[Textes] Nuit Insolite du 4 mai

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hazalhia
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[Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par hazalhia » 04 mai 2019 - 18:43

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Charliz » 04 mai 2019 - 19:36

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 718
Personnages : Rose Weasley, Scorpius Malefoy, Drago Malefoy
Rating : TP

« Mon fils, je comprends que ce soit un choc pour toi, que tu t'opposes à tout ça.
- Tu penses ?
- Mais j'ai attendu 54 ans de trouver Rose. Il va falloir que tu l'accepter. »

Quoi ?

« Papa... Tu n'es pas sérieux.
- Je suis très sérieux.
- Ne dis pas ça comme ça devant elle ! Elle est trop fragile.
- Ne crois pas que je le dises à la légère.
- C'est ridicule ! » s’écria-t-il en se tournant vers son amie, prostrée sur elle-même à leur côté. « Rose... Tu te rends compte dans quoi tu t'es embarqué ? Il a le double de TON âge ! Il ne te donnera jamais la vie que tu mérites... des enfants ! »

Scorpius posa la main sur sa joue pour qu'elle le regarde. Elle se plongea dans son regard, compris que son béguin d'adolescente pour lui avait été plus qu'un béguin. Elle l'avait aimé de tout son cœur, pleinement. Elle avait aimé chaque facette de lui. Il avait été son ancre dans le monde, celui qui n'avait jamais failli... Et tout ça avait été refoulé parce que Lucy était là et que Scorpius et Lucy, c'était inviolable.

Tout ressurgit avec la puissance d'un ouragan. Un instant, elle eut envie de se jeter sur lui, qu’importe la présence de Drago.

Elle s'arracha d'un coup brusque à son contact, les larmes perçants au coin de ses paupières. Elle avait aimé Scorpius de tout son être. Avait.

Aujourd'hui, ce qu'elle partageait avec Drago rendait toutes ces émotions bien futiles.

« Excuse-moi Scorpius... »

Il la foudroya du regard, à cet instant sobre, et Rose sentit son être se craqueler. Scorpius s’éloigna d’un pas et elle attrapa sa main au vol, certaine que si elle le lâchait, il n’y aurait plus jamais rien entre eux.

« On s’était promis ! s’écria-t-elle d’une voix rauque. Tu ne peux pas me tourner le dos pour-
- Parce que tu entretiens une liaison avec mon père ? T’as pas l’impression de pousser le bouchon un peu loin ?!
- Je voulais te le dire…
- Vous deux, je n'y crois pas. Ça ne tiendra jamais.
- Scorp...
- Tant que tu t'obstines dans cette voie, ça ira mal. Et ne compte pas sur moi pour te ramasser à la petite cuillère lorsqu'il te laissera tomber. Comme il a laissé tomber ma mère. »

Drago tressaillit, le visage soudainement sombre, et Rose perdait pied. Son monde s'effritait, poussière après poussière.

Elle se sentit trainée par Drago vers la porte, un peu à l'ouest, mais ne parvenant pas à décrocher son regard de Scorpius. Comme si rompre ce contact visuel la perdrait, littéralement. Le visage de son ami palissait, peu à peu, effaçant les traces de rage et le rendant si penaud, si fragile.
Si elle franchissait cette porte, elle ne pourrait plus jamais espérer la moindre affection de sa part, mais lui aussi perdait tout au change… Il avait tant perdu.

Rose verrouilla ses pieds sur le sol, incapable de se laisser emporter loin de lui. Drago lui souffla quelques mots qu'elle ne parvint pas à saisir. Plus rien n'importait hormis Scorpius, hormis tout ce qu'il avait fait pour elle, sa présence et son amitié indéfectible. S'il n'était plus là, elle se sentirait mourir. Disparaître.

Et il fallait qu'elle fasse un choix. Entre cet homme qui avait illuminé son monde, ouvert des portes, soudé des cicatrices, et Scorpius. Scorpius qui avait presque tout perdu. Scorpius qui...

« Rose... »

La voix de Drago tremblait d'appréhension. Rose sentait son sang bouillonner, ses os éclater un à un pour la foutre à terre. Deux hommes, deux promesses, et chacune signait la fin de l’autre. Un dilemme impossible. Comme si son corps, dépendant de Drago, luttait contre son psychique. Comme si Scorpius avait été le tuteur qui lui permettait de tenir droite.

Elle avait besoin d'eux, ils étaient son équilibre. Pourtant cette vie prenait fin et elle dû fermer les yeux, incapable de faire face à cette dernière bataille.

La pression de la main de Drago disparaissait, doucement. Comme s'il attendait qu'elle le retienne. Elle n'en fit rien.
Et puis la porte claqua, emportant tout ce qu'ils avaient construit. La confiance et l'avenir.
Le silence s'infiltra en elle, incapable de combler le vide.
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a_t_fitz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par a_t_fitz » 04 mai 2019 - 19:49

Titre : L'Horreur
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 939 mots
Personnages : OC, Sirius Black
Rating : Tout Public

10 secondes.

C’est un peu comme un bruit de tambours. Des chevaux lancés au galop. Un rire qui se répercute sur la pierre. Des gouttes de pluie sur le macadam, du verre qui se brise sous la foudre. C’est un grand tremblement et de petites perles. Compte avec moi, Sirius, compte avec moi. Il ne nous reste que dix secondes. J’ai souvent peur de ce qui se cache dans l’ombre. Ce soir, pourtant, ces ténèbres sont mon paradis.

9 secondes.

Sirius me tient la main. J’avais presque oublié cette sensation. C’est le genre de petite chose qui finit par devenir tellement naturel, tellement habituel qu’on en oublie la douceur. Je n’ose pas le regarder. Ce serait lui dire adieu, et il est encore trop tôt. Après tout, il me reste encore

8 secondes.

Quand j’ai entendu les premiers cris, dans les couloirs, j’ai cru que le gang des pro-sangs-purs avait encore frappé. Qu’ils s’en étaient pris à Malcolm ou à Lily. Qu’ils jouaient de leurs muscles pour intimider les premières années. Une agression, certes… mais de celles qui relèvent de notre quotidien. Puis McGonagall est arrivée et elle nous a ordonné d’aller nous cacher. De protéger les plus jeunes. De les aider à se dissimuler. Derrière des portraits, sous des escaliers dérobés, dans des salles verrouillées, dans des armoires. Il faut cacher les jeunes. Et nous, les adultes ? Nous, nous n’avons plus que

7 secondes.

Les professeurs ont lancé un sortilège. Un sortilège de protection. Quelque chose de temporaire, quelque chose qui ne tiendra pas. C’est pour nous faire gagner du temps. Mais le temps file, s’égrène, s’écoule, s’évide et pleure sur mes genoux. Je n’ai pas eu le temps. Il y a tant de choses que j’aurais aimé faire – dire pardon à ma mère, entendre le rire de James, brosser les cheveux de Lily, jouer aux échecs avec Remus, parier sur le Quidditch avec Peter et embrasser Sirius. Embrasser Sirius des millions de fois, à nous en faire saigner les lèvres. Je n’aurais pas le temps de faire tout cela en

6 secondes.

Les ordres du professeur McGonagall sont très clairs : quand la barrière tombera, vous courrez et rejoignez le parc. Nous serons plus fort, dehors. Nous serons ensemble. Je nous vois déjà, nos baguettes levées, faisant front pour protéger l’école. Lily et James se tiendront la main pendant que Remus et Peter combattront dos à dos. Et nous, Sirius, que ferons-nous ? Il presse ma paume dans la sienne. Il doit sans doute espérer que je me tourne vers lui. Que je lui dise les centaines de mots qui lui reviennent de droit. Toutes les pensées qui se sont enroulées autour de mon âme lui appartiennent. Mais ce n’est pas le moment. J’inspire et compte : voilà que nous en sommes à

5 secondes.

Derrière moi, je les vois. Il y a du jaune, il y a du bleu. Des éclats de rouge, des violences de vert. Nous sommes un front uni, une mêlée d’amour pour repousser la haine. Je lis de la détermination dans les regards, de la peur muselée et du mépris. Je nous vois – mais j’ignore tout d’eux. Il y a des vides. Dans les mots, dans l’existence. Dans les petits infinis et dans les grandes immensités. Il y a du vide à remplir. Mon cœur aussi était creux. Je l’ai rempli d’amour, de son amour. Serre ma main plus fort, Sirius. Je sens que je défaillirais dans

4 secondes.

Que peut-on faire en quatre secondes ? J’ai le cœur qui bat fort – trop fort. Je voudrais que l’on me l’arrache, que l’on ne le laisse plus brûler de la sorte. Qui a jeté ce cœur au bûcher ? Nous étions si heureux – je porte encore la robe de Quidditch de Gryffondor. Nous jouions un match. Nous l’avions même gagné. Nous vivions un de ces moments de parfaite allégresse. Je n’étais que félicité. Et puis, enroulée dans une cape et masquée, l’Horreur a dit qu’il ne restait que

3 secondes.

Je n’ai pas peur de l’Horreur. Quelque chose en moi me dit que je devrais, mais je n’ai plus peur de rien quand Sirius est avec moi. Je me concentre sur son rire – je me concentre sur sa voix. Nous n’étions pas faits pour nous aimer, nous n’aurions même jamais dû nous rencontrer. Mon cœur qui tambourine… est-ce pour lui ? Cela pourrait être un bel endroit pour un rendez-vous, si nous n’étions pas aux portes de la mort. Il tourne mon visage vers lui quand il comprend que nous n’avons plus que

2 secondes.

Il m’embrasse. Je l’embrasse. Nos lèvres se soudent et nous oublions jusqu’aux hurlements. Nous ne sommes plus que deux âmes qui s’embrasent. Il est mon volcan, mon océan, mon armure. Je vais me lever, je vais me battre. Je vais m’offrir à cette haine et lui montrer ce que c’est que l’Horreur. Je vais être l’Horreur, au nom de celle que nous avons déjà combattue. Sa main sur ma nuque se fait plus pressante et il ne me lâche

qu’à la dernière seconde.

