[Textes] Nuit du 14 décembre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 2587
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

[Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Mikoshiba » 14 déc. 2018 - 19:51


Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
Et n'oubliez pas de relire vos textes avant de les publier sur les sites ! Vous pouvez demander de l'aide sur l'espace de correction si nécessaire ;)
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1794
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Charliz » 14 déc. 2018 - 20:27

Titre :Et c'est le temps qui court
Thème (écrit ou image) : Courir
Fandom : HP
Nombre de mots : 507
Personnages : Rose Weasley et Scorpius Malefoy
Rating : TP (sauf la musique, ça c'est du moins de 18 facile !)
« T’as pas l’impression qu’on a trop couru, que le temps ne vaut plus rien ?
- Tu m’as déjà vu courir ?
- Scorp’… »

Rose avait souri malgré elle. Parfois, il lui arrivait de lancer des vannes en l’air, pour casser le ton bien trop sérieux de ses réflexions. En même temps, il l’avait invité à passer boire un verre. Lucy travaillait tard ce soir-là, alors ils s’étaient avachis sur les transats de la terrasse, bièraubeurre à la main, rétine rivée sur le firmament.

La maison de ses amis étaient si loin de la ville… Rose avait toujours détesté le calme de la campagne : il n’y avait pas plus angoissant que de s’entendre penser. Pourtant, le silence s’était installé et, le regard aspiré par la profondeur du ciel d’été, elle n’avait pas cherché à le briser.
Enfin, juste un instant. Juste avant que son cœur s’emballe d’une nouvelle question et d’un besoin incontrôlable de trouver une réponse.

« Toi et moi… On va à peine avoir 26 ans et… Enfin j’sais pas. Tu travailles depuis quatre ans déjà. Tu es avec Lucy depuis quoi… Dix ans ? et puis tu as ta maison, ta vie, ta routine… Tu te complais dans cette insupportable vie calée. Et moi et bah, j’ai mon job de rêve. Je suis connue, reconnue, je gagne ma vie à voler sur un balai. J’ai tout ce que j’ai toujours voulu. La suite, c’est quoi ?
- Une promotion. Une plus grande maison. Un bébé…
- La barbe. On est trop jeune pour tout ça. T’as pas l’impression d’avoir couru comme un fou et d’avoir atteint ton rêve trop vite ? On a 20 ans. Ça donne au moins 80 ans encore à meubler.
- Cette vie, je ne la vois plus comme un rêve. C’était mon rêve. Aujourd’hui, je veux plus. Je voudrais toujours plus.
- Et quand t’arrêteras-tu de vouloir plus ?
- Jamais, j’espère. »

Rose tourna le regard vers son ami dont l’ombre se détachait dans l’obscurité. Elle l’imagina perdu dans ses pensées, un sourire sur les lèvres. Scorpius était un authentique… Il aimait la simplicité, la quiétude ; il avait toujours aimé ça.

« J’aimerais, je… j’ai l’impression de m’être focalisée sur ce qui n’a pas de valeur. J’ai trop couru, trop pris, et peut-être trop fui aussi. Je crois que je me suis lassée de tout ça. Je crois que maintenant, j’ai besoin de stabilité. Comme si mon corps était épuisé et que… Comme si c’était un besoin.
- C’était également ton rêve, Rose. Le Quidditch… Tu as le droit de vouloir autre chose de la vie à présent.
- Et si je ne sais pas ce que je veux vraiment ?
- Rien ne presse.
- Et si…
- Allez, arrête de polluer l’air avec tes questions sans queue ni tête. »

Scorpius sursauta en sentant l’alcool glacé imbiber son tee-shirt. Cette fille pouvait être si agaçante… Rose redressa fièrement le menton vers les étoiles.

« Bien fait ! » souffla-t-elle dans un sourire.
Image

Avatar de l’utilisateur
Ayame
Auror
Messages : 4008
Inscription : 11 juil. 2011 - 09:26

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Ayame » 14 déc. 2018 - 20:56

Titre : A trouver...
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 761
Personnages : Penelope Clearwater, Kingsley Shakelbolt
Rating :TP

Parfois, elle se demandait ce qu’il lui avait pris de venir s’installer en Ecosse. Elle aurait pu aller vivre à Brighton, au bord de la mer à profiter de la clémence toute relative du climat, mais non, il avait fallu qu’elle décide finalement d’accepter ce poste de Professeur d’études Moldues.

Mais comment aurait-elle pu refuser cela au Professeur McGonagall ? Miss Burbage avait été assassinée de la pire des façons durant la guerre et lorsque la toute nouvelle directrice de Poudlard l’avait sollicitée, elle n’avait pas pu dire non. Et puis comment aurait-elle pu dire non ? Elle avait eu des scores plutôt bons mais loin d’être exceptionnels à ses ASPICS et il fallait être honnête, les employeurs ne se bousculaient pas à sa porte… Surtout considérant que Voldemort était de revenu et qu’elle était Née de Moldus….

Pénélope soupira.

Et voilà comment six ans plus tard, à presque trente ans, on se retrouvait à habiter au fin fond de l’Ecosse dans un cottage glacial, pesta-t-elle intérieurement alors que d’un rapide mouvement de baguette elle allumait un feu dans son âtre. Elle aimait plus que tout l’indépendance que lui conférait son logement en dehors de Poudlard et elle avait refusé avec véhémence de s’installer dans l’enceinte de l’école comme la plupart des autres enseignants, mais parfois, rentrer chez elle dans une maison vide et froide lui était pénible.

Quand il était là, tout était tout de suite plus chaleureux, plus lumineux, mais lorsqu’elle était seule, il lui semblait que le froid s’instillait par tous les pores de sa peau…

Elle frissonna.

Avisant que la réserve de bois à côté de la cheminée était presque vide, elle s’empara du panier, enfila à nouveau le manteau et l’écharpe qu’elle venait de quitter et sortit dans le petit appentis qui jouxtait sa cuisine.
Elle fut étonnée de constater que la réserve de bois débordait presque. Pourtant, il n’était pas sensé rentrer avant au moins une semaine… Soit il avait demandé à son frère de venir veiller à ce qu’elle ait du bois, soit il était rentré plus tôt et voulait la surprendre…
Un petit sourire sur les lèvres, Pénélope s’empara de plusieurs grosses buches et les ramena rapidement dans le cottage.

Elle déposa du bois dans le foyer de la cheminée et restant quelques instants accroupie devant les flammes, laissant leur chaleur l’imprégner.

- « Maintenant que tu as deviné que j’étais là, tu préfères quand même rester devant le feu ? »
La voix de son compagnon la fit sursauter et elle se dressa d’un bond, lui faisant face alors qu’il descendait les escaliers pour la rejoindre.
Elle se perdit dans l’admiration de l’homme qui partageait sa vie. Il sortait vraisemblablement de la douche – comment avait elle fait pour ne pas entendre les bruits dans la salle de bains en arrivant chez elle ? Elle se demanda si elle n’avait pas perdu toute prudence depuis qu’il partageait sa vie.
Une simple serviette éponge lui enserrait la taille, quelques gouttes d’eau ruisselant sur son torse, glissant vers son ventre si ferme… L’eau scintillait à la lumière du feu, illuminant sa peau brune d’une multitude de petites étoiles. Pénélope déglutit péniblement.
Il n’était pas permis à un homme d’avoir l’air aussi délectable.

Tel un prédateur, il s’approcha doucement d’elle, capturant son regard et l’hypnotisant par la grâce féline et la symétrie meurtrière (1) de sa démarche.
Elle avait envie de se pincer pour revenir à la réalité. Cela faisait plusieurs années maintenant qu’ils étaient en couple, et pourtant, elle était incapable de ne pas être subjuguée par l’aura qu’il dégageait.
La première fois qu’elle l’avait vu, c’était au mariage de Bill et Fleur, où elle avait été invitée en tant qu’amie de la mariée, puisqu’elles avaient fait un stage ensemble à Gringotts.
Pénélope se souviendrai toujours de l’apparition de son Patronus, annonçant la chute du Ministère, des invités qui avaient fui, et surtout de l’Ordre, dont il mena la charge.

Elle entra en Résistance ce jour-là. De toute manière, elle n’avait pas vraiment eu le choix. En tant que Née de Moldus, pour elle, c’était résister ou périr.

