[Textes] Nuit du 16 décembre

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Crystallina
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[Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Crystallina » 16 déc. 2016 - 20:54

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par NeviLee » 16 déc. 2016 - 21:37

Preum's ? C'est une première ! :lol:

Titre : Complication inattendue
Thème : Refroidir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 424
Personnages : James Potter, Lily Evans
Rating : Tous publics

Ses lèvres tremblaient, formant des mots qu’il ne pouvait prononcer. Ses yeux brun clair pétillaient derrière leurs lunettes rayées. Même le bout de son long nez remuait d’excitation alors que ses narines humaient le doux parfum de lilas blanc qui s’élevait de cette créature magnifique.

James Potter n’en revenait pas : Lily Evans avait accepté un rendez-vous galant… Pour la troisième fois consécutive ! Par Merlin ! Il s’était d’abord dit qu’il serait incapable de mesurer la chance qu’il avait de pouvoir contempler sa déesse aussi longtemps qu’il le souhaiterait. Mais cela s’était avéré complètement faux finalement. Elle était devant lui, elle lui souriait avec ce petit air malicieux qui le faisait tant fondre. Elle riait à ses blagues. Oui ! Même aux plus stupides ! Quoique… en y réfléchissant bien, il ne connaissait pas de blague intelligente. Bref, quoi qu’il en fût, James Potter était aux anges. Lily Evans sortait avec lui depuis plus de trois semaines. Approximativement vingt jours, sept heures, vingt-huit minutes et cinquante-et-une seconde. Approximativement.

Bien sûr qu’il mesurait sa chance. Bien sûr qu’il remerciait chaque minute de ce temps – approximatif, rappelons-le – Merlin, Morgane, Viviane et tout autre sorcier mort depuis longtemps et dont il se moquait bien en ce moment. Car Lily Evans était avec lui. Elle était sienne. C’était officiellement sa petite amie. Ces mains, il pouvait enfin les caresser sans se les prendre en pleine figure. Ces yeux, il pouvait enfin s’y plonger sans craindre de subir le regard foudroyant de la belle rousse. Ces lèvres, il avait même pu les embrasser. Douze fois ! Dont trois avec la langue ! Oui, James Potter mesurait la chance qu’il avait d’avoir été choisi comme partenaire de vie par cette sublime créature. Et ce, presque sans insister. Presque…

Il savourait tellement cet instant enchanté par Merlin qu’il en oubliait même d’écouter sa dulcinée. Jusqu’à ce que certains mots parvinssent à ses oreilles :
- …aller plus loin ensemble, tu ne crois pas ?

Aussitôt, le jeune homme se figea. Ses yeux perdirent leur regard rêveur et s’emplirent d’une peur sans nom. Ses muscles se tendirent tandis qu’il se remit à trembler. De terreur, cette fois…
Aller plus loin, avait-elle dit ? Mais où ? Mais comment ? Et quand ? Cela voulait-il dire… Du sekse ? Tout d’un coup, James eut l’impression de se prendre une douche glacée sur le coin du manche à balai. S’il avait bien compris ce qu’avait dit sa petite-amie, il était dans le pétrin…
Car il ne savait absolument pas comment s’y prendre !!!
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Lyssa7 » 16 déc. 2016 - 21:40

Titre : Juste une tasse de thé
Thème (écrit ou URL de l'image) : Refroidir plus image ( je n'ai pas trouvé l'url)
Fandom : HP
Nombre de mots : 531
Personnages : Daphné Greengrass
Rating : Tous publics
Le thé était trop chaud. Daphné Greengrass laissa virevolter ses doigts sur la tasse en porcelaine, retraçant la fine dorure de ses ongles fraîchement manucurés. Non, décidément le thé était trop chaud, il allait falloir qu'elle attende qu'il refroidisse si elle ne voulait pas se brûler. Il ne serait pas bien vu pour une jeune fille de son rang de sursauter bêtement alors que toutes les amies de sa très chère mère étaient présentes, bavardant hypocritement sur des sujets futiles.

Lissant sa robe blanche du plat de la main, Daphné Greengrass se composa un visage serein et un sourire de façade. Les traits d'une jeune fille de bonne famille en somme. Elle savait que si elle faisait le moindre faux pas de travers, sa mère pincerait les lèvres, l'assommerait de ce ton sirupeux qu'elle aborrait plus que tout. Et pourtant, Daphné bouillait intérieurement, rêvant de renverser sur l'herbe fraîche le si précieux service en porcelaine de sa mère.

Son coeur trépignait contre sa poitrine, jetant un voile d'impatience sur le bel après-midi d'été. Mrs Greengrass avait installé la table en ivoire sur le côté du manoir et sorti le plus beau de ses services à thé. Des petites tasses en porcelaine bordées de dorure, elles représentaient si bien la noblesse des Greengrass, leur élégance, leur éducation. Leur orgueil aussi, pensait Daphné sans oser le dire, baissant vertueusement les yeux chaque fois que l'une de ces dames prenaient le temps de s'adresser à elle.

Le thé était trop chaud, et elle ne pouvait même pas en prendre une seule gorgée, condamnée à les entendre parler des dernières robes en vogue, de leur sac à main en peau de licorne, et de leurs chaussures qui avaient coûté vingt gallions, dix mornilles et vingt noises très précisément. Se retenant de pousser un profond soupir d'ennui, la jeune fille toucha sa tasse du bout du doigt et constata qu'il était encore chaud. Trop chaud encore pour y mettre ses lèvres. Plus que quelques minutes avant qu'elle puisse concentrer toute son attention sur le breuvage et non sur les potins à mourir d'ennui des dames de la haute société sorcière. Ce fichu thé n'allait-il jamais refroidir ?

Comme les yeux de sa mère convergeaient vers elle, Daphné se redressa encore un peu plus. Elle aurait presque pu sentir son dos craquer sous les jointures de sa robe. Et ce n'était pas cette chaise en ivoire qui lui rendait la tâche aisée, bien au contraire ! Et ce thé qui ne refroidissait pas...

N'y tenant plus, la jeune fille saisit la tasse en porcelaine, levant le petit doigt en l'air comme le voulait la bienséance, et en but une gorgée. Malheureusement pour elle, le thé était encore trop chaud et le liquide brûlant qui tombait dans sa gorge lui arracha un cri de douleur. Le regard assassin que lui lança sa génitrice et le pli méprisant de ses lèvres annonçaient de sévères remontrances une fois que ses amies seraient parties.

Daphné Greengrass reposa sa tasse en porcelaine, prise soudainement de nausées. Et en plus, elle détestait le thé !
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Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c’est nier la possibilité même de la vivre.
Into the wild

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par KLCS » 16 déc. 2016 - 21:42

Titre : L'attente
Thème (écrit ou URL de l'image) : Refroidir
Fandom : HP
Nombre de mots : 498
Personnages : Harry, Hermione, Ron, Alastair
Rating : tout public

L'attente.

Hermione attendait sagement dans un salon miteux, assise du bout des fesses sur un fauteuil vert passé. Elle avait un œil au beurre noir et la moitié droite du visage tuméfiée. À ses poignets, des marques sombres trahissant un attachement par cordes tendaient à disparaître. L'une d'elles atteignait presque la cicatrice « mudblood ».

Le papier peint jaunâtre était en lambeaux, derrière transparaissait un papier gris hors d'âge. Le plafond avait connu des jours meilleurs et son état laissait penser que bien des gens avaient fumé dans la petite pièce. La moquette était ornée de trous, de tâches plus ou moins douteuse, et à n'en pas douter, était bourrée de poussières.

Ron faisait les cents pas autour de la petite table basse chargée de livres, de parchemins, de plumes brisées et de tasses. Il jetait de temps à autre des regards furtif à sa compagne. Regards qui le rendaient encore plus nerveux et ronchon que d'ordinaire.

-Ron, je t'en prie, n’aggrave pas mon angoisse, arrête de tourner en rond comme ça...
-Je n'y peux rien... regarde ton état. Il fallait que je l'appelle pour qu'il fasse quelque chose, mais il n'a toujours pas donné de nouvelle. Depuis
-combien de temps on attend ?
-Huit minutes !
-C'est long.

Et Ron reprit sa ronde infernale. Pendant de longues minutes, il tourna, encore et encore. Harry entra brusquement dans la pièce et demanda à Ron de s'arrêter un moment.

-l'affaire est en cours, je viens d'avoir un patronus messager. Dans quelques minutes ça sera bon normalement.
-Ah quand même... ça aura pris du temps !

Harry ressortit aussi brusquement qu'il était entré et Ron s'affala sur un fauteuil avec un long soupir. Il fixa Hermione un long moment puis joua avec une plume cassée qui était devant lui. Il la faisait tourner entre ses doigts, marmonnant encore que l'attente était longue.

Il se remémora ce cours au court duquel Hermione l'avait reprit quand à sa prononciation de « Leviosaaaa » et il sourit. Un sourire un peu triste, rapidement remplacé par un froncement de sourcil.

Il reposa violemment la plume, la brisant encore un peu plus et reprit sa marche régulière. Excédée, Hermione sortit sa baguette et lança un Immobulus en direction de son mari ; Elle ne supportait plus de le voir tourner en rond.

Un bruit sourd et régulier se fit entendre dans le couloir, Hermione sentit son cœur battre la chamade. Elle libéra Ron de son sort, et Harry vint les rejoindre rapidement.

Les garçons encadraient la brunette, tous trois bras dessus bras dessous. La porte s'ouvrit à la volée sur Maugrey Fol-Oeil.

-Alors ?
-Eh bien, je l'ai refroidi. Et j'ai attendu qu'il soit bien bien refroidi pour venir ! Un sacré loulou ce Mister Grey. Une belle baraque, mais des objets étranges là-dedans. M'est avis qu'il devait fricoter avec des choses bien sombres. Mais il ne vous fera plus aucun mal Miss Granger, paroles d'Alastair !
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par WarmSmile » 16 déc. 2016 - 21:50

Titre : Un joli tour de magie
Thème : photo LenaCramer sur DA[/center]
Fandom : HP
Nombre de mots : 258
Personnages : Hermione, Rose, Ginny et Lily
Rating :

Installée confortablement dans son jardin, Hermione se relaxait une tasse à la main. Elle était plongée en pleine conversation avec Ginny qui était venue lui rendre visite. Ron, Harry et leurs fils avaient décidé d'aller faire un tour sur le Chemin de Traverse. Mais, Rose et Lily avaient souhaité rester jouer ensemble.

Hermione et Ginny surveillaient les petites filles du coin de l’œil quand les fillettes s'approchèrent de la table.

- Maman ! Un tour de magie!

Hermione souria doucement à sa fille qui lui demandait régulièrement de lancer n'importe quel sortilège depuis qu'elle savait parler. Rose et Lily avaient les mêmes yeux scintillants et se tenaient parfaitement immobiles devant elle.

Hermione attrapa sa baguette qui était posée sur la table et observa rapidement le jardin afin de trouver une idée sur le sortilège qui pourrait faire plaisir aux enfants. Le regard d'Hermione s'arrêta finalement sur la table où un panier contenant des fleurs qu'ils avaient ramassé plus tôt dans la semaine. Une idée se dessina rapidement dans son esprit. Hermione jeta son sortilège et regarda sa fille et de sa nièce.

Les fleurs s’envolèrent doucement du panier pour s'élever dans les airs. D'un mouvement du poignet, Hermione créa un tourbillon de fleurs au-dessous des têtes des enfants. Ces derniers tendirent leurs bras afin d'essayer d'attraper des fleurs tout en riant.

Ginny se leva et alla rejoindre les filles. Personne ne soucia du désordre créé, les fleurs virevoltant partout, comme sur les tasses de la table.

