[Textes] Nuit du 31 mai

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Roxane-James1 » 31 mai 2019 - 22:58

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Arôme
Fandom : Original (Le Royaume sans songe)
Nombre de mots :
Personnages : Cassiopée Teller / La Reine de Givre
Rating : Tout public
Cassiopée porta sa tasse de thé à ses lèvres, muette. Ses yeux ne cessaient d’aller et venir à la pile ahurissante d’enveloppes qui trônait sur le bureau de son hôtesse à la figure séraphique de celle-ci. Sa peau semblait être taillée dans du givre, quant à son épaisse chevelure tressée, on eût dit une cascade de lumière. Des mèches opalines folâtraient sur son front, rongeant ses joues pâles et la ligne tranchante de sa mâchoire. Ses lèvres minces paraissaient issues d'un bloc de marbre, plus blanches encore que son épiderme. Elle portait une robe aux manches bouffantes qui retombaient en volutes cramoisies sur ses poignets délicats. Des bagues semblables à des boutons de rose décoraient ses doigts graciles, et des colliers de perles sombres ruisselaient dans son décolleté. Le col de son vêtement était si ample que l’on apercevait la naissance de ses seins, de la même couleur givrée que son visage. Cassiopée l’aurait trouvée fort belle si elle ne lui avait pas inspirée tant de méfiance.

— Vous ne buvez pas, mon enfant ?

Cassiopée reporta son attention sur sa tasse, toujours suspendue dans l’air. Elle avala le liquide ambré qu’elle contenait, salivant lorsqu’un goût sucré se répandit sur sa langue. Le breuvage était onctueux. Cassiopée se demanda un bref instant si l’on n’avait pas fait fondre l’un de ces nuages crémeux qu’elle discernait au travers de la fenêtre. Ici, tout semblait possible. Sur son chemin jusqu’au Château, elle avait croisé des nains vêtus d’une coiffe de plumes pourpres qui chantaient les nouvelles du Royaume, un jeune homme lui ayant offert de lire son avenir dans un livre ouvert, une danseuse pourvue d’ailes de libellule et un lion aux yeux d’émeraude qui prétendait avoir mis au monde la Reine elle-même. Alors un nuage dans un thé, c’était une plaisanterie.

— Redites-moi votre nom, très chère.
— Cassiopée.
— C’est cela…

La Reine s’éventa avec un éventail dont les lames de bois blanches se changèrent en vipères ivoirines. Un plateau argenté apparut entre les mains de Cassiopée, débordant de biscuits dégoulinant de miel et de perles sucrées. La Reine l’incita d’un geste du menton à en avaler un, aussi Cassiopée s’exécuta-t-elle en croquant dans une étoile glacée dont les saveurs surpassaient tout ce qu’elle avait pu goûter jusqu’à présent. Une explosion d’arômes éclata dans sa bouche. Elle crut mourir de plaisir. Ses doigts poisseux enfournèrent d’autres pâtisseries, faisant éclater de nouvelles étincelles contre son palais toujours plus quémandeur. Alors qu’elle s’apprêtait à se resservir copieusement en sablés au caramel-chocolat, le plateau s’évapora dans l’atmosphère. Un cri de rage remonta le long de sa trachée, menaçant de se déverser dans la petite pièce. Elle le réprima de justesse, songeant – à raison – que la Reine n’apprécierait guère son mauvais caractère.

— Cassiopée. Avez-vous aimé cette collation ?
— Beaucoup, Madame.

Les yeux froids de la Reine se nuancèrent de reflets métalliques.

— Tant mieux. Car il s’agissait de votre dernier repas entre ces murs. A partir de maintenant, votre place sera aux cachots. Pour traîtrise et tentative d’assassinat sur ma Royale Personne.
— Je n’ai jamais…
— Silence, vicieuse ! Ou je te change en arbre, ainsi que je l’ai fait pour ton ami le Messager.
— C’était vous ?! s’insurgea Cassiopée. Vous avez transformé Sol en saule ? Sorcière !

Le rire de la Reine se brisa comme des éclats de miroirs dans la pièce, dans un vacarme assourdissant. Cassiopée se débattit lorsque des gardes aux visages couverts d’une épaisse fourrure brune l’emmenèrent, des larmes de colère inondant son visage. « Sorcière ! », hurlait-elle sans cesser de donner des coups à l’aveugle. Quand sa rage se calma et qu’elle fût assise sur les carreaux froids de la prison du palais, ne resta plus sur sa langue qu’un ardent arôme de haine.
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Melow
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Melow » 31 mai 2019 - 23:03