Alors, elle s’était battue aux côtés de l’Ordre, à ses côtés. Et elle avait été perdue. Elle avait appris à découvrir plus que le physique agréable et l’Auror respecté. Elle avait découvert son humour, sa joie de vivre et surtout sa capacité immuable à espérer.

Les mains calleuses de son amant se posèrent doucement sur ses épaules, glissant sur ses bras, et l’attirant à lui. C’était là qu’était sa place, elle le savait. Au chaud tout contre lui.

(1) expression empruntée au poème Tyger de William Blake
Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 14 déc. 2018 - 21:02

Titre : /
Thème : Course
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 510 mots
Personnages : James, Gareth, Eve
Rating : Tout public
- Félicitations Bond, s’agace Moneypenny en voyant l’état dans lequel l’espion se trouve.

Ce dernier hausse les épaules, grimaçant dans le mouvement. Ses vêtements sont tachés de sang en de nombreux endroits, et en grande quantité. La secrétaire de M soupire avant de prendre son téléphone, envoyant rapidement un message avant de reporter son attention sur le double zéro sept.

- Vous vous rendez compte de tout ce que cela implique ?
- Vous n’allez quand même pas me faire la morale, s’irrite soudainement James en lui lançant un regard noir. Le MI6 n’avançait pas sur cette affaire, je n’ai fait que mon boulot.
- En vous faisant tirer dessus ? ironise la métisse.
- Ce n’était qu’une course, se défend l’agent.

Eve fronce les sourcils tout en s’emparant d’une boîte de secours qu’elle a en permanence dans le dernier tiroir de son bureau, principalement pour des cas comme celui qu’elle doit traiter actuellement.

- Une simple course, vraiment ? Ce n’est pas l’impression que j’ai en vous regardant !
- Disons que ça a commencé par une course, précise Bond en fixant le désinfectant qu’elle verse sur une compresse. Vous savez, je peux me débrouille seul.
- Et je peux très bien m’occuper de vous. Je vous rappelle, une fois encore, que vous avez fait preuve d’insubordination.
- J’ai seulement pris contact avec cet homme, rien de plus. Je …
- Vous avez foutu en l’air le travail de double zéro huit, intervient Mallory sur un ton sec. Il le suivait depuis plusieurs mois et attendait le meilleur moment pour agir.
- J’ai accéléré les choses, rétorque James en observant son supérieur. Une proposition de course contre lui, une voiture assez rapide et le tour était joué.

Il omet de préciser que ladite voiture n’est plus qu’un tas de ferraille brûlant sur un coin de la piste. Après sa victoire sur son adversaire, ce dernier n’a rien trouvé de mieux que de riposter par des tirs violents, le prenant par surprise.

M ne prononce pas le moindre mot, se contentant d’esquisser un rictus agacé qui n’échappe pas à son agent. Au lieu de lui faire comprendre son point de vue en haussant la voix, comme il le fait de plus en plus en ces temps troublés pendant lesquels le double zéro sept agit selon son bon vouloir, Mallory préfère ne pas lancer les hostilités. Il aide plutôt sa secrétaire à se charger des blessures de l’espion, remarquant sans problème que l’agent de terrain a eu de la chance de ne pas subir plus de dommages.

- Verner est sous les verrous, finit par dire M. Il a demandé à ce que vous passiez lui rendre une petite visite dans les jours à venir.
- A-t-il dit pourquoi ? demande Bond avec intérêt.
- Votre vitesse l’a impressionné. Il ne pensait pas tomber sur un adversaire à sa hauteur, même après autant d’années à organiser des courses clandestines.

C’est un sourire satisfait qui s’étire sur les lèvres de James alors qu’il songe à ce moment où il a pressé l’accélérateur.
Image

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 2587
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Mikoshiba » 14 déc. 2018 - 21:03

Titre : Feu de bois
Thème (écrit ou image) : Image de 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 123
Personnages : Gabrielle
Rating : Tous publics
Derrière la maisons de mes parents se trouve un énorme tas de bois qui leur sert pour la cheminée. Mon père trouve ça plus joli qu'un feu magique standard, et ma mère a toujours dit que l'odeur et les sons qui crépitent sont pour elle plus agréables.
En vrai, cette habitude lui vient de sa jeunesse, à l'époque où sa famille utilisait des combustibles pour montrer qu'ils avaient les moyens, eux, de s'offrir plus qu'un feu produit par un claquement de doigt d'elfe de maison. J'avoue aussi préférer cette version du feu, mais je n'ai personnellement pas les moyens de me le permettre. Alors quand je suis chez moi, j'imagine les craquements, et quand je suis chez mes parents je profite sans vergogne.
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Comptable chez Gringotts
Messages : 1210
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par AliceJeanne » 14 déc. 2018 - 21:12

Titre : /
Thème (écrit ou image) : course
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 953
Personnages : Lucian, Xristo, Myriam (OC)
Rating : /
Le corps de Vida retomba mollement sur le sol aux pieds de la jeune novice qui étouffa un cri de terreur. Xristo releva la tête, laissant entrevoir ses babines retroussées et ses crocs saillants et dégoulinants de sang. Il n’aimait pas particulièrement tuer, et certainement pas les jeunes-filles, mais celle-ci avait abattu trois de ses hommes, aussi l’avait-il empoignée par le cou dans un accès de rage. Elle avait d’abord résisté avant que les dents du lycan ne lui broient nuque et trachée et ne lui déchirent la carotide. Durant ses dernières secondes d’agonie elle n’avait été qu’une frêle petite poupée de chiffon.

Sa camarade, celle qui avait essayé de la trainer hors du souterrain en la suppliant d’abandonner la mission, n’avait pas bronché, se tapissant dans l’ombre d’un mur humide en plaquant ses mains sur ses oreilles. A présent que Xristo reprenait ses esprits et forme humaine elle tremblait, sans pleurer, tentant courageusement de faire face à son destin, fixant stoïquement le cadavre de la jeune vampire à ses pieds. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Douze ? Treize ans peut-être ? Une enfant. Le lycan soupira, il ne voulait pas la tuer. Après tout, celle-ci n’avait pas même essayé de l’égratigner. Elle n’avait aucune envie d’être là, tuer des lycans ne semblait pas être sa propre décision. Elle avait lâché son arme en voyant Ervin redevenir un humain lorsque son amie l’avait abattu.

Il fit un pas vers elle, se demandant comment procéder. S’il la tuait ce serait un meurtre pur et simple, la vampire n’avait rien agressif, elle attendait, tétanisée.

« Lève-toi. »

L’ordre, émis depuis l’ombre fit sursauter à la fois la jeune-fille et le lycan. Celui-ci fit la grimace, lorsque Lucian intervenait c’était rarement bon signe. Il se recula pour le laisser passer en baissant les yeux, le regard noir qu’il lui avait lancé en découvrant la dépouille de la vampire n’avait rien d’encourageant. Qu’aurait-il voulu qu’il fasse ? Qu’il la laisse filer ? Qu’il se laisse tuer ? Certes elle n’était qu’une enfant, mais cela ne l’empêchait pas d’être également une tueuse entraînée depuis le berceau par le Coven des vampires de l’Est.

Le chef des lycans s’agenouilla devant la petite brune qui se tenait dans l’ombre en frémissant, il approcha délicatement sa main de son visage et Xristo se tendit. Si la fille le mordait Lucian risquait la mort, et il le savait pertinemment. Les doigts de l’ancien esclave glissèrent sur la joue de l’adolescente et soulevèrent délicatement son menton, exhibant un regard luminescent et apeuré. Quelques boucles brunes étaient collées sur ses tempes, emmêlées par la sueur et les éclaboussures de sang.

« Quel est ton nom ? Murmura-t-il, se voulant rassurant. »

La jeune-fille, un air farouche plaqué sur le visage, garda le silence, interdite. Pourquoi prenait-il la peine de lui faire la conversation s’il comptait immanquablement la tuer dans quelques minutes ? L’autre avait presque décapité Vida en la secouant dans sa gueule. Pourquoi procéderait-il autrement pour elle ?

« Je ne te veux aucun mal, ajouta-t-il en sentant son trouble, je t’ai observée. Tu n’es pas une meurtrière n’est-ce-pas ? Tuer ne te fait éprouver aucune sorte de plaisir. »

L’adolescente hocha la tête incrédule, et alors que le lycan rapprochait ses lèvres de son oreille afin de lui chuchoter quelque chose, elle bredouilla son prénom. Lucian se recula, observant avec satisfaction la jeune-fille qui lui faisait face avec la certitude qu’il pouvait la sauver, si seulement elle suivait à la lettre ses indications.