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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Tys » 16 déc. 2016 - 21:53

Titre : Les tasses ouliées
Thème : Refroidir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 845
Personnage(s) : Lyall et Hope Lupin
Rating : tout public

Hope mit sa bouilloire sur le feu. Rien de tel qu’une bonne infusion en cette belle soirée d’hiver.
- Pourvu qu’il n’y ait pas trop de dégâts cette nuit, grommela son mari en observant la lune à travers la fenêtre.
La sorcière leva les yeux au ciel mais ne dit rien. Elle entendait cette remarque chaque mois depuis leur mariage, huit ans auparavant. Plutôt que de laisser Lyall maugréer contre la pleine lune et ses conséquences désastreuses, Hope le saison par la main et l’entraîna sur le canapé.
- Hors de question que nous évoquions encore le sujet, décréta-t-elle en posant un délicat baiser sur le front de son époux. Nous allons profiter de la cheminée, en buvant la tisane que nous a offert oncle Emmett et en lisant tranquillement de bons bouquins.
Le ton à la fois doux et ferme de sa femme détendit quelque peu Lyall. Il n’oubliait cependant pas que des moldus innocents pourraient bien être victimes de bêtes féroces et sans âmes cette nuit.
La bouilloire siffla l’heure de la tisane. Aussitôt, Hope bondit du canapé avec toute la bonne humeur qu’elle pouvait transmettre par ce simple geste, et fila dans la cuisine. Elle versa l’eau chaude dans la théière, avec quelques feuilles de verveine à la violette. Tout en chantonnant, elle revint avec un plateau chargé de ladite théière, ses deux tasses assortis et leurs soucoupes, ainsi que quelques scones à la châtaigne.
- Tu tiens vraiment à m’empêcher de parler, remarqua Lyall avec un sourire complice.
En effet, le sorcier était particulièrement adepte des scones. D’un coup de baguette, il raviva le foyer afin de les envelopper dans une douce chaleur. Une fois son épouse de nouveau installée à côté de lui, il enroula un bras autour de ses épaules et ouvrit son livre sur les Dangers des pleines lunes et les traumatismes consécutifs aux attaques nocturnes.
Quelques minutes plus tard, Hope servit la tisane en prévenant son époux, plongé dans sa lecture, que l’infusion était encore trop chaude pour qu’il puisse la boire. Il acquiesça distraitement en se saisissant d’un scone.
Le tic tac de l’horloge et le crépitement du feu étaient seuls à faire du bruit, dans ce salon où le couple lisait tranquillement. Sur la table basse, la tisane refroidissait doucement, attendant le bon moment pour être bue. Tandis que Lyall arrivait au chapitre sur les pires conséquences des attaques lycanthropes, un bruit de verre brisé, accompagné d’un hurlement sauvage, mit brusquement fin à la torpeur qui régnait dans le salon.
- Remus ! s’écria Lyall en se précipitant aussitôt vers la chambre de son fils.
Encore abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre, Hope se leva avec un temps de retard. Elle suivit son mari, tremblante mais prête à faire face, sa baguette à la main. Une forte détonation, suivi d’un horrible cri de douleur, la fit s’arrêter en plein milieu du couloir. Un instant seulement. Le suivant, elle repartait à toutes jambes pour se retrouver en quelques pas devant la porte béante donnant sur la chambre de son enfant.
Ce qu’elle y vit la fit tomber à genou. L’être qui était passé par la fenêtre avait eu une telle force qu’il avait arraché des morceaux de mur au passage. De la créature en question, nulle trace, si ce n’était des traînées de sang qui témoignaient des blessures reçues avant sa fuite. A ce moment là pourtant, ce n’est pas cet insignifiant détail qui retint l’intention de Hope.
- Rémus, articula-t-elle en voyant le sang qui recouvrait le lit du petit garçon.
Lyall était penché sur son fils, aussi son épouse ne sut-elle pas s’il était encore en vit. Quand son mari se retourna vers elle, elle comprit que le pire était arrivé. Les yeux défaits et le visage pâle, le sorcier tenta de formuler à voix haute la triste réalité.
- Non… commença à sangloter Hope. Non. Non. Non !
Elle se traîna à quatre pattes jusqu’au lit, incapable de se remettre debout. Son fils, son bébé… il ne pouvait pas être mort. Il n’avait que cinq ans ! En arrivant à sa hauteur, elle vit les yeux grands ouverts de Remus, perdu dans le lointain. Bien que son père le berça fort contre lui, Hope réussi à percevoir sa respiration.
- Il n’est pas mort, souffla-t-elle avec un regain d’espoir.
- Non, répondit froidement Lyall, dont les traits se durcirent aussitôt qu’il entendit la constatation de son épouse. C’est bien pire que ça, ajouta-t-il en dévoilant la morsure.
La réalité frappa une nouvelle fois Hope, encore plus brutalement que lorsqu’elle avait cru son fils mort. Elle s’effondra sur l’épaule de son mari, incapable de contrôler ses tremblements. Le petit garçon qu’ils avaient eu ne serait plus jamais le même.
Tandis que les deux parents tentaient de faire face à cette nouvelle réalité, réfléchissant déjà à des remèdes potentiels, le feu perdait de son éclat dans le salon. Sur la table, les tasses furent oubliée et la tisane refroidit sans que personne ne s’en occupe. La maison refroidie comme si la mort s’y était abattue.

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Yuro
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Yuro » 16 déc. 2016 - 21:55

Titre : Une famille
Thème : Mot Refroidir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 728
Personnages : Remus Lupin, Tonks, Teddy
Rating : Tout public

« Ma chérie ? » Commença Remus d'un ton faible.
Sa femme était assise, dans la pénombre de la petite pièce, la tête baissée. Aujourd'hui, ses cheveux avaient pris une teinte grise terne.
Remus se rapprocha, toujours hésitant. Tonks ne releva pas la tête. Le silence était de plomb.
« Qu'y a-t-il ? Qu'est ce qui ne va pas ? » Demanda-t-il, bien qu'il sût au fond de lui la réponse.
Elle sembla prise d'un sursaut, comme étonnée de le voir soudain tout près d'elle. Puis elle posa son regard dans le sien, et le fixa longuement, avant de dire, très lentement :
« Le repas était près tout à l'heure. Je t'ai attendu. Et puis j'ai su... Que tu n'allais pas revenir ».
Il n'y avait aucune accusation dans son ton. Une simple évidence. Remus ferma les yeux, submergé par l'ensemble des émotions si différents qui l'assaillaient. Il voulait la prendre dans ses bras, la réconforter, lui dire qu'il était là à présent. Mais en avait-il le droit ? Il ne pouvait pas, il ne voulait pas nier cela. Il avait voulu fuir. Sa femme méritait la vérité.
« Je suis revenu, je suis là. » Dit-il, d'un ton plus froid qu'il n'aurait souhaité.
Elle continua de l'observer, comme si elle cherchait sur son visage si elle pouvait se fier à ses mots.
Il déglutit.
« Je serai toujours là. Je suis désolé, je ne savais pas... J'ai eu peur ». Il baissa les yeux machinalement vers le ventre de sa femme. Puis revint à elle.
« Nous serons une famille, je t'en fais la promesse. J'ai toujours estimé que je n'étais pas digne de toi, de ton amour, de ta grandeur. Mais tu m'as choisi, et je me dois d'être présent pour toi, pour vous. Car je t'aime, comme je n'aurai jamais cru pouvoir aimer. Tu m'as redonné la vie, je... »
Elle mit son doigts contre les lèvres de Remus, pour lui intimer le silence.
« Je sais. Tout ira bien, Remus ».
Il ne savait si c'était là un effet de son imagination, mais il crut voir une teinte rosée émerger de sa chevelure.
« Je vais réchauffer les plats » Proposa-t-il joyeusement.
Une bouffée de bonheur l'avais pris, éclipsant toutes les douleurs ressenties ce jour. Il serait digne d'elle et de leur enfant. Plus jamais il ne fuirait.


Remus regardait sa femme qui jouait avec le petit Teddy en imitant le bruit du doudou en forme d'ours du bébé. D'un geste machinal de sa baguette il fit se rapprocher le plateau repas jusqu'à eux.
« Même les supers maman ont faim parfois, non ? » Questionna-t-il d'un ton amusé.
Elle eut un sourire radieux.
« Tu sais, il te ressemble de plus en plus ! » Décréta-t-elle.
Remus observa son fils, dont les cheveux changeaient de couleur à la vitesse de l'éclair.
« Tant qu'il n'a pas mon petit problème de fourrure, tout va bien ! »
Tonks haussa les épaules.
« Il n'aura qu'à prendre exemple sur son père pour devenir un homme épatant, loup-garou ou non ».
Ils s'installèrent non loin de Teddy autour du plateau dans lequel un plat aux odeurs fort alléchantes les attendait.
« Et un bon cuisinier » Ajouta Tonks amusée.
Ils saisissaient avidement leur fourchette quand une forme argentée éblouissante apparut dans le salon, et parla par la voix de Kingsley :
« Neville nous a envoyé un message. Harry est à Poudlard, et vous-savez-qui devrait le savoir assez vite. Nous réunissons nos forces. Abelforth nous fera entrer par sa maison à Pré-au-Lard »
Le patrinus disparu aussi vite qu'il était apparu, laissant l'obscurité et le silence dans la pièce. Même Teddy semblait retenir son souffle. Il y eut un moment d'hésitation. ¨Puis Remus se leva.
« J'y vais »
« Attends moi, j'amène Teddy à ma mère »
« Non tu... »
« Remus, tout peut finir maintenant. Et si tu crois que je vais laisser le parrain de notre fils à la merci de ces monstres ! »
Elle irait, il ne pouvait pas l'en empêcher. Ils baissèrent les yeux en même temps vers le plat encore fumant.
« Ca va refroidir. »
« Laissons le pour la prochaine fois » Fit Remus avec sérieux.
Tonks sourit à nouveau, main dans la main avec son mari.
« Oui, pour la prochaine fois ! ».

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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par R_Even » 16 déc. 2016 - 21:56

Titre : Le chaud et le froid
Thème (écrit ou URL de l'image) : Refroidir + image LenaCramer sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 200
Personnages : Lucius, Drago, Narcissa
Rating : tout public

Précautionneusement, il s’avance vers la chaise. Sa chaise. Celle qu’il a fait construire en bois d’ébène. Celle qui ressemble à un trône et qui le mettait tellement en valeur autrefois.
Celle qui est beaucoup trop inconfortable pour un homme brisé, tout juste sorti d’Azkaban.
Il a un regard vide que je ne lui connais pas. Il agit comme un homme que je ne connaitrais pas. Il se tait comme un autre qui ne me connaîtrait pas.
Il revient d’Azkaban, la prison des sorciers. Et j’ai peur et je tremble en voyant l’ombre des détraqueurs dans les yeux de mon père.

… … …

« Es-tu là pour le petit-déjeuner ? demande gaiement Mère. Drago et moi venons de nous lever.»
Il plisse les yeux en entendant Mère mais s’assoit sans faire de remarque sur le fait qu’il est bien tard pour se lever. Il ne fait plus de remarque depuis son retour. Mais ses yeux remarquent. Ils voient la vapeur s’élever en spirale au-dessus de ma tasse. Et il voit l’autre, du côté opposé de la table.
Alors ses yeux se lèvent. Son regard m’interroge. Et je souffre deux fois en voyant le reflet d’une tasse froide dans les yeux de mon père.
Dernière édition par R_Even le 16 déc. 2016 - 21:57, édité 1 fois.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par BellaCarlisle » 16 déc. 2016 - 21:57

Titre : Refroidir son cœur
Thème : Refroidir et LenaCramer sur DA
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1066
Personnages : Rose Weasley
Rating : Tout public
Le changement était à peine perceptible, au début. Des regards moins francs, plus lointains, comme insensibles à ce qu’il se passait autour d’elle. Elle hésitait dans ses paroles, se perdant dans des réflexions si profondes qu’elle en oubliait qu’elle n’était pas seule. Parfois, elle ne se souvenait plus de ce qu’elle voulait dire, du sujet principal des discussions avec ses amis et elle se le reprochait. Ce n’était pas si difficile de garder les pieds sur Terre, de ne pas partir dans ses pensées, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Son esprit restait son refuge, le seul endroit où elle se sentait à son aise, sans devoir se cacher derrière des sourires inutiles et purement hypocrites. Mais elle avait encore conscience de la réalité à ce moment, elle n’avait pas complètement évolué vers cette sorcière que chacun redoutait.

Rose n’avait pas compris à quel instant précis sa vie avait été bouleversée. Les disputes incessantes entre ses parents pour des sujets futiles ? Les commentaires de ses camarades sur le fait qu’elle devait absolument être aussi intelligente que sa mère ? Les remarques d’Hugo qui se moquait des sentiments qu’elle avait envers Scorpius ? Ou encore la surprise d’avoir découvert le jeune Malefoy en train d’embrasser Albus ? Son cœur s’était brisé, elle ne croyait pas qu’elle avait devant elle une scène si étrange. Depuis qu’elle connaissait le blond, elle avait souvent pensé qu’il ne la regarderait jamais, qu’il jetterait son dévolu sur une autre sorcière, une qui n’était pas à Gryffondor. Non, c’était autre chose, il avait préféré la compagnie du fils du célèbre Harry Potter.

Elle avait quitté Poudlard avec beaucoup de soulagement, s’éloignant de ce couple improbable qui la faisait tant souffrir. Elle traînait de la tristesse avec elle, mais pas assez pour devenir celle qu’elle était aujourd’hui. Elle s’était engagée dans une formation pour entrer au Ministère de la Magie, au poste d’Auror. Certains prétendaient que ce travail ne servait plus à rien, qu’il n’y avait plus aucune raison de chasser des Mages Noirs qui n’existaient pas. Pourtant, Rose savait qu’il y aurait toujours des sorciers pour suivre la mauvaise voie, pour ne plus être sur le chemin de la lumière, pour rejoindre les ténèbres. Voldemort n’était pas le premier et il ne serait sans doute pas le dernier. C’était son choix, tant pis si personne ne la poussait à aller de l’avant, elle n’avait pas besoin de l’avis des autres.

La jeune femme avait fini par obtenir ce poste qu’elle convoitait tant mais elle s’était lassée au bout de plusieurs mois. En effet, il y avait peu de Mages Noirs à chasser, les sorciers se tenaient tranquilles, dans la peur sans doute d’être comparés à des Mangemorts. Elle avait essayé de reprendre contact avec d’anciens camarades de Poudlard, retrouvant par hasard Albus, qui avait emménagé avec Scorpius. Rose ignorait tout de la vie de son cousin, elle avait coupé les ponts avec sa famille à sa sortie de l’école de sorcellerie, souhaitant être elle-même sans la présence constante de ses parents. Le nom Granger-Weasley était trop lourd à porter, elle voulait s’en détacher pour prouver qu’elle était capable de beaucoup de choses sans le devoir à son ascendance.