Une inspiration. Il est l’heure. Nos mains se détachent, nos regards se croisent. J’aimerais lui dire à quel point… mais l’heure du combat a sonné. Nous jaillissons de ce couloir comme le sang d’une blessure. Nous sommes des centaines. Quand nous faisons face à notre ennemi, c’est comme si nous n’étions qu’un corps affamé bien décidé à donner de sa personne. Moi aussi, je veux me donner. Me donner toute entière. Et cette fois, c’est l’Horreur que j’embrasse.
Dernière modification par a_t_fitz le 04 mai 2019 - 19:50, modifié 1 fois.
Si vide d'espoir est le monde du dehors que deux fois plus précieux m'est le monde du dedant - E. Brontë
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AlwaysLS » 04 mai 2019 - 19:49

Titre : Rentrée
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique: Un décompte doit rythmer la majeure partie de votre texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 382
Personnages : les Londubat
Rating : tout public
Plus qu’un quart d’heure. Augusta s’asura qu’ils n’avaient rien oublié. Elle était nerveuse car jamais elle ne se serait doutée qu’elle aurait eu l’occasion de revenir ici. Quand elle avait commencé à élever son petit-fils seule, elle avait bien cru qu’il ne serait jamais admis à Poudlard, malgré le talent de ses parents. Mais finalement, elle avait eu tort.
- Tu as bien tout Neville ? demanda-t-elle en repositionnant correctement le col de la chemise de ce dernier.
- Oui, grand-mère, assura le petit garçon d’une voix mal assurée.
- Bien, allons te trouver une place à présent.
La vieille femme regarda l’horloge. Plus que dix minutes. Elle le guida vers la voiture la plus proche. Elle y monta, faisant voler derrière elle les affaires de son petit-fils, qui dû se baisser pour éviter de cogner dedans. Augusta ouvrit la porte d’un compartiment où était assise une fille du même âge que Neville et qui avait déjà revêtu sa robe de sorcière.
- Tu seras bien là, déclara la vieille dame en installant la malle dans le filet, au-dessus des sièges.
- Peut-être que je vais déranger, marmonna Neville.
- Pas du tout, n’est-ce pas Miss ?
La petite fille hocha frénétiquement la tête et dit très vite qu’elle était contente de rencontrer des gens, parce qu’elle était nouvelle et qu’elle ne connaissait rien ni personne. Elle acheva sa tirade en se présentant :
- Je suis Hermione Granger.
- Voici Neville, mon petit-fils. Je vous le confie chère Hermione.
Cette dernière hocha derechef la tête, et sourit à son nouveau camarade de classe. Augusta regarda sa montre, il était onze heures moins cinq. Elle serra Neville contre sa poitrine et l’embrassa sur le front. Elle en profita pour lui faire d’ultimes recommandations.
- Prend soin de toi. Fais attention. Sois sage, ne fais pas remarquer. Et écoute bien en classe. Tu peux faire confiance au professeur McGonagall. Et surveille ton crapaud.
- Oui, grand-mère, chuchota Neville avec timidité.
Elle salua Hermione et descendit du train. Elle se dirigea vers la fenêtre du compartiment qu’elle venait de quitter. Elle leur fit un signe de la main, et attendit que la locomotive crache un jet de vapeur et que le train s’ébranle, soit une minute après, pour quitter le quai neuf trois quarts.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par selket » 04 mai 2019 - 19:52

Titre : En retard
Défi ( stylistique) : Un décompte doit rythmer la majeure partie de votre texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 588
Personnages : OC
Rating : TP
Dix minutes. Elle avait dit qu’elle serait de retour pour vingt-heure. ça fait dix minutes que l’heure est dépassée. Bon sang qu’es ce que la gamine fiche. C’est pas qu’il a autre chose à faire mais il a déjà vu Rusard passer deux fois par le carrefour où il fait le guet. Ils vont se faire attraper si elle continue à tarder. Par Merlin où est-elle passé ? Elle sait bien en plus qu’il est tatillon sur les horaires. Peut-être que c’est une déformation professionnel ?
C’est quelque chose que ses gars lui reprochaient souvent même si ils avaient appris à faire avec. En même temps il en avait laissé plus d’un sur le quai. L’heure c’est l’heure. Il allait pas attendre qu’ils aient fini leur dernier verre pour prendre la mer. Après tout comme on dit dans le métier : « la marée n’attends pas ».
Agacé il reprend la montre pendu à son gilet pour regarder l’heure. Onze minutes. Bon ! Il attends encore quatre minutes mais si elle sort pas de là il file hanter un autre lieu. Elle pourrait avoir du respect pour ses ancêtres quand même. Fichu gamine ! Il est partit là pour rester encore longtemps, il sait bien qu’il ne pourra pas laisser Eléonore trainer seule dans les couloirs avec cet horrible concierge qui rode.
Douze minutes. Juste un petit tour a près au lard avec le petit Bill Weasley et après on rentre à temps. Tu parles ! Ils auraient pu l’inviter. Mais non lui il est juste bon à faire le guet devant une statue borgne. Le respect se perd des fois. Pendant qu’ils s’amusent et achètent des sucreries lui il a comme compagnie un cracmol suspicieux et sa vielle teigne. Bougon il se colle au plafond pour éviter de se faire repérer par un élève en fuite. Le concierge ne devrait pas tarder à arriver.
Treize minutes. La chatte vient de passer son acolyte ne doit pas être loin. Hop il se glisse dans une salle vide. Ni vu ni connu. Autant éviter de se faire à nouveau repérer. Sinon Rusard va vite comprendre comment Eleonore et ses amis arrivent à le repérer si vite. Il vaut mieux éviter qu’il sache qu’un fantôme est de mèche sinon il va lui mener la vie dur ainsi qu’a ses condisciples.
Reprenant sa montre à gousset il colle son nez sur la vitre pour mieux voir les chiffres. Quatorze minutes. Elle va entendre de ses nouvelles celle là ! Par Morgane il pensait l’avoir mieux élevé la petite. D’habitude elle est ponctuelle. Peut-être qu’il lui est arrivé quelque chose ? Non y a pas de risque c’est qu’elle à de la ressource la fillette. C’est pas une Sioc’han pour rien. « Aventureux et curieux jusqu'au-delà des mers » une devise familiale lui colle si bien à la peau, comme ce fut le cas pour lui de son vivant
Enfin là voilà. Quinze minutes elle en a mis du temps. Un peu plus et il partait. Prêt à lui faire des remontrances il ouvre la bouche mais le visage heureux sur sa descendante l’empêche de prononcer ses récriminations. Après tout c’est pour ça qu’il est là. Si il a suivit la petite Eléonore à Poudlard c’est pour être là pour elle durant ces sept année loin de la maison. Et puis sans elle il se serait ennuyé. Avec une bouffé de fierté et un sourire complice il lui fait un clin d’oeil avant de se mettre en chemin. Il a deux gamins à ramener en sécurité dans leurs dortoirs.

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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par popobo » 04 mai 2019 - 19:57

Titre : Première séance
Défi Stylistique: Un décompte doit rythmer la majeure partie de votre texte
Fandom : original
Nombre de mots : 200
Personnages : OC
Rating : aucun
Assis sur ton tapis, doucement tu t’installes
une jambe, tu tends, l’autre tu plies, c’est idéal
Ton genou puis ta cuisse, de ton bras, tu attrapes
Ton épaule en arrière tu tournes, c’est la première étape

Maintenant, calmement, respirez
profondément 6 fois de chaque côté.

6 ... 5 ... 4 ... 3 ... 2 ... 1 ... changez


Sébastien se demandait bien ce qu’il faisait là. Il avait suivi les conseils de son kiné en venant s’inscrire à un cours de yoga mais déjà, après dix minutes, l’ambiance lui paraissait étrange. Il n’était pas franchement certain que la voix chuchotée aux accents espagnols de la professeur résolve ses problèmes de dos.

Debout, les pieds dans le sol, expiration
Les bras se lèvent bien tendus, inspiration
Le genou gauche se lève vers la poitrine
et on tient 5 – 4 – 3 – 2 – 1 on s’enracine


Sebastien n’avait jamais réalisé que cinq secondes pouvaient durer aussi lentement. Il résista pour ne pas tomber avant la fin du décompte. Tenir sur une jambe, les bras en l’air n’avait rien de naturel ni de très confortable. Tentant de ne pas trop se faire remarquer pour son premier cours, il s’appliqua à bien écouter les consignes.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 04 mai 2019 - 20:01

Titre : Du dilemme à l’impasse
Thème (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 306
Personnages : Amélia Cross (OC), John Garrett, Grant Ward
Rating : Tout public
Perdue dans la contemplation du ciel étoilé, Amélia n'entend pas immédiatement le retour de son officier superviseur. Elle est surprise de constater sa présence auprès d'elle et lui sourit maladroitement, incapable d'exprimer ce qu'elle ressent. John a réussi à la sauver d'une situation délicate en mentant délibérément aux agents venus pour en apprendre plus à son sujet et elle ignore si elle pourra un jour lui rendre un service aussi grand. Ses débordements de magie ont causé quelques problèmes dans leur refuge et elle devrait déjà figurer sur la liste du Shield pour être sous surveillance. C'est uniquement grâce à l'agent Garrett qu'elle est en liberté, sans puce localisable implantée sous la peau, mais il risque gros. Un tel secret, s'il venait à être découvert, entraînerait des discussions interminables avec les hauts responsables de l'organisation, ainsi qu'une mise à pied de son supérieur.

« Je ne sais pas comment vous remercier, commence-t-elle avant d'être interrompue.
— Vous n'avez pas à le faire. C'est notre devoir de protéger les autres.
— Pas en sacrifiant votre place ! Vous imaginez les retentissements de votre geste ?
— Je ne crains pas mes supérieurs, Amélia. Et je ne souhaite à personne de finir comme cobaye du Shield.
— C'est bien beau tout ça, intervient Ward en les rejoignant, mais votre petit mensonge nous met dans une impasse.
— Une impasse ? s’étonne John en fronçant les sourcils. Je ne te comprends pas, Grant.
— Avant, nous avions un dilemme : réfléchir sur le fait de révéler le don d’Amélia ou non. Maintenant qu’il est clair qu’ils ne sauront rien pour le moment, il va falloir faire attention. Mais vous savez tous les deux que nous n’arriverons pas à cacher ça éternellement. »

La jeune femme se met à pâlir. Son coéquipier a raison, ils n’ont pas suivi la bonne direction en dissimulant le plus important.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 04 mai 2019 - 20:03

Titre : 1998 doit mourir aujourd'hui
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Marietta Edgecombe /Théodore Nott
Rating :
1998 doit mourir aujourd’hui.

La silhouette solitaire de Marietta Edgecombe se dresse dans le ciel noir brodé d’étoiles. Son écharpe rouge gifle son manteau, menace de s’échapper, d’abandonner son cou fragile aux bourrasques gelées qui s’abattent sur Londres. Et toi tu restes ici, invisible dans l’air glacé de la fin décembre, adossé contre le mur de cette impasse, les mains glissées dans la poche de ta cape. Tu la contemples en silence. Elle ne t’a pas remarqué, penchée comme elle est tout au bord du néant, le regard dirigé vers le firmament. Les étoiles brillent plus fort que tu ne le feras jamais, tu ne lui en veux pas de te les préférer.

23h49... 23h50... 23h51...23h52...

Tu as froid. La neige ne tardera pas à tomber et à tout recouvrir sur son passage et tu espères au fond qu’elle t’emportera aussi sous cette couche d’oubli opaline, qu’elle lavera le sang qui n’a que trop coulé cette année, les flasques visqueuses qui imprègnent le sol.
1998 doit mourir aujourd’hui, et ça te plaît.

