[Textes] Nuit du 22 juin

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

Avatar de l’utilisateur
hazalhia
Complote avec les ratons-laveurs
Messages : 1254
Inscription : 19 mars 2015 - 09:44

[Textes] Nuit du 22 juin

Message par hazalhia » 22 juin 2019 - 18:56

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit ou image) : 
Région: 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Image


Image

Avatar de l’utilisateur
Clo
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1568
Inscription : 22 mars 2009 - 14:20

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Clo » 22 juin 2019 - 19:50

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Depuis
Région: Asie Centrale
Fandom : Original
Nombre de mots : 253 mots
Personnages : Nerguï
Rating : Tout public
Depuis que le Yassa a interdit les vols, Nerguï s'interrogeait sur sa place dans les caravanes. Si son père l'avait placé là, c'était pour qu'il permette à quelques bêtes de s'égarer discrètement la nuit à la fin du corridor du Gansu et que son père qui les emporte hors de vue. Au fil des mois, le jeune Mongol avait arrêté de s'occuper du bétail et était passé à la sécurité. Il était chargé d'arrêter les gens comme lui. Quand il l'avait rapporté en rentrant dans son village, Aав* avait décidé de changer de plan pour permettre à la famille de survivre. Il n'était plus possible de faire s'échapper les bêtes, mais les voyageurs qui accompagnaient la caravane avaient les moyens de perdre quelques objets de valeur.

Nerguï avait acquiescé et était reparti aussitôt à Chang-An pour la nouvelle saison. Sa nouvelle mission était plus difficile, car plus dangereuse, mais il savait que c'était pour nourrir Batbayar et Bolormaa. Et puis une fois qu'elles auraient grandi, il faudrait une dot conséquente si elles voulaient un bon mariage. Ses allers-retours sur la route de la soie n'étaient pas près d'être terminés.

Et puis Genghis Khan était arrivé et le Yassa avait été inscrit dans la loi à laquelle s'obligeaient les clans nomades. Plus de vols sous peine de se faire trancher la tête. Le jeu n'en valait pas la chandelle. Et Nerguï ne savait plus quoi faire.
*Papa, en mongol (d'après Google :mrgreen: )

Image

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3049
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 22 juin 2019 - 19:54

Titre : Lutte des classes
Thème (écrit ou image) : Depuis
Région: Asie centrale
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue (OC)
Rating : Tout public
Depuis qu’Ethel Crochue était allée à l’Exposition universelle de Paris à la fin de sa deuxième année à Poudlard, elle rêvait de voyages à l'étranger. Depuis qu'elle avait admiré les pavillons des différents pays, son cœur battait pour l'exotisme. Depuis qu'elle avait vu la statue L’Ouvrier et la Kolkhozienne, elle sentait la société en train de changer. Les sang-purs n'avaient aucun droit de diriger les sorciers de moindre naissance, comme les nobles n'avaient pas le droit de décider pour les simples commerçants, et comme les riches n'avaient pas le droit de soumettre les ouvriers. Depuis, elle voulait voir la Russie.
Image
Image


Avatar de l’utilisateur
Wapa
Cueille l’ananas
Messages : 237
Inscription : 24 nov. 2018 - 21:48

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Wapa » 22 juin 2019 - 20:00

Titre : Philtre
Thème (écrit ou image) : Depuis / image
Région: Asie centrale
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 755
Personnages : /
Rating : Tout public
Depuis 15 minutes, je poireaute comme une idiote à la sortie du stade de Quidditch. J'attends que l'entraînement de l'équipe de Serpentard prenne fin. Le bout de mon nez est gelé sans parler du reste de mon anatomie. Malgré les rafales de vent qui menacent de m'emporter car je suis en plein courant d'air, j'ai une place stratégique où je suis sûre de le repérer. Donovan. Mon Donovan. Ce mec canon qui s'avère être le capitaine. Bien sûr, il ne sait pas encore que j'existe... mais ça ne serait tarder. Quoique... c'est possible qu'il ait remarquer mon petit manège de ces derniers temps.

Depuis le début de l'année, je fais en sorte de me trouver sur son chemin pour croiser le plus souvent possible ses beaux yeux verts en amande et me délecter de sa peau sombre. Je crois que sa mère vient d'un pays lointain... un nom qui se termine par -stan. Outéstan peut-être. Oubikistan. Rhaa, flûte. Je ne sais plus. Une fois, je lui ai même foncé dessus en faisant tomber toutes mes affaires. Le résultat n'a pas été très probant : un sourire contrit. Je n'ai même pas pu glisser mon prénom. Peut-être que si j'en parlais à mes amies, elles pourraient m'aider dans mon entreprise mais je n'ose pas. Déjà, je ne suis pas sûre qu'elles seraient ravies de mon inclination pour l'équipe adverse. En plus, c'est mon jardin secret. J'ai peur que l'illusion s'évapore si j'ouvre mon coeur. Or, je ne veux absolument pas qu'elle disparaisse. Ce qui m'intéresse plutôt c'est de passer au niveau supérieur.

Depuis un mois, je prépare consciencieusement ce qui me fera accéder au 7e ciel. Une potion complexe qui recquière toute mon adresse. Un philtre... d'amour. Je vous entends déjà monter sur vos grands chevaux ! Oui. Je sais. C'est mal. Vil. Malsain. Le côté obscure de la force. Manipuler les sentiments d'un pauvre garçon innocent. Pour ma défense, sachez que ce beau Donovan est tout sauf innocent. Il a une liste longue comme le bras de conquêtes déçues par son attitude hautaine. Il doit s'estimer supérieur sans doute. Au-dessus de toutes ses groupies. Mais plus il tente d'éviter ses fans en délire, plus il gagne en mystère et en sex-appeal. Personnellement, j'aime me pâmer d'admiration devant ce sportif séduisant. Néanmoins, je suis lucide. Je n'ai rien pour l'attirer naturellement dans mes filets. Je suis rousse. Je suis pleine de rondeurs consternantes. Je suis petite. J'ai des tâches de rousseur que je déteste. Je vais passer mes BUSEs alors que lui passera ses ASPICs. J'ai des frères jumeaux insupportables qui vérifient que ma ceinture de chasteté est toujours suffisamment serrée. Je suis à Gryffondor. Bref, le philtre d'amour est ma seule option.

Depuis trente secondes, le coup de sifflet marquant la fin de l'entraînement a retenti. J'ai des sueurs froides. Puis des bouffées de chaleur. Mon coeur bat la chamade. Mes oreilles bourdonnent. Finalement, je vais peut-être me dégonfler. Soudain, je le vois. Tellement craquant dans sa robe verte. Semblant trouver une remarque d'un coéquipier particulièrement drôle, il a un grand sourire. Mon souffle s'arrête alors qu'il se rapproche. Allez. Tu peux le faire. Tu es une grande fille. Alors qu'il passe devant moi, je l'interpelle en lui tendant une bouteille :
- Donovan ! Un peu d'eau peut-être ?
Il hausse les sourcils surpris. Me dévisage. Semble me jauger. Puis, il saisit l'objet et le porte langoureusement à ses lèvres. J'en profite pour lui glisser :
- Moi, c'est Molly.
Je me noie dans son regard intense, frissonnant d'anticipation. Soudain, une main s'abat sur ses larges épaules. Un gringalet boutonneux dont je ne connais même pas le nom s'exclame :
- Miracle ! De l'eau !
Avec horreur, je le vois qui saisit la bouteille et qui la vide en deux gorgées gargantuesques. Merlin. Je suis perdue. Courage, fuyons. Il ne me reste que quelques minutes avant que tout dégénère.
- Heu... je viens de me souvenir que j'avais des devoirs de Métamorphose qui m'attendaient. Bonne soirée !

Depuis ce dramatique évènement, un intense sentiment de honte m'envahit dès que je croise le capitaine ou son équipe. Vivement la fin de l'année pour qu'il disparaisse à jamais de Poudlard et de ma vie.
ImageImage

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 2597
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Mikoshiba » 22 juin 2019 - 20:03

Titre : Respirer
Thème (écrit ou image) : Depuis (thème de 20h)
Région : Asie du Nord et Centrale (Tibet)
Fandom : /
Nombre de mots : 67
Personnages : /
Rating : /
Depuis la nuit des temps
Depuis que la montagne existe
Depuis que le vent souffle
Depuis que les plantes et les pierres nous guident
Depuis que le soleil brille
Nous vivons
Nous respirons
Nous vibrons avec cette terre
Au cœur de nos temples
Dans notre cœur à nous
Qui est aussi celui du monde
Car on peut se passer de religion
Mais pas d'amour ni de compassion
Image
Sexy free and single I'm ready to bingo

Avatar de l’utilisateur
dedellia
Bulle de douceur
Messages : 2105
Inscription : 21 oct. 2012 - 19:13

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par dedellia » 22 juin 2019 - 20:05

Titre : Almaty, nouvelle ville, nouveau départ
Thème (écrit) : Depuis
Région : Asie centrale
Fandom : original
Nombre de mots : 318
Personnages : Lilja
Rating : tout public
La température, plus élevée que dans ma ville natale, la faisait suffoquer. Les passants lui semblaient également incommodés par cette chaleur. Ils marchaient lentement, s’abritant à l’ombre des arbres ou des bâtiments. Les gens trainaient leurs corps là où ils devaient aller comme si chaque pas leur demandait un effort monumental. Lilja avait presque l’impression que leurs sandales ou leurs souliers allaient laisser une trace fondue sur leur passage. Ça n’était toutefois pas la température habituelle du mois de juillet si elle se fiait aux propos entendus entendu des locaux se plaindre de la température.

Lilja était arrivée la veille dans la ville de Almaty ou Kazakhstan et la chaleur était déjà insupportable. La petite chambre qu’elle avait loué pour la nuit n’avait pas la climatisation et elle n’avait pratiquement pas dormi malgré la fatigue. Le décalage horaire ne l’avait certainement pas aidée et elle savait bien que la somnolence reviendrait au galop, mais elle ne s’était jamais sentie aussi bien. Peu importe la chaleur, ses pieds endoloris, la fatigue… Elle était libre.

Depuis que Hinrik l’avait quittée, il y a six mois, elle s’était sentie dépérir. Elle avait tout fait pour le reconquérir, allant jusqu’à s’humilier dans un bar devant tous leurs amis et perdant toute crédibilité. Depuis qu’il l’avait quittée, elle avait commencé à faire des erreurs au boulot. D’abord petites, puis de plus en plus grosses qui l’avaient conduites à la porte. La jeune femme ne savait toujours pas si c’était volontaire d’une manière subconsciente. Comme si au fond d’elle-même, Lilja savait qu’elle n’y était pas heureuse, qu’elle ne s’y développerait jamais.

Elle avait donc quitté l’Islande avec uniquement un petit sac à dos et de l’argent de poche. Un vol vers le Kasakhstan, un pays qu’elle n’avait jamais eu envie de découvrir et qui pourtant l’éblouissait déjà. Depuis qu’elle était partie d’Islande, elle se sentait vivre. Depuis qu’elle était arrivée, elle pouvait enfin rêver.
Image
:boing: :boing: :boing:

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3057
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 22 juin 2019 - 20:07

Titre : Annonce
Thème : Depuis
Région : Asie centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 459
Personnages : Luna, Lorcan et Lysander Scamander, Hailey Worme (OC)
Rating : Tout public
Un sourire étire tendrement les lèvres de Luna à la vue des chamailleries de ses jumeaux. Lorcan et Lysander ont certes choisi des voies différentes, ils n'en demeurent pas moins égaux à ceux qu'ils étaient dans leur enfance. La complicité fraternelle qui les liait n'a pas disparu depuis leur sortie de Poudlard et l'ancienne Serdaigle est fière de les savoir heureux. Elle n'a jamais contesté leurs envies de voyage, leurs lubies parfois étranges et les formations qu'ils ont voulu suivre. Que ce soit la carrière de Quidditch de l'un ou la recherche de magizoologie pour l'autre, elle ne cessera pas de les encourager et de leur apporter son soutien. Rolf a beaucoup aidé, lui aussi, en rappelant à leurs fils tout ce qui fait la notoriété de son ancêtre, Newt Scamander. S'abaisser à être comme les autres le souhaitent n'est pas dans leurs gènes et elle aime voir ses enfants briller par leur bonheur.

