[Textes] Nuit du 23 mars

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dedellia
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[Textes] Nuit du 23 mars

Message par dedellia » 23 mars 2019 - 19:34

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Roxane-James1 » 23 mars 2019 - 20:38

Titre : Mot compte triple
Défi (scénaristique ou stylistique) : image
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP
« Mot compte triple ! » hurla Audrey en sautillant sur son fauteuil, survoltée. « J’ai gagné ! J’ai gagné ! »

En face d’elle, Percy se dandina sur son siège, l’air maussade. La jeune femme esquissa un sourire mesquin en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle avait remporté une manche de scrabble contre Percy Weasley !

« C’est de la triche, grogna le rouquin en lui jetant un regard noir. Tu m’as déstabilisé tout à l’heure.
— A l’aide de mon décolleté ou du dictionnaire que je t’ai lancé à la figure ? »

Percy s’empourpra et fixa un point lointain situé au-dessus de sa tête tout en hochant la tête avec indignation. Les frasques de la jeune femme lui montaient au bulbe.

« Si c’est le premier cas de figure, sache que je ne regrette en aucun cas de m’être servie de l’inexistence de mes atouts féminins, ironisa la jeune femme en pointant du doigt sa poitrine plus plate qu’une planche à repasser.
— C’est le second cas, grommela Percy.
— En ce qui concerne le dictionnaire, tu ne l’as pas volé. Tu as essayé de m’empêcher de tricher !
— Tu n’avais qu’à être plus discrète !
— Je te le concède, Weasley. En attendant, j’ai gagné alors tu me dois un verre de Whisky Pur Feu et une semaine de congés.
— Hors de question, Cornellis ! J’ai besoin d’une secrétaire disponible la semaine prochaine.
— Eh bien trouves-en une autre ! »

Audrey s’apprêtait à se relever lorsqu’une main chaude et calleuse l’en empêcha. Elle haussa un sourcil amusé puis dévisagea son employeur.

« Je demande une revanche.
— Tu tiens vraiment à me payer un tonneau de Whisky Pur Feu, Weasley !
— Pas du tout. Cette fois-ci, je te garantis que je vais gagner.
— On verra ça… »

Une demi-heure plus tard, Audrey était sur le point de remporter la dernière manche de scrabble lorsque Weasley esquissa un sourire crâne en alignant les lettres « f, r, e, v, e, r ».

« Il manque un « o », Weasley », l’informa-t-elle d’un ton moqueur. Tu as perdu.

Mais le jeune homme sortit un petit objet brillant de la poche de sa veste et le coinça entre le « f » et le « r ». Audrey regarda l’objet, stupéfiée.

« C’est une blague ? demanda-t-elle d’une voix tremblante.
— Non. Pas de blague, cette fois, Cornellis. Une bague. »

Il lui prit la main et la serra entre les siennes, un grand sourire aux lèvres.

« Voudrais-tu que toi et moi…
— Ça dure pour toujours ?
— Oui.
— Si ça signifie que j’ai l’éternité pour gagner contre toi au scrabble, Weasley, alors dans ce cas c’est avec plaisir ! »
Dernière modification par Roxane-James1 le 23 mars 2019 - 20:41, modifié 1 fois.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AlwaysLS » 23 mars 2019 - 20:39

Titre : Naissance et doute
Thème (écrit ou image) : Juin
Fandom :HP
Nombre de mots : 276
Personnages : Petunia Dursley/Dudley Dursley
Rating : tout public
C’était une chaude soirée de juin. La nuit était tombée et l’aile de la maternité était silencieuse. La nouvelle maman se leva péniblement de son lit. Elle avait l’impression d’avoir les jambes en coton. Elle se sentait fatiguée, comme si elle avait couru un marathon. Une foule avait défilé dans sa chambre depuis le début de l’après-midi pour la féliciter, elle et son mari, pour admirer ce beau bébé. Un bébé tout rose, aux joues rebondis.
Elle contourna en chemise de nuit, et pieds nus, son lit d’hôpital, le fauteuil où son mari dormait à poings fermés, comme si c’était lui qui avait accouché. Elle esquissa un petit sourire amusé. Quand ils avaient entendu les premiers cris de leur fils, il avait failli s’évanouir sous le coup de l’émotion. Elle se rapprocha du berceau où dormait son petit ange. En le voyant là, dormir paisiblement, avec ses petits poings fermés, son petit bonnet blanc, elle fut prise d’un élan d’amour puissant qui résonna dans tout son corps, son cœur et son âme. C’était un sentiment si fort qu’il en était devenu indescriptible. Pour ce petit bout de chou, elle ferait tout.
En scrutant le petit bonhomme assoupi, elle fut prise d’une inquiétude. Ce petit être humain sera-t-il… normal ? Sera-t-il comme son papa et sa maman ? Sera-t-il un monstre ? Après tout, il lui ressemblait, et donc, il partageait une part du patrimoine génétique avec sa tante. Une infime part tout de même ! Non, ce n’était pas possible. Il sera comme les autres, comme tous les jeunes de son âge ! C’est ainsi que Pétunia Dursley tentait de se rassurer et de se convaincre.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AliceJeanne » 23 mars 2019 - 21:04

Titre : /
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1005
Personnages : Manuel (OC), Alicia (OC), Lucian
Rating : /
La fête battait son plein, et chacun dansait, buvait et célébrait le «Jour de la Réunification» avec ses proches. Déjà un an s’était écoulé depuis la victoire écrasante de la constitution rédigée par les enfants de l’ancien Aîné des vampires Viktor et leurs amis de longue date, et le temps avait effacé petit à petit la souffrance des années de purge et d’incertitude pour laisser la place à une paix que tous espéraient immuable. Certes, les humains menaçaient encore les immortels, mais ils étaient à présent réunis en un seul clan et la guerre entre vampires et lycans avait définitivement pris fin, chacun comprenant qu’il avait plus à gagner en œuvrant de concert, qu’en s’opposant dans de meurtriers et inutiles combats. Le gros du nouveau peuple vivait en parfaite autarcie dans ce qu’ils appelaient «l’académie», immense manoir dans le nord de l’Écosse, appartenant jadis, à leur père à tous, Alexander Corvinus. Une véritable ville souterraine s’était établie sous ses fondations et ses habitants prospéraient. Le gouvernement en place assurait la protection de tous, ainsi que l’éducation de ceux qui le souhaitaient. Une seule règle présidait, le secret de leur existence. Aucun humain n’était autorisé à pénétrer en ce lieu, tout du moins, pas avant que le conflit entre les Hommes et les «enfants de Corvinus» ne soit relégué au rang de vieux souvenir.

Un peu à l’écart du bruit des nombreux convives, Alicia berçait tendrement un petit paquet. Lucja n’avait que quelques semaines et confondait encore un peu trop souvent le jour et la nuit, au grand dam de sa sœur, Sofia, qui occupait la chambre voisine de celle de la nouvelle-née. La fillette, âgée de cinq ans tournoyait dans les bras de son grand-père maternel qui était tombé depuis bien longtemps sous le charme de ses petits-enfants, tous aussi hybrides soient-ils. Un peu plus loin, Wilhelm et David étaient en grande discussion avec Sonia qui refusait catégoriquement de les lâcher, alors que Thomas leur jetait parfois des coups d’œil amusés entre deux danses. Manuel se glissa aux côtés de son amante et s’empara de sa fille, le visage illuminé d’amour. Alicia étouffa un petit rire lorsqu’il entreprit d’essayer de la calmer à son tour en effectuant toutes sortes de mimiques grotesques. Le bébé l’observait de ses grands yeux gris curieux, se demandant probablement pourquoi son père s’évertuait en vain de toucher son nez avec sa langue.

«Tu ne vas pas réussir à l’endormir de cette façon, indiqua Alicia en haussant le ton pour passer au-delà du bruit.
- Au milieu de ce vacarme, rien ne pourra l’endormir de toute façon, répliqua-t-il en pressant la taille de la jeune-femme de sa main libre.
- Je vais aller la coucher en haut, et rester avec elle. J’ai peur de ne pas l’entendre si jamais elle pleure à nouveau.
- Entendu, je monterai te retrouver lorsque j’aurais réussi à convaincre les filles d’aller également au lit. Ne m’attends pas trop, rit-il en avisant les deux enfants bien trop occupées pour ne serait-ce qu’envisager l’idée de quitter la pièce.»

Il remit avec délicatesse l’enfant dans les bras de sa compagne et l’embrassa furtivement avant de se diriger vers son fils afin de lui dérober Sonia. Il fut cependant interrompu dans son élan par Lucian qui le fixa d’un air exaspéré. De son autre main, il tenait Alicia par la taille et la poussa vers son compagnon en soupirant. L’hybride l’observa, interloquée et ce ne fut qu’après lui avoir réclamé sa nièce et roulé des yeux pendant de longues secondes qu’il se prit la peine de répondre à ses interrogations.

«Il est hors de question que vous ne passiez pas cette soirée ensemble, vous deux.
- Ne sois pas ridicule,commença Alicia.
- Non, toi, ne sois pas ridicule. Cette journée est la votre, c’est votre victoire et votre jour. En plus, il me semble que vous avez bien plus à célébrer que la fin d’une guerre. La coupa-t-il avec un regard en coin en direction de son cousin qui piqua un fard. Allez vous amuser, c’est un ordre, je m’occupe de cette petite-fille.»

Le couple l’observa s’éloigner, Lucja dans ses bras, avec circonspection. Alicia ne comprenait pas ce qu’il insinuait et elle-même n’éprouvait pas de plaisir particulier à fêter cet anniversaire politique. Toute l’émotion de l’instant, elle l’avait ressenti un an auparavant, ainsi qu’une dizaine de mois plus tard, lorsque leur fille était venue au monde. Manuel resta silencieux malgré les quelques questions qu’il sentait prendre possession de son ancienne amie. Alors qu’il commençait à la faire valser, Alicia ressentit les tremblements de ses mains et jeta sur lui un regard suspicieux.

«Puis-je savoir ce que Lucian sous-entendait en indiquant que nous avions plus d’une victoire à fêter? S’enquit-elle.
- Et bien disons que, commença-t-il en détournant les yeux, lui et moi avons peut-être mis au point un plan concernant le déroulement d’un aspect de cette soirée.»

Alicia arqua les sourcils d’incompréhension, avant de noter que Manuel n’avait sans aucune doute, jamais été aussi proche d’une pivoine qu’à ce jour. Une de ses mains se fit un peu plus forte contre sa taille et il regarda ses pieds. Il glissa les doigts dans la poche de sa veste en maîtrisant avec peine ses tremblements lorsque la jeune-femme comprit enfin ce que son amant essayait avec toute l’émotion du monde de faire. Elle s’empara de sa main, qu’elle étreignit dans la sienne, et de ses lèvres quelques instants plus tard. Ils s’embrassèrent langoureusement au milieu des danseurs, sans se rendre compte que certains, au fait des intentions de l’homme loup, les observaient avec affection. Lorsque Manuel rompit le baiser pour parler, Alicia posa un doigt impérieux sur ses lèvres et lui adressa un sourire rayonnant.

