[Textes] Nuit du 22 juin

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FleurBleue
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par FleurBleue » 23 juin 2019 - 16:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Mutagène
Région: Asie du sud -est
Fandom : HP
Nombre de mots : 545
Personnages : Lorna Greengrass
Rating : /
Nemuro, Ile d’ Hokkaido, Japon
Avril 1947

Lorna Greengrass respira à fond pour se calmer. Assise sur son tabouret et devant sa paillasse, elle jubilait. Depuis septembre 1946 elle avait été prise comme stagiaire dans le laboratoire du Professeur Yokohama, célèbre érudit dans le domaine de la médicomagie. Depuis près de deux ans, le laboratoire tournait à fond pour soigner sorciers et sorcières japonais qui avaient été touchés par les radiations de la « bombe atomique » qu’avaient utilisé les non-mages américains sur le villes d’Hiroshima et de Nagasaki. Les radiations avaient eu des effets terribles également pour les personnes magiques, qui n’avaient eu aucun moyen de se protéger face à ce risque inconnu.
Au début de son stage, on lui avait confié des tâches basiques (prélèvement de peau, d’écailles, de cornes sur divers animaux magiques et colonisation de leurs pouvoirs magiques en laboratoire) mais elle avait stratégiquement réussi à faire ses preuves devant le professeur Yokohama lui-même. Celui-ci lui avait confié depuis quelques semaines un travail beaucoup plus poussé : tenter de d’augmenter les propriétés curatives et reconstituantes du sang de salamandre. Le Professeur en chef était persuadé que le sang de salamandre pouvait soigner les blessures engendrées par les radiations. Mais jusqu’à présent, les antidotes constitués n’avaient eu que des effets éphémères sur l’organisme des sorciers blessés. Alors, Lorna avait isolé les globules contenues dans le sang des salamandres et les soumettaient à différentes expériences afin d’augmenter leurs puissances.
Mais Lorna Greengrass avait fait bien mieux : elle venait de faire une découverte incroyable, elle le savait. Non loin de se contenter de tenter d’augmenter le pouvoir du sang de salamandre, elle avait travaillé sur la base du problème : les salamandres elles-mêmes. Elle avait passé son temps libre, raccourcissant au passage ses nuits, à modifier l’ADN de la salamandre lui-même, et elle avait réussi : elle avait inoculé de l’ADN de graphorn, cet animal cornu des régions européennes montagneuses, connu pour sa peau capable de repousser les sortilèges. Les deux ADN s’étaient bien combinés et le sang des salamandres était maintenant puissant au-delà de toutes les espérances.
Lorna se leva de son tabouret et s’empêcha presque de courir jusqu’au bureau du Professeur, sous l’émotion de sa découverte. Elle toqua à sa porte et entra. Le professeur, avec sa longue barbe et fine était devant son bureau. Aussitôt, Lorna lui fit part de sa découverte, le ton passionné. Le professeur l’écouta puis à la fin de son récit lui dit d’un ton déçu:
- Miss Greengrass, je ne remets pas en doute votre travail, votre envie de bien faire. Mais ce que vous avez est illégal. Je ne peux en aucun cas le cautionner. Vous savez bien que la modification génétique est interdite, à cause des dangers que cela peut impliquer. Je vous prie d’arrêter vos recherches et de n’en parler à personne.
- Mais, professeur j’y siuis presque, cette découverte révolutionnera le monde de la médicomagie... objecta Lorna.
- Non, Miss Greengrass, ceci est un ordre, l’interrompit le professeur.Vous ne voudriez pas avoir un mauvais avis à la fin de votre stage, n’est-ce pas ?
Lorna opina silencieusement, puis sortit rejoindre son laboratoire. Elle sentait encore courir l’excitation le long de ses bras. Celle de la recherche scientifique, comme impossible à refréner.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 16:13

Titre : réveil difficile
Thème (écrit ou image) : image
Région: Asie (Chine)
Fandom : hp
Nombre de mots : 530
Personnages : Gabrielle
Rating : aucun
Gabie se réveilla, quelque chose lui chatouillait le visage. Elle sentait aussi l’herbe sous ses bras, et la chaleur des rayons du soleil brulant sur sa peau encore endolorie.Le jour devait être levé depuis longtemps.

Que c’était il passé? Ou était elle? Hiers soir … la femme en rouge, quel était son nom … le karaoké, l’étrange salon de thé, le temple. Gabie jeune femme tentait de recomposer ses souvenirs, mais ils semblaient lointains, mêlés à un étrange cauchemar, inaccessible et si proches à la fois. Dans sa tête tout était un peu comme un paysage a peine esquissés à l’aquarelle sur une feuille blanche … des coups de pinceaux formant quelque chose d’encore trop abstrait pour que le lieux soit reconnaissable.

Ce qu’elle avait pris pour le passage d’un insecte recommença à glisser sur ses joues puis sur son nez. Gabrielle entrouvrit les yeux pour apercevoir de manière un peu floue le visage curieux d’une fillette de cinq ou six ans qui tenait un rameau de bambou penchée au dessus d’elle.

Maman, tu crois qu’elle à quoi la dame? Hurla la gamine en chinois d’une voix suraiguë qui vrilla les oreilles de la jeune française.

Lian, reviens ici tout de suite!

La silhouette de la petite fille en rejoignit sans se faire prier une plus grande. Un instant plus tard, alors que Gabrielle sentait disparu dans les allées d’un parc. Gabrielle se redressa. Elle était de retour à Pékin si elle en jugeait la silhouette familière de certains grates-ciels au lointain. De l’eau, elle avait besoin d’eau… elle attrapa son sac a main qui lui avait servi d’oreiller apparemment, et en tira une petite gourde. La jeune femme se délecta du liquide pourtant tiède. Elle se sentait mieux.

