[Textes] Nuit du 20 avril

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Samantha Black
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[Textes] Nuit du 20 avril

Message par Samantha Black » 20 avr. 2019 - 18:26

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !



Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Thème (écrit, image, citation) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par icequeen38 » 20 avr. 2019 - 19:36

Code : Tout sélectionner

Titre : Sa tentation
Défi (scénaristique ou stylistique) : Croquer
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 443
Personnages : Albus Dumbledore/OC
Rating : R 
Albus Dumbledore la regarda. Qu’elle était belle, Merlin. Blair n’avait que dix-sept ans et depuis le début de l’année il la fréquentait bien plus que de la raison ne l’autorisait. Elle entortilla sa mèche de cheveux châtain clair et se pencha sur lui, pour attraper la plume qu’il lui tendais. Il pouvait distinguer chaque détail de son visage. Ses lèvres bien faites qu’il mourrait d’envie de croquer. Ses yeux noirs pétillant de joie. Il écoutait avec attention son babillage incessant. Elle plissa les yeux, signe de concentration intense chez elle. Blair exerçait sur lui un sentiment d’attraction et de fascination plus que Gellert mais ce dernier n’avait de cesse de continuer de le hanter. Il l’avait marqué comme sien et les cendres de cette emprunte continuait toujours de brûler en son âme.

- Et donc là, si j’ai bien compris la loi de Gamp, nous ne pourrions pas faire apparaître de la nourriture, par exemple ? Demanda-t-elle d’une voix claire. Ce que dégageait, c’était une certaine sensibilité et une aura qui avait conquis Albus, il se débrouillait pour ne pas le laisser paraître.

Le professeur de défense contre les forces du mal donnait volontiers des cours de métamorphose, en plus mais peu de monde les suivait, mais Blair semblait vouloir passer son temps à étudier avec lui, il faut dire que pour elle les ASPICS approchaient et à grand pas de loup. La main de la tristesse lui enserra la poitrine lorsque le réalisa.

- Monsieur ? Demanda-t-elle d’une voix timide en sentant ce changement d’humeur, Albus ? Insista-elle en se décalant un peu plus pour être un peu plus proche.

- Rien... donc oui, expliqua-t-il avec passion, la loi de Gamp…

Il se lança dans des explications passionnées et tout en la fixant du regard, de peur qu’elle s’efface.
Albus l’effleurait de temps a autre et observait la réaction de Blair qui avait osé verbalement faire des avances à son professeur, une fois qu’elle avait pu se trouver seule, avec lui, et ce petit jeu continuait entre eux. Jouer avec le feu était dangereux car plus le temps passait et plus il était dur de lutter contre le démon qui lui tordait les entrailles.

- Bon, ça va être l’heure. Dit Albus d’une voix rauque.
- Oui, approuva Blair, Nick m’attends.

C’était qui d’abord ce Nick ? Se demanda Albus. La Jalousie s’empara de lui mais il n’en montra rien. Lorsque referma la porte derrière lui, cette dernière continuait de le brûler, s’entremêlant avec le souvenir de Gellert et de ses fautes qui continuaient de le torturer et le professeur savait que ce serait sa punition jusqu’à la fin de sa vie.

Cilou
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Cilou » 20 avr. 2019 - 19:43

Titre : Partir
Défi (scénaristique ou stylistique) : image Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 665
Personnage : Sirius Black
Rating : K

Lorsqu'il avait commencé à grandir, Sirius savait déjà qu'il finirait par quitter les Black. Le plan était déjà ficelé dans sa tête : il choisirait un jour précis, peut-être après ses dix-sept ans, ou après ceux de Regulus ; il ne préviendrait pas ses parents, et emmènerait son frère avec lui. Il avait même conçu le plan de sa valise, l'exacte position de chacun des objets qu'il emporterait. De quoi survivre le temps de trouver un logement : des vêtements, des aliments en boîte, deux oreillers, deux couvertures. Le sac n'était pas matériellement prêt, le risque que sa mère tombe dessus, devine et contrecarre ses plans était trop grand pour qu'il tente ce Diable-là ; mais tout était clair dans sa tête. Précis au détail près.

Et puis Sirius était entré à Poudlard, avait rencontré James Potter, et Remus Lupin, et Peter Pettigrow. Sirius s'était fait une réputation, avait séduit des filles, intégré Gryffondor. Il s'était éloigné de son frère ou son frère s'était éloigné de lui, aucun des deux ne savait tout à fait dans quel ordre cela s'était fait au départ ; et avait commencé à éprouver de l'intérêt pour ces garçons qu'il ne connaissait pas. De l'amitié ; si bien qu'à l'intérieur de sa valise imaginaire, il avait fini par trouver une place pour quelques photographies de leurs moments à quatre. Il avait même fini par se dire que si la place manquait pour ces photographies, il n'aurait qu'à en retirer le deuxième oreiller, la deuxième couverture. Plus le temps avançait, moins grande était la probabilité que Regulus l'accompagne au moment fatidique.

Les vacances au Square Grimmaurd s'étaient faites moins pénibles qu'il ne l'avait cru. Les visages, les rires et les sourires de ceux qu'ils nommaient « Maraudeurs » tournaient autour de lui comme d'infinies étoiles filantes, comme des planètes illuminées tournant autour d'un Soleil noir. Des planètes qui rendaient au Soleil tout son feu, les flammes que des cendres avaient voulu éteindre. Des néons rassurants dans une nuit trop sombre.

Le jour du départ fut complètement différent que celui qu'il avait prévu. Sirius n'avait pas dix-sept ans, Regulus encore moins – mais Regulus n'allait pas le suivre, il ne le lui proposerait même pas ; d'abord Regulus refuserait, ensuite il risquerait de l'empêcher de partir. Sirius n'avait même pas prévu ce jour. La veille encore, il ignorait qu'il partirait si tôt.

Les parents de Sirius ne l'avaient pas davantage exaspéré que d'habitude, non plus. Dans les romans qu'il s'était faits, Sirius avait imaginé qu'ils se disputeraient encore, qu'il en aurait marre, qu'il partirait sur un coup de tête et que ça leur ferait les pieds. Mais à l'époque à laquelle Sirius avait imaginé ce plan, James Potter ne faisait pas encore partie de sa vie. James Potter n'était même pas une hypothèse, encore moins ce néon, ce phare dans la nuit, cette flamme à laisser impérativement vivre. Cette flamme à rallumer ce soir.

Il le savait mal en point. C'était avec plus de regrets que d'habitude que Sirius était rentré chez lui pour les vacances, parce que James n'allait pas bien. Deux jours. Deux jours et il n'en pouvait déjà plus, il ne supportait plus l'idée de le laisser tout seul pour deux semaines entière. De le laisser broyer du noir sans Sirius à ses côtés.

Alors Sirius saisit un sac plus petit que celui qu'il avait imaginé. Il y mit des vêtements, et rien d'autre. Pas besoin. Et il se libéra, d'un seul coup. Il fut défait de tout, de ses contraintes, de la prison du Square Grimmaurd, défait des sermons de sa mère, des idéaux de son père et de la lâcheté de son frère. Presque même défait de son nom de famille : qu'importaient la manière dont on le définirait, ces « Black » que les autres continueraient d'user pour parler de lui ; dans son cœur, dans sa tête, dans cette vie véritable auxquels ils n'avaient pas accès, Sirius ne portait pas d'autre nom que « Potter ».
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par LilTangerine » 20 avr. 2019 - 19:47

Titre : Croqué
Défi (scénaristique ou stylistique) : Croquer
Fandom : /
Nombre de mots : 411
Personnages : Antoine, Louis
Rating : /
Louis dessinait. Sans cesse, avec frénésie presque, il usait des lignes et des lignes de graphites comme si c'était sa vie qu'il répandait sur la feuille. Il croquait cet homme, assis lascivement sur le rebord de la fenêtre. Caressait ses mains de son crayon, brouillait ses contours derrière la fumée de la cigarette.

Il ne dessinait jamais, Louis. Pas devant les autres. Sauf peut-être les gens comme lui. Ceux qui dérangeaient sa vie, lui faisaient prendre une tangente, le laissaient à la dérive.
Antoine, ce n'était pas quelqu'un de bien.

-

Pour être franc, il était complètement paumé. Qu'est-ce qu'il foutait dans l'appartement de ce type à cinq heures du matin ? Comment en était-il arrivé là ? Les hommes ne l'intéressaient pas. Et pourtant, quand il avait vu Louis accoudé au bar, il n'avait pas pu détourner le regard. Hypnotisé, il lui avait proposé un verre. Comme ça, sans raison. Il l'avait déjà vu quelque part, c'était certain, mais où ?
L'autre avait accepté, un peu surpris. Louis, il s'était présenté. Antoine, il lui avait répondu. Tu fumes ? Louis avait aquiescé et sorti un paquet de blondes d'une de ses poches.
Il ne savait pas trop pourquoi il lui avait posé la question. Il ne savait pas trop pourquoi il lui parlait, à vrai dire. Mais il devait savoir qui était ce type. C'était impérieux, c'était l'alcool qui parlait, ou peut-être la solitude. Il était trois heures et le bar allait fermer.

Ils avaient cessé de compter les verres. La langueur de la nuit pesait sur eux et l'alcool sur leur raison. La question était venue comme ça, si naturellement qu'Antoine avait répondu oui sans réfléchir. A vrai dire, on ne l'avait jamais croqué, et il était curieux de voir ce que donnerait le dessin alors que lui-même avait du mal à discerner le contour de ses mains.

Louis lui fit signe d'approcher. Il chancela un peu. Le parquet grinçait sous ses pas, interrompant sans mal la voix rauque qui chantait en fond.
Les traits étaient bruts, acérés, précis. Il dégageait de son double de charbon un genre de violence animale qui le perturbait sans qu'il sache dire pourquoi. Il lui semblait que son propre visage, perdu dans sa contemplation des toits de Paris, allait soudain se tourner vers lui et le transpercer de son regard, lui poser silencieusement les questions qui le brûlaient dans ses nuits sans sommeil.
Louis, c'était juste un inconnu croisé au hasard d'un bar. Rien d'autre.
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"But I don't want comfort. I want poetry. I want danger. I want freedom. I want goodness. I want sin." - Aldous Huxley

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 20 avr. 2019 - 19:54

Titre : Croquer le fruit
Thème : Écrit
Fandom : /
Nombre de mots : 342
Personnages : Satan, Adam et Lilith
Rating : Tout public
« Contemple ce fruit, femme d'un autre temps.
Remplis ton être de sa senteur.
Oublie les déceptions et leur quotidien paradisiaque.
Que ton âme inviolée s'ouvre à la vérité.
Une seule bouchée pour enfin savoir.
Et un geste tremblant qui te condamne infiniment. »

La voix est sifflante, presque sensuelle.. Sous l'ombre des feuilles, deux yeux rubis luisent d'un éclat cruel. Ce sont les iris du mal, de l'Enfer ; d'un regard, la bête peut nuire et détruire tout ce qui a été bâti dans la paix. Le démon a revêtu son habit d'écailles et de venin pour mieux distiller ses envies malsaines. Il n'a jamais échoué dans sa quête des ténèbres, nul n'a la capacité de se dresser contre lui.

Séduite par le timbre hypnotique du serpent, la femme se laisse tenter. Ses mains pâles saisissent le fruit défendu, le cueillent de l'Arbre et le portent à sa bouche. Le goût sucré inonde sa gorge tandis que les connaissances universelles affluent dans son être tout entier. Elle croque sans réfléchir, déguste le fruit, en redemande.

« Continue, lui souffle le Malin. Encore un peu, quelques ...
- Arrière Satan ! hurle un homme. Ta présence en ces lieux est un blasphème ! »

L'être rampant abandonne son apparence serpentine et se montre dans toute sa gloire. Regard de braise, ailes d'obscurité, visage séduisant, sourire moqueur.

