[Textes] Nuit du 22 juin

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2644
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Mikoshiba » 23 juin 2019 - 10:46

Titre : Courges !
Thème (écrit ou image) : Courge du coup :mrgreen:
Région : Amérique Centrale
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
- Mais quelles courges ! C'est quoi ça ?! J'ai envoyé les chicas acheter de quoi faire une pizza, et qu'est-ce qu'elles me ramènent ? Estupidas !
- Ben quoi ?
- Ouais Mama, t'en fais pas un peu trop là ? On peut faire des pizzas avec ça !
- Y un jambon ! De l'ananas ! Qu'est ce que tu veux que je fasse avec de l'ananas ?
- Mama arrête, il vient du Honduras, il va être super bon !
- PAS D'ANANAS SUR UNE PIZZA ! Pas sous mon toit !
- Mama...
- FUERA !
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
popobo
Bureaucrate au Département de l'Artisanat Moldu
Messages : 2318
Inscription : 19 janv. 2011 - 10:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par popobo » 23 juin 2019 - 10:46

Titre : empoisonnement ?
Thème (écrit ou image) : "courge"
Région: Amérique centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 408
Personnages : Neville
Rating : -
Neville enchaînait désormais les missions autour du monde. Depuis son premier voyage au Sahel à l’automne dernier, il avait désormais visité plus de dix pays. Après l’Asie et les régions les plus reculées d’Europe, il se trouvait maintenant en Amérique Centrale.

Il était arrivé en portoloin quelques jours auparavant sur une plage bordant l’océan pacifique. Les paysages étaient merveilleux. En ce mois de juillet, il pouvait profiter des températures estivales, chaudes et humides à la fois.

Au campement, toute l’équipe de botanistes chercheurs était installée. Il partageait une tente avec Zack, un jeune et grand chercheur originaire d’Australie. Les deux garçons partageaient la même passion pour les plantes et les espèces végétales magiques en général. Ils s’étaient tous les deux inscrits pour faire partie des missions du professeur Ditwell et avaient été retenus avec succès et hasard. Neville profitait de toute l’expérience de son mentor et apprenait chaque jour par ses connaissances importantes et impressionnantes.

Installée au bord de l’océan, l’équipe de chercheurs avait pour mission pendant le mois à venir, d’observer et d’analyser une espèce de courge qui semblait en pleine mutation.

La Caulerpa, selon les rumeurs locales, serait devenue mortelle et aurait ainsi développé une espèce toxique, notamment et étrangement quand elle serait entourée de magie. Ainsi une famille sorcière qui aurait consommé ce légume en forte dose serait étrangement tombée malade pour malheureusement succombé aux effets mortels de la plante.

La toxicité de la plante se serait ainsi développée récemment, sans raison apparente. Neville et les autres botanistes espéraient ainsi élucider ce mystère. Mais étant donnés les risques, les précautions de sécurité étaient doublées pour cette mission particulière.

Equipé de gants en cuir et d’une cape de protection, ensorcelés de sortilèges de protection, Neville se trouvait à quatre pattes dans le jardin potager. Muni de sa baguette magique et d’outils moldus, il s’évertuait à recueillir le maximum d’échantillons. Les morceaux de la plante découpés méticuleusement étaient ensuite disposés dans des coupelles en verre fermées ensuite hermétiquement et magiquement.

Le jeune botaniste passa ainsi sa matinée, sous le soleil, à récolter puis étiqueter. Au cours de ses missions, il saisissait de plus en plus l’importance de la rigueur dans ce métier. Il s’évertuait ainsi à être le plus méticuleux et soigneux possible. Il apprenait et développait aussi la patience. Le temps pouvait paraître long mais Neville était passionné et saisissait surtout de la chance qu’il avait d’étudier ainsi les plantes magiques à l’autre bout du monde.

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3487
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 10:59

Titre : Des courges au menu
Thème : Courge
Région : Amérique centrale
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 727 (compteur en ligne)
Personnages : Will Graham, Hannibal Lecter
Rating : - 12 pour évocation de cannibalisme mais sans entrer dans les détails
« Combien de temps resterons-nous ? s'enquiert Will en entrant dans la cuisine. »

Hannibal relève la tête vers lui, une légère lueur de surprise dans son regard havane. Ils sont partis de Baltimore quelques semaines auparavant avec une escale au Canada pour tromper Jack sur leur destination puis ils ont fait demi-tour afin d'atteindre l'Amérique centrale. Les connaissances linguistiques du psychiatre leur ont permis de se fondre rapidement dans la foule et de passer pour de simples touristes sans avoir l'air de fugitifs. Si le questionnement du consultant étonne autant le plus vieux, c'est en raison de la mélancolie qui transparaît dans la voix de son cadet. Will a eu l'occasion de montrer sa tristesse quand ils ont quitté tout ce qui a fait son foyer pendant des années mais c'est la première fois qu'une telle expression prend place sur son visage.

« Nous n'avons aucune raison de partir si personne ne vient nous voir pour nous arrêter.
— Jack nous retrouvera, il réussit toujours. Le cadavre d'Abigail ne joue pas en notre faveur.
— Elle ne pouvait pas nous accompagner, remarque le cannibale en délaissant sa préparation culinaire. Tu le sais, Will.
— Nous aurions dû être une famille. Tous les trois. Tu m'as volé tout ce que j'avais, semaine après semaine, pour devenir ma seule attache. Dans quel but ? Qu'ai-je bien pu faire pour attirer autant ton attention ?
— Combien de fois me poseras-tu ces questions ? »

Ils s'affrontent visuellement, comme à chaque fois que Will revient à l'attaque. Il ne nie pas être heureux dans cette nouvelle vie mais il est toujours lié à son passé, à son boulot, à ses espoirs d'avoir un jour une existence aussi normale que celle des autres. Son empathie a précipité sa perte et l'a doucement entraîné vers les bras de l'Éventreur de Chesapeake. Sans lui, il n'aurait pas pris l'avion pour s'enfuir, il n'aurait pas payé des billets vers les Honduras afin d'échapper à la vigilance de l'agent Crawford. S'adapter à une autre culture n'est pas si difficile mais il lui arrive de plus en plus régulièrement de s'éveiller la nuit en se demandant s'il a fait le bon choix.

Pour briser la tension installée, Will s'avance dans la cuisine. Cet espace est presque entièrement réservé au Lituanien et il le lui cède volontiers mais il y a des moments pendant lesquels le brun aime franchir les limites et envahir son territoire. Hannibal le regarde sans un mot, un léger sourire prenant place sur ses lèvres. Il retourne à ses légumes qu'il découpe délicatement tandis que son amant s'approche jusqu'à se tenir de l'autre côté du plan de travail.

« Que prépares-tu ?
— Des courges locales, répond le psychiatre.
— Mais ce ne sont pas ... »

Will s'interrompt, conscient de sa propre bêtise. En effet, les légumes sous le couteau d'Hannibal ne sont pas des courges, mais il devient évident que le cannibale ne parlait pas de l'accompagnement, plutôt de la viande. Un rictus déforme son visage quand il se rend compte que le dégoût n'est pas au rendez-vous. Il devrait avoir en horreur cette habitude de prendre les gens pour de la nourriture mais il a fini par s'y faire. Si Crawford le voyait, il ne le reconnaîtrait sans doute pas mais il est un peu responsable de cette situation. S'il ne l'avait pas poussé jusqu'à ses ultimes retranchements en l'emmenant sur toutes ces scènes de crime, il aurait encore toute sa tête et Hannibal serait sous les barreaux.

« Quel pays te plairait le plus ? l'interroge son amant en reposant son couteau.
— Je ne souhaite pas partir maintenant, rétorque le brun. Je me demandais seulement combien de temps la chance nous laissera-t-elle vivre en paix. J'aime cet endroit, Hannibal, et je n'ai pas commencé à apprendre l'espagnol pour fuir si vite. »

Il ne lui manque que ses chiens dont la présence rassurante était apaisante. Mais son compagnon a su calmer ses peurs à sa façon, par des moyens détournés et des preuves d'amour qu'il ne s'attendait pas à avoir de sa part.

« J'espère que ces courges seront savoureuses, conclut Will. »
Image

Avatar de l’utilisateur
Wapa
Cueille l’ananas
Messages : 371
Inscription : 24 nov. 2018 - 21:48

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Wapa » 23 juin 2019 - 11:04

Titre : /
Thème : Courge / Image
Région : Amérique centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 548 (compteur en ligne)
Personnages : Lily/Tunie
Rating : /
Sa silhouette se perdit dans la masse alors qu'elle reprenait peu à peu ses esprits. Sans pouvoir totalement effacer l'expression béate qu'elle affichait. Elle devait avoir l'air d'une courge avec cet énorme ours.

Surexcitée, Lily lui agrippa le bras :
- Dis-moi que tu vas y aller ! Ce mec est à tomber !
- Hors de question !
- Allez Tunie ! Qu'est-ce que tu risques de toute façon ?
- Je ne sais même pas où se trouve le Bridge Bar... D'ailleurs, je suis sûre que c'est un endroit mal famé qu'il vaut mieux ne pas fréquenter.
- On peut se renseigner, lança sa soeur avec malice.
- Non, franchement, ce n'est pas la peine.
- C'est ça ou je t'oblige à aller sur la grande roue !

L'altitude, son cauchemar. Mais elle était prête à le braver pour changer les idées à sa petite soeur. Sauf que sa cadette ne semblait plus avoir besoin d'un remède contre la tristesse. Elle sautillait tel un cabris autour d'elle, sûre de l'avoir coincée. C'est vrai qu'il était craquant. Après tout, demander des informations sur le bar en question n'engageait à rien. S'il s'avérait que c'était un lieu de perdition, elle n'y mettrait pas les pieds, point final.

- D'accord. On mène l'enquête. Mais d'abord, j'ai besoin d'un café.

Elle pensait se contenter du breuvage insipide qu'on trouvait généralement dans ce genre de foire. Qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant une échoppe spécialisée dans les cafés du monde. L'odeur était envoutante. Sur l'étal, des pots arrondis faisaient miroiter leurs nuances, promettant un voyage gustatif sans précédent. Salvador. Costa Rica. Nicaragua. Guatemala. Ce mélange de piment et de café devait être délicieux. Elle se laissa tenter. Abandonnant son encombrant compagnon sur le bitume, elle récupéra la boisson chaude avec un soupir d'extase.