Titre : Why is Tessa late
Thème (écrit ou image) : Arôme
Fandom : orignal
Nombre de mots : 593
Personnages : Tessa Moreau, Diarmid Ó Ruaidhín
Rating : TP
Diarmid Ó Ruaidhín looked once more at his pocket watch. Tessa Moreau was late, again. The old man sighs.
« I swear to God, if the frog is not here in a minute, I’m leaving, and too bad for her! » he thought very angrily.
But Tessa showed up right at this moment. Diarmid's blue iris were sending thunders. Tessa passed him and ignored the storm which was going into the old man’s eyes.
Diarmid Ó Ruaidhín was a tall man, in a very good shape, despite his age. In fact, when we knew his age, it immediately appeared that the fact only he was alive was a miracle. Who else had the pretention to say they have lived 670 years? No one but him. Or at least, he was the only one of his kind he ever met. Centuries ago, he had looked for someone like him. Someone who could tell him he was not alone. Someone to grow old with.
Apart from looking like a very excentric old man who knew too much for his own good, nothing happened. In fact, he had survived everything life has thrown at him, ranging from natural disasters, wars, epidemics, political turmoil and even stds. The only problem when you grow that old on yourself, apart from the lonliness of course, was the fact that he has experienced so much death, love, hate, sex, kindness, evil & ignorance that he no longer wishes to live.
People often say that we were born alone and that we are going to die alone too. It was like Diarmid had died alone too many times.
Until he met Tessa. She was a young journalist aged 27. (At the same time, even a grandmother would have been young compared to him). She was probably the most curious, stubborn, annoying, noisy, and bubbling person he ever met. It didn’t take a long time before she found out his secret.
They soon became friends. And if they were meeting this day, it was for one of Tessa’s investigation. She was suspecting the CEO of the *** company inc whatever the fuck the name it had to steal money and she wanted to reveal him. She had managed to find a secret poker party where only old men with lots of money where invited. This was were Diarmid was important.
“You’re late.” he told her.
His voice was gravelly. His tone was smooth. He looked at her in her eyes.
She was chewing a lollipop stick. She was always chewing something.
“It’s the yoghurt I had before. It was the worst I ever had! So gross! The flavour was indescribable. I can’t tell you if it was strawberry or lemon, or lime, or mint, or candy, or bubblegum or some other shit like that. Can you believe it? WHO invented those yoghurt seriously? Some day I am going to investigate about that. So when I finished it…
“Wait a minute, you finished a yoghurt pot that you hated?”
“Do you have any idea how expensive this yoghurt were? Anyway, I had to eat a lollipop so the taste could go away but I couldn’t find them… They were actually into my jacket. I totally forgot about it, you imagine.
“You never considered to… brush your teeth?
Tessa became suddenly very quiet, which was very unusual for her. Diarmid got worried and frowned.
“Is everything ok?
“I don’t know where I put my toothbrush
“Oh sweet mother of God… Can we just go, now?!
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Wapa » 31 mai 2019 - 23:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Arôme
Fandom : HP
Nombre de mots : 594
Personnages : Lily / Tunie / Vernon / James
Rating : Tout public
Tout contre sa nuque, James chuchota :

- Toi mon soleil.

Il n'y avait rien à ajouter. Il se retourna ensuite vers Pétunia en la complimentant sur sa tenue. Celle-ci rosit de plaisir. Après une poignée de main virile, Vernon entraîna James vers son automobile. Lily perçut sur le visage de son bien-aimé une supplique silencieuse alors elle lui adressa une grimace d'encouragement. C'était reparti pour l'inventaire complet des compétences exceptionnelles du véhicule.

Impatiente d'avoir son avis, Pétunia profita de l'absence de son promis pour l'interroger :

- Alors ? Comment le trouves-tu ?

- Il est... heu...

- Tellement déterminé, coupa sa soeur sans attendre sa réponse. Il a une vision très claire de son avenir. Une vraie ambition. Je suis certaine qu'il ira loin. Et enfin un homme qui n'a pas peur de l'engagement. Sa demande en mariage était tellement... tu aurais dû être là. Les parents étaient ravis. En plus, il veut une famille stable. Solide...

Alors que Pétunia poursuivait sur sa lancée, Lily commença à entendre des bribes de la conversation de leurs compagnons. Le ton montait. Dans le brouhaha, elle perçut distinctement les mots "balai" et "Quidditch". Elle gémit. Calamité. Ils n'étaient pas encore entrés dans le restaurant que déjà un des sujets interdits avait été abordé. Elle trottina vers eux aussi vite qu'elle put sur ses hauts talons. Alors qu'elle s'approchait, elle entendit James assurer :

- Rien ne vaut un balai, la sensation de vitesse est grisante. On se sent bien plus libre que dans une de ces... voitures.

Vernon avait le teint rouge et les sourcils froncés. Manifestement, il n'appréciait guère qu'un quasi inconnu remette en question les performances de sa chère et tendre automobile. Lily glissa son bras sous celui de James et suggéra, enjôleuse :

- Je suis sûre que vous devez être affamés. De grands gaillards comme vous...

Comme aucun des deux ne bougeait, elle crut que la situation allait s'envenimer. Mais finalement, James se tourna vers elle en prenant sur lui :

- Tu as raison. Je suis affamé.

Avec reconnaissance, elle lui saisit la main et l'entraîna à l'intérieur du "Gai Pinson". Poussant un rideau sombre, ils arrivèrent dans une ambiance tamisée. Bercés par la douce mélodie d'un piano et la sensualité des odeurs. C'était le parfum du raffinement. Clairement pas le genre d'établissement qu'ils avaient l'habitude de fréquenter. Pas difficile de deviner qui avait proposé cette adresse. Tel un poisson dans l'eau, Vernon affecta le serveur d'un discours ampoulé jusqu'à leur table recouverte d'une nappe blanche.

