[Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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AliceJeanne
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[Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par AliceJeanne » 01 nov. 2019 - 19:00

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

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Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

ATTENTION: Nous vous rappelons que vos textes -16 ans et plus doivent être mis sous bannières spoiler afin de respecter la sensibilité de chacun ;)

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par The Night Circus » 01 nov. 2019 - 20:31

Titre : Midnight Stroll
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique ( chaque phrase commence par une voyelle )
Fandom : /
Nombre de mots :
Personnages : /
Rating : /
Angharad loved those midnight strolls in the darkened streets of her village, between the old family mansion, crumbling a bit more with each year, past the wooden pub that had been welcoming laughs, tears and drama for four centuries, past a library and a school she barely recognised anymore, and through the small cemetary glued to the side of the grey church like a shell on its rock.
Everything was comfortably blurred by the long clouds of automn ; the crosses on the graves felt less menacing, the heavy buildings, old or new, less substantial. As if they turned to being ghost themselves.
Once in a while, an adventurous boy or a girl would catch a glimpse of her for a split second and jump in supprise before the shadows swallowed her whole again ; some of them would run away, others would rush to the spot where they had seen her, calling her name if they knew it. Angharad would smile and keep walking ; they always thought she was distressed and needed help. In reality, she was at peace. A peace so absolute they could never understand it ; still she thought their willingness to help her rather endearing.
On she walked, smiling and humming gently ; the monlight shone through her chest, and casted no shadows on the ground.
And in the morning, her tombstone was always the first in the graveyard to be touched by sunlight.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par popobo » 01 nov. 2019 - 20:33

Titre : Adopter
Défi stylistique : La première lettre de chaque phrase est une voyelle.
Fandom : original
Nombre de mots : 195
Personnages : oc
Rating : -

« A qui la nuit fait-elle peur ?
A ceux qui attendent le jour pour voir.
 »

Au lieu de s’exprimer, il hésitait.
Avant d’en parler, elle s’inquiétait.

Aurélien et Estelle attendaient depuis trop longtemps. Ils ne pouvaient plus continuer comme cela. Ils devaient dépasser leurs peurs et leurs inquiétudes. Oser en parler serait forcément salvateur. Estelle prit les devant. Un jour comme ça, bizarrement, elle prononça, ce mot, presque dans un murmure.

Il n’aurait jamais cru être soulagé de l’entendre. Il n’aurait jamais cru qu’elle y pensait aussi. Elle ne pensait pas qu’il serait d’accord. Elle n’imaginait pas que son mari lui offrirait ce large sourire.

En dix ans, ils avaient tout essayé. A chaque fois, l’échec avait été au rendez-vous. Après des années de malheur, les époux avaient trouvé une solution. Enfin, ils pouvaient rêver et croire en un futur bonheur. Écoutant l’assistante sociale spécialiste, ils se sentaient chacun nerveux et excités. Ils devront encore attendre. On leur annonçait encore différents obstacles à surmonter. Absolument et joyeusement décidés, ils n’imaginaient plus reculer. Aurélien et Estelle étaient prêts.

Aujourd’hui, enfin, ils avaient trouvé une réponse à leur périlleux périple pour devenir parent : Adopter.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Charliz » 01 nov. 2019 - 20:51

Titre : Déconstruire l’utopie.
Défi stylistique : Votre personnage passe un jour dans le passé.
Fandom : HP
Nombre de mots : 807
Personnages : Rose Weasley
Rating : /
« Tiens, je mangerais bien un cinnamon roll ! » songea Rose en papillonnant les paupières.

Elle resta un instant suspendue entre rêve et réalité, se frottant les yeux en observant par intermittence le bois brut du lit à baldaquin.
« Oh, bonne idée… De la cannelle… Et un délicieux glaçage au citron ! Par Merlin, heureusement qu’il y a le Quidditch parce que mes poignées d’amour vont être plus grassouillets que ceux de Slughorn. Enfin bon, on verra si mon balai décolle. Peut-être une pomme… »

« M’haaaan ! J’ai faim ! grogna-t-elle finalement d’une voix éraillée.
- Mange ta main ! »

Rose retint un sourire. Il ne manquerait plus qu’elle encourage malgré elle la répartie stupide de Shannel Gargoza !

Shannel Gargoza ?!

Elle se redressa d’un seul coup, appréhendant avec frayeur les rideaux rouge et or de son lit, les murs de pierre du dortoir des Gryffondors, et ses anciennes camarades aux airs si enfantins.

« Mazette ! »

C’était un rêve ? ça devait être un rêve ! Elle ne pouvait tout de même pas…

Un miroir ! Il lui fallait… Où rangeait donc elle ses miroirs avant ? Oh… Dans le tiroir de la commode !

Ni une, ni deux, Rose se jeta sur son bien, manqua de pousser un hurlement.

Ces cheveux roux encore hirsutes des restes de sort de lissage de la veille, ces joues bien rondes, ces tâches de rousseur… Elle manqua de se laisser tomber au sol sous le regard scrutateur de Shannel Gargoza et l’indifférence de ses autres anciennes camarades.

Pas de doutes : elle avait 17 ans !

« Comment… ?
- T’as disjoncté ? s’exclama Shannel avec un air bien trop réjouit. Je veux bien être capitaine à ta place ! »

Dans une sorte de reflexe étrange, Rose se saisit de son coussin et le jeta avec agilité sur sa coéquipière qui l’évita avec tout autant de souplesse.

Elle sentit une vague d’amertume envers la petite brune l’envahir – cette pimbèche ne cesserait jamais de l’envier ! – avant d’être soufflée par le désarroi.

Shannel Gargoza n’aurait jamais 20 ans.

La jeune femme haussa des épaules avec un sourire moqueur en coin, elle s’empara de son balai appuyé sur son cadre de lit, ne se souciant pas un seul instant du destin qui vibrait sous ses doigts, et disparu dans le petit escalier en colimaçon qui menait à la Salle Commune.

Rose resta interdite un long moment, incapable de réagir.

C’était un rêve, n’est-ce pas ? N’était-il pas étrange ? Revenir 10 ans dans le passé, ainsi…

Les bordures de sa vision s’obscurcirent et son corps s’activa d’un seul coup. Elle échangea quelques mots avec Mary, s’informant de l’heure, ne s’inquiétant pas de se lever à 16h passée. Elle retira sa chemise de nuit, se glissa dans une robe rose à paillettes et enfilant des escarpins rouge fluo, tenue tout à fait appropriée pour une journée de cours et une adolescente.

Non, pas de cours. La certitude qu’aujourd’hui se tiendra le premier match de la saison, contre Poufsouffle, la frappa en pleine conscience.

Elle s’observa dans le miroir jeter de multitude de sort sur sa tignasse rougeoyante sans prendre le temps de se laver les dents. Elle avait oublié cette haine qu’elle avait entretenu envers ces boucles emmêlées qu’elle avait toujours cru avoir hérité d’Hermione.

A l’époque, elle ignorait n’avoir aucun lien génétique avec Hermione.

Rose se glissa dans les couloirs à son tour, l’esprit encore brumeux, observant avec délectation son environnement, inspirant à plein poumon cet air juvénile et innocent. A Poudlard, tout avait été bataille. Elle s’était imposée d’être parfaite ! Elle devait être intelligente comme sa mère, douée au Quidditch comme une Weasley. Elle s’était rendue impérieuse, aigrie. Hormis Lucy lorsqu’elle la croisait, elle n’entretenait de relation avec personne.

Dans un soupir, elle prit conscience du mal-être qui avait habité ces jeunes années, de toute cette pression qu’elle s’était imposée seule. Inconsciente que quelques mois plus tard, la tempête allait la pousser dans ses retranchements malgré elle.

Comment aurait-elle subit le scandale avec davantage de confiance en elle ? En étant bien moins épuisée par ces années de contrôle inutile et permanent ?

Elle qui ne cessait de vouloir revenir à ses jeunes années, elle avait tout oublié…

Rose arriva finalement au bout du couloir, observa de loin les élèves rentrer et sortir de la Grande Salle, l’euphorie qui y régnait.

« Miss Weasley. »

Cette voix…

Drago – le Professeur Malefoy – passa devant elle sans s’arrêter avec un air absent et la Rose plus âgée prit le contrôle. Elle lui saisit la main pour le stopper, se jeta à son cou, sur ses lèvres et –

Rose s’éveilla d’un seul coup, l’air hagard.

« Woah, tes rêves sont de plus en plus perchés ma fille ! »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par BellaCarlisle » 01 nov. 2019 - 20:56

Titre : /
Défi : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Liam Gates (OC), Seamus Finnigan
Rating : Tout public
Le sortilège ricoche contre une fiole qui explose sous le choc. Je riposte violemment, peu content de constater que mon adversaire ne prête aucune attention à ce qui nous entoure. Ma boutique regorge de potions variées, certaines plus dangereuses que d'autres, et je sais très bien qu'un incident arrive vite. Quelques-uns de mes composés sont d'ailleurs très rares, il m'a fallu débourser une grande somme pour les obtenir. Je ne tiens pas à devoir m'endetter à cause d'un sorcier qui cherche à jouer au justicier au nom d'un malentendu vieux de plusieurs années.

« Calme-toi un peu, Finnigan !
— Tu vas ton allégeance, Gates. Tu as peut-être échappé à une condamnation mais il est hors de question que je te laisse poursuivre ta petite vie tranquille ! »

Un rais de lumière jaune me frôle et je grogne avant de lancer un stupéfix qui n'atteint malheureusement pas sa cible. Un récipient en terre cuite reçoit la décharge magique et se fissure avant d'éclater en répandant son contenu. La poussière qui s'en dégage prend une teinte ocre qui ne semble pas déranger Finnigan. Contrairement à lui, je m'inquiète aussitôt, conscient des possibles réactions qui pourraient se produire et je n'ai pas le temps de le mettre en garde qu'il revient à la charge. Mon bouclier magique renvoie un peu trop bien sa prochaine attaque vers une autre étagère. Le bois cède sous l'impact et je hurle à l'ancien Gryffondor de dégager rapidement. Sa réactivité n'est pas à la hauteur, il se retrouve prisonnier de la brume qui s'élève et envahit toute la pièce principale. Je tente un sort de nettoyage mais il est trop tard, le mélange de la poudre et des potions a produit un liquide avec un dégagement de chaleur important. Quelques secondes plus tard, un tremblement de terre agite le sol et nous nous retrouvons à terre, sonnés par les secousses.

Les yeux larmoyants à cause de la fumée, je frotte frénétiquement mes paupières, même si ce geste ne m'est pas utile. Un détail attire mon attention lorsque je remarque que le sol en bois de ma boutique a cédé la place à des pierres. Je me relève en vitesse, jetant à peine un coup d'oeil à Finnigan qui tient difficilement debout. Le vent qui fait bruisser les arbres ne concorde pas avec le grand soleil qu'il y avait un peu plus tôt. Ce n'est pas un temps d'été, l'air est chargé de pluie, de mélancolie et de froid, comme un jour d'automne. Je resserre ma prise sur ma baguette, aux aguets. Ce village m'est étrangement familier, je suis presque certain de le connaître même si je ne suis jamais venu.

« Qu'as-tu fait, Gates ? me demande Finnigan avec hargne.
— Rien de plus que toi, remarqué-je. Tu as explosé mes ingrédients, c'est toi le responsable.
— Belle mentalité ! Tu ... »

Je lève une main pour l'interrompre, sans prendre en compte le regard noir de l'ancien Gryffondor. J'ai un nom qui me trotte dans la tête, un village connu mais dont la simple pensée me paralyse. Je ne suis pas au courant de tous les mélanges possibles avec mes produits mais je crois savoir ce qu'il s'est passé. J'ai de quoi offrir à des gens des échos du passé, sans un risque pour le présent et je crains les conséquences de ce nouveau résultat.

« C'est Godric's Hollow, murmuré-je avec difficulté. »

Finnigan ne répond pas mais son visage est expressif. Je n'ose pas imaginer la date à laquelle nous sommes parce que j'ai un vague pressentiment. Il y a un jour précis très connu dans ce village et si c'est celui-là alors les Potter vont bientôt mourir.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par selket » 01 nov. 2019 - 21:00

Titre : Un simple bout de parchemin
Défi stylistique : La première lettre de chaque phrase est une voyelle.
Fandom : HP
Nombre de mots : 542
Personnages : Théodore Nott
Rating : TP

Il y a des jours où le monde semble ne pas tourner rond. Et ils étaient nombreux ces jours là ces temps-ci. Il faut dire que la guerre avait bouleversé le monde. Et depuis, il semblait à Théodore que la terre était sortie de son axe. On peut dire ce qu’on veut, mais la guerre ne laisse personne indemne. Un jour, puis un autre, et le temps continue à dérouler les heures sans jamais s’arrête. Alors que lui, il reste immobile, comme coincé dans la tornade. Incapable d’en sortir, il regarde derrière lui. Il ne voit rien si ce n’est les morts laissés sur le bas côté.

