[Textes] Nuit du 26 août

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 21:28

Titre : Livrer bataille
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « bataille » et l'image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 160
Personnages : des soldats
Rating : aucun
Le soldat regardait attentivement le sang coulant de ses mains, suivant des yeux le liquide bordeaux qui descendait en sillons maintenant le long de son bras. Puis il regarda le ciel, et dans ses yeux se refléta l'aurore boréale qui illuinait le cosmos. Quel dommage de livrer bataille dans un si bel envirronnement, pensa-t-il. Les chefs des deux armées s'étaient donnés rendez-vous pour le combat fina, le combat qui peut-être ramènerait la painx dans le monde. Pas du tout. L'armée ennemie avait été décimée. Aucun survivant. Mais le nombre de survivants dans leur camps se comptaient sur les doigts d'une main. Ceux qui restaient se retrouvèrent, et se regardèrent en silence, dévastés par ce qu'ils avaient dû faire pour des soi-disantes idées de paix.
Ce qu'on est capable de faire avaler aux gens pour leur faire faire la guerre.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 21:42

Titre : Malédiction ou enchantement ?
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 119
Personnages : OC (Léo)
Rating : aucun
Léo regadait les lucioles dans leurs bocal. Il trouvait que le vert des lucioles ressemblait beaucoup à la couleur de l'aurore boréale au-dessus de sa tête. Il trouvait les lucioles très belles. Presque magiques. En pensant à ce mot, une larme roula sur sa joue. Il avait appris aujourd'hui qu'il était un sorcier. Léo était partagé. Une petite partie de lui était heureuse de savoir qu'il possédait des pouvoirs magiques. Mais la magie lui avait pris sa sœur, sa sœur chérie, l'être qui comptait le plus pour lui. Alors il ne savait pas. Il ne savait pas quoi choisir. Mais il allait sans doute dire oui. La magie lui avait pris sa sœur, il allait survivre grâce à cela.
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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Mikoshiba » 26 août 2017 - 21:47

Titre : -
Thème : Bataille
Fandom : HP
Nombre de mots : 382
Personnages : Megan Jones, Hannah Abbot, Susan Bones
Rating : -
- BATAILLE !

Le cri de Susan fit sursauter Megan, avant qu’un oreiller ne vienne s’écraser en plein dans sa figure, elle qui tentait de pauvres révisions de dernière minute avant son devoir de métamorphose du lendemain.

- Oh non, Susan, t’es pas sérieuse quand même ? On est en sixième année, là !
- Oui, et justement, c’est mieux, on connait un bon paquet de sorts maintenant ! hurla Hannah, cachée derrière son lit à l’autre bout de la pièce, sa baguette à la main.

En disant cela, elle avait envoyé un oreiller voler à travers la pièce avec tellement de force que Megan fut obligée de lui lancer un maléfice d’Entrave afin de pouvoir l’esquiver.

- On révise, là, on fait des travaux pratiques !

Les quelques mois que les filles avaient passés au sein de l’AD leur avait fait gagner en puissance et en réactivité. En moins de cinq minutes, le dortoir devint méconnaissable, une quantité astronomique de plumes ayant envahi l’espace. Les oreillers mis hors service, Susan fut la première à modeler tant bien que mal une masse à base de plumes. Hannah et Megan l’imitèrent rapidement, rivalisant d’ingéniosité et d’imagination, afin de trouver une forme qui soit rapide mais qui sache exploser au bon moment. Leurs cris finirent par attirer les filles des autres dortoirs, voulant connaitre la cause de ce raffut. La préfète de septième année essaya de les calmer, mais Hannah lui fit remarquer entre deux tirs qu’elle aussi était préfète, et que rien ne pourrait l’empêcher de continuer de massacrer ses camarades de chambre si elle en avait envie. L’autre voulu répondre, mais les filles s’étaient soudain alliées contre leur visiteuse, et celle-ci referma bruyamment la porte du dortoir.

La bataille dura encore quelque temps, et s’arrêta au moment où Susan voulu ensorceler la totalité des plumes à terre et que les filles durent alors unir leurs forces pour contrer la vague qui tentait de les submerger.
Suffocant, toussant et crachant, elles finirent par atteindre un lit et s’y effondrèrent dessus.

- Susan, le jour les Mangemorts envahiront Poudlard, on explose des oreillers et toi tu les étouffes tous. Tous jusqu’au dernier.

Hannah avait chuchoté, mais sa voix était dure. Megan acquiesça.

- Ils vont payer.

Les larmes aux yeux, les trois filles s’enlacèrent.
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Qui flatte le crocodile peut se baigner tranquille

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Elayan
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Elayan » 26 août 2017 - 21:51

Titre : Après la Bataille
Thème : Bataille
Fandom : HP
Nombre de mots : 852
Personnages : Neville, OC
Rating : TP
La Bataille était terminée. La Guerre était terminée. C'était fini. Voldemort était mort, cette fois c'était certain, et les Mangemorts seraient bientôt remis à leur juste place : à Azkaban.

Alors pourquoi Neville ne pouvait cesser de trembler ? Les jours s'étaient écoulés, le calme était revenu, même les acclamations de joies s'étaient adoucies ! Mais ses mains, elles, tremblaient toujours.

Il y avait eu une grande cérémonie en l'honneur de tous ceux qui avaient perdu la vie dans cette Bataille. Ils étaient si nombreux... Certains noms ne lui parlaient pas, d'autres lui étaient familiers, peu étaient des gens qu'il connaissait vraiment. Fred Weasley et Colin Crivey étaient les victimes qui l’assommaient le plus fort. Toute la famille Weasley était là et c'était déchirant de les voir si tristes, alors qu'ils étaient d'ordinaire si joyeux. Georges… Oh, Georges avait une tête à fendre le cœur des pires créatures de ce monde.

Neville avait quitté la salle au milieu du discours du professeur McGonagall. Il n'en pouvait plus, c'était trop. Il s'était effondré sur un banc et il contemplait ses mains, ses mains tremblantes, ses mains faibles, ses mains impuissantes.

- Tu vas bien ?

Il leva la tête et reconnut Victoire. Sa camarade de classe était toute vêtue de noir. Elle avait le teint pâle, encore plus que d'ordinaire, et les traits tirés. Ses yeux gonflés et rougis indiquaient qu'elle avait beaucoup pleuré. Elle se laissa tomber à côté de lui.

- Je… hésita Neville. Je ne pouvais plus supporter de rester en dedans…
Il se sentait mal à l'aise, coupable même.

- On étouffe, dit-elle alors.

Une confirmation. Elle aussi était encore trop traumatisé par les récents événements pour supporter cette horrible ambiance chargée de larmes et de tristesse. Neville partageait ce chagrin, aussi ne doutait-il pas un seul instant que c'était sans doute la même chose pour Victoire.

- J'ai appris ce que tu as fait pendant la bataille, murmura-t-elle en fixant le sol. Le serpent… C'était très courageux.

Elle avait les mains jointes et les tenait si serrées que ses jointures en étaient blanches. Neville haussa les épaules. Il frottait ses paumes sur ses cuisses, tentant de cacher et peut-être de calmer ses tremblements incontrôlables.

- Je n'ai rien fait d'incroyable. Il venait d'attaquer… j'avais cette épée… alors…

- Je sais, fit-elle. Je sais. Je… Tout le monde a été courageux, tout le monde a contribuer à ce que les mages noirs soient derrière nous, mais… je… Je tenais juste à te le dire à toi.

Neville la regarda. Il la savait plutôt proche des Weasley, mais il ignorait que ce fut à ce point. Elle semblait dévastée, comme si elle avait perdu quelqu'un de très proche. Était-elle si proche de Fred ? Y avait-il eu quelque chose entre eux ?

- Tu sais, continua-t-elle, tout ce qui s'est passé, ça m'a fait réaliser que… La vie est trop courte. Je n'ai pas le droit, personne n'a le droit, de laisser passer les choses sous prétexte que c'est trop compliqué ou qu'on est pas certain de…

Victoire se mordit les lèvres. Elle luttait contre un violent sanglot qu'elle parvint à ravaler.

- C'est encore trop tôt, continua-t-elle, mais j'ai peur d'être prête trop tard.

Neville était un peu déboussolé. Il lui arrivait souvent de ne pas comprendre, mais en général c'était dû à de la distraction. Là, le sens lui échappait purement et simplement.

- Je suis désolé, tenta-t-il bêtement en passant un bras autour de ses épaules.

Victoire se rapprocha et se pelotonna contre lui. Sans même qu'il n'ai voulu aller jusque là, le jeune sorcier se retrouvait à l'enlacer complètement. Elle sentait le thym et d'autres herbes aromatiques.

- Neville ? appella-t-elle doucement.

Il eut un soudain frisson. Il n'avait pas réalisé comme son visage était niché dans son cou, et en parlant elle avait exhalé de l'air chaud qui lui avait fait l'effet d'une caresse.

- Oui ?

- Tu te rappelles, en cinquième année, quand on s'est retrouvé en retenue ensemble ?

Neville eut un rictus. Les retenues avec le professeur Ombrage étaient difficile à oublier… Il avait gardé les mots "Je ne dois pas tenter d'expérience bruyante dans la Grande Salle" pendant des mois. Victoire et lui avaient été assignés ensemble à un projet en Potions et leurs expériences à la table des Gryffondor avait mal tourné.

- Tu avais écris un message avec ton autre main, dit-il enfin. Ombrage l'avait intercepté avant que je puisse le lire…

- Tu ne m'as jamais demandé ce qu'il disait.

- C'est vrai, confirma-t-il avec un rire gêné. J'imagine qu'Ombrage me terrorisait vraiment…

Les bras de Victoire entouraient sa taille. Il se sentait apaisé, d'une certaine manière. Il n'était pas certain qu'il tremblait encore.

- Qu'est-ce que ça disait ? demanda-t-il.

- Retrouve-moi ce soir près du lac, souffla-t-elle en resserrant sa prise.

Neville sourit. Oui, c'était trop tôt pour ça, ils avaient encore trop de choses qui leur pesaient sur le cœur. Mais il lui rendit tout de même son étreinte et posa sa tête sur la sienne. Ils avaient le temps devant eux, à présent.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par BellaCarlisle » 26 août 2017 - 21:51

Titre : La bataille arrive
Thème : Bataille
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 620
Personnages : Markus/Lucian/Sylya(OC)/Viktor/Selene/Amélia
Rating : Tout public
Quand elle entre dans la salle de stratégie, Sylya perçoit tout de suite l’ambiance tendue qui y règne. Les plus hauts responsables de l’Assemblée Nouvelle sont réunis autour d’une carte, discutant de la meilleure manière d’attaquer leurs adversaires. Les voix sont hautes, percutantes, elles s’entremêlent, formant un brouhaha dans lequel la blonde a du mal à retrouver les informations importantes. Elle se glisse entre deux Lycans pour rejoindre Viktor, annonçant sa présence en lui serrant la main. Le père de Sonja hoche la tête en la voyant, lui souriant brièvement avant de reporter son attention sur les commentaires de Markus et Lucian.

Vampires et Lycans ne sont pas d’accord sur la marche à suivre. Les premiers évoquent une diversion rapide, pour prendre leurs ennemis en tenaille et s’en débarrasser le plus vite tandis que les seconds préfèrent envisager quelque chose sur du long terme. Entre les deux, Selene est là, les bras croisés, haussant les sourcils à chaque proposition. Elle est intervenue une fois pour donner son avis sur une attaque sans aucun plan à suivre mais les deux camps ont opposé une résistance à ses paroles. Pour mieux gérer cette alliance imprévue, il leur faut un fil conducteur, un moyen de se réunir s’ils ont des ennuis et pas seulement un point de rendez-vous prévu sur un coup de tête.

- Ils sont plus puissants ! commente Lucian. J’ai lu les rapports de Lane sur les développements effectués par Antigen.
- Nous avons des hybrides avec nous, réplique Markus. Selene et Eve ont des capacités supérieures aux nôtres, elles peuvent les battre.
- Elles ne sont que deux, rétorque le chef des Lycans. Et aux dernières nouvelles, nos adversaires ont des effectifs qui nous dépassent.
- Nous pouvons utiliser leur sang, propose le premier des Vampires. Nos scientifiques ont …
- Il faudrait peut-être demander leur avis aux principales intéressées, l’interrompt Sylya.

Les regards se tournent tous vers elle mais elle ne cille pas, dévisageant le fils d’Alexander avec détermination. Si elle est là, ce n’est pas seulement pour assister à des débats sur des tactiques de combats mais bien pour dire ce qu’elle a au fond du cœur. Elle est l’informatrice, sa mémoire est un don dont elle se sert pour avoir le dessus sur les autres. Là, elle tient surtout à rappeler que l’ancien temps est terminé, que l’Assemblée Nouvelle se base sur une forme de démocratie où chacun a le droit de parole.

Selene la remercie d’un signe de tête avant de faire entendre sa voix. Calmement, elle refuse la proposition de Markus, lui faisant savoir qu’elle n’est pas un cobaye et qu’elle a subi assez d’expériences dans les locaux d’Antigen. Son ton laisse entrevoir sa douleur de ne pas avoir pu s’occuper de sa fille pendant douze ans et le premier des Vampires s’excuse platement, son regard ne reflétant pas entièrement ce sentiment. Lucian esquisse un sourire vainqueur, remettant en avant sa propre stratégie. Mais personne n’a le temps d’y réfléchir, Amélia entre brusquement dans la pièce.

- Nos ennemis sont à nos portes, déclare-t-elle avec une urgence palpable.
- Que chacun s’arme, ordonnent Markus et Lucian en même temps.

La salle se vide rapidement, les guerriers ne perdent pas de temps. Dans les couloirs, les bruits de pas sont assourdissants, les transformations des Lycans ne font aucun doute lorsque les premiers grognements résonnent. Sylya sent un frisson la parcourir, son corps réagit à ces sons lupins qui trouvent un écho en elle. Comme les autres, elle devine que la bataille va commencer, que ce moment tant redouté est sur le point de se produire. Elle croyait avoir encore du temps devant elle, pour profiter du calme de l’Assemblée Nouvelle, mais l’instant décisif est venu.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 21:56

Titre : L'Histoire avec une grande hache
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « bataille »
Fandom : aucun
Nombre de mots : 100
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle referma brutalement son livre d'histoire, brûlante de colère. Tant de rage, tant de haine transmises par la guerre, la guerre sanglante, bestiale que se menaient les hommes depuis la nuit des temps. Pourquoi l'homme ravage-t-il sa propre espèce ? N'a-t-il donc aucun instict de survie ? Mais certains diraient, avec bien du sarcasme, que cela fera moins de bouches à nourrir. Mais combien de cœurs déchirés, de familles dévastés, d'entourages rendus malheureux par la simple gaminerie de l'homme qui se fâche pour un rien ? Pourquoi l'Histoire ne se contente-t-elle pas juste d'une majuscule, au lieu de s'armer ?
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Caroliloonette
Première Moldue à Poudlard
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Caroliloonette » 26 août 2017 - 21:58

Titre : Partage des tâches
Thème (écrit ou URL de l'image) : Bataille
Fandom : Original
Nombre de mots : 284 mots
Personnages : /
Rating : Tout public
La vaisselle sale envahissait l’évier, le panier à linge sale débordait, le sol avait lui aussi besoin d’un bon coup de nettoyage. Elsa avait envie de fuir. Fuir loin de cet endroit qu’elle avait du mal à reconnaître. Etait-ce réellement le logement qu’elle partageait avec Paul depuis quelques mois ?
Elle reconnut justement le pas de ce dernier dans les escaliers. Il stoppa sa montée, étonné de la voir statique à l’entrée de leur deux pièces. Il déposa un baiser sur son front et pénétra dans le séjour. Elle le suivit.

« Vaisselle ou serpillère ? lui demanda-t-elle alors qu’il se servait un verre de jus de fruits.
- Ah ? Tu as besoin d’aide ? »

Elsa sentit la colère monter d’un coup en elle. Elle s’empara du verre qu’il venait de se servir et le but d’une traite. Il lui fallait quelque chose de frais pour apaiser son ébullition.

« Excuse-moi, mais j’avais cru comprendre que tu vivais ici, glissa-t-elle ironiquement. Tu penseras à régler ta facture pour l’hôtel. Je crois que ton ardoise commence à s’alourdir sérieusement.
- C’est pas ce que je voulais dire, tenta-t-il de s’excuser.
- Je sais, mais tu l’as tout de même dit, souffla-t-elle. Me demander si j’ai besoin d’aide, sous-entend que je suis sensée m’occuper de tout ça, alors que nous sommes deux à vivre ici. »

C’était une bataille qu’elle menait au quotidien dans son métier. En côtoyant les jeunes générations au quotidien, elle savait que ce combat était loin d’être gagné. Les mentalités étaient lentes à évoluer, mais elle y croyait. Elle ne perdrait pas espoir d’être encore vivante, lorsque l’on rira de ce genre de réflexions qui paraîtront alors totalement désuètes !
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"Shoot for the moon. Even if you miss, you'll land among the stars. Oscar Wilde"

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GoneGirl
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par GoneGirl » 26 août 2017 - 22:03

Titre : Rôle
Thème : Bataille
Fandom : HP
Nombre de mots : 418
Personnages : Pansy Parkinson
Rating : Tout public


1er mai 2028

Adossée contre le plan de travail de sa cuisine une femme observait d’un air agacé les quelques journaux posés sur la table. Elle avait bien pris soin de ne pas les regarder à leur arrivée mais elle était sûre qu’ils n’évoquaient qu’un seul sujet, la bataille de Poudlard.

Ce soir serait célébré en grande pompe les trente ans de cette maudite bataille, bien sûr elle ne serait pas invitée. Au yeux de beaucoup de ceux qui allaient offrir leurs visages hypocrites à la foule de journalistes elle devrait déjà s’estimer heureuse de ne pas croupir à Azkhaban.

Après tout le seul fait d’arme de Pansy Parkinson pendant la bataille qui avait opposé les forces du bien et du mal avait été de tenter de vendre Harry Potter au seigneur des ténèbres. L’ironie de la chose voulait qu’elle ne devait son salut qu’à ce même Potter qui avait plaidé pour que son geste ne soit pas ébruité.

Généreux et magnanime Potter songea amèrement l’ex peste de Serpentard en déposant sa tasse de café vide dans l’évier avant d’enfiler son manteau. Bien sûr Pansy aurait pu poser quelques jours de congés et éviter ce balai de sorciers babillant à l’idée de voir les héros du monde sorcier, surtout cette année, mais comme tous les ans elle n’avait rien fait.

Le pire était surement cette indifférence généralisée que sa présence suscitait, tout le monde avait oublié depuis longtemps l’existence de l’odieuse Pansy Parkinson. Est-ce qu’elle aurait préféré recevoir insultes et autres jets de bombabouse ? Surement et non ce n’était pas par culpabilité comme tentait de temps à autre de lui faire croire la partie malade de son esprit.

Simplement la brune asséchée par des années de solitude avait parfaitement joué le rôle qu’on attendait d’elle, celle de la petite peste qui pourrit la vie des héros avant qu’ils triomphent malgré tout.

Oui si elle avait été un personnage de film la femme aurait été un beau cliché ambulant pensa maussadement Pansy tout en subissant en bruit de fond l’excitation de sa jeune collègue qui sautillait littéralement d’impatience à l’idée d’accompagner son fiancé James Potter II à la réception du ministère.

Malheureusement Pansy avait oublié que dans les films au moment où les deux amoureux s’embrassent triomphalement au soleil couchant la mégère a disparu du tableau après avoir rempli son rôle d’empêcheuse de tourner en rond.

Oh oui Pansy Parkinson avait parfaitement tenu le rôle que tout le monde attendait d’elle, après tout que pouvait-elle faire d’autre ?

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Ella C.
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Ella C. » 26 août 2017 - 22:05

Titre : -
Thème (écrit ou URL de l'image) : Bataille et image
Fandom : HP
Nombre de mots : 622
Personnages : Luna
Rating : Tout public
Ils ne la croyaient pas. Tous autant qu’ils étaient, avec leurs livres, leurs esprits étroits qu’ils appelaient rationalité, ils ne la croyaient pas. Les plus osés riaient derrière son dos, semblant penser qu’elle ne les voyait pas – c’était stupide : toute la divergence reposait justement sur sa vision d’êtres qu’ils ne pouvaient pas apercevoir, eux. Mais s’ils n’avaient pas envie d’essayer, qu’ils préféraient se complaire dans leurs remarques acerbes, elle ne pouvait rien pour eux.
Luna attendit que ses compagnes fussent endormies pour se glisser hors du dortoir. Ses pas feutrés traversèrent la salle commune jusqu’à faire tourner la porte. Les couloirs, malgré les rondes de Rusard, ne représentaient pas de véritable danger : Les pans méconnus de la magie lui avait appris bien des sorts pour désarmer les sons et les images, de ceux qui seraient bien utiles à ses camarades farceurs et dédaigneux. Mais encore une fois, l’ouvrage ne pourrait combattre leurs préjugés s’ils ne faisaient l’effort de tendre la main vers les étagères perchées de la bibliothèque.
Après quelques minutes de marche furtive, la Serdaigle franchit la trappe menant à la tour d’Astronomie. Le loquet rabattu derrière elle, elle prit le temps de s’arrêter et leva les yeux au ciel. Elle ne s’était pas trompée ; un sourire satisfait éclaira son visage.
L’encre de la nuit était lézardée de reflets verts, tirant par endroits sur le violet. Les rubans de lumière jouaient entre les étoiles, slalomant parmi leurs pointes fragiles. Des entrelacs colorés se fondaient dans l’horizon, bien au-delà des silhouettes décharnées de la Forêt Interdite ou du miroir opalin du lac. La gymnastique de magie occupait, en ces heures si particulières, toute l’immensité du ciel, gorgeant les yeux de Luna de paillettes ravies. La féérie poussait jusqu’aux êtres ailés dansant au-dessus de la tour. Des corps minuscules et graciles qui s’agitaient autour de l’adolescente sans paraître la craindre. Lorsque, doucement, elle leva une main, armant ses doigts de toute la délicatesse dont elle était capable, une des créatures se posa sur sa phalange, laissant ses ailes mordorées retomber en une caresse sur sa peau. A peine plus grande qu’un ongle, ses iris contenaient pourtant toute la beauté de ses bestiaires fantastiques épais comme un gâteau Weasley un jour d’anniversaire. Plus que tout, l’intelligence y fourmillait.
De sa main libre, Luna sortit de sa poche une boite transparente et la présenta au petit être. Celui-ci en scruta l’intérieur sans s’y aventurer, dans un mélange de curiosité et de méfiance.
- Je ne fermerai pas le couvercle, souffla la blonde. Je veux juste mieux t’observer.
Sa voix flutée sembla l’apaiser puisqu’il se posa au fond. Elle lui glissa une feuille de menthe, dérobée au professeur Trelawney parce qu’elle avait lu qu’ils les aimaient. Puis elle porta la boite à bout de bras, l’offrant à l’éclairage pastel. Le fond de la boite grossissait les images et elle détailla, émerveillée, toute les courbes de la créature qui mangeait.
Une autre la rejoignit bientôt, grignotant l’autre extrémité de la feuille chlorophyllienne. La réaction fut immédiate, brutale : la première, avalant une bouchée, montra des dents pointues à la seconde. Elle répliqua et, sous l’œil surpris de Luna, fondit sur sa comparse, mâchoire saillante. Les ailes s’accrochèrent, les mandibules s’entremêlèrent. Elles roulaient, féroces, au fond de la boite, une valse animale de coups précis et sans pitié. L’humaine horrifiée leur intima de se calmer sans être entendue.
La feuille de menthe se lacéraient sous les coups ; aucun des êtres de la mangeait, afférés à leur violence surnaturelle. Une aile fut déchirée, la membrane pendant douloureusement.
Cela décida la jeune fille. Elle reposa la boite, regarda le membre se régénérer. Puis elle les chassa de sa boite, dispersant la bataille et retourna se coucher.

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Eanna
The Girl in the North
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Eanna » 26 août 2017 - 22:05

Titre : Une danse dans la nuit
Thème (écrit ou URL de l'image) : https://img12.deviantart.net/c7ee/i/201 ... ao1t9s.png
Fandom : HP
Nombre de mots : 1063 mots
Personnages : Viktor Krum, Hermione Granger
Rating : Tout public
— Durmstrang est derrière cette montagne, c’est ça ?

Viktor acquiesça et sourit en voyant l’air très intéressé d’Hermione, dont le regard semblait essayer de percer la roche pour apercevoir l’école.
— Je n’imaginais pas le paysage comme ça, dit-elle.

— Comment l’imaginais-tu ? Des forrrêts hantées ? Des monstrrres parrrtout ?

Hermione éclata de rire.

— Mais non, j’ai lu beaucoup de choses sur Durmstrang, je sais à peu près ce qu’il y a autour ! Mais c’est très secret, les livres disent peu de choses sur ton école, son emplacement n’est révélé nulle part. J’ai mis longtemps à comprendre qu’elle se situait en Scandinavie.

— Qu’est-ce qui t’a mis la puce à l’orrreille ?

— Tu me parlais de montagnes, de lacs… Deux lacs, surtout, près de ton école. Alors je me suis renseignée, j’ai épluché un nombre pas possible d’atlas, et j’ai fini par en conclure que selon tes descriptions, et les langues parlées à Durmstrang, elle ne pouvait se situer qu’en Scandinavie.
Viktor hocha la tête, admiratif comme à chaque fois qu’il était témoin de l’intelligence d’Hermione. C’était ce qui lui avait plu en premier chez elle, dix ans auparavant. Elle n’avait que quinze ans mais quand elle parlait, quand elle réfléchissait, il avait parfois l’impression de discuter avec un de ses professeurs. Elle avait cette étincelle dans le regard quand elle ouvrait un nouveau livre, quand elle apprenait quelque chose ou faisait le lien entre une information et une autre…

— Je suppose que tu ne m’as pas emmenée ici juste pour me dire que ton école était derrière cette montagne, n’est-ce pas ? demanda-t-elle soudain, le sortant de ses souvenirs.

— Non, bien sûrrr.

— Un Portoloin de Londres à La Haye, puis un autre jusqu’à Oslo, et encore un jusqu’à Narvik… J’ai cru qu’on finirait dans l’océan glacial Arctique ! Ça fait un long voyage pour… regarder des montagnes.

Elle avait l’air soupçonneux, mais son regard pétillait. Il lui prit la main, maladroitement, et elle ne se dégagea pas, à son grand soulagement. Lorsqu’elle lui avait annoncé sa rupture avec Ron par lettre, une semaine auparavant, il n’avait pas réfléchi. Il lui avait donné une date, un lieu de rendez-vous, et ils s’étaient retrouvés à Londres en plein mois de novembre, un petit sac de voyage chacun, et ils avaient pris le premier Portoloin en partance pour le nord de l’Europe. Quelques correspondances plus tard et un transplanage supplémentaires, ils étaient arrivés au beau milieu des Alpes scandinaves. Le soleil commençait à se coucher alors qu’il n’était que trois heures de l’après-midi.

— Tu es déjà venue en Scandinavie, Herrrmione ?

Elle eut un petit sourire lorsqu’il prononça son prénom.

— Je le dis corrrectement, maintenant ! protesta-t-il.

— Mais oui, Viktor, dit-elle doucement, je repensais à l’année du Tournoi.

Il se détendit un peu. Il préférait qu’elle pense à cela plutôt qu’à Weasley.

— Et donc non, je ne suis jamais venue en Scandinavie, répondit-elle. J’en ai beaucoup rêvé mais n’ai jamais trouvé le temps de faire ce voyage, et mes parents préféraient aller sur le continent, surtout en France.

Il serra sa main dans la sienne. Elle lui sourit, entrelaçant leurs doigts, et il sentit son cœur battre un peu plus vite. Il la trouvait toujours aussi belle, même avec ses cernes d’avoir si peu dormi la semaine précédente, d’avoir trop pleuré sans doute. Elle et Ron s’étaient certes séparés amicalement, ça n’avait pas dû être de tout repos pour elle. Tout un quotidien, un schéma de vie qui volait en éclats…

— Je me suis dit que ça te changerrrait les idées de venirrr ici… Pas juste pour le paysage, les montagnes, mais aussi… je voulais te montrrrer ce que j’ai vu le premier hiverrr que j’ai passé à Durrrmstrrrang.

Elle paraissait intriguée, mais il avait l’impression de voir son cerveau travailler à toute vitesse, elle devait déjà se douter de ce qu’il voulait lui montrer.

— Je ne pense pas me tromper si je dis que l’hiver en Scandinavie, les longues nuits permettent d’observer des aurores boréales ? dit-elle en souriant, les yeux brillants, éclairés par le Lumos qu’elle venait d’invoquer.

Viktor sourit à son tour et hocha la tête. Il sentit ses doigts se resserrer encore sur les siens, et elle leva aussitôt les yeux vers le ciel, d’un noir d’encre. Seules les étoiles scintillaient, la voie lactée était parfaitement visible. Et puis soudain…

— Oh Viktor, regarde ! s’écria-t-elle.

