[Textes]Nuit du 21 Octobre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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Api
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[Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Api » 21 oct. 2017 - 18:46

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit!


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit, image ou musique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :

Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits.
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LilTangerine
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par LilTangerine » 21 oct. 2017 - 19:39

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Page(s)
Fandom : Original
Nombre de mots : 152
Personnages : /
Rating : /
Je n'ai plus peur
La tête haute
Les yeux dans la lumière
Je ne sais pas pourquoi

Chaque souffle compte
Et tu l'as bien compris
Je te déteste, mais ça ira
On est encore perdus
Loin des cent clochers
Qui veillent sur la nuit

La nostalgie a un goût frelaté
T'inquiète pas
Je sais où on va cette fois

On se regarde dans les yeux
Pour la première fois depuis cent ans

Les voitures sous nos pieds
Le pont qui tremble dans l'aube
Il suffit d'un rire
Tu es la réalité et je te déteste
Laisse-moi

Et je rentre chez moi
Tanguant encore sous l'effet
D'un monde parallèle
Je le connais bien

Sur le bord de la route
Tu attends qu'on vienne te chercher
Tu ne comprends pas que c'est déjà le passé
Tourne la page, arrête de penser

Les problèmes
Je ne veux pas savoir
Je n'ai plus peur
M'attend pas
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Dans ma tête c'est la chaos venu visiter pour voir

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AlwaysLS
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AlwaysLS » 21 oct. 2017 - 19:45

Titre : Ce n’est pas ta faute
Défi Scénaristique ou Stylistique : Image ( https://img00.deviantart.net/0bc5/i/201 ... 70scfl.jpg )
Fandom : HP
Nombre de mots : 322
Personnages : Ariana Dumbledore/Abelforth Dumbledore
Rating : tout public
Elle était blottie sous ses épaisses couvertures. Elle était inquiète. Vraiment. Elle ne l’avait jamais vu dans un tel état. Et à cause d’elle. Pourtant elle était sûre qu’elle n’avait rien fait. Que ce n’était pas de sa faute. Elle avait simplement imité son grand frère et pourtant… ça n’avait pas plu à ces gens. Elle se cacha sous couvertures entendant la voix de sa mère résonnait dans la maison. Elle semblait vraiment en colère.
- Tu devrais dormir, toi, lança une voix depuis l’embrasure de la porte de sa chambre.
Alors, doucement, craintivement, elle dégagea sa couverture de son visage, jusqu’à son petit menton. Elle aperçut alors son frère s’approcher d’elle.
- Je n’y arrive pas. J’ai trop peur… C’est à cause de moi si papa et maman se disputent. Mais je te jure, j’ai rien fait ! Rien ! Mais papa et maman sont en colère contre moi !
Elle éclata en sanglots, son petit corps si fragile parcouru de spasmes. Son frère s’approcha d’elle, caressa ses cheveux blonds et alluma une guirlande. Des libellules parurent prendre vie, leur corps illuminé de l’intérieur projetant leur ombre, maintenant gigantesques sur les quatre murs. Ces insectes qui s’étaient animées dans la pénombre étaient les gardiens de ce lieu, de sa sœur cadette. Il regarda ce petit être, il la connaissait tellement bien mais ce soir, il n’avait pas su quoi dire pour la réconforter, la rassurer, lui dire que rien de tout ça n’était de sa faute, que c’était la faute de ces salopards. Comment pouvait-elle être responsable ? Elle était si jeune, si naïve, si douce, si gentille ! Il confia à ses libellules tout ce qu’il ne pouvait pas exprimer ou faire. Il attendit patiemment qu’elle s’endormît malgré les bruits de la discorde de ses parents deux étages plus bas. Alors Abelforth lui chuchota :
- Chutttt… je sais que tu n’y es pour rien. Tout le monde le sait
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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AlwaysLS
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AlwaysLS » 21 oct. 2017 - 19:47

Et comme je me suis "un peu" emballée et que ça déchirait mon petit coeur d'artichaut de choisir... voilà une autre proposition
Titre : Une soirée d’été
Défi Scénaristique ou Stylistique : Image (https://img00.deviantart.net/0bc5/i/201 ... 70scfl.jpg ) et musique Jay and the Americans - Come a little bit closer
Fandom : HP
Nombre de mots : 272
Personnages : Lily Evans
Rating : tout public
Elle était allongée sur son petit lit dans la pénombre. Elle était bien, enfin chez elle, tout était calme. La nuit tombait doucement sur cette chaude journée de Juillet. C’était le premier jour des vacances. Enfin ! Que faisaient ses amies ? Elle ne savait pas et à force de passer toutes les heures de la journée, et même de la nuit avec, elle se sentait seule. Ses parents étaient sortis chez des amis et Pétunia était chez son Vernon Dursley. D’habitude, tout était beaucoup plus animé, Marlene occupait l’espace sonore, et si ce n’était pas elle, c’était Alice. Alors d’un coup de baguette magique, elle mit en marche son tourne-disque moldu qui lui manquait tant quand elle était à Poudlard – c’était d’ailleurs une des seules choses qu’elle regrettait dans le monde des sorciers -. La musique jaillit doucement, des accords de guitare, puis la voix du chanteur accompagnée des chœurs et de percussions. Le rythme swinguant lui donnait toujours autant envie de se trémousser. Elle se leva alors en marchant au rythme des syncopes. Elle appuya sur l’interrupteur placé à l’entrée de sa chambre et la guirlande que sa tante Ivy lui avait offerte quand elle n’avait que cinq ans illumina sa petite chambre sous les combles. Elle avait fixé cette guirlande sur une des poutres de la charpente, juste au-dessus de son lit. Petite, cette guirlande lumineuse de libellules la rassurait. A présent, elle lui rappelait son enfance. Elle s’allongea sur la couverture en patchwork décidément trop chaude pour l’été et fixa les petites libellules. Elle se perdit dans ses pensées, pensant à ses amies… La nuit était si longue…

" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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The Night Circus
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par The Night Circus » 21 oct. 2017 - 19:52

Titre : La douce Marie Séverine
Thème : "Page(s)"
Fandom : /
Nombre de mots : 286
Personnages : Marie-Séverine
Rating : /
Le cœur de soeur Marie Séverine battait fort dans sa poitrine ; la jeune fille se mordait les lèvres pour ne pas pleurer. Elle avait toujours été sensible, d'une façon qui confinait à l'absurde, et elle s'était retirée du monde en espérant laisser derrière elle les ombres et les détresses qui faisaient éclater son cœur tendre en d'innombrables petits morceaux.
C'était sans compter sur une absurdité plus grande encore que sa nervosité ; celle de l'or et de la guerre. Cela faisait trois ans désormais, trois longues années de misères et de privations, que le bruit des canonnades harcelait même ses rêves, que l'odeur des cendres s'étaient installée de façon perpétuelle au fond de sa gorge, trois ans qu'ils accueillaient, encore et encore, des soldats blessés dans leur petit couvent de chaux blanche, abrité autrefois pas de luxuriants vergers desquels il ne restaient que quelques arbres tordus et malades.
Ses mains étaient calleuses d'avoir creusé d'innombrables tombes, mais son cœur, lui, ne semblait pas pouvoir se protéger, et se blessait, encore, encore et encore.
Un garçon plus jeune qu'elle, aveugle et rongé par la gangrène, lui dictait une lettre d'adieu. Marie Séverine, les larmes aux yeux, observait ses jolies lèvres brunes murmurer des mots tendres et déchirants, seules vestiges d'un beau visage entièrement ravagé, et n'osait pas lui dire qu'elle n'avait plus vu de papier depuis bien longtemps. Les livres avaient brûlé avec la bibliothèque ; elle n'avait pas tenu la moindre feuille, blanche, imprimée ou manuscrite, depuis plusieurs mois.
Elle n'avait rien pour écrire.
Alors elle faisait semblant, laissait courir son doigt sur le rebord de la fenêtre à côté de laquelle elle était assise, remplissant une page imaginaire d'adieux et de sentiments bien réels.
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She makes hungry where most she satisfies

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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par BellaCarlisle » 21 oct. 2017 - 19:52

Titre : Tourner la page
Thème : Page
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 564
Personnages : Elvira (OC), Raze, Lucian
Rating : Tout public
Un bruit de clefs retentit dans les cachots, attirant l’attention d’Elvira. Quelques secondes plus tard, Lucian est devant elle, un trousseau en main, ouvrant sa geôle. La femme Vampire hoche la tête dans un remerciement silencieux, remarquant l’expression vide du Lycan. Aucune parole n’est échangée entre eux, elle se contente de le suivre alors qu’il libère les derniers prisonniers, aussi bien des créatures comme lui que des êtres comme elle. Il ne dit rien de plus, les laissant remonter dans les étages du château, serrant les clefs dans ses mains, le corps agité de soubresauts inquiétants. La sœur d’Ilona craint de le voir se changer en bête et tout détruire autour de lui mais il se contrôle.

Dès que l’humidité des cachots est chassée par l’air frais, Elvira inspire longuement. L’odeur du sang entre dans son nez et elle fronce les sourcils. Son regard se pose sur les différents corps sans vie qui s’étalent sur le sol. Il y a eu bien plus de morts que ce qu’elle croyait et elle essaye de ne pas dévisager les cadavres, pour éviter de reconnaître des visages familiers. C’est une épreuve dure à traverser, elle ne peut s’empêcher de s’arrêter pour fermer les paupières de compagnons d’armes, sous les yeux des Lycans qui l’observent avec un dégoût évident.

