Les personnages les mieux construits de l'univers HP

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Bellatrix1992
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Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 10 avr. 2020 - 21:22

Bonjour à tous!
:mrgreen:

Je vous propose un sondage (que je fais en ce moment sur d'autres sites aussi) pour essayer de faire un Top 10 des personnages les mieux construits de l'univers Harry Potter, Animaux fantastiques et Cursed Child.

Je vous propose donc, en réponse, de proposer chacun votre Top 10, non pas de vos personnages préférés, mais de ceux qui vous semblent les mieux travaillés, les plus développés, crédibles, le mieux joués... ;)

Les Tops sont acceptés jusqu'à vendredi 17 avril 23h59, et je publierai les résultats, tous sites confondus à partir du lendemain.

Comment je classe les persos?
Chaque perso que vous citez gagne des points (pas plus de 10 persos attention!): le premier 10 pts, le second 9 pts... jusqu'au dixième qui gagne 1 pt.

En espérant vous voir participer nombreux!!! :coeur: :coeur: :coeur:

Biz!
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Zakath Nath
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Zakath Nath » 10 avr. 2020 - 22:12

Bon, je me lance

1 -Severus Rogue (le plus complexe d'entrée de jeu, qui joue finalement un rôle pivot dès le départ car rien que le statut de Harry dépend en partie et indirectement de ses actions, et a une influence plus ou moins volontaire et directe sur beaucoup plus de trucs qu'on ne le réalise au premier abord en dehors des révélations évidentes qui sont savamment distillées pendant 7 tomes. Plus le fait que c'est avec lui qu'on réalise à la fin du premier tome que la barrière gentils tout plein/méchants très méchants va être moins évidente que prévue)

2 Albus Dumbledore (là aussi c'est un des personnages les moins manichéens de l'histoire, qui a à la fois toutes les caractéristiques du sage et noble mentor et un aspect moins blanc-bleu... sans être la caricature du sale manipulateur sans scrupules qu'on en fait parfois, mais on ne peut pas avoir un leader durant une guerre qui n'aura à prendre que des décisions faciles, jolies et qui ménagent tout le monde et je trouve qu'un des intérêts du personnage c'est qu'on peut sentir que d'un côté il a un certain plaisir à être à la tête de quelque chose d'important et qu'en même temps ça lui pèse.)

3 Sirius Black (parce que ça serait trop facile de le limiter à l'ex-beau gosse super cool au destin tragique mais qu'on ne cache pas ses aspects les moins reluisants, son manque de remords, sa dureté, à la fois compréhensible vu son background mais pas pour autant facilement excusable).

4 Remus Lupin (personnage attachant mais là encore, on ne le met pas sur un piédestal en en faisant juste une pauvre victime de sa maladie qui n'a aucun défaut quand il se contrôle: il peut faire preuve de lâcheté, et pas forcément la lâcheté évidente d'un Peter Pettigrew)

5 Neville Londubat (pour son évolution et un peu l'inverse de Lupin, lui ce sont des formes de courage moins évidentes qu'il permet de traiter, au moins dans le premier tome, après son héroïsme est plus classique)

6 Voldemort (je ne le trouve pas complexe ni spécialement intéressant mais ce que je trouve bien construit chez lui, ce n'est pas seulement son passé mais qu'il y a une bonne justification, quand on explore sa personnalité et ses obsessions, à des éléments qui sans cela serait juste des grosses facilités pour que le héros gagne, à savoir le fait qu'il est incapable de vraiment apprendre de ses erreurs ou ne comprenne pas des choses qui devrait l'alerter. Il comment boulette sur boulette mais il y a toujours une bonne raison à sa bêtise et c'est amené dès le tome 1 quand Hermione, devant l'énigme de Rogue, fait remarquer que des sorciers peuvent être très puissants sans être pour autant doués en logique... quelque chose me dit que cette épreuve a été franchi par le Serdaigle Quirrel et pas Voldemort sous son turban :mrgreen: )

7 Harry Potter (pas fan en général du héros principal grand gentil mais même si je le trouve frustrant par moment, c'est inévitable pour qu'il ne soit pas parfait et là encore, je le trouve bien construit parce qu'il a des défauts humains mais aussi cohérents avec son âge, ou ce qu'il a vécu (le fait qu'il ne s'en remette pas aux adultes responsables dès qu'il en a l'occasion mais préfère agir seul, par exemple, même si ce n'est pas toujours une bonne idée, son manque de patience face aux gens qui ont des problèmes "normaux" quand lui a une situation particulière, avec Cho ou Ron, par moment, ou avec Al dans The Cursed Child)

8 Luna Lovegood (j'ai toujours eu un peu de mal avec ce personnage, pas parce que je ne l'aime pas mais je ne fais pas partie de son fan-club, et parce qu'à la première lecture du tome 5, je trouvais qu'elle prenait d'entrée une place importante alors que par exemple Ginny et Neville avaient dû évoluer en cinq tomes pour "gagner" leur place dans le groupe pour l'expédition au ministère alors qu'elle débarque à peine que ça y est, elle s'incruste. Néanmoins, je la trouve intéressante parce que c'est peut-être le seul personnage qui donne l'impression de se moquer du regard des autres et en même temps elle est heureuse d'avoir des amis donc elle en avait besoin, et Rowling ne se borne pas à en faire une espèce de voix de la sagesse gentiment décalée (ce qu'elle est dans les films, je trouve, où elle est toujours sur le même ton). Elle croit par exemple tout ce que son père dit sur parole même quand le trio est bien placé pour lui dire que non, Xenophilius n'avait pas une corne de Ronflak chez lui... Ce qui la rend agaçante mais justement, ce n'est là encore pas un personnage parfait qui a toujours raison malgré son excentricité qui la distingue du commun des mortels trop terre à terre

9 - Fleur Delacour (parce qu'elle est bien plus profonde que la caricature qu'elle a l'air d'être au premier abord)

10 - Scorpius Malefoy (c'est un personnage que je trouve intéressant car d'un côté il essaie de tout bien faire, qui veut être bien vu, mais à côté il a l'air d'accepter de ne pas être doué pour ça et même s'il en souffre, il arrive toujours à rester positif. Bon, je ne sais pas si je m'explique très bien :mrgreen:)

Voilà... Je n'ai pas mis des personnages des Animaux fantastiques, pas parce que je n'en trouve pas qui sont bien développés mais on ne sait pas encore où ils vont et je pense que la bonne construction, ça se joue aussi sur la longueur. Il y a du potentiel chez pas mal d'entre eux, mais ça reste du potentiel à ce stade. Et je ne prend pas en compte le jeu d'acteurs vu que pour les personnages qui existaient déjà sur papier, leur performance bonne ou mauvaise n'entre pas à mon avis dans la construction ou la complexité des personnages, ça dépend aussi de ce qu'on leur a laissé faire, vu la simplification obligatoire pour la plupart d'entre eux. Et certains personnages ont été joués par plusieurs acteurs. C'est un peu différend pour Les Animaux fantastiques parce que certains personnages n'avaient jamais été en action dans les livres même nommé, donc pour la construction qu'est-ce qui était dans le scénario, vient de la direction d'acteur, d'un choix d'interprétation, c'est difficile à dire à ce stade.
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Bellatrix1992
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 10 avr. 2020 - 22:29

Merci @Zakath Nath pour ce top super développé. De quoi construire la réflexion!

La liste s'étoffe peu à peu, je sens que je vais être obligée de faire un post mentions et un post mentions honorables en plus!! :mrgreen:
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Fleur d'épine
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Fleur d'épine » 10 avr. 2020 - 23:08

Je te reposte ici mon classement avec quelques modifications :


1. Severus Rogue (pour moi le plus complexe, l'un des mieux maîtrisés et des mieux interprétés au cinéma par le magistral Alan Rickman)

2. ex-aeqo Drago et Lucius parce que je les mets dans le même lot (avec Narcissa, mais toujours - 1 point à cause de sa représentation dans les films). Je les trouve réalistes et crédibles chacun à leur manière et leur évolution est intéressante et logique.