Tandis que les jumeaux poursuivent leurs joutes verbales, leur amie d'enfance fait son apparition. Ils sont si occupés qu'ils ne prêtent pas attention à son arrivée alors que Luna lui fait signe de la rejoindre. La jeune femme traverse la pièce avec son habituel air guilleret tout en observant du coin de l'œil la dispute amicale des deux frères.

« Bonjour, Mrs Scamander.
— Je t'ai déjà dit de m'appeler Luna.
— Je le sais bien mais je ne suis pas certaine d'y parvenir un jour, plaisante Hailey. Quel est le sujet de leur discorde aujourd'hui ?
— Lysander tente de convaincre son frère pour qu'il reste encore un peu.
— Notre départ est programmé depuis plusieurs mois, nous ne pouvons plus repousser la date. Il lui faudrait une bonne excuse.
— J'en ai une, intervient le concerné en s'approchant.
— Et pour une fois, c'est la vérité, sourit son jumeau après un clin d'œil. »

Leur petite chamaillerie a vite cessé et ils n'ont eu aucune peine à prendre part à la conversation. Lysander est plus calme qu'à son habitude, presque timide, alors qu'il est le plus énergique des deux en temps normal.

« Je vais me marier, annonce-t-il.
— Félicitations ! s'exclame Hailey avant de le serrer dans ses bras. Jade a accepté de te supporter.
— Oui et c’est la raison pour laquelle je compte sur votre présence ! Nous allons célébrer notre mariage en Chine, là où est née sa mère. Et comme vous y êtes déjà allés …
— Tu veux un coup de main, c’est ça ? demande la jeune femme en riant. Ce sera avec plaisir, on ne peut rien te refuser.
— Je n’ai pas dit « oui », remarque Lorcan avec une expression presque diabolique. Mais que ferait donc mon jumeau sans moi ?
— Je me crois encore capable de lire un guide, répond Lysander. »
Image

Avatar de l’utilisateur
Carminny
16 modulo 7
Messages : 3049
Inscription : 23 mai 2015 - 13:39

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Carminny » 22 juin 2019 - 20:25

Titre : Des Pomoussons ?
Thème (écrit ou image) : Spiritueux
Région: Asie centrale
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Aurora Lovegood (OC)
Rating : Tout public
Aurora Lovegood avait accompagné son frère en Asie centrale, dans une ville nommée Alma-Ata. Elle avait été curieuse si les Pomoussons existaient réellement. Son frère ne semblait pas en douter, tout comme son neveu de neuf ans, Xenophilius. Ils lui avaient expliqué que ces insectes attendaient les tornades d'automne cachés dans les feuilles de pommiers.
C'était pour ça qu'ils étaient là, à Alma-Ata, la capitale de la République socialiste soviétique kazakhe et surtout la ville des pommes. Pour l'instant, Aurora avait apprécié la découverte mais les nombreux spiritueux à base de pommes qu'on lui avait proposés devaient chasser les Poumoussons.
Image
Image


Avatar de l’utilisateur
Norya
Chasse le Robert sauvage
Messages : 8502
Inscription : 11 juil. 2011 - 12:36

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Norya » 22 juin 2019 - 20:44

Titre : A Novossibirsk
Thème (écrit ou image) : Spiritueux (image de la Roue) – 21h
Région: Asie du Nord (Sibérie)
Fandom : Original
Nombre de mots : 433
Personnages : Iaptik
Rating : aucun
Iaptik venait d’arriver à Novossibirsk. La grande ville l’émerveillait et l’effrayait à la fois. Loin de chez lui, de la péninsule de Iamal dans laquelle les campements nomades de son peuple se déplaçaient constamment. Comme tous les autres, il avait été scolarisé pendant toute son enfance dans le village voisin, placé en internant et ne pouvait revenir dans sa famille qu’en été. Chaque fois la séparation était dure, même après toutes ces années mais il aimait passionnément l’école et les études.
A la différence des autres, cependant, il avait été remarqué pour son intelligence. Il s’était avéré brillant pendant toute sa scolarité et avait fait la fierté de sa famille à chacun de ses retours estivaux.
Ses parents, comme les autres Nenets, étaient éleveurs de rennes mais rêvaient pour leur fils aîné un autre destin, fut-ce au détriment de la joie de le voir régulièrement et de la perte de sa culture natale. Ils entrevoyaient dans sa réussite un moyen pour lui de s’élever socialement. Chaque année était plus dure pour eux, chaque année ils s’épuisaient plus à élever leurs bêtes et à chercher à les vendre. Le monde alentours avait moins besoin de leurs peaux et de la viande de rennes. C’était inéluctable, bientôt ils ne pourraient plus en vivre.
Alors, quand un homme était venu de la capitale pour leur dire que Iaptik pourrait être accepté dans son université, ils l’avaient poussé à partir. Ils avaient parlementé avec lui, lui avaient expliqué ce qu’ils souhaitaient pour lui, ils avaient tous pleuré et finalement, le jeune garçon avait cédé. Il irait à Novossibirsk. Il étudierait l’économie, l’agronomie et il ne savait encore quoi d’autre et il reviendrait. Il apprendrait et aiderait son peuple. C’était avec cette intention qu’il partit.

Novossibirsk était immense, rempli de monde, bruyante, lumineuse et vivante. Elle était pleine de couleurs. Les habitants utilisaient des moyens de transport modernes qu’il avait découverts à la petite ville où il allait à l’école. Des voitures, des vélos, des bus… mais leur nombre était sans commune mesure avec ce qu’il voyait ici.

En revanche, ce qu’il n’avait jamais vu de sa vie, c’était cette espèce de grande roue. Du bleu, du rouge, du jaune, du orange… et des gens qui criaient et riaient à la fois. Il n’avait jamais pensé qu’on pouvait s’amuser de cette sorte et l’idée lui plaisait. Il s’avança rapidement au milieu de la place où la fête s’était installée, approchant de la roue et, chemin faisant, s’enivrant de la musique, de la joie ambiante et des odeurs des sucreries des marchands. Il savait qu’il allait être heureux, ici…
Image

Avatar de l’utilisateur
Clo
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1568
Inscription : 22 mars 2009 - 14:20

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Clo » 22 juin 2019 - 20:49

Titre : Spiritueux du Monde, Célibataires d'Ici
Thème (écrit ou image) : Spiritueux
Région: Asie Centrale (Mongolie)
Fandom : Original
Nombre de mots : 528
Personnages : Julie
Rating : Tout public
Julie déposa son sac à main sur le portemanteau prévu à cet effet et s'excusa pour son retard. L'organisatrice, Lola ou Léa, elle n'arrivait pas à lire l'étiquette, lui fit signe de rejoindre le groupe avec un sourire.

Julie acquiesça et se glissa dans le groupe de célibataires du coin. Elle n'avait pas pour habitude de participer à des activités en groupe organisées par des sites de rencontres mais quand elle avait vu le thème - Spiritueux du Monde, elle s'était auto-convaincue très facilement. Elle n'était pas là pour rencontrer son âme-sœur mais plutôt pour pouvoir goûter les alcools de pays qu'elle rêvait de découvrir un jour.

"Comme je vous le disais, j'espère qu'aucun de vous ne compte repartir en voiture. Je ne peux pas vous empêcher, vous êtes tous majeurs, mais ce sont des spiritueux, pas des vins. On ne recrache pas, on avale l'alcool, pour pouvoir percevoir toutes les saveurs du produit. Au vu de la dégustation qui nous est programmée, personne ne sera en état de conduire d'ici 21h, je vous suggère donc d'organiser votre moyen de transport pour rentrer chez vous tant que vous êtes sobre."

Des petits rires étouffés suivirent le discours de l'animatrice - Lisa, en fait - et Julie sourit. Elle était venue en métro et comptait bien repartir toute seule de la même façon.

"Voici donc notre première dégustation. Il s'agit d'un alcool similaire au whisky. Quand je dis similaire, c'est au niveau du goût. Ce n'est pas un whisky à proprement parler puisqu'il n'y a pas tout le processus de maltage. L'arkhi est une eau-de-vie de Mongolie et je vous laisse déguster avant de vous en dire plus."

Julie saisit un des verres que le serveur venait de poser sur la table et regarda le liquide dans le verre. A sa gauche, un homme avec un gilet en laine commentait la couleur d'un air savant et elle se mordit la langue, se retenant de lui demander s'il s'y connaissait vraiment ou s'il cherchait juste à draguer la jolie brune à côté de lui. Elle secoua la tête pour essayer de chasser son sarcasme naturel - elle était en public après tout - et mit le verre sous son nez. L'odeur la fit cligner des yeux et elle attendait quelques secondes avant de goûter. Son palais la brûla et elle se retint de tousser, essayant de profiter de la chaleur que l'alcool lui transmettait.

"Cela secoue, n'est-ce pas ? Ce n'est pas avec celui-là que l'on commence d'habitude, mais j'ai décidé d'innover un peu, commenta Lisa, d'un air enjoué. L'arkhi de Mongolie est en effet un alcool à base de lait de jument fermenté et vous allez noter la différence de saveur avec les prochaines dégustations qui sont toutes à base de céréales."

Julie finit son verre et le posa sur la table devant elle. Elle aimait bien et si les autres verres étaient aussi bons, elle allait être plus que joyeuse ce soir.

Image

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2705
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eejil9 » 22 juin 2019 - 20:49

Titre : Du spirituel au spiritueux
Thème (écrit ou image) : Spiritueux – 21h
Région: Asie du Nord (Sibérie)
Fandom : HP
Nombre de mots : 567
Personnages : Dean Thomas
Rating : Tout public
Du spirituel au spiritueux, il n'y a qu'un pas. Ah ! Elles étaient belles, les illusions. Des rêves de voyage, des détours, des projets, des billets de train trop vite achetés... Un jour il était parti. Il n'avait qu'un maigre baluchon, un minuscule pécule, un billet de Transsibérien, laisser passer à travers l'Asie, rêve fait papier. Il n'avait même pas de quoi payer sa subsistance pour tout en voyage. À vrai dire il n'y avait même pas pensé. Il était parti sans se demander pourquoi, sans savoir même quand il rentrerait, sans prévenir ses proches et sans prévoir plus loin que le lendemain.