Sans perdre le Nord, sa petite soeur en profita pour interroger le fils du marchand qui devait avoir son âge :
- Tu connais le Bridge Bar ?
- Carrément. Ce pub est génial ! L'ambiance est extra. C'est juste à une dizaine de minutes d'ici, vers la rivière.

Zut. C'était mal engagé si elle voulait se défiler. Elle avait compté sur une atmosphère glauque lui évitant de s'engager dans cette voie aventureuse. Elle détestait les surprises. L'inattendu. Cette sensation de ne rien contrôler. Un tel prétendant pourrait lui faire perdre la tête. C'était trop risqué. Elle n'avait aucune envie de se brûler les ailes. Elle préférait jouer la sécurité. Conserver ce tendre souvenir d'un bel inconnu qui lui avait offert sa récompense. Rejouer la scène des centaines de fois. S'imaginer différente. Séduisante. Visualiser ses boucles folles et sa main qui les saisit. Rêver. Simplement. Malheureusement, son horripilante soeur avait un autre programme. Lily continuait son interrogatoire :
- Il paraît qu'il y a un concert demain.
- ça doit être Give me Five. Le vendredi, c'est leur soir. Une bande de potes qui a monté un groupe. Dans la région, ils sont très appréciés.

Lily lui lança une mimique de triomphe. Incontestablement, la jolie rousse avait gagné. Il n'y avait plus aucun moyen pour elle d'éviter ce guet-apens.


ImageImage

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Pelote kikoolol anonyme
Messages : 1377
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 11:10

Titre : /
Thème : Courge
Région : Amérique centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 1094
Personnages : Charlie Weasley, Maisie Andrews (OC)
Rating : Aucun, mais évitez quand même de le lire en mangeant^^
Maisie essuya la sueur qui perlait de son front avec la manche de sa blouse et se remit à l’ouvrage en grimaçant. Faire des autopsies n’était certainement pas dans ses prérogatives, elle était médicomage, guérisseuse spécialisée dans l’art des potions de soins et les soins aux créatures magiques, elle soignait les vivants, et uniquement les vivants. Mais travailler sur le terrain avec des aurors impliquait de savoir être modulables et cela, Maisie l’était beaucoup.

L’enquête piétinait, et ce depuis des mois. De nombreux agents avaient péri sans qu’aucune bride de piste n’apparaisse. Charlie et Rolf étaient furieux, c’était la communauté magizoologique qui était la première touchée dans l’affaire, celle-ci ayant révélé un monstrueux trafic de créatures en tous genres en Amérique Centrale. Et cette vaste sournoiserie n’avait rien à voir avec les petites magouilles dont ils avaient été bien souvent les témoins. Cette fois-ci il y avait des morts, beaucoup trop pour que l’équipe internationale du MACUSA ne soit dépêchée sur place.

«Tu avances? la questionna Charlie en entrant sous la tente qui lui faisait office de laboratoire.
- Autant que si j’avais les deux pieds liés dans du béton, grommela-t-elle en jetant le foie dans la balance, tirant un grimacement à son ami, qui, bien qu’il fréquentait les bêtes les plus terrifiantes de la planète, n’était pas très à l’aise devant le cadavre de l’auror mexicain.

- Qu’est-ce qu’on a pour le moment?»

Maisie soupira et le regarda avec désolation. Ils n’avaient rien, absolument rien, si ce n’est...
«Des graines de courge.»

Charlie haussa les sourcils, cet unique indice n’avait pour le moment rien donné et à ses yeux ce n’était guère étonnant. Il n’y avait bien que la jeune-femme pour conserver une telle chose et y trouver une quelconque valeur en temps que preuve.

«Donc, notre suspect numéro un reste Mr le potiron?»

L’estomac et les intestins dans les mains, Maisie roula des yeux.

«Au risque de paraître désagréable Charlie, ce n’est pas «notre suspect» mais celui des aurors. Je te rappelle que Rolf et moi ne sommes que consultants sur cette affaire et que toi, tu n’es même pas censé être là. Non pas que ta présence me dérange mais, tu...

- Quoi? s’agaça-t-il. Que devrais-je faire selon toi? Rentrer à la maison et attendre patiemment que tu reviennes avec Rolf? En espérant que vous reveniez bien entendu, car au cas où cela n’aurait pas encore effleuré ton esprit, la durée moyenne de survie des participants de cette enquête est extrêmement courte!

- Ne t’en fais pas, dit-elle en palpant l’intestin grêle, je suis une grande fille, je saurais me débrouiller.
- Tonks aussi disait cela et on a très bien vu le résultat.

- Ne ramène pas tout à cela, s’il-te-plaît. Ce n’était pas la même époque. Aucun mage noir n’a décidé de faire la peau à tous ceux qui s’opposeraient à lui, alors tu n’as pas à t’inquiéter. Rolf et moi allons rentrer en un seul morceau. Il est hors de question que je n’assiste pas au mariage de ma sœur.»

Le jeune-homme n’ajouta rien et se contenta de se laisser tomber sur le sol, dans un coin de la tente. Il devait bien admettre qu’elle ne faisait que lui donner le change. Lui-même ne valait guère mieux en terme d’obstination lorsqu’il se retrouvait plongé dans une nouvelle étude sur les dragons, mais pourtant il avait espéré ces dernier temps. Espéré un certain changement dans l’attitude de son amie. Elle paraissait plus encline à vouloir se poser et devait bien admettre que lui aussi ressentait ce besoin. Alors il s’était imaginé qu’ils pourraient passer plus de temps ensemble, loin des missions à l’autre bout du monde et des crimes affreux qui peuplaient leurs quotidiens respectifs. Il ne s’imaginait cependant pas que cette pause commencerait par une affaire aussi sordide.

«Charlie, tu peux me passer un scalpel?»

L’intéressé bougonna et se leva de mauvaise grâce, il n’aimait pas particulièrement la voir mettre les mains dans les entrailles de quoique ce soit, animal ou être humain. Et pourtant, elle les avait bien aidés Rolf et lui lorsqu’ils avait fait face à une série d’empoisonnement de créatures magiques. Parfois il se demandait pourquoi les autopsies n’étaient pas magiquement assistées comme la majorité des procédures du monde sorcier, mais ce point semblait être l’un des seuls pour lequel une exception était de mise.

Maisie découpa soigneusement une portion d’intestin qui s’empressa de laisser échapper son lourd contenu sur les pieds du dragonologiste qui poussa un hurlement avant de courir vers le seau le plus proche afin d’y déverser le contenu de son estomac. Hermione l’avait pourtant mis en garde, s’il voulait fréquenter Maisie, il avait plutôt intérêt à ne pas être de nature trop sensible.

«Par la barbe de Merlin, mais fais donc un peu attention! haleta-t-il en s’épongeant les tempes.
- Désolée, s’excusa-t-elle avec sincérité, je ne pensais pas que tout partirait d’un coup.»

D’un petit geste de baguette elle nettoya Charlie qui lui adressa un sourire profondément reconnaissant avant que ses yeux ne soient attirés comme des aimants par la chose qui s’était échappée des entrailles de l’infortuné macchabée.

«Mais, nom d’un cerbère, qu’est-ce que c’est que cette horreur? s’exclama-t-il en lorgnant avec dégoût sur la créature gluante, longiligne et constellée de crochets et ventouses qui était écrasée sur le sol.

- Ceci, Charlie, est une forme parasite très évoluée d’un ver que l’on retrouve régulièrement chez certains animaux moldus. Une sorte de plathelminthe qui a dû subir un sacré sortilège de modification.

- Mais, Maisie, enfin, comment cette chose énorme s’est retrouvée à l’intérieur de ce malheureux?
- Oh, je pense qu’il l’a tout simplement mangée.

- Pardon?!
- Sous forme kystique c’est minuscule, expliqua-t-elle. Je pense que notre trafiquant prépare des plats mortels à toutes les personnes dont il doute de la loyauté. Et que cet homme est d’ailleurs encore plus malin que nous ne le pensions car il a un moyen imparable pour être certain de l’adhérence de ses victimes.»

Charlie lui jeta un regard mi-curieux, mi-horrifié.

«Il mange également les plats contaminés, continua-t-elle, et...
- Dans ce cas il devrait être mort depuis le temps! s’exclama le jeune-homme. Personne ne peut survivre à un «habitant» pareil.

- Je te garantis que notre homme n’héberge personne, il a continuellement sur lui l’antidote à ce petit problème encombrant.
- Quel est-il donc?

- Les graines de courge, c’est un vermifuge naturel. Et je doute que celles-ci soient celles d’une simple citrouille. Préviens les aurors, je pense que nous allons aller rendre une petite visite à nos amis du Jardin Surnaturel. Je suis certaine qu’ils ont plein de choses à nous dire sur leurs clients réguliers.»
Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 662
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 11:12

Titre :
Thème (écrit ou image) : Epice (photo)
Région: Amérique centrale/Guatemala
Fandom : aucun
Nombre de mots : 352
Personnages : Selma
Rating :

Tandis que le taxi remontait à la vitesse d’un escargot la rue bondée, joyeuse, bruyante et colorée de la petite ville en ce jour de marché, klaxonnant pour que la foule se décide à lui laisser un peu plus d’espace, Selma lui fit signe d’arrêter. La jeune femme tendis aux chauffeur quelques billets de quetzals, un peu trop sans doute, mais vu l’heure qu’indiquait sa montre elle s’inquiétait vraiment d’arriver en retard et pas vraiment d’autre chose. Cette fois elle ne pouvait pas arriver en retard, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas … pas après être venue jusque là

Selma demanda à une marchande qui vendait des poussins teinté de dizaines de teintes vives ou se trouvait le cimetière. Le regard de la femme, un peu distant, se fit plus doux lorsqu’elle lui précisa qu’elle venait pour l’enterrement d’un ami et elle lui indiqua la route.

Elle quitta à regret le marché, ses odeurs d’épices et son brouhaha. Dans les ruelles que remontait Selma, il n’y avait pas âme qui vive. Enfin si, les chiens sauvages l’observait passer blottis dans des coins d’ombres ou paressant au soleil, curieux sans doute de son apparence un peu étrange, toute vêtue de noir en pleine canicule, son corps élancé et son teint ébène n’étant sans doute pas très commun dans les environs.

Le cimetière était aussi multicolore que les poussins de la vendeuse, ça surprit la jeune femme qui était habitué à plus de grisaille. Elle se demanda si c’était pour ça que son mentor avait voulu se faire enterrer ici, lui qui avait vécu tant d’année à la nouvelle Orléans.