Seul Raze s’approche d’elle sans aucun préjugé. Il a sur les mains le sang de nombreux Vampires mais Elvira ne lui en tient par rigueur. Elle ne peut pas reprocher à l’homme noir d’avoir tué tant de personnes, pas alors qu’ils étaient esclaves. Elle-même a vu à quel point ses semblables sont des monstres, elle en a vécu l’expérience en étant jugée à plusieurs reprises avant d’être condamnée. Elle serre sa main tendue, créant un accord entre eux sous les regards surpris des autres Lycans. Des murmures se font entendre rapidement, plusieurs hommes manifestent leur mécontentement face à ce geste étrange.

- Ne les écoutez pas, déclare Raze de sa voix grave. Ils ne comprennent pas pourquoi Lucian vous accorde son pardon.
- Son pardon ? réplique Elvira avec amertume. Je n’ai rien tenté contre lui, j’ai voulu l’aider. Les aider.

Son cœur se serre mais elle garde la tête haute, pour ne pas exposer sa faiblesse face à tant d’ennemis. Elle aimerait évoquer tous ses conseils, tout ce qu’elle a fait pour sa nièce mais le nom de Sonja ne franchit pas ses lèvres. La douleur de sa perte est encore trop proche, elle ne parvient pas à accepter ce qui est un changement dans son existence. Tout ce qu’elle a connu jusqu’à ce jour a été bouleversé à cause d’un amour entre deux êtres trop épris l’un de l’autre.

- Comment va Lucian ? demande-t-elle dans un murmure. Il n’a pas prononcé un mot en venant me délivrer.
- Il est encore sous le choc, répond Raze sur le même ton. Il a vu Sonja mourir sous ses yeux sans pouvoir la sauver. Il a cherché à tuer Viktor mais il a échoué.

Un soulagement étrange parcourt Elvira. Elle sait qu’elle ne devrait pas être heureuse, parce que son beau-frère a participé à la condamnation de sa propre fille. Mais c’est un sentiment qu’elle ne peut pas repousser. Il lui faut pourtant s’endurcir, encore plus qu’après la mort de sa sœur, pour aller de l’avant. Pour tourner la page sur son passé et écrire un nouvel avenir.
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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Iphigenie Nasty » 21 oct. 2017 - 19:55

Titre : Au clair de libellule
Défi Scénaristique ou Stylistique : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 650
Personnages : Remus Lupin
Rating : Tout public
La cadence de sa marche n'était pas assez suffisante pour le réchauffer. Remus décida d'accélérer le pas. Malgré le mentaux cossu de son oncle moldu, il n'arrivait pas à résister au froid du nord de l'Angleterre. Voilà maintenant une semaine qu'il n'était plus à Poudlard, une semaine, loin de ses amis et dans un monde qu'il connaissait si peu. Pourtant il se sentait bien, aussi bien qu'il pouvait se sentir après une dispute avec sa mère et juste avant un soir de pleine lune. Elle devait le comprendre aussi ! A son âge, il avait la tête pleine de rêves de liberté, des rêves de magie, d'amour et d'aventure. Mais sa mère marquait toujours un point d'honneur à protéger son fils loup garou, ou plutôt à protéger le monde de lui.

A 50 klm d'une petite ville côtière du nord de l'Angleterre, Remus passait noël dans un petit hameau, là où vivait le vieux frère de sa mère. Un endroit si perdu qu'il ne croisait jamais personne, même le jour. Il avait caressé la douce illusion de pouvoir s'y transformer en liberté. Mais sa mère si était fermement opposée, prévoyant de le barricader dans le grenier. Alors, avec toute la fureur et l'impétuosité qu'un jeune homme de 16 ans peu réunir, il était parti, bien décidé à passer une nuit en liberté.

Le jeune homme qui s'essayait à la rébellion fut subitement arraché de ses rêves par un obstacle considérable. La mer était venu se mettre en travers de son chemin. En effet, il était arrivé au bout d'un petit ponton , un peu à l’extérieur du village. Le ponton était encadré par des piliers qui s'élevaient pour supporter un chevron. Au bout de cet étrange ponton, une guirlande était posée parsemée de petite libellules lumineuses. Comment cette guirlande au bout d'un ponton abandonnée dans un village moldu perdu pouvait être alimentée par de l'électricité, Remus ne le sût pas et ne le saura d’ailleurs jamais. « C'est magique » se dit-il alors qu'un sourire s'affichait sur son visage. La sensation qui le saisit le déconcerta, le déconnecta de toutes choses.

Face à lui, la mer orangée par le soleil tombant éclairait chaque parcelle de sa peau. Un vent glaciale et doux à la fois caressait son visage qui en oubliait d'avoir froid. Face au soleil, face à la mer, Remus était en paix. Il pardonnait à ses parents de l'avoir enfermé, il pardonnait au monde de l'avoir rejeté, il pardonnait à Greyback, il pardonnait au monstre qu'il était d'exister. Il ne pouvait plus rien y faire, il était seulement lui pour toujours et à jamais, il ne voulait plus se cacher. S'il n'avait pas été mordu, peut-être aurait-il été un garçon normal, un adolescent qui a des rancards, des tas d'amis et qui n'a peur de rien. Mais la vie lui avait appris à rester seule, à avoir peur de tout, de lui, du criminel sanguinaire qu'il était ou pouvait devenir à chaque pleine lune. Remus Lupin, au bout du ponton aux libellules s'autorisa pour la première fois à ne ressentir aucune culpabilité et à sortir du perpétuelle état de rédemption où se trouvait son âme.
Le soleil d'Angleterre était de moins en moins haut, et son miroir maritime de moins en moins orange, et de plus en plus sombre.
A la vue de la lune, Remus pris une profonde inspiration, puis une autre, et encore une.
Alors que la nuit été tombée, il recula d'un pas, comme par peur de tomber à l'eau. Il contrôla ses tremblements et sa peur. Il arrêta de fixer les ténèbres de la nuit, à la recherche de l'horizon disparu pour déposer son regard sur la petite libellule colorée. Remus sentit sa peau se déchirer, mais il n'arrêta pas de sourire à la libellule. Quelques secondes plus tard, Remus Lupin était devenu un loup garou, un loup au sang chaud et sans pitié.
Il ne nous reste plus qu' à espérer ,qu'aucune âme vagabonde ne se trouve sur le chemin de notre adolescent libéré.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Mikoshiba » 21 oct. 2017 - 19:56

Titre : De cape et d'épée
Thèmes : Un peu des trois
Fandom : HP
Nombre de mots : 320
Personnages : OCs
Rating : /

De cape et d'épée


Sean était dans le jardin avec un de ses cousins, Jay. D’après ce que j’entendais, ils étaient de valeureux chevaliers et ils devaient défendre leur château-kitchenette contre le dragon-chat-du-voisin. En effet, celui-ci avait des vues sur les piécettes-d’or-en-plastique, et il voulait enrichir son trésor.

Megan est sortie en courant de la salle de bains et est allée les aider à terrasser l’horrible monstre qui terrorisait toute la population. Je tournais machinalement les pages du magazine moldu que j’avais reçu ce matin au courrier, en les écoutant se battre et éviter les longs jets de feu que leur crachait le terrible dragon-chat. La page que j’avais sous les yeux expliquait comment occuper ses enfants avec une feuille et un crayon, avec une magnifique illustration sur laquelle une mère radieuse présentait fièrement les œuvres de ses enfants épanouis, dans une maison impeccablement rangée, mais avec une petite touche de fantaisie (c’était quand même « la pièce consacrée aux enfants ») : il y avait effectivement une guirlande lumineuse avec des libellules accrochée au mur, juste à côté de la carte du pays, avec ses différents territoires détaillés.

Les enfants avaient visiblement triomphé de leur dangereux assaillant et Sean est rentré en courant chez lui en hurlant qu’il devait faire caca. Merci mon petit, mais je ne pense pas que tout le quartier ressente la nécessité ultime de connaitre cette urgence. Dans le jardin, Jay s’est mis à chanter un truc qui passe en ce moment à la radio moldue, et Megan s’est lancée et l’a accompagné. En me penchant vers la fenêtre j’ai vu qu’ils dansaient ensemble. C’était mignon comme tout ! Puis Sean est ressorti, les a vu et a pointé son épée vers eux, en les menaçant.

- Arrière Manant, je suis le grand chevalier José, et cette gente dame est ma femme ! Recule-toi ou il t’en cuira !

Et le cousin Jay a déguerpi.

♥ Team Bredele ♥

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Anwa
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Anwa » 21 oct. 2017 - 19:57

Titre : Une soirée dansante
Défi Scénaristique ou Stylistique : Comme a little bit closer
Fandom : SW
Nombre de mots : 693
Personnages : Ahsoka T., Fives, Rex
Rating : All
Ahsoka ignorait ce qui l'avait au juste poussée à venir jusqu'à la cantina du vaisseau. Il était fréquent que les clones qui n'étaient pas de service y boivent, jouent et discutent, et elle n'y avait encore jamais pénétré.
Cette dispute avec son maître était encore fraiche dans son esprit, et elle se sentait un peu seule. Pour autant, il n'y avait aucune raison valable à sa présence ici.
Elle entendait une musique un peu retro s'échapper de l'endroit, et, se ravisant, tourna les talons.

