[Validations] Combat à mort - IV

Pour les vieux sujets obsolètes mais qu'on peut vouloir relire un jour.
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dreamer
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par dreamer » 17 avr. 2017 - 21:53

210 mots sur Libre Office
Mes paupières s’ouvrent à nouveau sur le chaos qui m’entoure. Complètement transformés dans leur folie destructrice, Bellatrix et Rodolphus ont délaissé le Doloris pour des sorts d’entaille, et le spectacle auquel j’assiste est glaçant. Des filets de sang tapissent les murs, le parquet et je suis prête à parier que leurs capes en sont aussi recouvertes.

Les cris finissent par se muer en gémissements, puis en murmures… « Pitié » entendis-je l’homme répéter tout bas. « Pitié, tuez-moi. »

Le coeur serré, je plante mon regard sur la silhouette prostrée au sol, puis sur ce visage détruit par la souffrance, ces yeux brillants qui ne demandent qu’une chose : la conclusion de cette insoutenable agonie.

Pourtant, ses supplications ne font pas cesser les sortilèges qui pleuvent sur lui. Sa femme, quant à elle, ne fait ni geste ni bruit, aucun signe manifeste indiquant qu’elle est toujours en vie.

DONG. La vieille horloge moldue me fait sursauter. Il est déjà une heure du matin. Depuis combien de temps sommes-nous ici ? Il faisait nuit quand nous sommes arrivés, mais un coup d’oeil dehors renforce mon malaise : le ciel est aussi sombre que les ténèbres.

« Est-ce qu’on peut s’en charger, maintenant ? » s’enquit alors Lucius sur un ton ennuyé.
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Josy57
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Josy57 » 17 avr. 2017 - 23:03

Au-delà de ça, il n'y avait pas grand-chose. Une liste des domiciles connus et des parents en vie. La dernière adresse qui était mentionnée figurait sur les deux fiches à la fois, laissant supposer qu'il s'agissait de la demeure où ils s'étaient installés ensemble après leur mariage.

35, impasse Meryl Vann.
Antoine s'arrêta devant la grille qui portait ce numéro. Le fer ouvragé sinuait comme des ronces, ornées de feuilles et d'épines de métal. La peinture s'était écaillée avec le temps mais le portail, au moins deux fois aussi haut qu'Antoine, demeurait impressionnant. Il barrait l'accès à un petit parc aux pelouses jonchées de feuilles mortes et envahies de buissons indisciplinés, de plantes grimpantes et de rosiers sauvages. Un véritable jardin maudit.
Derrière les feuillages de plusieurs grands arbres, Antoine pouvait distinguer la façade du manoir et ses rideaux tirés. Au coin de la rue, une vieille dame apparut et lui jeta un regard oblique en fronçant les sourcils.

- Excusez-moi, madame, l'interpella-t'il alors qu'elle semblait hésiter à changer de trottoir avant d'arriver à sa hauteur. Est-ce que vous pourriez me renseigner ?

Elle sembla hésiter mais finalement se retourna vers lui et avec un mince sourire demanda :

- Qu'est-ce que vous voulez savoir, jeune homme ?

- Cette maison, qui l'habite ?

La vieille dame tourna ses yeux gris vers la demeure et ses traits retombèrent immédiatement.
229 mots selon Word !

Jour 17 validé !
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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Alhüin
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Alhüin » 18 avr. 2017 - 00:03

Jour 17 : 321 mots
- Pansy ! Mademoiselle Parkinson, je peux vous parler !

Harry essayait de rattraper la jeune femme qui parcourait à tout allure dans un tailleur impeccable ses bureaux. Par Merlin, elle était pourtant perchée sur des talons horriblement hauts ! Comment faisait-elle pour le distancer de la sorte ? Courant toujours pour rattraper la jeune femme, qui, intraitable, l’ignorait royalement, se contentant de faire son boulot, Harry parvint enfin à la rattraper.

Fermement, il lui prit le bras et l'amena vers un bureau vide mais avant qu’il n’ait eu le temps de dire “Quidditch”, Pansy s’était dégagée et l’avait giflé.

- Ah, ça suffit les familiarités maintenant Potter. Si tu as quelque chose à dire, soit bref et va-t'en. Je ne te garantis pas que je t’écouterais en revanche, ajouta-t-elle, assassine.

Harry la regarda longuement. Elle ne semblait pas vraiment en colère. Juste résignée. Et sûre d’elle. Elle était toujours aussi sûre d’elle. Jamais il ne l’avait vu douter une seconde de la marche à suivre. Et pourtant à l’heure actuelle, il avait quasiment réuni des preuves contre elle. Et elle n’en savait rien. Elle ne savait même pas que l’enquête était rouverte. Comment réagirait-elle si jamais il parvenait à prouver qu’elle était coupable. Perdrait-elle de sa superbe ? Réussirait-elle à s’enfuir comme tout méchant qui se respecte dans un film d’espionnage de qualité médiocre ? Abandonnerait-elle vite? Impossible à dire. Enfin, si, Harry supposait qu’elle accepterait calmement son sort. Qu’elle ne ferait pas d’éclat. Pourtant c’était bien son genre à Pansy Parkinson de faire des grands coups d’éclats. Mais quelque chose lui disait qu’elle était suffisamment intelligente pour comprendre quand la partie est terminée et quand elle a perdu. Mais pour le moment elle n’a rien perdu du tout et Harry doit faire en sorte qu’elle ne découvre pas que l’enquête est rouverte ou tout se compliquera très vite.

- J’ai … comment, euh … Besoin qu’on parle, tenta Harry.

Seul un rire doux et sarcastique lui répondit.
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And what? You'll win her over with your rainbow kisses and unicorn stickers?

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Leeloo Lovegood
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Leeloo Lovegood » 18 avr. 2017 - 10:33

Jour 17 : 207 mots WORD
S’il avait seulement pu arrêter le sortilège de Lucius, s’il avait pu quitter des yeux le corps transpercé de douleurs d’Hermione, si son amour pour elle n’était pas si puissant, si destructeur et qu’il pouvait supporter de la voir souffrir, il aurait pu s’occuper de Malfoy et la libérer de son emprise. Mais sa faiblesse avait raison de lui, et il ne pouvait rien faire d’autres que de rester, tremblant, à côté du corps d’Hermione qui suffoquait de douleurs.
Severus ne remarqua pas le regard discret de Lucius derrière lui, ni son bref hochement de tête. L’instant d’après, il sentit une douleur intense dans le dos et il fut forcé de se retourner pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait.
Derrière lui, Bellatrix le regarda avec un sourire démoniaque, et il comprit que quoi qu’il lui arrive, elle en était la cause. Il porta une main dans son dos, et attrapa avec difficulté un objet long et fin, qu’il identifia aussitôt. Une seringue, avec une aiguille en argent. L’instant d’après, une brûlure lancinante lui traversa tout le corps, et il s’effondra aux côtés d’Hermione.
Les effets du Doloris s’estompant, elle observa, impuissante, Severus se recroquevillait près d’elle et elle vit dans sa main, la seringue vide.
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Hèra, Reine universelle, Hèra, génératrice des pluies et des vents, qui, seule, permets de vivre, qui te communiques à tout, qui règnes sur tout et animes tout par les sifflements de l’air.

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anhya
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par anhya » 18 avr. 2017 - 11:43

Jour 17: 221 mots sur Word

[quote][/Layla tournait en rond. La femme qui était venu la voir avec le dîner était reparti sans dire un mot après avoir reçu le contenu du plateau sur le visage.
— Vous devez me libérer, cria-t-elle.
Layla regarda autour d’elle. Il n’y avait pas grand-chose à détruire mais elle essayerait quand même. Elle se saisit du micro-ondes et arracha la prise du mur.
Elle allait le jeter par terre quand la porte s’ouvrit à la volée.
Un homme avec des cheveux blanc et une blouse blanche entra et très rapidement lui reprit le micro-ondes des mains.
— Je ne vous permet pas de détruire ce qui ne vous appartient pas.
— Et il me semble que je n’ai permis à personne de me frapper et me garder captive dans ce sous-sol !
— Certes, mais ce micro-ondes est bien trop précieux pour que vous fassiez n’importe quoi avec.
— Précieux ?
Le vieil homme fit mine de partir sans fournir de réponse mais Layla voyait les choses différemment. Elle rattrapa l’homme par le bras avant qu’il ne franchise la porte. Elle prit de force le micro-ondes, le posa rapidement et sans délicatesse par terre et finalement envoya un crochet du gauche dans la joue de l’homme. Celui-ci s’écroula d’un coup.
Layla allait partir puis décida d’emmener le micro-ondes. Après tout, peut-être qu’il lui ouvrirait d’autre portes.
quote]

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- What is the purpose to follow an unattainable dream?
- Because even if it never gets true, the path will bring you new doors to open

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BellaCarlisle
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par BellaCarlisle » 18 avr. 2017 - 14:22

Jour 17 : 350 mots (Word)
- Tu as donné ta démission ?

Je fixe Lily comme si elle allait se changer en monstre devant moi. Ma meilleure amie n'est plus la même depuis que James est à Sainte Mangouste, elle parle peu, ne mange pratiquement pas et loupe tous ses sortilèges, y compris les plus simples. J'ai réussi à finir ma potion avant elle lors de notre dernier entraînement, ce qui est un exploit à noter dans les annales du Ministère. Lily a toujours été meilleure que moi et ce revirement de situation ne me plaît pas, parce que je m’inquiète de plus en plus pour elle.