Lily repensa avec regret à l'ambiance chaleureuse des Trois Balais. Oui, la minuscule auberge était généralement bondée, bruyante et enfumée. Mais elle aurait tout donné pour pouvoir tremper ses lèvres dans la mousse caramélisée d'une Bièraubeurre. Savourer cette chaleur sucrée réconfortante. Ici, tout était froid. Tendu. Personne n'osait parler. Elle se plongea dans le menu aux prix exorbitants. Peut-être qu'elle se laisserait tenter par le Saumon d’Ecosse Fumé au Bois de Hêtre avec sa crème acidulée au citron vert. Ou alors l’écrevisse marinée aux épices orientales et sa mousse de chou-fleur.

Vernon se racla la gorge pour attirer leur attention. Puis, il interrogea finalement James d'un ton qu'il espérait certainement badin mais qui sonna plutôt agressif :

- Alors... Potter, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?

D'un coup, l'ambiance passa de froide à glaciale. Lily reconnaissait cet arôme si particulier... celui du fiasco assuré.
"Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde." Marianne Williamson

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Roxane-James1 » 31 mai 2019 - 23:28

Titre : /
Thème (écrit ou image) : les deux
Fandom : Original (?)
Nombre de mots :
Personnages : Esther / Marika
Rating : Tout public
Les souterrains du château d’Arkandie n’étaient éclairés qu’à la lueur chancelante des flambeaux. Sous les voûtes de pierres taillées, les ombres se dressaient, plus terrifiantes encore que celles qui rampaient sous les lits des enfants. Indifférente aux serres crochues des silhouettes noires tapies dans l’obscurité croissante, Marika progressait dans les galeries, les lèvres pincées. Sa lourde chevelure fauve oscillait dans son dos, battant la mesure que ses pas imposaient à sa silhouette fanée. Dans un recoin des souterrains, loin de la lumière éclatante de la Cour, Marika s’éveillait. Ses yeux jaunes s’aiguisaient, son cœur s’armait de volonté. La détermination embrasait ses mouvements qui, d’abord fluides, devenaient saccadés.

— Esther ? Êtes-vous là ?

Sa voix se répercuta en échos le long des murs, se faufilant sous les arcades et les sculptures décorant les galeries. Esther lui apparut soudainement, vêtue de la Nuit elle-même. Sa peau sombre, son manteau étoilé et le froufrou à peine perceptible de sa robe vaporeuse anoblissaient ses traits. Marika esquissa un sourire satisfait en la voyant ainsi parée.

— Ma Reine, la salua Esther dans un murmure à peine audible.

Sa voix glissa le long des murs, imprégnant les parois de ses intonations félines.

— Ma sœur vient d’obtenir le trône, Esther.
— Je le sais, Ma Reine. Que puis-je faire pour vous ?
— Tuez-la. Punissez sa lumière. Trainez-la dans la boue. Faites en sorte que la couronne me revienne, Esther.

La Nuit sourit, sa figure charbonneuse s’éclairant un bref instant. Un battement de cils plus tard, elle s’en était allée dans le silence le plus complet.
Marika se sentit soudain plus grande et plus puissante qu’elle ne l’avait jamais été. Sa sœur, Anika, bénéficiait certainement du soleil aveuglant mais elle, elle avait la Nuit sous sa coupe, une funambule du destin qui sacrifierait sa vie pour la sienne sans hésiter. Et qui tuerait sa sœur sans se faire remarquer.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par dreamer » 31 mai 2019 - 23:55

Titre : Une âme en peine
thème : écho
fandom : hp
nombre de mots : 609
Persos : Padma Patil
Rating : tout public
Un souffle qui caresse les pavés. Une silhouette floue et blanchâtre arpentant les couloirs.  Un écho du passé. Voilà ce que Padma était devenue.

Tandis que de nouveaux élèves se pressent et se massent dans les couloirs, elle les observe. Avec nostalgie et une irrépressible jalousie. Ces enfants, pleins de vie et de gaieté, n'avaient jamais eu à affronter la guerre. A s'engager dans un combat qui les dépassait. 

Aucun d'eux n'avait dû se rebeller contre l'oppression. Résister. 

Aucun d'eux n'avait sacrifié ses études contre sa liberté. 

Aucun d'eux n'avait perdu la vie dans un duel aussi violent qu'explosif. 

Padma avait toujours été une fille craintive. Petite, elle avait peur de l'obscurité et des monstres qui se cachaient sous son lit. Mais Parvati avait toujours été là pour la rassurer, pour lui tenir la main et lui chuchoter des paroles rassurantes quand des cauchemars la tiraient du sommeil au beau milieu de la nuit.

Quand il avait fallu quitter leurs parents pour se rendre à Poudlard, l'angoisse avait serré le coeur de la petite Padma de l'époque. Sortir du cocon familial était une épreuve qu'elle n'était pas prête à franchir. Même sa soif de connaissances et sa curiosité n'avaient pas suffi à lui insuffler l'envie de partir. C'est Parvati qui l'avait convaincue que l'école de sorcellerie serait la plus belle expérience de leur vie.  