— Hé, Commandant !

Dans la voix, une pointe de moquerie.
Une pointe d'affection, aussi, qui la fit se retourner.
Par l'encadrement, elle vit Fives lui faisant signe de venir, à grand renfort de moulinets exubérants de la main. Il était installé à une petite table dans un coin non loin du bar avec quelques autres soldats qui lui souriaient.
Un peu crispée par l'appréhension, elle entra.

— Salut les gars... lâcha-t-elle, mal à l'aise, en observant d'un regard circulaire la pièce aux couleurs criardes, les murs recouverts de néons et d'affiches en tout genre.
— Ça fait plaisir de vous voir, Commandant ! lança un des clones.
— Oui, venez vous joindre à nous ! Pousse-toi, toi, ajouta Fives à l'attention d'un de ses comparses qui s'était affalé sur la banquette.
— Merci, lui répondit Ahsoka en s'asseyant, le sourire un peu moins forcé.
— On peut vous offrir à boire, Commandant ?
— C'est-à-dire que...
— Hé, Vic, un jus de Muja pour la jeune dame !

Ahsoka sentit ses joues s'enflammer à l'épithète, mais ne réagit pas, trop incertaine de cette situation qui lui échappait définitivement. Alors que le dénommé Vic lui préparait sa boisson derrière le bar, Fives se tourna vers elle.

— Alors Commandant, qu'est-ce qui vous amène parmi nous, on ne vous voit pas souvent ici ! Pas que ça nous déplaise, bien sûr, ajouta-t-il avec un clin d’œil.

Respirant à fond, Ahsoka tenta de chasser le malaise qu'elle ressentait et répondit honnêtement.

— J'avais besoin de me changer les idées.
— Justement, on est spécialistes pour ça ! Pas vrai les gars ?
— Ça c'est vrai !
— Et comment !
— Justement, reprit-il, je parlais au gars de cette fameuse fois où...

Écoutant le bavardage enjoué du jeune clone, Ahsoka se détendit quelque peu et savoura le jus de Muja qui était passé de main en main de clone jusqu'à elle. Ce n'était pas si désagréable, en fin de compte, de descendre de temps en temps de sa tour d'ivoire. Et puis, ils n'étaient pas méchants, et ne feraient rien qui puisse la mettre mal à l'aise, n'est-ce pas ?

— Vous êtes d'accord, Commandant ?

Surprise dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué que Fives lui avait posé une question, et que les trois autres soldats de la tablée s'étaient tournés vers elle, à l'affut de sa réponse.

— Euh, oui... répondit-elle au hasard, désorientée.
— Parfait ! décréta son vis-à-vis avec un grand sourire, imité par ses comparses. Choisissez !
— Choisir quoi ?
— Et bien, un partenaire de danse ! Vous avez accepté de danser avec l'un d'entre nous, l'informa-t-il, malicieux.
— Hein, mais pas du tout !
— Ah, si, M'dame, lui confirma un autre.
— Allez, ne vous défilez pas !

Paniquée, Ahsoka lança un regard autour d'elle, en quête d'une aide quelconque.

Qui vint, heureusement.

— Cessez donc d'importuner notre Commandant, Messieurs.

Le Capitaine Rex s'approcha de la tablée, l'air indéchiffrable.

— Oh, bonsoir chef ! lança Fives, nullement démonté par l'apparition de son supérieur.

Ahsoka se leva, et le salua, reconnaissante de l'intervention.

— Je devrais partir, il est tard.

Des exclamations déçues fusèrent du carré.

— Attendez, lança Rex tandis qu'elle s'en retournait. Commandant ?
— Oui Capitaine ?
— Je crois que vous vous êtes engagée à danser... lui rappela-t-il, espiègle.
— Je, euh... bredouilla Ahsoka.
— M'accorderez-vous cette danse, lui demanda-t-il en lui présentant sa main.

La jeune Togruta croisa son regard et n'y vit aucune moquerie. Juste une sincère affection.

Elle hésita un instant.
Puis souria.

— Pourquoi pas, céda-t-elle.

Sous les sifflets et exclamations de joie, elle posa sa main sur celle du Capitaine, qui l'entraina au centre de la Cantina, et tandis qu'une musique entrainante commençait au juke-box, commença à danser.

Ce n'était pas si désagréable finalement.
Dernière modification par Anwa le 21 oct. 2017 - 20:02, modifié 1 fois.
They made me a heart of steel, the kind that bullets can not see.

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popobo
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par popobo » 21 oct. 2017 - 20:00

Titre : Dans le grenier
Thème (écrit, image ou musique) : Pages(s)
Fandom : HP
Nombre de mots : 250
Personnages : OC Eileen
Rating : tout public
Eileen n’en croyait pas ses yeux. Des milliers de livres s’alignaient devant ses yeux. La large pièce avait de quoi jalouser Madame Pince. Des dizaines d’étagères s’étendaient sur plus de trente mètres de long. Le grenier devait être aussi grand que la Grande Salle. Eileen s’aventura à tâtons dans la première allée, impressionnée par tout ce qui l’entourait.

Les grimoires étaient étonnamment bien conservés. Le cuir des couverture ne semblait n’avoir subi aucune agression au cours des siècles. Des sortilèges puissants avaient du être lancés pour protéger cette magnifique collection. Eileen était époustouflée par la magie ancienne qui hantait les lieux. Mais elle était également rassurée et sereine. La pièce secrète qu’elle venait de découvrir ne lui inspirait que de la confiance. Malgré les toiles d’araignée et les crissements du parquet sous ses pas, l’ambiance environnante était sereine.

Emportée par son émerveillement, Eileen se décida enfin à se saisir d’un des anciens livres qui se présentait devant elle. Sa reliure dorée attira à la fois son regard et ses doigts. Etrangement, aucune résistance, aucun mauvais sortilège se déclencha quand elle sortit l’exemplaire antique qui n’avait pourtant pas dû quitter son étagère depuis plusieurs centaines d’années.

Assise en tailleur devant une des larges lucarnes du grenier, Eileen s’installa confortablement pour commencer sa lecture.

Légèrement nerveuse, elle sentit son coeur s’accélérer dès qu’elle ouvrit la première page. Le papier magiquement conservé avait la délicatesse d’une plume et la fragilité d’une feuille d’automne.
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AislinnSaoirse
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AislinnSaoirse » 21 oct. 2017 - 20:06

Titre : Les libellules musicales
Thème (écrit, image ou musique) : Les trois (j'ai essayé ^^)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 686
Personnages : Luna Lovegood / Rolf Dragonneau
Rating :

La pluie bat les carreaux en rythme depuis des heures maintenant, mais Luna ne l'entend pas. Assise en tailleur sur les tapis persans de son salon, elle fredonne. De ses lèvres s'élèvent un chant un peu faux, un peu à côté de la mélodie. Elle a relevé ses cheveux en un chignon désordonné dans lequel elle a planté sa baguette. A chaque mouvement de sa tête, quelques mèches folles s'échappent et viennent virevolter autour de son visage. Au fond de son ventre, un mouvement bat au rythme de la musique qui s'élève du vieux gramophone, un peu plus loin. Rolf l'a ensorcelé pour qu'il joue toute sorte de musique moldue. Un vieux rock en sort, à moins que ce ne soit de la country…
Le salon est plongé dans une demi-pénombre, uniquement éclairé par le feu qui crépite dans la cheminé. Sur la table basse en bois, Luna crée des petites formes en papier mâché. Sous ses longs doigts fins, des libellules naissent. Elle aime se servir de ses mains, elle a toujours dit qu'elle se sentait plus libre ainsi. Elle a utilisé de vieilles lettres de ses amis, la couverture du Chicaneur, quelques pages de Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau (uniquement celles sur les créatures les plus protectrices, bien sûr), et des pochettes de musique. Elle a réuni tous ceux qu'elles aiment le plus, tout ce qui lui est le plus cher.
Luna fredonne toujours, un peu faux, un peu à côté de la musique. Elle a terminé toutes ses libellules. Son bras fins s'élève et elle retire sa baguette de ses boucles qui s'envolent autour de ses épaules. Un mouvement du poignet et les notes qui s'échappent du gramophones apparaissent, deviennent une farandole lumineuse qui tourbillonnent lentement autour de la pièce ronde. Du bout de sa baguette, elle en attrape certaines et les injectent dans chaque petite libellule qui se met à luire. Elle s'arrête un instant pour contempler son travail.

Appuyé contre la chambranle de la porte derrière elle, Rolf l'observe en silence. Un sourire flotte sur ses lèvres. Il aime la regarder comme ça, quand elle ne sait pas qu'il est là, quand elle crée, et qu'il la trouve si magnifiquement libre.

She was sitting there, dit la chanson.

Oui, elle est juste assise là. Comme la première fois qu'il l'a vue, assise sous un arbre immense au milieu de l'Amazonie, en train de dessiner une créature dans son carnet.

So I started walking her way

Il était resté de longues minutes à l'observer. Comme ce soir… Elle avait exactement la même expression rêveuse.

And I knew, yes I knew

Oui, il avait su. Immédiatement. Elle était la créature la plus extraordinaire qu'il n'avait jamais vu. Il n'avait pas osé l'approcher, de peur qu'elle s'envole.