«Oui, chuchota-t-elle, en passant ses bras autour de son cou.»

Manuel explosa intérieurement de joie et partit d’un grand éclat de rire gêné lorsqu’elle lui demanda, taquine, s’il souhaitait qu’elle sorte elle-même la bague de sa poche pour officialiser sa demande. Le jeune-homme ne lui laissa cependant pas le loisir de se moquer davantage et reprit possession de ses lèvres.
Dernière modification par AliceJeanne le 23 mars 2019 - 21:40, modifié 1 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 23 mars 2019 - 21:06

Titre : Une demande lettrée
Thème : Image
Fandom : Hannibal (Série)
Nombre de mots : 618
Personnages : Will Graham/Hannibal Lecter
Rating : Tout public
Will siffle ses chiens, heureux de les voir s’amuser dans le jardin. Il ne pourra jamais assez remercier Hannibal pour avoir fait une entorse à leur besoin de s’éloigner de leur ancienne vie. Un matin, le cannibale est parti en lui promettant de revenir vite et, lorsqu’il a franchi le seuil de leur maison, les chiens l’accompagnaient. L’ancien consultant du FBI n’a jamais été aussi content de retrouver ses animaux de compagnie et de constater qu’ils allaient bien malgré son absence auprès d’eux. Son amant lui a assuré avoir pris toutes les mesures nécessaires pour éviter que le lien soit fait entre les bêtes et leur nouvelle demeure mais le plus jeune ne peut s’empêcher d’éprouver un peu d’angoisse à l’idée que leur existence à deux soit brisée par les autorités locales.

L’empathe se baisse pour caresser ses chiens avec un sourire. Son bonheur n’a jamais été aussi complet, même quand il faisait son travail avec empressement ou qu’il passait des instants complices avec Molly. Il se croyait capable d’accomplir son devoir mais désormais, auprès de l’Éventreur de Chesapeake, il se sent prêt à grimper jusqu’à la lune. Il est enfin lui-même, sans avoir le sentiment d’être caché derrière de faux-semblants, grâce à la présence libératrice d’Hannibal. Ce dernier l’a accepté dans son entièreté et a fait en sorte de le sublimer.

Tout en rentrant chez lui, Will continue de sourire avec légèreté. Il aime leur nouvelle vie en Autriche, loin de l’Amérique, de Crawford, de tous ceux qui ont croisé leur route par le passé. Il ne se rend plus malade en découvrant des cadavres mutilés – même si hypocritement, il donne des coups de main à Hannibal pour s’occuper de ses victimes – et il n’a plus à rendre des comptes sur sa santé mentale puisque tout va pour le mieux. Alana lui dirait sans doute qu’il a perdu l’esprit en poursuivant sa route avec le cannibale mais il sait qu’il est enfin à sa place.

Les chiens se précipitent dans la cuisine où les attendent des gamelles d’eau et de la nourriture. Will leur jette un coup d’œil amusé avant de passer par le salon. Il n’y a personne dans la pièce et il n’entend aucun bruit provenant de l’étage supérieur. Ce silence est étrange, d’autant plus qu’habituellement, à cette heure-ci, Hannibal prend le temps de jouer sur son clavecin. L’empathe ne s’en préoccupe pas, pensant simplement que son amant a eu autre chose à faire ou qu’il se repose, même si cette hypothèse lui paraît totalement contraire au comportement de l’Éventreur. Le brun pose son manteau dans l’entrée avant de monter au second étage, curieux.

« Hannibal ? »

Aucune voix ne lui répond et il fronce les sourcils, un peu surpris par le manque de vie. Les battements de son cœur s’accélèrent légèrement mais il se reprend, supposant que son amant ne l’a pas entendu. Will passe finalement la porte de leur chambre, remarquant qu’une fois encore, il n’y a personne. Son regard s’arrête sur sa table de nuit où sont posées des lettres de scrabble. Le mot « forever » est nettement visible, avec une alliance à la place du « o ». L’émotion saisit l’empathe lorsqu’il comprend le sens caché de la mise en scène. Il ne sursaute pas quand des bras l’enlacent et qu’une tête familière se pose sur son épaule.

« Oui. »

Ce n’est qu’un murmure de la part de Will mais son amant n’en perd pas la moindre sonorité. Le sourire du cannibale n’échappe pas au plus jeune qui ferme les yeux en se laissant aller contre son torse. L’amour qui les lie grandit jour après jour et il lui semble naturel d’accepter cette demande en mariage peu conventionnelle.

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Roxane-James1 » 23 mars 2019 - 21:42

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : fièvre
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : TP
Audrey Cornellis roula son mouchoir en boule, évalua la distance qui la séparait de la corbeille et…

« Encore raté », soupira Audrey, dépitée.

Elle renifla avant de pointer sa baguette magique sur l'amas de morve qui gisait en plein milieu de son bureau traversé de courants d’air. Elle avait froid, chaud, le nez en feu et la gorge enrouée. Le weekend ne viendrait-il donc jamais ? Audrey jeta un coup d’œil morne à sa montre avant de pousser un profond soupir.

Percy Weasley choisit ce moment exact pour rentrer dans le cagibi qui faisait office de bureau, une multitude de dossiers en main.

« Ah, Cornellis, vous êtes là. J'ai ceci à vous faire signer et il me faut une traduction du contrat…
— WEASLEY, l'interrompit Audrey en se jetant à ses pieds, implorante. Il me faut mon weekend !
— Pardon ? Mais enfin Miss Cornellis, vous finissez dans trois quarts d’heure ! »

Le rouquin repoussa sa secrétaire d'un air choqué.

« Reprenez-vous, ce ne sont pas des manières !
— Des manières ? Je vais vous en fiche des manières, moi ! beugla Audrey en plaquant la main de Percy sur son front. Vous ne voyez pas que je suis malade ?!
— N'exagérons pas, Miss Cornellis. Vous êtes un peu enrhumée, voilà tout.
— Enrhumée ? éructa Audrey. Je ME MEURS, Weasley !
— Miss Cornellis…
— Si vous me gardez ne serait-ce qu’une seconde de plus prisonnière de ce Ministère morbide, vous aurez ma mort sur la conscience.
— Vous avez toujours eu ce goût ridicule pour la grandiloquence ? »

Audrey le fusilla du regard, agita sa baguette magique en l'air et fit apparaître un thermomètre. Elle le mit dans sa bouche avec un air de défi sous le regard incrédule de son employeur.

« Là ! Vous voyez que j'ai de la fièvre ? »

Percy louchant sur le thermomètre, agacé.

« Bien. Très bien, Cornellis. Partez. Partez et ne revenez pas avant d’être saine d'esprit ! »

Dernière modification par Roxane-James1 le 23 mars 2019 - 23:25, modifié 1 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 23 mars 2019 - 22:05

Titre : Bouillon
Thème : Fièvre
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 579
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
« Je vais bien, marmonne Bond d’une voix enrouée.
— Cesse de vouloir être indestructible, James, rétorque Gareth. »

Le chef de la section double zéro surveille son agent du coin de l’œil en remuant le bouillon de volaille qu’il fait cuire. L’odeur a envahi l’ensemble de la cuisine de l’espion qui grimace. Accoudé à la table, il se redresse difficilement pour rejoindre son supérieur, décidé à lui faire comprendre qu’il ferait mieux de quitter son appartement. Sa prestance tombe à l’eau lorsqu’il vacille, cible d’un vertige qui l’oblige à se retenir au meuble le plus proche. Son instant de faiblesse ne passe pas inaperçu aux yeux de son patron qui délaisse un moment la casserole pour aider le double zéro sept à retourner s’asseoir.

« Tu prétends toujours être en forme, ironise le plus vieux.
— Rappelle-moi pourquoi je t’ai donné les clefs ?
— Parce que tu as besoin de moi, répond Mallory avec une certaine tendresse. Tu devrais penser à te reposer un peu. »

Le principal concerné n’ajoute rien, hésitant entre répliquer quelque chose ou savourer la présence de M à ses côtés. Le bouillon prend la décision à sa place en débordant de la casserole, attirant l’attention des deux hommes. Gareth jure avant d’aller éteindre le feu. Il s’empresse de verser le liquide dans deux bols avant de nettoyer rapidement la plaque de cuisson et de ramener le repas sur la table. Ils mangent dans un silence apaisant, sans aucune tension entre eux, se contentant du bruit des couverts. L’agent de terrain finit par briser ce calme lorsque sa cuillère retombe lourdement dans le bol. Aussitôt, son supérieur se lève et vient poser une main sur son épaule, le forçant à croiser son regard.

« Tu ne réussiras pas à me faire croire que tout va bien, James.
— Je ne suis pas malade, proteste faiblement l’espion. »

Ses yeux brillent beaucoup trop et il dégage une chaleur si forte que Gareth s’en inquiète. Il n’a jamais vu son subordonné dans un tel état et il sait très bien qu’il ne se soigne pas si sa vie n’est pas en jeu. Ce n’est sans doute qu’une petite grippe avec un peu de fièvre mais il n’ignore pas que mal soignée, la maladie peut devenir plus importante.

« Ne plaisante pas avec ta santé. Je vais demander à Q d’amener de quoi te soigner.
— Est-ce vraiment nécessaire de le prévenir ? J’ai des médicaments quelque part, il devrait y avoir tout ce qu’il faut. »

Le plus vieux soupire puis caresse brièvement sa joue avant d’aller chercher les molécules susceptibles de faire baisser la fièvre. Il est en train de comparer deux boîtes différentes lorsque James fait son entrée dans la pièce, un peu chancelant. Mallory hausse les sourcils en le voyant arriver et il lui jette un coup d’œil acéré.

« Je ne parle pourtant pas chinois, lui reproche M. C’est si dur d’attendre que je revienne ?
— Je vérifie que tu n’appelles pas notre cher quartier-maître, répond le double zéro en reniflant. J’ai peut-être de la fièvre, je n’en suis pas plus idiot pour autant.
— Je n’ai jamais dit le contraire. Si tu acceptes d’aller dormir alors Q n’en saura rien.
— Serait-ce du chantage, Gareth ?
— Un peu oui. Mais c’est sûrement la seule manière de te convaincre de te coucher, James. J’ai besoin d’agents opérationnels, pas d’hommes fiévreux incapables de tenir debout. »

Malgré le sérieux de ses paroles, de l’amusement se lit dans ses pupilles.