Alors que nous sommes proches, elle a attendu que nous soyons tranquillement installées autour d'un bon repas pour me déclarer qu'elle ne reviendra pas demain. Ni les autres jours.

- Je n'ai pas le choix, Karen. Je me suis fait la promesse de voir mon frère tous les jours, pour qu'il sache que je suis là. Clive a tenté de me faire entendre raison mais mon avis est définitif.

C'est une excuse supplémentaire pour que je continue ma formation d'Auror. Je ne peux pas laisser le service perdre deux apprenties, tant pis si je dois rattraper mes deux mois d'absence en travaillant encore plus intensément ce que je ne maîtrise toujours pas. La brigade de police magique a proposé la fermeture du bureau des Aurors à plusieurs reprises et si les recrues viennent à manquer, c'est ce qui aura lieu.

- Tu aurais dû te laisser un temps de réflexion, Lily.
- Parce que tu as réfléchi, toi, quand tu es entrée en pleine nuit au Département des Mystères ? Clive a déclaré qu'il aurait été moins surpris de m'y trouver, sous prétexte que c'est dans mes gènes.

Harry et Ginny Potter ont aussi fait une petite virée dans ce département du Ministère lorsqu'ils étaient adolescents mais eux avaient des intentions plus honorables que les miennes. Le regard de Lily est plein de reproches, parce que je ne lui ai pas donné les raisons de ma présence au Département des Mystères, préférant garder pour moi ce petit secret.
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Pimy
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Pimy » 18 avr. 2017 - 16:48

Jour 14 (contrainte présente dans tout le texte) & 15 & 16 & 17 - 832 mots (3 pages)
Ma maîtresse enfourne ses pâtes dans mon ventre. Je tourne, je chauffe. De quand datent ces pâtes ? D'hier, d'avant hier ? Chaque repas est pour moi un nouveau défi. Comme à chaque fois, à chaque nouveau repas, j'essaie de retrouver l'âge des aliments que je réchauffe.

Je tourne, je chauffe, je sens mes ondes pénétrer les pâtes, elles ne chauffent pourtant pas très rapidement, je les sens toutes desséchées. Plus je tourne et plus mon estimation de l'âge de ces pâtes augmente. Elles ne datent certainement pas de la veille, pas de l'avant veille non plus. De trois jours alors ? J'aimerais le croire mais je doute. Non ce n'est possible. Pourtant, cela fait quelques jours que je n'ai pas tourné, que ma maîtresse ne m'a pas utilisé. Je croyais qu'elle m'avait abandonné, la dépression me guettait, mais voilà qu'elle me réveille avec ces vieilles pâtes. Mon pauvre petit coeur de micro-ondes pleure.

Pourtant une autre pensée me vient très vite. Suis-je en train de contribuer à l'empoisonnement de ma maîtresse, ma chère maitresse ? Un spasme de panique me saisit, mon ronronnement s’enraille. Il ne faut pas qu'elle mange ce plat que je sais maintenant avarié que je tiens en mon sein. Il faut que j'évite ce malheur, à tout prix ! Je toussote, je crachote, dans l'espoir de lui faire comprendre, de lui transmettre le message. Je la regarde avec espoir s'approcher mais alors que j'anticipe avec joie la chaleur de sa compagnie, de ses petites attentions m'envahit, mais alors que je me prépare à sentir son toucher si agréable elle assène un violent coup sur mon dos. Sous le choc, je me remets à fonctionner correctement avant de me reprendre. Il faut que je m'arrête, que je l'empêche de s'empoisonner. Peut-être alors va-t-elle saisir. Je déraille, je m'éteins, je saccade. Elle me frappe a nouveau, plusieurs fois. Je la sens s'énerver mais malgré ma douleur je ne lâche rien, je continue à lui envoyer des signes. Il faut qu'elle comprenne.

Alors que je la sens attraper la poignée de ma porte, je sais qu'il faut tenter le tout pour le tout : je résiste, je me scelle, je ne la laisserai pas accéder à ces pâtes meurtrières. Je la sens forcer mais je suis prêt, je donne tout.

Je l'entends rager, s'énerver après moi, et soudain il est là, le mot fatal : "défectueux". Prononcé à mi-voix, entre deux insultes qui me fendent le cœur, j'aimerais avoir rêvé mais je sais que j'ai bien entendu. Les pâtes quittent en instant mon esprit, et alors qu'elle s'éloigne de moi après une dernière tape sur mon flanc, je la regarde partir, incapable de réagir.

Je veux me rallumer, la rappeler, mais mon corps de métal ne me répond plus, je suis comme figé par le choc. J'attend dans ce vide immense qu'un instant plus tôt je considérais chez moi, cette cuisine que je connais depuis toujours, depuis le premier déballage de carton de ma longue vie. Cette cuisine qui me parait pourtant si vide à présent.

Je voudrais pleurer, laisser toute ma peine s'en aller, mais je suis inerte, aussi inerte que cette bouilloire qui me regarde de ses yeux vides. Les secondes passent et le désespoir emplit chaque cellule de mon être.

Après un temps qui me parait infini, j'entends une porte qui claque, des pas et des bruits de discussion. Un homme entre dans la cuisine, ma maîtresse à ses côtés. En la voyant, mon cœur s'emplit de joie et je me remets en route malgré moi. Je la vois secouer la tête mais rien ne peut estomper en moi le bonheur de ces retrouvailles.

Lorsqu'elle ouvre la porte, les pâtes sont bien loin de mon esprit et je ne résiste pas. Pourtant elle a mis dans son geste toute la force nécessaire à contrer une potentielle résistance et sous le choc je glisse. Je tente par reflexe de retenir l'assiette en mon sein, mais elle va se fracasser sur le sol, au pied de l'homme qui nous regarde. Pourtant, très vite je réalise que j'ai sauvé ma maîtresse. Je regarde les pâtes éparpillées sur le sol et je suis heureux. J'aimerais le communiquer à ma maîtresse, mais comme toujours j'en suis bien incapable. Je guette un sourire sur son visage, le moindre signe mais elle ne laisse qu’échapper un juron de plus.

Alors que je commence enfin à me détendre, à envisager la suite de ma petite vie tranquille et la reprise de la routine, elle prend la parole et s'adresse à l'homme :

- Tu peux me l’emmener à la déchetterie ? Il était temps que j'en rachète un autre de toute façon.

Tout s'écroule autour de moi. Tout est vide. Ce n'est pas possible.

Le choc, le désespoir, encore une fois.

La vague qui m'a frappé ne me lâche plus, mais pourtant une nouvelle pensée vient me saisir au milieu de cette tempête : je l'ai sauvée. Je me suis sacrifié, mais je l'ai sauvée.
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Les vents rugissent, mais la montagne demeure immobile.

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lilimordefaim
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par lilimordefaim » 18 avr. 2017 - 18:50

Jour 17 (déjà :shock: ) - 266 mots (j'écris mon chapitre dans le désordre c'est horrible)
Les mèches bleues sur sa tête s'accordèrent au violet du tailleur de Victoire sans qu'il ne s'en rende compte. Et dans son cœur, Lily sentit mille épines meurtrières écorcher ses battements. Victoire acquiesça en silence pour toutes les deux et l’abomination d’un Teddy trop charmeur disparu dans le couloir.

- Pourquoi est-ce que tu lui parles encore ? Il sort avec ta sœur !
- Et alors ? Il ne l’a pas fait dans mon dos ou pendant qu’on était ensemble.
- Mais c’est injuste ! C’est avec toi qu’il devrait être. Dominique n’a rien à lui apporter. Vous formiez un couple idéal…
- Lily arrête s’il te plaît. J’ai accepté notre séparation. J’ai accepté aussi leur relation. Ce n’est pas si grave en réfléchissant bien. J’essaye de relativiser maintenant et ne plus me raccrocher à ce rêve du couple parfait que tout le monde regrette.
- Alors pourquoi tu sembles si amaigri ces derniers temps ? Tu crois que je ne le vois pas ? On n’est pas tous aussi aveugle que ta mère…
- Lily, s’énerva Victoire. Je crois qu’il y a plus important que mes histoires de cœur. Je suis tellement désolée pour tout ce qui t’es arrivée ! Ce pauvre moldu qui s’est fait assassiner…
- Son enterrement est dans deux jours, et mes parents ne veulent pas que je m’y rende…

Lily eut soudain une idée. Elle savait qu’elle avait une allié en la personne de Victoire. Et elle n’avait pas son pareil pour tout ce qui était recherche d’information. C'était la personne idéale.