Soupirant, Rose observait les pétales qui volaient dans l’air, autour d’elle. Son thé avait eu le temps de refroidir, un peu trop même, mais elle s’en moquait. Bientôt, elle ne serait plus seule, les Aurors débarqueraient chez elle pour l’arrêter. Elle avait cessé de fuir, comprenant qu’il était inutile pour elle de parcourir toute l’Angleterre uniquement pour se cacher. Elle était revenue dans le Londres moldu, achetant une jolie maison, un peu à l’écart de la foule du centre-ville. Elle avait beau être la nouvelle proie du Ministère de la Magie, elle n’était pas adepte de la souffrance des moldus, seulement de celle de ses pairs. Les sortilèges impardonnables qu’elle maîtrisait à la perfection n’étaient destinés que pour les sorciers, ceux contre qui elle luttait jour après jour.

- Rose ? souffla une voix essoufflée.

La jeune femme tourna son regard froid vers l’origine du bruit, découvrant sans surprise son frère qui avait couru. Il avait entendu parler des actes de sa sœur mais il peinait à y croire. Comment une personne aussi douce que Rose avait pu devenir aussi distante ? Son cœur s’était refroidi et personne ne l’avait vu.

- Les Aurors vont arriver et …
- Je le sais, le coupa-t-elle. Et je les attends impatiemment. Je mérite d’être jugée, Hugo, j’ai commis trop d’actes ignobles.
- Pourquoi as-tu fait ça ?
- Sincèrement ? Je l’ignore. J’ai commencé à me rendre compte que j’en avais assez d’être la fille exemplaire de Ron Weasley et d’Hermione Granger, je n’étais qu’une petite poupée que l’on voulait modeler pour suivre les traces de ses parents. Et j’ai perdu Scorpius à Poudlard.
- Quand tu es devenue Auror, j’ai cru que tout irait bien pour toi, Rose, mais je me suis trompé. Qu’est-ce qui t’a fait changer à ce point ?
- Il n’y avait plus de Mages Noirs, il fallait bien quelqu’un pour les remplacer. Et quoi de mieux pour moi que d’apprendre la Magie Noire ? C’était très intéressant, j’ai vite compris pourquoi Tom Jedusor avait été attiré par ce côté obscur.

Hugo ouvrit de grands yeux face à cette révélation plus que choquante. Voilà que sa sœur approuvait les actes de Voldemort, celui à cause de qui leurs familles avaient tant souffert, celui à cause de qui Teddy était orphelin, celui à cause de qui George avait perdu son jumeau. Rose était devenue folle, c’était la seule solution possible, il ne pouvait en être autrement. La jeune femme esquissa un léger sourire en saisissant sa baguette, savourant la puissance qu’elle sentait sous ses doigts, la pointant vers son frère.

- J’ai besoin de donner aux Aurors une autre raison de m’arrêter.

L’éclair vert frappa le jeune homme brutalement, laissant l’effroi se peindre sur son visage. Rose se leva doucement de sa chaise alors que les Aurors franchissaient la porte de sa terrasse. Elle porta un regard désolé à sa tasse de thé au liquide trop froid, se demandant si elle y aurait le droit là où elle serait emmenée. Après tout, ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait emprisonner une si frêle jeune fille qui s’était changée en une personne dont le cœur s’était refroidi au point de geler.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par selket » 16 déc. 2016 - 21:59

Titre : Boisson fleurit
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img15.hostingpics.net/pics/37541 ... brella.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 417
Personnages : Dominique Weasley
Rating : - 12

Dominique se souvenait de sa grande tante Française un peu étrange qui s’amusait à mettre ses bonbons aux fleurs de violettes dans son champagne. A chaque personne qui sourcillait en la voyant faire elle rétorquait que c’était une tradition de son Toulouse natal.
Dominique, s’en moquait bien que ça soit une spécialité régionale ou non. Ce qu’elle aimait s’était regardait les petits fleurs flotter sur le liquide doré avant de couler tout doucement au fond du verre. Avec ses yeux d’enfant émerveillé elle regardait le sucre se dissoudre. Elle avait beau connaitre le tour de magie elle adorait voir le champagne prendre une couleur violacée pendant que le sucre se mêlait à l’alcool. De nombreuses bulles remontaient à la surface de la flute au fur à mesure que le bonbon perdait sa couleur. Elle trouvait ça beau ces fleurs qui disparaissaient dans le champagne, avant qu’un amas de pétales tout fripés viennent s’échouer sur le bord du verre. Sa tante venait alors, de ses longs doits fins, repêcher l’infortuné qui s’était libéré de sa gangue sucrée. Délibérément elle le portait lentement à sa bouche avant de le croquer avec un sourire sensuel. Quelque fois, souvent même elle le portait aux lèvres de son amant du moment. L’offre était alors ponctuée d’un clin d’oeil suggestif. Prémices des jeux qui se dérouleraient plus tard dans le secret de la chambre.

De cette mise en scène théâtre Dom en avait gardé l’essentiel. La pureté des fleurs que les gestes sensuels venaient contrebalancer et le sucre qui se mélangeait à l’amer de la boisson. Cette petite mise en scène était souvent le prémices des jeux de l’amour auxquels elle se livraient avec ses amants d’un soir ou d’un jour. Elle voyait le pouvoir qu’elle exerçait sur les hommes pendant qu’elle saupoudrait son thé d’une poignée de fleurs sucrées.
Elle aimait sentir l’envie monter en elle alors que son amant contemplait la fleur pastel qu’elle portait à ses lèvres délicatement ourlées d’un rouge carmin. Elle croquait alors à pleine dent le bonbon en faisant durer le moment. Elle dardait alors son regard sur l’homme face à elle avait de glisser entre ses lèvres entre ouvertes la moitié du fruit défendu. Puis elle le laissait à son envie et se détournait de lui pour allé gouter une autre fleur qui s’était échouée sur le bord de la tasse. A chaque fleur qu’elle croquait elle distribuait baiser, bonbon sucré et caresse jusqu’à finir son thé ou seul les pétales venaient s’échouer sur ses lèvres.

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Irya
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Irya » 16 déc. 2016 - 22:05

Titre : Haine de l'habitude
Thème (écrit ou URL de l'image) : Refroidir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 462
Personnages : OC, Severus Rogue
Rating : Tout public

Marchant dans les couloirs obscurs elle laissait glisser ses doigts sur les pierres humides. L’eau du lac suintait entre les pierres et malgré la canicule de ce mois de juin il faisait frais. Elle marchait depuis des heures, sans même penser à lui. Enfin elle l’oubliait un peu, mais pour combien de temps… Dès lors qu’elle songerait à l’absence de l’homme dans son esprit se serait fini, à nouveau elle se perdrait. A rêver, rêver de lui, de son absence. Parce que s’il était là ce ne serait pas pareil, elle l’aimerait seulement. Alors que laissant glisser sa main sur les roches du mur elle le haïssait, tellement profondément que ça faisait partie d’elle. Sans ça elle serait vide, elle se sentirait creuse.
Il doit être dix-sept heures, les serpantards commencent à sortir de cours et rejoindre leur salle commune, il serait temps de remonter…
Prenant les premiers escaliers que je rencontre je retourne jusque dans le hall, sors dans le parc et marche jusqu’à un grand arbre donnant sur le lac, un chêne magnifique aux branches noueuses. J’y grimpe sans hésitation, la force de l’habitude, et m’assois à quatre mètres du sol. Il ne passera pas avant deux heures, j’ai tout le temps de rêver un peu.
Lorsque je rouvre les yeux les derniers rayons de soleil luttent encore contre l’obscurité, il ne devrait plus tarder, je me redresse et m’adosse au tronc, les pieds posés sur la branche face à moi. La chaleur oppressante a fait place à un vent frai, je me délecte de cette brise rafraichissante qui fait virevolter mes cheveux.
J’entends enfin son pas caractéristique, il a une démarche étrange, une belle démarche. Je me penche un peu pour le voir passer, comme tous les soirs il se rend dans la forêt… Peu importe pourquoi, l’obscurité, devoir me cacher de lui, ça le rend encore plus beau. Il est juste sous l’arbre, ses cheveux noirs retombant sur son visage… Si je pouvais seulement effleurer du bout des doigts ses lèvres. Entre le désir de le frapper et celui de l’embrasser je me perdrai dans l’éternité.
Je t’en prie lève les yeux, regardes moi, pitié regardes moi ! Severus !
Je ne réalise pas de suite que je viens de hurler son nom… Il s’est figé, coupé dans son élan. Je ne peux plus respirer, je ne veux plus respirer, de peur que le temps reprenne son cours.
Relevant la tête il plante ses yeux d’ébène dans les miens, je frissonne. Le vent glace mon visage, je ne peux rien dire, j’ai tellement peur qu’il me rejette…
Osant enfin soutenir son regard je le vois s’approcher du tronc et grimper jusqu’à moi.
D’un souffle, à mon oreille, ces seuls mots ont suffi : « J’avais peur aussi. »

TheSonicGirl
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par TheSonicGirl » 16 déc. 2016 - 22:06

Titre : Refroidir, tandis que l'on vous enlève la chaleur.
Thème : Refroidir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 569
Personnages : George Weasley
Rating : Tout public

La bataille battait de son plein. D'ici, on entendait les tirs et les sorts qui riccochaient de toutes parts. On entendait les cris aussi. Les cris de ceux qui, luttant pour un espoir de vie qui semblait vain, et les cris de ceux pour qui l'espoir venait de mourir, tandis qu'il tombait maintenant indiférent aux larmes de leurs famille et amis.
Mais George lui, n'entendait plus rien. Plus rien ne comptait ni n'existait. C'était impossible. Impossible qu'il soit mort. Impossible que son frère soit mort. Impossible que Fred Weasley soit mort. Il sentait que l'on essayait de l'écarter, de le mettre hors de danger.
Mais il en était hors de question. Il voulait mourir. Il ne pouvait imaginer sa vie, sans son précieux frère, son jumeau, son double. Qui partagerai ses blagues avec lui désormais? Qui aurai les mêmes pensées? Les mêmes rêves?
Depuis la naissance, ils étaient inséparables. Toute sa vie avait été construite autour de cela. Il savait que même si du jour au lendemain tout le monde lui tournait le dos, son frère lui, serait toujours là.
Poudlard, les blagues, Rusard, la carte du Maraudeur, à nouveau des farces,Percy, Ron, Harry, Noel, Quidditch, Cours, rires, crèmes canaris, Ombrage, feux d'artifices, boutiques,rêve, amusant...tout cela ne pouvait pas disparaître!!
George pleurait son frère, tué lâchement par l'explosion que se maudit mangemort venait de provoquer. Percy s'était mis à sa poursuite. Et si lui aussi était tué?
Non impossible. Impensable. C'était sûrement un cauchemar. Oui, voilà c'était un cauchemar. C'est vrai, de toute façon, ce ne pas parce-qu'il ne bouge plus qu'il est mort. Ce n'est pas parce-que ses yeux restent ouvert et sans vie qu'il est mort. Il est peut-être juste...
Cette idée, c'est tout ce à quoi George pouvait se ratacher, l'espace d'un instant, il avait pu espérer que cela ne fut qu'une blessure, aussi grave soit-elle.
Mais George n'était pas un idiot. Ses larmes tombaient, son coeur saignait, son corps tout entier criait son désespoir.Mais tôt ou tard, il devait reprendre conscience.
A nouveau, il sentit Harry, Ron et Hermione tenter de le faire lâcher la personne auquel il tenait le plus. Mais ce n'etait pas ce qui le choquait le plus.
Ce qui le choqua, à l'instant ou il recouvrit le toucher, c'est d'avoir sentit le corps de Fred. Il commençait à se refroidir.
Non pas se refroidir comme une personne, qui ayant fait du sport, aurait refroidie après avoir passé l'effort. Non.
Un froid glacial, qui le tenait de part en part.
De plus, il devenait d'un blanc digne des plus grands fantômes de Poudlard.
Fred refroidissait, comme les morts le font habituellement. Ce qui signifiait aussi que plus jamais la chaleur ne l'atteindrait.
C'était la fin. La fin d'une vie. La fin d'une époque. Fred et George Weasley.
Parce-que Fred Weasley avait été tué par un mangemort, par Voldemort, et que à présent, seul le peu de chaleur lui restant, tandis que la mort le refroidissait avec lenteur, pouvait témoigner de la vie qui l'occupait peu de temps auparavant.
Parce-que tandis qu'il refroidissait, les personnes aux alentours mesuraient avec horreur la gravité de la situation.
Parce-que George venait de comprendre que plus rien ne serait comme avant.