Alors qu’elle s’apprêtait à avaler une seconde gorgée elle sursauta et lâcha la gourde qui se vida sur le sol. Sur son avant bras, entourant l’endroit ou l’écaille avait maintenant disparu le phoenix d’encre, à présent les ailes repliés semblait la fixer. Ce n’était donc pas un rêve… Gabrielle se leva et s’approcha du petit étang qui se trouvait non loins. La jeune femme se pencha, puis plongea la tête dans l’eau et hurla un instant de toute ces forces tous les jurons qui lui venait en tête. Un groupe de jeunes lycéens qui aperçurent la scène et s’arrêtèrent curieux de ce qui se tramait. Mais la jeune européenne aux cheveux pales et à l’air furieuse se releva et passa devant eux sans leur prêter attention avant de sortir du parc le plus dignement possible malgré ses affaires boueuses et l’eau qui dégoulinait de ses longs cheveux.

— C’était pas Emilia Clarke? Demanda l’un d’eux
— Non. Affirma l’une d’elle sans concession avant de preciser.
— Plus petite, pas le même visage, rien à voir. Elle lui ressemble pas du tout.
— Mais les cheveux?
— C’est une perruque dans game of throne, tu crois quoi.
— Tu crois que c’est normal les cheveux blanc ou bien c’est une teinture?
— Bah, je sais pas, dans Xmen il y …
— Oh arrête, tu nous gonfle avec les mutant, tu vas pas t’y remettre.
— C’était bizarre en tous cas. Tu crois qu’elle faisait quoi?
— Aucune idée, elle avait peut être chaud?
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 16:54

Titre : Cinq ans
Thème (écrit ou image) : fleurir
Région: Asie de l'est
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall, Aurora Lovegood
Rating : Tout public
Aurora saisit la main de Minerva. Les deux sorcières observaient les fleurs qu'elles avaient apporté sur la tombe de Lidwyn Litin, leur amie déjà disparue depuis cinq ans jour pour jour.
La mudanhua fleurissait sous leurs yeux. Lidwyn aurait adoré la voir et la découper pour l'analyser. Comme s’il le pressentait, le chrysanthème se faisait plus petit. On aurait dit qu'il se cachait.
Comme Faye et Ethel, en fait. Ça aussi ça faisait mal. Faye disparue, probablement hors du pays. On n’avait pas trouvé de corps. Ethel passée chez l'ennemi. Peut-être que penser à Lidwyn était le moins douloureux.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 17:09

Titre : /
Thème : Fleurir
Région : Asie du Sud et de l'Est
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 670
Personnages : Will Graham, Jimmy Price, Brian Zeller, Frederick Chilton
Rating : - 12
« Je dirais que c’est un cerisier du Japon, constate Jimmy Price. »

Il observe attentivement les fleurs ramenées par Will Graham, détaillant la forme des pétales, l’odeur et la couleur. C’est sans nul doute l’élément le plus beau et le plus parfumé de la morgue, ajoutant une petite note colorée face au gris des tiroirs réfrigérés et des tables d’examens. Sur l’une d’elles repose un corps à moitié décomposé, sujet de leur nouvelle enquête, au-dessus duquel Brian Zeller est penché pour récupérer un morceau de verre fiché dans la chair. Son collègue reste en admiration devant les fleurs japonaises alors que Will, mal à l’aise, garde ses mains dans les poches.

Le consultant du FBI a trouvé plusieurs assemblements de fleurs dans la cuisine de sa maison après s’être réveillé. Il sait déjà qui a déposé ce cadeau chez lui puisque rares sont les personnes qui osent venir jusqu’à sa petite demeure perdue à Wolf Trap, en Virginie, et encore moins pour entrer alors qu’il est là à dormir. À vrai dire, il n’a qu’un seul nom en tête mais ce qu’il cherche avant tout à connaître, c’est la signification de ces fleurs. Il n’a pas hésité à les embarquer pour les montrer à ses collègues de Quantico et il regrette un peu sa démarche. Zeller et Price sont des petits génies qui seraient capables de l’assaillir de questions embarrassantes sans même avoir conscience de l’état dans lequel ils pourraient le mettre. Pourtant, il n’a pensé qu’à eux pour l’éclairer et il est satisfait par la rapidité d’esprit de Jimmy.

« Saviez-vous que le sakura ne représente pas seulement le printemps ? s’enquiert Price en détachant enfin son regard des fleurs de cerisier.
— Il a un caractère éphémère, répond Brian en délaissant quelques secondes le cadavre, et rappelle la brièveté de la vie. Les militaires japonais en emportaient des branches avec eux avant le combat. »

Le renouveau. La brièveté de la vie. Will s’isole mentalement de la discussion entre les deux scientifiques pour imaginer Hannibal en train de composer ses pots de fleurs. Il n’a pas choisi cette espèce végétale au hasard, il y a toujours un sens caché derrière chacun de ses gestes. Le consultant a quitté l’hôpital une semaine auparavant, le ventre barré par une cicatrice infligée par le cannibale, et voilà que son psychiatre entre chez lui pour fleurir sa cuisine. L’empathe a cru que l’Éventreur de Chesapeake était parti pour échapper à Crawford et à son équipe mais il semblerait qu’il soit encore dans les parages. Il lui a délivré son message, tel un appel à une trêve et à un nouveau départ mais le brun n’est pas certain de vouloir prendre ce risque.

