Sous le feu des projecteurs

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flodalys
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Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 23 mars 2018 - 23:24

J'ai remarqué de nous parlons de nos expériences de théâtre, danse et autre spectacles vivants un peu partout sur le forum, dans le topic qui nous semble approprié sur le moment. "Aujourd'hui j'ai appris qu'on montait un spectacle" "ça fait plaisir cette répé pleine de fou rire" etc. Alors pourquoi ne pas tout regrouper au même endroit ?
Je me suis dit qu'un espace pour parler de nos prestations passées ou futures. Qu'on soit sur scène ou qu'on travaille en coulisses. Que ce soit pour parler des répétitions, de la représentation ou même juste le projet de tester le théâtre ou de se remettre à la danse.

Bonnes discutions. :D
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Fleur d'épine
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par Fleur d'épine » 25 mars 2018 - 19:19

Et bien, je me lance la première !
Merci à toi, Flo, pour la création du topic :hug:

Certain-e-s ici le savent, j'ai récemment monté un projet avec trois autres filles, qui s'est conclu vendredi avec la dernière représentation.

Je ne sais même pas par où commencer tellement il y aurait à dire sur le processus de création, les répétitions, les représentations finales, etc. !

Je précise avant tout que c'était notre premier projet à chacune, une expérience très riche, bien souvent éprouvante aussi mais très, très instructive et formatrice.

Si ça peut intéresser certaines personnes, ou si ça peut vous donner envie de tenter, vous aussi, l'expérience, en vous disant que rien n'est impossible (parce qu'on partait de très loooin, je peux vous le dire :lol: ), je vais essayer de raconter comment s'est mis en forme tout ça.




Au commencement

Vers la fin de l'été 2017, l'idée d'un tel projet a commencé à germer. Quitte à continuer la fac pour une deuxième année, et vu mon désir de travailler dans le théâtre, je me disais que ce serait un gros plus pour mon CV, et moi-même, de mener à terme un projet de mise en scène en proposant quelque chose pour le Festival de ma fac, qui s'appelle le Festival A contre sens et qui est un festival étudiant de spectacle vivant, gratuit.

L'idée de départ était de parler de la condition des femmes, d'éveiller les consciences à ce sujet, parce que - et entre autres grâce à ce forum - c'est un sujet qui me touche particulièrement, pour lequel j'ai toujours eu la volonté d'agir sans savoir comment faire exactement.
L'autre idée était de rendre hommage à mai 68 pour l'anniversaire des 50 ans, en esquissant la possibilité d'un mai 2018.

(Petit extrait de ma note d'intention pour que ce soit un peu plus clair)

L'objectif est de dépeindre la société actuelle telle que nous la vivons en tant que femmes, et de dénoncer le système patriarcal, à travers l’utilisation de matériaux scéniques et quotidiens (diffusion de messages vocaux), de sources philosophiques, dramaturgiques et de récits intimes.
Imaginée avant les scandales autour d’Harvey Weinstein, elle découle d’une réflexion personnelle sur la condition féminine, d’une prise de conscience nourrie par l’expérience, le partage de témoignages et la lecture d’articles spécialisés.

Pour autant, les événements récents (#MeToo, #BalanceTonPorc, écriture inclusive, manspreading) ont confirmé l’intérêt pressant du sujet et le besoin de changement qui émerge dans la société. Ils expriment une saturation qui pourrait dériver sur une « révolution ».
Les cinquante ans de mai 1968 sont l’occasion de rappeler que certains combats ne sont pas acquis. L’anniversaire résonne dans la pièce comme un rappel, une tentation, un fantasme (présent dès la scène d’ouverture).

Cette pièce partage donc plusieurs volontés : un éveil de conscience par l’évocation de thèmes lourds et l’utilisation d’un ton léger ; un désir de transporter le public dans une réflexion intimiste (sans moralisation) et commune ; une ébauche de solution avec la désacralisation des genres.


Les phases de sélection

En septembre, j'ai réuni trois comédiennes auxquelles j'avais directement pensé pour jouer dans la pièce (A, F et M). Pendant plusieurs semaines, on s'est retrouvé le lundi et le dimanche afin de discuter du thème, en partageant des témoignages personnels ou des textes qui nous tenaient à coeur sur le sujet. La phase d'écriture a duré longtemps parce qu'on partait de zéro. J'avais déjà quelques idées de tableaux, notamment la scène d'ouverture qui est arrivée avant même les réunions à quatre, et qui a servi d'appui pour la pièce. Petit à petit, le récit a pris forme, même s'il a mis du temps pour atteindre sa forme finale. Si je me rappelle bien, ce n'est qu'en février dernier qu'il a été achevé.

Ce qui était difficile, et en même temps bénéfique, c'était les deadlines que nous devions absolument respecter si nous voulions être programmées et sélectionnées pour le festival tout d'abord, et, une fois qu'on avait passé ces étapes, pour ne pas proposer quelque chose de trop amateur ou de trop mauvais devant le public.

La première deadline était fin novembre ; il s'agissait du rendu du dossier. A ce moment-là, on avait environ les 3/4 de la pièce écrite mais nous n'avions pas du tout commencé les répétitions. Ce n'était pas important pour le dossier en lui-même parce qu'il suffisait d'expliquer notre idée, en y joignant deux notes d'intention (celles du porteur de projet - donc la mienne -, et celle d'une autre personne de l'équipe). Il fallait aussi y joindre une fiche technique avec le plan du décor et un plan feu (pour les projecteurs), provisoires. Ça a été un véritable casse-tête sachant que je n'avais jamais fait de plan feu de ma vie et que je n'avais aucune conscience technique à ce propos. Mais c'était provisoire de toute manière, et, par la suite, l'équipe technique de l'association nous a grandement aidé.