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par WarmSmile » 16 déc. 2016 - 22:34

Titre : Dessert
Thème : cacahuète
Fandom : HP
Nombre de mots : 85
Personnages : Hermione, Ron et Harry
Rating :

- Ne dis surtout rien Harry. Hermione est fatiguée en ce moment. Elle a seulement la tête un peu ailleurs. Je vais aller discrètement chercher un autre dessert.

Ron jeta un dernier regard d'avertissement à son meilleur ami qui se retenait d'éclater de rire. Hermione avait travaillé dur pour préparer ce repas. Il devinait exactement ce qui s'était passé. En préparant le dessert, sa femme avait ouvert par erreur la boite contenant les cacahuètes au lieu de prendre la boite de sucre glace qui était rangée juste à côté de la première boîte. C'était pour cela que leur gâteau était décoré avec des cacahuètes au lieu du glaçage habituel.

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Yuro
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Yuro » 16 déc. 2016 - 22:37

Titre : Et une cacahuète pour le souvenir
Thème : cacahuete
Fandom : Harry Potter
Personnages : Dudley Dursley, Viviane (OC)
nombre de mots : 713
Rating : tout public

Dudley et Viviane avançaient oisivement, main dans la main, le long des allées du parc. Le printemps avait amené dans son sillage un parfum de fleur et un rayon de soleil. Viviane était radieuse. Il serra plus fort la main de sa copine, soudainement conscient de la chance qu'il avait d'être ici, avec elle. Viviane se mit à marcher plus vite, le guidant avec empressement.
« Tu fais quoi ? »
« Regarde, il y a le zoo ici ! Et même une maison des reptiles ».
Dudley s'arrêta brutalement, pris de stupeur.
« Eh bien, tu viens ? » Le pressa Viviane qui avait été stoppée dans son élan.
Dudley réprima un frisson, en repensant soudain qu'il n'avait pas mis les pieds dans ce genre d'endroit depuis ses 11 ans, quand un serpent avait été lâché sur lui par « accident ».
« Euh, si on allait plutôt boire un verre ? » Proposa-t-il en montrant du doigts un café de l'autre côté de la route, devant une Viviane dépitée.
« D'accord... » Fit elle avec une petite moue boudeuse qu'il s'empressa de faire disparaître en l'embrassant passionnément. Il s'éloigna du zoo avec soulagement.
Ils s'installèrent au bord d'une petite table ronde, en extérieur, avec une vue imprenable sur le grand parc verdoyant.
La conversation allait déjà bon train quand le serveur leur apporta les boissons commandées, agrémentées d'une petite coupole de cacahuètes.
Après avoir pris une gorgée, Viviane s'adressa d'un ton enfin sérieux à son petit copain :
« Mes parents étaient très heureux de te rencontrer hier. Ils t'ont fait beaucoup d'éloges ».
« Vraiment ? » Fit Dudley, authentiquement surpris.
« Mais oui, gros béta ! »
Il prit le temps de réflechir à cela. A vrai dire, il était réellement surpris d'avoir pu susciter de l'engouement aux parents si distingués de Viviane. Il était tellement absorbé dans ses pensées qu'il n'entendit pas tout de suite ce que lui disait Viviane. Devant son absence de réaction, elle répéta d'un ton sec :
« Et ta famille, j'aurais le droit de la voir un jour ? »
Sa réponse, ou plutôt les borborygmes gênés qu'il était près de prononcer, fut littéralement étouffée, alors qu'il se mettait soudain à tousser et cracher de toutes ses forces pour éliminer la malencontreuse cacahuète qui s'était nichée dans son larynx. Mais impossible, il avait beau forcer, rien ne ressortait, et il comprit qu'il était en train de s'étouffer. Viviane s'était contentée de l'observer un moment, convaincue qu'il recracherait enfin, mais lorsqu'elle constata que sa couleur tournait au rouge, elle se précipita derrière lui pour lui faire une manœuvre de désencombrement.
Dudley reprit son souffle laborieusement, toujours incapable de prononcer un mot. Viviane poussa un soupir de soulagement et l'aida à boire de l'eau lorsqu'enfin il eut repris suffisamment d'air.
« Me... merci » Dit-il après, toussant toujours mais sain et sauf. « Co... Comment t'as... Fait ? »
Elle lui adressa un grand sourire conquérant.
« Tu sais bien que je suis magicienne ! »
Il s'arrêta enfin de tousser, sous le choc de ce qu'elle venait de dire.
« Tu es... Tu es une... ? »
Elle fronça les sourcils.
« Une quoi ? Enfin Dud, c'est une simple manœuvre, tu n'as jamais appris ça ? Moi c'était pour le brevet de secourisme... » Et elle continua sur des anecdotes qu'elle avait vu ou entendu là-bas, lors de son stage de secourisme.
Dudley l'écoutait d'une oreille distraite. Pendant un instant il avait vraiment cru qu'elle était une sorcière. Mais à vrai dire cette idée ne l'avait même pas rebuté. Décidemment, entre le zoo et cette histoire de cacahuète, il pensait un peu trop à son cousin aujourd'hui. Et, à son plus grand étonnement, il se surprit à se demander où était celui-ci. Il ne l'avait pas vu depuis deux ans. Oh il savait que son cousin avait survécu, on le lui avait dit lorsque la protection dont il avait bénéficié avec ses parents avait cessée il y a un an. Mais il n'avait pas d'autres nouvelles.
Il repensa à la question de Viviane sur sa famille, qui était restée en suspens lorsqu'il s'était étranglé par pure mégarde. N'était-il pas temps pour lui-même de reprendre contact avec un membre de sa famille justement ?

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Lyssa7 » 16 déc. 2016 - 22:38

Titre : Danse les ombres du monde
Thème (écrit ou URL de l'image) : Fbuck sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 501
Personnages : Mandy Brocklehurst, Michaël Corner
Rating : Tous publics
Mandy Brocklehurst regarda les fines gouttes de pluie glisser lentement sur les vitres. Il pleuvait depuis presque cinq jours. Pour elle, l'averse n'avait jamais cessé depuis la fin de la guerre. Semblable aux larmes qu'elle n'était plus capable de verser, le ciel déversait sa propre tristesse sur le monde.

Sa main alla jusqu'à toucher le carreau. Froid comme son cœur. Mais les gouttes continuaient leur route sur la vitre, et son cœur continuait à battre dans sa poitrine. Douloureusement, certes, mais il battait. Plus lentement, mais elle vivait. Le terme exact aurait été survivre.

" Andy ?"

Un murmure à son oreille, presque inaudible. Une main sur son épaule, presque insensible. Celle de Michaël Corner. La jeune femme ne se retourna pas, les yeux fixés sur la vitre. Sur la pluie qui parsemaient le carreau en fines gouttelettes d'eau. Elle était presque hypnotisée par ce flot continu qui se déversait depuis des jours sur l'Angleterre, ne semblant jamais vouloir s'arrêter. Par ce bruit incessant qui résonnait à ses tympans, calmant un peu les secousses de son âme, apaisant sa douleur. Tip, tap, tip, tap...

" Andy ? répéta la voix à son oreille, sa main se mêlant doucement à la sienne. Je sais que tu ne veux pas parler, que tu ne peux pas. Pas encore. Alors danse... danse avec moi."

Mandy se laissa emporter entre ses bras, se laissa guider au son des gouttes de pluie, ferma les yeux un instant et en oublia le chagrin qui la terrassait. Ils valsaient. Et son corps chaud contre le sien, froid comme la glace, lui redonnait un semblant de vie. Un semblant d'humanité, elle qui n'était plus qu'une ombre.

Ils valsèrent ainsi pendant quelques minutes, peut-être plus, elle n'avait plus conscience du temps qui passait. Et puis, il se détacha d'elle sans la lâcher, la considérant de ses yeux noirs qui savaient lire dans les tréfonds de son âme nébuleuse. Elle baissa les yeux et, aussitôt, il lui releva la tête en plaçant une main sous son menton.

" Danse, Andy ! C'est la seule chose qu'ils ne nous aient pas pris."

Ses yeux rencontrèrent les siens, et un sourire se dessina à la commissure des lèvres du jeune homme tandis qu'il entamait une danse un peu plus entraînante, au son de la pluie qui s'était intensifiée sur les vitres. Ses bras et ses jambes gigotaient sans vraiment de rythme, sans retenue. Elle hésita un instant, jetant un œil à l'averse qui continuait de tomber sur la campagne anglaise. Peut-être que la douleur et le chagrin qui lui vrillait le cœur disparaîtrait. Au moins pour une seconde, au moins pour cette danse.

Et Mandy le rejoignit dans cette danse improvisée. Comme pour dire "nous sommes en vie". Et alors qu'ils dansaient, leurs ombres se reflétaient sur les vitres, se mélangeant aux gouttes de pluie. Et ils dansaient les ombres.

Les ombres du monde.
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Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c’est nier la possibilité même de la vivre.
Into the wild

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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Tys » 16 déc. 2016 - 22:45

Titre : Il était un petit homme…
Thème : Cacahouète
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 869
Personnage(s) : OC
Rating : Tout public

Privael regardait l’amoncellement de cartons que sa sœur lui demandait de mettre de côté. Le fait qu’elle soit Cracmol alors que lui ne l’était pas, semblait impliquer qu’il lui rende de nombreux services. Comme si c’était de sa faute si elle n’avait jamais eu aucun pouvoir. Avec un profond soupir, il lança un sort de réduction afin de pouvoir plus aisément transporter la dizaine de boîtes qui lui faisaient face.
En rentrant chez lui, il se dit qu’il devrait peut-être signaler à son aînée qu’accumuler les cartons inutiles était… inutiles. Jamais elle ne vendrait suffisamment de ses affreux tricots pour écouler son stock. Le sorcier grommela en glissant sur le courrier, et pesta un peu plus quand il ouvrit le placard à cartons. Il était trop plein, même avec le sortilège d’agrandissement qu’il avait pratiqué voilà deux ans.
Il y mit comme il put les nouvelles boîtes, avant de se baisser pour ramasser les quelques enveloppes qui jonchaient le sol. Son humeur se fut encore plus maussade quand il ouvrit une lettre de son propriétaire. Parfois, il se demandait si les moldus avaient conscience du prix que coûtait la vie parmi eux. Cette réflexion, s’il avait voulu y réfléchir, aurait sans doute mené Privael à se demander combien coutait un appartement tenu par des sorciers. Cependant, la surcharge du couloir de l’entrée l’interrompit brusquement dans ses pensées, en déversant à loisir une partie de son contenu.
Le sorcier s’en dégagea à grands coups de pieds et de bras. S’il n’avait pas tenu le rappel de son loyer à ce moment-là, peut-être que l’idée n’aurait jamais germé dans son esprit fatigué. Quoi qu’il en soit, elle gangréna bel et bien sa tête d’inventeur – pauvre, comme n’importe quel chercheur ne trouvant jamais rien.
Sans tenir compte des autres enveloppes, Privael se précipita sur sa table de salon, qui lui servait de bureau. Il dégagea un espace au milieu duquel il plaça une feuille vierge, et commença ses calculs. Quelques jours plus tard, il sortait triomphant de son appartement – faisant peur à une voisine qui ne l’avait jamais vue aussi joyeux – pour se diriger vers le premier porte-au-loin à destination du Chemin de Traverse et de sa banque.
Malheureusement pour le sorcier, sa réputation d’inventeur incapable d’inventer quoique ce soit de solide le desservit. Il dut attendre plus de deux heures pour entendre un non catégorique concernant sa demande de prêt. Pas dépité pour si peu – son enthousiasme frôlait alors la folie – Privael s’en alla aussitôt voir ses parents. Il ne leur avait jamais rien demandé, ce qu’il ne manqua pas de leur rappeler en quémandant de quoi s’acheter un petit terrain.
Après avoir remit en mémoire toutes ces années où il avait assumer à lui seul la charge de sa sœur désavouée pour cause d’incapacité magique, le sorcier obtint ce qu’il voulait : cinquante mètres carrés de pelouse brûlée – si tant est que les mauvaises herbes qui parsemaient son terrain puissent être qualifiées de pelouse.
Après avoir lancé un sort déformant la réalité pour les moldus – le sorcier avait conscience de la nécessité du secret magique –, Privael s’en retourna dans son appartement abhorré. Il ne mit pas longtemps à y empaqueter ses possessions, en les fourrant pêle-mêle dans toutes les malles qu’il avait à disposition. Il prit cependant plus grand soin du transport des cartons de sa sœur.
Le cœur joyeux et l’esprit en fête, le sorcier quitta son logement avec tout son barda, dans un camion moldu qui le mena à son nouveau domicile. Durant plusieurs jours, il s’attela à assembler les cartons hérités de son aînée, les modelant pour obtenir une jolie maison. Fier du résultat obtenu à échelle réelle – celle des cartons –, Privael entreprit d’en modifier les dimensions pour les adapter à sa taille. Une fois son nouveau toit monter, la folie se saisit un peu plus du sorcier.
Satisfait de sa chaumière mais constatant que le stock de boîtes était loin d’être épuisé, le sorcier entreprit d’agrandir sa maison. Il remplaça la chambre par une bibliothèque au rez-de-chaussé ; construisit un escalier pour atteindre l’étage nouvellement créé, où il installa deux chambres et une salle de bain. Il termina en montant des meubles adaptés à sa nouvelle demeure.
Gonflé d’orgueil, le sorcier alla chercher sa sœur une fois le travail terminé. Il voulait lui monter que finalement, ses cartons avaient été utile. Il souhaitait même lui offrir la seconde chambre pour qu’elle n’ait plus, elle non plus, à payer un loyer exorbitant.
Les moldus qui lisent cette histoire connaissent sans doute cette comptine qui parle d’un facteur se cassant le bout du nez, et d’un avion à réaction qui l’a rattrapé. La réalité n’est pas bien différente, à cela près que c’est la sœur de Privael qui passa à travers les marches peu solides. En ce qui concerne l’avion, il s’agissait bien sûr d’un balais brossdur vieillissant qui n’avançait plus que par à coup, dirigé par le sorcier pour emmena sa sœur à Sainte Mangouste.
Le sortilège d’illusion ne trompa pas totalement les moldus, mais permis néanmoins à cette histoire de ne jamais être autre chose qu’une chanson enfantine. Quant à Privael Cawett, il ne quitta jamais l’hôpital sorcier où il avait déposé sa sœur.