Il eut l’impression que son cœur allait sortir de sa poitrine lorsqu’il la vit pointer le ciel du doigt, un immense sourire aux lèvres. Le firmament venait de s’enflammer, strié de grandes traînées vertes, bleues, jaunes, qui dansaient au-dessus de leurs têtes, illuminant les étendues enneigées au milieu desquelles ils se tenaient.

— Oh mon dieu, c’est magnifique, souffla Hermione, le regard rivé vers les flammes ondoyantes.

Autour d’eux, la neige et les montagnes prenaient la teinte des aurores boréales, se transformant en un paysage totalement surnaturel, fantasmagorique. Le sol devenu vert semblait tout droit sorti d’un rêve. Les aurores se reflétaient sur le lac au bord duquel ils se traînaient, donnant l’impression que l’eau s’enflammait, ou que des serpents lumineux la parcouraient, pouvant surgir à tout moment…

Le spectacle était fabuleux, mais Viktor ne pouvait détacher son regard du sourire d’Hermione. Il revint quelques années en arrière, lorsqu’il l’avait vue arriver au bal dans sa robe bleue, si méconnaissable pour ses camarades mais la même pour lui, le même éclat dans le regard et dans le sourire. Et plus tard, au mariage de Bill et Fleur Weasley, cette fois-ci vêtue d’une robe mauve, et toujours aussi belle, quoique l’air plus fatiguée, plus soucieuse. Et aujourd’hui, sa main dans la sienne, emmitouflée dans une cape en fourrure, le visage illuminé, redevenant insouciante pour un instant…

— Merci Viktor, murmura-t-elle en se serrant contre lui, son regard toujours tourné vers le ciel. C’est absolument fabuleux…

Il ne sut que répondre. Alors il passa un bras autour de ses épaules et la rapprocha de lui, espérant qu’elle ne perçoive pas les battement effrénés de son cœur à la sentir si proche de lui. A cet instant, même s’il ne serait pas éternel, elle était heureuse, insouciante, elle mettait de côtés ses soucis et elle souriait.

Alors Viktor tourna à son tour son regard vers le ciel, pour contempler les aurores boréales et se laisser porter par leurs reflets changeants. Il n'avait jamais réalisé qu'elles étaient si belles...
Dernière modification par Eanna le 26 août 2017 - 23:05, modifié 1 fois.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 22:20

Titre : ?
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « vestibule »
Fandom : aucun
Nombre de mots : 159
Personnages : deux amoureux
Rating : aucun
Ils se trouvaient sur le pas de la porte. Ils s'étaient donnés rendez-vous au restaurant, et avaient eu une discussion enflamée à propos de choses qui leur tenaient à cœur. Le jeune homme fit tourener la clef dans la serrure, et ils se retrouvèrent dans la pénombre du vestibule.
« Excuse-moi pour tout-à-l'heure, chuchota la jeune fille.
-Tu n'as pas à t'excuser, sourit le garçon. »
Il avait petit à petit rapproché sa main de celle qu'il aimait, a cherchait. Les deux mains jouaient aux chat et à la souris.
« Tu veux me dire ce que tu n'as pas évoqué tout-à-l'heure ? Interrogea le jeune homme.
Elle soupira.
-Accepteras-tu de me pardonner un jour ?
-Je t'ai déjà dit de ne pas t'excuser. »
Elle baissa le regard, les joues légèrement rouges. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir.
Ils restèrent un moment silencieux. Elle voulut parler, mais le jeune homme lui cloua les lèvres d'un baiser.
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Elayan
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Elayan » 26 août 2017 - 22:29

Titre : Aurore sur le miroir du lac
Thème : Image
Fandom : -
Nombre de mots : 349
Personnages : Conrad de Gascoigne
Rating : TP
Conrad courrait comme un dératé dans la poudreuse épaisse. Il se débattait comme un diable, mais n'avançait qu'à la vitesse d'un escargot. Il n'entendait plus les loups depuis longtemps et c'était déjà une bonne chose en soi, mais s'agiter comme un fou était devenu son seul moyen de continuer à sentir ses muscles. Il craignait d'avoir déjà perdu son nez et ses oreilles : il ne les sentait plus, peut-être avaient-ils congelé et étaient-ils tombés ? Comment le savoir ? Il n'osait pas le vérifier par lui-même.

Il courrait juste, ou du moins prétendait-il courir, du mieux qu'il le pouvait. Il espérait qu'il arrivait au moins à avancer, ne serait-ce qu'un peu, à chacun de ses pas. La ville, car maintenant il était sûr que c'était une ville, était droit devant lui. Il n'avait qu'à l'atteindre pour que tous ses problèmes soient résolus. Il livrerait cette fichue lettre et passerait les trois jours suivants dans un bon bain bien chaud !

Conrad refusait d'admettre son niveau de fatigue. Il était épuisé. Chaque mouvement était une épreuve mais le froid avait au moins cet unique avantage qu'il ne ressentait aucune douleur, juste une impression tenace que lorsqu'il essayait de bouger dans un sens, quelque chose poussait dans l'autre. Mais peu importait, il poussait d'autant plus fort. S'il devait mourir, ce serait peut-être de bêtise, mais certainement pas de faiblesse.

Et soudain, il stoppa tout.

Le matin s'était levé. Tout entier consacré à ce que tous ses muscles soient actifs en continu, il n'avait pas remarqué que le ciel s'était teinté de cyan et de rose. Il regarda l'horizon, vers là où le soleil allait bientôt apparaître. Conrad était à mi-chemin entre la forêt et la ville, et pendant tout ce temps, il avait longé un lac qu'il n'avait même pas remarqué.

Il le trouva magnifique. Sans le moindre souffle d'air pour rider sa surface, il était comme un miroir, reflétant le ciel dans les moindres détails de sa palette de couleurs.

Je suis vivant, pensa Conrad en soufflant un dernier nuage de fumée avant de s'effondrer dans la neige, inerte.
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dedellia
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par dedellia » 26 août 2017 - 22:41

Titre : Décision
Thème (écrit ou URL de l'image) : Vestibule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 342
Personnages : Padma Patil, Dean Thomas
Rating :Tout Public
Les coups avait résonné dans toute la maison, mais Padma étaient déjà à quelques mètres de la porte à ce moment. Sauf qu’elle n’avait toujours pas bougée depuis cet instant malgré les secondes qui s’étaient écoulée. Elle attendait son visiteur, pourtant elle était terrifiée de ce qu’elle avait à dire. S’y attendait-il ? Probablement, mais ça ne rendait pas les choses plus faciles. Cachée dans un recoin du vestibule, elle apercevait l’ombre de celui qu’elle craignait et aimait à la fois. « C’est terminé, je te laisse. » Pourquoi devait-elle dire ses mots ? Si elle l’aimait encore, ça devait être suffisant. Pourtant, non. Ce ne l’était plus. Ils n’arriveraient jamais à être ensemble, à vieillir tous les deux et mûrir. C’était un amour pur, mais ça ne fonctionnerait jamais. La jeune femme soupira, retenant ses larmes, appréhensives. Il la détesterait, c’est certain, mais Dean et elle n’étaient pas faits pour être ensemble, du moins pas dans cette vie. Si seulement leurs buts étaient compatibles, tout aurait pu être différent. Oui, ça aurait été bien plus simple. Hélas, elle ne pourrait jamais rester sagement dans le Nord de l’Angleterre comme il l’aimerait. Elle voulait voyager, découvrir les cultures sorcières du monde entier et son métier était parfait pour cela. Alors pourquoi n’arrivait-elle pas à se convaincre qu’elle faisait le bon choix ? Dean frappa une nouvelle fois à la porte, s’approchant de la fenêtre pour tenter de l’apercevoir. Elle n’avait plus le choix. Elle devait faire face à son bientôt ex-petit-ami. Elle sortit de l’ombre et d’un coup de baguette elle ouvrit la porte. Pas question qu’elle l’ouvre à la main, elle serait trop près et elle se doutait qu’elle n’arriverait plus à maintenir sa décision. Dans ses yeux, elle vit déjà une pointe de tristesse apparaître, il savait, mais elle devait le dire, pour lui, par respect. Si seulement elle ne tenait plus à lui, ce serait bien plus simple, mais elle l’aimait. C’était bien ça le problème, car l’amour n’était pas suffisant, même si elle avait toujours cru le contraire.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par BellaCarlisle » 26 août 2017 - 22:42

Titre : Piège
Thème : Vestibule
Fandom : Les Animaux Fantastiques
Nombre de mots : 454
Personnages : Cathy (OC)/Percival G
Rating : Tout public
La baguette en avant, Cathy pose la main sur la poignée de la porte. Elle jette un coup d’œil à Percival qui hoche la tête, l’encourageant à ouvrir pour se plonger dans l’inconnu. La rousse n’hésite pas une seconde de plus, actionnant la clenche avant d’intensifier son lumos qui éclaire le vestibule. Les dimensions de ce dernier sont immenses, montrant bien qu’ils ne sont pas dans une demeure banale. Leurs pas résonnent dans le silence des lieux, de même que la porte qui se referme brusquement derrière eux. Les deux sorciers sursautent dans un même mouvement, ils se rapprochent l’un de l’autre d’une manière inconsciente.

- Ce n’est pas dangereux, bien sûr, marmonne Cathy.

Intérieurement, elle reproche à la Présidente du MACUSA de ne pas avoir prévu plus d’effectifs. Ils ne sont que deux pour inspecter un manoir inconnu qui est apparu là par hasard, pile au moment où Grindelwald commet des meurtres de plus en plus nombreux. Quelques Aurors de plus auraient suffi mais Picquery a refusé d’envoyer trop de sorciers en mission au même endroit, sous prétexte que le Mage Noir peut être n’importe où.