Nous avons donc rendu notre dossier, comme une cinquantaine d'autres compagnies/collectifs/artistes, et nous avons attendu, dans le stress, que la première phase de sélection s'achève.
Appel le samedi suivant, dans les environs de 18h.
Nous étions sélectionnées \o/
Ne restait plus que la deuxième phase, celle de l'entretien.

Tintintin......


L'entretien, c'était encore plus de stress. Je déteste m'exprimer à l'oral, je perds souvent mes moyens et j'avais très peur que l'aventure s'achève à cause de ça. Il avait lieu deux semaines plus tard, début décembre, dans une salle de la fac, en présence de trois membres de l'association qui organisait le Festival. Il durait vingt minutes : dix minutes de présentation et dix minutes d'interaction avec le jury. Nous pouvions présenter des extraits de la pièce, apporter des matériaux, montrer des vidéos, c'était assez libre. Nous avons décidé de commencer, d'entrée, par la scène d'ouverture qui était la plus aboutie. Puis j'ai parlé cinq minutes en expliquant comment était né le projet, pourquoi l'envie de parler des femmes, où nous en étions exactement et comment nous voyions la suite (j'avais appris un texte par coeur x)). Nous avons ensuite présenté une autre scène, celle de la pomme, qui était aussi l'une des plus travaillée. Enfin, les questions ont été posées. Mais, en toute honnêteté, j'avais senti que les deux filles du jury étaient plutôt emballées par le projet et, une fois l'entretien terminé, on était toutes les trois très contentes (la troisième comédienne n'était pas présente pendant l'entretien).

Une semaine plus tard ont eu lieu les délibérations et nous avons donc eu la confirmation que nous serions programmées pendant le Festival, qui aurait lieu du 14 au 28 mars. :yipee:
A partir de là, les choses sérieuses ont commencé.



Le processus de création

On s'est vu plus souvent, on a accéléré l'écriture de la pièce, on a discuté mise en scène plus intensément et, à partir d'un moment, on s'est mise à faire un travail de plateau.

L'association nous proposait deux répétitions techniques à partir de janvier ; c'était donc nos seules occasions d'avoir un aperçu de la lumière pendant le spectacle, et d'exprimer nos volontés à ce propos. Là encore, cela a été bien compliqué :lol: Les deux répétitions techniques sont passées extrêmement vites, à peine le temps de proposer mes idées que c'était déjà fini. Du coup, bon xD on n'avait pas vraiment de vision globale mais on avançait comme on pouvait :')

Ensuite, évidemment, les répétitions. Grand moment d'improvisation. Tout a été appris sur le tas, et réalisé par instinct aussi :')

Ce qui a été très difficile/éprouvant dans cette expérience, c'était le rapport avec mes comédiennes. L'une d'entre elles (F) se rendait à peine à la moitié des réunions. Quand elle ne venait pas, elle me le signifiait le jour même, quelques heures après l'horaire prévue, c'était un véritable enfer. Les deux autres étaient pratiquement tout le temps en retard - des retards de 30 minutes -, et je vous avoue que, très souvent, j'ai voulu tout lâcher. Le stress était trop fort, leur implication pas à la hauteur de ce que j'avais espéré, le tout un peu fragile, et je ne me sentais pas à ma place pour leur faire des réprimandes, je n'avais pas envie d'entrer dans ce rôle.
Mais, à partir du moment où on avait été sélectionnées, je ne pouvais consciemment pas tout lâcher comme ça. Il fallait prendre ses responsabilités et assumer le projet jusqu'au bout. Ça a été beaucoup de stress, de colère, de frustration. Début janvier, on s'est séparé de la comédienne qui ne venait presque jamais. Il y a eu une grosse période de flottement pendant deux/trois semaines, où tout est resté très statique, et je sentais le manque d'implication de l'une des deux autres comédiennes (A). C'était assez dur à gérer. Finalement, fin janvier, on a trouvé une remplaçante (L), et le stress s'est adouci.
Mais je sentais que, cette fois, c'était la troisième (M) qui flanchait un peu, et je ne savais plus quoi faire. On a travaillé à trois pendant deux semaines. Pour moi ça allait bien : on avait enfin un trio, et on avançait !
Mais M. nous a abandonné mi-mars, ça a été un choc pour A et moi.
Je la sentais moins présente, mais je n'aurais jamais cru qu'un mois avant la représentation, elle nous aurait lâché. Heureusement, elle avait une remplaçante à nous proposer (A bis) que j'ai rencontrée le jour-même. Mais il fallait qu'elle apprenne le texte à nouveau, il fallait tout reprendre à zéro alors qu'on était sur une belle avancée, il fallait aussi digérer le départ de M, et j'avais l'impression que jamais on n'y arriverait ; il y avait toujours un obstacle....


Il y a eu des bons moments aussi. Ceux où l'on touchait une nouvelle idée, où je sentais les filles motivées, où des propositions différentes et intéressantes commençaient à voir le jour, où l'ambiance était bonne, engagée. Lorsqu'on a appris qu'on était sélectionnées aussi, bien sûr. Le shooting photo sur les Grands Boulevards, en plein milieu de la rue. Les avis extérieurs qui nous motivaient beaucoup.
Et tout ce que cela m'a appris, même pendant les moments négatifs ; apprendre à prendre sur soi, cette espèce de persévérance qui force à continuer, à ne rien lâcher. La gestion d'une équipe, l'organisation, les deadlines à respecter. J'étais en charge de pratiquement tout et je ne suis pas sûre qu'il y a deux ans, j'en aurais été capable. Je n'ai jamais autant appris sur le travail en groupe que pendant cette expérience.
Je suis également contente parce que je pense avoir réussi à exprimer mes volontés de jeu et de mise en scène, ce qui est tout de même le rôle principal du metteur en scène. De ce côté-là, ça m'a permis de prendre de l'assurance et de moins me censurer.
Ça fait con dit comme ça mais je sens vraiment que j'ai grandi pendant cette expérience.