« Merci pour les renseignements. »

L’après-midi se déroule tranquillement, le corps décomposé retenant leur attention. Jack les rejoint au bout de plusieurs heures et ils lui transmettent leurs découvertes. Pendant tout ce temps, Will ne cesse de songer à ces fleurs, à leur symbolique, aux multiples trahisons d’Hannibal. Il ne peut plus lui accorder sa confiance, pas après le meurtre d’Abigail, pas après son séjour en hôpital psychiatrique, pas après tous ses mensonges. Il est trop tard pour envisager de recommencer. L’empathe supposait avoir construit une sorte d’amitié avec le cannibale mais il a fait fausse route.

La nuit n’est pas loin de tomber lorsque Will quitte enfin le FBI. Les fleurs sont dans son coffre et embaume l’habitacle de la voiture. Au lieu de rentrer chez lui, il conduit longuement jusqu’à Baltimore. L’envie d’aller jusqu’à l’ancien cabinet d’Hannibal l’effleure mais il se reprend et poursuit sa route. Il n’y a plus beaucoup de véhicules sur le parking de l’hôpital psychiatrique pour criminels aliénés et il espère ne pas être arrivé trop tard.

Il retrouve machinalement quels couloirs emprunter jusqu’au bureau du Dr Chilton. Ce dernier est en pleine conversation téléphonique mais il raccroche en le voyant.

« Que me vaut le plaisir de votre visite, Graham ?
— Je viens en paix, Frederick. Et je vous demande pardon. »
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Norya
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Norya » 23 juin 2019 - 17:44

Titre : Au paradis
Thème (écrit ou image) : l’image du café (chocolat ?)
Région: Sibérie
Fandom : Original
Nombre de mots : 132
Personnages : Iaptik (comme texte de 21h)
Rating : aucun
Iaptik était arrivé depuis un mois à Novossibirsk quand il entra pour la première fois dans une chocolaterie. C’était des odeurs inconnues pour lui. Effluves sucrés, épices envoûtantes, un avant-goût du bonheur. Un sourire lui vint immédiatement aux lèvres. Il sut dès son entrée que ce lieu serait son repaire favori pour périodes de longues nuits et les jours où il serait triste.
La jolie serveuse leur amena, à son ami Piotr et à lui, leur bol de chocolat chaud accompagné de jolis petits gâteaux irisés, d’une beauté confondante pour lui qui ne connaissait que de la nourriture simple et brute. Chaque bouchée fondait dans sa bouche, le jus sucré des gâteaux coulait dans sa gorge en une myriade de parfums inconnus. C’était sans doute ça qu’on appelait le paradis par ici…
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 17:52

Titre : Ce n'était pas une trahison
Thème (écrit ou image) : Trahison
Région: Sibérie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Rowle (née Crochue)
Rating : Tout Public
Ethel Rowle essayait de ne pas penser. Elle essayait d’être froide comme les glaciers de l’Altaï. Elle essayait de ne penser à rien. Surtout pas à ses amies. Ses anciennes amies. Elle n’était pas amie avec l’ennemi. Ce n’était pas une trahison ce qu’elle faisait maintenant. Non. C’était de la loyauté envers Leo, son mari. C’était le vœu de protéger sa famille, le créatif Bertie, la douce Meg, l’adorable Emy et le turbulent Vic. C’était le souhait d’un monde meilleur sans guerre moldu. C’était la chose à faire pour l’être qui grandissait en elle. Ethel inspira et tendit son bras.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 18:00

Titre : /
Thème : Trahison
Région : Sibérie
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 409
Personnages : Tony Stark, Steve Rogers, Bucky Barnes
Rating : Tout public
Les coups, il les reçoit tout comme il les donne. Frapper, encore et encore. Frapper jusqu’à ne plus sentir cette douleur cruelle dans sa poitrine. Frapper jusqu’à entendre le choc entre l’armure et son adversaire. Frapper. Frapper. Frapper.

Il ne sait plus où il est. Il n’y a que le gris autour de lui. Du gris et du rouge. Le rouge de la haine, le rouge du sang, le rouge de la trahison. Gris et rouge, comme le bras métallique de l’assassin, avec cette étoile qui se détache, telle une cible.

À l’intérieur de son crâne, il s’entend hurler. Il profère des injures contre cet homme. Contre ces hommes. D’un côté un étranger, un bourreau, le bras armé d’Hydra, l’ombre de ses cauchemars, et de l’autre le grand soldat, l’icône de l’Amérique, le héros de son père, l’ami du meurtrier de sa mère. Ils sont deux contre un, contre lui, contre sa peine, contre sa douleur.

Tony a déjà connu la trahison, ce n’est pas la première fois. Mais Rogers ? Ils étaient des amis, n’est-ce pas ? Après de longs mois à s’opposer l’un à l’autre en raison de leur ego, ils ont bien fini par devenir une équipe, non ? Alors pourquoi est-ce le bouclier du Captain qui s’abat de façon irrégulière sur son réacteur ? Dans un passé pas si lointain, ce geste aurait arrêté son cœur. Métaphoriquement, c’est ce qui est en train de se produire.

Blessé, courbatu, brisé, il a toutefois la force de parler. Ses mots sont aussi froids que le temps de la zone de Sibérie dans laquelle ils viennent de combattre. Devant ses yeux, le bouclier en vibranium tombe à terre avec fracas. Puis il n’y a plus que lui, seul, perdu, trahi.

Les fonctionnalités de l’armure sont hors-service, le chauffage interne ne marche plus et il ressent peu à peu le climat. S’il attend trop longtemps, il gèlera sur place et on ne retrouvera plus qu’un squelette frigorifié dans une armure recouverte de glace. Peut-être est-ce une solution, finalement. Rester là dans le froid sibérien en donnant rendez-vous à la Mort.