Un jour, son père lui avait dit qu’il devrait faire un choix, qu’il ne pourrait pas continuer dans son éternel neutralité. Et pourtant, il avait réussit, mais il s’était quand même trompé. Il s’était leurré, dans son éternel obstination à ressortir indemnes de tout ça il n’avait pas vu l’évidence. Il n’était qu’un homme brisé, comme tant d’autre. Il n’était qu’une coquille vide qui ne pensait plus à rien si ce n’est à sa déchéance.
Adieu les jours meilleurs. Il ne lui restait plus que les souvenirs brisés d’une époque révolue. Et l’impression d’avoir trop vite grandit. On ne peut pas échapper à la guerre, elle vous rattrape toujours un jour ou l’autre. 

Et pour lui ce fut une fois les morts ensevelis, les ruines relevées qu’elle le rattrapa. Il ne se rendit compte de tout ça que le jour de son procès. Il avait eut beau rester en retrait de tout ça il s’était fait rattraper. Il n’avait pas choisi de camp, mais on l’avait fait pour lui. Il était un serpentard, il n’avait pas à porter la marque pour qu’on le soupçonne. Il s’était vu lyncher en place publique comme n’importe quel autre criminel. Et ce malgré le fait qu’il était innocents. Ils avaient curent, eux tous ces biens pensants qui se repaissaient de leurs douleurs. Eux qui les avaient livrés sans remords pour la simple raison qu’ils n’étaient pas dans la bonne maison. Ils avaient été livrés à la vindicte populaire malgré les procès rapidement expédiés. Il avait beau être innocent, il était coupable. A l’abri de sa demeure il ruminait tout cela en se demandant bien ce qu’il allait faire de sa vie.

Il rêvait de jour meilleur. Il se mettait à imaginer un havre de paix loin du manoir familiale. Un endroit où les gens ne le jugerait pas à son ancienne maison. Et un jour, un des ces jours où il avait l’impression que le monde ne tournait pas rond, il était tombé sur un prospectus. Un simple bout de parchemin où quelques mots, pas forcément bien choisis, avaient étés griffonnés avant d’être copiés par un simple sortilège. Un bout de papier posé le comptoir de Fleury et Bott et qui lui avait attiré le regard alors qu’il s’était apprêté à payer. Une photo en noir et blanc montrait une vue changeante d’une vieille ferme. En dessous en lettre majuscule était écrit le nom de l’étrange demeure : l’Auberge des gens brisés. Et le nom, étrange l’avait attiré. Il s’était vue dans ce nom fort bizarre pour une maison. Il avait alors tourné le parchemin pour en apprendre plus.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Bellatrix1992 » 01 nov. 2019 - 21:01

Titre : Une nuit blanche qui ne fut pas perdue.
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défi stylistique : La première lettre de chaque phrase est une voyelle.
Défi scénaristique : Votre personnage passe un jour dans le passé.
Fandom : HP
Nombre de mots : 1041
Personnages : Severus Rogue.
Rating : tout public


Il est onze heure du soir. En soi, ce n’est pas bien tard. Il veille souvent beaucoup plus, que ce soit au dessus d’un chaudron mijotant ou à la lecture d’un manuscrit. Autrement, il se couche tôt, quitte à se réveiller au beau milieu de la nuit, travailler une heure ou deux puis se recoucher.
Et pourtant, il sait que cette nuit le sommeil ne viendra pas. Il le sent à la tension dans son corps, au bourdonnement dans sa tête et à ses pensées qui s’égarent et tourbillonnent inlassablement.

Il déteste ces nuits dont il ressort toujours épuisé. Avec l’âge, c’est devenu un véritable supplice. Il connaît la routine. Au petit matin, lorsqu’il s’éveillera après moins d’une heure d’assoupissement, il sera brisé, tout le corps douloureux, le visage bouffi et luttant pour garder les yeux ouverts. Et, pire que tout, ses pensées le poursuivront toute la journée, envahissant le moindre moment de calme et l’empêchant de se reprendre. Il se plongera dans l’activité la plus intense pour les faire fuir. Il s’épuisera, se tuera littéralement à la tâche pour s’assommer et tomber comme une masse le soir venu. Il lui faudra plusieurs jours pour s’en remettre.

Un trait, une idée germe soudain dans sa tête. Il repousse ses couvertures, se lève, s’habille, passe un coup d’eau sur son visage.
Il est onze heure du soir, et demain sera son jour de relâche, où personne n’osera venir le déranger. Il sort de ses appartements, monte à l’étage jusque au bureau directorial. Il sait parfaitement ce dont il a besoin et c’est avec un regard de convoitise qu’il saisit la Pensine à deux mains.
Ô Merlin, pas ici ! Il sait qu’il ne doit pas prendre la moitié d’un risque. Et c’est en tenant l’objet à deux mains qu’il redescend dans ses appartements.
Alors qu’il tourne à l’angle des cachots, il se retrouve soudain nez à nez avec une silhouette trapue.

Amicius… Il étouffe un soupir de soulagement, croiser Filius ou Minerva aurait été beaucoup plus problématique. Au lieu de lui réclamer des explications, le mangemort se contente de le saluer, vaguement interrogateur.
- Amicius, lui ordonne Rogue en guise d’explication. Il me serait très désagréable d’être dérangé demain. A partir de maintenant en fait.
- Oui, bien sûr, répond l’homme d’un ton servile.

Assuré d’être obéi, Severus peut continuer son chemin. Il entre dans ses appartement avec un soupir de soulagement et de satisfaction. Aussitôt la Pensine posée sur la table basse, il s’assoit dans un fauteuil et entreprend l’extraction difficile d’un souvenir qu’il garde enfoui depuis plus de deux ans.
Enfin, ses efforts sont récompensés ! Il plonge délicatement le filament argenté dans la Pensine et après l’avoir regardé tournoyer pendant quelques secondes, plonge à son tour.

Ambiance idyllique, bien qu’il ne soit pas du genre à ressasser ses souvenirs, bons ou mauvais. Il savoure le moment qu’il lui est donné de revivre.
On est dimanche, au début du printemps. Avec Gilda et ses enfants, ils viennent de sortir se dégourdir les jambes dans le parc avant d’aller manger. Il tient la jeune femme par l’épaule et ils déambulent lentement tandis que Sebastian s’approche innocemment du lac et que Moon cherche désespérément à attirer l’attention de sa mère par toute une série de mimiques, minauderies et sollicitations diverses. Et Gilda le voit très bien quoique elle tente de partager son attention entre les deux enfants, d’autant que Sebastian lui semble un peu imprudent.
Alors que le quatuor progresse à quelques mètres de lui, Severus se voit hausser un peu le ton pour enjoindre au jeune garçon de cesser d’envoyer des cailloux dans le lac. Ils savent très bien ce qu’il cherche : voir sortir le calamar géant.
Au sommet du talus derrière eux, quelques gloussements de filles parviennent à ses oreilles. Ah, les ragots qui ne manquent pas de se répandre depuis quelques semaines. Et Lavande Brown qui mène la danse se trouve particulièrement bien renseignée. Elle a tenu à l’aide de ses amies tout aussi superficielles qu’elle, un compte-rendu précis des moindres faits et gestes des deux professeurs. Au moins une chose que cette gourde aura réussi à faire. Il n’a pas pu s’empêcher de lui dire qu’elle ferait des merveilles en temps que détective privé, le jour où il l’a convoquée et sommée de cesser tout de suite ce genre d’activité.
Il ne peut pas l’accuser d’avoir désobéi. Elle a tout délégué à Padma Patil.

A vrai dire, à l’heure actuelle, il ressent souvent une bouffée d’affection pour la jeune fille. Il n’y croit pas d’ailleurs, quand il y pense.
Et pourtant, de tous les souvenirs qui ont resurgi à la mort d’Albus, bien peu étaient aussi agréables que celui qu’il est en train de revivre, en suivant le quatuor heureux qui se rend à la grande salle pour manger.

Il aurait perdu pratiquement tous ces moments passés à vivre, si un journal « anonyme » détaillant ses faits et gestes pendant plusieurs semaines, écrit à trois mains, ne s’était retrouvé sur son bureau après un cours de quatrième années Griffondor/Poufsouffle. Il n’a pas cherché à savoir quel élève exactement a eu l’outrecuidance et le courage de poser ça là. Il sait quelle organisation est derrière cela, puisque il couvre certains de ses agissements et qu’il prend garde à ne pas dévoiler ce qu’il sait sur la salle qui leur sert depuis quelques jours de QG.

Avant ces dernières semaines, il n’aurait jamais cru éprouver un jour de l’affection pour le petit groupe. Et pourtant, le cadeau du carnet l’a profondément touché. Il l’a lu, relu, faisant ainsi remonter en mémoire ces moments si précieux qu’il croyait perdus à jamais.
Il sait ce qu’il est advenu de Gilda, il a appris avec horreur la capture et l’enfermement de ses enfants. Et il a béni Ignacius de son action rapide.

En cette nuit de décembre, il avait besoin de vivre, de reprendre espoir. Et c’est le cœur un peu regonflé qu’il va se recoucher.
A peine la tête posée sur l’oreiller, il s’endort. Il sait qu’il va se réveiller, reprendre le fil de cette journée, peut-être même d’autres. Et il savoure d’avance les heures qui vont suivre, avant de sombrer dans le sommeil le plus réparateur qu’il aie connu depuis deux ans.
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Pas ma fille espèce de garce!

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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Dedellia » 01 nov. 2019 - 21:03

Titre : Throuse ! nouveau départ
Défi stylistique : La première lettre de chaque phrase est une voyyelle
Fandom : HP
Nombre de mots : 586Personnage : OC
Rating : tout public
Amber Johnston était enfin prête à partir à Ilvermorny. Après des années d'attentes à entendre des histoires de son père sur la découverte de la magie dans cette école, elle partait enfin. Elle se sentait triste de quitter ses amies non-maj qu'elle avait connu dns les dernières années, surtout dans LA dernière année, mais elle pourrait les revoir durant le temps des fêtes et au vacances d'été. Oui, elle restait à Ilvermorny durant tooute la période scolaire, sans revenir pour les week-ends ou le soir. Après tout, l'école était aux États-Unis et ça aurait été beaucoup trop compliqué de renvoyer des élèves venant des trois pays d'Amérique du Nord chez eux aussi régulièrement. En plus, plusieurs auraient eu à vivre un décalage horaire assez conséquent. Ainsi, elle allait rester de semptembre à décembre dans une école qu'elle ne connaissait pas avec des gens tout aussi inconnus. En fait, c'était faux. Une de ses cousines plus âgées de deux ans avait déjà commencé à étudier là-bas de même que deux ou trois autres cousins, beaucoup plus vieux qu'elle ne voyait pratiquement jamais. Une expérience du genre était un peu terrifiante, mais elle l'excitait aussi. Enfin, elle était honnêtement beauoup plus effrayée. Elle ne savait pas si elle allait réussir à se faire des amis ou être acceptée dans la maison de son envie. Il fallait au moins se dire que nombreux étaient ceux qui étaient dans la même situation qu'elle. Il y avait bien des communautés sorcières nombreuses, la plupart aux États-Unis, mais plusieurs sorciers vivaient parmi les moldus. Amber avait bien sûr côtoyé des sorciers dans sa vie. Entre autres sa famille , des amis de la famille et des passants et des employés lorsqu'elle accompagnait ses parents dans le quartier marchand sorcier. En fait, elle connaissait beaucoup de sorciers, nombreux étaient ceux qui étaient trop vieux pour aller à Ilvermorny et d'autres comme la famille de sa mère préféraient étudier à la maison. Elle connaissait probablement des élèves qui allaient comme elle entrer en première année, mais elle n'avait simplement pas fait le lien.