L’écharpe de Marietta bat plus fort contre ses tempes, file entre ses doigts ouverts, se laisse porter par la brise hivernale. Et tu l’attrapes, et tu sautes, et tes pieds dérapent seuls contre l’asphalte verglacé, contre cette croûte de matière argentée qui te fait tomber. Et elle rit dans l’obscurité en te voyant surgir, t’affaler, en te voyant t’agiter comme une chauve-souris furieuse sur cette flaque de frimas, en te voyant harponner son foulard de laine, en te voyant scander son nom pour attirer son attention.

23h53... 23h54...23h55...

Et bientôt vous n’êtes plus deux âmes esseulées dans cette impasse immobile et vierge de toute histoire, mais deux enfants grandis trop tôt qui se regardent sans savoir que le printemps renaîtra bientôt. Elle t’invite dans un rire rauque à monter près d’elle sur cet amas de poubelles, à lui rendre son écharpe.

« On s’est déjà croisés à Poudlard, non ? »

Tu hoches la tête sans enthousiasme, tu n’as pas envie de parler de Poudlard, pas ce soir. Elle semble te comprendre et retourne à ses étoiles, plus belles que tu ne le seras jamais.

Et bientôt, les flocons s’affalent sur le sol dans un bruit mouillé, dans un chuchotis gelé. Ils dansent sur vos épaules, sur vos cheveux dénoués, sur vos lèvres ourlées. Ils dansent dans vos yeux, aussi.

23h56...23h57… 23h58… 23h59… minuit !

« Bonne année »

Là dans cette impasse vierge de tout passé, vous fêtez l’année 1999 qui éclot dans un tourbillon argenté.
1998 est mort hier soir au cours d’une tempête d’ivoire.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AliceJeanne » 04 mai 2019 - 20:03

Titre : /
Défi Stylistique/scénaristique: scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 401
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : /
« De toute évidence nous nous trouvons dans une impasse, indiqua laconiquement Farkas.
- Serait-ce le mur juste devant nous qui te fait avancer une telle théorie? le questionna Rym avec sarcasme tout en amorçant un demi-tour.
- Je ne parlais pas de notre situation géographique! s’exclama le jeune-homme vexé. Mais de notre situation sentimentale, bien qu’effectivement, il y ait de nombreuses similitudes entre les deux.»

L’hybride leva les yeux au ciel. Elle avait cédé une fois encore à son caprice d’expédition diurne dans les sous-sol du château de Markus, en dépit de tout bon sens. À croire que leur récente mésaventure avec le loup-garou dans ces mêmes galeries ne leur avait pas servie de leçon.

« Écoute, commença-t-elle, je suis frigorifiée et je tombe de sommeil, alors le moment est tout à fait mal choisi pour discuter de cela. Remontons nous coucher et nous aviserons par la suite.
- Tu vois! s’écria-t-il, tu illustres parfaitement le problème. Dès que l’un de nous s’aventure sur un sujet sérieux, l’autre le tourne en dérision ou élude. Ainsi nous n’avançons jamais et tournons toujours en rond.»

Une goutte d’eau s’écrasa aux pieds de la jeune-fille qui frissonna et croisa mécaniquement ses bras contre la poitrine pour se tenir chaud. Farkas s’approcha rapidement d’elle et se défit de sa cape afin de l’en vêtir avant de lui frictionner les épaules avec vigueur.

« Merci, souffla-t-elle.»

Plusieurs secondes s’égrainèrent avant que le jeune-homme ne se décide à remonter en surface, suivant ainsi les directives de son amie. Sous le couvert de l’obscurité leurs mains se joignirent et leurs doigts s’enlacèrent tandis qu’autour d’eux défilaient les couloirs des parties habitables. Parvenus devant une porte à l’extrémité ouest, ils se souhaitèrent bonne nuit et Rym entra dans sa chambre sans se retourner. Farkas, après un temps d’hésitation la suivit, et alors qu’il tendait la main pour la poser sur son bras, elle le prit de vitesse et fit volte face avant de l’embrasser avec fougue, empoignant l’arrière de son crâne.

Farkas lui rendit son baiser et lorsqu’ils se séparèrent, lui adressa un petit sourire amusé. Rym, cependant, ne semblait pas aussi enjouée que lui et le lâcha en s’excusant avant de l’enjoindre à partir. Son ami protesta mais son ton était sans appel, elle ne souhaitait pas qu’il reste.

« Tu as raison, chuchota-t-elle alors qu’elle refermait la porte sur lui, en lui faisant face, de toute évidence nous nous trouvons dans une impasse.»
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Wapa » 04 mai 2019 - 20:05

Titre : Le corbeau
Thème (scénaristique ou stylistique) : scénaristique - l'un de vos personnages se retrouve dans une impasse
Fandom : HP
Nombre de mots : 468
Personnages : Lily/Pétunia
Rating : aucun
Devant un petit tableau noir, une fillette récitait d’un air appliqué :
- Maître Corbeau sur un arbre perché tenait en son bec un fromage, Maître Renard très alléché...

BAM ! Une règle en bois s’abattit sur les cheveux roux de l’élève.

- Maître Renard PAR L’ODEUR alléché ! Tu es une imbécile. Va au coin !

L'imbécile en question croisa les bras sur sa poitrine et répliqua :
- Tu m’embêtes Tunie. En plus, c’est toujours toi qui fais la maîtresse.
- C’est normal ! C’est moi l’aînée.
- J’en ai assez.
- Où est-ce que tu vas ?

La rousse précisa :
- Juste faire un tour dehors. Tu peux venir avec moi si tu veux.

Vexée que sa cadette mette fin au jeu, Pétunia déclina d’un signe de tête boudeur. Lily haussa les épaules et partit de la chambre en bondissant.

Elle dévala les escaliers et cria :
- Maman, je vais faire une balade dans le quartier !
- D'accord ma chérie.

Lily avait une idée très précise en tête et elle était contente que Pétunia ait décidé de ne pas l'accompagner. Depuis que cet étrange garçon l'avait surprise au parc, elle avait une multitude de questions à lui poser. Il l'avait traité de "sorcière". Bien sûr, elle avait été vexée sur le moment. Mais plus elle y réfléchissait, plus cette idée lui plaisait. Cela expliquerait tellement de choses. Comme elle arrivait à faire voltiger la jupe de sa poupée sans la toucher. Comme elle pouvait s'élever dans les airs depuis sa balançoire. Comme elle parvenait à récupérer les friandises cachées dans le placard le plus haut sans avoir besoin de grimper sur une chaise. Oui, cela pouvait tout expliquer. Pétunia s'était énervée contre lui en l'appelant le "fils Rogue". Elle avait ajouté qu'il habitait dans l'Impasse du Tisseur, près de la rivière. Elle voulait en avoir le cœur net. Elle allait le retrouver et lui poser ses questions. Elle arriva vers la rivière et contempla un instant les maisons délabrées aux murs de brique qui s'étendaient devant elle. Un chat famélique se frottait à un réverbère cassé. Ce n'était pas très engageant. Mais il en fallait plus pour l'effrayer.

Elle s'engagea dans l'Impasse d'un pas décidé. Elle observait attentivement les noms sur les boîtes aux lettres pour repérer celui de Rogue. Elle arrivait presque au bout de la rue et toujours rien. Elle l'avait peut-être loupé. Elle entendit soudain des éclats de voix dans la toute dernière maison :

- Même pas bonne pour la cuisine ! Ce n'est pourtant pas si compliqué de servir un repas convenable !

Alors qu'elle allait rebrousser chemin, la porte s'ouvrit sur un petit garçon au visage fermé et aux cheveux noir corbeau. Elle l'avait retrouvé.
Dernière modification par Wapa le 04 mai 2019 - 22:36, modifié 1 fois.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par selket » 04 mai 2019 - 20:38

Titre : Peeves
Défi (Stylistique) : Inclure de vieux jurons (saperlipopette, vindiou...)
Fandom : HP
Nombre de mots : 148 mots
Personnages : OC
Rating : TP

Ah le fripon ! Il avait osé se moquer de son nom. Vain dieu il allé le payer ! Il allait demander qu’un duel soit organisé en bonne et due forme. Et on verra bien si il fera le fier une fois que son épée lui sera passé en travers de la gorge. Il allait lui faire bouffer son horrible chapeau melon à se spectre sans savoir vivre. Oser dire que Sioc’han ça sonnait comme âne. Il avait rien d’un baudet, par contre lui avait tout d’un ruffian. Gast ! Il allait voir ce vieil emplumé de quel bois il se chauffe. Si ça continuait il allait l’expédier hanter un autre château à cet individu malpoli. C’est à cor et à cri que le vieux corsaire hurlait son énervement envers l’esprit frappeur de Poudlard, sous l’oeil éberlué des élèves qui n’avait pas l’habitude de voir un fantôme aussi haut en couleur.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Charliz » 04 mai 2019 - 20:38

Titre : R comme Résistance
Thème (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 607
Personnages : Percy Weasley
Rating : TP
Il ne lui fallut que cinq minutes.

Percy claqua la porte de son bureau derrière lui, tira sur sa cravate pour la desserrer : il étouffait. De grosses gouttelettes de sueurs coulaient sur ses tempes et au bout de ses cils.

Non, au bout de ses cils, c’était bien des larmes.

Lui, pleurer… ça faisait si longtemps. La dernière fois, ça devait être suite à une mauvaise blague des jumeaux, des années plus tôt.

« Bien sûr, comme si on allait y croire, pauvre idiot ! » bougonna-t-il en essuyant son visage de la manche de sa robe.

Il ne lui fallut que cinq minutes.

Le brouillard qui anesthésiait ses pensées se dissipa d’un seul coup et la honte le plia en deux. Dans un sanglot, il s’écroula contre le dossier de son fauteuil présidentiel.

Dans l’Atrium, quelques mètres au-dessus de son bureau, quelques secondes plus tôt, Atticus Tamblyn avait été emmené par les Aurors sans un procès. Directement dans une cellule d’Azkaban, avaient-ils dit. Et ce connard de Jacobson avait gardé son regard résolument fixé sur lui, Percy, avec une étincelle perverse allumée au fond des prunelles.

Parce qu’il n’avait fallu moins de cinq minutes à Percy pour découvrir que le pauvre homme avait modifié les taux d’impôts sur la vente de chaudron, sans doute par erreur, il ne lui fallu que cinq secondes pour comprendre qu’une telle faute ne méritait pas tel châtiment.

Et que Tamblyn, brave homme qu’il était, avait un sang souillé.

Dans sa quête de mener sa tâche à bien, dans la perfection de son travail, Percy avait condamné un homme.

Il eut juste le temps de tirer la poubelle jusqu’à lui pour y vomir.

« T’as tout gagné… »

Il plaqua les mains sur l’acajou de son bureau, de peur de sombrer au sol.