I heard her say, yeah
Come a little bit close
r

- Approche… n'est pas peur.

Elle l'avait appelé de sa voix douce, tout droit sortie d'un rêve, et il l'avait rejoint quasi hypnotisé. Il ne l'avait plus jamais quittée.

Ce soir, elle ne l'a pas vu. Elle attachent entre elles les libellules avec de long rubans argentés et des fils dorés. Elle a terminé son mobile. De ses lèvres s'élèvent un chant un peu faux, un peu à côté de la mélodie. Elle est heureuse.

Silencieusement, il s'approche d'elle. Lorsqu'il entre dans son chant de vision, il fait semblant de jouer les cuivres de la musique. Elle rit et ce son et le plus beau du monde. Elle pose doucement ses mains sur son ventre arrondi et elle le regarde continuer à faire le fou.

So we started to dance
In my arms, she felt so inviting
That I just couldn't resist
Just one little kiss so exciting


Il s'approche d'elle et saisit ses mains :

- Come a little bit closer

Elle se laisse faire et ils commencent à danser.

Elle rayonne de bonheur dans la pénombre du salon. C'est toujours la nuit que sa Luna est la plus belle… Incapable de résister, il lui vole un baiser entre deux pas, et continue à faire tourbillonner sa femme sur sa musique préférée.

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 21 oct. 2017 - 20:29

Titre : L'orage
Thème : Musique
Fandom : aucun
Mots : 179
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle court. Le rythme de ses pas l'ade à se concentrer. Longtemps, trop longtemps, elle a laissé faire. Elle n'a fait que regarder ce monde fou la pourrir jusqu'à l'os. Elle a laissé cette haine boullir trop longtemps. Maintentant, c'est elle la maîtresse de ses actions. Enfin, elle a laché la bombe, l'explosion qu'elle gardait enfoie en elle pour garder les miettes. Elle na plus rien, c'est fini.
Elle court. Mais elle est calme, trop calme. Elle sent les gens courir après elle. Non, elle les imagine sutout. Elle aurait eu besoin d'eux, avant. Dans le passé. Quand elle en avait besoin. Oh, elle leur en veut. Elle a semé tellement d'indices. D'indice désepérés. Mais rien, rien n'a servi. Oh, certaines ont eu des doutes, mais ne sont pas allées assez loin. Elle leur faisait confaice, avait placé tant d'espoirs dans ces personnes. Mais c'est fini. Elle a enfin le contrôle. Elle a laissé la tempête faire rage autour d'elle, elle est devenue l'orage
Dernière modification par PlumeEnVadrouille le 22 oct. 2017 - 00:09, modifié 1 fois.
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 21 oct. 2017 - 20:39

Titre : La marche
Thème : Hymne
Fandom : aucun
Mots : 172
Personnages : aucun
Rating :aucun
Elle les écoute furieusement entonner fièrement leur hymne. Un hymne affreux, bâti sur une idéologie à vomir. L'hymne nazi, qui prône la pureté et tant d'autres capacités si fabuleuses !
De sa fenêtre,les bras croisés, elle les regarde défiler. Juive, elle a perdu sa famille. Résistante, elle a perdu ses amis. Mais elle a retenu la leçon ; elle s'est endurcie, et ne refera pas les même erreurs stupides. Elle a bien vu que le Führer décline de plus en plus chaque jour. En tant que médecin, elle sait nommer l'arme. Narcotiques.Ce simple mot lui fait savourer la victoire vicieuse qui envahit peu à peu son pays. Elle est la seule à s'en être rendue compte. Avant, elle l'aurait hurlé. Maintentant elle se tait. Elle sait que la mort du dictateur n'a pas besoin d'être forcée. Il va finir bientôt.
Alors elle les regarde tous marcher, et rumine sa colère pour esquisser un sourire narquois.
Dernière modification par PlumeEnVadrouille le 22 oct. 2017 - 00:10, modifié 1 fois.
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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Iphigenie Nasty » 21 oct. 2017 - 20:50

Titre : Attendre
Thème : musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 648
Personnages : Cassiopé Potter OC
Rating : Tout public
Les escaliers sont en lambeaux. Ron a prit Hermione dans ses bras, ils pleurent tout les deux. Hermione est intelligente, elle avait déjà compris qu'Harry était un horcruxe. Elle avait peur de cette idée mais elle savait. Cassi, debout un peu en arrière d'eux, pleurait sans bruit, sans même s'en rendre compte. Son cœur avait laissé place à un grand vide, et ce vide c'était peu à peu rempli de la haine.
Comment avait-il pût l'abandonner comme ça ? Comment pouvait-il décider d'aller dans la forêt et se livrer à Voldemort ? « Il ne restera plus que lui » avait-il dit . « Non Harry, il restera aussi moi, et sans toi je ne suis rien », elle aurait voulu avoir le courage de lui dire ça. Mais au lieu de ça elle s'était juste pétrifiée, déconnectée d'un monde où son frère n'existerait pas. Elle n'avait jamais eu que lui. Et il était entrain de livrer sa vie au diable.
Elle vit Hermione sécher ses larmes, se dégager délicatement des bras de Ron et se tourner vers elle. Son amie lui tendit la main, en geste de compassion et de soutien. Mais Cassi n'avait pas besoin de ça, pas besoin qu'on la réconforte comme si son frère était déjà mort. Non il ne l'était pas et il ne le serait jamais tant qu'elle vivrait.
Cassi recula brutalement, son regard était celui d'une jeune biche effrayée face à un chasseur. Son front était en sang, ses jambes la supportaient à peine. Pourtant elle courut, elle dévala les escaliers, sans laisser Hermione ou Ron la possibilité de la rattraper. Elle fit irruption dans la cour et elle la traversa dans une course folle comme si le diable était à ses trousses, en réalité, c'était elle qui projetait de se jeter dans ses bras.
Elle continua sa course sur le pont, jusqu'à ce qu'une pierre la fasse trébucher. Ses genoux furent écorchés par le sol sur un bon mètre avant qu'elle ne réussisse à arrêter sa chute.
Là, sur le pont de Pourdlard, elle était plus seule que jamais. Harry était sûrement déjà mort. Voldemort s'empresserait ensuite de massacrer le dernier Potter en vie, c'est à dire elle. A maintes reprises, sous les sortilèges doliris de Bellatrix, elle avait frôlé la mort, mais jamais sa perspective ne lui fit aussi peur qu'à cet instant. Cassi allait mourir, tuée par Voldemort. Ou peut-être demanderait-il à Drago de la tuer, pour qu'il prouve son allégeance.
Ainsi Cassiopé Potter mourrait sous la baguette de l'homme qu'elle aimait.
Elle n'avait plus la moindre espérance. Plus la moindre volonté de s'en sortir, de se battre pour une quelconque cause.
Recroquevillée sur le pont de Poudlard, elle se redressa avec ses dernières forces pour pousser un ultime hurlement, un hurlement de douleur et de haine qui venait du plus profond de ses tripes. Elle hurlait contre Harry, contre Drago, contre sa vie.
Et puis, comme si ce cri avait achevé de l'épuiser, elle se laissa tomber en arrière, elle n'eut pas la force de se maintenir assise. Alors elle s'allongea, et contempla les cieux, torturée par sa souffrance qu'elle essayait d'oublier, attendant sa mort comme un chevalier attendrait son adoubement.

Into this storm, Into this storm
Into this storm and wait
I can't control wither, in wonders
Flowers that lose their shape
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes

I'll be the call, I will be quiet
Stripped to the bone, I wait
No, I'll be a stone, I'll be the hunter
Tower that casts a shade
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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AlwaysLS
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AlwaysLS » 21 oct. 2017 - 20:54

Titre : Une erreur
Défi Scénaristique ou Stylistique : musique Of Monsters and Men - Thousand Eyes
Fandom : HP
Nombre de mots : 520
Personnages : Hermione Granger
Rating : tout public
Dans cette tempête, dans cette tempête
Dans cette tempête et attendre
Je ne peux pas contrôler ma mort, dans les merveilles
Les fleurs qui perdent leur forme

Elle sentait que doucement, elle sombrait. Elle n’avait plus la force de lutter. Elle abandonnait tout, elle perdait courage. Le peu des forces qui lui restaient déclinaient de façon exponentielle. Elle avait échoué. Elle le savait. Mais elle était impuissante, elle était incapable de faire quoique ce soit, même si elle l’aurait voulu. Et de toute façon, elle ne voulait plus. Ses paupières papillonnaient dangereusement. Les ténèbres menaçaient de la happer à tout instant.
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux

Elle le fixait sans le voir. Elle cherchait dans ses yeux une lueur de sympathie, une once d’empathie, un soupçon de compassion, un brin de regret, même un petit quelque chose de pitié. Mais rien. Il évitait presque de la regarder, de voir la chose pitoyable qu’elle était. C’était l’accomplissement, la réalisation de ces six années passées ensemble. Elle avait beau chercher mais elle ne trouvait rien, qu’la sensation glaciale et désarmante du vide.
Je serai l'appel, je resterai silencieuse
Dénudé jusqu'à l'os, j'attends
Non, je serai une pierre, je chasserai
La tour qui apporte de l'ombre

