[Textes] Nuit Insolite du 2 mars

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Samantha Black
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[Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Samantha Black » 02 mars 2019 - 19:26

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre : 
Défi (scénaristique ou stylistique) : 
Fandom : 
Nombre de mots : 
Personnages : 
Rating : 
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe des séries dédiées aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !

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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par CotonEcriture » 02 mars 2019 - 20:22

Titre : …Bipp… Bipp…
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique et scénaristique
Fandom : Matrix
Nombre de mots : 122
Personnages : Trinity
Rating : Aucun
- Trinity ! Viittteee !
Néo ! Où était Néo ? Mon Dieu ! Où est-il ? Néo… Néo ! Néo ?

Elle courrait, à s’en faucher les jambes elle fonçait.

- Néééooooo !

Arrêtant sa course effrénée, elle commençait à comprendre : un téléphone gisait à terre, encore vibrant. Il était retourné là-bas ! Oufff…
Alors qu’elle allait de précipiter dessus à son tour, le fil qui le reliait à la cabine juste à deux pas fut coupé, violemment, sans prévenir. C’était son ennemi, l’Agent Smith ! Redoutable adversaire ! En un coup elle était à terre… sur le sol dur et froid…

Aie… elle était enfermée… avec un programme en colère… pas simple à éliminer… et devenu un virus… Puis pour couronner le tout….dans un aéroport… quelle poisse !
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Charliz » 02 mars 2019 - 20:42

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 571
Personnages : Adam et Olivia Reinhard
Rating : TP
Adam allume une nouvelle fois son portable, regarde l’heure, soupire puisqu’une fois de plus, aucune notification ne veut briser cette réalité terrifiante, se laisse tomber sur le fer glacé du fauteuil.

« Papa ! Regarde ! »

Olivia sourit. Elle est une enfant, encore assez jeune pour croire ce que lui dit son père. Et son père lui a dit de ne pas s’en faire, que tout irait bien…

Elle tourne sur elle-même, sautille, rit. Ça sonne un peu faux… Autour d’eux, l’écran n’annonce que des vols repoussés. Il y a tant de voyageurs bloqués dans le terminal que beaucoup doivent s’assoir sur leur valise cabine alors que d’autres se pressent en groupe, un air inquiet sur le visage.
Et lui, il ne peut que sentir son cœur se briser alors que sa petite fille rit, baignée d’innocence. Ses mains tremblent et dans ses mains, son portable reste désespérément silencieux. Oh, bien sûr, il a du essuyer quelques appels. Ceux de ses parents inquiets, puis de son vice-président s’inquiétant de l’effet de l’actualité sur sa société. La vérité, c’est qu’Adam n’en a rien à foutre de sa société. Sa femme et son fils sont en danger et lui… Lui il est bloqué à 500 km d’eux, à vol d’oiseau, complètement impuissant !

« Je m’ennuie… grogne finalement sa fille. Pourquoi on n’a pas pris de portoloin ? L’avion, c’est nul.
- Parce que les portoloins ne marchent plus. On en a parlé ce matin…
- Bah ils n’ont toujours pas réparé la magie ?
- Ça n’a pas l’air d’être aussi simple. »

Adam lève les yeux vers les écrans en passant un bras rassurant autour des épaules d’Olivia. Les images des actualités ne sont pas rassurantes et ceux, dans le monde entier. Il soupire, une fois de plus terriblement petit face au cataclysme qui déchire le monde des Moldus, depuis quelques heures, alors qu’aux yeux de tous le monde des Sorciers tombe en ruine. Des territoires entiers révélés, des bâtiments s’effondrant aux quatre coins de la planète, des hommes, des femmes et des balais tombant du ciel…

Il se passa la main dans les cheveux conscient de sa chance d’être ici, avec sa petite fille. Il ferme les yeux et le visage de Victoire lui apparait. Avec des cheveux ébouriffés comme lorsqu’elle a trop couru et cette flamme dans les yeux… Celle qui n’apparait que lorsque sa progéniture est en mauvaise posture, pleine de témérité. Lorsque James l’avait appelé pour le rassurer sur la sécurité de ses deux derniers enfants et qu’il lui avait raconté dans quelle merde elle s’était jetée, Adam n’avait pas été étonné.

Mais l’étonnement n’empêchait pas la colère, la frustration, l’envie de défoncer toutes ces personnes qui pleurait, juste parce que rien ne pouvait être plus important que son inquiétude.

Ne pouvaient-ils pas démarrer un seul et unique putain d’avion pour lui permettre d’aller sortir Victoire et leur fils de l’enfer ?!
Olivia tressaillit contre lui et Adam se força à garder son calme.

« Promets-moi ma puce… Lorsque tu seras aussi grande que ta mère et que tu te jetteras dans la gueule du loup, garde ton portable sur toi pour rassurer ton père. »
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par AliceJeanne » 02 mars 2019 - 21:10

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 705
Personnages : Manuel (OC)
Rating : /
« Mais vous ne comprenez pas ! S’exclama Manuel en s’approchant dangereusement du vigile. Je dois absolument prendre ce vol ! Je vous en prie !
- Navré monsieur, mais l’embarquement s’est achevé il y a maintenant dix minutes, nous ne pouvons vous permettre d’accéder à la passerelle. Lui répond l’homme musclé en avisant le médecin de haut en bas. »

Manuel n’avait pas pris le temps de se changer après le coup de fil bref mais angoissant de Lucian. Le lycan avait raccroché précipitamment après lui avoir ordonné de monter dans le premier avion pour la Hongrie. En arrière plan, les éclats de voix de Singe et les sanglots d’Alicia ne lui avait rien inspiré de bon. Une vive montée d’adrénaline plus tard et le jeune-homme s’était retrouvé en blouse et pyjama à l’aéroport Orly. Malgré le plus vif sprint de sa vie il n’était pas parvenu à accéder au quai d’embarquement à temps et n’avait eu que le temps de voir le vigile fermer le cordon.
Malgré le fait que les bagages en étaient encore à l’étiquetage, l’homme d’âge mur lui refusait catégoriquement l’accès.

« Je vous en prie, il faut absolument que je rentre à Budapest ce soir ! Mon frère vient d’appeler pour me dire que ma fiancée avait un énorme problème. Il faut absolument que je rentre ! Cria-t-il en sentant la panique prendre possession de lui et son français devenir approximatif.
- Je suis désolé Monsieur, encore une fois. Mais je ne peux pas vous permettre de passer. Le prochain vol est dans huit heures, je vous conseille d’aller prendre un billet, répond-t-il placide.
- Vous ne comprenez pas !
- Si je comprends très bien. Et sachez que si vous persistez à me hurler dans les oreilles de la sorte j’appelle la sécurité. »

Vaincu Manuel s’éloigna et s’écroula sur un banc à quelques mètres de là. Anxieux, il pianota rapidement sur son téléphone pour composer le numéro de Lucian, puis celui d’Alicia lorsqu’il tomba sur le répondeur. Aucune réponse ne lui parvint et il sentit tout son être se déchirer. Il était incapable de décrire ce qu’il percevait de la jeune-femme et il se sentait devenir complètement fou à mesure que s’égrainaient les minutes d’attente et d’incertitude.

L’avion décolla mais le lycan ne l’entendit même pas, trop focalisé sur l’écran de téléphone qui refusait de voir s’afficher le numéro de la femme qu’il aimait et sur la grande pendule murale dont les aiguilles semblaient tourner au ralenti. Il se prit la tête dans les mains, terrorisé, incapable d’oser imaginer ce qui l’attendrait lorsqu’il aurait regagné son pays natal.

Jamais il n’aurait du accepter ce poste à l’hôpital Necker dans ce programme international de traitement novateur des maladies orphelines. Alicia l’avait poussé à accepter, prétextant qu’elle s’en sortirait très bien sans lui avec le conseil vampirique qui lui prenait tout son temps libre. Certes, il adorait son travail, cette opportunité inouïe qui s’était offerte à lui et les technologies modernes lui permettaient de rester en contact avec ses proches, mais en cet instant il aurait tout donné pour être à l’hôpital universitaire de Budapest. Il n’aurait eu qu’à prendre un taxi pour accourir auprès de son amie.

Une annonce sonna, informant les voyageurs qu’en raison de la météo plusieurs vols étaient annulés ou reportés. Manuel gémit, cela faisait maintenant sept heures qu’il attendait et son avion ne décollerait finalement pas avant la nuit.

Alors qu’il s’apprêtait à envisager d’engager un pilote privé pour une somme exorbitante, son portable vibra. Le jeune-homme se jeta dessus et décrocha avidement. Sa respiration s’accéléra lorsqu’il entendit le ton vibrant d’émotion de Lucian à l’autre bout du fil.

« Manuel, j’en déduis que tu n’es pas prêt d’arriver.
- Effectivement… Lucian ! Je t’en supplie, je deviens complètement fou ! Dis-moi ce qui se passe !
- Très bien. Prends un siège.
- Lucian !
- Alicia va bien. »

Une vague de soulagement le submergea et il se permit de respirer.

« Disons que… hésita le lycan, ta vie risque d’être un peu… ‘différente’ lorsque tu vas rentrer.
- Comment cela ?! S’inquiéta-t-il.
- Ne t’inquiète pas ‘Papa’, je suis certain qu’Alicia et toi géreraient à la perfection ce nouveau statut. »
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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par CotonEcriture » 02 mars 2019 - 21:41

Titre : Fleur de ma vie
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique : faire une uchronie
Fandom : Hobbit / Seigneur des Anneaux
Nombre de mots : 441
Personnages : Tauriel, Legolas
Rating : Pas pour les gens qui viennent de perdre quelqu'un. Enfin, c'est déconseillé.
Il était là, près d’elle… ses cheveux blonds reflétant la lumière du soleil. Cela faisait longtemps qu’il l’aimait… et elle… elle n’avait rien vu ou du moins elle n’avait vu que son amour à elle… Killi tenait sa main avec tendresse alors qu’elle pleurait sur la dépouille… Comment oublier… ses mots doux… ceux du passé… Quelle horrible douleur ! Legolas ! Nooon ! Il l’avait sauvée et avait combattu à ses côtés si longtemps… Alors qu’elle se battait contre le lieutenant des Orques pour préserver la vie de son Killi, son amour, sa raison de vivre… il les avait secouru, arc à la main, lames sur le dos. Il avait combattu vaillamment, le corps toujours aussi flexible, ses attaques toujours aussi précises, son courage à jamais existant… jusqu’au moment où ce Bolg, le fils d’Azog le profanateur, lui assène un coup violent derrière la tête. Le sang avait giclé, et le grand Legolas s’était fracassé au sol pour se relever, titubant mais pugnace… L’ennemi avait continué, lui portant de multiples coups violents… Là, son frère d’arme, son héros, son ami… s’était effondré, sous les yeux brouillés de larmes des deux amants… le sang en filet traversant son visage d’ange. L’ennemi avait alors enfoncé sa lame profondément dans le cœur du fils de Thranduil. Celui-ci avait ré-ouvert les yeux, la bouche lâchant de petits gémissements, le visage crispé de douleur, les yeux bleus exorbités… La souffrance de ce regard… qui s’était dirigé vers elle, accompagné d’un dernier mot.

- Tauriel, vous auriez été la fleur de ma vie…

Elle la fut la fin de la vie de Legolas Vertefeuille… prince des Sinda… fils du grand Roi Thranduil…

Finalement… Tauriel se demandait si sa souffrance aurait été si forte si son Killi était mort à sa place… si elle n’avait pas tué l’adversaire juste après, bouillante de rage… si ce n’était pas sur le cadavre de son ami d’enfance qu’elle se penchait mais sur les restes de son amour… enfin… un ami qui la considérait comme son amour à lui ? Et si c’était elle, la morte ?

Un bruit de pas… un cri… quelqu’un tombait à genoux près d’eux… Thranduil… le grand Roi des Elfes… il était écroulé, pleurant de toutes les larmes de son cœur. Il avait perdu sa femme, et désormais son fils… Il parti tout aussi vite, criant que les nains pouvaient tous mourir et que plus jamais il ne porterai secours à ce maudit peuple lui ayant tout prit, emportant le corps, laissant l’espace vide…
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par AlwaysLS » 02 mars 2019 - 21:58

Titre : Accident de potion
Défi (scénaristique ou stylistique) : inclure trois éléments du tableau périodique
Fandom : HP
Nombre de mots : 296
Personnages : Les Maraudeurs/OC
Rating : tout public
Il l’observait attentivement et ne faisait pas du tout attention à son binôme qui suait à grosse goutte pour suivre les indications de leur manuel. Il l’observait, le menton dans sa main, à travers les volutes de fumées que dégageaient l’ensemble de chaudrons en étain de la classe. Elle était jolie, malgré ses cheveux ébouriffés, comme ceux de Lily, sa partenaire en potion. Toutes les deux riaient, mais progressaient bien dans la réalisation du Philtre de Mort Vivante. Et ce n’était pas le cas de toute la classe. Une détonation sourde retentit dans le fond de la classe, et quand Sirius se retourna, il constata que le chaudron de Travers et Rosier avait explosé, laissant sur le plan de travail une masse informe qui ressemblait à du plomb.
- Patmol, maugréa James à côté de lui. Si tu ne veux pas qu’on se retrouve avec pustules purulentes ou des furoncles, comme Peter la dernière fois, il faut que tu m’aides un peu.
Sirius soupira. Il reçut un coup de coude de la part de son ami, et consentit enfin à se redresser à se concentrer. Il jeta un coup d’œil à son manuel. A ce stade de la préparation, après avoir ajouté le mucus de Veracrasse, la potion bouillonante devait avoir devenir rose. Le jeune homme regarda le chaudron. Il constata avec effarement qu’elle la potion, bouillonnant violement, était plutôt bleu canard, avec une affreuse odeur de soufre.
- Jamesie, glapit-il, presque paniqué. Jamesie, il y a un problème.
Le préfet-en-chef imita Sirius, se penchant par-dessus le chaudron, quand celui-ci explosa, les aspergeant tous deux. Ils poussèrent un cri horrifié, mais c’était trop tard ! Leurs visages étaient recouverts d’une substance flasque et malodorante. Lily et Mary se retournèrent et s’esclaffèrent en voyant leur mine déconfite.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par CotonEcriture » 02 mars 2019 - 22:15

Titre : Perdre son coeur
Défi 22h (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique : le PP pert quelque chose de vital
Fandom : Hobbit / Seigneur des Anneaux
Nombre de mots : 188
Personnages : Tauriel, Legolas, Killi
Rating : …
Note : Suite du précédent
Elle l’avait perdu… à jamais… son cœur loupa un battement… il était parti… son âme accompagnait désormais les Dieux… Il l’avait quittée. Pour toujours… Déni, incompréhension… colère… désespoir… désert… Cauchemar ! Injustice ! Vide… pourquoi ? Pourquoi ! Pourquoi elle n’avait pas réagit lorsque l’autre avait levé son arme sur lui ? Lorsqu’il avait asséné le coup fatal à Legolas… Elle l’aimait ! Oui ! Elle l’aimait ! C’était son meilleur ami ! Son ami d’enfance ! Son frère… son protecteur… celui qui était amoureux sans qu’elle le soit en retour…

Des larmes continuaient de couler sur le visage de Tauriel. Killi comprenait, lui, pleurait son frère… assassiné, lui également… C’était triste mais réel… une autre partie de lui était partie… celle d l’innocence… celle qui croyait que les histoires se terminaient toujours d’un final orchestral et heureux… Il regrettait tellement de choses… il aurait tellement voulu lui faire ses adieux avant… avant que… …

Legolas… comment avait-il pu les quitter ? COMMENT ? Arrachée entre la souffrance et le refus, elle ne faisait plus attention au monde extérieur… Il était parti… pour toujours et à jamais…
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Lost Greenie » 02 mars 2019 - 22:35

Titre : Une question de vie ou de mort
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Nombre de mots : 228
Fandom / Personnages : Surprise!
Rating : Tout public
Il n'était plus là. Il avait disparu. Plus rien autour de son cou. Plus rien nulle part. Paniqué, il se retourna, cherchant du regard le reflet doré de l'objet si important à ses yeux. Il était toute sa vie ! Sans Lui, autant ne plus exister du tout. Autant se laisser dépérir à petit feu. Mais non, il fallait qu'il Le retrouve. Il en allait de son existence toute entière ! Peut-être se l'était-il fait subtiliser ? Ça ne serait pas la première fois que quelqu'un s'essaierait à ce genre de frasque. Du coin de l’œil, il aperçut un mouvement furtif qu'il décida d'aller investiguer. Il contourna un rocher de la caverne sombre dans laquelle il avait décidé de se réfugier après le danger. Personne. Avait-il rêvé ? Non, il devait être là. Il continua à avancer, la démarche mal assurée alors que la lumière se faisait de plus en plus faible au fur et à mesure qu'il rejoignait le fond de la grotte, ses yeux à l’affût du moindre indice pouvant le laisser suspecter la présence de l'item si cher à sa personne. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi longuement. Puis enfin, un autre mouvement révéla une présence sur sa gauche. Aussitôt, il comprit et s'élança en vociférant sur le pauvre hobbit qui détalait en courant. Il récupérerait le Précieux, coûte que coûte ! C'était une question de vie ou de mort !

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par hazalhia » 02 mars 2019 - 22:45

Titre : Empty
Défi (scénaristique ou stylistique) : défi scénaristique de 22h, le personnage perd quelque chose de vital
Fandom : The100
Nombre de mots : 282
Personnages : Octavia
Rating : /

Tout le monde pense que l'eau et l'oxygène sont les deux éléments dont on a besoin pour survivre. Je ne suis pas d'accord.
J’ai tout ce dont un corps à besoin : eau, nourriture, soins… mais je ne me sens pas plus vivante pour autant. Autrefois j’avais en moi cette petite parcelle d’espoir, de foi en un nouveau départ sur cette planète qui me donnait l’impression d’être entière. mais toutes ces belles pensées ont été piétinées, éventrées, abattues dans la boue d’une simple balle dans le crâne. Je dû devenir forte, impitoyable et j’ai n’ai plus jamais osé regarder en arrière les reste de l’être que j’étais autrefois.

Aujourd’hui j’ai perdu tout ça. J’ai perdu mon humanité pour survivre, pour que nous survivons tous. C’était ça où une agonie lente et pénible sous terre pendant les cinq prochaines années. Je suis devenue ce qu’aucun d’entre eux ne voulais être et l’amour de se pouvoir, de cette force obscure m’a happée jusqu’au plus profond de mon âme. J’ai échangé ma conscience contre cette sensation grisante. J’ai laissé mon esprit s’enivrer et j’en demandais toujours plus: du sang, de la souffrance, des supplications. Peut être qu’au fond j'espérais que ces scènes réveillent en moi des émotions disparues, mais j’avais tord. Je me contentais d'admirer ce spectacle, et de profiter des sensations qu’il me procurait.J’avais dû sacrifier mon intégrité, ma conscience afin de faire les choix à leur place, ils me devaient bien ça.

Je me suis égarée, j’ai perdu mon esprit, mon humanité. Mais maintenant je suis Blodreina, le sang de mes ennemis coule sur ma lame et macule mon visage. N’essayez pas de m’arrêtez, celui qui a tout perdu ne craint plus rien.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Tu traînes sur le forum sans savoir quoi faire,
tu cherches une excuse pour échapper à tes révisions pour les rattrapages ou pour ne pas faire la vaisselle,
Ne cherches plus,
viens remplir notre questionnaire pour les Nuits! :boing:

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par AlwaysLS » 02 mars 2019 - 22:55

Titre : Amnésie
Défi (scénaristique ou stylistique) : Le personnage principal doit perdre quelque chose de vital.
Fandom : Hp
Nombre de mots : 346
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : tout public

La sorcière se leva difficilement de son lit. Son dos, ses muscles et ses articulations la faisaient souffrir. Elle tendit le bras pour chausser ses lunettes, puis s’enveloppa dans la vieille robe de chambre aux motifs écossais. Elle frissonna, il faisait toujours aussi froid dans ce vieux château, et c’était, pourtant, le début du printemps ! De sa fenêtre, elle pouvait apercevoir le Saule Cogneur qui commençait à bourgeonner timidement.
Elle ouvrit la porte de son armoire. Une multitude de petites notes flottaient. Elle prit une de ses robes de sorcière, verte et noire. Elle voulut saisir sa baguette, mais où était-elle déjà ? Impossible de mettre la main dessus. Elle la chercha longuement. Elle ne se rappelait pas où est-ce qu’elle avait pu la mettre la veille au soir. Finalement, elle avait oublié qu’elle l’avait posée sur la table de nuit, au-dessus de sa lecture du moment. Elle pesta silencieusement. C’était sûrement le surmenage, et la fatigue. Elle avait plein de choses à faire. Et son bureau ployait sous la masse de parchemins à lire, à écrire. Elle soupira en y pensant. Et la sorcière jeta un coup d’œil aux notes volantes pour s’assurer d’avoir rien oublié. Ah si ! Elle devait se coiffer. Elle sortit alors la baguette, prête à jeter le sortilège. Mais quel était-il déjà ? Elle l’avait sur le bout de la langue. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Et enfin, elle eut le déclic, elle lança alors le charme informulé : ses cheveux se nouèrent en un chignon très strict, le même depuis des années. Elle sortit de sa chambre pour prendre le petit-déjeuner dans la Grande Salle. Elle se retrouva sans s’en apercevoir dans un couloir, plein de tableaux.

Où était-elle ? Que faisait-elle là ? Que devait-elle faire ? Elle se sentait perdue, presque désespérée. Minerva McGonagall avait de plus en plus l’impression de vivre dans un épais brouillard. La vénérable sorcière savait ce que cela signifiait. Le temps passé, plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. Son temps touchait à sa fin.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Charliz » 02 mars 2019 - 22:55

Titre : Néant
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défi Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 568
Personnages : Dominique et Karl
Rating : -12 ans

« Porter ! Ouvre, s’il te plait ! »

Dominique tapa encore quelques coups sur le battant de bois chancelant puis fourra ses mains tremblantes dans ses poches, inspirant pour contrôler les monstres qui déchiraient ses entrailles.

« PUTAIN ! Tu vas ouvrir cette putain de porte, Connard ?! »

Dans la nuit noir, son cri était désespéré, menaçant, fragile. Un voisin lui hurla de se la fermer et une vague de haine se déchargea en elle. Dominique tira sa baguette, se tenant au cadre de la porte pour viser correctement.

« Alomorha. Alomo- Alohora ! PUTAIN ! ALOHOMORA ! »

Le cliquetis se fit à peine entendre, Dominique se jeta à l’intérieur. L’appartement était plongé dans l’obscurité et puait la mort. Dans le salon, de la fumée s’échappait encore du bang coincée entre les jambes de son ami.

« Porter, t’en as ? Dis, t’en as ? »

Elle le secoua par les épaules, il la repoussa avec un grognement faible. Dominique jura, fourragea ses poches puis, jurant à nouveau entreprit de retourner l’appartement. Il en avait toujours. Elle le remboursera plus tard.

Ou pas.

Elle trouva un peu de reste de poudre sur un miroir, l’essuya du doigt et souffla de frustration. Ce n’était pas ça. Elle avait besoin de…

Son pied ripa en entrant dans la cuisine et Dominique s’écrasa sur le carrelage. Son crane cogna durement, des étoiles se mirent à danser devant ses yeux. Elle se retourna sur le dos, sonnée, le regard fixé sur le plafond jauni. Elle pleurait, sans savoir pourquoi, sans savoir depuis quand. Son cœur se serra et elle se mordit les lèvres jusqu’au sang. Derrière le brouillard de ses pensées, des visages lui apparaissaient, trop flous. Des paroles aussi. Toutes ces choses qui l’avaient maintenue loin de tout ça pendant un mois.
Inutilement, douloureusement.

Dominique s’appuya sur ses coudes pour se redresser, clignant des paupières pour retrouver la force de se mettre debout. Dès qu’elle en aurait trouvé, tout irait mieux, et elle pourrait-

Sa vue s’éclaircie et un long frisson traversa tout son corps.

« Karl… »

Karl ne répondit pas à son appel. Les yeux fixés sur elle, ses beaux yeux verts définitivement vitreux. Les cheveux gras et du vomis sur la joue, il était allongé sur le dos, immobile. Comme Dominique, incapable de décrocher son regard du sien, de bouger sans s’écrouler, de se trainer jusqu’à lui pour l’aider à se réveiller.

En fait, c’était comme si tout était devenu vide. Elle tremblait tellement qu’elle ne sentait plus le sol sous ses fesses, sous ses mains. Elle avait la gorge si sèche que l’air n’y passait plus de peur de brusquer son état transi. Il n’y avait plus rien. Le vide, le néant. Celui qu’elle était devenue avec les années, dans lequel Karl avait été aspiré.

Et puis son corps s’activa de lui-même. Mais juste son corps. Son esprit, lui, était perdu dans cette cuisine froide, sombre, et dans cette odeur de putréfaction profonde. Elle ne sentit pas la froideur et la rigidité des doigts de son petit-ami. Elle ne hurla pas jusque s’en déchirer les cordes vocales. Elle ne tenta pas d’appeler à l’aide, de secouer le corps sans vie.

Dominique resta résolument à sa place, avec ces deux yeux verts et vides, priant pour être aspirée elle aussi par le néant. Priant pour être tombée assez bas pour rester auprès de lui, toujours.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par BellaCarlisle » 02 mars 2019 - 23:04

Titre : Perte
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique - Le personnage principal doit perdre quelque chose de vital.
Fandom : Esprits Criminels
Nombre de mots : 756
Personnages : Emily Prentiss, David Rossi, Mackenzie Clark (OC)
Rating : Tout public
Mackenzie Clark ne laissait pas souvent son téléphone en mode silencieux. À vrai dire, cela n’arrivait presque jamais, principalement parce que son boulot résidait sur la rapidité à répondre. De plus, elle ne voulait pas passer à côté d’un coup de fil important au sujet de son fils, même si certains considéraient qu’elle était un peu trop mère poule. Elle n’en avait cure, elle côtoyait les pires atrocités de l’homme jour après jour, au point tel qu’elle se demandait parfois si elle ne ferait pas mieux de quitter son poste pour une reconversion moins angoissante.

Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas son travail, bien au contraire. Entrer dans la tête des gens pour comprendre leur fonctionnement lui plaisait, d’autant plus que cette méthode d’investigation leur permettait, à ses coéquipiers et à elle-même, de retrouver la trace d’individus dangereux pour les mettre derrière les barreaux. Bien sûr, il y avait quelques inconvénients à réfléchir comme les criminels, à dresser les portraits des bourreaux et à observer des photographies quelques-fois insoutenables. Mackenzie ne comptait plus le nombre de fois où elle avait dû se retenir de claquer la porte à son boulot après un nouveau meurtre d’enfant ou une mutilation excessive sur un corps. En s’engageant au sein du B.A.U, elle avait conscience des scènes de crime auxquelles elle allait devoir s’habituer mais même les plus vieux membres de l’équipe faiblissaient parfois quand une affaire s’avérait plus prenante.

Le jour où tout bascula pour elle, elle était en pleine action, une arme à la main, le viseur pointé sur la tête d’un criminel que l’équipe traquait depuis plusieurs semaines. Emily parlait à l’homme, cherchant les bons mots pour éviter une catastrophe alors que David patientait de l’autre côté de la porte opposée. Mackenzie sentait que l’individu était à deux doigts de se rendre, signe évident que l’affaire serait enfin bouclée.

« Pensez à votre femme, elle ne voudrait pas vous voir ainsi, annonça doucement Prentiss. Nous lui avons promis de vous ramener, nous le ferons.
— Je n’ai plus rien à perdre, répliqua le criminel. Avec toutes mes victimes, j’ai assez d’accusations contre moi pour finir ma vie en prison. Autant emporter le plus de flics ! »

Clark retint son souffle en remarquant l’agitation qui animait l’homme. Il avait le détonateur de la bombe dans sa main droite, le pouce à quelques millimètres. Un petit rien aurait pu le pousser à commettre un geste impardonnable qui les emporterait tous, ils le savaient parfaitement.

« Dites à votre collègue de baisser son flingue.
— Mac, s’il-te-plaît, murmura Emily. »

Mackenzie n’appréciait pas l’idée de se rendre aussi vulnérable mais elle obéit, laissant retomber son bras en prouvant à l’individu qu’elle n’était plus vraiment une menace. Au moins, il ignorait la présence proche de Rossi.

« Je veux rester dans les mémoires, déclara l’homme avec une lueur folle dans le regard. Les journaux parleront de moi pendant des années !
— Et vous croyez que c’est la meilleure solution ? rétorqua la brune. Je vous l’ai dit, votre femme …
— N’utilisez pas ma femme pour me convaincre, ça ne marchera pas. »

Prentiss fit un pas en avant, en un mouvement assez léger pour analyser la réaction du criminel. Ce dernier sembla surpris et désarçonné pendant quelques secondes, temps suffisant pour l’entrée en scène de David. Il entra violemment dans la pièce et plaqua l’individu au sol en tenant ses bras en arrière, tout en évitant les contacts avec le détonateur. Quand il remit l’homme sur ses pieds, Rossi lui passa les menottes alors qu’Emily se chargeait de le débarrasser de tout ce qui pouvait être explosif.

Les trois collègues étaient soulagés de constater que l’affaire avait enfin trouvé son dénouement. Mackenzie eut le réflexe de sortir son téléphone pour vérifier si quelqu’un avait tenté de les joindre et elle fronça les sourcils en constatant la quantité d’appels en absence. Elle s’éloigna de ses deux coéquipiers pour appeler le dernier numéro.

« Madame Clark ?
— Oui ?
— Veuillez pardonner mon insistance mais je devais absolument vous parler. »

Les jambes de la rouquine flageolèrent en entendant les prochains mots. Ce n’était pas possible, pas pour elle.

« Votre fils a été renversé à la sortie de l’école. Nous n’avons rien pu faire pour lui. »

Un sanglot monta du fond de sa gorge, l’empêchant de répondre. Si elle tenait le coup, c’était pour son enfant, son cher petit Matthew. Il était son oxygène, sa raison de vivre, son rayon de soleil. Un soleil qui venait de terminer sa course de manière brutale.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par AliceJeanne » 02 mars 2019 - 23:09

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Le Seigneur des Anneaux
Nombre de mots : 1331
Personnages : Elerína (OC), Ulmo
Rating : /
Elerína referma le lourd livre posé sur ses genoux en soupirant, faisant voleter les parchemins dispersés autour d’elle. Un coup d’œil par la large fenêtre l’informa que la nuit commençait à tomber et qu’une fois encore, les grands Valars avaient trouvé suffisamment de choses pour l’occuper sans qu’elle ne parvienne à s’échapper ne serait-ce que quelques heures pour profiter du soleil. Chaque jour de ses cinquante premières années d’existence était similaire, elle étudiait nombre de choses abstraites et sors compliqués sans jamais sourciller ni poser la moindre question. Seule importait sa formation et le but de celle-ci. Elle ne comprenait pas vraiment en quoi elle pourrait être utile pour seconder le dénommé Gandalf en Terre du Milieu, mais après tout, peu importait, elle faisait confiance à ses protecteurs tout simplement.

Une brise fraiche remplit soudainement la pièce, l’informant que quelqu’un venait de la rejoindre dans la salle d’étude. L’adolescente aux oreilles pointues se tourna vers la porte avec un sourire, Ulmo n’avait, encore une fois, pas failli à sa promesse, il était venu.

Ensemble, ils marchèrent longtemps sur la plage, sans un bruit. Elerína était préoccupée. Depuis quelques temps déjà certains se comportaient de façon très étrange avec elle et plus les jours passaient, plus la jeune elfe avait l’impression que l’on lui mentait. Le Valar seigneur des océans semblait capter son trouble, et malgré l’amitié qu’elle pensait établie entre eux, elle en venait à également douter de lui. Sa question fusa sans qu’elle n’y prenne garde.

« Ai-je des parents ? »

Le Valar s’immobilisa, choqué. Où la petite avait-elle rencontré la notion de « parents » ? Ils avaient pourtant tous fait en sorte que jamais elle ne s’attarde là-dessus, surveillant assidument ses lectures et allant jusqu’à laisser sous entendre qu’elle était une Maia, mais visiblement ils l’avaient bien sous-estimée.

« Je suis une elfe, reprit-elle, donc j’ai forcément des parents. »

Ulmo garda encore une fois le silence. Manwë lui avait fait promettre de ne rien lui dire, pensant, probablement à raison que si la jeune-fille venait à savoir la vérité, il serait alors impossible de la garder sous contrôle le temps qu’elle achève sa formation. Et après tout, Ulmo était entièrement responsable de la situation d’Elerína, alors il était normal qu’il reste muet également. Parfois il éprouvait une certaine compassion pour elle et ne parvenait pas à saisir pourquoi ils avaient choisi une créature de rang inférieur pour seconder celui que tous appelaient le pèlerin gris de l’autre côté de la mer, plutôt que d’envoyer un des leurs, plus puissant. Le seigneur des Valars avait estimé qu’une elfe au fort potentiel magique attirerait beaucoup moins l’attention qu’un autre enfant d’Eru et tous s’étaient contentés de cette seule explication.

« Mes parents sont-ils morts ? »

L’adolescente s’impatientait et son visage fin, encadré de boucles ébènes, semblait sur le point d’exploser tant il était devenu rouge. Ses yeux gonflés ne demandaient, quant à eux, qu’à déverser leur chagrin. C’est la mort dans l’âme qu’il lui mentit une nouvelle fois, dissimulant une partie de la vérité.

« Oui. »

Elerína essuya une larme et hocha la tête. La notion même de mort devait lui paraître bien abstraite, elle qui ne vivait que de livres aux côtés d’êtres au-delà de ces bassesses sentimentales.

« Puis-je aller les voir dans les cavernes de Mandos ? »

L’innocence dans ses intonations fit sursauter Ulmo. Ce dernier, après l’avoir regardée de haut en bas, lui expliqua, la mort dans l’âme que cela était impossible. Et que de plus, elle ne pourrait certainement pas les y trouver, ce monde à part étant peuplé de bien trop nombreuses âmes. Elle sembla l’accepter et ils continuèrent leur promenade sans heurt.

En la reconduisant à sa chambre, le Valar eut cependant l’impression que quelque chose était en train de disparaître entre eux, à mesure qu’il répondait à ses questions : la confiance.

Aussi ne fut-il que peu surpris lorsqu’il fut convoqué quelques jours plus tard par Manwë et Varda qui ne semblaient pas de la meilleure des humeurs. Elerína s’était rendue dans les cavernes malgré ses affirmations et malgré une très faible probabilité de survenue, elle avait trouvé sa mère et compris qu’il lui avait menti. Depuis lors, personne n’avait vu la jeune elfe et cela n’était certainement pas pour plaire aux Valars. Manwë grognant à qui voulait bien l’entendre que c’était une véritable catastrophe. Varda semblait bien plus pondérée. Mais Ulmo n’avait jamais vraiment compris Varda de toute façon. Sa manie de s’exprimer par énigmes ne l’amusait plus depuis bien des millénaires. La réunion terminée, le Valar descendit sur la plage, celle-là même où il se rendait avec Elerína chaque jour et il les vit, les voiles blanches se perdant à l’horizon.

En un battement de cil il fut à côté de l’embarcation, s’élevant d’une hauteur titanesque devant la proue du bateau de la jeune elfe, tétanisée. Une gerbe d’eau s’abattit sur le pont et il y prit place avec souplesse. Il fallait qu’elle revienne car Manwë ne supporterait certainement pas qu’elle lui tienne tête et ne la laisserait jamais franchir les frontières d’Aman sans abattre sur elle la plus terrible des colères.

« Allez-vous en ! Lui cria-t-elle sans chercher à cacher sa rage. »

Elle était déçue, il en était certain, peut-être même se sentait-elle trahie au plus profond de son être.

« Je vous ai cru ! Je vous ai fait confiance alors que vous ne valez pas mieux que tous les autres ! Vous m’avez menti et je ne vous le pardonnerai jamais ! »

Il la laissa exprimer toute sa colère alors qu’elle tentait de le frapper avec une longue rame trouvée dans la soute, faisant trembler le plancher de bois. Au bout de quelques minutes cependant, elle s’écroula en sanglotant et ne repoussa pas l’étreinte maladroite qu’il lui proposa.

« Je vous faisais confiance, pleura-t-elle. Je croyais en vous. Je croyais que vous m’aimiez et que jamais vous ne me mentiriez. Je vous croyais lorsque vous me disiez que je n’avais de famille nulle part. Alors pourquoi ? Pourquoi m’avez-vous trahie de la sorte ? »

Ulmo resta muet. Il ne connaissait aucune excuse capable de la soulager, aucun mot qui ne puisse effacer la plaie béante qui barrait à présent son âme. A ce jour, elle avait perdu bien plus qu’un ami, elle avait perdu toutes ses certitudes. Elle était nue et démunie comme au jour de sa naissance.

Il la laissa partir lorsqu’elle se détacha de lui avec un air résolu. Elle allait retrouver son père, ce seigneur elfe qui ignorait tout de son existence, ne sachant pas sa compagne enceinte lors de son départ pour les terres immortelles. Elle fonçait droit vers l’inconnu sans aucune étoile pour la guider.
Des vents violents se levèrent, témoins de la colère de Manwë et Ulmo tenta tant bien que mal de maintenir la mer paisible devant l’embarcation d’Elerína. Il savait qu’il ne battrait pas son ami, mais il voulait tout faire pour que l’adolescente ne perde pas la vie en plus d’avoir perdu toute croyance en ce monde. Un « crac » sinistre lui fit se tordre ses traits et plus rien ne bougea à la surface de l’eau. Une larme dévala la joue du Valar et il se détourna, vidé de toute joie et de toute essence.

Quelques jours plus tard, à des milliers de kilomètres, une planche s’échoua sur une plage, surprenant une famille de goélands. L’enfant qui y était cramponnée respirait à peine, inconsciente et déshydratée. Elle ouvrit cependant les yeux lorsque le soleil vint lui chatouiller le nez et bien qu’elle ne sache où elle était une infime conviction lui dicta qu’elle était au bon endroit. Elle fouilla sa mémoire mais dut rapidement se résoudre à abandonner car au cours de son long périple, elle avait perdu jusqu’à sa propre identité, emportée comme sa foi envers les Valars, au gré des flots. Leur punition était bien cruelle, car comment vivre sans souvenir ni but ?
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CotonEcriture
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par CotonEcriture » 02 mars 2019 - 23:14

Titre : Hein ? Qui qui ya ?
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 185 je crois
Personnages : Lily
Rating :
Cela faisait trois jours ! Trois jours qu'elle avait fait ce rêve étrange où elle s'était retrouvé collée à lui avec un sortilège. Lui ? Severus Rogue ! Collée ? Dans un rêve ! Un rêve ? Ou un fantasme refoulé ? Aucune idée... Il n'empêche qu'il était là ce rêve et que...

- Lily ! Liiiilllyyyy !

C'était James qui maugreait sur son chemin. Le regard encore endormi, la mâchoire décollée par un bâillement... pot de colle numéro un la suivait. Voilà où était le problème : elle sortait avec James Potter ! Quelle poisse... enfin pour le rêve ! Enfin... Moi je dis ça je ne dis rien...

Ça faisait donc trois jours qu'en cours de potion son regard passait inévitablement sur l'arrière train du Serpentard ! Elle était curieuse ! Après tout... Si ça se trouve il est pas mal...

- Quiii quiii wya Liiilyyyyyy ? Tutu réponds paaasss...

Encore ce maudit Potter... Encore cette maudite pensée... Encore ce maudits rêve... Et bien Merlin ! Qu'est-ce qu'elle pouvait se préoccuper d'un détail si insignifiant... Vite ! Elle avait un manuel de métamorphose à réviser. Le 1er trimestre allait bientôt terminer !
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Arya644
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Arya644 » 02 mars 2019 - 23:19

Titre : Juin 1976
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1086
Personnages : Severus Rogue
Rating : /
Juin 1976

Le Poudlard express partait en direction de Londres d'ici une heure mais il n'avait rien fait. Sa valise n'était pas faite, son estomac était vide, son dortoir était en désordre. Depuis le début de l'après midi il était recroquevillé dans son lit, les rideaux du baldaquin fermés autour de lui. Il faisait très beau dehors et il aurait du profité de ses derniers instants à Poudlard avant de retrouver le quartier gris et morose où habitait ses parents. Seulement il ne parvenait pas à trouver de solution au problème qui le hantait depuis des semaines : comment renouer le lien avec Lily Evans ?
Elle avait mis fin à leur amitié il y a un mois et demi, lorsqu'il avait été agressé par cette ordure de Potter et qu'elle avait voulu le protéger. Il n'avait pas supporté que quelqu'un soit obligé de venir à son secours face à Potter car il était visiblement trop faible pour se défendre tout seul. Etre brutalisé par cet abruti était déjà une chose pénible, être humilié par des personnes qui avaient pitié de lui et essayaient de l'aider était encore pire. Il avait alors cédé à utiliser l'une des dernières ressources qu'il avait, celle des valeurs de sa maison et ses amis et avait traité Lily de sang de bourbe. Ainsi il n'avait pas perdu la face devant les serpentards, il était resté fidèle à ses principes même dans la difficulté et une pointe de fierté l'avait même traversée.
Puis la réalité de son acte s'était imposé à lui, il avait insulté la personne qui lui était la plus chère et elle n'avait plus voulu lui adresser la parole. Il avait d'abord pensé que c'était passager, Lily avait bon coeur et finirait par lui pardonner. Elle comprendrait que l'insulte lui avait échappé tandis qu'il était dans la détresse et qu'elle ne lui était pas vraiment destinée. Mais il avait eu beau s'excuser encore et encore, Lily refusait de l'entendre.
Il avait espéré qu'après les examens, lorsque la tension des BUSES serait retombée, elle serait plus encline à pardonner. Il s'était fourvoyé, non seulement elle ne lui parlait pas mais elle l'ignorait totalement. Il avait la sensation d'avoir disparu à ses yeux et que quoiqu'il fasse elle ne lui adresserait plus le moindre regard.
Mais il serait à nouveau à côté d'elle tout l'été, leurs parents habitait dans le même quartier et il avait deux mois pour agir.
Ainsi avait-il passé tout son après midi, coucher dans son lit à imaginer milles et une stratégies pour redevenir l'ami de Lily cet été. Il avait prétexté une indigestion à ses camardes et était resté seul à ruminer ses plans.
Soudain le clochet de Poudlard retentit, il était 14h. 14H ? Le Poudlard express quittait le quai à 14h30 ! Vite, il était temps qu'il s'occupe de ses bagages !
Il sauta hors du lit et entreprit de jeter ses vêtements éparpillés et ses parchemins dans la valise. Il vida sa commode, enferma son crapaud dans sa boîte de transport et se mit en chasse de ses livres scolaires. Il érigea une pile dans sa valise et vérifia que le compte y était. Métamorphose ok, Défense contre les Forces du Mal ok, Soins aux Créatures Magiques ok, Arithmancie ok, Histoire de la Magie ok, Sortilèges ok, Potions...potions ?

Où avait-il mis son manuel de potion ? Il ne pouvait pas l'avoir perdu c'était impossible, il était trop précieux et il l'avait toujours avec lui.

-Accio Manuel de Potions ! S'écria t-il, mais rien ne se produisit.

Son manuel n'était pas enchanté pour résister à ce sortilège, il n'était pas là.

Où pouvait-il être ? Quelqu'un lui aurait-il volé ? Quelqu'un qui aurait remarqué tous les maléfices qu'il avait créé et inscrits dedans ? Quelqu'un qui convoiterait tous les détails qu'il avait noté pour réussir brillamment chaque potion ? Ces notes lui étaient inestimables, un grand nombre était une invention de Lily ! Lorsqu'ils débattaient ensemble de potions et s'échangeaient de précieux conseils il mémorisait tous ce qu'elle lui disait et l'inscrivait soigneusement dans son manuel.

Alors il se souvint, Mulciber lui avait demandé deux jours auparavant pour réviser son épreuve de potion à la dernière minute. Il n'avait pas pu lui dire non, ses camarades de dortoir n'étaient par le genre de personne à qui ont pu refuser quelque chose. Et sans eux, il n'avait pas d'avenir après Poudlard.

Mulciber avait oublier de lui rendre mais il l'avait sûrement dans sa valise, rien d'affolant finalement.

Plus calme, il acheva ses bagages en vitesse et sortit de son dortoir en direction de la grande salle. Il attrapa quelques gâteaux qui restaient sur les tables et couru en direction du quai de la gare.

Tous les élèves étaient déjà dans le train et il se hâta d'entrer dans un wagon. Il parcourut toute la longueur du train, traînant son énorme valise derrière lui à la recherche des autres serpentards. Il baissa la tête lorsqu'il croisé le compartiment de Potter puis celui de Lily, pour l'un il n'était pas d'humeur à se battre et pour l'autre il n'avait pas encore trouvé de plan satisfaisant.
Enfin il trouva ses camarades, il pénétra discrètement dans le compartiment et hissa ses bagages au dessus des sièges. Enfin il s'affala à sa place et dit à Mulciber :

- T'aurais pas mon manuel de potions à portée de main ? J'ai bien envie de réviser le dernier sort qu'on a mis au point au cas où quels traîtres à leur sang vennaient à passer devant notre porte…

Mulciber ricana et commença à fouiller ses bagages pour y trouver le manuel de Rogue. Plus les minutes s'écoulaient plus la tension montait en ce dernier. Mulciber semblait aussi plus nerveux, il se mit à retourner ses tas de vêtements avec énergie et quelques chaussettes s'échappèrent du tas.
Il déplia chaque malle, mais rien.

-Je crois que j'ai du le laissé à la bibliothèque Rogue, ou bien dans une salle de révision...dit-il avec malaise.

Voyant le visage de Rogue se durcir il s'empressa d'ajouter :

-On le retrouvera dès le mois de septembre ! On aura qu'à fouiller un peu et on remettra la main dessus !

Non, il n'allait jamais le retrouver. N'importe quel élève tombant sur ce livre serait fou s'il ne le prenait pas. Il était peut être déjà dans les mains d'un autre, perdu à jamais. Il avait perdu son objet le plus précieux, celui qui compilait toutes ses recherches et toutes les merveilleuses trouvailles de Lily...



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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par selket » 02 mars 2019 - 23:43

Titre : Sioc'han résistants
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux
Le stylistique : La première lettre et la dernière lettre de chaque phrase sont identiques.
Le scénaristique : Le personnage principal doit perdre quelque chose de vital.
Fandom : HP
Nombre de mots : 295
Personnages : OC
Rating : TP
Prisonnière de sa tour d’ivoire elle se sent si seule, tellement seule. Et si elle sautait ? Tout à son désespoir elle s’imagine commettre l’irréparable. Elle n’a plus qu’a enjamber la fenêtre et s’élancer. Rien ne l’arrêtera il n’y a plus personne pour arrêter l’invasion. Non plus personne, ils sont tous mort dans cette escarmouche et lui avec. Cela ne sert plus à rien de continuer, ils ne peuvent pas arrêter l’invasion Allemande.
Enfin si, il reste un minuscule espoir, et c’est cette espoir qui la fait tenir. Ronan n’est pas mort pour rien. Non, il est mort en héros. Sauver, ils les a tous sauvés. Son sacrifice n’a pas été vain, ils ont réussis. Si seulement il avait pu rester en vie. Elle sait bien qu’il a fait ce qu’il devait faire, comme elle a fait son devoir. Rien ne pouvait les arrêter lorsqu’ils travaillaient ensemble. Elle aurait voulut rester auprès de lui quand les hommes de Grindelwald leurs sont tombés dessus mais il l’a fait prendre le portoilain d’urgence de force. Elle savait bien que c’est ce qu’elle devait faire, elle devait prévenir que leur cellule était tombée mais en le voyant au prise avec cet homme elle avait voulut rester auprès de lui, se battre à ses côtés mais Ronan en avait décidé autrement.
Tous, ils étaient tous mort sauf elle. Elle avait survécu et devait maintenant vivre avec la perte de l’homme qu’elle aimait. Tellement de mort, mais elle se prenait pourtant à rêver de la sienne. Elle n’en avait pas le droit elle le savait bien. Non elle devait continuer à vivre pour cet enfant qui grandissait dans son ventre, ce fils qui porterait bientôt le nom de son mari. Il fallait continuer à avancer pour cet enfant, l’héritier des Sioch’an.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Charliz » 03 mars 2019 - 00:00

Titre : Shallow
Défi (scénaristique ou stylistique) : Le scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 820
Personnages : Albus et Fanny
Rating : TP
Fanny poussa la porte de la petite chambre d’hôpital et ne fut pas étonnée de le trouver encore là, assis nonchalamment sur la chaise en fer, le regard fixé sur le visage de sa cousine. Il ne sourcilla même pas lorsqu’elle posa la main sur son épaule.

« Comment va-t-elle ?
- Bien. Ils ont soigné ses fractures mais préfère la garder endormie encore un peu. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller. »

Rose n’avait plus rien du corps décharné qui s’était écrasé sur la pelouse, un peu plus tôt dans la journée. Fanny l’avait toujours trouvé terriblement belle, forte, courageuse. C’était quelque chose qu’elle avait pu lui envier mais ce qu’elle aurait aimé cette fois-ci, ça aurait été d’être à sa place, loin de toute conscience, de tout choix, de tous soucis.

« Tout va bien alors. Tu ne veux pas rentrer à l’hôtel en attendant qu’elle-
- Non. »

D’un geste un peu brusque, Albus se détacha de sa main et Fanny se mordit la lèvre. Il ne voulait pas se retrouver seule avec elle, pouvait-elle lui en vouloir ? Pourtant, il fallait bien qu’ils en parlent. Tant pis si Rose devait servir de spectatrice inconsciente : elle tira une chaise pour s’installer à côté de son petit ami.

« Tu sais, souffla-t-elle en fermant les yeux, incapable d’affronter le regard d’Albus, lorsque j’ai compris que… Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, j’étais contente.
- Alors pourquoi…
- Pour toi, pour nous. J’ai fait ce rêve la nuit suivante. Avec cet enfant qui nous ressemblait tout les deux. Et une maison, un loyer à payer, une éducation à mener… Les courses, les factures, la routine. Les soirées où l’on s’étale finalement sur le canapé pour ne plus rien faire, épuisés de notre journée.
- Mais… On en avait déjà parlé, Fanny. Tu voulais de tout ça autant que moi.
- Je crois… J’ai cru que je voulais de tout ça. Mais je n’avais pas pris conscience du poids de ce futur. » Elle se mordilla les lèvres, les yeux fixés sur ses genoux. « Nous deux, c’est trop bien. J’aime ma vie, Al’. J’aime la personne que je suis avec toi. J’ai l’impression que… On est vraiment libre, toi et moi. On fait ce qu’on veut, quand on veut. On n’a pas besoin de se retenir de jurer, de songer à où on dormira si on prend ce portoloin demain pour Pétaouchnock. Je suis amoureuse de toi et de notre vie, et ce machin-là, bah c’est juste un glas qui sonne la fin.
- C’est ridicule. On pourra continuer tout ça, même avec dix enfants.
- Oui, mais ce sera compliqué. Et je ne veux pas que ça devienne compliqué entre nous. »

Le silence s’installa, pesant. Fanny fronça des sourcils, songeant qu’elle n’avait pas tout dit mais ne parvenant pas à formuler ce qu’il lui restait sur le cœur. Albus, lui, ouvrit la bouche, la referma, se leva les poings serrés.


« Pardonne-moi, mais je trouve que tes raisons sont ridicules. »

Des larmes vinrent bruler sa gorge mais ses yeux restèrent résolument secs, fixés sur ses genoux tremblants.

« Je- Tu sais quoi, il ne vaut mieux pas qu’on en parle.
- Albus…
- Je ne vois pas l’intérêt. Ta décision est prise.
- Mais non, enfin, je ne sais pas si…
- Tu ne sais pas si quoi, hein ? »

Sa voix avait été raillante. Fanny était incapable d’envisager le moindre geste, terrorisée à l’idée de le perdre, de tout briser qu’importe la décision qu’elle prendrait. Dans la petite chambre d’hôpital, seule la respiration apaisée et innocente de Rose semblait les arrimer à la réalité.

« Ecoute, souffla Albus d’une voix plus calme, je ne veux pas te parler. Je sais que... je veux respecter ton choix. Je t'aime et je veux que tu puisses décider seule. Si je te parle, j'ai peur d'essayer de t'influencer, d'être injuste et méchant. C'est ton corps, ton avenir.... Mais tu sais, c'est aussi le mien. Je sais que pour toi, seul ton avis compte. Je le sais et je le respecte. Mais j'aimerais juste... j'aimerais juste que tu choisisses avec moi pour cette fois.
- Je veux choisir avec toi ! Mais je sais ce que tu veux et ça me rend malade !
- Un bébé c'est... C'est merveilleux, tu...
- Qu'en sais-tu ? »

Il posa la main sur son menton pour lui faire lever les yeux et Fanny se sentit finalement pleurer.

« Parce que toi, tu es merveilleuse. Et qu’ensemble on l’est plus encore. J’aime tout ce que tu fais, même tes macaronis aux fromages. Même lorsque tu essaies de m’empoisonner avec tes cocktails foireux et de me tuer dans tes plans à deux balles. Cet enfant… C’est la suite logique.
- Et si je n’ai pas envie d’être logique, Al’ ? Si j’ai juste envie de… de toi ? »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par dreamer » 03 mars 2019 - 00:01

Titre : Fichu rêve !
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénar'
Fandom : HP
Nombre de mots : 357
Personnages : Hermione Granger
Rating : TP/-12
« Oh Merlin, Hermione, s’exclama Ron sur un ton rêveur, tu es vraiment la fille la plus parfaite que je connaisse !

Ne pouvant s’empêcher de rougir, la jeune fille cacha ses joues écarlates derrière ses boucles brunes, prétendant ainsi s’occuper avec sérieux de son devoir de Métamorphose. Elle venait de relire celui de Ron, en espérant qu’il arrêterait enfin de lui tourner autour.

Pourquoi ai-je bu cette foutue potion ! Pourquoi Fred m’en a-t-il offert, d’abord ? Se demanda-t-elle, désemparée, tandis que Ron continuait de jacasser.

- Mais enfin, laisse-moi tranquille, Ronald ! Tu ne vois pas que je suis en train de travailler ? Va donc brosser ton balai ou jouer aux échecs avec Seamus !

Toute la Salle commune devint silencieuse suite à son éclat, et Hermione piqua de nouveau un fard. Elle se mordit ensuite l’intérieur de la joue pour s’empêcher de dire à nouveau quelque chose de blessant. Ce n’était pas la faute de Ron s’il avait fini dans son rêve… ni si ce rêve avait pris une tournure on ne peut plus perturbante !

Alors, elle ferma le vieux grimoire posé à côté d’elle, rangea sa plume, son encrier et ses parchemins, et monta se coucher, sans faire attention aux chuchotements médisants sur elle. Une fois arrivée dans son dortoir, elle se laissa tomber sur son lit, tira les rideaux d’un coup de baguette avant de s’enfoncer sous ses couvertures pourpres.

Et, comme pour lui rappeler une dernière fois son rêve de la nuit dernière, sa main rencontra le flacon avec l’étiquette aux couleurs affriolantes affichant Rêve Eveillé, sortilège breveté.

Oh, oui, cette magie était vraiment extraordinaire, au point où Hermione n’arrivait plus à se sortir son meilleur ami de la tête ! Elle voyait sans cesse ses yeux rieurs, puis ses lèvres qui s’approchaient inlassablement ses siennes. Elle avait même la folle impression d’avoir été embrassée ! Sans oublier la sensation des mains de Ron sur sa peau. De ses longs cheveux roux chatouillant ses joues. De son odeur – cette foutue odeur qu’elle avait sentie en inspirant les effluves d’Amortentia !

Fichu Fred ! Fichue Potion ! Fichu rêve !
Parchemin informatisé à remplir pour faire plaisir à l'Equipe des Nuits ! :hug: (Téléscope et manuel d'astronomie non autorisés :mrgreen: )


It ain't easy to keep going when it's hard, Keep shining in the dark, When you wanna fall apart, But I'm a dreamer ♥

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par BellaCarlisle » 03 mars 2019 - 00:03

Titre : Entre rêve et réalité
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique - Un rêve perturbant d'un des personnages doit être au centre de l'intrigue
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 738
Personnages : Elvira (OC), Markus
Rating : Tout public
L’absence d’Elvira ne passe pas longtemps inaperçue. Markus est réveillé par la sensation de vide à côté de lui et il se lève brusquement, parcourant la pièce du regard. Le soulagement l’étreint en voyant sa femme appuyée sur le rebord de la fenêtre et il la rejoint en quelques enjambées, l’enlaçant en la serrant contre son torse.

« Quelque chose ne va pas. »

C’est une affirmation plutôt qu’une question, ce que la sœur d’Ilona perçoit très vite. Son mari embrasse le haut de son épaule, attendant d’en savoir plus. Elvira ne semble pas décidée à lui parler alors il patiente, observant à son tour les lueurs perceptibles à l’extérieur. Leur chambre donne sur la ville, position privilégiée pour apercevoir la vie qui suit son cours jour après jour malgré les menaces qui pèsent sur chaque être vivant. Les lampadaires diffusent une lumière assez puissante pour effacer les ombres des quartiers aux yeux du premier des Vampires qui concentre son attention sur les quelques humains qui bravent la nuit sans la moindre peur.

Inconsciemment, l’une de ses mains se pose sur le ventre rond de son épouse, en un geste de protection. Le quartier général de la Nouvelle Assemblée est censé offrir une grande sécurité à tous ses résidants mais Markus n’a pas entièrement confiance en ces systèmes technologiques. Paradoxalement, il se sentait plus à l’abri au sein de son ancien château, uniquement gardé par des soldats Vampires, que dans cette parodie de forteresse où chaque chose dépend d’une énergie qui pourrait leur faire défaut. Lucian s’est moqué de sa paranoïa en insistant sur le fait que son repaire médiéval ne valait pas les mesures actuelles de défense, ce que le plus vieux n’a pas relevé. Le Lycan est plus à l’aise que lui dans ces lieux modernes et ne regrette pas les constructions en pierre de leur passé.

Le fils d’Alexander n’est pas rassuré, et cela depuis plusieurs jours. La grossesse d’Elvira n’est sans doute pas étrangère à son état agité, d’autant plus que l’adversaire n’est plus si loin. Jamais encore Markus n’a eu l’impression d’être aussi impuissant à protéger ceux qu’il aime et il craint régulièrement d’ouvrir les yeux sur un monde vide de la présence de sa femme. Les balles à ultraviolet améliorées par Antigen pendant la Purge ont été récupérées et de nouveau modifiées, ce qui rend leur utilisation plus efficace. Pour la seconde fois depuis des siècles, les Vampires n’ont plus l’ascendant sur les mortels, encore moins sur le groupe de Lycans qui a pour objectif la destruction de tous leurs ennemis héréditaires.

« J’ai fait un rêve. »

La voix d’Elvira tire l’hybride de ses pensées. Sa femme a posé une main sur la sienne dont elle caresse distraitement le dos.

« J’ai vu ce monde sombrer, Markus. Il n’y avait plus que le feu et la mort. Tous nos amis ont perdu la vie sous les armes de l’ennemi, et tu pleurais sur mon cadavre.
— Tu ne dois pas t’inquiéter pour un rêve. Tu sais aussi bien que moi que la situation actuelle nous pousse à craindre pour la survie de tout le monde. Ce n’est pas bon pour toi de te faire autant de souci.
— Je t’en prie, je ne suis pas en porcelaine, réplique la femme sur un ton tranchant. Ce ne sont pas quelques heures qui m’empêcheront d’aller bien. J’ai peur que tout soit réel. »

Le premier des Vampires ne dit rien, percevant une pointe de détresse chez Elvira. Ce n’est pas la première fois qu’un rêve la secoue à un niveau tel qu’elle ne dort pas mais son aveu de sa peur, lui, est unique. Autrefois, ses songes étaient la manifestation du don de son frère, une vision de l’avenir. Elle avait toujours un sentiment de crainte au moment d’aller se coucher parce qu’elle s’interrogeait sur ce qu’elle risquait de voir en dormant. La connexion entre leurs esprits s’est rompue mais Markus a conscience du doute qui berce sa femme. Chaque rêve est synonyme d’un possible retour d’un aperçu du futur et, si celui-ci est un signe de ce qui les attend, alors ils vont devoir redouble de vigilance.

« Personne te faire du mal, Elvira. »

Bientôt, son épouse sera mère et il ne laissera pas quelqu’un la priver de ce bonheur nouveau. Si son rôle est de se battre contre le monde entier pour éviter que son rêve devienne réel, alors il le fera.

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par selket » 03 mars 2019 - 00:05

Très en retard thème de 22H (je n'avais pas vu qu'il n'avait pas été posté )

Titre : Sioc'han résistants
Défi (scénaristique ou stylistique) : les deux
Le stylistique : La première lettre et la dernière lettre de chaque phrase sont identiques.
Le scénaristique : Le personnage principal doit perdre quelque chose de vital.
Fandom : HP
Nombre de mots : 295
Personnages : OC
Rating : TP
Prisonnière de sa tour d’ivoire elle se sent si seule, tellement seule. Et si elle sautait ? Tout à son désespoir elle s’imagine commettre l’irréparable. Elle n’a plus qu’a enjamber la fenêtre et s’élancer. Rien ne l’arrêtera il n’y a plus personne pour arrêter l’invasion. Non plus personne, ils sont tous mort dans cette escarmouche et lui avec. Cela ne sert plus à rien de continuer, ils ne peuvent pas arrêter l’invasion Allemande.
Enfin si, il reste un minuscule espoir, et c’est cette espoir qui la fait tenir. Ronan n’est pas mort pour rien. Non, il est mort en héros. Sauver, ils les a tous sauvés. Son sacrifice n’a pas été vain, ils ont réussis. Si seulement il avait pu rester en vie. Elle sait bien qu’il a fait ce qu’il devait faire, comme elle a fait son devoir. Rien ne pouvait les arrêter lorsqu’ils travaillaient ensemble. Elle aurait voulut rester auprès de lui quand les hommes de Grindelwald leurs sont tombés dessus mais il l’a fait prendre le portoilain d’urgence de force. Elle savait bien que c’est ce qu’elle devait faire, elle devait prévenir que leur cellule était tombée mais en le voyant au prise avec cet homme elle avait voulut rester auprès de lui, se battre à ses côtés mais Ronan en avait décidé autrement.
Tous, ils étaient tous mort sauf elle. Elle avait survécu et devait maintenant vivre avec la perte de l’homme qu’elle aimait. Tellement de mort, mais elle se prenait pourtant à rêver de la sienne. Elle n’en avait pas le droit elle le savait bien. Non elle devait continuer à vivre pour cet enfant qui grandissait dans son ventre, ce fils qui porterait bientôt le nom de son mari. Il fallait continuer à avancer pour cet enfant, l’héritier des Sioch’an.
Et thème de 23h

Titre : Soizic Sioch'an l'héritière
Défi (stylistique) : Inclure dans le texte les mots suivants : dos, raie, mie, face, saule, las, scie
Fandom : HP
Nombre de mots : 369
Personnages : OC
Rating : TP
Elle était la dernière des Sioch’an. Soizic Sioch’an ’héritière. Fille de résistants. Arrière-petite-fille de Henri Lacaze Duthiers, professeur de la Sorbonne et fondateur de la station Biologique de Roscoff. Son père et son grand-père paternelle avait été sauveurs de folklores, collecteurs d’imaginaires. Sa grand-mère maternelle était la comtesse Héléne de Fontenilliat celle qui avait dirigé le centre pour enfant tuberculeux de Perharidy.
Et malgré tout ces illustres ancêtres elle se retrouvait devant cet homme sans savoir quoi faire. Avec l’impression d’être une raie sur l’étal du poissonnier elle restait là la bouche grande ouverte à dévisager cet inconnu qui lui était rentré dedans. Inconnu qui arborait une mine toute aussi ahurit que la sienne tout en se frottant le dos. Par Morgane qu’es ce qu’elle détestait les magasins moldus mais avec son elfe malade et l’épicier sorcier en vacances elle n’avait pas eut le choix que de s’y rendre. Las elle passa sa main sur le visage, tentant par la même occasion de reprendre contenance. Une fois son envie de hurler sur l’étranger passée elle entrepris de l’aider à ramasser ce qu’il avait fait tomber sous la force de l’impact. De la voir se baisser pour ramasser ses affaires fit reprendre vie à l’homme. Tout en la remerciant de son aide il se présenta dans un Français impeccable quoique avec un léger accent. C’est ainsi que toujours avec le paquet de pain mie de l’homme dans les bras elle lui serra la main qu’il lui tendit. Bien décidé à prendre congé au plus vite afin de partir chercher à la quincaillerie la nouvelle scie que lui avait demandé son jardinier elle s’apprêtait à tourner les talons lorsqu’elle entendit son interlocuteur se mettre à jurer sur Morgane en ramassant le paquet de pain de mie qu’il avait fait retomber. Le juron peu commun la fit sourciller ainsi Jo McKinnon était lui aussi sorcier. Eh ben dis donc ça c’est une surprise, avec un grand sourire elle se plantant face à l’Anglais pour se présenter cette fois-ci en bonne et due forme. Tout surpris celui-ci fit mine de ne rien comprendre jusqu’à ce qu’elle fasse légèrement sortir un léger bout de sa baguette en saule.

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Mikoshiba » 03 mars 2019 - 00:06

Titre : Shadik
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux défis de 23h
Fandom : HP
Nombre de mots : 603
Personnages : Gabrielle et Megan
Rating : /
- MAMAAAAAAN !

Je fais un bond dans mon lit. Qu'est-ce qui se passe ?

- MAMAAAAANNNNNN !

C'est Megan qui hurle comme ça ? Par Merlin, qu'est-ce qui lui arrive ? Mon bébé, quelqu'un est en train de l'attaquer ? Je crois que je n'ai jamais entendu sa voix aussi paniquée. En moins de deux secondes, j'ai traversé le couloir et je suis à son chevet, la prenant dans mes bras.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ma puce ?

Je lui frotte le dos pour la réconforter.

- J'ai fait un rêve horrible !
- Un cauchemar ?
- Ouiiiiiiiii !

Et elle éclate une nouvelle fois en sanglots. Je la prends contre moi et la berce doucement. Elle commence à devenir une grande de 6 ans, et les moments où elle se laisse câliner deviennent de plus en plus rares, alors j'en profite dès que possible. Je lui caresse les cheveux, essayant de les remettre un peu en ordre (même si ça fait maintenant quelques années que j'ai abandonné l'idée de lui faire une raie bien nette), pendant qu'elle tente de retrouver ses esprits entre deux grandes aspirations d'air.

- Tu veux que je te fasse un sandwich au fromage ? Ça ira mieux ?
- Je veux pas être toute seule.
- Alors, descends avec moi.

Elle hoche la tête mais ne bouge pas. Ok. Je sais pas de quoi elle a peur, mais ça doit être particulièrement horrible. J'attrape son peignoir, lui enfile tant ben que mal, puis je la porte jusqu'à la cuisine, où je l'assieds sur la table. Les volets étant fermés, j'attrape ma baguette et ses sandwiches se font d'eux-mêmes, les couteaux découpant le pain de mie et le fromage pendant que je nous sers des verres d'eau.
Je m’assois sur une chaise en face d'elle alors que les assiettes atterrissent sur la table. Je range ma baguette dans ma poche et je regarde Megan mâchouiller un bout de son sandwich.

- Tu veux me raconter ton rêve ma puce ?
- Il y avait un ours. Mais il était pas entièrement un ours. C'était comme un robot. Et il avait un dard sur le dos. Et il voulait attaquer nous attaquer alors qu'on était dans la cabane alors que personne peut nous attaquer dans notre cabane !
- La cabane de la petite forêt ? Celle dans le saule ? Ou celle du jardin ?
- C'était dans une grande forêt, et on avait des étages, un salle pour se battre et une salle pour donner des bals. C'était dans une grande ville avec plein de gens qui jouaient au loto partout. Mais il y avait la forêt dans la ville tu vois ?

Ma fille rêve de Las Vegas. On aura tout vu.

- Et là, du dos de l'ours qui voulait nous attaquer, il y a comme une roue qui sort au bout de son dard et qui scie la porte qui nous protégeait ! Et toi, tu lui as donné une bière, l'ours il t'a dit merci et après il a voulu manger la maitresse !
- Doh ! Il a voulu manger la maitresse ? Mais pourquoi ?
- Pour aller avec sa bière ! Et là j'ai crié, et je me suis réveillée mais j'ai peur pour la maitresse tu crois qu'elle va bien Maman, dis tu crois qu'elle va bien ? Tu crois que l'ours il a réussi à la manger ?
- Les robot ça mange pas les maitresses. Ça mange des vis et des boulons les robots. Ne t'inquiètes pas, tu vas la retrouver à l'école la maitresse.
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Sexy free and single I'm ready to bingo


AVEZ-VOUS VU LES BELLES QUENOUILLES LE QUESTIONNAIRE DE LA TOUR D'ASTRONOMIE ?

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par AliceJeanne » 03 mars 2019 - 00:09

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1102
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : /
Rym grommela lorsque Farkas la réveilla en la secouant comme si elle avait été un vulgaire prunier. C’était bien la dernière fois qu’elle autorisait son meilleur ami à dormir avec elle, il était vraiment pénible entre ses allées et venues entre ses diverses conquêtes et ses lubies de partir faire un tour du château en courant avant le lever des autres gardes.

« Quoi ? Croassa-t-elle en veillant bien à mettre tout l’agacement du monde dans son intonation.
- Il faut absolument que je te raconte le rêve que je viens de faire ! S’exclama-t-il visiblement aussi perturbé qu’excité.
- Et cela ne pouvait pas attendre ce soir ? Grogna Rym en se faisant la réflexion qu’il n’était pas encore trop tard pour qu’elle l’envoie finir sa journée dans le couloir.
- J’ai peur de l’oublier, se défendit-il. »

L’hybride roula des yeux. Naturellement, Farkas n’avait rien trouvé de mieux à faire que de la réveiller afin de lui raconter un songe saugrenu fomenté par son cerveau pervers et délirant. Elle accéda cependant à sa demande, consciente que si elle émettait la moindre objection, elle pouvait dire adieu au sommeil pour les prochaines heures.

« Nous étions tous les deux, commença-t-il. »

Rym se fit la réflexion que cela partait déjà très mal. Elle se fit la promesse que si les prochains mots du jeune-homme étaient « et nous étions nus » elle le jetterait du lit sans autre forme de procès. La tirer des doux bras de Morphée pour lui conter un rêve était une chose, lui faire part de ses fantasmes en était une tout autre et elle préférait ignorer ceux-ci afin de se préserver des quelques cauchemars qu’ils pourraient engendrer.

« Et tu tenais notre enfant dans tes bras… »

Rym manqua de s’étouffer, réflexion faite, elle aurait largement préféré qu’il les imagine nus en train d’explorer toutes les positions sexuelles possibles et réalisables.

« Je te préviens, si tu continues je t’assomme, le menaça-t-elle.
- Tu manquerais le plus perturbant dans ce cas, lui indiqua-t-il.
- Ah… et moi qui croyais naïvement que tu venais justement de m’en faire part. »

Farkas fronça les sourcils et reprit son explication en ajoutant bien trop de détails pour les nerfs de son amie qui osait à peine se demander ce qui avait bien pu lui passer par la tête avant qu’il n’aille rêver qu’ils étaient tous deux parents. Un frisson la parcourut à cette idée et bien qu’elle ne sut dire s’il s’agissait de gène ou d’autre chose, elle préféra ignorer cette sensation pour se focaliser sur le jeune-homme à ses côtés.

« Kosta et Semira étaient en face de nous et nous félicitaient.

- Effectivement, il y a plus de chances que je ne t’épouse plutôt que ces deux énergumènes se comportent de façon agréable envers nous. »

Farkas sembla réfléchir intensément et Rym hésita un instant à lui envoyer un oreiller dans la figure afin d’éviter qu’il ne se fasse trop d’idées.

« Mais le plus bizarre c’était que Viktor souriait en nous observant. »

Rym arqua les sourcils. Donc ce qui perturbait le plus Farkas dans son rêve c’était que leur Aîné des plus maussades, qu’ils n’avaient en tout et pour tout vu qu’une brève fois leur sourit. A vrai dire cela pouvait presque se tenir, le père de Sonja ne semblait pas tellement capable de plus qu’un grognement par-ci par-là en guise de dialogue.

« Au début je le trouvais très réaliste ce rêve et puis lorsque j’ai vu Viktor je me suis dit que quelque chose n’allait pas. Etant donné ce que nous sommes il ne sourirait certainement pas. Ou alors sadiquement en nous attachant tous les trois sur un bucher.
- Sois sans crainte, se permit de rire Rym, cela n’arrivera certainement pas ! »

Devant l’air interloqué du jeune-homme elle rajouta avec malice.

« Jamais tu ne verras de moi plus que ce que tu n’as pas déjà vu en dépit de ma vigilance ! »

Farkas haussa les épaules et se recoucha, imitant ainsi son amie qui était plutôt satisfaite de lui avoir cloué le bec.

« C’est dommage, il était vraiment mignon cet enfant, Rym. Tu es certaine que tu ne veux pas y réfléchir ?
- Dors Farkas, ou alors tu n’auras plus jamais l’occasion de réfléchir.
- Je suis certaine qu’au fond de toi tu me trouves irrésistible, minauda-t-il à son oreille.
- Dans tes rêves uniquement ! Déclara-t-elle en lui assenant un coup de traversin. »

oOo


Quelques siècles plus tard…

Un hurlement troubla la quiétude de la cité nordique et se répercuta en écho sur toutes les parois de la grande chambre dans laquelle un couple se reposait. La jeune-femme, éveillée en sursaut par les cris de son compagnon tentait tant bien que mal de le réveiller. Elle y parvint au bout d’une poignée de secondes et Farkas s’assit avec difficulté, peinant à retrouver un rythme respiratoire normal. Rym lui frottant doucement le dos en attendant qu’il se calme mais les sanglots qui s’échappaient de ses lèvres ne semblaient pas vouloir se tarir.

« Tout va bien, chuchota-t-elle en l’enserrant de ses bras, je suis là, nous sommes en sécurité, tu n’as rien à craindre. »

Le jeune-homme se cramponna à l’hybride comme si sa vie en dépendait et les minutes s’égrainèrent avec lenteur avant qu’il ne parvienne à se décrocher un peu d’elle et à articuler quelques mots.

« Sonia, geignit-t-il.
- Elle dort, le rassura-t-elle, elle est dans son lit à quelques mètres. Tu veux que j’aille la chercher ?
- Non, hoqueta-t-il. C’est juste que… ce cauchemar était horrible. Je vous ai vues, toutes les deux m…
- Chut, le coupa-t-elle, quoiqu’il ait pu se passer dans ton rêve cela n’arrivera pas. Comme tous les rêves, cela n’a pas valeur d’avenir. »

Il hocha la tête et se laissa doucement bercer dans les bras de la mère de sa fille. Lorsque les larmes se tarirent enfin il releva la tête, un petit sourire mi-taquin, mi-angoissé, peint sur son visage.

« Pourtant je me souviens d’un de mes rêves qui s’est réalisé ! S’exclama-t-il.
- Certes, accepta Rym, comprenant de quel rêve il s’agissait, Farkas ayant été pénible durant de nombreuses nuits à cause de celui-ci, mais il ne s’est pas réalisé dans son intégralité.
- Ni Kosta, ni Semira n’étaient là, concéda-t-il, cependant tu noteras que Viktor, contre toute attente a sourit en voyant notre fille pour la première fois. »

Rym esquissa elle-même un sourire. Effectivement, l’Aîné, malgré sa mauvaise humeur, avait été bien incapable de résister au charme de la petite immortelle.
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Lost Greenie » 03 mars 2019 - 00:12

Titre : Comme dans son rêve
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Overwatch
Nombre de mots : 528
Personnages : Ashe
Rating : Tout public
Elizabeth se réveilla, le rêve qu'elle venait de faire la laissant dans un état de stupeur encore bien palpable. Elle n'avait pourtant pas fait de cauchemar à proprement parler, non. Juste un songe quelque peu perturbant. Perturbant car il faisait écho à sa famille. À ses parents pour être plus exacte. Ses parents qui l'avaient laissée seule dès le plus jeune âge. Aucune attention donnée, aucune trace d'amour. Seulement de brèves et distantes interactions durant les courtes périodes où ils la voyaient. Parfois, elle restait plusieurs semaines seule dans leur grande demeure, tandis qu'ils partaient travailler à ramener toujours plus de biens. Ne restait avec elle que leur major d'homme, Bob. Si la situation lui avait pesé au début, elle s'était vite habituée à la présence silencieuse de l'omniaque venant animer un peu ses longues heures de solitudes. Puis en grandissant, elle s'était vite trouvé des occupations bien plus intéressantes que l'école. Elle allait de moins en moins en cours, préférant tirer sur des bouteilles vides dans l'immense jardin sur fond sonore de musique country et de rock. La jeune bourgeoise se transformait petit à petit en rebelle, côtoyant bien vite les bars les plus mal famés où elle déclenchait parfois même quelques bagarres. A seize ans, elle était connue des services de police et commettait régulièrement de petits larcins, entre deux provocations de gangs locaux. Ça l'amusait. Pour elle, c'était une manière comme une autre de passer le temps, bien plus mouvementée et stimulante que de rester sagement à la maison à attendre que des parents qui, de toute évidence, se fichaient éperdument de son existence, daignent lever le nez de leurs affaires.