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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AliceJeanne » 23 mars 2019 - 22:10

Titre : /
Thème : image
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1088
Personnages : Lucja (OC), Marc (OC)
Rating : /
Une goutte d’eau s’écrasa mollement au pied du fauteuil de Marc qui soupira. Le jeune-homme s’ennuyait. Il avait passé une nouvelle fois la journée à pirater à droite à gauche des systèmes plus ou moins complexes pour recueillir des informations et garantir la sécurité numérique du groupe. Effacer les traces d’un groupe de lycans et autres immortels plus ou moins maîtrisables n’était pas une mince affaire et pirater les dossiers des commissariats était souvent bien ardu, même pour lui. Mais il fallait le faire, le secret de leur présence dans ce bâtiment devait à tout prix être préservé, il ne fallait que «le maître» les retrouve. Et bien que cette nouvelle captivité, menée par l’anonymat, ne soit pas au goût de tous, elle était toujours préférable à leur ancienne condition, esclaves d’un des plus grands immortels qui soit, condamnés à exterminer les leurs dans il ne savait quel sombre but.

Le simulateur d’échecs capitula une nouvelle fois devant Marc qui grogna de frustration. Il en était à sa cinquantième partie de la journée et l’ennui commençait sérieusement à pointer le bout de son nez. Ses yeux commencèrent de lents allers-retours entre l’écran interactif, les caméras de contrôle et la porte. Lucja était en retard, comme à l’ordinaire. Elle avait du, une nouvelle fois accepter de faire quelques heures supplémentaires au café du théâtre pour glaner informations et salaire. Beaucoup critiquaient sa démarche qu’ils jugeaient bien inutile. A quoi bon vouloir se mêler aux humains alors que ceux-ci voulaient les voir morts? Mais Marc, lui, comprenait. Son amie ne cherchait pas seulement à s’intégrer dans une société, qui, au moment même où elle apprendrait la vérité, la rejetterait au plus loin d’elle, elle était en quête de normalité et de paix. Choses qui lui avaient été arrachée en même temps que son enfance, lorsque les hommes de J l’avaient enlevée à sa famille bien des années auparavant.

La claquement de la porte le tira de ses songes et il adressa un salut chaleureux à la jeune-fille qui venait de passer la porte. Lucja l’observa un instant avant de se débarrasser de sa veste et de ses chaussures dans un coin de la pièce. Elle se dirigea vers son ami et l’embrassa sur la joue avant de s’emparer des poignées de son fauteuil roulant et de se diriger vers le vieux canapé et la table bancale qui leur faisaient office de salon. Elle se laissa tomber sur les coussins en poussant un soupir d’aise, tandis que Marc se positionnait de l’autre côté de la pièce. Entre eux, un échiquier que Lucja agençait chaque matin différemment, mimant le cours d’une partie que le jeune-homme s’évertuait à terminer durant son absence. Il n’y avait guère qu’elle pour rivaliser avec lui et il appréciait plus que tout ces petits moments volés où il n’y avait qu’eux, leurs discussions enflammées, et le jeu. Et aujourd’hui il était particulièrement joyeux, et pour cause!

«Échec! Claironna-t-il en bougeant son fou.»

Lucja fronça les sourcils, puis le nez, dans une petite mimique que Marc trouvait particulièrement charmante, mais dont il se gardait bien de le lui avouer, avant de bouger sa reine de dépit. Elle avait peut-être sous-estimé un peu le semi-vampire cette fois-ci. Tant pis, le voir sourire suffisait amplement à faire de cette journée une complète réussite. Ce n’était qu’une petite défaite après tout.

«Très bien, je m’incline, annonça-t-elle quelques instants plus tard en couchant elle même son roi. Je n’ai aucun moyen de me tirer de ce mauvais pas, et guère envie de te voir prendre toutes mes pièces les unes après les autres.
- Tu me voles mon plaisir, fit-il mine de s’offusquer. Pourquoi tant d’empressement? Avons-nous un train à prendre? Ou est-ce juste ton côté mauvaise joueuse qui ressort tout particulièrement ce soir? La charria-t-il.
- Non, pas un train, lui répondit-elle en s’amusant à faire durer un peu le suspense, mais un concert!»

Marc jeta sur elle un regard indéchiffrable. Il n’était jamais allé à un concert de toute sa vie. En vérité, il n’était même pas certain d’avoir déjà écouté une autre musique classique que celle qui retentissait dans les ascenseurs de l’hôpital dans lequel il avait passé bien trop de temps à son goût.

«Mon patron m’a donné deux places, expliqua-t-elle, il comptait y aller avec sa petite-amie, mais je crois que leur couple bat un peu de l’aile ces derniers temps. Alors il m’a glissé les billets. Il y a une pianiste locale qui commence à avoir une certaine renommée qui joue trois soirs cette semaine, alors je me suis dit que nous pourrions y aller tous les deux. J’ai réservé une table dans un bistro plutôt chaleureux. Ils nous attendent dans une petite heure. Le concert est à 22h.»

Un silence accueillit ses paroles et la jeune hybride marqua un temps d’arrêt pour interpréter l’expression indéchiffrable qui s’étalait sur le visage du jeune-homme. Celui-ci semblait être à mi-chemin entre la profond réflexion et l’intense bonheur, le tout mêlée d’une agréable surprise.

«Tu veux vraiment aller avec moi au restaurant? S’étonna-t-il.
- Oui? Répondit-elle, un peu troublée.
- Puis à un concert? Insista-t-il.
- Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire, s’agaça Lucja en croisant les bras sur sa poitrine.
- Nous ne faisons que jouer aux échecs.»

Elle fit les gros yeux, incapable de trouver une réplique satisfaisante devant ce qui lui semblait être un sérieux manque de bon sens. Elle finit cependant par se reprendre et c’est en soufflant qu’elle entreprit de lui expliquer calmement ses motivations, pour eu qu’il en faille vraiment pour souhaiter inviter son meilleur ami à sortir.

«Nous ne faisons pas que jouer aux échecs. Mais libre à toi de n’y voir qu’une suite infinie de parties qui dure depuis maintenant deux ans.»

Marc sembla réfléchir un instant, mais les joues rougies de son amie lui ôtèrent toute envie de poser d’autres questions ou d’oser remettre en cause ses dires. Il tritura les freins du fauteuil en baissant la tête, cherchant des excuses, que, de toute évidence, Lucja attendait. Seulement, il arrivait si peu à aligner ses pensées en un tout cohérent qu’il n’était pas certain d’avoir véritablement compris l’entièreté du sous-entendu. Il opta donc pour ce qu’il savait sans nul doute faire le mieux.

«Une heure tu dis... Fit-il en singeant une intense réflexion. Cela nous laisse amplement le temps de refaire une partie!»

Lucja, après avoir repris son souffle, réajusta les pièces sur le plateau. L’instant d’après elle avança son premier pion avec un sourire que Marc ne lui avait jamais vu arborer.
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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par CotonEcriture » 23 mars 2019 - 22:27

Titre : Caché sous la neige
Thème : Nivéal
Fandom : HP
Nombre de mots : 407
Personnages : Severus Rogue adolescent
Rating : -18 voir plus si lecteur sensible
Sujet difficile mais non représenté. C'est un récit ne relatant que les faits, pas de détails atroces...
La brise du matin se levait, laissant devant sa fenêtre un manteau de neige. Un soleil froid scintillait dans le ciel, astre de paix et de sérénité pour cette belle journée qui s'annonçait.
Sauf que pour lui, ce n'était plus pareil... La chaleur du soleil sur ses joues, la vue de cet incommensable paysage ne le berçant plus... Car cette nuit avait été la pire... La pire de toute.

Frissonnant à cette pensée il ne pu retenir les larmes qui coulèrent alors le long de son nez...
Car cette nuit son père l'avait battu, frappé, martelé de coups immondes... De ceinture... de bâton... de mains... puis il avait fini par ce qu'avait toujours redouté le jeune sorcier.
Severus s'était toujours dit que son père était un monstre mais il avait longtemps espéré qu'il ne le soit pas assez pour un jour lui faire ça... Bah si... Il l'avait fait. Cette nuit même.
Désormais assis derrière le bureau, prostré, les genoux entourés par ses bras, il se sentait mal... Très mal...
Il avait terriblement mal. Autant physiquement que mentalement...
Tout lui revenait, peu à peu, et l'envie de vomir commençait à faire son arrivée... Son père... Son père l'avait.... Son père l'avait violé !
La vérité éclata alors dans sa tête, les émotions se bousculant, l'angoisse et la honte dominant les autres. La haine, l'incompréhension... La peur... La panique... La culpabilité...
Severus ne se rendait même pas compte que sa respiration s'était accélérée, que son corps s'était mis à trembler... En moins de quelques secondes, il n'était plus dans le bureau. Il était de nouveau face à son père qui s'approchait de lui, qui le bouscula violemment contre le mur... Qui débouclait son pantalon... Qui...

- Severus ! Calme toi, calme toi c'est Maman. Calme toi mon chéri, calme toi...

Recouvrant légèrement les yeux, la respiration se calmant peu à peu, il se précipita dans mes bras d'Eileen, sa mère.

- Maman... parvint-il à dire derrière ses sanglots. Papa m'a fait très mal Maman, j'ai mal ! MAMAN !!!!!!

Quelques jours plus tard, il sera de nouveau dans le Poudlard Express, en route pour Poudlard. Le groupe des maraudeurs continueront de le harceler, ne manquant pas de remarquer le manque de réaction du jeune Serpentard. Mais qui pourrait deviner... derriere cette timide fraicheur d'hiver, que se cacherai une fleur noire si blessée ?
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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par hazalhia » 23 mars 2019 - 22:51

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : image de 22h
Fandom : Divergent
Nombre de mots : 277
Personnages : OC (Eva et Lucy)
Rating :
Tu n’as jamais eu cette impression que, quoi que nous fassions cela se terminerai de cette façon?

J’ai toujours cherché à éviter de voir cette vérité, parce qu’au début de cette aventure nous marchions main dans la main. Nous étions ensemble dans cette histoire, unie par cette crainte de la solitude, du rejet, mais nous avons rapidement trouvé quelque chose qui nous convenait mieux. Ce lien que nous essayions de conserver s’est lentement dissous, fibre par fibre, mois par mois.

C’est à partir de ce moment que notre amitié s’est inexorablement dirigée vers ce précipice. Chaque décision que je prenais, chaque idée de Jeanine à laquelle tu adhérait était un pas de plus dans cette direction. Nous avançions maintenant sur des chemin complètement différents et les restes de ce que nous étions, les ombres des adolescentes innocentes que nous étions encore quand nous nous sommes connue se sont pris par la main, et ont marché... marché... marché... sans s’arrêter.
Et ce jour ou tu as préféré tes intérêt à la morale j’ai su que tout était fini. Ces ombres ont prit une dernière inspiration,, et puis elles ont sautées, à pieds joint dans le vide.

Dans leur chute, sur les paroi de cette falaises elles ont vu tous les bons souvenirs, les aventures que nous avons traversées mais ils ont bientôt disparus, tout comme la considération que je te portais. J’estimais notre rencontre, notre amitié, je la considérais comme le point de départ d’une nouvelle vie. Maintenant, elle est enterrée au fond d’un précipice, brisée sous tous les angles et pétrie de douleur.