Mais la Mort ne viendra pas parce qu’il se relève. Il ne doit pas compter sur Elle, c’est aussi une traîtresse. Tant de fois il a tendu les bras à la Mort en croyant être sur le point de la rejoindre mais jamais elle ne l’a accepté. Un jour, sûrement, elle cessera cette stupide trahison et l’accueillera en héros.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 18:03

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Trahison
Région: Sibérie
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 819
Personnages : Rym (OC) et Farkas (OC)
Rating : / (suite de mon premier texte)
«Rappelle-moi de ne plus te faire boire, Rym, grogna Farkas. J’ai eu l’impression de dormir à côté d’un loup-garou aujourd’hui, tant tu ronflais.

- D’abord je ne ronfle pas! s’insurgea la jeune-femme en grelottant au milieu de la tempête de neige qu’ils subissaient depuis leur départ du camp de base. Et puis ensuite, compléta-t-elle, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même.»

Le vampire esquissa un sourire. En vérité son amie s’était contentée de s’écrouler comme une masse sous les effets de l’alcool, mais sachant pertinemment qu’elle n’en avait aucun souvenir, il voyait là une occasion rêvée de l’embêter un peu. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’ils partaient en mission seuls et étaient ainsi libres de leurs mouvements. S’ils avaient été accompagnés une fois de plus par Semira, la mission aurait pris une tout autre tournure. La préférée du Conseil trouvait redoublait toujours d’imagination lorsqu’il s’agissait de leur pourrir la vie et plus précisément leur vie intime. Nombreux étaient ceux qui ne voyaient pas d’un bon œil que le bras droit de Sonja et le capitaine tactique se fréquentent d’un peu trop près.

«N’empêche, j’ai bien cru que tu ne me laisserais jamais dormir, reprit-il en adoptant un ton taquin. Avant de t’avachir en fredonnant des chants traditionnels finlandais - d’ailleurs il faudra que tu m’expliques de qui tu les tiens - tu étais débordante d’énergie!
- J’ai peur de comprendre, souffla Rym en essayant de se remémorer sans succès la veille.
- Et bien tout d’abord, je te ne pensais pas aussi souple et ensuite... et bien, j’ai rarement connu quelqu’un d’aussi inventif dans ce domaine. Et pourtant je m’y connais!»

L’hybride se figea. Se pourrait-il que? Non. Elle ne se laissait jamais aller de la sorte en mission et certainement pas avec ce froid qui lui donnait plus l’envie de se fondre dans une pile de couvertures que de batifoler avec Farkas.

«Ah oui? se contenta-t-elle de répondre en espérant vraiment qu’il ne s’était rien passé de trop compromettant.
- Tu peux me croire, je suis surpris de ne pas avoir de courbatures. Franchement, ce truc que tu as fait avec tes hanches alors qu’on était en lev...
- C’est bon, j’ai compris! le coupa Rym qui n’avait absolument pas envie de connaître tous les détails de ses soit-disant prouesses physiques sous l’emprise de l’alcool. Tu sais quoi, Farkas, oublie cela. Vraiment, oublie le car cela n’arrivera plus et ce avant très longtemps.
- Impossible! riposta-t-il. Jamais je ne pourrais oublier le moment où, après avoir crié les noms des trois Aînés, tu es partie en courant, nue, dans la poudreuse avant d’essayer de percer la glace du lac avec ta seule épée comme outil.»

La jeune-femme s’apprêtait à espérer être foudroyée sur le champ afin de ne pas subir une humiliation encore plus grande lorsqu’une porte de sortie se mit à luire dans la nuit. Elle s’assena une claque mentale.

«Tu te paies ma tête, n’est-ce pas? gronda-t-elle en sa direction.
- Jamais je n’oserais!
- Tu es vraiment un sale traître Farkas. Je me demande pourquoi je t’écoute encore.
- Au risque de m’avancer, c’est certainement dû au fait que tu es folle de moi.
- Plutôt folle, à cause toi, le reprit-elle en grimaçant. Mais pourquoi s’était-elle encore fait avoir?
- Au moins je ne te laisse pas indifférente, remarqua-t-il en passant négligemment son bras autour de ses épaules tendues.»

La jeune-femme se dégagea en roulant des yeux. Il n’était pas croyable. Ne s’assagirait-il donc jamais? Pourquoi fallait-il toujours qu’il la taquine éternellement sur les mêmes sujets. Ne pouvait-il pas tout simplement se contenter de leur relation telle qu’elle était? Pourquoi cherchait-il toujours à aller plus loin?

Elle marcha un peu de son côté, tournant en boucle ces questions sans y trouver de réponse autre que la même évidence que d’ordinaire. Ils souhaitaient tous les deux quelque chose pour laquelle ils n’étaient pas prêts et leur seul moyen de communication sur le sujet était vraisemblablement la plaisanterie. Quand grandiraient-ils suffisamment pour acquérir le simple petit élan de courage qu’il leur manquait pour clarifier les choses?

«Farkas, murmura-t-elle lorsque celui-ci la rejoignit et glissa sa main dans la sienne. Dis-moi, tout ce que tu as raconté était faux, n’est-ce pas?
- En partie, dit-il avec un air distrait. Tu as effectivement était assez entreprenante avec moi, mais il n’y a rien eu de plus entre-nous qu’un baiser. Jamais je n’aurais laissé les choses aller plus loin tant que tu étais ivre. D’une part j’ai beaucoup trop d’affection et de respect pour toi pour cela et ensuite...
- Ensuite? le questionna-t-elle, rassurée.
- Et bien, je n’aurais jamais pu m’en vanter si tu ne t’en étais pas souvenu, alors cela n’avait aucun intérêt! lança-t-il en riant.
- Tu es vraiment pas croyable! grogna-t-elle en dégageant sa main et en accélérant le pas, suivie de très près par son ami, hilare et satisfait de sa plaisanterie.»