Parvati avait toujours été la plus courageuse des deux, la plus aventurière, la première à oser. 

Alors, quand l'éclat de lumière verte avait aveuglé Padma, sa seule pensée s'en était allée vers sa jumelle. Et la peur avait submergé la Serdaigle comme un tsunami. Elle ne pouvait pas franchir cette étape seule. Elle n'avait jamais été la première à rien.

Et si quelque chose angoissait bien terriblement Padma, c'était la mort, cette effrayante inconnue. 

Son refus net de franchir cette étape sans sa soeur l'avait conduite à prendre cette forme infâme d'esprit. Pas réellement morte, mais certainement pas vivante non plus. Un entre-deux, voilà ce qu'elle était. Condamnée à une éternité à observer les humains avancer dans leur vie, à perdre tous ses proches un à un, sans jamais savoir ce qu'il existe de l'autre côté. 

"C'est le fantôme Patil, là-bas" murmurent des élèves en passant dans une allée adjacente à celle qu'elle occupe."

"Celle de la Grande Guerre ?"

"Oui, celle-là."

Déjà quinze ans que la Guerre était finie, et pourtant, tout demeurait gravé dans la mémoire de Padma comme si c'était hier. Le climat de tension dès début septembre. Les cours se transformant en séances de torture, au sens propre du terme. Les Doloris. Les sorts de coupure. Les rires sardoniques des Carrow face à sa peur. Sa participation à l'AD. Les pleurs, dans son lit, la nuit. Son rapprochement avec Anthony. Puis le séjour dans la Salle sur Demande. Et le combat final. 

Ces hurlement déchaînés, ces scènes de chaos, ces édifices qui l'avaient accueillis depuis ses onze ans, complètement détruits. Les jets de lumière vert et violet parcourant son champ de vision. Les explosions. Le bras déchiqueté d'Anthony. La disparition de Parvati. Le Mangemort qui l'avait attaqué. 

Et la peur qui lui étreignait l'estomac tout du long. 

Ces images n'arrêtaient jamais de remuer en elle. Constamment, l'une d'elle venait altérer le peu de conscience qu'il lui restait. 

Si seulement elle s'était laissée mourir, si seulement elle avait accepté de perdre la vie, si seulement elle ne s'était pas obstinée à refuser, peut-être que tout serait différent. 

Depuis quinze ans, déjà, Padma Patil hantait le château de Poudlard. Une âme en peine qui jamais ne retrouverait réconfort dans le monde des vivants, mais jamais plus ne serait acceptée dans celui des morts.
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Parchemin informatisé à remplir pour faire plaisir à l'Equipe des Nuits ! :hug: (Téléscope et manuel d'astronomie non autorisés :mrgreen: )

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a_t_fitz
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par a_t_fitz » 31 mai 2019 - 23:58

Titre : L'écho de nous
thème : écho
fandom : hp
nombre de mots : 457
Persos : Frank et Alice Londubat
Rating : -16 ans (violence prononcée)
Ne meurs pas. J’ai tant besoin de toi.

J’ai presque un pied dans la tombe. Les yeux mangés par ta souffrance. Le cœur bouffé par l’espérance. J’en perdrais la tête. C’était le début de la fin. Un baiser eschatologique. Nous savions tous les deux qu’il n’y aurait pas de lendemain. Elle a commencé par toi. Je ne pouvais pas bouger. Ils me tenaient, m’immobilisaient. La corde brûlait ma peau – je n’aurais pas dû me concentrer sur ça, je n’aurais dû voir que toi – mais je ne parvenais pas à faire abstraction de cette douleur. Le sang qui coule sur ta joue a un arrière-goût de larme. J’aimerais essuyer ce rubis et le transformer en avenir. Mais ça aussi, on nous l’a volé. Ton hurlement me fait l’effet d’une lame. Je la sens aller et venir et j’aimerais en finir. Pour toi, j’aimerais en finir. Tout vaudrait mieux que ça.

Je pense à notre fils. Je revois son visage rond, ses mains dodues, ses grands yeux rieurs et sa petite dent qui a tout juste percée sa gencive. On a passé les derniers mois debout, priant pour trouver de quoi apaiser sa douleur. Les sorts que nous connaissons sont trop agressifs pour un nouveau-né. Parce qu’on n’a jamais eu qu’à faire ça. Se battre. Se complaire dans la violence. Faire la guerre. Mon amour, j’ai oublié l’odeur de la paix. Je crains que nous ne la revoyons jamais. Tes cris faiblissent, tes yeux se vident. Je t’offrirais la paix, si je le pouvais ; mais mes mains sont liées et ces deux Mangemorts me tiennent fermement. J’aimerais embrasser une dernière fois tes lèvres roses. Oh, Alice ! Pardonne-moi ! Ta chair se déchire de l’intérieur. Tu éclates dans ta propre enveloppe. Ta douleur raisonne dans les fibres de mes doigts. Je te vois tressaillir, et cette femme, cet être de haine et de carnage exulte devant ta souffrance. J’aimerais hurler pour qu’elle te libère. Aucun son ne sort de ma gorge.