Si seulement j’avais acceptée de voir tout cela venir. Pourquoi ai-je été aussi aveugle?
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AlwaysLS » 23 mars 2019 - 22:54

Titre : Deux Edelweiss
Thème (écrit ou image) : « nivéal »
Fandom :HP
Nombre de mots :563
Personnages :Luna Lovegood/Ginny Weasley
Rating : tout public /Disclaimer: l'edelweiss est une fleur protégée, n'essayez pas de reproduire ce que Luna fait. C'est une professionnelle./
Luna et Ginny se baladaient au bord du Lac gelé. Elles fuyaient l’atmosphère pesante du château. Ces balades du vendredi après-midi étaient leur échappatoire. Elles évitaient le regard scrutateur de Rusard, celui malveillant des Carrow ou de Rogue qui étaient à l’affut de leur moindre faux pas. Elles ne pouvaient pas rendre visite à Hagrid de peur d’être espionné par des Serpentards un peu trop zélés. Alors, elles se retrouvaient hors du château pour discuter et prendre du temps ensemble. Les deux amies discutaient de tout et de rien, de l’A.D., de leurs cours, des nouvelles d’Harry…
Ce jour-là, la veille des vacances de Noël, les deux étudiantes arpentaient la berge du Lac Noir malgré la neige et le froid. Neville les rejoignait de temps en temps, mais ce jour-là, il avait écopé d’une retenue avec Amycus Carrow. Ginny était particulièrement maussade : Rogue imposait plus que jamais sa loi, et elle n’avait pas de nouvelles du Trio. Elle s’en rongeait les ongles jusqu’au sang. Et s’il leur était arrivé quelque chose ? Et s’ils avaient été pris ? Et s’ils avaient été tués ? Et si Harry était mort ? Et si Ronald était mort ? Et si Hermione était morte ? Que ferait-elle, seule ? Rien que d’envisager ces hypothèses, Ginny en frissonnait et se sentait oppressée. Elle accéléra le pas pour dissimuler son trouble et ses tremblotements. Elle fixa le paysage froid, la nature sauvage étouffée sous la lourde neige. Tout était blanc, presque comme aseptisé. Elle se sentait oppressée et suffoquait.
- Je sais à quoi tu penses, déclara Luna d’une voix douce et apaisante. Et je pense que tu ne devrais pas t’en rendre malade.
Ginny voulut lui répondre d’une parole cinglante pour lui faire connaître le fond de sa pensée. Comment pouvait-elle dire ça ? Mais Luna reprit tranquillement
- Mais si Ron, Hermione ou Harry était mort, on l’aurait su depuis longtemps. Voldemort ou Rogue se seraient fait une joie de l’annoncer. Comme dirait mon père : pas de nouvelles, bonnes nouvelles.
Ginny laissa les mots de son amie envahir son esprit, et elle se rendit compte qu’elle avait raison. Sa colère retomba d’un coup, et son angoisse s’apaisa sans pour autant disparaître complétement. Elle avait simplement repris le contrôle de ses émotions. Elle observa longuement son amie qui marchait impassible à ses côtés.
Luna était fidèle à elle-même. Et Ginny se surprit à la trouver très jolie, avec ses cheveux blonds toujours aussi emmêlés, ses yeux bleu clair, ses joues rosies par le froid.
- Tiens des Edelweiss ! Viens voir !
La Serdaigle tira sa meilleure amie par la manche pour aller les admirer.
- Je ne savais qu’il y avait des fleurs qui poussent en hiver, remarqua Ginny étonnée.
La Gryffondor s’accroupit avec Luna pour contempler ces petites fleurs blanches en étoile, au pistil jaune. Elles avaient l’air si fragiles, si délicates.
- Oui, ce sont les seules. Elles sont très rares chez les moldus. Elles bravent le froid pour fleurir. On les appelle aussi « pieds-de-lion ». Elles représentent la passion, l’amour et les sacrifices.
Luna en cueillit deux, dont une qu’elle offrit à Ginny en la piquant dans ses cheveux. Cette dernière examina son amie, qui semblait aussi fragile que la fleur glissée dans ses cheveux. Telles deux edelweiss, Luna et Ginny affronteraient le froid et les ténèbres, et elles tiendraient.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AliceJeanne » 23 mars 2019 - 22:56

Titre : /
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Le Seigneur des Anneaux
Nombre de mots : 515
Personnages : Eldarion, Ilaë (OC)
Rating : /
Le soleil achevait lentement sa course dans le ciel, nimbant le monde d’une douce lueur orangée et illuminant de mille couleurs chatoyantes les falaises blanches de l’Argonath. Eldarion observa un instant les grandes statues de pierre que l’écume des remous venait chatouiller, avant de détourner vivement la tête. Cette preuve de la grandeur des Hommes l’émouvait et lui rappelait pourquoi il s’était lancé dans cette quête désespérée. Au loin, à une distance imperceptible à la vue de quiconque, Minas Tirith fumait encore après la violente attaque dont elle avait été victime. Le prince n’avait pu qu’assister à distance à la tragédie et son cœur souffrait chaque jour un peu plus de l’ignorance dont il était victime concernant le sort des siens. Il tenta de ravaler ses larmes, souhaitant plus que tout les cacher à la semi-elfe qui lui faisait office de compagnon de route. Ilaë était si dure et déterminée, cela ne ferait qu’accentuer son opinion bien médiocre de sa personne. La jeune-fille semblait profondément agacée dès qu’il ouvrait la bouche, ne serait-ce que pour échanger des banalités. Sa politesse avait le don de la mettre hors d’elle, jugeant celle-ci totalement ridicule au vu de leur situation. Eldarion n’avait jamais cherché à la contredire, mieux valait éviter de réveiller un dragon qui dort dans sa montagne, comme le disait si bien le proverbe nain.

«Nous pouvons rester ici pour la nuit, si vous le souhaitez, murmura-t-elle en s’approchant du prince des Hommes avec précaution.»

Il ne lui répondit pas, se contentant de renifler pitoyablement avant de feindre une poussière dans l’œil pour justifier son regard humide. La semi-elfe se dandina d’un pied sur l’autre, gênée avant de retourner vers leurs affaires, déposées un peu plus loin, au couvert de quelques arbustes. Leurs chevaux broutaient paisiblement, guère perturbés par l’ombre, qui pourtant, gagnait du terrain à chaque instant.

Eldarion finit par se joindre à elle lorsqu’elle alluma le feu et sortit quelques provisions pour préparer le souper. Il était plus triste que les gisants, sentinelles des rois déchus, dans la crypte de la cité blanche et Ilaë l’épargna alors de toute remarque grinçante. Elle partageait sa peine, bien qu’il en doute certainement.

«Je vais aller cueillir quelques baies en contre-bas et vérifier la sûreté des alentours, murmura-t-elle lorsqu’il se trouva suffisamment près d’elle pour l’entendre.»

Il hocha la tête, apathique, avant de peler mécaniquement une pomme de terre. La semi-elfe se leva et lui pressa l’épaule avec compassion.

«Prenez tout votre temps, lui dit-elle sur un ton amical, et si l’envie vous vient de discuter, vous n’avez qu’à m’appeler, je viendrais.
- Merci, bredouilla-t-il.»

Au delà de la terreur qu’il ressentait à l’idée d’avoir perdu les siens, Eldarion souffrait d’une profonde honte, propre aux princes et aux grands rois. Celle d’avoir abandonné son royaume alors que celui-ci avait besoin d’être défendu. Il se sentait lâche d’être parti alors que s’il s’était trouvé en ces murs lors de l’attaque il aurait pu seconder son père et mourir avec son peuple au lieu de se terrer dans les collines sur le chemin d’un lieu qu’aucun mortel ne peut atteindre.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Haru Nonaka » 23 mars 2019 - 23:00

Titre : Fin de chapitre, nouveau début ^^
Défi (scénaristique ou stylistique) :
Fandom : HP
Nombre de mots : 219
Personnages : encore secrets
Rating : nope
Elle lui avait offert un cadeau nivéal, au parfum de miel. Le souvenir de cette nuit inattendue, de cette main tendue improbable, ranimait, comme une fleur éclose dans le silence et la solitude de la neige qui assourdissait son monde, l’espoir d’un futur dénué de grisaille. D’ici quelques heures le soleil se léverait sur les rues de Londres, en attendant elle se rendait compte que beaucoup de choses avait changé dans la ville. La vie avait continué tandis qu’elle s’enfonceait dans l’inertie, regardant ses pieds et ses sans être capable même d’avoir repéré durant ses sorties nocturnes dans le monde moldu, qu’ils avaient commencé à construire une immense roue sur les bords de la tamise. Comment par Salazard, réussissait ils des choses comme ça sans magie, ça devait être épuisant, et si lent. La jeune femme s’arrêta devant l’édifice incomplet, le site était entouré de grillage.
Mais, a travers l’anneau qui n’était pas encore terminé, on apercevait la silhouette de la lune pleine, et les reflets profonds de la tamise sur lequel le tout se réverbérait donnait une allure irréelle a l’ensemble. Elle sourit. Oui, cette nuit, une chose extraordinaire s’était produite, elle avait retrouvé le gout des instants, et elle pouvait s’imaginer un jour peut être, dans une nacelle de ce monstre de ferraille, contempler le passé, tranquille.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 23 mars 2019 - 23:04

Titre : Comme une fleur d’hiver
Thème : Nivéal
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 477
Personnages : Eden Corvinus (OC), Xristo
Rating : Tout public
Je souffle sur mes mains en essayant de ne pas prêter attention au froid mordant qui m’assaille. Malgré ma constitution de Lycan, je ne suis pas capable de supporter l’hiver sur du long terme, même si je passe plus de temps au-dehors qu’à l’intérieur. L’ambiance qui règne à l’intérieur de la nouvelle forteresse des Vampires ne me plaît pas, ils passent leur temps à s’observer comme s’ils attendaient une autre révolte ou un coup d’éclat de la part de l’un d’eux. Selene, David et Lena n’ont pas encore assez d’autorité pour les maintenir sous leur pouvoir, d’autant plus que la survie de Markus est désormais connue par tout le monde. Cette information a jeté le trouble sur la communauté vampirique et certains voient d’un mauvais œil ma présence en ces lieux.

« Te voilà enfin ! »

Xristo m’adresse un regard courroucé auquel je réponds par un léger sourire. Il n’apprécie pas plus cet endroit que moi mais il a décidé de rester pour que je ne sois pas seule avec les Vampires. Après la mort de Marius, de nombreux Lycans ont fui, par peur de se faire tuer par leurs ennemis héréditaires. Rares sont ceux qui ont continué à me suivre, ils ont tous préféré garantir leur survie. Je les comprends, en un sens, mais je ne partage pas leur vision de l’avenir. Les plus grands défenseurs de la cause des Lycans – ceux qui obéissaient aveuglement à Marius – sont toujours vivants et n’hésiteront pas à lancer de nouvelles offensives, aussi bien contre les Vampires que contre d’autres Lycans.