Son nouveau supérieur, nommé au beau milieu de l’été par le remplaçant de Scrimgeour, lui avait donné cette tâche : un gigantesque audit du département de la Coopération Magique Internationale. L’idée étant de remettre tout le monde au carré… Percy avait sauté de joie à l’idée de flinguer ses incompétents de collègues et de montrer sa valeur à son nouveau chef ! Il avait récupéré la première sélection de dossier qu’on lui présentait sans se pencher sur la question, prêt à mener à bien sa tâche, sans se méfier.

Son regard tomba sur la pile, parfaitement rangée dans un coin. Il saisit chaque pochette une à une… Hasting, Wilde, Hadley, Parks… Il ne les connaissait pas tous mais il leur devinait un point commun : leur ascendance.

Il n’était qu’un pantin. Un vulgaire, ridicule, médiocre pantin.

Et à partir d’aujourd’hui, sans doute, un meurtrier.

Il plaqua la paume de ses mains sur ses joues, enfonçant ses ongles dans sa chair et à la douleur. Il devait oublier, tout.

Nouveau sanglot. Il n’oublierait jamais. Ses mains étaient rouge sang, tout comme son âme.

Il avait rejeté sa famille et leurs convictions avec égoïsme, certain de saisir le bon chemin.

Rien n’était perdu…

« Une solution ! Allez mon gars… Tout problème à sa solution ! Trouve une solution ! »

Les dents fichées jusqu’au sang dans sa lèvre inférieur, Percy se redressa, craqua ses phalanges, attrapa le dossier suivant. Une lourde tâche l’attendait, et il allait la doubler.

Kal Parks, 45 ans, en poste depuis sa sortie de Poudlard. Il devait trouver dans son travail une faute professionnel à vendre à sa direction. Se protéger dans un premier temps.

Dans un second, prévenir discrètement son collègue pour lui donner une chance de fuir.

Il fallut cinq minutes à Percy pour prendre part à la résistance, à sa façon.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par hazalhia » 04 mai 2019 - 20:41

Titre : What I become
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique (Votre histoire se déroule sur 5 ans ou à l'intérieur de 5 minutes)
Fandom : The100
Nombre de mots : 292
Personnages : Octavia
Rating :
On nous répète souvent qu’il faut du temps pour forger la personne que l’on sera plus tard. Du moins c’est que qu’on me répétait.
J’ai passé des années à attendre de voir ce que serait cet avenir lointain et brumeux. Ça ne m’a menée qu’à être une orpheline et une criminelle.
La vérité c’est que j’ai compris qui j’étais vraiment pendant ces quelques minutes. Je vole d’un ennemis à l’autre, lacérant des membres, tranchant des gorges. Je suis un morceaux de fer brûlé à vif, dangereux et pénétrant, comme la lame je s'enfonce au coeur de leurs entrailles.

Tu es Wonkru, ou tu es l’ennemi de Wonkru

Le volcan qui sommeillait en moi s’est réveillé, il bout dans mes veines, éveil le moindre de mes sens, fait fondre mes inhibitions. Ces cinq minutes sont plus révélatrice que toute une vie. Fini la fille de l’espace pleine d’espoir et de bonnes intentions. A partir de maintenant je serais impitoyable, féroce. Je serais celle capable de les mener vers la survie, quel qu’en soit le prix, car cette nouvelle partie de moi a pris le dessus pendant que je fend l’air et les chairs.

Tu es Wonkru, ou tu es l’ennemi de Wonkru

Je serais leur reine, et s’il faut faire couler le sang pour qu’ils me respect ainsi soit-il. Je serais la reine du sang.
Maintenant je me tiens au dessus de leur corps livides. Les autres ont compris que toute tentative de résistance serait un échec. Celle qui n’aurait pas dû naître va devenir celle qui sauvera l’humanité au fond de ce bunker. J’écraserais tous ceux qui se mettent en travers de mon chemin et je nous guiderais jusqu’au lendemain de l'apocalypse.
Je suis Octavia. Je suis la mort. Je suis Bloodreina.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 04 mai 2019 - 20:47

Titre : Bataille d'injures
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Drago Malefoy/Ron Weasley
Rating :
— Coprolithe !
— Alburostre !
— Orchidoclaste !
— Paltoquet !
— Rouquin dégénéré !
— Tu peux mieux faire, Malefoy.

Drago Malefoy dispensa une œillade meurtrière à son partenaire de retenue tout en continuant de racler la couche de saleté qui maculait les trop nombreux blasons, récompenses, insignes, coupes et autres bibelots entreposés dans la Salle des Trophées. De son côté, Ronald Weasley astiquait vigoureusement l’argenterie, trop pour que cela paraisse naturel.

— Qu’est-ce qui te prend, Weasley ? T’as avalé un détergent ?
— Non, j’imagine simplement que la vilaine tâche que tu aperçois là – il montra une trace graisseuse sur laquelle il s’énervait depuis une bonne vingtaine de minutes – est ta tête de furet mal léché.

Drago renifla avec dédain, tout en jurant de se venger de cet affront dès que l’occasion se présenterait. C’est-à-dire lorsque McGonagall leur aurait rendu leurs baguettes magiques à la fin de leur retenue.

— Bon. Où en étions-nous ?
— A « Rouquin dégénéré ». Ce qui, en passant, est une insulte de basse qualité.
— Pétoule ! C’est mieux ?
— Passable.
— Passable ? s’énerva Drago en jetant son chiffon sur le sol. Mais non ! Ce n’est pas passable, c’est l’insulte du siècle !
— Si tu veux…
— Oui, je le veux. Bon. Ça fait combien ?
— Dix-cinq. En ma faveur, bien entendu.
— Cesse de raconter des âneries, Weasley, j’ai au moins le double de tes points.
— Tu es d’une mauvaise foi répugnante, Malefoy !
— C’est ça, et toi tu es le rouquin le plus insipide que j’ai jamais vu…
— Chiabrena de mes deux !
— Argoulet !

Drago aurait pu continuer encore longtemps si Rusard – le concierge de Poudlard – n’avait pas choisi ce moment pour faire irruption dans la pièce, un sourire machiavélique au coin des lèvres :
— Votre détention est terminée. Vous pouvez regagner vos dortoirs. Le professeur McGonagall vous restituera vos baguettes demain matin.

Il n’en fallut pas plus pour que Drago et son compagnon d’infortune abandonnent torchons et potions ménagères. Ils continuèrent leur joute verbale à mi-voix jusqu’à l’angle du couloir, où ils se séparèrent sur un regard noir et une poignée de main entendue, chacun essayant de détruire les phalanges de l'autre.

— Tu es le plus abominable crétin que la Terre ait jamais porté, Malefoy.
— C’est précisément ce que je songeais à ton propos, Weasley.
— Mais je dois bien te reconnaître une chose : tu as un vocabulaire des plus fleuris. Ce fut un plaisir de me prendre la tête avec toi.
— Pareillement, Weasley. Allez, à une prochaine fois !

Et ils rejoignirent leurs dortoirs respectifs les lèvres pincées.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par popobo » 04 mai 2019 - 20:48

Titre : guerrier
Défi Stylistique: Inclure de vieux jurons (saperlipopette, vindiou...) et Scénaristique : Votre histoire se déroule sur 5 ans ou à l'intérieur de 5 minutes
Fandom : original
Nombre de mots : 200
Personnages : Oc
Rating : aucun

On maintient, on souffle, on continue
On pousse la jambe gauche vers l’arrière c’est soutenu
on fléchit le buste pour être parallèle au sol, les deux jambes sont tendues
Vous voilà en guerrier III, le bien connu.


« Sacrebleu ! En quoi ? » se répéta Sébastien tout en tentant de maintenir son équilibre. Il sentait son corps se disloquer. Plus il résistait pour ne pas tomber, plus il perdait la position. Bon sang ! Ça n’en finissait pas ! Quand est ce qu’elle allait dire de relâcher. Sébastien ne tenait plus. Ses jambes se contractaient. Fichtre ! Ses muscles étaient mis à dure épreuve.

Soufflez, redressez-vous, appréciez
Appréciez oui, détendez-vous, ressentez


Sapristi ! Sébastien soufflait et ne chercha aucunement à ressentir ce qui pouvait bien se passe dans son corps, il avait surtout besoin d’une pause avant de terminer les cinq minutes d’enchaînements. Il était honteusement déjà fatigué et courbaturé.

On continue, sur l’autre jambe c’est le même sort
toujours les bras vers l’arrière, le long du corps...



Pardieu ! Lui qui croyait que le yoga était un sport tranquille… Dès la première seconde, Sébastien comprit qu’il allait encore souffrir longuement avant de pouvoir reposer son pied droit !

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Wapa
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Wapa » 04 mai 2019 - 21:03

Titre : Une épouse radieuse
Défi Stylistique: Inclure de vieux jurons (saperlipopette, vindiou...)
Fandom : HP
Nombre de mots : 432
Personnages : Lily/James
Rating : aucun
Lily rejoignit son mari dans le salon. Elle lui jeta un coup d’œil attendri. Il utilisait son cadeau de Noël avec application : un nécessaire à balai. Bientôt, elle pourrait s'admirer dans le manche tellement celui-ci semblait brillant. Elle réprima un rire. Pour assouvir sa passion, James faisait partie d'un club de Quidditch amateur auquel il se rendait tous les mardis. Bien sûr, il aurait eu largement le potentiel pour rejoindre une équipe professionnelle. Dans une autre vie où il n'y aurait pas eu l'Ordre. Dans une autre vie où il n'y aurait pas eu la guerre. Avec toutes leurs missions, c'était impossible de caser une vie professionnelle digne de ce nom. Heureusement, la fortune des Potter était amplement suffisante pour leur permettre de vivre décemment. Eux et leurs amis. James n'hésitait jamais à dépanner Remus et Sirius.

Lily s'arrêta face à la bibliothèque. Elle avait une pile de livres en attente et elle hésitait. Un recueil de poésie ? Non. Elle avait besoin de légèreté. Le livre qu'Alice lui avait prêté serait parfait pour ça. Selon son amie, c'était l'indispensable de toute jeune mariée : Etre une épouse radieuse et mystérieuse. Il fallait reconnaître que c’était un melting-pot assez distrayant. On trouvait des thèmes vraiment... intéressants. Comment manipuler... oups... séduire son conjoint pour qu’il vous obéisse au doigt et à l’œil. Réussir un sortilège de Récurvite impeccable. Conseils beauté pour des cheveux ensorcelants. Un peu frivole probablement. Mais un bon choix pour se détendre. Elle s'installa confortablement dans le canapé, passa un plaid sur ses épaules et soupira avec délectation. Elle avait à peine posé les yeux sur la première page lorsque des coups contre la porte d'entrée la firent sursauter. Une voix forte se fit entendre :

- James ! Lily ! Ouvrez-moi.

Elle jeta un regard noir à son mari et lança, furieuse, entre ses dents :
- Sapristi !