« Tu as bien compris ?

- Oui.

- Parfait. Dans ce cas, n’attends-pas, cours ! »

La vampire ne se le fit pas dire deux fois et déguerpit aussi vite que ses jambes flageolantes le lui permettaient. Elle parcourut les étroits et sinueux conduits en trébuchant à de nombreuses reprises avant d’enfin déboucher à l’air libre. Elle ignorait pourquoi le lycan avait décidé de l’épargner mais pour rien au monde elle n’aurait désobéi à ses ordres, clairs, simples, salvateurs. Courir le plus vite et le plus loin possible, fuir. De toute façon elle n’avait guère d’autre choix. Si elle revenait à la caserne, ses instructeurs la liraient, ils verraient qu’elle n’avait pas été capable de tuer le monstre qui se tenait devant elle et qu’elle avait laissé Vida se faire tuer. Sa mère serait très certainement informée de son attitude et dans le meilleur des cas elle trouverait un moyen de se débarrasser de son ingrate de fille en se basant sur quelques percepts moyenâgeux. La pluie tombait drue lorsqu’elle passa à vive allure devant le château dans lequel siégeait sa génitrice, elle le dépassa sans un regard, savourant chacune de ses foulées comme une nouvelle liberté qu’elle s’était vue offerte par ceux que l’on disait ses ennemis. Elle exalta, leva les yeux vers le ciel, la lune pleine sembla lui faire un clin d’œil. Ses muscles engourdis lui tiraient des frissons de douleur à chaque foulée, qu’importe, elle avait toujours aimé courir. Et courir rejoindre son père dans le Coven du Sud était son rêve le plus cher depuis qu’elle avait été embrigadée quelques huit années auparavant.

Au fond du souterrain, Lucian était resté immobile suite au départ de l’adolescente. Puis doucement il s’était mis en mouvement, se relevant lentement et passant devant le cadavre de l’enfant sans un regard.

« Débarrasse-moi de ça, grommela-t-il en direction de Xristo. »

Puis, sans attendre la réponse de son subalterne il s’enfonça dans les souterrains, tapotant négligemment sur les touches de son portable.

« Rym, navré de te réveiller. Je t’en envoie une autre. Elle s’appelle Myriam, et il serait préférable que sa conseillère de génitrice ne sache jamais qu’elle est sortie vivante de mon humble demeure. »
Image

Avatar de l’utilisateur
AlwaysLS
Titulaire des ASPIC
Messages : 277
Inscription : 07 juil. 2017 - 15:19

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par AlwaysLS » 14 déc. 2018 - 21:43

Titre :Matinée
Thème (écrit ou image) :image, https://www.zupimages.net/up/18/33/i2wv.jpg
Fandom :HP
Nombre de mots : 372
Personnages : Hermione Granger / Charlie Weasley
Rating :tout public
C’était les grandes vacances. Hermione Granger était au Terrier. Elle venait de finir sa dernière année à Poudlard. Et maintenant, elle attendait les résultats de ses A.S.P.I.C.S. avec nervosité. Tous les matins, aux aurores, elle était réveillée. A côté d’elle, Ronald ronflait. En fait, c’était plutôt une respiration lourde, pesante. Il faisait toujours aussi chaud sous le drap, et les rayons du soleil caressaient sa peau. Tous les matins, elle s’agitait, se tournait et retourner dans le lit, jusqu’au moment où elle se décidait enfin à sortir de l’écrasante chaleur moite des draps. Elle descendait les trois étages et demi qui séparaient la chambre de Ron de la cuisine, en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller les autres. Une fois dans la cuisine, elle se faisait, à la main, une tasse de thé, récupérait le livre qu’elle lisait. Elle s’asseyait à un coin de la longue table en bois et lisait distraitement. La théière émettait son sifflement caractéristique et elle versait l’eau bouillante sur un sachet de thé. Tel était son quotidien depuis maintenant quelques semaines, un rituel matinal bien rôdé, qu’elle appréciait. Elle aimait la solitude et le calme du petit matin.
Ce matin-là, Hermione avait pris machinalement son livre en passant dans le salon. Comme entendait du bruit dans la cuisine, elle préféra sortir sur le perron. Le soleil se levait paresseusement. Le ciel était rosé. Elle s’assit sur le perron humide de la rosée du matin. La pierre était froide. Elle frissonna un peu. Elle allait ouvrir son livre quand une tasse fumante apparut devant son nez. C’était une large main qui la tenait. Elle sourit. Elle savait qui était le propriétaire de cette main sans même voir son visage. Les cicatrices et les callosités ne pouvaient mentir. Elle leva les yeux doucement, caressant du regard l’avant-bras, le coude, les veines saillantes, les muscles, l’épaule musclée, bien dessinée pour arriver enfin sur les yeux bleus de Charlie Weasley. Elle lui sourit timidement, surprise de cette délicate attention. Ce dernier la regarda droit dans les yeux sans un mot.
C’était là leur rituel. Chacun profitait de l’autre, de sa présence sans rien dire. Ils s’asseyaient côte à côte, corps à corps, peau à peau.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


Image

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1794
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Charliz » 14 déc. 2018 - 21:49

Titre : Instants manqués
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Theodore Nott
Rating : TP
Il y a sa fille. Sa charmante petite fille pleine de sourires, de vie, d’innocence et d’envie de lui plaire.
Il y a sa chambre. Sa chambre aux murs roses, au bureau couvert de peinture, de coup de plume, de perle glissées négligemment sur un fil.
Il y a ses rires, ses pleurs, ses appels désespérés et ces instants manqués.
Theodore est un Nott, et plus encore, Theodore est un homme Nott. Un statut presque royal et son lot de responsabilité.
Avant d’être sa fille, sa fille est une fille, et même s’il veut l’aimer, Theodore ne peut que l’ignorer.
Image

Avatar de l’utilisateur
Lyssa7
Pile éclectique
Messages : 1896
Inscription : 02 nov. 2016 - 18:20

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Lyssa7 » 14 déc. 2018 - 22:00

Titre : Volutes de thé
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 314
Personnages : Lily, Pétunia
Rating : TP
La tasse est encore fumante. Les volutes de thé lui montent aux narines et lui rappellent de lointains souvenirs. Quand tout allait bien. Quand rien ne venait entacher les fêtes de fin d’année. Quand la femme en face d’elle ne la regardait pas avec cet air de dégoût ancré dans la moindre de ses expressions. Elle se raidit un peu plus sur son siège et tente de faire bonne figure mais elle ne parvient pas à masquer ses regrets, ses doutes et sa peur. Elle sait qu’il est trop tard et qu’elles ne peuvent plus faire marche arrière même si elle le souhaite de toutes ses forces.

— Je ne pensais pas que tu oserais venir jusqu’ici.

Le ton est plus tranchant que la lame d’un couteau, plus froid que la neige qui tombe depuis des heures. Lily baisse un instant les yeux comme pour laisser l’avantage à sa sœur aînée. Ce n’est pas sa faute si elles en sont là. Ce n’est pas sa faute et elle le sait. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’espérer que Pétunia lui pardonnera, même s’il n’y a rien à pardonner, même si elle n’a pas à s’excuser d’être ce qu’elle est. Et elle se maudit de trembler, de bafouiller.

— C’est bientôt Noël, je me disais que…
— Il me semblait avoir été assez claire.

Lily ne sait plus quoi dire, ne sait plus quoi faire. Il est trop tard, elle le sent, elle en a la certitude. Elle n’a qu’à observer le regard que lui renvoie sa propre sœur pour comprendre que rien ne sera plus jamais comme avant. Elle a essayé. Elle a essayé de lui expliquer mais Pétunia l’a rejetée. Une fois de plus, une fois de trop. Et elle se retient de pleurer.

— Je m’en vais.

La porte claque derrière elle. Pétunia ne réagit même pas.
Plus aucune fumée ne s’échappe de la tasse en porcelaine.
ImageImageImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 14 déc. 2018 - 22:03

Titre : /
Thème : Port
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 205 mots
Personnages : Amélia Cross (OC), John Garrett
Rating : Tout public
Par la fenêtre de l’hôtel, Amélia guette le mouvement presque incessant des bateaux. Le port est en effervescence depuis de nombreuses semaines et le Shield a fini par s’inquiéter face à tout ce remue-ménage inattendu. Une telle quantité de transporteurs est inhabituelle, d’autant plus que certains sont chargés de conteneurs aux inscriptions particulières.

- Du nouveau ? demande John en la rejoignant.
- Rien pour le moment, soupire-t-elle. Je ne pense pas que nous aurons une nouvelle piste ce soir.

Comme pour la contredire, un nouveau bateau parvient au port. Le signe visible sur les caisses de chargement attire l’attention des deux agents. Le phénix qu’ils ont aperçu à plusieurs reprises dans différentes villes d’Europe est là, sous leurs yeux. Ce n’est plus un simple dessin sur des vêtements ou des murs, il y a désormais quelque chose de bien concret.

- Nous devons aller voir ce qu’ils cachent, murmure Amélia. C’est notre seule chance d’avoir de nouveaux indices.
- Nous ne pouvons pas risquer de nous faire surprendre maintenant, réplique l’agent Garrett. Il va falloir attendre la nuit pour agir.
- Et s’ils repartent ? Je ne veux pas aller contre vos ordres mais …

Une explosion au loin les coupe dans leur discussion.
Image

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 2587
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Mikoshiba » 14 déc. 2018 - 22:04

Titre : Les effets du port
Thème (écrit ou image) : Port (thème de 21h)
Fandom : HP (même si ce n'est pas forcément très visible dans l'extrait)
Nombre de mots : 152
Personnages : Gabrielle et Megan
Rating : Tous Publics
J'ai amené Megan au port une nouvelle fois, car je sais qu'elle adore ça. Et moi aussi je dois avouer. Ce n'est pas si loin que ça de l'île de mes parents, mais on ne la voit pas de la ville : il n'y a que de l'eau, de l'eau et encore de l'eau, des vagues et des embruns, à perte de vue.
Ici, la ville ne ressemble pas aux autres : à l'activité habituelle des commerces, s'ajoute l'agitation unique en son genre des villages de pêcheurs. L'odeur du poisson frais, les tas de filets, les petits bateaux alignés, les cris, tout cela constitue une ambiance apaisante pour moi, et j'ai bien l'impression que Megan ressent la même chose.
Dans ces moments, elle semble plus calme, ne cherche pas à faire de bêtise, et ne fait même pas d'histoires quand je lui demande d'aller se coucher le soir. J'aimerais bien vivre ici.
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Comptable chez Gringotts
Messages : 1210
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par AliceJeanne » 14 déc. 2018 - 22:10

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Port
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 990
Personnages : Farkas (OC), Rym (OC)
Rating : /
Une bourrasque de vent brulant et chargé de sable souleva les cheveux de Rym qui contemplait la mer rouge, l’air perdu. Elle avait quitté le palais pour réfléchir, Samira avait tellement changé depuis la dernière fois qu’elles s’étaient vues. L’adolescente torturée avait laissé sa place à une femme admirée qui menait son assemblée d’une main de fer, enfouissant les quelques erreurs du passé sous une montagne de mots plus dissonants et faux les uns que les autres. Elles étaient tellement différentes, elle, l’ancienne esclave affranchie qui avait parcouru un continent à la recherche de réponses aux questions de son existence sans jamais obtenir de réponses, semblait bien ridicule à côté de la dirigeante d’une des plus grandes puissances vampiriques de ce monde dans lequel elle peinait à trouver sa place. Samira, en vingt ans, avait accompli plus de chemin que Rym ne pourrait jamais prétendre arpenter durant les longs siècles de son existence qui se profilaient.

Elle n’était pas jalouse, elle était même heureuse pour son amie, bien qu’elle doutait qu’à ses yeux elle en fût toujours une. Mais elle aurait souhaité qu’elle lui parle sur un autre ton, d’une façon respectueuse qui ne lui rappelait pas tout le mépris dont avaient longtemps fait preuve les vampires à son égard. Elle aurait préféré qu’elle lui parle, qu’elle vienne vers elle, l’aide à s’affranchir du passé et des horribles souvenirs qu’il avait imprimé au fer rouge dans sa mémoire et sur son corps emmitouflé dans plusieurs châles. Samira semblait avoir tout oublié. Son père, son meurtre, celui de ses frères, la rébellion, l’intervention du Conseil de l’Est, de Sonja et des Aînés.

La chaleur d’un corps la tira de ses pensées. Farkas, raffermit son étreinte et elle se retourna pour s’y lover pleinement. Son ami accueillit ses larmes sans un mot, se contentant de caresser ses cheveux et de la maintenir contre lui. Bientôt, il ne sembla plus exister qu’eux, au milieu des bateaux paresseux, mouillant dans le petit port, caché entre deux dunes, face à la mer et son doux clapotis.

« Ce n’était pas chose facile, hein ? Chuchota finalement le jeune-homme lorsque l’hybride s’échappa de ses bras.
- Non, murmura-t-elle, c’était certainement la chose la plus difficile que Sonja m’ait demandé de faire.
- Revoir Samira ?
- Affronter le passé. »

Farkas se laissa tomber sur le ponton qui constituait le quai, et, après avoir passé ses jambes dans le vide, frôla l’eau calme du bout des pieds, pensif. Son amie était tendue depuis leur départ de Hongrie et rien n’avait su la dérider, elle semblait plongée depuis des semaines dans un océan de mélancolie dont la seule île ne connaissait aucune carte. D’une main il invita le second de Sonja à s’assoir à côté de lui. Rym accéda à sa requête et pris place sur le pont.

« J’ai l’impression de ne pas avoir changé depuis que je suis partie d’ici, se confia-t-elle. Je pensais pouvoir gérer tout cela, tous ces souvenirs, toute cette colère et cette rage qui m’animent depuis que j’ai mis les pieds dans ce maudit palais. Je pensais être capable de mettre tout cela derrière moi et d’avancer. Mais je me rends bien compte que je n’en suis pas capable, dit-elle avec amertume.
- Tu te trompes, répondit-il tranquillement, tu n’es pas la même personne qu’au jour de notre rencontre.
- Ah oui ? S’exclama-t-elle, dubitative.
- Oui, je n’aurais jamais pu supporter l’ancienne Rym le temps de ce voyage ! Rit-il en évitant le coup de poing amical qu’elle tenta de lui assener. »

Elle pouffa avant de se rapprocher du jeune-homme, acceptant une nouvelle étreinte et mêlant ses doigts aux siens. Lorsque Sonja lui avait imposé cette mission d’escorte de diplomates elle avait tout d’abord songé à refuser, puis Farkas avait insisté auprès des Aînés pour que quelques uns de ses hommes et lui les accompagnent. Rym s’était sentie rassurée bien qu’étrangement gênée de devoir emmener son ami dans un voyage qui la touchait intimement.

« J’étais si détestable que cela ? »

Il marqua le silence, incertain de sa réponse et son cœur tambourinant subitement avec une extrême ardeur dans sa poitrine. Ses doigts agrippèrent plus fermement ceux de son amie et il plongea son regard dans les limbes des eaux portuaires.

« Tu étais certainement la fille la plus bornée qu’il m’ait été donné de rencontrer, affirma-t-il en riant, avant de brusquement baisser le ton sur un registre plus sérieux, mais également la plus courageuse. Tu as toujours été forte, plus que moi, plus que Sonja, plus que toutes les personne que je connais et tu n’as rien à envier à Samira sur ce qu’elle est devenue car, toi, tu étais déjà extraordinaire il y a vingt ans. Et aujourd’hui…
- Aujourd’hui ? Le pressa-t-elle, étonnée par la brusque rougeur de ses joues.
- Aujourd’hui je manque d’objectivité et de mots pour pouvoir t’expliquer à quel point tu es merveilleuse. »

Une vague caressa leurs pieds avant de s’évanouir avec fracas contre la coque d’un voilier, brisant le silence nocturne qui s’était brusquement installé entre les deux immortels. Rym pressa la main de Farkas dans la sienne, ne sachant quoi répondre. Elle était troublée, elle qui ne jurait que par le passé voyait se profiler un avenir auquel elle ne se permettait pas de songer. Profitant du silence de Farkas et de la brusque vague de courage qui déferlait en elle, elle glissa doucement sa main sur la joue mal rasée du chef des gardes et déposa un baiser furtif sur ses lèvres pincées avant de se détourner, gênée. Il ne jugea pas nécessaire de poursuivre leur conversation et se contenta de glisser son bras autour de la taille de la jeune-femme afin de la presser contre lui, le silence repris alors ses droits et ils contemplèrent les flots ondulants.

« Merci, chuchota-t-elle finalement, au bout de plusieurs minutes, en posant sa tête sur l’épaule du jeune-homme. »
Image

Avatar de l’utilisateur
AlwaysLS
Titulaire des ASPIC
Messages : 277
Inscription : 07 juil. 2017 - 15:19

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par AlwaysLS » 14 déc. 2018 - 22:24

Titre : Enterrement
Thème (écrit ou image) : soudé
Fandom :HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Abelforth Dumbledore / Albus Dumbledore
Rating : tout public
Abelforth bouillonnait de rage. Il était en colère. Et même plus. Aucun mot ne pouvait décrire ce qu’il ressentait. Son sang était comme en ébullition. Il serrait les poings pour ne pas céder. Il ne voulait pas céder. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Il s’en était fait la promesse. Il fallait qu’ils se montrent soudés, comme une véritable famille. En voyant le petit cercueil, les barrières mentales qu’il avait érigées cédèrent. Il croisa son regard. Et Abelforth se jeta sur Albus avec toute la haine qui le consumait.
- C’est de ta faute ! Tout ça c’est de ta faute !
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


Image

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 2587
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Mikoshiba » 14 déc. 2018 - 22:44

Titre : Tu passes
Thème (écrit ou image) : Image de 22h
Fandom : /
Nombre de mots : 162
Personnages : "Tu"
Rating : Tous publics
Dans le brouillard
Sur le pont
Tu passes.

Autour de toi,
Cette lumière dorée.

Tu es une porte vers un autre univers
Un univers fait de soleil
De chaleur
De recoins ombragés
De balades au bord de l'eau
De sauts en parachute
De châteaux forts
De couleurs vives
De pulsations
De calme
De vie
De fruits
De douceur
De ton odeur
De joie
De sorties au cinéma
De sushis
De chocolat
De draps frais
De nuits à la belle étoile
De minuscules choses magnifiques
De plans sur la comète
De figues
D'étoiles dans les yeux
De papillons dans le ventre
D'avenirs
D'infinis
De vie
De toi

Tu me souris
Et tu passes
Emportant avec toi les châteaux forts, les barques, les déjeuners dans l'herbe, les chevaliers et leurs armures, les papillons et leurs ventres, les parachutes et leurs sauts, les infinis si proches, les étoiles si lointaines, les nuits chaleureuses, et ton odeur, ton sourire, tes cheveux et ta voix.
Tu passes.
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
Lyssa7
Pile éclectique
Messages : 1896
Inscription : 02 nov. 2016 - 18:20

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Lyssa7 » 14 déc. 2018 - 23:03

Titre : Comme des enfants
Thème (écrit ou image) : Soudé
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : 378
Rating : TP
— Qu’est-ce que tu attends ? Ouvre-le.

Pansy hésita à défaire le nœud et jeta à Nott un regard circonspect. Celui-ci haussa les sourcils et insista d’un signe de tête. Dans un soupir, elle abdiqua mais ne put s’empêcher de lui adresser quelques mots virulents sur un ton sec.

— Un cadeau ? Quelques jours avant Noël ?

Elle ne donna pas son point de vue sur le fait qu’elle trouvait cela totalement ridicule. Theodore aurait pu avoir la folle idée de lui reprendre. Le ruban rouge glissa au sol et, de ses doigts fins, elle écarta les bords du paquet. L’intérieur lui révéla une simple boîte en chocolat. La jeune fille ne put s’empêcher de ressentir une légère pointe de déception alors qu’il lui souriait d’un air sarcastique.

— Tu t’attendais à quoi exactement ?
— Des chocolats… Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse, Nott ? répliqua-t-elle sèchement.
— Je ne sais pas… Peut-être que tu pourrais les manger…

Pansy le fusilla du regard mais ne put s’empêcher de glisser un œil gourmand vers la boîte argentée. Theodore ne manqua pas le petit sourire en coin qu’elle arborait et se félicita intérieurement. Ces temps-ci, il était rare de voir des sourires sur les visages, même chez les Serpentard. La guerre ouverte entre les murs du château, entre les résistants menés par Londubat,et la Brigade Inquisitoriale reprise par Alecto Carrow, faisait rage et personne n’était véritablement à l’abri. Les cours de Magie Noire devenaient de plus en plus difficiles et les tortures qu’on leur demandait de s’infliger plus insoutenables chaque jour que Merlin faisait. Alors, Nott avait demandé à l’une de ses connaissances de lui envoyer une boîte de chocolats, juste parce que c’était bientôt Noël et que c’était le moment de souffler, de faire une trêve et de souder un peu les liens.

— Merci, finit par dire Pansy en lui jetant un regard un peu méfiant.
— Tu ne vas pas mourir empoisonnée, ironisa-t-il.
— Sait-on jamais… Prends-en un pour voir !

Elle souriait en lui tendant la boîte. Dans une révérence moqueuse, Theodore prit un chocolat et le mit gracieusement dans sa bouche. Ce fut l’un de ces moments hors du temps, ils se prenaient encore pour des enfants, avant que le monde autour d’eux ne sombre dans l’horreur pour de bon.
ImageImageImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 14 déc. 2018 - 23:05

Titre : /
Thème : Soudé
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 504 mots
Personnages : Eden Corvin (OC), Xristo
Rating : Tout public
- Rico a rejoint Marius.

Je relève les yeux du journal que je lis, croisant le regard gêné de Xristo. C’est le troisième Lycan qui quitte notre clan pour rejoindre celui de Marius, et ce ne sera sûrement pas le dernier. Tout ceci m’agace, car ce n’était pas du tout prévu et que nous n’avons pas besoin de défections alors que nous ne sommes pas très nombreux. Je comprends mieux ce que pouvait ressentir Lucian face à ses hommes et je me demande si je suis vraiment la personne la plus recommandable pour diriger notre groupe. Je ne suis toujours pas entièrement à l’aise avec ma condition de Lycan, j’ai tendance à penser trop souvent en humaine, ce qui n’arrange rien.

- Marius a des arguments imparables, continue mon ami. Ce qu’il propose est plus sûr que ce que nous avons à offrir.
- J’espère que tu n’es pas en train de me persuader de suivre l’exemple de Rico, riposté-je. On se bat depuis des mois pour survivre, Xristo !

Des mois longs et compliqués, des mois à tout faire pour se fondre dans l’ombre et ne pas tomber entre les mains d’ennemis divers. Nous avons su échapper aux purges après des efforts pénibles mais voilà qu’il suffit d’un discours de la part d’un homme assez fort pour les convaincre pour qu’ils doutent tous. Nous étions pourtant soudés quand nous avons fui loin des Vampires mais cette époque semble être sur le point de n’être plus qu’un vague souvenir.

- Tu devrais te reposer un peu, Eden, me souffle Xristo. Tu portes tout sur tes épaules depuis que Lucian est mort mais …
- Pas un mot de plus, le coupé-je en détournant le regard.

Comme souvent lorsqu’il est question de l’ancien chef des Lycans, je sens une boule se former dans ma gorge. Quand je pense à lui, c’est difficile de ne pas sombrer mais ça l’est encore plus lorsque son nom est prononcé par d’autres. J’ai parfois le sentiment qu’il est là, à nos côtés, mais ce n’est qu’une illusion récurrente qui me blesse de plus en plus.

L’expression de mon ami a légèrement changé. C’est une certaine colère que je perçois dans les yeux de Xristo et je vois bien qu’il est extrêmement tendu, comme s’il luttait entre deux émotions contraires, comme s’il avait peur de faire une maladresse à mon égard. Il finit tout de même par laisser éclater ses propres souffrances, me rappelant que je ne suis pas la seule à être désemparée.

- Je sais ce que tu vis, Eden ! J’ai aussi perdu … je … Je connaissais Sabas depuis des siècles et je ne supporte pas d’être encore là alors qu’il s’est fait tuer sans que je puisse intervenir.
- Je suis désolée Xristo.

Et je suis sincère lorsque je prononce ces mots. Ce qu’il y avait entre eux est quelque chose de plus fort encore que ce qui me liait à Lucian, j’en ai conscience, et je regrette de ne pas avoir su les protéger.
Image

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1794
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Charliz » 14 déc. 2018 - 23:33

Titre : /
Thème : Flamber
Fandom : HP
Nombre de mots : 336
Personnages : Victoire Weasley
Rating : Tout public
La fatigue vrillait ses épaules. Ses paupières étaient si lourdes… Et le désespoir, lui.

Victoire cligna plusieurs fois des yeux pour dissiper le brouillard et plongea les lèvres dans le café brulant. Ça l’électrisait juste assez pour rester debout, pour rester forte, et pour oublier ce sentiment qui la déchirait.

Elle porta la main vers l’extrémité de sa baguette qui, de toute façon, n’avait plus aucune utilité. Mais peu importe : perdre la magie, c’était déjà comme perdre son identité. Abandonner cet instrument qui lui était si indispensable encore quelques jours plus tôt dans la boite à gant de sa voiture, c’était inenvisageable.

Au milieu des quelques personnes encore debout, Victoire continuait de balayer du regard les photos des corps décharnés, des regards perdus et des visages qui ne ressemblaient en rien à celui qu’elle recherchait. Dans le journal moldu le matin même, elle avait appris qu’au moins 342 personnes avaient perdu la vie en une fraction de secondes… Le monde se relèverait-il ?

Et si Susie…

« Là ! Vick ! »

Elle sursauta, se redressa d’un seul coup et balaya du regard l’accueil de l’hôpital à la recherche de son cousin. James agitait les mains dans sa direction, la main posée à côté d’une des photos accrochée sur l’un des panneaux de liège. Victoire s’élança presque en courant mais ne put s’empêcher de frémir tout entière. S’ils l’avaient enfin retrouvée, ça ne voulait pas dire qu’elle serait toujours en vie. Pourtant, l’espoir s’infiltra dans chacun de ses pores en reconnaissant les grands yeux en amandes de Susie et la moitié de sa bouche pulpeuse à travers les bandages. Presque masquée… Ils avaient eu de la chance de ne pas passer à côté.

« C’est elle. C’est elle. C’est elle. »

James semblait possédé, répétant sans pause ces trois mots. Il happa le bras de sa cousine et la traina jusqu’à l’accueil. Victoire se sentait prise d’un malaise. Dans quel état était-elle ? Était-elle toujours ?

« Au troisième étage, service des grands brulés. »
Image

Avatar de l’utilisateur
AlwaysLS
Titulaire des ASPIC
Messages : 277
Inscription : 07 juil. 2017 - 15:19

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par AlwaysLS » 14 déc. 2018 - 23:43

Titre :/
Thème (écrit ou image) : « flamber »
Fandom :HP
Nombre de mots : 442
Personnages :Hermione Granger / Charlie Weasley
Rating : -12( ?)
Hermione but à nouveau une gorgée de sa boisson. Elle grimaça. Non pas à cause de l’alcool mais parce que la musique était trop forte à son goût. Et de mauvais goût aussi. Il y avait trop de gens. Beaucoup trop. Mais elle avait accepté de sortir pour faire plaisir à ses collègues de département contrôle et de régulation des créatures magiques. Il fallait qu’elle s’intègre, qu’elle fasse connaissance. Elle devait aussi se changer les idées. Sa rupture avec Ronald n’avait pas été facile à vivre même si c’était elle qui l’avait décidée. C’était donc pour toutes ces raisons qu’elle était dans un bar sorcier du Chemin de Traverse. Mais à présent, elle accoudée à la table alors que les autres étaient en train de se trémousser sur la piste. Hermione n’avait pas envie de danser. Elle sentit un regard pesant d’un inconnu sur sa nuque qu’elle décida d’ignorer.
Elle but encore une gorgée qui lui brûla la gorge et l’œsophage. Elle leva la tête et croisa le regard Charlie Weasley à quelques mètres d’elle. Encore lui. Toujours lui. Il était toujours là. Toujours dans les parages. Toujours dans son esprit. Sa décision de quitter la Roumanie pour retourner vivre tranquillement en Angleterre avait beaucoup fait jaser au Ministère. Et cela agaçait Hermione. Elle n’en pouvait plus. Charlie. Toujours Charlie. A présent elle ne pouvait plus se détacher de lui. Elle était comme hypnotisée, ensorcelée par ses yeux. En vérité, elle était attirée comme un aimant par le magizoologiste aventurier. Sans qu’elle ne se rende compte, il s’était approché d’elle sans cesser de la fixer avec intensité. Son regard la gênait presque. Elle avait l’impression qu’elle était nue devant lui. Elle se redressa quand il fut devant elle. Inconsciemment, Hermione se rapprocha du jeune homme de douze ans son aîné.
Alors, sans réfléchir à quoique ce soit, elle l’embrassa. D’abord timidement, puis fougueusement, à l’image de la soirée d’été passée ensemble, dans le secret, au Terrier. Son corps avait gardé la mémoire de cet instant précieux. Ses mains sur son ventre, dans le creux de ses reins. Sa bouche sur ses seins, dans le creux de son cou… Et il s’embrasa de nouveau. Son sang était en ébullition. Elle avait chaud, et rougissait rapidement. Elle sentit deux larges mains se poser sur ses hanches et l’attirer contre le corps musclé. Elle sourit presque de soulagement. Son ventre était en feu. Sa raison se consumait peu à peu. Elle cédait enfin à elle-même.
Hermione réussit à articuler tout bas dans un baiser brûlant :
- J’ai envie de toi Charlie.
La jeune femme ferma les yeux et reconnut instantanément la sensation du transplanage.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


Image

Avatar de l’utilisateur
Westyversionfrench
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 645
Inscription : 22 mai 2017 - 14:52

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par Westyversionfrench » 14 déc. 2018 - 23:58

Titre : Recette de la Galambe
Thème (écrit ou image) : Flamber (Texte) et Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 864
Personnages : Aucun
Rating : Tous Publics
La Galambe
Une friandise sorcière d’Armorique Antique

Les origines de la confection de la Galambe sont assez mal connues. Mais cette recette simple, économique et rapide a permis à une partie de la population sorcière réfugiée en Armorique pendant la conquête romaine de subsister et de permettre la transmission d’un savoir magique ancestral.

En effet, les mages isolés ont été forcés de se réfugier dans les grottes secrètes des côtes de granit de l’Ouest de la France où ils se sont réunis en petits clans. Leur alimentation de base se composait d’éléments mis à leur disposition : le lait ou les oeufs des animaux avec qui il partageaient leur refuge, le poisson qu’ils pêchaient la nuit, qui arpentaient les falaises à pic, les algues recouvrant les parois, les fruits sauvages de la lande, etc… Ils ne disposaient par ailleurs que de moyens de cuisson magique, si l’on omet l’utilisation temporaire de bois flottant séché et conservé à l’abri dans des cavernes aérées. La galambe, cette épaisse galette qu’on assaisonne selon son goût après l’avoir flambée à l’alcool a vite constitué un met populaire par sa robustesse et son goût fort. Nous allons aujourd’hui vous proposer sa version la plus ancienne, retranscrite en français moderne à partir d’un manuscrit carolingien conservé dans les précieuses archives druidiques princières de Lokorn. La préparation est destinée à 6 personnes adultes à l’appétit robuste.

Pour la Pâte :
-2 oeufs de Pétolin Pailleté (3)
-Une jatte et demi de lait de chévouette (1)
-Un tiers de jatte de jus de Brana (4)
-Une jatte et demi de poudre de Lenic’h (2)
-Un quart de jatte de sève d’Etouffe-Roc (5)
-Une pincée de sel

Ajouter un par un les ingrédients en mélangeant bien entre chaque ajout pour éviter les grumeaux dans un dans un chaudron hors du feu.
Laissez reposer une heure.

Faire un bon feu de bois flotté séché sur lequel vous disposerez un trépied. Sur celui-ci, vous poserez une assiette la plus plate possible. La huiler avec de la sève d’Etouffe-Roc.
Une fois la plaque bien chaude, verser de la pâte et étalant cette dernière avec un bâton aiguisé sur sa longueur.
Une fois que les bords de la galette se recourbent vers le haut, la retourner à l’aide du bâton.
Laisser quelques minutes sur la plaque.
Retirer la galette, la garnir et la refermer hors du feu.
Après avoir disposée la Galette fermée sur une assiette en terre cuite, recouvrez là d’alcool de Lenic’h.
Mettez y le feu.
Comptez jusqu’à quinze.
Éteignez votre assiette.

Servez la Galambe immédiatement !

Notes de Recette :

(1) Les chévouettes sont des créatures magiques à la fois terrestres, aériennes et sous-marines. Proche de la chèvre à l’aspect, leur corps est recouvert d’écailles qui changent de couleur en fonction de leur environnement. Leur courte encolure est striée de branchies et leurs sabots peuvent s’ouvrir sur le dessous quand elles sont dans l’eau pour déployer des nageoires conséquentes qui les rendent extrêmement rapides. Leurs flancs présentent un renflement ouvert sur le dessous qui permet de camoufler leurs ailes aux plumes d’un gris soyeux. Les chévouettes aiment nicher à flanc de falaise pour y élever leurs petits. Les sorciers armoricains ont réussi à en apprivoiser quelques unes pour traire leur lait et récolter plumes et écailles perdues utilisées dans la confection de vêtements et objets en tous genres. Leur lait est consommé au naturel ou transformé en beurre ou fromage.
(2) Le Lenic’h est une mousse phosphorescente magique qui couvre en abondance les rochers de la côte armoricaine. Elle peut être séchée et réduite en poudre pour confectionner de la farine ou marinée dans un faible volume d’eau pour être servie comme alcool fort.
(3) Le Pétolin Pailleté est un grand oiseau magique de l’Atlantique qui peut parcourir la distance équateur-pôle en quelques heures. Ses plumes absorbent la lumière du soleil pour le nourrir en énergie et l’aider à battre des ailes sans se fatiguer. Les pétolins sont d’un naturel curieux et joueur, ce qui les a souvent prédisposés à l’amitié avec les humains. En raison de leur fertilité très réduite, la plupart des oeufs qu’ils pondent, non fécondés, ne sont pas couvés et abandonnés à quelque prédateur. Ces oeufs sont de la taille d’une tête de chat et un seul peut fournir assez de nourriture pour le repas d’une famille de trois personnes. Son cri est celui du vent qui balaye une mer calme et son pelage est couvert d’une poudre argentée aux propriétés précieuses encore mal connues.
(4) La brana est une plante magique assez petite et rachitique, composant presque la seule végétation de la lande armoricaine. Elle produit toutefois un fruit, qui porte le même nom qu’elle, et qui une fois cuit à l’eau, contient un jus épais qui sert de sucre. Sa peau entre dans la composition de nombreuses potions de soins.
(5) L’Etouffe-Roc est une plante rampante magique qui aime recouvrir la roche jusqu’à l’étouffer. Elle est formée d’une tige solide à l’aspect de bois sombre et de grande feuilles d’un gris bleuté recouvertes d’une colle naturelle retenant les insectes dont elle se nourrit. Sa tige retient tous les éléments ingurgités et une fois coupée, bouillie et pressée, elle donne une huile vert d’eau tout à fait goûtue.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2018 - 00:01

Titre : Passion
Thème : Flamber
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 722 mots
Personnages : Hannibal/Will
Rating : - 12
Tout brûle, part en fumée, se consume.

Will ne sait plus vraiment ce qu'il doit en penser. Une partie de son esprit frissonne face à ce carnage flamboyant tandis qu'une autre savoure ces flammes grandissantes. Ce n'est pas lui l'artiste de ce chef d'œuvre, il n'a pas assez pris goût au meurtre pour incendier des maisons et en faire flamber les habitants, mais il admet sans remord que le tableau est magnifique.

Le fait que le ciel soit d'un noir d'encre n'est pas étranger à sa vision des choses. L'absence de la lune crée une obscurité plus pesante dans laquelle le rouge des feux de joie se détache merveilleusement bien. Malgré les fenêtres fermées, l'ancien consultant du FBI perçoit les hurlements des victimes, le verre n'étant pas assez épais pour occulter tous les sons. Il imagine sans peine l'odeur caractéristique de la chair qui chauffe à un point inacceptable pour un être humain, se souvenant du fumet de la viande en train de cuire. C'est sans doute la même chose au-dehors, il y a si peu de différence entre ces êtres qui subissent l'assaut des flammes et ceux qui ont terminé leur existence dans son assiette.

« -Es-tu sûr que nous n'avons rien à craindre ? »

Tout en posant sa question, Will se tourne vers Hannibal qui l'observe sans un mot. Le psychiatre lui adresse un sourire amusé avant de le rejoindre à la fenêtre, posant une main au creux de ses reins.

« Les pompiers ont été prévenus. Ils sauront endiguer cet incendie.
- Tu sais qui a fait ça, n'est-ce pas ?
- Bien sûr. Et je sais aussi que le diable a murmuré à son oreille. »

C'est au tour du consultant d'esquisser un sourire, parce qu'il côtoie ce diable au quotidien. Hannibal est l'incarnation-même de la justice de l'homme.. et il n'est pas moins séducteur que l'est l'ange déchu mythique. Ses paroles ont souvent le même effet que des techniques de persuasion, tant son charisme est grand, et Will ne peut que confirmer l'impossibilité de résister éternellement à son attrait. Le cannibale est devenu pour lui une drogue amère si tentante et dont il ne se débarrasserait pour rien au monde.

« Je me demande ce que vont titrer les journaux, s'interroge le brun.
- Un nouveau Néron aux portes de Rome, propose le psychiatre avant d'embrasser l'épaule nue de son amant. »

Will aime cette référence antique. Non pas pour l'événement précis auquel il fait allusion ni pour toutes les conjectures qui existent à son sujet mais plutôt parce que c'est une preuve du caractère inchangé de l'homme pour qui il a tout sacrifié.

Certains prétendent qu'il a perdu l'esprit à cause des manigances de l'Éventreur, à cause des expériences traumatisantes vécues alors qu'il travaillait pour Jack Crawford, mais ils font tous fausse route. Will a été séduit petit à petit par Hannibal. Il a refusé d'y croire pendant de longues années, parce que cette hypothèse remettait en doute trop de convictions personnelles. Désormais, il a conscience de l'impertinence de ce refus de voir la vérité. Ce nom d'amants tueurs est celui qui les définit le mieux depuis qu'ils ont assassiné ensemble le Dragon Rouge, depuis leur chute de la falaise. Si l'ancien consultant du FBI n'appréciait pas ce surnom auparavant, il s'en délecte maintenant.

« Néron a-t-il ordonné l'incendie de Rome ?
- C'est une question qui demeure sans réponse, l'informe le psychiatre. Comme toujours, il y a une double vision de l'Histoire. J'aime penser qu'il l'a fait pour sublimer sa ville et lui permettre ensuite de renaître de ses cendres.
- Aurions-nous dû flamber, Hannibal ? Pour recommencer une autre vie ?
- Non, Will. Nous avons eu notre propre évolution. »

Leurs regards se croisent enfin. Dans les yeux de son amant, le brun décèle un autre feu, moins létal mais bien plus brûlant. Ce désir qui les consume et qui les unit n'est que le reflet d'un incendie intérieur plus important. La passion et l'amour ont dévasté leurs vies aussi efficacement que des flammes ardentes mais rien ne les éteindra.
Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2018 - 01:03

Titre : /
Thème : Paralysie
Fandom : Les Animaux Fantastiques
Nombre de mots : 1018
Personnages : Cathy Wilson (OC), Gellert Grindelwald
Rating : Tout public
« Bonjour Catherine. »

La sorcière saisit sa baguette qu’elle pointe vers l’intrus. Son rythme cardiaque s’affole sous la terreur qui la saisit soudainement et elle tente au mieux de maîtriser le tremblement qui agite sa main armée.

Grindelwald est là, face à elle, nonchalamment adossé au mur près de l’unique fenêtre de la chambre qui lui a été octroyée. Il n’a pas changé depuis sa dernière visite, il arbore toujours une chevelure d’un blond très clair qui détonne sur la pierre grise, ainsi qu’une tenue sombre qui contraste fortement avec son regard hétérochrome. Ses longs doigts fins font tournoyer sa baguette magique comme s’il ne s’agissait que d’un jouet sans importance mais la rousse n’est pas ignorante au sujet de sa puissance. Il maîtrise les informulés avec une grande précision, plus encore que Percival, et il obtient toujours l’effet souhaité.