« Nous n’allons pas tarder à partir, informé-je mon ami.
— C’est dommage, soupire-t-il, je m’étais habitué à cette vie au calme. Où comptes-tu te rendre ?
— J’ai pensé à l’Amérique, pour ne plus subir la pression des différentes espèces. Si nous quittons l’Europe, nous aurons moins de risque de faire face aux hommes de Marius. »

L’expression dans les yeux de Xristo est remplie de surprise.

« Je ne sais pas si je vais pouvoir te suivre, murmure-t-il en détournant son regard. Je suis désolé, Eden. »

Je ne dis rien parce que j’ai conscience du sens caché de ses mots. Il n’est plus si seul, lui. Je ne lui en veux pas, bien au contraire. Je suis heureuse de savoir qu’il a quelqu’un à ses côtés pour l’aimer et pour lui redonner le sourire.

Je me contente de prendre sa main, en un geste purement amical. Je regarde au loin les fleurs qui ont bravé l’hiver et qui se dressent vers le ciel, comme des symboles de vie à travers le froid. Nous sommes comme ces plantes, nous survivons aux hivers successifs du monde en continuant à lutter.

« Je t’écrirai, Xristo. Je ne t’oublierai pas.
— Je l’espère bien, sourit finalement mon ami. Je serais vraiment déçu si tu tirais une croix sur notre longue amitié. »

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par hazalhia » 23 mars 2019 - 23:54

Titre : Règle n°12
Défi (scénaristique ou stylistique) : thème de 23h : Interdit
Fandom : NCIS
Nombre de mots : 238
Personnages : Tony, Ziva
Rating :
On ne devrait pas faire ça, c’est contre le règlement

Très bien, mais dans ce cas là pourquoi est-tu encore en train de m’embrasser?.

Ça va à l’encontre de la règle numéro 12, s’il l’apprend on est cuit

Et pourtant je sens toujours tes mains caresser toutes les parcelles de mon corps. Tes mains douces quand tu effleure ma clavicule pour déplacer ce bout de tissus superflu. Tes mains chaudes quand elles se pressent fermement contre mes reins.Tes mains baladeuses quand je croise ton regard et que je devine ce que tu as en tête.

Et si les autres l’apprennent?

Ils n’ont aucune raison de l’apprendre, nous ne sommes que deux dans cette chambre. Peut-être aurait-il fallu penser à cette éventualité avant de me laisser grimper à califourchon sur toi, il est trop tard pour se poser cette question maintenant, aucun de nous n’a envie de faire marche arrière.

Nous savons que c’est interdit…

C’est justement ça qui rend ce moment encore plus excitant. Je frissonne à chaque fois que je sens ta respiration au creux de mon oreille. Je frémis à chaque fois que je sens ta main sur ma peau nue. Je me délecte à chaque contact de ton corps sur le mien. Je grave ces souvenirs dans la mémoire, justement parce que nous ne devrions pas.
Nous bravons l’interdit, nous oublions les règles. Pourquoi tu n’admets pas que, toi aussi, tu adores ça Tony?
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Roxane-James1 » 23 mars 2019 - 23:58

Titre : Bêtise
Défi (scénaristique ou stylistique) : thème de 23h : Interdit + image
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Louis Weasley / Scorpius Malefoy
Rating : TP
« Qu’est-ce que tu fais ? »

Louis Weasley a une jolie voix. C’est ce qui a frappé Scorpius quand il l’a vu la première fois. Une voix claire, légère, dénuée de ces horribles grésillements qui modulent la sienne lorsqu’il daigne entrouvrir les lèvres pour laisser s’échapper quelques mots acérés.

« A ton avis ? »

Scorpius peut sentir son pouls s’affoler lorsque la main de son collègue effleure la sienne par inadvertance. Il se colle un peu plus contre son établi, scrutant chacune de ses fioles comme si elles avaient le pouvoir de le transporter loin d’ici, de Louis, et de la rougeur qui commence à envahir ses joues diaphanes. Il l’a supportée toute la journée déjà, et il aimerait bien pouvoir penser en paix pour une fois.

« Un philtre d’émerveillement ? Mais c’est interdit, Malefoy ! C’est une drogue ! »

Louis se mordille la lèvre inférieure, troublé, avant de lui jeter un regard en coin par-dessus son épaule. Scorpius peut sentir ses yeux descendre le long de sa nuque mais ne répond rien. Il se contente simplement d’ajouter une goutte de sève d’acacia au mélange qui frémit devant lui.

« Ohé, tu m’écoutes Malefoy ? Si le Ministère fourre le nez dans nos affaires, on est mal ! »

Scorpius hausse les épaules. Le Ministère n’en saura rien et leur atelier d’alchimie ne prendra pas ombrage de la fabrication de cette potion interdite sur le marché magique.

« Malefoy ? » répète Louis.

Et cette fois-ci, sa voix semble teintée d’agacement.
Scorpius relève la tête, le regarde de bas en haut en s’efforçant de paraître hautain, et laisse les mots rouler sur sa langue, impuissant :

« Va-t’en, Weasley, si tu n’es pas content. C’est ma commande, pas la tienne. Retourne à ton philtre stupide.
— Les potions anti-verrues m’ennuient profondément, avoue Louis, penaud.
— Je m’en fiche. Barre-toi, tu me déconcentres. »

Scorpius lui tourne ostensiblement le dos, gêné. Un silence pesant s’abat sur ses épaules puis Louis tourne les talons, mécontent.

« On est censé être collègues, lui lance Louis en sortant de la pièce. Si tu t’embarques dans des sales affaires, je suis dans la bouse de dragon aussi ! Mais comme d'habitude, tu ne penses qu'à toi ! »

Scorpius hésite à le rattraper pour lui expliquer la situation mais n’en fait rien. Il ne dira pas que ce philtre est pour lui, pour lui permettre de s’évader loin de Louis, de sa jolie voix aérienne, du contact délicat de sa peau contre la sienne.

« Stupide… marmonne-t-il à la place. Tu es stupide. »

Mais il s'en fiche. Enfin, il croit.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 24 mars 2019 - 00:03

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Interdit
Fandom : HP – Animaux fantastiques
Nombre de mots : 453
Personnages : Karen Selwyn (OC), Percival Graves
Rating : Tout public
« C’est si dur pour vous de respecter les lois ? »

Cet individu semble manifestement être irrité. Ce n’est pas étonnant puisqu’il vient de revenir à la vie mais j’aurais préféré qu’il soit un peu moins agressif. Je ne suis pas innocente, c’est un fait, mais je ne pensais pas que le sortilège irait aussi loin contre les lois de la magie.

« J’espère que vous savez quoi faire pour inverser votre sort, reprend l’inconnu. Je ne tiens pas passer l’éternité ici !
— Vous devriez être content, répliqué-je en haussant les sourcils. Vous pouvez voir l’évolution de notre monde, ce n’est pas rien.
— Je suis mort, Miss Selwyn, rétorque-t-il avec froideur. Je ne comptais pas revenir sous forme de fantôme, encore moins avec un corps parfaitement palpable, dans un pays dont je ne sais pratiquement rien, en compagnie d’une sorcière incapable de suivre les règlements les plus simples.
— J’avais mes raisons, Mr …
— Graves. Percival Graves. »

Je retiens un rire nerveux et choisis de quitter la pièce un instant après m’être excusée auprès de lui. Il n’a déjà pas beaucoup d’estime pour moi alors un peu plus ou un peu moins m’importe. Je connais ce nom pour l’avoir déjà lu dans des manuels d’histoire de la magie et je sais très bien qu’il a été quelqu’un de très important au sein du MACUSA à l’époque où Grindelwald effrayait la communauté magique. S’il est là, c’est à cause de moi, parce que j’ai franchi tous les interdits, mais ce n’est pas normal. J’ai fait tout cela pour ramener James, afin de réconforter Lily, Albus et leurs parents. Pas pour qu’un ancien Auror américain fasse son apparition en chair et en os dans mon petit appartement.

Je passe une main sur mon visage en retenant la panique qui me gagne. J’ai peur de ce qui pourrait arriver un peu partout dans le monde magique. Il y a déjà eu des disparitions depuis que j’ai bravé les lois magiques, ainsi que des morts, malheureusement, mais j’ignore encore jusqu’où les conséquences de mon acte se sont étendues. Les larmes me viennent à cette pensée et je sanglote, envahie par la culpabilité. En voulant aider mes amis, j’ai entraîné une série de catastrophes et ramené à la vie des gens morts qui n’ont pas demandé à revenir dans le monde des vivants.

Alors que je pleure, je sens une main se poser sur mon épaule. Je sursaute et me retourne brusquement, croisant le regard sombre de Graves. Il arbore une expression fermée qui ne fait que renforcer mon malaise vis-à-vis aussi bien de lui que des autres. Comprenant sans doute ce que je ressens, l’Américain s’apaise, même si la lueur dans ses yeux ne disparaît pas.

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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Eanna » 24 mars 2019 - 00:07