Au loin on entendait des notes de musique, provenant apparemment d’une petite chapelle. Selma sentit son coeur s’accélérer et se serrer en même temps. Elle respira l’air lourd, s’accroupis et détacha les lanières qui fermait son étuis. Elle sortit sa trompette, puis ravalant sa tristesse, et prenant son courage à deux mains se joignit à la fanfare tandis qu'elle entrait dans La Chapelle, pour rendre à cet homme qui avait tant compté dans sa vie un derniers hommage au de la des mots.

Avatar de l’utilisateur
CotonEcriture
Elève de septième année
Messages : 229
Inscription : 28 déc. 2018 - 02:19

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par CotonEcriture » 23 juin 2019 - 11:26

Titre :
Thème : Blessure
Région : Amérique du Nord
Fandom : N/A
Nombre de mots :
Rating : Aucun, à part pour les hypocondriaques
C'était venu d'un coup, brusquement, sans prévenir. La liquide pourpre avait fusé, coulant à flots au rythme de mes hurlements et sanglots. Gémissant de douleur, je me surpris à me pétrifier, mortifié par ce coup de poignard impossible à arracher de ma chaire, me traversant la poitrine. Mais un coup de poignard sans lame ! La liqueur rouge qui parsemait le sol n'était pas véritablement réelle mais pourtant, elle était là. Je me sentait pourfendu... tué... comme si la blessure était tangible, sincère... plus existante que son cadavre était dans cette tombe
CotonEcriture
"Comme la nuit paraît longue à la douleur qui s'éveille" - Horace

Image
Fanart sur Deviantart de PilGrim1987

Avatar de l’utilisateur
Wapa
Cueille l’ananas
Messages : 371
Inscription : 24 nov. 2018 - 21:48

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Wapa » 23 juin 2019 - 11:39

Titre : Au détour de la rivière
Thème : Blessure
Région : Amérique du Nord
Fandom : Disney
Nombre de mots : 100
Rating : /
J'aime les balades sur la rivière. Découvrir la faune locale. Tortues. Loutres. Castors. Le vent caressant mon visage. Le bruit cristallin des vagues. Les pins verdoyants. La voie mélodieuse de ma maîtresse. Les chutes d'eau. Attendez... une chute ? Pourquoi est-ce qu'elle ne ralentit pas ? Cette indienne est folle. Inconsciente ! Il lui manque une case. Je n'aurais jamais du l'accompagner. Je suis une petite chose fragile. Mon corps ne peut pas résister à une multitude de blessures. Ce précipice va nous engloutir. Nous dévorer. Je vais mouriiiiiiiiir. Miracle. Sain et sauf. La Terre soit louée !
ImageImage

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1721
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Charliz » 23 juin 2019 - 11:39

Titre : /
Thème : Blessure et Image
Région : Amérique du Nord
Fandom : HP
Nombre de mots : 727
Rating : /
Teddy se redressa, attrapant du bout des doigts une fine mèche châtain qui s’était accrochée à son épaule, humide de leurs ébats.
Olga avait le regard perdu sur le plafond de sa petite chambre New Yorkaise, rêveuse.

Non, pas Olga. Agathe.

Des années avaient passés depuis le Tournoi. Ils ne s’étaient pas quittés en bon terme, mais il n’avait jamais nourri pour elle la moindre animosité. Il l’avait simplement oublié… Victoire, Adam, sa fuite, les multiples échecs qui avaient fait de son début de vie d’adulte un enfer : il s’était refermé sur lui-même jusqu’à détruire la moindre parcelle de ce qui faisait le Teddy d’avant. Et puis la retrouver ainsi…

C’était comme remonter le temps, plonger dans ses sentiments d’adolescent un peu con. Et en même temps, elle n’avait plus rien de la petite héritière arrogante qui foulait les carreaux de ciment de Beauxbâtons, croulant sous un masque d’apparat, qui se laissait aller en cris, soupirs, sourires aux creux de ses bras.

Olga, elle avait toujours eu ce visage de marbre, et lui, il en avait joué : la chercher et guetter la moindre fissure, le moindre tressaillement de lèvre ou de sourcils savamment retenu, laissant apparaitre le trésor qu’elle était et gardait égoïstement pour elle. Agathe, elle, rayonnait, tout simplement. Sans complexe, sans retenu. Son visage débordait d’expressions et Teddy devait se retenir de ne pas se jeter sur elle pour recoller les morceaux du masque, de peur que tout se perde dans l’univers et que d’autres jouissent de ce spectacle qui n’avait appartenu qu’à lui.

« Pourquoi Agathe ? » souffla-t-il en enroulant la mèche de cheveux autour de son doigts.

Olga sourit, hocha des épaules.

« Je ne sais pas. C’est joli, non ? Et puis, j’aime les agates. J’aime ces superpositions de couleurs si nettes… J’ai l’impression de gagner en profondeur, tu vois ?
- Non.
- Tant pis ! » rit-elle doucement.

Elle se tourna vers lui, les lèvres tendrement retroussées, déposa un baiser sur la paume de sa main.

« Tu es toujours le même tu sais.
- Ah.
- C’est pas une critique. C’est vivifiant… J’ai l’impression d’avoir gâcher ce que nous avions et d’avoir une deuxième chance avec toi. »

Elle se tut, une ombre passant dans sa pupille, et Teddy ne sut que répondre.

« Pourquoi Agathe ? Pourquoi cette nouvelle vie ? » souffla-t-il à nouveau pour détourner l’attention.
- Tu me demandes de te livrer mes plus grands secrets, hein ? »

Teddy sentait son cœur s’emballer alors que les yeux froncés de la jeune femme semblaient saisis d’un puissant désarroi.

« Le championnat… Tu te souviens à quel point j’avais besoin de le gagner ? C’était ma seule chance de survie. Lorsque j’ai fuis la maison de ma mère, l’été de mes dix-sept ans, je n’avais rien. Et ma mère était complètement folle suite à mon départ. Elle avait besoin de moi pour son image, et d’une héritière asservie pour perpétuer une tradition ridicule et une soif de vengeance qui me terrifiait. Et il y avait ce sortilège… De la vieille magie slave. La sorcière vers laquelle j’avais choisi de me tourner était douée, mais aussi extrêmement vénale. Elle me demandait une somme astronomique et… J’ai utilisé cet argent gagné pour me libérer de ma vie.
- Comment ?
- Je… Je ne me souviens pas du processus. Je me suis éveillée plusieurs heures plus tard, l’âme lourde. Peu importe ce qu’elle a fait. Je ne serais pas libre aujourd’hui sans ce sortilège.
- Et donc…
- Et donc, Ted, ce jour-là, je suis morte. » Elle avala douloureusement sa salive, le regard vide et fixé sur le plafond illuminé par phase par les phares des voitures. « Ma ligne de vie s’est rompue, irrémédiablement. Olga est morte et je suis devenue Agathe, sans la moindre possibilité de revenir à ma vie d’avant, et avec la certitude que toute personne tentant de m’y forcer mourrait étrangement. Je suis partie le cœur léger parce que je sais que ma mère ne peut plus rien contre moi, tu comprends ? Si elle vient, elle meurt. Si elle envoie quelqu’un, ce quelqu’un meurt. Une malédiction atroce pour beaucoup… moi j’y ai gagné la paix.
- Et moi ?
- Et toi… Que fais-tu là, Ted ? »

Il fronça les sourcils. Sa mission…

« C’est confidentiel. »
Image

Avatar de l’utilisateur
Norya
Chasse le Robert sauvage
Messages : 8464
Inscription : 11 juil. 2011 - 12:36

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Norya » 23 juin 2019 - 11:45

Titre : La blessure de Terre-Neuve
Thème (écrit ou image) : blessure – 12 h
Région: Amérique du Nord
Fandom : Original
Nombre de mots : 168
Personnages : Terre-Neuve
Rating : aucun
Terre-Neuve n’avait jamais oublié cette froide nuit. Malgré les années, malgré les décennies. C’était resté une blessure qui ne fermerait jamais. Terre-Neuve n’y était pourtant pour rien. Ce n’était pas elle qui était responsable de ce qui se passait au large de ses côtes, ce n’était pas elle qui gérait le climat, qui gérait les courants froids, qui gérait les vents, les icebergs et la nuit. Elle pouvait seulement subir et observer. Et observer, ça elle l’avait fait, désemparée de ne pouvoir réagir aux cris des gens qui plongeaient dans cet Atlantique glacé en cette nuit d’avril, pas plus qu’elle n’avait pu crier aux canots de se remplir plus, les supplier de revenir. Le corps coincé dans les profondeurs océaniques mais le cœur à la surface, elle n’avait pu que voir avec désespoir cet immense bateau s’enfoncer dans les eaux, craquelé de partout alors qu’il paraissait si puissant, emportant ces milliers d’âmes perdues et un bout de la sienne, ouvrant une blessure toujours présente un siècle plus tard…
Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 662
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 11:51

Titre : un auror en hivers
Thème (écrit ou image) : Blessure
Région: Amérique du Nord
Fandom : hp
Nombre de mots :167
Personnages :Harry
Rating : aucun
Harry aurait du s’en douter, il s’en voulait vraiment de sa stupidité.
Oui, il aurait du comprendre immédiatement que cet ordre urgent de mission avait quelque chose de louche.
Un dangereux partisan de vous-savez qui semant la terreur sur une plage des Bermudes … comment avait il pu marcher?

On pouvait dire que Ginny l’avait bien eu, cette fois encore.

Bon d’accord il avait été trop occupé par son travail d’auror cet année et elle le tannait pour qu’ils parte en vacance depuis des mois, mais bon c’était quand même un coup bas.

Harry se releva et épousseta le sable rose qui collait à ses jambes maigres. Il se sentait profondément ridicule dans le bermuda rouge à motifs de vif d’or qui était le dernier modèle à sa taille dans la boutique de l’hôtel.

Mais lorsqu’il aperçu Ginny qui sortait de l'eau turquoise pour le rejoindre, rayonnante, Harry oublia son orgueil blessé et se dit que finalement ces vacances d’hivers forcées étaient une très bonne idée.
Dernière modification par Haru Nonaka le 23 juin 2019 - 12:07, modifié 4 fois.

Avatar de l’utilisateur
Dreamer
Pote avec Morphée
Messages : 2008
Inscription : 20 août 2015 - 14:29

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Dreamer » 23 juin 2019 - 11:56

Titre : Sainte Rita
Thème : écrit + image
Région : Amérique du Nord
Fandom : HP
Nombre de mots : 499
Perso : Lavande Brown
Rating : -
« Qu’est-ce que tu veux aller faire là-bas ? Mon métier est ici, mes amis sont ici, les tiens aussi. Pourquoi faut-il que l’on s’éloigne ?