« Je suis l'avenir, Adam. Aucun être ne saura lutter à armes égales contre moi. Incline-toi devant ma grandeur ! »

Le premier homme n'est pas corrompu par les mots trompeurs de son adversaire. Sa foi envers l'Unique le porte au-delà des mensonges et de la haine. Pourtant, sans raison, son cœur saigne de douleur. Sa condition d'éternel se fane, brisée par le péché de celle qui l'accompagne jour et nuit.

« Lilith, qu'as-tu fait ? balbutie l'homme.
- Elle a répondu à mon appel, se moque le Diable. Elle a vu ce que j'ai à apporter à votre morne existence. Ta chère compagne a croqué le fruit. »
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par hazalhia » 20 avr. 2019 - 20:04

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : image de 20h
Fandom : original
Nombre de mots : 580
Personnages : Iris et Elise
Rating : /
Adossé sur le mur de sa couchette, Iris observait les derniers rayons de soleil de la journée à travers la minuscule fenêtre de la caravane. Non pas qu’elle puisse voir grand chose, mais le plastique jauni donnait une couleur ambrée supplémentaire aux dernières lumières du jour.
Dans la caravane elle ne sentait la présence d’Elise - dont la couchette se trouvait à l’autre extrémité - que par sa respiration et le froissement de ses vêtements. La silencieuse Elise, la secrète Elise, la triste Elise. Depuis la première fois qu’elle l’avait vu, Iris avait toujours eu l’impression qu’un voile de tristesse recouvrait en permanence son visage. Un masque qui semblait s’être fixé sur elle, sans qu’il ne soit possible de l'arracher complètement. Même dans les jours où elle acceptait de partager du temps avec le reste du groupe, il restait là, accroché au coin de ses lèvre, vissé sur ses paupières.
Iris avait une idée globale de la raison pour laquelle il avait pu apparaître: un drame. Familial, amoureux, sans doute grave, visiblement la fin d’un monde pour elle. Ces derniers temps les deux filles s’entendaient de mieux en mieux, ce qui à leur niveau signifiait simplement échanger plus que “Bonjour” et “Bonne nuit” et se rendre des petits services, mais c’était déjà ça.

- Quel est ton meilleur souvenir? demanda soudant Iris à sa colocataire.

Iris avait irrésistiblement envie d’en savoir plus sur elle. Sans raison particulière, juste une curiosité grandissante qui refusait de partir. Elle voulait savoir ce qui lui était arrivé. Iris savait que Elise n’aurait jamais répondu si elle lui avait demandé de front la question qui lui brûlait les lèvres, alors elle avait choisi celle ci, beaucoup plus vague mais qui, elle l’espérait qu'elle serait un premier pas pour apprendre à la connaître.

- C’était avec mon mari, le jour de notre mariage, finit-elle par répondre après un certain temps. Iris ne savait pas si elle avait hésité à répondre ou si elle cherchait dans sa mémoire. Nous étions si jeune, à peine plus de vingt ans. Tous nos amis nous pensaient fou mais nous n’en avions que faire. On s’aimait à la folie, alors ça nous semblait simplement la chose la plus évidente à faire.

Le soleil avait presque totalement disparu maintenant. La pénombre avait envahi la caravane mais Iris s’en fichait, elle se contenant d’écouter Elise qui parlait d’une voix mélancolique.

- Je portait une longue robe légère comme le vent et lui s’était rasé de près. C’était un soir d’été, l’air été chaud alors nous avions installé des bougies et des guirlandes pour éclairer le jardin. C’est comme ça qu’on a ouvert le bal, entourés de leur lumière douce et de nos proches. Quand il me faisait tourner je ne voyais plus qu’une bulle, une bulle de lumière avec seulement nous au centre. Le monde aurait pu disparaître autour de nous que ça ne m’aurais pas importé, tant qu’il était là…

- Il a disparu n’est-ce pas? osa demander Iris dans un souffle

- Mon étoile s’est éteinte et avec lui mon univers.

Et ce fut la fin de leur conversation. Toutes les deux savaient qu’il n’y avait plus rien à ajouter. En entendant Elise se glisser dans ses couverture elle se demanda si parfois son esprit lui accordait un peu de répis et la laissait rejouer cette scène dans ses songes. Juste un petit moment de paix où elle retrouvait sa longue robe, la lumières des guirlandes et son bien-aimé. Une petite étoile dans l’océan sombre qu’était devenu sa vie.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 20 avr. 2019 - 20:05

Titre : Expérience n°14
Thème : Citation de 20h
Fandom : HP
Nombre de mots : 364
Personnages : Gabrielle
Rating : /
La semaine dernière, j'ai utilisé des drosophiles en poudre, mais le résultat était étrange. La texture était grumeleuse à la fin de la potion, et je me suis demandée si je ne m'étais pas trompée en les achetant, si j'avais bel et bien pris des drosophiles qui avaient été pilés au moment de la Nouvelle Lune et non pas à un autre moment indéterminé.
Du coup, j'ai retroussé mes manches, et je me suis mise en tête de les analyser. J'en ai réparti de petites quantités dans trois capsules à fond plat, j'ai installé mes alambics, mon chaudron portatif, et roulez jeunesse !
Première étape : séparer le suc concentré dans la matière de la poudre elle-même. Pour cela, si mes souvenirs sont bons, il faut recueillir la fumée qui se dégage lorsqu'on les fait brûler avec une flamme mauve, puis séparer cette fumée grâce à de la sauce. En un coup de baguette, j'avais effectivement trois volutes qui s'enroulaient les unes autour des autres. Maintenant, il faut diriger la rose dans le tube le plus à l'Est, la verte dans celui qui monte à là verticale et la grise doit rester sur place pour refroidir et se déposer au fond du ballon. En théorie, il faut y disposer un schéma des phases de la Lune, mais je connais ce schéma par cœur donc je peux m'en passer.
La fumée verte est sensée changer de couleur en fonction de la maturité des drosophiles utilisés, et la fumée rose monte ou descend dans la spirale selon la finesse de la poudre.

Le premier test est un échec. La grise tombe partout, la verte devient multicolore et la rose se promène sans cesse. Le deuxième test n'est pas plus concluant. Le troisième, encore pire.

Conclusion : je me suis fait arnaquer. Ce n'est pas de la poudre de drosophiles. Et elle n'a pas été pilée au moment de la Pleine Lune. Et la finesse de la poudre laisse grandement à désirer.
Mais au moins, je me suis bien amusée à examiner tout ça, et je n'ai pas perdu la main, ce qui me fait bien plaisir. Peut-être que je pourrais rajouter l'analyse à mes fonctions ?
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par AliceJeanne » 20 avr. 2019 - 20:08

Titre : /
Thème : citation
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 958
Personnages : Alicia (OC), Manuel (OC)
Rating : /
Les flacons aux contenus incertains s’étalaient sur des dizaines de mètres d’étagères pour la plupart ensevelies sous d’énormes moutons de poussière. Les lumières disposées de façon anarchique clignotaient et vacillaient à chaque saut de l’électricité créant une ambiance digne d’un mauvais scénario de série B. De multiples écrans cathodiques au bord de la rupture ajoutaient une lueur blafarde au tableau déjà effrayant. Alicia saisit la main de Manuel en frémissant. Ce n’était pas la première fois qu’ils découvraient un laboratoire, suivant depuis maintenant des siècles le registre transmis par Ariana et d’après leurs connaissances il s’agissait du dernier.

Après tout, leur créateur s’était donné la mort devant eux après leur avoir confirmé l’existence de dix nouveaux lieux n’apparaissant pas sur le liste léguée par la jeune-femme, alors il n’y avait pas raison que d’autres soient dispersés au travers du monde.

Le couple s’avança jusqu’au centre de la grande salle aux milliers d’écrans et Manuel posa une charge sur l’unité centrale aussi imposante qu’un étage de building avec froideur.

«Dépêchons-nous, intima-t-il. J’apprécie beaucoup ton frère et je lui fais toute confiance, mais je déteste laisser Wilhelm trop longtemps.
- Moi aussi, il me manque, murmura-t-elle en pressant sa main dans la sienne. C’est juste qu’à chaque fois je ne peux m’empêcher d’être admirative de son «œuvre», c’est si complet, si ordonné et documenté. Il y a une sorte de beauté dans tout cela tu ne trouves pas?»

Le jeune-homme secoua la tête et lâcha sa compagne pour disposer d’autres explosifs sur les murs de la pièce, n’épargnant aucun mètre carré. Il haïssait cet homme, source de tous leurs maux et de tous les malheurs qui avaient pu survenir depuis l’apparition des premiers immortels. Il s’était pris pour Dieu et avait voulu modeler le monde à son image, il avait joué avec eux et n’avait eu aucun scrupule à se servir de ses propres enfants pour accomplir la sale besogne. C’était un monstre, ni plus ni moins, certainement le seul de toute cette vaste aberration qu’était leur condition.

«Il a tué des milliers des nôtres, rétorqua-t-il, glaçant. Il n’y a rien de beau là-dedans, c’était un malade et bien que tu apportes un quelconque crédit à ses dernières paroles, ce n’est pas mon cas. Je ne crois pas en sa culpabilité larmoyante, c’était uniquement les paroles d’un homme acculé que souhaitait que nous l’épargnions. Maintenant il est mort et le monde s’en porte beaucoup mieux, crois-moi.

- Tu n’es pas curieux? s’étonna-t-elle.
- Non, et je préférerais que tu ne le sois pas non plus, grogna-t-il. Pas sur ça.

- Très bien. Dépêchons-nous dans ce cas, murmura Alicia en posant son sac sur le sol pour en sortir l’ordinateur dédié à la récupération des données.»

Amélia estimait qu’il était plus sage de conserver tous les calculs effectués par l’humain immortel au cas où ils seraient confrontés à une autre de ses créations et seraient dans l’obligation de s’en défendre. Manuel aurait préféré que tout tombe dans l’oubli mais le deal avec les vampires était très clair: ils faisaient disparaître toute trace des travaux de J et en échange ils avaient la vie sauve et leur fils n’était pas inquiété. Un marché honnête selon l’aînée mais qui laissait au jeune père un goût amer. Il avait parfois l’impression que bien qu’ayant brisé ses chaînes lors du soulèvement, des siècles auparavant, il ne cessait de s’en imposer de nouvelles à force de choix insensés et de décisions hâtives.

La voix d’Alicia le tira de ses sombres pensées et il accourut en direction du bruit pour découvrir la jeune-femme figée, les yeux rivés sur une séquence compliquée. Il s’approcha en passa un bras autour de ses épaules pour la rassurer car elle semblait en proie à une profonde sidération. En se penchant sur l’écran, il comprit.

«C’est impossible, bégaya-t-il. Il était mort bien avant sa naissance. C’est impossible, sauf si...
- Sauf si quelqu’un d’autre a repris ses charmantes expérimentations, finit-elle. Et nous savons tous deux qui a permis la venue au monde de cet enfant.»

La séquence génétique défilait sous leurs yeux ébahis, et les noms, bien trop chers à leur yeux qui apparurent leur tirèrent des frissons. Alicia essuya une larme qui coulait sur sa joue. Bien qu’elle était effroyablement peinée par sa découverte elle demeurait également sans voix devant le travail incroyable qui avait été effectué pour lier aussi bien entre eux les différents gènes relatifs à l’immortalité. L’être à qui appartenait l’ADN était plus pur encore qu’Alexander Corvinus, c’était un immortel complet, capable d’absorber les capacités de tous ses pairs quelque soit leur espèce.

«C’est incroyable et effrayant, murmura-t-elle. Mais cette fois-ci tu ne peux le nier, cet homme était sans nul doute cinglé, mais c’était également un artiste. Cette séquence est parfaite, sans aucun défaut. Cela ne devrait pas être viable et pourtant nous avons en encore vu le résultat il y a quelques heures.

- Alicia... comment peux-tu dire une chose pareille? Penses-tu à eux? Qu’allons-nous leur dire? Il s’agit de leur fille, ils vont être anéantis.
- Nous n’avons pas à le leur dire, rétorqua-t-elle. C’est beaucoup trop dangereux, nul ne doit le savoir. Il faut détruire intégralement cette «merveille» avant que quelqu’un d’autre ne s’en serve.»