Elle détourna son regard de lui. Elle voulait oublier cette absence, ce silence pesant. Aucun son ne pouvait plus sortir de sa gorge malgré les maléfices, produits de l’hystérie sorcière. Elle était fatiguée, tellement épuisée. Elle voulait qu’on la laisse tranquille, qu’on lui accorde le repos éternel. Elle aurait dû s’offusquer de telles pensées, mais pour être honnête, elle n’avait plus la force de raisonner convenablement. Elle vit alors sur son bras l’horreur. La vérité. Ce qu’elle était. Vraiment. Définitivement. Irrémédiablement.
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux

Elle sentait que la vie s’échapper de son corps, s’écoulant, ruisselant de son bras. Elle était impuissante. La douleur passée faisait écho à la souffrance présente. C’était ce qui la maintenait en vie. Et elle savait qu’ils ne la laisseraient pas s’évader de la sorte.
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux
Je reste allongée éveillée et le regarde se répandre
Comme mille yeux

Elle était le centre répulsant de toute l’attention. Mille yeux la fixaient avec dégout. Mais elle était concentrée la vie, son essence, écarlate qui s’envolait petit à petit.
Je suis la tempête, je suis la tempête
Je suis la tempête, alors attends

Mais elle était en colère. Enfin, elle aurait pu être en colère. Elle le maudissait avec le reste de sa conscience délirante et fiévreuse. Elle aurait pu lui en vouloir pour son absence et sa lâcheté. Parce que c’était bel et bien ce qu’il était. Un lâche. Et pour l’instant son vœu le plus cher, plus que de mourir ou d’être sauvée, c’était d’effacer l’inhumanité de Drago Malefoy de sa mémoire. Elle ne pouvait pas s’être trompée à ce point sur lui.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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popobo
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par popobo » 21 oct. 2017 - 20:57

Titre : poésie
Thème (écrit, image ou musique) : image Nadiezda sur DA
Fandom : original
Nombre de mots : 67 malheureux petits mots
Personnages :
Rating : tout public
Le voyage se termine. Je suis arrivé.
Les jours et les nuits se sont enchaînés et me voilà.
Les bruits de la fête me parviennent déjà.
Devant moi se dresse le majestueux géant de papier.


Sous les étoiles, les lumières resplendissent.
J’arrive à petits pas, timide et si impressionné.
Il paraît que le château accueille toutes les âmes égarées.
Espérons que cette nouvelle vie me soit protectrice.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 21 oct. 2017 - 20:59

Titre : Plongée
Thème : l'image
Fandom : aucun
Mots : 174
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle regarde pensivement son reflet dans l'eau. La barque sur laquelle elle se tient est bralante, prend un peu plus l'eau à chaque seconde. Mais elle s'en fiche. Ses yeux vitreux regardent maintentant la maison en flamme sur la berge d'en face. Elle sourit vaguement. Elle est dans un état second. Ce n'est pas grave. Dans quelques minutes, tout sera fini. Elle se met à fredonner. L'eau est si belle. Peut-être deviendra-t-elle un poisson. Et qu'elle pourra vivre sous l'eau. Comme un poisson dans l'eau. Elle se demande si il n'y a pas eu une chanson là-dessus. Elle pense que cela ferait un joli air.
Plein d'ami à elle on préféré voler. Il se sont retrouvés au sol. Leur tentative n'a pas fonctionné. Devenir un poisson, c'est faisable. L'extasy rend tout possible, de toute façon. Pour les oiseaux, c'était juste une erreur. Le poisson, non. Les oiseaux, oui. Non, oui, non, oui...
Elle plonge pour ne jamais ressortir.
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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Mikoshiba » 21 oct. 2017 - 20:59

Titre : Tempête
Thème : Un peu des trois
Fandom : HP
Nombre de mots : 328
Personnages : OCs
Rating : tout public
Cette nuit, sous mon abri dans les roches de la montagne, impossible pour moi de dormir. Je sentais la tempête se lever, et je percevais depuis mon refuge le vent jouer de plus en plus violemment avec la tente de Raymond, plantée dans la vallée. Je la voyais protester et lutter à chaque bourrasque, chaque fois plus que la précédente.
Les rafales de vent apportaient petit à petit avec elles des feuilles brutalement déchiquetées, ainsi que les pétales des rares fleurs qui avaient osé amorcer leur éclosion si tôt dans l’année, tourbillonnant, se projetant contre les rochers.
La tempête grinçait comme l’auraient fait des violons, le bruit du vent entre les montagnes chantait, le tonnerre grondait de plus en plus fortement, et les gouttes vinrent compléter le tout en rythmant rapidement, percutant d’un son aigu les roches autour de moi. Très vite, la pluie entreprit de ruisseler le long des flancs de la montagne et ce son plus doux m’apaisa malgré la tempête qui faisait rage. La Nature vivait, chantait un hymne grâce auquel elle faisait savoir qu’elle seule avait le pouvoir, que rien ne la surpassait en ce monde. Et elle le prouvait en partant en guerre, détruisant arbitrairement les constructions humaines, s’accompagnant de ses tambours qui résonnaient si fort dans la vallée.
Le croissant de la Lune, calme et immobile dans cette atmosphère chaotique, me fixait, comme pour me mettre à l’épreuve, comme si à travers elle, tous les Dieux m’observaient et jugeaient mes actes, chacun juché sur son étoile, comme des milliers d’yeux rivés sur moi.
Un jour, je puiserai dans mes tripes le courage de traverser la mer, d’aller trouver ce lieu de vie et de joie, où je pourrais enfin vivre sans être cachée, sans craindre pour ma vie ou celle de Raymond. Le vent et sa musique me poussaient, mes ailes frémissaient, mes écailles se levaient, comme pour m’encourager à prendre mon envol, à aller vers cette lumière dorée au-delà des rives.
♥ Team Bredele ♥

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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par BellaCarlisle » 21 oct. 2017 - 21:00

Titre : Une histoire
Thème : Image
Fandom : Pirates des Caraïbes
Nombre de mots : 690
Personnages : Henry Turner, Carina Barbossa, Véga (OC)
Rating : Tout public
Assise sur la plage qui jouxte la demeure familiale, Carina observe sa fille qui joue près de la mer. La petite a hérité des boucles onyx de sa mère et du regard brun de son père. C’est une enfant très joyeuse, toujours souriante, à l’écoute de ses parents. Ce qu’elle préfère, ce sont les histoires narrées par ses grands-parents maternels, au sujet de bateaux volants ou cracheurs de feu, d’hommes aux membres marins et de pirates aux lois étranges. Sans compter sur les quelques anecdotes d’Henry au sujet d’une quête au fond de l’océan. À un âge encore trop jeune, la petite Véga ignore que ce sont des faits réels et ses parents n’ont pas le courage de le lui avouer.

La jeune femme serre le sable entre ses doigts, le laissant couler sur sa peau. Son existence lui échappe aussi facilement, elle s’est perdue dans un mariage trop rapide auquel elle n’a pas réfléchi. Elle a accepté de s’unir avec Henry, malgré ses sentiments qui n’étaient pas certains, pour oublier la peine qu’elle avait au creux de son cœur. Leur fille est née aussi vite, amenant un bonheur incroyable entre les deux jeunes gens mais Carina a toujours ce vide dans son être, cet espace qui n’est pas comblé malgré la présence de sa famille. Un vide qui s’est ouvert en elle dès l’instant où elle a choisi le nom de son enfant.

Véga. Un nom d’étoile, comme le sien. Un hommage à ce père connu si peu de temps, un souvenir d’un monde effleuré. Quatre lettres lui ayant prouvé qu’il lui manque quelque chose.

La petite fille pousse un cri de surprise lorsqu’une vague s’approche trop près et elle vient en courant vers Carina qui l’enlace. La mère et la fille restent un instant dans cette position avant que la jeune femme ne décide de se relever, tenant la main de son enfant. L’air marin agite leurs boucles alors qu’elles repartent vers la demeure familiale.

C’est Henry qui leur ouvre la porte et pose des couvertures sur leurs épaules. Carina lui sourit avant d’entraîner leur fille vers le feu de cheminée. La chaleur qui s’en dégage est agréable à la petite famille qui prend place en face des flammes. Presque aussitôt, Véga réclame une nouvelle histoire, implorant ses parents. Le fils Turner retient un soupir, arborant une expression amusée avant d’échanger un regard avec sa femme. La fille de Barbossa lève les yeux au ciel avant de sourire à nouveau et de serrer sa fille dans ses bras.

Elle lui narre la rencontre entre un marin solitaire, perdu sur sa petite barque, et une jeune princesse, vivant dans un bateau aux couleurs chatoyantes. Ses paroles deviennent des murmures alors que Véga imagine le navire aux voiles colorées, attentive aux mots employés par sa mère. Carina lui conte le récit des aventures des deux jeunes gens, inventant des situations incroyables et improbables à la fois.

En entendant les regrets dans la voix de sa femme, Henry se fige. Il craint de voir Carine s’éloigner de lui pour reprendre le chemin de la mer, ce qui le ferait souffrir. Il a déjà eu de longues discussions avec ses parents, ouvrant son cœur sur ses inquiétudes. Son père lui a appris que les femmes sont aussi changeantes que l’eau sous l’effet d’une tempête ou d’un orage, qu’il faut de la patience pour les comprendre. Mais au fil du temps qui passe, le plus jeune des Turner se demande si la fille du grand Barbossa n’a pas l’envie de s’enfuir.