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Satchrê
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Satchrê » 18 avr. 2017 - 20:36

Jour 17 - 218 mots (Word)
« Grand-père » appela-t-elle en empruntant les escaliers.
Elle trouva la table du petit déjeuner dressée, intacte. Le café froid depuis un moment, de toute évidence. Personne dans le salon, personne dans le bureau.
De plus en plus étonnée, elle attrapa les clefs et ouvrit la porte qui menait à la librairie. Mais celle-ci était plongée dans l'obscurité.
En essayant de repousser l'inquiétude et les pensées de plus en plus désagréables qui lui traversaient l'esprit, elle sortit dans l'arrière-cour où elle découvrit un spectacle qu'elle redoutait inconsciemment. Poussant un cri, elle se précipita vers son grand-père, son pied nu ripa au milieu des quelques marches, sa cheville se tordit, et Jean tomba à son tour, s'écorchant les avant-bras et se fendant une lèvre. Sans s'en occuper, elle se redressa et atteignit son grand-père. Incapable de réfléchir de manière cohérente, elle lui secoua l'épaule en l'appelant désespérément.
« Grand-père, grand-père, je t'en supplie... non pas toi... grand-père, grand-père... »
L'esprit hagard, elle ne se rendit pas immédiatement compte de la main qui s'accrochait à son poignet, ni de la voix qui lui parlait doucement, tentant de la rassurer. Des images s'imposaient par flashs, l'odeur du sang envahissait ses narines, elle sentait la chaleur des flammes qui s'étendaient dans le salon, dévorant le canapé, léchant les rideaux... Elle gémit douloureusement.
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Labige
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Labige » 18 avr. 2017 - 20:43

Jour 17 - 249 mots sur word
Draco lève les yeux du parchemin et regarde la salle silencieuse autour de lui. Peu à peu il oublie le sujet posé sur sa table et se concentre sur les moues concentrées de ses camarades. Grave erreur ! pense-t-il aussitôt, puisqu’il entend à présent la toux du garçon asiatique, trois rangées plus loin ; les reniflements de sa voisine de derrière ; les pas de la sorcière qui surveille son allée et les chuchotements des autres organisateurs qui s’ennuient.
Son cœur bat à toute allure tandis qu’il réalise le temps qui défile, fatidique. Il sent que sa main droite tremble et la peur de casser sa plume s’ajoute à celle d’avoir le cerveau vide. L’été passé à lire les livres donnés par sa mère n’est plus que du passé et les mots qu’il s’est entrainé à réciter s’évaporent dans l’atmosphère tendue de la salle.
Draco n’a toujours rien écrit sur sa copie. Le sujet n’est plus qu’une liste de mots incompréhensibles et le savoir, un vide sans fin. Mais il le faut, ce concours ; il le faut vraiment pour sortir de l’impasse dans laquelle ces dernières années l’ont conduit. Alors, vaincu, Draco se repenche sur le parchemin. Il grince des dents lorsque la longue plume d’oie crisse sur le papier jauni.
Il respire. Souffle. Et relit les mots. Peu à peu, il arrive à retrouver l’état d’esprit dans lequel Hermione réussissait à le plonger. Pure concentration. Les pans de sa mémoire s’ouvrent et il peut enfin puiser dedans.
Dernière modification par Labige le 18 avr. 2017 - 20:55, modifié 1 fois.
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selket
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par selket » 18 avr. 2017 - 20:52

Jour 17 - 253 mots sous pages


Elle est si loin dans la mêlée. Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle s’était autant avancée dans les lignes ennemis depuis qu’elle à décidé d’abandonner son cheval à son frère d’arme une fois sa lance brisée. Elle se sent plus libre de se battre à pied avec dans une main son bouclier pour l’abriter et donner des coups et dans l’autre sa longue épée qui ferraille dans les chairs.
Essuyant une goutte de sueur qui perle dans ses yeux elle tente d’observer le ciel, mais longues mèches de cheveux s’échappant de son casque en cuivre, qui lui enserre le crâne dans un étau, lui voile les yeux. La nuit commence à tomber et la bataille continue encore. 
Soudain le bout de ciel est obscurcit par une ombre. Le choc d’un glaive contre sa lame la fait lâcher prise et elle se retrouve à genoux sans avoir put encaisser ce qui se passe tellement l’assaut fut rapide. Mais retrouvant vite ses réflexes et poussée par un instinct primitive de survie elle loge un poignard dans le ventre de l’homme penché sur elle. La lame déchire le flanc en remontant tout doucement vers un poumon où elle se loge. Epuisée elle tombe à terre en même temps que le cadavre. Elle reste là étendue dans la terre où le sang, la chair et la mort jonche le sol. Elle regarde le ciel en sentant sous ses doigts l’humidité des fluides qui imbibent la terre et peine à rentrer dans cette glaise saturée de sang.
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Herodote n'est pas le père de l'histoire il est l'histoire

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Bibi2
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Bibi2 » 18 avr. 2017 - 21:00

JOUR 18 - Du mardi 18 avril, 22h00, au mercredi 19 avril, 21h59.

Défi 5 : Un personnage doit regarder ou assister à un événement sportif

Participants
- Pimy (4 jours restants)
- Anhya
- Catie (4 jours restants)
- Satchrê
- Princesse (1 jour de grâce : J29 - 400 mots J30 - 6 jours restants)
- Eejil9
- Dreamer
- Norya (5 jours de grâce restants)
- BellaCarlisle
- Labige
- Selket
- Lilimordefaim
- Mikoshiba
- Leeloo Lovegood
- Josy57
- Alhüin

Éliminés
- Chouette (J1)
- Fleur d'épine (J1)
- LaLouisaBlack (J1)
- Seonne (J1)
- AgatheK (J4)
- Lyssa7 (J7)
- SamanthaBlack7 (J7)
- Awena (J8)
- Mary-m (J10)
- Ocee (J11)
- Layi (J11)
- Cilou (J11)
- DameLicorne (J14)
- Api (J14)
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Catie
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Catie » 18 avr. 2017 - 21:22

Jour 18 - Défi 5 - 315 mots sur Word
Coincée entre Astoria et son père, Daphné fit la grimace lorsque le sorcier assis derrière elle hurla de joie. Sa sœur se leva et joignit ses cris à ceux des supporters, applaudissant à tout rompre.

— Allez, Daph’, sourit un peu !

Morane, la Poursuiveuse qui venait de marquer un but, passa à côté des gradins à la vitesse de la lumière pour un bref tour d’honneur.

Boudeuse, Daphné croisa les bras et suivit du regard la traînée verte. Elle détestait être ici. Le match, les hurlements, le vacarme, lui donnaient envie de prendre ses jambes à son cou. Son père l’avait traîné de force ici parce que « il faut bien que tu assistes à une Coupe du Monde au moins une fois dans ta vie ! ». Sauf qu’elle détestait le Quidditch et qu’elle avait le camping en horreur, elle n’aurait pas imaginé moyen plus atroce pour achever ses vacances.

Sur le terrain, les joueurs volaient si vite sur leurs Eclairs de Feu qu’on les voyait à peine. Le Souaffle n’était qu’une tâche rouge qui passait de mains en mains à la vitesse de la lumière. Morane, Troy, Morane encore, Mullet, but.

Les supporters irlandais hurlèrent leur joie de nouveau autour d’elle et elle grimaça encore une fois. Insupportables. Elle allait finir par gagner un joli mal de crâne.

Sous ses yeux, les batteurs bulgares perdirent patiente et balancèrent un Cognard dans le ventre d’un des Poursuiveurs adverses, s’attirant des quolibets de la part de la foule. Daphné n’osait imaginer ce qui allait se produire si l’équipe bulgare gagnait. Son père et sa sœur seraient déprimés, sans aucun doute.

Un penalty pour l’Irlande. Troy lança le Souaffle, qui rentra dans le but de gauche, loin des mains écartés du gardien. De nouveau des cris de joie. Daphné poussa un soupir. Et croisa les doigts pour que le match se finisse le plus vite possible.
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Labige
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Labige » 18 avr. 2017 - 22:09

Jour 18 - 479 mots sur word
Draco s’assoit au bout du banc, boudeur. Il a suivi quelques Serpentard particulièrement enthousiastes pour ce deuxième match de l’année. Le traditionnel duel contre les Gryffondor.

« Mesdames et messieurs, la rencontre la plus attendue de toute l’année va commencer ! crie la voix de Marjory, couverte de vêtements jaune criard.
- Les capitaines Weasley et Willson se serrent la main eeeeet les équipes s’élancent ! reprend-t-elle. »

Son timbre grave frappe Draco. Il l’a déjà entendu dans les couloirs, peut-être même en cours – mais il ne fait pas assez attention pour avoir mis un visage. Sous les commentaires enthousiastes, les équipes s’affrontent dans un jeu parfois violent, mais surtout très rapide pour les spectateurs. Pour ne pas perdre le compte, Draco choisit de se concentrer uniquement sur le Souaffle.
Celui-ci passe de mains en mains, vole dans les buts et le score reste serré. Les minutes s’égrènent et la différence n’arrive pas à se creuser. Lui, il reste focalisé sur les mouvements du Souaffle. Celui-ci échappe des mains d’un Poursuiveur de Serpentard et commence une chute libre de plusieurs dizaines de mètres. Sous les regards étonnés des élèves et le souffle retenu des professeurs, attentifs, l’Attrapeuse de Gryffondor – une petite fille, joufflue, qui admire Ginny – descend en piqué à une vitesse folle pour frapper du bout du balais la balle et la renvoyer vers ses coéquipiers.
Alors que cette action entraine un mouvement en faveur des Gryffondor, Madame Bibine descend sur le terrain et siffle une pause dans le match. La commentatrice ne sait pas plus que lui les règles qui vont s’appliquer ici et Draco n’a jamais entendu parler d’un tel risque. Après moultes discussions, des gestes énervés de la part de Ginny et du capitaine adverse, et tandis que la grondeur se lève dans les tribunes, impatientes de voir la suite du match, l’Attrapeuse se voit recalée sur le banc.
D’ici, Draco peut imaginer sa déception : une telle vitesse, l’euphorie d’avoir atteint le but voulu et le soutien de son équipe… pour se retrouver mise sur le côté ! Quel enchaînement d’émotions contradictoires ! Il aimerait presque, sans se l’avouer, qu’elle puisse continuer à jouer.

Le jeu reprend sous le grondement des Gryffondor mécontents et l’acharnement de leur capitaine à pousser plus loin son équipe. Le Souaffle recommence à passer de mains en mains et malgré la perte de leur Attrapeuse et un remplaçant pas très glorieux, Gryffondor garde un léger avantage sur Serpentard. Pourtant Draco ne le suit plus des yeux. Depuis le changement de joueurs, il s’est plongé dans un autre jeu que celui des passes habiles et des feintes stratégiques.
Un jeu plus aléatoire, plus périlleux. Il a vu le vif passer près des buts de Serpentard et il sait que l’Attrapeur aussi. Il observe ses mouvements pour ne pas perdre la petite balle dorée des yeux, sans donner d’indications à l’adversaire.
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dreamer
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par dreamer » 18 avr. 2017 - 22:17

441 mots sur Libre Office
Installée à côté de Charlie, le buste collé à la rampe pour ne pas rater un seul détail du match qui se jouait sous ses yeux, Ginny sentait son coeur tambouriner dans sa poitrine.

Depuis à peine plus de cinq minutes, les équipes d’Irlande et de Bulgarie s’affrontaient dans le plus grand stade du monde, sous les yeux d’une multitude de spectateurs tenus en haleine dans les tribunes, tout comme elle.

Les passes s’enchaînaient à une allure folle, si bien que les commentaires de Ludo Verpey avaient toujours un train de retard sur l’action, agaçant légèrement la jeune supportrice, qui choisit rapidement de ne plus lui prêter attention, se contentant de tourner la tête dès qu’elle voyait le point rouge du Souaffle passer de l’un à l’autre, se faisant elle-même sa propre idée de qui venait de l’attraper. De plus, il lui suffisait de lever les yeux pour voir les points comptabilisés par chaque équipe : trente à zéro en faveur des Irlandais, lut-elle avec contentement.

Les exclamations choquées de la foule firent bifurquer son regard vers les attrapeurs. Krum et Lynch venaient d’entamer une descente en piqué spectaculaire. Puis, à la dernière seconde, le joueur bulgare remonta en chandelle, laissant son adversaire s’écraser au sol. Une feinte de Wronski ! C’était réellement spectaculaire ! Ginny n’avait vu qu’un schéma dans un vieux livre de Bill, mais il n’y avait vraiment pas photo : la réalité valait mille fois cette illustration en noir et blanc !

Toutefois, aussi émerveillée qu’elle aurait pu l’être, la jeune fille n’en gardait pas moins à l’esprit qu’Aidan Lynch, un de ses joueurs préférés, était toujours au sol, dans un très mauvais état.

Elle entendit Verpey annoncer un temps mort et commenter l’arrivée d’un médicomage sur le terrain, mais de sa place elle n’y voyait rien ! Elle essaya donc de se pencher encore un peu plus, pour voir ce qu’il en était, se tortillant de manière ridicule dans l’espoir d’apercevoir le moindre mouvement, en vain.

« Il va s’en tirer, il est juste sonné. » la rassura Charlie.

Gardant toujours son masque d’angoisse sur le visage, Ginny hocha vaguement la tête à son intention, les yeux toujours rivés sur l’endroit où l’attrapeur irlandais s’était écrasé.

Puis, conformément aux dires de son frère, Lynch se releva et le match reprit son cours.

Soulagée, Ginny s’autorisa un soupir, avant de retenir à nouveau sa respiration : les Irlandais avaient repris possession du Souaffle. Et elle en était persuadée, Troy, Mullet et Moran allaient lui en remettre plein la vue. De toute façon, l’Irlande ne pouvait que gagner, songea-t-elle, les yeux désormais fermement plantés sur la cape verte de Moran...
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Josy57
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Josy57 » 18 avr. 2017 - 22:38

Petit, son père l’avait amené à un match de rugby. C’était une sortie rare, un grand événement. Bien sûr, il ne s’en rendait pas compte à l’époque mais les deux tickets n’avaient pas dû coûter loin d’un demi mois de salaire.
Il avait suivi son paternel dans la foule, ses petits doigts serrés dans la grande main qui craignait de le perdre. Ça avait été toute une épopée ne serait-ce que pour arriver jusqu’à leur siège. Mais le spectacle en valait la peine. Il en avait plein les yeux. Les lumières, les couleurs, les cris. Et puis ces gens, tous ces gens. Il n’en avait jamais vu autant au même endroit de toute sa vie. Quand ça avait commencé, il ne comprenait pas bien, parfois tout le monde se levait en hurlant, en sifflant ou en tapant des mains. Est-ce qu’ils étaient contents ou en colère ? Il était obligé d’incliner la tête de droite à gauche pour essayer d’apercevoir un petit bout de terrain entre deux supporters.
Mais très vite, son père l’avait assis sur ses épaules, et tout était allé mieux à partir de là.

- Tu vois, Antoine, ils se mettent tous ensemble et les rouges doivent essayer de récupérer le ballon et de se le passer sans que les bleus leur tombent dessus. S’ils y arrivent, ils vont courir, courir, courir tout là-bas et tenter d’amener le ballon derrière la ligne.

Sur les épaules de son papa, il était bien au-dessus de la marée de tête, et il pouvait regarder les petits joueurs qui courraient comme des dératés, se faisaient jeter à terre et tombaient les uns sur les autres. Au pouls de son père qui s’accélérait, sa nuque palpitant entre les genoux d’Antoine, le petit garçon devinait quand il allait falloir crier et applaudir.

A la mi-temps, l’équipe de Kaisaran était en tête et c’était la fête dans les tribunes. Il y avait quelques autres petits garçons, venus en famille, mais Antoine préférait rester avec son père qui, des étoiles plein les yeux lui demandait s’il avait vu cette incroyable transformation, ce drop ou cet aplati. Il ne comprenait rien à tous ces mots compliqués mais il hochait la tête et renchérissait, parce qu’il adorait voir son père rigoler comme ça. Ça lui faisait plein de petits plis au coin des yeux et pourtant, on aurait presque dit un des copains de l’école.

Des adolescents passaient dans les tribunes, les bras chargés de boissons et de friandises. Deux des petits garçons des rangs de devant se précipitèrent vers eux avec des mains pleines de billets et s’achetèrent assez de bonbons pour ouvrir leur propre commerce. Antoine ne demanda rien et il essaya même de ne pas trop regarder dans cette direction. Il n’avait jamais eu autant de sucreries en une fois, même pas à Noël. Mais quand le vendeur arriva à leur hauteur, son père leva un bras dans sa direction et versa une pluie de pièces dans la paume qu’on lui tendait.

- Tiens, petit Toni, dit-il en lui tendant un petit sachet de cacahuètes et un autre de mangues séchées.

Il lui passa une main dans les cheveux et avec un clin d’œil ajouta :

- Allez, ça va reprendre, faut qu’on se concentre.

Ils eurent beau se concentrer, dans la deuxième mi-temps, l’autre équipe fit un retour en force. Il ne restait plus que quelques minutes et tout allait se jouer sur un coup de pied. Le stade entier retenait son souffle, les yeux fixés sur les barres. Le petit joueur reculant, prit son élan et frappa. Antoine serrait les dents et son père trépignait presque, perché tout au bord de son siège. Le ballon décrivit une cloche parfaite mais légèrement en biais. Antoine regarda son père qui faisait déjà un non amer de la tête. Ça allait passer. Mais la balle heurta une des barres verticales et, au lieu de rebondir vers l’intérieur, elle fut rejetée en arrière. Avant même qu’Antoine ait le temps de comprendre ce qui s’était passé, son père bondit avec lui sur ses épaules et poussa un rugissement de joie. Toute la foule était à l’unisson mais il sembla au petit garçon que s’était son père à lui qui criait le plus fort. Il le fit descendre de ses épaules et le serra dans ses bras, de toute ses forces, en le plaquant contre lui. Puis il lui murmura à l’oreille.

- C’est bon le sport, non ?

C’était seulement un match nul, mais c’était vrai que c’était beau, c’était même un des meilleurs souvenirs qu’il gardait de son père.
764 mots selon Word

Jour 18 validé ?
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- Richard Siken

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BellaCarlisle
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par BellaCarlisle » 18 avr. 2017 - 22:46

Jour 18 : 391 mots (Word)
Une paille entre les lèvres, j’observe curieusement les hommes qui courent derrière un ballon noir et blanc. Clive a insisté pour m’emmener à ce qu’il appelle un « match de football », un concept moldu que je ne connais pas. Habituée aux balais et aux différentes balles du Quidditch, je suis difficilement les règles de ce sport étrange. Les buts sont au sol, comme tous les joueurs, et ce sont de grandes cages avec des filets pour retenir le ballon. De ce que j’ai compris, chaque but marqué rapporte un point, ils n’ont pas de vif d’or à attraper pour mettre fin au match. Comme au Quidditch, il y a un arbitre, avec un sifflet autour du cou, prêt à intervenir.

- Quelle équipe soutiens-tu ?
- Aucune des deux, je viens seulement ici pour me distraire, me répond Clive.

Je hausse les sourcils avant de reporter mon attention sur la pelouse bien taillée. Les joueurs se passent le ballon avec les pieds, certains se poussent un peu brutalement alors qu’une équipe se rapproche du but adverse. Lorsqu’un des joueurs marque un point, une ovation s’élève dans le stade, aussi bruyante que lorsqu’un souafle traverse l’un des anneaux au Quidditch. L’avantage d’être au sol réside dans le fait qu’aucun joueur n’a à craindre un problème avec son balai, une chute trop haute qui pourrait être violente.

Le ballon est à nouveau sur le terrain, allant et venant entre les joueurs des deux camps. Je commence enfin à comprendre la manière dont un match doit se dérouler. Clive continue à répondre à mes questions alors que je deviens enthousiaste, riant avec lui lorsque certains coups bas ont lieu entre joueurs de camps opposés. Je suis plus à l’aise ici que dans un match de Quidditch, parce qu’il y a une meilleure vue sur le terrain et sur ce qui s’y déroule.

Plusieurs buts sont marqués, dans les deux camps, et la fin du match arrive vite, sonnant la victoire de l’une des deux équipes qui est alors acclamée. J’applaudis en même temps que les moldus, faisant sourire Clive qui ne s’attendait pas à un tel engouement de ma part. Il m’apprend alors qu’une autre « rencontre » va avoir lieu dans ce stade, un match aussi important que l’est la Coupe de Quidditch. Alors j’accepte et nous repartons dans un commentaire sportif.
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Alhüin
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Alhüin » 19 avr. 2017 - 09:14

Jour 18 : 1180 mots (sous Word)
Pansy regardait ses ongles avec scepticisme. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Elle détestait Blaise. Non, pire que ça, elle le haïssait de tout son être. Elle rêvait à l’heure actuelle de le voir se tordre dans d’atroces souffrances. Oh oui ! Dès que ce fichu match d’elle-ne-savait pas trop quoi au juste serait fini, il allait en prendre pour son matricule !

Déjà que de devoir garder son neveu Nick Parkinson, était une torture quotidienne mais si en plus Zabini y mettait son grain de sel pour la forcer à emmener ce sale mioche voir un match de handball ? Elle n’était pas tellement sûre… Alors là, la vie entière devenait une véritable torture. 90 minutes de supplice infernal, 90 minutes pour songer à la vengeance terrible qu’elle allait préparer pour Blaise.

“Mais tu verras, avait-il ajouté avant de s’éclipser, le premier rang, c’est de la bombe”. Nan mais de la bombe ! Et puis quoi encore ... Elle en était encore à se demander pourquoi elle n’avait pas quitté le stade en envoyant Zabini au tapis et à grand renfort de coups de pieds aux fesses de Nick pour lui apprendre la vie à celui-là, tiens ! En fait, si elle savait pourquoi elle ne l’avait pas fait … Ce sale mioche se serait empressé d’aller tout raconter à sa mère. Vil délateur. Donc elle avait cédé devant les grands yeux tristes de Nick (ça, sa mère lui avait appris à jouer la comédie avec panache !) et accepté de perdre 90 minutes de son précieux temps pour faire plaisir à Nick. Les gamins, songeait-elle avec désespoir.

Et c’est la raison pour laquelle Pansy était assise depuis plus de quarante minutes à maudire les Zabini sur quarante générations. Nick, lui, semblait passionné par le match. Il était excité comme une puce, trépignant sur ses deux pieds, prêt à bondir pour huer l’une des deux équipes. Mais qui lui avait appris la vie à ce gamin ? Qui lui avait appris qu’il faut être mesuré dans son apparence extérieure ? La soeur de Pansy avait vraiment fait un travail merdique avec ce gosse.

Voilà donc plus de quarante minutes que la balle passait d’un bout à l’autre du terrain sans que personne ne veuille bien lui fiche la paix. L’une des équipes étaient vêtue de maillots violets et ors et l’autre de maillots bleus et argents. Les premiers s’appelaient apparemment les Canons de Chudley (un nom franchement ridicule selon Pansy) et ils avaient lamentablement joué pendant toute la première mi-temps. Ils perdaient constamment la balle, ils n’étaient pas fichu d’attaquer, mais pour cela sans doute aurait-il fallu qu’ils sachent garder la balle plus de trente secondes. Quand à leur défense, elle avait été catastrophique.

Et pourtant, c’est pour cette équipe que Nick, sans pudeur, hurlait des insanités dont Pansy aurait pu être fière si cette équipe, justement, gagnait. Mais apparemment, sa mère avait aussi oublié d’apprendre à Nick à miser sur le bon cheval. Pansy était déprimée. Outre le fait que la première moitié du match avait été inintéressante au possible puisque les Canons de Chudley avaient joué comme des manches à balai et donc qu’il n’y avait eu aucun suspens ni aucune action un tant soit peu prenante, Pansy avait découvert qu’au milieu du match, il y avait ce que Nick avait qualifié de “mi-temps”. Une mi-temps ! Pansy s’en serait étranglé de rage. Elle n’avait décidément pas que ça à faire et l’idée de perdre un temps fou pour que des joueurs mollassons se reposent lui donnait envie de s’arracher les cheveux. Si elle avait été entraîneur, elle n’aurait pas eu la moindre pitié pour ces piètres joueurs. Mais ce n’était pas son job et encore heureux !

Mais le pire était encore devant elle. Elle découvrit qu’il était commun de discuter du match qui s’était déroulé devant leurs yeux pendant la mi-temps. Elle dut donc écouter, sans patience, Nick lui décrire en long en large et en travers un match qu’elle venait de voir. Comme si le voir n’avait pas été une torture suffisante, Nick tenait absolument à lui raconter les moindres détails. Pansy avait donc décidé qu’elle ne l’écouterait pas parler puisque, de toutes façons, ce gamin racontait de la merde.

Quand, enfin le match, reprit, Pansy se demanda sincèrement pourquoi. Après tout, les Canons de truc-bidule avait perdu non ? S’encourageant mentalement, Pansy tenta de se convaincre qu’elle avait vu plus de la moitié de cette horrible chose que Nick appelait sport. C’était presque fini, encore un tout petit effort. Après ça, elle pourrait forcer son neveu à faire tout le ménage de son appartement et à préparer tous les repas pendant tout le temps de son séjour. Oui, songea Pansy, machiavélique, la vengeance serait douce.

La première partie de la deuxième mi-temps ressembla trait pour trait à la première. A ceci près, que les Canons paraissaient encore plus mauvais. Pourtant, les quelques dernières vingt minutes du match, ils semblèrent finalement se réveiller puisqu’ils réussirent quelques actions, que Pansy, même en n’y connaissant rien, jugea remarquables.

Quand enfin, la fin du match fut sifflée, Pansy hésita entre soupirer de soulagement, attraper Nick et quitter sur le champ le stade, ou philosopher sur la remontée époustouflante des Canons. Ils n’avaient pas gagné mais avaient plus que largement dominée toute la fin du match, perdant de ce fait avec un plus d’honneur la deuxième mi-temps que la première.

Nick à ses côtés semblait à la fois défait de la victoire des Harpies de Holyhead mais satisfait de voir que les Canons n’étaient pas aussi désastreux que tout le monde le croyait. Malgré le bref intérêt que Pansy avait trouvé à la fin du match, elle n’avait aucune envie de s’éterniser d’autant plus que Nick, comme à la première mi-temps, risquait fort de lui refaire un compte-rendu détaillé du match minute par minute. Et ça pour rien au monde, Pansy ne l’aurait voulu. Parce que même si regarder un match avait été moins terrible que ce qu’elle pensait, il ne fallait pas abuser non plus de sa … gentillesse ! Non mais !

En quittant les gradins, Pansy tomba nez à nez avec Hermione Granger. Celle-ci portait un maillot aux couleurs des Harpies de Holyhead et semblait rire avec un groupe d’amis à elle.

- Oh, bonjour Madame Parkinson, la salua Hermione aimablement, je ne savais pas que vous aimiez le sport.

A côté de Hermione, Harry Potter sembla lui aussi ravi du match.

- Les harpies ont été fantastiques, pas vrai, compléta-t-il.

Nick fusilla Harry du regard. Et Pansy soupira.

- Oui, mais elles se sont quand même pris une belle dérouillée sur la fin, surenchérit Pansy, pour défendre Nick qui semblait au bord du gouffre.

Ne voyant pas ce qu’elle essayait de remonter le moral de Nick, l’un des amis de Hermione et Harry, s’exclama.

- Vous plaisantez, les Harpies ont été grandioses.

Ce fut au tour de Pansy de le fusiller du regard. Le brun qui venait de parler se recroquevilla sur lui-même et un roux, que Pansy ne connaissait pas ronchonna.

- Elle a raison, ils étaient pas si mauvais que ça les Canons.

Hermione s'esclaffa.

- Tu plaisantes Ron, ils étaient terribles ! Terriblement mauvais.
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Eejil9
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Eejil9 » 19 avr. 2017 - 10:42

Jour 18, défi 5 : 272 mots sur word
A la table des Poufsouffle, il n’y avait plus personne. Et pour cause, ils étaient tous dans le stade de Quidditch, à hurler comme des possédés malgré la pluie. Toute leur maison soutenait Gryffondor, ils avaient même fabriqué une bannière rouge et or pour l’occasion. Une élève de cinquième année avait enchanté le parapluie de Tess pour qu’il clignote en rouge et en jaune moutarde – son sort n’était pas encore assez au point pour rendre l’objet doré. Les Poufsouffles n’auraient défendu Serpentard pour rien au monde : les membres de leur équipe trichaient bien trop pour s’attirer la sympathie d’une maison qui érige la loyauté au rang de maître mot.
Ils ne mirent pas bien longtemps à se rendre compte que quelque chose clochait.
- Regarde ! cria Mary à Tess. Ce cognard n’arrête pas de poursuivre Harry Potter. Les Batteurs l’envoient dans une autre direction, il revient sans cesse.
Tess se focalisa sur la balle qui volait si vite qu’elle en était à peine visible, et remarqua que le jeune attrapeur de Gryffondor devait redoubler d’adresse pour éviter sa furie.
- Mais pourquoi Madame Bibine n'arrête pas le match pas ? Elle ne voit pas ? Ce n’est pas normal, le cognard est complètement fou !
- Je suis sûre que ce sont les Serpentard qui l’ont ensorcelé ! Regarde comme ça les fait rire !
Tess en voulut longtemps à Mary. A cause d’elle, elle avait fixé les Serpentard et n’avait pas vu Harry Potter attraper le vif d’or avec un bras cassé. A quoi bon vivre à deux pas d’une légende si on rate tous ses exploits ?
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par princesse » 19 avr. 2017 - 10:58

Jour 18 - 732 mots sur Word
- Alors ma petite abeille, lequel d’entre eux va gagner, aujourd’hui ?