Manuel hocha la tête bien qu’une part de lui soit en total désaccord vis-à-vis du fait de dissimuler la vérité à leurs amis. Ils finirent d’installer les charges et Alicia s’occupa de télécharger le virus permettant de détruire complètement l’imposante mémoire de l’ordinateur. Lorsque tout explosa, ils étaient déjà loin.

«N’empêche, cet enfoiré, même mort, est parvenu à poser un dernier pion, rumina Manuel en appuyant sur l’accélérateur de la camionnette.
- Maintenant il faut découvrir ce qu’il attendait exactement d’elle, dit Alicia avec sérieux. Et ce, avant que son successeur ou les miens ne le fassent.»
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par icequeen38 » 20 avr. 2019 - 20:27

Titre : Héritage
Défi (scénaristique ou stylistique) : Ancêtre
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 507
Personnages : Famille Dumbledore
Rating : K
Wulfric Dumbledore reçut sa première chèvre à l’âge de sept ans. C’était un cadeau de son grand père, Brian Dumbledore. Son héritage. Quelqu’un d’extérieur à la famille se dirait « Juste une chèvre… Ce n’est pas immense comme héritage. » La chèvre en questionné tait encore petite. Son Grand-père était parti et la chèvre bêla tristement, réclamant l’attention du petit garçon qui s’occupa attentivement de l’animal toute la journée sur les directives de son père, Léodagan Dumbledore qui passait volontiers du temps avec son fils à s’occuper de la chèvre.

Celle-ci grandissait et l’enfant qui était maintenant devenu un adolescent qui faisait ses études à l’école de sorcellerie Poudlard. Il se montrait être un adolescent moyen et peu intéressé par les études. Il continuait de passer du temps avec la chèvre nommée Betsy, il décida d’envoyer un courrier à son père pour lui demander de perpétrer l’élevage de chèvres. Après toute la bonne entente avec Léodagan était un cadeau donné par Brian et il respectait cela. Il voulait, quelque part continué ce qui avait été commencé par son grand-père.

C’était une forme d’instinct qu’il ne se s’expliquait absolument pas et il ne souhaitait pas tellement avoir d’explication. Wulfric rencontra sa future femme sur les bancs de Poudlard. Elle s’appelait Véronique et attendirent un an après leur sortie de Poudlard avant de convoler en justes noces. Sur l’oreiller il lui parlait de sa chèvre et de tout ce qu’elle lui avait apporter... Véronique trouvait tout cela touchant et s’impliqua dans l’élevage de chèvre avec son mari. Sur Terre en Lande, les Dumbledore étaient à présent établi comme des éleveurs de chèvres et tout le monde s’en portait fort bien. Il souffla à l’oreille de sa femme qu’un Phoenix viendrais bientôt rejoindre la famille u moment ou un Dumbledore en aurait besoin et Véronique sourit, croyant là que c’était une simple facétie comme son mari aimait souvent en faire. Ils eurent à leur tour un fils qu’ils nommèrent Percival, car le père de Wulfric portait déjà le nom d’un des chevaliers de la table ronde. C’était une manière de le faire perdurer alors que celui-ci s’éteignait doucement.

A son tour Wulfric transmit à son garçon tout ce qu’il devait savoir sur l’élevage des chèvres et ce que cela lui avait apporté. Perceval écoutait son père avec attention et apprenait lui aussi à avoir une bonne relation avec ses parents. Perceval grandissait et s’occupait avec discipline de l’élevage de chèvres. Il le fit perdurer et maintenant les animaux était plus de dix. Perceval allait aussi à Poudlard et fut un élève de Serpentard remarquable. Il rencontra sa femme, Kendra un peu après être sorti de Poudlard et eu un fils nommé Albus. Contrairement à ses ancêtre l’enfant montrait peu d’intérêt pour les chèvres et le cœur de Perceval se fana de ne pas pouvoir lui transmettre l’héritage. Un An plus tard, Abelforth naissait et lui montra un vif intérêt pour les animaux et ne cessait de poser des questions. Perceval en fut soulagé, la tradition allait peut-être pouvoir se poursuivre.

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Bevy » 20 avr. 2019 - 20:51

Titre : Visite scolaire
Défi (scénaristique ou stylistique) : Ancêtre
Fandom : HP
Nombre de mots : 425 mots
Personnages : Audrey Miller ( Weasley)
Rating : Tout public

Le MACUSA se dresse fièrement devant eux. Contrairement à bon nombre de pays étranger, le gouvernement magique américain ne se cache pas à la vue des non- mages. Au contraire, le Congrès Magique des Etats Unis d’Amérique domine le quartier du Woolworth Building.
Les New Yorkais sont des originaux, plus que n’importe lequel des autres Non Mages. La richesse culturelle des Etats Unis fait que rien ne choque ces habitants, même les tenues les plus extravagantes. Et même, d’après les dire du Professeur Hector Warren, la magie ne les effraient plus. Les tours de passe-passe, les prestigiateurs de rue, les prédicateurs d’une foi et de miracles modernes, peu de choses effraient les non-mages. La chasse aux sorcières n’est plus. Leurs ancêtres ont finis pas savoir comment cohabiter avec les non- mages, et dans un sens, s’afficher à leur nez et à leurs barbes et le meilleur moyen de protéger leurs existences.
Qui donc crierait à la sorcière dans une ville qui ne dort jamais et qui avance de jour en jour vers le futur, laissant les histoires sorcelleries aux enfants et aux crédules. Le MACUSA avait réussi là un exploit alors que nombre de leurs alliés cachés leurs plus prestigieux locaux dans des bâtiments en ruine.
Audrey Miller écoute avec intentions ses paroles. Elle connait cette histoire par cœur. Chaque année, Ilvermorny envoie ses élèves visiter un bijou du monde sorcier, pour leur rappeler leurs racines et leur histoire. Son grand frère, Jonathan de deux ans son ainé, lui a raconté en détails sa propre escursion et elle a déjà lu de nombreuses histoires sur le MACUSA.
Audrey Miller n’a que douze ans. Mais devant la grandeur du Macusa, l’élégance du bâtiment classique, son admiration pour les sorcières et les mages qui y travaillent, elle est sûre d’une chose.
Un jour, elle y rentrera. Un jour, elle participera à la création de l’histoire de son pays. Un jour, les statues sévères qui encadrent l’entrée ne l’impressionneront plus. Un jour….
« Nom d’un oiseau à tonnerre, regarde où tu mets les pieds Audrey ! »
Audrey vient de percuter un élève de sa maison. Le garçon fait bien une tête de plus qu’elle. Il s’est arrêté brutalement, sans raison apparente et Audrey, trop occupée à regarder les statues des douze premiers Aurors reconnus aux Etats Unis, ne s’est pas arrêté à temps. Devant eux, le professeur Warren reprend.
« Pressez-vous, les enfants ! Il nous reste encore la Salle du congrès à visiter et la Bibliothèque ! Vous pourrez déjeuner dans le parc après ! »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 20 avr. 2019 - 20:54

Titre : Sonneur de gong
Thème : Ecrit
Fandom : Mulan
Nombre de mots : 124
Personnages : Mushu
Rating : Tout public
Sonner le gong, encore. Est-ce qu’il méritait vraiment sa place de sonneur de gong ? Quasimodo avait hérité de la place de sonneur de cloches, c’était bien mieux. Pouvoir être entendu dans Paris, rencontrer la belle Esméralda, discuter avec les gargouilles. Au moins, le bossu n’avait pas à supporter ces maudits ancêtres. Mushu en avait assez de leurs commérages, de leurs moqueries, de leurs volontés toujours plus étranges. Il était un dragon, un gardien, pas un simple réveil sur pattes pour les ancêtres de Mulan. Ce n’est pas comme si les vieux défunts avaient réellement besoin de dormir, et donc d’être éveillés. Si cela ne tenait qu’à lui, le dragon rouge aurait depuis longtemps laissé tomber son gong et ses dernières traces de fierté.
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Cilou
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Cilou » 20 avr. 2019 - 20:57

Titre : Arrêté
Défi (scénaristique ou stylistique) : citation « Le premier devoir de l'amitié n'est point de donner de stériles regrets à l'ami disparu, mais de garder la mémoire de ses volontés et d'exécuter ses recommandations. » – Tacite
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1024
Personnages : Sirius Black
Rating : Déconseillé aux moins de 13 ans

Arrêté.

Les forces de l'ordre venaient d'arrêter Sirius Black.

James et Lily Potter avaient fait leur dernier sourire quelques heures plus tôt. Celui dont on ne devait pas prononcer le mot s'était emparé de leur dernier souffle, avait mis fin à toute la vie qu'ils auraient dû avoir beaucoup plus longue. James et Lily Potter avaient rendu l'âme le même soir que l'avait fait celui qui les avait détruits, leur enfant avait survécu et Sirius Black avait été arrêté.

Tout s'était enchaîné à une vitesse folle. Il avait eu, comme tous les soirs, comme un mauvais pressentiment ; il était parti trouver Peter, juste pour s'assurer qu'il n'était pas aux prises avec l'un des Mangemorts qui auraient pu l'identifier en tant que Gardien du Secret. Il s'était aperçu qu'il n'était plus chez lui. Qu'il s'en était allé, sans laisser dans la pièce la moindre trace d'un combat quelconque. Alors Sirius était parti, il avait chevauché sa moto volante et s'était élancé dans le ciel, il avait trouvé le portail des Potter ouvert, pas refermé, leur porte ouverte aussi et puis il avait vu le reste, James, James, JAMES POTTER effondré sur le sol comme un pantin désarticulé, la tempe maculée d'un sang qui en avait jailli lorsqu'il était tombé, le corps défait de toute la vie qu'il avait toujours eue plus forte que les autres, il avait entendu les pleurs d'un bébé, les pleurs miraculeux d'un enfant menacé, il avait dû courir dans les escaliers, courir peut-être dans l'espoir que Voldemort ne le voie pas et le laisse l'assassiner, se venger de la mort de son ami, son frère, il avait vu que le Monstre n'était plus dans la chambre mais que Lily était au sol, qu'elle non plus ne respirait plus, qu'elle aussi avait expiré. Il avait senti son cœur exploser de les avoir vus tous les deux, dans la même maison, cette maison remplie du plus puissant amour qu'il ait jamais connu, les avoir vus sans vie alors qu'ils n'avaient eu qu'un an et demi pour être heureux, pour être eux-mêmes, pour être ces héros qui l'avaient inspiré. Il avait perdu des amis, un frère, des guides dans la vie, des raisons de se battre, il avait perdu des piliers, des oxygènes, des modèles, il avait perdu deux des seules personnes pour lesquelles il aurait, cent fois, donné sa vie.

Et Harry était là et Harry pleurnichait. Il avait survécu et rien d'autre n'avait changé que son front à présent barré d'une cicatrice. Il allait devoir vivre avec des parents morts, vivre une vie moins belle que celle à laquelle il était promis. A l'instant-même où Lily avait annoncé sa grossesse, Sirius avait songé que leur enfant était le plus chanceux du monde. Il avait pour parents les meilleures personnes qui furent jamais. Il allait s'épanouir, être choyé, bien éduqué, dans les sourires, les rires, la tendresse et la bonne humeur. Et voilà qu'il était là, à un an, pleurant dans son berceau alors que les cadavres de ses parents foulaient le sol de sa maison. Voilà qu'il était là, incroyablement vivant, et qu'il allait grandir sans garder le moindre souvenir de tout l'amour de ses parents. Voilà qu'ils étaient deux dans la même galère. Tu as perdu un père et une mère, petit ; moi, j'ai perdu un frère et une meilleure amie. On a tout perdu en même temps. Viens avec moi alors, viens-là, qu'on continue la route ensemble. On pourra se comprendre. Je ne suis pas ton père mais je serai un bon parrain, je ne suis pas ta mère mais je me souviens d'elle, j'honorerai l'amour qu'ils avaient pour toi. Je ferai tout. Tu vivras. Ça sera pas une vie aussi belle que celle à laquelle tu étais promis, on pourrait trouver beaucoup mieux c'est vrai, mais enfin, j'imagine que tu n'auras pas à te plaindre, je te ferai sourire quand même, tu seras pas heureux mais ça sera presque ça, comme qui dirait, faute de phénix on mange des buses.