Il y avait maintenant cinq minutes qu'elle était arrivée au lieu de rassemblement pour les jeunes sorciers de sa région. Il avait été décidé que chaque pays s'occupait du transport des élèves vers l'école. Au Canada, il avait été décidé que les familles allaient se rendre dans une ville précise selon leur localisation géographique et à partir de là, le gouvernement s'occupait de les transporter en sécurité. Il y avait donc des jeunes sorciers qui venaient de toute la province de l'Ontario et même un peu plus loin accompagnés de leur famille parfois avec des amis pour les plus vieux. Il s'agissait d'un des endroits où elle avait vu le plus de gens comme elle en même temps avec la foire nationale, les événements sportifs et le marché sorcier. À ce momebt, la très grande majorité était déjà sur place, ne restait que les retardataires. Ils n'allaient pas tarder à sonner l'heure du départ. Amber prit donc sa lourde valise, pourtant allégée d'un sortilège, d'une main et serra ses parents dans ses bras une dernière fois.

— Amuse-toi, ma chérie.
— ET n'oublie pas de bien étudier, même s'il s'agit de ta première année, tu ne dois pas prendre du retard.

Amber s'empêcha de rouler des yeux devant la remarque de son père et s'éloigna doucement en direction des grandes portes qui venaient de s'ouvrir. Un nouvel avenir apparaissait devant elle et elle ne pouvait s'empêcher d'être impatiente.
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:boing: :boing: :boing:

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Caroliloonette » 01 nov. 2019 - 21:03

Titre : Un peu de politesse n'a jamais tué personne
Défi (scénaristique ou stylistique) : Votre personnage passe une journée dans le passé
Fandom : Original
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : tout public
Spoiler
Show
Ses écouteurs vissés sur ses oreilles, Miranda hurla au vendeur qu'elle voulait une baguette. Ce dernier la toisa de haut en bas abasourdi par le manque cruel de civilité de la jeune femme. Il lui fit répêter mais c'était peine perdue, les formules de politesses étaient loin d'être innées chez Miranda. Sa collègue l'avait pourtant prévenu. Avec regret il finit par lui tendre sa baguette.

Une fois sortie de la boulangerie, Miranda s'alluma une cigarette et parcourut les derniers mètres en direction de son appartement. Elle ne se donna même pas la peine d'éteindre sa cigarette avant de pénètrer dans le hall de son immeuble. Elle croisa l'une de ses voisines avec son fils, à qui elle n'adressa même pas un regard.

- Maman, pourquoi la dame elle fume ici ?
- Parce qu'elle se croit vraiment tout permis, se désola la mère en tirant son enfant vers la sortie.

Miranda releva son courrier, comme si de rien n'était. Elle se fichait pas mal de ce que ses voisins pouvaient penser d'elle. Elle glissa la publicité pour une chaîne de
pizzas et oe flyer d'une agence immobilière dans la boîte aux lettres voisine. Elle ne savait pas exactement à qui elle appartenait. Peut-être le vieux avec son chien ou alors le jeune couple avec le bébé qui braillait tout le temps. Elle écrasa sa cigarette par terre et se dirigea vers l'ascenceur. Elle allait appuyer sur le numéro 2 lorsqu'elle s'aperçut que celui-ci avait disparu. Elle se frotta les yeux énergiquement et regarda de nouveau les numéro. Il y avait bien le 1, le 3, le 4, le 5, le 6 et le 7 mais le 2 était toujours absent. Miranda ne comprenait pas ce qu'il se passait. Elle n'avait pourtant pas bu, rien fumer d'illicite.

Elle retourna à l'extérieur et appuya sur toutes les touches de l'interphone.

- Oui c'est pour quoi ?

Elle reconnut la voix du vieux au chien.

- Bonsoir, je suis Miranda votre voisine, commença-t-elle en retirant ses écouteurs.
- Miranda ? Vous devez faire erreur, il n'y a pas de Miranda dans cet immeuble.
- Mais enfin, bien sûr que si, s'énerva-t-elle. Je reconnais votre voix, c'est vous qui avez un chien.
- Ecoutez madame, laissez moi tranquille ou j'appelle la police.

Il avait coupé son interphone. Miranda appuya de nouveau sur tous les boutons attendant qu'une nouvelle personne décroche.

- Oui, qui est-ce ?
- Miranda, votre voisine j'ai besoin d'aide, j'habite au deuxième et...
-Vous faites erreur madame car mon mari et moi habitons au deuxième. Il n'y a qu'un seul appartement par étage et nous le saurions si nous vous hébergions.
- Mais n'importe quoi, je vis au deuxième et vous au troisième, j'entends vos talons que le sol quand vous partez tôt au travail le matin.
- Arrêtez de raconter des sottises, c'est Albert qui vit en dessous de chez nous. Il est un peu dur de la feuille et le bruit de mes talons ne le dérange pas. Parfois, ça fait aboyer son chien mais lui il n'entend rien.
- Mais non, c'est moi qui vit en dessous de chez vous
! Vous pouvez demander à la dame du cinquième et son fils.
- Du cinquième, vous en êtes bien sûre ?
- Ou du sixième peut-être.
- Vous voyez bien que vous ne connaissez même pas les habitants de cet immeuble. Vous connaissez leur prénoms ?
- Heu..je... c'est à dire que...
- Bon, fini la plaisanterie, je vais vous laisser !
- Mais noooooon !!!!!

Miranda appuya de nouveau sur tous les boutons mais plus aucun de ses voisins ne lui répondirent. Elle retourna dans le hall et se dirigea vers la porte qui mène à l'escalier. Impossible de l'ouvrir. Il y avait quelque chose qui n'était pas net dans tout ça.

Elle entra de nouveau dans l'ascenceur, espérant que la mauvaise blague soit passée. Désormais il n'y avait plus aucun numéro mais des dates étaient inscrites. Elles étaient affichées par ordre chronologique la plus ancienne vers le bas et la plus récente vers le haut. La plus ancienne correspondait à son emménagement ici deux ans auparavant. Miranda ne comprenait pas à quoi ces dates pouvait correspondre.

Elle ne savait pas quoi faire. Devait-elle appuyer sur un bouton ?

Elle se décida au bout de quelques instants et appuya sur la date du 14 avril 2018. L'ascenceur se mit en route. Lorsque les portes s'ouvrir elle était toujours dans le hall. Elle aperçut sa vieille voisine, qui devait vivre au tout dernier etage de l'immeuble, passer la porte d'entrée avec son caddie rempli. Le sol venait tout juste d'être nettoyé et était glissant. La vieille dame trébucha et le contenu de son caddie se déversa dans le hall. Miranda se souvenait très bien de cette journée désormais. Elle s'était moquée de sa voisine sans même l'aider ce jour-là.

Miranda comprennait peu à peu. Chaque date dans l'ascenceur devait correspondre à une fois où elle n'avait pas été sympa avec ses voisins. Elle devait réparer une à une ses erreurs pour ensuite pouvoir retrouver son appartement.

Miranda se dirigea vers la vieille dame et se pencha pour l'aider. Cette dernière la dévisagea méfiante,avant d'accepter son aide.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par AliceJeanne » 01 nov. 2019 - 21:06

Titre : T-Rex le voyageur du temps
Défi (scénaristique ou stylistique) : Votre personnage passe une journée dans le passé
Fandom : Original
Nombre de mots : 646
Personnages : T-Rex
Rating : /
Au fin fond d’une paisible campagne verdoyante, nichée entre deux collines et entourée de champs de blé, se trouvait un poulailler. Contre le mur nord de la petite battisse qui avait vu passer bien des hivers et trop peu d’été ensoleillés, se trouvait l’emplacement redouté et évité par tous les autres volatiles, de T-Rex, le roi de la basse-cour, le seigneur des oies. Le jar était en effet connu pour son très fort caractère et beaucoup moins pour son habilité toute particulière qui lui jouait de bien vilains tours dès lors qu’il fermait les yeux pour rejoindre les doux bras de Morphée. Car en effet, T-Rex avait un secret. Toutes les nuits, alors que le sommeil apaisé gagnait ses compères gallinacés il rejoignait de terribles rêves desquels il était impossible de s’extirper. Cette sombre nuit de novembre ne fit pas exception et, dès lors que T-Rex eut clos ses paupières, il tomba, loin, beaucoup plus loin que quiconque n’aurait pu imaginer aller.

Le sol dur tira un cri de protestation au jar qui se releva maladroitement et promena sa tête à droite et à gauche pour sonder son nouvel environnement. L’air était chargé d’humidité malgré le soleil pourtant bien haut au-dessus de lui. D’immenses arbres et herbes l’encerclaient, jamais il n’avait vu pareil paysage!

Brusquement anxieux, T-Rex jeta un coup d’œil derrière lui, le traumatisme de son récent séjour au moyen-âge, dans les cuisines d’un vieux château étrangement peuplé, était encore beaucoup trop présent pour qu’il ignore les règles élémentaires de la prudence. L’énorme bonne-femme l’ayant coursé au travers des couloirs armée de sa poêle avait laissé un souvenir impérissable dans sa mémoire pourtant bien primaire. Aucun humain à l’horizon, ce séjour dans le passé semblait être fait pour lui convenir. Ou tout du moins se révéler moins catastrophique que la centaine qui l’avait précédé.

Avançant en se dandinant, T-Rex partit à l’aventure entre les fougères, cherchant avidement un petit mammifère à pincer pour son bon plaisir. Cependant, ceux-ci semblaient rares et seule une intrépide musaraigne fit les frais des claquements de bec du jar enjoué. Aussi, clopin-clopant, T-Rex s’aventura-t-il plus loin, vers d’étranges montagnes qui ne lui disaient rien.

Parvenu au pied de l’une d’entre elles, l’animal se figea cependant, car, à s’y méprendre sa surface ondulait en rythme et était constitué d’écailles aussi finement dessinées que celles des couleuvres qu’il craignait tant avec ses frères. À l’affût, il contourna l’édifice et se faufila vers le flanc le plus reculé, étrangement effilé. Il fut saisi de l’envie de pincer cette étrange chose qui n’était certainement pas minérale lorsque soudain, celle-ci bougea.
L’énorme mastodonte que constitué la chose intrigante manqua d’aplatir T-Rex, qui ne dut qu’à ses réflexes aiguisés, le luxe de ne pas finir en rillettes juteuses. Le jar fit un tel bond que l’on eut cru qu’il allait s’envoler. Puis, alors que son cœur battait à tout rompre et qu’il se camouflait comme il le pouvait dans les hautes herbes, l’impensable se produisit: la montagne se leva sur ses jambes.

Des mètres et des mètres de hauteur transpercèrent le ciel sous les yeux horrifié du pauvre petit voyageur à plume et lorsque la tête aussi massive qu’une petite berline se pencha vers lui il crut défaillir.

Le diplodocus lui jeta cependant un air attendri, passée la surprise première de découvrir une telle créature, et lui donna un petit coup de museau qui l’envoya choir dans un bosquet de fougères non loin de là. T-Rex, sonné et paralysé, ne bougea plus. Ni lorsque la montagne fit un pas peiné vers lui, ni lorsque leurs regards se croisèrent, si différents en taille et pourtant si semblables en intensité. Des milliers d’années dévolution en un échange, fugace, irréel, durant, jusqu’à ce que plus loin dans une autre campagne un coq chante, réveillant la basse-cour et mettant un terme au fabuleux voyage.

Au fin fond d’une paisible campagne verdoyante, nichée entre deux collines et entourée de champs de blé, se trouvait un poulailler. Contre le mur nord de la petite battisse qui avait vu passer bien des hivers et trop peu d’été ensoleillés, se trouvait l’emplacement redouté et évité par tous les autres volatiles, de T-Rex, le roi de la basse-cour, le seigneur des oies. Le jar était en effet connu pour son très fort caractère et beaucoup moins pour son habilité toute particulière qui lui jouait de bien vilains tours dès lors qu’il fermait les yeux pour rejoindre les doux bras de Morphée. Car en effet, T-Rex avait un secret. Toutes les nuits, alors que le sommeil apaisé gagnait ses compères gallinacés il rejoignait de terribles rêves desquels il était impossible de s’extirper. Cette sombre nuit de novembre ne fit pas exception et, dès lors que T-Rex eut clos ses paupières, il tomba, loin, beaucoup plus loin que quiconque n’aurait pu imaginer aller.

Le sol dur tira un cri de protestation au jar qui se releva maladroitement et promena sa tête à droite et à gauche pour sonder son nouvel environnement. L’air était chargé d’humidité malgré le soleil pourtant bien haut au-dessus de lui. D’immenses arbres et herbes l’encerclaient, jamais il n’avait vu pareil paysage!

Brusquement anxieux, T-Rex jeta un coup d’œil derrière lui, le traumatisme de son récent séjour au moyen-âge, dans les cuisines d’un vieux château étrangement peuplé, était encore beaucoup trop présent pour qu’il ignore les règles élémentaires de la prudence. L’énorme bonne-femme l’ayant coursé au travers des couloirs armée de sa poêle avait laissé un souvenir impérissable dans sa mémoire pourtant bien primaire. Aucun humain à l’horizon, ce séjour dans le passé semblait être fait pour lui convenir. Ou tout du moins se révéler moins catastrophique que la centaine qui l’avait précédé.

Avançant en se dandinant, T-Rex partit à l’aventure entre les fougères, cherchant avidement un petit mammifère à pincer pour son bon plaisir. Cependant, ceux-ci semblaient rares et seule une intrépide musaraigne fit les frais des claquements de bec du jar enjoué. Aussi, clopin-clopant, T-Rex s’aventura-t-il plus loin, vers d’étranges montagnes qui ne lui disaient rien.

Parvenu au pied de l’une d’entre elles, l’animal se figea cependant, car, à s’y méprendre sa surface ondulait en rythme et était constitué d’écailles aussi finement dessinées que celles des couleuvres qu’il craignait tant avec ses frères. À l’affût, il contourna l’édifice et se faufila vers le flanc le plus reculé, étrangement effilé. Il fut saisi de l’envie de pincer cette étrange chose qui n’était certainement pas minérale lorsque soudain, celle-ci bougea.

L’énorme mastodonte que constitué la chose intrigante manqua d’aplatir T-Rex, qui ne dut qu’à ses réflexes aiguisés, le luxe de ne pas finir en rillettes juteuses. Le jar fit un tel bond que l’on eut cru qu’il allait s’envoler. Puis, alors que son cœur battait à tout rompre et qu’il se camouflait comme il le pouvait dans les hautes herbes, l’impensable se produisit: la montagne se leva sur ses jambes.

Des mètres et des mètres de hauteur transpercèrent le ciel sous les yeux horrifié du pauvre petit voyageur à plume et lorsque la tête aussi massive qu’une petite berline se pencha vers lui il crut défaillir.

Le diplodocus lui jeta cependant un air attendri, passée la surprise première de découvrir une telle créature, et lui donna un petit coup de museau qui l’envoya choir dans un bosquet de fougères non loin de là. T-Rex, sonné et paralysé, ne bougea plus. Ni lorsque la montagne fit un pas peiné vers lui, ni lorsque leurs regards se croisèrent, si différents en taille et pourtant si semblables en intensité. Des milliers d’années dévolution en un échange, fugace, irréel, durant, jusqu’à ce que plus loin dans une autre campagne un coq chante, réveillant la basse-cour et mettant un terme au fabuleux voyage.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Caroliloonette » 01 nov. 2019 - 21:23

Titre : La dame aux cheveux argentés
Défi (scénaristique ou stylistique) : Une personne de plus de 65 ans doit intervenir dans l'histoire
Fandom : original
Nombre de mots :
Personnages :
Rating : tout public
Spoiler
Show
La dame aux cheveux argentés. C'est comme cela que tous les habitants du village l'appellent. Personne ne connait son prénom. Il est oublié depuis des années. La légende raconte que la dame aux cheveux argentés est née en même temps que ce village. Elle effrait les plus jeunes. Même le soir d'Halloween ils n'osent pas s'approcher de sa maison située à l'entrée de la forêt. Et leurs aînés lui adressent simplement un bonjour lorsqu'ils la croisent dans le village. Jamais personne n'a eu envie de s'éterniser.


La dame aux cheveux argentés sait que beaucoup de rumeurs courrent sur son compte. On lui prête régulièrement des pouvoirs de sorcellerie. Lorsque des choses étranges se passent dans le village tous les regards se braquent vers sa maisonnette. La dame aux cheveux argentés n'a jamais démenti. Elle aime entretenir le mystère.

Et comme cela, jamais personne n'est venu lui chercher des noises, par peur des représailles.
Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) :
Fandom : HPF
Nombre de mots :
Personnages : Rose et Molly Weasley
Rating : tout public
Spoiler
Show
- Rosie ma chérie, tu es sûre de vouloir partir étudier en France ?
- Grand-Mère, j't'ai déjà dit que je ne suis plus une enfant et j'ai horreur qu'on m'appelle Rosie.
- Là n'est pas la question ma chérie, je te parle de ton projet de partir à BeauxBâtons, Poudlard n'est pas assez bien pour toi ?
- Ce n'est pas ça Grand-Mère... bien sûr que Poudlard est une bonne école mais j'ai envie de voyager moi. Et je compte bien profiter de cette opportunité. Comment tu es au courant de ça d'ailleurs ?
- C'est ton père qui m'a parlé de ton projet.
- Heureusement que je lui avais dit de ne rien dire pour le moment !
- C'est bien ce que ta mère lui a rappelé.
- Il a donc cru que tu pourrais me faire changer d'avis ?
- Oh, je ne sais pas, quand tu as une idée en tête tu n'es pas du genre à l'abandonner facilement. Tu me rappelles ta tante Ginny pour cet aspect-là !
- Papa me le dit souvent et moi j'en suis fière car j'adore tante Ginny !
- Tu vas me manquer, tu sais, quand tu seras en France.
- Je rentrerai à Noël et à Pâques alors tu ne verras même pas la différence Grand-Mère. Et je t'écrirai !
- Promis ?
- Oui, promis !
Dernière modification par Caroliloonette le 01 nov. 2019 - 21:40, modifié 1 fois.

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popobo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par popobo » 01 nov. 2019 - 21:29

Titre : Reprise
Défis stylistique : Vous ne devez inclure aucun mot/lettre avec un accent quel qu'il soit.
ET Défi scénaristique : Une personne âgée (plus de 65 ans) doit intervenir dans l'histoire.
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : H. Slughorn
Rating : -
Le professeur Slughorn se sent bien ici. Retrouver les cachots de Poudlard lui procure beaucoup de plaisir. Dans quelques jours, il retrouvera pleinement son poste et fera la connaissance de ses prochains apprentis. Il se doute qu’il trouvera, comme au bon vieux temps, des perles rares. Sa motivation pour revenir enseigner reste finalement identique. Fonder un nouveau club des sorciers prometteurs le rajeunit presque. Pourtant, au moment de quitter son fauteuil en velours, ses genoux ne manquent pas de lui rappeler que ses trente ans sont loin. La semaine commencera donc par sa potion miracle : une potion de rajeunissement.

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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Bellatrix1992 » 01 nov. 2019 - 21:37

Titre : La peur.
Défi scénaristique : Une personne âgée (plus de 65 ans) doit intervenir dans l'histoire.
Fandom : HP
Nombre de mots : 366
Personnages : Minerva McGonagal – Severus Rogue – Neville Londubat – Seamus Finnigan.
Rating : tout public
Elle sait qu’il faudrait qu’elle dorme. Mais rien à faire, elle ne peut pas. Cela fait maintenant trois jours qu’elle éprouve une vive angoisse. Et en même temps, elle admire Londubat.
Elle a appris avec effroi qu’Augusta avait du disparaître précipitamment, après avoir terrassé Dawlish. Son petit fils l’a suivie bien qu’elle sache pertinemment qu’il n’a pas pu quitter Poudlard. Et cette nuit comme les deux dernières, elle tremble à l’idée que les Carrow ou Severus ne retrouvent sa cachette.

Alors, au lieu d’aller se coucher, Minerva enfile sa cape sur son pyjama écossais. Et comme la nuit précédente, déambule discrètement dans les couloirs. Elle fait d’abord mine d’avoir une fringale nocturne, se rendant ainsi aux cuisines en quête du jeune homme. Dobby l’attend et lui assure à voix basse qu’il n’est pas venu.
Minerva a bien une idée de où il peut se cacher, et elle n’a qu’une peur : qu’il se fasse prendre en allant chercher à manger. La salle sur demande ne peut fournir des aliments.
Et pas question de lui déposer des aliments devant, ce serait prendre le risque que l’on découvre sa cachette. Minerva se sent cruellement impuissante. Cependant une idée germe dans son esprit : les galions de Miss Granger !

Le lendemain, quoique mal réveillée, elle aborde Seamus Finnigan et lui fait part de son plan : donner rendez-vous à Neville pour lui remettre des vivres par l’intermédiaire du galion.
- Trop risqué, répond Seamus qui a l’air de savoir de quoi il parle, couturé de cicatrices comme il l’est. Rassurez-vous professeur, Neville a ce dont il a besoin. On lui a déjà posé la question.

Seamus vérifie qu’il n’y a personne dans les environs et ajoute :
- Surtout ne prenez pas de risque vous-même et ne cherchez pas à contacter qui que ce soit. Vous comprendrez vite ce que je veux vous dire.

Minerva retient une réplique agacée. Mais en effet, elle comprend vite : Le lendemain, Seamus et plusieurs garçons ont à leur tour disparu.

- Je suppose que vous ne savez rien, Mineva. Lui dit Rogue sur un ton douceâtre.
- Rien de rien, Severus. Réplique l’enseignante, déterminée à protéger le secret de ses élèves.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Dedellia » 01 nov. 2019 - 21:53

Titre : Throuse ! Les fractères
Défi scénaristique : personne âgée
Fandom : HP
Nombre de mots : 730
Personnages : OC
Rating : tout public
Une femme qui devait avoir au moins soixante-dix ans les fit traverser dans la pièce par petits groupe selon leur année d'étude. Entrant en première année, Amber fut parmi le premier groupe à entrer dans la salle, un peu plus petite que la précédente. Il y avait au centre ce celle-ci un tapis fait en longues plumes de fractères. Son père lui avait parlé de ce tapis spécial. Les fractères étaient des créatures fantastiques immenses dont les ailes avaient la propriété de partager le même espace. Cela voulait dire que si l'on posait une pomme sur lune des ailes droites de l'oiseau magique, elle allait aussi apparaitre sur ses sept autre ailes. Ça ne signifiait pas qu'elle s'était multipliée simplement qu'elle était à huit endroits à la fois. Il est donc possible de récupérer la pomme à la fois sur une aile gauche qu'une autre aile droite. Le Canada, enfin le GSC — Gouvernement Sorcier Canadien — l'originalité même, avait décidé il y a de nombreuses années d'utiliser les ailes de fractères pour transporter les élèves à Ilvermorny de manière rapide et efficace.

Cet oiseau avait toutefois été chassé pendant si longtemps par des chasseurs d'or que leur population s'était dégradée à un point tel que la GSC en avait fait une espèce protégée. Le commerce de leurs ailes avait été interdit au dernier siècle et si un oiseau était retrouvé mort, une brigade spéciale devaiet être envoyé sur place afin de déterminer si la cause était bien naturelle. Enfin, elle divaguait. Il y avait donc sept ailes d'un même fractère dispersées à travers le Canada et la dernière était dans la tour principale d'Ilvermorny. Ils n'avaient qu'à marcher sur le tapis d'aile et fermer les yeux afin de ne pas être pris de nausée. Le personnel de l'autre côté de la frontière allait gentiment les sortir du tapis et voilà ! Car, en effet, une sécurité supplémentaire venait du fait qu'on ne pouvait sortir par nous-mêmes que de l'aile par laquelle on était entrés. Il n'y avait donc pas de possibilité pour qu'un élève se retrouve plutôt dans une autre province où qu'il n'y ait personne pour les acueillir. Cela prévenait également que des personnes non attendues n'entrent dans l'école lorsque le local était sans surveillance.

La dame se présenta comme Meredith Brown, elle était responsable de l'éducation au GSC et s'occuperait de nos multiples départs et arrivées au fil des années. Elle expliqua le processus aux nouveaux pendant quelques minutes et Amber se permit de laisser son esprit divaguer une fois de plus. Elle observa ses camarades, pas si nombreux dans sa région à entrer à Ilvermorny et eut la surprise de reconnaitre un visage. Et un visage qu'elle ne s'attendait pas du tout à voir ici. Mackenzie n'était pas une non-maj ? Elle devait halluciner. Mais elle n'eut pas le temps de se questionner d'avantage sur sa capacité mentale ou ses problèmes de vision, car son amie sembla également la reconnaitre, car elle lui fit un signe de la main un peu hésitant. Elle aussi devait avoir du mal à comprendre.

Mme Brown fit signe aux première année de se rapprocher, se faisant, Amber put confirmer que c'était bien le visage de Mackenzie qui était devant elle. Elle voulut lui demander des explications, mais ça allait devoir être reporté à leur arrivée à Ilvermorny, car quand elle fit mine de ralentir pour échanger quelques mots à son amie, la vieille femme lui jeta un regard qui lui passa l'envie de trainer. Elle ferma les yeux, inspira profondément et posa un pied après l'autre sur le tapis. Elle ne ressentit rien de particulier, elle avait simplement l'impression d'être debout et d'avoir l'air complètement stupide. Aurait-elle pu échouée ? Était-elle si peu magique que le tapis avait seulement refusé d'exercer ses propriétés pour elle ? Le brouhaha autour d'elle était difficile à qualifier, elle aurait très bien pu être encore au centre du GSC à Ottawa comme avoir été bel et bien projetée au milieu d'une foule à Winnipeg. Amber n'eut pas à douter plus longtemps, car une main se posa légèrement sur son bras et la dirigea un peu plus loin. Elle garda les yeux fermés un peu plus longtemps, juste pour être certaine, puis se décida à les ouvrir. Devant elle s'étalait les premiers souvenirs de son école que ses yeux graveraient à jamais dans son esprit.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par BellaCarlisle » 01 nov. 2019 - 22:06

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 210
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC), Solveig Iversen (OC)
Rating : Tout public
La sorcière qui accueille Daisy porte sur son visage une immense tristesse. Ses traits tirés par l’âge affichent une surprise en découvrant la jeune femme qui patient sur le seuil de sa maison. L’ancienne Serdaigle s’excuse pour le dérangement, la gorge légèrement nouée, tout en se demandant si elle a pris la bonne décision. Lorsque son oncle lui a parlé de sa famille maternelle, elle s’attendait à des retrouvailles remplies d’émotion, avec de longs récits du passé, mais elle sait qu’elle a eu beaucoup trop d’espoir. Les Iversen n’ont jamais pardonné à son père d’avoir épousé sa mère, ils n’ont pas répondu à ses lettres ni assisté à son enterrement, ce qui a réduit à néant les derniers liens qui existaient entre eux. Face à Solveig, sa grand-mère, la plus jeune a l’impression d’être de trop et de raviver des souvenirs qui ne devraient plus remonter à la surface.

« Tu es Daisy, observe la scandinave. Tu ressembles tellement à ma chère Maisie. »

La jeune Scrimgeour retient un commentaire acerbe. Erik a insisté sur l’indifférence de sa famille, sur cette culpabilité qu’il porte depuis la mort de sa jumelle parce qu’il considère qu’ils sont responsables. Si elle avait été un peu plus soutenue, Maisie serait encore de ce monde.
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Bellatrix1992
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Bellatrix1992 » 01 nov. 2019 - 22:30

Titre : Trop c’est trop
Défi (scénaristique ou stylistique) : Votre personnage doit faire quelque chose pour célébrer l'arrivée de l'automne.
Fandom : HP
Nombre de mots : 427
Personnages : Percy
Rating : Tout public
Percy Weasley avait toujours aimé Halloween, et ce malgré son caractère excessivement sérieux et ambitieux. Pourtant, cette année, c’est avec dégoût qu’il préparait cette fête sorcière destinée à honorer les morts et célébrer l’arrivée de l’automne.

Il faisait à présent partie de ceux qui décoraient le ministère, position paradoxalement enviée car son nom serait cité dans le discours de remerciement, durant la réception au ministère.
L’année précédente, il avait obtenu à sa grande joie cette responsabilité et avait pris très au sérieux cette préparation. La fête devait mettre en valeur le ministère, lui donner une image de stabilité rassurante. Des enfants avaient été invités à chasser les bonbons dans les couloirs du ministère. Les citrouilles semblaient riantes et Rufus Scrimgeour s’était même prêté au jeu en saluant quelques parents, geste que l’on n’attendait pas de sa part, mais il avait ses raisons.

Cette année, tout était différent. La pendule affichait minuit et Percy bouclait les derniers préparatifs de la fête. Le nouveau ministère en place entendait « restaurer dans leur dignité les fêtes, célébrations et événements ayant toujours fait date dans la culture sorcière ».

Il y aurait toujours la distribution de bonbons, mais le enfants ne déambuleraient pas dans les couloirs. Ils seraient reçus avec leurs parents, triés sur le volet en fonction de leur sang. La décoration devait être grandiose, pas bon enfant.
Ticknesse avait exigé une chose : il faudrait en imposer. Plus de niaiseries grotesques, seulement des décorations traditionnelles au monde des sorciers. Les citrouilles et autres coloquintes ne souriraient plus, elles serviraient de décors à des scènes épiques de l’histoire sorcière. La plupart montrant des sorciers et sorcières héroïques, affrontant des hordes de moldus déchaînés contre eux.
Nuit, citrouilles, cimetières, puits magiques… Combats épiques, martyrs… Bref, tout ce qu’il fallait pour bourrer le crâne à des mômes. Puis discours du ministre et distribution de friandises… Dans l’ordre et la discipline.
Fudge, qui travaillait avec lui, avait caché avec peine son dégoût. Mais il avait bien fallu obéir et préparer ce qui était demandé.

Percy n’avait jamais été un joyeux luron, mais là les choses allaient trop loin. Halloween n’était pas une fête où on vivait dans le souvenir stérile et où on manipulait les plus jeunes. C’était la fête du courage, celle où on affrontait sa peur et où on défiait la mort. La fête qui permettait d’affronter ensuite la saison froide.

Lorsque une heure sonna à la pendule de son salon, il se promit une chose : Avant la fin de l’année, il démissionnerait, et il donnerait sa démission au ministre en personne.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par popobo » 01 nov. 2019 - 22:36

Titre : menu d'automne
Défi scénaristique : Votre personnage doit faire quelque chose pour célébrer l'arrivée de l'automne.
Fandom : original
Nombre de mots : 200
Personnages : Tess
Rating : -
Le mois de septembre était terminé et les heures de soleil diminuaient. Tess avait rangé ses débardeurs et ses jupes courtes pour les troquer contre ses pulls à manches longues. Après la chaleur des journées d’été, elle retrouvait celle de ses écharpes et de ses couvertures.

L’automne était arrivé et la cuisinière se faisait déjà un régal de cuisiner les fruits et légumes de saisons. Mais en dehors des noisettes et des citrouilles, elle s’impatientait surtout de pouvoir cuire les premiers champignons de l’année. Elle ne connaissait absolument rien dans la cueillette mais maîtrisait par contre amoureusement leurs recettes.

Dès qu’il le pouvait, le chef se fournissait auprès de ses cueilleurs particuliers avec qui il avait difficilement établi des accords d’achats au fil des années.

En arrivant ce jour là d’octobre au restaurant, Tess fut ravie de découvrir trois petits paniers en osier posés sur une des paillasses. Le parfum qui embaumait la cuisine donnait aucun doute. Aujourd’hui, les champignons seraient savoureusement au menu. Les coulemelles seraient servies en gratin aux lardons. Les morilles à la crème viendraient accompagner les blancs de poulet. Quant aux cèpes, Tess s’amuserait à les poêler entier avec des herbes, du thym et du romarin.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Dedellia » 01 nov. 2019 - 22:49

Titre : Throuse! Fête de l'automne
Défi scénaristique : un personnage célèbre l'arrivée de l'automne
Fandom : HP
Nombre de mots : 617
Personnages : OC
Rating : TP
La fête de l'automne était semble-t-il le plus grand événement à Ilvermorny. Organisée par les sixième année, elle comprenait des compétitions intermaisons et interannées durant la journée, un buffet énorme suivi d'un spectacle de talents. Cela faisait des jours qu'ils en entendaient parler. Les années supérieures avait eu la possibilité de s'inscrire au spectacle, les auditions s'étant faites à la fin de l'année précédente et avait bien sûr l'expérience des compétitions. Certaines comme les duels n'étaient pas disponibles pour les plus jeunes, n'ayant pas assez d'expérience en quelques semaines de cours pour pouvoir participer. Ils pouvaient toutefois faire toutes les épreuves qui ne cécessitaient pas de baguette comme la course sur balai, la compétition de quidditch et le tournoi de bavboules entre autres.

Amber s'était réveillée tôt, plus tôt que le réveil qu'Allison avait programmé la veille, s'était peut-être à cause de Mary qui dès cinq heures du matin, s'était réveillée, avait trébuché sur une paire de chaussures et s'était étalée au sol à grands renforts de jurons. Mais les deux autres filles ne lui en avait voulu que durant quelques minutes après quoi, elles se rappelèrent qu'elles n'avaient pas de cours, ceux-ci étant annulés pour la fête de l'automne.

Les filles choisirent des vêtements qui n'étaient pas leur uniforme et adapté à leurs activités. Elles devaient toutes participer à au moins quatre activités durant la journée dont au moins deux en équipe. Amber s'était inscrite à la course à relais sur balais avec Megan, à la course à obstacle sur balai individuelle, au tournoi de bavboules et au Hurthing, un sport sorcier où quatre équipes de cinq s'affrontaient à la fois. Le but était d'avoir le plus de joueurs possibles positionés sur les plateformes flottantes les plus élevées. Chaque joueur possédait une raquette et tentait d'envoyer des balles de la grosseur d'un pouce et aux tendances de cognards sur l'une des cibles des plateformes des joueurs adverses. Il y avait des balles aux couleurs de chacune des équipes. Lorsqu'une balle touchait l'une des cibles d'une plateforme cette dernière baissait de quelques centimètres tandis que la couleur de la balle indiquait qu'elle équipe allait monter. Il fallait donc protéger les cibles de sa plateforme tout en envoyant des balles de sa propre couleur sur les autres équipes. Les points étaient attribués en fonction du temps où un membre de l'équipe était le joueur le plus élevé. Une manche durait 20 minutes et quatre manches dans une partie.

Amber n'avait jamais joué avec autant d'équipes, deux avait été tout ce dont ils étaient capables avec ses cousins, mais avait déjà vu des matchs très animés. Elle ne pensait pas révolutionner le monde avec sa participation, mais elle espérait que les autres ne soient pas trop compétitifs et compréhensifs quant à son possible manque de compétences en la matière.

Les trois colocataires de dortoir ayant rapidement terminé de s'habiller, elles se dirigèrent ensemble vers les cuisines du petit-déjeuner. Elles étaient vides à cette heure. Aussi eurent-elles tout l'espace nécessaire pour préparer leur repas. Amber ne regarda pas trop ce que Mry et Allison faisaient et se concentra sur les ingrédients qu'elle désirait utiliser. La journée promettant d'être demandante, elle s'était décidée sur un petit-déjeuner digne de ce nom. En plus, à cause de Mary et de son réveil brutal, elle avait bien le temps. Elle laissa donc tomber ses habituelles rôties et choisit plutôt un assortiment d'oeufs, crêpes et fruits. Lorsqu'elle eut terminé, d'autres élèves étaient entrés. Elle ne vit toutefois pas l'une de ses amies, alors elle décida de s'installer avec Mary et Allison qui semblaient s'être faite la même réflexion.

Elles mangèrent majoritairement en silence étant encore passablement endormies, mais
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par BellaCarlisle » 01 nov. 2019 - 23:02

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 213
Personnages : Chaska, Inti
Rating : Tout public
Chaska suit difficilement la ronde dansante des autres femmes du village. Ses pas sont moins rapides, plus hésitants mais elle sourit, emportée par la joie ambiante. Elle en oublie l’enseignement rigoureux d’Inti, les remarques parfois blessantes de certains villageois, la quête de Quetzalcóatl, les mystères de ce peuple. Il n’y a plus que l’automne qui arrive enfin et, avec cette saison, la puissance des dieux. Chun lui a parlé des sacrifices qui reprendront avec plus d’intensité mais elle repousse cette pensée. Ce qu’elle fête, c’est la venue d’un autre temps et l’espoir d’être bientôt débarrassée de tout ce mal qui la ronge.

« Chaska. »

Le ton est froid, sans aucun appel. Les danseuses poursuivent leur ronde mais en l’excluant alors qu’Inti s’avance vers elle. Son instructeur la dévisage avec le mépris habituel et lui demande de le suivre, ce qu’elle fait sans contester son ordre. Elle est irritée d’être ainsi éloignée de la fête alors que l’automne est la saison qui lui plaît le plus mais elle ne peut plus se permettre de se dresser contre l’homme qui se charge de sa formation.

« La fête des morts approche, reprend Inti. Tu n’as pas encore eu l’occasion de découvrir nos coutumes mais il faut que tu saches en quoi elles consistent. »
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par selket » 01 nov. 2019 - 23:04

Titre : Aux couleurs de l'automne
Défi scénaristique : Votre personnage doit faire quelque chose pour célébrer l'arrivée de l'automne
Fandom : HP
Nombre de mots : 922
Personnages : Lavande Brown, Seamus Finnigan
Rating : TP



Elle avait toujours aimé l’automne. C’était sa saison favorite depuis toujours. Elle aimait la couleur que prenaient les feuilles avant de tomber. Les arbres se paraient alors d’or et de cuivre et la forêt semblaient s’embraser sous toutes ces nuances de rouges et oranges.
En automne elle aimait se promener dans les bois pour cueillir champignons et herbes. Elle collectaient les plus belles feuilles qu’elle protégé grâce à un sort dans une fine gangue translucide et protectrice qui empêchait leur désagrégation. Elle ramassait les pommes de pins déjà tombées, ainsi que les glands, châtaignes et autres fruits. Elle en profitait aussi pour ramener du petit bois, fort utile pour démarrer un feu de cheminée où comme décoration. De ses promenades elle ramenait toujours trop de choses mais elle aimait regarder ensuite ces petits trésors une fois rentré et se demander ce qu’elle en ferait par la suite.
Ses parents n’avaient jamais compris sa lubie et c’est toujours en maugréant qu’il la laissé ramener deux trois choses chez eux.

Mais aujourd’hui elle n’avait plus à se soucier de leurs récriminations. Cela faisait que quelques mois qu’elle s’était installée à l’Auberge des gens brisés. Bien sur elle avait encore son appartement, mais elle y était de moins en moins souvent. Elle avait toujours eut sa chambre dans cette maison et parfois elle venait pour profiter de la présence de ses amis. Mais là c’était différent. Peu à peu elle avait commencé à transporter ses affaires ici. Peu à peu elle vidait son appartement sans s’en rendre compte. Elle ne s’en était pas vraiment compte jusqu’a aujourd’hui. ça c’était fait simplement. Sans réaliser. Au début c’était juste parce qu’en regardant un film, sur le canapé avec Seamus et les autres, elle s’était dit qu’il ne lui manquait plus que son plaid favori pour se sentir parfaitement bien. Alors la foi d’après lorsqu’elle était venu passer quelques jours à l’Auberge elle avait ramené son plaid favoris, et puis tous les autres qu’elle possédait afin que tout le monde puisse avoir le sien le soir devant la télé. La télé qu’elle invention formidable quand même, elle ne remercierait jamais Dean de lui avoir fait découvrir ça. Et puis elle en avait profité pour ramener sa tasse fétiche. Ses coussins avaient ensuite suivit, c’est vrai que c’était plus gai sur le canapé.

Ses colocataires l’avaient laissés faire. Ils souriaient devant son air concentré lorsqu’elle ramené un nouvel éléments de décoration. Neville n’avait jamais vraiment porté d’interêt à tout ça et il se contentait d’hocher la tête. Dean était plus absorbé par les couleurs des murs et les fresques qu’il peignait dessus ou sur les tableaux qu’ils accrochaient par la suite. Luna par moment l’aidé mais elle en profité surtout pour glisser une protection contre une créature sortie de son imagination ou au contraire pour en attirer certaines. Seamus l’aidé lorsqu’elle avait besoin qu’il lui crée un lustre en bois flotté, où un galet fontaine. Mais pour le reste elle était seule maitre à bord et elle s’en donnait à coeur joie. Alors petit à petit elle ramenait son chez elle à l’auberge et en profitait pour tout décorer sans se rendre compte que son appartement se vidait peu à peu.
Jusqu’a ce jour d’octobre deux mille où, alors qu’elle ramenait ses trésors trouvaient au cours d’une ces promenades automnales. Alors que sur là table de la cuisine elle disposait feuilles, bois aux formes étranges et pommes de pins Seamus vint l’a trouver.

Je viens de voir que tu avais trouvé beaucoup de champignons et de châtaignes, ça nous fera un super repas pour ce soir. C’est les autres qui vont être content conclu t’il en s’asseyant à côté d’elle.

Elle se contentât de sourire alors qu’il se penchait pour déposer un léger baiser sur sa joue.

- Tu aurais du me le dire que tu partais te promener je serais venue avec toi.
- Je sais, mais j’aime bien aussi me promener seule, lui répondit elle timidement de peur qu’il ne le prenne mal.
- Je comprends, lui assura t’il doucement, bon alors qu’es que tu vas faire avec tout ça ? Tu vas nous décorer le salon aux couleurs de l’automne ? ça serait joli.

Elle n’y avait pas réfléchit. A vrai dire elle avait ramené ses trésors sans penser à ce qu’elle en ferait après. Autrefois, chez ses parents elle n’avait pas le droit de changer la décoration. Et même si elle avait toujours voulu que son intérieur soit le reflet des changements de saisons elle n’avait jamais pris la peine de le faire une fois installée dans son propre appartement. Elle n’avait même pas pensé au fait qu’elle étais libre de le faire. Et puis, la décoration ça lui était un peu passé alors qu’elle se noyait dans ses cauchemars. Au final, ce n’est que dans ce lieu magique qu’elle s’était remise à tout décorer comme autant de Poudlard où elle tentait de rendre unique son lit et sa minuscule portion de lit.

- Tu crois que je pourrais ? Sa question avait été posé avec une euphorie mêlée à de l’appréhension.
- Bien sur, après tout tu vis ici toi aussi.

La réponse l’a fit tiquer. Elle ne vivait pas ici, elle avait son appartement. Depuis combien de temps au fait n’y était-elle pas retourner ? Un mois ? Ou plus peut-être ? Et puis qu’il y avait-il encore là-bas ? Quelques bricoles sans doute sans interêt. Soudainement, elle se rendit compte que en effet elle vivait ici dorénavant. Elle ne s’en était même pas rendu compte avant. Comment ça se faisait ?
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Tiiki » 01 nov. 2019 - 23:04

Titre : Apprivoiser le silence
Défi stylistique : pas d'adjectif
Fandom : HP
Nombre de mots : 539
Personnages : Molly Weasley
Rating : /
Molly étaient de ces femmes qui fuyaient la solitude. Elle avait toujours plutôt bien réussi à l’éviter, d’ailleurs. Quand la guerre lui avait pris Fabian et Gideon, elle s’était jetée dans un mariage pour combler le vide que ses frères avaient laissé derrière eux. Oh bien sûr, Molly aimait Arthur Weasley, mais ce qu’elle aimait encore plus c’était l’idée de fonder une famille. Molly aimait le tumulte et les rires des enfants, encore plus le rire de ses enfants. Molly aimait la joie et la chaleur humaine.

Quand Bill avait quitté le Terrier, il lui avait suffi de raffermir sa voix et de parler avec un peu plus de sévérité et de force à ceux qui restaient pour garder contenance. Lorsque cela avait été le tour de Charlie, elle s’était dit qu'elle arriverait à dire au revoir à son cadet, mais ça lui avait encore déchiré le cœur. Lorsque Percy avait coupé les ponts, elle était devenue la mère du monde entier et avait pris sous son aile Hermione et Nymphadora pour pallier l’absence de son fils. Certes elle exécrait au début celle qui deviendrait sa belle-fille, mais elle avait fini par apprécier malgré elle sa présence. Ce qu’elle exécrait encore plus que Fleur, c’était la solitude. Elle s’était dit que peu importait les personnes, pourvu qu’il y ait de la vie et de l’amour, beaucoup d’amour, pour ne jamais savoir ce que voulaient dire isolement et désolation.

Et puis Ronald était parti en cavale.
La vie lui avait arraché Fred.
Et Bellatrix Lestrange avait voulu emporter sa fille.

A partir de là, Molly avait arrêté de fuir la solitude, parce qu’elle avait compris que quoi qu’il arrive celle-ci la rattraperait. Fred avait rejoint Fabian et Gideon, et elle se doutait que George aussi avait plié bagages et que dans sa tête il était loin. Hermione lui avait pris Ronald et Ginevra avait fini par l’abandonner elle aussi pour s’installer avec Harry Potter. Heureusement qu’il y avait Arthur, Teddy et Andromeda.

Oh bien sûr, ils passaient tous souvent au Terrier. Bill, Fleur, Charlie, Percy, Audrey, George, Angelina, Ron, Hermione, Ginny, Harry… Au fil des ans, ils lui ramenaient même des surprises : Victoire, Dominique, Roxanne, Fred, Molly, Louis, James, Rose, Albus, Lily, Hugo, Lucy… Sauf qu’au fil des ans, Andromeda partit, Teddy grandit, ses enfants et ses petits-enfants vinrent aussi de moins en moins, parce que chacun construisait sa vie de son côté, c’était comme ça que ça marchait. Mais ça allait, parce qu'elle vivait encore avec l'amour de sa vie.

Soudain Arthur ne fut plus là.

Ce n’était pourtant pas le lac à boire. Il lui suffisait d’attendre quelques jours pour voir la famille rire aux éclats et déambuler de nouveau dans le Terrier. Mais en attendant…

Juste le coassement des grenouilles de la mare.
Juste le froid lorsqu’elle se réveillait en sueur dans ses draps.
Juste la solitude qui l’étreignait à chaque battement de cil.

Et puis cette boule au ventre. Parce qu'à quatre-vingt-dix ans elle ne parvenait toujours pas à apprivoiser le silence.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par BellaCarlisle » 01 nov. 2019 - 23:47

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Hannibal (série TV)
Nombre de mots : 228
Personnages : Will, Jack, Frederick
Rating : TP
Les coups frappés à la porte le sont violemment, avec une force qui ne trompe personne. Encore endormi, Frederick lutte avec ses draps avant de rejoindre l’entrée. La silhouette qu’il distingue à travers l’ouverture vitrée ne le rassure pas et suffit à le réveiller à une vitesse phénoménale. L’angoisse le saisit alors qu’il déverrouille la porte, faisant face à l’agent Crawford. Ce dernier le dévisage longuement, comme s’il cherchait à trouver un quelconque signe de culpabilité sur ses traits, puis il lui demande s’il peut entrer. Le psychiatre hésite un court instant à lui dire qu’à cette heure il aimerait mieux retourner au lit car il sait que Jack n’apprécierait pas ce genre d’humour.

« Que voulez-vous ?
— Nous enquêtons toujours sur l’Éventreur de Chesapeake.
— Et vous pensez encore que c’est moi ? Vous devriez vous renouveler, agent Crawford.
— Vous n’avez aucun alibi, Chilton. Personne ne peut justifier que vous n’étiez pas sur la scène du dernier crime.
— Moi je le peux. »

Will sort de l’ombre, surprenant l’agent. Frederick est un peu gêné, il n’imaginait pas que le consultant prendrait le risque de faire savoir qu’ils ont une relation. À un autre moment de la journée, ils auraient pu offrir une autre excuse mais là, l’empathe est torse nu, les cheveux ébouriffés et son regard n’est pas celui d’un homme venu pour une simple visite de courtoisie.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Tiiki » 01 nov. 2019 - 23:54

Titre : Le jeu des sept familles
Défi stylistique : au moins un "sept" dans 1 phrase sur 4
Fandom : HP
Nombre de mots : 476
Personnages : Famille Weasley
Rating : /
Jouons à un jeu, voulez-vous ? Vous connaissez le jeu des sept familles ? Je commence en disant « Dans la famille Bidule-Hibou je voudrais… », et je termine en évoquant l’un de ses membres. Si vous possédez la carte, vous me la donnez et je continue de jouer.

D'accord je commence… Dans la famille Weasley, je demande le père. Arthur est un amoureux des Moldus et de Molly. Ne répétez surtout pas à Molly qu’il cite les Moldus avant elle, il lui a toujours assuré qu’elle était sa septième Merveille du monde !

Dans la famille Weasley, je demande la mère. Molly est née Prewett, mais j’attendrai le tour prochain pour demander cette famille. Molly est une Sorcière douée et dévouée. Elle a sept beaux enfants et beaucoup d’énergie à revendre.

Dans la famille Weasley, je demande les frères. William est l’aîné et a développé un goût très prononcé pour les Vélanes et les steaks saignants. Charlie est le cadet, et son amour inconditionnel pour les dragons et pour la solitude lui ont toujours valu beaucoup d’admiration mais aussi d’incompréhension de la part des autres. Percy est le petit emmerd… Fred et George, lâchez immédiatement cette Plume à Papote ! Des sept péchés capitaux, celui qui lui correspondrait le plus serait l’orgueil. Percy est le plus ambitieux de la fratrie, et même s’il ne se prend pas pour de la bouse de dragon, il sait aussi revenir vers ceux qu’il aime lorsque la situation l’exige. Les jumeaux ont fait les sept cents coups. C’est comme les quatre cents coups, mais en un plus redoutable : leur carte compte presque double. Ronald est le dernier d’entre eux, et entre nous il aurait mieux fait d’apprendre à tourner sept fois sa baguette dans sa poche avant de parler, cela lui aurait épargné bien des soucis dans la saga à succès qui porte le nom de son Sorcier de meilleur ami.

Dans la famille Weasley, je n’ai pas besoin de demander la fille car je l’ai déjà entre mes mains. Ginevra est de ces filles qui ont l’odeur du courage et de l’abnégation, et à la fin des sept bouquins elle rafle la mise parce que c’est tout ce qu’elle mérite.

Et d'une famille ! Plus que six ! Vous allez me demander comment j’ai pu être aussi sûre que vous teniez les bonnes cartes entre vos mains. Rassurez-vous : nul don de divination ou autre tactique de triche, gardez simplement à l'esprit que nous ne sommes pas sept à jouer, mais deux. Il n’y a qu’un auteur et un lecteur. Si je n’ai pas la carte, c’est forcément vous qui l’avez. Et je compte bien vous arracher chacune des sept familles une à une !

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par selket » 01 nov. 2019 - 23:57

Titre : Un décoration atypique
Défi stylistique: Le chiffre 7 doit apparaître dans au moins 1 phrase sur 4
Fandom : HP
Nombre de mots : 398 mots
Personnages : Luna Lovegood
Rating : TP

Un jour, alors qu’elle était petite, on lui avait demandé qu’elle était son chiffre porte bonheur. Sur le coup elle n’avait pas su quoi répondre. Alors elle avait réfléchit. Le sept c’était le sept son chiffre porte bonheur.
Une fois sa réponse donnée, on lui avait demandé pourquoi. Elle avait encore du réfléchir. Elle aurait put tout aussi simplement dire parce que, mais déjà petite Luna aimait expliquer. Lorsqu’elle avait trouvé sa réponse elle avait tout fièrement expliqué pourquoi le sept et pas un autre.
Tout d’abord car il est joli, elle aime bien le dessiner sur du parchemin. En plus c’est le jour d’anniversaire de sa maman. En plus son père il dit que c’est un chiffre magique. Quatrièmement il y a souvent des histoires où on retrouve souvent le chiffre trois ou sept, surtout le trois en fait mais elle préfère le sept car il est moins aimé.

C’était des explications enfantines, mais son amour pour ce chiffre était resté, et ce malgré le temps qui passe. Lorsqu’elle avait crée l’Auberge des gens brisés avec Dean, Seamus et Neville ils avaient du choisi quelle chambre ils occuperait. Toutes les chambres de l’étage se ressemblait, du moins avant que leur propriétaire les décore à leur guise bien sur, alors il avait bien fallut trouver une façon de choisir. C’est donc tout naturellement qu’elle avait pris la septième.
Et très vite elle s’était amusé à glisser ce cricri dans sa décoration. Et dans le reste de la maison même. Les gens qui connaissait son étrange lubie s’était mis à lui ramener des objets à l’effigie de ce chiffre. Et très vite de minuscules sept de toutes tailles avaient colonisé les pots des plantes de Neville, un énorme sept en fer forgé orné dorénavant la porte de sa chambre.
Elle trouvait ça joli ces petits chiffres qui se cachaient par tout. Il y en avait sur certaines tasses dans le placard et sur un sac à main avec pleins d’autres porte bonheur. Il était joli ces petits chiffres aux airs de perchoir étrange. Et plus il faisait sourire les gens de lui trouver le sept le plus kitch possible en sachant qu’il lui plairait sans doute, si ce n’est plus.


Ainsi, lorsqu’elle avait appris que leur auberge serait maintenant le numéro sept de la grande route qui serpentait dans les collines Ecossaise elle s’était dit que c’était un signe.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Dreamer » 02 nov. 2019 - 00:00

Titre : -
Défi scénaristique
Fandom : original
Nombre de mots : 305
Personnages :
Rating : TP
Les gyrophares et la sirène forcèrent Pauline à s’arrêter sur le bas-côté, maugréant contre le policier qui la forçait à s’arrêter alors qu’elle venait à peine d’atteindre le village reculé où ses parents l’avaient élevée.

Que faisait la police dans ce bled paumé à dix-neuf heures trente ?

Et pourquoi se faisait-elle arrêter alors qu’elle roulait à la vitesse réglementaire en agglomération ?

Décidément, elle en avait marre de toutes ces conneries ! Entre ça et ce qui lui été arrivé au boulot ces dernières semaines, c’était trop ! Un puissant sentiment d’injustice s’empara d’elle et lui fit voir rouge.

Réprimant au mieux son exaspération, Pauline entreprit de prendre de profondes inspirations en attendant que l’agent sorte de son véhicule et approche du sien. Sans s’en rendre compte, elle avait fermé les yeux, et se retrouva surprise quand on toqua à sa vitre.

Après un sursaut et une exclamation étonnée, elle tourna la manivelle afin d’abaisser sa vitre. Le vent glacial qui soufflait au-dehors s’engouffra sans merci dans l’habitacle. Un frisson parcourut l’échine de la jeune femme.

Décidément, elle détestait l’hiver. Le froid, la neige qui faisait toujours son apparition au moment inopiné, les chants de Noël, et la niaiserie des gens l’agaçait au possible !

« Bonsoir Madame. Votre phare arrière gauche ne fonctionne plus, ce qui n’est franchement pas prudent par ce temps. Il serait bon de le faire changer rapidement.

Ravalant sa honte, Pauline hocha la tête en avisant le brouillard épais dans lequel elle conduisait depuis quelques heures.

- Vous ne me mettez pas d’amende ? risqua-t-elle.

- Oh, si vous y tenez, je peux même vous emmener au poste, on s’y sent vraiment bien à cette période de l’année. Que de la bonne compagnie, je vous assure.

- Non, ça ira, merci.

- Dans ce cas, bonne soirée, Madame. »
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Charliz » 02 nov. 2019 - 00:02

Titre : Trente minutes
Défi stylistique: Scenaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 1239 mots
Personnages : Ha ha !
Rating : -12
Alice sourit alors que, le visage enfoui contre sa clavicule, David continuait de dessiner des arabesque sur le petit galbe que son ventre avait pris.

« Je veux rester ici pour toujours, souffle-t-il contre son oreille.
- Vendu ! La procrastination, c'est quelque chose qui me plaît bien !
- Tu vas rester allongé là, sur ces draps et je vais te couler un bain. Ensuite tu pourras venir t'y détendre et prendre soin de notre fils...
- Hum... et si c'est une fille ? »

Il se redresse sur le coude, le regard humide et armé d'un sourire ému. Sa main vint trouver la joue de Alice et elle se perd sa contre sa paume comme par réflexe, rugissants, le cœur gonflé d'émotions.

« De notre fils ou de notre fille, puis je te préparerait un petit déjeuner très copieux. Et ensuite... »

Il plongea à nouveau sur son cou, mordillant son oreille et Alice laissa échapper un petit rire.

« Et ensuite on continuera de faire l'amour.
- David... tu devais voir un médecin.
- Il n’est que 7h30… J’irai cet après-midi. »

Sur ces derniers mots, il s'extirpa du lit et elle s'étira de tout son long, les rayons de soleil qui filtraient par la fenêtre venant chatouiller le bout de ses orteils.

Elle était heureuse. Pleinement, infiniment heureuse. Le monde avait failli s'écrouler quelques heures plus tôt mais qu'importe : ils étaient ensemble et plus personne n'en aurait rien à foutre de leur couple.

« Alice ! appela de la salle de bain la voix de son amant.
- Ah, tu ne sais pas faire marcher le robinet sans magie, n'est-ce pas ? rit-elle en se glissant doucement en dehors des draps. Heureusement que j'habite dans un appartement moldu tout de même ! On se serait retrouvés bien bête ! »

Et puis des quintes de toux résonnèrent dans le couloir, profondes et humides.

« David ? »

Aucune réponse.

Elle se leva d'un bon, traversant en trois pas la maigre distance pour le rejoindre. Il était penché sur le lavabo, les épaules tremblante. Alice fit un geste dans sa direction.

« Mon amour, tu- »

Il se retourna, une main plaquée sur la bouche alors qu'entre ses doigts et sur son torse dégoulinant des gerbes de liquide rougeoyant. Alice se figea, incapable d'analyser la situation. Elle le regarda poser sa main sur le meuble blanc pour se retenir, le corps soudain anormalement tendu, le regard s'éteignant comme si quelqu'un venait de souffler une bougie.

Il s'étala de tout son long sur le sol, son crâne heurtant de plein fouet le carrelage, livide.

« David ! » s'entendit-elle hurler.

Alice fit un pas en avant, puis se ravisa. Elle s'élança jusqu'à la porte d'entrée, cachant de son mieux sa nudité d'une serviette saisie en plein vol.

« Aidez-moi ! Hurlait-elle dans le couloir, puis dans la cage d'escalier, frappant à chaque porte comme une forcenée. Aide- nous ! Un médecin, je vous en prie ! Je vous en supplie je- »

Une porte s'ouvrir enfin sur le visage d'un homme d'une quarantaine d'années, les yeux cernés. Alice l'attrapa par les épaules.

« David ! Mon petit ami ! Il est malade ! Aidez-moi, je vous en supplie ! »

Et puis sans prendre garde de savoir s'il avait saisi l'urgence ou non, elle se précipita à nouveau chez elle, ne prenant pas la peine de refermer la porte. Elle se laissa tomber à son tour sur le carrelage, attrapant la main de David pour la porter à ses lèvres, les doigts caressant sa tempe. Il avait la respiration sifflante et le regard vide. Alice, elle, pleurait jusqu'à en oublier ses larmes.

« Ca va aller mon amour ! Tout ira bien. Je t'aime. Tout ira bien. »

Elle se sentit tirée en arrière. Son voisin prit sa place, tournant David sur le côté alors que dans une dernière toux, du sang s'écoula encore de sa bouche et de son nez. Ses lèvres s'agitèrent timidement et Alice cru saisir son prénom dans un soupir. Un long soupir.

Après ce soupir, il n'y eut plus que le silence. Lourd. Écrasant. Le sol devint dur et terriblement froid sous ses fesses nues. Elle était incapable de se détacher de son visage, figé.

Elle observa son voisin presser deux doigts sur le cou de David, souffler doucement.


Et puis la main glissa le long de cette peau livide, un peu bleue, en tout cas sans vie.

Sans vie.

Alice fixa le visage de l'homme, livide. A la porte de la salle de bain, d'autres voisins interpelés par ses cris s'étaient agglutinés. Une femme avait un téléphone pressé sur l'oreille, une plus jeune fixait la scène en larmes, une main plaquée sur la bouche.

Elle fixa cet homme dans les yeux, le priant de faire quelque chose et vit quelque chose se briser dans les prunelles claires.

« Monsieur… S’il vous plait. »

Il ne répondit pas, ne broncha pas. Resta planter là, un chaussette s’imbibant d’un peu de sang, comme s’il voulait se fondre entre les carreaux de la salle de bain pour fuir ce gouffre qui l’aspirait elle.

Alice reporta son regard sur David, toujours immobile, de plus en plus gris. Elle posa le bout des doigts sur sa cuisse, le secouant doucement.

« David... mon amour, il faut que tu te réveilles. Il faut que tu... »

Que fallait-il d'ailleurs ?

Sans vie.

Son cœur se détacha de sa poitrine pour tomber à son tour sur le carrelage. Sa conscience aussi. Elle ramena les genoux contre sa poitrine, se foutant bien de sa nudité devant ces inconnus. Elle se rendit alors compte que David non plus n’était pas bien vêtu… Ce serait donc la seule et unique image qu’auront tous ces gens de lui ? Un pantin désarticulé sur lequel on aurait reversé un seau de peinture rouge ?

« Vous pouvez… Hum… Je. »

Que voulait-elle dire déjà ?

On la prit sous les aisselles pour l’aider à se relever, elle se laissa faire. Cherchant sur les murs et sur le plafond un détail pouvant attirer son regard et faire disparaitre cette image de lui trop figée.

Elle remarqua que plus de monde encore avait envahit son petit appartement, eu le temps de songer qu’il y avait spectacle plus intéressant, puis se détacha à nouveau de son esprit.

On l’assit sur une chaise dans sa propre cuisine. On lui glissa sa propre robe de chambre sur les épaules. On lui tendit un breuvage fumant dans un mug auquel elle n’avait pas touché depuis des mois, peut-être même jamais.

Il faudra qu’elle jette le mug vert, celui dans lequel il aimait prendre son café lorsqu’il passait la nuit chez elle. Plus personne d’autre ne devait y toucher à ce mug.

D’ailleurs que faisait-il sur la table ? Fumant.

Elle s’éveilla d’un seul coup, cherchant du regard son amant. Ne le trouva pas.

Dans la cuisine il n’y avait qu’elle et cette femme. Elle avait tiré ses cheveux blond dans un chignon trop strict et se cachait derrière des lunettes trop épaisses. Et cet chemise bleue… Quelqu’un allait-il lui dire à quel point cette couleur lui donnait un teint verdâtre ?

« Mademoiselle, je suis l’agent Fletcher. Vous êtes l’une d’eux ? Une… Sorcière ? »

Alice pencha la tête sur le côté, incapable de comprendre. Ne parvint qu’à demander : « Quelle heure est-il ?
- 8h. »
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Zandry
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Zandry » 02 nov. 2019 - 00:04

Titre : C'est la guerre
Défi stylistique: Scenaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : OC
Rating : tout public

La guerre, son grand père en avait parlé. Pas beaucoup, jamais avec des mots, mais ce qu'il en disait lui retournait l'estomac, il sentait les muscles de son ventre se contracter et former des nœuds qui remontaient dans sa gorge et tentaient de l'étouffer.

Quand ça avait commencé, les tueries dans les rues et les chasses aux nés-moldus, Joel ne s'était senti mal que parce qu'il se sentait bien. Ça ne l'atteignait pas tout à fait, bien au chaud dans son château. Ses deux parents étaient sorciers et seuls ses grand-parents maternel ne l'étaient pas.

Il n'avait pas senti le danger, pas même quand Hannah Abbot était sortie d'une salle de cours pour ne plus revenir avant longtemps.
Il n'avait pas entendu le grondement des batailles, bien enveloppé dans son confort, bien aveuglé par le foulard qu'il nouait chaques matins après de douces nuits accueillantes, sourdent des cauchemars des autres.


Joel avait onze ans quand on lui avait ordonné de s'entasser parmi ces autres dans la grande salle, et il avait toujours onze ans quand il avait demandé pourquoi. Ce n'était pas un gamin intelligent.

-C'est la guerre. Lui avait répondu une voix morne, vide, plate.

La guerre, son grand père n'en parlait pas. Et ça laissait d'énorme absences dans ces discours, des incohérences. Il manquait des bouts.

Joel ne savait pas grand chose de la guerre, mais ces mot l'avait tétanisé. C'était la première fois qu'il les entendait. Et tout ce qu'il connaissait d'elle, c'était le vide. Le gouffre béant qu'elle laissait derrière elle, un trou putréfié qui pourrissait et ne se refermait jamais, une gangrène à l'odeur de cadavres.

Il avait eu froid, il avait eu chaud, il avait tremblé. Il s'était caché avec d'autre, ça avait été long et pendant qu'il crevait de peur derrière une tapisserie, il se remémorait les yeux de son grand père George, avec sa cataracte avancée et sa paupière droite déchirée.

Les cris étaient loin de sa planque. Parfois quelqu'un passait en courant. Certains se cachaient dans le coin, d'autre fuyait plus loin, à la recherche d'un plus loin. Parfois quelqu'un suivait. Parfois quelqu'un criait. Mais chaque fois qu'ils y avait un traqué et un traqueur, l'un d'eux s’effondrait, se mêlant au sol jonché corps du couloir.

Il s'était fait dessus quand des pas s'étaient approchés. Ni Maguie, ni Joffrey, ni même Alison ne s'était moqués.
L'homme avait soulevé le tissu, leur unique bouclier face à la folie des adultes. Et Joel avait soufflé.

C'était M.McHugh, son voisin, un auror. C'était terminé. Les aurors était là. Ils allaient le ramener chez lui.
Joel s'était avancé, il aurait même embrassé sa vielle tante avec sa verrue sur la joue tant il était soulagé.

Et puis McHugh avait brandit sa baguette, l'avait pointé sur Maguie qui était la plus proche et avait scandé la mort.
Puis Joffrey s'était effondré et Alison juste après. Quand le monstre avait atteint Joel, il pleurait, s'étouffant pour que ses larmes soient silencieuses. Invisibles.


Invisible comme son nom, mélangé dans le gribouilli des autres noms, sur une grande pierre qui finirait limée et oubliée. Jusqu'à ce qu'on en érige d'autre par dessus, enfonçant plus profondément celle de Joel dans les entrailles de l'histoire, d'une mémoire qui s’efface, remplacée par les guerres qui suivirent, et qui suivirent, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus personne pour guerroyer.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par AliceJeanne » 02 nov. 2019 - 00:09

Titre : Parti en fumée (ébauche en vu d'un OS)
Défi scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 397
Personnages : Maisie (OC), Priam (OC)
Rating : /
Alors que déjà une délicate odeur de chocolat fondu s’échappait de la casserole, Maisie cassait les œufs avec application, faisant une totale abstraction de ce qui se passait autour d’elle et des habiles mouvements de son père derrière la cuisinière. À coup sûr, il devait lécher la cuillère, bien que Catherine, sa femme, le lui interdise, ne voulant pas qu’il montre le mauvais exemple à leur fille.

Du bout de ses petits doigts, Maisie rattrapa les dernière coquilles qui avaient échappé à sa vigilance et se saisit du fouet pour battre la pâte avec vigueur. Lorsque son père aurait ajouté le chocolat, il n’y aurait plus qu’à enfourner et attendre de longues minutes, le nez collé à la vitre à observer le dessert monter et la croûte délicatement se craqueler.

Priam, tenant la casserole à bout de bras se dirigea vers sa fille, qui, rêveuse, touillait avec lassitude le mélange. Vêtu d’un petit sourire mutin, le jeune père trempa son doigt dans le liquide fumant et odorant, laissa refroidir quelques instants et appliqua généreusement le chocolat sur le bout du nez de Maisie qui sursauta.

«Arrête papa! glapit la fillette entre deux éclats de rires et assauts sucrés de son père.
- Pas tant que tu ne seras pas entièrement recouverte! riposta-t-il en esquivant la cuillère de pâte qu’elle brandissait pour se défendre.»

Jamais la cuisine ne connut pire bataille que ce jour-là, et les murs, repeints du sol au plafond en furent témoin. Lorsqu’enfin le gâteau fut enfourné et les pâtissiers assagis, un silence de plomb régnait dans la petite pièce chaleureuse, troublé uniquement par le tic-tac de l’horloge qui marquait les secondes, qui s’égrenaient lascives et contemplatives. Le tic-tac ne cessa que lorsque le premier sortilège ricocha sur la table, manquant Priam de quelques millimètres. La pendule chuta du mur après le troisième assaut.

Ils étaient cinq aurors pour arrêter Priam cet après-midi là. Cinq formes en manteaux sombres qui avaient fondu dans la maison après avoir désintégré la porte d’entrée. Cinq ombres qui avaient plongé la cuisine chaleureuse dans le plus sordide des cataclysmes. Maisie avait crié, Maisie n’avait pas compris, Maisie avait pleuré et supplié lorsqu’elle avait compris ce qui se passait. Mais les cinq représentants de l’ordre s’étaient évaporés, la laissant seule, sur le carrelage glacé, tandis que dans le four, le gâteau brûlait.

Sa joie était, comme son père, partie en fumée.
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Tiiki
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Tiiki » 02 nov. 2019 - 00:32

Titre : /
Défi scénaristique et stylistique : Votre personnage ne doit jamais être nommé + Votre personnage est brisé (sens litttéral ou non)
Fandom : HP
Nombre de mots : 287
Personnages : ?
Rating : /
« Toutes mes condoléances. »

Ah ? Il ne savait jamais trop comment répondre aux mots attentionnés que lui glissaient les autres, alors il se contentait d’un Merci. Il aurait pu renchérir : Merci, c’est gentil, mais ça ne me fait pas me sentir mieux alors foutez le camp, mais être cruel ne le ferait pas non plus se sentir mieux. Alors un Merci c’était très bien. Très sobre. On était sobre dans le deuil, pas vrai ?

Lui qui leur en avait fait voir de toutes les couleurs, voilà maintenant qu’il broyait du noir. Il ne parvenait même pas à se sentir coupable pour l’ambiance de mort qu’il leur imposait. Il aurait bien aimé s’en vouloir, mais ça lui aurait demandé bien trop d’énergie. « La mode Moldue est à l’économie d’énergie », avait dit une fois Hermione sur un air pompeux. Ouais. Peut-être. Elle savait mieux que tout le monde de toute manière, alors il n’y avait rien trouvé à redire. En tout cas lui n’avait plus d’énergie à revendre, pourtant Merlin qu’il aurait aimé se faire des Gallions sur cette revente.

Il avait pourtant l’habitude de mener la danse et s’était toujours senti invincible face au monde. Parce que lorsqu’il doutait un peu il savait qu’il pouvait se reposer sur la paire d’as dans l’ourlet de sa manche… C’était sa petite combine rien qu’à lui, leur petite combine rien qu’à eux. Mais depuis quelques temps impossible de remettre la main sur la paire d’as. L’as de cœur avait été brisé. Et tous les miroirs du Terrier avec lui.

Car son reflet lui était devenu insupportable.

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Zandry
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Novembre 2019

Message par Zandry » 02 nov. 2019 - 00:52

Titre : /
Défi scénaristique: Votre personnage est brisé
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Lysandre Scamander
Rating : /


Lys est assis sur la chaise blanche d'une salle d'attente immaculé qui pu la mort et le néant. Sa jambes n'arrêtes plus de tressauté et ses ongles pourtant rongés entaillent ses mains, ses poignets, ses bras tout entiers.
Il mort ses lèvres et grimace quand l'acier s'empare de son palais. Ses yeux parcours la salle sans jamais s'arrêter. Il y a une fausse plante dans un coin. Elle sent le désinfectant. Une vielle femme au bout du couloir regarde dans le vide. Le talon droit de sa chaussure est légèrement plus petit que le gauche. Plus usé. Il en conclut qu'elle se sert de sa main gauche pour tenir sa canne.
Quelqu'un a gratté le papier peint sur le mur face à lui.
Un homme agacé traverse l'allée. Il semble vouloir enfoncer le carrelage à chacun de ses pas.
Lys baisse les yeux sur les bord de son siège. Il déglutit. Il est si maigre qu'il n'en recouvre pas les trois quart. De la chaise. Ils sont griffés. Les bords. Quelqu'un s'y est agripper avec la même force que Lys s'entaille les doigts. Il les craque, les tords, les écrasent. Il ne veut plus pensé, ou si il veut pensé, à tout, tout sauf Rolf.
Un sorcier en blouse s'approche. Il a un crayon noir dans sa poche dont ne dépasse que la mine. Il à peut être perdu le bouchon ou il l'a rongé, somme Lys rongeait les siens à Poudlard. Le médecin croise son regard. Lys sait qu'il voit un gamin avec des yeux grand ouverts qui lui donne cet air stupide et apeuré, qui donne aux gens l'impression d'avoir le droit d'en abusé.
Le médicomage détourne vite la tête, fuit son visage enfantin, enfantin malgré les années et sa lucidité, malgré ses méninges qui tournent si vite et ses passions pour la physique et les mathématiques. Le contraste est étrange. C'est encore pire avec ses épaules rachitiques et ses cheveux sales. Il à l'air d'un taré. On lui a souvent dit, à Poudlard.
Luna repousse le banc sur lequel elle était assise, et Lorcan se mord la lèvre exactement comme Lys le fait pour que tout reste à l’intérieur, pour que rien ne s’échappe. Lys rentre sa tête dans les épaules et sert si fort son pousse entre ses doigts qu'il sent que sa phalange cède, il entend un bruit sec. Il porte son poing à sa bouche et contracte les muscles de tout son corps jusqu'à se rendre sourd au ronronnement de St Mangouste, au chuchotement des gens, des hôtesse d’accueil dans les étages du dessous, les bruit étouffés de ceux du dessus, des portes, des sortilèges, des pleures et surtout des paroles de l'homme en blouse blanche. Il plaque ses poings sur ses oreilles et fermes les yeux en écoutant son sang reproduire le chant de la mer. Lys n'aime pas la mer. Il n'y a nul part où se cacher et l'Océan est trop bruyant. Il entend son pou qui ralenti. Il inspire et s'imagine dans sa forêt, où tout est calme et paisible.
Quand il ouvre les yeux, Luna est à terre, à genoux et Lorcan l’entoure de ses bras. Et Luna griffe et hurle. Jamais Lys ne l'avait vu imploser, il se sent trahi un peu. Il referme les yeux et se laisse glisser de sa chaise, se roule en boule, et se balance jusqu'à oublier tout ce qui n'est pas lui, jusqu'à oublié son sang qui crie la mer et son pou qui bat trop vite. Jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus que le contacte froid sur lequel sa peau s'écrase et la douleur de son pouce qu'il mord jusqu'au sang.
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