[Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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Speropatronum
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 25 janv. 2020 - 23:03

Titre : C'était ..
Thème : aube
Fandom : histoire originale
Nombre de mots : 791
Personnage principal : Daniel (OC)
Rating : -16 ans
Spoiler
Show
Il avait fait la fête, c’était l’anniversaire d’Aurélien, 19 ans. Entre deux âges importants, c’était le moment ou jamais de s’amuser, ayant l’âge légal pour s’éclater et toujours l’insouciance que la vingtaine semblait vouloir chasser. Il avait bu, dansé, rit et fait le con, un peu flirté aussi. Julie avait dû rentrer plus tôt, complètement bourrée, et Ina l’avait raccompagnée. Mais dans l’ensemble c’était une bonne soirée. Il était heureux. Ces dernières années n’avaient pas été faciles pour lui. Entre la découverte de son homosexualité, les amis qui soudain se retrouvaient avec leur poing sur sa figure, la crainte de la réaction qu’auraient ses parents quand ils l’apprendraient. L’incertitude face à son avenir aussi. Mais désormais il était bien, ou du moins aussi bien que possible. Il avait un appart, un job qui lui plaisait même si ses parents n’approuvaient pas spécialement, et des amis qui n’en avaient strictement rien à faire de savoir s’il se retournait au passage des filles ou des garçons. Il n’était pas encore out auprès de ses darons mais commençait à s’assumer et à se retrouver dans sa vie. Le seul regret qu’il pourrait éventuellement formuler à cette heure plus que matinale avec son taux d’alcoolémie actuel serait peut-être celui de ne pas être rentré avec ce gars. Mais c’était une étape qu’il ne se sentait pas encore de franchir. De toute façon, il avait promis à Aurélien de l’accueillir dans sa piaule après. D’ailleurs il leur faudrait faire attention à ne pas faire trop de bruit en rentrant sinon Sébastien – son coloc – allait sûrement les étriper. Les rues de la ville étaient relativement désertes, peu de monde se promenait à cinq heures un matin d’avril. Il s’adossa contre un mur alors qu’Aurélien pissait dans le caniveau avant qu’ils ne repartent en riant, bras dessus bras dessous. La vie leur appartenait.

***

Une musique lui vrillait la tête. Il ne comprenait pas vraiment d’où provenait le son, à vrai dire il ne comprenait pas vraiment grand-chose, trop focalisé sur sa tête qui menaçait d’éclater. Il se ramassa le pied de son ami dans la tronche lorsque celui-ci se retourna en grommelant, le son ne venait donc apparemment pas de sa propre tête.
« Daniel, fais cesser ce boucan, j’ai mon cerveau qui va exploser !
- Ptain, je comprends pas, j’ai pas de radio ici. »
Le son cessa enfin sans qu’aucun d’eux n’en soit responsable et ils accueillirent ce silence avec un soupir de contentement.
« C’était peut-être mon coloc ?
- Chut. »
Oui, se taire et se rendormir, ça ne semblait pas être une mauvaise idée. Cependant l’univers semblait en avoir décidé autrement et la musique retentit à nouveau. Cette fois, reconnaissant « Don’t stop me now » de Queen, il tenta de se lever sans se trébucher dans ses couvertures.
« Merde, où je l’ai foutu ?!
- Tu cherches quoi ?
- Mon tel ! C’est lui qui sonne.
- Tu peux pas plutôt l’éteindre ?
- Pour ça faudrait déjà que je le retrouve. »
La sonnerie cessa. Il resta debout dans sa chambre, hésitant entre reprendre sa nuit ou continuer ses recherches. La reprise de la musique décida pour lui et il mit finalement la main sur son GSM, logé dans l’une des poches de son jeans de la veille.
« Allo ?
- Daniel ? C’est bien toi ?
- Maman ? Qu’est-ce qui se passe ?
- Oh mon chéri … Je … C’est … C’est Guillaume. »

***

Il y a des situations que l’on vit sans les vivre, cette journée était de celles-là. Il s’était laissé tomber sur le tapis, l’appareil toujours en main, et tout le reste avait cessé. Il ne réalisait pas, ne comprenait pas, le monde avait soudain disparu et c’était tout. Ce n’était même pas le vide, ce n’était rien, ça n’existait pas, ça n’existait plus, il n’y avait pas de mot, c’était juste fini, c’était …

***

Ce jour-là avait été le pire de sa vie. Pas l’enterrement, pas le jour où il avait ri à nouveau pour la première fois avant de chialer comme un gosse, pas le premier anniversaire qu’il fêtait seul pour la première fois de sa vie. Non, c’était ce jour-là, cet instant où son corps avait compris avant son esprit que c’était fini, qu’une part de lui était morte, que sa meilleure moitié n’était plus, que son frère, son jumeau n’existait plus. C’était une fin de matinée d’avril, des gens dehors riaient, profitaient des premiers rayons de soleil. C’était une fin de matinée d’avril, après une soirée à se sentir plus vivant que jamais. C’était une fin de matinée d’avril, succédant au flirt de la nuit, aux rires de l’aube. C’était une fin de matinée d’avril. C’était …

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par AliceJeanne » 25 janv. 2020 - 23:05

Titre : /
Thème : aube
Fandom : HP
Nombre de mots : 724
Personnage principal : Maisie (OC) et Charlie
Rating : /
Comme chacun de mes textes sur Maisie, il vaut mieux être à jour de mes autres fics avant de lire mes textes nuits, sous peine de spoilers^^
Spoiler
Show
Charlie caressait l’épaule nue de Maisie du bout des doigts, effleurant quelques boucles sombres, évadées de son chignon, au passage. Tout était calme et le coin dans lequel ils avaient installé leur bivouac était désert, offrant une vue imprenable sur la mer en contrebas de la falaise et les nuances multicolores du ciel qui doucement accueillait le soleil en son sein. Le moment aurait pu être idyllique, le dragonnier, la préfète-en-chef et une incroyable aquarelle devant eux, mais les sillons secs qui ornaient encore les joues de la jeune-fille venaient assombrir le tableau.

C’était spontanément qu’il avait demandé à Dumbledore l’autorisation de s’absenter avec elle, lui offrant ainsi le repos et le changement de cadre dont elle n’avait pu disposer suite au décès de sa mère. Si le vieux sorcier avait en premier lieu émis quelques réserves, notamment à propos du fait que la magie de Maisie était beaucoup trop instable pour qu’ils se permettent d’aller vagabonder où bon leur semblait, l’argumentaire gêné et concerné de Charlie parvint à le convaincre. Il n’avait jamais vraiment été timide, sauf lorsqu’il s’agissait de Maisie. Il n’avait jamais bégayé, sauf pour parler de la jeune-fille. Si Bill se moquait volontiers de lui à ce propos, Molly, elle, le défendait aussi fervemment qu’une lionne. «Pour une fois qu’il sort avec quelqu’un qui ne lui brise pas le cœur.»

Sans un mot, sans un regard après avoir remercié son ancien directeur, Charlie avait filé dans les couloirs et rejoint la salle de travail des préfets en un rien de temps, il avait saisi la main de Maisie qui observait la neige recouvrir le balcon, l’air hagard et l’avait entraînée à sa suite jusqu’à la lisière de la barrière anti-transplanage. Lorsque la jeune-fille avait enfin pu reprendre son souffle, seul le clapotis des vagues venait troubler les échos du silence.

Elle était restée prostrée, les jambes dans le vide, assise sur le rebord de la falaise tandis qu’il amplifiait puis montait la tente qu’il avait pris soin de glisser dans sa poche le matin même, pressentant qu’il était de son devoir d’offrir quelques heures d’échappatoire à Maisie. Il lui avait glissé souvent des petits coups d’œil, pour s’assurer qu’elle n’allait pas plus mal qu’elle n’en avait l’air, puis l’avait rejointe. Les doigts de la Poufsouffle s’était immédiatement liés aux siens et sa tête s’était effondrée sur son épaule avant que ses yeux ne la noient sous les larmes. Même la force des vagues s’écrasant sur les rochers était insignifiante par rapport à la houle des émotions de Maisie.

Ils avaient regardé le soleil se coucher sans un mot, pelotonné l’un contre l’autre, l’un cherchant du réconfort tandis que l’autre tentait désespérément de lui en donner. Puis, alors que les premières étoiles s’étaient mises à scintiller dans les cieux, Maisie lui avait timidement proposé d’aller s’allonger, frissonnant de tous ses membres et frigorifiée par le froid de décembre. Elle n’avait, par la suite, que pleuré lorsqu’ils avaient mis fin à leur étreinte, profitant de leur étroite proximité pour faire tomber les derniers barrages autour de son chagrin. Charlie, d’abord embarrassé, avait fini par trouver les mots et gestes justes et, probablement plus épuisée qu’apaisée, Maisie avait fini par s’endormir dans ses bras. Éreinté, le jeune-homme l’avait alors suivi de près.

La préfète bougea légèrement contre lui et Charlie esquissa un petit sourire en voyant se détendre davantage son visage lorsqu’elle s’empara de la main qui traçait jusqu’alors des cercles sur son bras. Doucement, il sentit qu’elle s’éveillait, profitant de l’instant suspendu dans le temps en gardant les yeux clos, ayant la sensation qu’il s’achèverait dès lors qu’elle les ouvrirait. Le dragonnier nicha son nez dans son cou et elle réprima un frisson avant de laisser échapper un gloussement lorsqu’il déposa ses lèvres sur sa clavicule. Un sourire espiègle sur le visage, elle se retourna vers lui en glissa sa main sur sa joue avant de l’embrasser avec tendresse.

«Merci, chuchota-t-elle à son oreille en reprenant son souffle.»

Charlie hocha la tête contre sa joue, avant de la repousser légèrement afin de planter son regard dans le sien. Ses yeux, si éteints la veille, semblaient avoir retrouvé l’éclat flamboyant qui lui donnait ce petit air passionné qu’il appréciait tant la voir arborer. Derrière elle, nimbant ses cheveux de mille reflet, l’aube continuait de poindre sur le monde, leur offrant une nouvelle journée.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Carminny » 25 janv. 2020 - 23:19

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Aube
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 121
Personnages : Ann Roberts
Rating : TP
L’aube était l’heure qu’Ann préférait dans la journée. Quoique le soir quand elle pouvait boire un verre avec Severus en discutant d’une théorie magique ou d’une bêtise d’un élève – Gryffondor de préférence. Mais cette heure du matin pendant laquelle le soleil se levait sur le vieux château, sur le manoir et sur la Grande Bretagne entière lui appartenait à elle seule.
Réveillée par le chant des oiseaux, elle pouvait garder les yeux fermés, retenir l’illusion que le temps n’avait pas passé et que tout était comme avant. Que Lily verrait le soleil gagner en puissance, que Clara verrait les rayons du soleil, qu’elle-même verrait l’astre lumineux.
Mais dès qu’elle ouvrait les yeux et que l’aube était passée, la réalité lui revenait.
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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par lilychx » 25 janv. 2020 - 23:38

Titre : à bout de souffle
Thème (écrit ou image) : respiration + image (23h)
Fandom : original
Nombre de mots : 462
Personnages : une enfant
Rating : tout public
La douleur était fulgurante. La crise était sérieuse. Bien plus que d’habitude. Katy en avait les larmes aux yeux. Elle allait mourir et aucun cri ne pouvait franchir ses lèvres. Elle allait mourir et personne ne pourrait l’aider.