Et puis Rubeus Hagrid était arrivé, Merlin mais qu'est-ce qu'il s'est passé, qu'est-ce que tu fais là ? Je suis désolé petit, on en parlera plus tard tu veux, là il faut que j'emmène Harry à Dumbledore. Sirius n'avait pas osé lui dire qu'il s'en occuperait, lui dire que James était son frère, que Lily était son amie et qu'il allait tout faire pour embellir la vie qu'ils avaient donnée à leur fils, Sirius ne savait pas quelles étaient les étapes à franchir pour obtenir la garde de son filleul alors Sirius avait laissé Hagrid faire parce qu'après tout, Dumbledore était un grand homme, il devait bien savoir ce qu'il leur fallait faire. Sirius avait même donné sa moto volante à Hagrid et Hagrid était parti, et Sirius était resté seul, unique vivant dans une maison où deux jeunes cadavres gisaient, les yeux éteints.

Et alors étaient arrivé d'autres gens et Sirius n'avait pas compris. Ils l'avaient accusé de mots trop durs à entendre, accusé de tenir un rôle trop dur à endosser. Ils l'avaient immobilisé, ça ne servait à rien, il était trop sonné pour vraiment se débattre. Ils l'avaient emmené. Et maintenant Sirius serait emprisonné, personne ne l'écoutait, Peter avait si bien mené son coup qu'ils pensaient tous Sirius coupable, et Sirius n'avait pas de quoi se défendre. Il n'avait aucune preuve, ils s'étaient arrangés pour qu'il n'y en ait pas.

Alors Sirius n'avait plus rien. Son cœur en lambeaux ne tenait presque plus. Parce que James était mort, parce que Lily l'avait rejoint. Parce qu'il les avait précipités dans cette mort en leur conseillant de prendre Peter pour Gardien du Secret. Et parce que maintenant qu'il était arrêté, maintenant qu'on ne l'écoutait plus, que sa voix ne comptait plus, qu'il était condamné sans réelle preuve concrète, que personne ne pouvait concevoir ce qu'il avait à dire, Sirius ne pouvait plus soutenir Harry Potter. Sirius ne pouvait plus honorer la mémoire de ses amis défunts. Il n'avait plus aucun pouvoir sur le bonheur de cette vie qu'ils avaient conçue ensemble et qu'en le nommant parrain, ils lui avaient confiée. Il était impuissant. Détruit et impuissant.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 20 avr. 2019 - 20:59

Titre : L'amour des parents
Thèmes : image et thème de 21h (ancêtres)
Fandom : HP (très discret)
Nombre de mots : 311
Personnages : Gabrielle
Rating : /
Quand je vois mes parents assis ensemble sur le banc au bord de la plage de galets, j'avoue avoir un espèce de pincement au cœur. Ils ont ce que moi, je n'ai pas su trouver : l'âme sœur.
Je n'y crois pas, le plus souvent, mais quand je les vois côte à côte, je me dis que si, ça doit bien exister. Ma mère a tout quitté par amour pour mon père, et il m'a déjà avoué qu'à l'époque, il avait trouvé ça extrêmement intimidant car il n'avait aucune preuve d'amour aussi forte que celle-là à lui offrir en retour.
Ma mère n'est pas d'accord. Elle continue à dire que ce qu'elle a fait, c'était une sorte de cadeau empoisonné : elle reste persuadée que sa famille (son "clan", comme elle dit), a probablement lancé sur elle une malédiction. Mon père répond alors inlassablement qu'il ne croit pas aux malédictions, et que si une vie maudite ressemble à ça, il se sent prêt à signer tout de suite.
En général, elle le regarde comme si rien au monde n'était pour elle plus agréable à voir et lui répond qu'il est bête. Mais une fois, une seule fois, je l'ai entendue répondre à voix basse "ils sont plus fourbes que ça". Et sa voix transpirait la peur. Mais elle s'était rapidement reprise et a semblé oublier cet épisode.
Je les aime. Je les aime car ils sont mes parents. Je les aime car ils m'aiment. Je les aime car ils s'aiment. Je les aime à cause de cet amour qui les lie et qui semble si fort, si beau, si unique.
Par contre, la famille de ma mère, je le l'aime pas. Je ne les ai jamais vus, mais je les crains, ce qui est probablement très stupide, mais je ne peux pas m'en empêcher.
Je suis peut-être un poil paranoïaque ceci-dit.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par AliceJeanne » 20 avr. 2019 - 21:03

Titre : /
Thèmes : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 529
Personnages : Rolf Scamander
Rating : /
Cela aurait été une belle journée, le soleil aurait été haut dans le ciel, masqué par quelques rares nuages duveteux et le temps aurait été doux, comme celui d’une fin d’été en Provence. Les feuilles mortes multicolores parsèmeraient déjà le sol encore vert et les oiseaux survoleraient le lac noir en partance pour des terres plus hospitalières où passer l’hiver. Ils se seraient rejoints sur le banc, celui à l’ouest autour duquel poussaient des bleuets. Elle se serait amusée à teindre ses cheveux à leur image et ils auraient ri comme des enfants. Lui aurait probablement toujours le vieux manteau de son grand-père, celui qu’il lui avait légué alors qu’il venait de perdre ses parents. Ils adoraient tous deux ce manteau qui avait tant voyagé avec le magizoologistes et avec qui ils avaient passé tant de belles et heureuses vacances, lorsque Voldemort n’était encore qu’un effroyable souvenir.

Ils se seraient assis, contemplant l’eau calme comme bien des journées avant, durant ces longs week-ends à Poudlard, entre retenues avec Rusard et rires avec leur ami Charlie. Ils se seraient étreints, toujours complices et se seraient remémorés leurs aventures d’étudiants désœuvrés.

«Tu te souviens de la fois où tu avais ouvert la valise de ton grand-père au milieu du château? lui aurait-elle demandé en riant. J’ai bien cru que j’allais vous étriper Weasley et toi lorsque je me suis retrouvée devant l’occamy en voulant jouer un tour au professeur Trelawney dans sa salle de classe. J’ai eu la peur de ma vie!»

Et ils auraient éclaté de rire en repensant à la punition mémorable dont ils avaient fini par écoper lorsque l’affaire s’était sue et que Norbert Dragonneau en personne s’était rendu à Poudlard pour récupérer ses animaux. C’était certainement la plus longue retenue de leurs existence mais elle en valait le coup car elle avait soudé leur amitié à jamais. Depuis ce jour, ils étaient demeurés inséparables et ce malgré leurs chemins divergents.

Tonks était devenue auror et Charlie et lui avaient poursuivi sur le chemin de la magizoologie en devenant naturaliste et dragonologiste. Il s’était inquiété à mainte reprises lorsqu’elle se rendait en mission pour le ministère de la magie et encore plus lorsqu’elle avait rejoint l’ordre du phénix. Il avait été ému aux larmes lorsqu’elle lui avait demandé d’être son témoin de mariage et avait pleuré lorsqu’elle lui avait mis Teddy dans les bras.

Sa vieille main calleuse caressa le banc sur lequel il était assis, Luna avait eu du mal à le laisser aller seul à se rendez-vous qu’il s’était fixé chaque année à lui-même depuis que la jeune-femme qui avait été sa meilleure amie pendant de longues années était décédée, il y avait de cela presque cinquante ans. Une goutte d’eau salée s’échappa de son œil ridé et roula le long de sa joue avant de s’assécher sur bois sec du banc. Un sanglot lui échappa. Tonks lui manquait, jour après jour il se sentait mourir à petit feu, loin de ses blagues et son expression joyeuse. Nuit après nuit son enfance s’échappait un peu plus et il la pleurait en silence, se perdant comme un fou dans ses souvenirs dont il était le seul gardien.
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icequeen38
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Inscription : 24 avr. 2017 - 15:23

Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par icequeen38 » 20 avr. 2019 - 21:13

Titre : Charade
Défi (scénaristique ou stylistique) : Charade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 261 mots
Personnages : Albus dumbledore/Gellert Grindewald
Rating : K
Albus glissa distraitement un bonbon au citron dans sa bouche. Il observait Gellert Grindewald avec acuité. Ce dernier du le ressentir car gêné, il détourna le regard.

Albus senti son cœur s’enserrer et son corps trembler devant Gellert Grindewald. L’autre garçon était semblable à une espèce de divinité nordique et Albus ne rêvais que de pouvoir murmurer son prénom, une douce prière, une litanie. Il ignorait si l’autre garçon répondrait à sa prière intérieure, et l’ex Griffondor changea de position. Il tourna une page des contes de Beedle le barde pour se donner une contenance. Le jeune homme se sentit rougir en pensant aux derniers baisés échanger. Il le suivrait n’importe où. Bientôt ils feraient un pacte de sang qui les lieraient à jamais et ce délicieux secret hantait les nuits d’Albus.

- J’ai une charade pour annonça Albus avec un sourire enfantin.

Gellert grimaça. Il détestait ce côté encore puéril de son ami.

- Mon premier a des plumes et pas de poils.
Mon deuxième a des poils et pas de plumes.
Mon troisième a des plumes et pas de poils.
Mon quatrième a des poils et pas de plumes.

Mon tout n’a ni plumes ni poils.

Il y eu un instant de flottement. Mais pourquoi il lui parlait de géranium, ce crétin ?

- Pourquoi tu me parles de Géranium alors qu’on est en train de planifier notre future ascension ?
- Je ne sais pas, répondit l’autre innocemment. Je trouvais ça drôle.

Gellert soupira et se replongea dans le travail. Non, vraiment, son ami pouvait être si crétin..

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CotonEcriture
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Inscription : 28 déc. 2018 - 02:19

Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par CotonEcriture » 20 avr. 2019 - 21:31

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire"
Jean Jaurès

Titre : Deux félins au soleil...
Thèmes : image + citation
Fandom : HP
Nombre de mots : /
Personnages : Minerva et Severus
Rating : Aucun
Remarque : on voit que je suis perturbée on ne comprend rien à mon texte ^_^'
Elle avala de travers une boule de poils coincés dans la gorge. Severus Rogue ! Animagus ! Quel était ce foutoir ?
C'était en effet un choc pour la directrice dela maison Gryffondor... Le maître des cachots, ténébreux directeur des Serpentards prenait depuis peu la même forme animal qu'elle à quelques différences près. Ce n'était apparemment pas le pelage qui les différait car étonnement, Severus ne s'était aucunement changé en chat noir mais en un gros matou tigré de diverses couleurs, comme Minerva. Seulement, chez elle, on distinguait une taille plus fine et la trace de ses lunettes autour des deux billes qui reflétaient le soleil.

Sous leurs formes animales, ils étaient bien, sur leur rocher, sous un soleil resplendissant. Une douce pénombre créée par un arbre leur permettait tout de même de ne pas brûler sous les rayons UV de ce début d'été... Quelle splendeur ! Mais ce n'était pas pour autant qu'ils se levèrent. Les pattes tombant, le ventre à l'air ils se reposaient tout en râlant sur la signification du courage. L'un le considérai comme quelque chose de suicidaire et l'autre d'une preuve d'acceptation de soi.
Mais était-ce ce qu'ils pensaient réellement ? Bonne question...