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par NeviLee » 16 déc. 2016 - 22:45

Titre : Dans le mille
Thème : Cacahuète
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 873
Personnages : Fred Weasley, Hermione Granger
Rating : Tous publics

Ce n’était plus possible ! Ces deux là ne respectaient vraiment rien. Ils étaient allés beaucoup trop loin, cette fois ! Cela ne pouvait plus durer ! Redressant les manches de sa longue robe noire, la jeune Préfète de cinquième se saisit de sa baguette magique et se rua en direction de ces deux incontrôlables énergumènes.
Quiconque aurait vu Hermione Granger débouler ainsi en sa direction, avec un tel regard furieux, aurait pris ses poils à son manche et se serait envolé bien vite. Mais ce ne fut pas le cas de Fred Weasley. Car comme l’avait si justement pensé la jeune fille quelques secondes plus tôt : il ne respectait rien, car il n’avait peur de rien.

- Salut Hermione ! lui lança-t-il avec un grand sourire alors que cette dernière se plantait devant lui l’air furibond. Quel bon vent t’amène ?
- UN VENT MAUVAIS ! ESPECE DE SCROUT MAL LÊCHÉ ! TU VAS TOUT DE SUITE LUI FAIRE REPRENDRE SON APPARENCE ORIGINALE !
Totalement insensible à la fureur de l’impressionnante jeune fille, Fred suivi du regard le point qu’elle montrait. Feignant un sursaut, il parut se rendre compte subitement de la présence de l’énorme sac rempli de fumier de Dragon qui se trouvait à côté de lui. Au grand dam d’Hermione, il continua de feindre l’innocente avec ce stupide air d’incompréhension qu’il arborait à chaque fois.

- Mais qu’est-ce qui te prend, Hermione ? Ce n’est qu’un simple sac de fumier. George et moi, on comptait s’en servir pour faire pousser des Arachides Hallucinogènes. Elles nous seront d’une grande aide pour la création de nos Boîtes à F…
- ASSEZ AVEC VOS STUPIDES BOÎTES À FLEMME ! s’égosilla Hermione, perdant le peu de sang froid qui lui restait. Je sais très bien que c’est Zacharias Smith ! Rendez-lui son apparence où vous aurez affaire à moi !
Surpris, Fred jeta un coup d’œil à Geogre, son jumeau qui, curieusement, n’avait rien dit jusque-là.
- Elle a du flair, reconnut celui-ci. Mais quand on y réfléchit bien, dans cette forme comme dans l’autre, il doit avoir la même odeur.

Autour d’eux, de nombreux Gryffondor éclatèrent de rire. Peu étaient les élèves de la Maison Rouge et Or qui avaient pardonné à Smith la victoire éclatante que son équipe avait remportée sur celle des Lions. Mais loin d’amuser Hermione, cette réaction l’incita encore plus à assurer ses devoirs de Préfète.
- Fred, je te préviens, si tu ne lui rends pas sa forme, je…
- Tu quoi ? l’interrompit George. Tu vas écrire à notre mère ? Encore cette rengaine ?

Une nouvelle fois, toute l’assemblée autour d’eux éclata d’un grand rire. Les sourcils froncés, Hermione ne comprit pas pourquoi, mais elle avait saisi que la même menace proférée en boucle ne marcherait pas indéfiniment. Alors il était grand temps de passer aux choses sérieuses…
- Pas besoin d’écrire à votre mère ! Je peux bien m’occuper de vous toute seule ! leur assura-t-elle d’un air buté.

Alors que George recula d’un pas en observant l’air inquiet la baguette dressée d’Hermione, Fred émit un petit ricanement sonore…
- Tu oserais lever la main sur nous, petite préfète ? lui dit-il alors d’un horrible ton supérieur. Tu oserais utiliser la magie en plein couloir ? Tu sais pourtant que l’alinéa B du troisième paragraphe de l’article cinquante-neuf du règlement intérieur l’interdit formellement…
Le jeune Weasley avait fait mouche, il le savait. Alors même qu’Hermione baissait sa baguette en marmonnant timidement qu’il s’agissait en fait de l’alinéa C, Fred sut qu’il avait gagné. Il était si fier de lui qu’il ne vit pas le coup partir…

- Bam !
- Arrrrgh !
- Fred !

En l’espace de quelques centièmes de seconde, l’atmosphère qui régnait dans ce couloir bondé du septième étage changea du tout au tout. Les rires et quolibets à l’encontre d’Hermione se changèrent en hoquets de surprises et exclamations horrifiées. Les sourires railleurs et les regards gourmands disparurent aussitôt pour laisser place à des bouches-bée et des écarquillements de paupières. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, la timide préfète avait remonté sa robe de classe, décoché un violent coup de pied à l’entrejambe de Fred Weasley, et redonné sa forme initiale à cet idiot de Zacharias Smith, lequel semblait aussi abasourdi que les autres par la tournure des événements.

En fait, le seul qui bougeait encore, dans cette scène figée, c’était Fred Weasley. Les dents serrées, les yeux fermés, les mains crispées sur son entrejambe douloureuse, le plus hardi des jumeaux Weasley se tortillait de douleur, à même le sol. Recroquevillé en position fœtale, il eut toutes les peines du monde à articuler les mots suivants :
- Saleté de Harpie ! Elle m’a brisé le double-vif-d’or !

S’autorisant enfin un sourire, Hermione fit volte-face pour aller rejoindre le portrait de la Grosse Dame. Cette dernière, tout aussi impressionnée par la surprenante fougue de la jeune fille, lui ouvrit le passage sans même demander le mot de passe.
Mais avant de disparaître par le trou derrière le tableau, la fière préfète se retourna et regarda Fred dans les yeux.
- Chez les moldus, on appelle ça des cacahuètes ! lui lança-t-elle avant de s’éclipser pour de bon.
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par KLCS » 16 déc. 2016 - 22:49

Titre : La soirée de Noël
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img15.hostingpics.net/pics/59894 ... byfbuk.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : les profs, le trio, Fluffy, Argus...
Rating : tout public

Il pleuvait en ce jour de Décembre. Harry, Ron et Hermione étudiaient presque calmement dans la salle commune. Pour les vacances de Noël, ils avaient été les seuls élèves de Gryffondor à rester au Château.

Dix-huit heures venaient de sonner et bizarrement, Ron n'avait encore émis ni gargouillis ni soupir annonciateur de la phrase « j'ai faim ». Hermione s'y était pourtant attendu, guettant l'instant où elle allait une fois de plus lui répondre « pour l'amour du ciel, Ron, tu ne penses vraiment qu'à MAN-GER ! »
Harry lui jeta un regard en coin.

Quelque chose d'étrange doit être en train de se passer...
Oui, Harry, vraiment très étrange, on nous l'a changer …
c'est un reptilien !
C'est un Moldu ?
C'est un autre homme !

Et ils éclatèrent de rire. Ron leva un sourcil et les dévisagea, ne comprenant pas pourquoi ils riaient tout les deux ainsi. Il se leva, s'étira copieusement et déclara qu'il avait faim. L'hilarité d'Hermione et Harry crût rapidement jusqu'à leur tirer des larmes. Harry était à terre se tenant les côtes, et Hermione était allongée tant bien que mal dans le fauteuil.

Ron soupira en comprenant qu'ils se moquaient un peu de lui et rit de bon cœur à son tour. Ils rangèrent leurs affaires et se préparèrent à aller dans la grande Salle pour le dîner.
Minerva McGonagall était passée les prévenir que pour une fois, il serait de bon ton de s'habiller correctement pour le repas.

Proprement vêtus et coiffés, ils se rendirent dans la Grande Salle, le sapin y était majestueux, flottant à quelques pieds du sol, les chandelles illuminaient chaudement la pièce. Des guirlandes ornaient les murs et le plafond magique neigeait au dessus de leurs têtes.

Ce qui surprit Hermione en premier lieu, c'était Fluffy. L'énorme chien à trois têtes était assis dans un coin de la grande salle, non loin de l'estrade professorale, dans un panier tout aussi immense que lui et il rongeait un os bien plus grand qu'un os de bœuf.

Dumbledore les invita à prendre place à table et le festin commença. Il y eut échange de crackers explosifs, garnis de cadeaux, puis une distribution de bonbons avant le repas. Et enfin les plats d'argents s'emplirent de victuailles.

Tout le monde pitanchait et buvait avec animation. Dumbledore confia à Hermione qu'il aimerait bien pouvoir installer un de ces karaokés moldus dans la grande salle pour les soirs de fêtes. Et une boule à facette aussi.

Hermione ne put se retenir de rire. Le repas passait et les professeurs ne buvaient pas que du jus de citrouille. Severus alluma le gramophone antique et lança la musique.

La voix de Gene Kelly se mit à retenir, rebondissant contre les parois immense de la salle. Une étincelle passa dans les yeux du Directeur de Poudlard et des lampadaires apparurent autour de la table.
Minerva se mit à danser avec lui, et Sybille qui partageait le repas avec eux, pour une fois, lança un sort qui fit ruisseler la pluie.

Harry Ron et Hermione, ainsi que les élèves des autres maisons étaient absolument ébahis de voir les vénérables et respectables enseignants de la plus grande école de magie danser avec les lampadaire, se prenant un instant pour des vedettes de film.

Ils étaient bouche bée. Et trempés. Et quand Fluffy s'ébroua bruyamment, tout le monde reçu de l'eau en plus, et de la bave.

Au dehors, Argus Rusard était lui aussi trempé. Il avait eu à maille avec un Lutin de Cornouailles échappé. Il rentrait d'un pas traînant et s'arrêta devant les portes de la grande Salle. Lui aussi resta bouche bée devant le spectacle donné. Par Merlin, si il avait un jour imaginé qu'il verrait Minerva danser langoureusement autour d'un lampadaire !

Ce fut une soirée mémorable, bien que le lendemain, Madame Pomfresh eut quelques litres de sirops anti-toux à distribuer !
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par BellaCarlisle » 16 déc. 2016 - 22:49

Titre : Petite fille
Thème : Cacahuète et fbuk sur DA
Fandom : Fiction originale
Nombre de mots : 1010
Personnages : OC
Rating : Tout public
Les silhouettes se découpent derrière le rideau de pluie. Leurs gestes sont saccadés, violents, en accord avec leurs voix qui ont brisé le silence quelques minutes auparavant. La porte du dehors est restée ouverte, amenant le froid et l’écho des mots qui résonnent aux oreilles de la petite fille. Recroquevillée sur le carrelage de la cuisine, elle observe ses parents qui se disputent, encore et encore. Elle ne comprend pas leurs paroles, elle est trop jeune pour saisir l’importance de tout ce qu’ils se disent. Pourtant, elle devine qu’elle est au centre de leur discussion mouvementée, le doigt de sa mère qui se pointe de temps en temps vers elle le lui prouve. Et pour elle, c’est difficile de retenir ses larmes, de garder enfouis ses pleurs qui ne demandent qu’à sortir de sa gorge pour la libérer de cet étau insoutenable. Mais pleurer ne résoudra rien, ce ne sont pas ses sanglots qui arrêteront la dispute.

Lorsque le ton monte, elle porte les mains à ses oreilles, les bouchant en fredonnant une chanson. Qu’a dit la maîtresse déjà ? Ah oui. « Si un jour vous vous sentez triste ou avez peur, chantez, ça ira mieux ». Alors elle chante, fixant la pluie qui s’écoule du ciel, fixant les silhouettes de ses parents. Elle tente de croire que ça marche vraiment, elle n’entend plus les voix, elle ne voit qu’une lumière bleue qui brille à intermittence. Elle s’en étonne, tournant légèrement la tête. Voilà donc d’où elle provient, elle la perçoit à travers le vitrail qui décore la porte principale de la maison. Doit-elle prévenir ses parents ? Il y a quelqu’un derrière la porte, sa haute silhouette masque la belle lumière qui l’attirait tant quelques secondes auparavant.