Parfois, j'avais l'impression de devoir les materner, et ça me mettait en colère, ça me frustrait beaucoup. Je me suis sentie bien seule très, très souvent. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut prendre conscience quand on se lance dans des projets d'une telle envergure : on est seul.
J'étais d'autant plus seule que l'équipe du projet était uniquement formée des trois comédiennes, et de moi. C'est-à-dire que pour tout ce qui était décor, audio, costumes, c'était encore moi qui m'en chargeais. Ça a été aussi un apprentissage de ce côté-là : si je me lance à nouveau dans un tel projet, j'essayerais de m'accompagner d'une plus grande équipe, pour pouvoir déléguer. Sinon, c'est beaucoup trop de stress.



Les représentations

Lundi dernier, lorsque j'ai compris que nous jouerions dans trois jours, la panique a commencé à monter. Je n'avais plus du tout confiance en ce que nous allions proposer, j'avais l'impression que c'était trop amateur, que le texte était mauvais, que les filles n'étaient pas prêtes, et, encore plus stressant : deux éléments de décor n'étaient toujours pas en notre possession. J'ai séché la quasi totalité de mes cours tellement je me sentais mal, tendue.

Et, le jour J... Le jour J bon sang. Jamais je n'avais ressenti ce que je ressentais alors. C'était un stress tellement fort, tellement étrange. Mes parents venaient voir la pièce ce jour-là, une amie de la fac aussi, O., qui, pour moi, avait un regard très critique sur les pièces, et j'avais si peur de les décevoir, si peur qu'ils trouvent ça nul. Mais - et je n'arrive toujours pas à y croire :nif: - ils ont tous aimé, été si positifs à ce propos. Même mon père, cet homme si critique, qui n'hésite pas à partir en plein milieu d'une représentation quand ça lui déplaît, m'a dit qu'il avait trouvé la mise en scène excellente :nif: Je suis encore toute émue. Je sais qu'il ne dit pas ça pour me faire plaisir, qu'il le dit parce qu'il le pense. Il a aussi trouvé les actrices très bonnes, mais le texte inégal. Peu importe. C'est déjà énorme. Surtout pour ma première fois... ma première mise en scène... et tous les coups de stress qu'on a eus, les comédiennes qui ont eu un mois pour maitriser le stress, les retards dans les répétitions, tout ça, et personne ne l'a vu. Beaucoup ont trouvé le spectacle professionnel, certains ont même pleuré pendant :shock: Je suis tellement choquée, et tellement, tellement émue, et fière des comédiennes, même si je commençais à avoir des relations difficiles avec l'une d'entre elles à cause des répétitions et de sa nonchalance dans le travail, tout est oublié maintenant.

En fait, la représentation, le contact avec le public, c'est la vraie récompense :coeur:
C'est pour ça qu'on se donne autant dans ce métier, c'est pour ça qu'on accepte de se prendre la tête, c'est pour ce contact final avec le public - ça ne m'a jamais autant marqué qu'à la fin de notre aventure. Rien que d'écrire à nouveau, en résumé, cette expérience et sa finalité, j'en ai les larmes aux yeux.

Comme je l'ai mis dans "ça fait plaisir", il y a eu de tels élans d'amour, c'était beaucoup trop fort pour moi.... Et c'était un soulagement immense, après toutes les difficultés passées, tous ces moments horribles où j'étais à deux doigts de craquer... mais cet amour de la part du public :coeur: Cet enthousiasme, cette bienveillance, ces retours positifs...
Je suis encore un peu sur ma petite tour, avec cet amour autour. J'aime les gens, j'aime tout le monde, je me sens comblée. Et je voudrais remercier du plus profond de mon coeur tous ceux et toutes celles qui sont venu-e-s nous voir, ma grand-mère qui a joué aussi dans ma pièce, malgré son vieil âge, et qui a été splendide, mes trois comédiennes évidemment, les deux qui nous ont quitté en route mais qui ont aussi beaucoup apporté à la pièce, M pour la régie lumière et l'équipe de l'ATEP qui ont été un soutien indéniable, M pour la choré, ma soeur qui a été derrière moi à 200% et qui a assisté à certaines répét', enthousiaste, ce qui nous a mis à nouveau du baume au coeur, tous ceux et toutes celles qui ont été là, en fait, qui m'ont remotivé quand ça n'allait plus, tout le monde. Merci.




On a eu deux représentations : une le jeudi 22 et l'autre le vendredi 23. J'étais en régie, à côté de celle qui s'occupait de la lumière. C'était cool parce que ça me permettait d'être en contact avec la lumière pour être sûre que tout se passe comme prévu, et, de toute manière, c'est un dialogue constant, entre la régie son et la régie lumière (là aussi, j'ai beaucoup appris, du coup). M a été géniale. Elle m'a beaucoup rassuré pendant le spectacle, quand je stressais sans raison aucune, ou parce qu'une des comédiennes se trompait un peu, heureusement qu'elle était là.
C'est très marrant, d'ailleurs, d'avoir été en régie tout le long. Je regardais la pièce pour surveiller que tout se passait comme prévu mais je ne pouvais pas me plonger dedans car je devais veiller à ce que les messages audio soient diffusés au bon moment et, en même temps, c'était la première fois que je découvrais le décor et les lumières (on n'avait jamais répété en condition ; le mannequin, on l'a eu le matin même ; pareil pour le tissu géant en arrière scène, et tout plein de trucs) et j'étais émerveillée parfois, je trouvais ça... beau en fait.
Enfin, lorsque la musique finale s'est jouée, j'ai compris que je pouvais me détendre, que c'était passé. Et les applaudissements, ensuite, les retours... whaou.