Spirituel, il l'était, Dean. Une grande âme dans un corps trop jeune, un grand esprit perdu après tant de sacrifices, de trahisons et d'abandons. Rien ne le retenait plus, il n'avait rien d'autre à faire que s'en aller. Luna partie. L'Angleterre en ruines. Les sorciers en deuil. C'était ton nom de grandes idées qu'il s'en était allé. Puisque Luna était partie trouver ailleurs les rêves qu'elle avait perdus, il ne pouvait trouver rien de mieux à faire que de partir plus loin chercher les idéaux qui avait disparu. Spirituel, il l'était donc Dean. Il l'était et il a fait de son mieux pour le rester aussi longtemps qu'il le pouvait. Même quand la faim s'était fait sentir, même lorsqu'il a dû vendre de maigres services contre de maigres salaires. C'était les idées qui lui permettaient d'avancer. C'était les idées mêmes qui lui avaient fait relever la tête lorsque tous l'abandonnaient. Il avait travaillé, sans magie, pour faire marcher la locomotive avec les cheminots russes. Il avait donné un coup de main en cuisine sachant qu'il pourrait grappiller de quoi ne pas mourir de faim. Il avait loué son lit pour dormir sur le sol. Cependant plus les jours avaient passé, plus il avait remarqué que rien ne le rapprocher de ce qu'il cherchait. Il cherchait les autres, il cherchait l'ailleurs, je ne doutais pas d'ailleurs que Luna qui cherchait la même chose l'aie trouvée. Cependant, lui, ne trouvait que des inconnus. Il était seul loin de chez lui, il n'était pas moins perdu, mais il était plus démuni. Alors il avait quitté le train. Il l'aurait bien quitté en marche pour plus de panache. Seulement, il avait cessé d'être spirituel alors le panache ne lui importait plus tant que ça. Il était presque arrivé à Vladivostok pourtant. Une avec un billet et pas de moyens d'acheter le billet retour. Il était parti. Et finalement, dans un maigre troquet où il dépensait le reste de ces maigres économies, il noyer le chagrin d'avoir perdu le spirituel dans le spiritueux. Il ignorait quel alcool il buvait, et il supposait que le tenancier l'ignorait et aussi. Le goût était infâme, la brûlure douloureuse dans l’œsophage. Et pourtant, la liqueur ambrée, qui sentait si fort l'alcool à brûler, ouvrez la même chaleur que les idéaux que Dean avait dû abandonner. Alors il s'y plongeait, ne pensant pas plus au lendemain que lorsqu'il courait après deux grandes idées. La vie était devenue vide. C'était pour ça qu'il était parti.

Et finalement, c'était en allant ailleurs qu'il avait compris que le vide de la vie n'est pas d'ici, ne viens pas du dehors, mais se trouve en soi. Et cela le plongeait dans un désespoir que seule la chaleur des spiritueux douteux du vague troquet de Vladivostok lui permettait d'éponger.
Dernière modification par Eejil9 le 22 juin 2019 - 21:45, modifié 1 fois.
Image

Avatar de l’utilisateur
AlwaysLS
Titulaire des ASPIC
Messages : 280
Inscription : 07 juil. 2017 - 15:19

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AlwaysLS » 22 juin 2019 - 20:55

Titre : Transaction
Thème (écrit ou image) : « spiritueux »
Région: Asie du nord / Asie centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 659
Personnages : Charlie Weasley /Hermione Granger/OC
Rating : tout public
Charlie atterrit avec souplesse de son transplanage dans la lande du Pays de Galles. Le vent soufflait et mordait son visage. Le climat chaud de la Roumanie lui manquait dans ces moments-là. Il eut à peine le temps de reprendre ses esprits qu’une voix familière et bourrue retentit à ses oreilles.
- Charlie !
Il se retourna pour voir Yann, un sorcier qu’il appréciait énormément et avec qui il avait travaillé en Roumanie. Les deux amis se serrèrent dans les bras, heureux de se retrouver. Puis, Charlie se rappela la raison de sa présence.
- Montre-les-moi.
Le dénommé Yann lui fit un signe de tête.
- Suis-moi.
Charlie lui emboîta le pas et enfin ils arrivèrent devant plusieurs cages massives en métal qui tremblaient. Des jets de flammes s’en échappaient à intervalles peu réguliers.
- Il y en a combien ? demanda Charlie avec curiosité en scrutant les cages.
- En tout cinq. Après l’Angleterre j’apporte un Norvégien à Crête aux allemands. Des chercheurs bavarois font des recherches sur leurs écailles.
Charlie hocha la tête, interréssé. L’étude des dragons lui manquaient terriblement. Le goût du risque, l’odeur du brûlé, les grognements gutturaux de ces énormes bêtes lui manquaient. Nostalgique, il s’alluma une cigarette. Yann alla parler d’autres sorciers pour leur donner des instructions tandis que Charlie tentait temps bien que mal de se réchauffer. Son ami revint vers lui, et lui montra du doigt une imposante cage qui était lévitée par ses collègues.
- Voila pour vous. Un horit de Mongolie.
- Parfait, marmonna Charlie essayait de ne pas claquer des dents.
Il maugréa dans barbe. S’il avait été seul, le dragon aurait déjà été emmené dans l’élevage anglais de dragons. Mais non, le ministère avait absolument tenu à ce qu’un employé vienne et donne son accord. Et évidemment cet incapable était en retard. Merlin qu’il se les gelait. A cette heure-ci, il avait prévu d’aller boire un Whisky-Pur-Feu dans une taverne du Chemin de Traverse. Mais non, ses plans avaient été contrecarrés. Il pesta silencieusement, regardant ses pieds.
Un craquement le sortit de ses ruminations. L’incapable était enfin là ! Il se retourna vers cet imbécile fini pour lui partager sa manière de penser, mais ravala sa colère.
- Granger ?
Cette dernière le regarda à peine. Affolée par l’idée d’être en retard, sa cape était mal boutonnée, ses cheveux en pagaille, plus que d’habitude. Les joues rouges, et surprise par l’intensité du froid, elle se tourna vers Yann, lui tendit promptement sa main droite, et débita d’une traite :
- Mr. Reef ? Enchantée. Je suis Hermione Granger et je travaille pour la régulation des créatures magiques. Navrée pour le retard, mais la négociation avec les Goblins s’est révélée plus ardue que prévu. Mais si nous allions voir ce dragon ?
Sans attendre une réponse, elle se dirigea d’un pas impérieux vers la cage en question. Les deux hommes, décontenancés, la suivirent. Ils la regardèrent inspecter la boîte, vérifier les normes de sécurité, tout en gardant une distance raisonnable.
- Bien tout me paraît en ordre. Vous n’avez plus qu’à signer ces documents. Weas… euh… Charlie, vous… tu … sais ce qu’il te reste à faire ?
Ce dernier acquiesça, expirant une bouffée de cigarette. Elle tendit abruptement un formulaire à Reef ainsi qu’une plume. Une fois la chose faite, elle le remercia, adressa un bref signe à Charlie, et transplana.
- Une vraie tornade cette nana-là, commenta Yann. Vous vous connaissez ?
- C’est une longue histoire, sourit Charlie.
Il était satisfait. Granger n’avait pas osé le regarder, ni s’approcher de lui. Elle était impressionnée. Et elle n’avait pas voulu lui montrer à quel point il l’avait troublé. Mais tout dans son comportement lui indiquait le contraire : sa nervosité dans voix, la tension dans son corps. Il savait qu’il avait remporté une bataille. Un sourire carnassier s’étira sur ses lèvres fines.
- Et bien, tu vas me raconter tout ça, avec une bonne bouteille !
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


Image

Avatar de l’utilisateur
FleurBleue
Animagus non déclaré
Messages : 300
Inscription : 31 mai 2018 - 20:27

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par FleurBleue » 22 juin 2019 - 20:58

Titre : Victoire
Thème (écrit ou image) : Image ( une grande roue)
Région: Asie du Nord / Asie centrale
Fandom : original
Nombre de mots : 325
Personnages : Inconnu
Rating : Aucun
C’est un beau jour de juillet et je suis dans le parc de la Victoire. C’est à Saint-Pétersbourg, ma ville natale, celle où j’ai grandi et où je vis encore actuellement. Comme souvent à cette période de l’année, les rues de la ville sont arpentées par des touristes européens venus admirer palais impériaux et Musée de l’Ermitage. Moi, je déambule sans but. Je viens de terminer mes études d’architecte et une nouvelle vie commence. Enfin, ça c’est qu’on dit toujours.
Je passe devant plusieurs statues postées sur l’allée principale. Je regarde les bustes de tous ces héros soviétiques ayant combattu pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est en leur honneur que ce parc a été crée. Ils sont là, l’air tous très fiers de leurs exploits. Et moi, que suis-je dans tout ça ?

C’est un beau jour de juillet et j’arrive devant la grande roue du parc. Elle est majestueuse avec son arc de cercle parfait et ses nacelles multicolores. Du rouge, du bleu, du vert, du jaune, un véritable arc-en ciel ! Des enfants courent autour, tirant la manche de leurs parents, impatients d’obtenir leur ticket. Leurs mères et leurs pères rayonnent, c’est le week-end et il fait beau. Je les observe à distance. Un jeune couple passe alors à côté de moi. Le jeune homme tient sa copine par la taille, et elle semble rire à gorge déployée à l’une de ses blagues. Je me sens soudain à mille kilomètres d’eux, à marcher seul ainsi dans ce parc, les mains dans les poches, le regard presque baissé. Je me sens prisonnier de cette société qui voudrait m’imposer d’être autre chose que ce que je suis.

C’est un beau jour de juillet et je suis homosexuel en Russie. Quelle ironie de se trouver ici, dans ce parc de la Victoire ! Pourrais-je un jour à mon tour crier victoire ? Pourrais-je devenir cette grande roue, arborer fièrement mes couleurs, crier qui je suis ?
Image

Avatar de l’utilisateur
dedellia
Bulle de douceur
Messages : 2105
Inscription : 21 oct. 2012 - 19:13

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par dedellia » 22 juin 2019 - 20:59

Titre : Pétroglyphes et autres souvenirs
Thème (image) : celle de la grande roue
Région : Asie du Nord et Asie Centrale
Fandom : Original
Nombre de mots : 365
Personnages : Lilja
Rating : tout public
Lilja avait adoré Almaty entre la magnifique cathédrale de Zenkov, les multiples musées dont le musée national des instruments de musique, le cirque national qui l’avait ébahie et les fontaines, au nombre de 125 selon un guide touristique, sa semaine avait rapidement comblée. Elle avait fait des rencontres passionnantes qui l’avaient incitée à aller à Tamgaly au Nord-Ouest de la ville. Elle allait d’ailleurs y arriver dans une dizaine de minutes.

Tamgaly, un site de pétroglyphes, des dessins symboliques gravés sur de la pierre, était un lieu à ne pas manquer si elle s’intéressait un temps soit peu à l’histoire. La plupart avaient été gravés à l’âge du bronze, mais d’autres avaient été ajoutés plus tard comme à l’âge du fer et au Moyen Âge.

Lilja n’avait jamais apprécié les cours d’histoire à l’école les trouvant ennuyeux, mais en voyant l’étincelle dans les yeux de ceux qui lui en avaient parlé, elle n’avait pas pu s’empêcher de devenir toute excitée. Elle trépignait littéralement sur son siège au grand amusement des autres passagers de la voiture. Elle avait pris la route en compagnie d’un petit groupe qui s’y rendait aussi. Le conducteur parlait un peu anglais et elle avait pu leur raconter son histoire et avait reçu en retour beaucoup de soutien. Même si elle ne comprenait pas la langue qu’ils parlaient, elle avait réussi à savoir qu’ils venaient d’une ville au Nord du pays et qu’ils profitaient de leurs vacances pour le visiter un peu plus. Ils avaient d’ailleurs visité Tamgaly en même temps que Lilja.

Leur rencontre avait été une grande coïncidence, ils avaient entendu lilja demander comment se rendre à Tamgaly et celui qui parlait anglais l’avait aussitôt invité à voyager avec eux. Elle avait accepté rapidement se disant qu’elle pourrait profiter de la route pour découvrir à travers eux le pays.