Elle n'y pouvait rien, dès qu'elle était énervée, elle reprenait le langage fleuri de son grand-père.

- Je croyais qu’on était d’accord pour que tu dises à Sirius de ne PLUS venir à l’improviste ?
- Je t’assure que je lui en ai touché un mot la dernière fois.
- Saperlipopette. Ce Black va me tuer ! Un patronus comme tout le monde, ce n’est pas bien compliqué tout de même. Utilisez votre miroir à double sens ou que sais-je encore, du moment qu’il nous PREVIENT ! Parbleu.
- Je sais ma Lily, je vais lui redire.
- Nom d'une pipe !

Tout penaud, James se dirigea rapidement vers la porte et ouvrit à un Sirius qui entra en trombe dans le living.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Lyssa7 » 04 mai 2019 - 21:04

Titre : Pisse-froid et orchidoclaste
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique et scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 336 mots
Personnages : Eddie Carmichael, Megan Jones
Rating : -12 (pour le langage fleuri :mrgreen: )

Megan Jones se tournait régulièrement vers Eddie Carmichael, comme pour être sûre qu’il ne disparaisse pas sans crier gare. Après tout, il ne lui avait fait aucune promesse et il aurait très bien pu la laisser là, au beau milieu de la rue, en lui demandant d’aller se faire cuire une bouse de dragon. Il aurait pu, mais Eddie se contentait de suivre le mouvement de cet air blasé qui semblait être une seconde nature chez lui. Finalement, la jeune femme finit par se placer sur sa droite et marcha à ses côtés, sans cesser de le fixer du coin de l’œil.

— Ce n’est plus très loin, lui apprit-elle.
— Génial, fit-il d’un ton morne.
— Tu pourrais arrêter de jouer au pisse-froid ? ne put-elle s’empêcher de lui asséner.
— Si tu cesses d’être une orchidoclaste ! répliqua-t-il automatiquement.
— Eh bien, je ne savais pas que tu connaissais d’aussi vilaines injures, monsieur parfait ! siffla-t-elle, moqueuse.

Eddie préféra ne rien répliquer. Cette femme commençait littéralement à l’épuiser. Il se cherchait encore à savoir le pourquoi du comment il s’était retrouvé à la suivre dans les rues du Chemin de Traverse. A vrai dire, les événements – irrationnels pour la plupart – s’étaient enchaînés si rapidement qu’il n’avait pas pris la peine d’y réfléchir à tête reposée. Maintenant qu’il y pensait, il n’arrivait pas à croire qu’il avait pu être assez idiot pour lui ouvrir la porte de sa boutique, lui céder un animal, et décider de la suivre jusqu’à chez elle pour récupérer une somme d’argent superflue. D’ailleurs, il ne comprenait pas non plus pourquoi elle faisait des pieds et des mains – elle était allée jusqu’à le menacer – pour qu’il continue à obéir à ses directives. Soit cette femme était folle à lier et irrécupérable, une hypothèse fort probable qui ne le rassurait pas du tout, soit elle avait d’autres raisons qui la poussaient à agir de cette façon. Dans tous les cas, il avait été assez abruti pour tomber dans le panneau…

— Bec à Foin… grogna-t-il entre ses dents.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AliceJeanne » 04 mai 2019 - 21:10

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 447
Personnages : Rolf Dragonneau, Charlie Weasley, Nymphadora Tonks, Norbert Dragonneau, Portentina Golstein/Dragonneau
Rating : /
Un énorme fracas suivit d’une flopée que jurons fleuris en provenance de l’étage raisonna dans toute la maison, faisant se lever le nez de Rolf de son bol de céréales. À ses côtés, Charlie Weasley interrompit sa lecture de la Gazette du sorcier pour ricaner, tandis que Norbert et Portentina Dragonneau cessèrent un instant de dorloter le dernier petit pensionnaire de la grande demeure, un jeune fléreur de quelques mois aux grandes oreilles noires, mouchetées de gris.

« Cornegidouille de saperlipopette, cet escalier du diable est un véritable coupe-jarret!
- Laisse grand-père, intervint Rolf en voyant Norbert se lever afin d’aller vérifier que l’amie de son petit-fils ne s’était rien cassé en passant brutalement du second au premier étage en manquant la première marche. Nymphadora est très maladroite, elle a l’habitude des bleus.»

Tina lui lança un regard interrogatif, ne comprenant pas pourquoi ce dernier fait semblait ne déclencher aucune réaction protectrice de la part du garçon, alors qu’à sa place elle serait certainement déjà accourue pour s’assurer que la jeune-fille ne s’était rien cassé.

« Elle ne va pas apprécier de savoir, qu’une fois encore, tu l’as appelée par son prénom, lui fit remarquer Charlie en tournant la page de son journal.»

Un autre bruit assourdissant ne laissa pas le loisir à l’adolescent de se justifier et c’est avec horreur que Norbert entendit le nom de la nouvelle victime de la maladresse de la jeune Poufsouffle.

« Nom d’une pipe! Mais qui a eu l’idée de mettre un vase ici?
- Ne t’inquiète pas, le sort de réparation est celui que Tonks maîtrise le mieux, le cadeau de mariage de grand-oncle Thésée sera comme neuf d’ici peu de t...

- Crénom de crapouillote de salopiote de marche! s’exclama la jeune-fille, le coupant tant sa dernière chute était sonore.

- Au moins maintenant elle est en bas, nota Norbert en échangeant un regard amusé avec Rolf, alors que sa femme, après les avoir tous les deux fusillés du regard, s’élançait à la rescousse de Tonks, qui, au vu de ses interjections suivantes, avait atterri sur le porte-manteau.

- Avant que tu ne me poses la question, rit Rolf, le père de Tonks a des origines moldues, c’est de lui qu’elle tient son vocabulaire très... étendu.»

Le magizoologiste hocha la tête avec appréciation, avant de demander tout bas à son petit-fils, après que Tina ait accompagné Tonks jusqu’à une chaise libre devant la table en veillant bien à ce qu’elle ne heurte rien de plus que ce qu’elle avait déjà effleuré avec un peu trop d’entrain depuis son levé, s’il pouvait demander à son amie de bien vouloir lui faire une liste de tous ces fabuleux jurons.

« Ils pourront certainement égayer ma prochaine conversation avec Thésée!»
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 04 mai 2019 - 21:11

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 818
Personnages : Sylya (OC), Tanis, Selene
Rating : Tout public
Les vagues s’écrasent sur le pont du bateau mais Sylya n’en tient pas compte. Accoudée au bastingage, elle tente de ne pas songer aux derniers événements mais son chagrin est trop important. Les cris de Lucian, les hurlements des combattants, les pleurs de Viktor tournent dans son esprit. Pour la première fois, elle a vu l’Aîné en larmes, ce qu’elle croyait impossible. Son masque de froideur s’est brisé sous la peine, il est redevenu un bref instant un père touché par la mort de sa fille.

« Plus rien ne sera comme avant, annonce Tanis en la rejoignant. »

Il y a une lourde hésitation dans sa voix, couplée à une culpabilité que la plus jeune ne comprend pas. Elle tourne son regard vers lui, remarquant qu’il paraît bien plus distant qu’à son habitude, et bien plus pâle aussi, ce qui semble presque impossible pour un Vampire.

« Le Conseil n’aurait pas dû prendre cette décision, soupire la blonde.
— Nos lois sont intransigeantes, Sylya. Une union avec un Lycan était la plus grande erreur que Sonja pouvait faire.
— Ils s’aimaient, ce n’est pas un mal ! Ils auraient pu leur laisser le choix, leur permettre d’avoir une deuxième chance. »

Ses paroles sont inutiles, elle en a conscience. Elle n’a pas la même vision que les autres sur le monde qui l’entoure. Elle a toujours soutenu Sonja et Lucian, en leur rappelant toutefois qu’ils prenaient des risques inconsidérés. L’amour qu’ils se portaient n’avait pas d’égal mais il est vain d’espérer que la communauté vampirique ouvre un jour les yeux.

OoOoOoO


Incapable de trouver le repos, Sylya erre comme une âme en peine dans les couloirs du château. Un an s’est écoulé depuis la mort de Sonja, un an pendant lequel elle n’a jamais su surmonter son chagrin d’avoir perdu celle qui avait le plus foi en elle. Tanis a eu raison sur un point, tout a définitivement changé et de la pire des manières. Les Aînés n’ont pas encore repris leur cycle, ils veillent tous les trois quotidiennement à l’équilibre au sein des leurs, sans relâche.

« Ah, te voilà ! »

En entendant la voix de Selene, la blonde se fige dans le couloir. S’il y a bien quelqu’un qu’elle ne voulait pas croiser en ce jour, c’est la nouvelle Vampire. Sa ressemblance avec Sonja est si troublante que la fille d’Anya ressent un pincement au cœur en la voyant.

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? demande-t-elle poliment.
— Viktor m’envoie te chercher, il voudrait te parler. »

Sylya esquisse un sourire triste en songeant au fait que l’Aîné doit sûrement être dans un état désespéré.

OoOoOoO


« Lucian n’a de cesse de nous attaquer ! persifle Selene en plantant son épée dans le cadavre d’un Lycan. Quand s’arrêtera-t-il ?
— Jamais, lui répond Sylya avec une expression froide. Lucian a perdu sa raison de vivre, sa vengeance est la seule chose qui le pousse à se battre pour ne pas sombrer.
— À chaque fois que tu me parles de lui, j’ai l’impression que tu le connais mieux que personne.
— Il était comme un frère pour moi. J’ai pu tenir au sein du château grâce à lui et à Sonja, parce qu’ils me soutenaient tous les deux. »

Selene perçoit sans mal une douleur ancienne dans les yeux de la blonde et elle s’interroge sur tout ce qu’elle a connu par le passé.

OoOoOoO


Les pleurs de Viktor résonnent derrière la porte et Sylya hésite à entrer dans la pièce. Elle aimerait avoir le courage d’en franchir le seuil et de l’aider à supporter ce fardeau qu’est la mort de sa fille mais elle ne se sent pas à la hauteur. C’est la troisième année depuis que Sonja a été condamnée par le Conseil et le mal est toujours le même.

OoOoOoO


Le vent souffle violemment, si fort que Sylya se demande un instant si elle a pris une bonne décision. La silhouette de l’ancien château de Markus se dessine au loin, tel qu’il était dans ses souvenirs. Elle sait que les Lycans vont percevoir sa présence bien avant son arrivée mais ce n’est pas ce qu’elle considère comme étant le plus important. Voilà quatre ans qu’elle a quitté les lieux, sans jamais revenir, mais elle s’est fait la promesse de déposer des fleurs sur sa tombe. Et elle le fera.