On a eu les deux représentations à la suite l'une de l'autre (enfin jeudi et vendredi quoi) et il y avait une ambiance complètement différente ! Jeudi, les retours avaient été positifs, la salle était moins remplie, le public un peu moins réactif, et, pour moi, les actrices s'étaient globalement mieux débrouillées. Mais le deuxième jour, la salle était remplie, elle riait beaucoup plus souvent, et les réactions ont été encore plus fortes...


Je vais m'arrêter ici, avec les représentations qui sont LE moment le plus fort de toute cette aventure, qui sont comme une consécration, et qui, pour notre projet, ont été tellement positives que je me sens soulagée et heureuse.



Oh, et du coup, pour le plaisir, je vous poste une photo prise pendant la première représentation par Gérémy, le copain d'une des comédiennes ! :D

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Ce que je retiens :
- Notre erreur a été de passer beaucoup trop de temps sur l'écriture et la lecture ; il aurait fallu commencer les répétitions bien avant, faire des exercices, de la création de plateau. Ça nous a manqué. Même si le public a été très réceptif, j'ai senti qu'avec plus de travail de plateau, certains passages auraient pu être encore plus aboutis !
- C'est difficile d'assumer le rôle de metteur en scène, surtout si c'est la première fois, et surtout si on fait équipe avec des amies. Mais il ne faut pas avoir peur d'hausser la voix ; le metteur en scène a un rôle de manager. Totalement. Il doit prendre le temps d'expliquer ses ressentis à son équipe, de lui expliquer aussi le planning, la situation, etc. Mais il peut aussi faire des réprimandes et dire quand les choses ne lui conviennent pas. Cette partie a été extrêmement difficile pour moi et je sais que j'ai beaucoup de travail à faire, encore, à ce sujet.
- Faire confiance à ses actrices.
- Et bien choisir ses actrices, aussi (ou les gens avec qui on veut travailler). Je sais désormais avec quel type de personnes j'ai envie de travailler pour des projets de ce style, et c'est important aussi, de comprendre comment on aime et on veut travailler.
- Essayer de s'accompagner le plus possible. Ça me semble nécessaire. Là, c'était formateur vu que c'était une première expérience, et qu'on tâtonnait toutes. Du coup, on a touché un peu à tout. Mais, à l'avenir, il faut vraiment déléguer pour pouvoir se concentrer entièrement sur le travail de mise en scène ou de comédien.
- plein d'autres trucs mais je commence à fatiguer !
LIMK, plus puissante qu'un dragon chinois, plus mythique qu'un tanuki !
La coupe des quatre sorciers sera japonaise ou ne sera pas !
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(Et comme le dirait notre directrice : Apprends la sagesse dans la sottise des autres. :mrgreen: )

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flodalys
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 25 mars 2018 - 21:04

Waho, une sacrée expérience ! Bravo pour ce projet, j'avais pas eu conscience en lisant des posts que tu montais ça pour ainsi dire toute seule. Je suis tellement admirative.
Franchement les défections si proche de la deadline... j'imagine comment tu as du bien flipper :peur: :hug:
Tu mérites cette belle réussite vraiment, j'imagine que tu dois être vidée.

Perso la mise en scène je n'y ai jamais touché j'ai pas l'oeil, je le vois bien à l'atelier quand c'est pas une de mes scènes je suis dans la salle, je profite, rien ne me choque et là le metteur en scène "stop ! c'est pas joli, toi fais plutôt comme ci et toi mets toi là et ci et ça" puis il refont leur scène et là je me dit "ah bin oui c'est mieux" Bref clairement j'ai pas l'oeil et je n'oserais même pas m'essayer à cette composante du théâtre.

Bref je suis ravie que tout de stress, tout ce travail se soit soldé par une belle réussite, tu le mérite :beer:
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Fleur d'épine
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par Fleur d'épine » 25 mars 2018 - 21:30

Merci beaucoup Flo :hug: :hug: :hug:

Et toi alors ? :D Tu as déjà parlé de tes expériences par ci par là, mais si tu veux entrer plus en profondeur sur le travail que tu as fait au sein de la compagnie, ça m'intéresserait beaucoup ! (par exemple, rentrer dans des détails sur votre façon de faire pour étudier un textes, les exercices que le metteur en scène vous propose, ta relation avec le personnage que tu incarnes, ce qui t'aide pour mieux entrer dans le rôle, etc. !)
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The Night Circus
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par The Night Circus » 25 mars 2018 - 22:19

Oh fleur <3 <3 <3

J'avais le sourire aux lèvres tout le long de ma lecture, je t'imaginais tellement !!! :coeur:

Je suis super impressionée que tu soies arrivée jusqu'au bout, super émue que ça ait plus à ton papa aussi parce que je sais à quel point ça compte pour toi, et je suis trop heureuse pour toi :hug:

ça me manque énormément la scène, même si c'était pour la danse et pas pour le théâtre (danser en public no worries, parler en public je fuis !) surtout pour la relation avec les autres danseurs, les chorégraphes, metteurs en scène, les habilleusesl'excitation des coulisses, les délires, même les ratés sur scène qu'on se raconte encore des années plus tard en mode "anthologie", les rencontres avec d'autres gens d'autres pays aussi vu qu'avec la danse j'ai voyagé en belgique et en itali... De mes 4 ans à mes 22 ans j'ai dansé en public presque tous les mois (sauf une césure rugby à l'adolescence) et ça me manque énormément, et du coup je suis trop heureuse pour toi que tu découvre tout ces sentiments, le public, la fierté du travail accompli, l'aboutissement de toute ça en fait.