- Miiiiiaaaawww
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"Comme la nuit paraît longue à la douleur qui s'éveille" - Horace

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Iphigenie Nasty
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Inscription : 04 oct. 2017 - 19:50

Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Iphigenie Nasty » 20 avr. 2019 - 21:50

Titre : Le courage du petit ange
Défi (scénaristique ou stylistique) : Citation : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire » Jean Jaurès
Fandom : HP
Nombre de mots : 851
Personnages : Ted Lupin – Lily Luna Potter
Rating : Tout public
Les réunions de famille, événements regrettables conçues spécifiquement pour apprendre à se détester entre divers membres que le sang est censé relié.
Comme le veut la tradition, les Potter et les Weasley se sont réunit au grand complet pour fêter la fin de l’été et le début d’une novuelle année scolaire. Et évidemment pour célébrer l’anniversaire d’Harry. Mais ça, tout le monde fait semblant de ne pas être au courant jusqu’à ce qu’une pièce montée sorte de nulle part et qu’Harry rougisse, un peu embarassé d’attirer l’attention. Il y a des choses qui ne changent pas. Mais d’autres choses, en revanche, changent. James et Albus sont des hommes maintenant. Et Lily… Lily a appris avec les années, qu’une sorcière aveugle peut vivre dans le monde qu’elle souhaite. Elle a appris aussi, que sa différence la rendait fragile. Cette année sera sa dernière à Poudlard. Combien de fois elle a cru ne jamais y arriver. Combien de fois elle s’est vu moquée, après avoir trébuché, après avoir malancontreusement dévoilé ses pupilles dépourvus de couleur.
Elle y est arrivé, mais à quel prix ? Teddy n’a jamais approuvé ce choix. La faire rentrer à Poudlard, qu’elle absurdité ! Mais Ginny s’était entêtée. La jeune fille pouvait se vanter d’avoir réussi ses examens, mais le contact avec l’exterieur l’avait rendu fragile. Le monde est cruel. Voilà une vérité que Teddy aurait voulu caché pour toujours aux yeux invisibles de cette douce enfant qu’il devait considérer comme sa sœur.
Teddy avait fait l’honneur de sa présence cette année là. C’était rare, il était certe attaché à Lily mais les autres…. James n’avait jamais partagé se place de frère ainé et Harry n’avait jamais compris que son filleul éprouve le besoin de se rebeller. Les autres, au milieu de ce conflit, se taisaient en attendant que le feu s’éteigne. Piétinant les braises, Teddy fit son entrée alors que tout le monde venait de se mettre à table.
-Désolée du retard, dit-il pour rompre le silence angoissant qui envahissait l’assemblée. Il n’y avait que Ginny a avoir réagit rapidement, la voila déjà sa baguette en main, rajustant la table pour faire place à ce garçon rebelle qu’elle avait vu grandir.
-Teddy ?!
La première à réagir était bien évidemment Lily. Elle se révayait chaque jour en espérant le voir. Chaque soir elle se couchait insatisfaite. Mais elle comprenait Teddy, elle l’aimait trop pour lui en vouloir de ressentir ce qu’il ressentait. Et puis elle avait la certitude de son affection. C’est tout ce dont elle a besoin, tout du moins c’est ce qu’elle voulait croire.
Dans un élan la jeune fille se leva et tenta prudemment d’accélerer son pas en direction de la voix qu’elle avait perçu. Mais l’excitation est terrible pour celui qui ne peut se percevoir. Elle en oubliait presque d’être aveugle. Son pied s’entrechoqua avec le socle d’un pilier de la tente. Avant que teddy n’ait pu la rattraper au vol, elle s’étala par terre. Bien qu’aveugle, elle percevait le poid intenable des regards s’abattant sur elle. Avant même de songer à se relever, elle transplana.
A peine arrivé, Teddy partait en courant. Il connaissait trop bien la jeune fille et il savait exactement ou elle était. Cet arbre dont elle avait appris l’emplacement de chaque branche pour pouvoir y grimper, comme si elle le voyait.
-Alors comme ça tu transplace maintenant ? Lacha-t-il pour que Lily remarque sa présence.
-Je suis désolée d’avoir réagit comme ça. Je suppose que je suis juste lâche, peureuse, dit-elle en retenant ses larmes.
-Lily, tu dis n’importe quoi ! Tu es la fille la plus courageuse que je connaisse.
D’un bon inattendu elle sauta de sa branche et se rapprocha énergiquement de Teddy.
-C’est bon, j’ai plus 10 ans ! T’es pas obligé d’être gentil pour me faire plaisir. Toi t’es courageux, tu tiens tête à ceux qui te contrarient, tu combats ceux qui se mettent sur ton chemin. Et quand tu tombes Teddy, tu te relèves !
Face à cette colère et ces larmes, Teddy saisit le visage aveugle de ses deux mains, comme pour lui faire sentir la dureté de son regard :
-J’ai l’air d’être de ceux qui se relève Lilly ? A la première difficulté je me suis enfuis délaissant la seule créature que j’ai vraiment aimé pour ne jamais revenir ou presque. Peu importe si tu te relèves quand tu tombes. Si le courage c’est de se relever pour aller affronter des lions, je suis le moins courageux des hommes. Mais si le courage c’est de chercher la vérité, de chercher sa vérité, pour pouvoir un jour trouver la force de la dire haut et fort alors dans ce cas je suis courageux Lily, parce qu’aujourd’hui je suis là avec elle enfin. Mais dans ce cas petit ange, toi aussi tu es courageuse. La plus courageuse des sorcières.
-La voila ma vérité, dit la petit ange après avoir posé ses lèvres aveugles et mouillées par les larmes sur la bouche de Teddy Lupin, son frère par adoption, et celui qui porte ses yeux et son cœur, par un sale coup du destin.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Pikenikdouille
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Pikenikdouille » 20 avr. 2019 - 21:55

Titre : La vérité entre elles
Défi : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire" - Jean Jaurès
Fandom : HP
Nombre de mots : 743
Personnages : Katie Bell; Angelina Jonson
Rating : /
Ça fera trois ans bientôt qu’Angie et moi, nous sommes amies. Pendant les cours, dans la salle commune, aux entraînements de quidditch… Toujours ensemble ! C’est comme une sœur. Par instants, c’est comme si nos pensées se rejoignaient dans le silence. Nous regardons un autre élève, nous écoutons une musique ou ce que dit McGo’ et nous savons, dans notre silence commun, que nous pensons la même chose !
Mais il y a longtemps, en arrivant à Poudlard, je me suis jurée que je n’en parlerai pas. Je suis assez forte pour me taire. Cette chose, au fond de moi, c’est mon affaire.

Katie est une fille étonnante ! Personne ne la connait mieux que moi ici. Je me demande si je ne la connais pas mieux que sa propre-mère ! Je suis plutôt fière de toujours deviner ce qu’elle va dire, quels vêtements elle va choisir pour telle occasion, pour quelle combinaison de passes elle va opter face aux buts adverses… Pourtant, depuis une ou deux semaines, Katie ne sourit qu’à moitié à mes pitreries. Si je la taquine un peu plus fort dans l’espoir de la dérider, c’est pire… L’autre soir dans la chambre, j’ai cru que les larmes lui montaient aux yeux !

Un jour je sais, je serai une autre. Je serai une femme. Je serai moi pour de bon. Mais pas ici, pas à Poudlard et pas maintenant. Être une sorcière n’est rien. Angelina aussi en est une, et tout le monde à des pouvoirs dans ce château. La vérité c’est que… La vérité c’est que je ne pourrais plus mettre un pied dans le vestiaire, dans le dortoir des filles, si un jour l’une d’elle apprenait mon secret. Même Angelina. Si elle me pardonnait d’être ce que je suis, comment supporterait-elle que je ne lui ait rien dit… ?! Et moi, je ne supporterais pas de la perdre.

Je viens d’entrer dans le dortoir. Katie s’est endormie et je crois qu’elle est en train de rêver. Elle a dû maigrir, je ne sais pas… Elle semble si fragile, maintenant que je la regarde. Ses membres s’agitent par instant comme si elle se débattait avec quelque chose, des chaînes trop lourdes pour elle, et qui l’entravent. Ça devient insupportable à regarder ! Je m’approche pour la réveiller, la sortir de ses chimères…

Angie me touche l’épaule. Dans le claire de lune, je vois ses yeux briller d’inquiétude.
-Qu’est-ce que tu as, Katie Bell ?
Elle m’appelle Katie Bell quand l’heure est grave. Katie Bell, on est dans la bouse de dragon… Katie Bell, rend-moi tout de suite ce souafle !
C’est comme ça que je comprends le vrai sens de sa question. Je comprends qu’elle veut ma vérité. Je me mets à trembler. Oui, l’heure est grave… Une seconde, je ferme les yeux. Je revois tout d’Angie et moi, tout de nous…
Son premier sourire, dans le train, j’avais onze ans. Nos rires à s’en déchirer les côtes, quelques semaines plus tard. La chaleur qui me monta à mes joues le jour où une bêtise commune m’offrit son premier clin d’œil. La même chaleur dans son accolade après un match de quidditch sensationnel. Bientôt, plus que ça, une brûlure que j’avais cru enfouie, écrasée sous le bâillon de ma vigilance…
A présent, Angelina me regarde. Son visage est à quelques centimètres du mien et elle murmure :
- Je ne te reconnais plus… Tu peux tout me dire.
Sa main touche ma joue. Je regarde sa bouche, malgré moi, et ferme vite les yeux.
-Non. Pas tout…
Je ne rouvre pas tout de suite les yeux. Je voudrais, je crois, qu’une nouvelle fois Angelina devine les pensées de mon silence, les mots que je ne peux pas dire, la vérité. Mais les secondes s’égrainent dans la pénombre. Sa paume devient brûlante, ou bien c’est ma joue… ? Je ne sais plus.
Soudain, le temps s’arrête. Dans le dortoir que nous partageons, dans le lit où je me torture seule, dans la nuit qui nous enveloppe toutes les deux... Je dis Angie… Dans un souffle. Et Angelina comprend ma vérité. Elle me serre dans ses bras.

Je sens le cœur de Katie s’emballer contre ma poitrine. Son corps tout entier frissonne. Et le mien aussi, pour la première fois.

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par hazalhia » 20 avr. 2019 - 21:57

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) : citation de 22h
Fandom : original
Nombre de mots : 267
Personnages :
Rating :
- Tu penses que nous sommes les méchants de l’histoire, mais le fait est Iris, que la vérité à plusieurs facettes. Il est simple de ne gratter que la surface du vernis, de n’accorder d’importance qu’à ce qui est le plus évident sans chercher à savoir si derrière, il n’y a pas plus à trouver.

- C’est comme ça que vous justifiez vos actes? Que vous vous donner bonne conscience, pour aller dormir sur vos deux oreilles après avoir décidé du sort de milliers de personnes. Vous jouez avec leur vie, littéralement! Vous avez choisi de décider quand ils vont mourir, et comment il doivent vivre en attendant.

- C’est vrai Iris, c’est vrai sur toute la ligne, excepté que nous ne jouons pas. Tu es comme les autres, tu ne veux voir que leur vérité, celle pétrie d'idéaux moralisateurs sur la liberté et la supériorité des valeurs d’autrefois. La vérité que tu veux révéler au monde est moche, elle est douloureuse et difficile à admettre mais le fait est là, notre méthode fonctionne. Nous permettons une vie où personne n’est laissé à la rue, où tout le monde mange à sa faim et vie dans des conditions décentes. Les enfants vont à l’école et les vieillards ne risquent pas de meurent pas seuls dans une chambre sordide dans l’indifférence totale. Nous poussons les gens à utiliser leur temps à bon escient, à le mettre au service des autres. Nous avons créé une société pérenne.
Toutes les vérités ne sont pas jolies. Si tu veux être courageuse tu dois faire face à cette ci : parfois la fin justifie les moyens.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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Cilou
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Cilou » 20 avr. 2019 - 21:59

Titre : Ce dans quoi tu t'engages
Défi (scénaristique ou stylistique) : citation « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. » – Jean Jaurès
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1142
Personnages : Bill Weasley, Fleur Delacour
Rating : Tout public

Fleur Delacour était, ce jour-là, moins enjouée qu'à l'accoutumée.

Cela faisait quelques mois qu'elle côtoyait Bill Weasley, à Gringotts. Quelques mois qu'ils échangeaient régulièrement sur des sujets plus ou moins banals, avec plus ou moins d'engouement et plus ou moins de séduction. Ils avaient joué ensemble à ce jeu passionnant qu'était celui de l'attraction et la veille au soir, Bill était venu la voir. Il avait dit qu'il l'aimait bien, un peu plus que bien même, il avait dit qu'il la trouvait intéressante et drôle et qu'il aimerait bien qu'ils aillent un peu plus loin. Que leur jeu devienne plus sérieux, leur relation plus officielle.