Lentement, avec délectation, cet être abject se retourne et me fait face. Elle lève sa baguette – je sais ce qui m’attends. Je te revois, tes yeux rieurs gorgés de vie, les doigts de pieds sur le tapis, dans ce vieux rocking-chair, chez ma mère, le bébé dans les bras. Tu venais juste d’accoucher. Tu sentais encore la maternité et le lait. Je devais aller travailler, une mission pour l’Ordre. Et c’est ce que tu m’as dit.

Ne meurs pas. J’ai tant besoin de toi.

Plus que jamais, ta voix résonne. J’ai comme un écho de nos jours heureux. Je ne mourrais pas pour toi. Je ne mourrais jamais tant qu’il existera. Après tout, c’est un petit bout de nous. Notre Neville. L’écho de nous dans les bras de l’existence.
Si vide d'espoir est le monde du dehors que deux fois plus précieux m'est le monde du dedant - E. Brontë
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auteure d'une fanfiction sur les Maraudeurs - lectrice compulsive

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 01 juin 2019 - 00:04

Titre : Deux âmes en perdition
Thème : Ecrit
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 729
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
« C’est officiel, nous sommes perdus, déclare James en s’arrêtant au bord d’un gouffre.
— La faute à qui, on se le demande, persifle Gareth qui observe longuement les lieux. »

Leur petite expédition n’aurait pas dû durer tant de temps et les mener si loin. Ils ont dévié de leur trajectoire initiale de plusieurs kilomètres, sans emporter la moindre technologie capable de les sortir de ce nouveau pétrin. Les téléphones sont restés dans la voiture – au parking – et les puces de localisation fournies par Q n’ont pas résisté à l’assaut de l’ennemi, quelques heures plus tôt. Un seul sac de randonné est en leur possession, avec un équipement de base pour passer la nuit mais sans possibilité de joindre leur quartier maître ou la moindre personne disponible pour leur porter de l’aide. Certes, ils ont une boussole sous la main mais sans destination précise et sans carte, ils ne peuvent pas prendre le risque de rejoindre la civilisation où les attendent leurs adversaires. S’il avait été seul, James aurait tenté le tout pour le tout en se faisant capturer et en utilisant ses indéniables qualités d’agent de terrain pour s’en sortir mais la présence de Mallory à ses côtés contrarie ce plan. Son supérieur a eu son heure de gloire par le passé mais il n’est plus aussi agile que dans sa jeunesse et il n’est plus habitué à courir dans tous les sens pour sauver le monde.

Bond ramasse un caillou et le jette dans le gouffre, écoutant attentivement pour estimer la hauteur à laquelle ils se trouvent. L’écho de la chute l’informe sur la distance entre eux et le sol, lui tirant un rictus agacé. Il faudrait un miracle pour qu’ils puissent s’en sortir sans blessure mais c’est la seule issue qu’ils ont. Comme la nuit approche à grands pas, l’espion abandonne l’idée de descendre à l’instant-même. Il y a très peu de chance que leurs opposants les retrouvent si vite, surtout au bord d’un gouffre, ce qui leur permet d’établir un campement sommaire à quelques mètres du vide. La tente ne prend que quelques courtes minutes à être dressée, la lampe à huile s’allume sans mal et ils s’installent autour d’un réchaud portatif afin de se remplir un peu l’estomac. Ils mangent dans le silence alors que le ciel s’obscurcit, n’échangeant que des regards dans lesquels luisent les accusations respectives qu’ils ont l’un envers l’autre.

Gareth est le premier à ressortir de la tente, trop éveillé pour attendre l’arrivée du sommeil. À cause de leur empressement et des attaques imprévues, ils n’ont plus qu’un seul sac de couchage et ils ne sont pas enclins à le partager sans ressentir l’appel des bras de Morphée. M se dégourdit un peu les jambes en détaillant les étoiles et en repérant les constellations dont il connaît les noms sur le bout des doigts. Il entend à peine son agent qui le rejoint et ne réagit à sa présence que lorsqu’il prend la parole.

« La nuit va être courte, vous devriez aller dormir. Je peux prendre le premier tour de garde.
— C’est inutile de veiller, double zéro sept, personne ne viendra jusqu’ici. Et je ne suis pas le seul qui aura besoin d’être en forme pour notre partie d’escalade.
— Nous n’avons aucun matériel, Sir. Je ne suis pas certain que …
— Cette affaire me concerne autant que vous, Bond, et je ne donnerai pas satisfaction à nos ennemis. »

Dans le timbre de son supérieur, James perçoit un écho de ses propres émotions. Il y a une colère sourde contre ceux qui les pourchassent, un désespoir de ne pas être en mesure de fuir plus facilement et une certaine crainte à la pensée de ne pas survivre au lendemain. C’est ce dernier sentiment, plus que les autres, qui pousse l’agent double zéro à prendre les devants. Sans y réfléchir, sa bouche rencontre celle de Gareth, l’une de ses mains repose sur sa nuque pour l’empêcher de fuir tandis que de l’autre, il rapproche leurs corps. La réaction de Mallory est immédiate, il répond à son baiser comme s’il s’accrochait à une bouée de sauvetage, le cœur battant frénétiquement, en écho avec celui de l’espion. D’un commun accord muet, ils se dirigent vers la tente où le corps à corps reprend sur la dureté d’un sac de couchage. Peu importe de quoi demain sera fait, ils s’abiment dans la passion.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 01 juin 2019 - 00:58

Titre : Rencontre imprévue
Thème : Écrit
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 703
Personnages : Hailey Worme (OC), Lorcan Scamander
Rating : Tout public
Les grains de sable du désert se sont infiltrés dans chaque interstice de leurs vêtements trempés de sueur à cause de la chaleur du soleil. Le climat égyptien est plus rude que ce qu'ils avaient prévu et ils ont promis de ne pas utiliser de sortilège en-dehors d'une situation d'extrême danger, les obligeant ainsi à supporter l'ardeur des températures comme de simples moldus. Lorcan en est à son trentième juron depuis qu'ils ont quitté le chemin balisé pour les touristes afin de s'enfoncer dans l'envers du décor. Non loin des pyramides du plateau de Gizeh, une zone débordante de magie a été découverte par des archéologues sorciers. Les chantiers de fouille ont été placés sous la protection de sorts anti-intrusion et les autorisations d'accès sont dispensées après de longs entretiens. La spécialisation d'Hailey dans la recherche des procédés antiques liés à la magie leur a ouvert des portes mais ne les écarte pas pour autant de tous les dangers de la région.

Les premières installations de fouilles ont mis au jour des artéfacts anciens conservés à la perfection. Des spécialistes ont cependant décrété qu'aucun récipient ne devra être ouvert dans l'enceinte des chantiers. Une urne a déjà eu son couvercle de brisé par mégarde et l'un des archéologue en a perdu ses cinq sens dans les cinq minutes. Pour éviter que se reproduise un tel phénomène, la sécurité autour des objets a été renforcée et plus personne ne peut être seul auprès d'un quelconque contenant. Ce ne sont toutefois pas les vases qui intéressent le plus Hailey mais bien les témoignages écrits de l'époque. Elle a eu l'occasion d'étudier des textes d'autres pays dans le cadre de ses études et certains documents l'ont menée jusqu'en Égypte où elle espère découvrir la clef qui la conduira aux sources de la magie, bien avant l'invention des baguettes et des grandes écoles de sorcellerie. C'est un pari risqué puisque certaines de ses théories révoltent ses contemporains mais elle ira au bout de ses recherches.

« Tu crois qu'on est encore loin ? s'enquiert Lorcan en secouant une fois de plus le sable qui recouvre son sac.
— Je l'ignore, répond évasivement Hailey. D'après le parchemin, nous devrions approcher de l'entrée du temple. »

Ils parcourent encore quelques mètres avant de tomber sur des couleurs caractéristiques des motifs des temples.

« Tu as oublié de préciser qu'il était ensablé, remarque le jeune Scamander avec un brin de sarcasme.
— Peut-être parce qu'il n'est pas censé l'être, rétorque son amie. »

D'une main fébrile, elle effleure la représentation d'un héron. Aussitôt, le sable sous leurs pieds semble être aspiré vers les profondeurs de la terre et il les entraîne dans son sillage. Les deux amis ont juste le temps de se prendre la main avant de finir leur course dans la pièce centrale du temps où l'immense statue d'un dieu les surplombe. Hailey reconnaît la représentation d'Osiris et un long frisson glacé la saisit. Ses doigts se serrent violemment autour de ceux de Lorcan qui lui jette un coup d'œil. La jeune femme est devenue pâle suite à leur chute incontrôlée mais son teint blanchit plus encore lorsqu'une ombre gigantesque avance vers eux.

« Qui ose profaner l'antre d'Osiris ?
— Oh non, gémit Hailey. C'est une sphinge. Elle ne vit que pour obtenir des réponses et dévore ceux qui ne se soumettent pas à ses questions ou à ses énigmes. »

Le fils de Luna n'émet aucun commentaire, le cœur au bord des lèvres. Il a entendu parler des ces bêtes dans les livres de créatures de son arrière-grand-père mais il ne pensait pas qu'il en croiserait une un jour et encore moins dans de telles conditions.

« Qui ose profaner l'antre d'Osiris ? répète la sphinge en restant dans l'ombre.
— Je ... Je suis Hailey Worme et ... et lui c'est Lorcan Scamander. »

Leurs noms sont sans doute méconnus de la créature mais ils n'ont pas le choix que de se présenter. Seules les réponses leur sauveront la vie.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par dreamer » 01 juin 2019 - 00:58

Titre :
Thème : image
Fandom : Hp
Perso : Newt
Nombre de mots: 254
Rating : tout public
"THESEUS ! NEWTON ! VOS VALISES SONT-ELLES PRÊTES ?"



La voix de Mrs Scamander résonna dangereusement dans l'escalier et l'adolescent entendit son frère aîné s'agiter dans la chambre d'à côté. Sans doute avait-il été, comme lui, perdu dans ses pensées, en ces derniers jours de vacances. 



D'ici quelques jours, les deux garçons retourneraient à Poudlard. 



Newt était à la fois impatient de retrouver cet univers bien particulier, mais également un peu triste. Il aurait sans aucun doute préférer rester auprès de sa mère et assister à la naissance imminente des bébés hippogriffes. 



Hélas, sa mère avait été inflexible sur le sujet et ne lui permettrait pas de manquer quelques jours d'école afin d'y assister. 



Sa valise vide semblait le narguer, comme pour lui rappeler tout ce qu'il n'aurait pas le droit d'emmener avec lui : ses loupes spéciales, ses potions de suture - jugées dangereuses par le concierge et qu'il avait confisquées à Newt l'année précédente -,  et quelques uns de ses fidèles compagnons. 



L'école de sorcellerie ne tolérait pas d'animaux de compagnie en ses murs autres que chat, chouette, hibou ou crapaud, au plus grand désespoir du jeune homme, qui, d'une, n'appréciait réellement que des créatures plus originales que celles autorisées, et de deux, avait énormément de mal pour se contenter d'un compagnon. 



Et ce n'était que Poudlard... Newt, qui rêvait de voyage et d'aventures, ne pourrait sans doute jamais concrétiser ses espoirs avec la politique stricte qui régissait de nombreaux pays. 



A moins qu'il ne parvienne à faire coopérer cette maudite malle...
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par dreamer » 01 juin 2019 - 01:38

TItre : -
Thème : écrit/image
Fandom : hp
Persos : Dean, Parvati
Nombre de mots : 714
Rating : tout public
Il s'était longtemps renfermé sur lui-même après le départ de Luna. Il avait même coupé contact avec tous ses anciens camarades. Il en était arrivé au point où il avait claqué la porte au nez de Seamus qui était venu prendre de ses nouvelles. 



Et puis, il y avait eu ce hibou portant un parchemin parfumé et à la texture délicate. 



Pendant quelques jours, il n'avait pas voulu y toucher, se contentant de le fixer de loin. Que pourrait bien lui apporter les mots d'une fille qu'il avait à peine vu depuis un an et demi ? Certes, elle et sa soeur avaient toujours à ses yeux été les plus belles filles de Poudlard. 



Mais la Guerre avait balayé ses rêves d'enfant et ses inclinations. Luna avait réduit son coeur en cendres. Des cendres brûlantes qui embrasaient encore tout son corps quand son souvenir surgissait à nouveau dans son esprit. 



Finalement, il avait décacheté le rouleau de parchemin. Les effluves de fragrance fleurie étaient venues taquiner ses narines, et il s'était surpris à inspirer profondément cette odeur apaisante. Quelques lignes écrites avec soin l'invitaient à venir rendre visite à la famille Patil, en Inde, à l'occasion des dix-neuf ans des jumelles.



Partir en Inde ? s'était-il demandé. Pour y faire quoi ? Retrouver tous ceux qu'il s'était efforcé de maintenir à distance si longtemps ? Cela n'avait aucun sens.



Alors, il avait posé la lettre sur sa table et était reparti dessiner au fusain. Il ne répondrait pas, et sans doute qu'on l'oublierait ou le laisserait dans son coin. 



Le second hibou l'agaça et il sentit ses mâchoires se contracter en inspirant les arômes floraux émanant du parchemin. Comme si Parvati avait aspergé son courrier de parfum avant de l'envoyer. De quel droit se permettait-elle de le sommer de venir ? s'était-il insurgé en lisant ces mots déposés sur le papier de manière autoritaire. 



Il ne bougerait pas de ce maudit appartement. Personne ne l'y forcerait. 



Le troisième hibou fut porteur d'une Beuglante. La voix si chaude et carressante de Parvati habituellement éclata de manière si virulente qu'il sentit son coeur s'emballer dans sa poitrine. Les reproches qu'elle lui fit lui serrèrent l'estomac, et une boule de culpabilité reponta jusque dans sa gorge. 



Il avait donc dit oui. 





Trois mois plus tard, voilà qu'il était en pleine campagne indienne, étouffé par la chaleur pesante et par son costume de sorcier qui étreignait de manière bien trop étroite son cou. Neville, qui s'était installé à ses côtés, semblait bien plus à son aise que lui. Peu désireux de croiser ses anciens camarades, bien qu'il ait cédé à l'invitation insistante de Parvati, Dean s'était retiré dans un coin un peu plus reculé pour observer la cérémonie de loin. 



Pourtant, quand cela commença, il ne put s'empêcher d'approcher pour mieux voir son ancienne amie. Parvati rayonnait, dans son costume traditionnel. Son sourire éclatant attirait tous les regards de l'assemblée. Padma, à sa gauche, dansait avec autant de grâce que sa soeur. Leurs tenues, identiques, rendaient grâce à leur beauté naturelle. Pourtant, Dean n'eut aucun mal à distinguer les deux jeunes filles. 



Il y avait toujours eu ce truc, chez Parvati. Cette sorte de magnétisme qui le fascinait. Il avait d'ailleurs fait de nombreux portraits en cachette d'elle, lorsqu'ils étaient encore à Poudlard, sans jamais réussir à capter cette chose si spéciale qui suscitait autant d'intérêt chez lui.



En l'observant de plus près, Dean constata que, malgré tous ses efforts pour prétendre le contraire, Parvati n'était pas heureuse, ou du moins pas totalement. Etait-ce le déménagement en Inde qui l'avait perturbée ? Le départ de Poudlard ? Un chagrin d'amour ? 



Une seconde plus tard, la jeune femme avait repris ses traits enjoués et charmeurs habituels, et Dean lui-même s'y laissa tromper, songeant qu'il avait sans doute transposé ses problèmes à son sujet d'observation. 



De la poudre colorée était désormais lancée en l'air par les jeunes filles, tombant en tâches sur leur peau et leurs vêtements, ainsi que sur ceux de leur public appréciateur. Balayant la foule du regard, Dean fut surpris de croiser le regard hostile de Lavande qui tenait fermement dans sa main le bras de Seamus. La jeune femme, défigurée par une large balafre violacée sur le visage, semblait le haïr avec une force insoupçonnée. 

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 01 juin 2019 - 01:51

Titre : Ignorer les apparences
Thème : Écrit
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 726
Personnages : Will Graham, Frederick Chilton
Rating : - 12
Le souffle de Will est régulier dans son dos et son bras repose contre le sien. Les yeux ouverts, Frederick ne parvient pas à dormir, l'esprit tiraillé entre le bonheur d'une nuit supplémentaire auprès du consultant et l'effroi de ce qu'il est devenu. Avant l'empathe, Chilton se souciait déjà de son apparence car elle lui ouvrait toutes les portes : un sourire et il était accueilli avec plaisir, un clin d'œil et il recevait une invitation pour une réception privée. L'aspect extérieur de sa personnalité - costume, sourire hypocrite - était un atout dont il se servait à outrance.

Puis il y eut Abel Gideon et son terrible scalpel, marquant pour la première fois la chair du psychiatre d'une longue cicatrice verticale sur son abdomen. Frederick aurait pu ne pas s'en soucier et l'arborer comme un trophée, une preuve de sa survie face à un médecin fou, mais il a flanché légèrement avant de se reprendre. Nul ne pouvait deviner l'empreinte de Gideon sous ses costumes hors prix alors il a repris le cours de son existence comme s'il n'avait pas failli mourir sur une table d'opération improvisée, les tripes à l'air, un rein et un morceau d'intestin en moins. Sa dignité supportait encore ce petit changement physique.

Et Myriam Lass fit feu. Une simple balle suffit à le défigurer à vie. Une lentille verte sur son œil gauche désormais aveugle, une prothèse dentaire pour remplacer une partie de sa mâchoire et du maquillage à outrance pour dissimuler l'impact du projectile au niveau de sa joue. Les costumes et autres parures n'ont aucune utilité pour cacher cette nouvelle apparence, c'est ancré en lui, sur son visage. Chaque matin, il répare soigneusement les dégâts occasionnés par la balle, chaque soir il affronte son aspect qu'il juge repoussant.

Mais Will n'a pas tenu compte de ses cicatrices. Il a pris Frederik sous sa protection malgré tout ce que le psychiatre lui a fait subir au sein de l'asile psychiatrique. Le consultant ne l'a pas repoussé à cause de son physique marqué par les blessures, il a regardé au-delà. Les premières nuits ont été les plus fastidieuses pour Chilton, parce qu'il refusait d'enlever ses prothèses, son maquillage, malgré les demandes tendres de l'empathe. Puis petit à petit, Will a vaincu sa résistance et lui a permis de se libérer de son apparence. Les caresses ont eu raison de sa peur de se montrer nu sous le regard d'un autre et les baisers ont su lui rendre son orgueil brisé.

« N'es-tu pas fatigué ? demande Will dans un murmure. »

À l'entente de la voix de son amant, Frédéric devine qu'il est plongé dans un état entre veille et sommeil.

« Je pensais à moi, rétorque le psychiatre sur le même ton. »

Il passe par l'égoïsme pour ne pas révéler qu'il n'est plus entièrement le même homme bien qu'il ne puisse plus berner son compagnon. Comme réponse, le consultant embrasse son épaule nue et laisse leurs doigts s'entrelacer. Le silence refait surface mais Chilton n'est pas attiré par le sommeil. Il se tourne maladroitement pour faire face à Graham, séparant leurs mains dans la manœuvre, mais plongeant son regard dans celui de l'homme qui sait le mener jusqu'à la mort la plus douce. Will caresse son visage, s'attarde sur ses pommettes inégales, effleure ses lèvres, descend le long de son torse et s'attarde sur la cicatrice léguée par Gideon. Frederick est à la fois gêné et désireux d'aller plus loin, surtout maintenant que le consultant est bien éveillé. Répondant à son appel informulé, Will l'embrasse tandis que l'une de ses mains se charge de lui faire perdre pied.

Pour beaucoup, les deux hommes n'avaient rien de commun, hormis le fait d'avoir été tous les deux suspectés d'être l'Éventreur de Chesapeake. Ils auraient pu rester éloignés, ne pas garder contact, mais Will ayant pour habitude de recueillir les bêtes les plus démunies, il a accordé à Frederick le droit d'avoir un autre foyer. Malgré les apparences, ils s'acceptent l'un et l'autre, puisant un réconfort mutuel dans le bonheur qu'ils construisent pas à pas.
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Verrouillé

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