En ce moment je passe beaucoup de temps avec mon ami chanteur d'opéra, et il répète pour la Cerenentola qu'il joue la semaine prochaine (j'ai hâte d'aller le voir et je stresse un peu pour lui aussi, y a pas mal de gens importants dans le métier qui vont venir jeter un oeil ), il répète de 9 h du matin a 21 heures presque tous les jours et me raconte un peu toute cette ambiance, et ahhh... comme ça me manque !
D'ailleurs Fleur (des fois que ça te donne des idées qui puissent t'aider pour de futurs projets ) son metteur en scène a deux assistants qui notent tout pour lui dans les moindre détails, et ont pour rôle aussi de faire gaffe aux choses auxquelles le metteur en scène a pas pu faire attention parce qu'il était concentré sur autre chose (c'est un opéra avec 8 personnages + le chœur, et parfois ils sont tous sur scène en même temps à pousser des gueulantes -enfin à chanter quoi - et c'est dur de se fixer sur ce que tout le monde fait en même temps.
Mon ami m'explique que c'est un metteur extrêmement minutieux, qui a tendance à rendre fou les chanteur ( " alors c'était bien mais à ce moment là tu t'es touché la joue droite avec l'index droit alors qu'on avait dit index gauche sur joue gauche " ) et si des fois c'est pénible parce que ça ralenti la production rapport aux dead line, tout est tellement recherché en terme de déplacement sur scène, mouvement etc les chanteur ne sont jamais perdus et se sentent en sécurité du coup du coup, parce que leurs mouvements ont tous du sens. J'ai déjà vu des mises en scènes d'opéra où les chanteurs bougeaient pour bougeaint ça rimait à rien et c'était bofbof...

Bref voilà, tout ça pour dire Fleur, en plus de gens pour les décords, de costumier, de staff techniques, prends-toi des assistants uniquement pour toi, là pour être tes yeux et tes oreilles :lol: :mrgreen:
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WHAT ARE YOU DOING ???

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flodalys
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 25 mars 2018 - 23:14

Hum... par où commencer je vais zappé l'option théâtre au lycée et ma participation à une pièce l'année de la Maîtrise, car c'était pas la même implication.


Alors déjà y'a l'atelier organisé par ma ville et mis en scène par JC, c'est ma 4e année avec l'atelier. JC n'est pas un adepte des exercices il préfère nous faire bosser sur le tas.
La première année j'ai joué madame Cassin dans La nuit de Valognes, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce personnage car elle me semblait tellement lisse par rapport aux autres qui avaient tous une petit quelque chose. J'ai du mis du temps à l'apprivoiser. Mais au final j'ai fini par l'aimer.

La 2e année j'ai joué une pièce écrite par E. un comédienne de l'atelier, un rôle qui semblait écrit pour moi, je l'ai aimé d'emblée et clairement elle était loin d'être lisse et gentille comme Madame Cassin. :lol: nous avons travaillé un peu différemment, car cette année-là nous avons un temps travailler avec un 2e metteur en scène (beaucoup de monde à l'atelier cette année là). Il nous demandait à chaque fois quelle était notre relation avec le personnage avec lequel on interagissait. Avec lui c'était étrange, on ne bossait jamais les scène jusqu'au bout. C'était très déstabilisant. Quand il est parti pour incompatibilité d'humeur avec JC, il a fallu reprendre la mise en scène de zéro, mais B et moi avions malgré tout pris un peu de ce travail sur les relations entre les personnages pour rester dans la même ligne.

L'année dernière nous avions 2 pièces E. a adapté un roman en pièce et l'autre pièce était très ambitieuse (beaucoup de personne sur scène avec des conversations du groupe 1 qui s'entrecoupent avec le groupe 2 voir le groupe 3...) mais les absences ne nous ont pas permis de faire la mise en scène limite chorégraphiée et en janvier nous avons eu une défection du jour au lendemain sans prévenir. Juste au bout de 3 semaines de silence radio on a compris... bref la pièce "ambitieuse" n'a pas pu être faite et du coup nous avons du nous rabattre sur des scènettes, des sketches histoire de présenter un travail convenable. Mais bon du coup pas de relation particulière avec un personnage dont on ne sent pas l'histoire à travers la scène


Cette année pour l'atelier nous avons 2 pièces pour que tout le monde joue au moins une fois : les 3 versions de la vie de Yasmina Rezza (un groupe différent de comédiens pour chaque version) et L'homme en pièce de Brunhes. Je suis dans les 2 pièces.
On commence à flippé un peu on n'est pas très en avance. :lol: Mais bon en général on cale une journée filage. Ma scène dans l'homme en pièce roule, car cette scène nécessite un texte su sur le bout des ongles car impossible de faire la moindre ébauche de mise en scène avec une antisèche du coup j'ai appris ce texte là très vite, cette scène c'est un quasi monologue : au début je suis complétement exaltée et ne fait pas attention aux tentatives d'interruption de mon père, puis quand il s'énerve je lui balance ses 4 vérités au visage (je retrouve un peu le même genre de personnage que lors de la 2e année, mais en plus tête à claque, d'ailleurs je m'en prend une et ça c'est très dur à jouer. :oops: ). Du coup entre ça et le printemps des poètes de cette année (je vais y revenir plus bas) j'ai pris un peu de retard sur mon rôle dans les 3 versions, de la vie, mais bon... c'est un assez petit rôle et je sais que je saurais mon texte je ne suis pas inquiète. Pour les 3 versions j'aime bien mon personnage (Sonia dans la 3e version) mais j'avoue que j'ai pas un relation particulière.


Mais pour voir que c'est un atelier, JC est exigeant, il est perfectionniste et même pour l'atelier il se donne à fond, il se stresse pour le rendu. Il faut que ça soit "joli" (c'est son mot)




Ensuite il y a la compagnie et là c'est différent. Déjà on répète dans un cadre "intime" dans le salon de JC :lol: Et l'exigence de JC est encore plus importante.
D'abord il m'a embauchée pour THE projet (en novembre 2016), mais voilà décembre-janvier je m'étais désengagé pour raison personnelle et au final il ne m'avait pas remplacé, on commence les répé et en mars le décès de papa m'a fait annulé les 2 première répé avec les autre, puis cet été on a mis en stand by car difficile à faire une mise en scène intéressante pour le spectateur, et voilà qu'en octobre un de nos partenaire est décédé. Mais bon l'histoire ne se termine sans doute pas là, B. ma partenaire féminine sur cette pièce a demandé à JC s'il avait des nouvelles de l'auteur. Affaire à suivre, mais j'ose pas me renseigner. :? Là j'adore mon personnage, elle est touchante, elle a une vie dure, une vie de misère. Je l'ai aimé de suite, dès que JC m'a appeler pour me caster, dès que j'ai lu le monologue. C'est un rôle pas évident car je doit parler tout le long avec l'accent berrichon (qui n'est pas du tout le mien) tout en articulant pour le texte soit audible.

Alors que je m'étais mise en stand by pour THE projet, je me suis engagée sur le projet du printemps des poètes 2017 (car les délais n'empiétais pas avec les "raisons personnelles" : une pièce entrecoupant des moments d'une pièce de E. (encore elle) et de Musée haut Musée Bas de Ribes, là on bossait par groupe en fonction des différents "sketches" de musée haut musée bas. 2 filages pour travailler les enchaînement. Pour JC c'était sans doute intensif car nous avions de nombreux sketchs, mais les groupes n’interagissaient pas entre eux. Là aussi c'était un sketch, mais j'avais un peu plus de matière pour donner une personnalité à Carole. (et j'ai chanté une chanson paillarde sur scène :lol: )

Cette année pour le printemps des poètes nous avons monté une pièce de E. (encore et toujours on ne l'arrête plus :lol: ) c'est une pièce parlant d'un personnage réel emblématique de Bourges.
Là nous avons travaillé différemment, nous avons commencé en janvier (pour une représentation début mars) et comme tout le monde interagit avec tout le monde c'était intensif j'ai eu jusqu'à 5 soirs de répétition de suite et encore j'ai fait sauté l'atelier cette semaine là pour faire une pause car sinon ça aurait été 7 soirs de suite. Il y a eu une super entente entre nous. Vraiment pendant 2 mois j'ai manger, penser, rêver théâtre :lol: . Mais le résultat a été au rendez-vous. ;) (d'où retard sur l'apprentissage de mon 2e texte cette année)

Nous avons fait salle comble :shock: : les 150 sièges préparés n'ont pas suffit, des sièges ont été chercher dans d'autre salle, et malgré ça, des personnes assises par terre, des personnes debout au fond de la salle, des personnes assises sur des praticables dans la salle (on jouait partiellement dans la salle) et une dizaine-quinzaine de personnes ont été refoulées à l'entrée. :shock: Au moment du salut, par dessus les applaudissement il y a eu un "bravo" le type de "bravo" qui vient du fond du coeur, que j'avais déjà entendu en temps que spectatrice, mais jamais en temps que comédienne et ce "bravo" je l'ai reçu en plein coeur, il m'a collé des frissons...
Les retours qu'on a eu : "trop court" un mec m'a demandé "vous êtes professionnels ou amateurs ? " quand j'ai dit amateur il a semblait surpris :oops: ou encore "faut la rejouer"

Bref on va la rejouer (ça va être une première pour moi de "rejouer" une pièce :peur: ). Et je viens d'apprendre cette semaine qu'on va faire 2 soirs de suite (ça aussi du coup ça sera nouveau pour moi, je me sent tellement vidé après une représentation alors 2 soirs de suite je flippe un peu :lol: )


Voilà mon post est loin d'être aussi organiser que le tien j'ai l'impression que c'est brouillon mon histoire et je ne suis pas certaine de répondre à ses questions :oops:
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Fleur d'épine
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par Fleur d'épine » 26 mars 2018 - 23:06

Oh, si, Flo, ne t'inquiète pas, tu réponds exactement à mes questions :hug: Et ton post n'est pas du tout brouillon, loin de là !

Du coup, je suis aussi très impressionnée de lire tout ça, de savoir que tu enchaînes plein de rôles en même temps, ceux de l'atelier, de la compagnie, et pour le printemps des poètes aussi, c'est génial ! Je ne m'étais pas du tout doutée que tu t'étais autant engagée, chapeau :fan:

J'ai trouvé ça très instructif ce que tu as dit à propos des différents rôles que tu as eu à traiter, et la différence entre bosser pour l'atelier ou pour la compagnie, c'est super intéressant !

J'espère que THE projet pourra se faire ! Surtout si tu adores ton personnage, ce serait dommage que tu ne puisses pas l'incarner jusqu'au bout !