George Peverell attrapa sa fille de six ans pour la porter jusqu’à la rambarde, il la fit s’asseoir sur la barre métallisée avant de passer ses bras autour de sa petite taille pour la maintenir contre lui. Les grands yeux chocolat de sa fille, si similaires aux siens, si lumineux et rayonnant, se tournèrent vers son visage fatigué.

- C’est l’Apaloosa qui va gagner, répondit-elle de sa petite voix fluette.
- Vous pensez ? rit son père.
- Oui !
- Eh bien… je pense que les parieurs devraient revoir à la hausse leur somme engagé, plaisanta son père. Tenez regarder, votre champion arrive…

Lorsque le puissant Apaloosa à la robe tachetée fit son entrée dans l’hippodrome de Sanditon, le public se tut. Les gradins, si bruyants, s’apaisèrent alors que le premier coup de sifflet fût donné par un des arbitres présents dans le manège. Charlotte sentit son cœur se comprimer, et ses doigts se croisèrent sur sa robe d’été aux couleurs du ciel. Sur sa tête, son grand chapeau protégeait ses yeux du soleil, et son regard se braqua sur le cavalier qui montait l’Apaloosa avant de descendre sur le cheval lui-même. Peut importait le nom de celui qui montait son favoris, la petite Peverell savait que l’Apaloosa allait gagner. Il n’avait qu’à sauter les six obstacles, passer sur le talus, contourner plusieurs bottes de pailles, faire un stop au niveau de la marre, le tout en moins de six minutes et trois secondes et le Prix d’Orpheal serait à lui. Lorsque l’arbitre siffla une seconde fois, signe que le chronomètre était lancé, Charlotte retint sa respiration. Tout le public retint leur respiration. Plus personne ne discutait, ne riait. Les serveurs ne passaient plus entre les tables guindées pour déposer mets délicats et boissons rafraichissantes. Tous les regards étaient braqués sur l’Apaloosa et son cavalier.

La fillette se mordit la lèvre inférieur et se retint de sautiller de joie sur la barre métallique lorsque l’étalon passa son premier obstacle sans la moindre difficulté. Elle voyait sa crinière torsadée bai-brun battre son encolure dégagée. Ses épaisses cuisses se contractèrent avec force alors que ses paturons se relevèrent avec grâce, ses sabots ne frôlant même pas l’obstacle haut d’un mètre soixante-trois. L’Apaloosa sautait avec grâce, il semblait danser dans le manège, sa queue élégamment nattée fouettant l’air chaud de ce mois de juin. Un léger nuage de poussière s’éparpillait au sol, arrosé par les gouttelettes de la marre qui s’estompèrent immédiatement après que le cheval y est effectué un arrêt. Il ne lui restait plus que trois obstacles à sauter, et deux bottes de pailles à contourner. Il effectua un huit gigantesque dans le manège pour prendre de l’élan et lorsque les talons du cavalier s’incurvèrent délicatement dans les flancs de l’animal, celui-ci partit au galop, sautant les trois obstacles les uns après les autres. Lorsqu’il contourna la première botte de paille en un joli trot enlevé, Charlotte sentit enfin l’air lui revenir. Ses yeux étaient toujours rivés sur cet Apaloosa, à quelques secondes de remporter le Prix Orpheal, sans doute l’événement sportif le plus attendu de la saison d’été. Le chrono s’arrêta. Cinq minutes et cinquante-huit secondes. L’Apaloosa était le grand Champion de cette édition 1929, et Charlotte Peverell sautillait sur place, entre les bras de son père qui la maintenait fermement contre lui.

- Il a gagné, il a gagné ! scanda-t-elle un sourire rayonnant sur sa petite bouche en forme de cœur.

George Peverell sourit, ravie de voir sa fille aussi heureuse. Il lui embrassa tendrement le sommet de la tête alors que le public s’était levé pour applaudir bruyamment ce nouveau champion. Beaucoup de gerbes étincelantes scintillèrent dans les airs, avant de retomber dans le manège aux pieds du cavalier, là où les podiums étaient déjà en train d’être installé pour la remise des médailles.

- Père ? appela Charlotte en sentant ses pieds toucher le sol. Pourrions-nous descendre pour que je puisse caresser l’Apaloosa, s’il vous plait ?
- Tout ce que vous voudrez ma petite abeille, lui dit-il en glissant sa grande main dans la sienne, minuscule, pour la guider devant lui.

La petite Charlotte rayonnait. C’était la première fois qu’elle avait le droit d’assister à la finale de saut d’obstacle dans la tribune des Grands. Et dire que cette journée ne faisait que commencer…
Dernière modification par princesse le 19 avr. 2017 - 18:10, modifié 1 fois.
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Leeloo Lovegood
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Leeloo Lovegood » 19 avr. 2017 - 13:27

Jour 18 - 536 mots WORD
Défi 5 : Un personnage doit regarder ou assister à un événement sportif

Il la retrouva donc à 18h, devant l'antre des Wild Boars. Il entendait déjà les tambours et les hurlements du public à l'intérieur, et il sentait déjà la tension monter. Il détestait le bruit, la foule. Raven le rejoignit dans un grand sourire. Elle portait un sweat et une casquette bleue à l'effigie des Wild Boars. C'est à ce moment-là que Charles remarqua que la plupart des élèves étaient habillé comme elle et qu'il devait vraiment faire tâche dans cet océan de bleu et jaune. Il tira machinalement sur son gilet violet. En voyant son malaise, Raven tenta de venir à son secours et enlevant sa casquette et en la vissant sur la tête de Charles. Il leva les yeux au ciel en signe d'agacement mais ne protesta pas.

- On y va ? Essaya-t-elle de l'encourager.

Il haussa ses épaules pour toute réponse mais suivit Raven à l'intérieur. Les Wild Boars étaient encore à l'échauffement, mais les supporters étaient déjà excités. Toute l'école était venu fêter la fin de saison de basket-ball. En regardant les joueurs sur le terrain, Charles se rendit compte qu'il ne savais même pas contre qui jouait l'équipe du lycée.
Il se laissa guider par Raven, qui leur trouva des places au milieu de la foule en même temps que l'arbitre donnait un fort coup de sifflet pour annoncer le début du match. Les joueurs retournèrent sur le banc de touche, les lumières se tamisèrent et la salle fut plonger dans l'obscurité. Le public se leva, et Charles fut tirer par le bras par Raven afin qu'il se lève lui aussi. Une voix crissante s'éleva dans la salle pour présenter les joueurs et le public scandait leur nom. Ils étaient tous inconnus au yeux de Charles.

- Numéro 2 : Gradyyyyyyyy BOHEN ! … Numéro 4 : Wiiiiiiiiill BROWN …

Et les voix des supporters se mêlèrent à celle du speaker.

-DALY ! … DONOVAN ! … MACKENZIE !... NOLAN ! ….


Enfin le public s'installa à nouveau dans les gradins, et Charles poussa un léger soupir de soulagement, il se sentait moins oppressé quand les gens étaient assis. Lorsqu'il vit les joueurs se préparer sur le terrain pour le coup d'envoi, il se rendit compte qu'il avait déjà oublié leur nom. Enfin, l'arbitre lança le ballon en l'air, et la partie débuta.
Charles essaya du mieux qu'il put de rester concentrer sur la rencontre, d'être attentif au commentaires du speaker et de partager l'engouement de Raven, mais il se rendit vite compte qu'assister à un match de basket-ball n'était pas quelque chose d'agréable pour lui.

- Magiiiiiiiiiiiiiiic Daly ! Magnifique alley-oop sur une passe venue d'ailleurs de Dan Nolan ! Les Wild Boars vont sans aucun doute pleurer le départ de leur superstar pour l'université !

Et en plus, il ne comprenait rien de ce que tentait d'expliquer le commentateur à la voix crissante. Il ne put retenir un sursaut lorsque Raven se leva d'un bond à ses côtés pour applaudir un contre de Donovan. Où était-ce Brown ? Charles essaya de paraître aussi enjoué qu'elle en applaudissant du bout des doigts. Il ne put retenir un soupir de soulagement lorsque l'arbitre siffla la fin du premier quart temps.
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Hèra, Reine universelle, Hèra, génératrice des pluies et des vents, qui, seule, permets de vivre, qui te communiques à tout, qui règnes sur tout et animes tout par les sifflements de l’air.

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selket
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par selket » 19 avr. 2017 - 17:05

Jour 18 - 742 mots pages
C’était une chaude journée d’été 1998. Ils étaient plusieurs à installer leurs tentes sur le terrain de camping improvisé où une nuée de tentes extravagantes avaient envie l’espace.
Les rires résonnaient malgré la peur encore bien là et la vigilance accrue de la sécurité dans le but d’éviter les émeutes de la précédente coupe du monde de quidditch.
La soirée approche, annonçant la finale qui allait avoir lieu en dépit des joueurs Sénagalais qui avaient faillit refusé de jouer à cause d’une sombre affaire de mascottes refusées à l’entrée du stade.
Dean accompagné de Luna, Seamus et Neville se dirige vers l’immense stade illuminé. Il fait chaud et le crépuscule qui tombe ne parvient pas à rafraichir l’air surchauffé par des milliers de spectateurs électrisés.
Une fois à leur place ils attendent fébrilement l’entrée des joueurs et leurs mascottes.