Ce n'était pas que Fleur en était dérangée. S'il avait commencé par être un adversaire comme l'avaient été presque tous les hommes qu'elle avait rencontrés, celui-ci s'était avéré plus intéressant que les autres. Elle s'était mise à sincèrement vouloir l'entendre parler de sa vie, alors qu'elle n'attendait que des louanges des autres ; elle s'était mise à se sentir grandie lorsqu'il était près d'elle, plus mature, meilleure, au sortir de chacune de leurs conversations. Elle s'était mise à ressentir ce qu'on semblait nommer « amour » et aurait très bien pu accepter sa demande.

Mais voilà : Fleur avait dit qu'elle devait prendre le temps de réfléchir à ce qu'elle ressentait. Elle avait dit à Bill qu'elle le respectait trop pour vivre, à ses côtés, le même genre de relation que celui auquel elle s'était habituée. Elle lui avait demandé de lui laisser la nuit et puis la nuit avait passé et voilà qu'elle devait répondre et qu'elle avait peur de le faire.

Son cœur bondit dans sa poitrine quand elle vit Bill arriver. Il était magnifique dans son costume de travail, dans l'assurance qui semblait mener ses pas – alors que Fleur, elle, était absolument tétanisée –, dans les cernes en commencement qu'elle pouvait voir sous ses prunelles alors qu'elles n'étaient pas encore présentes la veille. Fleur en était certaine, elle le détaillait tous les jours.

« J'ai réfléchi presque toute la nuit, commença-t-elle en guise de salut, alors qu'il arrivait près d'elle. Enfin, pas exactement toute la nuit parce qu'il fallait que je dorme, mais presque.

Elle déglutit en voyant ses yeux bleus la fixer avec un intérêt qui n'était pas le même que celui des autres. Il avait l'air vraiment intéressé par ce qu'elle avait à dire, davantage que par la beauté définissant ses traits.

— Et je t'aime bien. Je t'aime beaucoup. Je…

Fleur reprit sa respiration en prenant toujours garde à ne pas l'observer. Il ne fallait pas qu'elle l'observe. Elle était, de toute façon, incapable de le faire.

— Je ne savais pas qu'il était possible de ressentir ce que je ressens actuellement. Alors oui, je te dis mille fois oui pour ta demande d'hier.

Elle le sentit sourire davantage qu'elle ne le vit faire et il commença à avancer vers elle, mais, toujours sans le regarder, elle l'arrêta en poursuivant :

— Mais je ne veux pas vivre la même chose que d'habitude. Tu es la première personne étrangère à ma famille qui ait, je crois, le pouvoir de me faire du mal. Et étant donné que je ne te laisserai pas me quitter, j'espère que tu sais exactement ce dans quoi tu t'engages.

Elle lui rendit ses yeux aux longs cils de vélane. Son cœur tambourinait et la suppliait de se taire et de l'embrasser sur le champ, parce que c'était tant pis pour lui s'il ne savait pas ce vers quoi il se dirigeait, si la vie qu'il voulait n'était pas avec elle. Elle était amoureuse et elle avait tout, la magie notamment, pour le faire rester. Elle était capable de l'envoûter grâce à son don, et si c'était insuffisant, elle savait par cœur la recette du philtre d'amour. Elle était une femme qui savait ce qu'elle voulait et qui était capable de l'obtenir, et mettre Bill en garde allait totalement à l'encontre de son propre intérêt. Elle lui donnait la possibilité de refuser, de s'en aller. De lui briser le cœur une dernière fois avant de ne plus en avoir le droit.

— Je ne suis pas facile à vivre. Je m'adore et j'ai une fierté incroyable qui me rend extrêmement susceptible et blessante quand on m'agresse. J'en parais presque tyrranique, quelquefois. J'ai une détermination qu'on pourrait dire butée et je défends ce que j'aime avec tellement de force que, vraiment, si tu m'embrasses aujourd'hui, il n'y aura pas de rétractation possible. Tu t'engages dans une vie avec Fleur Delacour et cette vie restera avec elle jusqu'à ton dernier souffle ; si ça te fait peur, pars maintenant. Tu ne le pourras plus ce soir.

Les yeux de Bill se mirent à sourire eux-mêmes, ou plutôt à briller, et Fleur en fut destabilisée. Il n'avait pas l'air d'avoir peur. Il en semblait presque amusé.

— Combien de temps t'a pris cette introspection ? demanda-t-il simplement en s'avançant vers elle.
— Je ne sais pas. Des heures, avoua-t-elle en papillonant des yeux et en commençant à se pencher en arrière, presque prête à reculer, parce qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il se rapproche d'elle.
— La détermination que tu as, cette défense que tu as pour toi, pour tes proches et pour ce que tu définis comme t'appartenant, la force de ton amour pour toi et pour les autres sont autant de défauts qui me poussent à t'aimer. Je suis censé être un homme prudent et stable, je n'allais pas m'engager avec toi comme on s'engage avec n'importe qui. Je savais et je sais toujours à quoi m'attendre, et ça ne m'empêche pas de vouloir que la vie de Bill Weasley soit liée à celle de Fleur Delacour. Ça ne m'empêche pas d'être prêt à ne pas la quitter avant que la Mort le fasse à ma place. Alors, Fleur, je n'ai pas peur. Moi aussi, je te dis mille fois oui. »

Elle prit une inspiration plus grande qu'auparavant, comme s'il lui fallait respirer après plusieurs heures d'apnée. Bill avait dit oui. Fleur avait fait une introspection douloureuse, elle s'était forcée à constater des défauts qu'elle haïssait pour lui prouver qu'elle était moins parfaite qu'elle n'aspirait à l'être ; Fleur avait avoué ce qu'elle avait constaté et Bill n'avait pas pris peur, et Bill avait dit oui à la vie avec elle. Elle crut que son cœur en explosait de soulagement et le vit à peine s'approcher quand elle sentit ses lèvres se poser sur les siennes, envelopper sa bouche de leur douceur charnelle, de leur chaleur buccale. Elle fit passer ses bras dans le dos du jeune homme, il posa ses mains sur ses hanches pour la rapprocher de lui ; et ils restèrent ici, dans le coin de la cafétéria, le ventre vide d'avoir oublié de commander un café avant d'aller travailler, le ventre vide mais le cœur plein d'une force nouvelle.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par dreamer » 20 avr. 2019 - 22:00

Titre : :mrgreen:
Thème : Charade
Fandom: HP
Nombre de mots : 36
Rating : -
Personnages (ce serait de la triche :arrow: )
Mon premier est un oiseau qui vole.

Mon deuxième est la fin d'un menteur. 

Mon troisième est l'inverse de beaucoup. 

Mon quatrième est un félin sauvage.

Mon dernier est une voyelle. 

Mon tout est un traître.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Mikoshiba » 20 avr. 2019 - 22:01

Titre : Qui est son père
Thème : Citation de 22h
Fandom : HP
Nombre de mots : 386
Personnages : Gabrielle
Rating : /
Megan me pose de plus en plus de questions concernant son père. Et je n'ose pas lui répondre. Ce n'est pas que j'aie honte ou quoi, mais je crois que je manque de courage.
Du coup, pour me rassurer, je trouve des tonnes et des tonnes d'excuses. Elle est trop jeune. Elle ne comprendrait pas. Je ne l'ai pas dit à mes parents, pourquoi je le dirais à une petite fille de neuf ans ? Je ne veux pas qu'il sache que Megan est sa fille, et si personne n'est au courant, alors il n'a aucune chance de le savoir. En revanche, le dire à une personne pourrait commencer à attirer son attention, et il est hors de question que cela puisse arriver.
Bon. Il va quand même falloir que je lui dise quelque chose. Pas toute la vérité, bien sûr, mais peut-être une partie ? Mais comment faire ? J'ai fui son père car il n'était ni plus ni moins qu'un monstre, mais je ne veux surtout pas lui dire cela, je ne suis pas sûre que ça lui fasse du bien de le savoir, bien au contraire. Je préfèrerais qu'elle croie que son père puisse être un type lambda, un de ceux qu'elle croise dans la rue par exemple.
Mais voilà la solution ! Je ne tiens absolument pas à lui mentir, mais je ne tiens pas à lui dire toute la vérité non plus. Alors si on enlève la véritable raison du fait qu'elle n'ait pas de père, il nous reste... Un type lambda (non, pas lambda du tout en vrai) ; disons alors un type très attirant, lors d'une soirée (je ne vais pas lui dire que je le connaissais déjà)(de toute façon, je ne le connaissais pas tant que ça, même si je savais l'essentiel), on n'avait pas de contacts avant, on n'en a pas eu après (mais beaucoup pendant)(ne surtout pas lui dire ça, c'est pas du tout de son âge). Je pourrais lui dire aussi que je n'ai pas osé lui annoncé la nouvelle car il était fiancé ? Je ne le sais pas, mais vu sa situation, il l'était sûrement.
Bon. On ne va pas se mentir, je sais exactement pourquoi le Choixpeau a hésité entre Poufsouffle et Serdaigle lors de ma répartition, mais n'a jamais évoqué Gryffondor.
Titre : Qui est son père
Thème : Charade (22h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 39
Personnages : Gabrielle
Rating : /
"Mon premier est la fin des Allemands
Mon second n'est pas toi
Mon troisième est une combinaison de lettres
Mon quatrième une répétition"
"Et mon tout c'est ton papa ! Voilà ! T'avais qu'à pas chercher à savoir !"
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Haru Nonaka » 20 avr. 2019 - 22:01

Titre : la maison vague
Défi (scénaristique ou stylistique) : image
Fandom : Original
Nombre de mots : 492
Personnages :
Rating :

C'était lors d'une de ces soirée d'été tiède qu'il l'avait rencontré pour la première fois.

Malo avait pris l'habitude au retour de son job d'été de passer nourrir les dizaines chats qui avait errait de plus en plus dans le village depuis que le vieil homme de la maison vague avait été emmené à l'hôpital. Les gens appelait la jolie maison bourgeoise envahie de glycine qui surplombait la mer ainsi à cause des monceaux d'objet de récupérations qui s'accumulait toujours plus d'année en année dans son jardin. Au grand dam des villageois qui louaient leurs demeures aux touristes et qui avait lancé plusieurs fois des pétitions pour que la mairie agisse à ce propos et pour le raisonner à propos de la stérilisation de ses animaux, le vieil homme continuait à vivre comme il l'entendait jusqu'à ce jour ou son corps l'avait trahis et qu'il avait fini par glisser dans l'escalier.

Malo ne vivait pas à côté de la maison, mais depuis qu'il était gosse il avait toujours aimer trainer en revenant de la plage vers l'intrigante demeure de l'homme mystérieux qui faisait tant jaser ses oncles. Alors lorsequ'il avait appris qu'il était forcé de passer plusieurs semaines à l'hopital par le biais d'une amie de sa mère, il avait profité de l'occasion pour se proposer pour nourrir les chats. Lui qui était pourtant végétarien depuis que ça mère avait finalement accepté qu'il était en âge de faire ses propres choix, remontait donc chaque soir, après des journée exténuante à décharger des caisses et à trier des colis, avec un sac remplis de plusieurs kilos de viande à destination des félins. Mais il n'avait jusque-là jamais eu le courage d'entrer dans la maison. Ce soir-là encore, les chats l'attendait, nichés confortablement au creux des irrégularité du muret, ou perchés et éveillé, droit comme des i sur la pierre chaude attendant avec un sérieux et un silence surprenant les offrandes de nourriture de l'étrange jeune humain au cheveux verts et a l'allure un peu patibulaire. Ils ne venaient pas se frotter contre ses jambes, ne cherchait pas les caresses de cet inconnu, mais les chats et Malo semblaient tous deux se satisfaire du rituel ou il déversait la viande délicatement sur une large rangée sur la bande d'herbe puis se grillait une ou trois cigarettes tranquillement, attendant qu'ils aient fini leur pitance.