Je suis aussi grave admirative de savoir que tu as eu cinq soirs de répétition de suite :shock: C'est tellement crevant. On a fait cinq jours de répétitions pendant la semaine de vacances, mais pas cinq jours de suite, et déjà, je trouvais ça épuisant, je bénissais les jours de pause qu'il y avait entre deux répétitions, donc je n'ose imaginer l'état dans lequel tu devais être après ces cinq jours !
Mais, d'un autre côté, c'est tellement génial quand tu aimes le projet, de passer deux mois complets à ça, au point de manger, penser, rêver théâtre :lol: Surtout si le résultat a été au rendez-vous ! Bravo à vous, et à toi, tu le mérites :beer:


J'imagine aussi tellement ce que le "bravo" a pu te faire ressentir, c'est magique :coeur:

Pis c'est génial que vous la rejouiez !!! Ne t'inquiète pas, y a pas de raison que ça ne se passe mal, vous avez géré la première :hug:
Je comprends ton inquiétude concernant les représentations deux jours de suite. Ça m'a fait pareil après la représentation du jeudi, j'étais complètement vidée et je me sentais dans un univers parallèle, trop bizarre. Le lendemain je n'étais pas trop remise, j'étais dans un stress totalement différent, c'était étrange, je ne pourrais pas trop décrire ça. Mes comédiennes aussi vivaient le contrecoup de la veille, l'une d'entre elles était malade, une autre pas en forme à 100%. Mais, au final, quand il faut monter sur scène, tous les petits soucis disparaissent ! Et on a toutes les quatre bien géré la deuxième représentation !
Du coup, je comprends tes inquiétudes mais je suis sûre que ça va très bien se passer :hug:






Nightyyyyy :coeur:
Ton message m'a fait trop trop trop trop trop trop plaisir, merci ma rue :hug:
Et, du coup, j'ai eu le sourire aux lèvres, moi aussi, en lisant ton post !
Merci pour tes encouragements et tout, tes mots me touchent *__*
J'espère que tu pourras retrouver cette sensation et danser sur scène à nouveau :hug: C'est pas possible de faire ça à Cardiff ??
Et tkt, les assistants c'est prévu :mrgreen: Haha, bon, en réalité, je ne pense pas pouvoir me le permettre, mais c'est clair que ce serait tellemeeeent le pied 8) :lol:
En tout cas, merci de partager ton expérience et celle de ton ami chanteur :hug: Et merci d'avoir rebondi sur mon post, ça m'a fait tellement plaisir :hug:
LIMK, plus puissante qu'un dragon chinois, plus mythique qu'un tanuki !
La coupe des quatre sorciers sera japonaise ou ne sera pas !
Tremblez autres écoles, notre entraînement a commencé.
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(Et comme le dirait notre directrice : Apprends la sagesse dans la sottise des autres. :mrgreen: )

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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 27 mars 2018 - 08:36

The Night Circus a écrit :
25 mars 2018 - 22:19
Nighty, j'avais pas vu que tu avais posté pendant que je répondais à Fleur. Je voulais pas snober. :oops:
Ton expérience de danse est bien entendu bienvenue ici.
J'aime beaucoup l'aspect nostalgique que tu relates :D

JC est presque aussi minutieux, mais pas dès le début, les petits détails c'est sur la fin des répétitions quand on a fixé les grandes lignes
Fleur d'épine a écrit :
26 mars 2018 - 23:06
e suis aussi grave admirative de savoir que tu as eu cinq soirs de répétition de suite :shock: C'est tellement crevant.
Oh que oui j'étais sur les rotules :lol:
Fleur d'épine a écrit :
26 mars 2018 - 23:06
que tu enchaînes plein de rôles en même temps, ceux de l'atelier, de la compagnie, et pour le printemps des poètes
Le printemps des poètes c'est la compagnie ;) mais bon j'ai la chance d'avoir une bonne mémoire qui me permet de procrastiner sur l'apprentissage des textes. Suffit que je décide de m'y mettre.
Fleur d'épine a écrit :
26 mars 2018 - 23:06
Mais, au final, quand il faut monter sur scène, tous les petits soucis disparaissent !
Oui je sais et même les gros ;)

Le 20 je vais me coucher hyper tard car il faudra tout démonter et le 21 il faudra le se lever tôt, mes garçons ont compétitions d'escrime le matin. La première compét de mon petit bout. Impensable que je loupe ça.
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par The Night Circus » 27 mars 2018 - 10:06

Oh ne t'en fais pas Flo je ne l'ai pas pris pour du snobage :hug: Et je trouve ca genial aussi totu ce que tu racontes !

Et Fleur je meurs de choupitude hein :hug:

Et avec mon travail actuel je ne pense pas pouvoir m'engager dans une troupe quelle qu'elle soit, je voyage pas mal - il y a des semaines je vois plus d'hôtels que ma chambre - du coup je ne pourrais pas etre reguliere en repetition, a partir de la ca me gene de m'engager dans quoi que ce soit.
A un moment j'ai pense aller voir du cote du Burlesque / Cabaret :oops: j'ai une amie photographe qui a suivi une ecole de Burlesque, et je ne sais pas comment dire... Les gens n'ont pas des corps parfaits selon les canons de beaute des magazines, il y a des filles tres rondes, plus rondes que moi, des garcons tous maigrichons et tout, et pourtant tous dansent et charment en petite tenue, tous savent que meme si leurs corps n'ont rien des corps qu'on nous sert dans les magasines et auxquels on nous pousse a aspirer, ils sont beaux et seduisants a leur facon, et avec en plus une bonne dose d'auto derision, et j'avoue que ca me fascine pas mal et je me demande si j'en serais capable.
Mais en vrai je ne pense pas avoir l'aisance necessaire en terme de danse du coup non. Mais voila j'ai caresse cette idee la quand meme, et d'en parler ca me re-donne envie !
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 27 mars 2018 - 10:21