Elle avait mal, ses poumons étaient vides et elle ne parvenait pas à les remplir. Elle ne se souvenait pas de comment il fallait faire. Pourtant la respiration était instinctive chez les êtres vivants. Quelque chose à laquelle on n’avait pas besoin de réfléchir. comme le fait que son coeur botte pour diffuser son sang dans tout son corps. Alors pourquoi ne parvenait-elle plus à se rappeler comment il fallait faire pour respirer.

Non ce n’était pas ça. maintenant qu’elle y pensait, ce n’était pas ça. Elle se rappelait parfaitement de comment il fallait faire. Du mécanisme qui faisait rentrer l’aire dans ses poumons puis le faisait ressortir. Non c’était son corps qui refusait de le faire. Qui refusait d’obéir. Qui prenait un plaisir malsain à la voir, à la sentir suffoquer.

Elle avait mal, elle avait peur et elle pleurait en silence.

Comment en était-elle arrivée là ?

Elle jouait avec sa soeur. Oui c’est ça elle jouait dans le champ derrière la maison. Il était rempli de pissenlit. Non pas les pissenlits en fleur tout jaune. Non ceux qui avaient les graines. Ses graines si belles et tellement amusantes ses graines quand on leur soufflait dessus. Toutes ses petites graines qui prennent leur envolent et se dispersait dans le champ. Mais ce qu’elle elle préférait c’était en prendre des poigné complète et courir en tournoyant l’effet était des plus impressionnants. C’est comme s’il se mettait à neiger.

Mais sa mère ne la laissait jamais jouer avec les Pisans lit en graine. Elle disait que c’était trop dangereux pour elle. Mais elle, elle aimait trop voir toutes ses graines virevolter dans l’aire. Alors elle était sortie avec sa soeur par la porte d derrière. Et toutes les deux s’étaient mise à courir dans le champ plein de pissenlit en graine. À en attraper de poigner et à les disperser dans le vent.

C’était beau.

Mais d’un coup ses poumons avaient cessé de fonctionner. Et elle s’était écroulé au sol sans pouvoir émettre le moindre cri. Et sans aire la vie commençait à s’échapper d’elle. Son corps se faisait plus lourd et ses yeux se fermaient.

Elle sentit une main passer sous sa nuque et un tube qu’on plaçait de force dans sa bouche. Un gaz s'échappant de ce dernier et dans une ultime instinct de survie elle inspira le gaz. Et comme par miracle ses poumons recommencèrent à fonctionner. Une deuxième bouffée de gaz lui permit de se rappeler complètement à la vie. La voix de sa mère résonnait dans ses oreilles :

Respires ! Respire !

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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Katherine 100 » 25 janv. 2020 - 23:43

Titre : Rage
Défi (scénaristique ou stylistique) : Respiration
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages : OC Modesty Blackwater
Rating : -12 ans
« Stop ça suffit ! »
Le ton dur d’Owen me ramène à la réalité. Tout mes membres tremblent de colère alors que je suis encore à califourchon sur Peter. Je regarde ahuri mes poings couverts de sang puis le visage en miette de ma victime, si on peut appeler ça une victime. Je porte ma main droite à mes lèvres et y enfonce mes dents profondément, je fais appelle à la douleur afin de me métriser.
Je me relève brusquement et enjambe le corps au sol de mon bourreau devenue supplicié. Ma tête bourdonne alors que je me dirige vers Owen en pointant mon doigt sue lui
« Ne va surtout pas dire qu’il ne l’a pas cherché ! »
Alors que je tourne les talons pour sortir du gymnase d’entraînement je sens la main d’Owen effleurer la mienne comme pour me retenir. Je la ramène avec force contre mon buste et fonce droit devant moi. Une fois dans le couloir je me mets à courir comme une folle ce n’est qu’une fois à l’air libre que je me permets de souffler un peu.
Je chasse avec rage une larme de ma joue. Je ne me reconnais plus et je me fais peur. La frénésie qui m’a embrasé alors que mon adversaire était déjà à terre, je commence à la connaître et pourtant je ne sais toujours pas la repousser. Je la laisse à chaque fois prendre le contrôle de mon être.
C’est à la fois terrifiant et libérateur. Elle délivre toute l’obscurité qui est en moi pour me permettre de respirer. Elle fait pulser tant d’adrénaline dans mes veines que mon âme éclate. Et j’ai peur d’aimer ça.

Speropatronum
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 25 janv. 2020 - 23:48

Titre : Le silence de la nuit
Thème : Respiration (écrit)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 658
Personnage principal : Draco Malfoy
Rating : -14 ans


Ses camarades de dortoir dormaient autour de lui, en attestaient les légers ronflements s’élevant des différentes couchettes. Il ne savait pas comment ils faisaient. Dès qu’il fermait les yeux, les images de la bataille de Poudlard lui revenaient, les cadavres, les mutilés. Le corps semblant sans vie d’Harry. Toutes ces images qu’il s’était créées en écoutant le récit de leur périple. Ces scènes au Manoir Malefoy que jamais il ne pourrait oublier. L’angoisse le submergeait, il étouffait. Il ne voulait pas se réveiller en hurlant, il ne voulait pas céder à l’aide potentielle d’une potion de Sommeil-sans-Rêve, il ne pouvait pas se permettre de se retrouver dans cette position de vulnérabilité. Cepheus – la chauve-souris que lui avait offert Harry avant son retour à Poudlard – lui manquait. Mais il ne pouvait plus se permettre de la garder dans son dortoir, c’était trop dangereux, par deux fois déjà l’animal avait échappé de peu à la mort. Le silence … Comme il en avait rêvé de ce silence lors de ces mois au Terrier. Et maintenant … Maintenant il l’oppressait. Encore il se retourna. Seul le vide l’entourait. Harry n’était pas là. Il comprenait pourquoi, pourquoi il ne pouvait retourner à Poudlard. Mais sans lui … C’était encore pire que ce qu’il ne s’était imaginé. La respiration hachée, les poings serrés à s’en blanchir la peau, l’oppression sur sa poitrine. La panique revenait. Fermer les yeux, oui, fermer les yeux. Revenir en arrière, revenir au Terrier, revenir à ce lit que lui et Harry avaient finalement partagé toutes les nuits pour se prémunir l’un l’autre de ces cauchemars qui les réveillaient sans cesse, saisissant d’effroi leur cœur, laissant leur gorge douloureuse d’avoir trop crié. Les bras d’Harry autour de lui, serrant son dos contre sa poitrine. Le dos du Gryffondor reposant sur son torse quand c’était lui qui le serrait dans la nuit. Les yeux fermés mais éveillés, écoutant ensemble le silence de la nuit, la présence de l’autre leur assurant que c’était fini, qu’il n’y avait plus de cris, de morts, de vide. Et puis un hurlement traversait le Terrier et pendant un instant ils étaient soulagés qu’il ne provienne pas de l’un d’eux. Il savait désormais comment criaient chacun des membres de la famille Weasley, comment criait Granger. Quelle souffrance était contenue dans leurs voix à ce moment-là. Mais alors Harry était là, et ce n’était plus si grave. Ce n’étaient plus que des souvenirs venant les tourmenter. Ils ne dormaient jamais la nuit, n’y parvenaient pas. Alors la journée, ils se trouvaient un pré, un sous-bois. Et sous la protection du soleil, des bruits que produisait la vie tout autour d’eux, ils cédaient pour quelques heures aux bras de Morphée.

***

Il s’était finalement endormi, serrant dans ses bras cet oreiller emprunté au Terrier et que chaque matin il prenait soin de dissimuler au regard de toute autre personne. Cette fois ce ne fut pas son cri mais celui de Zabini qui le réveilla en sursaut. Si les autres trouvaient plus facilement le sommeil, aucun n’échappait au lourd tribut que chacun de leur génération devrait payer. Aucun ne songeait à se moquer car tous étaient concernés, c’était une faiblesse que nul ne pouvait cacher. Mais ce pacte ne concernait que la nuit. Sitôt le soleil levé, tout aveu de faiblesse était source d’humiliation, du moins pour lui. L’autre étudiant reprenait peu à peu pied avec la réalité. Lui savait qu’il ne se rendormirait pas. Alors il écoutait, ces respirations étrangères qui l’entouraient. Souffles de vie. Bientôt le soleil se lèverait et un nouveau combat commencerait. La nuit était peut-être finalement la partie la plus facile. Il avait dormi quelques heures, c’était une bonne nuit. Il lui faudrait attendre plusieurs jours avant que l’épuisement accumulé ne lui permette à nouveau de sombrer le temps de quelques instants. A des kilomètres de là, Harry aussi faisait face aux démons de la nuit, les yeux grands ouverts, une place vide contre lui.

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Roxane-James1 » 25 janv. 2020 - 23:49

Titre : Le rendez-vous
Défi (scénaristique ou stylistique) : Respiration + Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 241
Personnages : Lewis, Lee
Rating : Tout Public
Cela fait cinq ans, à présent. Cinq ans que la guerre est finie. Mais Lewis se rappelle de tout. Il tient dans sa main le petit papier que Lee lui a donné la dernière fois qu’ils se sont vus. Le lieu de rendez-vous et la date du jour y sont inscrits en lettres capitales. Lewis n’a pas oublié. Il arpente le pré en fleurs, les yeux rivés sur l’horizon, dont il ne distingue qu’une ligne de nuages gorgés de soleil et d’espoir. Il sait que Lee viendra. Malgré tout, son cœur ne peut s’empêcher de bondir lorsqu’il le reconnaît à quelques mètres de là, dissimulé par l’ombre de chênes centenaires. Ils se regardent ainsi pendant une demi-seconde ou une éternité, éloignés l’un de l’autre par quelques enjambées. Chaque pas qui les rapproche soulève un souvenir, un rire, un sourire. Quand ils sont près de l’autre au point de voir leur souffle mourir et ressusciter sur leurs lèvres au rythme de leur fièvre, ils se sourient, laissent leurs mains se rencontrer une nouvelle fois, et leurs cœurs s’alléger. Ils respirent enfin, après tant d’années passées loin de l’autre, après tant de boue et de larmes séchées, après tant de lettres jamais achevées, ils sont là, vivants, réunis.
La guerre n’a laissée derrière elle qu’un champ de coquelicots, une armée de pissenlits, un ciel bleu comme l’océan, et deux hommes morts mille fois au cœur des combats, nés pour se retrouver cent fois.
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"T'es pas bête, tu réfléchis pas comme tout le monde, quoi." dixit Omicronn :mrgreen:

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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bellatrix1992 » 25 janv. 2020 - 23:53

Et voilà ma contribution
Chapitre 2 : Verdun :
Mots: 841
Rating: Tout public
Fandom: Original
Personnages: OC
Thèmes: Respiration et son image.

Quand tu crois aux retournements de situations, c’est l’inconnu qui te permet de respirer.

J’ai cueilli la « mauvaise herbe » qu’avait désigné le professeur Lagneaux tout en me comparant à elle. Cette boule de graines à pissenlits possédait encore tous ses petits parachutes. Alors, j’ai souri et j’ai soufflé dessus.

Les parachutes se sont sous envolés vers le ciel et j’ai attendu qu’ils aient disparu derrière l’épaule de Madame Marsall pour revenir à la situation présente.
- Vous avez raison, ai-je répondu. Je suis une mauvaise herbe. Je n’ai jamais correspondu à vos attentes, vous qui cherchiez à cultiver un modèle précis.

Deux petits parachutes volaient toujours derrière Madame Marsall, j’ai réalisé que j’avais toujours su que je serais cette « mauvaise herbe » que les intégristes religieux voyaient à présent en moi. La fillette déchirée mais encore contrôlable n’existait plus. Tout comme la tige du pissenlit s’était retrouvée dénudée, mes oripeaux de bigote avaient fait long-feu.

- L’habit ne fait pas le moine, murmurais-je dans un souffle.

En même temps que je réalisais cette vérité, ma respiration se libérait et soudain, je me rendis compte que je regardais mes deux interlocuteurs comme je ne les avais encore jamais regardé. Deux humains comme moi, c’était tout ce que j’avais devant moi. Oui, ils étaient comme moi, ni plus ni moins. La hiérarchie n’existait plus dans la mesure où je n’étais plus rien pour eux et eux plus rien pour moi. Alors j’ai continué face au professeur Lagneaux :
- Vous célébrez la retenue chez les femmes ? Je suis la plus emportée et la plus arrogante des créatures !
- Vos propos même sont le reflets de cette arrogance, m’a t-il répondu en souriant, cette fois-ci sans trop d’artifices.

Je ne l’ai pas laissé poursuivre :
- Vous m’avez reproché de ne pas lire assez ? Vous pouvez continuer. Je ne peux plus ouvrir un livre d’histoire sans que votre souvenir ne me hurle que je n’ai qu’à le refermer. Du coup, maintenant je lis des romans et de l’allemand.
- Ce n’est pas une mauvaise idée. Mais je pense que vous devriez résister davantage à mon souvenir, maintenant que vous vous défendez lorsque je suis devant vous en chair et en os.

Sa réplique ironique m’a coupé un instant la respiration, preuve que je n’étais peut-être pas aussi immunisée contre les mauvais souvenirs que je le pensais. Le professeur Lagneaux en aurait profité si Madame Marsall n’avait tiqué et fait à notre adresse un geste interrogateur aussi gênant pour lui que pour moi.
D’ailleurs, nous avons secoué la tête, vigoureusement et d’un même mouvement. Cela a suffi à me rendre la respiration. J’ai soupiré avec exaspération :
- Celle-là, on ne me l’avait jamais faîte, même lorsque j’ai quitté mon copain par sms, après cinq ans de fréquentation.
- Comment ?!

Je n’avais pas cherché à être provocante, mais ma déclaration à brûle-pourpoint avait désarçonné mon ancien professeur. Cependant, Madame Marsall a pris le relais :
- Mais pourquoi a t-on laissé ce cas psy devenir enseignante, a t-elle soupiré de manière théâtrale.

L’injure aurait du me faire bouillir, mais à ma propre surprise et sans même élever la voix, j’ai répondu d’une voix totalement posée :
- Probablement pour que vous ne soyez pas seule.

Ma réplique lui a coupé le souffle à son tour, tandis que je respirais plus librement que jamais. Alors j’ai tenté quelque-chose que je n’aurais pas cru possible quelques heures plus tôt. Je me suis perdue dans mes souvenirs jusqu’à ce que la voix du professeur Lagneaux me ramène à la réalité.
Comme je lui lançais un regard interrogateur, il m’a demandé avec son sourire de canaille policée :
- Où étiez-vous donc ?

Je l’ai regardé dans les yeux avant de répondre :
- Au fort Douaumont, à Verdun.

Son visage s’est durci, chacun de nous savait exactement de quoi il était question. Je me suis cependant offert le luxe de rajouter, un rien provocante :
- Depuis la dernière fois que nous en avons discuté, j’ai du visiter ce site trois ou quatre fois… Impressionnant je dois dire.
- Mais derrière votre volonté de me pousser à bout, cela révèle bien que mes paroles à cette occasion ne vous avaient pas laissée aussi insensible que vous ne l’affichez.
- Non, en effet, ai-je répondu. Mais ne cherchez pas trop la Jeanne du passé, ce serait partir sur de mauvaises bases.

Un instant, j’ai cru qu’il allait se lever et partir, mais le professeur Lagneaux ne semblait pas décidé à abandonner si vite la partie. Il s’est penché vers moi et m’a mise en garde :
- La Jeanne du passé et celle du présent sont cependant une seule et même personne. Et il serait désagréable à tous ceux qui l’aiment, je pense, de la voir totalement disparaître.

Gênée, j’ai détourné le regard et mes yeux ont croisé ceux de Madame Marsall qui nous observait d’un air pensif et inquiet.
Encore sur mes brouillons d'original fic, désolée :mur:
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Pas ma fille espèce de garce!

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par selket » 26 janv. 2020 - 00:01

Titre : Graines au vent
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 486
Personnages : Louis et Lucy
Rating : TP

Pourquoi ne fut-il pas étonner de voir dans le jardin de Lucy des centaines de pissenlits ? Il y en avait partout sur la colline dans laquelle la maison de Lucy était nichée. En voyant la quantité de pissenlit qu’il y avait autour de lui alors que sur le reste des Monts d’Arrées il n’apercevait aucune de ces fleurs au milieu de la bruyère et de l’ajonc. Il se doutait que Lucy n’était pas étrangère à ce phénomène.
Après tout, le pissenlit c’était la fleur préférée de Lucy. Là où leurs cousines citaient la rose, la pivoine, le lys, la violette ou la lavande elle elle citait toujours cette mauvaise rire ce qui faisaient rire leurs cousins et cousines et lever un sourcil surpris aux parents. Mais elle était comme ça Lucy. Elle n’avait pas besoin qu’une fleur soit belle ou parfumée pour l’aimer, elle avait juste besoin d’être émerveillée. Et avec ses minuscules parachutes qui partaient à l’assaut du monde des qu’on soufflait dessus elle avait de quoi à la faire rêver. Il se souvient des brassés de fleurs duveteuses qu’il cueillait en prenant garde de ne pas les égratigner pour en faire un énorme bouquet qu’il tendait ensuite à Lucy. Sous le plaisir ses immenses yeux gris s’écarquiller de bonheur, un sourire venait étirer ses lèvres alors que délicatement elle en prenait une pour lui souffler au visage. Puis, elle éclatait de rire sous l’air surpris qu’il prenait. Et si les premières fois il avait était étonné que la si douce et gentille Lucy se montre si espiègle, les fois suivantes il avait juste joué le jeu pour avoir le plaisir de l’entendre rire. C’est qu’il était si joli son rire et enfant, elle le faisait entendre si peu souvent qu’il était prêt à lui cueillir toute les pissenlits du monde.

Avec nostalgie, alors qu’il se promenait dans le jardin de Lucy, il cueillit un bouquet de pissenlit. Alors qu’il cueillait une nouvelle plante il se rendit compte que Lucy était sortit le rejoindre. Avec le même sourire complice elle attrapa une des fleurs qu’il tenait en main et lui souffla les graines aux visages alors qu’il en faisait de même. S’ensuivit une bataille de petit parachute blanc et duveteux. Hilares, essoufflés, ils se laissèrent tomber sur la pelouse verte magiquement entretenu du jardin pour respirer un peu.
Par Merlin qu’es ce qu’elle lui avait manqué. Dix ans, dix ans pour enfin la revoir. Et même si en la revoyant il l’avait trouvé changé, il réalisait qu’il avait toujours devant lui sa Lucy et ce même si elle était devenu une jeune femme rieuse elle restait sa Lucy aux yeux gris qui aimait regarder le monde, c’est juste qu’elle avait enfin trouvé sa place dans ce dernier. Heureux il enleva une graine des cheveux noirs de Lucy. Et avec un grand sourire il se mit à regarder les nuages avec Lucy à ses côtés.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Carminny » 26 janv. 2020 - 00:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Respiration
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 140
Personnages : Ann Roberts
Rating : -12
Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Ann se forçait à respirer doucement. Elle ne devait pas s’affoler. Tout allait bien. Enfin probablement. En tout cas, rien n’allait s’améliorer si elle s’affolait. Inspiration. Ce noir complet autour d’elle ne signifiait certainement rien. Et ce silence complet autour d’elle ne signifiait rien non plus. Tout comme le vide qu’elle avait l’impression de ressentir tout autour d’elle, tout en elle. Expiration. Même si elle ne sentait plus rien sauf sa respiration. Elle ne devait pas s’en affoler. Inspiration. Il suffisait qu’elle ne se laisse pas aller pour que tout s’améliore. Cela dit, ça ne pouvait pas vraiment devenir pire. Expiration. Inspiration. Expiration.
Et puis, c’était devenu pire. La douleur déferlait sur elle. Elle avait mal partout. C’était encore pire que lors de son réveil après sa chute quinze ans plus tôt. Inspiration. Expiration. Puis rien.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Charliz » 26 janv. 2020 - 00:06