Mais ce soir, alors que le soleil teintait au loin la mer de reflets roses, Malo apperçu pour la première fois ce jeune homme au teint couleur de sienne et aux longes boucles brunes qui était allongé sur le muret, caressant les yeux clos, un gros chat écaille de tortue auquel il manquait une oreille, qui avait pris place sur son ventre et ronronnait doucement. Malo ne saurait jamais dire pourquoi, mais il se souviendrais encore longtemps, qu'il avait su instantanément, avant qu'il ouvre les yeux, avant qu'ils échangent un seul mot, que cette rencontre allait bouleverser à jamais sa vie.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par BellaCarlisle » 20 avr. 2019 - 22:03

Titre : Aveu
Thème : Citation « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. - Jean Jaurès »
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 535
Personnages : James Bond/Gareth Mallory
Rating : Tout public
Dans le silence, James veille sur son supérieur. Ce dernier a fini par s’endormir, fatigué d’avoir lutté aussi longtemps contre la douleur. Le double zéro, de son côté, ne parvient pas à fermer les yeux. Son esprit est assailli par tous les événements survenus en quelques jours, le tourmentant sans répit. Il a cru que son besoin de protéger Mallory était uniquement dû à sa fonction mais il lui faut admettre que cette excuse ne rime plus à rien. Ce n’est pas parce que M est son patron que l’agent de terrain a désobéi à tous les ordres pour le sauver, il y a désormais autre chose et cela lui fait peur. Bond n’est pas connu pour son sentimentalisme, il agit pour le bien de la couronne, sauve les pays, honore le sien et batifole lorsqu’il le souhaite. Il ne s’attache pas – ou presque pas – et il a une liste plutôt conséquente de conquêtes. Il ne se définit pas lui-même comme quelqu’un d’émotif, habituellement, sauf qu’il a aujourd’hui l’impression que son âme entière souffre.

Gêné par la certitude qui se dessine peu à peu, l’espion britannique quitte son fauteuil. Il s’éloigne pour aller se verser un verre d’eau, la gorge nouée. Ses muscles sont tendus, prêts à l’attaque. Il déborde d’un besoin de combattre quelqu’un ou de libérer son énergie mais il n’a pas la possibilité de sortir du repaire où ils ont trouvé refuge. Appeler Q serait une alternative, le jeune homme leur est fidèle bien plus qu’au gouvernement et n’hésiterait pas à les secourir. James n’est cependant pas certain de vouloir impliquer le quartier-maître, encore moins alors qu’il est en train de découvrir peu à peu une vérité qui lui semble étrange.

« Bond ? »

La voix faible de Gareth sort l’agent de ses pensées. Il repose son verre et rejoint son supérieur en vitesse, alarmé par son ton. Mallory est assis sur le rebord du canapé élimé, le teint pâle, les yeux brillants de fièvre.

« Je suis là, murmure James s’accroupissant devant lui. »

Spontanément, il prend les mains de l’autre homme dans les siennes, remarquant la chaleur qu’il dégage. Ce n’est pas bon signe, pas après ce qu’ils viennent de traverser. Le double zéro essaye de garder une expression neutre mais il devine rapidement son échec en apercevant la surprise dans les pupilles de M.

« Je vais bien, se justifie Mallory. J’ai juste pensé que vous étiez parti.
— Je n’allais pas vous laisser seul, conteste Bond en fronçant les sourcils. Je sais que je ne suis pas la personne la plus recommandable mais je ne prendrai pas le risque de vous perdre.
— Je ne suis pas Olivia, je n’ai pas besoin d’une protection constante. Je ne mourrai pas devant vous, si c’est cela qui vous dérange tant.
— Devant moi ou non, ce n’est pas ça le problème. Je ne supporterai pas d’être le responsable. »

Ce n’est pas facile pour lui de poursuivre. Comprendre qu’il éprouve un sentiment fort pour Gareth a été une étape mais franchir la suivante lui semble insurmontable. Mais repousser son aveu reviendrait à ne jamais le prononcer.

« Vous comptez pour moi, Sir. Et votre mort serait un poids terrible à porter. »
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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par LilTangerine » 20 avr. 2019 - 22:05

Titre : /
Thème : Citation Jean Jaurès
Fandom : /
Nombre de mots : 228
Personnages : Antoine, Louis
Rating : -12 ?
La vérité, rien que la vérité.

La vérité, c'est qu'il voulait embrasser chaque centimètre carré de sa peau brûlante. Il voulait dévorer son cou de baisers, le mordre, laisser sa marque dans la chair d'Antoine. Il voulait caresser son torse, dessiner de ses doigts les muscles qui jouent au moindre de ses gestes, à chaque respiration heurtée. Il voulait faire grimper le désir au creux de ses reins.

Il voulait aussi les lendemains. Sentir ses bras l'étreindre le matin, ses mains jouer dans ses cheveux en bataille. L'embrasser sur la joue puis quitter à regret la tiédeur de son corps pour aller chercher des croissants. Le rejoindre sous la douche par surprise, admirer les traits flous de son corps à travers la buée de la vitre.

Antoine, il en était tombé amoureux.
Antoine, ce n'était pas le genre de mec à rester le lendemain.

La vérité, rien que la vérité.

La vérité, c'est qu'à chaque fois qu'il se rhabillait en catimini sous couvert de la nuit, il ne pouvait s'empêcher de regarder encore une fois Louis enchevêtré dans les draps. Regarder son torse se soulever lentement au rythme de sa respiration. Regarder ses mains dont il pouvait encore sentir le toucher. Regarder le tracé abrupt de sa mâchoire. Regarder ses lèvres.

Louis, il le désirait plus que n'importe quelle femme.
Louis, ce n'était pas un mec pour lui.
Dernière modification par LilTangerine le 20 avr. 2019 - 22:15, modifié 1 fois.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Roxane-James1 » 20 avr. 2019 - 22:06

Titre : Vue plongeante
Défi (scénaristique ou stylistique) : charade
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : TP
Percy leva un regard irrité vers sa secrétaire, perchée au sommet du lustre illuminant son office, les fesses coincées entre deux branches du plafonnier.

« Allons, Miss Cornellis, ne soyez pas ridicule… descendez d’ici, maintenant !
— Pour que je me fasse assommer à coups de tabouret ? Hors de question, Weasley ! »

La jeune femme laissa ses jambes ballotter dans le vide, effleurant les cheveux du rouquin de la pointe de ses chaussures à talons, ce qui acheva de l’exaspérer. Il tapa du poing sur son bureau. Son geste brutal eut pour effet de renverser le contenu de son encrier sur le dossier qu’il essayait – vainement – de compléter. Sa concentration était mise à rude épreuve. Encore fallait-il obstruer de son champ de vision la petite culotte en dentelle de l’espèce de crétine finie qui oscillait au-dessus de son crâne et peut-être (peut-être) qu’un jour, il terminerait de remplir ce fichu formulaire administratif…

« Vous savez ce qui me comble d’aise, Weasley ? pépia joyeusement Cornellis sans oublier de lui décocher un léger coup de pied au passage.
— Non, et je ne tiens pas à le savoir.
— Ça ne fait rien, je vais vous le dire quand même : d’ici, j’ai une vue plongeante sur votre crâne.
— Et moi, j’ai une vue plongeante sur vos dessous, persifla le jeune homme.
— J’espère que vous profitez du spectacle. Cependant, je me dois de vois informer que si vous continuez à lorgner sur mon fessier, je vous collerais un procès au cul…»

L’abominable petite…

« Par la barbe de Merlin, Cornellis ! Si vous n’étiez pas montée sur ce foutu lustre, nous n’en serions pas là !
— C’était une erreur de parcours.
— Une erreur de parcours ? répéta Percy, scandalisé. Vous appelez ça une erreur de parcours ? J’appelle ça un bazar monstre, moi, Cornellis. Un cataclysme de premier ordre ! Un chaos absolu ! Un dérèglement de…
— Oui, bon ça va, le coupa la jeune femme, vous avez une légère tendance à l’exagération, Weasley…
— Une légère tendance à quoi ?! Dois-je vous rappeler que vous avez insulté le Ministre Bulgare sous son nez, Miss Cornellis ?
— Mais je ne savais pas de qui il s’agissait quand je l’ai traité de…
— Troll mal léché ? De toute évidence. Cela n’explique pourtant pas votre présence au plafond.
— Je me suis dit qu’il valait mieux faire profil bas le temps qu’il rentre chez lui après avoir lancé la brigade magique à mes trousses…
— Vous faites plutôt profil haut, si je ne m’abuse… »

Un reniflement dédaigneux l’interrompit.

« Cela étant, je ne vous ai toujours pas dit ce qu’il y avait de particulièrement intéressant avec la vue plongeante dont je dispose, Weasley…
— Dites, s’énerva Percy. Qu’on en finisse.
— Chouette ! Alors ça se tient en un mot votre crâne est…
— Oui ?
— Ah, et si on le faisait sous forme de charade ?
— Miss Cornellis…
— Mon premier est un instrument dont on se sert dans les jeux, il permet de tirer aléatoirement un nombre ou un symbole parmi plusieurs possibilités…
— Un dé ?
— Bien vu. Mon second est l’arrêt de lieu des trains ?
— Une gare !
— Certes. Et mon dernier est l’endroit qui sert de foyer aux oiseaux…
— Nid ?
— Oui.
— …
— Alors, vous avez trouvé, Weasley ? »

Dégarni. Son crâne était… non. Non ! Il refusait d’envisager cette possibilité. Par Merlin, il avait vingt-cinq ans… Cette sale peste l’asticotait à un point... il en avait marre. Voilà. Percy Weasley était à bout. Entre le Ministre Bulgare qui avait lancé une patrouille sur les traces de sa secrétaire (ce qui revenait à lui faire porter à lui, son chef, le chapeau), la culotte de Cornellis et ses insinuations outrageuses...

« SORTEZ TOUT DE SUITE DE MON BUREAU, CORNELLIS !
— On dirait que j’ai touché un point sensible de votre anatomie…
— J’ai dit : SORTEZ !
— Mais je suis accrochée à…
— JE M’EN FICHE, DEGAGEZ OU JE VOUS PLANTE MA BAGUETTE ENTRE LES DEUX YEUX. TRANSPLANEZ, VOLEZ, COURREZ AVEC UN CHANDELIER AU CUL, JE N’EN AI RIEN A FAIRE MAIS SORTEZ DE MA VUE !
— Demandé si gentiment… »

Audrey transplana dans un grognement, emportant avec elle le lustre du bureau de Percy. Celui-ci fusilla le trou béant qui décorait le plafond avant de passer une main tremblante sur son crâne… qui, effectivement, commençait à poindre sous son fouillis de boucles flamboyantes.
Nom d’une chouette, il allait étriper son insupportable secrétaire !
Dernière modification par Roxane-James1 le 20 avr. 2019 - 22:29, modifié 4 fois.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par AliceJeanne » 20 avr. 2019 - 22:11

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : charade
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1029
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : /
Rym grelottait devant la cheminée, frictionnant ses mains avec fébrilité pour se réchauffer. Elle ne tenait toujours pas aux hivers glacés de Hongrie et espérait pouvoir régler se problème rapidement, sans souffrir des remarques toutes plus moqueuses les unes que les autres de Farkas qui s’en donnait à cœur joie.

Le jeune-homme se glissa dans la chambre de son amie et vint se poster derrière elle. Il déposa un léger baiser sur le sommet de son crâne avant de l’enlacer. La jeune-femme se laissa bercer sans broncher, elle aurait tout donné pour un peu de chaleur supplémentaire tant elle était gelée. Et malgré le fait qu’il en profiterait certainement pour trouver un moyen particulièrement perfide de lui faire regretter ses dernières remarques à propos de son absence de résistance à la chaleur estivale lorsqu’il était allongé, à demi-mort, sur les dalles de sa chambre quelques mois plus tôt.
L’hybride se retourna pour lui faire face et s’enfonça un peu plus dans ses bras avec un soupir d’aise. Farkas se mit à rire mais ne relâcha pas son étreinte.

«C’est drôle, pour une fois, tu es bien contente que je vienne te prendre dans mes bras, la taquina-t-il.
- Sache que je suis toujours ravie lorsque tu le fais, répliqua-t-elle. C’est juste que souvent, le moment ne s’y prête absolument pas.
- Tu trouves que j’ai une attitude déplacée parfois? s’enquit-il un peu vexé.
- Toujours Farkas, toujours, grogna-t-elle en faisant disparaître son visage contre son torse et en rabattant la couverture dans laquelle elle s’était enveloppée, sur eux.»

Il se renfrogna et s’adossa au lit de la jeune-femme, adoptant une position un peu plus confortable. Contre lui, Rym commençait à se détendre et il savait qu’à ce rythme elle s’endormirait sans aucun doute prochainement et qu’une fois encore il devrait jouer au contorsionniste pour se relever et la coucher sans la réveiller. Sonja les avait épargnés de patrouilles, jugeant qu’il n’était pas prudent de s’aventurer trop loin en raison des intempéries qui ravageaient le pays depuis le début de la semaine. Même les lycans rencontraient des difficultés pour rester debout en raison des bourrasques incessantes qui balayaient les arbres et les plaines.

«Mais c’est ce qui fait ton charme, en quelque sorte, murmura Rym en se redressant contre lui pour planter son regard dans le sien, le faisant rougir. Et puis, je joue le jeu aussi, alors tu n’es pas le seul à blâmer dans l’histoire.»

Il hocha la tête avant de se pencher pour embrasser la jeune-femme sur le bout du nez. Rym frémit et dégagea une des ses mains pour la glisser sur sa joue. Elle traça délicatement les traits du capitaine des gardes du bout des doigts avant de s’emparer délicatement de ses lèvres. Farkas répondit à son baiser avec tendresse et lorsqu’ils se séparèrent, chacun se sentait apaisé.

«Rym, chuchota-t-il alors que la tête de son amie reposait sur son épaule. J’ai envie de faire quelque chose, non, de te proposer quelque chose de totalement insensé.
- Tu veux dire, plus que tes propositions habituelles? questionna-t-elle sarcastique.
- Je suis sérieux, bougonna-t-il. Et j’y réfléchis depuis un moment déjà. Je n’ai plus très envie de jouer à ce jeu qui est le notre, nous ne sommes plus des enfants.
- Tu me fais peur, dit-elle en reculant un peu pour lui faire fasse. A quoi penses-tu?
- Jouons une dernière fois, éluda-t-il. Et cette fois-ci ce sera un jeu de lettres.
- Je te préviens, je ne suis pas d’humeur à réfléchir, indiqua-t-elle en adoptant un petit sourire malicieux avant de déposer un baiser dans son cou.
- Arrête, râla-t-il en la repoussant. Tu n’imagines pas ce que cela me coûte de te demander cela.»

Elle l’observa, intriguée et anxieuse. Que mijotait-il encore comme absurdité? La dernière fois qu’il avait eu l’air si sérieux c’était lorsqu’il lui avait demandé l’air de rien, pendant une patrouille, si elle comptait un jour avoir des enfants. Ce n’était absolument ni le lieu ni le moment d’une telle question et il avait finit par tourner le tout en dérision en lui promettant une aide pour parvenir à ses fin si elle ne trouvait personne capable de supporter pendant neuf mois son sale caractère.

«C’est une devinette, expliqua-t-il.
- N’essaye pas de faire de l’esprit Farkas, tu risques de te froisser le cerveau.

- Mon premier est ce que j’aimerais te souhaiter à chaque nouvelle année mais que tu refuses d’entendre, commença-t-il en l’ignorant.
- C’est sans nul doute parce que je me méfie de tes vœux, rit-elle.

- Mon second est ce que tu me promets à chaque fois que je me prépare à te dire quelque chose de sincère.
- Je te préviens, si tu continues sur cette voie je te tue! le menaça-t-elle en commençant à comprendre où il voulait en venir.

- Moi troisième est apprécié des humains s’il est délicat. Mon quatrième est indésirable sur les têtes. Et mon cinquième...
- Oui, murmura-t-elle, le surprenant.
- Sérieusement? s’exclama-t-il en la regardant comme si un troisième œil était subitement apparu au milieu de son front. Tu le veux vraiment?»

La jeune-femme lui répondit en l’embrassant avec passion, contente au fond d’elle que cela ait pris la forme d’un jeu. Cette demande était invraisemblable, non conventionnelle et totalement absurde vue de l’extérieur et pourtant, elle était exactement comme elle avait pu se l’imaginer. A leur image. Ils roulèrent sur le sol, devant la cheminée et Farkas accueillit la jeune-femme dans ses bras alors qu’elle s’allongeait contre lui et posait sa tête contre son torse. Il n’en revenait pas. Pas une seule remarque sarcastique, pas un «crétin» en vue, juste Rym et un sourire qui était l’équivalent d’une énorme explosion de joie pour elle. Enlacés l’un contre l’autre, ils commencèrent à somnoler, ne sachant comment aborder la question sérieusement maintenant qu’ils l’avaient effleurée.

«Mon tout est la question la plus effrayante que tu aurais pu me poser, dit-elle en glissant ses doigts dans les siens. Car celle-ci je ne peux pas l’éluder par une pique, elle me tient beaucoup trop à cœur. Le «oui» vaut pour ce tout et tous les autres qui suivront, je te demande juste d’être encore patient car, de nous deux, c’est à moi que le jeu rendait le plus service.»
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par icequeen38 » 20 avr. 2019 - 22:15

Titre : L'étoile du soir
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne.
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 288
Personnages : Famille Dumbledore
Rating : K
Le vent frais lui mordait les joues et une feuille vola, elles commençaient à tomber sous l’effet du vent. Albus Dumbledore restait pétrifié devant la mort de sa sœur. Sa sœur de quatorze ans dont la tombe
allais être déposée en terre. La culpabilité nouait la gorge d’Albus. Il avait perdu sa sœur à cause de sa trop grande bêtise et il ne s’était pas, une seule seconde intéressé à elle de son vivant. Sa maladie, ses tourment, Albus préférais s’en détourner. Abelforth faisait cela très bien, il était un des seul à pouvoir l’approcher et la calmer lorsqu’Ariana partait dans de terrifiante crises. Il laissait son frère faire car il était le mieux placer, avec sa mère pour réussir à calmer la fillette. Il se sentait de trop, pas assez à son aise. Albus ne savait pas quoi faire car ces crises l’effrayaient vraiment. Pourtant il aimait regarder sa sœur lorsque elle était apaisée, elle semblait toujours absente, plongée dans un autre monde. Un monde bien meilleur que ce que la réalité lui offrait. Albus laissa Abelforth lui casser le nez… De toutes façons c’était mérité, n’est-ce pas ? la culpabilité continuait de le dévorer, c’était un feu ardent qui ne cessait de le consumer de l’intérieur. Il aperçu la première étoile du soir et se dit qu’il trouverait sa voie, un jour, une voie qui ne serais pas tournée vers le mal.

Lorsqu’il vit le cercueil de sa sœur lentement descendre, la gorge d’Albus cessa d’être nouée et il cria un

- Non ! Désespéré qui fit se retourner les quelques personnes que la famille Dumbledore connaissait se retournent sur lui avec un air désapprobateur.

Il se recroquevilla sur sa chaise et tenta de se faire oublier.

Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Lost Greenie » 20 avr. 2019 - 22:16

Titre : Le courage
Défi (scénaristique ou stylistique) : citation
Fandom : overwatch
Nombre de mots : 222
Personnages : Jack Morrisson (soldier 76), Lena Oxton (Tracer)
Rating : tous publics
2069, Quarter général de Zurich :

Lena Oxton se tenait face à son Commandant. Elle lui avait tenu tête afin d'aller lutter contre le terrorisme de Null Sector à Londres, sa ville natale, et avait insisté pour lancer cette mission controversée. Overwatch avait après tout été bannie de certains pays suite aux événements de l'année passée, au cours desquels les actions de la division d'opérations secrètes avaient fait scandale. Plusieurs minutes plus tard, il l'avait rappelée dans son bureau, où elle se tenait à présent, anxieuse. Peut-être était-elle allée trop loin ? Après tout, elle avait presque été contredire l'autorité d'un de ses supérieurs. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche pour parler, que le Commandant des Opérations l'arrêtait, levant une main devant lui calmement.

- Agent Oxton, vous serez attendue porte 3 du hangar de décollage avec le Lieutenant Wilhelm, l'ingénieur en chef Lindholm ainsi que le Docteur Ziegler.

- Vous décidez de nous envoyer à Londres, finalement ? - demanda-t-elle, un trait d'hésitation à peine palpable dans sa voix.

- Disons que vous avez su me convaincre. Vous avez agis à l'encontre du protocole, certes, mais je devrais peut être même vous remercier.

Face à au regard interloqué de la jeune femme, il eut un léger sourire.

- Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Ce que vous avez fait.

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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 20 avril

Message par Iphigenie Nasty » 20 avr. 2019 - 22:33

Titre : Quête de soit et autres plaisirs
Défi: Mot: Discothèque
Fandom : HP
Nombre de mots : 427
Personnages : Seamus Finnigan
Rating: TP

Quelle année de merde ! Seamus avait battu son record d’heures de retenus pour mauvais comportement. Toutes les expériences qu’il entrepreanait s’achevaient dans un fracas magistral. L’ensemble de ses notes étaient que trop moyennes. Si Poudlard a pour beaucoup, une odeur de vieux chêne qu’une fine couche de poussière recouvre, l’adolescant associe lui le château à ce curieux parfum de cheveux calcinés.

Addossé à la fenêtre du Poudlard Express, il espérait que le temps s’arrête pour que sa mère n’ait jamais à constater les échecs de son fils. Et si le monde des sorciers n’était pas fait pour lui. Si, au final, Seamus ressemblait plus à son père. Le monde des moldus n’est pas si terrible, il a le mérite d’assurer un certain confort capillaire. La magie, c’est bien de la posséder, mais encore faut-il savoir s’en servir. Il est devenu ami avec beaucoup de sorciers, certes, mais personne n’a vraiment l’air de le comprendre.



C’est peut-être la pire idée de sa vie. Mais au diable l’anticipation. Seamus ira dans cette discothèque de moldu. Cette nuit, il ne sera pas sorcier. Cette nuit il sera le fils de son père, et pas de sa mère. Il démêlera son sang pour gouter à ce plaisir innocent de l’adolescance impuissante des moldus.

La musique est forte. Les battements de la musique lui provoquent des hauts-le-cœur. Il tente de ne plus y penser et se concentre sur les mouvements en rythme qu’il fait faire à son corps. Il libère ses membres d’abord, ses pieds au son d’une musique au tempo rapide et qu’il ne connait pas. Puis ses bras. Ses mouvements se rencontrent, s’entremêlent et s’amplifient, tout son corps bouge. Et ce corps semble en être satisfait. Alors il le laisse faire. Il ne s’en préocupe plus. Il le libère du fardeau de la rigueure. Puis il ouvre les yeux, il ne voit que des couleurs vives, du rose, puis du bleus, du vert et du jaune. Des fragments seulement, mais d’une force lumineuse presque aveuglante. C’est magique. Non Seamus, rien n’est magique ici. Tout est humain ici, moldu et fade, mais ces sensations, qu’est-ce-qu’elles font du bien ! La discothèque stiumule tous les sens du jeune homme. L’odeur de cigarettes mélangée à l’haleine putride des jeunes alcolisés, les lumières qui embrouillent et déséquilibrent son cerveau, son corps qui joue de ce déséquilibre et l’accentue volontairement.

Il n’y a peut être pas de magie ce soir mais c’est de loin une des meilleures soirées que Seamus Finnigan, perdu dans le labyrinthe des identités, ait eu la chance de vivre.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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