- Je ne te demande pas de m’accompagner. »

Je revois encore le visage tordu d’incompréhension de Seamus quand cette phrase sort de ma bouche. Ses yeux brillants d’incompréhension, sa boue légèrement ouverte, comme s’il s’apprêtait à bredouiller quelque chose, sa main droite tournée vers moi, comme pour m’empêcher de faire une bêtise.

Trop tard. Je lui avais déjà filé entre les doigts, ne laissant derrière moi que quelques affaires sans grande importance.

Ils disent qu’il n’y a que le temps pour guérir les blessures de l’âme. Mais personne ne parle jamais des meurtrissures qui nous font souffrir tant au dehors qu’au dedans. Depuis la Bataille Finale de la guerre, je ne me suis jamais sentie la même. Aucun médicomage britannique ne m’a jamais soulagée de cette horrible douleur imprégnée dans ma chair. Aucun n’a réussi à me comprendre.

Seamus a essayé de m’aider comme il pouvait. Il a tout essayé. Rien n’a suffit.

Désormais dans le hall de la Clinique Sainte Rita, la plus réputée des Etats-Unis dans le domaine des causes perdues, je regarde avec appréhension les gigantesques aiguilles tourner. Le cadran noir, surmonté de parures dorées, est impressionnant par sa taille.

Je distingue peu à peu d’autres symboles : d’abord des signes astrologiques, puis des runes et des inscriptions dans une langue qui m’est inconnue. Je me replonge alors dans mes souvenirs de cours de Divination. Qu’est-ce que j’ai aimé apprendre cette matière à Poudlard.

Et maintenant, dès que je pense à l’avenir, un frisson parcourt toujours mon échine. Je n’ai pas de futur. Pas d’après.

Seulement cette brûlure dans ma chair. Cette sensation qu’on enfonce un couteau dans ma peau avant de le tourner et le retourner. L’impression que des griffes sont encore plantées dans ma cuisse.
Et mon coeur qui se brise un peu plus à chaque minute qui s’écoule. Cette balafre violette qui barre presque la totalité de mon visage, songé-je en passant mon index dessus.

« Mademoiselle Brown ? »

Comment penser à vivre quand je suis morte à l’intérieur ? Comment envisager de travailler ou sortir avec mes amis quand, dès que je passe la porte de l’appartement, on me dévisage avec pitié. Ou avec horreur.

« Y a-t-il une mademoiselle Brown ici ? » s’impatiente une voix.

Sursautant, je me reprends et avance vers le comptoir, mon ticket en main.

« Bonjour, je suis Lavande Brown. J’ai pris rendez-vous avec le médicomage Hector Plius. »

L’air revêche, la secrétaire me jauge du regard, laissant ses yeux s’attarder sur la cicatrice de mon visage, avant de parcourir les nombreux documents qui sont sur son bureau.

« Etage 13. Aire des consultations. Vous attendrez dans la salle d’attente C. Il viendra vous chercher. »

Sans plus de cérémonie, elle congédia me congédia d’un signe de tête agacé.

Un pas de plus pour guérir de mes blessures.
Prochaine Nuit : Samedi 25 JANVIER


It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3487
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 12:01

Titre : /
Thème : Blessure
Région : Amérique du nord
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 125 (compteur en ligne)
Personnages : Frederick Chilton
Rating : Tout public
Douleur. Douleur. Douleur.

Le même mot, en permanence. Dès qu'il se réveille, ses blessures se rappellent à son souvenir et il hurle.

Douleur. Douleur. Douleur.

Son corps n'est plus qu'un amas de souffrances continues. Le moindre frottement sur sa peau brûlée est un enfer duquel il ne peut se soustraire.

Douleur. Douleur. Douleur.

Il entend le personnel médical qui parle autour de lui. Il est toujours dans le Maryland, seuls ses rêves ont migré ailleurs. Il aimerait demander des nouvelles de Will Graham, par curiosité, par inquiétude aussi. Ils ne se sont pas quittés en bons termes et cela lui fait du mal.

Douleur. Douleur. Douleur.

Rien ne sera plus comme avant, il n'est qu'un homme mort à l'intérieur.

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3198
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 12:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Blessure
Région: Amérique du Nord
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall, Albus Dumbledore
Rating : Tout public
Albus Dumbledore accepta avec reconnaissance le thé sucré et le mouchoir que lui tendait Minerva. Elle avait trouvé son ancien professeur en pleurs devant un journal déchiré.
« Dumbledore arrête Grindelwald » titrait l'extrait de la Gazette. Minerva était un peu perturbé mais n'en laissait rien paraître. Après tout elle ne savait rien de sa vie. Tout comme lui ne la connaissait qu'en tant qu’élève pour l'instant.
- J'avais tellement espéré que le MACUSA réussisse le garder, reniflait le vainqueur du duel. Et que je n'aurais jamais à l’affronter.
Minerva ne disait rien. Certaines blessures ne devaient pas être commentées.
Image

S'il-vous-plaît, ne m'acciotez qu'en cas d'importance supérieure :yeux: Je vous lirais sans aussi. Merci :biz:

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2644
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Mikoshiba » 23 juin 2019 - 12:09

Titre : Au détour de la rivière
Thème (écrit ou image) : image de midi
Région : Amérique du Nord
Fandom : HP
Nombre de mots : 137
Personnages : Gabrielle Jones (OC)
Rating : /
À l'époque où je vivais au Canada, j'adorais aller à New York. Un réseau de Poudre de Cheminette permettait des allers-retours dans la journée, et le dépaysement était tel que je voyageais presque tous les week-ends. Dans le New York sorcier, il y avait un vieux bâtiment qui comportait une magnifique horloge astronomique. Je pouvais passer des heures et des heures à l'observer, me rendant sur place à différents moments de la journée. Ce monstre mécanique au centre du monde de la magie, alliant l'ébène et l'or, ne passionnait pas que moi : j'ai fait là-bas la connaissance de nombreux astronomes, savants, curieux, artistes...

Déménager à Hickling m'a fait renoncer à des quantités de choses. Mais il y a cette forêt, non loin de la maison, qui m'a appris à apprécier la tranquillité au détour d'une rivière...
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Pelote kikoolol anonyme
Messages : 1377
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 12:11

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Blessure + l'image (un petit mélange, mais beaucoup plus l'image au final)
Région: Amérique du Nord
Fandom : HP
Nombre de mots : 689
Personnages : Maisie et Ellie Andrews (OC), famille Weasley (et ses nombreuses extensions)
Rating : /
Les yeux rivés sur la grande horloge du ministère américain de la magie, Maisie Andrews tremblait d’impatience. Pour la première fois depuis la fin de sa formation d’auror et depuis son mariage, Ellie venait lui rendre visite aux États-Unis, ce qui la comblait de joie. Sa petite-sœur s’était toujours fait un devoir d’éviter ce pays dont leur père était originaire et qui n’avait jamais souhaité leur présence. Mais aujourd’hui les choses avaient bien changé et la jeune-femme, plus mure et plus sereine avait un nouvel objectif en tête. Changer le statut bâtard des nés-moldus dans ce pays et leur permettre une existence plus paisible. Les fanatiques de la pureté du sang n’étaient à ses yeux qu’une petite poignée d’extrémistes qu’elle aurait tôt fait de réduire au silence. Dans deux jours elle rentrerait dans la grande cour du droit magique international et Maisie serait là pour l’épauler.

Son mari avait eu bien plus de mal qu’elle a se défaire de ses attaches en Angleterre et avait montré quelques réticences vis-à-vis de cette traversée du globe, mais Ellie savait convaincre et son nouveau statut lui permettrait sans nul doute un accès privilégié aux moyen de transports mondiaux. La Serdaigle n’avait jamais été aussi sûre d’elle et cette perspective engorgé le cœur de Maisie d’un immense soulagement. Enfin, l’une des sœurs Andrews semblait avoir trouvé sa place.

Sa main se porta mécaniquement à son ventre tandis que midi sonnait. Elle aussi avait certaines choses à avouer à sa cadette et à partager avec elle. Un bonheur qu’elle n’avait jusqu’alors jamais envisagé mais qui lui tendait pourtant les bras. Certes, la mouvance constante du père de son futur enfant n’était pas l’option idéale pour l’élever et elle avait du prendre un certain nombre de décisions seule, comme sa demande de congés au MACUSA et sa mutation sur un poste moins exposé le temps de sa grossesse. Mais elle savait que le moment venu, il serait là à l’épauler.

«Maisie! Pépia une voix que la future mère aurait pu reconnaître entre mille.»

Ellie lui sauta dans les bras et la serra de toutes ses forces. Quelques larmes s’échappèrent de ses yeux et la jeune-femme en fut bien étonnée.

«Je suis si heureuse de te voir!»

Un regard interrogateur en direction du rouquin qui la suivait en portant de grands sacs de voyage lui offrit un début de réponse. Elle ne l’avait jamais vu aussi radieux. Une joie qu’un seul événement pouvait justifier. Le jeune-homme s’avança vers les deux sœurs avec un sourire et salua chaleureusement la plus âgée.

«Excuse la, les hormones. En véritable enfer depuis quelques semaines.»

Maisie hocha la tête, amusée et remplie d’une soudaine joie, mêlée d’un étrange sentiment mélancolique. Sa petite Ellie avait décidément bien grandi, peut-être même un peu trop à son goût. Mais la voir si souriante, si heureuse ne pouvait que la combler, car pour la première fois depuis des années, les blessures du passé semblaient vouloir commencer à se refermer pour laisser la place à un présent radieux et un futur prometteur.

«Au fait Maisie, ajouta-t-il avec un sourire mystérieux, j’espère que cela ne t’ennuie pas mais nous avons dû prendre un petit supplément bagage.»

Interloquée, la jeune-femme tourna la tête vers les escaliers qui lui montrait son beau-frère et son sourire s’élargit. Le reste de la famille Weasley au grand complet se trouvait en haut des marches avec, à leur tête, Teddy qui se rua vers sa marraine dès lors qu’il l’aperçut. Harry essaya tant bien que mal de retenir son filleul mais celui-ci se jeta littéralement dans les bras de la Poufsouffle en babillant.

«Joyeux anniversaire Maisie! cria-t-il en l’étreignant de ses petits bras.»