La rousse s’avance d’un bon pas, prenant les devants pour aller vers les escaliers qui mènent à l’étage. Elle ne pense pas à user d’un sortilège pour déceler une présence supplémentaire ou des protections magiques. Et elle s’en rend compte en heurtant un mur invisible qui se dresse entre elle et les marches. Avec un sourire amusé, Percival fait un mouvement du poignet, faisant scintiller l’air autour d’eux. Ils sont piégés dans le vestibule, à première vue, mais ils n’en sont pas pour autant démunis.

L’un et l’autre rivalisent d’imagination pour briser les murs magiques mais leurs sortilèges ricochent ou sont absorbés par les surfaces miroitantes. Cathy perd patience la première, concentrant son énergie un peu trop rapidement. Un rayon fuse de sa baguette, heurte la barrière invisible, puis revient vers elle. Sans le réflexe de Percival, elle serait à terre, mais son collègue la pousse sur le côté avant de la sermonner pour son inconscience. La rousse le remercie d’une petite voix, se frottant l’épaule alors que Percival pince les lèvres en cherchant une sortie.

- Je n’ose pas imaginer l’épitaphe que nous aurons, déclare Cathy en voulant faire un peu d’humour.
- Ne vous en faîtes pas, je ne tiens pas à être prisonnier d’un vestibule pour l’éternité, réplique son collègue. Même s’il y a pire comme compagnie.

La jeune femme tend la main vers lui et entrelace leurs doigts avec une expression bienveillante. Même si Picquery n’a envoyé que deux Aurors, elle se dit qu’elle a un bon binôme. Elle préfère être piégée dans cet endroit avec Percival qu’avec un autre de leurs collègues.
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Caroliloonette
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Caroliloonette » 26 août 2017 - 22:42

Titre : Quand le soleil disparaît
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : original
Nombre de mots : 105 mots
Personnages :
Rating : Tout public
Lorsque la journée avait été particulièrement chaude, Célian aimait profiter de la fraîcheur de la tombée de la nuit. Il ôtait ses tongs et avançait doucement sur le ponton silencieux. Il adorait la sensation des planches de bois sous ses pieds, entendre le bruit de l'eau. Une fois au bout, il s’appuyait sur la rambarde et observait la déclinaison du soleil vers l’occident. Les reflets violacés sur l’eau étaient magnifiques. Et les soirées où les nuages s’invitaient à la fête, le décor n’en était que plus sublime. Il regretta de ne pas avoir pris son appareil photo pour immortaliser cet instant de plénitude.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par Eanna » 26 août 2017 - 23:04

Titre : Contemple le monde
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 1010 mots
Personnages : Lavande Brown, Parvati Patil
Rating : Tout public
Lavande laissa son regard se perdre dans les reflets de l’eau sous ses pieds. Assise sur le petit ponton où les barques des première année venaient accoster chaque 1er septembre, elle profita d’un instant de solitude, loin de la foule venue commémorer la Bataille de Poudlard en ce 2 mai 2004. Six ans déjà…

Elle jeta un regard machinal à son bras. Les cicatrices ne partiraient jamais, elle avait à peu près tout essayé. C’était son fardeau, et il valait mieux qu’elle s’y fasse.

C’était la première commémoration à laquelle elle assistait. Elle avait brûlé les invitations des cinq années précédentes. Et puis… depuis plus d’un an désormais elle avait un travail, elle renouait contact avec d’anciens amis, elle tentait de se remettre à vivre, petit à petit. Une moitié de son visage toujours dissimulée derrière une longue mèche de cheveux blonds, pour dissimuler les cicatrices. Plusieurs longues estafilades, courant de son sourcil à sa bouche, jusqu’à son cou. Greyback avait loupé de peu sa carotide, sans quoi elle ne serait plus de ce monde. Sans doute devait-elle s’estimer chanceuse d’avoir survécu lorsque d’autres avaient péri.

Des pas se firent entendre derrière elle et Lavande tourna brusquement la tête, le cœur battant. Elle n’avait envie de rendre de comptes à personne sur sa mise à l’écart, parfaitement volontaire. La foule, elle avait encore du mal à supporter. Et elle n’avait pas l’intention de revenir dans la Grande Salle de si tôt. Mais c’était un visage familier, et amical.

— Je pensais bien te trouver ici, dit doucement Parvati en s’asseyant près d’elle.

— J’avais besoin de calme.

— Tu préfères que je te laisse ?

Lavande secoua la tête. Sa meilleure amie lui avait manqué pendant ses années de retraite dans un petit village perdu de la campagne anglaise.
— Dubois te cherchait, tiens, dit Parvati avec un sourire. Un truc que tu ne m’aurais pas dit ?

— Non ! s’exclama Lavande. On… on s’est vus l’an dernier, je suis allée l’interviewer pour Sorcière Hebdo. On a un peu discuté, rien d’autre.

Parvati n’insista pas et se contenta de passer un bras derrière ses épaules pour la serrer contre elle.

— Tu sais aussi bien que moi qu’il ne peut rien y avoir, marmonna Lavande.

— Tu dis des bêtises, et tu le sais très bien.

— Tu sortirais toi avec la créature de Frankenstein ? grommela-t-elle, sarcastique.

Parvati eut un petit rire et Lavande ne put s’empêcher de l’imiter. Elle trouvait la comparaison relativement bien choisie certains matins…
— On a passé tellement d’après-midis sur ce ponton, à discuter de tout et de rien… soupira Parvati, perdant son regard dans le lac si paisible.
— De rien surtout, répondit Lavande non sans un petit sourire.

Ces souvenirs lui laissaient un sentiment doux-amer. Ses années à Poudlard avaient été fabuleuses, mais elle ne pouvait empêcher un étau de lui serrer le cœur lorsqu’elle songeait aux regards flatteurs sur elle lorsqu’elle avait eu quinze, seize ans. Elle était si jolie alors, elle n’aimait rien plus qu’étudier avec soin les accessoires qu’elle porterait pour égayer un peu cette robe d’uniforme noire et si monotone.

Elle savait aimer à l’époque. Un vrai cœur d’artichaut. Le moindre garçon qui lui adressait un sourire ou un signe de la main et elle fondait. Elle n’était plus capable de cela. Aujourd’hui, chaque sourire qu’elle recevait lui semblait empreint de pitié à la vue des marques que lui avait laissées la guerre.

— Dubois m’a dit que vous aviez dîné ensemble, un soir.

Lavande haussa les épaules.

— Oui, il a eu pitié, comme tout le monde. Il m’a invitée, ça m’a fait plaisir, il a fait sa bonne action, ça s’arrête là.

Le vent s’était levé, quelques vaguelettes ridaient la surface du lac. L’eau faiblement agitée effleurait leurs pieds. Cette vue aurait dû être apaisante, pourtant Lavande ne pouvait s’empêcher de ruminer tous ses souvenirs, sans rien en tirer de positif. Tout ce qu’ils lui évoquaient, c’était qu’elle ne serait plus jamais la Lavande de Poudlard. Gaie, coquette, avec un trop-plein d’amour à revendre et une grande affection pour les commérages en tout genre.

— Pourquoi tu t’obstines à penser que personne ne veut de toi ? soupira Parvati. Regarde Bill Weasley, le frère de Ron ! Il a l’intégralité du visage barrée de cicatrices, mais il est marié et père de deux enfants ! Et avec une Vélane en plus !

— Elle est belle pour deux, ça compense, railla Lavande.

Parvati étouffa un rire. Puis elle se détacha un peu de Lavande et la força à lui faire face.

— Tu es belle, dit-elle fermement. Tu es belle, tu es forte, tu es courageuse. Moi j’aime la Lavande guerrière, battante. Je suis fière d’être ton amie, je suis fière de pouvoir dire que oui, une de mes amies a combattu à Poudlard, et en a gardé des séquelles, mais ça ne la rend que plus belle et plus honorable.

Lavande sentit ses yeux se remplir de larmes. Parvati lui sourit doucement avant d’avancer doucement sa main vers son visage. Elle effleura la mèche de cheveux blonds. Puis, d’un geste d’une infinie douceur, elle l’écarta et la plaça derrière l’oreille, caressant sa joue striée au passage.
— Elles ne partiront jamais, gémit Lavande en se forçant à ne pas remettre aussitôt la mèche devant son œil.

— Non, c’est un fait. Alors autant apprendre à vivre avec, non ?

— Je sais, j’ai déjà entendu ça. Le couplet sur la fierté, l’honneur, on me l’a déjà servi, alors pourquoi je n’arrive pas à l’intégrer ?
— Ça viendra avec le temps, souffla Parvati avant de l’embrasser sur la tempe et de la serrer de nouveau contre elle.

Le vent s’était calmé. Les montagnes et le château se reflétaient désormais dans le lac comme dans un miroir. Une ride apparut brièvement au milieu de l’étendue d’eau. Être de l’eau ? Calmar géant ? Strangulot ? Il y avait tellement de créatures étranges dans ce lac. Tellement de choses cachées sous la surface, de merveilles à découvrir. Parvati murmura :

— Regarde le monde avec tes deux yeux, Lavande, et tu verras comme il est beau.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Zaz_
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Zaz_ » 26 août 2017 - 23:08

Titre :
Thème (écrit ou URL de l'image) : Vestibule
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Olivier Dubois, Percy Weasley
Rating : aucun
Percy avala une goulée d'air frais et frappa à la porte avant de pouvoir y réfléchir trop longtemps. S'il réfléchissait, il retournerait en arrière. Il abandonnerait les quelques larmes de courage qu'il avait rassemblée, et il retournerait en arrière, ne remettrait plus jamais un pied dans cette rue maudite. Les fantômes reviendraient le hanter pendant des jours, des semaines après ça. Enfin, reviendraient... Ils n'étaient jamais vraiment partis. Ils différaient simplement de ceux qu'il avait, au début. Avant la Bataille. Quand la guerre avait commencé, mais qu'il était encore trop têtu pour revenir vers sa famille. Ces fantômes là, il avait appris à les connaitre. C'était la Culpabilité, le Doute, la Peur. Rien qu'il n'ait appris à maîtriser.
Aujourd'hui, trois semaines après la Bataille... Non, ce n'était pas pareil. Ce n'était même plus des fantômes qui venaient le hanter, la nuit. C'était des ombres, des silhouettes rampant sur les murs, lui murmurant des choses inintelligibles à l'oreille, lui présentant pendant quelques fractions de secondes leurs visages émaciés, déformés. Lorsqu'il parvenait à se calmer suffisamment pour aligner quelques pensées cohérentes, il se disait que c'était ceux à quoi ressemblaient les Détraqueurs, sous leur masque.
Les Ombres ne le laissaient jamais dormir. Elles ne le laissaient jamais se débarrasser du poids sur son coeur, même pas pour quelques heures de sommeil. Elles lui balançaient des images à la figure, des noms, des accusations. Il avait l'impression de se retrouver en Sixième Année - quand la culpabilité envers le sort de Pénélope l'écrasait, quand l'inquiétude pour sa soeur lui rongeait les entrailles, quand la perspective de son avenir, beaucoup trop proche à son goût, serrait un peu plus son coeur chaque jour. Quand il restait éveillé des heures durant, ses yeux grands ouverts fixés au plafond. Seulement, aujourd'hui, l'esprit de son frère venait s'ajouter à ses démons.
Alors, il se tournait vers la seule personne qui réussissait à le calmer, autrefois. La personne qui le laissait se glisser dans son lit, même lorsqu'ils se pensaient trop grands pour ce genre de choses, qui lui tenait la main jusqu'à ce qu'il s'endorme. La personne qui semblait connaître ses sentiments des mois, des années avant que lui-même ne les accepte.
Il s'était tourné vers Olivier Dubois. Ce même Olivier Dubois, qui se tenait à présent devant lui, en robe noire de funérailles, de longues poches sombres sous les yeux. Olivier Dubois, dont les épaules carrées, courbées sous le poids du chagrin, cachaient le vestibule. Olivier Dubois, dont le regard étincela brièvement en le reconnaissant, la surprise prenant un instant le dessus sur le poids que lui aussi devait porter tous les jours. Olivier Dubois, qui, dans les trois dernières semaines, n'avait quitté le chevet de sa mère que pour venir à l'enterrement de Fred.
Olivier Dubois, dont la mère venait de succomber aux blessures infligées lors de la Bataille.
- Percy.
C'était un fait, une constatation, à peine teintée d'une once de surprise. Le rouquin s'autorisa un maigre sourire, sentant ses barrières ses fissurer et les larmes lui monter aux yeux.
- Je... Je suis désolé, je sais que ce n'est pas le bon moment, mais je devais m'excuser, et je... Je...
Son long discours, minutieusement préparé durant ses longues heures d'insomnie, resta coincé au fond de sa gorge. Jamais Olivier ne le pardonnerait. Jamais il ne lui pardonnerait ses lettres restées sans réponse, ses accusations fondées, son attitude pendant la guerre. Jamais il n'accepterait ses excuses bafouillées. Il devrait cracher sur ses larmes et lui claquer la porte au nez. C'était ce que Percy ferait, à sa place. C'était ce qu'il méritait.
Mais le Gryffondor se décala, lui laissant accès au vestibule.
- Je crois que l'on a des choses à se dire, annonça-t-il avec un demi sourire.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par Caroliloonette » 26 août 2017 - 23:23

Titre : Nouveau départ
Thème (écrit ou URL de l'image) : Changement
Fandom : Original
Nombre de mots : 180 mots
Personnages :
Rating : Tout public
Elle écouta pour la sixième fois le message sur son répondeur. Elle avait décroché le poste. Elle avait dû mal à y croire. Elle s’était présentée à cet entretien d’embauche sans réellement croire en ses chances. Mais elle avait testé, comme ça. Juste pour voir. Et là pourtant, le message sur son répondeur était clair : une confirmation de sa part et le poste était pour elle. Sa candidature les avait convaincus.

Elle avait déjà un travail. Qui certes ne lui plaisait plus depuis quelques années mais qui gonflait son compte en banque à chaque fin de mois. Ce qui n’était pas négligeable. Là, les choses étaient différentes. Elle ne partait pas complètement à l’aventure. Elle pouvait désormais donner sa démission et se projeter dans cette nouvelle vie qui s’offrait à elle.

Elle ne savait plus vraiment si elle était heureuse. Ses journées se ressemblaient et se succédaient. Sa vie s’égrenait ainsi sans qu’elle y prenne réellement de plaisir. Ce nouveau départ était une aubaine pour rapporter de la luminosité dans son quotidien.

Elle prit son téléphone et les appela.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par dedellia » 26 août 2017 - 23:44

Titre : Appogée
Thème : Changement
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Remus, pauvre Remus
Rating : Aucun
Obscurité. Nuit affreuse ! Ronde et lumineuse. La lune était là… La douleur se fit sentir. Celle qu’il ressentait chaque mois. Celle de cette métamorphose le rendant monstrueux. Un monstre, on ne pouvait le décrire autrement. Comment faire autrement d’un animal sanguinaire sans humanité ? Le loup à l’intérieur de lui en était un. Alors lui aussi l’était, n’est-ce pas ? Un monstre, oui Remus en était bien un. Celui rencontré dans les plus terribles récits. Celui qui terrifie tous les enfants. La peur le pulvérisa soudain. L’odeur du sang. Attrayante et alléchante. Terrible tentation. Noir.

Remus n’était plus là.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par BellaCarlisle » 26 août 2017 - 23:54

Titre : Lupus hétérochrome
Thème : Changement + https://img10.deviantart.net/8178/i/201 ... 9f77lj.jpg
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1034
Personnages : Sylya (OC), Niels (OC)
Rating : Tout public
Son sac sur l’épaule, Sylya hésite à entrer dans la salle d’arts plastiques. Plusieurs lycéens sont déjà là, plongés dans leur travail, occupés à peindre, coller, colorier ou dessiner. La jeune femme se glisse entre deux tables pour rejoindre un poste libre, sortant ses affaires. Elle jette un coup d’œil rapide au tableau où le sujet est écrit à la craie, lui tirant un sourire ironique. Bien sûr, pour son premier jour, il faut que les loups soient à l’honneur, comme un signe divin là pour lui rappeler qui elle est.

La blonde commence à esquisser les traits d’un animal hurlant à la lune, se remémorant ses instants passés avec Aeron dans la forêt. Son animal ne quitte pas ses pensées alors qu’elle donne des coups de crayons de plus en plus précis, allant jusqu’à intégrer des feuilles d’automne à l’air qui s’échappe de la gueule du loup. Le brouillon ne lui prend que quelques secondes, elle s’empare ensuite d’une feuille pour son œuvre définitive. Elle se saisit de ses crayons de couleur et de feutres de qualité avant de colorier le tout. Ce n’est pas la réalité qui guide son poignet, les teintes se mélangent pour former une hétérochromie qui donne un côté fantastique à sa tête de loup. Le bleu, le vert, le jaune, le marron et le rose se mêlent dans des arabesques.

Avec un geste brusque, elle se frotte les yeux, retenant ses larmes. Songer aux loups la ramène inévitablement à son passé avec les Lycans et les Vampires, elle revoit les événements violents qui ont tracé sa vie. Et plus que tout, la catastrophe à cause de laquelle elle est là, dans un lycée parfaitement normal, à jouer le rôle d’une adolescente humaine qu’elle n’est pas.

Préférant ne pas s’appesantir sur ses souvenirs, Sylya signe son dessin et va le poser sur le bureau du professeur, ignorant les regards des autres. Elle récupère son sac, sort de la salle et descend les quatre étages avant de se cogner contre l’un de ses camarades qui la retient. La blonde s’excuse avec un sourire désolé, relevant la tête avant de reconnaître Niels avec qui elle partage la plupart de ses cours.

- Où étais-tu ? lui demande-t-il.
- En cours d’arts. C’était ma première séance.
- Résultat ?
- C’est agréable, répond vaguement la jeune femme. Le sujet était sympathique, je n’ai pas vu l’heure passer.

Elle tente de faire au plus vite, pour éviter une trop grande discussion. Elle n’a vu aucun changement chez elle depuis qu’elle est là, sa joie de vivre n’est pas revenue et elle ne peut s’empêcher de penser à tout ce qu’elle a perdu. Alors qu’elle veut s’éloigner pour mettre de la distance entre elle et son camarade, Niels lui bloque le chemin.

- On organise une soirée, l’informe-t-il. Tu devrais prendre un peu de temps pour t’intégrer au groupe.
- Merci mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus important. J’ai autre chose à faire le soir et je n’aime pas me mêler à la foule des lycéens.
- Je ne t’oblige pas à faire la fête tous les jours, insiste Niels. Seulement venir un soir pour ne pas jouer au fantôme.

Sylya retient un commentaire, gardant pour elle sa nature particulière. Annoncer à quelqu’un qu’elle est autant Vampire que Lycan n’est pas une bonne idée, elle ne connaît pas assez Niels pour savoir s’il a de l’humour ou non. Devant son air implorant, elle lui promet de réfléchir à sa proposition mais ce n’est pas suffisant pour son camarade qui insiste de plus en plus.

- Je suis sincère, Sylya. Ça te ferait du bien de côtoyer un peu de monde.
- Je ne suis pas seule, si c’est ce que tu sous-entends.

Son ton est sec, d’une froideur hivernale. Elle n’a pas besoin d’une compagnie aussi insupportable que celle des humains actuels, elle a eu de longues discussions avec des vieux Vampires plus intéressants que ces adolescents mortels. Elle réussit enfin à se soustraire à sa présence, courant presque. Elle lui échappe enfin, heureuse de voir que sa journée est terminée. Retourner à son appartement est un soulagement et elle jette son sac sur son lit avant de s’enfermer dans la salle de bain.

Avec une grimace, Sylya se débarrasse de ses vêtements, vérifiant dans la glace que ses blessures ne sont pas à nouveau ouvertes. Les points de sutures tiennent le coup difficilement, certaines plaies lui font encore mal et le frottement du tissu n’a rien arrangé. Elle n’a pas de sang sous la main pour cicatriser plus vite et elle refuse d’aller se servir dans un hôpital, éprouvant un minimum de respect pour ceux qui y travaillent et qui sauvent des vies. Dommage que sa régénération ne soit pas aussi active que par le passé.

L’eau tiède de la douche la soulage un peu. Elle se change ensuite avant de s’allonger sur son lit. Les horaires du lycée ne sont pas étendus, elle a eu des journées plus longues autrefois, mais se faire passer pour une humaine est difficile. Elle n’accepte pas ce changement qui s’effectue au sein de la société, cette méfiance de la part des mortels pour les créatures comme celles qu’elle voyait tous les jours. La peur a pris le dessus et la chasse aux bêtes de la nuit continue malgré tout.

S’enroulant dans les draps, Sylya ferme les yeux pour se couper du monde. Un hoquet de tristesse la secoue et l’oblige à s’asseoir alors que les larmes débordent de ses paupières. Elle croit entendre la voix de Sonja la suppliant de fuir, celle de Tanis lui apprenant que l’histoire a été modifiée et celle de Lucian sonnant comme une promesse de vengeance. Et au-dessus des autres, il y a le bruit de l’explosion du bateau d’Alexander, un son qui a marqué sa mémoire.

Elle se débat pour s’arracher à ses draps, partant se passer de l’eau sur son visage. Son reflet dans le miroir lui montre que ses iris ont à nouveau viré à l’argenté, signe qu’une transformation n’est pas loin. Ce changement physique, elle le déteste par-dessus tout, mais il est une partie d’elle qu’elle doit dompter pour survivre en se cachant.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par Eanna » 27 août 2017 - 00:08

Titre : Comme un parfum de renouveau
Thème (écrit ou URL de l'image) : Changement
Fandom : HP
Nombre de mots : 1121
Personnages : Rose Weasley, Drago Malefoy
Rating : Tout public
Un besoin de changement. De l’air, de grands espaces, loin de sa famille beaucoup trop nombreuse, qu’elle ne passait pas un week-end sans voir. Que ce soit la branche Potter, la branche Weasley-Delacour, les grands-parents… Et elle en passait un certain nombre. Elle saturait. A 22 ans, Rose Weasley n’aspirait qu’à un long moment loin de tous ces visages trop familiers.

Elle aimait sa famille, ses parents, son frère, ses cousins, ses oncles et tantes, mais elle avait l’impression d’étouffer. Ses études étaient bientôt terminées, elle espérait à la rentrée obtenir un premier poste intéressant au département des Jeux et Sports magiques. Elle pourrait enfin quitter le nid familial, se trouver un appartement rien qu’à elle, et espacer enfin toutes les réunions familiales qui ces derniers temps lui pesaient plus qu’elles ne l’enthousiasmaient.

Alors un matin, elle fit ses bagages. Une petite valise, un sac à dos, et elle se rendit au Ministère après avoir laissé un mot à ses parents disant qu’elle partait prendre l’air pendant une, peut-être deux semaines… Elle prit le premier Portoloin en partance pour le Continent, sans se soucier de la destination.

Pour elle qui ne parlait pas un mot d’allemand, la Bavière fut dépaysante, c’était le moins qu’on puisse dire ! Heureusement, les sorciers allemands parlaient anglais pour la plupart, avec un accent à couper au couteau certes mais c’était compréhensible. Elle trouva une chambre d’hôtel dans le quartier sorcier de la ville de Freiburg. Elle avait pris un peu d’argent moldu à sa mère, avant de réaliser à son arrivée que les livres sterling n’avaient pas cours en Allemagne… Et évidemment, elle n’avait pas de quoi les changer, aussi devrait-elle se contenter des commerces sorciers, qui prenaient les Gallions, Mornilles et Noises.

Le Winkelglasse était une rue aussi agréable que le Chemin de Traverse de Londres, quoique moins fréquentée. Il y avait davantage de librairies, ainsi que de petits salons de thé, proposant des gâteaux avec une telle quantité de crème qu’on grossissait rien qu’à les regarder. Rose jeta son dévolu sur une part de gâteau à la citrouille surmonté de chantilly, de cerises confites et de copeaux de chocolat blanc.

Elle se dirigea vers la terrasse du salon de thé, cherchant une place à l’ombre, maudissant pour la énième fois sa peau blanche qui lui garantissait un teint écrevisse si elle avait le malheur de s’exposer au soleil plus d’un quart d’heure. La seule table à l’ombre était déjà occupée à son grand regret. Elle resta immobile un instant, fixant l’homme de dos, incapable de dire pourquoi il lui semblait familier. Ce n’était pas comme si les cheveux blonds étaient rares en Allemagne… Mais elle n’avait connu qu’une seule personne avec des cheveux si blonds qu’ils en paraissaient presque blancs, et elle s’était assise tellement souvent derrière lui en cours qu’elle connaissait cette teinte par cœur.

Pourtant cet homme n’était pas Scorpius, c’était certain. Et pour cause, Scorpius était en ce moment aux États-Unis, pour ses études de Médicomagie. Dans ce cas, cela ne pouvait être que…

— Mr Malefoy ? demanda-t-elle timidement en s’avançant vers la table.

Drago Malefoy se retourna lentement, un sourcil haussé de façon presque comique, visiblement perplexe d’être ainsi interpellé dans un endroit où a priori, aucun sorcier de sa connaissance n’aurait dû se trouver – Rose le savait, c’était même pour cela qu’elle était venue ici.

Il plissa les yeux, semblant chercher dans ses souvenirs qui elle pouvait être. Visiblement, elle ne lui disait rien. Ce n’était pas surprenant, après tout elle n’était jamais allée chez Scorpius durant sa scolarité. Elle avait aperçu son père de loin à la gare de King’s Cross parfois, et l’avait croisé au Ministère une ou deux fois sans jamais lui adresser un mot. Pourquoi avait-elle eu l’audace de l’aborder dans ce salon de thé alors ? Ce n’était pas comme s’ils se connaissaient, il devait la prendre pour une parfaite idiote…

— Rose Weasley-Granger, dit-elle en tendant une main maladroite, tâchant de maintenir sa part de gâteau de l’autre.

— Un nom, ou plutôt deux, qui ne me sont pas inconnus… dit-il en lui serrant la main avec un petit sourire.

— Je ne veux pas vous déranger, mais c’est une coïncidence amusante de croiser d’autres sorciers anglais ici, je ne m’y attendais pas.

— Vous ne me dérangez pas. Je ne suis pas très occupé, comme vous pouvez le voir.

Rose n’hésita pas, décidant de prendre cela comme une invitation – et surtout comme l’opportunité d’avoir une place à l’ombre –, elle s’assit en face de lui, ravie de pouvoir parler anglais avec quelqu’un qui ne donnait pas l’impression de hacher sa langue maternelle à chaque mot.

— Vous êtes en vacances ? demanda-t-elle. Vous connaissez bien l’Allemagne ? C’est la première fois que je viens, c’est magnifique la Bavière ! Et Freiburg est si jolie comme ville ! On se croirait à Pré-au-Lard dans certains quartiers, et…

Elle s’interrompit, constatant son sourire amusé.

— Désolée, c’est le fait de pouvoir enfin parler un peu anglais avec quelqu’un qui me comprend sans que j’aie besoin de répéter… s’excusa-t-elle.
— Vous ne parlez pas l’allemand ? demanda Drago. Ça vous servirait pour entrer au département des Jeux et Sports magiques pourtant… Parler plusieurs langues est généralement un bon point dans un domaine de rencontres internationales.

Rose demeura interdite, trop surprise pour répondre. Comment savait-il… Il dut percevoir son trouble car Drago ajouta :

— Je ne connais pas votre visage, mais votre nom est difficile à ignorer, Miss Weasley…

— Weasley-Granger, corrigea-t-elle aussitôt.

— D’autant plus difficile.

— Sinon appelez-moi Rose, ce sera plus simple, ajouta-t-elle rapidement.

— Bien… Rose. Je disais donc, je travaille au département de la Justice Magique, et il m’arrive de faire un peu d’administratif et de voir passer les noms des stagiaires au Ministère. Entre vous, votre mère, quelques-uns de vos cousins et cousines si je ne me trompe pas… On en devient obligé d’appeler ses employés par leur prénom pour être sûr que cinq personnes ne risquent pas de débarquer si on demande à voir Weasley !

Rose sourit, un peu surprise de le voir faire de l’humour. Il semblait toujours si austère quand elle croisait dans les couloirs du Ministère… Le Drago Malefoy civil était un peu plus sympathique que sa version en service.

— Combien de temps restez-vous ici ? demanda-t-il.

— Je ne sais pas encore, une semaine, peut-être deux… J’ai besoin de prendre un peu l’air, de respirer. Comme vous l’avez fait remarquer, j’ai une famille nombreuse, et parfois, ça devient très envahissant…

Drago sourit. Et Rose se surprit à penser qu’il semblait bien plus jeune lorsqu’il souriait. Ça lui allait bien. Elle se mit à songer que l'homme face à elle gagnait peut-être à être connu. Et cette idée lui plut bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par WarmSmile » 27 août 2017 - 00:35

Titre : Différent
Thème : Revenir
Fandom : HP
Nombre de mots : 158
Personnages : Percy Weasley
Rating :

Revenir vers les siens n'avait pas été une décision facile. Percy était de ceux qui se tenaient à leurs choix une fois qu'ils étaient pris, mais cette fois-ci serait une exception. Tandis qu'il se tenait dans la cuisine de la maison de son enfance des mois après la dernière fois qu'il avait vu cet endroit, le jeune homme ressentait un mélange d'émotions oscillant entre le soulagement et l'incertitude.