Rym le lui ferait certainement regretter un jour, mais qu’importe, le jeu en valait la chandelle.
Dernière modification par AliceJeanne le 23 juin 2019 - 19:05, modifié 1 fois.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 18:06

Titre : sur le fil de l'eau
Thème (écrit ou image) : Image et Trahison
Région: Siberie
Fandom : hp
Nombre de mots : 310
Personnages : ? OC
Rating :-12?
L’Amour est un fleuve boueux, les gorges escarpé près de sa source sont tourmentées, mais son cour est plus doux lorsque large et tranquille il sinue dans les plaines.

Pour les couples qui fêtait leur lune de miel en croisière sur les eau sombres cette nuit là il était merveilleux et romantique, longeant les lumières des villes et parcourant les plaines imenses et sauvages.

Mais pour l’homme sombre qui fixait les flots noirs depuis la poupe arrière de l’embarcation il n’avait pas le même sens. Il représentait le désespoir et l’espoir tout à la foie. Le désespoir à cause de son maudit nom et l’espoir parcequ’il lui permettait d’échapper à son destin et à ses poursuivants.

Il se savait traqué, les partisans de Grindewald ne pardonnaient pas facilement les traitres. Pourtant il espère que ce moyen de transport les empêchera de les retrouver au moins assez longtemps pour que la guerre prenne enfin fin.

Si il avait rejoint les rangs de Grindelwald c’était par amour, pas par envie de briller, pas par conviction, mais pour un amour de ceux ou on se noie.

Submergé par le désir et l’admiration pour cette sorcière brillante il n’avait pas compris assez vite qu’elle l’entrainait dans un voyage vers les plus profondes ténèbres.

Si il vit il n’aimera plus, il se l’est juré quand il a vu le regard de sa belle se remplir d’une joie sauvage tandis qu’elle massacrait tous ces moldus la nuit ou il a choisi de déserter leur rangs.

L’homme délaisse les flots sombres qui lui crient de sauter et de se laisser couler là, dans cette plaines tranquille, ou il pourrait oublier ses tourments. Mais ne peux pas, parce qu’il n’est pas monté seul sur le bateau et surtout pvrcequ'il a fait une promesse.

Il retourne d'un pas léger jusqu'à sa cabine . Un instant son regard couve les deux jeunes orphelins qui dorment dans la couchette voisine, puis il soupire, s’allonge et essaye de trouver le sommeil.
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 18:30

Titre : /
Thème : Joie
Région: Sibérie
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 100
Personnages: Ethel Rowle, Thorfinn Rowle
Rating: Tout Public
- Mère, mère !
La joie du grand Thorfinn Rowle ne pouvait pas passer inaperçue. Ethel pourtant ne s’en rendit presque pas compte. Tenant dans sa main une lettre de son ancienne meilleure amie, elle rattrapa quand même le jeune homme blond et l’embrassa. Comment Aurora pouvait-elle savoir pour Leo à Azkaban ? Ou était-ce qu’innocence ?
- J’ai reçu les résultats des ASPICs ! Je suis excellent !
Ethel se força à sourire et à le féliciter. Quel avenir pouvait bien avoir le fils de deux mangemorts dont un condamné ? Certainement pas plus prometteur qu’une toundra en hiver.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Mikoshiba » 23 juin 2019 - 18:45

Titre : Le retour de Megan
Thème (écrit ou image) : Thèmes écrit et image de 19h
Région : Sibérie
Fandom : HP
Nombre de mots : 349
Personnages : Gabrielle Jones (OC)
Rating : /
C'est aujourd'hui que Megan rentre à la maison ! Enfin ! Je me doute bien qu'elle va probablement passer ses vacances à réviser (ou du moins faire semblant, c'est ce que je faisais si mes souvenirs sont exacts) et que je ne vais pas forcément beaucoup la voir, mais la perspective de la voir de retour à la maison me rend particulièrement joyeuse.

Même si le Poudlard Express n'arrivera pas avant ce soir, je suis partie très tôt ce matin en direction de Londres. Et mes aïeux ! Quel temps glacial il faisait ! On se serait cru en Sibérie. Je veux bien croire qu'on est en décembre avec ce froid !

Pour commencer, j'ai dû gratter les vitres de la voiture, car une voisine avait son nez collé à la fenêtre. J'adore l'hiver, mais dégivrer la voiture à la Moldue, beaucoup moins. J'ai ensuite circulé sur les petites routes pour pouvoir profiter du soleil qui se levait dans le brouillard. J'ai pu voir un chevreuil (de très près d'ailleurs, j'ai cru qu'il voulait absolument s'encastrer dans le capot de la voiture), une dame tellement emmitouflée dans son manteau en fourrure que j'ai d'abord pensé croiser un ours, et enfin, les premiers flocons ont commencé à flotter dans les airs.

Je me suis immédiatement arrêtée sur le bas côté, puis sortant de la voiture, j'ai offert mon visage aux flocons de neige. Les sentir fondre sur mes joues, mon front, mes paupières, m'a définitivement sortie de ma torpeur de ces derniers jours. Je me suis sentie vivante, sereine, apaisée, et surtout parfaitement heureuse.

La joie qui me remplit à l'idée de revoir ma petite fille adorée dépasse largement le pincement au cœur que j'avais ressenti en la laissant partir à Poudlard. Je suis bien, heureuse, à ma place. Et dans quelques heures, elle sera là, dans mes bras.

En attendant, parce que malgré mes détours je suis tout de même arrivée très très tôt à la gare de King's Cross, je me suis installée dans un petit pub où je savoure un merveilleux thé russe, bien chaud, bien fort.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 19:02

Titre : /
Thème : Joie
Région : Sibérie
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 731
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
Le froid engourdit douloureusement James, gelant ses membres. Ses adversaires ont veillé à le débarrasser de son manteau, de son chapeau, de ses gants, de ses chaussures et de son pull. Sa chemise est trop fine pour le protéger contre le froid sibérien, son pantalon est trempé par la neige et son visage n’est plus qu’une peau figée. Ils l’ont laissé seul, sans moyen de communication, sans rien d’autre que sa voix pour crier. Sa gorge lui fait l’effet de morceaux de verre, ses cordes vocales ne répondent plus et il sait que ce n’est plus qu’une question de temps avant de perdre connaissance. Il aurait dû écouter un peu plus son quartier-maître et accepter son système miniaturisé de radio.

L’agent tente de se traîner dans la neige mais son corps ne suit pas le mouvement. Il se contente alors de fermer les yeux en songeant amèrement au fait qu’il n’aura pas eu le temps de discuter avec M. Il lui doit pourtant bien des explications, surtout après l’avoir embrassé sans un mot. Il revoit encore l’expression surprise de Mallory, l’incompréhension dans son regard et cette main qui se tendait vers lui comme pour le retenir. James a simplement tourné les talons ce jour-là, sans assumer ses actes, avec la honte d’un enfant pris en faute malgré ce sourire intérieur qui le réchauffait. Il n’est pas doué pour les sentiments – et ne l’a jamais été – ce qui est un inconvénient majeur. De toutes les personnes croisées pendant sa vie, c’est son supérieur qui a su dégeler son cœur et lui apprendre à faire confiance aux autres. Comme d’habitude, Bond n’a pas suivi le bon chemin et a agi sans réfléchir.

« Il est là ! s’exclame une voix méconnue. »

James ouvre les paupières en luttant contre la somnolence qui le maintient dans ses griffes. Plusieurs personnes sont auprès de lui, avec des vêtements fourrés, des lunettes contre le froid mais également une couverture de survie. Il suppose que ce sont des membres d’une section médicale qui s’occupent de le mettre sur une civière et de le recouvrir. Il entend le débit rapide des paroles de tous ces gens, les ordres lancés par un ton plus familier puis il a la sensation de flotter. Les silhouettes floues sont toujours là, le bourdonnement d’un hélicoptère est plus fort que leurs voix et lui sombre tout doucement.

« Ne dormez pas, Bond, murmure son supérieur. Tenez bon. »

Le double zéro sept essaye de croiser son regard mais il est encore trop faible. Intérieurement, son cœur se gonfle de joie, heureux d’avoir M à ses côtés, et soulagé d’être en vie. Les secousses de l’appareil l’informent de l’atterrissage puis il sent le froid avant de percevoir une nouvelle chaleur. Lorsque les médecins considèrent qu’il est en sécurité, il s’autorise à rendre les armes.

OoOoO

Parvenant à déglutir, James passe sa langue sur ses lèvres sèches. Il ouvre les paupières, inspire longuement, puis détaille sa chambre d’hôpital. Il constate que la nuit a repris ses droits et qu’une couche de givre recouvre les rebords de la fenêtre. Le climat de la Sibérie est extrême, il en a ressenti la froideur dans le moindre de ses pores. Il peut s’estimer chanceux d’avoir échappé à la mort alors que tout le destinait à finir son existence dans la solitude complète, au beau milieu d’un endroit méconnu.

« Un peu d’eau ? »

Mallory est debout à côté de lui, un verre à la main. L’agent britannique accepte d’un hochement de tête, peu certain de pouvoir utiliser sa voix durant les premières minutes de son réveil. Le liquide l’irrite mais il boit jusqu’à la dernière goutte avant de se racler la gorge. Son supérieur ne le quitte pas des yeux, presque à l’affût, et James ne peut s’empêcher de faire de l’ironie, comme souvent.

« Je ne vais pas disparaître, Sir.
— Mais vous auriez pu, Bond. Sans Q …
— Comment a-t-il fait ? le coupe le double zéro. Je n’avais plus rien sur moi.
— Vous oubliez votre puce de traçage. Nous avons reçu un signal anonyme annonçant que vous aviez été laissé pour mort dans la neige et Q a juste eu besoin de vous pister.
— Vous n’étiez pas obligé de venir me rechercher, vous savez. Les autres M n’auraient pas fait le déplacement.
— Je ne suis pas les autres. Et je refusais de vous abandonner. »
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 19:04

Titre : La fin du voyage
Thème (écrit ou image) : Joie
Région : Sibérie
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 660
Personnages : Rym (OC) et Farkas (OC)
Rating : / (suite du texte précédent)
Lorsque enfin, les portes de la forteresse de l’assemblée sibérienne apparurent devant eux, Rym manqua de s’étouffer tant elle cria de joie. Farkas, quant à lui, se contenta d’afficher un air mi-amusé, mi-déçu, son périple en solitaire avec son amie touchant à sa fin. Certes, il y aurait également le retour à effectuer, mais ils ne seraient alors plus tous les deux, mais accompagnés d’un conseiller auquel ils serviraient d’escorte.

«Libérée de ce froid immonde! Délivrée de tes idioties! Enfin un peu de chaleur et de civilisation loin du froid de décembre dans ce pays infernal! chantonna-t-elle en sautillant sur place.