Inconsciente du trouble de son mari, Carina continue son récit. Les pirates se sont immiscés dans ses paroles, ils ne sont pas des êtres cruels mais des alliés inattendus. Véga s’émerveille, sans interrompre sa mère, pressée d’avoir la suite de son histoire. Est-ce que le marin solitaire et la jeune princesse trouveront le bonheur ? Est-ce qu’ils vivront heureux avec beaucoup d’enfants ?

Sa mère rit de ses questions et ébouriffe ses cheveux d’un geste tendre. Tant d’innocence lui fait chaud au cœur et elle se permet de profiter de ce moment, même si son esprit lui hurle de fuir cette vie.
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AislinnSaoirse
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AislinnSaoirse » 21 oct. 2017 - 21:00

Titre : Les couleurs brillent sous la Lune
Thème (écrit, image ou musique) : Image de Nadiezda sur DA et Of Monsters and Men - Thousand Eyes
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 571
Personnages : Teddy Lupin
Rating :

"Il est debout au milieu de la pièce, aussi parfaitement immobile qu'un statue de marbre. Les yeux rivés droit devant lui, c'est à peine s'il respire.
Sur le mur, en face, est accroché une image colorée. D'aussi loin qu'il se souvienne, elle a toujours été dans sa chambre. C'est étrange de réaliser seulement maintenant à quel point elle représente son enfance. Il y a toutes ses couleurs, d'abord. Les couleurs qui ont toujours fait partie de sa vie…
Le bateau l'a toujours fasciné. Il est fait de bric et de broc et semblent flotter par magie. C'est une construction hétérogène avec des chapiteaux qui le ramènent aux tentes colorées de sa première Coupe du Monde de Quidditch. Un escalier dépasse à l'arrière, juste sous une cheminée fumante. L'ensemble lui a toujours fait penser au Terrier. Le Terrier, cet endroit si heureux auquel il voulait tant appartenir petit. Toute la vie qu'il contient, cette vie merveilleuse dont il faisait partie quelques semaines chaque année. Le reste était passé à en rêver…
Comme ce petit garçon dans la barque auquel il s'est toujours identifié. Cette ombre qui rame pour atteindre son but. Une vieille chanson lui revient, directement de son adolescence :

Into this storm, Into this storm
Into this storm and wait

La tempête il l'a connait bien… Il a vécu avec elle pendant des années. Elle a fait rage en lui, le laissant toujours plus seul, toujours plus perdu. Il en restait épuisé et incapable de réagir.

I can't control wither, in wonders
Flowers that lose their shape

Toutes ses émotions en lui étaient trop fortes. Incontrôlables. S'y perdre était si facile… si tentant. Perdre son essence, son esprit, son corps… arrêter de penser.
Son regard glissa sur l'image. Le paysage nocturne se reflétait dans l'eau. Comme lui, coupé en deux. Juste un pâle reflet de la réalité.

I lie awake and watch it all diffuse
Like thousand eyes
I will be quiet
Stripped to the bone, I wait

C'était tellement simple... Il ne savait plus combien de temps il était resté ainsi, détaché de tout. A attendre.

Il se souvenait par contre très bien du jour où il avait repris le contrôle. Le jour où il avait failli détruire sa Fleur. Le jour où il avait réalisé combien il les avait fait souffrir.

No, I'll be a stone, I'll be the hunter
Tower that casts a shade
Il avait repris le contrôle, il avait chassé les ténèbres et il s'était remis à vivre. Bien sûr ça n'avait pas été simple mais il était devenu plus fort le jour où il avait compris qu'il n'avait jamais été seul.

Son regard s'accroche à la lune sur l'image enfantine. Il l'avait détestée pendant des années, pour toute l'absence et la souffrance qu'elle représentait. Aujourd'hui, il la voit comme le rappel que l'on veille sur lui. Cette lune si brillante dans ce paysage si coloré… Ses deux parents dans une même image.

Il prend une grande inspiration et tourne la tête vers le miroir sur sa droite. Il est temps d'y aller. Il envoie une pensée à tout ceux qu'il aurait aimé présent aujourd'hui et jette un dernier regard tendre à l'image sur le mur.

Lissant du plat de la main son costume noir, Teddy quitte sa chambre d'enfant pour la dernière fois et descend d'un pas décidé dans le jardin d'Andromeda. Là, au bout d'une allée de chaises, sa Fleur en blanc l'attend."

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dreamer
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par dreamer » 21 oct. 2017 - 21:03

titre :
thème : hymne, thousand eyes
fandom : hp
nombre de mots : 166
personnages : dominique weasley
rating : tout public
Cela fait dix minutes que je suis dans ces toilettes, la tête plaquée contre les plaques de faïence. Malgré la porte fermée, je ne peux me soustraire au vacarme qui diffuse depuis le rez-de-chaussée. Et pourtant, la tempête qui m’agite ne vient pas des effusions de joie et des grands cris poussés par les membres de ma famille.
La sensation de suffoquer m’opresse tandis que des images ne cessent de défiler devant mes yeux : ses cheveux azurés, son sourire, ses lèvres qui s’approchent avec une lenteur délectable des miennes.

« Nous allons nous marier ! » s’est exclamée mon aînée, rayonnante, avant de voler un baiser à son fiancé. J’ai d’abord senti un coup dans mon estomac, puis mon coeur se serrer atrocement dans ma poitrine.
Evidemment, Victoire, qui avait déjà tout pour elle, les gènes de vélane, les notes exemplaires, l’admiration de tous, avait en plus gagné Teddy.
Un hymne à la vie parfaite, voilà ce qu’il étaient tous les deux, pensai-je avec amertume.
If I lay here. If I just lay here. Would you lie with me and forget the world ?

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AliceJeanne
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AliceJeanne » 21 oct. 2017 - 21:03

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Hymne
Fandom : Underworld (UA)
Nombre de mots : 978
Personnages : (Wilhelm, Sofia) OCs, Viktor
Rating : /
Concentrée sur son cahier, Sofia gribouillait plus qu’elle n’écrivait, soufflant régulièrement pour écarter les mèches rebelles qui venaient former un rideau devant ses yeux. La fillette ne savait lire que depuis quelques mois mais elle tenait cependant à sa tâche, s’appliquant autant qu’elle le pouvait à tracer des lettres biscornues à la calligraphie étriquée, sur sa feuille noircie par les trainées de crayon à papier que laissait sa main gauche après chaque mot. Elle était installée sur son petit bureau depuis le matin et personne n’avait jugé bon de la déranger tant elle était calme, et tant cette sérénité était inhabituelle dans la maisonnée. L’enfant avait même refusé les crêpes, dont elle raffolait pourtant, de son grand-père, prétextant que son « travail » était bien trop important pour qu’elle se permette de l’interrompre ne serait-ce que quelques secondes. Viktor, décontenancé avait fini par lâcher l’affaire, non sans avoir grommeler que sa fille lui en voudrait certainement si elle retrouvait sa progéniture morte de faim.

_ Alors, Shakespeare, ton best seller avance-t-il ? Demanda doucement Wilhelm en s’asseyant sur le sol à côté de sa jeune sœur, un épais volume à la main.

Devant l’absence de réponse de la petite fille, l’adolescent jeta un coup d’œil intrigué sur la malheureuse feuille de papier zébrée de toute part. Un large sourire se dessina sur ses lèvres et il entreprit avec bienveillance de noter sur un des nombreux brouillons de Sofia, une version dépourvue de fautes d’orthographe de l’essai de sa sœur.

_ Qu’est-ce que tu fiches Will’ ? Demanda cette dernière, irritée que l’on la dérange en plein travail.

_ J’évite à crise cardiaque à Viktor, déclara-t-il sur un ton moqueur, il y a suffisamment de matière dans ton texte pour expédier toute une armée de clones de notre bien-aimé grand-père au cimetière.

_ Tu regardes beaucoup trop « Starwars », grogna Sofia vexée par son allusion à peine dissimulée à son orthographe hasardeuse. Mais… merci, ajouta-t-elle en esquissant un des demi-sourires irrésistible dont seules sa mère et elle avaient le secret.
Wilhelm se contenta de pouffer et continua à préparer une version lisible des phrases maladroites de la fillette brune dont les yeux verts étaient plissés par la concentration.

Du coin de l’œil, Viktor observait le curieux manège des enfants, il n’était pas sans ignorer qu’aujourd’hui était un jour spécial, c’était Le jour, celui qui déciderait de leur avenir à tous. Dans quelques heures, un jugement serait rendu quelque part dans un palais de justice à Budapest. Dans quelques heures, il l’avait promis, si tout ne se passait pas comme il l’espérait, il devrait emmener Wilhelm et Sofia le plus loin possible, là où aucun immortel ne pourrait trouver les deux hybrides. Les valises entreposées dans l’entrée témoignaient de la possibilité d’un départ imminent, et la télévision, diffusant les images effrayantes des débats en cours, rendaient l’aîné anxieux. Il aurait voulu être là, auprès d’Alicia, auprès de sa fille, en ce jour si particulier, mais il avait fait une promesse et il ne pouvait la briser, ce serait certainement la dernière chose qu’il pourrait faire pour elle. Si elle ne gagnait pas, il ne la reverrait sans doute jamais. Son cœur se serrait dans sa poitrine à chaque fois qu’il envisageait cette possibilité que sa femme rejetait en bloc. Wilhelm, du haut de ses dix-sept ans refusait également cette option, ses parents allaient gagner, c’était une certitude, ils vivraient à nouveau ensemble et tout irait pour le mieux. Utopiste enfant.