La petite n’a pas le temps d’esquisser un geste, sa mère est rentrée, trempée de la tête aux pieds, son visage reflétant une tristesse amère. L’enfant veut ouvrir la bouche, dire quelque chose, mais elle reste silencieuse, détaillant simplement celle qu’elle appelle habituellement « maman ». Son père entre à son tour, peu de temps après sa mère, et la petite entend de nouvelles voix, différentes de celles qu’elle connaît. Intriguée, elle se relève, frissonnant à cause du coup de vent qu’elle a ressenti, résultat d’un courant d’air entre les portes ouvertes de la maison et de la cuisine. Elle s’avance à petits pas, retenant son souffle en reconnaissant un uniforme officiel et des gens habillés en blanc. Comment s’appellent-ils déjà ? Oui, c’est un policier et des ambulanciers. Du moins, ce sont les noms qui lui viennent en tête, souvenirs d’une intervention de la maîtresse sur les métiers.

Avec surprise, elle observe ce petit groupe venir dans la cuisine. Personne ne la regarde et elle fronce les sourcils. Oh, elle n’a pas forcément envie de devenir le centre de l’attention, ce n’est pas bien de vouloir tout pour soi, mais d’habitude, elle a droit à un petit sourire. L’un des hommes en blanc s’agenouille sur le sol, près d’une masse étendue sur le sol, non loin d’elle. La petite trottine doucement vers ce corps immobile, s’interrogeant sur l’identité de la personne qui a pris le carrelage pour un lit. Quelle n’est pas surprise de découvrir une fillette qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Elle n’a pourtant pas de sœur jumelle, elle est fille unique, ses parents n’ont pas pu avoir d’autres enfants après elle. Mais qui est donc cette inconnue qui lui est identique ?

- Je suis sincèrement désolé mais nous ne pouvons plus rien faire pour votre fille. N’avez-vous pas essayé de lui faire recracher ce qu’elle a avalé ?
- J’ai tenté, dit le père d’une voix blanche. Mais je n’ai pas réussi, j’avais si peur de lui faire du mal.
- Tu n’aurais pas eu besoin de faire ça si tu avais fait attention, réplique la mère sur un ton hystérique. On ne laisse pas de telles choses à la portée des enfants !

La fillette penche la tête sur le côté, cherchant du sens aux paroles de ses parents et de cet inconnu. Que veut-il dire par « nous ne pouvons plus rien faire pour votre fille » ? Elle va bien, elle est débordante de vie, pas comme ce corps mort sur le sol. Ou alors … Mais non, c’est sans doute une mauvaise interprétation de sa part, elle ne peut pas être à la fois morte et éveillée, à regarder sa propre enveloppe charnelle. Pourtant, il y a quelque chose dans les mots de sa mère qui fait écho à un événement survenu un peu plus tôt dans la soirée. La petite fille est si gourmande qu’elle ne fait pas attention à ce qu’elle mange et cette cacahuète semblait si appétissante. Une simple arachide n’est sûrement pas responsable, elle fait erreur.

- C’est fréquent, nous voyons souvent des enfants qui s’étranglent avec des petits aliments, parce qu’ils sont curieux et qu’ils peuvent facilement échapper à la surveillance de leurs parents.
- Nous ne sommes pas de bons parents, n’est-ce pas ? sanglote la mère.
- Vous ne pouvez pas vous considérer comme tels, rétorque le policier avec compassion. Les enfants sont imprévisibles et il est parfois dur de veiller en permanence à ce que tout aille bien.
- Combien au juste ? demande le père. Combien d’enfants meurent chaque année à cause d’un manque de surveillance ? Combien sont des victimes, comme notre petite fille ?
- Monsieur, ce n’est pas le sujet, tente de le calmer l’un des ambulanciers. Il y a de nombreux accidents domestiques mais on fait de notre mieux pour avertir les parents, pour leur apprendre les gestes de premiers secours.

La discussion est trop compliquée pour la fillette, elle se coupe de ce qu’elle entend, surtout par peur. Elle a bien compris la vérité, maintenant. S’étouffer n’était pas le plus grave, non. Le manque de réaction de la part de ses parents a décidé pour elle, ils craignaient de lui faire du mal mais ils ont seulement assisté à sa mort. À cause d’une simple petite cacahuète.
Image Scio Vitam Esse Brevem Image

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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par R_Even » 16 déc. 2016 - 22:53

Titre : Une mauvaise journée
Thème (écrit ou URL de l'image) : Cacahuète et image fbuk sur DA
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots : 638
Personnages : Voldemort, OC x 2
Rating : Tout public

« La cacahuète, du nahuatl tlālcacahuatl, qui signifie cacao de terre… »
Voldemort se retint de bailler. Il était certain que Dumbledore faisait ça pour l’humilier. A moins qu’il ne s’agisse d’un plan particulièrement machiavélique pour pousser les élèves au suicide, ou pire, à l’absentéisme. D’ailleurs, la moitié de la classe de Serpentard manquait à l’appel. Et bien que vexé par ce manque de considération, il ne parvenait pas réellement à leur en vouloir… après tout, qui aurait eu envie d’assister à un exposé sur le marché de la cacahuète sorcière à travers les âges. A part les Serdaigles, évidement…
Quand le directeur de Poudlard avait accepté de prendre Voldemort en tant qu’assistant professeur, il avait eu du mal à croire à sa chance. Il aurait dû se douter que la chance en question n’allait pas durer.
Il avait d’abord déchanté en comprenant qu’il serait l’assistant du professeur de botanique. Puis, quand le professeur de botanique était tombé mystérieusement du haut de la tour d’astronomie, il s’était cru sauvé. Il allait devenir titulaire – il était le successeur logique de cet incapable – et faire de véritable cours en parlant de toutes les utilisations plus ou moins légales des plantes. Il pensait créer un club comme Slughorn, placer ses pions et - pourquoi pas – prendre un stagiaire pour préparer ses cours pendant qu’il s’occuperait de remettre l’école sur le droit chemin.
Et puis…
Et puis, il y avait eu Dumbledore. Dumbledore qui disait qu’il était trop novice pour assurer un cours seul. Dumbledore qui avait embauché cette péronnelle pour faire cours à sa place. Cette péronnelle qui déblatérerait depuis une bonne heure sur un sujet qui n’intéressait personne.
« Excusez-moi, Mrs Zanzibar, mais je crains que le cours ne soit fini et je ne voudrais pas que nos collègue nous accusent de retenir leur élèves trop longtemps.
-Oh ! souffla la bavarde. Merci mon ami, je crois que je me suis laissé entraîner par le sujet. Il faut dire que c’est tellement passionnant… »
Un sourire aimable aux lèvres, Voldemort la laissa parler, osant un compliment de temps à autre pour avoir l’air de participer à la conversation.
Puis, quand il estima avoir assez écouté pour pouvoir partir sans avoir l’air impoli, il s’excusa et prit la direction de la sortie.

Il pleuvait tant dehors que les bâtiments et les être en devenaient flous.

Mais la pluie étant moins dangereuse pour sa santé mentale que son mentor, Voldemort se glissa à l’extérieur sans même prendre la peine de lancer un charme protecteur.
L’eau ruisselait sur ses vêtements, s’immisçait dans le moindre interstice, roulait sur chaque parcelle de peau qu’elle parvenait à atteindre.
Une goutte, plus traîtresse que les autres atterrit dans son œil alors qu’il tournait la tête pour trouver son chemin. Gêné, il passa sa main sur son visage dans un mouvement réflexe.
« Eh bien, qu’est-ce que cela ? Monsieur Plante ne tient pas la pluie ? Moi qui croyais que les géraniums aiment l’eau… »
Voldemort se retint de grogner. Pourquoi fallait-il qu’elle soit là ?
Mancie Sauro. Professeur de divination. Plutôt jolie et très, très, très énervante.
« Mancie, croassa-t-il. Combien de végétaux avez-vous tué cette semaine ? »
Soudain, l’eau cessa de l’attaquer. Elle avait lancé un charme protecteur autour d’eux.
« Dites-moi, cher plancton, accepteriez-vous de venir dans mes appartements ce soir ? J’ai eu une idée… »
Une idée. Mancie. Mauvais plan. Il ne devait pas dire oui. Il devait rester fort et…
« Je viendrais. »
Sa curiosité le tuerait, un jour.
« Magnifique », s’enthousiasma-t-elle.
Puis, sautillant gaiement, elle s’éloigna vers le château. Le charme, partit en même temps que la professeur, ne le protégeant plus, la pluie se remit à tomber dru sur ces vêtements et Voldemort se mit à courir lui aussi, pour atteindre la chaleur du grand hall.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Netaya31
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Netaya31 » 16 déc. 2016 - 22:54

Titre : La pluie
Thème (écrit ou URL de l'image) : fbuk sur DA
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 614
Personnages : Harry Potter/ OC
Rating : Aucun

« - Harry ! Il pleut !
- Oui Emeria, il pleut. Mais qu’es ce que ça peut bien faire ?
- Non mais, tu ne comprends pas.
- Avec toi, c’est souvent le cas. Tu pars trop loin dans tes pensées.
- Harry ! Regarde ! »

Harry tourne son regard vers la fenêtre, ses yeux s’agrandissent et deviennent rond comme des souaffles. Un sourire apparaît alors sur mon visage, j’adore produire cet effet la. Même si cette fois-ci, je ne suis pas pour beaucoup de choses. Mon meilleur ami tourne alors sa tête vers moi et me dit :

« - Viens on va dehors !
- Tu sais quand même que c’est bientôt le couvre feu ?
- Et ? Depuis quand le respect du règlement te tient a cœur ?
- Ok, tu as gagné. »

Harry attrape ma main et m’aide à me relever. Malgré leur couleur un peu désagréable, le rouge c’est criard, les fauteuils ont le mérite d’être confortable. Je monte en courant dans mon dortoir, attrape un pull a la vas vite et redescend en quatrième vitesse. Harry me retrouve devant l’escalier menant au dortoir des filles, il porte par dessus son uniforme une vielle veste de costume, parfois je me demande ou il trouve ces choses qu’il ose appeler habit. Après l’avoir récupérer, nous passons devant le reste des griffondors, les garçons me jettent des regards admiratifs, comme si ils pouvaient m’intéresser, non mais vraiment ! Quand aux filles leurs yeux lancent des éclairs, mais peut m’importe, les premiers je ne leurs jette aucun regard, les dernières, un seul regard de ma part et elles tournent vivement la tête. Pff, et après on veut nous faire croire que les lions sont courageux. La seule qui ose nous interrompre n’est autre qu’Hermione Granger.

« - Halte là ! Où croyez-vous aller comme ça ?
- Je ne crois pas que cela te regarde mon petit rat. Dis-je d’une voix trainante.
- Ça me regarde, parce que je suis préfète en chef.
- Hermione, nous sortons. Harry prend la parole, j’espère qu’il s’en sortira mieux que moi avec elle.
- Mais Harry, c’est l’heure du couvre feu.
- Sa m’est égal. Emeria et moi allons dehors, et gare à toi si tu essayes de nous suivre. Sa vaut aussi pour toi Ron. »

Après cette belle menace nous passons le portrait de la grosse dame. En courant, nous partons vers la sortie. Quand tout à coup, il s’arrête, pour une raison qui m’est encore inconnu.

« - Petit rat ?
- Et ? Je ne vois pas où est le problème.
- Nul part, je me demandais juste où tu trouvais ces surnoms débile.
- Dans ma jolie tête très cher. Et puis quoi, elle passe toujours son temps à la bibliothèque, pire que ma sœur. Je ne pensais même pas que c’était possible avant de la rencontrer. »

Un rire sort de la bouche d’Harry, avant qu’il ne me le communique. La grande porte apparaît devant nous, le rouge et or s’avance le premier et l’ouvre, me demandant si je compte rester là ou si je le suis.
La pluie bat son plein dehors, mes cheveux ébènes se retrouvent rapidement tremper, l’eau fait couler mon mascara. Mon meilleur ami n’est pas dans un meilleur état, les cheveux coller sur son front et les lunettes pleines de buées. Une douce musique résonne à nos oreilles, Harry se met à faire quelque pas de danse plus que ridicule mais je ne peux m’empêcher de le suivre. Et, sous la pluie, enlacer, nous dansons. Nous dansons pour oublier, oublier à quel point nous sommes haï par notre propre maison.

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Irya
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Irya » 16 déc. 2016 - 22:58

Titre : Je suis là, tu peux arrêter de danser...
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img15.hostingpics.net/pics/59894 ... byfbuk.jpg
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 303
Personnages : OC ; Severus Rogue
Rating : Tout public

Les yeux embués de larmes, observant ma chambre, je nous revois danser main dans la main. Je sens à nouveau ses doigts sur ma taille, j’entends son souffle, le bruit de ses pas encore hésitants. La musique… Je me noie dans celle-ci comme dans ses bras, je l’entends encore aujourd’hui. Le bruit de mes sanglots interrompt la voix sensuelle du chanteur, je pleure. Pourquoi pour lui et pas un autre ? Qu’est-ce qu’il avait de plus pour m’arracher des larmes, qu’est-ce qu’il a pu me donner de plus ? Au fil des notes nos pieds se précipitent sur le parquet, nos rires éclatent dans la pièce. Et moi je suis seule, à rêver mes souvenirs, à nous observer derrière ce rideau de larmes de plus en plus dense. Et je danse, je danse à en perdre l’équilibre, à ne plus pouvoir m’arrêter. Essayer de combler son vide, essayer de me rappeler ces sensations. Il avait peut-être ça, de plus que les autres, il était comme moi, à aimer vibrer de tant de mélodie, à aimer laisser raisonner son âme en chaque son.
Tournant encore et encore dans la petite pièce, tandis que le jour décline, les larmes cessent de perler à mes paupières. Alors je m’allonge sur le sol, et je ferme les yeux.
Lorsque Severus rentrait, le vendredi soir, il était sûr de la trouver endormie sur le sol, le visage encore trempé de larmes. Il venait dormir chez elle un soir par semaine, parce que d’une certaine manière ils s’attendaient, ils avaient vécu ce même amour déçu. Ils ne pourraient jamais plus aimer mais ils s’étaient trouvés, ils partageaient leur tristesse le temps d’un rêve, cette nuit durant laquelle ils oubliaient. S’enivrant de l’odeur de l’autre ils trompaient leurs souvenirs avec délectation. Ils réapprenaient à respirer, ensemble, pour mieux les aimer.

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Yuro
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Yuro » 16 déc. 2016 - 23:17

Titre : Un oubli
Thème : mot Souvenir
Fandom : Harry Potter
Personnage : OC
nombre de mots : 106

Il poussa un soupir. Ils n'étaient plus que des souvenirs, des ombres, qui ne garderaient d'existence que tant que des personnes se les remémoreraient. Des personnes qui un jour aussi mourraient. Quelle finalité à tout cela ? A quoi bon se rappeler ? Peut-être les souffrances étaient-elles bonnes à oublier. Et, s'il ne fallait pas vivre dans le passé, effacer les souvenirs n'était-il pas la meilleure idée ?
Il regarda la fiole aux teintes bleutées. Puis en avala son contenu.
Un souvenir n'était plus. Encore vivace quelques secondes avant, comme s'il faisait encore parti du présent. Et désormais disparu, réduit à néant. Un souvenir n'était plus.
Dernière édition par Yuro le 16 déc. 2016 - 23:19, édité 1 fois.

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Netaya31
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Netaya31 » 16 déc. 2016 - 23:19

Titre : Quais de métro
Thème (écrit ou URL de l'image) : MT-Photografien sur DA
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Harry Potter-Arthur Weasley
Rating : aucun

Le métro de Londres, cela fait longtemps que je ne l’avais pas prit. Aujourd’hui, je dois me rendre au ministère, et comparaître pour usages abusifs de la magie. Aujourd’hui, je risque ma place à la célèbre école de sorcellerie Poudlard. Arrivés devant les bornes, M. Weasley essaye de passer, je lui montre alors le ticket et le passe pour lui. Nous descendons les marches et débouchons sur les quais du métro. M. Weasley semble émerveiller, nous en laissons passer un, puis deux, puis cinq. Après un certain temps, nous montons dans l’un d’eux. Heureusement que nous avions quelques heures d’avance.

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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Tys » 16 déc. 2016 - 23:20

Titre : Sombre nuit
Thème : Souvenir
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 297
Personnage(s) : Neville
Rating : tout public

L’angoisse le saisit brusquement. Un cri venait de retentir. Un hurlement horrible l’avait réveillé. Au fond de son lit, le garçon se figea. Il était tétanisé par la peur.
Un nouveau cri retentit. Cette fois, il sut qu’il venait sa mère. Cette voix, il la reconnaîtrait entre toute. Elle était son ancre, son salut. Se joignit alors une autre voix, dans un nouvel hurlement. Qui donc pouvait s’en prendre à son père ?
Inconsciemment, l’enfant comprit qu’il ne devait pas faire de bruit. Il gigota un peu sur son matelas, mais aucun son ne sortit de sa bouche terrorisée. Au rythme des cris de douleur et de rires démoniaques, l’agitation gagna néanmoins le garçon. La douleur de ces êtres qu’il chérissait venait jusqu’à lui, et il ne pouvait rien y faire. Il ne pouvait pas se serrer dans leur bras et leur gazouiller son amour.
Tout d’un coup, la lumière rentra à flot dans sa chambre quand la porte s’ouvrit sur une grande silhouette sombre. Elle se dirigea vers son lit…

Neville se redressa en sueur, un cri mourant sur ses lèvres tremblantes. Sa grand-mère s’assit à ses côtés et le serra dans ses bras. Aucun être maléfique n’était rentré dans sa chambre. Il ne s’agissait que d’une vieille femme aimante venue réconforté son petit-fils.
Apaisé par ces bras bienveillants et la comptine qu’Augusta Londubat lui chanta, le petit garçon se rendormit.
- Il a fait un cauchemar, remarqua doucement la tante Enid alors que sa sœur refermait doucement la porte de la chambre. C’est normal à son âge et après ce qu’il a vécu.
- Non Enid, répliqua Augusta, une brisure dans la voix. Justement, ce n’est pas normal ce qu’il a vécu. Et ce n’était pas un cauchemar. Je crois bien que c’était un souvenir.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par Lyssa7 » 16 déc. 2016 - 23:28

Titre : Magalie
Thème : Souvenir et MT-Photografien sur DA
Fandom : Original
Nombre de mots : 390
Personnage(s) : Fabian et Magalie
Rating : Tout public
Fabian n'avait jamais aimé le métro parisien. Tous ces gens qui se pressaient les uns contre les autres, qui se bousculaient pour entrer en premier dans la rame, c'était invivable. Presque intenable de rester ainsi une vingtaine de minutes avant qu'il n'atteigne son arrêt, soulagée de sortir. De ne plus sentir cette odeur chaude de transpiration qui lui remontait aux narines, lui donnant des vertiges.

Non, décidément, Fabian détestait le métro depuis qu'il habitait à Paris. Jusqu'à ce jour-là.

Lorsqu'elle était entrée alors même que les portes de la rame de métro allaient se refermer, qu'elle avait eu ce petit sourire satisfait sur les lèvres, Fabian avait su qu'il reverrait son jugement. Parce que c'était à cet instant que Magalie était entrée dans sa vie.

Il revoyait encore ses longs cheveux bruns qu'elle avait rapidement attaché en une queue de cheval, ses grands yeux bleus qui parcouraient chaque visage anonyme comme si elle tentait de retenir ce moment avant qu'il ne disparaisse. Et puis, son regard avait croisé le sien et le monde de Fabian tel qu'il le connaissait avait arrêté de tourner. La rame de métro, les voyageurs pressés, tout s'était effacé.

Il ne restait que Magalie et ses grands bleus. Magalie et ses joues rondes et roses. Magalie et son petit sourire qui ne s'adressait plus qu'à lui. Juste Magalie et lui. Hors du monde, hors du temps, hors de cette rame de métro qui filait à toute vitesse entre les gares.

Et puis, dans un dernier sourire ensorceleur, elle était sortie aussi vite qu'elle était entrée. Avec toujours ce même petit sourire satisfait. Fabian avait cru rêver, mais le lendemain, il s'était empressé d'entrer à la même heure dans cette rame qu'il avait tant détesté. Dans l'espoir de la revoir, dans l'espoir d'arrêter le temps qui filait aussi vite que la rame de métro sur les rails.

Et elle était entrée de la même façon que la veille. Ses yeux avaient semblé le chercher parmi la foule avant de se poser sur lui. Elle avait souri, encore une fois. Magalie, c'était son petit rayon de soleil dans la grisaille de sa vie parisienne. Avec elle, Fabian avait même réussi à aimer le métro.
Image

Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c’est nier la possibilité même de la vivre.
Into the wild

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par NeviLee » 16 déc. 2016 - 23:35

Titre : Dernier arrêt à King’s Cross
Thème : Souvenir et l’image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 550
Personnages : Harry
Rating : Tous publics

Jamais Harry n’aurait pensé devoir revenir si vite sur l’antique quai de gare. En fait, il avait très souvent imaginé ne plus pouvoir aller nulle part après son combat contre Voldemort. Mais pourtant il avait survécu, et avec lui les gens qu’il aimait. Enfin, pour la plupart, rectifia-t-il pour lui-même tandis qu’une douloureuse boule dans la gorge lui remémorait les horribles pertes qu’il avait subies…

Fermant les yeux sous la douleur, le Survivant revit alors les visages radieux de Fred, Tonks, Sirius, Maugrey, Lupin, et même le petit Dennis Crivey qui ne cessait de lui courir dans les pattes lorsqu’il était à Poudlard. Refoulant les larmes qui lui perlaient au coin des paupières, il s’efforça de chasser ce souvenir de sa mémoire. Celui où Maugrey, Tonks et Lupin l’avaient escorté jusqu’à la partie moldue de King’s Cross, pour s’assurer que l’oncle Vernon ne profiterait pas de la mort de Sirius pour recommencer à maltraiter son neveu. Celui où Sirius l’avait accompagné sous forme de chien, sur ce même quai de gare, et lui avait dit au-revoir en posant ses deux pattes sur les épaules du jeune homme. Il y avait aussi ce moment où Fred Weasley avait promis un siège de toilette à sa petite sœur, juste avant que le train ne disparaisse au loin.

Ignorant la douleur qui lui perforait la poitrine, Harry rouvrit des yeux remplis de larmes. Il s’empressa de les sécher. Il ne fallait surtout pas qu’elle le voit pleurer. Il s’était déplacé spécialement pour l’accueillir en personne, pour être le premier à la voir descendre du train et devenir une jeune sorcière accomplie. Il avait fait le chemin depuis Godric’s Hollow pendant un de ses rares congés pour lui témoigner tout l’amour qu’il éprouvait pour elle et reconstruire ensemble ce qu’ils avaient dû laisser en suspend pendant la guerre.

En aucun cas il ne devait gâcher ce précieux moment avec des larmes de chagrin. Il devait rester forte pour elle, tout comme elle avait toujours été forte pour lui. Lorsque le train s’arrêta, la portière du wagon n°4 fut la première à s’ouvrir. En voyant cette chaussure élimée, précédée d’une cheville souple et musclée, constellée de tâches de rousseur, en sortir, Harry sut que c’était elle.

Ginny, sa destinée, sa vie, son âme sœur. Sans attendre, il s’élança dans sa direction, les bras grands ouverts. Dès qu’elle le vit, son sourire illumina son visage, et elle posa ses valises pour se ruer vers lui à son tour. Ses cheveux flamboyants scintillaient à la lueur du soleil couchant, et leur parfum fleuri, que Harry retrouvait aussi dans l’Amortentia, vint lui chatouiller délicieusement les narines tandis qu’elle l’étreignait de toute sa force de poursuiveuse. Puis, incapable de se contenir, elle le souleva du sol et le fit tournoyer à en perdre haleine, sous les regards ahuris des passants, lesquels ne s’attendaient aucunement à constater une tel attitude de la part de deux grands héros de guerre.

Mais ni l’un ni l’autre n’en eut cure. Ils se retrouvaient enfin après un an de séparation, elle finissant sa dernière année à Poudlard, lui préparant son concours d’entrée à l’Académie des Aurors. Alors s’ils pouvaient empêcher les souvenirs douloureux qu’ils avaient en commun leur gâcher ce moment, la désapprobation de quelques passants coincés était bien le cadet de leurs soucis.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par WarmSmile » 16 déc. 2016 - 23:40

Titre : Gares
Thème : souvenir et photo MT-Photografien sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 229
Personnages : Hermione
Rating :

Hermione entra dans la gare sans se presser. Elle était largement en avance. La jeune femme avait maintenant besoin de rendre un instant pour se repérer. Cette gare moldue était immense. Hermione chercha le panneau d'annonces afin de connaître le numéro du quai où le TGV de ses parents allait arriver.

Après avoir pris connaissance de ce numéro, Hermione trouva sans encombre le quai correspondant. Alors qu'elle patientait, elle pensa que ce quai et les trains qui y circulaient étaient bien différents de celui de King's Cross. Les souvenirs des moments passés à attendre le Poudlard Express commencèrent à envahir Hermione. Elle ne pourrait plus monter à bord de ce train, ces études et cette période de sa vie étant terminés. On ne pouvait pas stopper le temps, il en était ainsi.

Mais, la jeune femme tenta de se rassurer. Elle reverrait un jour le quai de King's Cross. Elle avait des enfants qui prendraient un jour le train. Le jour où elle foulerait de nouveau ce quai si spécial, elle serait différente, plus âgée. Mais, ainsi allait la vie.

Hermione fût ramenée à la réalité par un train qui passa devant elle sans s'arrêter. La jeune sorcière laissa les souvenirs s'estomper, les renvoyant à leur place. Elle était ici et maintenant, le passé était derrière elle et le futur pas encore arrivé.

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par KLCS » 16 déc. 2016 - 23:42

Titre : Les souvenirs de mon père.
Thème (écrit ou URL de l'image) : souvenirs
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Ron, Rose, Hugo
Rating : tout public je suppose

Ron était allongé dans son lit, seul. Dans un lit blanc immaculé, dans une chambre toute aussi immaculée. L'unique placard était du même blanc, tout comme le sol et le plafond. Seule la porte était d'un bleu pâle couleur BeauxBâtons.