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : Interdit
Fandom : HP
Nombre de mots : 1113
Personnages : Lucius Malefoy
Rating : Tout public
Un mouvement de baguette et le corps de son adversaire s’éleva dans les airs avec une facilité déconcertante. Il retomba dans un bruit mat, inerte. Lucius profita de ce bref instant de répit pour sortir une énième fois sa montre. Le temps s’écoulait si rapidement… Déjà trois heures qu’il s’était absenté, laissant Narcissa sur le point d’accoucher aux soins d’un Médicomage et de leur elfe de maison. Bellatrix avait promis de venir l’assister également, mais il se sentirait plus serein de ne pas la savoir présente. Il ne connaissait pas grand-chose aux accouchements, mais il était à peu près certain qu’il valait mieux pour Narcissa être entourée de personnes équilibrées – si on pouvait employer ce terme pour un elfe de maison.
Il sentit une douleur cuisante lui saisir le bras et poussa un cri de douleur mêlé de rage, lâchant sa montre qui se brisa sur le sol. Un instant d’inattention et voilà ce qu’il en coûtait…
— Tu n’apprendras donc jamais, Lucius ? se moqua Goyle en jetant un maléfice à celui qui l’avait attaqué par derrière. L’impureté du sang va avec l’absence de code d’honneur…
Lucius siffla de douleur, sentant d’ores et déjà le sang imbiber le tissu de sa chemise, auparavant d’un blanc immaculé. Il regarda autour de lui et constata avec satisfaction qu’il ne restait plus un seul de leur adversaires debout. Il exécuta un sortilège de réparation sur sa montre et s’en saisit aussitôt pour la regarder à nouveau.
— Je vous laisse nettoyer, marmonna-t-il, il faut que… je dois rentrer !
— Tu ne comptes pas avoir d’autre enfant, j’espère ? railla Avery. Parce que si c’est pour que ça occupe la moitié de ton attention en mission, ce n’est vraiment pas la peine.
Il ne répondit pas, se mordant la lèvre. Son regard croisa celui de Leander Nott, le plus âgé d’entre eux, et père pour la première fois depuis quelques mois également. Il était le seul à ne pas lever les yeux au ciel et à se moquer de lui. A vrai dire, il avait presque l’air soucieux, ce qui éveilla la méfiance de Lucius. Si Nott allait raconter au Maître qu’il se montrait distrait en mission à cause de sa femme et de son enfant, il y avait fort à parier qu’il recevrait un rappel à l’ordre inoubliable…
— Vas-y, on s’en occupe, marmonna Nott.
Lucius lui adressa un bref hochement de tête et transplana aussitôt. Il atterrit devant la grille en fer forgé du manoir Malefoy et la poussa sans attendre, remontant l’allée de gravier blancs au pas de course. Il n’entendait rien et ne pouvait s’empêcher de s’imaginer le pire. Mais au moment où il pénétra dans la demeure, il tomba nez-à-nez avec le Médicomage, sacoche en main, un sourire rassurant aux lèvres.
— Monsieur Malefoy, le salua-t-il. Vous avez un fils en excellente santé, félicitations ! Votre femme se repose, je vous conseille d’attendre un petit moment avant d’aller la voir, l’accouchement a été éprouvant pour elle. Heureusement que votre belle-sœur l’a assistée, elle a un don pour apaiser les esprits.
Lucius haussa un sourcil, perplexe. Bellatrix était venue et avait apaisé Narcissa ? Première nouvelle…
— Je vous remercie, dit-il en serrant la main du Médicomage. Je… vous enverrez la note, et je ferai un don à Ste Mangouste très vite, soyez-en sûr.
— Oh, monsieur Malefoy, c’est très généreux de votre part !
Lucius ne réagit pas, cette phrase ressortait si souvent dès lors qu’il faisait la promesse – tenue – d’un don à une quelconque institution qu’il ne s’en émouvait même plus. Il savait très bien que sans ses multiples dons à Ste Mangouste, il n’aurait pas obtenu qu’on envoie chez lui un des meilleurs Médicomages de la clinique, qui avait dû laisser de côté un patient dont l’état était bien plus alarmant que celui de Narcissa. Mais Lucius n’en avait cure. L’argent ouvrait toutes les portes, il était normal qu’il obtienne ce qu’il désire s’il y mettait le prix.
Le Médicomage le salua à nouveau et sortit du manoir d’un pas soudain las, visiblement épuisé. Tant que Narcissa et son fils – son fils – allaient bien, la fatigue de cet homme lui importait peu.
Il pénétra dans le salon, et reconnut la chevelure brune caractéristique de Bellatrix, assise dos à lui sur le canapé, occupée à lire. C’est à ce détail que Lucius comprit que la personne qui se tenait dans cette pièce était bien sa belle-sœur, mais pas celle à laquelle il s’attendait.
— Andromeda… souffla-t-il.
L’interpellée se tourna vers lui et se leva calmement. Alors qu’elle aurait dû s’empresser de fuir le manoir, loin d’être la bienvenue, elle le toisait l’air serein, un sourire amical aux lèvres.
— Bonjour Lucius. Félicitations, au fait.
— Que fais-tu là ?
Andromeda eut un petit rire.
— Narcissa avait besoin d’une sœur, et tu penses bien que ce n’est pas à Bellatrix qu’elle a fait appel. Ne me dis pas que tu es surpris ?
Il haussa les épaules, feignant l’indifférence. Mais il était en réalité plus que soulagé que Narcissa ait fait appel à sa traitresse de sœur aînée plutôt qu’à Bellatrix. En cet instant, le bien-être de son épouse passait avant les considérations d’ordre généalogique et matrimonial de la famille Black…
— Je ne resterai pas longtemps, lui assura-t-elle. Je ne suis pas la bienvenue ici.
— Il ne vaut mieux pas que Bellatrix te trouve ici, en effet.
— Je t’en prie Lucius. J’ai pitié de Bella, mais elle ne m’a jamais fait peur.
— Tu as tort. En ce qui me concerne, je crains bien plus les personnes déséquilibrées et imprévisibles comme elle que les plus meurtriers de mes collègues. Je te sers quelque chose à boire ?
— Un whisky, merci.
Franche et directe, fidèle au souvenir qu’il avait gardé d’elle, même s’il était lointain. Elle avait déshonoré sa famille avant qu’il n’épouse Narcissa, il n’avait eu que peu d’occasions de la côtoyer. Il l’avait regretté, quelque part. Elle était d’une compagnie de loin plus agréable que celle de Bellatrix.
— Alors c’est ça, la vie que tu offres à ton fils ? dit-elle en le fixant, l’air inquisiteur.
Lucius ne put retenir un petit sourire fier.
— Il ne risque pas de manquer de quoique ce soit, dit-il en lui tendant son verre de whisky. Je suis même en passe de recevoir une promotion au Ministère.
— Tu sais très bien que je ne veux pas parler de ça.
Malgré lui, Lucius baissa le regard vers son verre. Venant d’elle, il aurait dû s’attendre à ce genre de discours moralisateur. Elle était en réalité la seule de ses connaissances susceptibles de lui en faire subir.
— Je fais tout ça pour son bien, répondit-il en relevant les yeux. Pour qu’il vive dans un monde meilleur.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par AliceJeanne » 24 mars 2019 - 00:09

Titre : Qui a peur du grand méchant loup?
Thème (écrit ou image ou musique) : Interdit
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 853
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : /
«Je persiste à dire que c’est tout sauf une bonne idée, grogna Rym en s’adossant contre le mur.
- Allons, répondit Farkas tout en jetant de furtifs coup d’œil à droite et à gauche, où est donc passé ton goût de l’aventure?
- Il est bien tranquillement resté dans mon lit, là où nous devrions nous trouver au lieu d’essayer d’entrer dans cette crypte, lui dit sèchement la jeune-fille.
- Tu as dit nous, releva Farkas avec un grand sourire taquin. Dans TON lit, appuya-t-il.
- Crétin! Grommela-t-elle en lui assenant un petit coup derrière la tête. Tu m’as très bien comprise. Nous devrions dormir au lieu de braver le dernier interdit posé par Sonja.»

Le vampire ne releva pas et se contenta d’une petite exclamation ravie lorsque les deux tiges de métal qu’il maniait depuis quelques minutes, vinrent à bout de la serrure. Il poussa la porte avec une grotesque grandiloquence et invita Rym à passer devant pour descendre le long escalier s’enfonçant dans les profondeurs du château.

«Les dames d’abord.
- Les couards ensuite, siffla-t-elle.»

Il esquissa un sourire et referma la porte derrière eux, les plongeant dans l’obscurité la plus totale. Rym pesta quelques marches plus loin lorsqu’elle mit le pied dans ce qui s’apparentait bien plus à un égout qu’à une innocente flaque d’eau. Farkas étouffa quant à lui un juron, le plafond était beaucoup trop bas à son goût. Lorsqu’il avait entendu parlé les conseillers de l’arrivée d’un nouveau pensionnaire dans les geôles secrète de la demeure de Markus, il n’avait pas hésité une seule seconde. Il fallait absolument qu’il voit de quoi il en retournait. Et le fait que même le maître des lieux ignore l’opération de transfert, étant en déplacement, n’avait fait qu’attiser sa curiosité déjà bien grande. Il avait donc tiré son amie du lit car, il avait beau être un effronté et un aventurier dans l’âme, il n’en était cependant pas assez fou pour se risquer dans les méandres des sous-sols du bâtiment seul.

Après ce qui leur parut comme un temps interminable, ils débouchèrent sur un couloir éclairé par quelques chandelles. Aucun garde en vue. Farkas se gratta la tête, c’était à se demander pourquoi l’accès leur était interdit à tous, car après observation sommaire des lieux, tout était désert et silencieux. A ses côtés, Rym bougonna quelque chose concernant sa satisfaction quant à leur expédition. La jeune semi-vampire fit cependant le tour du propriétaire en comprenant que le guerrier n’était absolument pas rassasié d’aventures pour la journée.

«Si quelqu’un nous trouve ici, je ne donne pas cher de notre peau, soupira-t-elle avant de se figer en apercevant son ami pâlir à la blafarde lumière de la torche accrochée au mur.»

Farkas s’était reculé au plus loin de la position de la jeune-fille et semblait avoir vu un monstre ou tout du moins un monstre bien plus terrifiant que ceux qu’ils côtoyaient tous les jours.

«Cela ne me fait pas rire, lui signifia-t-elle, arrête ton cinéma et partons d’ici.
- Attends! Ne... ne... ne bouge surtout pas! Bégaya-t-il.
- Vraiment, ce n’est pas drôle, continua Rym sans remarquer l’ombre qui petit à petit s’établissait derrière elle, dans la geôle devant laquelle elle se trouvait.
- R... Ryyyyyym, couina-t-il, ne te retourne surtout pas et avance len... lentement vers moi.»

Cette fois-ci la jeune-fille marqua un temps d’arrêt. Il ne semblait pas plaisanter et à présent qu’elle y faisait un peu attention elle sentait effectivement quelque chose dans son dos, comme un souffle fétide et ancien. Une grosse goutte gluante tomba sur son épaule et elle se risqua à l’essuyer de sa main. Dans son geste, son regard se tourna vers l’origine du fluide et elle poussa un hurlement de terreur. Deux énormes yeux argentés, presque blancs, la fixaient avec avidité, sur une tête massive munie d’une gueule aux crocs impressionnants. Il ne lui en fallut pas davantage pour se jeter en avant, évitant ainsi de justesse l’immense patte griffue qui lui érafla le bas du dos. Farkas la tira par la main dès qu’elle fut à sa portée et ils se jetèrent dans le tunnel et les escaliers qu’ils venaient d’emprunter sans se retourner, en priant pour que le monstre qu’ils venaient de rencontrer ne sorte pas de sa prison.

Ce ne fut qu’une fois réfugiés dans la chambre de Rym qu’ils s’autorisèrent à reprendre leur souffle.

«Mais qu’est-ce c’était que cette chose? Articula-t-elle en frissonnant.
- Un loup-garou, répondit placidement son ami.
- Merci, j’avais remarqué, ragea-t-elle. Il était juste beaucoup plus gros que tout ceux que j’ai pu voir, ajouta-t-elle. Ce pourrait-il que...
- Je n’ai aucune envie de le savoir, la coupa Farkas en s’épongeant le front. Je n’irai plus jamais là-dedans, c’est fini pour moi.»

Rym lui jeta un regard en coin et étouffa un petit rire autant du à son soulagement qu’à son hilarité devant la mine déconfite du jeune-homme.