Titre : Je t'aime ou pas
Défi (scénaristique ou stylistique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 866
Personnages : Scorpius Malefoy, Lucy Weasley, Rose Weasey
Rating : tout public
« Lucy…
- Dégage, Rosie. »
Le ton avait été particulièrement cassant, Scorpius vit les yeux de la rouquine se remplir de larmes et sentit une vague de culpabilité l’envahir. Elle leva les yeux vers lui, cherchant sans doute un soutien, quelqu’un qui la défende…
Démuni, il se contenta d’hausser des épaules.
Rose s’éloigna d’un pas rapide, les épaules tressautantes.
Lucy, elle, était déjà partie loin.
Scorpius hésita. Laquelle suivre ? Franchement, pourquoi se posait-il la question. Il s’élança derrière sa petite amie, d’un pas tout de même hésitant, le cœur battant… Il avait vraiment fait une boulette.
La blondinette lança un furtif regard en arrière, s’aperçu qu’il ne la laissait pas seule, son visage s’assombrit.
« Qu’est ce que tu me veux ?! cracha-t-elle.
- Bin je… M’expliquer au moins, jsais pas.
- Y a rien à dire.
- Si je pense que-
- Vas-y, je t’écoute.
- Bin… »
Ses pensées se brouillèrent, Lucy leva les yeux au ciel, poursuivit sa route. Il la rattrapa tant bien que mal.
« J’ai rien fait en fait ! C’est Rose qui s’est fait des films et qui m’a embrassé ! Moi je n’avais rien demandé, je te jure !
- Hein ! »
Les oreilles de sa petite amie – peut être plus pour longtemps – rougir d’un coup et elle se laissa tomber dans l’herbe, commençant à arracher les brins avec rage. Scorpius grogna rageusement, tapa du pied, puis souffla.
Souffla vraiment longuement, les yeux clos. Histoire de retrouver un semblant de calme et de laisser la honte le submerger.
Il était vraiment stupide. Stupide. Ne pouvait-il pas se comporter en adulte ? Assumer tout simplement ?
Il s’assit maladroitement à côté d’elle alors qu’elle avait entreprit de dépollenniser violemment un pauvre pissenlit.
« Je suis désolé, ok ? Vraiment. Je sais pas trop ce que j’aurais dû faire, mais…
- M’en parler, Scorp’, tout simplement !
- Te dire que ta cousine avec laquelle tu es très proche m’a coincée dans le local à bagages pour me rouler une pelle et que j’ai pas dit non ? » Lucy le fusilla du regard, il voulut disparaitre six pieds sous terre… Quel idiot ! « Je suis sincère, je suis vraiment désolé… Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’étais surpris je pense. Et puis en veut pas trop à Rose, ça arrive de faire des erreurs. C’était juste un baiser et franchement depuis on a plus jamais parlé, je suis vraiment désolé, Lucy, vraiment, je-
- Tais toi, je m’en fous. »
Scorpius sentit une dague se planter dans son cœur et ramena contre lui ses genoux, penaud.
Franchement, c’était mérité.
« Tu veux que je te laisse ? »
Elle ne répondit pas, ne leva même pas les yeux, trop occupée à réduire en charpie ces pauvres pissenlits. A quelques mètres, leurs amis les fixaient, comme s’ils avaient pariés sur l’issue de leur dispute et attendaient le dénouement avec hâte. Il allait s’enfermer dans les cachots jusqu’à ce qu’on en oublie son nom.
« Quand tu m’as dit que tu étais amoureux de moi cet été, tu entendais quoi ? » souffla-t-elle finalement tout bas alors qu’il commençait à se relever.
Scorpius resta interdit, ne sachant que dire.
« Bin, je t’aime, je…
- Non mais attends, c’est ça le truc. Y a une différence entre aimer et être amoureux. » Il y eut un instant de flottement un peu gênant mais assez court, Lucy reprit : « Bin être amoureux, c’est un sentiment. Ça te tombe dessus. Enfin je veux dire… Tu peux éprouver des sentiments amoureux envers Rose, ce n’est pas de ta faute, ça te tombe dessus, ça pourrait très bien m’arriver, et puis ce n’est pas grave parce que les sentiments amoureux ça disparait vite. Je ne suis pas amoureuse de toi tous les jours, Scorp. Y a des jours, je ne ressens rien, et puis d’autres, tu me mets des papillons dans le ventre, ça dépend. Par contre je t’aime. Aimer c’est un choix. Ça va au-delà des papillons dans le ventre, d’un baiser, d’une caresse. Je décide de t’aimer, toi, avec tes qualités et tes défauts. Toi, tu aimes Rose ?
- Non ! Non, je… »
Il avala difficilement sa salive, leva les yeux vers sa Lucy qui le fixait avec ses grands yeux bleus scrutateur. Sa Lucy. Il tendit la main pour attraper la sienne et elle ne se déroba pas.
« Je t’aime, par choix, avec toutes les cellules de mon être. Je n’éprouve rien pour Rose, je te le promets. J’ai été stupide, j’ai eu peur de te faire du mal, et finalement c’est comme ça que j’ai merdé le plus. Tu as raison, j’aurais du t’en parler, être honnête. Je suis un idiot fini… Mais je t’aime, c’est promis. »
Ses doigts à elle se refermèrent sur les siens et elle ferma les yeux, le visage inexpressif.
« Je te déteste.
- Je sais, je suis un idiot.
- Je vais devoir feindre de te bouder quelques jours, par contre. Question de principe. »
Scorpius sourit et eut le plaisir de la voir se détendre. Tout était dit. Et surtout, tout irait mieux.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 26 janv. 2020 - 00:07

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Thème écrit
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 352
Personnages : Frederick Chilton, Will Graham
Rating : Tout public
La panique gagne peu à peu Frederick, accentuée par l’obscurité de la pièce. Son cœur tambourine dans sa poitrine, sa respiration devient difficile et il est obligé d’allumer la lampe pour se ressaisir. Son pyjama est trempé par la sueur et ses mains tremblent furieusement alors qu’il se force à s’appliquer ses propres méthodes pour se calmer. Cependant, il ne parvient pas à oublier le cauchemar qui vient de le réveiller et, dès qu’il ferme les paupières, c’est le visage de Gideon qui apparaît dans son esprit. Le psychiatre se débat avec ses draps pour sortir du lit et il trébuche maladroitement contre la table de nuit, se cognant une jambe dans le tiroir en produisant beaucoup trop de bruit dans le silence de la nuit. Il retient de justesse un juron avant de traverser la pièce pour rejoindre la porte. Son pas est lent, peu assuré, il a peur que son rêve soit trop réel.

En sortant de la chambre, il a un instant d’arrêt. Ses pensées se remettent peu à peu en place et il se souvient avec amertume de son départ de chez lui. Frederick sent un certain chagrin l’envahir et il renifle pour retenir des larmes qu’il refuse de verser. Il avance vers la cuisine pour boire un coup afin de quitter cet état d’anxiété qui croît de minute en minute. Il n’a pas le temps d’ouvrir le placard qu’une main saisit la sienne pour l’empêcher de faire un geste de plus. Le directeur de l’hôpital psychiatrique pour détenus plonge son regard vert dans celui du consultant du FBI qui l’observe avec une certaine inquiétude. Will l’a entendu lorsqu’il a heurté le meuble de la chambre et il a aussitôt décidé d’aller voir ce qu’il se passait.

« Respire, Frederick, lui souffle l’empathe en serrant ses doigts entre les siens. »

Puis remarquant que le psychiatre est au bord du gouffre, le plus jeune l’enlace et le serre fortement contre lui en percevant ses sanglots. Il le berce longuement sans un mot, pour ne pas accentuer son embarras, même s’il aimerait pouvoir le réconforter avec les bonnes paroles.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Carminny » 26 janv. 2020 - 00:31

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Bruit
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 233
Personnages : Ann Roberts
Rating : TP
C’est étonnant à quel point l’extérieur peut être bruyant. Et encore Ann se trouve dans le jardin de son manoir, loin de toute agitation, loin de tout en fait. Il n’y a qu’elle et le bruit qui l’entoure. Les oiseaux gazouillent ou se disputent déjà la meilleure branche pour dormir. Un chat traverse les pavés à la recherche d’un endroit encore ensoleillé où continuer sa sieste. De l’autre côté de la roseraie, un cheval renâcle. Un autre se gratte la tête contre sa porte. Plus loin encore, quelques moutons brêlent et une clochette indique qu’ils changent de place. Dans la maison résonnent les tintements des casseroles nettoyées par les elfes, retentissent les rires de Wisteria, la voix grave et posée de Lord Roberts. Au sous-sol où se trouve le laboratoire, bouillonnent les potions, surveillées par le chuintement de Severus. Et si elle écoute davantage, Ann entend la brise de printemps dans les nouvelles feuilles des arbres. Elle entend les roses plier sous le poids de la brume qui se pose sur les landes. Elle entend les brins d’herbe pousser.

Au milieu de cette cacophonie de bruitages, Ann essaye de rester droite, de ne pas perdre l’équilibre, de ne pas se perdre elle-même. Mais au milieu de tout ces bruits qui ont toujours existé et qui maintenant semblent si forts, si envahissants, il y a les battements de son cœur. Elle est en vie.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Charliz » 26 janv. 2020 - 00:32

Titre : Big girls don't cry
Thème (écrit ou image) : Thème écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 296
Personnages : Victoire Weasley et Teddy Lupin
Rating : Tout public
La journée avait pourtant bien commencé.
Victoire était enfermée sous son sourire, priant pour disparaitre dans le brouhaha qui régnait toujours au terrier lors des repas de famille.
Elle devait disparaitre, mais plus encore elle devait faire disparaitre cette douleur. Poser un pansement maladroit sur son cœur qui saignait. Cacher sa peine qui en blesserait trop.
Le pire c’est qu’Adam voyait tout. C’est pour ça qu’il se tenait éloigner, pour ne pas s’exposer à une réalité qui lui ferait trop de mal. Adam, son doux époux… Si patient, compréhensif… Victoire l’aimait tant…
Mais avec Teddy… Teddy était ancré dans son être, il faisait partie d’elle, ils faisaient partis d’un tout. Teddy et Victoire. Victoire et Teddy. C’était animal. C’était…
La petite voix de Gaspard se détacha des autres au milieu du bruit. Victoire dû ravaler ses larmes, sourire, rassurer son fils, son petit garçon qui ressemblait tant à son père.
Ça n’aurait pas dû. Elle s’était trompée sur toute la ligne, l’idiote. Il aurait dû en être autrement. Son cœur saignait si fort et…
Elle croisa le regard de Teddy. Teddy qui était venu avec un autre. Putain, une jolie fille, un peu plus jeune, certes, mais cette fois ci… C’était différent. Elle était différente. Plus…
Cette Susie éclipsait Victoire. En 34 ans, ce n’était jamais arrivé.
Victoire devenait banale. Juste Victoire. Sans Teddy.
Et la page qui aurait dû être tournée bien des années plus tôt lui explosait à la face.
Teddy eu un maigre sourire et Victoire fut prise de tremblements incontrôlables.
Elle couru aux toilettes pour cacher sa gêne et une fois la porte fermée, s’effondra. S’en voulu si fort.
Teddy et Victoire, c’était fini. Maintenant, il n’y aurait plus que Adam et Victoire, et Teddy et Susie.
Et l’envie d’hurler pour oublier.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Roxane-James1 » 26 janv. 2020 - 00:35

Titre : (...But big boys do. :mrgreen:) Le son de la mort
Thème (écrit ou image) : Thème écrit
Fandom : Original
Nombre de mots : 264
Personnages : Lewis, Lee
Rating : Tout public
C’est le bruit des canons, qui le réveille. Celui de la poudre qui éclate dans le ciel. Celui du sang qui goutte dans les tranchées. Celui de la boue qui emprisonne ses bottes. C’est la pétarade d’un cœur qui meurt et l’explosion d’un souffle contre sa nuque. C’est le bruit de la mort, l’immense, l’intrépide bourdonnement de la mort, qui se rue entre ces rangées de corps rongés par le froid et la faim, le désir d’en finir et la volonté d’exister le lendemain. Lewis entend chacun de ces sons comme s’ils implosaient en lui. Ils le terrassent, l’assourdissent, le rendent fou. Jusqu’à ce que Lee apparaisse et que le bruit s’affaisse dans un grand râle dans les eaux sales du précipice.

« Tu n’as pas le droit de mourir... »

Lewis sent qu’on le pousse hors du temps, du bruit, de la nuit perpétuelle. Il sent Lee tirer sur le Voile, il le sent se débattre avec son cœur qui lâche. Il voudrait lui hurler de courir, de le laisser là, mourir dans un soupir. Ce n’est pas si grave, s’il n’est plus là demain. Ce n’est pas si grave si le monde se tait à jamais. Il est prêt à se confronter au silence infini. Pourvu que tout ce bruit ne le suive pas dans la tombe.

« Lewis, tu n’as pas le droit de mourir. »

Il pleut. Ou bien est-ce les larmes de Lee qui dégoulinent le long de son visage en feu ? Lewis ne sait plus. Les obus se sont tus. Lee a entremêlé leurs doigts. C’est fini.
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"T'es pas bête, tu réfléchis pas comme tout le monde, quoi." dixit Omicronn :mrgreen:

Speropatronum
Cracmol
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 26 janv. 2020 - 00:39

Titre : Bruit.
Thème (écrit) : Bruit
Fandom : Original
Nombre de mots : 304
Personnage : Une jeune femme
Rating : tout public

Bruit. Bruit. Bruit. Les feux d’artifices. Les cris. Les rires. Les klaxons. Bruit. Bruit. Bruit. Ça l’assaille de partout, le casque anti-bruit ne la protège pas, pas entièrement. Ça pénètre par le sol, par les murs, par sa peau, par ses ongles, par ses yeux. Bruit. Bruit. Bruit. Le monde en fête autour d’elle, et tout l’attaque. Elle aurait dû partir à la campagne, chez ses parents. Mais elle sait qu’ils n’auraient accepté son isolement. Bruit. Bruit. Bruit. Tous ces gens qui célèbrent. Soi-disant l’occasion de se retrouver, de partager. Les gens ne sont jamais aussi égoïstes qu’en cette période de l’année. Le bruit l’agresse, lui fait mal. Elle veut que cela cesse. Bruit. Bruit. Bruit. Ses bras, son corps, sa couette, elle a dressé autant de remparts qu’elle le pouvait mais il est toujours là. Sournois. Il se glisse dans chaque faille. Traverse les couches. S’associe à la lumière, aux tremblements. Bruit. Bruit. Bruit. Ça se rapproche, à sa porte peut-être. Qu’on la laisse tranquille. Elle veut que cela cesse. Elle a mal. Physiquement mal. Le sol, le plafond, les murs. Le bruit vient de partout. Le bruit. Bruit. Bruit. Bruit. Sa tête dans un coussin, serrée contre son torse et ses jambes, couverte par ses bras. Elle hurle. Qu’on se taise. Que cela cesse. Elle a mal. On l’agresse. Bruit. Bruit. Bruit. Fête. Fête. Fête. Partout on annonçait ce mot. Pour oublier la peur que génère l’avenir. Pour oublier qu’on déteste ce cousin. Qu’on est obligé de se le farcir. Pour oublier qu’on laisse des gens crever de faim. Pour oublier. Et le bruit. Bruit. Bruit. Bruit. On promet la joie. On clame la paix. On hurle, on fait la fête. Et dans sa tête, et dans son corps, tout lui fait mal. Bruit. Bruit. Bruit. Fête. Fête. Fête. Bruit. Bruit. Bruit.

Elektra Black 2
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Elektra Black 2 » 26 janv. 2020 - 00:40

Titre : Deux petits cuistots en herbe
Thème (écrit ou image) : Les deux.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 674
Personnages : Orion Black, Sothis Black, Scorpius Black.
Rating : K
Deux petits cuistots en herbe


Orion se réveilla beaucoup plus tôt que d’habitude. Une étrange odeur flottait dans l’air. Une odeur de brûlé combinée à une autre acide qui se superposaient. Il eut une seconde d’hésitation avant de repousser brusquement les draps et de sortir rapidement de son lit. Il prit le temps d’enfiler un peignoir de soir grise, ses chaussons à bout rond tout en laçant la cordelette de son déshabillé. Il ouvrit la porte de sa chambre et s’arrêta un instant dans le couloir. L’odeur était encore plus forte.

Il passa malgré tout devant les chambres de ses deux petits-fils, histoire de vérifier qu’ils n’y étaient pas, comme il le pensait bien. Puis il se dirigea tout de go vers la cuisine. Il descendit l’escalier, prit à gauche, là où trois voix lui parvenaient.

En arrivant dans l’espace cuisine-salle à manger, Orion vit ses craintes se confirmer. La jeune femme, qui l’aidait au quotidien depuis la naissance de ses petits-fils, était accoudée au plan de travail, un livre de cuisine accolé à un support devant les yeux, un enfant de chaque côté d’elle.

En entendant des pas approchés, Sothis leva ses beaux yeux gris et tomba immédiatement dans ceux de son grand-père. Il sut tout de suite que ce dernier n’était pas d’humeur à rire. Ça arrivait souvent ces temps-ci et c’était d’ailleurs la raison de sa présence ainsi que celle de son frère dans la cuisine aussi tôt dans la journée. Il fit un immense sourire à son grand-père espérant le dérider un peu et arrêter, avant même qu’elle ne commence, la tempête qui se préparait.

-Regarde grand-père ! On a fait des croissants pour le petit-déjeuner. C’est une recette de viennoiserie française. On s’est dit que ça te ferait plaisir.

Alors qu’un flot de paroles, et surtout de reproches pour le lever très matinal, allait sortir de sa bouche, Orion Black se retrouva fort dépourvu devant la petite bouille d’ange qui s’adressa à lui. Il ne pouvait tout de même pas réprimander ses petits-enfants d’avoir voulu faire un effort pour préparer le repas du matin, même si l’odeur qui se dégageait du four n’avait rien d’engageant.

-Désolée Monsieur Black. La première fournée a un peu brûlé car on a oublié de mettre les jaunes d’œufs sur les croissants pour les faire dorer. S’excusa rapidement Anna.

-Mais tu as vu, on en a réussi pleins après !

Scorpius montra du bout de la main les cinq assiettes disposées sur le plan de travail devant lui.

-Il y en a nature, dit-il en montrant deux assiettes, et pour ces trois fournées-là, on a rajouté une petite barre de chocolat au milieu de la pâte.

Orion n’eut pas le cœur à contrarier deux petits garçons. Il préféra donc s’asseoir sur un des tabourets, prit une tasse disposée devant lui, se servit en thé, rajouta un peu de lait et de sucre comme il l’aimait puis déclara :

-Puisque vous avez cuisiné si fort, je vais goûter tout de suite à ces viennoiseries françaises.

Le chef de la famille Black prit un croissant, le découpa en deux et porta une moitié à sa bouche. Il s’attendait à devoir faire semblant d’aimer ça, prit sur lui pour se dire que ce n’était qu’un mauvais moment à passer et qu’il prierait à l’avenir Anna de ne plus avoir de telles idées. Mais lorsque la pâte dorée et moelleuse arriva jusqu’à ses papilles, quand le goût explosa dans sa bouche, il savoura avec un bonheur exaltant la brioche. C’était tendre, fondant et croustillant à la fois. C’était vraiment excellent.

-J’ai vraiment l’impression que faire de la cuisine, c’est comme faire des potions, s’exclama Sothis aussitôt suivit de son frère.

Ils s’installèrent chacun d’un côté de leur grand-père et répétèrent les mêmes gestes que lui : ils prirent chacun une tasse, se servirent en thé et portèrent à leur bouche une des viennoiseries qu’ils avaient disposées sur les assiettes.

Et au vu la facilité que montraient ses deux petits-fils en potion, Orion voulait bien les laisser cuisiner comme ça à tous les repas.

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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par lilychx » 26 janv. 2020 - 00:44

Titre : Serveur pathétique
Thème (écrit ou image) : image de minuit
Fandom : original
Nombre de mots : 505
Personnages :un client et un serveur
Rating : tout public
Le serveur arrive avec panache dans la salle. Dans sa main une immense assiette fumante qu’il tient au dessus de sa tête. Il se déplace avec grâce entre les table pour parvenir jusqu'à la mienne. L’odeur de la pâte chaude envahit mes narine la salive me monte automatiquement à la bouche.

J’ai faim !

Et une pizza à l'ananas !

Annonce joyeusement le serveur tout en déposant l'immondice devant moi. Tout les autre clients commence à tourner leur regard vers moi. Je sens le jugement dans chacun de ses yeux braqués sur cette infâme pizza. Qui aurait bien pu commander un tel plat ? Quel honte mettre de l’ananas sur un met si délicieux que la pizza !

- Pardon mais je n’ai jamais commandé une pizza à l'ananas !

m’écriais-je offusqué par cette terrible mésentente.

- Mais monsieur j’ai écrit là, Table 25 pizza large à l’ananas. Et vous êtes bien assis là à la table 25 ? non ?

Mais qu’est-ce que j’en savais moi du numéros de ma table !

- Mais je m’en fou du numéros de votre table ! puisque je vous dis que je n’ai pas commandé de foutu pizza a l’ananas !

- Calmez vous monsieur ce n’ai pas de ma faute si vous ne vous souvenez plus de se que vous avez commandé !

- Mais biens sûre que si que je m’en souviens de ma commande ! Et ce n’est pas une pizza a l’ananas !!

- A oui ?! et c’est quoi alors que vous avez commandé ?!

- Une reine !

- Et moi j’ai de noté une pizza a l’ananas ! vous allez me dire que je ne suis pas foutu d’écrire correctement une commande peut être !

- Et ba oui exactement !!

- Non mais ça c’est la meilleur ! vous avez commandé une pizza à l’ananas, je vous apporte une pizza à l’ananas et maintenant vous allez bouffer votre foutu pizza a l'ananas et me foutre la paix !

- Alors ça il n’en est pas question !!!!! Je ne mangerais pas de pizza à l’ananas ! Je n’ai pas commandé de pizza à l’ananas !! J’ai commandé une reine !! relisez votre putain de calpin !

Le serveur furieux ressort son calpin et tourne frénétiquement les page jusqu'à la table 25. Et me le colle sous nez.

- Et là c’est pas noté pizza à l’ananas peut être ! me hurle-t-il dessus.

C’est effectivement noté dans une écriture peu soigné pizza à l’ananas. Je suis perdu. je n’ai pas commandé de pizza à l’ananas j’en suis sur. Personne ne commande d pizza à l’ananas ! en plus je déteste l’ananas. mon regard tombe alors sur le bord de ma table et rencontre le chiffre 52. Je me met à rire.

- Qu’est-ce qui vous fait rire comme ça ?

- Regardez donc la commande pour la table 52.

- Pourquoi je ferais ça ?

- Regardé et après vous comprendrez.

Le serveur se remet a tourner les page frénétiquement jusqu'à trouver la commande de la table 52. Il blêmit.

- Une reine.

- Et oui parce que je suis assis à la table 52 et que j’ai commandé une rein ! Donc maintenant dégagez moi cette pizza à l’ananas de sous mon nez et apportez moi ma commande !

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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Tiiki » 26 janv. 2020 - 00:51

Titre : çA n'A AuCuN SeNS
Thème (écrit ou image) : Image minuit
Fandom : HP
Nombre de mots : 366
Personnages : Ron, Hermione, George, Angelina, Molly
Rating : âmes sensibles s'abstenir

Le roux la jaugea du regard. Elle semblait le provoquer avec ses petits morceaux de fruit colorés ornant sa pâte fine et croquante. Il la manipula précautionneusement en l’approchant de son nez, mais ne distingua pas de mariages de saveurs qu’il aurait pu juger étranges. Tout semblait parfaitement harmonieux, et il ne comprenait pas les avertissements répétés d’Hermione à son propos. Elle s’était chargée de la préparation du repas avec George et Angelina plus tôt dans la matinée, il ne voyait pas pourquoi cela aurait été mauvais. Il palpa un instant le dessous de la pizza pour vérifier qu’elle n’avait pas été piégée par les cuisiniers. Il jeta un regard suspicieux à son aîné qui dévorait avec un plaisir affiché sa propre assiette. Bon, puisque tout semblait sûr… Ron avait juste hâte de se délecter de ce merveilleux plat.

Le jeune homme croqua finalement à pleines dents dans la part :

« Ch’est très bon Her-mignonne, ch’e vois pas pourquoi vouch’en faites tout un foin de ch’es pizzas à l’ananas.
— Ce n’est pas de l’ananas dont tu devrais te méfier », lui répondit tranquillement la brune en portant son verre d’eau à ses lèvres et en réprimant un sourire.

Ron jeta immédiatement la part dans son assiette, recrachant au passage deux morceaux d’ananas et un dé de jambon, tout en essuyant machinalement sa bouche. Les yeux de George pétillaient.

« Ronald ! Ton père et moi ne t’avons pas élevé comme ça ! s’exclama Molly outrée.
— Mais il a…
— Ronald, tu devrais mieux te tenir à table, singea son frère et collègue d’une voix ridiculement aiguë.
— Et toi tu es… articula-t-il en se tournant vers sa petite-amie.
— Innocente jusqu’à preuve du contraire.
— Qu’est-ce que vous avez mis dans ma part de pizza ?
— Tu le sauras bien assez tôt, le coupa Angelina en mordant avidement dans sa propre part de pizza. Molly, merci de nous recevoir ce midi, c’est vraiment un plaisir ! »
Dernière modification par Tiiki le 26 janv. 2020 - 00:58, modifié 1 fois.

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par hazalhia » 26 janv. 2020 - 00:57

Titre : /
Thème (écrit ou image) : mot et image de 23h (y'a eu un beug quand j'ai voulu publier)
Fandom : divergent
Nombre de mots : 780
Personnages : Peter et Tris
Rating : /
Tris se réveilla peu de temps avant le levé du jour.
Après son sauvetage chez les Erudits, Quatre, Peter et elle étaient retournés chez les Fraternels l’espace de quelques jours. Pour qu’elle se repose, mais aussi pour voir où en étaient Cara et Johanna de leur projet.
La veille, Quatre était repartit chez les sans-faction, pour voir ce que sa mère préparait.

C’était l’été, mais la nuit était fraîche. Sous ses pieds nus elle sentait la rosée qui recouvrait l’herbe. Un instant elle regretta d’être sortie sans veste, avec seulement son pyjama, mais elle se ravisa. Avoir froid donnait encore plus l’impression d’être en vie après être passé à un cheveux de la mort.

SOn sommeil était saccadé ses derniers temps, et elle avait dormi tout la journée à son arrivée chez les fraternels, pour récupérer de sa propre mort. Il avait beau être 5h du matin, elle savait qu’elle ne rendormirait pas.

Alors elle décida d’aller faire un tour, pour sentir la rosée sous ses pieds et humer l’odeur de la campagne le matin. Elle s’eloigna de quelques pas, quand elle tomba nez à nez sur Peter, assis sous le porche d’une cabane Fraternelle.
Après l’incident dans lequel il avait été impliqué au dîner d’hier soir, elle s’était attendu à ce qu’il reste dans sa chambre.

Il ne la vit pas tout de suite, trop occupé à faire tourner dans ses doigts un bout de ficelle, ou bien une sorte de lianne, Tris ne savait pas vraiment. Quand il l’apperçu enfin, il se fendit d’un grand sourire.

Tris leva un sourcil soupçonneux. “Peter” et “sourire” n’étaient pas deux mot qui allaient ensemble. Elle aurait eu bien des mots pour décrire ce qu’il pouvait y avoir sur le visage de Peter, y compris sa main claquant sur sa joue, mais le sourire n’en faisait pas partir. Elle ne souvenait même pas l’avoir déjà vu faire.
A moins que. Cette nuit là, peut-être, dans l’éclairage de la veilleuse de sécurité de la chambre des garde, juste avant la fin de l’initiation.
Elle secoua la tête pour sortir cette pensée de son esprit. A la palce, elle s’adossa contre l’une des poutres qui soutenait le porche.

- Tu sais Tris, tu est comme un pissenlit? déclara Peter soudainement en se levant.

La jeune fille n’avait aucune idée de ce qu’il voulait dire. l’incompréhension dû se lire sur son visage car il continua.

- Même quand on souffle dessus, tu ne cède jamais. On souffle, on souffle, et rien du tout. Tu es toujours debout.

- Un roseau. Ce que tu dis, ça fonctionne pour un roseau, pas pour un pissenlit, le repris Tris.

Vraiment? Je suis presque sûr que c’est un pissenlit, déclara à nouveau Peter en avançant vers elle.

Une fois qu’elle le vit de plus près, Tris remarqua d’autres détails au comportement étrange de Peter: sa démarche chancelante, son regard légèrement dans le vide. Et puis elle repensa à l’incident d’hier soir et tiqua : le sérum de paix.

Le sérum de paix avait avait rendu Tris particulièrement joyeux quand elle en avait fait l’expérience. Sur Peter, cela le rendait gentil.
Peter.
Gentil.
Il continua de lui faire la conversation, dont elle n’en compris que la moitié à cause de ses divagation et son entêtement à parler de pissenlit.


Et puis il parut plus lucide, enfin si cela pouvait être le mot. Il attrapa son poignet et porta sa main à sa joue.

- Je n’ai pas oublié Tris, cette nuit.

Il s’approcha encore plus. Il était proche, trop proche. Elle pensait au contraire qu’elle était tout à fait oubliable.
Contre son oreille, elle sentit la respiration de Peter. Les souvenirs de cette nuit qu’il lui murmurait, adossé contre elle, ne pouvant plus reculer contre cette poutre. Ses mains encadraient son visage, courant le long de sa joue et de son cou.
Chaque mouvement de son corps, de ses lèvres faisait remonter des sensations de cette fameuse nuit. Le secret qu’elle devait emporter dans la tombe.

Peter laissa échapper un soupir.

- Est-ce que tu aurais cru ça, qu’un jour tu me manquerait.

Non Tris n’y aurait jamais cru. Et même maintenant, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait croire des dires de Peter sous l’influence du sérum de paix.
Il laissa courir délicatement ses doigts le long du bras de Tris, et elle dû admettre que ses frissons n’avaient rien à voir avec la température ambiante.
Et quand il posa son front contre le siens, leurs nez se touchant, leurs lèvres se frolant, elle ne put s’empêcher d’agripper le tissus de son t-shirt.

Alors il l’embrassa, comme cette fois où le désespoir avait été son moteur.
Et comme la dernière fois elle y répondit
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Image


Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 26 janv. 2020 - 01:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : image pizza - ananas
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 421
Personnages : Will Graham, Hannibal Lecter
Rating : Tout public
La table de la cuisine était envahie d’ingrédients variés, assez pour préparer de la nourriture pour de longs festins. Les bols débordaient de viande blanche et rouge, de sauce tomate, de crème fraîche, de fromage, de morceaux de fruits, de champignons, de poisson, d’herbes diverses et d’olives dénoyautées. Tous les contenants étaient triés en fonction des contenus, formant une palette de couleurs qui attirait l’œil dans un mélange agréable pour la vue. L’odorat aussi était mis à contribution dans la pièce, cela était inévitable avec une telle profusion de nourriture. Un fond musical produisait un peu de bruit dans le salon mais c’était léger, comme un souffle d’air, comme un simple accompagnement qui ne froissait pas les oreilles. Tout semblait presque parfait, ce qui n’étonnait plus vraiment Will après autant de temps à côtoyer Hannibal. Le psychiatre parvenait à rendre de la beauté dans tout ce qu’il faisait, y compris à des moments où cela paraissait presque impossible. Il dressait ses plats comme un artiste mais, plus encore, il lui arrivait de faire de sa cuisine une pièce précieuse où chaque élément était à sa place, comme dans une fresque de haute valeur.

« Bonsoir Will, murmura la voix grave du Lituanien dans son dos. »

Un frisson parcourut le corps du plus jeune pour remonter dans sa nuque. Hannibal l’avait invité pour sa réception, le priant de mettre de côté sa phobie sociale pour profiter de cette soirée particulière. L’ancien chirurgien avait choisi de centrer son menu sur les pizzas, ce qui pouvait surprendre, mais il avait bien entendu revisité les célèbres mets ronds avec son style personnel. Il était évident pour Will que son psychiatre allait transformer une simple reine en une impératrice.

« Les invités sont en retard, commenta le consultant en tentant de garder un ton neutre.
— Je vous ai invité avant eux, répliqua le plus vieux. Vous aviez dit vouloir cuisiner un peu avec moi, je vous en donne l’occasion. »

Hannibal contourna l’empathe et alla chercher les pâtes vierges d’ingrédients, faisant ensuite signe à Will de le rejoindre derrière la table. Le brun obéit et se plaça à ses côtés pour préparer les pizzas, essayant d’éviter les combinaisons un peu trop audacieuses. Son regard fut toutefois attiré par l’une des créations du psychiatre sur laquelle des morceaux rectangulaires d’une teinte jaune prenaient place comme des petits îlots à l’abandon dans une mer blanche.

« Est-ce que c’est de l’ananas ?
— Bien sûr, je n’ai rien contre ce pauvre fruit. Les gens sous-estiment ses bienfaits. »
Image

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Charliz » 26 janv. 2020 - 01:14

Titre : petite Baleine
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : Tout public
Petite baleine si tu n'aimes pas l'eau
Aah tu peux pas nager !
Tu peux pas nager non non non non non !

Petite baleine si tu n'aimes pas l'eau
Tu peux pas nager !
Mais tu peux voler yeah yeah yeah yeah !

La la la la la !

Petite baleine si tu n'aimes pas l'eau, tu peux rien faire en tant qu'baleine.
Image

Elektra Black 2
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Elektra Black 2 » 26 janv. 2020 - 01:50

Titre : Se méfier ou faire confiance ?
Thème (écrit ou image) : Image.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1001
Personnages : Scorpius Black (Louis Saint-Clair).
Rating : K.
Il était venu ici sous une fausse identité. C’était préférable malgré tout. Son nom de famille était bien trop connu en Angleterre. On poserait trop de questions. Il avait donc utilisé le nom de son meilleur ami et Newt Scamander l’avait accueilli chez lui. En même temps, vu la créature qu’il trimballait avec lui, il valait mieux que le zoomage lui ouvre la porte.

Il était arrivé la veille. Scorpius avait fait des recherches en amont pour savoir où il pourrait trouver le célèbre zoologiste et il avait découvert que ce dernier vivait avec sa femme dans une sorte de ferme magique où ils recueillaient des créatures de leur monde pour les soigner avant de les relâcher dans un environnement qui leur soit adapté.

Scorpius était venu avec une petite boîte en carton dans laquelle il avait fait des trous afin de permettre à l’animal de respirer convenablement. Il avait entouré l’abri de fortune de divers sortilèges afin de rendre incartable et invisible la présence de la petite créature. Heureusement pour lui, ses sorts avaient semblé fonctionner car personne ne l’avait interpellé puis interrogé dessus. Scorpius s’était retrouvé obliger de venir par le Ministère de la Magie anglais bien qu’il aurait préféré s’abstenir. Mais le premier portoloin qu’il pouvait prendre était à destination du bâtiment officiel magique. Il aurait pu attendre un autre portoloin, mais au vu de la raison de son voyage, il avait préféré se dépêcher le plus possible.

Cela faisait deux jours que la créature était avec lui et il ne savait absolument pas comment s’en occuper. Il ne voulait pas que le petit meure dans ses bras, c’est pourquoi il prenait le risque de voyager dans de telles conditions.

En arrivant devant la petite maison, installée dans une prairie bordant l’océan atlantique, le jeune sorcier s’état attendu à des protections magiques assez puissantes, au cas où des animaux se seraient risqués vers la demeure. Mais rien de tout cela n’entourait la petite bâtisse. Des enclos se voyaient de là où Scorpius avait atterri avec le Magicobus, où différentes créatures semblaient se côtoyer mais rien d’autre.

Scorpius s’avança vers la maison, frappa à la porte d’entrée. Une femme âgée, les cheveux gris retenus en un chignon simple, ouvrit la porte et s’informa de sa venue. Après avoir déclinée son identité et la raison de son voyage, le jeune homme fut invité à entrer. L’intérieur de la demeure était chaleureux et bien entretenu. La femme le dirigea vers un bureau, beaucoup moins bien rangée que le reste des pièces, des dossiers et des parchemins s’entassant là où il y avait le moindre espace vide.

Un vieil homme, les cheveux aussi grisonnants que ceux de son épouse leva la tête vers lui. Son épouse lui présenta Scorpius et la raison de sa visite et les yeux de l’homme semblèrent flamboyés un instant. Il se précipita hors de son fauteuil, demanda à voir la créature et Scorpius eut un mouvement de recul instinctif sur le coup. Puis il ouvrit la petite boîte, souleva délicatement le couvercle pour ne pas faire peur à l’endormi et présenta l’ouverture à l’homme.

Ce dernier était ébahi, il avança timidement une main vers l’animal recouvert de fourrure noire, si noire qu’elle apparaissait bleutée, mais à l’instant où sa main entra en contact avec les poils, une décharge électrique la parcourue. La sensation avait dû sûrement traverser l’animal également car il se réveilla, s’agita en constatant l’apparition d’un nouvel individu et tourna la tête dans tous les sens afin d’apercevoir l’humain qui l’avait nourri jusque-là. Il sauta hors de la boîte avec une agilité surprenante pour un nouveau-né de deux jours et se cala entre le cou et l’épaule de Scorpius. Le jeune homme posa immédiatement une main sur l’animal afin de le calmer et d’assurer son équilibre et aussitôt l’animal se mit à ronronner.

-C’est extraordinaire ! C’est une toute jeune Nimda, une panthère des jungles, assez proche du Nundu. Je n’en avais encore jamais vu d’aussi près. J’ai pu en approcher de loin une fois, lors d’un de mes voyages en Afrique Australe, mais jamais comme ceci. Comment se fait-il que vous l’ayez avec vous ?

Alors Scorpius raconta sa rencontre avec la petite créature dans la jungle africaine lors de sa dernière colonie de vacances à l’école Uagadou. Le vieil homme semblait impressionner de son histoire et intima au jeune étudiant de bien garder à l’œil son animal.

-Maintenant, elle est liée à toi. Tu vas devoir prendre soin d’elle car sa mère n’a pas pu le faire. Je peux te donner des conseils, mais il faudra aussi que tu composes avec son comportement. N’oublie surtout jamais qu’elle reste un animal sauvage et qu’en aucun cas, elle ne te sera soumise.

-C’est donc une femelle.

-Oui. La fourrure noire est caractéristique. La différenciation sexuelle se fait aussi de façon visuelle pour cette espèce.
Le zoomage continua d’énumérer encore quelques conseils à Scorpius pour qu’il puisse prendre soin de son nouvel ami et proposa au jeune homme de rester pour la nuit afin d’examiner en détails sa compagne à poils et de s’assurer qu’elle ne manque de rien. Scorpius accepta avec reconnaissance les conseils et la proposition du zoologiste.

Le lendemain après-midi, il était au bord de la falaise, le vent parcourant la prairie quand il entendit une voix derrière lui.

-Mon grand-père m’a dit que tu lui avais ramené une drôle de créature.

Un jeune homme d’à peu près son âge venait à sa rencontre. Scorpius s’étonna de sa présence à ses côtés mais le garçon lui expliqua que son père était parti en voyage en Inde et qu’il avait préféré laisser son fils avec son grand-père le temps que les vacances prennent fin et qu’il reparte à Poudlard.

-Oui, ton grand-père s’occupe d’un animal que j’ai trouvé en Afrique et comme je n’étais pas sûr de ce qu’il fallait faire, j’ai préféré m’adresser à un spécialiste. Et personne n’est plus spécialiste que Newt Scamander !

-Oui ça c’est sûr. Rigola l’autre jeune homme.

Speropatronum
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 26 janv. 2020 - 01:58

Titre : Varan (d'accord, je n'avais pas vraiment d'idées pour le titre ^^)
Thème : le tableau de 1h
Fandom : Original
Nombre de mots : 834
Personnages : Audrey et Virginie (OC)
Rating : tout public

Je penche la tête. Peut-être qu’ainsi … ? Non, toujours pas. En prenant du recul non plus. En plissant les yeux ? Non, rien à faire. Vraiment, cela semble être un mystère insoluble. Un bras entourant ma taille et une tête se posant sur mon épaule me sortent de ma … contemplation sceptique.

« Tu aimes vraiment ce tableau ?
- Quoi ?! »

Je me retourne, insurgée, vers Virginie.

« Eh bien, tu l’observes depuis dix bonnes minutes alors … Tu sais, si c’est celui-là que tu veux pour décorer notre salon, moi ça me va. Je le trouve … inspirant. »

Choquée, je me détache complètement de son étreinte et recule de quelques pas.

« Vi’, moi vivante, jamais cette horreur ne franchit le seuil de notre maison. »

Sous le coup de l’émotion et oubliant que nous nous trouvons dans une galerie d’art, j’ai parlé un peu fort. Mais je ne peux laisser passer une telle chose. Je sais que la femme de vie, le soleil de mes nuits, celle qui fait battre mon cœur, … a des goûts parfois discutables en décoration, mais là ça dépasse l’entendement. Ce pourrait même être un motif de divorce si nous étions mariées. Non, je ne pourrais supporter une telle décision. Mon exclamation nous donne droit à quelques regards indignés mais je ne m’en préoccupe pas. Ce genre de regards, j’en ai l’habitude. Ce qui me déstabilise en revanche, c’est le fou-rire qui commence à gagner Virginie, lui provoquant des petits hoquets à la fois pathétiques et mignons. Et nous sommes finalement obligées de sortir de la salle sous les regards courroucés des autres visiteureuses, ne souhaitant pas particulièrement avoir droit à un lynchage public.

« Mon dieu ta tête, c’était épique. »

Comprenant qu’elle se moque de moi, je prends néanmoins soin d’éclaircir la situation.

« Donc tu ne souhaites pas ramener cette … ce tableau chez nous ?
- Seigneur non ! Tu me vois accrocher ça aux murs de notre salon ? Sincèrement tu me déçois, je ne savais pas que tu avais une si piètre opinion de mes goûts.
- Donc ce truc ne se retrouvera jamais à la maison ? Ni rien d’approchant ?
- Non, bien sûr ! Enfin, sauf si l’artiste a réalisé la même œuvre mais avec un varan.
- Un var… ? Ok, tu te fiches de moi. »

J’aime bien son rire. Même quand elle se moque de moi. On dirait un chant de clochettes, avec par moment un cri de canard ou un croassement de crapaud. Son rire est une parfaite synthèse de tout ce qu’elle est. Mais en ce moment il a pour but de rire de moi, alors je me dois de riposter.

« Ça me fait penser. Estelle a un nouvel animal de compagnie, Follet, et elle m’a demandé si nous pouvions l’accueillir chez nous le temps de son voyage en Allemagne. J’ai accepté et elle devrait l’apporter demain dans la matinée.
- Ok, j’aurais préféré que tu m’en parles avant mais bon … Tant que tu en prends l’entière responsabilité, ma foi … C’est quoi comme animal ?
- Une mygale.
- Quoi ? »

Je jurerai que ses pieds ont décollé du sol tant elle a sursauté fort. Mes tympans ne ressortiront peut-être pas indemnes de cette aventure. Mais ça en valait la peine. Mon sourire moqueur me dénonce cependant rapidement et je vois ses yeux se remplir d’une fausse colère.

« Toi ! Je te jure, un jour tu retrouveras tous tes habits teints en rose et il ne faudra pas se demander d’où ça vient. »

Sachant qu’elle a déjà coloré l’un de mes pyjamas en rose pastel – par mégarde parait-il mais je conserve des doutes là-dessus – je décide qu’il est grand temps de mettre fin à cette simili dispute. Nous sommes toujours dans le hall de la galerie, en pleine journée, sans trop de monde autour de nous. Je pose ma main sur sa nuque et rapproche ma tête de la sienne, elle poursuit le chemin et nous nous embrassons. Ses lèvres ont le goût du café qu’elle a bu avant de venir. Mais je crois que peu importe le goût, j’aimerai toujours autant ses baisers. Depuis notre séparation depuis notre remise en couple, j’ai appris à apprécier tous ces petits gestes du quotidien. Cela peut paraître niais, et ça l’est sûrement, mais je trouve qu’elle n’est jamais plus belle qu’au lever – entièrement vêtue – et qu’elle m’offre son premier sourire, juste pour être là. Elle se détache finalement de moi, ses bras entourant toujours mon cou.

« Bon, d’accord, je veux bien te pardonner pour cette fois.
- Je te rappelle que c’est toi qui a commencé.
- Tttt. Si tu continues je crains que tu ne doives me présenter de nouvelles excuses. »

Un sourire joueur étire mes lèvres alors qu’elle me défie de ses yeux plein de malices.

« C’est toi qui a commencé. », murmurais-je en me penchant à nouveau vers elle.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 26 janv. 2020 - 02:04

Titre : /
Thème : Dystopie
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 732
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
La psychologue dévisage l’agent avec beaucoup d’attention, remplissant quelques cases du dossier à la suite des différentes réponses qu’il vient de lui donner. Il est agacé par tous ces tests obligatoires auxquelles chaque employé du MI-6 a dû se soumettre à cause des derniers événements. Les attaques successives sur leur quartier général ont ébranlé les certitudes des britanniques en leur montrant que leur sécurité n’était plus garantie, ce qui a provoqué un mouvement de panique. James était là lorsqu’il y a eu les explosions dans les bureaux des plus hauts gradés et il n’oublie pas l’angoisse qui l’a saisi. Cependant, ce n’est pas quelque chose qu’il avouera à la femme qui l’interroge longuement depuis un temps qui lui semble indéfini. Il sait qu’ils ne sont pas seuls, que Mallory est derrière la vitre sans tain à écouter ses paroles, que des autres représentants de l’état attendent eux-aussi à l’affût de la moindre phrase qui pourrait les pousser à demander une expulsion. Le double zéro a appris par des bruits de couloir que certains de ses collègues ont été remerciés en raison d’un mental devenu instable au fil des missions. Il ne tient pas à être classé parmi les plus fragiles, il mesure chaque mot qui sort de sa bouche malgré l’envie pressante de quitter la pièce et de ne plus y remettre les pieds.

« Comment qualifiez-vous votre vie, Monsieur Bond ? Est-ce qu’elle serait plutôt un rêve devenu réalité ? Un cauchemar continu ? Une aventure exaltante ? »

L’agent esquisse un rictus amer face à autant de qualificatifs qu’il trouve inadaptés. A-t-il seulement rêvé un jour de servir son pays en étant un homme de l’ombre ? Peut-être bien, cela est possible dans la tête d’un enfant ayant perdu sa famille. Un cauchemar ? Parfois, lorsque toutes les personnes qui croisent sa route finissent par disparaître entre les griffes acérées de la mort. Une aventure ? Toutes ses missions lui procurent de l’adrénaline et il joue sa vie assez régulièrement mais il n’est plus certain d’y voir des aventures.

« C’est une dystopie. »

La réponse franchit ses lèvres avant qu’il puisse la retenir. L’expression surprise de la psychiatre le fait sourire plus encore et il croise les bras avec nonchalance en soutenant son regard sans ciller.

« Une dystopie ?
— Un monde où le bonheur n’est rien qu’un mot qui ne devient jamais concret. Vous voyez tous ceux que vous aimez être les proies de vos adversaires, sans pouvoir les aider. Un monde où le gouvernement lui-même n’est qu’un vaste complot visant à vous mettre plus bas que terre. Voilà ce qu’est ma vie à mes yeux.
— C’est un aveu de faiblesse, Monsieur Bond, remarque la psychologue. Vous êtes en train de me dire que vous ne supportez plus votre travail.
— Ce ne sont pas mes mots, réplique le double zéro. Vous m’avez demandé de qualifier ma vie, je viens de le faire. Je suis pourtant fidèle à mon boulot et je n’y renoncerai pas. »

Sans attendre l’accord de la femme, James se lève et sort de la pièce après un coup d’œil indéchiffrable vers la vitre sans tain. Il vient seulement de franchir le seuil de la salle où se sont déroulés les tests qu’il est pris à part par M qui l’entraîne vers un couloir moins fréquenté. Le visage fermé et les lèvres pincées de Mallory prouvent à l’agent de terrain qu’il a commis des erreurs mais il est trop tard pour faire demi-tour. Son supérieur s’assure de l’absence d’espions avant de le faire entrer dans une salle de réunion vide dont il referme la porte avec brusquerie.

« Une dystopie, Bond ? Qu’est-ce qui vous passe par la tête ?
— Vous vouliez que je sois franc, je l’ai été. Vous avez peur de la réaction de vos amis les politiques ? J’imagine qu’ils seront surpris de vous avoir vu partir comme une furie.
— Je suis extrêmement sérieux et j’aimerais que vous le soyez aussi. Notre service est à deux doigts d’être complètement fermé, double zéro sept, et je refuse de mettre mes agents à la porte. N’auriez-vous pas pu proposer autre chose de moins polémique ?
— Croyez-moi, ma réponse aurait pu être pire. Parce que je suppose, sans doute à raison, que vous n’auriez pas apprécié m’entendre parler de ce que je ressens pour vous. La dystopie me paraissait beaucoup plus facile à avouer. »
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Speropatronum
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 26 janv. 2020 - 02:33

Titre : Un instant suspendu dans l'éternité
Thème : image de 2h
Fandom : Original
Nombre de mots : 208
Personnages : 4 amies étudiantes
Rating : tout public
C’était un instant suspendu dans l’éternité. Un de ces moments que l’on devine déjà trop court alors qu’on le voudrait éternel. Un de ces moments où l’on se force à oublier que le temps s’écoule. Elles étaient assises, là, ensemble. Ensemble comme elles l’étaient depuis cinq ans. Ensemble comme elles ne le seraient plus le lendemain. Car un bout de papier indiquerait qu’elles avaient validé une partie de leur vie, qu’elles devaient se diriger vers l’étape suivante. Une étape qui serait différente pour chacune d’entre elles, Une étape qui les sépareraient. Oh, elles garderaient contact, elles se l’étaient promis. Les réseaux sociaux avaient du bon en ce sens. Mais elles cesseraient de se voir tous les jours. Elles cesseraient de partager la majorité de leurs journées ensemble. Elles cesseraient d’avoir la majorité de leurs souvenirs en commun. Bientôt une page se tournerait, bientôt elles se sépareraient, bientôt … Alors pour l’heure, elles enregistraient encore une fois les voix de leurs amies, ces lueurs s’allumant dans leurs yeux lorsqu’elles riaient. Encore un rire, encore un souvenir. Et le temps s’écoulait sans qu’elles n’y prêtent trop attention dans leur petite bulle d’éternité. Bientôt la réalité les rattraperait, oui bientôt. Mais pour l’heure elles vivaient un instant suspendu dans l’éternité …

Speropatronum
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Speropatronum » 26 janv. 2020 - 02:52

Titre : Elle
Thème : Beauté
Fandom : Original
Nombre de mots : 358
Personnage : Alix (OC)
Rating : tout pulic
Elle était belle. C’était la première chose qui l’avait frappée lorsqu’elle l’avait vue pour la première fois. La deuxième avait évidemment été sa canne blanche. Depuis plein de choses l’avaient marquée, l’avaient frappée, l’amenant peu à peu à changer son regard sur elle. Si aujourd’hui on lui demandait quelle était sa plus grande qualité, elle répondrait à nouveau sa beauté. Mais pas seulement sa beauté physique, non, sa beauté intérieure. Chaque jour qui passait elle s’émerveillait d’avoir gagné son amitié, de mériter cette femme solaire à ses côtés. Bien sûr elle savait que jamais elle ne lui rendrait ses sentiments, elle savait qu’elle serait un jour condamnée à la voir se construire une vie auprès d’un homme. Mais comment pourrait-elle envisager de s’éloigner ? Elle qui la faisait rire, elle qui la réconfortait, elle qui était si forte, elle qui était si stable. Elle-même avait toujours tendance à s’éparpiller aux quatre vents, à s’entourer de bruit et de gens, à en faire des tonnes pour faire taire ses blessures. Son frère la suivait en partie dans ses frasques. Et même si elle savait que toujours elle pourrait compter sur lui, il n’était pas elle. Elle, ce rocher dans la tempête auquel elle pourrait toujours se raccrocher. Ses autres amis parfois se moquaient en l’entendant régulièrement parler d’elle. « Dis, tu n’en serais pas un peu amoureuse par hasard ? » Oui, bien sûr, mais c’était aussi tellement plus. Elle savait qu’elle pouvait lui dire « Je t’aime. » et que l’autre répondrait toujours « Je sais. » Jamais elle ne lui retournait ces trois mots, jamais dans ce contexte en tout cas. Car jamais elle n’aurait voulu lui donner de faux espoirs, jamais elle ne permettrait à l’ambigüité d’insinuer ses racines entre elles. Leur couple n’avait jamais été une option, tout juste un fantasme. Mais l’avoir pour toujours à ses côtés la comblait assez. Du moins c’est ce qu’elle aimait se convaincre à croire. Mais elle n’aurait su s’éloigner. Alors elle riait, elle parlait, elle s’expandait. Et parfois, seule chez elle, elle s’accordait le droit de pleurer, se demandant pourquoi c’était elle qui devait ainsi posséder son cœur.

Verrouillé

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