Il sourit en repensant au tournoi des trois sorciers. Et à son ami Harry, grand vainqueur, qui avait perdu quelqu'un ce jour là, mais sa mémoire lui faisait défaut, et il lui était impossible de se rappeler de qui il s'agissait.

Une charmante dame vint le voir vers quinze heures, lui annonçant de la visite. Il se renfrogna. Il n'avait pas prévu de visiteurs aujourd'hui ! Depuis qu'Hermione était partie (d'ailleurs, il aimerait bien qu'on lui dise quand elle allait revenir) il trouvait le temps long, et n'aimait pas voir de gens.

Mais aujourd'hui était un grand jour avait dit la jolie dame. Elle résistait à ses avances la bougresse. Et elle refusait de lui donner à manger aussi souvent qu'il l'aurait souhaité.

Les visiteurs en questions étaient ses enfants, et ses petits enfants. Ils lui tannèrent le cuir pour avoir une histoire tant et si bien qu'il finit par accepter. Le souci, c'est qu'il n'avait pas d'histoire à raconter.

Il regarda la petite troupe à coté de son lit. Et le petit dernier mordillait un train en plastique. Un éclair passa dans sa mémoire.

De très loin, une voix lui revint

- oh et sinon tu as une tâche sur le nez !

Une larme s'échappa de son œil droit. Son Hermione, déjà à l'époque elle était attentionnée. Il se ressaisit et s'éclaircit la voix.

- Hum hum ! Alors, c'était il y a fort longtemps kofkof. J'étais bien jeune, et c'était ma première année à Poudlard ! On devait passer l'épreuve de la barrière. Une épreuve TERRIBLE ! Kofkof. Il fallait passer par cette barrière pour accéder au grand quai magique du Poudlard Express. Kofkof. J'ai héroïquement aidé le grand Potter à passer car il n'était pas encore grand et avait une sacrée trouille. Comprenez, il venait du monde des moldus, le pauvre ! Kofkof. Ma mère et toute la ribambelle de frangins que j'avais, et ma sœurette aussi, on est arrivé sur le quai sain et sauf. Après un millions de bisous que maman m'a donné kofkof on est enfin monté dans le train. On a viré un groupe de Serpentard d'un compartiment pour leur prendre leur place, on était des guerriers, Harry et moi, et on s'est assis. Et alors, une jeune fille assez désagréable au premier abord kofkof est arrivé et m'a signalé que j'avais une tâche sur le nez. Pendant le trajet j'ai changé la couleur de Croutard, mon vieux rat, il est devenu rouge comme une jonquille, ou bleu, ou kofkof jaune, je ne sais plus bien... kofkof. Kofkof. Kofkof.
- Monsieur Weasley, cela suffit, vous devez vous ménager.
- Attendez la suite ! J'ai repris mon souffle ! Kofkof nous étions donc dans un train rutilant avec une magnifique locomotive et cette fille vient nous parler à Harry et à moi. La plus gentille et la plus belle des filles du train à n'en pas douter. Kofkof vraiment superbe. Et l'année d'après, je l'ai épousée. Et vous êtes nés ! Mais je ne me souvenais pas avoir des enfants aussi jeunes pourtant. Comment il s'a- kofkof- ppelle celui là ? Oui avec le train ? Erwan, c'est mignon oui. Je suis kofkof fatigué maintenant... Elle revient quand 'Mione ?
- Papa, elle est... partie !
- Oui oui je sais qu'elle est partie, elle revient pour le déjeuner ? Ou le dîner ? On mange quand d'ailleurs ?
- Papa...

Rose et Hugo se regardaient les larmes aux yeux. Ron n'avait pas encore comprit qu'elle ne reviendrait pas. Jamais.

- j'ai 124 ans, mais j'ai encore toute ma tête hein ! Pourquoi vous ne me dites pas où est partie votre mère ?
- Elle est... morte il y a six ans, papa et Harry il y a trois ans...
- Et vous ne m'avez rien dit ?
- Mais si... tes souvenirs ne sont plus ce qu'ils étaient Papa.
- Laissez-moi. Laissez-moi, je vais dormir, elle sera de retour après ma sieste. Kofkof kofkof kofkof.

Tandis qu'une nouvelle quinte de toux l'épuisait un peu plus, l'infirmière redressa les coussins de son patient et lança un regard malheureux à Rose et Hugo, dont les larmes ruisselaient à flot sur leur joues. Une nouvelle quinte le secoua et l’infirmière lutta un peu pour lui poser le masque sur le visage. Elle informa Rose, Hugo et les enfants qu'elle revenait rapidement avec un medicomage. L’aînée d'Hugo emmena les autres petits avec elle dans la salle d'attente à la demande de Rose.

- Papa, papa tu m'entends ? Tout ce que tu nous as raconté, tout est écrit dans mon livre, tous tes souvenirs sont écrits.
Je vais bientôt sortir rejoindre votre mère kofkof. Kofkof. Kofkof. Rassure toi. Tout ira bien.

Rose ne put s'empêcher de frissonner en l'entendant parler de rejoindre Hermione. Elle attrapa sa main blême, posée sur le drap trop blanc. Les yeux bleus délavés de son père la fixa avec amour. Hugo posa la main sur l'épaule de sa sœur. Puis le regard de Ron fixa un point loin derrière elle, la respiration s'éteignit progressivement, le sifflement caractéristique de la machine se mua en un Bip long, froid et bruyant. Rose ne voyait plus, Hugo non plus. Des flots de larmes acides couraient sur leur visage triste.

Ils eurent l'impression de vivre au ralenti quelques minutes, voyant l'infirmière tenter de ramener leur père à la vie, les médecins et médicomages qui s'affairaient autour du corps sans vie du grand Ron Weasley. Des sanglots les secouaient encore et encore. Rose s'écroula et repassa dans sa tête tous les souvenirs qu'elle avait avec son père. Ils étaient poussés vers la sortie avec ménagement par un infirmier à l'accent français. Ils semblaient être immobiles alors que tout tournait autour d'eux. Face à la porte, ils étaient glacés, figés face à l'animation qui régnait dans la pièce. Aucun ne put trouver les mots pour annoncer la nouvelle à leurs enfants. Les mots restaient bloqués dans leurs gorges.

Ce jour maudit, elle se fit une promesse, elle éditerait son livre, avec toutes les mémoires de son père. Maintenant que le trio n'était plus là, elle les ferait vivre à jamais.
Dernière édition par KLCS le 17 déc. 2016 - 00:00, édité 1 fois.
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 16 décembre

Message par BellaCarlisle » 16 déc. 2016 - 23:46

Titre : Attendre sur le quai de la gare
Thème : Souvenirs et MT-Photografien sur DA
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 1086
Personnages : Will et Hannibal
Rating : Tout public
Il a l’impression d’être dans l’un de ces fichus films romantiques où le couple d’amoureux se retrouve sur le quai de la gare. Sauf que Will est loin d’être en couple avec Hannibal et qu’il est ici pour l’arrêter, une bonne fois pour toutes. L’attirer à cet endroit n’a pas été si compliqué, il lui a suffi d’envoyer une lettre enflammée à son fou de psychiatre pour lui faire croire qu’il tenait réellement à le revoir. Apparemment, le Docteur Lecter est tombé dans le panneau, ce que Will a quand même beaucoup de mal à croire. Comment quelqu’un d’aussi doué qu’Hannibal pourrait se faire avoir aussi facilement par une ruse si stupide ? La seule solution envisageable pour une réponse est trop tordue pour le brun qui préfère la repousser. Après tout, penser que le cannibale puisse éprouver le moindre sentiment est un peu étrange.

Plusieurs trains passent, sans un signe de la part du psychiatre. Soit ce dernier est déjà descendu et Will ne l’a pas vu, soit il a finalement décidé de ne pas venir, ce qui décevrait quand même le brun. Il n’aime pas se déplacer pour rien, surtout depuis leur petite chute de la falaise. Les fractures ont été très nombreuses, très douloureuses à soigner et il en porte encore la douleur lorsqu’il fait trop d’efforts. Les médecins lui ont dit d’attendre un peu, pour laisser le temps aux médicaments d’agir, mais Will déteste l’inactivité. Et il a souvent songé qu’Hannibal a sans doute subi le même sort que lui et qu’il continue à vivre sa vie sans se plaindre. Si l’ancien éventreur peut le faire, il n’y a aucune raison que lui-même n’y arrive pas. Ce serait trop humiliant d’être le seul à souffrir à haute voix alors il se tait, désormais.

Will hésite à prendre son téléphone portable pour envoyer un message à son psychiatre, ou simplement pour l’appeler. Que pourrait-il lui dire de toute manière ? « Bonjour Hannibal, je suis là pour te tendre un piège, j’espère que tu ne tarderas pas trop ». Non, non et non. Autant être discret pour le moment et pourquoi ne pas en profiter pour replonger dans les souvenirs. Car c’est sûrement à cause de cela que le cannibale a accepté ce qui s’apparente à un rendez-vous. Quoi de mieux que de partager des moments vécus à deux autour d’un bon repas ? En priant bien sûr pour que le repas soit cent pour cent végétarien et pour s’arranger qu’Hannibal ne s’approche pas une seule seconde des plats. Parce que même si c’était bon, Will n’est pas certain d’être prêt à manger à nouveau de la viande humaine.

Les pensées du brun vagabondent vers le passé, à une époque où il n’était qu’une marionnette entre les mains de son fou de psychiatre. Ils en ont vécu des instants étranges, à s’opposer l’un à l’autre, à créer une amitié basée sur le manque de confiance et sur les soupçons. Combien de fois Will a-t-il essayé de prouver qu’Hannibal était bien le meurtrier que Jack Crawford recherchait ? Il avait été interné à la place du cannibale et il lui en voulait toujours. Cette période de sa vie n’était pas franchement la plus joyeuse, seuls ses chiens avaient pu prouver leur valeur. Quant au Docteur Lecter, il avait montré à de nombreuses reprises qu’il manipulait n’importe qui et n’importe comment. Il s’était forgé des alibis solides et avait disséminé des fausses preuves pour accuser son patient.

Puis il y avait eu le Dragon Rouge et quelque chose avait changé entre eux. Leur amitié était devenue ambigüe, à un point tel que Will avait commencé à se demander si Hannibal était capable ou non d’aimer. Le brun avait fini par se convaincre que le cannibale servait uniquement ses propres intérêts et qu’il n’y avait aucune raison d’évoquer le moindre sentiment. Quelqu’un qui tuait les autres en les considérant comme des animaux ne pouvait pas éprouver quelque chose. Mais le doute subsistait, si bien que Will s’était laissé emporter par ce qu’il vivait. Et comme il était trop tard pour faire machine arrière et qu’il avait tué un homme, il n’avait pas trouvé de meilleure solution que d’entraîner Hannibal avec lui, les jetant tous les deux du haut de la falaise en priant pour mourir rapidement.

Avec une grimace, le brun revient dans le présent, repoussant ses souvenirs. La falaise n’était pas du tout une bonne idée, son corps le lui a bien fait comprendre. Il faut dire aussi que la chute a été très dure, le courant était violent et, avec leurs blessures, ce n’était pas très pratique de nager correctement. Pourtant, ils sont tous les deux encore en vie, Will attend Hannibal sur le quai de la gare, comme on peut attendre un ami après une longue absence. Un léger regret commence d’ailleurs à poindre, montrant le bout de son nez alors qu’il se dit qu’il n’aurait peut-être pas dû envoyer cette lettre à son psychiatre. Pourquoi le déranger alors qu’ils pourraient chacun vivre leur existence sans devoir se soucier de l’autre ? Pour ça aussi, Will a une réponse mais, là encore, elle ne lui convient pas, car elle serait elle-aussi synonyme de sentiments.

Un nouveau train fait irruption sur les rails et il s’arrête dans un grincement sinistre. Will dévisage chaque passager, espérant voir ce visage qui n’a pas quitté ses pensées depuis qu’il s’est réveillé à l’hôpital. Pourquoi diable est-il si attiré par Hannibal ? C’est à cause de lui si tout a pris un mauvais tournant dans sa vie, il est là pour l’arrêter, pas pour lui ouvrir les bras en grand. Très vite, son regard croise celui de sa proie mais, tout aussi rapidement, le brun sent qu’il perd le contrôle. Le Docteur Lecter arbore un sourire satisfait alors qu’il le rejoint, toujours aussi impeccablement vêtu d’un costume taillé sur mesure.

- J’ai été surpris de ne recevoir une lettre que maintenant. Je suppose que je suis attendu pour finir à nouveau devant les juges.

Will comprend que, depuis le début, Hannibal sait la vérité. Mais il a accepté de venir quand même, ce qui retourne l’estomac du brun. Il ne peut pas vendre le cannibale aux forces de l’ordre, il a conscience de son incapacité soudaine. Alors il tente sa dernière carte, une porte de sortie mise en place quelques instants auparavant, avant de quitter sa demeure. Il sort de sa poche deux billets de train, promesse d’un nouveau départ, loin de leurs souvenirs, loin de leur passé.
Image Scio Vitam Esse Brevem Image

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