OoOoOoO


Les loups hurlent à la lune alors que Sylya laisse tomber son épée pleine de sang sur le sol de la forêt. Son corps est endolori par les combats tandis que son esprit est encore perdu dans son passé. Sa mémoire infaillible est un inconvénient en ce jour maudit qui lui rappelle que les lois anciennes n’ont pas évolué et que l’injustice règne toujours. En cinq ans, elle a juste vu Viktor devenir quelqu’un de plus froid, Selene se changer en une guerrière sans cœur et Elvira lutter contre son propre clan.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AlwaysLS » 04 mai 2019 - 21:27

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique: Quelqu'un doit avoir beaucoup changé pendant l'été
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots pile !
Personnages : Sirius Black/Marlene McKinnon
Rating : tout public
La cérémonie de la répartition s’acheva enfin. Sirius se servit généreusement en frites et en saucisse. Il écoutait distraitement le débat houleux que menaient Lily et James. Il observait Marlene. Elle le remarqua vite et lui adressa un haussement de sourcils interrogateur par-dessus la table. La lueur de défi qu’il lisait dans ses yeux était nouvelle. Elle n’était plus aussi distante et fuyante qu’au printemps dernier. Il avait remarqué qu’elle cherchait la confrontation. Visiblement elle avait mal digéré ce qu’il s’était passé en avril. Mais cet affrontement lui plaisait. C’était terriblement excitant. Un vent frais soufflait sur les septièmes années.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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a_t_fitz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par a_t_fitz » 04 mai 2019 - 21:31

Titre : Où est Malcolm ?
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique (et j'ai ajouté le stylistique d'avant parce que ça collait bien aha)
Fandom : HP
Nombre de mots : 626
Personnages : OCs, James Potter
Rating : Tout Public
Mais où est passé Malcolm, par la barbe de Merlin ? James est entrain de perdre patience et moi, je ne suis pas la mieux placée pour le tempérer. Ah, si j’étais Lily, c’est sûr, je n’aurais qu’à battre des cils et tortiller des fesses pour le voir faire des quadruples sauts arrière pour me plaire. Mais comme ce n’est pas le cas, je me contente de détailler l’horizon avec espoir. Malcolm, c’est le gardien de l’équipe. Nous sommes lundi soir et il est l’heure pour l’équipe de Gryffondor de reprendre ses entraînements routiniers après les vacances d’été. Nous devons tous nous dérouiller : alors que nous attendons notre gardien qui a déjà plus de vingt minutes de retard, nous nous étirons tous dans la pelouse.

– Il ferait bien de se bouger, cordieu ! me souffla Sirius en essayant de toucher la pointe de ses pieds du bout des doigts. S’il ne se ramène pas vite, James va lui faire rentrer le souaffle par l’a…

Je lui donne un bon gros coup dans le ventre pour ne pas entendre la suite. Sirius a raison. Malcolm est quelqu’un d’extrêmement ponctuel, d’ordinaire. Ce n’est vraiment pas son genre de ne pas prévenir quand il ne peut pas venir… et je suis sûre qu’il a été prévenu puisque je lui ai moi-même transmis l’heure et la date du premier entraînement après en avoir discuté avec James. Ce dernier a les mains sur les hanches et les sourcils froncés. Il tape même du pied sur le sol. Refreinant un fou rire, je me lève pour communiquer avec mon meilleur ami – pardon, mon capitaine d’équipe.

– Tu veux que je parte à sa recherche ? Il n’est sans doute pas très loin.

James accepte d’un geste de la tête et dispute vertement Alice quand elle ose émettre l’idée que Malcolm pourrait être malade. Non. Les joueurs de Quidditch de Gryffondor savent qu’être malade n’est pas une excuse pour louper un entraînement. Je décide de commencer mes recherches par le local à balais : après tout, s’il est déjà prêt, c’est là qu’il sera. Je dois bien me résoudre à l’évidence, cependant. Le local est vide. Je retourne donc dans les vestiaires pour m’assurer que nous ne l’aurions pas tout simplement manqué quand il est arrivé. C’est très étrange : les vestiaires sont plongés dans une obscurité quasi-totale.
Alors que je m’apprête à faire demi-tour, une masse lourde heurte le banc qui bascule.

– Sacrebleu ! Nom d’une pipe en bois, il va me tuer… Fichtre, que c’est compliqué…

Pas de doute, c’est Malcolm ! Bien décidée à découvrir ce qui peut bien pousser notre gardien à se cacher dans le noir au lieu de nous rejoindre sur le terrain, je donne un coup de baguette aux volets qui s’ouvrent en grand pour laisser entrer la lumière et… oh. OH.
Malcolm… Malcolm ne ressemble… pas tout à fait à Malcolm. En fait, il est étrangement engoncé dans un uniforme de Quidditch qui est… vraiment, vraiment trop petit. Les manches s’arrêtent aux coudes et ses jambes sont sciées par le pantalon que nous portons sous la robe rouge. On dirait une immense knacki. Je dois retenir un rire et Malcolm, en me reconnaissant, rougit jusqu’aux oreilles avant de m’adresser un petit sourire timide. Je comprends alors pourquoi il ne nous a pas rejoint : son uniforme est devenu tellement petit pendant l’été qu’il ne peut plus faire un pas en avant en le portant ! Le gringalet que nous avons recueilli deux années auparavant est désormais un impressionnant morceau de deux-mètres de haut. Par Merlin, c’est qu’il a prit du muscle, aussi, le coquin !

– Mazette, quel changement ! Palsambleu, avec un peu de chance mon bougre, l’été prochain, c’est ta barbe qui poussera !
Dernière modification par a_t_fitz le 04 mai 2019 - 21:45, modifié 1 fois.
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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par CotonEcriture » 04 mai 2019 - 21:41

Titre : Agressés
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique les assonances + changer après les vacances d'été.
Fandom : HP
Nombre de mots : 221
Personnages : Severus Rogue / Lily Evans
Rating : -18 car récit d'une agression perpétrée par deux inconnus sur nos deux personnes. Sorte de revivisciences des événements. A ne pas lire si ça dégoûte ou que l'on en a vécu une. Enfin mieux vaut pas. Et en plus c'est dur d'écrire un texte potable avec des assonances !
Que de beauté à pleurer... que de culpabilité à gérer... Severus se remémorait, horrifié par les faits. Désormais, il était si honteusement apeuré à l'idée de la laisser sans sécurité... Il l'avait vu s'approcher d'eux. Celui ci les avait brusquement attrapé, et basardé contre le mur. Un deuxième fut vite arrivé et c'est là qu'il fut frappé.

Il reçu un coup dans le bassin, violent, un dans le flanc pendant que Lily, pauvre Lily s'écrasant contre le sol tournant, supportait des caresses malsaines. Les yeux embrumés de larmes, le coeur tombourinant dans un terrible vacarme, Severus cria de douleur, de malheur, de terreur... Maintenant collé contre le corps du maltraité, l'agresseur le coinça contre le mur froid pour le martiriser. L'horreur débuta alors. Les yeux rempli de peur, il le vit se précipiter sur son pantalon pour le déboulonner avec rapidité. Ses yeux battirent une fois, deux fois, puis une dernière avant qu'il ne sente une main le caresser tendrement. Paniqué, horrifié... Il avait changé depuis... Et ça Lily aussi... Tous deux... êtres amoureux déchirés par un traumatisme si bien caché... nulle autre qu'eux ne pourrai se le raconter. Oui... Aujourd'hui c'est terminé. Severus avait décidé d'oublier.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Roxane-James1 » 04 mai 2019 - 21:43

Titre : Hermione a bien changé
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Hermione/Inconnu Mystérieux et Blond Non-Identifié (mais grave sexy)
Rating :
« Au nom de l’édition collector des caleçons de Merlin… Qui est cette déesse ? »

Cette phrase prononcée par Pansy Parkinson en ce premier jour de septembre se répandit comme une traînée de poudre sur le quai 9 ¾ de la gare de Kings Cross, à Londres. Ne semblant guère faire attention aux murmures qui jaillissaient sur son passage, une pimpante jeune fille dont la poitrine équivalait la taille de deux souafles de compétition traînait sa lourde malle derrière elle, les yeux rivés sur la locomotive flamboyante du Poudlard Express. Elle était tant et si bien perdue dans ses pensées qu’elle ne put éviter une collision avec un homme ténébreux au regard ténébreux à la voix ténébreuse et aux vêtements ténébreux qui calomnia sa maladresse avec moult injures dont je vous passerai les détails.
Hermione – car tel était le nom de cette beauté – releva la tête avec un air de bravache plaqué sur le visage et, brandissant sa baguette magique, prit la parole d’une voix sèche pour se venger de l’affront qu’elle venait d’essuyer :
— Comment oses-tu me parler sur ce ton, Malefoy ?
— Par les glandes de Salazar… Hermione Granger ?
— Oui, souffla Hermione d’un air indigné. Aurais-tu enfin appris mon nom après six années passées ensemble sur les bancs de l’école ?
— C’est que… je ne t’avais pas reconnue.

Il fronça les sourcils. Sa voix basse et mystérieuse s’était soudainement transformée en un caquètement de canard des plus disgracieux. L’effet du stress, sans aucun doute. Et puis Hermione avait tellement changé pendant les vacances que ses cordes vocales s’en trouvaient toutes chamboulées !

— Oh… nom d’un chaudron, Malefoy !

Hermione faillait s’évanouir en reconnaissant l’insigne de Préfet-en-chef cousu sur l’uniforme du Serpentard, identique à celui qu’elle arborait présentement.

— Ne me dis pas que tu es Préfet en Chef ?!
— Si, espèce de sale Sang-de-Bourbe (n’oublions pas que Drago avait bénéficié d’une brillante éducation portant sur l’ouverture d’esprit et la tolérance à la maison) : Dumbledore a jugé que ce n’était pas si grave que j’aie foiré mon coup l’année dernière.
— Mais tu l’as pratiquement tué en haut de cette tour !
— Je suis un pêcheur, Granger, mais un pêcheur repenti…
— Eh bien garde ton hameçon pour quelqu’un d’autre, déclara la jeune fille d’un air hautain, je ne suis pas intéressée.
— Mmh… et si nous rejoignions le compartiment privé et très sélectif et infranchissable et très étanche et parfaitement insonorisé des Préfets en Chefs ?

Hermione dut se résoudre à le suivre dans le compartiment évoqué ci-dessus (pardonnez ma flemme) car c’était une jeune fille intelligente, belle, mystérieuse, amusante, ironique, courageuse, fière, droite, infaillible (etc.) et qu’en tant que telle, elle devait assumer ses responsabilités de Préfète en Chef et copiner avec le furet.

Malefoy referma la porte derrière lui dans un claquement sourd. Hermione se liquéfia sur place. Avait-il… ?

— C’est fermé à clef.

Oui, il l’avait fait. Il les avait enfermés ensemble, tous les deux, dans une atmosphère suffocante – à tel point que Drago dut se débarrasser de sa chemise pour ne pas mourir étouffé.

Il s’adossa indolemment contre le battant de la porte, passant sa langue visqueuse sur ses lèvres charnues et ô combien alléchantes… Hermione allait défaillir elle s’assit donc en rougissant. Sa chemise eut le culot de perdre tous ses boutons alors qu’elle se penchait en avant pour délivrer Pattenrond de sa cage. Et Malefoy ne se gêna pas pour profiter du spectacle (un pêcheur sachant pêcher ne saurait laisser une bonne pêche lui échapper) tandis qu’elle lui rendait la pareille, laissant son regard dériver sur son torse musclé, ses abdomens bien dessinés, le haut de ses hanches visible – Hermione était une fanatique absolue de l’anatomie masculine, comme Léonard de Vinci l’avait été avant elle. Deux esprits de génie, n’est-ce pas ?

— Granger, je pense qu’il est temps d’enterrer six ans de rancune tenace et de préjugés pour fonder un foyer ensemble, avoir cinq enfants et mettre Harry en couple avec Pansy et Blaise Zabini avec Ronald Weasley.
— Excellente idée, Drago. Au fond, tu as toujours été l’homme de ma vie… je… j’attendais juste… le bon moment.
— CARPE DIEM, GRANGER ! vociféra Drago – un Doxy l’avait piqué. Où ? Je ne vous le dirai pas, même sous le Doloris.

Il se précipita vers elle, ôta ses vêtements et tous les deux firent gentiment connaissance avec les banquettes du compartiment très privé etc des Préfets en Chefs pendant le reste du trajet.
Ah ! ce qu’ils avaient mûri pendant l’été…
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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par popobo » 04 mai 2019 - 21:58

Titre : Yoga du rire
Défi Stylistique: Une assonance doit dominer une partie du texte
Fandom : original
Nombre de mots : 317
Personnages : OC
Rating : aucun

Le garçon n’en pouvait plus. Il avait mal partout. Son corps était encore plus endolori que jamais. Sébastien se demandait même comment il allait faire pour rentrer chez lui. Il restait encore quinze minutes de cours avant de pouvoir espérer prendre une douche chaude et relaxante.


tadasana, on lève les bras
kapotasana, à l’avant allongé sur son tibia
Vasisthasana, appui sur le pied droit
Savasana et on reprend en balasana


Sébastien, la tête en bas, crut avoir perdu l’esprit. Voilà qu’il ne comprenait plus rien. Alors, que la prof enchaînait les noms de postures incompréhensibles - Du vrai chinois ! - il se déconcentra. Et alors arriva ce qui devait arriver. Ayant perdu à la fois le contrôle de son corps engourdi et le sens de l’espace qui l’entourait, Sébastien tomba.

Telle une larve sur un grand tapis en mousse, il se tenait là, avachi.

Sébastien sentit la prof s’approcher de lui. Le cours semblait interrompu. Il aurait tant aimé pouvoir se cacher et rester inaperçu. Comment se sortir de cet embarras ?
Puis vidé de toute énergie, dépourvu de toute force, ses nerfs parlèrent. Sans plus rien contrôlé, Sébastien se lâcha. Emporté par cette soudaine relaxation imprévue, il se laissa-aller.

Son rire résonna dans le silence et le calme de la salle sans s’arrêter. Sébastien était venu pour se détendre le dos, pour calmer ses douleurs, il s’était efforcé à tenir les postures insupportables et inimaginables. Tout ces efforts pour se retrouver ridicule. Autant être grotesque jusqu’au bout.

Sébastien ne pouvait plus s’arrêter. Ses éclats de rire étaient sonores. Avec frénésie, cela devenait presque une poésie. Son rire large et clair devint alors contagieux. Les sourires commençaient à s’afficher sur les autres élèves s’en que Sébastien, toujours allongé sur son tapis, s’en aperçoive. L’amusement sans la moquerie, envahit alors toute la salle.

Les dernières minutes du cours se terminèrent ainsi, dans les rires et la joie.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par BellaCarlisle » 04 mai 2019 - 22:02

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 497
Personnages : Rufus Scrimgeour, Maisie Iversen (OC), Cheryl (OC)
Rating : Tout public
En entrant dans le compartiment, Rufus remarque immédiatement la fatigue de Maisie. La jeune femme n’a jamais semblé être aussi frêle, vêtue d’une cape beaucoup trop grande pour elle, la tête posée contre la vitre. Sans un bruit, le jeune homme se rapproche et ramasse à terre la baguette de sa camarade, surpris d’une telle négligence de sa part. Il installe sa valise dans le filet à bagages puis s’assoit à côté de la sorcière sans la réveiller, se plongeant dans un livre de magie. De temps en temps, il relève le regard vers la Scandinave, s’attendant à la voir ouvrir les yeux. Sauf qu’elle ne bouge presque pas, seule sa respiration trahit son état de vie. Elle n’est plus la jeune adolescente pleine de joie qu’il a quittée avant les vacances d’été et il regrette de ne pas avoir su la retenir.

Le Serdaigle n’ignore pas que Maisie n’est jamais très à l’aise à l’idée de rentrer chez elle et, même si elle reste souvent évasive, il voudrait la soutenir dans ses épreuves. C’est la première fois qu’il distingue une aussi grande différence entre la jeune femme qui repart dans son pays natal et celle qui revient en Écosse, comme si un événement particulier venait de la transformer. Sans réfléchir, il tend une main vers elle et prend la sienne, étonné par la fraicheur qu’elle dégage. Son geste tire la sorcière de son sommeil, elle met un certain temps à reprendre pied dans la réalité et à prendre conscience de la présence de son ami.

« Rufus ?
— Bonjour Maisie, sourit-il doucement. »

Elle lui sourit en retour, sans retirer sa main de la sienne. Son camarade est toujours le même, elle le voit bien, mais elle devine aussi qu’il a quelque chose à lui dire. Mais comme à son habitude, Rufus garde le silence et elle le remercie intérieurement pour cette décision. S’il lui pose trop de questions, elle devra répondre et lui donner des explications qu’elle n’est pas encore prête à livrer. Sa famille et le poids de leur héritage n’est pas un fardeau qu’elle veut partager avec une autre personne, encore moins avec son ami. Il est trop précieux à ses yeux pour l’entraîner dans son monde de ténèbres.

« Ah, Scrimgeour et Iversen, quelle surprise de vous voir tous les deux. »

À la porte du compartiment, Cheryl les dévisage avec amusement. L’expression polie de Maisie tranche avec la lueur rieuse qui brille dans les pupilles de Rufus. Ce n’est une nouvelle pour personne que la jeune Serdaigle peine à accepter la Serpentard, principalement parce qu’elle est la fille du Ministre de la Magie et n’hésite jamais à prendre les autres de haut.

« Qu’est-ce qui t’est arrivé pendant les vacances, Maisie ? On dirait que tu as bossé pendant deux mois, sans relâche. Même les fantômes de Poudlard paraissent plus vivants que toi.
— Je n’ai rien fait de particulier, répond la Scandinave en se crispant. Juste un peu de fatigue. »
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Adhara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Adhara » 04 mai 2019 - 22:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 353
Personnages : /
Rating : Tout public
Je sortis de la voiture de mon père, trop tendue pour dire au revoir. Je pris une grande inspiration avant de passer le portail d’entrée du collège. J’étais en retard pour le premier jour de l’année. C’était voulu, j’avais fait tout mon possible pour retarder mon père, tout ça pour éviter de croiser tout le monde devant le bâtiment.

J’ouvris la porte d’entrée et m’avançai dans le couloir. En tournant à l’angle de celui-ci je me retrouvai nez à nez avec la surveillante. Assez près pour observer la cascade d’expression sur son visage. D’abord un froncement de sourcils, en trouvant un élève en retard pour la rentrée des classes, puis ses yeux s’agrandirent et sa bouche s’ouvrit légèrement reflet de sa surprise, puis de l’horreur en découvrant mon visage. Pâlissant, elle réalisa ensuite ce qu’elle venait de laisser transparaitre et parut légèrement honteuse. Je serrai les dents et détournai le regard.

— Bonjour, Claire. Suis-moi je vais t’amener à ta salle, dit-elle.

Je sentis la gêne dans sa voix, et devinai sans peine la pitié dans son regard. Elle ne me posa aucune question : l’école avait bien entendu été mise au courant de mon accident. Tout en la suivant, je me demandais si les autres élèves de ma classe le savaient. J’avais déjà vu Mathilde et Lara à la fin des vacances d’été et je savais que cette dernière en avait parlé à Luc. J’étais certaine qu’il avait dû tout raconter aux autres.

Arrivées devant la porte, elle toqua et ouvrit. Encore une fois, je pris une grande inspiration, relevai la tête et entrai, tentant d’ignorer les tremblements de mes mains. Tous les regards étaient fixés sur moi et je vis sur ces visages les mêmes expressions : horreur, pitié, surprise. Certains écarquillèrent les yeux, d’autres détournèrent le regard, presque tous pâlissaient. Incapable de soutenir les regards restant, je baissai la tête et m’assis rapidement au troisième rang à côté de Mathilde. Le professeur se remit à parler, et pendant le reste de sa présentation je fixai le bureau en maudissant mes parents d’avoir refusé de me faire les cours à la maison.
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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Ella C. » 04 mai 2019 - 22:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 468
Personnages : Bellatrix Lestrange, Rita Skeeter
Rating : Tout public
C’était un silence lourd qui la suivait dans les couloirs. Des pupilles accrochées à sa silhouette noble, pour la surveiller, la féliciter ou l’évaluer selon le camp de leurs propriétaires. Elle en tirait une fierté étrange, une assurance, elle se baladait menton relevé, épaules redressées, le pas conquérant. Elle perçait leur silence comme une bulle, talons claquant sur le carrelage et continuait son chemin jusqu’à ce que les yeux l’oublient. Tout Poudlard – plutôt, la seule part de Poudlard qui lui importait – avait lu l’annonce publiée pendant l’été.

Bellatrix Black et Rodolphus Lestrange sont heureux de vous annoncer leurs fiançailles.

Ce n’était pas un mensonge : elle était heureuse. Réjouie des lueurs comblées qui avaient éclairé les visages de ses parents devant le point apposé sur le contrat. Flattée des félicitations et des vœux de bonheur. Joyeuse en rêvant à l’avenir qui s’ouvrait à elle et enchantée de la gloire qui lui tendait un peu plus les bras. Aveugle aux ombres qui voilaient les prunelles de son amie.

Elle s’était assise dans le couloir condamné du quatrième étage une fois la nuit tombée. Leur antre habituel. Elle attendait Rita, se disant que les rôles auraient dû être inversé puisqu’elle avait dû contenter la curiosité de Selwyn, Abbott et Bulstrode qui l’avaient retenue dans le dortoir.

Finalement, quelques sortilèges de silence vinrent se mêler au sien, Rita s’installa à côté d’elle et le bonheur de Bellatrix chancela. Il semblait qu’une autre émotion pulsait dans sa cage thoracique mais elle était floue et, à vrai dire, elle n’était pas certaine de sa nature.

– La Gazette accepte de lire un de mes articles !

Rita avait bombardé le journal de hiboux pendant l’été, et lui avait tenu un compte-rendu presque journalier de ses efforts pour être publiée. Bellatrix ne se lassa pas de cette réédition cependant, et se plongea dans le récit de son amie. Elle s’était coupé les cheveux pendant l’été et les portait bouclés juste au-dessus des oreilles. Elle avait échangé ses anciens bijoux criards pour des perles fines et sobres, oublié les manucures fantaisistes, soigné le moindre pli de ses vêtements. Elle s’était acheté une nouvelle plume qui allumait des étoiles dans ses yeux. Une allure qui, doublée d’une insistance lourde, avait fini par faire plier sa rédaction favorite.

– Il me faut juste un thème. Quelque chose de grand, de mémorable, qui marque les mémoires.
– Ecrit sur moi.

Elle se mordilla la lèvre, confuse, et Bellatrix ne réalisa pas que ses yeux remontaient avec un temps de retard.

– Le mariage des deux héritiers de lignées pures. L’alliance de deux grands partis. Le quotidien chez une des plus anciennes familles, l’intérieur des préparations, la noblesse, la politique et le pouvoir. Tu serais la première à dévoiler les dessous de ses arrangements, et tu t'entraines déjà avec mois pour tes interviews.
Dernière modification par Ella C. le 04 mai 2019 - 22:14, modifié 3 fois.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Lyssa7 » 04 mai 2019 - 22:05

Titre : Remise en question
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 414 mots
Personnages : Megan Jones, Eddie Carmichael (suite du précédent texte)
Rating : Tout public

— Bec à foin… grogna-t-il entre ses dents.
— Ne sois pas si dur avec toi-même, dit-elle, faussement magnanime. Tu serais plutôt du genre coquebert si tu veux mon avis, Eddie.

De nouveau, elle se mit à ricaner et il eut la soudaine envie de récupérer un mouchoir dans la poche de sa cape pour lui coller dans la bouche, quitte à l’étouffer. Il n’en eut pas le temps. Le rire désuet de la jeune femme mourut dans sa gorge alors qu’elle le fuyait tout à coup du regard, ses yeux s’attardant sur un point imaginaire au loin.

— Désolée, fit-elle en resserrant ses bras autour du chaton qui ronronna un peu plus fort sous la clarté de la lune. Je suis parfois irritante, pas vrai ? C’est juste que… tu vois, je ne me contrôle pas. Ce que je pense, je le dis, que ça plaise ou non. Être passée si près de la mort pendant la guerre, ça a changé ma façon de voir les choses…

Megan reprit son souffle et lui offrit un sourire si triste qu’il craquela ses lèvres. Eddie crut reconnaître celui qu’elle avait eu une heure plus tôt lorsqu’elle lui avait demandé dans quelle maison de Poudlard il avait étudié, lorsqu’elle avait évoqué cette année funeste. 1998. Il sentit son coeur se figer tandis que les souvenirs d’une époque révolue se rappelaient à lui. Le son d’une radio grésillante résonna à ses oreilles. Il le chassa comme on repousse ces fantômes qu’on voudrait oublier mais qui ne cesse de nous hanter et se concentra sur la voix de la jeune femme. Pourtant, c’était presque comme si elle s’adressait à elle-même plutôt qu’à lui, perdue dans les limbes du passé.

— Avant, j’étais différente. Peut-être même pire quand j’y pense. Tu te souviens sans doute de ces adolescentes hypocrites qui sourient gentiment, qui hochent la tête mais qui n’en pensent pas moins. J’étais l’une de ces pimbêches qui répandent les rumeurs, qui se croient puissantes en divulguant les secrets des uns et des autres, et qui leur font de sales coups en prétextant faire de l’humour… Tu parles. Quelque part, la guerre m’a remis à ma place. Elle m’a fait prendre conscience de ce j’étais et de ce que je ne voulais plus être. En fait, elle m’a foutu un sacré coup de pied au cul, mine de rien ! s’exclama-t-elle en plongeant ses yeux dans les siens. Et toi, Eddie ?
— Quoi, moi ?
— T’étais quel genre de gars à Poudlard ?
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par Wapa » 04 mai 2019 - 22:05

Titre : Grenouille ou princesse ?
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique quelqu'un doit avoir beaucoup changé pendant l'été
Fandom : HP
Nombre de mots : 381
Personnages : Drago / charmante inconnue cultivée qui lit des poèmes ^^
Rating : aucun
Le train aux couleurs écarlates crachait un nuage de fumée sur le quai 9 3/4. Drago fixait d'un air hautain les élèves qui se précipitaient dans le Poudlard Express. Il n'aimait pas la foule. Il n'aimait pas les gosses. Devoir côtoyer ces moins que rien. Ces Sang-de-Bourbe. Cela le révulsait. Se tenant un peu à l'écart, il était seul et broyait du noir. Sa mère aurait souhaité l'accompagner mais il avait refusé. Il avait passé l'âge pour ces enfantillages.

Finalement, il se décida à rejoindre le wagon des préfets. Lui, Préfet. C'était si comique qu'il en aurait pleuré. Avant, il aurait probablement été ravi de ce petit pouvoir. De cette occasion rêvée de brutaliser les premières années. Avant. Dans un autre monde. Sa mâchoire se crispa en pensant à ce qu'il devait accomplir. Il n'avait pas le choix. La survie des siens en dépendait.

Il hissa sa valise dans le train et l'abandonna dans le compartiment à bagages. Il s'engouffra ensuite dans le couloir bondé. Il poussa sans ménagement un demi portion qui hésitait à entrer dans un compartiment déjà occupé. Déstabilisé, le jeune garçon laissa tomber une grenouille qui s'échappa en bondissant jusqu'aux pieds d'une demoiselle un peu plus loin. Suivant la course de la bestiole, il la lâcha finalement des yeux pour admirer les fines chevilles. Il remonta les jambes nues sous une jupe fleurie. Une petite main tenait un livre à la couverture usée. Il plissa les yeux pour lire le titre : Bright star, John Keats . Continuant son observation, il apprécia les épaules dénudées au léger hâle. La nuque gracile. Le chignon serré qui laissait échapper une délicieuse boucle brune. Qui était cette charmante jeune fille ? Presque malgré lui, il chercha à se rapprocher de cette inconnue. Il fit un pas. Encore un autre. Alors qu'il n'était plus qu'à un mètre, elle poussa un cri et se retourna :
- Hiiii ! Oh, ce n'est qu'une grenouille.

ll étouffa un juron en reconnaissant l'objet de son examen et recula. Surprise par son brusque mouvement, elle plongea son regard ardent dans le sien et il resta un instant scotché. Où Granger s'était-elle achetée une beauté ?
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 4 mai

Message par AliceJeanne » 04 mai 2019 - 22:07

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 572
Personnages : Rolf Dragonneau, Nymphadora Tonks
Rating : /
Le Poudlard-Express avait quitté Londres depuis presque une heure lorsque Tonks parvint enfin à mettre la main sur son ami Rolf. Charlie l’avait abandonnée dès sa montée dans le train afin de se rendre à la réunion organisée pour les nouveaux préfets dans le wagon qui leur était réservé et elle cherchait désespérément le petit-fils du célèbre magizoologiste depuis lors. Celui-ci avait l’air maussade et feuilletait évasivement un magazine tout en jetant de petits coups d’œil anxieux en direction de sa valise qu’il avait hissée dans les filets, au dessus de sa tête.

La jeune-fille poussa difficilement la porte du compartiment et se glissa à l’intérieur en le gratifiant d’un salut enjoué. Elle était ravie de le retrouver et espérait, qu’une fois encore, il accepterait d’être son binôme de potions pour l’année en cours, son adresse compensant parfaitement sa maladresse légendaire et l’épargnant ainsi des remarques acerbes de Rogue. Malheureusement, son ami ne lui adressa pas le moindre mot et garda les yeux rivés sur ses genoux tout en tournant mécaniquement les pages de son journal.

« Ça gaze Rolf? s’inquiéta Tonks.
- ...

- Un nifleur t’a piqué ta langue? Je t’avais pourtant dit qu’il valait mieux éviter les piercings avec cette bestiole. Mais de toute façon tu ne m’écoutes jamais... fit-elle mine de râler.
- ...

- Tu es venu tout seul cette année? le questionna-t-elle tout en commençant à véritablement se faire du soucis pour son meilleur ami, ayant pourtant quitté ce dernier en très bons termes à l’issu de leurs quatrième année à Poudlard. Je n’ai pas vu tes parents. Ils restent toujours jusqu’au départ du train d’ordinaire.
- Ils... ils sont... souffla Rolf en se crispant sur son magazine.»

Nymphadora perdit définitivement son sourire lorsque ses yeux rencontrèrent, ceux, inondés de larmes du jeune garçon. Depuis qu’elle connaissait Rolf, elle ne l’avait jamais vu autrement que de bonne humeur, toujours une blague sur le bout de langue, toujours un sourire au coin des lèvres. Et jamais, jamais, il n’avait pleuré devant elle. En poussant son examen un peu plus loin, elle remarqua que son teint, d’ordinaire rosé, était plus pâle que jamais, que ses cheveux qui formaient avant une épaisse forêt indisciplinée, s’était clairsemés comme si on les avait arrachés compulsivement. Ses ongles étaient rongés jusqu’au sang et il avait terriblement maigri.

« Rolf, chuchota-t-elle en s’agenouillant devant lui. Je t’en prie, dis quelque chose!
- Mes parents... mes parents... bredouilla-t-il en reniflant. Ils sont... sont... morts.»

Une masse énorme tomba sur les épaules de Nymphadora qui étouffa un petit cri de stupeur. Tout prenait soudainement un sens dans son esprit: l’absence de lettres durant l’été, l’expression interdite de sa mère lorsqu’elle lui avait demandé pourquoi elle n’attendait pas Mr et Mrs Dragonneau pour discuter sur le quai de la gare tandis que leurs enfants commenceraient à se conter leurs vacances et que Tonks s’amuserait à montrer à Rolf et Charlie ses nouveaux tours de métamorphomage.

Une larme de compassion roula lentement sur sa joue et elle se jeta sur son ami pour le serrer de toutes ses forces dans ses bras. Celui-ci lâcha alors totalement prise et éclata en sanglots contre sa camarade de Poufsouffle, psalmodiant des mots incompréhensible et déversant des torrents de larmes sur son pull aux couleurs de l’équipe de football moldue préférée de son père. En un seul été, Rolf avait connu le pire des changements, celui du passage à l’âge adulte, lorsque l’innocence perdait définitivement face à la noirceur du monde.
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Verrouillé

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