The Night Circus a écrit :
27 mars 2018 - 10:06
il y a des semaines je vois plus d'hôtels que ma chambre - du coup je ne pourrais pas etre reguliere en repetition, a partir de la ca me gene de m'engager dans quoi que ce soit.
Je comprends, c'est tellement responsable de fonctionner comme ça. :hug: C'est le gros problème de l'atelier, certaines personnes sont régulièrement absentes. Je conçois c'est difficile de toujours être là, on a le droit d'avoir des impondérables (personne n'est à l'abris d' un coup dur, d'une maladie, d'une intervention chirurgicale, d'avoir un problème de garde pour les mômes...) mais certains accusent beaucoup d'absence et du coup ça ralentis la progression.
The Night Circus a écrit :
27 mars 2018 - 10:06
Oh ne t'en fais pas Flo je ne l'ai pas pris pour du snobage :hug: Et je trouve ca genial aussi totu ce que tu racontes !
comme j'ai lancé le topic je voudrais bien le suivre au mieux. Et vraiment j'ai pas vu, et même j'ai pas vu la fenêtre disant qu'il y avait eu une réponse entre temps.
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par dedellia » 07 avr. 2018 - 05:35

Je viens de lire ton expérience Fleur et c'est assez incroyable tout se travail en si peu de temps ! En plus, tu dresses un bon bilan, je trouve ! On voit que tu y as investi non seulement du temps, mais aussi beaucoup de passion et de réflexion. Penses-tu en refaire un bientôt ? ;)

Pour ma part, j'hésite encore à m'impliquer dans une troupe pour cet été, (celle qui veut mener un projet tente de me convaincre, même si elle ne m'a jamais vue jouer ^^) j'attendrai de voir le texte sélectionné (j'ai la trouille aussi, ça fait longtemps)

Je suis loin d'avoir l'expérience de Flo ^^ D'ailleurs, c'est vraiment impressionnant, des conseils à partager ?
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 07 avr. 2018 - 09:10

Faut pas croire j'ai pas non plus une longue expérience ;)
J'avais fait l'option théâtre au lycée il y a longtemps j'ai passé le Bac (notre diplôme fin de lycée) en 97 c'est pour dire :lol:
Puis j'ai re-gouté au théâtre pour une petite petite expérience en 2002-2003 (si mes comptes sont bons) c'était ma première expérience devant un public (dans le cadre de l'option c'était juste en face des autres élèves et des profs.
Puis plus rien jusqu'en octobre 2014 quand j'ai rejoint l'atelier organisé par ma ville. Les choses se sont un peu accéléré l'année dernière seulement.
Pour les conseils, honnêtement comme ça je ne saurais pas trop quoi dire. A part, si ça te fais envie fonce, fais toi plaisir et te prends pas la tête.
Si tu as des questions précises n'hésite pas.
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 21 avr. 2018 - 15:45

Hier nous avons rejoué la pièce
C'est une première pour moi de rejouer une pièce. ;)
Déjà la salle !!! :shock:
Mais alors surtout un sans faute, ça s'est tellement bien passé :boing:

Mais surtout ce qui m'a marquée c'est le public qui n'a pas du tout réagi de la même façon, j'aurais jamais cru une telle différence de réaction. Bon on a eu que des retours positifs, mais j'ai été "déstabilisée" de ne pas attendre des rires sonores là où le public avec éclater de rire la première fois.

Je suis contente de cette 2e représentation. (nous n'avons pas pu présenter le jeudi comme prévu à l'origine pour des questions de calendrier) :D
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Re: Sous le feu des projecteurs

Message par flodalys » 26 mai 2018 - 23:39

Nous avons présenter notre travail de l'atelier ce soir. :D Je suis encore un peu étourdie, mais je suis trop excité pour aller me coucher.

Au final sur la grande pièce on a du sauté 4 pages de textes :shock: ... 2 grands sauts de répliques, je suis assez fière d'avoir réagit comme il fallait qua A a sauté toute une scène... 8) (oui je me la pète un peu, mais je suis fière de ne pas avoir paniqué :D )

La scène ou A. doit me séduire il a commencé à rire, et du coup j'ai eu du mal a retenir mon rire moi aussi, mais on a réussi à nous reprendre. Je suis fière de nous. :D C'est marrant la robe de chambre le rendait à la fois plus "intimidé" et plus "audacieux"


Pour l'autre pièce j'avais une appréhension, mon texte était un quasi monologue à débiter vite, trèèèès vite avec des mots bien complexes et s'il me manque un mot j'ai pas le temps d'essayer de trouver un synonyme. Ce texte je le connais sur le bout des doigts depuis novembre parce que franchement il est imbitable ce texte. Mais lors des 3 dernières répé j'ai foiré ce texte du coup j'étais en flip total car là si trou il y avait impossible de le cacher ou de le meubler. (j'ai jamais rédigé de thèse sur l'espace public urbain.) Et il fallait caler les déplacement par rapport à la chaise sur laquelle je devais m'affaler après avoir reçu la gifle et ça nous avais poser pas mal de problème cette histoire et là, magie du spectacle, j'étais calé au bon endroit.

Et c'était cool nos partenaires masculins de la pièce avec la compagnie sont venus nous voir ce soir. C'était une surprise sympa.
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