Elle avait l’impression d’être dans une grande roue qui montait de plus en plus haut. À chaque instant, elle s’attendait à atteindre le sommet et y découvrir une vue encore plus magnifique, mais elle montait toujours plus haut tout comme son excitation. Elle ne savait pas combien de temps elle allait encore rester, mais elle savait qu’elle n’oublierait jamais ce pays.
Image
:boing: :boing: :boing:

Avatar de l’utilisateur
selket
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1891
Inscription : 16 oct. 2013 - 11:59

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par selket » 22 juin 2019 - 21:01

Titre : Le périple
Thème (écrit ou image) : Spiritueux
Région: Asie du Nord et Asie centrale
Fandom : HP
Nombre de mots : 290
Personnages :
Rating : TP
La sur le quai d’une gare en pleine Sibérie elle attend. Elle attend comme à chaque halte. Chaque jour nouveau est une étape de plus dans son périple. Un voyage qui a commencé sur la voie 7 1/2 de King’s Cross. Un périple de plusieurs kilomètres, de tellement de jours. Après avoir pris l’orient express sorcier jusqu’à Budapest elle a gagné Moscou par le train moldu avant de prendre le transsibérien en direction de Vladivostok.
Cela fait plus de dix jours qu’elle a quitté le lac Baïkal en direction du pacifique. Dix jours qu’elle regarde les forêts de pins défiler par la fenêtre du wagon. Dans quelques jours elle sera à Vladivostok après il lui faudra faire le trajet en sens inverse, contempler les mêmes pins jusqu’au lac, la perle de la Sibérie. On l’avait prévenu que cette portion là n’était pas la plus jolie et que la seule chose qu’elle verrait ce sont des forêts de conifères à perte de vue. Mais elle voulait aller jusqu’au bout du monde, jusqu’aux confins de la Russie glacée et sauvage. Maintenant qu’elle y est elle à hâte de revoir les paysages sauvages de l’Oural ou alors de découvrir les grandes steppes mongol. Oui une fois revenu dans la plus grande réserve d’eau douce liquide de la Terre elle bifurquera vers Pékin en passant par Oulan-Bator la capitale mongole.
En attendant elle profitera de ses compagnons de voyage au gré des étapes et des haltes. Ils partageront avec elle leur spiritueux, vodka et nourriture bien heureux de lui faire découvrir leur spécialité et en échange elle leur donnera des nouvelles du monde et leur racontera des histoires qui réchaufferont les coeurs lors de l’hiver si rude ici dans ces coins reculés.

Avatar de l’utilisateur
Wapa
Cueille l’ananas
Messages : 237
Inscription : 24 nov. 2018 - 21:48

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Wapa » 22 juin 2019 - 21:03

Thème (écrit ou image) : Image ( une grande roue)
Région: Asie du Nord
Fandom : HP
Nombre de mots : 442
Personnages : Lily/Tunie
Rating : Aucun
Pétunia venait d'obtenir le permis et elle était ravie. RA-VIE. Quoi de mieux pour fêter ce nouveau cap que d'emmener sa petite sœur à la fête foraine ? Surtout que Lily semblait mélancolique depuis le début des vacances d'été. Et contrairement à l'année passée, elle ne restait plus collée à cet horrible garçon toute la journée. Apparemment, ils étaient en froid. Pétunia avait bien essayé de l'interroger pour savoir ce qu'il s'était passé entre eux mais étonnamment Lily était restée muette comme une tombe. C'était bien la première fois qu'elle ne parvenait pas à tirer les vers du nez à sa petite sœur. Lily qui voyait toujours le bon côté des gens. Son cœur en or lui avait joué un mauvais tour. Pétunia, elle, avait toujours su que ce gamin était un monstre. Sa première impression s'était révélée juste. Elle avait bien mis en garde sa sœur mais cette tête de mule n'en avait fait qu'à sa tête. Bien sûr, Pétunia aimait avoir raison. Néanmoins, elle aurait préféré avoir tort. Maintenant, sa cadette était triste et cela la désolait.

La jolie rousse semblait d'ailleurs perdue dans ses pensées. Elle fixait sans les voir les paysages qui défilaient devant ses yeux. Des prairies brûlées éclairées par le soleil couchant. Pétunia décida d'allumer la radio pour réchauffer l'ambiance morose. Une étonnante chanson russe résonna dans l'habitacle "Kalinka". Elle pinça les lèvres comme si la musique lui faisait un affront personnel. Elle voulait du vertige, de la folie... pas une chanson traditionnelle d'un autre âge. Changeant de chaîne, elle atterrit enfin sur le type de musique qu'elle cherchait. Help ! des Beatles. Parfait. Clairement, le génie du célèbre groupe ne serait pas du luxe pour détendre l'atmosphère. Même si elle chantait terriblement faux, elle commença à entonner "When I was younger, so much younger than today...". Un bruit de gorge s'échappa de sa passagère mais elle ne tourna pas la tête vers elle. Une infime réaction. C'était un bon début déjà. Même si elle avait l'impression d'être une idiote, elle continua sur sa lancée en se dandinant au volant. Qu'importe les paroles, elle avait le ryhtme dans la peau !

- Allez Lily ! "Won't you please, please help me"

Au fur et à mesure, le visage de sa cadette se dérida et elle ne put retenir un rire cristallin. Au loin, une grande roue aux lumières multicolores semblait les appeler. Les inviter. Oui, ce soir, elle ferait tout pour que sa petite sœur retrouve sa joie. Quitte à affronter sa peur du vide.
ImageImage

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3057
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 22 juin 2019 - 21:05

Titre : Au chaud
Thème : Plus ou moins mélange écrit/image
Région : Asie centrale/Asie du Sud
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 406
Personnages : James Bond, Gareth Mallory (M)
Rating : Tout public
« Je sais que vous jouez la carte de la sécurité, Q, mais vous n’avez pas l’impression d’être allé trop loin ? demande James au téléphone.
— L’Inde n’est pas un pays où les ennemis de M penseront le chercher.
— Ce n’est pas très étonnant, marmonne l’agent. Nous reprendrons contact dans quatre heures. »

Le double zéro raccroche avant de soupirer. La chaleur ambiante lui colle déjà à la peau et il regrette de ne pas avoir suivi sa première décision. La Norvège aurait été moins insupportable au niveau du climat, surtout en cette période, mais le quartier-maître a gagné la bataille. Mallory et lui ne repartiront pas avant plusieurs jours, le temps de se fondre dans la masse et de choisir une nouvelle destination. L’espion retourne auprès de son supérieur qui termine lui-même une conversation téléphonique avec le chef d’état-major. La tension dans la voix de M est si forte que Bond s’interroge sur leur situation. Rien ne s’est vraiment bien passé depuis qu’ils ont quitté l’Angleterre en quatrième vitesse. Leurs adversaires les ont retrouvés à Madrid, puis à Istanbul, avant de les suivre jusqu’à Vilnius. Il ignore si leur voyage jusqu’en Inde sert à quelque chose après leurs échecs successifs et il comprend l’inquiétude de son chef. Il attend que ce dernier ait refermé son téléphone avant de prendre la parole sur un ton ironique.

« Vous m’excuserez mais je n’ai rien de plus à offrir qu’une bouteille d’eau.
— Quel trait d’esprit, Bond. Je croyais que vous alliez sortir de votre poche un spiritueux, comme vous seul êtes capable de le faire.
— Vous vous mettez à l’humour maintenant, sourit le double zéro sept. »

Le regard bleu ciel de l’espion croise longuement celui plus foncé de son supérieur. Il y lit une certaine confiance qu’il n’est pas sûr de mériter. S’il avait mieux fait son boulot, ils ne seraient pas là.

« Quelles sont les nouvelles de Q ? s’enquiert Gareth.
— Attendre dans l’ombre, éviter les grandes roues et rester en vie. Ce sont ses ordres, aussi futiles soient-ils puisque nous n’allons sans doute pas prendre de risques.
— Donc vous pensez réellement que ce plan me convient ? Je suis votre supérieur, Bond, les ordres ne viennent que de ma part.
— Je le sais. Tout comme je sais aussi que vous guettez la moindre inattention pour vous enfuir parce que vous êtes persuadé que je ne devrais pas être là. N’ai-je pas raison ? »
Image

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Comptable chez Gringotts
Messages : 1232
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 22 juin 2019 - 21:08

Titre : /
Thème : Spiritueux
Région : Asie centrale/Asie du Sud
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 400
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : /
Les champs de neige s’étendaient à perte de vue autour des deux voyageurs qui peinaient à avancer, les jambes enlisés dans la poudreuse. Ils avaient dû laisser leurs chevaux passée la frontière sibérienne, ceux-ci se montrant réticents à poursuivre dans de telles conditions météorologiques. Quelques heures de marche derrière eux, les deux émissaires se permirent une petite pause, au couvert d’un bosquet de feuillus.

«Je hais le froid, grommela Rym en grelottant.
- Oh, vraiment? fit mine de s’étonner son compagnon. Et moi qui croyais sottement que tu claquais des dents afin de rythmer notre pas.»

Une boule blanche et duveteuse s’écrasa contre son front pour seule réponse et il éclata de rire. Dès que Markus leur avait annoncé leur destination, il n’avait pu s’empêcher de s’esclaffer en silence, devinant aisément que son amie ne serait pas enthousiaste bien longtemps après la barre des dix degrés sous le zéro atteinte.

«Tiens, bois ça! Cela devrait te réchauffer! lui lança-t-il en lui tendant une flasque, discrètement pendue à sa ceinture depuis leur dernière escale dans une auberge locale.»

La jeune-femme observa le réservoir avec méfiance avant de le déboucher avec prudence, s’écorchant le bout des doigts sur le bouchon gelé qui le fermait. Elle en huma le contenu et grimaça.

«Je peux savoir ce que c’est au juste?
- Un élixir qui a beaucoup de succès dans ce pays. La légende veut qu’en boire quelques gorgées vous donne l’impression d’être sous le soleil du mois de juillet.»

Le jeune-homme avait beaucoup de mal à cacher son hilarité devant ce qui suivrait immanquablement cette découverte culinaire, sa demi-vampire de meilleure amie n’ayant jamais vraiment très bien tenu l’alcool. Il réussit à garder suffisamment contenance, cependant, pour que l’hybride boive au goulot de l’outre.

«Mais qu’est-ce que c’est que cette chose immonde! s’exclama-t-elle en s’efforçant de ne pas tousser tant sa gorge la brûlait.
- De la vodka ma chère, un spiritueux réputé.

- Farkas... tu m’as fait boire?! s’insurgea-t-elle. Je ne sais pas si tu t’en souviens mais la dernière fois, et bien justement, je n’en garde aucun souvenir!

- Oh, ne t’en fais pas, je m’en souviens extrêmement bien. Et d’ailleurs, je peux te dire que tu danses très bien l’orientale et que tu n’es pas mauvaise en chant, se moqua-t-il devant son air gêné.

- Quand, je serai sobre, grogna-t-elle en commençant à sentir son métabolisme accéléré de semi-immortelle faire son œuvre, rappelle-moi de te tuer.»
Image

Avatar de l’utilisateur
Ocee
Sauveur du Monde sorcier
Messages : 6071
Inscription : 15 juil. 2010 - 01:14

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Ocee » 22 juin 2019 - 21:14

Titre : Vodka, mon amour
Thème : Spiritueux / Asie du Nord et Asie centrale (21h-22h)
Fandom : Nikita
Nombre de mots : 834
Personnages : Alex & Birkhoff
Rating : tout public
Birkhoff leva le coude pour la… pour la… oh, et puis quelle importance ? Ça y est, il était saoul. Youpi ! Il bascula la tête en arrière pour engloutir le contenu de son verre d’une traite et reposa ce dernier bruyamment sur le comptoir.