« Tu ne sembles pas heureuse de me voir, ironise le sorcier en s’approchant.
- Je n’ai aucune raison de l’être, rétorque la femme sans le quitter des yeux. Vous ne devriez pas être là.
- Vous ? s’amuse-t-il. Je crois me rappeler avoir entendu plus de tutoiement de ta part, par le passé. Un passé qui n’est d’ailleurs pas si lointain. »

Cathy essaye de ne pas être envahie par les souvenirs qui ressurgissent mais elle ne peut rien faire contre ces instants volés sur lesquels elle a construit son bonheur. Elle se raisonne en se disant qu’elle n’a jamais rien eu en commun avec son ennemi, qu’elle a cru partager l’existence de Percival, et qu’elle n’aurait jamais été aussi familière avec lui si elle avait su la vérité.

« Ce passé auquel vous faites allusion n’est qu’une manigance de votre part. Vous m’avez volé mes espoirs, mon amour et mon avenir !
- Je ne t’ai rien pris, Catherine. Tu as perdu tout ceci sans mon aide. Regarde-toi aujourd’hui, enfermée dans une école dont tu ne sais presque rien, surveillée par le grand Albus Dumbledore en personne. Cet homme n’est rien de plus qu’un nom, il se cache derrière des excuses et envoie les autres faire son travail. »

L’Auror a beau avoir conscience de la manipulation dont Grindelwald fait preuve, elle admet toutefois que certains de ses propos sont réels. Newt a subi la pression du professeur de métamorphose sans même le savoir, il a joué un rôle auquel il n’était pas destiné sur le grand échiquier de Dumbledore. Et qu’a-t-il eu comme récompense ? Un simple remerciement avec un léger sourire soulagé.

Pourtant, Cathy devine aussi la fourberie dans les mots de Grindelwald. Il agit de la même façon que son adversaire en déléguant ses affaires à des sorciers moins scrupuleux et en se glissant dans la peau d’un homme qui ne rêvait que de justice. Elle n’oublie pas Percival et tout ce qu’ils ont vécu ensemble, tous ces instants à s’aimer sans condition, à envisager un lendemain plus serein. Non seulement le mage noir lui a brisé cette utopie si proche mais il a également empoisonné sa vie.

« Vous et Dumbledore êtes les mêmes. Vous impliquez les autres dans votre querelle mais vous refusez de vous affronter, comme … »

La rousse se tait en comprenant enfin la raison de toute cette mise en scène. Un rire nerveux lui échappe lorsqu’elle analyse un peu plus chaque remarque, chaque geste, et elle se maudit de ne pas y avoir songé plus tôt. C’est d’une évidence troublante, si limpide, mais ils ont tous été bernés par les coups bas et les affrontements indirects.

Grindelwald et Dumbledore sont amants. Ou se sont aimés à une époque où personne ne craignait Gellert. Cette découverte explique toutes les crispations du professeur lorsqu’il vient lui rendre visite, tous ces regards tendus en direction de son ventre qui s’arrondit de jour en jour. Elle porte en elle quelque chose que Dumbledore n’aura jamais à cause de sa condition d’homme : une nouvelle vie qui est issue du sang de son amant.

Cathy ne bouge plus, comme paralysée par une peur qu’elle juge infondée. Grindelwald n’est pas censé pouvoir pénétrer dans l’enceinte de Poudlard mais il est bien là. Elle songe à une implication de Dumbledore, un bref moment de jalousie qui le pousserait à commettre l’irréparable mais elle tente de se ressaisir pour ne pas juger à tort.

« Aurais-tu peur de moi ? lui souffle le mage noir en s’avançant. Ta paralysie est plus efficace qu’un sortilège.
- Vous allez me … me tuer, balbutie l’Auror en pâlissant. »

Grindelwald paraît surpris par cette affirmation et il fronce les sourcils avant de planter son regard si particulier dans le sien.

« Je n’ai pas prévu de faire périr une vie innocente, répond le sorcier en désignant son ventre d’un signe de tête. Encore moins lorsque cette vie est de mon sang. »

La femme a ses doigts crispés sur sa baguette mais elle ne parvient pas à envisager une attaque contre cet homme dont elle porte la descendance. Les tremblements ont cessé mais elle reste immobile. Elle se demande pourquoi son esprit s’affole autant en inventant une situation improbable. Newt a entièrement confiance en Dumbledore et il ne lui a pas fait de mal depuis son arrivée. S’il tenait tant à lui faire payer sa condition, il n’aurait pas attendu aussi longtemps.

« Partez d’ici. Il va savoir que vous êtes là.
- C’est justement ce que j’espère. Dis-moi Catherine, comment crois-tu que Dumbledore réagira en voyant que j’ai franchi les sortilèges de protection ? Sera-t-il comme toi, paralysé par la peur ?
- Il vous vaincra. Et vous finirez dans une prison d’où vous ne vous échapperez jamais.
- Je connais ce refrain et il serait temps de changer la chanson. Et puis, ce serait dommage pour cet enfant à naître d’avoir un père derrière les barreaux. »

Cathy aimerait hurler contre lui ou se venger par un sortilège cuisant mais seules les larmes apparaissent dans ses yeux. Elle ne réagit pas lorsqu’il pose une main sur son ventre, pensant seulement au fait qu’elle aurait voulu que Percival soit là pour la soustraire à ce monstre.
Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2018 - 01:46

Titre : Chœur de tomates
Thème : Récolte
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 378
Personnages : Will, Alana, Hannibal
Rating : Tout public. Mais bizarre.
Will doit se faire violence pour ne pas arracher les plants de tomates. Il a suivi scrupuleusement les conseils prodigués par le vendeur mais rien ne pousse. Il n'y a pas le moindre fruit dessus, aucune trace d'une chair ronde succulente.

« Il y a un problème, Will ? »

Il n'a pas entendu les pas d'Alana derrière lui et sursaute donc au son de sa voix, se demandant depuis combien de temps elle est là à l'observer.

« Je crois bien qu'il n'a pas la main verte. »

Cet autre ton est celui d'Hannibal. L'espace de quelques secondes, l'ancien consultant s'interroge sur le nombre de spectateurs. Jack Crawford est-il lui-aussi de la partie ? À le regarder faire et perdre le combat contre une simple verdure ? Ce ne serait pas très glorieux et il risquerait fort de s'en souvenir jusqu'à la fin des temps.

« Que comptais-tu récolter Will ? s'intéresse la femme en le rejoignant.
- Je devais avoir des tomates. »

De belles et grosses tomates assez juteuses pour pouvoir faire une sauce convenable. De quoi accompagner les plats du Docteur Lecteur sans en ôter goût. Ou plutôt pour en cacher l'odeur. Ce n'est pas un souci de senteur, pas vraiment, mais Will n'est pas certain de continuer à accepter de manger de la viande humaine comme si c'était d'origine animale.

« Quelles pensées vous occupent donc ? »

L'ancien consultant peut toutefois admettre que la voix du psychiatre est plus agréable qu'un tâtonnement de feuilles. Et qu'il serait prêt à récolter beaucoup de choses avec lui.

Comprenant que son esprit s'emballe un peu trop et envisage des situations embarrassantes, Will se relève tout en évitant soigneusement les regards des deux autres.

Ce n'est que lorsque le plant de tomates se met à chanter que le brun se réveille, passant une main sur son visage. À ses côtés, dans leur lit, Hannibal dort toujours. Will soupire avant de se retourner, ne sachant pas comment interpréter ce rêve.

Puis un tout petit détail le frappe. Sur le rebord de la fenêtre, un plant de tomates est réellement là. Et elles chantent en cœur qu'elles ont hâte d'être à la récolte.
Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3039
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 14 décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2018 - 02:39

Titre : /
Thème : Image
Fandom : /
Nombre de mots : 59
Personnages : /
Rating : Tout public
Les tendres pétales rouges
S'élèvent quémandeurs vers le ciel
Sang des innocents versés
Symboles de vies désormais éteintes

Dans un champ de coquelicot
Une nouvelle âme s'endort
Un souffle rauque expire
Un fil du monde est coupé

Qu'il était beau mon soldat
Avec son courage au cœur
Mais les armes ont gagné
Et la douleur se mue en fleur
Image

Verrouillé

Revenir à « La Tour d'Astronomie »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités