[Textes] Nuit du 25 janvier 2020

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AliceJeanne
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[Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par AliceJeanne » 25 janv. 2020 - 19:19

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit ou image) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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BellaCarlisle
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 25 janv. 2020 - 20:13

Titre : Derrière la porte
Thème : Sanglot
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 165 (compteur en ligne à vérifier)
Personnages : Sylya (OC)
Rating : Tout public
Le chagrin lui noue la gorge mais Sylya repousse son besoin de solitude. Les cris de Lucian sont perceptibles dans tout le château, certains vampires savourent la plainte du lycan tandis que d'autres apprécient de savoir que justice a été rendue. Pour la jeune femme, il n'est pas question d'un jugement équitable, tout est allé trop vite. Les deux amants n'ont eu aucune chance face aux Conseillers, ils n'ont pas pu se défendre et ont connu une condamnation rapide. L'informatrice n'accepte pas ce qu'il s'est passé mais ce n'est pas ce qui lui importe le plus. Viktor a disparu après sa sortie de la salle et elle craint ce qu'il pourrait faire sous la colère et la peine.

C'est en arrivant devant la chambre de l'Aîné qu'elle comprend que plus rien ne sera comme avant. Les sanglots qui percent le silence derrière la porte sont la preuve que tout est brisé.
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Bellatrix1992
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bellatrix1992 » 25 janv. 2020 - 20:54

Défi n°1 de 20h!!!!

Titre : Espèce de Balance!
Défi (scénaristique ou stylistique) : Balance
Fandom : Original
Nombre de mots : 802
Personnages : OC
Rating : tout public
Chapitre 3 : Espèce de balance !

Pourquoi un délateur est-il traité de balance ? Ce terme extrêmement péjoratif cache mal une vérité profonde : la balance est l’attribut de Thémis, déesse de la justice.
Au fin fond de cette salle de classe, à deux cent mètres de la frontière allemande au cœur d’un bassin houiller sinistré, la chose prenait tout son sens. Dans le collège du gros bourg où j’enseigne, où le pouvoir des truands se nourrit de l’omerta qu’ils entretiennent, la balance de la justice (et de la loi) est bien souvent mal vue.

Je ne parle pas forcément des premiers auxquels l’imaginaire collectif a tendance à penser. Pourtant c’est vrai, quelques enfants, des « petits caïds de cité » qui n’ont pas quinze ans peuvent faire la pluie et le beau temps là où ils vivent, au mépris de toute loi et de toute justice. Mais, ils ne sont ni les seuls, ni les premiers, ni même les plus dangereux.
Les plus redoutables de ces tyrans adultes n’aiment pas plus « les balances » que les petits caïds qu’ils encadrent parfois. Seulement, ils emploient d’autres termes pour les neutraliser « relation de confiance entre collègues », « donnant-donnant », « confidentialité »… Ces tyrans adultes, c’est ceux que l’on nomme parfois les ripoux.
Qu’ils trahissent leur fonction, se laissent corrompre ou abusent de leur pouvoir pour opprimer les plus fragiles, ces tyrans s’ingénient à contourner loi et justice par la dissimulation ou l’intimidation.

Alors, quand la petit Mathéo s’est écrié devant le portrait en pieds de Louis XIV : « Mais en fait, la justice, c’est une balance ?! », la vérité m’a frappée à mon tour. Presque invisible à côté de la puissance écrasante du roi-soleil, Thémis nous faisait pourtant un sacré clin d’œil par l’éclat doré de sa balance.
Minuscule et fragile dans cette peinture pluriséculaire, elle avait pourtant réussi à imposer une discrète présence qui semblait nous murmurer :

« Le pouvoir n’est jamais absolu. »


Cela semblait totalement incongru, et pourtant c’est vrai : les puissants vacillent lorsque leurs malversations sont révélées. Les forces se rééquilibrent et les plus faibles peuvent parfois relever la tête.
Peu à peu, la vérité s’insinuait en moi, terrible : j’étais une de ces balances en effet. Une de celles qui à tendance à en dire trop, bouleversant les jeux d’alliances, déstabilisant et me faisant haïr. Dans le milieu où je travaille, il se disait même qu’on ne pouvait pas me faire confiance. Sur ce dernier point cependant, la rumeur publique se trompait. La dénonciation dont je m’étais soit-disant rendue coupable n’avait jamais eu lieu, car je n’avais pas été au courant de la situation avant que l’on ne m’accuse.

Mais pour le reste… N’avais-je pas dévoilé à Madame Marsall la surveillance exercée par Monsieur Lagneaux ? Et à Monsieur Lagneaux le contenu de cette dispute avec Madame Marsall ainsi que l’attitude qu’elle avait eu à mon égard ? Après tout je n’avais pas craqué sans raison.
N’avais-je pas averti les collègues lorsque Michèle était sortie du bureau du Principal alors qu’il venait de la forcer à signer un papier destiné à la mettre en cause ? Un beau règlement de compte après qu’elle ait résisté à la directrice de Segpa. Le lendemain, le collège voyait tous ses professeurs se mettre en grève.
Et cette année, n’avais-je pas entretenu avec Christian cette relation suivie, et ne lui avais-je pas révélé tout ce que je savais sur Madame Marsall, sa tutrice ?
J’en avais déjà quelques autres comme ceux-là à mon actif, et pourtant les remords n’arrivaient pas à venir. Je ne vois toujours pas comment j’aurais pu agir autrement dans le contexte. Je n’ai jamais su m’écraser devant l’injustice, ni tolérer qu’un des mes proches se retrouve en danger.

Alors, en cette matinée d’Avril, face à Madame Marsall et Monsieur Lagneaux, réconciliés et visiblement décidés à me faire rendre gorge, j’ai décidé d’assumer :

- Je suis une balance, en effet, ai-je répliqué calmement. Je suis une balance qui ne supporte ni les abus, ni le déséquilibre. Et vous l’avez appris à vos dépends. Mais, savez-vous pourquoi vous avez tant besoin que je me sente coupable ?

Monsieur Lagneaux m’a lancé un de ses regards supérieurs, qui à présent n’avaient même plus le pouvoir de m’agacer tant je les trouvais grotesques. Je m’attendais à ce qu’il réponde, balayant ma phrase, mais il s’est contenté d’essayer de me faire baisser les yeux, sans succès. Alors son regard s’est fait polaire et assassin.

- La raison du plus fort est toujours la meilleure, ai-je poursuivi. Mais c’est sous réserve qu’il parvienne à l’imposer. Et honnêtement Messieurs-dames, je n’ai plus aucun scrupule à balancer un des mes poids en cuivre à la gueule d’un loup qui lorgnerait de trop près un petit mouton...

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Roxane-James1
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Roxane-James1 » 25 janv. 2020 - 20:55

Titre : Le prix de la justice
Thème : Sanglot + image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 465
Personnages : Théodore Nott
Rating : Tout public
Théodore poussa les portes du tribunal, le nez enfoncé dans son écharpe pour masquer les tremblements de ses lèvres. Les bancs étaient déserts, et les chaises des magistrats vides pour la plupart. A l’exception de quelques visages noyés dans la brume de l’émotion, personne ne s’était donné la peine de se déplacer pour suivre le procès. La communauté magique désirait aller de l’avant, et les affaires juridiques étaient déjà amplement relayées par la presse en cette morose période d’après-guerre pour qu’on n’accoure au tribunal. C’est donc seul, sans ami ni famille pour l’épauler, que Théodore prit place sur le banc réservé aux témoins de la défense tandis que son père siégeait sur le fauteuil de l’accusé, le dos bien droit, le menton levé vers le plafond.

L’audience commença dans le silence le plus complet. Un délégué du Magenmagot exposa les faits et rapporta sans détour les agissements de son père sous le gouvernement de Voldemort. Il protesta vivement mais Théodore eut l’impression que ses cris se perdaient dans le néant à chaque fois qu’il tentait de parler.

Nerveux, le jeune homme gardait les mains enfoncées dans les poches de sa cape, le regard baissé sur ses chaussures. Bientôt, viendrait son tour de parole. Il devrait plaider en faveur de son père, parce que… parce qu’il s’agissait de son père. Mais Théodore ne pouvait s’empêcher de songer avec une rage presque dérisoire qu’il n’aurait pas dû en être ainsi. Il n’aurait pas dû, lui, défendre un homme qu’il haïssait de toutes ses forces au point de ne plus pouvoir respirer librement. Il lui semblait qu’un poignard empoisonné s’était enfoncé entre ses côtes, le déchirant de toutes parts. Allait-il vraiment ouvrir les lèvres pour protéger cet homme blafard qui avait tué sa mère de ses mains et des centaines d’inconnus ? Allait-il vraiment plaider la cause de cet homme qui lui donnait la nausée ? Théodore aurait voulu disparaître. Se noyer dans le gris poussiéreux de ce déplorable été. Vomir sa haine au visage de son père. S’enfuir loin de la foule déchaînée, des appareils photos et des souvenirs d’antan. Théodore ne voulait plus de tout cela. De ce nom ensanglanté qui étouffait ses matinées. De cette bile qui remontait dans sa trachée. Théodore était un autre, un étranger. Du moins, le serait-il complètement s’il n’accomplissait pas ce que lui dictait sa conscience.

Aussi Théodore se leva-t-il, magma de larmes et de feu, et asséna les mots tranchants qui condamnèrent celui qu’on nommait « son père ». Azkaban l’accueillerait à bras ouverts. La Justice avala ses paroles et le poids qui alourdissait ses épaules se consuma.
Bientôt, oui, bientôt, Théodore serait aussi léger que la plume d’un oiseau.
En attendant, il lui faudrait se réconcilier avec les larmes noires qui dévalaient ses joues, dans un dernier sanglot.

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"T'es pas bête, tu réfléchis pas comme tout le monde, quoi." dixit Omicronn :mrgreen:

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hazalhia
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par hazalhia » 25 janv. 2020 - 20:59

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : image de 20h
Fandom : divergente
Nombre de mots : 426
Personnages : Peter
Rating :/
“Et merde!”

Le poing de Peter s'écrasa violemment contre le mur. Si les phalanges de l’Audacieux résistèrent, il n’en fut pas de même contre le mur blanc du couloir qui s’étendait à l’infini devant lui.
Peter avait toujours été content de penser qu’il se trouverais toujours du côté des gagnants. Son opportunisme n’avais jamais été source de préoccupation. Au contraire, il trouvait cette facette de sa personnalité….pratique. C’était un instinct de survie comme un autre.

Mais il semblait que dès que Tris Prior était dans les parages, son instinct n’était plus très fiable. Depuis des semaines qu’il était là, après avoir rejoint le groupe d’Audacieux associé aux Erudit pour faire la chasse aux divergents, il s’était habitué à ce nouvel environnement. Blanc, aseptisé, les lubies de Jeanine.
Il avait vu, s’était occupé, d’un certain nombre de prisonnier. Et puis elle était arrivée, s’était livrée de son plein gré. Tris, celle qu’il avait toujours haïe car malgré les apparence, elle était l’idéal de la recrue Audacieux. Tenace, forte, volontaire, tête brûlée, là ou il n’était que manipulateur, cruel et opportuniste.


En la revoyant, il avait d’abord tenté son habituel mépris. Il savait faire, elle était habituée, cela convenait à tout le monde. Mais la revoir avait raviver de vieux souvenirs:
La fois où elle l’avait sauvé chez les Fraternel, l’empêchant de se prendre cette balle.
L’enseignement qu’il avait reçu chez les Sincère, même s’il avait souvent choisi de le mettre de côté. Et d’autres choses qu’il préférait garder pour lui.

Elle l’avait sauvé. Elle devait mourir demain matin. Cette justice là était pourtant simple. Une vie pour une vie.

Peter donna un coup de pied rageur dans un obstacle imaginaire. Il était du côté des vainqueur, il allait pouvoir avoir la belle vie qu’il avait toujours souhaité. Il briguait même un poste influent dans le nouvel ordre que Jeanine allait instaurer dans la ville. Et voilà que , tout comme pendant l’initiation, Tris Prior balayais une fois de plus tous ses plans.

Elle ravivait par bribes ce que ses parents se tuaient à lui répéter les rares fois où il les voyait. La vie était une question d’équilibre, et la justice représentait cet équilibre. Il avait une dette envers elle, une dette de vie, et il allait devoir la sauver. Ne serait-ce que pour remettre les comptes à zéro entre eux.


Lui qui avait essayé de la jeter dans le gouffre, se retrouvait à devoir la sauver.

En s’enfonçant dans le couloir, en quête d’une idée, Peter songea à quel point la vie pouvait se montrer ironique.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

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Tiiki
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Tiiki » 25 janv. 2020 - 21:01

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Sanglot
Fandom : HP
Nombre de mots : 650
Personnages : Ginny Weasley / ?
Rating : /
La fille Weasley ne s’était pas attendue à croiser qui que ce soit sur son chemin ce jour-là, mais il était de ces journées qui étaient soudain bouleversées par des rencontres imprévues. Au détour d’un couloir ou à l’entrée d’une salle, soudain, vous tombiez nez-à-nez avec quelqu’un et cela changeait tous vos plans. Soudain Ginny Weasley était tombée nez-à-nez avec quelqu’un et cela avait presque failli changer tous ses plans.

La silhouette lui tournait le dos, mais ses gémissements ne lui en retournaient pas moins l’estomac. Elle pouvait presque imaginer ses yeux bordés de tristesse. Maintenant qu’elle la voyait, ravagée par le chagrin, coulant contre les murs carrelés, elle hésitait presque à faire marche arrière. Il lui semblait qu’elle venait d’interrompre quelque chose d’éminemment intime, quelque chose de très personnel qu’elle n’aurait jamais dû ne serait-ce qu’imaginer. Des ploc! réguliers perturbaient la mélodie fascinante de la désolation, et cela rendait la composition d’autant plus pathétique.

La jeune fille — car ce devait être une jeune fille — n’avait guère plus de quatorze ans. Physiquement en tout cas, elle ne devait pas être beaucoup plus âgée qu’elle, mais dans le silence ténu qui encadrait ses respirations saccadées, le temps ne semblait plus avoir d’importance. Elle devenait la souffrance incarnée. A onze ans, c’était bien la première fois que la benjamine des Weasley était confrontée à cette étrange sonorité. Dans les lamentations de l’autre, elle entendait le son étrange et inédit de la douleur dans toute sa simplicité.

La Gryffondor se laissa un moment émouvoir, le cœur en éponge. Il n’était jamais agréable de voir quelqu’un déverser autant de tristesse et de désespoir. L’adolescente éplorée hoqueta. Elle poussait maintenant de longs soupirs, et Ginny n’aurait honnêtement jamais pu soupçonner que quiconque ait autant de souffle, cela lui semblait surhumain.

« Elle n'a rien fait de mal ! hurla-t-elle, tout à coup hystérique. Elle a juste eu le malheur d'exister ! »

Même pour une jeune fille, sa voix était anormalement aiguë. C’était de ces voix à vous faire dresser les poils sur la nuque et à vous faire grincer les dents. C’était de ces voix qui vous revenaient en rêves pour vous plonger dans vos pires cauchemars. Ginny caressa d’un air distrait la couverture en cuir du livre qu’elle tenait entre les mains. Elle hésitait à aller la réconforter, parce que ça lui crevait le cœur de voir autant de souffrance concentrée en un seul petit être. Mais… elle ne devait pas non plus être vue. Le spectre gémit et les reniflements reprirent de plus belle. Sa raison fut plus forte que les sanglots de l’autre.

Après tout… qui viendrait délibérément jusqu’ici ? Qui pourrait remonter jusqu’à elle si elle prenait soudain ses jambes à son cou ? Elle serra si fort l’objet au niveau de la reliure avec la pulpe de ses ongles qu’elle s’étonna qu’il ne se pare pas de griffures profondes. Elle le fixa un instant avec une fascination mêlée de répulsion. Il suffisait juste qu’elle trouve assez de courage pour amorcer un mouvement… une fois qu’elle s’en serait débarrassée, personne ne suspecterait jamais rien à propos de ce journal apparemment vierge. De ses petits bras chétifs, elle balança la dernière chose qui la reliait à Tom sur les carreaux déjà inondées des toilettes des filles. Avec un peu de chance, il s’imbiberait des larmes de Mimi avant que quelqu’un ne le retrouve.

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Adhara
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Adhara » 25 janv. 2020 - 21:02

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Sanglot
Fandom : original
Nombre de mots : 130
Personnages : /
Rating :/
L’homme lui fit un signe de tête et s’éloigna. Elle le regarda partir avec son enfant. Elle essaya de toutes ses forces de retenir ses larmes, mais juste avant qu’ils ne disparaissent derrière les premiers arbres de la forêt, elle craqua. Elle tomba à genoux et éclata en sanglots. Comment en étaient-ils arrivés là ? Alors qu’ils disparaissaient de champ de vision, elle se projeta vers l’avant, prête à tout pour récupérer sa fille.

Elle ne fit que quelques pas avant que son mari ne l’attrape et la retienne. Elle hurla, se débattit et lorsqu’elle se retourna pour le frapper, elle les vit les larmes dans yeux. Il le savait, et elle aussi : ils n’avaient pas le choix, c’était la seule solution pour qu’elle ait une chance de survivre.

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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Carminny » 25 janv. 2020 - 21:08

Titre : /
Thème : Sanglot
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 297
Personnages : Ann, Wisteria et Valerian Roberts (OCs)
Rating : TP
Un cri désespéré résonna à travers le manoir en ce tôt matin de mai. Ann Roberts ouvrit les yeux et, comme chaque matin depuis presque neuf ans, se rappela de la réalité. Soupirant, elle se leva et se saisit de sa baguette, puis se précipita vers l’origine du cri. Son père la rattrapa dans les escaliers puisqu’elle peinait toujours un peu avec leur hauteur – pourquoi les marches ne pouvaient-ils pas avoir la même taille à Poudlard et au manoir ?
– C’était Wisteria, s’inquiéta le vieux sorcier. J’espère qu’elle n’a pas voulu essayer le balai de mon grand-oncle Jacob.
– Tellement rassurant, grinça des dents Ann. Dépêche-toi plutôt d’aller voir.
Son père la dépassa rapidement et se dirigea vers le petit salon qui s’était établi en tant que pièce principale depuis la guerre. Sa fille pouvait y avoir fait n’importe quoi ! Et n’importe quoi aurait pu lui arriver ! Un éclat de magie involontaire, une explosion de potion – alors qu’elle savait qu’elle ne devait en préparer qu’au laboratoire avec Severus –, un tremblement de terre local, un incendie à partir de la cheminée… Il y avait tant de possibilités.
Elle agita sa baguette pile à temps avant de se prendre la porte – qui se refermait toujours toute seule depuis qu’Alice l’avait claquée dans un accès de colère, il y a une vingtaine d’années. Elle pouvait se calmer. Jilly n’aurait jamais laissé arriver du mal à Wis.
Ann s’arrêta devant sa fille en pleurs dans les bras de son grand-père.
– Qu’est-ce qui s’est passé ?
– Mon… mon livre, sanglota la fille de dix ans en agitant son bras dans une direction aléatoire. J’ai arraché une page.
La sorcière souffla, rassurée, et agita une nouvelle fois sa baguette magique. Le livre se répara sans difficulté et Wisteria retrouva le sourire.
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Tiiki
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Tiiki » 25 janv. 2020 - 21:32

Titre : Étoile filante
Thème : Voile
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Sirius Black
Rating : /
Le jet de lumière verte heurta soudain sa poitrine et il n’eut pas eu le temps de réaliser que la Mort l’enlaçait déjà avec amour pour une dernière chorégraphie funeste. Épousant sensuellement chacune de ses courbes, elle le fit basculer vers l’arrière après trois pas de danse maladroits, pour que son corps de marionnette se laisse tendrement avaler par la mer de voiles lumineuse. Ainsi s’éteignit Sirius, dernière étoile d’Orion, laissant derrière lui une traînée de poussière et quelques fragments de souvenirs.

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Charliz
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Charliz » 25 janv. 2020 - 21:38

Titre : Make you happy
Défi (scénaristique ou stylistique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 613 mots
Personnages : Scorpius Malefoy, Drago Malefoy, Lucy Weasley.
Rating : TP
« Papa, comment rendre quelqu’un heureux ?
- Quoi ? »

Scorpius avait souri énigmatique, la tête un peu dans les nuages, et Drago avait un peu bugué. C’était une chose de fêter les douze ans de son fils, s’en était une autre de découvrir de but en blanc qu’il avait une amourette.

« Qui donc ? Ta mère ? tenta-t-il avec une lueur d’espoir.
- Non, une fille. »

Bon, au moins, c’était une fille.

Il n’avait pas intérêt à dire ça trop fort, dans la société d’aujourd’hui…

« Et donc…
- Comment on rend une fille heureuse ?
- Ah. »

Ça c’était une question. Drago songea avec amertume que lui, par exemple, avait toujours échoué.

« Je dirais… tenta-t-il, en lui offrant des fleurs.
- C’est pas très original.
- Des fois, il ne faut pas chercher trop loin.
- Ouais mais je crois qu’elle n’est pas trop du genre à aimer les fleurs.
- Quelle femme n’aimerait pas qu’on lui offre des fleurs ?
- Bin Lu… Elle.
- Et une chanson d’amour ?
- Je sais pas chanter Papa ! Et c’est bizarre… Tu chantais des chansons d’amour à Maman toi ?
- Non, mais on serait peut être encore ensemble si je l’avais fait.
- Charles ne lui chante jamais de chanson d’amour.
- Oui et bien je ne sais pas ! Tu as demandé à ta mère ?
- Non, elle va me demander son prénom…
- Et c’est quoi son prénom ?
- Je te dirais pas.
- Et sinon, tu peux peut être lui demander. »

>>o<<


Scorpius sourit en songeant à cette conversation qui datait pourtant. Du haut de ses vingt-deux ans, il avait compris que son père n’était pas maitre en science féminine.

« Bon, tu m’emmènes où à la fin ? »

Il se tourna tout en marchant, rit doucement devant l’air de bougon de Lucy.

Son père n’aurait jamais su le conseiller et pourtant il lui avait donné le meilleur des conseils : demander et savoir écouter. Scorpius avait eu des années pour se perfectionner et sa petite Weasley, il avait fini par la connaitre par cœur.

Elle n’avait pas besoin de grand-chose si ce n’était de nouveauté, de folie.

Et elle devait bien se demander ce qu’il fabriquait encore à la trainer dans le vieux Londres Moldu.

« Tu te souviens il y a un ou deux mois chez tes grands parents, le truc en métal que ton grand père cachait dans sa remise, complètement démonté…
- Le vélo ?
- Ouais, bah regarde ! »

Au détour de la ruelle, faiblement éclairé par un lampadaire, une demi-douzaine de vélo attendaient sur le trottoir, attelés à une sorte de socle. Un instant, Lucy eut le regard qui s’illumina.

« Ouah, Scorp ! Mais qu’est-ce qu’il font là ? » Il haussa des épaules, incapable de répondre à sa question. « Et ça marche comment ?
- Bah… »

Comme pour répondre à leurs interrogations, un moldu d’une quarantaine d’année les dépassa, trifouilla une grande borne noire en vitesse, s’empara d’un des vélos, l’enfourcha, et disparut en quelques secondes au détour du virage.

Ils restèrent un moment immobiles et Scorpius saisit cet instant : l’excitation dans ses grands yeux bleus. Ça lui tira un sourire parce que sa Lucy, elle était toujours un peu froide et ronchon, sauf avec lui. Il fallait peut être qu’il se pli en quatre, ruse, remue ciel et terre, mais à la fin il y avait cette lueur, cette excitation… rien que pour lui.

« Et qu’est ce qu’on fait du coup ? souffla-t-elle.
- Bah on vélote ! Ça se dit, vélote ? »
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AlwaysLS
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par AlwaysLS » 25 janv. 2020 - 21:43

Titre : L’adieu
Défi (scénaristique ou stylistique) : Voile
Fandom : HP
Nombre de mots : 295
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : tout public
Minerva McGonagall soupira en face de son miroir. Elle n’avait que peu dormi ces derniers jours. Choquée. En colère. Fatiguée. Et inconsolable. Elle n’arrivait toujours pas à admettre la dure réalité. Et pourtant, cela faisait maintenant quarante huit heures qu’il était parti, qu’il l’avait abandonnée brusquement. Il était parti, laissant un trou béant dans le cœur du professeur de métamorphose.

Elle observa son reflet. Les joues creusées, ses yeux globuleux rougis par les larmes, elle semblait avoir vieilli prématurément. Elle inspira profondément pour puiser au fond de son cœur meurtri le courage nécessaire pour continuer d’avancer.

Minerva acheva de s’habiller péniblement. Elle finit par déposer le bout de tissu fin, en soie probablement, sur ses cheveux grisonnants. La dernière fois qu’elle était vêtue de la force, il était là. Il l’avait accompagnée, et soutenue.

Et à présent, c’était elle qui l’accompagnait jusqu’à sa dernière demeure, sur les rives du Lac Noir. Cela faisait deux jours qu’Albus Dumbledore avait été lâchement assassiné par le traître Severus Rogue. Aujourd’hui, c’était le jour de son inhumation.

Tout avait été organisé avec soin la veille. La sorcière quitta le château alors que l’aube pointait enfin. Elle prit la direction du lieu de la cérémonie. Elle s’avança dans l’allée centrale, créée par les rangées de chaises, vers le cercueil qui n’était pas encore scellé. Elle avait besoin de ce moment seule, avec lui, avant de partager son chagrin avec les autres.

Minerva retrouva son ami de toujours, dans une belle robe violette parsemée d’étoiles d’argent. Il était serein, apaisé. Elle aurait juré qu’il dormait.
Minerva prit sans hésitation la main d’Albus, la serra, et laissa les larmes rouler librement sur ses joues. Le vent semblait vouloir la consoler, faisant jouer le voile sur son visage, comme pour essuyer sa douleur.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Bibi2
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bibi2 » 25 janv. 2020 - 21:43

Titre : Escapade nocturne
Défi (scénaristique ou stylistique) : Voile + image de 21h
Fandom : Original
Nombre de mots : 545
Personnages : Louise et Antoine
Rating : Tout public
Louise était furieuse. Furieuse et incroyablement triste. A peine les lumières des projecteurs avaient-elles été baissées qu'elle avait déjà sauté de sa chaise.
« Louise! Attends! »
Elle ne l'entendait pas. Elle ne voulait même pas le regarder dans les yeux. Elle manqua de se prendre les pieds dans les fils d'un des projecteurs qui lui fallu un cri d'alerte de la part d'un des projectionnistes.
« Louise! Laisse-moi t'expliquer ! »
Elle fit volteface et s'écria, les yeux brillants de rage :
« M'expliquer quoi? Tu t'es bien moqué de moi hier soir! Avec ton baratin, tes yeux doux et tes propositions malhonnêtes.
— Malhonnêtes? Louise! Enfin! Je suis désolé! Je sais que tu as dû avoir l'impression que...
— Que quoi au juste? D'être trahie? Qu'on se moquait de moi? D'avoir été manipulée? Oui, c'est exactement ce que je ressens aussi! Je suis ravie que nous soyons d'accord. Maintenant laisse-moi, il faut que j'aille me démaquiller. »
Elle ouvrit la porte de sa loge si violemment que les maquilleuses sursautèrent. Louise jeta un oeil dans le miroir et elle se fit peur elle-même. Elle ne pouvait pas rester ici une seconde de plus ou elle hurlerait! Elle attrapa prestement son sac et son manteau et, sans prendre le temps de se démaquiller comme elle l'avait annoncé, sortit de la pièce. Antoine essaya de lui barrer le chemin.
« Je n'avais pas le choix Louise! Mon patron, tu sais, Gérard, tu l'as vraiment impressionnée hier soir. Il m'a retenu longtemps jusqu'à ce que je lui dise ce que je savais sur toi. Il voulait que tu parles de ton burn out à l'antenne, que tu racontes combien les grandes entreprises sont ignobles avec leurs employés et... »
Louise se glissa sous son bras et courut dans le couloir. Elle s'enfuyait à tire d'aile. Plutôt être en enfer que de rester ici une seconde de plus! Elle voulait mettre les voiles et fuir loin, très loin, comme elle l'avait fait quelques mois plus tôt.

Elle dévala les escaliers du studio et fit claquer ses talons sur le sol ciré du grand hall de la chaîne télé. Tout était désert à cette heure-ci. Seul l'étage du journal télé semblait tourner à plein régime.
Le froid de décembre lui fit l'impression d'une claque en pleine figure. Les passants se pressaient autour d'elle et la bousculaient. Où était-elle? Les visages passaient devant ses yeux comme d'étranges spectres qui lui semblaient familiers. Les murmures à mi-mot lui rappelaient une ancienne ritournelle. Est-elle folle? Que cherche-t-elle? Qui est cette fille? La brume naissante lui laissa entr'apercevoir la silhouette d'Antoine au loin. Il fallait qu'elle parte!
Elle passa son téléphone devant la première borne de Vélib' qui se présenta et régla rapidement la selle. Peu lui importait qu'elle ait l'air d'une dinde juchée sur un bicycle, tant qu'elle touchait les pédales, au diable les apparences!
« Louise! »
Trop tard, elle s'était déjà propulsée d'un coup de pied sur le boulevard. Alors que la cinétique semblait enfin lancée, elle risqua à regard par dessus son épaule. Antoine, encore dans son costume de présentateur, criait son nom en faisait de grands gestes. Louise essuya les larmes que le froid - ce traître! - faisaient couler sur ses joues rosées.
Elle avait fui.
Encore.
Dernière modification par Bibi2 le 25 janv. 2020 - 21:59, modifié 1 fois.
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Bellatrix1992
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bellatrix1992 » 25 janv. 2020 - 21:48

Titre: Escapade nocturne
Défi (scénaristique ou stylistique) : Voile
Fandom : HP
Nombre de mots : 674
Personnages : Eris Malefoy et Cibek
Rating : -12
Elle se nommait Cibek, mais après sept jours de combats acharnés à défendre cette rive du Tigre, elle n’était plus vraiment sûre d’être celle qu’elle était.
Son foulard imprimé d’indiennes, cadeau de sa grand-mère qui avait eu naguère la capacité de la dissimuler, n’était plus qu’un chiffon en lambeaux qu’elle conservait surtout pour être reconnue dans le cas où quelqu’un de son camp l’apercevrait. Ses cheveux bruns emmêlés, son visage couvert de poussière rendaient cela impossible sans ce signe distinctif.
Hagarde, elle n’arrivait plus à réfléchir : combien restait-il de Djinns dans ce village ? Elle ne le savait pas non plus.
Aisulu avait été tuée, Emre et Eren aussi. Et elle n’avait pas revu Muruvet depuis la nuit précédente. Elle était donc complètement seule.

Dans un bref mouvement de cape, une forme sombre passa soudain furtivement entre les deux bâtiments face à elle et Cibek brandit sa baguette. C’était presque inutile étant donné qu’elle tremblait de fatigue. Si le combat éclatait, elle n’avait aucune chance de survivre. Mais cela ne l’empêcha pas d’avancer, baguette brandie, en direction du bâtiment.
- Qui va là ? Dit-elle d’une voix forte mais plus très ferme.

La femme qui sortit de l’ombre avait placé ses mains en évidence. Cibek la reconnut sans peine malgré le long voile noir qui la couvrait de la tête aux pieds. Elle frissonna tant cette tenue la répugnait, pourtant elle aimait plus que tout celle qui la portait :
- Mot de passe, lui dit-elle d’une voix sans force.
- Jerf-el-Ahmar.
- Deir-ez-Zor, répondit Cibek en trouvant la force de sourire.

Elle baissa sa baguette et Eris saisit la sienne, prête à parer n’importe quelle attaque, avant de rejoindre son amie.
- Que fais-tu habillée comme cela ? Lui demanda cette dernière.
- Seule tenue disponible, répondit laconiquement Eris Malefoy qui enleva cependant le tissus qui lui couvrait le visage. Je suis arrivée d’Europe il y a deux jours et je viens du QG pour vous dire de battre en retraite. Quelles sont les nouvelles ?

La mort dans l’âme, Cibek lui raconta les derniers combats, la perte de Aisulu, Emre et Eren.
- Muruvet a été blessée et failli être capturée, lui dit Eris. C’est pour cela qu’ils m’ont envoyée… trop tard. Mais là pour elle ça va, ils la soignent au QG.

Soulagée, Cibek poussa un long soupir.
- Tu disais que tu reviens d’Europe ?
- Oui, en Angleterre c’est aussi le gros merdier. Le chemin de Traverse a été attaqué et il y a eu presque vingt morts. C’était horrible…
- Tu y étais ?
- Avec mon cousin, oui. On s’était retrouvés… D’un coup il y a eu des explosions… J’ai vu des types armés, comme les Sheitan… Ils ont foncé dans une boutique… Le temps qu’on arrive avec Drago, ils avait déjà tué plein de monde… Dont le mari de la ministre

Tremblante sous son voile noir, Eris ajouta dans un souffle :
- Je peux te dire que ce n’était pas des amateurs… Et je mettrais ma main à couper qu’il y avait des Sheitan dans le lot… On n’a réussi a en avoir que deux avec Drago mais il y en avait beaucoup plus.

Cibek accueillit la nouvelle avec son calme habituel, même si elle savait que leurs pires craintes étaient à présent confirmées. Elle répondit seulement :
- C’est pour prévenir le QG que tu es revenue ?
- Oui, répondit Eris.
- Nos familles ne sont donc en sécurité nulle part, pas même en Angleterre.
- Si les Sheitan sont prêts à s’allier à nos anti-moldus, répondit Eris. Alors le conflit va se généraliser… Et j’ai très peur pour le monde sorcier.

Au loin devant elles, une explosion retentit, provoquant une colonne de fumée qui s’éleva dans le ciel. Cibek frémit.
- On dégage, murmura Eris.

Les deux femmes transplannèrent seulement quelques secondes avant que le bombardement ne s’abatte sur le lieu que Cibek et ses compagnons avaient défendu durant plus d’une semaine, au prix de la vie de trois d’entre eux.

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Roxane-James1
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Re: Textes Nuit du 25 janvier 2020

Message par Roxane-James1 » 25 janv. 2020 - 21:49

Titre : derrière le voile
Défi (scénaristique ou stylistique) : Voile
Fandom : Original
Nombre de mots : 264
Personnages : Lewis
Rating : Tout public
Lewis sent son cœur battre à la chamade et son sang pulser dans ses veines. Il ne sait plus s’il est en vie ou s’il est déjà mort, il a l’impression que son âme s’est envolée dans les décombres des tranchées et que son corps se dirige seul vers les fils barbelés où s’amoncellent déjà les cadavres de ses camarades. Ses bottes s’enfoncent dans la boue, glissent sur le sol détrempé du no man’s land. Il trébuche sur un corps, s’affale sur un autre, roule sur le côté. Il n’y a plus de couleurs, plus d’odeurs, la mort a tout avalé. Courir, toujours plus fort. Et, soudain, il le sent. Le goût du sang sur sa langue. La morsure d’une balle qui creuse sa propre trachée dans son être. Il tombe. Le monde s’écroule dans un fracas de cris assourdis par l’effroi. Autour de lui, des visages s’entre-tuent. Ils n’ont plus ni noms, ni formes, seule l’étincelle du désespoir faire reluire leurs figures.
Ils sont les hommes derrière le Voile qui sépare le monde des vivants de celui des morts. Ils sont les hommes tombés au combat, les virgules d’une vie, les parenthèses d’une autre. Ils sont la boue sous la semelle de leurs chaussures, l’odeur de la cigarette, le venin d’un passé qui s’envole. Ils sont les vies qu’ils prennent et toutes celles qu’ils épargnent. Ils sont ceux qui rejoindront Lewis très bientôt derrière le Voile. Et c’est sur ces dernières pensées que Lewis laisse le voile l’emporter loin des rivages de la sinistre guerre qui se déploie dans l’écume brunâtre du paysage.
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"T'es pas bête, tu réfléchis pas comme tout le monde, quoi." dixit Omicronn :mrgreen:

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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Katherine 100 » 25 janv. 2020 - 21:55

Titre : Mariage
Défi (scénaristique ou stylistique) : Thème "Voile"
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 303
Personnages : Narcissa
Rating : Tout public

Le calme est complet dans la chambre verte du manoir des Malfoy. Seule la respiration nerveuse de Narcissa se laisse entendre. Elle déglutit difficilement alors qu’elle tente de s’apaiser.
Expirant un grand coup, elle lissa la robe d’un blanc immaculé qu’elle portait. Elle se dirigea vers le miroir pour observer son reflet.
Elle était magnifique, c’était indéniable. Ses longs cheveux d’un blond cendré avaient été ramené dans un élégant chignon. Sa robe de marié tout en dentelle soulignait sa taille de guêpe sans vulgarité. Mais son visage fin et délicat n’était pas souriant pour autant.
Ce jour était le grand jour. Le jour dont toutes les jeunes filles rêvaient, celui qu’elle avait tant attendu. Le jour où elle allait rendre ses parents fiers. Alors pourquoi se sentait elle si mal ?
De plus, elle aurait pu tomber plus mal. Lucius était un bon parti et elle s’entendait bien avec lui. Mais devoir se marier si vite, seulement quelques semaines après sa remise de diplôme lui semblait précipiter. Son père avait insisté sur ce point sans lui laissait émettre la moindre protestation.
La porte s’ouvrit brutalement la faisant sursauter.
— Bella ! Tu m’as fait peur ! s’écria-elle mal à l’aise.
— Mais tu n’es pas prête, il faut y aller. Tout le monde t’attend pour commencer la cérémonie ! Râla Bellatrix
Narcissa soupira face à l’empressement de sa sœur. Bellatrix attrapa le voile qui était posé sur un fauteuil antique et vint se planter devant la future mariée. Elle lui caresse le visage avec douceur comme pour l’apaiser.
— C’est ton devoir Narcissa, murmura-t-elle.
Elle fixa le voile dans les cheveux de sa sœur avec précaution avant de la rabattre sur son visage.
— Allez viens, tu es parfaite maintenant.
Narcissa jeta un dernier coup d’œil mélancolique à son reflet avant de passer le seuil de la porte.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par AliceJeanne » 25 janv. 2020 - 21:58

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Thème "Voile"
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 758
Personnages : Maisie et Ellie Andrews (OCs)
Rating : /
L’infirmerie de Poudlard était plongée dans l’obscurité la plus totale que seule la lueur blafarde de la lune d’automne venait troubler de son halo frémissant. Les lits étaient vides de toute âme et le silence régnait dans la haute pièce au milieu de laquelle se trouvait Ellie, droite, ses petits bras le long du corps, les mains tremblantes autour d’une étoffe ébène. Ses yeux, troublés par les larmes qu’elle contenait pour ne pas accabler d’avantage Maisie, suivaient du regard la danse du voile qui reposait sur les cheveux de sa sœur aînée à quelques pas d’elle. La Poufsouffle avait troqué son uniforme et ses boucles folles pour une robe aussi noire que le ciel d’encre et un chignon sévère rappelant celui du professeur McGonagall. Elle se tenait debout devant l’unique miroir de l’infirmerie, défiant son reflet qu’elle ne percevait qu’au travers du voile de sa tristesse, terne, dépourvu de toute la joie qui la rendait habituellement si lumineuse.

La jeune-fille porta de nouveau la main à sa tête, effleurant l’étoffe du bout des doigts, elle portait encore l’odeur de celle qui lui avait léguée. Maisie ne se souvenait que trop bien de cet autre jour noir et de la saveur de la fumée du gâteau brûlé sur sa langue, lorsque les aurors étaient revenus après avoir saccagé leur cuisine quelques heures plus tôt. Maisie se souviendrait toute sa vie du regard de Rufus Scrimgeour lorsqu’il s’était posé sur elle puis sur le ventre rebondi de sa mère. Lorsqu’il lui avait dit, en posant une main incertaine sur son épaule, que son père ne reviendrait jamais. Il y avait le même masque de tristesse, alors que ce jour, Maisie avait revêtu un voile de colère. Les murs avaient vrombi tout autour d’elle, remplissant l’espace de poussière, elle avait crié, hurlé et tapé du pied, griffé les bras qui tentaient de l’emmener mais rien n’y avait fait.

Il y avait eu un enterrement, factice. Maisie avait refusé d’y aller. Son père ne pouvait pas être mort, on lui mentait. Mais pas une, aucune, des nombreuses questions qu’elle posa à ce sujet ne trouva un jour une réponse. Elle restait dans le flou, la vérité voilée par le secret. Comme elle aurait aimé que celui auquel elle se rendait fusse également une mascarade destinée aux moldus. Mais cette fois-ci, elle ne pouvait se cacher derrière le voile de ses illusions, il lui fallait voir la réalité crue et cruelle, elle ne reverrait jamais sa mère, qui, en rentrant de l’enterrement de Priam lui avait tendu ce bout de tissu qui ornait à présent ses cheveux.

Les larmes roulaient, toutes plus assassines les une que les autres, sur ses joues encore rebondies par l’enfance qui brusquement s’achevait, ses dents s’entrechoquaient au rythme des saccades de son cœur brisé. Derrière elle, elle sentait Ellie, elle percevait son souffle court, son envie de s’enfuir en croyant au rêve du cauchemar duquel on peut s’extirper en ouvrant les yeux. Elle aurait du se retourner vers sa sœur, comme elle l’avait fait ces trois derniers jours, mais elle en était incapable. Le voile pesait sur ses épaules, enfonçant ses pieds dans le socle de la réalité. Elle n’avait plus d’histoire à lui conter, rien qui ne puisse l’apaiser et elle se refusait à lui montrer à quel point elle était brisée. Ellie avait besoin d’elle, forte, pas d’une petite poupée pleurant dans les bras de Cédric et souhaitant voir tout s’arrêter tant la douleur était insupportable.

Le vent d’une porte qui s’ouvre à la volée fit doucement s’élever le voile et Maisie tourna la tête non sans avoir séché les torrents salés d’un petit coup de baguette magique et d’un sortilège informulé.

«Ellie, Maisie... commença le professeur Lupin en se tordant les mains, le teint encore plus cadavérique qu’à l’accoutumée, il est temps d’y aller.»

Si Ellie réprima un nouveau sanglot, Maisie resta de marbre et hocha la tête avant de se diriger vers elle, le pas ferme et faussement assuré.
Parvenue à sa hauteur, elle s’agenouilla, bien qu’Ellie étant aussi grande qu’elle cela ne fusse pas nécessaire, et planta son regard déterminé dans le sien, brillant de mille peines. D’un geste doux, elle ôta le morceau d’étoffe qui s’étiolait entre les doigts nerveux de sa jeune sœur et, avec lassitude, retira le voile noir de ses propres cheveux avant de lui nouer autour du cou. La Serdaigle demeura immobile jusqu’au moment où l’odeur tant regrettée effleura ses narines.

«Je l’ai enchantée, murmura Maisie, elle sentira toujours son parfum.»

Et la douleur se voila de douceur.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 25 janv. 2020 - 22:05

Titre : /
Thème : Voile
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 403
Personnages : Karen, Percival
Rating : Tout public
La salle n’a pas changé depuis la dernière fois que j’y ai mis les pieds. Un frisson d’appréhension me parcourt à la vue du voile d’où tout a commencé. Je n’aurais jamais dû jouer ainsi avec les lois de la magie, encore moins pour transgresser des principes aussi inviolables que ceux de la mort. Le résultat n’a pas été à la hauteur de mes espérances, je n’ai pas réussi à rendre le sourire à Lily ni à redonner espoir à ma sœur. Tout ce que j’ai fait depuis le début de ma formation d’Auror n’a servi à rien, j’ai seulement apporté des dangers supplémentaires à la communauté magique.

« Voilà donc le fameux voile. »

La voix de Percival perce le silence et mes pensées. Il s’approche doucement avec un vif intérêt qui me rappelle toute la curiosité dont il a fait preuve face à mon époque. Je me retiens de l’empêcher d’avancer, sachant que je peux difficilement lui reprocher d’être attiré par le mystérieux voile. Je lui en ai parlé tant de fois en évoquant toutes les hypothèses à son sujet que je comprends toute l’attention qu’il lui porte. Je reste muette pendant qu’il va au plus près du voile malgré ma violente envie de lui hurler de reculer. Nous ne savons pas si le rituel peut marcher à l’inverse de celui que j’ai effectué et je ne suis pas certaine de vouloir le voir disparaître tout de suite.

« Est-ce que tu es sûre de tout avoir, Karen ? me demande Percival avec beaucoup trop de sérieux. »

Je me contente de hocher la tête avant de sortir la montre à gousset de mon manteau. Les aiguilles indiquent l’heure avec exactitude, j’ai fini par la réparer même si j’aurais préféré l’abandonner dans un recoin du ministère. C’est Percival qui a le livre, ayant considéré que je ne chercherais pas à me défiler s’il avait une partie du matériel nécessaire. Il me tend l’ouvrage avec un regard déterminé tandis que je me demande si nous prenons une bonne décision. Ma dernière expérience dans cette salle a ramené à la vie des sorciers et des sorcières qui ont semé la mort sur leur passage ; qu’est-ce qui me fait croire que tout ira bien aujourd’hui ?

« Karen ? insiste-t-il. Il est temps de réparer tes erreurs, nous n’avons plus le droit d’attendre.
— Je n’y arriverai jamais, je n’ai pas tes talents. »
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par hazalhia » 25 janv. 2020 - 22:11

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : mot de 21h
Fandom : NCIS
Nombre de mots : 619
Personnages : Ellie et Nick
Rating : /
- Qu’est-ce qu’il y a? Je te connais, qu’est-ce que tu ne me dit pas?

- Il y a plein de choses que je ne te dis pas Nick. Qu’on ne se dit pas. Ça n’a jamais semblé te déranger jusqu’à présent.

Ellie s’éloigna d’un pas décidé dans le couloir des salles d’interrogatoire. L’endroit était désert à cette heure, tant mieux, elle n’avait envie de voir personne, surtout pas une tête familière. Derrière elle, elle entendit les pas de Nick sur la moquette.

Il avait essayé de faire de l’humour, comme souvent. Mais cette fois ci elle avait pris la mouche. C’était stupide, elle n’aurait jamais dû réagir de la sorte, mais elle était fatiguée et plus que tout elle n'aimait pas qu’on lui rappel son passé sentimental.

Elle avait été trompée. Elle avait divorcée. Elle s’était fiancé à nouveau. Il était mort.

Il ne fallu à Nick que quelques pas pour la rattraper. Il attrapa Ellie par le poignet pour la retenir, s’attendant à ce qu’elle résiste, mais elle n’en fit rien. A la place elle lui fit face.

- Je suis désolé Ellie, commença Nick pour désamorcer la situation.

Les plis entre les sourcils de Ellie s’effacèrent légèrement, et de rogne elle passa à lasse. Lasse de tout ce qui avait dérailler dans sa vie. Lasse de ne pas réussir à la recommencer comme elle en avait envie. Elle s’adossa au mur, songeant à quel point l’amour était devenu une bête effrayante pour elle. Les flirts, les dîners étaient une chose, mais s’attacher vraiment à quelqu’un, à chaque fois qu’elle essayer de faire un pas en avant, vers lui, elle avait la sensation de plonger dans l’inconnu. Et elle n'aimait pas l’inconnu.

- J’ai mis un voile sur mes sentiments, lança-t-elle finalement, sans savoir si elle parlait pour elle ou pour Nick. J’ai fait ça pour me protéger, pour ne pas repasser à nouveau dans toute cette souffrance après Jake, et Qasim…

Le silence se fit pendant quelques instants.


- Je me sens bien maintenant, ajouta Ellie en posant enfin son regard vers Nick qui s’était installé à côté d’elle. Mais ce voile, c’est ma protection. Sans lui, je ne sais pas si je peux…

- Quoi, être heureuse?

Ellie ne sût pas quoi répondre. Elle n’en eu de toute façon pas le temps, surprise par Nick qui se plaça juste en face d’elle. Proche, un peu trop peut-être.

- Moi je dis que, peut-être tu devrais essayer de vivre sans. Et si tu as peur, alors je serais là, juste à côté, assura Nick en enlaçant ses doigts dans les siens. Tu devrais faire comme les mariées avec ce voile, quand elles arrivent devant l’autel. Le prendre délicatement, et le mettre derrière toi.

Il accompagna ses paroles d’un geste de l’autre main, en replaçant délicatement une mèche de cheveux blonds derrière son oreille.
Ellie était rouge, comme une pivoine,une tomate ou peu importe.Actuellement la seule chose qui la retenait debout sur ses jambes était l’ancrage que lui procurait la main de Nick dans la sienne.

- Ce n’est pas le genre d’allusion que tu es censé sortir comme ça, finit-elle par sortir dans un souffle.

- Quoi, toi, en tant que mariée? répliqua Nick avec un sourire en coin.

- Oui, entre autre, confirma-t-elle. Et tu oublies que ce n’est pas la mariée qui enlève son voile, mais le marié.

Le visage de Nick s’approcha encore plus. Elle sentait son parfum et la chaleur si familière qui émanait de lui, et les battements de son cœur qui s'emballaient face à cette proximité .Il posa son front contre son visage, et à l’oreille lui murmura.

- Alors laisse-moi être cet homme.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Molly n'aime pas Noël. Pourtant, elle va se retrouver plongée dedans jusqu'au cou.

Concours Cupidon sous la neige

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Charliz » 25 janv. 2020 - 22:12

Titre : Il était un petit vélo euh !
Thème : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 207
Personnages : P'tit vélo, Scorpius Malefoy, Lucy Weasley
Rating : Tout public
Il était un petit vélo euh !
Il était un petit vélo euh !
Qui n’avait ja-ja-jamais véloté,
Qui n’avait ja-ja-jamais véloté,
Ohé ohé !

Il partit avec des sorciers euh,
Il partit avec des sorciers euh,
Mais il ne partit pas en roulant, non !
Il ne partit pas en roulant mais en transplanant
Ohé Ohé !

Ohé ohé véloteurs !
Véloteurs ne roulant pas mais transplanant !
Ohé ohé véloteurs !
Véloteurs ne roulant pas mais transplanant !

Scorp et Lucy l’ont volé sans gène,
Scorp et Lucy l’ont volé sans gène,
Ils l’ont emmené sur le pont de Gênes,
Ils l’ont emmené sur le pont de Gênes,
Ohé Ohé !

Le p’tit vélo s’est fait la malle-euh,
Le p’tit vélo s’est fait la malle-euh,
On l’a retrouvé au bord de la mer,
On l’a retrouvé au bord de la mer,
Ohé Ohé !

Le Maire de Londres-euh l’a grondé-euh,
Le Maire de Londres-euh l’a grondé-euh,
Le p’tit vélo a dit « c’est pas d’ma faute ! »
Le p’tit vélo a dit « c’est pas d’ma faute ! »
Ohé ohé !

Ohé ohé véloteurs !
Véloteurs ne roulant pas mais transplanant !
Ohé ohé véloteurs !
Véloteurs ne roulant pas mais transplanant !
Titre : She give me katchi
Thème : Image et thème
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 214
Personnages : P'tit vélo, Scorpius Malefoy, Lucy Weasley
Rating : Tout public
« Putain Scorp, mais c’est pas sérieux !
- Hey c’est bon, j’y peux rien moi !
- T’y peux rien, t’y peux rien… Il s’est ensorcelé tout seul, ce vélo ?
- Bah non, mais-
- Bah voilà !
- Je lui ai rendu sa liberté, c’est tout.
- Ouais. C’est du vol. »

Lucy s’arrêta d’un seul coup de marcher, interdite, puis tourna les yeux vers son incorrigible de petit ami.

« Je vais te dénoncer, Monsieur-le-futur-avocat-major-de-promo, et tu vas finir à Azkaban.
- Tout ça pour être la meilleure de la classe, Madame-plan-à-deux-mornilles, hein ?
- Pfeu ! C’est si bas de ta part ! »

Scorpius haussa un sourcil moqueur et Lucy lui renvoya un sourire insolent. Il se pencha pour l’embrasser, elle se déroba avec fourbe.

« Bon, où nous a-t-il emmené, ce vélo fou ? Tu crois qu’on a le temps de visiter avant l’aube ? »

Il l’observa marcher devant, sa jolie petite femme blonde avec sa petite jupe couleur du soleil et ses jambes si fines, si douces…

« Ou alors, on peut se trouver un endroit pour dormir, et puis on visitera de jour. »

Elle lança un regard en arrière avec son air insolent, les yeux un peu brillant.

« Dormir, hein ? »
Dernière modification par Charliz le 25 janv. 2020 - 22:29, modifié 2 fois.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Carminny » 25 janv. 2020 - 22:15

Titre : /
Défi : Voile
Fandom : HP UA
Nombre de mots : 426
Personnages : Ann Roberts, Gideon Prewett
Rating : TP
Le vent soufflait et arrachait des cheveux de son chignon pourtant bien serré au départ. Gideon Prewett lança une boutade qui se perdait dans les rafales. Ann Roberts fixa la côte anglaise au loin. Pourquoi Lily et Alice avaient tant tenu à les présenter ? Et pourquoi, par Morgane, avait-elle accepté de venir ? Il était sympathique et certainement pas aussi tête brûlée que la plupart des Gryffondor et membre de l’Ordre du Phénix qu’elle avait pu rencontrer mais il n’empêche que ce n’était pas le meilleur moment de se faire voir avec l’un d’entre eux. Et tout le monde savait qu’il en faisait partie comme son frère jumeau d’ailleurs.
Le petit bateau à voile avait été un compromis entre le rendez-vous romantique voulu par leurs petites sœurs – Ann soupçonnait Molly Prewett d’être également impliquée – et la discrétion qu’avait imposé la Serpentard. C’était idiot, complètement idiot. Elle n’aurait jamais dû venir.
– Tu penses que c’est juste une blague des petites, n’est-ce pas ?
Gideon s’était rapproché sans qu’elle ne s’en aperçoive et lui avait passé un bras autour des épaules. Ann le fit glisser d’un mouvement d’épaule souple et pivota pour se retrouver face au jeune homme. Il était beau, il fallait le lui laisser, avec ses cheveux roux cuivre et ses yeux noisette pétillants de bonté et de gentillesse. La barbe mal rasée lui donnait un petit air d’artiste que démentait immédiatement sa forte stature de combattant aguerri. Mais elle devait penser à sa carrière et un homme ne rentrait pas dans ses plans – surtout avec la guerre en arrière-plan ! Et puis, elle n’allait quand même pas tomber sous le charme du premier venu, juste parce que trois filles de dix-sept ans pensaient qu’ils iraient bien ensemble.
– Je pense qu’elles sont très romantiques et qu’elles ne connaissent pas encore la vie.
– Parce que toi, tu la connais ?
Ann n’était pas sûre d’aimer le ton moqueur dans la voix du rouquin. Il était un peu trop sûr de lui, sûr de la réponse qu’elle lui donnerait et de la discussion qui s’ensuivrait. Il pensait avoir la situation sous contrôle. Qu’il savait ce qui allait se passer. Or, elle n’était pas prévisible. Et elle n’était certainement pas contrôlable. Elle allait s‘amuser.
– Non.
Il pouvait être étonnant à quel point un simple mot pouvait tout changer. Le sourire charmeur de Gideon Prewett s’effaça comme par magie et fut remplacé par un air de sincère réflexion. Peut-être que cette sortie en bateau n’était pas une si mauvaise idée. Ils avaient peut-être des sujets de conversation en commun.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par AlwaysLS » 25 janv. 2020 - 22:27

Titre : Déclaration
Thème (écrit ou image) : aube
Fandom:HP
Nombre de mots :100
Personnages : Emma Hurd (OC)/Remus Lupin
Rating :tout public
Emma marchait. Plutôt elle courrait dans et puis hors du château endormi. Il fallait qu’elle se dépêche. Vite ! Plus vite !
Encore quelques enjambées…. Elle y était !
Elle se jeta sur lui, le forçant à la regarder.
- Alors, voila ce que j’ai à te dire. Je ne veux pas que tu me protèges. Arrête de te cacher en me disant que tu n’es pas assez bien pour moi. Je veux t’aimer et que tu l’acceptes enfin.
Remus la regarda, ahuri. Mais il devait avouer que sa fougue lui plaisait. Et que l’aube printanière lui allait merveilleusement bien.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Katherine 100 » 25 janv. 2020 - 22:39

Titre : Soirée d'été
Défi (scénaristique ou stylistique) : image
Fandom : original
Nombre de mots : 105
Personnages : OC
Rating : Tout public
Thomas était soucieux, il attendait son rendez-vous en tapotant nerveusement le guidon de son vélo. Il sentait au plus profond de ses entrailles que quelque chose clochait. Était-ce le ciel trop nuageux pour une soirée d’été ? Ou bien peut-être la brise chaude caressant son visage ?
Il trouvait fou ces pressentiments que l’on pouvait ressentir, savoir avant même de voir. Cette sensation désagréable se répandait dans tout son corps sans qu’il n’en connaisse la raison.
Puis il l’a vit arriver et il sut. Dans sa rengaine habituelle, veste en jean, petite robe à fleur et grosses boots, elle venait pour lui briser le cœur.

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Mathy
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Mathy » 25 janv. 2020 - 22:42

Titre : Aube
Défi (scénaristique ou stylistique) : Aube
Fandom : Original
Nombre de mots : 325
Personnages : Mademoiselle
Rating : Tout public
La profondeur du silence. Le silence doux et apaisant d’une nuit calme et pluvieuse. Seul le bruit de la pluie accompagne ses rêveries. Ses lointains souhaits.

Elle est là, sous la verrière. Allongée sur une simple couverture, mademoiselle pense. Elle imagine son futur, ses bonheurs, ses joies. Une main tendue vers les gouttes de pluie, la jeune femme songe sans voir le temps qui défile autour d’elle.

C’est le cas.

La nuit s’éclaircit. La pluie s’assagit. L’ambiance se transforme. Les gazouillis des oisillons annoncent le début d’une nouvelle journée.

Le ciel passe d’un noir à un dégradé de bleu. La course folle des couleurs continue en passant par le rose mélangé à du jaune. Les pointes de orange rapportent de la chaleur après cette nuit froide.

L’aube.

Le renouveau. Le point de départ. Le repère rassurant qui arrive sans faillir. Qui suit chaque nuit depuis la nuit des temps.

Un bâillement échappe à mademoiselle. Les remords se mêlent à une joie étonnante. Pourquoi assister à un lever de soleil nous fait toujours sourire ? Pourquoi le ciel semble dessiner le bonheur et l’espoir avec ses teintes ? Comment arrive-t-il avec un simple dégradé à redonner de la force à mademoiselle ? Plus qu’elle n’aurait eu avec un court sommeil ?

C’est l’aube.

Le mot en lui même semble ouvrir une nouvelle porte, une nouvelle page de la vie de chacun. Sa beauté réside dans sa simplicité. Dans ses sous entendus. Et surtout dans le courage qu’elle réveille en nous. Le repos est fini.

Les couleurs s’éclaircissent à nouveau, reviennent vers le bleu lumière. Ce bleu encore tinté de la pluie de cette nuit. Encore humide et à peine réveillé. Mais la journée a débuté.

Mademoiselle se lève et range son lit de fortune. Des cernes sur le visage, elle sort de sa bulle de verre d’un pas décidé. Décidé à faire de cette journée, une journée digne de cette aube. Digne de la puissance insufflée.
Sois toi même et avance !
:superman:

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lilychx
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par lilychx » 25 janv. 2020 - 22:49

Et voilà ma toute première participation à une nuit insolite !!
Titre : L'aube mortel
Défi (scénaristique ou stylistique) : L'aube
Fandom : original
Nombre de mots : 236
Personnages : une jeune femme
Rating : tout public

Ses lourdes jupes de velours sombres empêchaient sa progression. La neige était épaisse au sol et l’humidité remontait petit à petit le long du tissu alourdissant encore un peu plus ses vêtements. Le froid avait depuis longtemps engourdi ses orteils et ce malgré ses épaisses bottes de cuir fourrées.

Elle avait quitté le groupe des sorcières depuis des heures. Mais la lisière de la forêt n’était pas encore visible. Elle devait l’atteindre avant que les lumières du soleil ne frappent les premiers arbres de la forêt. L’occasion ne se représenterait pas avant un millénaire. Et elle ne pouvait pas se permettre d’attendre aussi longtemps. C’était maintenant qu’on avait besoin d’elle. Maintenant que sa présence pouvait changer le cours des évènements.

La nuit était bien avancée et on pouvait deviner à travers les arbres la mince lueur de l’aube. La lisière n’était plus très loin mais la jeune femme sentait que tout son corps était engourdi. Elle avait trop tardé et était parti aux beaux milieux de l’hiver. Certes l’aube arrivait plus tard mais le chemin était plus ardu.

Le cœur de la jeune femme se mit à battre plus fort, la peur l’envahissait. Elle ne parviendrait pas à sortir de la forêt avant que le soleil se lève. Elle avait échoué et resterait à jamais prisonnière de cet endroit maudit.

Elle se retrouvait seule dans un temps révolu. Dans un temps que ne lui appartenait plus.

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Le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bellatrix1992 » 25 janv. 2020 - 22:56

Ma modeste contribution pour cette heure (encore un chapitre de cette originalfic à venir):

Titre : La plage d'Hastings
Thème (écrit ou image) : les deux
Fandom : Original
Nombre de mots : 991
Personnages : OC
Rating : tout public
Chapitre 4 : La plage d’Hastings :


Elle m’a dit : « Tu as vraiment changé ». Et aussitôt, mes souvenirs m’ont emportée pour un bond de presque deux ans en arrière.

Comment étais-je arrivée là déjà ? Ah oui, en répondant à une demande de recrutement pour un camp linguistique, passée par Facebook.
On aurait pu penser que partir au hasard à l’aventure ne serait plus d’actualité chez moi, mais non. Après un voyage sous tente à la dure en Allemagne, quelques déconvenues et bien d’autres choses, me voici à nouveau lancée à l’aveugle, ou presque.

Franchement je ne regrette pas. Malgré les deux festivaliers qui me servent de collègues en carton et se fichent de moi à la moindre occasion. Je suis la dernière roue de chez dernière roue, c’est assez perturbant pour quelqu’un qui a l’habitude d’être un pilier dans les colonies. Mais depuis deux ans, je sais que les choses avaient pris un autre tour, plus dramatique : je prenais les choses trop à cœur, m’épuisais et m’énervais à répétition. Il fallait que je change de crèmerie.

Je regarde Madame Marsall en face de moi, étais-je vraiment sur le point de basculer, comme elle ? Mais avant que je n’ai pu y réfléchir, le souvenir reprend le dessus.

C’est mon premier camps en milieu laïc, franchement c’est hyper tranquille et je m’ennuie presque. Mes deux collègues, lorsqu’ils ne sont pas en train de glander, ne se soucient guère de me tenir au courant et ont de la peine à me laisser m’impliquer.
L’an dernier, cela m’aurait probablement mise dans un état de rage incontrôlable, tant je déteste être laissée de côté. Mais cette année, j’ai complètement lâché prise. Je fais ma part, quand on me laisse la faire, mais je ne force plus rien. Ils m’ont fait sentir qu’ils étaient très bien à deux… Grand bien leur fasse, moi je suis tranquille pour découvrir cette ville qui me plaît tant.
La mer qui s’étale comme un long ruban scintillant, les douces collines vertes, les ruelles tantôt modernes tantôt anciennes, l’ambiance gentiment décontractée de cette ville… Tout me plaît.
Cet été, je me lève à l’aube pour voir le soleil se lever sur la mer, une chose incongrue pour la cévenole de Moselle que je suis. Les journées sont douces et belles malgré mon exclusion. J’essaie de forcer un peu des fois, parce que je m’agace de voir la nonchalance de mes collègues face aux adolescents dont nous avons la charge. Mais je finis par l’accepter et prendre mon temps.

Lorsque, levée tôt et profitant de la lumière légère, je me dirige vers l’école qui dispense les ateliers d’anglais aux jeunes, le passe devant des quartiers plus contrastés les uns que les autres. A Hastings, il y a les riches et il y a les pauvres. Ma famille d’accueil fait partie des riches. Leur fils se rend au lycée dans un uniforme rutilant style complet-cravate. Sa sœur par contre n’est pas l’enfant modèle. Je crois qu’elle a dix-huit ans.
L’autre jour, juste avant l’aube, des éclats de voix devant la maison m’ont réveillée. C’était le père et la fille : retour de PUB où elle n’était pas sensée être visiblement.

Je n’ai pas tout compris, mon anglais est encore approximatif. Mais dans la conversation, les mots du père m’ont marquée : « Because I love you ». La réponse de sa fille était incertaine, sa voix brouillée comme quelqu’un de ivre. Ce n’était pas drôle, mais je pouvais comprendre.
Tous les enfants d’Hastings n’ont pas le niveau de vie de ma famille d’accueil. En bas de la rue je croise des gamins en uniforme : un pantalon noir et un polo violet. L’air désapprobateur de mon hôtesse lorsque je l’ai questionné à ce propos a suffi à me renseigner. Vive l’école à deux vitesses !

Jamais durant un camps je n’ai autant flâné, de l’aube au crépuscule. Être en retrait a quelque-chose de pénible et de frustrant. Mais devant cette mer magnifique à Hastings et la somme de choses à découvrir, je ne peux pas regretter ma liberté. Lorsque le vent soulève mes cheveux et que le soleil caresse doucement mon visage, la solitude n’est plus pesante. Je me sens libre, plus libre que je ne l’ai été depuis des années.

Je savoure les instants qui m’ont été offerts lorsque j’ai choisi de foncer tête baissée dans ce plan foireux d’animation, dans ces camps que je ne connaissais pas. Mon seul regret pour ce voyage et de n’avoir pas suffisamment profité de cette visite à l’abbaye de Battle. Pour la prof d’histoire que je suis, c’était une déception, mais boulot d’animatrice oblige…

Au fond la perte n’est pas si grande, même si j’attendais avec impatience cette visite. J’ai découvert l’Angleterre : Hastings, Brighton, Canterbury et Londres, la mer à l’aube, les fish and chips, les jeux d’arcades aussi. Je suis libre, je ne dépends d’aucun parti politique ou religieux et d’aucun patron à ce moment. Je savoure ma liberté durement gagnée, chaque matin dans cette lumière de l’aube.

Je m’appelle Jeanne, j’ai vingt-cinq ans et demi. Je suis une immigrée cévenole en Moselle où j’ai gagné ma liberté. C’est pour cela que je ne reviendrai pas.

J’ai regardé Madame Marsall droit dans les yeux, mais les mots que j’aurais voulu lui adresser ne sont pas sorti. Il aurait été salaud de dire ce que je m’apprêtais à dire devant une femme devenue esclave.
Pourtant, nous nous sommes comprises. Je sais qu’elle pense à mes obédiences religieuses et à l’emprise des différentes églises sur les jeunes, et elle sait que je vois quel poids le regard et l’approbation de la hiérarchie ont joué dans sa vie.

Je sais que je ne deviendrai pas comme elle, et il me semble voir le soulagement dans son regard. Alors, je trouve la force d’articuler :
- Si je vous disais que je vous dois une infinité de choses ? Me croiriez-vous ?
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Pas ma fille espèce de garce!

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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Tiiki » 25 janv. 2020 - 22:58

Titre : Aujourd'hui dès l'aube
Thème (écrit ou image) : Aube + Image 22h
Fandom : HP
Nombre de mots : 201
Personnages : Luna, Rolf
Rating : /
Lever du Soleil. A six heures moins le quart.’
Et elle n’avait pas eu le cœur à lui dire
Face aux doux rayons de son sourire : non car,
De toutes les propositions c’est bien la pire.

La fuite des étoiles avive sa douleur
Lui rappelle sa solitude cruelle et
Tremblotante, Luna n’est pas prête à laisser
L’aurore peindre le ciel de vives couleurs

Face à son surprenant silence, Rolf commence
A parler, parler, parler, pour qu’elle garde
Pied et le sourire.

Tout étonnée du nombre de ses mots, ses yeux
S’arrondissent, s’arrondissent, et soudain brillent
Par tous les Mages ! Se pourrait-il en fait que…
Il soit plus bavard que l’Énormus à Babille ?
N’y tenant soudain plus, voulant le faire taire
Elle fond sur ses lèvres comme fond le faucon
Contre sa peau chaude elle se sent plus légère
Prête à s’envoler, loin, très loin vers l’horizon

A six heures Luna dit adieu à la nuit
L’aube d’un jour nouveau pointera très bientôt
Et sa boîte de Pandore, elle la clôt,
Rolf entre ses bras, et devant elle la vie

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Bibi2
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Bibi2 » 25 janv. 2020 - 22:59

Titre : Déambulation nocturne
Thème (écrit ou image) : Aube
Fandom : Original
Nombre de mots : 1720
Personnages : Louise et Antoine
Rating : Tout public
Les rues de Paris semblaient si vivantes la nuit. Sous les lumières dorées des décorations de Noël, Louise filait à toute allure. Elle ne voulait pas se retourner à nouveau, l'image d'Antoine était encore gravée sous ses paupières. Alors que les sapins et autres illuminations défilaient à ses côtés, Louise se redressa légèrement et ralenti l'allure. Et maintenant ?
Elle ne savait même pas où elle était. Elle aurait pu sortir son téléphone et lancer une application GPS mais s'arrêter de pédaler lui donnait l'impression qu'elle s'arrêterait de vivre. Non, elle ne pouvait pas. Elle était encore trop proche d'Antoine. Elle ne voulait plus jamais entendre parler de lui !
Elle bifurqua au carrefour suivant et appuya sur les pédales pour monter la légère côte. L'arc de triomphe en ligne de mire, elle se rappela l'interview. Qui était donc cette personne qui avait répondu avec autant d'aplomb aux questions ? Comment avait-elle pu inventer de toute pièce un mensonge aussi parfait et double de sens que celui qu'elle avait fait ? A croire que quelqu'un d'autre s'était emparé de son corps. Où était donc passé la petite employée discrète et fragile qui n'attendait que de la reconnaissance ? Elle venait de ruiner en quelques minutes sa carrière d'écrivain mais, curieusement, elle s'en moquait complètement. Elle avait réussi pour la première fois de sa vie à remettre une personne à sa place et de la plus belle des manières. Elle avait réussi à inventer un roman en dix secondes de réflexion devant les caméras. Vraiment, elle s'épatait elle-même.
Louise pouffa et tourna à droite. Elle leva le pied, laissant les roues suivre l'inclinaison naturelle du centre. Les Champs Elysées étaient plus beaux que jamais. Voir au loin la place de la Concorde lui fit un pincement au coeur. Non, il ne fallait pas qu'elle se souvienne de cette soirée. Ou plutôt si, elle chérirait le souvenir comme un moment hors du temps, comme celui où son coeur avait enfin recommencé à battre.
Alors que ses yeux se gorgeaient à nouveau d'eau et qu'une larme menaçait de perler à l'orée de ses cils, Louise changea à nouveau de direction en passant devant les Palais. Les lions du pont Alexandre III éclairés par le phare de la Tour Eiffel lui changea les idées. Comment osait-elle songer à autre chose qu'à la beauté de Paris la nuit ? Les touristes qui avaient osé braver ce froid de décembre, prenaient des photos en se plaignant qu'elles étaient floues. Tout était devenu flou pour Louise. Qu'allait-elle devenir maintenant qu'elle avait planté le présentateur télé de la première chaîne de France ? Il ne fallait pas être devin pour comprendre que son coup d'éclat lors du journal n'allait pas passer inaperçue. Et Mia ? Louise traîna brusquement. Mia ! Qu'avait pensé sa meilleure amie de sa performance ? Elle allait la fouetter et la faire bouillir lentement dans la baignoire de leur appartement, elle était prête à le jurer ! Oui, elle la suspendrait ensuite par les orteils à la rambarde de leur balcon aux yeux de tous leurs voisins outrés. Voilà ce à quoi elle devait s'attendre.
Louise gémit en imaginant la scène. Les dorures de Invalides ne parvenaient pas à changer sa vision des choses. Mia avait été la première à croire en elle et elle, qu'avait-elle fait ? Elle avait merdé sur toute la ligne ! Même si elle s'était plainte quand Mia lui avait parlé de cette interview, elle savait combien c'était une opportunité en or pour elle et quelles difficultés son amie avait dû avoir pour l'obtenir. Et malgré ça, elle avait lamentablement échoué. Elle se sentait comme un ver de vase. Pire ! Comme un ver de vase séché !
Elle inclina le guidon à gauche et longea la Seine. Les guirlandes lumineuses lui donnaient maintenant la nausée. Aurait-elle détesté Paris à ce point si elle ne l'avait pas quitté à Noël un an auparavant ? Etait-elle condamnée à détester la plus belle ville du monde toute sa vie ? La véritable question étant allait-elle être malheureuse comme une âme sans racine toute sa vie ?
Louise freina doucement et déposa son Vélib' à la borne. Pédaler ne servait à rien. Mieux valait marcher, cela lui ferait du bien. Au moins, elle sentirait la blessure de ses ampoules, cela lui rappellerait qu'elle peut encore ressentir quelque chose.

Elle avait dépassé depuis longtemps l'île de la Cité quand son téléphone vibra.
« Allo ? souffla-t-elle, exténuée.
— Louise ? Où es-tu ? Sapristi ! On se fait un sang d'encre avec Charles ! Tu sais l'heure qu'il est ? »
Elle leva la tête. Le ciel ne lui semblait plus si noir. Quelques rubans rosés commençaient à clairsemer le tapis étoilé : c'était l'aube. Ainsi elle avait marché toute la nuit ?
« J'imagine qu'il est tôt, soupira-t-elle.
— Il est sept heures du matin ! Où es-tu ? Je viens te chercher !
— Je ne sais pas. J'ai arrêté de me repérer passer Notre-Dame.
— Regarde-ton téléphone tête de linotte ! »
Louise tapota l'écran de ses mains gelées et en quelques clics enclencha le GPS.
« Je t'envoie les coordonnées.
— Fais donc ça ! Et n'éteint pas ton téléphone où j'appelle le GIGN ! »
Mia lui raccrocha au nez. Louise sursauta. Jamais Mia n'avait raccroché la première. Elle devait être dans une fureur noire. Elle s'en était douté, elle avait trahi sa meilleure amie en échouant lors de l'interview, elle lui en voulait à mort ! Louise aurait voulu pleurer mais ses yeux étaient trop secs. Elle avait l'impression d'avoir du sable dans le regard, tout était brouillé. Se rappelant que Mia lui avait dit qu'elle venait la chercher, elle se laissa tomber sur un banc et grelotta. Son corps lui faisait mal, ses muscles semblaient prendre un malin plaisir à se contracter comme s'ils allaient lui briser les os, même ses poils sensés lui apporter un peu de chaleur n'étaient que douleur. Elle aurait voulu se rouler en boule, là, sur ce banc, et qu'on la laisse tranquille. Louise voulait qu'on l'oublie, comme elle aurait voulu oublier.
Une main rassurante se posa sur son épaule et la voix douce de Mia lui dit :
« Allez, viens ma belle, on va en discuter au chaud. »
Louise leva les yeux vers elle et distingua la grimace de sa meilleure amie.
« Si tu pouvais me suivre rapidement, ça m'arrangerait, je suis en double file. »
Louise déplia ses jambes une à une, l'engourdissement commençait à la gagner et elle accueillit le bras de Mia avec reconnaissance. On aura dit une petite vieille qui avait un lendemain de fête difficile. Elle avait connu des gueules de bois plus sympathique...
Mia lui accrocha sa ceinture comme elle l'aurait fait à un enfant et ferma sa portière en prenant garde à ne pas coincer son manteau. Elle fit rapidement le tour du véhicule, sauta derrière le volant et monta le chauffage à fond. Elle contrôla l'angle mort et se remit correctement sur la voie.
« Tu veux en parler maintenant ou on te sort avant tout de l’hypothermie ?
— Je préfère la seconde solution si tu n'y vois pas d'inconvénient, croassa Louise.
— On fait ça. »
Elle tapota son téléphone et appuya sur le raccourci du numéro de Charles :
« Chéri ? Nous sommes là dans cinq minutes. Peux-tu sortir des couvertures, des serviettes de bain chaude, monter le chauffage et préparer deux tasses de chocolat chaud ? Tu es un amour ! »
Elle raccrocha et se concentra sur la route non sans jeter des coups d'œil inquiets à sa meilleure amie. Les rues commençaient à se remplir de voiture et Mia slaloma entre les véhicules avec une aisance que confère l'habitude. Louise l'inquiétait et elle voulait au plus tôt désamorcer la bombe en lieu sécurisé.
Les lueurs de l'aube étaient plus vives, rendant la pâleur du teint de Louise plus flagrant encore. Mia eut un coup au cœur, tout allait-il recommencer ?

« Allez ma belle, débarrasse-toi de ces affaires et file sous la douche. Une douche bien chaude ! Les serviettes sont sur le lavabo, sers-toi ! Et je vais te chercher un de mes pyjamas. Tu sais, celui qui est en pilou que tu m'as offert à Noël il y a deux ans ? Tu vas l’adorer ! »
Mia avait pris la voix terriblement inquiétante d'une mère parlant à son enfant malade. Sauf que Louise n'avait rien de l’enfant. En l'entendant, Charles raffermit sa prise sur l'anse du mug qu'il tenait. Il allait falloir plus que du chocolat chaud... Il sortit le café du placard et compta les cuillères à verser dans le filtre. Il aurait du retard au travail mais à tous les coups, Mia n'allait pas suffire pour récupérer Louise, il en était certain. Mieux valait qu'il prévienne son patron tout de suite...

Mia fouilla rapidement son placard et en ressorti le pyjama. Elle rejoignit Louise qui ne semblait pas avoir bougé d'un iota dans la salle de bain.
« Bon, faut-il vraiment que je te déshabille moi-même ?
— Je vais me débrouiller Mia, c'est bon. »
Sceptique, Mia quitta la pièce en ajoutant :
« Ne ferme pas la porte à clef! »
Il ne manquerait plus qu'elle fasse un malaise sous la douche, tient!

« Alors? s'inquiéta Charles. Elle t'a dit quelque chose?
— Rien. Et pour tout t'avouer, je préfère autant qu'elle lâche les vannes ici plutôt qu'au beau milieu de la rue.
— Tu as raison, bien sûr. J'ai prévenu mon patron, je vais rester.
— Ne sois pas ridicule! Je peux gérer toute seule! Et tu lui as dit quoi à ton patron pour qu'il t'exempte?
— Une urgence familiale.
— Eh bien dis-lui que ta femme a trouvé une solution et a pu s'arranger avec son boulot.
— Tu es sure?
— Absolument. Louise est ma meilleure amie et une de mes autrice, c'est moi de m'en charger. Promis je te fais un résumé complet ce soir.
— Ca va aller, hein? Tu me le promets?
— Mais oui!
— S'il y a quoi que ce soit, tu m'appelles!
— C'est ça, sourit Mia en le poussant vers la sortie. Allez, vas t'habiller. Et merci pour le café! »
Alors que le soleil commençait à pointer le bout de son nez, Mia se dit qu'effectivement, elle allait en avoir bien besoin.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par selket » 25 janv. 2020 - 23:00

Titre : Comme autrefois
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux (aube) et l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 545
Personnages : Victoire et Teddy
Rating : TP

Ils regardaient la mer, seuls alors que l’aube se levait ils étaient assis sur la barrière qui courait le long du front de mer. Il faisait froid pour ce mois de février. Elle frissonnait malgré sa parka, son bonnet et ses gants, l’apercevant il l’attira contre lui pour essayer de lui prodiguer un peu de sa propre chaleur. Du coin de l’oeil il regarda si son vélo était toujours derrière lui. Voyant qu’il était bien là, il repris sa contemplation de la mer. Le visage contre son torse Victoire le regardait furtivement, sentant son regard peser sur lui il baissa son visage sur le sien. Avec amusement il vit ses joues se teinter de rouge. Doucement il chassa une de longues mèche blonde qui barrait sa joue. Ils étaient bien là à regarder la mer, comme autrefois, avant que tout cela arrive. Avant leur divorce.
L’espace d’un moment il avait l’impression de se revoir adolescents, du temps où ils partaient en vélo se promener le long de la mer. Quand il sentait que Victoire était prête à exploser, il allait chercher le vélo qu’il laissait toujours à la chaumière aux coquillages. Quand elle l’apercevait faire le tour de la maison pour se diriger vers la remise Victoire sortait vite de la demeure pour le rejoindre. Elle grimpait sur le porte bagage et il s’élançait sur le sentier à toute vitesse. Il adorait ses moments, Victoire riait aux quatre vents tandis que ses longs cheveux blonds s’agitait derrière eux tel un oriflamme.
Aujourd’hui, il ne savait pas ce qui lui avait pris. Il s’était senti mal et c’était rendu à l’appartement de Victoire à vélo, en l’apercevait elle était descendu en courant comme elle le faisait jadis, était monté sur le porte bagage du vélo, et ce même si son éternel petit coussin bleu avait disparu. Si elle n’avait pas ri comme autrefois, ses cheveux blonds avait quand même dansaient autour d’eux pendant qu’il se dirigeait vers la côté qui n’était pas loin. Victoire n’avait jamais put vivre loin de la mer c’était une enfant de l’écume.

Il aimait ses promenades, il avait l’impression de voir le vrai visage de Victoire. Alors qu’elle était là blottie contre lui, le visage rougit par le froid et des émotions contradictoires il sentit cette bouffée d’amour à l’état pur lui bruler les entrailles. Il avait envie de pleurer tant ce sentiment était fort. Il n’avait jamais ressentir un tel amour avant. Pourtant c’était toujours Victoire. Son premier amour, celle qui avait fait naitre des papillons dans son ventre. Celle qu’il s’était promis d’aimer jusqu’au bout. Même le jour de leur mariage il n’avait pas ressenti un tel flot dévastateur. Non ce jour là il avait juste sentit cette lassitude, cette flamme qui déjà s’étiolait. Ils s’étaient tous les deux leurrés ils s’étaient mariés car c’était ce qu’on attendait d’eux. Victoire et Teddy une si belle histoire d’amour. Un amour de lycée, qui était éternel. On avait attendu d’eux la même chose qu’Harry et Ginny, que Ron et Hermione. Et eux, pour des raisons différentes avaient joués le jeu. Ils voulaient y croire c’était tellement plus facile.
Ils s’étaient aimés, s’étaient mariés, et s’étaient détruits. Mais aujourd’hui, alors que l’aube se levait il avait l’impression qu’une deuxième chance était possible.
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par BellaCarlisle » 25 janv. 2020 - 23:01

Titre : /
Thème : Aube
Fandom : HP
Nombre de mots : 331
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC)
Rating : Tout public
C’est le froid qui réveille brusquement Daisy. Il lui faut de longues minutes pour comprendre où elle se trouve, perturbée par la blancheur autour d’elle. Les seules taches sombres qui parsèment sa vision sont les arbres qui l’entourent. Elle se relève difficilement avant d’épousseter la neige qui recouvre ses vêtements. Un frisson envahit son corps lorsque le vent frais s’attarde sur sa peau à découvert et elle tâtonne ses poches à la recherche de sa baguette magique. Elle invoque un sortilège qui la sèche aussitôt sans pour autant faire disparaître le froid. Elle regrette un instant son écharpe, ses gants et son manteau mais le sentiment de joie qui l’envahit est plus fort que le temps hivernal. Un sourire étire ses lèvres alors qu’elle expose son visage à l’astre naissant, savourant la lumière de l’aube. Elle est vivante, elle a enfin affronté cet être malfaisant qui a guidé les destins de nombreuses femmes de sa famille. Toutes celles qui ont croisé la route du magicien avant elle n’ont pas eu cette chance et elle peut s’estimer heureuse de pouvoir encore respirer.

L’ancienne Serdaigle se met en marche pour ne pas geler sur place mais c’est d’un pas léger. Pour la première fois depuis qu’elle sait qu’elle est une sorcière, elle ressent la satisfaction d’avoir accompli une quête personnelle. Avec un pincement au cœur, elle songe que son père aurait pu être fier d’elle. Même si elle a reculé devant certaines épreuves, plus par peur que par lâcheté, elle est tout de même allée jusqu’au bout. Lorsque son fol espoir de retrouver sa mère s’est définitivement envolé, elle a gardé la tête haute en se reprochant ses rêves ridicules. Lorsque les Carrow ont voulu la faire plier, elle a résisté à la facilité. Lorsque les fils du magicien ont croisé sa route pour l’effrayer, elle a avancé malgré sa peur. Elle a brandi sans honte le nom de Scrimgeour et, désormais, elle est à la hauteur de la réputation de son père.
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Roxane-James1
Vigile à baguette du Ministère
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Re: [Textes] Nuit du 25 janvier 2020

Message par Roxane-James1 » 25 janv. 2020 - 23:02

Titre : l'aube n'aura pas ma mort
Thème (écrit ou image) : Aube
Fandom : Original
Nombre de mots : 473
Personnages : Lewis, Lee
Rating : Tout Public
Lewis serre le manche de son fusil contre lui, la mâchoire crispée. A force de rester accroupi dans les tranchées avec pour seule compagnie des rats et des cadavres, les uns plus dodus que les autres, d’ailleurs, ses jambes sont ankylosées. Sourd aux cris des autres soldats qui se préparent pour le premier assaut de la journée, il garde la tête baissée contre son torse, en une vaine tentative d’échapper à la brise glaciale qui souffle sur la Somme. Ses blessures de la veille le font souffrir mais il n’ose pas relever son pantalon de peur de ce qu’il pourrait trouver sous le bout de tissu raidi par un mélange de terre et de sang séché. Alors il regarde le sol, fixement, et les chaussures rapiécées qui semblent danser devant lui dans un ballet effréné.

«Une cigarette ? »

Lewis tourne la tête vers le nouveau venu, intrigué. On lui adresse rarement la parole depuis qu’il est arrivé ici. Il préfère rester dans son coin et n’ose pas se mêler aux parties de cartes que se disputent ses camarades quand le Caporal Trevor a le dos tourné. L’homme a mauvais caractère.
Mais le visage qui lui fait face est un visage ami. Lewis le comprend au sourire discret qui étire les lèvres du soldat.

« Merci. 
– Je t’en prie. »

Le soldat s’assoit à sa droite et ils tirent ensemble sur leurs cigarettes en regardant les étoiles s’effacer dans le ciel et le bleu de la nuit se dissoudre dans de larges traînées violettes.
L’aube sera bientôt là. Ils attaqueront quand le ciel se teintera de rose. Lewis voudrait qu’il reste noir pour toujours.

« Je m’appelle Lee, se présente l’autre en lui jetant un regard de côté.
– Lewis.
– Je sais. »

Lewis arque un sourcil. Il ne lui a jamais parlé, pourtant. Lee sourit et son épaule frôle celle du jeune homme.

« Tu as l’air nerveux.
– Je n’ai pas envie de mourir », rétorque Lewis entre deux bouffées de cigarette.

Lee hoche la tête. Il comprend. Bien sûr, qu’il comprend. Lui aussi a sans doute de la famille, des amis, un foyer. Lui aussi ne rêve certainement que de la fin de cette interminable guerre, et...
Lewis s’enferre dans ses pensées, l’épaule de Lee contre la sienne. L’aube dévore le ciel et le soleil se pare de pourpre. Il faut retourner se battre, courir sous une pluie d’obus, entendre siffler la mort…

« Ça va aller, Lewis... »

Rien n’est moins sûr mais ils sourient tous les deux, les doigts recroquevillés sur leurs bâtons de petite mort, les yeux cernés de toutes les nuits qu’ils ont vu s’envoler. L’aube chancelle dans le vaste monde. Lewis sent les yeux de Lee chercher les siens. Et il pense que l’aube n’aura pas sa mort car elle dort encore dans le regard de Lee.
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"T'es pas bête, tu réfléchis pas comme tout le monde, quoi." dixit Omicronn :mrgreen:

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