coups de pieds s'échangèrent sous la table.

— Ouille !
— Comment veux-tu gaffer ? demanda enfin Alabhaois.
— Gaufrer, elle veut dire gaufrer !

Devant l'air suspicieux de son époux, elle renchérit :

— Faire des gaufres, quoi.
— Oui, et je fais de très bonnes gaufres.
— Les meilleures !
— Mon secret ? Un soupçon de magie ! dévoila Bérangère sur le ton de la confidence.
— Tu pourrais nous en faire ce soir ?
— Je crains qu’on n’ait plus d’œufs...
— Je peux aller au poulailler, j'en ai vus quelques uns ce midi...
— Pas la peine. Il suffit de les atti...
— ...attraper ! Vas-y s'il-te-plait, chéri.

Bailey et Béry se fusillèrent du regard, tandis qu'Alabhaois sortait chercher les œufs, essayant de comprendre ce qu'il loupait depuis le début.

— Tu ne peux pas te taire parfois ?!
— C'est dur, avoua l'autre, penaude. Est-ce qu'il ne serait pas plus simple de dire la vérité ?
— Il va m'abandonner !
— Vous êtes mariés maintenant !
— Plutôt me jeter un Avada !

Bérangère roula des yeux.

— Oh toi alors, tu vois toujours la chope de Biéraubeurre à moitié vide.
— Et toi, tu as renversé le reste sur un Boursouf !
— Excusez-moi les filles, mais plus ça va et moins je vous comprends, glissa Alabhaois, revenu silencieusement.
— Tu... tu... s'étrangla Bailey tandis que Bérangère souriait de toutes ses dents.
— Vous parliez de...
— De bière au beurre.
— De bourse au souffle.

Il fronça les sourcils tandis que son épouse se tordait les doigts.

— De la bière au beurre, des bouts de soufre, un chemin de travers, un manteau rangé au balai... Vous utilisiez un langage secret à votre lycée ?
— Exactement ! s'exclama, soulagée, Bailey.
— À part ça, rien d'anormal ! Promis, juré, stupéfixé !
— Stupéfiée ! rattrapa Bailey.
— Décidément, votre langage est incompréhensible pour le commun des mortels !

Bérangère, incapable de se retenir davantage, explosa :

— ÉCOUTE MOI JE VAIS TE DIRE UN TRUC, MON PETIT FINNIGAN !
— BÉRY, TOUT MAIS PAS ÇA !
— Dis-le !
— Je me suis retenue pendant plus d'une demi-heure pour pas lâcher de Bombabouse dans la mare...
— JE TE LE PRÊTE AU LIT !
— PARDON ?!
— Par pitié Béry...
— ... mais cette rencontre est un désastre, je crève la dalle, et TA FEMME EST UNE SORCIÈRE !

Une flopée d'anges passa. Bailey avait viré au rouge, c'était décidément le pire dîner de sa vie.

— Bérangère ! Tu avais promis !
— UNE QUOI ????
— Ça ne change rien entre nous, Aly...
— Impossible ! Les sorcières n’existent pas.

Alabhaois commençait pourtant à comprendre, car cela expliquait pas mal de choses : les réactions étranges de Bailey au début de leur relation, ou toutes ces expressions bizarres. Bailey réprima un sanglot. Ne pouvait-il pas simplement lui assurer qu'il l’aimait ?

— Je ne suis pas sûr de saisir… Tu es comme moi ou pas Bailey ?
— Je...
— Elle est comme toi, amoureuse... souffla Bérangère. C'est la seule chose qui importe.
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FleurBleue
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par FleurBleue » 26 oct. 2019 - 07:29

Salut !

Pour les Batavia le texte est en cours d'écriture. Il doit être complété/relu mais je ne pourrai pas me connecter d'ici midi pour le poster. Est-ce que vous avez la possibilité de le publier ici @Katiebell et @Omicronn ?
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Elbereth
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Elbereth » 26 oct. 2019 - 10:37

Voilà notre texte. Bonne lecture !
Spoiler
Show
19h sonne. Je vérifie une dernière fois que tout est prêt pour ce repas romantique improvisé. Je balaie une dernière fois la salle à manger d'un regard. La table est dressée. J'ai sorti pour l'occasion notre plus beau service. Le plat termine de mijoter. Cela va bientôt faire six heures que je suis derrière les fourneaux. J'ai hâte de voir ses yeux émerveillés lorsqu'elle passera le seuil de notre appartement. Cette soirée, elle la mérite. Notre couple la mérite. Cela fait plusieurs mois que nous travaillons comme des malades chacun de notre côté.

Je souris en l'entendant glisser sa clef dans la serrure. Je me tiens prêt à l'accueillir muni d'une coupe de champagne.

****

Le repas se déroule bien. Cela fait longtemps que nous n'avons pas rigolé de la sorte et ça nous fait un bien fou. J'apporte les fondants au chocolat lorsque la sonnette retentit. Je me demande qui peut bien oser nous déranger à cette heure-là.
— Oh ça doit être les pompiers ou le facteur pour le calendrier, s'exclame-t-elle en se dirigeant vers la porte munie de son morte-monnaie.

J'espère qu'elle a raison et que nous serons rapidement débarrassés de ces perturbateurs pour reprendre le cours de notre soirée.

Lorsque je la vois revenir suivie par son collègue, mon cœur manque un battement.
— Jérôme est passé me féliciter pour la vente du domaine que j'ai conclue aujourd'hui.

Ledit Jérôme appuie les propos de ma femme en soulevant une bouteille de Crémant de Loire, puis prend place à notre table sans que nous l'y invitons. Cela ne semble pas choquer Emma qui reprend sa place à son tour et lui tend sa coupe. Je crois que ça m'agace encore plus de la voir réagir ainsi.

Lorsque je le vois planter une cuillère dans l'un des fondants je vois rouge. Ne voit-il donc pas qu'il n'a rien à faire ici ? Qu'il est de trop dans ce dîner romantique ?

— Mouais il a un goût bizarre ton fondant mec...
— C'est une recette que je tiens de ma grand-mère paternelle. Tu es le premier à t'en plaindre. Emma l'adore, elle, cette recette, c'est pour ça...
— Tu peux arrêter de parler comme si je n'étais pas là, s'offusque-t-elle.

Je respire un grand coup. Je ne veux pas m'énerver. Je sais qu'elle a raison, je n'aurais jamais dû parler comme ça. Tout ça à cause de lui.
Je ne comprends pas comment ma femme peut supporter ce type.
— Non mais c'est ça aussi quand on choisit des produits bas de gamme faut pas s'attendre à avoir un résultat de qualité.

Je crois que s'il ne ferme pas sa bouche rapidement il va repartir d'ici avec la mâchoire cassée. Je suis dépité que ma soirée avec Emma ait prit cette tournure.
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Katiebell
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Katiebell » 26 oct. 2019 - 10:43

Des glaçons à volonté




Lucy et Archibald Goodwin dînaient en silence dans la salle à manger des deuxièmes classes, installés chacun l’un en face de l’autre. Le couple Goodwin, qui fêtait ses trente ans de mariage, avait voulu voir grand. Un voyage aux États-Unis, et surtout, la traversée de l’océan Atlantique à bord du fameux Titanic. Rien que ça ! Tout le monde en parlait dans le beau monde, de ce bateau luxueux et réputé insubmersible. Archibald Goodwin était tellement fier de pouvoir payer ce voyage à son épouse, après tant d’années d’économie en tant que professeur de physique au Royaume-Uni. Il espérait aussi, au fond de lui, que cela pourrait les rapprocher à nouveau, Lucy et lui...
Malheureusement, tout ne se passait pas comme prévu. Il y avait eu ces silences entre eux qui s’étaient installés dès les premières minutes passées sur le pont. Il avait remarqué aussi les lèvres pincées de son épouse à chaque fois qu’il tentait de lui tenir conversation. Le fait était qu’il n’arrivait plus à se parler, et ce depuis quelques années, alors qu’il passait toutes ses journées au travail. Et ce soir, il était bien décidé à demander à Lucy ce qui n’allait pas. Bon dieu, c’est qu’il en faisait des efforts, et il commençait à en avoir plus qu’assez de voir le visage fermé et insensible de Lucy !
- Lucy... Ai-je fait quelque chose pour que tu sois aussi contrariée ? C’est à peine si tu as dit un mot depuis que nous avons mis le pied sur ce bateau. Il ne te plaît pas ?
Lucy ne répondit pas tout de suite. Elle avait d’abord sursauté en entendant son mari lui parler. Il s’apprêtait à lui faire la morale, sans doute, à lui demander de mieux se comporter en public, devant tous ces gens de la bonne société autour d’eux. A cet instant, Lucy était prête à exploser.
- Oh que si, Archibald, oh que si. Comme ça tu peux afficher ta réussite avec ta bonne petite épouse accrochée à ton bras.
Désarmé, Archibald ferma un instant les yeux.
- C’est ce que tu crois ?
- Oui. Je vais te dire ce qui ne va pas, puisque tu le demandes. C’est ton travail. Ton travail est plus important que moi. Toutes ces réceptions mondaines auxquelles je n’ai pas envie d’aller, ces journées à t’attendre et à m’occuper de la maison. Cette traversée sur le Titanic n’est que la suite de tout ça. Je n’aime plus cette vie. Parfois, je me demande si nous nous aimons encore.
Cette dernière phrase, surtout, transperça Archibald de part en part. Incapable de parler, il reposa sa fourchette et son couteau sur le bord de son assiette d’un geste las. A nouveau, ce fut le silence entre eux.
Archibald n’avait plus faim maintenant, il se servit un verre de champagne pour se donner contenance. Au bout d’un moment, après quelques autres verres, il se décida à rompre le silence qui s’était définitivement installé.
- Je croyais que tu rêvais de visiter les États-Unis.
Lucy ne répondit pas, elle ne pensait pas que son mari se souviendrait de ce qu’elle avait dit il y a si longtemps, quand tout allait bien dans leur couple. Elle ne savait plus quoi dire, quoi penser. Chacun fuyait le regard de l’autre, chacun retranché dans ses pensées.
Soudain, le bateau se heurta à quelque chose, le choc fit tomber le verre d’Archibald, celui de Lucy tremblait et vacillait, les couverts s'entrechoquaient et les Goodwin sursautèrent. Ils échangèrent un long regard, tous les deux se tenaient la main, instinctivement, au bout d’un moment Lucy lui sourit et déclara :
- Je n’ai plus faim, si nous y allons je pense que des stewards nous renseignerons mieux qu’ici.
En effet, les serveurs du restaurant à la carte, enjoignaient aux rares inquiets de se détendre. Ils se rendirent sur une coursive avant d’aller dans leur cabine, la vue montrait une mer calme dans une nuit presque sans lune.
- Je crois que j’ai le mal de mer, dit Archibald.
- Tu n’as jamais eu le mal de mer et la le bateau s’est arrêté tu as juste trop mangé ! Ne dis pas n’importe quoi !
- Écoute si je te dis que j’ai le mal de mer, c’est que j’ai le mal de mer !
- Rentrons dans notre chambre, tu me fatigues !
- Alors là c’est le pompon ! C’est moi que tu accuses alors que j’ai simplement le mal de mer !
Ils étaient arrivés à la fin de la coursive, ils voyaient la proue du bateau et lorsque Lucy se pencha vers la gauche, elle distingua une masse noire à côté de la coque.
- Regarde le bateau a percuté un iceberg, tu penses que la navire va couler, il est insubmersible !, s’exclama Lucy.
- Rentrons dans notre cabine, nous verrons bien, répondit Archibald pragmatique.
Une demi heure plus tard, un steward leur apporta des gilets de sauvetages et leur demanda d’aller sur le pont pour un exercice et de s’habiller de vêtements chauds.
- Je crois que c’est le dîner d’anniversaire le plus raté et le plus bizarre en trente ans, non ?, dit Lucy en enfilant un chandail.
Le 14 avril 1882, les Goodwin s'étaient mariés et avaient vécu heureux (ou presque) jusqu’à ce dîné mémorable
Vive la vie :yipee:
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Adhara
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Adhara » 26 oct. 2019 - 10:45

Voilà la participation des Boston : texte illustré ! :mouton:
Les Potter étaient attablés autour d’un poulet rôti à point et d’une tarte à la citrouille tout juste sortie du four. La musique classique résonnait dans la salle à manger du manoir et était interrompue de temps à autre par le bruit des couverts en argent sur la porcelaine. Fleamont, habillé d’une robe de sorcier pourpre, dégustait un verre de vin rouge, tandis Euphémia, dans une robe azur, avait préféré accompagner son fils avec le jus de citrouille. Des sourires flottaient sur les visages, James était rentré de Poudlard depuis quelques jours déjà et malgré quelques remarques sur son comportement, son relevé de notes était exemplaire. Fleamont avait réussi à obtenir un congé de quelques jours à passer en famille malgré les étranges phénomènes qui se déroulaient de plus en plus souvent, les encombrant de boulot. La famille Potter était ravie d’être réunie autour d’un bon repas autour duquel ils pouvaient converser de tout et de rien avec légèreté.

Alors que le sujet préféré de James, à savoir Lily Evans, venait d’être abordé pour la énième fois les flammes de la cheminée passèrent au vert. Euphémia fronça les sourcils, étonnée. James se tourna vers son père et demanda :

— Nous attendions quelqu’un ?

Fleamont n’eut pas le temps de répondre par la négative, car Sirius Black s’effondra et répandit son sang sur leur tapis angora. Totalement sous le choc, les trois Potter se figèrent et des expressions surprises déformèrent leurs traits. Ceux de James passèrent ensuite à l’horreur : son meilleur ami gisait en sang sur le sol de sa salle à manger. Il se précipita vers lui, suivi de près par ses parents. Voyant le corps du garçon couvert de coupures, Fleamont s’éclaircit la gorge et prononça d’une voix grave :

— Vulnera Sanentur !

Euphémia s’empressa d’imiter son époux d’une voix tremblante. Il fallut dix longues minutes pour que le couple Potter réussisse à refermer toutes les blessures du garçon. Aussitôt eurent-ils terminé qu’un craquement sonore retentit dans la rue. Inquiète, Euphémia jeta un regard dans le jardin. Son visage devint encore plus pâle quand elle aperçut le couple Black portant des vêtements tachés de sang approcher. Elle lança un regard lourd de sens à son mari puis se tourna vers son fils.

— Amène Sirius dans ta chambre et reste avec lui !

Trop choqué pour protester, James Potter se dirigea vers les escaliers en faisant voler devant lui son meilleur ami toujours inconscient. Les deux adultes sortirent du manoir la mine grave.

— Puis-je savoir ce qui nous vaut le plaisir de votre venue ?

Orion Black ne répondit pas et se contenta de fixer Fleamont d’un regard mauvais.

— Walburga, ma chère, vous vous présentez chez moi couverte de sang, j’apprécierais de connaitre la raison de votre venue !
— Voyez-vous, chère Euphémia, dit l’épouse Black un sourire carnassier éclairant son visage, nous étions en train d’éduquer l’être incompétent qui nous sert de fils ainé quand son corps s’est mis à expulser des litres de sang !

Euphémia pâlit davantage ce qui fit apparaître un rictus amusé sur le visage d’Orion.

— Notre fils est si faible qu’il ne supporte pas notre éducation ! Il s’est lâchement enfui, nous venons le chercher.

Fleamont qui bouillait de rage tenta de contrôler sa voix pour la faire paraître la moins agressive possible :

— Et puis-je savoir Orion ce qui vous fait penser que votre fils est chez nous ?
— Il est de notoriété publique que mon fils aime se cacher dans les jupons du vôtre.
— Je ne vous permets pas d’insulter mon fils !

Le ton montait entre les deux hommes et les voisins commençaient à sortir dans la rue pour commérer.

— Votre fils n’est malheureusement pas chez nous dit Euphémia d’une voix glaciale. Je vous prie maintenant de bien vouloir quitter notre propriété. Rangez cette baguette Walburga ! Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, des moldus nous observent, vous êtes en train de violer la loi sur le secret magique.

Sans prêter plus d’attention aux Black, elle entraina son époux vers leur demeure. Elle eut à peine le temps de fermer la porte grâce à un sortilège que celle-ci explosa dans un bruit de tonnerre. Feamont, ses réflexes toujours aiguisés, avait réussi à les protéger à temps. Sans perdre de temps, il riposta. Les sorts volaient dans tous les sens brisant lustres et tableaux. Excédée, Euphémia se concentra malgré tout sur un souvenir heureux.

Quelques minutes plus tard, une brigade de la police magique, prévenue par un merle argenté, transplana dans le salon du manoir Potter. Il fallut encore quelques minutes de combat pour que les Black en sous-nombre quittent le manoir précipitamment. Les époux Potter remercièrent leurs renforts chaleureusement.

Une fois de nouveaux seuls ils remirent le hall de la maison en état puis se dirigèrent vers le salon où le repas avait eu le temps de refroidir. Euphémia y jeta un regard déçu.

— Pour une fois qu’on passait un agréable moment en famille, il a fallu que ça tourne mal !


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Selket
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Selket » 26 oct. 2019 - 12:11

J'aime beaucoup vos textes et j'espère qu'on pourra les retrouver sur le héron ou hpfanfiction :D
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Tiiki
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Tiiki » 27 oct. 2019 - 11:23

Moi aussi j'ai beaucoup aimé tous ces textes ! Et les Boston j'adore vos illustrations :coeur: (au début sur la deuxième j'ai cru que Sirius avait les pieds dans une salade, et ne me demandez pas pourquoi, avant de faire la connexion et de comprendre qu'il était dans la cheminée :lol: )
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CapriceK
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par CapriceK » 27 oct. 2019 - 13:20

La participation des Iceberg, une chorale à plusieurs POV sur une scène bien connue :)
Ma semaine de vacances chez Vernon se termine enfin. Il est grand temps pour moi de retourner auprès de mes molosses adorées. Vernon est adorable avec moi, toujours attentionné pour me servir un verre de vin. Dudley est digne de la famille, un vrai Dursley. Pétunia me paraît toujours aussi rachitique et chétive. Quant à l’autre, ce Harry Potter, la simple vue de ses cheveux hirsutes et de cette ridicule cicatrice m’horripile. Ce gamin est vraiment une tare pour mon honnête petit frère.
Mais, heureusement pour moi, il ne me reste plus qu’une soirée à supporter l’arrogance d’un fils de méprisables ivrognes.

Pour le dîner, Pétunia nous a préparé de la soupe et du saumon. Les parts sont, à mon grand regret, à peine généreuses. Il ne reste rien dans les plats. Après tout ce temps, ma belle-sœur ne sait toujours pas combler mon appétit, comme celui de Vernon et Dudley d’ailleurs. Le dessert est ainsi le bienvenu. Je dois bien avouer que la tarte au citron meringuée de Pétunia est succulente.

Devant moi, le garçon brun inerte, avec son regarde vide, ne fait même pas honneur au repas. Son ingratitude m’afflige alors que Dudley se ressert poliment une quatrième part de tarte, l’ignoble garçon continue de garder le visage fermé et les poings contractés. Ce qui lui donne une attitude complètement dégénérée.

« Comme je le disais l’autre jour, ça vient du sang. Quand le sang est mauvais, ça ressort toujours. Je ne veux rien dire contre ta famille, Pétunia, mais ta sœur avait une tare. Ce sont des choses qui arrivent dans les meilleures familles. Ensuite, elle s’est acoquinée avec un bon à rien et on a le résultat devant nous. »*

Le cognac que m’a proposé Vernon est vraiment bon et chaleureux. Petunia boit son café et semble assomée. Et puis, c’est mon dernier soir, je peux me faire plaisir. Je ne reverrai plus cet horrible gamin de l’année, je peux bien lui dire ce que je pense de lui, je ne risque que rien et puis ça prouvera bien qu’il n’est qu’une mauviette…

« […] Ils sont morts dans un accident de la route, espèce de sale petit menteur, c’est à cause de ça que tu es devenu un fardeau pour une famille honnête et travailleuse. Tu n’es qu’un petit insolent, ingrat et ... »

Que m’arrive-t-il ? Voilà que je ne peux plus parler, pourtant j’ai plein de choses encore à lui déclarer. Je crois que mon verre supplémentaire de cognac est de trop. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Tout mon visage se met à gonfler…

Puis mon corps tout entier.

J’entends Vernon s’écrier alors que mon corps gonfle, s’envole et s’élève jusqu’au plafond puis dans le ciel du jardin. Aucun mot ne sort de ma bouche et me permet de répondre. Molaire m’aboie son soutien alors que je ressemble littéralement à un ballon de baudruche.

Petunia semble complètement abasourdie et toujours aussi préoccupée par ce que pourraient dire les voisins avant de soucier de mon propre sort. Vernon s’affaire en vain et, d’un regard noir, s’inquiète presque davantage pour l’incapable gamin brun que de moi.

Comme si le paresseux ingrat pouvait être responsable de cette grossière arnaque ?
Franchement, j’aurais préféré être ailleurs. Avec mes autres compagnons, les molosses de Marge, par exemple. Je suis le préféré de ma maîtresse, sans nul doute. Je vais toujours là où elle va, mais parfois, j’aimerais être ailleurs…

Ma maîtresse me donne vraiment toute l’intention dont j’ai besoin, toujours soucieuse de mon bien-être et de mon bonheur. Mais son frère, un humain à la moustache effrayante, a tendance à légèrement l’accaparer plus que de raison. Quand je regarde Pétunia, cette personne au long cou et qui ressemble davantage à une grue qu’à une humaine, je suis presque certain de ne pas être le seul à vouloir que cette semaine prenne fin… La grue sirote son café comme Marge sirote son verre de cognac.

J’aime bien me mettre entre Marge et Duddley, le fils de la grue et de l’homme à la moustache effrayante. L’une, parce qu’elle ne manque jamais de se baisser de temps en temps pour me laisser lécher ses doigts, et l’autre, parce qu’il a tendance à semer la nourriture comme s’il s’attendait à ce qu’elle se mette à pousser sur le sol de sa maison.
-Comme je le disais l’autre jour, ça vient du sang. Quand le sang est mauvais, ça ressort toujours. Je ne veux rien dire contre ta famille, Pétunia, mais ta sœur avait une tare. Ce sont des choses qui arrivent dans les meilleures familles. Ensuite, elle s’est acoquinée avec un bon à rien et on a le résultat devant nous.
Il y a un gamin en face, très maigrichon et l’air escagassé, presque énervé. J’ai envie de lui grogner dessus, de lui dire de desserrer les poings, les crocs, de baisser sa garde et d’arrêter de menacer Marge de ses yeux vert crapaud, qui la foudroient. Ma maîtresse ne l’aime pas beaucoup et je vois bien que sa simple vue l’insupporte. Je ne l’apprécie pas non plus à vrai dire. Il a une odeur vraiment bizarre… Je me couche sur le sol. Peut-être qu’en dormant, le temps filera plus vite…
- ... J’imagine qu'ils étaient ivres quand ils se sont tués en voiture…

- ILS NE SE SONT PAS TUES EN VOITURE !


Les éclats de voix me font me relever. Les sens en alertes, je commence à observer ce qu’il se passe. Il y a quelque chose dans l’air, qui ne me plaît pas du tout. Quelque chose traverse tout mon corps. Ce n’est pas normal… L’air est un peur trop épais à mon goût.
Marge, ma fidèle compagne grossit. Je me dis que certes, cette semaine a été pour elle l’occasion de profiter de la cuisine de sa belle-sœur, et qu’’elle a peut-être abusé de cette quatrième part de tarte au citron, mais tout de même… Un humain ça ne gonfle pas aussi vite !
Ce n’est pas normal.
Ses joues sont toutes enflées, mais ce n’est rien, comparé à ses jambes qui me font plus penser à deux grosses cuisses de jambon qu’à des membres humains… Je n’ose pas mordre dedans. Marge est ma maîtresse bien-aimée, je ne peux pas prendre le risque de la blesser §
J’aboie, alarmé, contrarié. Qu’arrive-t-il à ma maîtresse, qui flotte désormais légèrement au-dessus de nous ? J’essaie de l’attraper, de la garder près de moi. Qu’adviendrait-il de moi, si elle venait à s’envoler pour ne jamais revenir? Je prends la décision de mordre un mollet, de tenter de la ramener sur la terre ferme.
Dans ses yeux, je lis de la peur, alors qu’elle s’envole toujours plus haut…
Pétunia savourait son café, attendant la fin du repas avec impatience. Elle avait passé des heures à cuisiner ce repas. Vernon et Marge pensaient que c'était en l'honneur de cette dernière, mais pour sa part, c'était surtout pour célébrer le départ de Marge le lendemain. Bien sûr, Marge était la soeur de Vernon et elle ne dirait jamais rien, mais enfin... elle prenait de la place, voilà, et elle disait tout haut nombre de choses que Pétunia approuvait mais que les voisins n'avaient pas à entendre. Sans parler de son horrible chien, et de sa façon de critiquer Harry à tout bout de champ. C'était proprement in-su-portable de se voir rappeler sa présence sans cesse. Les nerfs de Pétunia avaient été mis à rude épreuve. Et voilà qu'elle recommençait. Pétunia reposa délicatement sa tasse, tâchant de masquer son agacement, tandis que Marge disait :
- Ta soeur avait une tare Pétunia, ça arrive même dans les meilleures familles. Ensuite, elle s'est acoquinée avec ce bon à rien, et on a le résultat devant nous.
Pétunia regretta une fois de plus la stature de Marge. Personne, à part elle et peut-être Vernon, n'avait le droit de critiquer Lily, et surtout pas une vieille fille à chien qui ne connaissait pas la véritable histoire. Surtout si c'était pour l'insulter ! Mais à part elle, elle devait bien admettre que le sang de Potter ressortait plus en Harry que celui des Evans.
- Ce Potter, demanda Marge, tu ne m'as jamais dit ce qu'il faisait dans la vie?
Pétunia se tendit, jeta un regard alarmé à Vernon puis à Harry. Il avait déjà failli dépasser la limite une fois le soir dernier, et si Marge continuait à le provoquer, Dieu seul savait ce qu'il arriverait !
- Il ne travaillait pas, répondit Vernon. Il était au chômage...
- Je l'aurai parié ! Un paresseux, un bon à rien, un fainéant qui...
- Ce n'est pas vrai !
Pétunia ferma brièvement les yeux. On y était. Vernon tenta bien d'envoyer Harry au lit et de détourner l'attention de Marge, mais elle était visiblement la plus tarée des deux et continua à s'acharner sur le garçon. Consciente que toute interaction se retournerait contre elle, Pétunia resta stoïque.
- ... j'imagine qu'ils étaient ivres quand ils se sont tués en voiture...
- ILS NE SE SONT PAS TUES EN VOITURE !
Ce petit idiot n'allait quand même pas révéler son honteux secret ? s'inquiéta Pétunia. Il ne manquait plus que les voisins l'entendent ! La voix de Marge devait déjà porter jusqu'à la maison d'à côté ! Peut-être faudrait-il pousser les fenêtres ? Pendant que Marge éructait, l'esprit de Pétunia cherchait une solution pour étouffer le scandale. Jusqu'à ce qu'elle remarque le silence soudain de sa belle-soeur. Elle concentra alors son attention sur elle et remarqua ses boutons qui sautaient. Elle grossissait... non, elle s'arrondissait à vue d'oeil !
- MARGE ! cria-t-elle en même temps que son mari.
Elle ne vit pas Harry partir, trop occupée à limiter les dégâts dans le salon. Pendant que Vernon rattrapait sa soeur, elle se précipita pour fermer volets et fenêtres. Son fils chéri, pétrifié sur sa chaise, contemplait sa tante sans oser manger. Vernon venait de partir à la poursuite de Harry. Pétrifiée, Pétunia songea que leur soirée n'était pas finie. Enfin, il fallait au moins reconnaître ceci: Marge ne parlait plus.

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Ella C.
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Ella C. » 29 oct. 2019 - 20:45

Oupsie !

Mieux vaux tard que jamais, voici la récompense de cette épreuve ^^"
Pour les Mâche, Roquette, Feuilles de Chêne, Batavia, Boston et Iceberg :

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Lul
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Re: Epreuve 2 - La salade composée

Message par Lul » 03 nov. 2019 - 20:01

Pour celleux que ça intéresse, la version longue du texte des Roquette est maintenant disponible sur HPfanfiction : Le Pouvoir de l'Amour :yipee:
Merci encore pour cette super semaine :hug:
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Vous voulez vous amuser un peu pendant ce froid mois de décembre ? Venez participer au calendrier de l'avent ludique d'HPF ! :boing:

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