— Un autre ! cria-t-il à l’adresse du barman qui lui lança un regard noir avant de soupirer.

— Quoi ?! J’ai pas le droit de boire, ici ? C’est bien un bar, non ? Alors un autre !

— Monsieur, vous êtes avant tout dans un hôtel haut de gamme. Si vous continuez à boire ainsi et à crier, je serai contraint de…

— Sécurité ! SÉCURITÉ ! s’écria Birkhoff avant d’exploser de rire. Je suis le danger public n°1 ! Arrêtez-moi avant que vos pauvres bourges de clients ne soient offusqués !

— Qu’est-ce que… Birkhoff ?! s’étonna une voix derrière lui.

— Lui-même, Chère Madame, lui-même ! valida-t-il en levant la main comme pour se déclarer présent. Et vous êt… Oooh ! Alex ! s’écria-t-il tout sourire lorsqu’il se tourna vers elle. C’est Alex ! ajouta-t-il pour le barman qui s’était redressé à l’approche de sa patronne.

— Vous vous… connaissez, Madame ?

— Oui, laissez, je vais m’occuper de lui. Dites-moi juste… combien de verres a-t-il bu ?

— Eh bien…

Il inclina la tête vers les cadavres de bouteilles de vodka et Alex leva les yeux au ciel. Comme si elle avait besoin de ça en plus aujourd’hui. Que s’était-il passé pour qu’il se mette dans un état pareil ? Ils ne s’étaient pas vus depuis des mois et voilà qu’il se trouvait ici, complètement ivre… Ça ne lui ressemblait pas.

— Allez Seymour, si on montait dans ta chambre, hein ? lui proposa-t-elle en passant le bras de Birkhoff sur ses épaules tout en le ceinturant de son propre bras.

— Ma chambre ? Mais non, pourquoi, on peut boire un coup ensemble, parler du bon vieux temps et… han ! Ma chambre ?! On va… toi et moi ? Encore ? demanda-t-il les yeux ronds en les pointant l’un l’autre du doigt à tour de rôle.

— Quoi ?! s’étrangla-t-elle à moitié entre surprise, rire et… une infime pointe de doute. Comment ça encore ?

— Tu sais, la fois où on avait discuté devant l’océan, à la Beach house. On avait un peu bu aussi d’ailleurs, se rappela-t-il en ricanant.

— Arrête de dire n’importe quoi, tu divagues complètement, là. On n’a jamais fait ça !

— Ah bon ? demanda-t-il sérieusement en s’arrêtant d’un bloc, la faisant presque trébucher. Tu es sûre ?

— Certaine, Birkhoff ! Et c’est moi la plus lucide de nous deux, en ce moment. Je m’en souviendrais quand même, non ?

Elle appuya sur la touche d’appel et ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il reprit :

— Ah, dommage… C’était vraiment chouette pourtant ! dit-il en souriant au souvenir embrumé.

— Vraiment ? plaisanta-t-elle, amusée malgré elle par la situation.

La situation avait au moins le mérite de lui changer les idées. Ils entrèrent dans le premier ascenseur à se présenter et Birkhoff ajouta, pendant qu’elle fouillait ses poches à la recherche de sa carte :

— Ouais, vraiment ! Evidemment, on avait un peu honte le lendemain et on a fait comme s’il ne s’était rien passé. Pas envie d’avoir Michael et Nikki sur le dos, tu sais…

— Evidemment… approuva-t-elle en rentrant dans son jeu. Tu te souviens de ton étage ? Je n’arrive pas à mettre la main sur…

— Hey ! Arrête de me peloter les fesses si tu ne veux pas remettre le couvert, s’indigna-t-il faussement, un sourire en coin aux lèvres. Vous les Russes, vous n’y allez pas par quatre chemins !

— Ah, ah ! Sérieusement, Birkhoff, je suis crevée, je viens de passer une journée horrible et j’ai juste envie d’une chose : aller m’étaler sur mon lit pour dormir au moins pendant trois jours. Alors fais un effort, s’il te plaît !

— Toi aussi tu t’es fait larguer ?

— Qu… quoi ? Sonya t’a largué aujourd’hui ?

— Bingo !

— Mais, vous n’étiez pas… vous… vous étiez toujours ensemble ? s’inquiéta-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.

— Eh oui, Princesse. Enfin, visiblement, j’étais le seul con à y croire encore…

— Je suis désolée, Birkhoff. Si j’avais su…

— T’inquiètes. T’y pouvais rien.
Un blanc s’installa quelques secondes avant qu’Alex ne le brise :

— T’avais raison… J’ai rompu avec Owen aujourd’hui.

— Naaan ! Pourquoi ?

— Parce que…ah, peu importe ! Je n’ai vraiment pas envie d’en parler maintenant. Tu te souviens de ton étage ?

Birkhoff fronça les sourcils pour se concentrer puis il se mit à glousser.

— Quoi ?

— J’ai pas de chambre ! Je suis arrivé ce matin en pensant faire une bonne surprise à Sonya et… tadaaa !

Alex accusa la nouvelle en fermant les yeux. Elle avait tellement envie de dormir. Et l’hôtel était plein avec le Congrès qui se tenait dans quelques jours. Inutile de tergiverser longtemps du coup…

— Ok, on monte dans la mienne alors. Et je t’interdis de ronfler !

— As you wish !

Avatar de l’utilisateur
Norya
Chasse le Robert sauvage
Messages : 8502
Inscription : 11 juil. 2011 - 12:36

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Norya » 22 juin 2019 - 21:28

Titre : Une âme unique
Thème (écrit ou image) : Utopique – 22h
Région: Moyen-Orient (Egypte ancienne)
Fandom : Original
Nombre de mots : 305
Personnages : Anoukis
Rating : aucun
Anoukis était la moins jolie des filles de son village. C’était ce qu’elle entendait partout, même de la part de sa mère. Elle n’avait certes pas le nez fin de sa sœur aînée, ni les cheveux soyeux d’Anat, la fille des voisins mais pourquoi les gens pensaient qu’il était utopique, pas même par un miracle des Dieux, qu’elle fonde un foyer ? Elle était intelligente, savait s’occuper d’enfants, elle qui avait secondé sa mère pour s’occuper de son jeune frère. Tout ça n’était que des qualités, alors pourquoi les jeunes hommes préféraient se pavaner devant la maison d’Anat qui était sotte et ne comprenait rien à rien ? Elle ne savait même pas calculer la crue du Nil !

Malgré cela, malgré les mots durs qu’elle pouvait entendre, Anoukis avait toujours été heureuse. Son père la favorisait et adorait parler avec elle, il lui expliquait l’astronomie, l’histoire, les mathématiques et grâce à sa mémoire étonnante, elle retenait tout et se sentait appartenir à cette planète, ne faire qu’une avec elle. Il lui semblait parfois l’entendre parler. Elle n’avait jamais parlé de cela à quiconque tant elle craignait qu’on ne lui rétorque qu’elle était prétentieuse d’entendre parler les Dieux.

Pourtant, c’était vrai et elle-même ignorait qu’elle unique et que les Dieux avaient un œil sur elle et surtout Bastet, la Déesse Chat. Bastet voulait pour elle un vrai mariage heureux, un mariage où elle serait l’égale de l’homme, un mariage où elle ne perdrait pas ce qui faisait ce qu’elle était : sa curiosité, sa joie, son essence.

Pour ça, il fallait qu’elle soit écoutée et regardée pour ce qu’elle était, elle, pas pour sa beauté. C’était pour ça que Bastet ne l’avait pas rendue belle comme les autres à sa naissance. Parce qu’elle avait vu dans ce bébé une âme unique qui méritait le meilleur
Image

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2705
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eejil9 » 22 juin 2019 - 21:44

Titre : Second souffle
Thème (écrit ou image) : Utopique – image de vagues - 22h
Région: Moyen-Orient
Fandom : HP
Nombre de mots : 719
Personnages : Dean Thomas
Rating : /
Le poids de la déception sur son estomac était cruel. Qu'avait-il cru ? La débauche dans l'alcool à brûler au troquet de Vladivostok avait duré des semaines, des semaines de passivité, à ne distinguer ni le jour ni la nuit, à ne travailler que pour payer d'autres liqueurs de mort. Après cette nuit qui avait duré bien plus que de raison, la gueule de bois avait été atroce. Cela faisait longtemps, Dean s'était repris, il avait rassemblé ces maigres aux affaires et il était parti. Et pourtant la nausée le tenaillait toujours. Puisqu'il n'avait plus un sou, il voyageait comme il pouvait, à pied, en auto-stop, en bus quand il pouvait se le permettre.
Cependant, s'il savait que ce n'était pas ailleurs qu'il trouverait la rédemption, s'il comprenait maintenant qu'il avait fui plus qu'il n'avait cherché, le retournant n'était pas moins inenvisageable. Il était seul, c'était vrai. Mais il est toujours moins cruel d'être seul là où on ne connaît personne qu'entouré de ses amis. Il n'y avait plus rien pour lui en Angleterre. Il n'y avait plus rien pour lui nulle part. Puisque Luna était partie, puisque son monde n'était plus que ruines et pleurs, puisque rien ne s'était substitué à la destruction et à la mort, Dean se trouvait bien incapable de rentrer. Il avait l'impression que, comme Luna, mais au sens plus symbolique, on avait détruit sa maison. Privé de chez lui, il était obligé d'errer, et le but qu'il s'était trouvé était vite apparu comme une utopie. C'était une utopie, oui, puisqu'il avait été chercher un lieu qui n'existait pas, en dehors du monde, parfait en tout point. La désillusion était si sévère qui='il traversait le monde en restant presque tout le temps insensible à ses merveilles. Il avait traversé le fleuve Amour et cheminé en Chine. Il ne se souvenait même plus des cols l'Himalaya, il avait bien fallu les couleurs indiennes pour réveiller un peu son âme. C'est l'oeil un peu plus ouvert qu'il était passé au Pakistan, puis en Afghanistan par la passe de Khyber. En Asie Mineure, il avait réappris à s'émerveiller.
Dans le désert du Lout, il avait connu la vraie solitude, et contre toute attente, elle l'avait apaisé. C'était comme s'il l'avait cherchée partout sans jamais la trouver. La souffrance de ses amis et de son pays lui serrait le cœur, l'absence de Luna lui déchirait l'âme, mais en partant, il n'avait jamais été assez seul pour guérir. C'est le désert qui était venu à son secours : C'était logique après tout, personne ne pouvait l'aider, c'est donc là où il n'y avait personne qui l'avait trouvé l'aide qu'il était parti chercher. C'était au milieu du vide qu'il était enfin parvenu à respirer. Il avait réalisé à ce moment, qu'un poids invisible comprimait ses poumons, à la manière dont on remarque l'existence d'un bruit uniquement lorsqu'il cesse. Quand il avait retrouvé sont contant d'âmes, en Iran, il était prêt. Il l'ignorait encore, mais il était sur le chemin du retour. Il chemina encore des mois peut-être des années, après tout, cela faisait longtemps qu'il avait cessé de compter les jours.

Et puis un matin, il reprit soudainement, mais pas brutalement, contact avec une réalité depuis beaucoup trop longtemps oubliée. C'était une belle journée d'hiver, il faisait frais, le ciel était si bleu qu'il en paraissait violet, et le monde était si beau qu'il en paraissait neuf. Le chauffeur de camion qui avait mené Dean à travers l'Anatolie l'avait laissé la veille, pour descendre vers le sud. Dean avait continué sa route à pied, vers le nord, sans trop savoir où il se rendait. Et puis, soudain, elle fut là. Il aurait pu s'apercevoir qu'il s'en approchait mais il n'avait pas tendu l'oreille. Ce fut un choc qui coupa le souffle à Dean. Seulement, un second souffle vint prendre le relais : Vaste aller-retour vieux comme le monde, les vagues se substituèrent à la respiration perdue. Et, second miracle, devant ce mouvement perpétuel, Dean trouva enfin ce qu'il était venu chercher : L'espoir.
C'était une utopie, c'est vrai. Il avait cherché un ailleurs qui n'existait pas. Et pourtant, ce matin-là, debout, les pieds dans le sable, face à la mer Noire, il trouva.

Et peu importait alors que ce qu'il ait trouvé n'ait pas d'existence sur la face du monde.
Image

Avatar de l’utilisateur
Wapa
Cueille l’ananas
Messages : 237
Inscription : 24 nov. 2018 - 21:48

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Wapa » 22 juin 2019 - 21:45

Titre : Ce rêve bleu
Thème (écrit ou image) : 22h utopique – image des vagues - musique d'Aladdin
Région: Moyen-Orient
Fandom : Aladdin
Nombre de mots : 259
Personnages : Jasmin
Rating : aucun
Seule dans mon grand palais de marbre blanc, je dépéris. Non. Trop mélodramatique. Personne n'aime les héroïnes déprimées.

Deuxième essai. Abandonnée de tous... Rha. C'est encore pire. Et puis, après tout, j'ai de la compagnie. Il y a Rajah. Même si les tigres ne comptent pas vraiment.

Troisième tentative. Ce défilé de prétendants est épuisant. Mon père veut ma mort ! J'étouffe... au sens propre comme au figuré. Pourquoi fait-il toujours aussi chaud dans ce pays ? (Ok, je garde cette réplique. C'est mon dernier mot... je ne pourrai pas faire mieux).

Un peu de fraîcheur sur ma peau moite ne serait pas de refus. Je flâne jusqu'au balcon où je m'accoude à la balustrade. De gros nuages semblent engloutir les étoiles, tels des vagues puissantes. Au loin, un objet non identifié se rapproche. Un tapis. Pire. Un tapis volant. Encore pire. Un tapis volant avec un prince dessus. Est-il possible de faire une overdose de prince ? C'est ce que nous allons découvrir chers lecteurs dans quelques instants. Franchement, c'est quoi cet accoutrement ? Il a même une cape. Il faudrait qu'il revoie son programme de séduction.

- Vous avez confiance en moi ?

Par contre, c'est vrai que son sourire n'est pas mal. En plus, j'ai comme une sensation de déjà vu. Et si c'était le bon... Quelle idiote ! Qui croit encore au prince charmant ? C'est une utopie bonne pour endormir les petites filles. Pourtant, les tapis volants ne sont pas censés exister non plus alors...
ImageImage

Avatar de l’utilisateur
hazalhia
Complote avec les ratons-laveurs
Messages : 1254
Inscription : 19 mars 2015 - 09:44

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par hazalhia » 22 juin 2019 - 21:45

Titre :
Thème (écrit ou image) : Utopique – 22h
Région: Moyen-Orient
Fandom : NCIS
Nombre de mots : 463
Personnages : TOny (avec mention de ZIva et Tali)
Rating : spoil la révélation de la saison 16
Spoiler
Show
Enfoncé dans le fauteuil, Tony n’écoutait que d’une oreille distraite les consignes données par les hôtesses. Le vol vers Tel-Aviv allait décoller d’un instant à l’autre mais ses pensées étaient ailleurs, plusieurs années en arrières. Il se remémorait la dernière fois qu’il était allé là bas, en Israël, pour chercher Ziva. C’était cette fois là qu’il l’avait embrassé, d’un véritable baisé d’amour, pas ceux échangés par leurs alias sous couverture. Il avait enfin osé, après tant d’années de retenue, de crainte, de respect des règles. Parce qu’on a toujours le temps pensait-il naïvement. Parce qu’on est toujours censé avoir plus de temps pour que l’histoire se finisse bien. Mais pour eux il était trop tard, et c’était un baisé d’adieu qu’ils avaient échangé. Il lui avait déclaré son amour juste avant de la perdre, de la perdre pour toujours après l’incendie de sa maison. Du moins c’est ce qu’il pensait jusqu’à présent.

A côté de lui, Tali s’agita sur son siège dans l’avion commença sa course sur le tarmac. Il posa sa main sur la sienne pour la rassurer et se mis à raconter quelques farces pour la détendre. Ce n’était pas la première fois qu’elle prenait la l’avion, mais c’était la première fois où elle était en âge de s’en souvenir. La nervosité de l’enfant disparu rapidement au profit de l’émerveillement quand elle colla son nez et ses petites mains sur le hublot. Tony ne put retenir un sourire en continua de la couver des yeux.

Cela faisait quelques années maintenant qu’ils s’étaient installés à Paris, la ville de l’amour. Sa ville à Ziva et lui. Ils étaient heureux comme ça, mais Tali s’était mise à poser de plus en plus de questions sur sa mère maintenant qu’elle était plus grande. Ce voyage en Israël était une sorte de retour aux sources avec cependant une idée utopique derrière : retrouver Ziva. Redonner sa mère à Tali et retrouver l’amour de sa vie pour Tony.

C’était fou, il le savait. Il avait longtemps lutté contre, pensant que ce n’était qu’une idée de plus de son esprit tourmenté par le chagrin. Qu’il n’arrivait pas à dépasser le stade du déni dans son processus de deuil. Mais il les avaient vu ces indices, ces signes! Infimes, presque imperceptibles pour n’importe qui d’autre, mais pas pour lui. Il avait cru devenir fou au début, et puis cette idée folle, cet espoir lui avait gonflé le coeur sans vouloir jamais repartir. Après tout son corps n’avait jamais été retrouvé.

S’il avait tort, ce voyage permettrait tout de même d’apporter quelques réponses à Tali. Mais s’il avait raison, si cette idée complètement utopique se révélait réelle, la femme qu’il aimait, la mère de sa fille se cachait là, quelques part dans ce pays. Et il comptait bien la rejoindre.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Image


Image

Avatar de l’utilisateur
selket
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1891
Inscription : 16 oct. 2013 - 11:59

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par selket » 22 juin 2019 - 21:46

Titre : Retour en Egypte
Thème (écrit ou image) : Image et Utopique
Région: Moyen Orient
Fandom : HP
Nombre de mots : 787
Personnages : Bill Weasley et Eleonore McKinnon (OC)
Rating : TP
Alors Bill ça te fais quoi de revenir ici ?
Tu le sais tout aussi bien que moi Eléonore.
Ce pays ils l’avaient dans la peau depuis leur enfance à Poudlard. C’était elle qui lui avait donné le virus de l’Egypte à force de lui parler de son voyage durant l’été. Ils avaient été tellement triste lorsque ses parents à lui avait refuser qu’il parte avec elle et sa mère. Elle était parti, il était resté et ils c’était fait une promesse « une fois Poudlard fini ils iront ensemble découvrir le pays des pharaons ». Leur sept années finies ils avaient fait leur bagages, avait pris le premier portoloin et avait enfin fouler ensemble cette terre promise. Ils avaient dix huit ans, la vie devant eux et l’aventure chevillé au corps. Leur rencontre avec la terre noire du Nil avait changé leur vie à jamais. ça avait été un coup de foudre une histoire d’amour qui dure toujours.
Depuis quand n’est-il pas venu ici ? C’était un véritable retour au source que de revenir ensemble sur cette terre où ils étaient né une deuxième fois. Là au milieu des caveaux enfouis sous le sable il était devenu un des plus talentueux briseur de sort d’Angleterre. Là au milieu des eaux d’Alexandrie la sous marine elle était devenu une des plus grande archéologue de ce siècle. Ensemble ils étaient tombés amoureux de ce pays et c’est là à maintenant plus de soixante dix ans ils reviennent en pèlerinage sur les traces de leur passé.
Rien n’a changé le sable sous leur voute plantaire est toujours aussi chaud, le ciel est toujours aussi grand, la Méditerranée toujours tranquille. La cité engloutie par les eaux calmes de la mer continue de livrer ces secrets aux moldus qui l’explorent, les mastabas et tombeaux continuent de torturer les dénicheurs de trésors. Et pourtant ça serait utopique de croire que rien n’a changé.
Le Caire est devenu encore plus insalubre qu’autrefois, les bidonvilles grignotent les terres sableuses du désert, le Nil charrie chaque jour un peu moins de ce limon fertile, la faute au barrage d’Assouan, tandis que le Sahara gagne du terrain d’heure en heure.
Cela fait trop longtemps qu’ils ne sont pas venu ici. Depuis combien de temps ?

La guerre est passé par là et il est rentré au pays, il a rencontré Fleur et fondé sa famille. Il n’est jamais retourné en Egypte par la suite. Ce pays était resté comme une balafre en travers de son coeur. Il savait bien qu’il avait laissé un bout de lui là-bas et que d’y retourner sonnerait sans doute le glas de sa vie Anglaise. C’est sans doute pour ça qu’il avait pris peur quand son fils était partit faire ses études dans l’académie d’Herodote. Il avait peur qu’a son tour il tombe dans les filets de ce pays. Le voir partir là-bas lui avait perforé le coeur. Il sait bien qu’il avait blessé son fils à ne pas vouloir lui parler de cette contrée du Moyen-Orient mais il ne voulait pas rouvrir cette blessure toujours à vif. Quitter l’Egypte avait été un vrai déchirement pour lui.

Après ses études elle avait parcouru l’Europe allant d’un chantier de fouilles à l’autre puis elle était partit à Tintagel pour mener enfin le sien. Là-bas sous le ciel Anglais elle avait rencontré Elias. Elle qui pensait ces bagages posé pendant des années avait pourtant accepté tout de suite le poste de directeur de fouille sur le site d’Alexandrie la belle noyée. La elle avait redécouvert l’académie perdue d’Herodote elle avait permis que l’académie se reconstruise sous la Méditerranée qui des siècles auparavant l’avait engloutie sous ses vagues déchainées. C’est avec plaisir qu’elle était retournée dans ce pays qui peuplait ses rêves. Puis le chantier fini elle était repartie en Angleterre avant d’écumer les sites du monde entier mais jamais plus ses pas n’avait foulé le sol Egyptien. Les gouvernements en avait décidé autrement, le chantier d’Alexandrie avait été donné à d’autre et ça avait toujours été un regret de ne pas avoir pu continuer à explorer les secrets enfouis dans le coeur de la terre d’Egypte.

Tu sais on a été bête de ne pas revenir plus tôt ici.
Je sais Eléonore, je sais. On aurait du.
On a le temps maintenant.
Oui tu as raison.
Dans un sourire triste il lui tend la main pour la réconforter. Ils auraient dut revenir avant. Mais maintenant il est trop tard pour les regrets. Ils ont parcourus tellement de pays, fait tant de choses qui les ont tenus éloignés de leur pays d’adoption. Maintenant que plus rien de les retiens au pays il est temps pour eux de retourner chez eux, ensemble comme à Poudlard.

Arya644
Moldu
Messages : 2
Inscription : 13 oct. 2018 - 21:15

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Arya644 » 22 juin 2019 - 21:53

Titre : Coupe du Monde au Maroc
Thème (écrit ou image) : Image de 22h
Région: Moyen Orient
Fandom : HP
Nombre de mots : 732
Personnages : Ginny Weasley
Rating : TP

Le vent chaud rejetait ses longs cheveux roux dans son dos, les vagues en rouleau venaient mourir entre ses orteils et son visage était tourné vers le soleil qui disparaissait dans l'Atlantique.

Cette petite pause à la plage lui faisait du bien, elle avait joué trois matchs de Quidditch aujourd'hui et la victoire avait été difficile à arracher à chaque fois. Cela faisait une semaine maintenant que la Coupe du Monde avait démarré au Maroc, mais le nombre de pays en compétition était tellement important que plusieurs matchs devaient être joués chaque jour pour toutes les équipes.

Ginny n'était pas un nouvelle recrue dans l'équipe d'Angleterre, cela faisait cinq ans qu'elle y jouait mais la frustration de la dernière Coupe de Monde lui revenait sans cesse en bouche avec un goût amer. L'Angleterre était parvenu jusqu'à la demi-finale face à la Lituanie, où ils avaient entamé un match parfait. Mais très rapidement des fautes injustifiées avaient été sifflées par l'arbitre tandis que l'équipe de la Lituanie se permettaient des violences évidentes sans être inquiétée. Malgré cela, son équipe parvenait à avoir l'avantage, jusqu'à ce que leur attrapeur soit disqualifié pour une « suspicion de balai trafiqué ». Quelques mois plus tard, l'arbitre avait été épinglé pour avoir reçu des sommes importantes d'argent pendant la Coupe du Monde et des scandales de corruption sur plusieurs matchs joués par la Lituanie avaient éclatés.

Cette année, les règles avaient été durci et les arbitres soigneusement choisis. Son équipe avait toutes les chances de gagner et Ginny ne laisserait pas cette chance lui filait entre les doigts. Elle s'était entraînée du matin au soir depuis des mois, avait revu toutes les combinaisons possibles avec ses coéquipiers et avait entamé un régime strict pour avoir un corps robuste.

Elle n'avait qu'un regret, celui d'avoir menti à Harry pour qu'il ne l'empêche pas d'aller au Maroc. A bien y réfléchir, elle ne lui avait pas vraiment menti, elle avait plutôt omis de lui dire un détail.

Mais elle était sûre que pour lui ça ne serait pas un détail, et qu'il lui en voudrait d'avoir cachée la vérité.

Ses orteils se recroquevillèrent dans le sable et ses bras se croisèrent sur sa poitrine. Elle se sentait coupable de ne rien lui avoir dit, mais elle avait peur qu'il l'empêche de réaliser son rêve.

Elle avait toujours voulu jouer au Quidditch, depuis son plus jeune âge, mais on avait toujours tenté de l'en dissuader. Ses parents ne voulaient pas qu'elle s'approche du placard à balai car le Quidditch était une sport trop dangereux pour une fille selon eux. Étant la benjamine, ses frères l'avait toujours considérée comme un bébé et refusaient également qu'elle joue avec eux en cachette. Elle avait du s'entraîner quand personne ne la voyait, tôt le matin ou tard le soir, slalomant entre les pommiers de son jardin.

A Poudlard, c'est seulement quand Harry était devenu Capitaine qu'elle avait osé se présenter aux essais. De tous, c'était le seul à n'avoir jamais tenter de la dissuader de jouer au Quidditch, et pour ça Ginny se sentait encore plus misérable. Il l'avait toujours encouragé, conseillé et félicité. C'était le seul homme à avoir bondi de joie lorsqu'elle avait décroché un contrat chez les Harpies de Holyhead et le seul à l'avoir poussé à présenter sa candidature à l'équipe d'Angleterre. Sans son soutien de chaque instant, elle ne serait pas face à cette mer au Maroc à attendre les demi-finales de la Coupe du Monde.

Il avait toujours était derrière elle, mais s'il avait appris qu'elle partait joué des dizaines de matchs en étant enceinte, il l'aurait retenu. Il l'aurait retenu car la vie qu'elle portait dans son ventre aurait été plus importante que tout à ses yeux. Elle incarnait l'ébauche de sa première famille et l'idée que Ginny mette en danger ce si petit être dans une compétition sportive aussi risquée l'aurait épouvantée.

Il aurait raison, en un sens, c'était immature de jouer la Coupe de Monde en étant enceinte. Elle pouvait se blesser, prendre un choc au ventre et perdre l'enfant. Mais c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle participe à cette Coupe et qu'elle la gagne, cette fois plus personne ne l'empêcherait de jouer au Quidditch.

Elle était sûre que le petit allait s'en sortir, la fertilité de sa famille n'était plus à prouver et elle aurait des mois pour se faire pardonner à Harry.

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Cannibale nocturne
Messages : 3057
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par BellaCarlisle » 22 juin 2019 - 22:03

Titre : Dans l’antre de la pyramide
Thème : Utopique
Région : Moyen-Orient
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 464
Personnages : Lorcan Scamander, Hailey Worme (OC)
Rating : Tout public
« Des momies ? s’étrangle Lorcan. Non, non et non ! Hailey, ce devait être un voyage, pas une aventure à la Indiana Jones ! Est-ce trop utopique de ma part d’espérer un peu de calme ?
— Excuse-moi, murmure la jeune femme. Je savais qu’il y avait quelques petits risques mais je n’aurais jamais imaginé qu’on serait confronté à tout ça. La sphinge, les scarabées, l’effondrement du temple, tout cela n’était pas au programme.
— Ce n’est pas contre toi, tu t’en doutes bien, mais même la magie a ses limites. Tes recherches sont importantes, c’est vrai, mais pas au point d’en mourir.
— Tu exagères un peu. Et je n’ai jamais dit que les momies allaient reprendre vie, seulement qu’il y en aura là où nous nous rendons. »

Hailey termine de boucler son sac, vérifiant une dernière fois d’avoir tous les objets dont ils pourraient avoir besoin pour leur prochaine expédition dans les monuments égyptiens. Elle tend une amulette à son ami avec un sourire amusé, remarquant l’expression blasée qui prend place peu à peu sur son visage. Elle-même porte à son poignet un bracelet protecteur contre les mauvais esprits du pays. Elle connaît le scepticisme de Lorcan concernant ce genre de bijou mais elle a décidé d’accorder sa confiance aux magiciens du pays.

Ils quittent leur chambre d’hôtel avec l’allure de simples touristes, main dans la main. Hailey a appris le chemin pour parvenir aux dernières pyramides découvertes par les équipes d’archéomages et ils y arrivent en peu de temps. D’autres sorciers sont déjà sur place et les saluent avec un anglais approximatif auquel la jeune femme répond dans leur langue maternelle. Le chef du chantier les conduit à l’entrée de la plus petit structure pyramidale, leur recommandant la plus grande prudence. D’après lui, quelques archéologues moldus ont franchi les barrières de protection les premières nuits et sont ressortis avec de la folie pure dans les yeux. Des sorciers ont tenté l’expérience par la suite avec un résultat identique. La sorcière lui affirme qu’ils ont pris des précautions et qu’ils sauront s’arrêter avant les ennuis mais le visage de l’Égyptien montre bien qu’il ne croit pas un seul mot de ce qu’elle assure.

D’un même mouvement, les deux amis agitent leur baguette pour éclairer les lieux. Hailey effleure les hiéroglyphes avec la même admiration que si elle en découvrait pour la première fois. Lentement, ils parcourent la galerie principale en prêtant attention à chaque détail. Des vases brisés parsèment toujours le chemin et un frisson glacé agite les deux sorciers lorsqu’un bruit de pierres qui roulent résonne dans leur dos. Ils se rapprochent l’un de l’autre alors que leur cœur bat la chamade et qu’une même pensée les traverse : était-ce réellement utopique de songer à une visite sans craindre le pire ?
Image

Avatar de l’utilisateur
AliceJeanne
Comptable chez Gringotts
Messages : 1232
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par AliceJeanne » 22 juin 2019 - 22:08

Titre : Face à la mer
Thème : Utopique + image
Région : Moyen-Orient
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 474
Personnages : Rym (OC)
Rating : /
Seule sur la plage, assise sur le sable et les yeux perdus dans les vagues, Rym réfléchissait. La proposition de la fille de Viktor était séduisante, mais tout était allé si vite... La mort de Malik, le soulèvement, le coup d’état contre le père de Samira par sa propre fille, leur fuite au travers des dunes avant l’intervention du Conseil de l’Est et des Aînés des vampires. La trahison de ses amis lui laissait encore un goût amer que seul le temps pourrait faire disparaître. Les larmes qu’elle avait versé après l’exécution du fils de son ancien maître n’étaient taries que depuis peu et elle commençait à peine à réaliser l’ampleur de ses sentiments à son égard. Il lui faudrait faire le deuil de cette relation impossible, un doux rêve qu’elle s’était permis de faire afin de rendre moins lourdes les chaînes qui l’entravaient.

Elle n’avait plus rien ici. Plus rien hormis les poussières de son passé et le souvenir d’une vie de servitude, ponctuée de grains de sable, symbole de l’éternité qu’il lui restait encore à affronter. Elle n’avait pas encore atteint treize ans que l’enfance lui paraissait déjà être un lointain souvenir, et l’innocence une utopie bien sarcastique.

Ses doigts plongèrent dans le sable brûlant et son visage accueilli la bruine de l’écume avec délice. Le vent dans ses cheveux formulait une promesse, celle d’un lendemain un peu meilleur que tous ceux qu’elle avait pu vivre. La question en suspend était simple, où serait-elle? Au milieu des dunes, au bord d’un oasis avec les lycans ou quelque part toujours exposée à la rage et au sang, au fin fond d’une forêt hongroise?

L’adolescente soupira. Dans les deux cas, elle lierait ses poings avec de nouvelles entraves, celles d’un clan ou d’une assemblée et jamais elle ne se sentirait à sa place, dans un monde où ce qu’elle était ne devrait pas être. Sonja lui avait indiqué connaître deux autres demi-vampires, mais avait-elle réellement envie de connaître ces femmes? Privilégiées de par leur noble naissance et insouciante des conséquences que peuvent engendrer leur nature?

Une vague s’écrasa sur ses pieds et elle se permit de rêvasser, se perdant dans un monde où la nature du sang n’aurait aucune importance. Dans lequel la pureté de la lignée n’aurait aucun sens. Elle secoua la tête. Ce monde n’existait pas et n’existerait jamais. Pas tant que les immortels seraient aussi stupides et dotés d’une vision si étriquée. Y avait-il quelque part au delà de la mer, quelqu’un avec les mêmes aspirations qu’elle?

Elle respira et l’air chargé d’iode lui donna enfin un semblant de réponse. Elle traverserait la mer et se rendrait au Grand Conseil des vampires pour faire part de son témoignage et ensuite... ensuite elle serait libre de courir vers le froid où de fouler à nouveau le sable chaud de ses pieds nus.
Image

Avatar de l’utilisateur
Eanna
The Girl in the North
Messages : 7417
Inscription : 20 oct. 2010 - 14:08

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Eanna » 22 juin 2019 - 22:11

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Image
Région: Moyen-Orient
Fandom : HP
Nombre de mots : 1147
Personnages : Neville Londubat
Rating : Tout Public
Le silence s’était fait dans la serre numéro 7. Neville s’assit dans la vieille chaise en rotin, qui craqua dangereusement sous son poids – il redoutait le jour où il passerait à travers sous les yeux de ses élèves, mais ne cessait d’oublier de la réparer.

Le mois de juin était un des plus beaux qu’il ait connus depuis qu’il enseignait à Poudlard. Mais en bon botaniste, Neville préférait de loin la pluie au soleil, et constatait chaque jour avec inquiétude le dessèchement progressif des arbres et des herbes du parc. Il n’aimait rien moins que sentir les brins craquer sous ses pas lorsqu’il retournait au château, et espérait que les beaux jours prendraient fin bientôt, qu’une pluie diluvienne surviendrait pour hydrater la terre, redonner vie aux arbres, aux fleurs, faire se redresser les plantes dont chaque jour la mine se faisait plus basse…
Puis son regard se posa sur le Mimbulus mimbletonia. Sa première plante, offerte par son oncle Algie, celle qui avait toujours eu sa préférence, parmi toutes les espèces qui peuplaient ses serres.

— Toi ça te convient ce climat, pas vrai ? murmura-t-il avec un sourire.

Algie la lui avait ramenée du Liban, bien des années auparavant. Le climat désertique du plateau de l’Anti-Liban était autrement plus aride que celui de l’Écosse, et le Mimbulus mimbletonia ne se portait jamais aussi bien que lors des sècheresses estivales, lorsque toutes ses congénères piquaient du nez vers le sol, desséchées et racornies.

Neville ferma les yeux et s’installa plus confortablement dans la chaise, profitant de la tiédeur de fin de journée, et du petit vent frais qui s’engouffrait timidement dans la serre. Il irait faire un tour dans le parc tout à l’heure, pour jeter quelques Aguamenti sur les massifs les plus en détresse. Il n’aimait pas voir souffrir les plantes, et c’était parfois difficile de faire cours à des élèves qui leur portaient moins de considération que lui, ne voyant pas d’inconvénient à quasiment écraser une jeune Mandragore dans son pot pour qu’elle cesse de se débattre. Non, il n’aimait pas voir souffrir les plantes. Il les aimait toutes, de la plus belle à la plus dangereuse. De la rosée de lune au Filet du diable.

Il les avait toujours aimées, aussi loin qu’il se souvienne.

Inévitablement, comme à chaque fois que cette pensée lui venait, ses pensées dérivaient, toujours vers le même point. La mer, les vagues et leur écume sur le sable. Et non loin de la plage, derrière les dunes, une chaumière couverte de coquillages, avec des cheminées de guingois et des volets blancs.

Il n’y était jamais allé lui-même, il n’en avait vu que des photos, notamment dans l’un des derniers livres parus sur la Grande Guerre des sorciers. Au chapitre sur l’Ordre, et sur le rôle joué par Bill Weasley et Fleur Delacour après l’épisode du manoir Malefoy. Il y avait une photo de la chaumière, avec le sous-texte « Demeure de Bill et Fleur Weasley, dans laquelle Harry Potter a trouvé refuge lors de son éprouvante quête ». Un de ces livres qui ne voyaient aucun inconvénient à occulter les rôles de Ron, Hermione, et même de Luna, Dean, Gripsec, Ollivander, dans la mission de Harry. C’était de plus en plus fréquent en ce moment, comme si soudain Harry devenait l’unique héros de toute cette guerre. Peut-être était-ce dû au fait que son fils James venait d’intégrer Poudlard, et que la famille Potter revenait brusquement sur le devant de la scène.

Il n’y avait pas de photo des habitants de la chaumière. En constatant cela, Neville avait réalisé qu’il ne l’avait plus revue depuis de nombreuses années. Depuis le mariage de Harry et Ginny, en réalité. Il avait senti son cœur se serrer, en se rendant compte qu’il y avait toujours quelque chose. Il ne savait pas réellement de quoi il s’agissait. De l’amour ? Des regrets ? De la mélancolie ? Toujours est-il qu’au moment où elle était venue le saluer, un sourire éclatant aux lèvres, plus belle encore que dans ses souvenirs, il avait senti tout un flot d’émotions semblant surgir des tréfonds de son cœur, comme enfouie depuis des années mais ne demandant qu’à être libérées.

— Oh Neville, je suis si contente de te voir ! s’était-elle exclamée. Cela fait tellement longtemps !

Oui, bien longtemps…

***

— Je compte sur toi pour être particulièrement sage, Neville, asséna Augusta Londubat d’une voix sévère.

— Oui, Grand-mère.

— Et tu éviteras de trop regarder madame Delacour.

— Pourquoi ?

— Elle est en partie Vélane, ses cheveux sont… elle est…

Augusta semblait chercher ses mots, comme si aucun n’était assez fort pour décrire madame Delacour. Neville réprima un soupir à l’idée que cette journée allait être particulièrement ennuyeuse. Les Français parlaient à peine anglais, et lui ne comprenait pas un mot de cette langue… Il allait encore devoir passer son temps assis à côté de sa grand-mère, immobile, à boire du thé fait n’importe comment et à manger des plats étranges.

— Donc je compte sur toi, pas de remarque déplacée.

Neville acquiesça. Il faisait chaud, il peinait à suivre le rythme soutenu de sa grand-mère qui faisait une enjambée quand lui en faisait trois, et son pantalon le grattait. Vivement qu’ils reviennent en Angleterre, la France n’était définitivement pas le pays qu’il préférait.

Augusta toqua à la porte de la splendide demeure blanche des Delacour, et un homme à peine plus grand que Neville leur ouvrit et s’exclama :

— Augusta ! Que je suis plaisir de vous revoir ! Vous n’êtes pas changée, toujours aussi beau !

Neville ne put s’empêcher de pouffer de rire, mais la main ferme d’Augusta sur son épaule lui fit très vite reprendre son sérieux.

— Et c’est la petite Neville ! reprit monsieur Delacour. Bonjour Neville, je m’appelle Charles, tu es le bienvenu chez nous.

Il lui tendit une main que Neville serra timidement.

— Fleur et Gabrielle seront très contentes, tu es presque vieux comme elles.

— Il n’a que neuf ans, Charles, peut-être est-il un peu jeune pour jouer avec vos filles… Il est parfois maladroit, et je ne voudrais pas qu’il fasse de bêtises…

Mais déjà Charles appelait ses deux filles, qui apparurent derrière lui. La plus jeune d’abord, Gabrielle, que Neville aurait pu prendre pour une poupée s’il ne l’avait pas vue bouger tant elle semblait irréelle. Mais ce n’était rien à côté de sa sœur.

Sa grand-mère lui avait bien dit de ne pas trop regarder madame Delacour.

Mais à cette instant, madame Delacour aurait très bien pu jongler en faisant des claquettes, Neville n’en aurait rien vu. Il resta figé, son regard fixé sur Fleur, et se demanda si on ne lui avait pas jeté un Petrificus Totalus.

Il aimait les fleurs, mais il n’en avait jamais vu d’aussi belle…
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
Charliz
Vigile à baguette du Ministère
Messages : 1794
Inscription : 14 avr. 2018 - 00:38

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Charliz » 22 juin 2019 - 22:29

Titre : She's a Rainbow
Thème (écrit ou image) : Image
Région: Moyen-Orient
Fandom : Original
Nombre de mots : 252
Personnages : /
Rating : Tout Public
Il avait déposé ses cliques et ses claques avec un soupir, les pieds en sang et des cloques sur les paumes. D’un regard, il avait cherché les traits de sa mère sous la poussière, son petit frère niché sur une épaule, endormi de travers.

Ils avaient tant marché, il était tant tombé sous le poids des bagages de ses derniers parents que Saïd ne tenait plus debout. A douze ans, il avait dû s’arracher à son enfance, ses origines, trainant sa mère pour sauver leur vie. Mais enfin, la Syrie était loin.

Le camp se dressait devant eux, terre promise un peu décrépie. Sous les tentes auparavant banches s’entassaient des gamins aussi misérable que lui, le regard éteint et les joues creuses. Le paradis semblait bien terne… Avaient-ils fuit un enfer pour un autre ?

Son cœur s’emballa, ses mains cherchèrent des poches déchirées depuis longtemps pour y trouver un peu de réconfort et finalement, l’eau coula de ses yeux. Comme s’ils avaient assez bu ces dernières semaines pour la gâcher, cette eau.

Et soudain, l’apparition éclipsa la misère. A l’entrée du camp, assise au bord du vide, une jeune fille aux cheveux d’or… Comment telle chevelure pouvait-elle être réelle ? Saïd n’en avait jamais vu de semblable : chez eux, les petites filles étaient coiffées de mèches de jais et les femmes se couvrait par pudeur.

Le mirage tourna les yeux vers eux, des yeux d’un bleu pur, comme le ciel d’une chaude journée, puis sourit.
Enfin… Enfin la terre promise.
Image

Avatar de l’utilisateur
Clo
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1568
Inscription : 22 mars 2009 - 14:20

Re: [Textes] Nuit du 22 juin

Message par Clo » 22 juin 2019 - 22:47

Titre : Poulet libanais
Thème : Zeste
Région : Moyen-Orient
Fandom : Original
Nombre de mots : 473
Personnages : Stéphanie
Rating : Tout public
Stéphanie regarda sa liste de courses. Le poulet, elle ne l'avait pas encore, mais c'était réservé et elle allait le chercher à la boucherie en sortant du marché. Poivre, paprika, coriandre, ça aussi c'était bon. Le cumin, elle venait de l'acheter. Elle parcourut le reste de la liste en fronçant les sourcils. Il était hors de question qu'elle oublie quelque chose, elle n'aurait jamais le temps de faire l'aller-retour dans les temps. Cumin, huile,…

"Bonjour Madame, je peux peut-être vous aider ?"

Stéphanie sursauta et tourna la tête vers le poissonnier qui venait de l'interpeller. Penchée sur l'élaboration de son menu, elle s'était arrêté sans faire exprès.

"Euh… Non, c'est gentil, je calculais ce qu'il me manquait.
- Qu'est-ce que vous préparez de bon ?"

Un peu surprise de l'insistance du commerçant, elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle. C'est vrai qu'il n'y avait pas grand monde sur le marché ce matin, il fallait bien qu'il passe le temps. Elle lui sourit en retour, bien décidée à faire vaincre l'angoisse que lui procurait ce repas.

"J'ai décidé de faire un poulet libanais, je crois que je me suis trompée d'étal, répondit-elle en riant.
- Et qu'est-ce qu'il vous manque du coup ? Vous êtes sûre d'avoir toutes les épices ?
- Poivre, cumin, coriandre, paprika, ail, sel et poivre, tout est bon, ne vous inquiétez pas pour moi."

Il la regarda en fronçant les sourcils.

"Et vos citrons ?"

Stéphanie cligna des yeux, inquiète.

"Mes citrons ?
- Et bien oui, il faut soupoudrer avec du zeste de citron pour donner un peu de fraîcheur !"

Stéphanie regarda sa liste, en comptant sur ses doigts.

"Oh, je ne savais pas. C'est une recette que j'ai trouvée sur Internet…
- Ah ça, Internet ! Ce n'est pas comme ça qu'on fait la vraie cuisine"

Le poissonnier se tourna vers la vendeuse de fraise à côté et acquiesça.

"Exactement ! Tenez, ils ont oublié de rajouter le zeste de citron dans sa recette de poulet libanais, alors que c'est vraiment la petite touche qui fait tout.
- Du zeste du citron ? Mais n'importe quoi, surtout pas !"

Sa liste à la main, sa poche de courses à ses pieds, Stéphanie regarda sans la voir la discussion animée entre ses deux voisins. Fallait-elle qu'elle achète des citrons ? Elle ne voulait pas et ne pouvait pas se rater. Ce poulet était une tentative de réconciliation avec sa belle-mère et Mouna n'était pas facile à convaincre. Et si elle demandait à Samir ? Elle leva les yeux au ciel à cette idée. Il répondrait un "Mais on s'en fiche" et ça ne résoudrait pas le problème du poulet. Citron ou pas citron ?

Image

Verrouillé

Revenir à « La Tour d'Astronomie »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : selket et 6 invités