Et alors qu’elle câlinait le fils de Remus et Nymphadora, son regard bifurqua un peu plus loin pour croiser ceux qu’elle avait le plus envie de voir à cet instant au milieu de la véritable tribu qui déferlait dans le grand hall. Ses meilleurs amis avaient fait le voyage malgré les nouvelles prérogatives de Hermione et surtout, dans leur sillage un dragonologiste semblait avoir prématurément mis de côté ses créatures pour la rejoindre. Ce qui ne pouvait que la combler.
Image

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3198
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 12:30

Titre : Au zoo
Thème (écrit ou image) : Captif
Région: Amérique du Nord
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Aurora Lovegood
Rating : Tout public
Aurora Lovegood regardait le petit ours polaire dans sa cage. Il aurait certainement été bien meilleur au Groenland mais il était ici au Zoo d'Edinburgh captif pour être observé par des petits enfants curieux. Elle regretta d'être venue. Mais Xenophilius lui avait expressément demandé pour son anniversaire, alors elle n'avait pas pu refuser.
Était-elle tout aussi captive que le petit ours polaire ? Captive de sa famille aimante, captive de ses habitudes de journaliste, captive de ses émotions ? Aurora secoua la tête, peut-être était-ce vrai, peut-être non, mais en tout cas elle était du bon côté de la vitre.
Image

S'il-vous-plaît, ne m'acciotez qu'en cas d'importance supérieure :yeux: Je vous lirais sans aussi. Merci :biz:

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2795
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eejil9 » 23 juin 2019 - 12:57

Titre : Déconnecté
Thème (écrit ou image) : Captif
Région: Amérique du Nord
Fandom : Original
Nombre de mots : 906
Personnages : Aaron
Rating : Tout public
Blanc. Du blanc tout autour. Sur les murs. Sur le sol. Le mobilier, blanc aussi. Blanc sur blanc, comme le plus abstrait des tableaux formalistes. Aaron n'en pouvait plus.

Il câla un peu mieux sa tête dans sa chaise de bureau ergonomique, fit craquer une ou deux vertèbres, essuya sa main moite sur son pantalon, avant de reprendre en main la souris et de reprendre la tâche qu'il avait abandonnée pour admirer la blancheur écœurante de son environnement.

Il n'en pouvait plus de cet univers aseptisé, de cette prison informe et impersonnelle. Il y passait pourtant toutes ces journées, et même une partie de ses nuits. Pouvait-il faire d'autre ? Il fallait bien apporter chez lui de quoi subsister. Il fallait alors se dévouer chaque jour dans ce bagne éclatant, où sous couvert de modernité l'on obligeait les êtres à n'être plus que des numéros de matricule. Aaron en avait un aussi, de numéro : E714, car il était le 714e employé à avoir signé un contrat dans l'entreprise où il travaillait. Il ignorait si les 713 autres avec un jour compris l'intérêt de ce qu'ils faisaient. Du soir au matin, il cliquait sur une souris blanche, il faisait glisser des fichiers blancs dans des dossiers blancs, selon qu'ils relevaient d'une catégorie ou d'une autre au sein du logiciel de fonctionnement de l'entreprise. Il ignorait si quoi que ce fût avait un but. De ce qu'il savait, ses amis, même ceux qui travaillent dans d'autres entreprises, avaient les mêmes journées vides, le même quotidien aseptisé auquel personne ne comprenait rien.

Aaron cesser un instant de cogiter lorsque le droïde de surveillance des employés passa derrière lui et vint brancher son port USB télescopique sur son ordinateur pour contrôler et sauvegarder le travail de l'heure qui venait de s'écouler. Il doutait que le robot fût capable d'analyser de manière suffisamment précise ses expressions faciales pour déceler en lui le doute est le dégoût qui l'animaient depuis un moment, mais on n'était jamais trop prudent et Aaron ne voulait pas faire partie de ces individus qui disparaissaient sans laisser de traces et dont on disait en soupirant et en levant les yeux au ciel qu'ils étaient des idéalistes, et qu'ils avaient quitté la société pour " se déconnecter". Cela faisait longtemps car on y croyait plus, à cette déconnexion volontaire, il était bien le seul. Il était le seul aussi à qui le blanc des murs, du sol, du plafond, de l'écran donnait la nausée. Le seul qui n'en pouvait plus.

Ses amis ne voyaient pas le problème : Le travail n'est pas fait pour être agréable, et on était que plus heureux de rentrer chez eux le soir pour ça le fait aller devant l'holovision. Mais Aaron lui, trouver un peu étrange de passer 8h par jour dans une salle blanche au sol blanc et aux murs blancs pour accomplir une tâche donc personne ne connaissait l'intérêt. Pire encore, aucune des personnes qu'il connaissait dans son pays ne faisait autre chose de ses journées, et les médias n'en parlaient pas non plus. C'était à croire que chaque citoyen des États-Unis d'Amérique passer sa journée à n'être personne, à ne faire rien qui implique un quelconque résultat, niché lui où il s'abrutissait devant des programmes holovisuels idiots, sans avoir besoin de faire une quelconque tâche ménagère puisque les droides domestiques sans charger bien pour lui, ni au travail, puisque personne dans la chaîne de production ne connaissait l'intérêt de l'action qu'on lui demandait.

Le droïde était parti, et Aaron jeter un coup d'œil à la vieille montre qu'il avait récupérée et qui l'emmener au travail en douce - pourquoi donc regarder l'heure quand tout est automatisé et quand l'ennui n'est pas censé exister. Encore une heure, une longue heure qui apparaissait à Aaron comme une éternité. Une centaine de fichiers à déplacer au moins, et pas le temps de bavasser. Personne ne bavassait de toute manière.

Personne ne se posait de question. Personne, sauf Aaron, qui, au milieu de ses murs blancs, de son sol blanc, de sa vie blanche, se mettait à se dire qu'il n'en pouvait plus. Il ignorait pourquoi il travaillait, et il se sentait étouffé, sa poitrine était comme comprimée, son existence, elle, oblitérée. Il fut pris alors, un jour où il travaillait, d'une furieuse envie de tout laisser là pour s'en aller. Et c'est ce qu'il fit.
Il se leva, décrocha à la boucle de sécurité de sa chaise ergonomique, il marcha d'un pas décidé vers la porte de sortie. C'est qui l'étonna le plus, c'est que personne ne chercha à l'en empêcher. Il traversa l'open space sans la moindre difficulté. Il descendit les escaliers blancs, poussa la porte blanche, et se retrouva dans la rue désertée de New York, en plein milieu d'un après-midi de travail.

Le silence de la rue, le désert de la ville, lui offrit comme un second souffle. Il était heureux. Même les façades grises, noires et blanches des immeubles semblaient se parer de reflets chatoyants. Il ne sentit pas la fléchette de produit anesthésiant qui vint s'enfoncer dans sa cuisse. Il ne se sentit même pas tomber. Le produit était efficace. Il coulait, blanc et laiteux en dehors de la plaie. Aaron ne souffrit pas, il resta heureux, éternellement pris dans son second souffle. Il ne revit pas l'open space blanc sur fond blanc où il avait été captif pendant des années.

Lui aussi avait été déconnecté.
Image

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Pelote kikoolol anonyme
Messages : 1377
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 12:58

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Captif
Région: Amérique du Nord
Fandom : FB
Nombre de mots : 305
Personnages : Norbert, Tina et Jacob
Rating : /
La tête entre les mains, Norbert Dragonneau céda à l’abattement. Les aurors américains lui avaient pris sa valise, confisqué ses animaux et, il le savait, ne comptaient certainement pas les traiter avec le respect et l’amour qui leur était dû. Ses yeux s’embuèrent de larmes, il avait l’étrange impression qu’en voulant les sauver, il les avait tous condamnés. L’ancien élève de Poufsouffle se fustigea intérieurement, il avait été idiot, avait une fois de plus sur-estimé le genre humain. Et une fois encore des innocents en feraient les frais.

Tina jeta un regard peiné vers lui, elle se sentait horriblement coupable et imbécile. Il était à présent évident que le ministère était infiltré car, bien que leurs lois étaient strictes, rien ne justifiait que l’on les enferme de la sorte pour une simple histoire de créatures égarées. Après tout aucune d’entre elles n’était responsables des horreurs qui secouaient la ville depuis quelques temps. Elle avait été sotte. Et si elle, méritait bien une punition, elle était forcée d’admettre que ce n’était le cas ni de Jacob, ni de Norbert. Le magizoologiste avait immédiatement tout mis en œuvre pour retrouver les créatures égarées et sans son intervention motivée par l’envie de récupérer son poste au sein du bureau des aurors, il aurait certainement réussi et serait à présent bien loin.

Jacob se sentait gêné au milieu de tout cela. Terrifié dans un monde qu’il ne connaissait pas et presque persuadé qu’il devenait fou. Et pourtant tous ses animaux, aussi incroyables que fascinants, il les avait bien vus, touchés, nourris et approchés. Alors qu’il était assis sur le lit de la cellule il comprenait enfin la véritable motivation de Norbert. Nul n’est fait pour vivre entravé et en captivité, car emmurés dans un espace réduit, les gens devenaient fou. Et seulement à cet instant le danger naissait réellement.
Image

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2644
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Mikoshiba » 23 juin 2019 - 13:03

Titre : Los Angeles
Thème (écrit ou image) : Thèmes écrit et image de 13h
Région : Amérique du Nord
Fandom : /
Nombre de mots : 212
Personnages : Ana
Rating : /
Le rêve d'Ana, c'est de vivre à Los Angeles, la cité des anges. Toutes ses séries préférées se déroulent dans cette ville, tous les artistes vivent là-bas, cet endroit respire la liberté, le bien être, la joie de vivre, l'absence de jugement, l'évolution, le luxe, l'accomplissement !

Ce n'est malheureusement pas dans son petit village qu'elle ne connaitra ça. Elle se sent captive dans ce monde plein de règles, de préjugés, d'esprits étriqués, où rien ne change jamais. Pour se sortir la tête de cette morosité ambiante, elle a décidé de se teindre les cheveux : grâce à cette toute petite action, elle avait l'impression de transporter avec elle une de L.A., avec toutes ces couleurs. Cependant... le reste de son village l'a vu tout autrement. On s'est mis à la regarder de travers, à dire qu'elle cherchait à attirer l'attention, à se donner un genre. Une simple teinture, c'est déjà beaucoup trop excentrique pour cette région habitées par de vieux croulants conservateurs. Elle savait d'avance à quoi s'attendre quand la populace apprit qu'elle s'était fait faire un tatouage, et les adjectifs n'ont pas manqué : elle était devenue une fille malsaine , diabolique, agressive, délinquante...

Qui l'eut cru qu'une petite hirondelle délicate prenant son envol puisse autant déchainer les foules ?

Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3487
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 14:01

Titre : Seule sur le sable
Thème : Arbitraire
Région : Océanie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 512 (compteur en ligne)
Personnages : Hailey Worme (OC)
Rating : Tout public
Les vagues s'échouent sur le sable à un rythme régulier. Les pieds nus, ses chaussures à la main, Hailey savoure la brise fraîche qui soulève avec légèreté le bas de sa robe. La lune brille au-dessus de l'eau et nimbe le paysage d'une clarté presque spectrale. Les astres sont aussi de la fête et resplendissent dans la voûte céleste, bien plus éclatants de blancheur que lors des nuits d'été à Poudlard. La jeune femme songe à tout ce chemin parcouru depuis qu'elle a quitté l'école de sorcellerie et elle ne peut qu'admettre que ses rêves d'enfance étaient trop utopiques. Voyager autour du monde aurait dû lui ouvrir une voie d'exception, elle a choisi la découverte et l'exploration pour comprendre la magie mais ce n'est plus aussi simple. Les portes sont souvent closes en raison de son âge jugé trop jeune, certains chercheurs n'acceptent pas les débutants. Quelques pays sont également trop dangereux et les conditions pour s'y rendre bien trop strictes, ce qui est un frein pour son travail.

Hailey sait qu'elle en voulait de trop et qu'elle risquait de se brûler les ailes mais Lorcan était là pour la soutenir. Il lui a pris la main en lui promettant d'être à ses côtés dans chacune de ses expéditions, aussi bien pour l'aider que pour découvrir à son tour des créatures de légendes. Sauf que son ami n'est pas là aujourd'hui et qu'il lui faut ouvrir les yeux. Son périple touche à sa fin, elle n'a plus les moyens de poursuivre ses recherches sans une protection plus conséquente. Elle a failli perdre son meilleur ami au Mexique, puis en Égypte, tout en manquant elle-même de mourir. Ce n'est pas ce genre d'aventure qu'elle tenait à vivre. Certes, l'adrénaline l'a fait sourire dans l'instant mais elle a passé le cap de l'action pour aller à la réflexion. Elle n'aurait jamais eu le cran de soutenir les regards de Luna, de Rolf et de Lysander si elle avait dû leur annoncer la mort de Lorcan.

Elle se laisse tomber sur le sable, attentive aux bruits alentours. La jeune femme n'est pas seule sur la plage, des touristes et des habitués s'amusent en profitant de l'heure tardive et du temps plus clément. Elle donnerait n'importe quoi pour avoir Lorcan assis auprès d'elle, à commenter chaque détail à portée de vue. Elle n'a pas su le retenir, elle a préféré croire qu'elle n'avait pas de libre arbitre alors qu'un seul mot de sa part aurait changé beaucoup de choses. Sa tête posée sur ses genoux, las bras autour de ses jambes, Hailey replonge dans ses souvenirs les plus joyeux. L'Écosse est loin, Lorcan aussi. Lysander et Jade sont sûrement revenus de leur lune de miel, plus heureux que jamais, enfin unis par des liens officiels. Mais elle, en ce jour, qu'a-t-elle donc ?
Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 662
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 14:09

Titre : déracinée
Thème: Arbitraire et image
Région : Oceanie
Fandom : hp
Nombre de mots : 247
Personnages :Kalina
Rating : aucun
Kalina ne comprenait pas pourquoi elle était forcée de partir pour cette école à l’autre bout du monde? Pourquoi n’avait elle pas le droit de rester ici avec ses amis, ou encore continuer sa scolarité dans une des écoles d’Adelaide, comme son meilleur ami Koa.

Mais ses grands mères chez qui elle avait été envoyée depuis le début de l’été avaient été formelle, elle devrait partir. Auparavant il y avait des endroits ou apprendre sur ce continent, mais depuis une décennie un accord avait été signé avec le MACUSA pour que les jeunes sorciers australiens née dans des famille moldues puissent bénéficier d’une bourse pour étudier à Ilvermorny. Kalina ignorait les détails, à part qu’il y avait une histoire de secret magique à préserver. Elle trouvait ça stupide, le peuple aborigène avait toujours côtoyé la magie depuis des siècles sans en être effrayée, d’ailleurs on lui préparait bien une cérémonie ce soir pour lui porter chance ou la magie était exposée sans tabou aux yeux de tous. Qu’allait elle apprendre de plus en partant loin de la terre qui l’avait vu grandir?

La fillette attendait à l’ombre d’un gum-tree que la nuit tombe et que la voute céleste se déploie au dessus de la terre ocre, les larmes séchée par le vent tiède avant d'atteindre le bas de ses joues. Ce soir l’ancienne parerait de milles points de peinture sa peau, pour qu’a son départ au matin avec le sorcier envoyé par le ministère, elle emporte avec elle un peu des rêves qui peuplaient son pays au delà de l’océan.

Avatar de l’utilisateur
Eanna
The Girl in the North
Messages : 7454
Inscription : 20 oct. 2010 - 14:08

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eanna » 23 juin 2019 - 15:00

Titre : Retrouvailles
Thème: Eau
Région : Océanie
Fandom : HP
Nombre de mots : 1192
Personnages : Neville, Fleur
Rating : TP
— Salut… marmonna Neville, les yeux baissés et se sentant ridiculement rougir.
— Bonjour, répondit Fleur avec un sourire dans la voix qui l’apaisa légèrement. Je suis contente de te revoir. Il y a tellement d’inconnus ici…
Neville acquiesça, et releva enfin la tête pour croiser son regard. Il ne l’avait vue que de loin, depuis l’arrivée de la délégation de Beauxbâtons à Poudlard, mais à présent qu’elle était à quelques centimètres de lui, il pouvait constater à quel point elle avait changé. Elle était devenue plus belle encore, ce qu’il n’aurait pas cru possible, cinq ans plus tôt. Lui en revanche s’apercevait qu’il était toujours aussi gauche et timide en sa présence…
— Alors comme ça, tu es championne de Beauxbâtons… reprit-il.
Fleur acquiesça, et son sourire disparut furtivement.
— Mes parents sont très fiers de moi, répondit-elle.
Neville n’avait jamais été un expert en déchiffrage des émotions, il était même très médiocre dans ce domaine, mais il était impossible de ne pas saisir la peur de Fleur. Ses mains tremblantes, le sourire emprunté qu’elle affichait désormais, tout en elle trahissait son appréhension.
— Je suis certain que tu réussiras toutes les épreuves, marmonna Neville tout en se maudissant de savoir si mal réconforter les gens.
— Oh, c’est certain ! s’exclama-t-elle d’une voix trop aiguë. Madame Maxime m’a dit qu’elle était très contente que j’aie été choisie, je suis la meilleure de la délégation. Si la Coupe avait choisi Hippolyte…
Elle eut un petit rire, qu’elle devait vouloir rendre détaché, mais elle échoua lamentablement. Le son étranglé qui sortit de sa bouche ressemblait plus à un sanglot qu’à de l’amusement. Neville franchit alors les quelques centimètres qui les séparaient, dans ce couloir désert, et, après une hésitation, posa une main sur l’épaule de Fleur.
Ce fut alors comme s’il avait ouvert les vannes d’un barrage. Fleur éclata en sanglots et jeta ses bras autour du cou de Neville avant de se mettre à pleurer contre lui. Statufié, il l’enlaça maladroitement, essayant de faire abstraction de l’éclat de ses cheveux qui lui évoquait une mer aux eaux limpides, sur lesquelles miroitait le soleil. Une mer comme il avait pu en voir en Polynésie, avec sa grand-mère. Un épisode qu’il préférait oublier, puisqu’un Moremplis avait failli faire de lui son repas, avant qu’Augusta n’intervienne et repousse la créature à l’aide de son Patronus – un cygne particulièrement vindicatif.
— Eh, ça va aller… murmura-t-il en lui tapotant le dos.
Fleur continuait à pleurer, agitée de tremblements, et il se mit à craindre que quelqu’un n’arrive, alerté par le bruit, et s’imagine qu’il essayait de mettre hors d’état de nuire la championne d’une école adverse…
— Si on te trouve dans cet état avec moi, je vais avoir des ennuis…
Elle sembla se calmer un peu, et il crut reconnaître le son d’un rire au milieu des sanglots. Elle relâcha lentement son étreinte, et il prit alors conscience qu’elle était désormais plus petite que lui. Oh, pas de beaucoup, quelques centimètres, mais cela suffit à lui donner un semblant d’assurance. En apparence au moins, il n’était plus le petit garçon aux allures de chérubin qu’elle avait connu cinq ans plus tôt.
— Je suis désolée, dit-elle en reniflant – elle était probablement la seule personne au monde à pouvoir faire ce bruit de manière élégante. Oh là là, je suis tellement désolée, je ne voulais pas…
— Non, c’est normal… L’angoisse, tout ça… Je suis un peu dans le même état avant les cours de potions, mais j’essaye de ne pas trop le montrer, on se moque déjà assez de moi…
Fleur sourit à travers ses larmes.
— Vos cours de potions doivent être vraiment terrifiants à Poudlard, dit-elle.
— Les cours non, le professeur oui. Imagine une grande chauve-souris d’un mètre quatre-vingts, qui cherche la moindre occasion de pouvoir te ridiculiser devant toute la classe. Je pense qu’il ne considère un cours réussi que s’il parvient à faire pleurer au moins un élève.
Elle écarquilla les yeux, l’air sincèrement horrifiée.
— C’est peut-être lui que tu devras affronter pour la première tâche, va savoir, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie, et Fleur se mit à rire.
Ils s’assirent sur un banc de pierre, chauffé par le soleil qui passait à travers les étroites fenêtres. Fleur était emmitouflée dans une lourde cape de laine, et son écharpe lui couvrait jusqu’à la bouche, mais elle frissonnait quand même.
— Quel pays effroyable, soupira-t-elle. C’est insensé qu’il fasse aussi froid !
— Ce n’est pas la meilleure période, mais tu verras, en mai il fait déjà bien meilleur. On se baigne dans le lac parfois.
Elle lui adressa un regard scandalisé, comme si la simple idée de pénétrer dans cette eau sombre lui soulevait le cœur.
— Toi aussi, tu le fais ?
— Oh euh… Oui, ça m’arrive…
— Tu es drôlement courageux !
Il s’abstint de lui dire que la seule fois où il avait plongé dans le lac, c’était à la fin de sa deuxième année, quand Fred et George Weasley l’y avaient poussé pour voir si ça faisait sortir le calmar géant de sa cachette.
Ils restèrent silencieux quelques instants. Neville essayait de faire abstraction du fait qu’il était probablement le seul élève de Poudlard auquel Fleur ne s’adressait pas comme si elle parlait à un cafard sous sa chaussure. Et du fait qu’elle était à quelques millimètres de lui, que leurs capes se frôlaient presque. Et du fait que son parfum était aussi hypnotisant que dans son souvenir, tout comme son sourire, le bleu de ses yeux, les reflets argentés de ses cheveux…
Il se morigéna silencieusement. Il était aussi stupide de songer à cela que de s’imaginer obtenir un Optimal en Potions à ses B.U.S.E. Elle était… Il n’y avait même pas de mot assez fort pour la décrire, et c’était précisément la raison pour laquelle Neville ne pouvait même pas espérer, ne serait-ce qu’un instant, avoir une chance de l’intéresser. Ils n’appartenaient pas au même monde, il le savait depuis des années. Les garçons comme Neville n’avaient rien à faire avec les filles comme Fleur. C’était le privilège des Cedric Diggory, des Harry Potter, des Viktor Krum…
— Merci beaucoup, Neville, murmura Fleur au bout d’un moment.
— Oh, je n’ai pas fait grand-chose…
— Si. Avec toi… j’ai l’impression de pouvoir être moi-même. Tout le monde s’attend à ce que je sois parfaite, tout le temps. Toi tu es juste… là, quoiqu’il arrive.
Il n’était pas certain de bien comprendre ce que Fleur disait, peut-être avait-elle du mal à exprimer son idée an anglais. Il aurait voulu lui dire qu’à ses yeux elle n’avait jamais été imparfaite. Il aurait voulu lui dire que lorsqu’il l’apercevait de loin, à toute heure de la journée, plus rien n’existait. Son cœur se mettait à battre de plus en plus vite, et il s’imaginait marcher vers elle juste pour la saluer, lui dire combien elle était belle, et courageuse, et intelligente, et… Il ne voulait plus jamais la voir pleurer, c’était une torture. Il voulait la voir rire, courir et danser dans les hautes herbes, ses cheveux reflétant l’éclat du soleil, ses yeux rappelant les eaux turquoises polynésiennes…
Mais il en était incapable. Alors il se contenta de répondre :
— Oh, de rien.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3487
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 15:04

Titre : Réveil difficile
Thème : Eau
Région : Océanie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 632
Personnages : Hedvig Iversen (OC), Jessie (OC)
Rating : Tout public
Légèrement nauséeuse, Hedvig s’assoit difficilement. La chaleur ambiante l’étouffe un peu, elle qui n’est pas habituée à un tel climat, et elle peine à se mouvoir. Son corps est fatigué, lourd, presque étranger. Cette forme humaine lui paraît être un lointain souvenir, comme un rêve du passé qui reviendrait enfin à sa mémoire. Elle porte ses mains à son regard et détaille douloureusement les doigts fins, la peau pâle, les ongles nets, la chair peu ridée. À son annulaire gauche brille son alliance, si flamboyante, mais si dure à voir. Reposant ses mains sur ses jambes, elle observe curieusement la chambre dans laquelle elle se trouve. Maintenant que le soleil est haut dans le ciel, elle remarque enfin la présence d’un miroir sur pied dans l’un des angles de la pièce. Sans réfléchir, la sorcière se traîne longuement jusqu’à l’objet, retenant une nouvelle nausée en se dévisageant dans le reflet qui lui est renvoyé. Elle n’a pas changé, semblable à ce qu’elle était lorsque le dieu est venu réclamer son dû. Elle ignore le nombre d’années écoulées depuis sa confrontation avec cet être abject mais un pressentiment l’étreint, comme si son esprit avait la réponse à cette question.

La porte de la chambre s’ouvre dans son dos et elle regarde dans le miroir la personne qui vient d’entrer. Il s’agit d’une jeune femme aux courts cheveux noirs, à la peau bronzée par le soleil, et aux iris d’un vert éclatant. L’inconnue est plus grande qu’elle et dégage un certain charisme rien que par sa présence, ce qui l’impressionne. Hedvig se décide à lui faire face, lentement, par peur de s’écrouler. Elle vacille dans son mouvement et se rattrape au rebord d’une commode alors que la nouvelle venue se précipite vers elle.

« Vous auriez dû rester allongée, lui reproche l’inconnue en la guidant vers le lit. Ce n’est pas recommandé de se lever aussi vite sans soutien après ce que vous avez vécu.
— Qui êtes-vous ? demande Hedvig. Et qu’est-ce que je fais là ?
— Cody ne vous a rien dit ? Ah, j’en étais sûre ! Il a préféré aller surfer, il va m’entendre. Je m’appelle Jessie, c’est grâce à moi que vous êtes ici. Je fais des rondes sur la plage tous les soirs depuis … Enfin, je m’occupe de la surveillance et je vous ai vue être rejetée par les vagues.
— Rejetée par les vagues ? Je ne comprends pas, je … Je ne suis pas d’ici, je vis en Norvège. D’ailleurs, où suis-je ?
— À Melbourne, en Australie. Vous avez sûrement eu un problème de transplanage ou de portoloin. C’est plus courant que ce qu’on pourrait croire, on a tous les ans des touristes qui tombent dans l’eau parce qu’ils ne savent pas exactement où ils vont.
— Je suis formelle, je n’ai pas voyagé. »

Elle n’a jamais pu quitter les bois dans lesquels le dieu l’a emprisonnée sous une autre forme.

« Vous n’avez aucun souvenir, vous en êtes certaine ? insiste Jessie. Un nom, un ami, un lieu ?
— Il y avait de l’eau, murmure Hedvig. Si belle, si cristalline, si pure. Puis une lumière étrange a envahi les bois. Ensuite, j’ai ouvert les yeux ici.
— La magie est souvent capricieuse et il y a eu beaucoup de phénomènes incontrôlés après la chute du Seigneur des Ténèbres. »

La sorcière scandinave se raidit en entendant les paroles de son hôtesse. Aux dernières nouvelles, Lord Voldemort terrorisait toujours les populations et menaçait la communauté moldue avec ses Mangemorts. Son beau-frère, Rufus, en a assez parlé en évoquant le fait que les Aurors peinaient à arrêter les coupables. Sa sœur Maisie craignait pour la vie de son enfant et elle l’a assez répété.

« En quelle année sommes-nous ? tente prudemment Hedvig.
— En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. »
Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 662
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Haru Nonaka » 23 juin 2019 - 15:13

Titre : /
Thème : Eau
Région : Océanie
Fandom : HP
Nombre de mots :210
Personnages : Kalinda
Rating : aucun
Cela faisait juste quelques jours qu’ils avait laissé la côte derrière elle, mais ça lui paraissait des mois. Kalinda n’aimait pas cette traversée.
Les premier jour la découverte des roulis et des autres enfants qui avaient embarqué sur le bateau l’avait un peu déridée. Les anecdotes de Tadi Emerson, l’ambassadeur American chargé de leur enseigner les rudiments du monde magique avaient aussi leur charme, mais peu a peu son moral s’était dégradée et elle n’avait plus eu la force d'écouter. Le voyage était trop long, la mer et le ciel se confondait à l’horizon dans un bleu gris morne et les rêves de Kalinda aussi avaient perdu leurs couleurs. C’était surtout ca qui l’effrayait, ces rêves. Elle rêvait de lieux gris perdu dans un vert sombre, ou la pluie semblait ne pas vouloir arrêter de tomber. D’immenses bloc de pierre et des figures figées et une porte de bois sombre qui se refermait devant elle, la laissant seule avec une nature inconnue, froide et hostile, silencieuse. Les rêves de Kalinda avait parfois tendance à prendre échos dans la réalité, alors la fillette était terrifiée. Elle n'osait pas en parler aux autres, de peur qu'on se moque d'elle, elle préférait s'isoler dans la cabine en prétendant avoir été rattrapée par le mal de mer.

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3198
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 15:16

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Eau
Région: Océanie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall, Lidwyn Litin
Rating : Tout public
Lidwyn Litin se pencha sur son devoir d'alchimie. Elle devait réaliser l'exercice simple de transmuter de l'eau du robinet en vin. Néanmoins elle souhaitait obtenir pas un quelconque vin mais le vin kiwi, typique de la Nouvelle-Zélande et surtout très rare.
La porte de l'appartement qu'elle partageait avec Minerva claqua. La sorcière jura puisqu'il lui aurait fallu rester concentrer sur son incantation puis s'interrogea sur l'arrivant, Minerva étant à la piscine avec un ami.
- Minnie ? s’étonna-t-elle.
- Tom m'a trahie, trembla la Gryffondor en se saisissant du verre à vin. C'est de l'eau ton truc, dis donc !
Image

S'il-vous-plaît, ne m'acciotez qu'en cas d'importance supérieure :yeux: Je vous lirais sans aussi. Merci :biz:

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3487
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 23 juin 2019 - 15:34

Titre : /
Thème : Mutagène
Région : Asie du Sud et de l'Est
Fandom : X-Men (pas de spoils sur Dark Phoenix)
Nombre de mots : 434
Personnages : Erik, Charles
Rating : Tout public
« Charles, tu es sûr de vouloir passer du temps ici ?
— Mon cher ami, rien ne t’oblige à m’accompagner, rétorque le télépathe en dardant son regard dans celui d’Erik. »

Ce dernier ne répond pas oralement mais ses yeux expriment tout ce qu’il ne dit pas. Il a promis à l’ancien professeur de l’accompagner dans ses recherches et il ne fera pas demi-tour mais il ne s’attendait pas à ce que la mission de son ami les emmène à Singapour. Charles est persuadé que la croissance soudaine du nombre de mutants puise sa source dans l’un des pays d’Asie. Il lui a fait tout un cours sur les agents mutagènes, sur la progression des mutations et les problèmes que tout cela risque d’engendrer. Selon lui, la population non-mutante n’est pas préparée à une telle vague de changements, pas alors que les mutants sont déjà si mal traités. Il a même évoqué la possibilité qu’un mutant soit à l’origine de tout ceci, ce qui n’est pas rassurant pour la communauté entière.

Les deux hommes franchissent les portes de l’aéroport sous un soleil éclatant. Les touristes se bousculent, les langues si variées se mélangent en un ensemble discordant. Portant sa main droite à sa tempe, Charles plonge dans l’esprit de la ville. Il perçoit sans mal les mutants mais sans le cerebro, il ne parvient pas à être aussi précis qu’à son habitude.

« Où allons-nous ? s’enquiert Erik en lui jetant un regard en coin. Encore l’un de tes fameux hôtels de luxe ?
— Tu ne te plaignais pas autant de mon argent il y a deux jours, marmonne le télépathe. Puisque nous voyageons, je préfère le faire dans de bonnes conditions. Tout le monde n’a pas la possibilité d’user de ses deux jambes.
— Quel coup bas, Charles, le raille Magnéto. Tu es bien content d’avoir quelqu’un avec toi pour traverser le monde. Si j'avais su que tu serais aussi ingrat, je t’aurais laissé dans ton coin à Paris.
— Peut-être aurais-tu dû le faire, admet son ami. Cet agent mutagène m’est inconnu pour le moment et j’ignore s’il sera dangereux ou non pour nous.
— Il est trop tard pour y penser. Profitons un peu de ce nouveau continent avant de songer au pire. Si nous revenons sains et saufs, tu auras quelque chose à raconter à nos amis communs. Et tu seras une fois de plus cité dans les cours des mutants. »

C’est un sourire amusé qui éclaire le visage de Charles suite aux paroles de son vieil ami. D’une façon ou d’une autre, ils sauront bien sauver l’humanité une fois de plus.
Image

Avatar de l’utilisateur
Dreamer
Pote avec Morphée
Messages : 2008
Inscription : 20 août 2015 - 14:29

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Dreamer » 23 juin 2019 - 15:55

Titre : -
Thème : Mutagène
Région : Asie du Sud et de l'Est
Fandom : Original
Nombre de mots : 261
Personnages : -
Rating : tout public
« Alors qu’une nouvelle vague de chaleur frappe l’Inde, d’étranges phénomènes éclatent dans l’ensemble du pays. Le gouvernement a refusé tout commentaire sur le sujet.
Les Etats-Unis ont décidé de fermer leurs aéroports et ports à tout commerce extérieur en prévention d’une éventuelle propagation des événements à l’échelle mondiale.
L’OMS envoie des spécialistes virologues afin de déterminer si nous avons affaire à un nouveau type de virus…
La menace terroriste n’est pas encore écartée, et la recommandation principale va à la prudence et à l’évitement au maximum des lieux publics... »

Harmony écoutait d’une oreille distraite la radio tout en parcourant avec énormément d’intérêt son écran d’ordinateur où s’affichaient d’autres informations sur l’Inde. Quelle histoire incroyable !

Une vidéo s’afficha alors devant ses yeux passionnés. Au fur et à mesure que les images défilaient, elle sentit l’excitation faire place à l’effroi. Son coeur battait encore à toute allure, mais des sueurs froides se mirent à parcourir son échine. Ses doigts se serrèrent fermement sur la souris qu’elle tenait dans sa main droite, et elle se pressa d’éteindre son ordinateur et son vieux poste de radio.

Si cette vidéo n’était pas un montage et que cela se propageait jusqu’en Europe, quelles seraient ses chances d’en réchapper ?

La trentenaire n’avait jamais eu beaucoup de chance dans la vie. Elle perdait toujours à la courte-paille ainsi qu’aux jeux de dés. Une seule chose pourrait lui être utile : son manque cruel d’amis. Ses seules interactions sociales se rapportaient à son frère, ses parents, et ses collègues de travail.
Peut-être cela la sauverait-il ?
Prochaine Nuit : Samedi 25 JANVIER


It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3198
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 23 juin 2019 - 16:02

Titre : Stressée ?
Thème (écrit ou image) : image
Région: Asie de l'est
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue, Aurora Lovegood, Faye Jasper
Rating : Tout public
Ethel Crochue leva un regard étonné sur ses meilleures amies. Devant elle reposaient un carnet et des gouaches. Qu’attendaient-elles d'elle ? Surtout si peu de temps avant les ASPICs… Elle leva un sourcil interrogateur.
- Eh bien, Faye sembla gênée. Aurora a lu qu'au Japon les élèves étaient encouragés à dessiner pour se détendre avant les examens.
- Alors on s’est dit que... Ça pouvait t'aider, souffla Aurora.
- Vous trouvez que je suis stressée ?
Ethel tombait des nues. Elle stressée ? Mais pas du tout !
- Tu dors peu et tu manges peut-être trop…
- Et alors ?
Image

S'il-vous-plaît, ne m'acciotez qu'en cas d'importance supérieure :yeux: Je vous lirais sans aussi. Merci :biz:

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Pelote kikoolol anonyme
Messages : 1377
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 23 juin 2019 - 16:03

Titre : /
Thème : image avec l'aquarelle
Région : Asie du Sud et de l'Est
Fandom : HP
Nombre de mots : 861
Personnages : Rolf, Nymphadora et Charlie
Rating : /
Rolf desserra un peu son nœud papillon et reporta son attention sur le croquis du Boutefeu chinois que lui avait commandé Charlie. Le petit dragon qu’il avait pris comme modèle était incroyablement docile et se contentait de paresser au soleil tout en couvant ses œufs. Il était ainsi, un véritable sujet de choix pour le magizoologiste. Son confrère et ami dragonologiste n’avait jamais montré de talent particulier pour la reproduction de ses spécimens d’étude, aussi préférait-il se fier au trait sûr et entraîné de Rolf qui avait sauté sur l’occasion pour s’offrir, dans le même temps, un petit voyage.

La seule qui ne semblait pas aussi enchantée par la brillante idée du jeune-homme était Nymphadora Tonks. L’apprentie auror avait en horreur toutes les créatures dépassant les trois mètres de long, pour la simple et bonne raison qu’elles se nourrissaient très rarement d’herbe, préférant quelques humains dorés et dodus à souhait. Elle n’avait suivi ses deux amis uniquement que pour s’assurer qu’ils n’entreprendraient rien de stupide durant le périple. Ce qui, connaissant leurs antécédents, se révélerait être un miracle.

«Il fait chaud dans ce fichu pays, grogna la jeune-fille en s’approchant de son ami, trop concentré pour acquiescer. Tu ne voudrais pas venir te mettre un peu à l’ombre avec moi, Rolf?
- Non merci, dit-il, inconscient de la réelle signification des paroles de Nymphadora, d’ici j’ai le point de vue idéal pour capter l’intensité de la magnificence de cette créature légendaire.»

La Poufsouffle laissa échapper un profond soupir avant de se résoudre à ranger d’un petit coup de baguette le pique-nique qu’elle avait atteint un peu plus loin. Un jour il faudrait qu’elle explique à Rolf le principe du sous-entendu et de l’implicite. Charlie, non loin de là, et occupé à appliquer une résine protectrice sur des œufs abîmés par des braconniers se permit un petit rire. Si le magizoologiste avait bien hérité quelque chose de son célèbre grand-père, c’était sans nul doute son habilité pour parler aux femmes. Enfin, le jeune-homme de désespérait pas, il comprendrait certainement ce que leur amie avait voulu lui proposer lorsqu’elle le recalerait à l’entrée de sa tente le soir venu.

La métamorphomage fusilla Charlie du regard et se laissa tomber sur une grosse pierre à l’aspect singulièrement doré. Maudits soient les naturalistes et leur obstination. Elle qui pensait faire au moins un peu de tourisme avec Rolf tandis que Charlie s’occuperait de ses dragons, était bien déçue. Il était presque impossible d’arracher autre chose que des commentaires très ciblés sur les merveilleuses créatures qu’il rencontrait dans ce somptueux pays, au magizoologiste en herbe. Pour un peu, elle aurait presque préféré qu’Alastor Maugrey la renvoie en mission d’infiltration dans ce camp de naturistes moldus dans lequel un de ses collègues plus haut gradé était certain d’avoir aperçu un groupe de mangemorts en pleine réunion. Nymphadora était rentrée de ce bizutage subtile particulièrement agacée et Rolf et Charlie n’avaient cessé de se moquer d’elle que lorsque que Maisie Andrews, à qui elle s’était confiée, leur avait envoyé à chacun une beuglante.

«Nymphadora, ne bouge surtout pas! s’exclama soudaine Charlie qui avait perdu toute envie de rire.
- Si c’est une blague, elle n’est pas drôle, grogna l’intéressée en commençant à se relever.
- Dora, surtout, plus un geste! s’affola à son tour Rolf.»

La jeune-fille se figea. Les deux imbéciles qui lui faisaient office de meilleurs amis n’avaient pas l’air de vouloir plaisanter, et à vrai dire, ce fait était tellement rare qu’il valait mieux les écouter. Sous ses fesses, un grondement retentit et Nymphadora ouvrit des yeux ronds. Depuis quand les rochers bougeaient-ils en grognant?

«Charlie? Rolf? les appela-t-elle en palissant. Que se passe-t-il?
- Est-ce que tu as la moindre idée de sur quoi tu es assise? se contenta de lui demander le dragonologiste en s’approchant d’elle à pas feutrés.
- Une pierre? répondit-elle avec espoir, tandis que sous elle, quelque chose était en train de se briser.

- Pas exactement.

- Tu savais que le Boutefeu chinois avait comme particularité de faire exploser sa coquille pour sortir de son œuf? crut bon d’ajouter Rolf tout en tendant une main tremblante à son amie.

- Rolf... commença-t-elle.
- La ferme, grogna Charlie en unissant sa voix à la sienne. Je vais compter jusqu’à trois et à trois je veux que tu te jettes dans les bras de Rolf, ajouta-t-il.

- Si c’est une technique sournoise pour me faire oublier le goujat qu’il a été sache que je ne trouve pas cela drôle!

- Nymphadora, tu es assise dans un nid de dragon et au vu de la teinte qu’a pris la coquille des œufs, l’éclosion est imminente.
- Très bien, je préfère encore me jeter dans les bras de Rolf.

- Sage décision.»

Les trois amis se regardèrent pendant quelques instants, durant lesquels Charlie et Rolf échangèrent un long sourire amusé et complice. Nymphadora en était certaine, ils risquaient de lui rappeler cette mésaventure pendant bien longtemps.

«Je peux savoir ce que tu attends pour commencer à compter Charlie?! cria-t-elle en sentant venir la crise de nerfs.
- D’avoir gravé cette magnifique image dans ma mémoire.

- Les garçons, la prochaine fois, je...
- Un, deux...»

La légende raconte que Nymphadora Tonks eut, d’après l’expression moldue, très chaud aux fesses.
Dernière modification par AliceJeanne le 23 juin 2019 - 16:06, modifié 1 fois.
Image

Verrouillé

Revenir à « La Tour d'Astronomie »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités