[Textes] Nuit du 31 mai

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit du 31 mai

Message par Mikoshiba » 31 mai 2019 - 18:51

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit ou image) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par icequeen38 » 31 mai 2019 - 19:20

Code : Tout sélectionner

Titre : Une rencontre
Thème (écrit ou image) : Image..
Fandom : Harry Potter, Fantastic Beast
Nombre de mots : 178 mots
Personnages : OCxOC 
Rating : K 
Le bar était ouvert ce soir. C’était le seul bar ouvert de la nuit. La prohibition forçait beaucoup de monde à se cacher d'aimer la boisson, lui y compris. Il contourna la rue en s’assurant de ne pas être suivie. A son grand soulagement il n’y avait pas un chat. Pas âme qui vive, ce qui lui donna un frisson. L’alcool était interdit depuis quelques temps. L’alcool… La cause et la solution a tous nos problèmes. L’homme eu un sourire en pensant à la devise qui était devenue sienne. Entendue dans un cartoon que ses enfants regardaient. Le temps d’y aller il les avais fait gardés. Il sortit sa baguette magique et détourna le code secret. Les moldus étaient ingénieux… Il entra dans le bar. Du Jazz y était joué et une femme a la voix chaude y jouait… Il passa la nuit a écouter a admirer l’artiste. Lorsque quitta la scène il sortit du bar et la rejoignis. Il l’aida a ranger ses affaires.
- Merci…Euh…
- Edward Roswell, se présenta t-il et vous vous êtes ?
- Marie Evans.

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par AlwaysLS » 31 mai 2019 - 19:48

Titre : Questionnement
Thème (écrit ou image) : https://nsm09.casimages.com/img/2019/05 ... 240866.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 311
Personnages : Les Black
Rating : Tout public
Andromeda souffla discrètement, cachant son soupir d’exaspération dans sa main repliée. Qu’est-ce qu’elle fichait encore là ? Elle s’ennuyait fermement alors que sa plus jeune sœur ne cessait de s’examiner sous toutes les coutures devant la glace. Même si la réception donnée chez les Black était donnée en l’honneur des fiançailles de l’aînée, Bellatrix, avec Rodolphus Lestrange, Narcissa était sûre de pouvoir y voir Lucius, l’héritier de l’illustre famille Malefoy. Elle l’avait déjà aperçu à plusieurs reprises à Poudlard, mais elle n’avait pas alors osé lui adresser la parole. A présent, le moment était plus officiel, et donc plus approprié pour se fréquenter. Enfin satisfaite de son apparence, Narcissa fait signe à sa sœur qu’elles pouvaient sortir pour saluer les invités.
- Tu pourrais faire un effort ! s’indigna la jeune sorcière en voyant que la robe blanc crème de sa grande sœur était froissée.
Cette dernière haussa les épaules d’indifférence. Les deux Black se rendirent dans la salle de réception de la maison de leurs parents. En descendant les escaliers, la sorcière se demandait pourquoi elle était là, au milieu de tous ces gens qui ne lui inspiraient pas sympathie, et encore moins de la confiance. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place, dans son univers. Elle balaya les convives d’un coup d’œil comme pour confirmer son impression. Elle voyait Bellatrix, accrochée au bras de son fiancé, évoluer au milieu de tous ces gens avec une certaine assurance hautaine. Narcissa, de son côté, éblouissait et charmait ce petit monde. Andromeda repéra enfin la personne qu’elle cherchait près d’une fenêtre. Elle croisa son regard et lui sourit et il lui fit un petit signe en retour.
Elle n’était pas seule à ne pas se sentir à sa place. Mais son cousin avait su le montrer et le revendiquer fièrement, chose qu’elle n’avait pas encore eu le courage de faire.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par LilTangerine » 31 mai 2019 - 19:49

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Campagne
Fandom : /
Nombre de mots : 112
Personnages : Kate, Vlad
Rating : /
Ils traversaient la campagne depuis plusieurs jours maintenant. Champ après champ brûlé par le soleil, sans rencontrer âme qui vive. Kate ne savait trop que dire à son compagnon de route qu'elle avait dû accepter à contrecoeur. De toute manière, mieux valait économiser sa salive : leurs réserves en eau s'amenuisaient à vue d'oeil. Heureusement, ils atteindraient le prochain village d'ici ce soir.

- Vlad, ma gourde est vide. Est-ce que tu...
- Non, la coupa-t-il abruptemment.

Décidément, si elle avait eu le choix, elle l'aurait laissé moisir au fond d'un fossé.

Enfin parvenu à la civilisation, tous deux se dirigèrent immédiatement vers la taverne et s'attablèrent devant une chope de bière.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 31 mai 2019 - 19:54

Titre : Une maison de campagne
Thème : Écrit
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 733 (compteur en ligne)
Personnages : Hannibal Lecter, Will Graham
Rating : Tout public
La tête posée contre le torse d'Hannibal, Will laisse le silence envahir leur chambre. Aucun des deux hommes ne parle, ils n'ont pas besoin de longs discours pour savoir ce que l'autre pense et ils apprécient tous deux ce calme ambiant. Seules leurs respirations témoignent d'une présence humaine dans la pièce, nul bruit ne brise leur cocon de bien-être. L'une des mains de l'Éventreur de Chesapeake caresse légèrement les épaules de son amant tandis que ce dernier garde les yeux ouverts, un sourire aux lèvres. Ses membres sont alourdis par une fatigue bienvenue qui résulte de leurs ébats et qui le plonge dans une brume apaisante. Jamais il n'aurait pu croire à une telle scène par le passé mais tout a changé entre eux, pour le meilleur mais sans doute aussi pour le pire. Le consultant du FBI n'ignore pas qu'il a plus ou moins signé sa perte en acceptant d'embrasser ce qu'il y a de plus noir en lui mais il ne parvient pas à le regretter.

La maison dans laquelle ils ont trouvé refuge est une demeure secondaire que le cannibale a acheté autrefois sous un nom d'emprunt. Le FBI ne manquera pas de mettre la main dessus un jour ou l'autre, ils ont en conscience, raison pour laquelle ils profitent de tout le confort qu'elle leur apporte. Autour d'eux, il n'y a pas le mouvement incessant de la vie urbaine, la circulation intempestive des véhicules ou les cris des fêtards. Il n'y a que le silence de la campagne profonde, un calme tel que celui que Will a connu dans sa maison en Virginie. La surface qui leur appartient pourrait contenir une demi-douzaine de fois son ancien chez-lui et l'immense espace extérieur est un vrai terrain de jeux pour les chiens. Car après des semaines à insister auprès d'Hannibal, l'empathe a réussi à le convaincre d'adopter quelques animaux, en souvenir de la vie qu'il menait avant leur explosive rencontre. Si le Lituanien a cédé, il a tout de même imposé des conditions : pas de chien dans leur chambre ni dans la cuisine, ni même sur le canapé ou les fauteuils ; une pièce entière a été réservée pour leurs compagnons canins mais Will agit parfois contre la volonté de son amant, sachant pertinemment qu'il ne fera jamais de mal aux bêtes.

« Alana et Margot ont adopté une petite fille, remarque le brun. »

Sa voix paraît assourdissante dans le silence qui a précédé et il grimace en craignant avoir brisé le charme de l'instant.

« Oublie ça, murmure-t-il.
— Es-tu en train de me dire que tu veux un enfant, Will ? rétorque toutefois le cannibale en cessant ses caresses. »

Sans se concerter, ils se séparent l'un de l'autre et s'installent de façon à se regarder dans les yeux. Les iris couleur havane d'Hannibal déstabilisent une fois de plus son compagnon qui met de longues secondes à se ressaisir.

« Je ne sais pas vraiment ce dont j'ai envie, soupire l'empathe. Nous avons déjà cette maison, les chiens, notre nouvelle vie. C'est un sacrifice de ta part de mener une existence paisible à la campagne et je ne tiens pas à t'imposer autre chose.
— Souviens-toi de ce que nous avions décidé, lui rappelle le cannibale. Pas de mensonge entre nous, pas d'hésitation à parler de tout ce qui pourrait être important pour notre vie.
— Ce n'est pas comme pour tout le reste, Hannibal, proteste Will. Il n'est pas question de nous mettre d'accord sur un menu ou une visite amicale. Un enfant demande des responsabilités et ...
— Tu ne crois pas être capable de l'élever, même avec moi, poursuit le psychiatre. Walter a-t-il obscurci ton jugement ?
— Ce n'était pas mon fils. Et je savais déjà au fond de moi que mon mariage avec Molly était voué à l'échec. »

Will a le sentiment de perdre pied dans cette discussion. Ses rêves sont souvent composés de photos de famille où son amant et lui entourent deux enfants, avec une telle fierté qu'il est certain qu'ils sont les leurs. À chaque réveil, tout s'efface au chant lointain d'un coq. Qui accepterait de confier des orphelins aux Amants Tueurs ?
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Mikoshiba » 31 mai 2019 - 19:57

Titre : Art Deco
Thème (écrit ou image) : image de 20h
Fandom : /
Nombre de mots : 211
Personnages : /
Rating : /
Le mélange entre la Magie Noire qui coule dans nos veines et la tendance artistique des années 1920 a quelque chose de particulièrement exaltant. Puisque chacun y va de son excentricité, nous pouvons nous assumer telles que nous sommes, et personne ne nous pose de questions. Nous nous intéressons aux effets des plantes vénéneuses ? Nous sommes de passionnantes scientifiques. Nous utilisons des cristaux aux vertus magiques ? Nous sommes des collectionneuses délicieusement mystérieuses. Les astres et leurs déplacements n'ont aucun secret pour nous ? Nous sommes de véritables savantes avant-gardistes.

Et lorsque quelqu'un disparait, nous apprécions en compagnie du monde doré qui nous entoure ce petit frisson d'excitation (il y a tellement peu de peur en ces temps-ci). Il nous plait d'imaginer la réaction de tout ce beau peuple si la vérité venait à se connaître. Quel serait le sentiment dominant ? La fureur de s'être faits dupés par les captivantes femmes que nous sommes ? Ou bien la fascination ? Après tout, nous allons jusque au bout, ce que nous faisons est admirable : nous nourrissons leurs esprits de notre savoir inépuisable, et nous nous nourrissons ensuite de leur sang vivifiant. Une personne (ou deux) par mois en échange de notre compagnie envoutante, n'est-ce pas là un marché honorable ?
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Seonne » 31 mai 2019 - 19:58

Titre : Soirée mondain
Thème (écrit ou image) : Image de 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 956 d'après Word
Personnages : Ginny Weasley, Jenna Jones (OC), Gabrielle Delacour
Rating : TP
Engoncée dans sa robe aux teintes sombres, Ginny Weasley soupirait bruyamment face à son miroir. Ses mèches rousses relevées en un chignon qui se voulait sophistiqué, ses yeux outrageusement maquillés, ses lèvres dont la teinte rivalisait presque avec celle de sa crinière… C’était à peine si elle se reconnaissait. Elle regretta une seconde le confort de sa robe de sport et de ses bottes de Quidditch. Elle se demandait ce qui avait bien pu lui prendre. Elle n’avait jamais été une adepte des dîners mondains et de ce genre d’événements de haute société. Déjà à l’époque de Poudlard, elle n’avait pas pu supporter les réunions élitistes de Slughorn. Elle ne s’y sentait tout simplement pas à sa place.

Elle tourna le dos à son reflet et s’assit négligemment sur une des malles qui s’empilaient dans le vestibule. Depuis l’annonce de leur divorce, la maison ressemblait à un véritable champ de bataille. Les cartons et valises s’amoncelaient jusque dans les moindres recoins. Les parties de cache-cache des enfants rendaient la jeune femme chèvre, et son presque-ex-mari n’aidait, comme à son habitude, pas le moins du monde à gérer la situation. Peut-être avait-il toujours du mal à réaliser la situation, mais il faudrait bien qu’il s’y fasse. Il faudrait qu’ils soient tous partis dans les deux semaines qui suivraient.

Elle soupira de nouveau, exaspérée de se laisser aller à de si noires pensées. C’était pour se changer les idées qu’elle avait accepté d’accompagner Jenna à ce stupide dîner. Elle avait laissé les enfants chez leurs grands-parents pour la soirée, et se moquait comme de la verrue de Merlin de savoir ce que pouvait bien faire Harry. Pour quelques petites heures, elle réussirait bien à sortir ses soucis de son esprit.

Le tintement claironnant du carillon acheva de la convaincre de ranger ses préoccupations dans un coin isolé de sa tête. Elle se releva en sursautant, et épousseta les pans de sa robe. Elle se dévisagea de haut en bas pour vérifier qu’aucun détail absurde de son apparence ne lui ait échappé, sauta dans ses escarpins qu’elle n’avait jusque là portés qu’une fois, et se précipita vers la porte d’entrée. Sur le perron, Jenna se tenait à demi appuyée contre l’encadrement.

— J’ai failli attendre, la railla-t-elle en guise de salut.
— Ce n’est pas trop ? Ou pas assez ?

Le sourire mutin de Jenna aurait pu lui servir de réponse, mais Ginny peinait à cacher son angoisse. Depuis combien de lustres n’étaient-elle pas sortie en société ? Dès l’arrivée de James, sa vie sociale s’était faite de plus en plus réduite. Quand Albus puis Lily avaient suivi, Harry s’était enfermé dans ses doutes et incertitudes, s’effaçant chaque jour plus loin de son rôle de père et d’époux. Elle avait trop longtemps porté sa famille à bout de bras, sacrifiant toujours un peu plus, jusqu’à sa carrière sportive pour un poste au quotidien bien moins mouvementé à la Gazette. C’était à peine si elle reconnaissait la jeune fille extravertie que lui montraient ses plus anciennes photos.

— Tourne-toi voir… Tu es par-faite, Gin.

La jeune femme sourit avec soulagement. Trop impatiente pour attendre une seconde de plus, Jenna bondit vers elle et l’agrippa avec enthousiasme.

— Et maintenant, départ ! Je ne veux pas manquer une seconde de cette soirée !

***


Parmi les convives aux noms et aux robes plus impressionnants les uns que les autres, Ginny avait la fâcheuse sensation de faire tâche. Sa robe, quoi qu’élégante, paraissait honteusement simple à côté des créations sophistiquées dont elle ne voulait même pas imaginer le prix. Tous parlaient forts et rivalisaient d’arrogance et de narcissisme, et elle ne souhaitait qu’une chose : disparaître loin, très loin, de ce milieu auquel elle n’appartenait pas. Jenna s’était fait un plaisir de la présenter à certaines de ses amies, et avait subitement disparu lorsque l’on avait annoncé l’arrivé d’un quelconque membre éminent du Ministère. Ginny s’était donc retrouvée coincée entre la charmante Mandy Brocklehurst et la mystérieuse Natasha Versatski, respectivement styliste de renom et modèle aux formes envoûtantes.

Elle suivait passivement la conversation, et s’efforçait de paraître la plus intéressée possible. On l’avait maintes fois invitée, au cours de sa carrière, à ce genre de gala de charité aristocratique dont le but véritable est de se lier aux sorciers puissants et influents du moment, et elle avait toujours réussi à s’en défaire. Mais Jenna avait le don de la convaincre de faire ce genre de choses stupides, et elle regrettait déjà d’avoir signé pour cette soirée.

Elle scrutait la salle à la recherche d’une échappatoire. Elle repéra rapidement ce qui faisait office de bar, et faussa compagnie à ses compagnes de fortune. Une coupe de champagne ne pourrait que lui faire du bien. Elle se fraya bien tant que mal un chemin entre les silhouettes affublées de paillettes et de soie, et laissa échapper un soupir de soulagement quand ses doigts se fermèrent sur le cristal de la flûte. Elle releva la tête et se trouva face à face avec un visage bien connu. Surprise, elle manqua de laisser échapper son verre tant désiré.

— Gabrielle ? Mais…
— Oh, Ginny, quelle belle surprise ! Je n’aurais jamais cru te croiser ici !
— Moi non plus, avoua la jeune femme avec un hochement de tête éploré.
— Laisse-moi deviner… Tu n’es pas vraiment venue de ton plein gré, n’est-ce pas ?
— Disons que… Je n’avais rien de mieux de prévu. Mais cette ambiance, c’est… Je crois que ce n’est pas fait pour moi. Et puis, on étouffe ici !

Gabrielle lança un regard par-dessus son épaule et attrapa la main de sa belle-sœur. Son air espiègle semblait en dire long sur ses habitudes à fréquenter ces événements.

— Viens avec moi, je vais te montrer l’envers du décor !
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par AliceJeanne » 31 mai 2019 - 20:01

Titre : Le terrible diptère
Thème (écrit ou image) : campagne
Fandom : HP
Nombre de mots : 664
Personnages : Rolf Dragonneau, Nymphadora Tonks, Charlie Weasley, Norbert et Tina Dragonneau
Rating : /
Le soleil se levait paresseusement sur le sud de l’Angleterre, nimbant délicatement le vaste domaine situé un peu à l’ouest de Dorchester, d’un camaïeu d’or et de pourpre. Le coq du village le plus proche venait de chanter et les habitants les plus matinaux de la paisible campagne environnante sortaient petit-à-petit des doux bras de Morphée. Le calme régnait encore sur l’ancienne ferme rénovée en maison familiale et centre d’accueil pour créatures magiques en détresse du magizoologiste, auteur célèbre de Vie et habitat des animaux fantastiques, Norbert Dragonneau. Celui-ci profitait du relatif silence, ponctué de quelques tintement d’argenterie - l’œuvre d’une toute jeune portée de nifleurs - pour lire les dernières nouvelle tout en buvant avec délice une tasse de thé. A la fenêtre, Tina l’observait un petit sourire aux lèvres. Les épreuves qu’ils avaient dû traverser à la mort de leur fils et son épouse, une dizaine de mois auparavant, s’éloignaient au fil des jours. Et malgré le voile grisonnant qu’elles laissaient sur leur passage, le bonheur semblait sur le point de pouvoir à nouveau éclore en ces lieux.

Un volet claqua et des marches grincèrent avec amertume. Rolf poussa le zèle jusqu’au bout en sautant les dernières, son ami Charlie sur les talons. Un troisième adolescent dévala les marches et... trébucha sur l’avant dernière, finissant sa course, à grand renfort de hurlements, au fond du placard de l’entrée.

«Nymphadora! accourut Tina, tout va bien?

- Ne l’appelle pas Nymphadora, la prévint son petit-fils en grimaçant, elle devient terrible lorsque quelqu’un s’y risque. J’ai failli perdre un œil la dernière fois.

- Rolf, tu es un homme mort, grogna l’intéressée, un seau sur la tête et une serpillière sur les genoux, avant de remercier son hôtesse qui venait de lui tendre la main pour l’aider à se relever.

- Pardon, se justifia-t-elle, Tonks, rien de cassé?

- Non, grommela-t-elle en se frottant néanmoins le bas du dos. En tout cas rien de plus que ce que les bestioles qui m’ont attaquées cette nuit n’ont déjà brisé.»

Tina l’observa d’un air scandalisé avant de lui promettre de régler rapidement ce problème. La jeune-fille lui lança un regard interloqué mais n’eut pas le temps de saisir que l’américaine se méprenait. Ce ne fut que lorsque des éclats de voix en provenance du jardin parvinrent à ses oreilles qu’elle porta la main à ses lèvres avec gêne.

Norbert se prenait certainement l’un des plus gros sermon de son existence à propos de billywig laissés en liberté qui s’en seraient pris aux amis de son petit-fils.

«Le pauvre, commenta Charlie en avalant une tartine beurrée depuis la cuisine. En plus ta grand-mère se trompe Rolf, Tonks ne peut pas avoir été piquée par un billywig, sinon elle serait gentiment en train de flotter au-dessus de nos têtes. Cela dit, rajouta-t-il après de brèves secondes de réflexion, cela n’aurait pas été un mal, ainsi elle n’aurait eu aucune difficulté à descendre l’escalier. Heureusement que nous ne restons qu’un seul mois, sinon, le malheureux, aurait été couvert de bleus.»

- C’est toi qui va finir couvert de b-, commença l’adolescente courroucée avant que Rolf ne l’attrape par le bras et ne la traîne à l’extérieur afin de sauver son malheureux grand-père des griffes de sa femme.»

Un peu gênée et poussée fermement par son meilleur ami, la jeune Poufsouffle se glissa entre le magizoologiste et l’ancienne auror et expliqua en regardant ses pieds que la terrible créature qui lui avait infligée tant de piqûres sur les bras et les jambes n’était certainement rien de plus qu’un moustique, dont le cadavre gisait au plafond de la chambre de Rolf, entre deux étoiles fluorescentes.

Il s’agissait du deuxième jour des vacances et Tonks décernait déjà la palme de la dangerosité à cet horrible insecte volant hématophage. Rolf n’osa pas lui dire que la serre de son grand-père qu’ils devaient nettoyer de fond en comble pour le soir, était peuplée de bien plus gros diptères que son ennemi de la nuit précédente, ses nerfs n’y auraient probablement pas survécu.
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Wapa
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Wapa » 31 mai 2019 - 20:04

Titre : Charmante soirée en perspective
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 517
Personnages : Lily / Tunie
Rating : /
Le jolie rousse appliqua un peu de rouge sur ses lèvres. Elle remit en place une mèche dans son head-band fleuri et souffla dans le miroir. De son doigt, elle traça un J avec de jolies boucles dans la buée. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être nerveuse. Très nerveuse. Son coeur se serra à la pensée de la soirée qui l'attendait. Elle n'avait aucune envie de rencontrer le fiancé de sa soeur. D'autant plus que Tunie avait bien insisté pour qu'elle ne parle absolument pas de magie. Pétunia lui avait même fait l'honneur de dresser une liste exhaustive des sujets tabous à ne pas aborder : la magie, Poudlard, les Moldus, la magie, son aventure avec le bassiste d'un boy band, la voie 9 3/4, les hibous, le Quidditch, la magie, Dumbledore, la guerre, la magie.

Bien sûr, ce cher Vernon avait été informé de sa situation. Mais Pétunia estimait qu'il était amplement suffisant qu'il sache la vérité. Selon elle, il ne fallait pas trop en rajouter. Inutile de lui donner plus de précisions sur son univers. Pas la peine de le confronter. Ce pauvre homme avait déjà eu assez à encaisser. Lily avait deviné entre ses mots ce que son ainée ne lui disait pas. Sa peur d'être abandonnée. Rejetée. Elle ne supporterait pas de perdre cet homme à cause des frasques de sa benjamine. Elle l'aimait. Alors pour sa soeur, Lily avait promis. Promis de ne pas évoquer son monde. Ce qui la faisait vibrer. Promis de ne pas se mettre en avant. De ne pas lui voler la vedette.

Heureusement que James serait là. A cette pensée, elle sentit la pression s'alléger un peu. Avec son assurance et son charisme, il parviendrait peut-être à faire de cette soirée un moment agréable. Elle réajusta sa petite robe noire et se sentit prête à affronter la situation. Elle descendit les escaliers et se laissa guider par les voix jusqu'au salon. Elle entendait la voix grave de son père, celle mélodieuse de sa mère et... un ton qu'elle ne connaissait pas encore. Précipité. Autoritaire. Mécanique. Le fiancé était donc déjà arrivé.

Avec un sourire factice sur les lèvres, elle entra dans la pièce. Elle s'arrêta un instant en découvrant Vernon. Grand. Bien bâti. Des cheveux bruns épais. Le visage rond. Bien sûr, elle l'avait déjà vu en photo mais là, à côté du canapé, il semblait si... ordinaire. Elle ne comprenait pas ce que Tunie pouvait lui trouver. Elle repensa à l'amour de jeunesse de sa soeur. Un bassiste tatoué au sourire canaille. Romance qui avait débuté sous ses yeux lors d'un concert d'été. Ce Dursley était à des années lumières.

La tirant de ses pensées, sa mère s'exlama :

- Oh ma chérie, tu es ravissante !

Elle se reprit et s'approcha de son futur beau-frère qui l'observait avec un air crispé. Il se baissa pour lui faire une bise maladroite. Son eau de cologne agressa ses narines.

- Chère Lily, je suis enchanté.
"Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde." Marianne Williamson

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Roxane-James1 » 31 mai 2019 - 20:06

Titre : La brousse
Thème (écrit ou image) : campagne
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Percy Weasley/Audrey Cornellis
Rating : TP
Des champs à perte de vue. Un ciel bleu éclatant. Des brins de blé ondulant sous une brise estivale. Des arbres imposants se pressant le long d’une bande d’asphalte percée par des touffes d’herbe émeraude. Les pépiements joyeux des oiseaux. Le bourdonnement des insectes. La caresse dorée du soleil sur les vallons. Le calme ambiant, apaisant.

— Bah merde alors, on est paumés dans la brousse !
— Miss Cornellis !
— Quoi, qu’est-ce qu’il a le rouquin ?

Audrey Cornellis se tourna vers le Sadique-En-Chef, aka Percy Weasley, les mains plantées sur les hanches. Le jeune homme luttait contre sa cravate fushia, manquant de s’étrangler avec. Ses cheveux flamboyants partaient dans tous les sens, n’ayant visiblement pas choisi entre le Nord (plus ombragé) et le Sud (où le soleil dominait). Quant à l’Ouest et à l’Est, inutile d’en parler. Coincés entre ses jambes, une armada d’épais dossiers menaçait de s’envoler.

— Votre langage, Miss Cornellis, soupira Percy en coinçant finalement sa cravate dans la poche de sa robe de sorcier. Surveillez-le, nom d’un chaudron.
— Pourquoi ? Y’a personne ici. Juste vous et moi. Et une colonie de fourmis.
— Quoi ?

Interloqué, Percy Weasley releva la tête pour balayer le paysage du regard. Pour une fois, cette idiote d’Audrey Cornellis ne s’était pas trompée. Ils étaient bel et bien « paumés au beau milieu de la brousse ». Il jura entre ses dents et chercha leur Portoloin, paniqué.

— C’est quoi ce bazar ? On est censés être chez le Ministre Hongrois dans deux minutes.
— OOOOh regardez ! Un écureuil !
— … et j’ai perdu mon portefeuille.
— COMME IL EST MIGNON !
— … Vous ne l’auriez pas vu, par hasard ?
— OH MERLIN, SA QUEUE TOUFFUE EST ADORABLE !
— … Je suis presque certain de l’avoir mis dans mon sac…
— IL MANGE ! REGARDEZ ! IL MANGE !
— … Il avait une forme un peu arrondie grâce à un sort de métamorphose…
— QU’EST-CE QUE C’EST ? Mais… Ce n’est pas un…
— Un gland. Oui, c’est ça. Il ressemblait à un gland.

Percy se redressa d’un bond, les yeux jaillissant presque hors de leurs orbites. Il lâcha ses dossiers sur le goudron et asséna une violente claque dans le dos de sa secrétaire qui pointait du doigt un écureuil moqueur en haut d’un arbre.

— MON PORTEFEUILLE !
— Quoi ? fit Audrey, perplexe.
— C’EST MON PORTEFEUILLE QUE CE NIGAUD POILU EST EN TRAIN DE BOULOTTER, SOMBRE IDIOTE !
— EHO ! PAS LA PEINE DE ME CRIER DESSUS, HEIN !
— CORNELLIS ! Ce n’est pas le moment de se disputer, enfin !
— Dit-il en me hurlant dessus comme un dératé, ironisa la jeune femme.

Le regard mauvais qu’il lui dispensa ne fit qu’élargir son sourire narquois.

— Il faut l’attraper.
— Quoi ?
— Mon portefeuille, triple andouille !
— D’accord.

Audrey s’élança dans un bond leste sur le tronc de l’arbre tandis que Percy cherchait sa baguette magique, sans résultat. Il abandonna son entreprise pour aider sa secrétaire à grimper dans le chêne en poussant des jurons.

— POUSSEZ !
— Je ne suis pas enceinte, lui fit remarquer Audrey.
— POUSSEZ QUAND MÊME, VOUS Y ÊTES PRESQUE !
— Oui, presque à la première branche.

Percy soupira. Audrey pesait le poids d’un hippogriffe mort. Et il avait une vue plongeante sur sa petite culotte. Cette vision était extrêmement dérangeante. Du haut de sa branche, l’écureuil continuait de mastiquer le portefeuille.

— On n’y arrivera pas comme ça, déclara Audrey.

On eût dit qu’elle présentait la météo du jour.

— Je vais prendre votre baguette.
— Comment ça ? MA baguette ?
— Oui, votre baguette. Je vous l’ai empruntée car j’ai perdu la mienne hier… il fallait bien que je me fasse un brushing pour rencontrer le Ministre de la Magie Hongrois, tout de même. Je n’allais pas me balader avec un nid sur la tronche !
— MA BAGUETTE ?
— Ce que vous êtes possessif, Weasley !
— Certainement ! Maintenant utilisez cette fichue baguette et rendez-moi mon portefeuille !

Un « Accio » et une chute de branche plus tard, Percy avait retrouvé son portefeuille, bénéficiait toujours d’une vue plongeante sur les dessous de sa secrétaire et ils étaient encore perdus en rase campagne sans aucune idée de la façon dont ils y avaient atterri.

— On pourrait peut-être organiser un pique-nique ? Le cadre s’y prête bien, vous ne croyez pas ?
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par hazalhia » 31 mai 2019 - 20:07

Titre : Juste une danse
Thème (écrit ou image) : image de20h
Fandom : The100
Nombre de mots : 885
Personnages : Clarke/Bellamy
Rating :/
Accoudé à l'une des tables, Bellamy avala une nouvelle gorgée de la boisson qu'il s'était laissé servir. Il n'avait aucune idée de ce que c'était, ni même si c'était alcoolisé, mais c'était bon. Doux et sucré, des choses dont il n'avait jamais eu l'habitude, à quelque niveau que ce soit. Autour de lui gens gens dansaient, s'amusaient, heureux et inconscient, pour célébrer une sorte de rite de passage.
Il s'était décidé à venir sur les conseils de Clarke, mais seul il ne se sentait pas d'aller se mêler à ses gens. Pour faire quoi de tout façon, danser ? Est-ce qu'il savait danser au moins ? Il avait espérer trouver Clarke ici, mais elle était restée hors de vue jusqu'à présent alors en attendant il continuait de siroter ce délicieux nectar.

Ils avaient parlé plus tôt dans la journée. Il avaient crevés l'abcès en quelque sorte, autant qu'il leur avait été possible de le faire avec le peu de temps en tête à tête qu'ils avaient eu à disposition depuis qu'ils avaient attéri à Sanctum. Clarke avait exprimé sa peine, ses regrets et elle semblait sincèrement vouloir se faire pardonner pour qu'ils mettent enfin cet épisode derrière eux.
Bellamy avait fini par céder, malgré la douleur de la trahison encore présent il y avait eu une époque où lui aussi aurait fait n'importe quoi pour sa sœur, tout comme Clarke avait tout fait pour protéger sa fille d'adoption même si les moyens pouvaient être remis en question. Il avait aussi réalisé qu'ils avaient tous les deux changés pendant ces 6 ans de séparation. Les épreuves ne les avaient pas épargnés, leurs priorité avaient changées et Madi était devenu celle de Clarke. Elle passerait toujours avant tout le reste, Skaikru, lui. Peut-être que c'était aussi ça qu'il l'avait blessé. Il y avait eu un temps où c'était l'un pour l'autre qu'ils étaient prêt à tout risquer, même leur vie. Un temps où elle n'aurait pas douté de lui, de ses intentions, où elle lui aurait fait confiance instinctivement. Mais Praimfaya et leur séparation avait tout chamboulé. Déjà qu'il la pensait morte, il ne pouvait pas s'attendre à retrouver exactement la même personne, les changements étaient innévitables.

Il l'avait pardonnée car lui aussi voulait prendre un nouveau départ. Retrouver sa partenaire mais aussi suivre les conseils de Monty et Harper. Faire mieux sur ce monde, être meilleur et mettre toute cette violence derrière lui. Alors il se retrouvait ici, au milieu de toutes ces personnes qui faisaient la fête et étalaient leur joie.

Il y eu du mouvement dans la salle et enfin il la vit arriver. Magnifique dans sa robe longue. Il ne l'avais jamais vu habillée de la sorte, sans ses rangers ou son blouson élimé. Ils avaient été parachuté sur Terre avec à peine de quoi survivre, et depuis avaient dû se battre tous les jours pour se faire leur place sur ce monde. A quel moment auraient-ils eu l'occasion de faire la faire la fête et de porter ce genre de vêtement.
Bellamy avait presque l'impression que c'était une nouvelle personne qui avait fait son apparition. Elle était belle, mais elle était surtout souriante, apaisée. Pour la première fois depuis leur réveile elle semblait avoir laissé de côté le poids qu'elle portait constamment sur ses épaules.
Ensuite son regrad glissa sur le garçon qui l'accompagnait. Un médecin avec qui il l'avait déjà vu discuter plus tôt dans la journée. Il ne volait pas l'admettre, mais une pointe de jalousie le piqua à l'idée que Clarke ne soit pas venue seule.
Il avait eu l'espoir qu'elle viendrait pour le retrouver, pour confirmer qu'ils avaient bien mis derrière eux toutes leurs querelles passées. Il était venu à cette fête parce qu'il avait envie d'être ici avec elle, de danser avec elle, de redevenir insouciant avec elle. Pas la regarder faire tout ça avec un autre.

Il hésita de longues minutes pendants lesquelles il la voyait onduler au rythme de la musique, mais toujours avec cet homme à ses côtés. Il se décida enfin à agir, jugeant que s'il avait déjà affronter ses ennemis armés jusqu'au dent, il pouvait affronter cette épreuve là.
Lentement il s'avança sur la piste de danse. Aveuglé de manière irrégulière par les projecteurs, il serpenta entre les autres danseurs déjà ennivrés ou un verre de liquide pétillant à la main. Il lui semblait qu'une sorte de brume flottait à ses pieds dont l'effet était amplifié par les lumières tamisées. La musique résonnait dans ses tempes mais la seule chose à laquelle il pensait était Clarke, et le moyen de se frayer un chemin jusqu'à elle.
Quand il y arriva enfin, elle ne le vit pas instantanément. Il du attendre quelques secondes avant qu'elle ne remarque sa rpésence parmis les ombres qui dansaient autour d'eux, mais elle se fendie d'un sourire. L'un de ses rares sourires qu'elle arborait quand elle était contente, ou joyeuse. Bellamy s'était toujours estimé chanceux de pouvoir être présent dans ses moments là, et encore plus d'en être la cause.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Tu traînes sur le forum sans savoir quoi faire,
tu cherches une excuse pour échapper à tes révisions pour les rattrapages ou pour ne pas faire la vaisselle,
Ne cherches plus,
viens remplir notre questionnaire pour les Nuits! :boing:

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Adhara
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Adhara » 31 mai 2019 - 20:09

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Campagne
Fandom : /
Nombre de mots : 609
Personnages : Nathan
Rating : /
Nathan, assis dans l’herbe, surveillait son troupeau, son chien à ses côtés. En pleine période de mise-bas, il n’avait pas eu le temps de mettre en place les clôtures pour le nouveau pâturage. Il n’y avait plus assez d’herbe sur les autres, et le foin commençait à manquer, il se retrouvait donc à veiller sur les brebis alors qu’il aurait bien voulu se reposer après les mises-bas difficiles de la nuit.

Les animaux étaient calmes, et se dispersaient petit à petit en se nourrissant. La route la plus proche était loin, mais le champ de blé de l’agriculteur voisin, beaucoup moins. Le berger devait donc garder un œil sur son troupeau, si il voulait éviter d’avoir à s’expliquer avec son voisin, et de perdre la moitié se troupeau qui se seraient goinfré à en mourir.
Mais les inquiétudes ne nous gardent pas toujours éveillés, et la fatigue accumulée ces derniers jours se faisait sentir : Nathan finit par s’assoupir.

Un bêlement le réveilla en sursaut. Il ne savait pas combien de temps il avait dormi, mais le troupeau s’était beaucoup trop dispersé. Il se leva et envoya son chien rassembler les animaux. En criant ses ordres et en voyant l’animal courir de droite à gauche en réponse à ceux-ci, il se félicita de son dressage. Les animaux enfin rassemblés, il caressa le chien et s’approcha du troupeau. Il y avait 48 bêtes, sans compter les agneaux, difficile donc de voir s’il en manquait. Mais la 49015 avait eu deux agneaux cette nuit, deux bêtes en pleine forme, à la laine noire et blanche, et aucun n’était visible. Il repéra rapidement la brebis à l’arrière du troupeau, en train de bêler pour appeler ses petits.

Le berger se maudit pour n’avoir pas réussi à rester éveiller. Déjà deux animaux de perdu ! Un renard avait dû passer là… Ou peut-être un blaireau, mais ce serait surprenant en pleine journée… Mais un renard ou blaireau auraient-ils réussis à partir avec deux agneaux ?

Nathan jura. Bien sûr, tout le monde niait que le loup était de retour ! Mais il n’avait jamais eu de pertes d’animaux en plein jour avant, ça ne pouvait que être ça ! Il ramena rapidement son troupeau à la bergerie, en se promettant de partir à la recherche des restes des agneaux le lendemain pour essayer d’avoir une preuve. Et il faudrait qu’il se renseigne pour éventuellement acheter un Patou…



Le lendemain, Nathan, armé de son fusil s’avançait dans la forêt avoisinant la pâture. Il avait laissé les animaux à la bergerie avec le reste de foin. En rentrant ses animaux la veille, il avait pu remarquer qu’une brebis manquait aussi à l’appel, ce qui rendait l’attaque d’un renard ou d’un blaireau encore moins probable. Il n’imaginait pas ces animaux réussir à déplacer le corps d’un mouton adulte.

Enfoncé profondément dans la forêt, il finit par remarquer des tâches de sang sur les feuilles. Serrant son arme dans ses mains, il suivit les traces, et finit par tomber sur un cadavre. Mais ce n’était pas un agneau, ni une brebis. C’était un homme. Nathan retint un cri. Les défenseurs des loups étaient des idiots, ils ne rendaient pas compte de ce dont ces animaux étaient capables.

Un grognement s’éleva derrière lui, Nathan se retourna et leva son arme. Sous la surprise, il la lâcha : devant lui ne se trouvait pas de loup, de renard, ou de blaireau. Il n’avait aucune idée de ce que pouvait bien être la créature qui le menaçait, mais elle était effroyable. Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à ce qu’était cet animal. La chose se jeta sur lui.
- Que dit l’étoile du matin au soleil qui se lève ?

- La douceur de la nuit et l’importance du doute.

- Que répond le soleil ?

- La puissance des convictions et la beauté de la lumière.


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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par icequeen38 » 31 mai 2019 - 20:15

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Titre : Une main tendue
Thème (écrit ou image) : La main
Fandom : Hp
Nombre de mots : 143
Personnages : AlbusxOC
Rating : K 
Blair était agitée. Et frustrée aussi. Ses vacances à Godric Hallow empiraient leur couple, définitivement. Elle abordait un sujet compliqué.
- Ces tombes que j’ai vues…Elle appartenaient à des membres de ta famille ?
- Oui, souffla Albus d’une voix rauque. Ma mère et ma sœur.
- Et… Elle hésita un moment. Ton père ?
-Askaban. Confia-t-il de cette même voix éraillée. Il prit une des mèches bouclées de Blair pour la replacer derrière son oreille. La Serdaigle eut un frisson.
- Albus... je ne sais quasiment rien sur toi… ça me rends folle.
Le silence s’installa
- Un jour, je te promets, Souffla-t-il Laisse-moi du temps...
-S’il te plaît, Albus. Laisse-moi t’aimer. Laisse-moi t’aider.
Elle avait fini par se laisser envelopper par les bras d’Albus. Il la berça longuement. Et sa main tendue était une chance d’être aimé par quelqu’un de bien.

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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Roxane-James1 » 31 mai 2019 - 20:38

Titre : scène coupée, partie 1
Thème (écrit ou image) : Main
Fandom : Original (Les Enfants de l'Aube)
Nombre de mots :
Personnages : Priam Kostas/Volt
Rating : TP
Le monde tremblait sous ses pieds, se fissurant en une multitude de morceaux brisés. On eût dit que la Terre rugissait. La poussière volait comme un ruban dans le ciel obscurci, faisant ripper ses ongles noirs et ses chaussures contre les rochers fendus. Des petites pierres grises dévalaient les pentes escarpées, s’abattaient comme une pluie d’étoiles filantes sur leurs têtes, leurs bras nus, leurs visages ensanglantés et les arbres qui jonchaient la vallée. Il souffla. Son cœur pulsait atrocement vite dans sa poitrine. De toute sa vie, il n’avait jamais couru aussi vite. Même lorsqu’il lui avait fallu fuir le Bloc opératoire où l’on menaçait de le dépecer pour l’offrir en pâture à la Science. Cette fois-là, Volt l’avait sauvé. Sans même savoir qui il était, il lui avait offert la promesse d’une vie nouvelle dans un univers ravagé par la sécheresse et un Virus dévastateur. Priam leva la tête, aveuglé par la déferlante de terre et de pierres tranchantes qui continuait. Il distingua au loin le sweatshirt orange vif du meneur de la troupe. Marina le devançait, talonnée par Bianca. Eux, les fuyards, avaient trouvé refuge dans la forêt. Mais celle-ci semblait vouloir les en chasser, à présent.

— COURS ! PLUS VITE, PRIAM !

Le cri avait résonné sous les gravats comme une détonation. Un coup de feu promettant une chasse morbide. Devant lui, derrière lui, Priam le sentait, tout vacillait. Les animaux peuplant le bois s’enfuyaient dans un vacarme assourdissant.

Soudain, le sol se déchira sous ses pas. Un grondement terrible l’avala tout rond. Il sombra dans la brèche, hurla de terreur. Les autres n’avaient pas remarqué sa chute. Il attrapa une racine, s’y agrippa férocement. Priam ne mourrait pas aujourd’hui. Il avait tant souffert, déjà. De voir sa famille dévastée par le Virus. De voir Piers mourir dans son lit, le visage ravagé par la maladie. Priam avait échappé à la pandémie. Il était un chanceux, un Immunisé. Une arme gouvernementale, aussi. Mais avant tout, un amoureux de la vie et de la liberté. Priam ne mourrait pas aujourd’hui car il n’en avait pas l’envie. Son sang battait à ses tempes à un rythme endiablé. La poussière le dévorait. L’obscurité croissait. Mais Priam ne mourrait pas aujourd’hui, car une fois encore, Volt lui tendait la main dans un paysage incertain. Une main rongée par les cicatrices du passé. Une main aux doigts décharnés. Une main trop abîmée pour un adolescent de seize ans.

Et plus loin, bien au-dessus de ses mains, ses yeux brillaient avec l’intensité d’un feu de forêt.

Priam quitta la racine pour la main, griffant ses phalanges de ses ongles. Sa paume luisante glissa contre celle du jeune homme. Il s’y accrocha, le cœur au bord des lèvres. Enfin, Volt le hissa à la seule force de ses bras sur la terre ferme tandis que le trou béant s’agrandissait de l’autre côté.
Ils se regardèrent, paralysés. Leurs mains étaient toujours liées dans un almanach de sang, de boue et de sueur.

— J’ai eu peur, souffla Volt.

Pour toute réponse, Priam serra sa main plus fort tandis qu’ils s’enfonçaient ensemble dans le noir, les ronces leur écorchant le corps. Lui aussi avait eu peur. Mais Volt était là, alors tout allait bien.
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a_t_fitz
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par a_t_fitz » 31 mai 2019 - 20:38

Titre : Rhume des foins
Thème (écrit ou image) : image de 21h
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 463
Personnages : Callie Hastings (OC), Lily Evans, Mary MacDonald
Rating : /
C’est marrant ce qu’un bouquet de fleurs peut inspirer. Faut dire, ça aurait pu être des roses. Des bleuets. Des chrysanthèmes. Des pétunias. Des iris. Non. Quatre grands tournesols, désespérément tournés vers le ciel, dépassent d’un vase fendu sur le côté. Ce fichu bouquet déclenche en moi de drôles de tourbillons. C’est presque pathétique. Mon premier réflexe a été d’arracher quelques-uns des pétales du tournesol le plus imposant. Maintenant, il n’est plus symétrique, et ça me perturbe. Je sais bien que je passerais pour une folle si je me met à recoiffer cette pauvre fleur. Lily me regarde avec de grands yeux étonnés, s’attendant sans doute à me voir fondre en larmes, rire aux éclats ou m’émouvoir de cette charmante attention. Pour cela, il faudrait déjà que je comprenne ce que provoque en moi la vision de ces fleurs déposées sur ma table de nuit. Comment s’est-il introduit jusqu’ici, fichtre ? Peu importe. Un bouquet de tournesol, comme excuse, c’est minable. Toutes les excuses sont minables. Info du jour : évitez simplement de vous comporter comme des rustres, ça vous évitera d’avoir à investir dans les fleurs et les chocolats. Par Merlin, est-ce qu’il a cueillies ces fleurs dans le potager ?

– C’est trop mignonnnnnn, ronronne Mary.

Je t’ai pas sonnée, toi. Je lève les yeux au ciel et m’installe sur mon lit avec mes manuels de Sortilèges, bien décidée à ignorer ce bouquet qui semble me dire pardonne moi, je m’en veux, désolé. C’est bien trop facile d’envoyer de pauvres tournesols faire le sale boulot à sa place. Pourquoi pas des cookies, hein ? Au moins, les cookies, j’aurais su quoi en faire.

– Oh allez, Callie, ne me dis pas que ça ne te fait rien ! s’énerve Lily en pointant le bouquet du doigt.

Je hausse les épaules avec nonchalance et pique un dragée surprise dans la boite posée juste à côté du vase plein. Où est-ce qu’il a trouvé ce vase, d’ailleurs ? Où trouve-t-on des vases à Poudlard ? Dans les cuisines ? Dans la serre ? Dans la remise, derrière la salle d’étude des moldus ? Lily, peu satisfaite de cette réponse, me jette un coussin en plein visage. Elle a les sourcils froncés et ses cheveux roux sont en bataille. Elle a l’air d’une farouche guerrière.

– En fait, ça risque surtout de me faire éternuer. Rhume des foins.

Lily pousse un cri de rage et ferme d’un geste les rideaux rouges de son lit à baldaquin. Je l’imite silencieusement. Ce que ça me fait ? Des chatouillis dans le ventre, une drôle de boule dans la gorge et les yeux qui piquent. J’en pleurerais presque. J’essuie rageusement le coin de mes yeux et je rabat la couverture sur mon visage.
Oui. Pas de doute. Rhume des foins.
Si vide d'espoir est le monde du dehors que deux fois plus précieux m'est le monde du dedant - E. Brontë
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par AlwaysLS » 31 mai 2019 - 20:42

Titre : Fantasme
Thème (écrit ou image) : Main
Fandom : HP
Nombre de mots : 436
Personnages : Hermione Granger
Rating :-12
Hermione s’affala lourdement sur sa chaise. Elle enfouit sa tête entre ses bras posés sur son bureau pour reprendre sa respiration. Elle avait couru dans tous les couloirs du Ministère et avait bien cru qu’elle arriverait en retard à son travail. Cela faisait près d’un mois qu’elle avait décroché ce poste et il était impensable pour elle de faire mauvaise impression.
- Et bien ! s’exclama Alex assis à son bureau, en face d’elle.
- J’ai… eu… du mal à… me réveiller ce matin, balbutia Hermione en se redressant subitement.
- Ah oui ?
Devant l’air intrigué de son collègue réputé pour sa curiosité et son goût pour les potins, Hermione ne put s’empêcher de rougir. Elle avait bien saisi l’allusion graveleuse de son partenaire de travail. Elle préféra cependant dissimuler tant bien que mal son trouble en ne lui répondant afin de ne pas alimenter les rumeurs sur elle dans le département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Etre elle-même, Hermione Granger, était que trop suffisant, à son avis, pour être le centre de l’attention. Elle ôta son manteau et le fit voler jusqu’au portemanteau disposé à côté de la porte d’entrée. Elle entreprit de reprendre le travail qu’elle avait laissé hier soir, et tout commençait en lisant les différents rapports laissés à son attention. Munie d’une plume, elle déplia les parchemins qu’elle avait reçus pour les lire, les annoter et y répondre.
Mais la question des sirènes dans Highlands ou celle sur la présence de Nessie, le monstre du Loch Ness n’étaient pas palpitantes. Elle remarqua une liasse de feuilles au sujet de dragons. Elle souffla et plissa les yeux : le texte était mal écrit, presque illisible car raturé et fait de pattes de mouche. C’était insupportable ! Merlin n’avait pas pitié d’elle. Mais à bien y regarder, l’écriture lui disait vaguement quelque chose. Elle lut en diagonal le rapport, et elle remarqua alors la signature, et rougit de plus belle.
Charlie Weasley. C’était sa main qui avait écrit ce parchemin. Une main parsemée de taches de rousseurs, entaillée, parcourue de cicatrices diverses et d’anciennes marques de brûlure. C’était aussi cette main qui avait bercé son corps hier, tout comme l’avant-veille d’ailleurs. Qui avait effleuré ses cheveux. Qui avait cajolé ses seins, roulé entre ses doigts ses tétons. Qui avait taquiné l’intérieur de ses cuisses jusqu’au cœur de son âme. Hermione frissonna en repensant aux délicieuses sensations de la veille. Son ventre se tordit, comme un écho du désir de la veille. Ses entrailles lui rappelaient le plaisir qu’elle avait éprouvé la veille, et lui montrait qu’elle en avait encore envie.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Mikoshiba » 31 mai 2019 - 20:53

Titre : Bébé Megan
Thème (écrit ou image) : Main (thème de 21h)
Fandom : HP (discret)
Nombre de mots : 345
Personnages : Gabrielle Jones, Margaret (2 OC), Megan Jones
Rating : /
Sa main. Comment se fait-il qu'elle puisse être aussi petite ? C'est à peine si elle arrive à saisir mon petit doigt ! Ses phalanges ont l'air tellement fragiles en plus ! Est-ce que c'est normal ? Tout le personnel de la maternité m'assure que oui, mais j'ai du mal à les croire. J'ai peur. J'avais déjà peur avant, mais ma peur a complétement changé de nature.

Jusqu'à ce matin, j'avais peur d'être mère. J'avais peur de ce qui allait pouvoir sortir de moi. Et si son père avait réussi à lui jeter un sort, une malédiction, que sais-je ? Et si ce que j'avais dans mon ventre était un monstre, qui allait dévorer la première personne qu'il voyait ? Après tout, je n'avais consulté qu'un seul Médicomage, au tout début de ma grossesse, puis tous les intervenants suivants ont été des Moldus (voilà qui ferait bien plaisir à son père d'ailleurs). Et même si tout était normal chez cet enfant, arriverais-je à m'en occuper ? Et si je ne savais pas m'y prendre ?

Mais maintenant... J'ai peur de ne plus être mère. J'ai peur de perdre ce petit être tout fragile, si beau, si délicat, si petit. Ma fille ! Ses petites mains ! Sa peau si douce ! J'ai si peur de lui faire mal, que j'ose à peine la toucher. Mais j'ai si peur de la perdre si je ne l'ai pas contre moi que j'ose à peine la lâcher.

Je la regarde comme si un nouveau monde s'ouvrait à moi, et je crois bien que c'est le cas. J'avais peur d'entrer dans ce monde-là, mais maintenant ma seule envie est d'y vivre éternellement.
Comme est-ce possible d'aimer autant une chose aussi petite ?

Je relève la tête et aperçois Margaret qui me regarde en souriant à travers la vitre de la porte. Elle a apporté des tournesols et a sa tête des "Je te l'avais bien dit". Elle dépose les fleurs dans un vase sur ma table de chevet et se penche vers moi — non, vers NOUS.

— Bonjour bébé Megan.
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Adhara
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Adhara » 31 mai 2019 - 20:57

Titre : Incapable
Thème (écrit ou image) : Main
Fandom : HP
Nombre de mots : 238
Personnages : Remus Lupin / OC
Rating : /
Remus regardait Harry courir à la poursuite de Bellatrix. Il savait qu’il devait le suivre mais il n’arrivait pas à trouver la force de le rattraper. Il se retourna vers l’arcade où son dernier ami venait de disparaître. Le regard vide, les mâchoires serrées, la même pensée tournait en boucle dans son crâne : Sirius était parti. Après la mort de James et Lily, la trahison de Peter, Sirius n’était plus. Il était seul.

Une main se glissa doucement dans la sienne et il revint à la réalité. Il se retourna vers l’adolescente qui lui serrait les doigts. Elle fixait à son tour l’arcade.

— Je suis désolée, Rem’… dit-elle faiblement.

Il garda le silence, incapable de répondre. Il profita un instant de sa présence à ses côtés, puis la regarda, et remarqua une plaie au niveau de son arcade sourcilière. Du sang lui coulait dans l’œil. Il était responsable d’elle et elle s’était mise en danger. Il serra encore une fois les dents. Il lui avait demandé de ne pas faire de vague cette année, mais comme à son habitude elle n’en avait fait qu’à sa tête et avait désobéi. Il était incapable. Incapable de la garder en sécurité, tout comme il avait été incapable de sauver Sirius, ou d’aller aider Harry.

Il soupira, se retourna vers Neville, toujours derrière lui, et prit enfin la parole.

— Tu m’as dit que Ron et Hermione était blessés ? Montre-moi où ils sont.

- Que dit l’étoile du matin au soleil qui se lève ?

- La douceur de la nuit et l’importance du doute.

- Que répond le soleil ?

- La puissance des convictions et la beauté de la lumière.


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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 31 mai 2019 - 21:03

Titre : /
Thème : Main
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 431
Personnages : Elvira (OC), Markus
Rating : Tout public
« Épouse-moi, Elvira, murmure Markus.
— Ton acharnement est très plaisant mais tu connais mon avis. Je n’ai pas changé d’opinion, peu importe tout ce que nous avons traversé.
— Je t’en prie, nous ne sommes plus au treizième siècle. Je ne peux plus demander ta main à tes parents mais l’envie est toujours là.
— Ils n’auraient jamais accepté, ironise la femme. »

Malgré son ton, Elvira est touchée. Sa grossesse est désormais très visible – peut-être un peu trop même puisque tout le monde lui pose des questions sur ses années d’absence – et Markus reste borné. Elle a cru qu’il finirait par abandonner, par lassitude principalement, mais elle doit bien reconnaître qu’il poursuit son acharnement. Elle ignore de quelle manière il parvient à supporter qu’elle soit enceinte d’un autre homme mais elle est heureuse de ne pas être seule pour traverser cette épreuve. Elle a vécu des siècles en pensant qu’elle ne fonderait jamais de famille et voilà qu’elle est enfin si proche de réaliser son ancien rêve de maternité. Markus aurait pu lui tourner le dos, haïr cette vie qu’elle porte dans son ventre mais il est son plus fort soutien et ne cesse de vouloir son bonheur. Toutefois, cette demande en mariage est trop officielle pour elle.

« Tu sais que je t’aime, souffle la sœur d’Ilona, mais certaines choses me sont toujours impossibles. J’aimerais être ta femme mais j’ai peur de ce que l’avenir nous réserve. Tu es un ancien Aîné, Markus, et tu es encore respecté par la plupart des Vampires. Ils me détestent et …
— Tu as tort, Elvira, la coupe le fils d’Alexander. Nous ne pouvons pas plaire à tout le monde, c’est un fait, mais ils n’ont rien contre toi. Ils te reprochent seulement d’avoir pu échapper à notre autorité. Ils te jalousent pour ta liberté. »

Un sourire éclaire le visage de la femme lorsqu’elle comprend enfin le sens des paroles de son amant. Elle a passé son temps à fuir, à délaisser le Conseil et les Aînés, à lutter pour ne pas retomber dans les filets de ses anciens compagnons d’armes.

« Te rends-tu compte de ce que tu es en train de me dire ? Tous ces individus égocentriques et hypocrites seraient jaloux ? L’amour que tu me portes obscurcit ton jugement.
— J’ai des oreilles un peu partout, Elvira. Ils envient ta capacité à agir sans nous, à faire ta vie sans devoir obéir à chacune de nos décisions. Et je suis d’accord avec eux sur tous ces points. Tu es unique, et …
— J’accepte, intervient-elle doucement. J’accepte de devenir ta femme. »
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Wapa » 31 mai 2019 - 21:08

Titre : /
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 534
Personnages : Lily, Tunie, Vernon
Rating : Tout public
- Chère Lily, je suis enchanté.
- Vernon, c'est un plaisir.

Ils s'observèrent quelques secondes gênés. Il la questionna finalement :

- Est-ce qu'on attend encore ton ami John ?

Elle fronça les sourcils un instant, décontenancée.

- John ? ... ah tu veux dire... James ?
- Heu... oui, oui, James. Il doit venir ce soir, non ?
- Il nous retrouve directement au restaurant.
- Très bien. Parfait. Allons-y donc, reprit-il en bombant le torse.

Il s'inclina cérémonieusement devant la maîtresse de maison en lui prenant la main :
- Madame Evans, c'était un plaisir comme toujours.

Lily l'observa, interloquée. Qui donc faisait encore ce genre de courbette ? C'était peut-être plus qu'un simple Moldu... probablement un sorcier venu du passé ayant utilisé un retourneur de temps. Elle faillit éclater de rire en croisant les yeux de son père. Heureusement, elle réussit à se reprendre de justesse en s'abîmant dans la contemplation des franges du tapis. Une fine main entourée de quelques bracelets dorés se posa sur son bras.

- Tout va bien Lily ? lui demanda sa sœur les lèvres pincées.

Elle était inquiète. Évidemment. Elle tenta de la rassurer en murmurant :
- Oui, oui. Il est très... très... Je le trouve très... grand.

Cette réponse sembla la satisfaire. Son visage prit une douce expression alors qu'elle regardait son fiancé prendre congé. Son ainée était vraiment amoureuse. Cela lui allait bien. Ses cheveux blonds relevés et une robe rose pâle bouffante complétaient le tableau. Elle lui prit la main en ajoutant :
- Tunie, tu es magnifique. La plus belle c'est... toi ! dit-elle en lui faisant un clin d’œil.
- Non, la plus belle c'est... toi ! reprit-elle sur le même ton.
- Non, non, non, la plus belle c'est... toi !

Comme elles adoraient se répéter cette formule en boucle lorsqu'elles étaient plus jeunes. Ces simples mots avaient le pouvoir de matérialiser leur enfance... leur complicité, leurs rires, les secrets échangés sur l'oreiller, leurs bêtises. Vernon brisa leur lien en passant un bras possessif autour de la taille menue de Pétunia. Lily se détourna, embarrassée.

- Mesdemoiselles. Votre carrosse est avancé, annonça-t-il en secouant ses clefs.