«Ainsi donc s’achève la carrière de Farkas, l’aventurier bravant tous les interdits au péril de son existence.»

Il se renfrogna davantage, grognant des paroles incompréhensibles avant de se tourner à nouveau vers elle, vaincu.

«Va-y, dit-il. Je sais que tu en meurs d’envie.
- Je te l’avais bien dit! Claironna-t-elle.»
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Roxane-James1 » 24 mars 2019 - 00:50

Titre : Légèreté
Thème (écrit ou image ou musique) : Légendaire
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Gabrielle Delacour / Seamus Finnigan
Rating : TP
« Gabrielle, enchantée, oui, ravie de faire votre connaissance… »

Gabrielle sert des mains à n’en plus finir, ses sourires se noyant sous les acclamations. Son cœur bat fort dans sa poitrine, encore plus que tout à l’heure, lorsqu’elle est enfin montée sur scène.

« Vous étiez superbe, Miss Delacour ! » lance une femme dans la mêlée.

« Renversante ! » ajoute un homme en lui serrant la main avec chaleur.

Gabrielle trépigne dans cette foule d’admirateurs. Elle ne s’imaginait pas que tant de gens viendraient la voir danser, ce soir. Elle ne s’imaginait pas non plus recevoir tant de compliments ou croiser tant de regards émerveillés sur son passage.

C’est agréable. Excitant. De ne plus être dans l’ombre de sa sœur, de rayonner enfin par ses propres moyens.

« Vous étiez merveilleuse, ce soir ! Je ne regrette pas d’être venue vous voir. »

Oui, ce soir, Gabrielle a bien dansé. Même son agent lui décerne un sourire approbateur depuis l’alcôve dans laquelle il s’est réfugié avant qu’elle n’entame les premières arabesques d’un ballet oublié. Il est pourtant si dur à contenter.

« Merci, souffle Gabrielle. Merci à tous, vraiment, je suis touchée. »

Troublée, émue, Gabrielle l’est. Ses jambes ont beau être lourdes de fatigue, ses pieds meurtris, elle se sent plus légère que jamais.
Gabrielle sourit encore, jusqu’à ce que ses joues lui fassent mal. Puis son regard s’arrête sur la silhouette d’un jeune homme au visage familier. Une gerbe de fleurs jaillit de l’extrémité de sa baguette tandis qu’il s’incline devant elle.

« Seamus », bredouille la jeune fille.

Seamus Finnigan est là et le monde a cessé de tourbillonner autour d’elle. Un halo lumineux éclaire leurs deux visages puis ils tombent dans les bras l’un de l’autre en riant.

« Tu es venu !
— Non, mon fantôme me remplace, plaisante le jeune homme. Il trouve d’ailleurs dommage qu’un tarif réduit n’ait pas été mis en place pour les personnes de sa condition. Après tout, il ne profite pas vraiment du confort des sièges…
— Idiot, rit Gabrielle. Alors dis-moi, comment était-ce ? »

Seamus laisse planer un silence durant lequel Gabrielle prend conscience d’à quel point il lui a manqué, cette année. Elle se souvient de ses premiers pas sur la « grande scène », du sourire insolent de ce sorcier chargé de l’éclairage qui était tout juste bon à mettre le feu aux rideaux pourpres de la scène, de ses blagues à deux noises et de ses encouragements répétés.
Seamus n’a jamais cessé de croire en elle alors même qu’elle désirait abandonner sa carrière de danseuse après une année mouvementée.
Et aujourd’hui, il est là pour elle, malgré les tumultes de leur amitié, malgré les vagues de sa propre vie, malgré les tourments qu’ils ont endurés. Il rayonne. Il lui offre des fleurs. Il la regarde avec cette douceur qui la transperce de toute part avant de répondre :

« Légendaire. Tu étais légendaire. »

Gabrielle est si légère qu’elle pourrait s’envoler.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 24 mars 2019 - 01:01

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Légendaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 406
Personnages : Lorcan Scamander, Hailey Worme (OC)
Rating : Tout public
Un léger vent agite la robe d’Hailey alors qu’elle tourne sur elle-même dans le champ de coquelicots. Le blanc du tissu se détache sur le vert et le rouge du paysage, l’enveloppant dans une pureté qui charme Lorcan. Le jeune homme ne parvient pas à poser son regard ailleurs que sur sa meilleure amie et il sent monter en lui une irrésistible envie de la prendre dans ses bras pour ne jamais la relâcher. Il ne sait pas si cette idée de sortie de groupe était bonne, parce qu’il aimerait que personne d’autre ne soit là, encore moins son jumeau qui s’amuse aux dépends de tout le monde.

« Vous avez lu La Gazette ce matin ? Harry Potter a encore reçu une récompense de la part du Ministère de la magie. »

Lorcan hausse les épaules face à la déclaration d’Ellie Jones. La Gryffondor est une grande passionnée du Survivant, elle ne rate jamais une occasion de parler de lui quotidiennement, sans voir qu’elle irrite certains de ses camarades. L’Élu est une légende, connu dans toute la communauté magique, mis en avant par tous les journaux sorciers. Il ne se passe pas un jour sans entendre d’information nouvelle à son sujet, ce qui exaspère peu à peu Lorcan. Le Poufsouffle connaît Harry, il l’a déjà vu à plusieurs reprises parce que ses parents sont amis avec, principalement sa mère, et il sait très bien qu’il déteste sa notoriété. Être une légende n’est pas une sinécure, bien au contraire. Potter ne peut pas faire un pas au-dehors sans être assailli par des sorciers et sorcières qui le remercient sans cesse d’avoir participé à l’anéantissement de l’un des plus grands mages noirs.

« Je ne voudrais pas être à sa place. »

Le jeune Scamander est étonné par la remarque d’Hailey, n’ayant pas entendu son approche. Elle s’assoit à côté de lui dans l’herbe sans sembler s’inquiéter de tâcher sa robe immaculée.

« Tu sais que certains sorciers ont perdu l’esprit à cause de leur célébrité ? Ceux qui sont entrés dans la légende ont parfois fini leur vie à Ste Mangouste.
— Harry n’est pas comme eux, proteste doucement Lorcan. Il ne laissera jamais la popularité lui monter à la tête. Il est une légende vivante depuis sa naissance, il a eu l’habitude d’être traité différemment et c’est ça qui le rend plus fort que les autres.
— Un peu comme pour toi et Lysander, déclare Hailey. »

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par Haru Nonaka » 24 mars 2019 - 01:04

Titre : dernière les grilles
Thème (écrit ou image ou musique) : Légendaire et image
Fandom : HP
Nombre de mots : 439
Personnages : Rockwood/Karkarof
Rating : -12?

C’était la saison des coquelicots, entre le village et les larges domaines, s’étendaient au pied des collines, entre les bois, des champs ou s’épanouissait pour quelques fragiles jours les délicates plante. Mais s’arrêter pour contempler la beauté des étendues fleuries n’était pas d’actualité pour les deux mangemorts qui transplanairent directement devant la grille du manoir Malfoy. Le seigneur des ténèbres n’était pas comme dans l’ancien temps, celui de leur jeunesse, et il était de mauvais augure de tarder à lui transmettre tant des nouvelles que des informations. Ils préparaient la phase initiale du plan pour s’emparer du ministère, et leur maitre ne souffrait aucune erreur.

Autrefois, dans le temps de leur jeunesse, ils étaient plus nombreux. Beaucoup avait trahis, d’autres avait payé trop cher leur engagement en y laissant la raison et non la vie, et d’autres avaient perdu un peu de la fougue qui les animait alors. Les masques des traitres étaient tombés lors du retour de leur seigneur, ceux de leurs anciens amis, ceux qu’ils observaient avant avec le regard envieux aussi. Rockwood se souvenait de Karkarof, il se souvenait de son visage lorsqu’ils l’avait retrouvé et de tout ce qui s’en était suivit. Mais il y avait des images, qui lorsque son regard croisait un coquelicot cachait le plaisir des souvenirs de sa vengeance. Il se souvenait de lui, écoutant Igor jouer et chanter des balades de sa composition, avec son accent si séduisant, une autre nuit de printemps, bien lointaine, autour du feu, pour leur donner la puissance nécessaire pour partir au combat, pour se souvenir qu’il fallait y survivre ou y tomber. Il se souvenait de l’odeur capiteuse et fragiles des coquelicots et de la force des vers du jeune sorcier qu’il admirait.

Si lui les avait trahi, si lui avait abandonné l’idéal pour sa peau, lui, leur poète venu de contrée lointaine pour suivre leur cause, alors il se demandait si un seul mots qui l’avait porté était sincère. Combien de fois est ce que l’envie lui avait pris de déserter, au milieu des combats? Combien de fois il s’était accroché a la musique pour ne pas baisser sa baguette à bout de force et perdre face a l’ordre.

Non Rockwood n’avais pas le temps de voir les coquelicots fleurir dans les champs qui avoisinait le manoir Malfoy. C’est pour ça qu’il était si heureux par moment de franchir les grilles, même si un Doloris pouvait l’y attendre, même si le maitre parfois se montrait dur. Parceque dans l’enceinte du manoir, dans le parc, il n’y avait aucune place laissé aux fleur sauvage, alors il était en sécurité loin des fantômes du passé.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par dedellia » 24 mars 2019 - 01:47

Titre : Vent
Thème (.crit) : Ordre
Fandom : HP
Nombre de mots : 215
Personnages : Roxanne Weasley
Rating : tout public
Ses tresses brunes voletaient dans le vent, les emmêlant, les tortillant dans tous les sens. Roxanne tenta de les glisser derrière son oreille pour limiter les dommages, mais la nature se faisait vicieuse aujourd’hui et ses cheveux avaient tôt fait de se déloger. Exaspérée, elle les tira vers l’arrière et les y fixa d’un chouchou trouvé à son poignet. Mais elle sentait qu’elles continuaient de se balancer derrière ses épaules.

Elle détestait quand tout n’était pas parfait, quand un imprévu mettait le désordre dans sa coiffure ou ses vêtements, ce qui était le cas aujourd’hui avec cette température horrible. Roxanne voyait dans les épais nuages noirs qui se rapprochaient qu’il allait pleuvoir d’ici peu et elle avait oublié son parapluie. Elle détestait la pluie.

Roxanne était soignée. Chacun des plis de ses vêtements était placé à l’endroit voulu. La couleur de chacun de ses accessoires s’accordait aux autres et était disposé de façon à ne pas accaparer trop l’attention sans passer toutefois inaperçu. Tout était planifié et c’était horrible de sentir que quelque chose pourrait venir tout gâcher. Comme lorsque Fred avait renversé une bouteille d’encre sur son devoir dans lequel elle avait mis toute son attention ou quand James s’amusait à détruire la pile bien droite de ses livres.

Oui, Roxanne détestait le désordre…
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 24 mars 2019 - 02:05

Titre : /
Thème : Ordre
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 606
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
D’un coup de pied, James pousse la porte du refuge. Son pas est lent, ralenti par le poids supplémentaire de Mallory qu’il amène difficilement jusqu’à l’unique lit de la pièce. Le costume habituellement impeccable de son supérieur est lacéré et du sang coule abondamment d’une plaie à l’abdomen. Sans cérémonie, le double zéro lui retire sa veste puis sa chemise, veillant à ne pas faire de gestes trop brusques. M bouge à peine à ce contact, plongé dans un état entre le conscient et l’inconscient. Bond examine la peau à vif et la profondeur de la blessure, grimaçant en remarquant que c’est plus grave que ce qu’il avait imaginé. Il enlève sa propre veste et remonte les manches de sa chemise pour se mettre un peu plus à l’aise avant d’aller chercher le nécessaire de soin.

Par chance, le refuge est encore équipé. James récupère ainsi du désinfectant, des bandes, des pansements, du fil chirurgical, une aiguille et de la pommade, regrettant de ne pas avoir de quoi anesthésier un peu son patron. Il verse une bonne quantité de désinfectant sur la plaie, tirant un grognement de douleur à Gareth. L’agent de terrain ne tient pas compte de ce mouvement soudain, il poursuit sa manipulation en veillant à ce qu’il n’y ait aucun corps étranger dans la blessure avant de la refermer. C’est au moment où il coupe le fil que son supérieur ouvre enfin les yeux, plongeant son regard foncé dans le sien, plus clair.

« Je vous avais donné un ordre, Bond, murmure M. Vous deviez me laisser sur place s’il y avait un problème.
— Je ne pouvais pas vous abandonner en pleine rue alors que vous vous vidiez de votre sang, Sir. J’ai une certaine forme d’éthique qui implique de ne pas faire mourir tous mes chefs. »

Dans sa voix perce les dernières traces de douleurs dues à la disparition de la précédente M. Pour ne pas être submergé par ce souvenir malvenu, James reprend la parole, coupant ainsi les possibles réflexions de Mallory.

« Je vais avoir besoin de votre participation. Est-ce que vous pouvez vous asseoir ?
— Je pense que j’en suis encore capable, oui, réplique Gareth sur un ton mordant. »

Le dire est une chose mais le faire en est une autre plus compliquée. Son agent l’aide dans la manœuvre, avec une douceur inhabituelle. Une fois que le plus vieux se tient enfin sur son séant, le double zéro se charge de bander la plaie sans trop serrer. Ils ont eu de la chance, la lame de l’adversaire aurait pu faire plus de dégâts, même si la blessure devra être surveillée avec beaucoup d’attention pour éviter une infection. L’espion britannique débarrasse le matériel puis se lave les mains fortement, hypnotisé par ce sang qui n’est pas le sien et qu’il aurait préféré ne pas avoir sur sa peau.

James passe par le petit espace cuisine du refuge où il récupère des sandwichs non périmés et des canettes de soda assez fraîches pour les désaltérer après ce qu’ils viennent d’affronter. À son retour dans la pièce principale, il découvre que Mallory bataille avec sa chemise pour tenter de la remettre. Le plus jeune dépose son chargement sur la table basse, déniche un plaid dans l’unique armoire et rejoint son supérieur. Il l’interrompt dans son mouvement, lui enlève une seconde fois sa chemise et pose sur ses épaules la couverture qu’il a en main. La gratitude sur le visage de Gareth le touche plus que ce qu’il aurait pu croire et il s’autorise un sourire. Tant pis s’il a désobéi aux ordres, M est trop important pour le laisser mourir.

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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par dedellia » 24 mars 2019 - 02:54

Titre : L'échelle de la grange de mes grands-parents
Thème (écrit) : échelle
Fandom : original
Nombre de mots : 636
Personnages : original
Rating : aucun
Il y avait une échelle dans la grange de ses grands-parents. C’était une échelle toute simple faite en bois où la peinture avait depuis longtemps disparue. Elle ne bougeait jamais restait toujours à sa place du côté gauche, juste à côté de vieux seaux rouillés qui n’avaient rien contenus depuis des années. Cette échelle n’avait au premier coup d’œil rien d’extraordinaire, toutefois, elle montait si haut qu’elle se perdait dans l’obscurité, comme disparaissant dans une contrée lointaine.

Chaque année, Sierra et ses cousins tentaient de l’escalader. Un ou deux échelons lorsqu’ils n’avaient que quatre ou cinq ans, puis un peu plus à chaque année. Ce n’était pas tant l’effort qu’il y avait de monter, mais plutôt la peur de ce qu’ils découvriraient là-haut. L’imagination des enfants qui s’emballe et qui se communique de l’un à l’autre, empêchant les suivants de grimper aussi haut que leur prédécesseur. Du moins, jusqu’à l’année suivante.

L’année dernière, sa cousine Karine avait atteint la moitié de l’échelle, du moins, de la partie visible. Les exclamations tout en bas lui avait fait pousser des ailes ayant oublié la peur. Mais alors qu’elle allait franchir le dix-huitième échelon, des bruits étranges avaient résonné tout autour d’heure. Un mélange entre un grincement et le tonnerre qui résonne juste au-dessus de nos têtes. La bande de cinq cousins et cousines avait aussitôt pris ses jambes à son coup abandonnant l’idée d’essayer à leur tour et Karine avait sauté jusqu’en bas se foulant la cheville par la même occasion.

Cette année, comme chaque année depuis leur naissance, leur famille s’était réunie dans la ferme familiale. Les enfants étaient tout aussi excités que l’an dernier à tenter une fois de plus leur chance dans l’échelle. Les souvenirs de l’an dernier étaient encore présents, mais le temps ayant fait son œuvre, la frousse leur apparaissait maintenant comme une aventure à vivre. Dès leur arrivée, ils s’étaient rendu dans la grange. Marc avait poussé doucement la porte grinçante et un à un s’étaient glissé à l’intérieur. Ils marchaient à la queue leu leu, prenant garde de ne pas marcher sur un outil. Ils se regroupèrent autour de l’échelle en demi-cercle l’observant en silence. S’en était presque religieux. Puis, ils se jetèrent des regards en coin pour déterminer qui irait en premier. Karine, maintenant qu’elle était sur les lieux de ses souvenirs semblait se rappeler beaucoup plus du malaise qu’elle avait ressenti et se recula d’un pas enlevant instinctivement son poids de son ancienne jambe blessée.

Ce fut Sierra qui se porta volontaire. Les autres lui lancèrent des cris d’encouragement, mais elle les sentait qu’ils sonnaient faux. Les premiers échelons furent aisé. Il ne s’était jamais rien produit à cette hauteur, mais plus elle grimpait, plus ses membres tremblaient. Vu la faiblesse de l’échelle, elle se serait attendu à la déstabiliser, mais il n’en fut rien. Ça ne la rassura guère mais elle continua de monter, un échelon à la fois. Dès qu’elle eut franchi la moitié, les bruits se remirent à retentir. Elle s’y attendait, mais elle se crispa malgré elle. En bas, ses cousins lui disaient de redescendre, mais elle ne pouvait pas abandonner. Alors elle relâcha sa prise et s’agrippa au barreau suivant. Puis à l’autre. En bas, ses cousins s’étaient tus et la regardait d’un air de crainte mélangé à de l’admiration.

Il sembla soudainement faire plus froid et qu’il semblait faire bien plus noir. Pourtant, en baissant son regard, elle voyait encore le soleil filtrer entre les planches et éclairer ses cousins. Ce fut surtout ça qui la fit frissonner. En regardant en haut, elle remarqua que l’échelle se prolongeait bien plus qu’ils ne l’auraient imaginé, bien plus que ne l’aurait dû le permettre la hauteur de la grange. Était-ce son imagination qui s’emballait ? Ou leur instinct d’enfants avait-il eu raison depuis le début?
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 23 mars

Message par BellaCarlisle » 24 mars 2019 - 02:58

Titre : /
Thème : les deux
Fandom : HP
Nombre de mots : 513
Personnages : Lorcan Scamander, Hailey Worme (OC)
Rating : Tout public
« J'aimerais partir explorer le monde, déclare Lorcan en observant les nuages. Il y a tellement de cultures différentes à rencontrer, tant de formes de magie à découvrir. Ce serait formidable de faire ce voyage.
— Ce n'est pas si évident, réplique Hailey en s'asseyant. »

Elle entoure ses genoux de ses bras et se perd dans la contemplation de la verdure qui les entoure. Dans quelques jours, ce sera la rentrée à l'Académie de sorcellerie de Londres, la plus réputée du continent britannique. Envolées leurs envies d'escapades autour du globe, disparues leurs virées nocturnes à la poursuite de créatures magiques. Le travail va à nouveau primer sur leur passion commune et il ne sera plus question de revenir dans les dortoirs au-delà de minuit pour de simples intérêts personnels. Hailey ne sait pas si elle a fait le bon choix le jour où elle s'est inscrit à l'Académie. Ses parents lui ont demandé si elle était sûre d'elle en lui rappelant qu'elle avait la possibilité de suivre la voie qui lui plaisait le plus mais elle leur a menti avec aplomb par peur de les décevoir en leur annonçant une envie de carrière peu reconnue à leur époque. Lorcan a eu une réaction similaire avec sa famille alors qu'il était tout autant - si ce n'est plus - soutenu qu'elle. Lysander n'a pas hésité à évoquer sa future place comme joueur de Quidditch mais son jumeau n'a pas osé avancer sa propre volonté.

« Nous pouvons encore annuler nos inscriptions.
— Et qu'est-ce qu'on dirait à nos parents ? Qu'on aimerait voyager ?
— Ça pourrait marcher, affirme Lorcan. Tout le monde sait que tu t'intéresses à la magie et à toutes ses formes, Hailey. Quoi de mieux que d'aller l'étudier un peu partout ? Et comme je serai un jour un expert dans le domaine des créatures magiques, autant commencer à les répertorier maintenant !
— Officiellement, ton arrière-grand-père l'a déjà fait. C'est grâce à lui qu'on a tant d'informations.
— Mais on n'a pas tous les détails. Il y a encore d'autres espèces à voir que mon ancêtre ne connaît pas. On visiterait en même temps les pays pour avoir un aperçu de l'histoire de la magie.
— Sur une échelle de un à dix, ton idée a une valeur de zéro. »

Lorcan est vexé par la remarque de sa meilleure amie. Bien sûr, elle ignore qu'il songe à tout cela pour elle, au nom de leur amitié mais aussi parce qu'ils ont cette même envie de ne pas se cantonner à ce qu'ils ont appris à Poudlard. Les cours y étaient intéressants, il ne le niera jamais, mais ils ont une vision plus grande du monde et de ses trésors. Leur petit voyage en Égypte l'année précédente a suffi à confirmer leur passion pour les animaux fantastiques, pour leurs conditions de vie ainsi que pour tous les moyens de déceler un minimum de magie dans des lieux le connus.

Verrouillé

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