- Tu es presque vexante, grommela-t-il en pressant le pas, pas mécontent de trouver également un peu de confort même si leurs tête-à-tête lui manqueraient.
- Ne le prends pas personnellement, se reprit-elle en constatant son abattement, je suis juste ravie d’arriver. Je commençais à craindre d’y laisser des orteils.»

Farkas hocha la tête, ne préférant rien ajouter. Ils parcoururent les derniers kilomètres sans un mot, se contentant, sur la fin, de simplement enlacer leurs doigts. Alors qu’ils atteignaient l’entrée, Rym l’arrêta doucement d’une main sur la poitrine.

«Je suis contente que ce soit toi qui m’accompagne, murmura-t-elle. De ce que je sais sur cette assemblée, ils sont bien moins accueillants qu’à Vardor ou en Orient. Et puis, malgré ton habitude déplorable d’essayer de me rendre chèvre, ajouta-t-elle, j’ai passé un très bon voyage en ta compagnie.»

Le jeune-homme se sentit rougir et une joie immense prit possession de son être. Il ne doutait pas que son amie aimait passer du temps avec lui, mais se l’entendre dire avait une toute autre saveur que simplement le savoir. Comme pour confirmer encore plus ses dires, Rym se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser plein de promesse sur sa joue avant de l’étreindre avec tendresse.

«Ne sois pas trop triste, dit-elle contre lui, nous aurons bien d’autres occasions de sillonner le monde de cette façon, si possible des endroits plus chauds.»

Il laissa échapper un petit rire devant son air terrifié à l’idée que ce ne soit pas le cas et qu’une fois encore on les envoie dans un désert de glace afin d’y récupérer un vampire ennuyeux et protocolaire. Il voulut ajouter quelque chose, mais le grincement de la porte ne lui en laissa pas l’occasion et avant qu’il ait eu le temps de la retenir, Rym s’était échappée de ses bras et se tenait droite, devant les membres du conseil sibérien.

Ce ne fut que bien plus tard, après d’interminables discours politiques et présentations aussi diverses que soporifiques que les deux émissaires hongrois se retrouvèrent à nouveau seuls, dans les appartements qu’on leur avait apprêtés. Rym bailla et se laissa tomber sur le lit avec délice, savourant le confort d’un matelas après des mois passés enroulée dans une couverture, à même le sol.

«Rym, tu vas rire, l’appela Farkas, il n’y a qu’un seul couchage dans cette chambre. Visiblement, tu n’es pas encore prête à te débarrasser de moi! claironna-t-il en affichant un air radieux.
- C’est normal Farkas, le surprit-elle sur un ton gêné. J’ai demandé expressément à ce que ce soit le cas.»

Le jeune-homme se figea. Se moquait-elle de lui? Jamais son amie n’avait pris une telle initiative, préférant qu’ils dorment séparés lors de leurs missions afin de ne pas alimenter les ragots déjà bien fournis de la garde des Aînés.

«De toute façon, murmura-t-elle en rougissant, je t’aurais probablement rejoint, alors autant simplifier d’emblée les choses. Cela t’ennuie? Je peux prendre le divan le cas échéant.
- Non, répondit-il en se demandant quoi penser. Non, pas du tout, tu as bien fait je pense.»

La jeune-femme se contenta de hocher la tête et de s’allonger confortablement avant de lui faire signe de la rejoindre, ce qu’il fit sans sourciller. Ce ne fut qu’une fois Rym lovée contre lui qu’il prit conscience du sentiment qui l’habitait: la joie. Celle d’un répit tendre dans leurs boutades habituelles.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eanna » 23 juin 2019 - 19:07

Titre : Quête frisquette (oui, bon, chut, j'ai trouvé un titre au moins :mrgreen: )
Thème (écrit ou image) : Joie
Région : Sibérie
Fandom : HP
Nombre de mots : 998
Personnages : Dean, Luna
Rating : TP
Le vent, la neige. Le froid glacial. Les terres inhospitalières de la Sibérie, masquées par les rafales de blizzard à l’extérieur de l’isba.
Le feu qui crépite dans la cheminée. Le samovar fumant, qui dégage un arôme puissant, chargé d’agrumes et de bergamote. Et tout contre lui, absorbée dans ses notes et ses croquis, Luna.
Dean posa sa tête sur les cheveux blonds de Luna, mais elle se dégagea bien vite, tel un chat qui n’aime pas qu’on le prenne dans ses bras. Depuis qu’ils étaient ici, elle restait absorbée dans ses recherches, dormant à peine quelques heures par nuit. Il la trouvait distante mais ne lui reprochait rien.
Bien au contraire. Il n’aurait pu espérer deux mois plus tôt la voir à nouveau passionnée pour quelque chose.
Le procès des Malefoy l’avait tant retournée qu’elle avait fait de nombreux séjours à l’infirmerie de Poudlard, s’alimentant à peine. Elle qui n’est déjà pas bien épaisse avait perdu beaucoup de poids, et Dean s’était sérieusement inquiété pour sa santé. Alors, à l’arrivée des vacances de printemps, une fois rentrée chez elle, il était passé la voir, tous les jours. À vrai dire, la première semaine, il passa l’essentiel de son temps chez elle. Le silence était oppressant, mais rien n’était plus douloureux que l’absence de sourire de Luna.
Il en voulut pendant longtemps à l’institution judiciaire pour cette convocation au tribunal. Pour avoir livré Luna aux vautours du Ministère, aux journalistes avides de souffrance et de grand spectacle.
Le déclic se produisit une semaine avant les vacances de printemps. Luna avait recommencé à s’alimenter, sortait souvent dans le parc du château, passant parfois plusieurs heures dans une contemplation silencieuse de son jardin. Et puis un jour, lors d’une sortie à Pré-au-Lard pour laquelle Dean vint la retrouver, s’attendant à la voir assise au bord du chemin, le regard dans le vide, elle se précipita vers lui et s’exclama :
— Dean ! Il faut qu’on aille en Sibérie !
Abasourdi, il l’écouta lui expliquer qu’un article était paru sur du trafic de créatures magiques, et qu’un Womatou s’était échappé, errant désormais dans les montagnes de Sibérie.
— Luna, c’est à des Magizoologistes de se charger de cela, le Womatou est une créature classée comme une des plus dangereuses par le Ministère…
— Ils risquent de l’abattre, Dean !
C’était insensé. Partir à l’autre bout du monde pour essayer de sauver une créature aussi sanguinaire et féroce que le Womatou, c’était complètement absurde. Dangereux, inconsidéré, bien trop téméraire…
Alors bien sûr, Dean a accepté.
Luna prit contact avec Newt Scamander, le célèbre Magizoologiste. Elle passa plusieurs jours à correspondre avec lui, jusqu’à finalement le rencontrer en personne au début des vacances de printemps. Lui-même n’avait que très peu étudié cette créature magique, malgré ses nombreux séjours dans les Appalaches à sa recherche. Il n’avait jamais pu en capturer une, se contentant de l’apercevoir de loin, d’en faire des croquis, mais sans jamais réussir à étudier son mode de vie.
Il donna l’essentiel de ses notes à Luna, lui confiant qu’il se méfiait de ses confrères Magizoologistes, dont plusieurs étaient bien plus animés par l’attrait du danger que par un intérêt sincère pour les créatures les plus redoutables.
Dean avait compris depuis longtemps que Luna était plus à l’aise en compagnie des animaux qu’en celle des humains. Lors de leur incarcération au manoir Malefoy, il l’avait écoutée lui parler pendant des heures des Sombrals, des Botrucs, des Ronflaks Cornus, des Nargoles… Il avait cessé de se questionner sur l’authenticité de certaines de ces créatures, tant la passion de Luna était communicative. A ses yeux, aucune bête n’était monstrueuse. Elle lui avait avoué craindre bien davantage les êtres humains que les Quintaped ou les Nundus.
— Il n’y a pas de méchanceté chez les créatures magiques. Elles se défendent, elles luttent pour leur survie, elles ne font pas de mal. Les êtres humains, si.
Et en disant cela, elle avait passé une main machinale sur sa plaie la plus récente, une longue estafilade sur son avant-bras, encore sanguinolente.
Voilà pourquoi Dean avait accepté sans hésitation d’aller en Sibérie, avec elle. Il n’était pas envisageable de la laisser y aller seule. A la fois parce qu’elle était encore trop fragile, instable émotionnellement, mais aussi pour une raison bien plus égoïste : il ne supporterait pas la séparation.
Ses stigmates étaient différents de ceux de Luna. Il ne se renfermait pas sur lui-même, il n’avait pas de terreurs nocturnes, il ne se laissait pas dépérir. C’était bien plus insidieux. Son équilibre mental, depuis la fin de la guerre – et plus particulièrement depuis que Luna avait quitté Poudlard –, reposait essentiellement sur le fait qu’il concevait comme sa mission personnelle le rétablissement de Luna. Sa tristesse, ses peurs se tenaient en retrait, parce qu’il ne pouvait pas prendre le risque de les lui communiquer. Il souriait, il riait, et ce qui au début était feint et surjoué devint un enthousiasme sincère, une joie comme il espérait voir un jour renaître chez Luna.
Ce qui se produisit lorsqu’elle s’abîma dans ses recherches pour retrouver le Womatou et le sauver.
A l’aide des données de Mr Scamander, des articles sur l’évasion de la créature, de ses nombreuses lectures – Mrs Pince avait écrit une lettre étonnamment enthousiaste à Dean, le remerciant d’avoir redonné de l’entrain à cette petite, qu’elle était ravie de voir à nouveau fréquenter sa bibliothèque, puisque c’était une des seuls élèves de cette école à respecter le silence absolu du lieu – elle finit par cibler une zone de Sibérie à explorer.
Ils prirent une série de Portoloins, faisant de nombreux détours par plusieurs pays d’Europe pour ne pas alerter sur leur destination, et arrivèrent au pied des montagnes de l’Altaï le 18 avril, alors qu’un soleil timide se levait, tentant de percer les épais nuages et les rafales de blizzard.
Dean ne s’était plus senti aussi bien depuis longtemps : les pieds et les mains transis, le nez engourdi, grelottant de froid, la main de Luna dans la sienne.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 24 juin 2019 - 16:08

Titre: /
Thème: Parier
Région: Europe de l'est
Fandom: Harry Potter
Personnages: Minerva McGonagall, Lidwyn Litin
Rating: Tout public
- Je te parie deux gallions que la Bulgarie va gagner.
- Tenu !
Lidwyn Litin lança un regard surpris à sa meilleure amie. Minerva ne l'avait pas habituée à participer à ce genre de jeu. Surtout pour de l'argent. Elle observa la Gryffondor récupérer son ticket de pari puis la tira vers les stands de gaufres.
- Tu joues maintenant ?
- Non, mais je vais gagner.
- Ah bon ?
- Oui, le gardien bulgare est à l'hôpital.
- Renversé par les photographes ? Je n'avais pas réalisé que c'était lui qu'on a vu !
Minerva sourit triomphalement.
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