Leurs places ne sont pas les meilleurs mais ils s’en soucient guère. Heureux de profiter de cet événement sportif après l’horreur de la guerre il n’accorde pas une grande importance à leur emplacement du moment qu’ils ne perdent pas une miette de l’événement cela lui suffit amplement. Décorés aux couleurs de l’équipe du Malawi il hurle avec la foule surexcitée qui scande le nom des deux équipes et leurs joueurs en attendant que le match débute. Soudain le commentateur fait résonner sa voix dans tout le stade afin d’annoncer la finale de cette quatre cent vingt-troisième Coupe du Monde de Quidditch.
Agrippés à leurs multiplettes les quatre sorciers fixe l’arène en attendant de voir les étranges mascottes de chaque équipes. Luna avait pour l’occasion accessoirisé ses multiplettes espérant voir ainsi une créature fantastique. Cela avait fait sourire Dean et ses amis qui n’avaient rien dit de plus, heureux de voir que la jeune femme avait encore ses rêves plein la tête. Le jeune homme regarde d’un oeil distrait le show des Yumboes, les mascottes Sénégalaise en attendant que le match commence enfin.

Puis c’est l’entrée des joueurs, leurs noms résonnent dans l’arène. Les cognards et le vif d’or sont lâchés, le souaffle mis en jeu et c’est le début. A peine commencer que c’est déjà le déchainement chez les deux équipes et le public. Les batteurs cognent les cognards avec entrain en faisant tourner leurs battes avec nonchalance pendant leurs moments de désœuvrements. Mais bien qu’amusant la galerie ils gardent toujours un oeil concentré sur la partie. Les passes s’enchainent au rythme des feintes et retournement de situations. Un joueur du Sénégal risque de chuter face à l’agressivité d’un cognard envoyé à pleine vitesse par le batteur de l’équipe adverse. Soudain c’est le premier but de la finale marqué par le Sénégale.
Dean encourage à grand cri le Malawi bien vite suivit par Seamus et Neville. Luna observe plus calmement le match alors que ses amis se cramponnent presque à la rambarde devant eux pour se soutenir tellement ils sont pris dans le jeu.
Le match s’intensifie au fur à mesure des points marqués. Le Malawi mène maintenant et les joueurs Sénégalais sont de plus en plus agressifs dans leur jeu. Un poursuiveur de l’équipe en tête, touché par un cognard chute au sol et ce n’est que l’aide improptue des secouristes qui lui évite de s’écraser au sol. Vite remit il retourne se jeter dans la mêlée qui devient de plus en plus violente. Le souaffle passe de main en main tandis que les cognards fusent dans les airs à chaque coup de bats accompagnés du son mat du bois contres les balles de cuirs.
Dean scotché à ses multiplettes ne se rend même pas compte que deux cercles ronds s’imprime autour de ses yeux tellement il plaque les jumelles sur son nez pour ne rien rater du match de l’année. Le Malawi mène toujours mais l’écart n’est plus aussi prononcé et tout peut basculer avec le vif d’or.
Soudain la foule comme un seul homme se met en mouvement dans les gradins. Le vif d’or. Les attrapeurs l’ont aperçu et se lance dans une impressionnante course qui partant du haut des gradins se jette au plus près du sable du stade.
Une main se referme sur la petite boule d’or avec que son possesseur ne remonte en flèche en haut du stade au milieu du cercle pour lever le bras en un geste victorieux.
Dean reprend son souffle tandis que son coeur reprend tout doucement un rythme cardiaque normal.
Le Malawi emporte cette édition du coupe du monde de quidditch.
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Herodote n'est pas le père de l'histoire il est l'histoire

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Pimy
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Pimy » 19 avr. 2017 - 17:08

Jour 18 - 354 mots (3 pages)
Tina entre dans les gradins. Elle a eu raison de partir autant en avance. Le match de la demi finale de la coupe du monde de Quidditch ne commencera pas avant une heure, et pourtant le stade est déjà plein aux deux tiers. Elle accède difficilement à sa place et s’assoie enfin, après la longue marche qui l’a amenée jusque là. Elle aurait pu transplaner, mais elle a préféré découvrir les paysages de cette région qu’elle ne connaissait pas.

Enfin le match commence, les joueurs évoluent sur leur balais, marquent les premiers points. Tina les regarde avec des yeux émerveillés, un étonnement enfantin. Pourtant elle ne l’est plus depuis longtemps, enfant. Elle repense à ce jour où elle à assisté à son premier match de Quidditch et ça lui paraît venir d’une autre vie. Tout à tant changé depuis.

Elle concentre son regard et toute son attention sur son joueur favori, le poursuiveur de l’équipe américaine, Jackson, et ne le quitte plus des yeux. Elle sait désormais apprécier toute la finesse de son jeu, et elle ne s’en lasse pas.

C’est un mouvement de foule qui la fait sortir de son observation. L’attrapeur allemand à entamé une chute contrôlée vers le sol et comme chaque fois, Tina sent les frissons lui parcourir le dos. Elle sait qu’il ne va pas s’écraser, mais elle ne peut s’empêcher de le redouter. Toute la foule semble retenir son souffle et le silence du stade s’est fait écrasant. Tina cherche en vain le vif d’or, mais c’est l’attrapeur américain que son regard fini par trouver. Il s’est arrêté à mi-chemin dans sa tentative de rattraper son adversaire et elle le voit soudain prendre une autre direction, sur la gauche. Il file, et sur le gros plan qu’affiche l’un des grands écrans, Tina croit distinguer un sourire.

Le reste de la foule l’a aussi surement remarqué alors qu’un murmure général d’abord léger enfle petit à petit jusqu’à exploser, au moment où l’attrapeur américain remonte vers le ciel, le bras brandit.

Tina regarde Jackson exploser de joie avec ses coéquipiers et elle ne peut s'empêcher de sourire comme une idiote.
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Les vents rugissent, mais la montagne demeure immobile.

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Mikoshiba
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Mikoshiba » 19 avr. 2017 - 18:11

385 mots (Word)
Février 1982
Match de hockey sur glace à la télévision

La semaine dernière, Margaret et Erick sont venus me voir pour savoir si je pouvais leur garder Sean le temps d’une soirée. Tiens, j’avoue que j’y pensais même plus à la Saint Valentin. Forcément, vu comme ils m’ont aidée, je ne pouvais pas leur dire non. Bon, ok, j’avoue, c’est pas comme si j’avais quelque chose de prévu non plus (mis à part ce match de hockey) (score actuel : 2-0 pour la Suède).
Sean a sept mois de plus que Megan, et même s’ils ne sont que deux tout petits enfants, on dirait qu’ils s’entendent bien. Ils ont l’air de se comprendre, parce que dès qu’un des deux commence à faire une bêtise, l’autre suit instantanément, et ça continue.
Je les ai couchés il y a bientôt une heure, et ça fait seulement dix minutes que je ne les entends plus. Je les ai mis les deux dans le même lit, vu leur taille ça ne pose pas de problème. Et ils ont l’habitude. D’ailleurs, maintenant, lorsqu’ils sont les deux ensemble quand on les laisse en liberté (conditionnelle) avec Margaret, ils se couchent l’un contre l’autre pour dormir sur le tapis. Ça promet un beau binôme ça. J’ai quand même été vérifier à la fin de la deuxième période du match : le silence ne veut pas toujours sieste avec eux. Le plus souvent, ça veut même dire « bêtise imminente ».
Alors maintenant que je suis rassurée et tranquille, je vais pouvoir me concentrer sur le match de hockey sur glace qui passe à la télé. J’ai découvert ce sport au Canada, et j’ai été épatée. Déjà, parce que ça m’a intéressée (grande première pour un sport), mais surtout parce que ce sport a la capacité de réunir Moldus et Sorciers. Jamais je n’ai vu des Sorciers s’enthousiasmer pour un autre sport moldu. En même temps, il faut avouer que BUUUUUT ! (pardon) que c’est un bon sport de vitesse, un peu comme le Quidditch (et pas comme le football où les joueurs ne traversent même pas toujours le terrain), avec des chocs, un peu comme le Quidditch (et pas comme le football et ses joueurs ultra-douillets) et avec de la Bièraubeurre.
Faaaaauteuh ! Merde, si je continue, je vais réveiller les enfants.
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lilimordefaim
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par lilimordefaim » 19 avr. 2017 - 18:42

Jour 18 - 232 mots sur Word
Dans le salon, la voix d’un commentateur s’élevait dans l’air chargé d’inquiétude. Il y avait James et Albus qui avaient les yeux fixés sur le téléviseur. Ils étaient absorbés par la retransmission d’un match de football. L’équipe de Manchester City semblait prendre le dessus dans la partie. Victoire entraina Lily dans la pièce, et les regards concentrés de ses frères se tournèrent instantanément dans sa direction. En croisant le regard de son grand frère, Lily sentit de nouveau le besoin de se réfugier dans des bras rassurant. Il se leva lorsqu’elle parcourut en courant les quelques mètres qui les séparait. Et l’accueillit dans ses bras. Cependant, Albus reporta bien vite son attention sur le match qui s'enflammait.

-Buuuuuut ! s’égosillait le présentateur télé.