Quant à Sofia, depuis que son grand-père lui avait réexpliqué les enjeux de la présente journée, demeurait murée dans un silence pesant, seulement troublé par le grattement frénétique de son crayon sur le papier. Lorsqu’il lui avait demandé ce qu’elle écrivait, la fillette avait juste articulé le mot « hymne ». Connaissait-elle au moins la signification de ce mot ?

_ Bah oui, il faudra bien au moins cela lorsque papa et maman auront gagné ! Avait-elle rétorquée en avisant la mine troublée de Viktor.

Sur l’instant le vieux vampire avait eu envie de prendre la minuscule fillette dans ses bras et d’espérer qu’elle ait raison, mais il s’était ravisé. Elle était si jeune, peut-être valait-il mieux qu’elle ignore le grand stress qu’il ressentait depuis quelques jours, l’impression imminente de la souffrance à venir suite à la perte d’un être cher.

Les yeux rivés sur l’écran lumineux, il entendit à peine la petite voix fluette lui indiquer qu’elle avait fini son ouvrage, le jugement était sur le point d’être rendu. Sofia lui tira le bras et il la repoussa rageusement, en proie à la plus grande des appréhensions. Et soudain, ce fut que comme si des milliers de trompettes s’étaient mises à jouer dans son esprit, une joie immense emplit tout son être, il poussa un cri de victoire et se releva brusquement n’en croyant pas ses yeux. Son esprit bouillonnait, ses mains tremblaient et son corps n’était plus qu’un morceau d’être transpercé par une infinité d’émotions. Viktor attrapa Sofia, et faisant voler la petite fille à bout de bras en pleurant de joie comme il ne l’avait jamais fait auparavant, répéta à qui voulait l’entendre que c’était fini, que tout était enfin terminé.

Il finit par reprendre ses esprits et serrer la petite fille dans ses bras tout en jetant des coups d’œil embué de larmes de bonheur, à l’écran qui diffusait en continu des images de liesse tout à fait semblable à celle qui régnait dans la maison de l’aîné. Wilhelm vint doucement enlacer son grand-père et sa sœur, joignant sa joie à la leur.

Alors que Viktor se précipitait sur le téléphone où le nom de sa fille s’affichait il entendit distinctement Sofia chantonner sa chanson. Le vampire compris instantanément que cet hymne serait certainement son préféré lorsqu’il entendit la voix soulagée et chargée d’émotion de sa fille qui, à son tour, venait de marquer l’histoire.
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irenea
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par irenea » 21 oct. 2017 - 21:07

Titre : Sur l'eau
Thème (écrit, image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 436
Personnages : Hermione Granger/Victor Krum
Rating : K
La bateau flottait à quelques mètres de la rive. Pour y accéder quelques barques enchantées patientaient le long d'un ponton. Elle ressemblait étrangement à celles que tous les élèves de première année empruntaient à leur arrivée à Poudlard. Elle se souvenait avec précision de ce jour-là, de son émerveillement face à toute cette magie. Elle qui avait baigné dans un monde moldu avait vécu un rêve éveillé.
Elle se sentait toute petite à nouveau, comme à son arrivée à Poudlard, face à cette école flottante, rempli d'étudiants dont elle ne comprenait pas toujours la langue.
Hermione mit un pied dans la barque. Ils étaient cinq à prendre le chemin du navire de Dumrstrang. Elle reconnut une élève de Gryffondor, plus âgée qu'elle de deux ans, qui lui sourit largement et une étudiante de Serdaigle qu'elle avait vu mettre son nom dans la Coupe de Feu le même jour que Harry. Les deux garçons assis devant elle lui étaient inconnus.
La barque navigua lentement. L'ondée provoquée par leur trajectoire brouilla le reflet du bateau dans l'eau. Les lumières diffuses formèrent des tâches jaunes irrégulières, grosses comme des ballons de baudruches.
Le vent se mit à souffler aussi fort entre contre les voiles du navire immobile qu'entre ses cheveux. Elle se mit à rire. Il lui arrivait parfois encore de ne pas toujours comprendre comment la magie pouvait agir sur la physique de son autre monde. C'était déroutant parfois.
Un des garçons devant elle fit brusquement volte-face et la jugea du regard. Elle l'interrogea du regard, un brin rougissante avant de remettre en place ses cheveux d'un coup de baguette – elle qui s'était donné du mal pour être présentable !
Quelques secondes plus tard, la barque s'arrêtait. Elle fut la dernière à descendre, mais la première accueillit. Son correspondant d'un autre pays, d'une autre école, se tenait droit comme un piquet sur le pont. S'il avait longtemps patienté, il ne montra aucun signe d'exaspération. Il la salua silencieusement et entoura ses épaules d'un bras protecteur.
« Hermione, j'aimerais que tu vois quelque chose de magnifique. La plus belle vue de Poudlard, vraiment. »
Elle le suivit, confiante, sans rien ajouter.
Il lui tendit une corde pendant à l'un des mats qu'elle prit sans hésiter. Une secousse et ils s'envolèrent. Il ne fallut que quelques secondes – quelques peu désagréables – pour qu'ils se retrouvent perchés sur la vigie.
Il lui montra du bout du doigt le château éclairé de mille lumières. Elle fit un tour sur elle-même. Delà, elle voyait tout Poudlard, tout Poudlard comme à son premier jour encore une moldue perdue dans un monde magique.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Anwa
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Anwa » 21 oct. 2017 - 21:22

Titre : Excursion
Thème (écrit, image ou musique) : Image
Fandom : SW
Nombre de mots : 139
Personnages : Anakin S.
Rating : All
Anakin avait rêvé toute son enfance d'enfin mettre derrière lui les sables arides de Tatooine.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec cette mission, c'était réussi !

Leur chemin les conduisaient à travers un immense marécage baigné d'une douce lueur bleutée, où d'immenses herbes balançaient, indolentes, les plus chétives excédant la taille d'un homme.

D'énormes champignons les surplombaient, frémissants sous la caresse de la végétation alentour, de minuscules spores luisantes s’échappant à chaque tressautement. Spores qui restaient en suspension dans l'air, illuminant les lieux comme autant de milliers de lucioles.

Des lianes balançaient de saules vertigineux, dont quelques feuilles se détachaient parfois, et venaient se poser délicatement sur la mousse qui recouvrait le sol.


Une végétation luxuriante à perte de vue...


... Et un bataillon de clone pataugeant dans un marais putride, pestant et jurant à qui mieux mieux.
They made me a heart of steel, the kind that bullets can not see.

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selket
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par selket » 21 oct. 2017 - 21:27

Titre : Au fond d’une forêt
Thème (écrit, image ou musique) : https://orig00.deviantart.net/c64a/f/20 ... a6bl6y.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 171
Personnages : /
Rating : /
Au plus profonde de la forêt il existe une petite communauté qui vit retirée du monde. Là-bas à l’ombre des arbres, nichée dans l’herbe verte les habitants vivent paisiblement dans leur petit monde. Ils communiquent entre eux au moyen d’un inextricable système de réseau souterrain qui coure le long des racines des chênes centenaires. Endormis dans la mousse qui forme leur nid ils veillent d’un oeil distrait sur la forêt.
De temps en temps ils acceptent d’accorder le droit d’asile aux minuscules créatures de la forêt. Les botrucs aiment se percher sur leurs chapeaux pour regarder de leur promontoire les fougères libérer leurs spores orangées. Les fées viennent danser au milieu de leur cercle dans une sarabande qui leurs réchauffent le coeur. Les centaures quant à eux font attention à ne pas les piétiner de leurs lourds sabots.
En dehors des habitant du bois, personne ne sait que dans un recoin de la forêt interdite il existe la plus grande communauté Anglaise d’Amanites mordorées parlantes. Et cela est fort heureux.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 21 oct. 2017 - 21:31

Titre : Pour oublier
Thème : musique
Fandom : aucun
Mots : 129
Personnages : aucun
Rating : aucun
Dans la pièce sombre et assourdissante, entourée d'âmes humaines, elle se déhanche, danse de toutes ses forces. Dans l'athmosphère lourde, apathique des gens trop ivres, elle se remue dans tous les sens pour oublier. Oublier, l'oublier, lui et tous ces idiots. Qui la draguent la bousculent, l'harcèlent, la dérangent. Elle se saoûle pour oublier les mains un peu partout, les remarques, les regards. On lui a toujours dit qu'elle était jolie. Elle l'est trop à son propre goût. Dans la chaleurs et les regard apathiques, elle essaie de ne plus se souvenir. De se réveiller le lendemain libérée. Mais elle sait que ça n'arrivera pas. Donc elle reste.
Pour oublier.
Dernière modification par PlumeEnVadrouille le 22 oct. 2017 - 00:11, modifié 1 fois.
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AlwaysLS
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AlwaysLS » 21 oct. 2017 - 21:31