Elles chaussèrent leurs escarpins et le suivirent à l'extérieur. Il semblait très fier de sa voiture aux sièges en cuir et à la capote amovible. Il leur débita toute une série d'explications techniques auxquelles elle ne comprit quasiment rien durant tout le trajet. Pétunia semblait boire ses paroles et acquiesçait dès qu'il tournait la tête vers elle.

Ils aperçurent enfin "Le Gai Pinson" et Vernon réussit à se garer juste devant l'entrée. Bien sûr, aucun créneau ne résistait au conducteur. James les attendait sur le trottoir. Il était absolument craquant dans ses habits de Moldu : un pantalon noir et une chemise blanche. Les cheveux en bataille. Le sourire en coin. Elle dut se retenir pour ne pas courir dans ses bras. Il faut dire qu'elle avait très envie d'échapper à l'interminable monologue mécanique qu'elle supportait depuis le départ.

Une fois face à lui, James la regarda intensément. Puis, il embrassa chastement sa joue en lui tendant un bouquet de tournesols. Tout contre sa nuque, il chuchota :
- Toi mon soleil.
"Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde." Marianne Williamson

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par hazalhia » 31 mai 2019 - 21:09

Titre : Juste une danse (suite)
Thème (écrit ou image) : mot de 21h
Fandom : The100
Nombre de mots : 486
Personnages : Bellamy/Clarke
Rating : /
Entre deux flash de lumière, Bellamy tendis sa main pour attraper celle de Clarke. Une invitation à danser avec lui. Rien à faire que l'autre gars soit toujours à côté. Rien à faire qu'il le regarde comme un enfant à qui on retire son pain de la bouche. Cette soirée était pour lui et Clarke, il ne comptait pas laissé quelqu'un lui enlever ça.
Clarke sembla hésiter un instant. La lumière, la pénombre, la musique qui pulsait, tout ça semblait rendre la situation encore plus irréelle. Elle ne savait plus où donner de la tête, pourtant elle fini par rafermir sa prise sur la main de Bellamy et se laissa glisser à ses côté, emportée par le tempo et par un autre sentiment plus profond, plus instinctif.

«Qu'est ce que tu fais là ? Demanda Clarke toujours un sourire aux lèvres.»

«Je voulais te voir, répondit-il en la regardant dans les yeux.»

Clarke ne répondit rien et se contenta de garder son regard plongé dans celui de Bellamy. Se fixer ainsi pouvait être embarrassant pour certaines personne, mais pas avec Bellamy. Il avaient appris à se déchiffrer à travers des regards, à force s'en était presque devenu une extension de leurs moyens de communications.
Bellamy n'avait rien d'alcoolisé à sa connaissance, mais il se sentait enivré. Peut-être cette sensation lui venait-il de la fumée qui embaumait la pièce, ou simplement de la proximité de Clarke. La musique s'était ralentie et sans qu'ils ne rendent comptent ils s'étaient retrouvés à se balancer lascivement d'une jambe sur l'autre, une main glissée dans la sienne, l'autre au creux de son dos. A cet instant la seule chose dont il avait envie était de la serrer contre lui.
Il voulait l'étreindre pour sentir cette présence qui lui avait tellement manqué, que ce soit à cause de la distance physique ou psychologique. Il avait détesté la détester. Après toutes les horreurs qu'ils avaient traversés ou accomplies toutes les fois ou elle lui avait accordé son pardons pour alléger sa conscience à lui, il ne pouvait rester rancunier trop longtemps. Il en était tout simplement incapable, ils étaient trop liés pour ça.

Avait-il prononcé un mot qui l'avait trahis, ou bien avait-il pensé trop fort ? Bellamy ne le savait pas vraiment mais il sentit soudainement Clarke se blottir contre lui. Il sentait sa joue chaude contre sa poitrine et ses cheveux indisciplinés lui chatouiller le cou. Tendrement il posa son menton sur le haut de sa tête et remonta son bras pour avoir plus de contact contre sa peau. Il voulais l'envelopper, la rassurer, la chérir. Lui affirmer de manière informulée, comme ils en avaient le secret, qu'elle était la personne qui comptait plus que tout au monde. Jamais il ne s'était aussi apaisé qu'en ce moment, sa respiration calée sur celle de Clarke, les joues légèrement rougies

« Ne me laisse pas seule Bell'. Ne m’abandonne pas »
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Lost Greenie » 31 mai 2019 - 21:10

Titre : Sunflower field
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : The Evil Within
Nombre de mots : 289 mots
Personnages : Ruben Victoriano
Rating : tout public
Ruben fixait d'un air absent la multitude de fleurs aux reflets dorés qui s'étendaient face lui. Il se rappelait ces moments, lorsqu'il était enfant et qu'il partait jouer au milieu du champ de tournesols, accompagné de sa sœur. Il avait adoré ces fleurs. A présent, il ne supportait plus leur vue. Plus depuis longtemps. Plus depuis qu'elle… Retenant un soupir de frustration, il leva la main au dessus de la trace d'huile de moteur coulant le long du sol asséché par l'été. Lorsque la frêle flamme s'alluma entre ses doigts, il ne put retenir un léger frisson. Après tout ce temps, le feu faisait toujours naître en lui une peur presque incontrôlable. Il détourna le regard, évitant ainsi la vision des fantômes qui revenaient le hanter, chaque fois qu'il regardait ce paysage aux vives couleurs, et lâcha le briquet encore ouvert. Le brasier fut aussitôt déclenché, les flammes courant au milieu des fleurs jaune vif et les illuminant tel un millier de soleils incandescents. Il les fixa un court instant, à la fois fasciné et terrifié par le spectacle qui se déroulait devant ses yeux clairs, puis il recula lentement. Pas à pas, toujours tourné vers son œuvre, il se dirigea vers la grange. Celle où avait eu lieu l'accident. Sans se détacher de l'incendie qui ravageait le champ familial, il se baissa vers le sol et y déposa un vieux livre. Celui qu'elle lui lisait toujours avant de s'endormir, leur mère n'ayant jamais le temps de s'occuper de la progéniture qu'elle avait engendrée. Enfin, et seulement à ce moment là, s’autorisât-il à lever le regard vers le ciel devenu aussi pourpre que l'avait été la robe de sa sœur. Il se leva et fit lentement demi-tour vers le manoir dont il avait enfin hérité, prêt à consacrer à nouveau son énergie à ses recherches. Un léger sourire ironique s'étira doucement sur ses lèvres.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par AliceJeanne » 31 mai 2019 - 21:14

Titre : /
Thème (écrit ou image) : main
Fandom : HP
Nombre de mots : 1244
Personnages : Maugrey, Rolf, Nymphadora
Rating : /
Le jeune-homme lâcha son sac rempli de fossiles et parchemins sur les pieds du médicomage qui se tenait devant lui et, sans se retourner, courut à perdre haleine dans les couloirs le menant à la chambre que l’on venait de lui indiquer. Son cœur battait à tout rompre alors que les portes blanches se succédaient et que les numéros s’égrenaient beaucoup trop lentement. Il étouffa un gémissement lorsque ses pieds rencontrèrent un chariot branlant recouvert de matériel médical, et grogna lorsque son nez s’aplatit en un craquement sonore sur le sol dallé.

«Monsieur, tout va bien? s’enquit la jeune-femme qui dirigeait le plateau roulant en se précipitant vers lui pour le relever et endiguer le flot de sang qui s’échappait de ses narines tordues.»

L’apprenti magizoologiste ne lui laissa cependant pas le temps de lui lancer plus qu’un sort basique de soin d’appoint, car dès qu’il fut remis de ses émotions, il détala de plus belle dans les corridors. Lorsque enfin, la porte numéro deux-cente-soixante-treize apparut devant lui, il était encore si anxieux qu’il n’était que peu essoufflé. Il l’ouvrit avec violence et le mur adjacent ne dû sa survie qu’au réflexe de l’auror qui se tenait au chevet de la patiente.

Alastor Maugrey écarquilla son unique œil originel en détaillant sommairement le nouveau venu. Rolf était couvert de boue, brindilles et feuilles en tout genre, une famille de botrucs auraient pu élire domicile dans ses cheveux tant ils étaient ébouriffés comme un jeune arbre et son teint pâle lui donnait l’impression d’avoir croisé un obscurial quelques instant auparavant. Sa protégée lui avait parlé quelques fois du petit-fils de Norbert Dragonneau et, à présent qu’il l’avait en face de lui, il prenait soudainement conscience que Tonks n’avait que peu exagérer l’excentricité de la famille en question.

«Nymphadora, souffla-t-il, ignorant le mentor de son amie et en se précipitant vers elle, semant quelques végétaux sur son chemin.»

Il s’arrêta à quelques centimètres du lit, se figeant brusquement. L’apprentie auror était endormie, son visage d’ordinaire rieur barré d’une grimace de douleur et son torse enveloppé dans un épais bandage immaculé. Jamais elle n’avait parut si fragile. Pas même la fois où ils avaient eu cette discussion au bord du lac noir, le dernier jour des cours. Elle avait pleuré pourtant. Mais même les yeux étincelant, Tonks avait toujours semblé forte. A chaque coup dur elle était celle qui ne baissait jamais les bras, la personne la plus positive et vivante qu’il connaissait.

Rolf se mit à trembler et se laissa tomber sur le siège coincé entre le lit et la table de nuit, aujourd’hui c’est lui qui avait les yeux baignés de larmes. Il était terrifié, traumatisée de la voir si proche de l’inexistence.

«Nymphadora, murmura-t-il en prenant maladroitement sa main, partiellement emmitouflée dans des pansements.
- Elle va bien mon garçon, ne t’en fais pas, gronda une voix qui se voulait rassurante, dans son dos.»

Il leva le regard vers Maugrey qui, dans un effort surhumain, essayait de lui sourire.

«Je lui avais dit que c’était dangereux de devenir auror, sanglota-t-il. Mais comme d’habitude elle ne m’a pas écouté... elle n’écoute jamais personne.»

Le plus âgé hocha la tête comme pour souligner cette évidence. Cette recrue lui donnait bien du fil à retordre, plus têtue qu’une mule et plus buttée que le plus acariâtre des vieillards. Il se fit la réflexion que c’était certainement pour cela qu’elle était sa préférée, parce que d’une certaine façon, il avait été ce jeune effronté rieur et que par ailleurs, son entrain illuminait son vieux cœur comme une guirlande de bougies sur un sapin.

«Elle est douée, ajouta-t-il comme si cela lui avait paru très important à préciser. Et courageuse, très courageuse. Elle a empêché trois de mes hommes de se faire tuer aujourd’hui, c’est ma meilleure élève...
- Et c’est ma meilleure amie, le coupa Rolf en lui lançant un regard noir. Pourquoi n’en fais-tu qu’à ta tête Nymphadora?»

Maugrey n’ajouta rien, adoptant un air placide avant de serrer avec douceur l’épaule de Rolf de sa grosse main calleuse. Il comprenait, se souvenant encore du décès tragique des parents du garçon, aurors, qu’il avait formés. Aurors qu’il avait respectés. Des amis qu’il avait pleuré en silence lorsque tous les autres étaient partis et qu’il était demeuré seul à ranger leurs affaires dans des boites en carton. Boites qu’il avait ensuite remises à Rolf, Norbert et Portentina. L’adolescent de l’époque avait crié, pleuré toutes les larmes de son corps avant de s’enfuir en courant. C’était lui qui l’avait cherché, deux jours durant, écumant la campagne et les champs fleuris dans lesquels même les tournesols baissaient la tête. Lui qui l’avait retrouvé, lové dans le tronc creux d’un arbre centenaire. Lui qui lui avait tendu la main pour l’en sortir, qui lui avait parlé, lui avait expliqué, avait recueillis ses mots si durs et tranchants, pourtant si justes.

Rolf avait raison de ne pas lui faire confiance. Il avait été incapable de protéger ses parents, rien ne garantissait qu’il saurait le faire pour son amie. Une goutte humine roula sur sa joue parcourue de multiples cicatrices et il l’essuya sèchement avant de quitter la pièce. Cet instant ne lui appartenait pas.

«S’il-te-plaît ne meurs pas, sanglota Rolf sans s’apercevoir qu’il était à présent seul. Je ne veux pas que tu meurs, pas avant que je me sois excusé.»

Il renifla et emprisonna sa main dans les deux siennes avant de la rapprocher de son visage ruisselant.

«J’ai été stupide. Un vrai crétin Nymphadora, si tu savais. Pire goujat qu’un scrout à pétard. Je me moque que tu sois auror, joueuse de quidditch, libraire ou dompteuse de zouyu, tant que cela te rend heureuse, alors cela me va aussi. La vérité c’est que j’ai peur, horriblement peur qu’il ne t’arrive la même chose qu’à mes parents. Me réveiller un matin avec des gens du ministère à ma porte, m’annonçant que tu ne reviendras jamais à la maison. Être seul, privé de tes boutades, tes maladresses et ton rire. C’est moi qui suis égoïste Nymphadora, à vouloir t’imposer ma vie et sa vision étroite du monde. Pardonne-moi d’être un si piètre humain, aussi obsédé que son grand-père par les créatures fantastiques et aveugle devant celle qui est pourtant la plus importante à ses yeux.»

Il se tut, conscient qu’il risquait de prononcer des paroles refoulées depuis plusieurs mois et se contenta de glisser ses doigts dans ceux de la jeune-femme. Il n’avait jamais vraiment été doué pour les mots et n’en avait jamais eu besoin avec elle, elle les devinait si bien, complétant ses phrases, jouant de son embarras. Pris d’une soudaine honte, il enfouit son visage contre le flanc de l’auror en formation, cachant ainsi ses paupières gonflées.

«Salut Rolf, ça gaze, chuchota alors une voix étouffée.»

L’apprenti naturaliste se releva d’un bond et la fixa comme s’il avait s’agit de la septième merveille du monde. Tonks esquissa un sourire moqueur en lui faisant remarquer son air béat avant de se focaliser sur le contact chaud qu’elle sentait contre sa paume.

«Je rêve où tu me tiens la main, Rolf?!»

L’intéressé n’osa répondre de peur que ses bafouillages ne trahissent son état.

«T’as vu, j’ai survécu. J’ai gagné notre pari, tu me dois un verre et un mois de vaisselle. Et arrête de faire cette tête, par pitié, on dirait que je vais mourir.

- Nymphadora...
- Ne m’appelle pas Nymphadora.

- Tonks...
- Tais-toi Rolf, et surtout garde ma main, tu risques encore de tout gâcher.»
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Roxane-James1 » 31 mai 2019 - 21:41

Titre : scène finale, coupée ?
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Original (Les Enfants de l'Aube)
Nombre de mots :
Personnages : Priam Kostas / Volt
Rating : TP
Une silhouette masculine se découpait dans le ciel parme du crépuscule, immobile et solitaire. Priam ne voyait qu’elle. La cambrure de son dos, ses épaules comme alourdies par un poids dont il ignorait la teneur. Derrière lui, les rires de Bianca atteignaient la voûte céleste, légers comme les plumes des oiseaux. Priam sourit. Les mains dans les poches, il dévala le sentier côtier qui menait aux rochers que l’écume venait lécher dans un tourbillon argenté aux reflets incarnats. Volt ne se retourna pas quand ses doigts effleurèrent les siens, les emprisonnant dans une étreinte aussi fugace que délicate. Ils regardèrent le soleil embraser la mer, la nuancer de violet et de pourpre, se noyer dans le bleu de ses profondeurs pour disparaître totalement. Puis Priam détourna les yeux de ce spectacle magistral et se concentra sur le visage affûté de Volt, ses lèvres douces et enfantines.

— Tu ne m’as jamais dit ton vrai prénom.
— Il n’a rien d’intéressant.
— Mais j’aimerais le savoir quand même, murmura Priam.

Volt sourit, amusé. Des flammes dansaient dans ses yeux. Priam ne l’avait jamais trouvé aussi beau qu’à cet instant.

— Valentino.
— Valentino, répéta doucement Priam. Valentino Slovensky.

Un pli barra le front du brun. Priam s’excusa en imprimant une pression sur sa main.

— Pourquoi te fais-tu appeler Volt ?
— A ton avis ?
— A cause de ta mère, supposa Priam.

Volt acquiesça. Un albatros se hissa dans l’éther. Ses ailes puissantes balayaient les cendres pourpres qui enflammaient encore l’atmosphère. En les voyant tomber dans l’océan, Priam sentit sa gorge se nouer.

— On aurait pu mourir aujourd’hui.
— Je sais. On mourra peut-être demain, si ça peut te rassurer.

Priam pouffa. Volt lui accorda un clin d’œil moqueur.

— Volt…
— Oui ?

Priam ferma les yeux, déglutit. Il aurait voulu lui dire des tas de choses. Drôles, émouvantes et intéressantes. Les mots roulaient sur sa langue comme des braises ardentes mais ne semblaient pas vouloir franchir ses lèvres. Alors il s’en passa, et serra Volt dans ses bras, humant son odeur de charbon avec délectation. Le sel de ses larmes se mêla au goût de miel de ses lèvres. Volt l’avait embrassé dans l’air tiède d’une fin de journée. La fin du monde n’avait pas encore sonné.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par Mikoshiba » 31 mai 2019 - 21:58

Titre : Crépuscule
Thème (écrit ou image) : la photo d'Haru de 22h
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : Le Soleil et la Lune
Rating : /
Le Soleil et la Lune s'observent, se dévisagent et se reflètent. La Lune est pleine, prête à régner sur le royaume nocturne. Le Soleil l'a bien vue, sortir doucement de derrière les montagnes. Elle ne se presse pas, se contentant de renvoyer la lumière qu'il émet, attendant patiemment son heure. Le Soleil, plus gros, profite jusqu'au dernier instant de sa suprématie, même s'il se sent décliner : bientôt il s'enfoncera dans la mer, pour n'en ressortir qu'au matin. Et pendant ce laps de temps, le monde sera éclairé par une lumière froide et ténue, tellement différente de sa chaleur personnelle.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 31 mai 2019 - 22:03

Titre : Tenue exigée
Thème : Écrit
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 517
Personnages : Alice (OC), Esely (OC)
Rating : Tout public
L’angoisse noue la gorge d’Esely alors que le paysage défile derrière les fenêtres du train. Elle n’a pas revu sa mère depuis leur dernière dispute et elle craint ce qui l’attend au quartier général de l’Assemblée Nouvelle. Elle sait que les nouvelles ne sont pas bonnes, Eve lui a dressé un portrait plutôt négatif de la situation. La fille d’Elvira a hésité à faire le trajet, elle a peur de découvrir des cadavres familiers aux portes du plus grande repaire de Vampires et de Lycans. Leurs ennemis ont gagné du terrain plus rapidement que prévu, l’entente cordiale entre les deux espèces est en train de se fissurer. La victoire est trop loin, désormais, et Esely redoute l’avenir plus que jamais. Markus l’a priée de revenir, sans aucune réelle explication ; il lui a seulement dit que sa mère a besoin d’elle et que d’anciennes connaissances ont fait leur retour, brisant l’équilibre. Ce n’est pas suffisant pour elle mais Alice lui a conseillé d’obéir à celui qu’elle a toujours vu comme son père. Sans l’humaine pour la pousser à prendre la route, la Vampire serait encore dans leur appartement à ignorer les supplications de l’ancien Aîné.

« Détends-toi, lui murmure Alice en serrant sa main. Ce n’est pas si terrible de revoir sa famille.
— Pour toi, peut-être, répond Esely avec un rire faux, mais je te garantis que je ne partage pas ton avis. Je n’ai pas pardonné à ma mère d’avoir menti pendant toutes ces années.
— Elle ne voulait pas te faire souffrir, la raisonne la mortelle. Sa façon d’agir est compréhensible, je crois que j’aurais fait la même chose à sa place, Vampire ou non.
— Sais-tu ce qui me fait le plus peur ?
— Une confrontation avec ta mère ? tente l’humaine avec curiosité. Ou alors tous les regards de ceux qui ont appris la vérité ?
— Non, pas tout à fait. Disons que ça te concerne. »

Alice hausse un sourcil, surprise. Elle a été touchée par l’offre d’Esely quand elle lui a demandé de l’accompagner jusque chez elle. Elle ne s’y attendait pas, supposant que son amie préfèrerait régler ses problèmes seule. Mais la Vampire n’a pas oublié tout ce qu’elles ont traversé toutes les deux, ainsi que l’épée de Damoclès qui pèse sur la tête de la plus jeune. Le diagnostic de sa maladie a changé quelque chose dans le regard d’Esely et la blonde est inquiète concernant les pensées de sa colocataire. Elle se contente du silence, reportant son attention sur les autres voyageurs. Certains les observent à la dérobée à cause de leurs tenues, ce qui n’est pas si étonnant. Esely a insisté sur le fait qu’elles devaient porter des robes, ce qui n’était pas si extraordinaire, jusqu’à l’instant où elle lui a tendu un modèle trop ancien datant sans doute d’une époque révolue depuis longtemps. Alice est alourdie par toutes les couches de dentelles, de satin et de pierres précieuses qui pèsent sur sa silhouette. Son amie se débrouille bien mieux qu’elle et se déplace avec une assurance qui la rendrait presque jalouse si elle ignorait sa nature de Vampire.
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par hazalhia » 31 mai 2019 - 22:04

Titre : Juste une danse (suite bis)
Thème (écrit ou image) : mot de 22h
Fandom : The100
Nombre de mots : 350
Personnages : Bellamy/Clarke
Rating : /
Bellamy lâcha la main de Clarke pour prendre son menton du bout des doigts. Délicatement il releva son visage à son niveau pour lui faire face.

« Jamais, murmura-t-il en appuyant son front sur le sien »

Jamais Il ne l'abandonnerais. Jamais ils n'avaient été aussi proche. Clarke pouvait sentir le moindre détail émanant de lui, de sa respiration profonde à la veine palpitante de son cou. De sa barbe douce qui frottait contre sa joue à la main chaude qu'elle sentait toujours dans son dos. Pendant un instant elle se surpit à maudire l'épaisseur du tissus de sa robe qui séparait la main de Bellamy de sa peau nue.
Clarke voulu aussitôt chasser cette idée mais le regard de Bellamy planté dans le sien et la main qui caressait sa joue étaient d'un autre avis. Est-ce que la même idée lui avait traversé l'esprit ? Etait-elle la seule à avoir envie de bondir sur ses pieds pour clore les derniers centimètres qui les séparaient ?
Autour d'eux déjà plus rien n'existaient. Ils avaient conscience qu'il y avait effectivement d'autre gens dans cette salle mais ils avaient créer leur propre petite bulle faite de passion, d'envie et d'hésitation.

Cette bulle éclata quand la musique repris une teinte plus festive. Ce changement soudain les écarta, comme s'ils prenaient finalement conscience du niveau de proximité qu'ils avaient atteint. Les barrières qui étaient sur le point de tomber reprirent le dessus et ils s'écartèrent chacun d'un pas. La pénombre cachait leurs visage empourprés, conscient de ce qui était sur le point de se passer. Ils étaient sur le point de céder à ce qu'ils s'efforcaient d'éviter depuis des années.

« On devrait aller prendre un peu l'air, proposa Clarke pour se donner de la contenance. » Elle espérait que l'air frais les aiderais à se remmettre l'esprit en place.

Bellamy acquiesca, sa sachant pas vraiment quoi répondre. Si ça n'avait tenu qu'à lui il serait resté des heures, tant qu'il pouvait être avec elle, mais il décida de la suivre tandis que les pans de sa robe ondulaient à chaque mouvement de hanche.
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par AliceJeanne » 31 mai 2019 - 22:13

Titre : /
Thème (écrit ou image) : robe
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 646
Personnages : Marc (OC), Lucja (OC)
Rating : /
Les doigts de Lucja effleurèrent le tissu satiné avec crainte. La robe était si belle qu’elle avait peur de l’abîmer rien qu’en la touchant. Marc avait fait une folie, cette pièce avait dû lui coûter toutes ses économies depuis qu’il avait commencé à travailler. La matière était si riche et veloutée qu’elle semblait irréelle. Le bleu sombre du vêtement était envoûtant. La jeune-fille ne se souvenait pas avoir déjà reçu pareil cadeau. Et bien qu’elle ne disposa d’aucun souvenir datant d’avant son arrivée au camp à neuf ans, elle était certaine que même ses parents ne lui avaient jamais offert ce genre de chose.

En sous-vêtements devant le miroir de leur salle de bain, elle était subjuguée. Serait-elle toujours elle-même avec une robe? Du plus loin qu’elle se remémorait, elle n’en avait jamais porté. Pas même la fois où elle l’avait invité au restaurant et où, après avoir assisté à un concert qui l’avait remué au plus profond de lui, ils avaient pris la décision de quitter le groupe pour vivre tous les deux dans ce petit appartement miteux de la banlieue budapestoise. Celle-ci avait certainement été la meilleure de toute leur brève existence. Bien sûr rien n’était parfait. Le loyer était indécent pour trente-cinq mètres carrés et leur salaire à tous deux couvrait à peine la nourriture et les factures. Mais ils étaient heureux. Heureux et libres. Loin des regards malveillants que les autres portaient sur Marc et son impotence. Loin des remarques blessantes qui sous-tendaient qu’il n’était rien de plus qu’un poids mort pour quiconque s’approchait de lui.

Le son caractéristique des roues d’un fauteuil tira Lucja de ses songes et le regard gêné de Marc glissa sur ses courbes avant de venir se planter dans le sien. Le jeune-homme avait réussi à enfiler chemise et pantalon mais se débattait encore avec son nœud de cravate, le miroir de leur chambre se trouvant bien trop haut pour qu’il ne puisse l’atteindre.

«Je vais t’aider, s’amusa-t-elle en contemplant le désastre, posant la robe sur le lavabo et s’emparant du pan de tissu récalcitrant.
- Merci, bredouilla-t-il lorsqu’elle eut réalisé un nœud parfait. Il va vraiment falloir que je m’entraîne.»

Lucja se contenta de lui sourire avant de l’embrasser tendrement sur la joue, leur donnant une chatoyante couleur pivoine.

«Tu ne t’habilles pas, bégaya-t-il lorsqu’il eut retrouvé ses esprits.
- Si, bien sûr, murmura-t-elle, l’air absent.
- Elle ne te plaît pas, c’est ça?! s’inquiéta-t-il peiné.
- Si beaucoup! Ne sois pas ridicule, le morigéna-t-elle en s’emparant de la robe. Elle est magnifique et a dû te coûter une fortune.»

Marc haussa les épaules, cela lui faisait véritablement plaisir de lui offrir, ainsi il avait l’impression de participer un peu à son bonheur en lui donnant l’occasion d’être convenablement habillée pour son premier concert au grand théâtre.

«C’est juste que... j’ai l’impression que ce n’est pas moi, avoua-t-elle alors qu’il l’aidait à fermer les boutons clôturant un joli décolleté dans son dos. Cela ne me ressemble pas, j’ai l’air si...
- Belle.
- Non, plutôt, si...
- Féminine.
- ...
- Forte. Radieuse.
- Je ne suis pas tout ça Marc, et je ne le suis pas davantage avec une robe. Je reste moi. Lucja. Juste Lucja.

- Juste Lucja c’est suffisant, tu n’as pas besoin d’être plus, pas pour moi. J’aimerais que tu puisses voir par mes yeux, ressentir avec mes sentiments, tu comprendrais alors à quel point tu mérites, comme tout être, quelques instants de bonheur. Cette soirée est la tienne, et tu as intérêt à finir de te préparer rapidement car même si tu n’est pas apprêtée je te traîne jusqu’à ton violoncelle dans dix minutes.»

Lucja observa son air résolu avec surprise avant de se baisser à nouveau vers lui. Ses yeux accrochèrent les siens et leurs lèvres se frôlèrent en une douce caresse avant de s’entrouvrirent brièvement pour échanger un baiser.

«Merci Marc, murmura-t-elle au creux de son oreille avant de se reculer.»
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par BellaCarlisle » 31 mai 2019 - 22:53

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Arôme
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 330
Personnages : Hannibal, Will
Rating : Tout public
« Je ne sais pas cuisiner comme toi, proteste Will alors qu’Hannibal passe un tablier autour de sa taille. Je ne vais pas préparer le repas po…
— Tu seras parfait, le coupe le cannibale avant de l’embrasser. Il te suffit de suivre mes instructions. »

Le regard havane de l’Éventreur luit de contentement lorsque son amant rend les armes et accepte de prendre le couteau de boucher qu’il lui tend. L’ancien consultant du FBI commence par découper soigneusement la viande que le Lituanien a déposée sur une planche en bois tout en écoutant ses recommandations. Ce n’est certes pas la première fois qu’il se met à trancher des morceaux de bœuf mais le psychiatre a une façon bien à lui de l’attendrir et de la présenter. Will essaye de ne pas penser à l’origine du foie qu’il a sous les yeux, conscient d’être autant responsable que son compagnon. En fuyant avec le cannibale, il est entré dans son monde sanglant par une autre porte, différente de celle qu’il empruntait auparavant. Il ne voit plus ses meurtres par l’œil d’un membre du FBI mais bien par celui d’un homme amoureux qui serait prêt à tout pour son amant.

Will termine sa découpe puis fait revenir la viande dans une poêle. L’odeur qui se dégage de la cuisson ouvre son appétit et il regrette un instant de ne pas avoir pris le temps de manger quelque chose à son réveil. Il garde un air stoïque pendant que les morceaux grillent par la suite mais l’ajout des herbes aromatiques conseillées par Hannibal ravive la douleur dans son estomac qui gronde longuement. Un sourire amusé étire alors les lèvres de l’Éventreur qui se rapproche de son amant, assez près pour pouvoir percevoir qu’il est mal à l’aise.

« Tous ces arômes donnent faim, n’est-ce pas ? murmure le cannibale. »

Le souffle d’Hannibal fait naître des frissons sur la peau de l’empathe qui hésite entre céder à ses pulsions alimentaires et son appétit sexuel.
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 31 mai

Message par hazalhia » 31 mai 2019 - 22:55

Titre : Au bord de l'eau
Thème (écrit ou image) : image de 23h
Fandom : The100
Nombre de mots : 849
Personnages : Bellamy/Clarke
Rating : /
Une vague vint lécher le bord de la plage en laissant un filet d'écume sur son passage.

Une jeune femme marche au bord de la plage. Le bruit du ressac et du sable crissant sous ses pieds nus sont les seuls choses qu'elle entend. Pas d'oiseaux ni de vent. Pas même une légère brise pour faire flotter ses cheveux blonds qui se contentent de lui chatouiller les épaules. Elle trouve étrange de ne pas sentir d'air sur sa peau, surtout près de la mer, surtout après avoir passé toutes ses années à vivre au grand air. Elle s'était habituée à des conditions de vie moins clémentes. En y réfléchissant, au bord de cette plage elle n'a ni chaud, ni froid. Elle se sent simplement bien. Calme, apaisée.
Des couleurs douces tapissent le ciel, pourtant, elle aurait été incapable de dire s'il s'agissait des dernières lueurs de l'aube, ou les premières du crépuscule. Cette endroit semblait hors du temps.

Nimbée dans la lueur rose du ciel, elle continua de marcher un moment le long de la plage, laissant l'eau de mer lui lécher les pieds. Elle n'avait aucun but si ce n'est découvrir cet endroit inconnu quand elle apperçu une silhouette se découper au loin. Elle plissa les yeux pour tenter d'y voir plus clair, en vain. Elle dû attendre qu'il se rapproche d'elle, pas après pas, vague après vague, et quand il fut enfin capable de le reconnaître elle ne pu cacher sa surprise. Bellamy. C'était Bellamy.


Que faisait-il là ? Depuis quand était-il ici ? Et pourquoi était-il tout seul ? La dernière fois qu'elle l'avait il se préparait au départ pour rejoindre l'Ark, tandis qu'elle était partie pour réaligner l'antenne.

Il sembla aussi étonné qu'elle de la trouver ici. Lui aussi avait cet air un peu hagard, signe que cet endroit lui était également étranger. Elle devinait aussi qu'il n'était pas insensible à la beauté de cet endroit. Ils n'avaient jamais rien vu de tel sur Terre, et elle doutait que Praimfaya ait pu laisser un tel endroit intact.
D'instinct ils se prirent dans les bras, pour s'assurer qu'ils n'hallucinaient pas mais également pour avoir quelque chose de famillier auquel se raccrocher. Ils échangèrent quelques mots à propos de leurs retrouvailles, de cet endroit, leurs impressions, leurs derniers souvenirs. Clarke se rappelait avoir peiné à manipuler la parabole, et avoir couru à bout de souffle dans la neige pour échapper à la vague de feu. Les souvenirs de Bellamy étaient un peu plus flou, mais il revoyait Raven dans l'espace, puis de la porte de l'Arche qui s'ouvrait enfin. Le signe de leur salut.

Clarke soupira de soulagement, rassurée d'avoir réussi sa mission. Au moins les autres n'étaient pas parti sans elle pour rien. Quand elle releva finalement les yeux vers Bellamy, elle vit un lueur fugace passer dans ses yeux. Ses sourcils se froncèrent légèrement et de petits plis apparurent au milieu de son front, les mêmes que quand il était préoccupé. Une nouvelle bribe venait de lui revenir en mémoire : eux, lui, titubant dans les couloirs. L'oxygène, ou plutôt son manque. Ils étaient parvenu à rentrer dans l'Ark, mais il leur fallait encore rebrancher le générateur d'oxygène.

- Je crois que je sais ce qu'il s'est passé, déclara-t-il la voix nouée

- Qu'est ce que tu veux dire Bell ?

- Est-ce que tu es sûre d'avoir rejoint le bunker ? lui demanda-t-ilfinalement.

Les pensées de Clarke se bousculèrent. Son esprit était brumeux, tout avait été tellement précipité à ce moment là. Elle n'avait pas eu le temps de réfléchir, à rien.Elle devait courir c'était tout ce qui importait.

- Je ne sais pas, je pense oui, répondit-elle finalement d'une voix hésitante. Pourquoi je serais ici devant toi sinon ?

Bellamy tenta de garder un visage impassible. Il se souvenait maintenant. De sa lutte pour rebrancher l'oxygène, de son souffle de plus en plus court. De ses poumons qu'il sentait se comprimer de seconde en seconde. C'était Monty qui savait quoi faire mais il n'avait pas réussi à le réveiller, tout le monde était trop faible pour faire quoi que ce soit, encore moins parler. Il se souvenait du métal froid contre sa joue quand il s'était affaissé contre la parois du vaisseau. De ses yeux qui se fermaient. De se sentiment d'être envelopper dans du coton, un peu comme ce qu'il ressentait depuis qu'il était arrivé sur cette plage.

Doucement il vint poser la main contre la joue de Clarke, et du bout du pouce il la caressa pour essayer de la rassurer. Il voyait l'incompréhension et l'inquiétude poindre dans son regard, des sentiments qu'elle s'était toujours efforcé de cacher par nécessité d'être forte pour les autres. Il ne voulait pas qu'elle s'inquiète, plus maintenant. Elle n'avait plus besoin de se battre.
Il n'avait jamais pu finir de brancher les câbles tout comme elle n'avait jamais atteint le bunker. Une nouvelle vague s'écrasa à leurs pieds avant qu'il ne prenne la parole.

- Nous sommes mort Clarke. «May we meet again », c'est pour ça que nous sommes ici, nous nous retrouvons enfin.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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