3. Luna Lovegood (un des personnages les mieux construits qui existent, peut-être pas forcément bien mis en valeur dans les films mais j'avais envie de la mettre en 3 parce que c'est rare ce genre de personnage et c'est un grand bol d'air frais)

4. Sirius Black (un des plus complexes de la saga, des mieux réussis, avec des côtés sombres et des côtés plus héroïques mais effectivement, pas bien mis en valeur dans les films)

5. Albus Dumbledore (pas le jeu d'acteur, surtout le personnage qui est extrêmement complexe et très bien mené du début à la fin)

6. Minerva Mcgonagall (très bon personnage, juste, intéressant, bien représenté dans les films)

7. Ron Weasley (je ne sais pas si c'est le mieux construit ou le plus développé mais je trouve qu'il mérite sa place dans ce classement parce qu'il représente un certain équilibre pour Harry et que ses réactions sont celles que beaucoup auraient pu avoir, la jalousie, le complexe d'infériorité... Il évolue beaucoup et est l'introduction à toute la famille dont les membres sont souvent source de chaleur dans l'histoire <3)

8. Hagrid (je ne suis pas particulièrement fan mais il est bien fait et bien interprété, toujours fidèle à lui-même et attachant)

9. Harry Potter (petit faible pour le personnage même s'il n'est pas tout le temps très réaliste rapport à toutes les choses horribles qu'il a subies, et que je n'aime pas le jeu d'acteur de Daniel Radcliffe, mais je ne pouvais pas ne pas le mettre dans le classement. Il est le héros principal mais n'échappe pas à des défauts et des travers, je ne suis pas d'accord avec les personnes qui le trouvent fade ou inutile. J'aime son côté colérique, j'aime sa générosité, étant au cœur de l'intrigue, il a forcément été travaillé avec plus de soin que beaucoup d'autres)

10. Tom Jedusor (qui a le droit à tout un tome sur son histoire donc beau développement même si je suis moins fan de Voldemort post-résurrection et de sa représentation dans les films)


Mentions honorables :
Barty Croupton Jr (il a un background assez saisissant et une personnalité fascinante mais, même si j'adore Tennant, je le trouve raté dans les films)
Bellatrix pour les films (mais sinon, il y a quelques faiblesses dans sa psychologie je trouve)
Maugrey (intéressant, crédible, héros un peu sombre j'aime beaucoup !!)
Regulus Black (s'il était un peu plus développé dans les livres et les films je l'aurais mis dans le top 10)
Ombrage (tout est parfait dans la construction de ce personnage, je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à la mettre dans le top ->)
Neville (belle évolution)
Gellert (intéressant)
Fudge (parfait exemple du politicien à côté de la plaque et englué dans ses affaires)
d'ailleurs Barty Croupton Sr est aussi très crédible en son genre
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☆ s o r o r i t é & e m p o w e r m e n t 2 0 2 1

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Bellatrix1992
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 11 avr. 2020 - 08:04

Merci beaucoup @Fleur d'épine !

Merci également pour vos avis détaillés qui sont très précieux!

Là on en est à une bonne dizaine de votes et une tête de liste commence à se dégager. Ce qui est intéressant c'est qu'il y a quelques variations selon les sites et les publics, mais aussi de bonnes constantes! :D :mrgreen:
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Roneila20
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Roneila20 » 11 avr. 2020 - 21:32

Cc,
:D mon top 10 est:

1 : Dolores Ombrage
Certes, Dolores Ombrage est le personnage que je déteste le plus dans la saga :argh: , mais sa construction reste, selon moi, l'une des meilleur. J-K l’a construit de manière très réelle, qu’elle ne passe pas inaperçue.

2 : Minerva Mcgonagal
Personnage strict, mais juste, qui est parfaitement capable répondre à Severus Rogue et Dolores Ombrage. Toujours avec les bonnes répliques et très bonne en duel.

3 : Les Malfoy
J’avoue que eux non plus ne font pas spécialement partis de mes personnage préférés. Mais ce qui m’interpelle beaucoup dans l’évolution de ces personnage, notamment le changement de leur attitude lorsqu’ils passent en disgrâce au près de Voldemort.

4 : Severus Rogue
Il est appréciable pour certains points, mais pas pour d’autre. Je n’aime pas les cour de Severus, mais j’aime bien son dévouement à Lily. L’ambiguïté de ce personnage est l’un des meilleur points de la saga.

5 : Neville Londubart
Quand on penses qu’il aurait aussi pu être l’élu. Ce personnage a subit une énorme pression dans ses jeunes années et est devenu l’un des plus courageux et organisé de la lutte contre Voldemort.

6 : Dumbeldore
Il nous démontre que personne n’est parfait, même les grandes personnes sans reproches.

7 : Tonks
C’est mon personnage préféré :coeur: . Caractéristique très intéressante (métamorphomage), avec quelque défauts que la rende géniale. Et quelque chose qui me touche beaucoup, elle aime Remus sans que le défaut de ce dernier ne la dérange.

8 : Remus Lupin
Il n’a pas eu la vie la plus facile de tous. Mais malgré tout, il réussi tout de même surmonter les difficultés que lui inflige son statut de loup-garou (même si il fini par mourir :nif: ).

9 : Lunna
Elle assume son côté bizarre sans se préoccuper de ce que pensent les autres.

10 : Dudley
Certes, le personnage n’a pas franchement été amical avec Harry, mais sa dernière apparition est très intéressante.

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R_Even
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par R_Even » 15 avr. 2020 - 21:37

Hello, hello,

Je trouve l'idée super et voilà mon top 10:

1- Harry. C'est un peu triché parce qu'il s'agit du personnage principal mais son évolution est bien faite et, même avec le recul, ses émotions et réactions reste crédible si on considère son âge et ce qu'il vit. On comprend sa quête d'identité, ses amis, ses amours... bref, c'est un personnage avec beaucoup de facettes et on les perçoit toutes.

2 - Lucius Malefoy. J'aime beaucoup la construction de ce personnage pour deux choses: la façon dont on nous le présente et son évolution. Dans son évolution, j'aime le fait de le voir au sommet de sa puissance puis dans sa dégringolade. Dans sa présentation: dans le livre 1, on entend juste parler de lui au travers de Drago, dans le 2 on le voit eton comprend ses idéaux, dans la fin du 2/dans le 3 on se rend compte de son pouvoir politique, dans le 4 on comprend qu'il est tout autant dominé par la politique qu'il la domine (et aussi qu'il est prêt à humilier des moldus pour le fun). Dans le 5 on comprends son travail (pour vv mais ca compte quand même). Dans le 6, on mesure la douleur de Drago et on comprend mieux ses liens familliaux. Dans le 7 il est détruit et on voit comment il réagit devant la défaite.
Bref, je trouve Lucius Malefoy très bien construit parce que sa construction est intimment liée au scénario tout en restant subtile. On sait tous qui il est, qu'elle est sa vie et son tempéramment, et pourtant, même s'il est souvent mentionné, Harry ne le rencontre au final que très peu.
Aussi, et c'est intéressant à noter, il est en grande partie défini par sa fonction de père de Drago. Et cette qualité ne lui est jamais enlevé, ajoutant de la nuance au personnage qui aurait pu juste être un sale enfoiré (mention très spéciale à la fin d'HP7, ou Lucius, rétrogradé et brisé, va quand même tenter de convaincre un Voldemort qu'il sait furieux, d'arrêter l'attaque pour pouvoir sauver son fils - montrant ses croyances, sa déchéance et son amour pour son fils en moins d'une minute.)

3 - Fleur Delacour. Ici encore, c'est la subtilité de la construction qui me touche: Fleur est d'abord belle, puis hautaine, puis déterminé, reconnaissante, flexible, aimante, et enfin courageuse. J'aime en particulier le fait qu'elle n'est jamais ce qu'elle semble être au premier abord: quand elle arrive, on dirait une poupée fragile... et paf ! c'est la championne de Beaux-batons (aka la meilleur de toute son académie). Elle semble hautaine, prend les gens de haut et triche pour gagner la première tâche... et paf ! En voyant Harry sauver sa soeur, elle se jete dans ses bras et déclare qu'on devrait donner ses point à Harry. Elle succombe au charme de Bill parce qu'il est beau et semble ne rester que par superficialité... et paf ! Elle est fière des cicatrices de bill et à peur à l'idée d'être rejetée, elle, à cause de la morsure. Elle se plaint de tous et n'arrive pas à s'intégrer à la famille Weasley... et paf ! quand Ron s'enfuit de la tente, c'est chez Bill et Fleur qu'il va trouver refuge et c'est chez eux que le trio viendra se reposer après s'être échapper du manoir Malefoy.
Je pourrais continuer longtemps mais ce que j'aime chez Fleur, c'est sa façon de démonter les clichés constamment.

4 -Abelforth. Ce qui me plait ici, c'est la profondeur que le personnage révèle en très peu de temps. On ne découvre Abelforth qu'au moment du tome 7 et pourtant, il est touchant et on comprend à quel point son traumatisme à marqué son histoire. C'est un homme tourné vers la famille, presque l'opposé d'Albus et pourtant ils se complètent. J'aime beaucoup l'histoire d'Abelforth parce qu'on comprend sa construction grâce à la connaissance que nous avons d'Albus.

5 - Ombrage. Ses motivations sont claires et elle est détestable à souhait. Je la trouve excellente dans ce fait qu'on connait toutes une Dolores Ombrage. C'est un personnage qui, bien que sorcier, fait très réel et représente un mal tangible, un mal que nous, les vrais lecteurs du monde réel, devont affronter. En sens, elle est plus effrayante que n'importe quel autre personnage de la saga: nous avons une probabilité assez variable de rencontrer un Lucius, un Peter ou encore un MacNair dans nos vie. Ombrage, nous avons 100% de chances d'en avoir une sur le dos un jour. Son réalisme la rend exceptionnelle.

6 - Dumbledore. On peut difficilement passer à côté et c'est un personnage qui se découvre par couche. Il commence très bien avant de s'assombrir. Ses déboires prennent aux tripes et, même si ce n'est pas un de mes personnages préféré, je dois reconnaitre qu'il est excellement bien écrit.

7 - Drago Malefoy. J'aurais pu le mettre plus haut mais son évolution tardive le garde en 7eme position. Pendant les premiers livres, c'est un petit con. Un petit con très réaliste mais juste un petit con. Sa chute fait de lui un personnage vraiment fascinant et j'adore la relation qu'il a avec ses parents. Son évolution est également une des seules que j'ai apprécié dans l'enfant maudit donc... chapeau.

8 - Neville et sa grand-mère ex-eaquo. Au début, c'est l'élève pataud mais drôle et le fait qu'il soit élevé par sa grand-mère acariatre et plus un gag qu'autre chose, puis on découvre le drame derrière les rires et les personnages prennent une profondeur énorme. Le fait de savoir que la prophétie pouvait concerner Neville donne également une nouvelle dimension à cette famille. Et la force de caractère qu'ils en tirent (Neville et l'AD, Augusta et son évasion sur le chemin d'Azkaban) est magnifique. Les longdubas représente la résillience et c'est une construction qui est aussi forte qu'elle met du temps à se construire.

9 - Les soeur Blacks. J'aurais pu dire juste Bellatrix mais je pense que leur construction est magnifié du fait qu'elles sont trois. Non seulement leurs relations sont bien expliquées même si Harry ne les voit pratiquement jamais, non seulement elle ont une grande importance dans le récit pour des raisons très différentes mais elles illustrent à la perfection une des plus importantes leçon d'Harry Potter: ce qui compte, ce n'est la naissance mais ce que l'on devient. Les soeur Blacks viennent de la même famille, ont eu la même éducation: l'une est devenue une folle servante du seigneur des ténèbres, la seconde s'est rebellée contre le système et s'est enfuie, la troisième est devenue mère et à sauver sa famille. Un point d'origine, trois destins radicalement différents.

10 - Les trois frères. Oui, je sais c'est bizarre. Les trois frères sont des personnages de contes... dans un conte ? C'est de la mise en abyme :mrgreen: :arrow:
Plus sérieusement, les trois frères sont décrits une fois, quand on lit leur conte, et ils ont marqué l'histoire. Ils forment la mythologie d'Harry Potter et amène une reflexion extrêment importante sur la mort. En un conte, ils résument toute la saga: le maitre de la mort est celui qui l'acceuille comme une vielle amie. Ils mettent en lumière les différences entre Harry, Ron et Hermione et beaucoup de gens les connaissent dans notre monde réel maintenant. Ils ont construits des objets qui, des siècles plus tard, impactent le scénario. Ils représentent l'héritage et la nécéssité d'apprendre des autres générations. Même à l'écran, la cinématique est magnifique.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Bellatrix1992
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 15 avr. 2020 - 22:24

@R_Even Merci pour ce top super détaillé! Crois bien que je m'en servirai!

Je range tes deux votes un peu flous dans la catégorie Neville et Bellatrix parce que je n'ai pas d'occurence pour les autres. Par contre je te citerai dans le rendu car ce que tu dis est super intéressant.
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Bellatrix1992
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 18 avr. 2020 - 10:50

Coucou à tous!

Les votes sont finis et je vais progressivement faire paraître les résultats!

En tout, 49 personnages ont été cités et le classement va de la trente-huitième place ex-aecquo avec 1 point à la première place avec plus de 300 points.
J'ai classé les personnages en trois catégories: mentions (moins de 10 points), mentions honorables et Top 10.

Et voici huit premières mentions ci-dessous! (attention c'est un peu long!)

Toutes les images appartiennent à Warner Boss




Mentions : 8 bonnes raisons de lire le livre :

Ces huit personnages qui ont été cités entre une et trois fois sont surtout développés dans les livres, voilà pourquoi ils représentent « 8 bonnes raisons de lire le livre ».


N°8 – Viktor Krum : 1 point / 1 vote - Place 38 ex-acquo

« A quoi serrrt-il d’êtrrre un joueurrr de Quidditch interrrnational si toutes les jolies filles sont déjà prrrises? »


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Si le célèbre Viktor garde une belle place dans la Coupe de feu, sa personnalité est plus développée dans les livres que dans les films. Notamment sa célébrité, le traitement qu’elle lui vaut, son apparence physique, et la relation qu’il a avec Hermione.

Au fait, pourquoi s’est-il intéressé à elle en particulier ?

Les réponses du livre et du film ne sont pas les mêmes : Dans le film, Hermione est une fille sublime (oui, elle est jouée par Emma Watson qui est une beauté), cela semble suffire à l’expliquer : raffinée, élégante, intelligente… On comprend vite le pourquoi du comment.
Dans le livre, la situation est différente et le personnage de Hermione beaucoup moins charismatique. C’est en réalité autre chose qui attire Viktor chez elle : Hermione ne le regarde pas, elle est totalement indifférente à sa célébrité.

Viktor est un garçon célèbre et talentueux, une jeune vedette montante habituée à être au cœur de l’attention. Toutes les filles le regardent quand il passe, tout le monde le regarde en réalité.
Mais comme tout être humain, Viktor ne voit que ce qu’il n’a pas, un trait de caractère qui ressortira particulièrement le jour du mariage de Bill et Fleur, lorsqu’il lorgnera successivement sur Hermione (encore!), puis sur Ginny.

Viktor est un étranger dans l’Angleterre sorcière, un étranger illustre certes, mais un étranger quand-même et, comme tout étranger, il apporte avec lui sa culture, sa langue, et des éléments différents qui fournissent à nos héros de précieux indices pour leur quête.
Bien qu’il vienne de l’école de Durmstrang, il n’apprécie pas du tout la magie noire et souffre de la réputation de son école. C’est qu’il a de bonnes raisons : sa famille était opposée à Grindelwald et son grand-père a été tué par le mage noir ! Viktor n’aime pas non plus Karkaroff, ayant parfaitement compris son attrait pour la magie noire et n’ayant visiblement pas une grande estime de son travail comme directeur. Le sort de l’ex-mangemort lui importe peu à partir du moment où celui-ci s’enfuit.
En revanche, la mort de Cédric Diggory l’affecte puisqu’il déclare au trio qu’il l’aimait bien et salue sa politesse en toutes circonstances envers lui. Viktor se souvient-il d’avoir, sous l’emprise de l’imperium, jeté un impardonnable à Cédric ? En tout cas, il n’est pas sorti indemne du tournois.

Quoiqu’on en pense, Viktor n’est pas seulement « physique » comme le dit Hermione dans le film. Il est infiniment plus complexe et tolérant qu’il ne le semble.



N°7 : Regulus Black : 1 point / 1 vote - Place 38 ex-aecquo

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« R. A. B. Je crois que je l’ai trouvé »


Regulus (comme Kreattur) est un personnage qui a beaucoup plus d’importance et d’épaisseur dans les livres, quand bien même il est mort depuis des années.

Sorcier de sang-pur, réparti à Serpentard, il s’engage très jeune dans les mangemorts avant de disparaître mystérieusement. Son frère Sirius pensera d’ailleurs toute sa vie qu’il a été liquidé après avoir tenté de fuir les mangemorts. Sirius avait compris que son frère avait trouvé ses limites, mais ce qu’il ne savait pas c’est que Regulus, le premier et grâce à Kreattur, avait compris les véritables plans du Seigneur des Ténèbres. Loin de fuir comme un lâche, il avait tenté de porter un coup fatal à Lord Voldemort.

Maître adoré par son elfe, parce qu’il se comportait bien avec lui, il sacrifie sa propre vie pour soustraire à Voldemort un de ses horcruxes qu’il charge Kreattur de détruire.
Que savait Regulus exactement ? Probablement bien moins de choses que Harry mais il avait compris l’essentiel : le Seigneur des Ténèbres poursuivait un but clairement personnel sans se soucier de quiconque d’autre et était prêt à commettre n’importe quel crime pour y arriver. Et cela, Regulus ne pouvait l’accepter.

Regulus a commis des erreurs comme Sirius, mais pas les mêmes. C’était un garçon plus discret, moins beau et qui s’est laissé entraîner du côté sombre. Mais il n’a jamais commis l’erreur de mépriser les plus faibles comme Kreattur. Même mort, son simple souvenir était l’objet d’une dévotion sans pareille, au point de permettre à Harry Potter de mettre Kreattur dans sa poche rien qu’en l’évoquant.

Un personnage magnifique qui vaut largement le détour et aurait mérité un développement plus poussé dans les films.




N°6 – Dudley Dursley : 1 point / 1 vote - Place 38 ex-aecquo

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« Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre. »


Le personnage de Dudley a été pas mal occulté à partir du troisième film, pourtant le cousin de Harry est, à mes yeux, l’un des personnages les plus dramatiques et malheureusement réalistes de la saga (alors qu’il est sensé être caricatural!).
Fils chéri de Vernon et Pétunia, il a été pourri gâté au sens premier du terme. Brute sans limite, enfant nourri à l’excès, couvert de cadeaux au point de ne plus être capable de les apprécier et de les détruire par colère, laissé dans l’ignorance par des parents qui ne pensent qu’à lui faire plaisir sans jamais lui donner la possibilité de se construire et d’évoluer, Dudley est avant tout victime de son éducation.
Imbu de lui-même, écrasant les plus faibles et manquant de respect à quiconque n’est pas en position de force par rapport à lui, Dudley s’enfonce progressivement dans la bêtise et la brutalité, mais aussi dans le manque d’estime de soi.
Tout cela va le faire basculer lorsqu’il sera attaqué par les détraqueurs à Privet Drive. Bien qu’il ne puisse pas les voir il ressentira leurs effets, plus ravageurs chez lui que chez quiconque, y compris Harry. Lorsqu’on s’appelle BigD, voir la vraie image que l’on donne de soi est terriblement traumatisant.
Pourtant, c’est ce drame qui va permettre à ce personnage d’évoluer, jusqu’à devenir positif et tolérant, puisqu’on sait que, des années plus tard, ses enfants et ceux de Harry pourront jouer ensemble. Et, avant cela, c’est cet événement qui permettra à Dudley de convaincre ses parents de quitter leur maison pour se cacher. Car lui a ressenti au plus profond de son être la puissance de la magie noire...

Dudley est bel et bien l’un des meilleurs persos de Harry Potter, et aurait mérité un peu plus de temps à l’écran.




N° 5 et N°4 : Les deux Barty Croupton :
Sénior : 1 point / 1 vote – place 38 ex-aecquo
Junior : 2 points / 2 votes – place 36 ex-aecquo

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« Je n’ai pas de fils ! »
« Impero ! »


Vous voulez savoir comment l’indifférence, la manipulation et le fanatisme et la magie noire détruisent totalement une famille ?
Allez lire Harry Potter et la coupe de Feu, car l’histoire de ces deux personnages est bien plus complexe et terrifiante que ce que les films nous en ont montré (et c’était déjà pas mal).

Principal reproche fait à ces deux personnages : avoir été « ratés » dans le film. Il est vrai que, davantage développés, ils se seraient sûrement classés plus haut dans le top, car il y avait matière !

Barty Croupton Senior était un fin politicien réputé impitoyable et totalement impartial, qui applique la loi à la règle et ne supporte pas le moindre écart. A la tête du département de la justice magique, il a traqué les mangemorts sans pitié, autorisant même les aurors à user contre eux de sortilèges impardonnables.
Pratiquant une justice expéditive, il n’a pas hésité à envoyer Sirius Black en prison sans aucun procès. Ses méthodes réputées efficaces et son image d’incorruptibilité le mettent en tête des prétendants à la succession au poste de premier ministre.
Mais tous ses espoirs s’effondrent lorsque son propre fils est accusé d’être un mangemort.
Il ne fera cependant rien pour l’aider et l’enfermera comme les autres à Azkaban, du moins dans un premier temps. Barty Croupton n’aimait pas vraiment son fils, c’est au moins quelque-chose d’acquis, mais par amour pour sa femme qui se savait condamnée et aimait son fils, il accepte cependant de mettre en place un stratagème pour assurer la survie de Barty Croupton Junior et le faire sortir d’Azkaban.

Sur Barty Croupton Junior, @Fleur d'épine nous dit : « il a un background assez saisissant et une personnalité fascinante. »

En effet, son père l’aurait-il sorti d’Azkaban s’il avait véritablement pris la mesure des conséquences que cela aurait et de la véritable dangerosité de son fils ? Car, loin du gamin éploré lors de son procès, Barty Croupton Junior a développé pour Lord Voldemort une adoration fanatique au moins égale à celle de Bellatrix Lestrange, et c’est un mangemort véritablement dangereux.

Son père pensait qu’il suffirait de le soumettre au sortilège de l’imperium pour le maîtriser. Mais outre le fait que cela s’est révélé faux, vivre sous imperium n’est pas vraiment vivre. Une chose incompréhensible pour Barty Croupton qui ne songeait qu’à se battre à armes égales contre les mangemorts, sans vraiment se soucier de commettre lui-même des actes abominables.

Barty Junior résiste de plus en plus à l’imperium de son père au fil des années, il s’échappe une première fois lors de la Coupe du Monde de Quidditch, vole une baguette et lance la marque des Ténèbres dans le ciel, effrayant tout le monde et surtout les ex-mangemorts qui faisaient du zèle durant la nuit en maltraitant une famille moldue. S’il est rattrapé par son père cette fois-là, il s’échappe ensuite et se rend auprès de Voldemort avec qui il va concevoir un plan diabolique pour permettre son retour.

A bien des égards, je trouve que Barty Croupton Junior était le mangemort le plus dangereux au service de Voldemort. Si l’on regarde ses actes, ils montrent à la fois sa fidélité et son efficacité. Il fait partie de ceux qui ont cherché le Seigneur des Ténèbres après sa chute et ont torturé Alice et Frank Londubat, après que sa mère l’ait fait évader d’Azkaban en prenant son apparence grâce au Polynectar et en prenant sa place, il n’a jamais oublié Voldemort. Il a résisté à l’imperium même si cela lui a pris des années, il a pris contact avec Voldemort et Peter, a soumis son propre père à l’imperium pour couvrir ses plans et a pris la place d’un professeur de Poudlard, proche de Dumbledore. Et il a tenu des mois sans être démasqué !

Voldemort lui-même l’a reconnu plus que tous les autres, y compris les Lestrange.

Ce personnage pose plusieurs questions : Comment en est-il arrivé là ? Entre le gosse éploré et le mangemort fanatique, où est sa vraie personnalité ? Pourquoi a t-il été supprimé très rapidement ensuite ?

Comment en est-il arrivé là ? Le livre nous donne une explication qui n’est pas du tout évoquée dans le film : Barty Croupton n’avait pour ainsi dire pas de père. C’était un homme absent, dur et indifférent qui ne se souciait pas de ce que son fils vivait. Barty Croupton Senior faisait la loi et c’était tout : il ordonnait et on obéissait. D’ailleurs la manière dont il a géré son fils en le sortant d’Azkaban le montre : il en a fait un légume sous imperium. Il n’y a jamais vraiment eu de dialogue entre eux.
Où est sa vraie personnalité en découle : On sait les crimes que Barty a commis, on connaît sa capacité à faire illusion. Durant son procès, contrairement à Bellatrix Lestrange qui se revendique mangemort et tient tête au Magenmagot, lui s’effondre, pleure et supplie (rien à voir avec le film). Il donne l’image d’un gamin pitoyable et fera même dire à Sirius Black « Peut-être qu’il était juste au mauvais endroit au mauvais moment ».
Barty Croupton junior jouait-il la comédie ? Pas totalement impossible mais peu probable, car on sait par Sirius qu’il a continué même entre les murs d’Azkaban et qu’il appelait sa mère. Et on ne sait pas vraiment ce qu’il était avant Azkaban d’ailleurs, vu qu’il ne semble avoir commis des crimes en solo qu’après. S’était-il laissé entraîner par les Lestrange ? Était-il au contraire déjà habitué à ces exactions ? On ne le saura jamais car son secret a été emporté avec le baiser du détraqueur.

D’ailleurs, pourquoi a t-il été supprimé si vite ensuite à la consternation de Dumbledore ? Je vous propose une explication avec le prochain personnage !





N°3 – Cornelius Fudge : 2 points / 2 votes – Place 36 ex-aecquo

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« L’ennui, Monsieur le Premier Ministre, c’est que l’autre camps pratique aussi la magie. »


Ses partisans ont noté « un parfait politicard ». C’est ce qu’est Fudge en effet, obsédé par son image et refusant d’admettre le danger à un point où ça en devient surréaliste.

Fleur d’épine qui lui donne une mention honorable le qualifie de « parfait exemple du politicien à côté de la plaque et englué dans ses affaires ».

Mais pourquoi a t-il évolué ainsi ?
Pour comprendre, il faut bien voir que Cornelius Fudge n’était pas le candidat de départ pour ce poste.
Barty Croupton écarté par un scandale, Albus Dumbledore ayant décliné l’offre, c’est lui qui a été choisi. Un choix par dépit dont il a bien conscience et qui va progressivement le faire basculer.

S’il a trois choses qui ont détruit Fudge, c’est la jalousie, la peur et l’orgueil. Jalousie envers Dumbledore qui le conseillait pourtant de manière judicieuse, peur de perdre sa place si quelqu’un lui faisait de l’ombre ou en cas de scandale, et enfin celle de devoir affronter une période sombre.

Et puis enfin l’orgueil : homme puissant et respecté, Fudge s’est noyé dans le pouvoir et ses abus. Mal conseillé et mal entouré (par Dolores Ombrage notamment), il ne pouvait que sombrer.

Mais, plus grave que tout : Fudge a laissé supprimer Barty Croupton Junior (voire l’a fait supprimer) sans prendre le temps d’écouter ce qu’il avait à dire et de l’interroger : il a refusé d’entendre un criminel avéré (on ne parle même pas de le croire) ! Un type qui venait de participer activement au meurtre d’un adolescent et à la tentative d’assassinat d’un autre.
Car dans la soirée du Tournois, Barty avait commis plusieurs actes terribles : trafiquer le trophée pour le changer en portoloin, soumettre Krum à l’imperium pour le conduire à infliger le sortilège du doloris à Cédric. Il venait de permettre le retour d’un mage noir, avait tué un enfant et il était avéré qu’il avait tenu prisonnier durant des mois un excellent auror !
Et cela Fudge n’a même pas voulu l’entendre et s’est directement refermé : il ne pouvait pourtant pas dire que rien ne pouvait l’alerter !

La fameuse scène où le détraqueur liquide Barty est souvent évoquée dans les théories qui font de McGonagall une mangemort sous couverture, mais je n’ai jamais compris qu’aucune théorie (ou alors je ne l’ai pas vue) ne fasse de Fudge lui-même un mangemort sous couverture. Car c’est lui qui a amené le détraqueur !




N°2 : Abelforth Dumbledore : 7 points / 1 vote – Place 30 ex-aecquo

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"Et alors? Si vous envoyez des détraqueurs dans ma rue, moi, je leur envoie un patronus! Je ne veux pas les avoir à côté de chez moi, je vous l'ai déjà dit, je n'en veux pas!"


Ah! Quelle phrase satisfaisante!
Le personnage d’Abelforth, frère cadet d’Albus Dumbledore, a quelque-peu souffert de l’adaptation en film. Sombre et complexe dans le livre, quoique positif et courageux, il tente tout d’abord de dissuader Harry d’aller plus loin.

Mais pourquoi ? Pense t-il véritablement tout ce qu’il dit sur son frère ? A t-il vraiment perdu ses dernières illusions comme il l’affiche ?
Ses actes semblent pourtant le démentir : lui qui a aidé Neville et les membres de l’AD, envoyé Dobby au manoir Malefoy, secouru le trio dans Pré-au-Lard et participé à la bataille de Poudlard.

Je cite ici @R_Even qui a choisi de lui donner une place dans son top 10 : « Ce qui me plaît ici, c'est la profondeur que le personnage révèle en très peu de temps. On ne découvre Abelforth qu'au moment du tome 7 et pourtant, il est touchant et on comprend à quel point son traumatisme à marqué son histoire. C'est un homme tourné vers la famille, presque l'opposé d'Albus et pourtant ils se complètent. J'aime beaucoup l'histoire d'Abelforth parce qu'on comprend sa construction grâce à la connaissance que nous avons d'Albus. »

Albus Dumbledore, en effet, dira qu’il est « infiniment plus admirable » que lui. Quoi qu’il en soit, Abelforth a au sein de l’ordre une place à part : rustre, méconnu des autres membres et plutôt mésestimé, il est un homme marginal qui ne craint pas de tenir un bar mal-famé et de ficher en l’air sa propre réputation.
C’est précisément ce trait de caractère qui lui permettra de poursuivre la lutte contre les mangemorts. La place du Pub de la Tête de Sanglier dans les trafics locaux le met en effet en position de force face aux mangemorts et autres raffleurs qu’il abrite.

Bref, Abelforth est extrêmement précieux pour l’Ordre, mais au-delà de ça, que sait-il exactement ? Qu’a t-il appris de la bouche de Albus sur la recherche des horcruxes et les reliques de la mort ?
Abelforth représente en effet la dernière étape pour Harry avant d’atteindre le point de non-retour. Il sait que si le jeune homme met le pieds à Poudlard, cela déclenchera l’affrontement final.
Et si Abelforth, qui connaît son frère mieux que personne, avait reçu ses confidences de la même manière que Rogue ? Et si il était lui aussi dans le secret ? Sachant exactement quel sacrifice Harry devra accomplir et, par ses paroles, vérifiant tout simplement qu’il y est prêt ? Car, si au dernier moment Harry reculait, Abelforth sait que tout serait perdu.
Aussi dissuasives et cyniques que ses paroles puissent sembler, elles ont une place capitale dans la saga. Abelforth, en accueillant Harry, en le laissant se restaurer, en le mettant en garde et en lui ouvrant finalement le passage vers Poudlard, est le dernier garde-fou dans le plan d’Albus Dumbledore.
Quand on connaît l’histoire des deux frères et d’Ariana, la symbolique est extrêmement forte. En tout cas c'est un personnage qui serait parfaitement cohérent dans les Animaux fantastiques!




N°1 : Cédric Diggory : 7 points / 2 votes – Place 29

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« Mr Diggory avait sangloté pendant toute l’entrevue, mais le chagrin de Mrs Diggory semblait au delà des larmes.
- Alors, il n’a pas souffert ? Avait-elle dit lorsque Harry leur avait raconté comment Cedric était mort. Il faut se dire, Amos, qu’il est mort au moment où il remportait le tournoi. Il devait être très heureux. »


Quelle meilleure image pour décrire Cédric Diggory, que ce moment du film où son propre père le fait haranguer par la foule ?

Enfant chéri et adulé par son père, intensément aimé par sa mère, il a pourtant développé, non pas un caractère de petit imbécile gâté, mais une gentillesse incomparable et une volonté de fer. C’est un compagnon à la fois loyal, brillant et modeste. Cédric serait-il trop parfait pour être un personnage crédible ? Ou bien cette construction cache t-elle quelque-chose de plus profond, voire un certain mal-être ?

Sa réaction envers Harry lorsqu’il est choisi par la coupe est exemplaire. Et en cela, il ne fait pas simplement le « bon prince ». Non, Cédric sait que Harry n’a jamais voulu être choisi par la coupe, il a entendu les professeurs en discuter. Il a en réalité beaucoup plus de raisons de le plaindre que de le blâmer.
Ainsi Cédric ne cède pas au fait de se moquer de Harry, même s’il n’a pas suffisamment de forces pour faire arrêter les autres moqueries. Il sait aussi rendre le bien pour le bien lorsque Harry le prévient du contenu de la première tâche et qu’il lui donne en échange un indice sur la seconde.

Cédric Diggory semble avoir tout pour lui, mais la pression qui pèse sur ses épaules est très lourde. Amos son père n’admet pas une seule seconde qu’il ne puisse pas « être le meilleur », et va jusqu’à se montrer limite désobligeant envers Harry dès leur première rencontre, lui opposant la performance de Cédric au Quidditch lors d’un match où Harry a été attaqué par les détraqueurs.
La réaction de Cédric montre son embarras : il n’avait pas envie que son père donne de lui une telle image et sait parfaitement que ce sont des circonstances indépendantes de lui-même qui ont entraîné sa victoire.
Cédric a t-il conscience de sa véritable valeur ? Ce n’est pas tout à fait sûr mais il reconnaît volontiers celle des autres. C’est un garçon lucide sans une seule once d’orgueil, la représentation parfaite de la maison Poufsouffle.

Cédric sait se battre pour atteindre ses objectifs, c’est un travailleur acharné mais sa plus grande force est qu’il sait accepter l’échec et reconnaître des circonstances favorables ou non. Il n’a pas non plus besoin d’être auréolé de gloire et il souffre profondément de l’attitude d’adoration de son père, surtout lorsque celle-ci le conduit à se montrer hostile à ceux qu’il perçoit comme des rivaux de son fils. En effet, une telle attitude contribue à le rendre très seul bien que populaire et à en faire quelqu’un qui semble inaccessible.
Les films ont d’ailleurs choisi de montrer ce côté-là de lui : apparemment inaccessible, très populaire et limite arrogant. Un « grand » de l’école qui est apprécié de tous mais connu d’assez peu de monde au fond. Quoique l’on puisse penser de choix, il reflétait quand-même une certaine réalité du personnage et de sa perception par les autres en général. Dans le livre, on a une vision beaucoup plus proche et surtout subjective. C’est Harry qui nous le fait découvrir : un garçon doué et très polyvalent que finalement pas grand-monde n’attendait là, une parfaite égérie qui semble très lisse au premier abord mais qui nous surprend tout de même plus d’une fois.

Au delà de ça, Cédric est représenté comme une victime dès ses premières apparitions : il a gagné un match parce que l’autre attrapeur est tombé de son balais, victoire qu’il n’a pas acceptée et qu’il considère comme déloyale. Il est le seul à ne rien savoir de la première tâche car personne n’a intérêt à lui permettre de tricher. Dans le labyrinthe de la troisième tâche, il est soumis au sortilège doloris et attaqué par une accromentule, secouru deux fois par Harry.
Ces événements et la perception qu’il en a vont le conduire une fois de plus à minimiser ce qu’il a accompli, sans savoir que le Tournois était truqué et qu’il est arrivé au bout alors que tout était fait pour qu’il n’y arrive pas. S’il l’avait compris, peut-être aurait-il mesuré tout ce qu’il venait d’accomplir et pris seul le trophée. Que se serait-il passé alors ? Aurait-il été tué de la même manière ? On ne le saura jamais.
Enfin, Cédric est victime de sa victoire dans un jeu qui le dépasse complètement, et tué de la plus déloyale des manières, comme s’il n’était rien et ne servait à rien. Chose très intéressante : la vision que Voldemort a de lui est l’exact opposé de celle que son père a de lui. Pour Lord Voldemort il n’est rien et n’aurait même pas du se trouver là, mais pour son père il est tout et rien ne devait s’accomplir sans lui.
Chacune à leur manière, je pense que ces deux visions l’ont emmené droit vers la mort. Car qu’aurait été Cédric sans toute la pression de son père, et quel aurait été son destin ?
Car malgré son côté jovial au premier abord, Amos Diggory n’est pas du tout un personnage positif. Il n’a aucune lucidité dès lors qu’il s’agit de Cédric à qui il tente d’imposer sa vision du succès, sans vraiment s’intéresser aux véritables aspirations de son fils.
Amos Diggory, ravagé par la mort de Cédric en est devenu l’un des personnages les plus sombres de l’enfant maudit, il ne faut pas l’oublier. A mes yeux, bien que je n’aime pas cet œuvre (je dois être honnête), c’est une merveilleuse trouvaille scénaristique.

Cédric n’aime pas particulièrement la gloire, car il sait qu’elle est en grande partie liée aux circonstances, et je pense que c’est parce que cette gloire lui pèse lourdement sur les épaules qu’il a une attitude plus empathique que la moyenne vis-à-vis de Harry.

Au fond, ne serait-il pas possible que Cédric ait été soulagé de ne pas brandir seul le trophée du tournois ?
Et si cette manière d’être à deux lui avait permis de « réparer » ce qui s’était passé avec Harry ?

Il y a une dernière personne dont je veux parler, c’est sa mère dont on ne connaît pas le nom. On la voit très peu dans le livre mais son attitude est extrêmement différente de celle de son mari. Lorsqu’il fait preuve d’agressivité vis-à-vis de Harry et que Molly Weasley le rembarre, c’est Mrs Diggory qui apaise la dispute naissante en le modérant.
Plus tard, lorsque le couple rencontre Harry après la mort de leur fils au cimetière de Little Hangleton, il est dit qu’Amos Diggory pleure abondamment mais que la peine de Mrs Diggory « semblait aller au-delà des larmes ». Après avoir appris avec un certain soulagement que Cédric n’avait pas souffert, elle prononce même des paroles réconfortantes : au moment de son assassinat, il devait être « très heureux » (du fait d’avoir gagné la coupe). Elle remercie Harry d’avoir ramené son corps et, contrairement à son mari, n’entretiendra par la suite aucune rancune à l’égard du jeune homme.
Mrs Diggory comprenait son fils certainement mieux que son mari et s’intéressait à la manière dont il vivait les choses, beaucoup plus qu’à l’image qu’il donnait de lui. Elle aimait son fils pour ce qu’il était : son fils, et s’attachait plus à son bonheur qu’à autre chose. C’est probablement elle qui a fait de Cédric le jeune homme de valeur qu’il est devenu.
Quand on dit que « Harry a été sauvé par l’amour d’une mère plusieurs fois », Mrs Diggory n’est jamais citée et pourtant je pense qu’elle le pourrait. Dans la situation qui était la sienne, elle a eu vis-à-vis de Harry la meilleure attitude possible et, comme son fils qui tenait largement d’elle, s’est comportée avec lui de manière exemplaire. Elle a fait preuve d’une empathie extraordinaire et d’énormément de dignité afin d’avoir une attitude réconfortante face au jeune homme qui se trouvait face à elle.
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Bellatrix1992
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Re: Les personnages les mieux construits de l'univers HP

Message par Bellatrix1992 » 21 avr. 2020 - 09:52

Une deuxième partie du classement!

Mentions : Cinq figures féminines :

Sur la vingtaine de personnages simplement mentionnés, il n’y a que cinq femmes et c’est pourquoi je leur consacre une page spéciale.


N° 5 Lily Potter :
2 points / 1 vote – Place 37
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« Reste près de moi »


Malgré son importance capitale dans l’intrigue, Lily Potter en temps que personnage n’est plus qu’un souvenir durant la saga. C’est ce qui explique sûrement ce classement assez modeste.

Mais là où elle est très intéressante, c’est qu’elle est vue sous plusieurs angles. Rêve et salvateur pour Harry, meilleurs et pire souvenir de Severus Rogue, méprisable pour Lord Voldemort et extraordinairement puissante pour Albus Dumbledore.

Elle pose également beaucoup de questions :

La première est : Lily a t-elle pris conscience avant de mourir de la portée de son sacrifice et de ce qu’il allait entraîner ?
Probablement non, même s’il était clair pour elle qu’elle préférait mourir que laisser Voldemort tuer son fils, elle a agi vraisemblablement dans le feu de l’action et a mis toute son énergie à éloigner Voldemort de Harry, probablement en proie à une véritable panique. Ce n’était pas la première fois qu’elle le défiait et elle connaissait parfaitement son aspect meurtrier. Elle n’avait donc aucune raison d’espérer survivre à priori.
Toutefois, Lily savait que c’était Harry et non elle qui était visé dans cette attaque, et probablement pourquoi. Elle savait aussi que Harry était ce qu’elle et James avaient de plus précieux.

La deuxième question qu’elle pose est : « Pourquoi Voldemort n’avait-il pas prévu de la tuer ? »
Lily était une née-moldue, donc une personne que Voldemort aurait du supprimer sans hésiter, indépendamment du fait qu’il était là pour s’en prendre à Harry. D’ailleurs il a supprimé James sans aucun scupule alors que celui-ci était désarmé face à lui et qu’il aurait pu très facilement l’épargner. Et James était un sang-pur.
Il n’y a qu’une réponse logique à cette question : Voldemort espérait épargner Lily parce que Severus Rogue le lui avait demandé. Voldemort était parfaitement insensible à l’amour et il avait attribué la réaction de Severus à un « désir » pour cette femme. Or, Severus à ce moment-là était dans sa tête un fidèle mangemort, celui qui espionnait Dumbledore pour lui et qui lui avait dévoilé l’existence de la prophétie. Il avait donc toutes les raisons de le récompenser en épargnant Lily, surtout s’il pensait que Severus finirait tout simplement par se lasser d’elle.
Voldemort était incapable de comprendre que Severus éprouvait pour Lily une affection profonde, s’il l’avait compris il n’aurait d’ailleurs pas hésité à la liquider et aurait émis de sérieux doutes sur la loyauté de Severus et sur ses idéaux…
En conséquence, si Severus n’avait pas aimé Lily, Voldemort n’aurait jamais prévu de l’épargner et il n’y aurait pas eu de sacrifice de sa part puisqu’elle aurait été condamnée aussi. Harry Potter serait donc tout simplement mort !




N°4 Pétunia Dursley :
5 points / 3 votes – Place 32
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« Tu veux que je devienne un… monstre? »


Elle a été mentionnée trois fois ! La construction et l’interprétation du personnage de Pétunia sont en effet d’une qualité indéniable.

Pétunia est-elle en effet devenue un monstre ? Peut-être bien mais pas exactement de la manière dont elle le croyait…

Grande sœur jalouse de Lily Evans, elle a développé une haine profonde pour la sorcellerie. Encore un personnage qui aura été totalement détruit par la jalousie.
Sa relation à Harry est difficile, pourtant elle semble avoir plus ou moins compris et accepté l’enjeu de sa présence chez elle, ce qui ne l’empêche pas de le maltraiter comme le reste de la famille.

Bien que les personnages du livre et du film aient quelques différences, notamment physique, je trouve que Pétunia a été très bien interprétée (comme Dudley et Vernon d’ailleurs). Jouer un membre de cette famille à la fois odieuse et pitoyable ne devait en effet pas être facile et il valait mieux ne pas avoir peur du ridicule. Mais nos trois Dursley s’en sont tirés avec brio, nous ont offert les premiers antagonistes présents dans la saga et personnellement j’aurais bien voulu les y voir un peu plus.

Quelque part et malgré eux, ils sont responsables de ce qu’est devenu Harry. Et bien que cela ne les excuse absolument pas, c’est l’expérience d’enfance difficile qu’a eu Harry qui lui a donné certaines de ses qualités : la générosité, le courage…

Que serait devenu Harry sans l’horrible Pétunia Dursley ? On ne le saura jamais vraiment, mais son caractère ne se serait probablement pas forgé de la même manière.





N°3 Cho Chang :
6 points / 1 vote – Place 31

« Il est impossible de ressentir tout ça à la fois sans exploser. »

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Cho Chang est un personnage très particulier dans Harry Potter. Si elle n’est pas particulièrement aimée par de nombreux fans, on ne peut nier que c’est un personnage particulièrement bien construit et réaliste.

Situons un peu tout d’abord : Cho est une élève de la maison Serdaigle, une classe au dessus de Harry. Elle est attrapeuse dans l’équipe de sa maison, probablement d’origine asiatique et on sait qu’elle est particulièrement jolie. C’est également une jeune fille populaire, souvent entourée d’amis.

Dans le livre, on la rencontre pour la première fois dans le troisième tome, à travers les yeux de Harry qui l’affronte et qui, très vite, tombe sous son charme. Cho de son côté se montre plutôt amicale avec lui.
L’année suivante, elle sort avec Cédric Diggory à la grande déception de Harry qui espérait l’inviter au bal de Noël. La mort de Cédric durant la tâche finale du tournois va véritablement l’éprouver et la traumatiser.

Bien que ce soit Harry qui ait le béguin pour elle, c’est Hermione qui, au sein du trio, la comprend et la connaît le mieux, ce qui montre d’ailleurs qu’elle a clairement un temps d’avance sur Harry et Ron en terme de maturité affective.
On sait donc par Hermione que l’état psychologique de Cho est assez préoccupant : elle pleure beaucoup, elle est stressée par ses examens et par les résultats sportifs de son équipe… Tout cela parce qu’elle ne s’est pas remise de la mort de Cédric. Harry, lui, n’y voit que du feu et ne fait pas preuve d’une grande empathie envers elle. Leur relation déjà bancale s’effondre complètement lorsque l’AD est trahie, avec une facilité qui montre bien qu’il s’agissait d’une romance d’adolescents assez futile au final.

Le public a eu tendance à voir Cho comme une fille qui se console avec n’importe qui et assez inconstante dans ses relations amoureuses (en plus elle n’a pas voulu aller au bal avec le héros!). C’est en partie ce qui lui a valu une certaine impopularité et c’est assez dommage. Le film y est pour quelque-chose, je pense, car son personnage a été assez peu creusé, et surtout qu’on a en fait celle qui trahit l’AD après avoir été attrapée par la brigade inquisitoriale.

En réalité, Cho n’y était pour rien dans la découverte de l’AD. C’est son amie Marietta qui, terrorisée à l’idée de faire renvoyer sa mère du ministère si elle était découverte, est allée seule tout avouer à Ombrage (et s’est retrouvée avec des boutons formant le mot « cafard » sur le visage).
Lorsque Cho essaie d’en parler à Harry, elle se retrouve face à un mur (il y avait de quoi mais elle ne pouvait pas forcément tout savoir) et choisit de prendre la défense de Marietta, accusant Hermione d’avoir été déloyale puisque c’est elle qui avait lancé le maléfice de boutons. Harry lui réplique qu’il trouvait au contraire que c’était une bonne idée et leur relation s’arrête là. On sait que Marietta a gardé ses boutons plusieurs mois au moins puisque l’année suivante, elle les avait toujours.
On peut ne pas aimer Cho ou trouver que Marietta a été lâche et idiote, mais le maléfice de Hermione était quand-même très hard en effet, et elle pouvait éprouver envers elle de la colère, d’autant que, comme elle le fait remarquer à Harry, Hermione comptait plus à ses yeux que elle-même.

Si on y regarde bien, Cho est une adolescente normale qui vit tout simplement des choses difficiles à un moment donné : allez perdre votre petit copain à quinze ans : c’est extrêmement dur. Que Cho ne nous soit pas apparue sous son meilleur jour dans l’Ordre du Phoenix est parfaitement normal. On peut certes rigoler un peu en la voyant enchaîner les conquêtes, ce qui à son âge n’a pas grand-chose d’anormal, elle ne mérite pas d’être mis au ban sans aucune défense. Et puis, il fallait bien une rivale à Ginny !

Autre chose à noter : dans le livre, Cho est un an plus vieille que Harry. Elle n’est donc pas scolarisée à Poudlard cette année-là mais revient d’elle-même à l’appel de l’AD. Et elle revient pour se battre !
Même si ce choix qu’elle a fait nous a surtout permis de voir que Ginny se méfiait encore d’elle, cela doit être noté en sa faveur, c’est le signe que Cho a fini par choisir son camps.

Voilà, j’ai choisi de défendre ce personnage, car si beaucoup de défauts sont relevés chez elle, Cho reste une fille de valeur et je trouvait pas très sympa qu’elle soit tout le temps critiquée.





N°2 Rita Skeeter :
7 points / 1 vote – Place 30
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Je demande à Rita Skeeter si elle est restée en contact avec Harry Potter dont elle a publié un si célèbre interview l’année dernière : un entretien capital dans lequel Potter exposait en exclusivité sa conviction que Vous-Savez-Qui était revenu.
« Oh, oui, nous sommes devenus très proches, répond-elle. Le malheureux Potter n’a pas beaucoup de vrais amis et nous nous sommes rencontrés à l’un des moments les plus déterminants de sa vie : le Tournoi des Trois Sorciers. Je suis sans doute l’une des rares personnes vivantes qui puisse affirmer qu’elle connaît le véritable Potter. »


Rita est une faiseuse de polémiques et une véritable charogne si l’on y regarde bien. Cette journaliste de la Gazette est, dès le départ, une antagoniste pour Harry Potter et un personnage carrément malfaisant.
Journaliste à succès, elle écrit des articles très portés sur le sensationnel pour des périodiques comme la Gazette du Sorcier ou Sorcière Hebdo. On ne peut pas vraiment dire qu’elle soit une journaliste : c’est plutôt une journaleuse qui déforme considérablement les propos qui lui sont rapportés et qui n’hésite pas à commettre des actes illégaux ou à calomnier les gens pour se faire un nom.
Durant la Coupe de Feu, Rita se transforme fréquemment en scarabée et recueille les confidences de certains élèves de Serpentard, tout en espionnant ses victimes. Mais son stratagème se retourne contre elle lorsque Hermione la capture et l’enferme dans un bocal, menaçant de la dénoncer au ministère si elle ne cesse pas ses activités. En effet, Rita est un animagus non déclaré.
A priori, Rita Skeeter n’est l’alliée de personne : elle descend le ministère lors de la Coupe du Monde de Quidditch en exagérant les événements qui se sont produits. Lors du Tournois des trois sorciers, elle écrit un article qui met Harry à mal en le faisant passer pour une victime tragique, elle se venge de Hagrid qui avait refusé de lui donner des informations en publiant sa condition de demi-géant, et enfin elle s’en prend à Hermione qui s’est élevée contre elle et lui fait une véritable réputation de garce.
Durant tout le tome 5, Rita est au chômage du fait de la crainte de Hermione, celle-ci pourra même la contraindre à rédiger un article pour le chicaneur en faveur de Harry. Jusqu’à ce moment, on peut dire qu’on est face à une journaliste (journaleuse?) indépendante.
Les événements de la fin de la Saga remettent néanmoins cela en cause : Skeeter est présente à l’enterrement de Dumbledore… Aux côtés de Dolores Ombrage (dont on connaît les orientations politiques…) et prête à écrire un article. Quelques semaines plus tard, son livre polémique sur Dumbledore paraît, au moment-même où le ministère de Scrimgeour, affaibli et infiltré, vit ses derniers moments.
Rita a repris du service à la faveur des bouleversements qui font monter Voldemort au pouvoir. Pourquoi donc ?A t-elle simplement profité de circonstances favorables pour elle ? Ou au contraire faisait-elle partie de ceux qui ont œuvré pour la chute du ministère en discréditant ses membres ? Rita n’avait jamais travaillé pour le ministère qu’elle avait au contraire souvent déstabilisé. Sa proximité avec Ombrage et le déroulement des faits font que je n’hésite pas à émettre sur elle… Disons des doutes Skeeteriens.
Quoi qu’il en soit, sa biographie sur Dumbledore a une très grande place dans les reliques de la mort, car elle amène véritablement Harry à douter. Bien qu’il s’agisse de calomnies en grande partie, cela aura eu de lourdes conséquences.





N°1 Sibylle Trelawney :
8 points / 3 votes – Place 28
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— « Je pense ne pas me tromper, mon pauvre chéri, en affirmant que vous êtes né en plein hiver ?
— Je suis né en juillet, dit Harry. »


Trelawney ne s’est pourtant pas tant trompée que cela : en effet si Harry est bien né en juillet, Tom Jedusort, dont une partie de l’âme squatte chez Harry, est lui né en plein hiver !
Aussi ridicule, agaçante et alcoolique que puisse être Sibylle Trelawney (et oui, dans les livres elle est alcoolique), elle n’est pas toujours autant à côté de la plaque qu’on peut l’imaginer. Certaines de ses prédictions se révèlent en effet exactes lorsqu’elle est sincèrement convaincue que ce qu’elle dit est vrai.
Qui est Trelawney ? Ce professeur désavoué par les autres était-il véritablement un charlatan ? Ou avait-il des choses intéressantes à nous dire ?
Après tout, Sibylle est à la source des deux prophéties concernant Harry Potter. Elle a aussi passé des années à prédire… Sa mort ! Avait-elle tort ?
Je ne vais pas revenir sur ses autres prédictions mais vous pouvez facilement trouver des théories autour et c’est très intéressant.
Autre fait intéressant : Sibylle a un persécuteur au château : le professeur McGonagall qui n’hésite pas à la désavouer publiquement, pour rassurer ses élèves quant-à la véracité de ses prédictions de mort, mais aussi parfois par simple agacement. Pourtant c’est McGonagall elle-même qui sera la première à la défendre face à Ombrage.
Pourquoi agit-elle ainsi alors qu’elle pense Sibylle incompétente ? C’est assez mystérieux mais on pourra y revenir lorsqu’on arrivera au tour de Minerva McGonagall.
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Gred et Forge vous informent!

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