Titre : Peux tu danser comme un hippogriffe ?
Thème (écrit, image ou musique) : musique https://www.youtube.com/watch?v=9tNUAumvfzg&app=desktop
Fandom : HP
Nombre de mots : 351
Personnages : Sirius Black
Rating : tout public
- Je continue à dire que c’est une mauvaise idée, marmonna Rémus. Je vous promets, vous allez avoir une retenue. Ce n’est pas possible autrement.
- Mais non… mais non, assura Peter en haussant les épaules.
- Et puis un pari est un pari, déclara Lily.
- Whoooo ! Evans va à l’encontre du règlement ! C’est une grande première ! Par Merlin qu’est-ce que tu lui as fait Cornedrue ?
- A vrai dire Black, j’ai surtout envie de voir la tête de McGonagall.
Ils étaient assis à leur table dans la Grande Salle bondée et qui se remettait à peine de l’effervescence que provoquait habituellement un match de Quidditch. James agita sa baguette d’un coup sec et le tube du moment résonna dans le réfectoire, toutes les conversations se turent, les élèves, les fantômes et même les professeurs se demandaient ce que les Maraudeurs allaient encore faire. Sirius se leva, et commença à danser, tout d’abord de façon timide dans l’allée. Puis Dorcas lui lança à voix forte pour couvrir la musique :
- EH BLACK ! Je crois que ce n’était pas ça notre accord ! Alors vas-y ! Je te regarde !
Alors Sirius la fusilla du regard et sous les regards hilares de l’assemblée, commença à imiter l’hippogriffe. Il pliait les coudes et relevait une jambe, à la manière d’un flamand rose très disgracieux. Ses cheveux bruns voletaient autour de lui à mesure qu’il se laissait aller et se déchainait sur le tube des Bizzar’Sister. Il alla jusqu’à monter sur l’estrade professorale, sous les yeux médusés du Professeur McGonagall. Mais Sirius ne s’arrêta pas en si bon chemin, et invita la directrice adjointe à danser avec lui, au son des paroles : « tu peux bouger comme une créature endiablée ». Il la fit tournoyer sur un rythme endiablé jusqu’à la fin de la chanson. Elle le regarda, les lunettes légèrement de travers, un petit sourire sur ses lèvres fines.
- Et bien, Mr. Black, il semblerait que vous savez bien danser…
Alors Sirius se retourna vers les étudiants attablés et salua en s’inclinant bien bas.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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dedellia
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par dedellia » 21 oct. 2017 - 21:42

Titre : La fête des fées
Thème (écrit, image ou musique) : Image du champignon
Fandom : aucun
Nombre de mots : 176
Personnages : Plein de fées!
Rating : Aucun, c'est une comptine :mrgreen:
Les fées, les fées chantent dans la forêt
Les fées, les fées dansent sur des bolets

La fée Cupidone toute vêtue de bleue
En chantant se réchauffe près du feu
La fée Marguerite toute vêtue de blanc
En dansant s’envole dans le vent
Et la fée Bouton d’Or toute vêtue de doré
A oublié les paroles de sa chanson préférée

Les fées, les fées chantent dans la forêt
Les fées, les fées dansent sur des bolets

La fée Fougère toute vêtue de vert
En chantant rêve de la mer
La fée Iris toute vêtue de rose
En dansant, les fleurs elle arrose
Et la fée Bouton d’Or toute vêtue de doré
A oublié les pas de sa danse préférée

Les fées, les fées chantent dans la forêt
Les fées, les fées dansent sur des bolets

La fée Tournesol toute vêtue de jaune
En chantant déclenche de petits cyclones
La fée Lavande toute vêtue de violet
En dansant tournoie avec son balai
Et la fée Bouton d’Or toute vêtue de doré
Est encore une fois toute mélangée
Signature magnifique

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Iphigenie Nasty
Elève de troisième année
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Inscription : 04 oct. 2017 - 19:50

Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Iphigenie Nasty » 21 oct. 2017 - 21:47

Titre : Comment Fred Weasley arrêta de manger des champignons
Thème (écrit, image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 597
Personnages : Fred et Georges Weasley
Rating : Tout public
« Non mais tu te moque de moi espèce de sale crapaud puant !! Si tu n'annules pas ton sort je te jure que je te le ferais regretter !! Tu vas m'entendre espèce de... !! Georges !!! »

Au milieu du champ qui précède la demeure Weasley, se trouvait Georges Weasley, sa baguette à la main, un peu l'air hébété. Il avait en effet raison d'avoir cet air désappointé, alors qu'il essayait de prouver à Fred sa supériorité magique, le sort se déroba pour atterrir sur son frère jumeau en personne. Un soupçon de fierté saisit Georges qui put constater que son sort de rétrécissement fonctionnait à merveille, avant qu'il ne se rendre compte que ce sort agissait sur son frère, devenu alors si petit que Georges ne le voyait plus.

« Pourquoi tu ne me ramasse pas ?! Rend moi ma taille ! » Cela faisait une bonne minute que Fred, submergé par d'immenses tiges d'herbes, hurlait des ordres et des menaces à son frère, qui visiblement, n'en tenait pas compte. Fred mit un peu de temps, mais réalisa enfin que si son frère l'ignorait c'était seulement parce qu'il ne le voyait plus. Visiblement son cerveau n'avait pas non plus manqué de rétrécir.

Georges décida donc de s'accroupir et de chercher, brin d'herbe par brin d'herbe, le petit corps de son frère.

Fred quand à lui était tout à fait à l'opposer de l'endroit où son frère avait commencé à chercher. Il n'était pas sortit de l'auberge. Il devait trouver un moyen d'attirer son attention. Il se mit en route à la recherche de quelque chose sur quoi il aurait put grimper.
Après de longs moments à essayer en vain, de s'agripper aux brins d'herbes trop souples, aux tiges de feuilles trop raides, il perdit espoir et s'affala sur le sol, sa mini-baguette entre les mains, impuissants.
Lorsqu'il releva la tête, il vit face à lui un immense champignon. Son tronc était blanc et épais, il semblait tout tapissé de sucre. Le chapeau quand à lui était rouge avec de petits poids blanc. Ce champignon devait faire au moins cinq fois la taille de Fred. Il le trouvait majestueux. « Non d'un hibou Fred, c'est un champignon, pas de quoi halluciner, c'est pas comme si tu l'avais gobé ». Son pragmatisme, si pragmatisme il avait, le rattrapa. Il tressa trois petits brins entre eux. Il se positionna face à l'immense champignon et s'enroula autour de son tronc avec sa corde en brins d'herbe. Grâce au contre-poids, il put se hisser jusqu'à son sommet et agita les bras dans tout les sens en hurlant à tue-tête le nom de son frère, entre-coupé de quelques insultes.

De son côté, Georges commençait à stresser à l'idée de devoir avouer à sa mère qu'un de ses fils se baladait sûrement quelque part dans les champs, fraternisant avec quelques fourmis ou autres insectes. Le rouge vif d'un champignon le tira hors de ses pensées. Le soulagement qu'il éprouva en réalisant que son frère se trouvait sur celui-ci fut immense. Il saisit Fred en plaçant son corps entre son pouce et son majeur, celui-ci gigotait dans tout les sens et poussait de petits cris aigus que Georges ne pouvait distinguer.

Georges Weasley en ce soir d'été, s'en retourna chez lui tout guilleret, son frère de 5 millimètres entrain de pester au creux de sa main. Tandis que Mme Weasley préparait à manger, elle poussa un de ses cris dont elle a le secret pour sommer tout ses fils de venir à table déguster leur repas du soir : omelette de Champignon.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Mikoshiba » 21 oct. 2017 - 21:50

Titre : Voler comme un dragon
Thème (écrit, image ou musique) : Un peu des trois !
Fandom : HP
Nombre de mots : 269
Personnages : OC
Rating : tout public
Après le déluge de cette nuit, tout le paysage aux alentours paraissait détrempé mais prêt à renaître. L’humidité aidant, des champignons poussaient à une vitesse accélérée. Leurs chapeaux d’un violet profond parsemé de taches blanches, réplique parfaite d’un ciel hivernal étoilé, cachaient les lamelles parfaitement alignées et un pied généreusement gonflé. Ces étranges végétaux auraient sans aucun doute perturbé les Moldus, mais connaissant leur nom en cinq langues et leur usage en potion, je n’accordai d’attention qu’à leur beauté mystérieuse.

J’avais pris ma décision cette nuit : c’était maintenant ou jamais. Il faut que je prenne le large, me dirige vers mon ancien territoire, qui me considère à présent comme une ennemie, et voir ce qui va bien pouvoir advenir. Il faut que ma fuite cesse maintenant. Le voyage ne sera pas être de tout repos, mon retour tout à fait incertain, mais il faut que je parte. Je suis résolue et en pleine forme. Rien ne pourra ébranler ma détermination. Avant d’aller annoncer ma volonté à Raymond, qui tentait d’essorer tant bien que mal sa tente, je grimpai sur la falaise qui surplombait mon abri, puis pris mon envol en m’élançant dans le vide, descendit rapidement en piqué, droit vers le sol, puis remontai en chandelle, tournant encore et encore autour du pic au sommet de la montagne, savourant le vent dans mes ailes tendues, sur mes écailles repliées, dans ma crête. Je crachais un large cercle de feu et passai à travers, fis une pirouette, volai le dos vers le sol, bougeant et bougeant encore, me sentant cent fois, mille fois mieux que tous ces derniers jours.
♥ Team Bredele ♥

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