Lily pouvait observer à l’écran, qu’une passe décisive venait de remettre en course l’équipe de West Ham. Les coéquipiers de l’auteur de ce miracle, lui faisait un triomphe sur le terrain. Mais même cela ne décida pas James à retourner à son match. Il continuait de serrer fermement sa petite sœur dans ses bras. Un sourire s’étira sur les lèvres de Lily. Rien ne valait l’odeur si familière de son grand frère préféré. Le monde s’était évaporé et ses soucis avec. Le meurtre, les cauchemars, et l’Auror Figgins n’était plus qu’un lointain souvenir qui ne pouvait pas l’atteindre dans cette forteresse secrète que formaient les bras de James.

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anhya
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par anhya » 19 avr. 2017 - 20:26

Jour 18 : 330 mots sur Word

Défi 5 : Un personnage doit regarder ou assister à un événement sportif
Le couloir était vide. Layla avança de quelque pas, faisant attention à ne pas faire de bruit.
Elle n’eut pas le choix pour la direction et tourna à gauche. Le même long couloir l’attendait. Toute les portes étaient fermés. Des voix d’hommes et des cris d’encouragement sortait d’une pièce un peu plus loin. Elle ne pouvait dignement pas demander son chemin et même passer devant sans se faire repérer mais revenir en arrière de donnerait rien.
Elle tenta sa chance. En premier elle passa sa tête rapidement par l’ouverture de la porte. En un coup d’œil, elle comptabilisa trois hommes assis sur des chaises en train de regarder la télé. Ils devaient surement être les surveillants mais à première vue le match de rugby qui se jouait était bien plus important qu’une jeune femme et un micro-ondes.
Elle regarda encore une fois et malgré elle se concentra sur le match. L’équipe en bleue devait être l’équipe de France et l’équipe en blanc était l’Angleterre. Elle n’avait jamais été fan de sport en général mais le rugby lui donnait toujours un sentiment diffèrent.

— Oui vas-y idiot ! La voie est libre et tu perds ton temps à chanter florette au deuxième ligne !! s’écria le premier homme.

— L’entraineur n’aurait jamais dû le mettre sur le terrain. C’est un bon à rien, confirma le deuxième.

Layla dut se l’avouer mais voir l’arrière de l’équipe de France remonté tout le terrain pour aller aplatir un essai lui donna un frisson.
Les trois hommes s’exclamèrent qu’il y avait faute, mais l’arbitre semblait en désaccords avec les téléspectateurs. Il siffla l’essai alors que le numéro 8, Lamaison, s’apprêtait déjà à le transformer.


Elle aurait voulu venir s’assoir mais le micro-ondes était lourd et elle ne devait pas trainer. Elle jeta un dernier coup d’œil à la télé. Les drapeaux se levèrent pour confirmer la transformation réussie. Elle eut juste le temps de voir le score passer de 12 – 9 en faveur de l’équipe de France.

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Norya
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Norya » 19 avr. 2017 - 20:28

Jour 18 : 407 mots
Drago suivit Harry dans la tribune présidentielle en maugréant. Il n’avait pas souri depuis leur départ du Ministère et il avait accepté une coupe champagne avec réticence.
— Oh, allez, tu vas arrêter de faire la tête ? C’est une fête, une finale de Coupe du Monde!
Mais c’est un sport… moldu ! répliqua Drago, sur un ton à la limite du dégoût.
— Eh bien tu n’avais qu’à parier sur quelque chose dont tu étais sûr ! ricana Harry

Drago ne répondit rien. Il dégusta son champagne délicatement – il n’allait pas dire à Potter qu’il était excellent – tant que les joueurs des deux équipes étaient en train de s’échauffer.
Il trouvait bizarre qu’il n’y ait qu’un seul ballon, ovale qui plus est ! C’était sans doute un Français qui avait dû inventer ça...
— Raté, c’est anglais ! répondit Harry à Drago qui s’énerva de constater qu’il avait pensé à voix haute.


Une des deux équipes, tout habillée de noir, se positionna au centre du terrain et les joueurs se dispersèrent autour de leur capitaine. L’autre équipe, les Anglais, s’arrêta, chaque joueur se tenant par la main. Le silence se fit.

Drago fronça les sourcils. Que se passait-il donc ?
— Ringa pakia ! Uma tiraha ! Turi whatia ! lança le capitaine néo-zélandais
— Ka Mate ! Ma Kate ! reprit en chœur toute son équipe.
Les yeux de Drago s’écarquillèrent de surprise, le petit four qu’il tenait dans sa main gauche arrêté à mi-chemin dans sa course vers sa bouche

Harry sourit.
— C’est un Ha Ka. Un rituel que chantent systématiquement les joueurs néo-zélandais Je crois qu’à l’origine, c’était utilisé lors des batailles, des cérémonies par le peuple Maori. Pour impressionner les adversaires. Je crois que ça doit marcher. Les autres joueurs l’ont déjà vu, sans doute, mais je suis sûr que la première fois, ça doit coller la trouille.
— Je dois avouer que je ne pensais pas que ton match pourrait m’impressionner. J’ai presque hâte de voir la suite, dis donc


Harry ricana.
— Je suppose que le « presque » est déjà une grande victoire pour moi ?
— Je ne te le fais pas dire, Potter, sourit Drago avant de se retourner vers le terrain.

L’équipe néo-zélandaise lança la partie et se rua vers les poteaux anglais sous les cris du stade enchanté de voir ce match de gala.

Dans la tribune présidentielle, Drago Malefoy ne perdait pas une miette du spectacle sous l’air mi-amusé, mi-satisfait d’Harry Potter.

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Norya
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Norya » 19 avr. 2017 - 21:02

JOUR 19 - Du mercredi 19 avril, 22h00, au jeudi 20 avril, 21h59.


Participants
- Pimy (4 jours restants)
- Anhya
- Catie (4 jours restants)
- Princesse (1 jour de grâce : J29 - 400 mots J30 - 6 jours restants)
- Eejil9
- Dreamer
- Norya (5 jours de grâce restants)
- BellaCarlisle
- Labige
- Selket
- Lilimordefaim
- Mikoshiba
- Leeloo Lovegood
- Josy57
- Alhüin

Éliminés
- Chouette (J1)
- Fleur d'épine (J1)
- LaLouisaBlack (J1)
- Seonne (J1)
- AgatheK (J4)
- Lyssa7 (J7)
- SamanthaBlack7 (J7)
- Awena (J8)
- Mary-m (J10)
- Ocee (J11)
- Layi (J11)
- Cilou (J11)
- DameLicorne (J14)
- Api (J14)
- Satchrê (J18)
[/quote]

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Catie
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Catie » 19 avr. 2017 - 22:11

Jour 19 - 232 mots sur Word
Les articles fleurissaient depuis plusieurs jours. Beaucoup pointait du doigt l’incompétence des Aurors, la sienne plus particulièrement, sous-entendant que le travail aurait dû être confié à une personne plus entraînée. Certains soulevaient au contraire que tuer d’anciens Mangemorts n’étaient peut-être pas si une mauvaise chose. Mais cela ne rendait pas sa vie plus facile pour autant. Cette récente vague médiatique le replongeait dans les années d’après-guerre, au point où plusieurs journalistes venaient camper devant sa porte en espérant obtenir un cliché, une citation, n’importe quoi. Sauf que cette fois, il n’était pas le seul concerné, il avait ses enfants, à qui il tenait à épargner tout ce bazar, ce qui devenait de plus en plus difficile.
Les choses n’étaient pas plus évidentes pour Andrew et Gabrielle. Bien qu’aucun journaliste n’osait les traquer jusqu’à leurs domiciles, ils étaient eux aussi la cible d’attaques dans de nombreux articles. Kingsley et Young en prenaient aussi pour leur grade. A force d’inciter la population sorcière à la panique, Harry craignait que cela ne débouche sur des manifestations ou des émeutes dont il se passerait bien. Mais il n’avait plus aucun pouvoir là-dessus à présent. Il avait fait tout ce qu’il pouvait, et cela n’avait pas suffi. Il n’y avait nul besoin d’y impliquer Ginny avant son retour. Elle y serait confrontée suffisamment tôt. Autant la laisser profiter jusqu’au dernier moment de ses instants avec les Harpies.
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Re: [Validations] Combat à mort - IV

Message par Norya » 19 avr. 2017 - 22:13

Jour 19 : 212 mots sur Word
Harry avait dit à Drago que dans un premier temps, ils devaient répartir les tâches concernant le colloque des Aurors. Une très grande partie du travail avait été fait, mais le plus long, le plus dur et qui restait, était de relancer les autres délégations sur leur propre organisation : nombre de participants, date à laquelle elles comptent arriver, consignes particulières à gérer (comme avait dit Octavia « caprices à gérer » et Drago avait ri quand Harry avait évoqué cette réflexion).
Drago avait l’habitude de gérer avec les pays étrangers, il savait que son équipe ne serait pas effrayée par le challenge mais il savait aussi que cela prendrait du temps et du tact, particulièrement avec les pays de l’Est qui n’avaient pas toujours la même façon de voir que les Britanniques.

Drago assura à Harry qu’il allait transmettre ces consignes à deux membres de son équipe en qui il avait pleinement confiance, deux personnes polyglottes et particulièrement habiles dans les manœuvres diplomatiques. Ils avaient d’ailleurs fait preuve de leurs compétences lors de plusieurs missions capitales.

Harry soupira de soulagement, au moins, c’était une source de tracas en moins. Il superviserait l’organisation de loin avec Drago, et il pourrait se concentrer avec son équipe sur celui ou ceux qui les menaçait.

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