Percy était entouré de petits signes lui rappelant sans cesse son absence. Il y avait ce vase sur la table qu'il ne connaissait pas, et aussi des traces de brûlures sur le plancher. Le jeune sorcier détestait ne pas savoir ce qui s'était passé comme s'il était simplement devenu un étranger.

Après un dernier regard en direction du vase, le jeune homme décida de mettre la table afin de retrouver un terrain plus familier. Les gestes machinales lui firent reprendre son calme. Il était de retour, c'était ce qui comptait.
#Teampoissonsclowns

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par BellaCarlisle » 27 août 2017 - 00:48

Titre : Retour
Thème : Revenir
Fandom : Avengers
Nombre de mots : /
Personnages : Tony S, Maria H
Rating : Tout public
Le tic-tac de l'horloge met à rude épreuve les nerfs de Tony. Depuis le début de sa journée, c'est-à-dire presque minuit puisqu'il n'a pas dormi, son regard est sans cesse attiré par la pendule de la cuisine. Il a essayé de l'ignorer en allant faire un tour dans l'atelier qu'il a difficilement aménagé dans son garage mais ses pas le ramènent vers cette pièce où les aiguilles le narguent en tournant lentement. C'est une question de relativité, ses connaissances sur le sujet sont assez étendues pour qu'il le sache, mais il n'en peut plus, sa patience est trop limitée pour lui permettre de tenir jusqu'au soir.

Ses doigts tapent nerveusement la table, en rythme avec le bruit des secondes qui passent. Les yeux fixés sur son téléphone portable, le milliardaire prie pour recevoir cet appel qu'il attend désespérément. Il n'ose pas imaginer le genre d'article qui pourrait paraître à son sujet si on le trouvait dans un tel état mais ce n'est pas son problème. Il a fini par délaisser les journalistes en partant vivre dans un coin plus paumé que sa tour Stark et il doute que sa nouvelle vie intéresse désormais la presse puisqu'il agit comme n'importe qui.

Avec un grognement purement irrité, Iron Man se lève, jetant un coup d'œil à son évier. Ce dernier est vide, agaçant encore plus son propriétaire. Depuis quand se met-il à faire sa vaisselle ? Qu'il s'éloigne du bruit et de la foule, c'est une chose, mais s'occuper de ses propres affaires, c'est assez nouveau pour lui. Peut-être Maria a-t-elle raison quand elle lui dit que l'esprit d'équipe et les missions avec les Avengers peuvent changer un homme aussi instable que lui. Et elle sait de quoi elle parle, elle le connaît depuis des années, le temps pour elle de le voir évoluer.

Tony pousse un soupir de contrariété, observant la rue par sa fenêtre. Rien ne bouge dehors, les voitures sont rangées et la population reste à l'intérieur au lieu de prendre l'air. Pour le génie philanthrope, le temps devient de plus en plus long, ce qui l'énerve peu à peu. Il se détourne violemment du paysage pour aller allumer la télévision.

Les informations sont plus joyeuses qu'il y a quelques mois. Elles n'affichent plus la domination d'Hydra sur le Shield, c'est l'inverse qui s'est produit, grâce aux Avengers. Le gouvernement a annoncé le matin-même que les fugitifs n'ont plus à s'inquiéter et que les accords de Sokovie ne sont que de lointains souvenirs. De quoi rassurer les terriens sans avouer complètement que les politiques ont eu tort. C'est de la manipulation de masse, rien de moins, mais le Shield n'a rien ajouté pour ne pas recommencer un conflit contre les autorités de l'État.

Le milliardaire s'installe dans son canapé, écoutant distraitement l'éloge du Président américain sur l'efficacité du Shield et des Avengers. Les noms des hommes et femmes à remercier s'affichent sur l'écran et Tony sent son coeur se serrer en reconnaissant ceux d'amis morts pour la justice et la liberté. Vaincre Hydra a entraîné des pertes que rien ne peut effacer, pas même une compensation financière de la part du gouvernement. La mort plane en permanence sur eux mais cette fois, elle a été plus proche que jamais.

En entendant la sonnette de la porte d'entrée, Tony semble reprendre pied dans la réalité. Il rejoint sa porte rapidement et l'ouvre, remarquant Maria qui patiente. Elle lui sourit maladroitement alors qu'il lui fait signe d'entrer et qu'il l'accompagne.

- Vous êtes revenue, constate-t-il sur un ton où perce une certaine satisfaction.

- Je tiens mes promesses, Stark. Entre revenir ou fuir, j'ai choisi la première proposition.

Le génie philanthrope ne lui laisse pas le temps de parler plus, il l'embrasse avec une retenue délicate. Leurs lèvres se retrouvent avec tendresse alors que Maria passe ses bras autour du cou du milliardaire, comme pour l'empêcher de disparaître. C'est pour lui qu'elle est là, elle n'a pas quitté l'Amérique définitivement, comprenant qu'elle a fini par s'attacher à lui.
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par PlumeEnVadrouille » 27 août 2017 - 01:23

Titre : Souffrance
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « peau »
Fandom : aucun
Nombre de mots : 114
Personnages : aucun
Rating : aucun
Je me mords les lèvres en me touchant le bras. Ce bras qui aurait pu être la cible, comme tant d'autres. Mais non, j'ai seulement choisi la main. Le froid la rend violette. Pas l'autre. Je ne sais pas si je dois le regretter. Je ne comprends pas. Je ne comprends plus. Mais c'est peut-être le genre de chose qu'on ne doit pas comprendre. Parce que c'est comme ça. C'est physique. Une délectation. Un peu de masochisme aussi. La peau est un réceptacle, dit-on. Autant qu'elle le soit jusqu'au bout. Personne ne le sait. Les gens se posent des questions, mais c'est tellement éphèmère. Parce qu'ils ne voient pas le vrai problème. La souffrance.
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par BellaCarlisle » 27 août 2017 - 01:25

Titre : Humain ?
Thème : Peau
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : /
Personnages : Will, Hannibal
Rating : - 12 pour cannibalisme
Will jette un coup d'œil dubitatif au contenu de son assiette, relevant son regard vers son psychiatre qui lui sourit. Hannibal a annoncé un repas carnivore, ce qui signifie sans aucun doute que l'origine de la viande doit rester un secret pour le bien-être mental de tout le monde. Il n'ignore pas que le plat devant lui a quatre-vingt pourcent de chance d'être à base d'humain. Sauf qu'il n'est pas sûr de pouvoir tenir si ce sont des chips de peau humaine.
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par dedellia » 27 août 2017 - 01:39

Titre : Une histoire sur sa peau
Thème : Peau
Fandom : x
Nombre de mots : 166
Personnages : x
Rating : x
Elle est bien vivante malgré tout ce temps. Faible, aussi pâle que la neige, mais vivante. C’est ce qui est important. Non ? Peu importe ses traumatismes, peu importe sa souffrance au moins elle vit. Peu importe si elle n’a que la peau sur les os ou qu’elle ne tienne plus debout. Tout est mieux que la mort. C’est ce ce que vous dites du moins. Quand on la voit, on perd cette certitude. Elle n’a plus rien, même pas une fine graisse pour la protéger des épreuves de la vie. Elle est à fleur de peau. Un effleurement la fait sursauter. Un murmure la rend sur ses gardes. Presque sauvage. Tout son corps, toute son âme porte les marques de ses épreuves. Mais au moins elle respire. Bien sûr. Laissez la dépérir, laissez la porter seule les cicatrices. Car si elle vit, ça n’en vaut pas la peine. Elle n’a pas besoin d’aide. Il vaut mieux penser à soi avant tout. Bien sûr. Pourquoi l’aider?
Dernière modification par dedellia le 27 août 2017 - 01:41, modifié 2 fois.
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«Dede, je te sacre Idole de ma Vie, Reine du Voldemort/Nez»
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par PlumeEnVadrouille » 27 août 2017 - 01:39

Titre : Londres
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 100
Personnages : aucun
Rating : aucun
Je regarde à travers ma fenêtre, rêveuse. Londres possède vraiment un très beau paysage, pour moi, simple Française, Parisienne classique. Mais il y fait souvent gris, comme le veut l'image que l'on a de Londres. Mais j'ai remarqué que beaucoup de grandes villes Européennes ont souvent une image grise et morne. Mais Londres est différente. Peut-être parce que c'est une ville explorée à idstance par les français, a contrario des autres capitales. Londres a l'air plus riche, et tellement plus joyeuse sous la pluie battante. Et ça, c'est formidable. Londres a la capactité de nous faire sourire sous la pluie.
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Re: [Textes] Nuit du 26 août

Message par PlumeEnVadrouille » 27 août 2017 - 01:55

Titre : Crise de nerf
Thème (écrit ou URL de l'image) : image et mot « peau »
Fandom : aucun
Nombre de mots : 137
Personnages : aucun
Rating : aucun
Adossée au mur, elle regarde par la fenêtre le paysage londonien. Elle n'en revient pas. Elle sort d'une visite cehz le docteur. Qui vient de lui annoncer que les nerfs de sa peau sont inactifs. C'est vrai que depuis quelque temps, elle se sent flotter. Et vide, parce qu'elle ne sent plus rien autour d'elle. Elle peut au moins se sentir soulagée pour ça. Elle a une solution à son problème. Au premier en tout cas, puisque maintenant le second est de ne plus rien ressentir. C'est embêtant, pensa-t-elle, en essayant de relativiser. Elle soupira, et à l'aide de ses yeux, alla s'alonger sur son lit. Elle pensa que c'était une drôe de situation. Un aveugle se sert du toucher pour voir, et quelqu'un comme elle se sert de la vue pour essayer de sentir autour d'elle.
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