Et si son rêve la perturbait à présent, c'était car il lui avait plu. Dans ce dernier, elle était partie, définitivement, emmenant avec elle le major d'homme qui l'avait éduquée. Elle avait tout planté derrière elle et avait rejoint sa joyeuse bande, pourtant que très récemment rencontrée. Des enfants délaissés, tout comme elle. Des jeunes qui avaient appris à vivre par eux mêmes, et qui, en cherchant un peu de réconfort et de distraction avaient tout aussi mal tourné qu'elle. Ensemble, ils se sentaient invincibles. En très peu de temps, elle avait vécu avec ces trois garçons des moments inoubliables. Le sentiment d'accomplissement après un casse réussi, l'excitation grandissante avant de passer à l'action, l'adrénaline de la fuite. Elle ne voulait jamais que cela s'arrête. Et plus elle pensait à ce rêve, plus elle avait envie de le rendre réalité. Elle ne voulait plus se contenter de rejoindre ses amis, commettre un petit délit et rentrer se coucher le soir au manoir des Caledonia. Elle voulait que, comme dans son rêve, les choses grandissent. Elle voulait avoir leur propre repère, voir les choses en grand et s'attaquer à bien plus que les quelques voyous qui traînaient près de la voie ferrée. Elle voulait faire mieux que de se contenter de subtiliser un stetson et des cigarettes chez le commerçant du coin.

Alors, sans réfléchir, elle se leva de son lit. Emmena quelques affaires dans un sac et discrètement, sortit sans un bruit, sans dire au revoir. Le sourire aux lèvres. Comme dans son rêve.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par selket » 03 mars 2019 - 00:39

Titre : Un crapaud est toujours dangereux
Défi (scénaristique) : Un animal dangereux intervient dans votre texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 223
Personnages : Meliane Jones (OC)
Rating : TP
Es ce qu’un crapaud est un animal dangereux ? Cela se peut s'ils sont venimeux. Mais les crapauds anglais ne sont pas connus pour leur venin. Mais Meliane Jones se moquait bien de savoir si l’animal en question que lui montrait son ami dangereux ou non.
Prise d’une peur panique elle se mit à hurler faisant sursauter la dangereuse créature qui lui sauta presque dessus en un sursaut de désespoir. Paniquée la jeune gryffondor se mit à trembler. Son ami fort embarrassé entrepris de jeter la malheureuse bête le plus loin possible d’eux. Pourquoi avait-il voulu faire cette mauvaise blague à la jeune fille ? Il avait cru que ça serait marrant de lui faire peur. Mais il ne pensait pas que lorsque Meliane disait qu’elle avait peur des batraciens s’était à ce point. Malheureux, il prit la jeune fille tétanisée dans ses bras qui s’était mise à sangloter. Tentant de la rassurer, il se promit de protéger dorénavant son amie de ces horribles créatures. Car certes un crapaud non-venimeux ce n’est peut-être pas dangereux, mais lorsqu’on est batracophobe on se soucie guère de savoir si la bestiole est venimeuse ou non. Et puis en y repensant cette histoire avait été bien dangereux pour quelqu’un. Là-bas dans les fourrés gisait un crapaud hébété qui se demandait bien ce qui s’était passé.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Charliz » 03 mars 2019 - 00:53

Titre : /
Défi (scénaristique) : Scénaristique (Lel!)
Fandom : HP et Gwendalavir
Nombre de mots : 430
Personnages : Lucy, Ellana, Eryn et Destan
Rating : TP
Lucy sursauta alors qu’Ellana apparaissait d’un coup au niveau de la charrette, calant le pas de son cheval à celui de ceux qui tirait son véhicule.

Elle ne put s’empêcher de rougir, terriblement gênée.

La femme avait le regard d’une mère qui juge. D’une mère qui savait que Lucy s’était tapé son fils l’avant-veille.

Lucy croisa les bras sur la poitrine et se laissa glisser au fond du banc de bois inconfortable.

« Dans combien de temps arriverons-nous à Al-Jeit ? souffla-t-elle discrètement à Eryn.
- Un jour et demi, au moins.
- Génial…
- Tu es si pressée de nous quitter ? »

Elle ouvrit la bouche, prête à crier que oui, elle détestait cet endroit et que sa vie était dans l’autre monde, et puis son regard ripa sur le dos bien droit de Destan qui menait le convoi. Il était plus détendu que lors de leur rencontre et ne lui avait pas adressé la parole depuis qu’ils avaient retrouvé le groupe.

Son cœur se serra malgré elle et Lucy se mit une gifle mentale. Elle était ridicule. Deux semaines plus tôt, elle était au Ministère de la Magie avec ses cousins, sa vraie famille. Eux, la connaissait, songeait à elle, devait se demander ou elle avait bien pu passer.

Ici, elle n’avait rien à faire et aucun avenir.

Eryn lui donna un coup d’épaule avec un sourire énigmatique. La jeune femme était la seule personne de ce monde saine d’esprit et capable de comprendre son besoin de retourner auprès des siens. Tout comme Elio. Mais ce dernier était si complice avec Destan que Lucy ne pouvait s’empêcher de se méfier.

« Tu sais monter ? » demanda une voix à sa droite.

Elle sursauta de nouveau alors qu’Ellana la sondait du regard. La Blonde avala difficilement sa salive.

« Non.
- C’est un tort. Je vais te laisser Sérénité pour le reste de la journée. Tu dois gagner en autonomie, en cas de besoin.
- Ah. »

Lucy baissa les yeux vers la monture, soudainement nauséeuse.

Avant d’arriver en Gwendalavir, elle n’avait rencontré ces bêtes que dans des livres et des romans moldus, et si elle avait affronté de pires monstres lors de ses études à Poudlard, le regard vicieux du cheval ne la rassurait pas.

Ellana stoppa le convoi et lorsque Destan se retourna avec un air blasé, la sorcière ne put s’empêcher de l’implorer du regard pour qu’il la sorte de cette situation : elle n’avait aucune envie d’apprendre à apprivoiser ce truc !

Le jeune homme ne lui répondit que par un sourire moqueur.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par BellaCarlisle » 03 mars 2019 - 01:00

Titre : Le serpent à plumes
Défi : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 808 (compteur en ligne)
Personnages : Hailey (OC), Lorcan Scamander
Rating : Tout public
« Ils se sont rendus compte du fait que leur magie augmentait à chaque sacrifice. Ce n'était pas une question de croyance, au contraire des moldus, mais bien l'observation d'un lien cause et conséquence. »

Hailey entend la fascination dans la voix de son ami et elle hausse un sourcil. Lorcan a toujours fait preuve d'une certaine forme d'exubérance quand il s'agit d'animaux fantastiques et de légendes de tous les coins mais là, il va plus loin qu'à son habitude. Le jeune homme lui a promis qu'ils visiteraient les anciennes cités pré-hispaniques, qu'ils verraient les pyramides érigées à la fois par les sorciers et les moldus, mais elle n'imaginait pas qu'il dévorerait le guide de l'histoire locale. Chaque pas est presque un miracle tant il parle avec animation de cette époque un peu lointaine où les hommes sacrifiaient leurs semblables pour avoir un ascendant sur la météo, où ils construisaient des bâtiments impressionnants et où ils vouaient un culte à des divinités protéiformes. Ce dernier point, comme la Poufsouffle l'a appris, concerne principalement les moldus car les sorciers ont rapidement joué sur la crainte de ceux qui n'avaient aucune magie pour leur apparaître comme des êtres supérieures.

La jeune femme apprécie cette excursion en territoire inconnu, aussi bien pour toutes les nouvelles espèces animalières que pour la découverte de la présence de la magie au Mexique avant l'arrivée des colons. Plusieurs historiens de la Magie ont rédigé des traités sur l'impossibilité d'un développement magique sur ce continent mais tout laisse penser qu'il y a bien eu des sorciers avant la venue des Vikings et des Européens. Depuis leur départ de Poudlard, après l'obtention de leurs A.S.P.I.C, Hailey s'est mis en tête l'objectif de démontrer à tous ces historiens prétentieux qu'ils ont tort. La magie est partout autour d'eux, sous des aspects certes variés, mais elle est là. Leur expédition au Mexique lui a confirmé ses premières hypothèses et les informations distillées au fur et à mesure par l'arrière-petit-fils de Newt Scamander ne font que valider ses théories.

« Récemment, des écrits ont été retrouvés, continue Lorcan sans faire attention à l'expression de sa meilleure amie. Ils n'ont pas encore pu être complètement déchiffrés mais la traduction des premières pages est incroyable. Les couteaux utilisés dans les sacrifices ont fini par absorber une partie de la magie.
— Ce n'est pas si étonnant, réplique Hailey. On a déjà vu des artéfacts avec de la magie emprisonnée à l'intérieur.
— Ce que je veux te dire, c'est qu'au départ, ces couteaux étaient normaux. Puis après la mort du sacrifié, l'obsidienne s'est chargée de magie. Une partie partait vers le sacrificateur tandis qu'une autre restait dans l'objet.
— Oh, je comprends maintenant ! s'exclame la jeune femme. Si c'est de l'énergie du passé, elle a beaucoup de choses à nous apprendre ! »

Ils échangent un sourire victorieux, non seulement heureux d'être là tous les deux mais aussi satisfaits de ne pas avoir fait le déplacement pour rien.

Leur sentiment positif est cependant de courte durée car un cri inhumain vient briser leur quiétude. Hailey se rapproche de son ami en essayant de ne pas céder à la panique, consciente malgré tout du fait que cet endroit recèle des espèces très dangereuses. Lorcan prend sa main sans un mot, signifiant par ce geste qu'il est là et que tout ira bien, son regard fixé sur le tas de feuillages au sol. Quelque chose lui paraît ramper devant eux et ils retiennent un hoquet de surprise lorsque la bête se dresse devant eux.

Il ne fait aucun doute que l'étrange animal qui les toise est à l'origine du cri. Son corps est semblable à celui d'un serpent, aussi long et épais, avec des yeux vifs qui captent chacun de leurs mouvements. Là où devrait se trouver des écailles, ce sont des petites plumes qui recouvrent la peau. L'ironie de la situation est telle que la jeune femme laisse échapper un rire nerveux. Son meilleur ami lui lance un coup d'œil alarmé mais elle ne s'arrête pas pour autant.

« Regarde ce que c'est. On dirait un serpent à plumes. »

Quetzalcoátl. La divinité répandue chez les Aztèques.

L'animal réagit à l'entente des paroles de l'ancienne Poufsouffle, dardant une fine langue en leur direction. Instinctivement, Hailey devine que la créature n'est pas inoffensive et que ce n'est sûrement pas un hasard si elle ressemble littéralement à l'expression employée pour designer le dieu aztèque.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demande-t-elle.
— On tente de ne pas se faire tuer, répond Lorcan d'une voix mal assurée. »

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Mikoshiba » 03 mars 2019 - 01:08

Titre : Le faisan
Défi (scénaristique ou stylistique) : Les deux défis de minuit
Fandom : Kaamelott
Nombre de mots : 145
Personnages : Le faisan
Rating :
Scratch ! Le faisan se promène dans la forêt. Des branches craquent sous ses pattes, Cric, Crac. Soudain, il s'immobilise. Il entend des bruits provenir d'une clairière non loin. Des bruits comme Cling ! Clang ! Des armures ?
Glouuu ! Il pousse un cri de frustration. Qui ose venir la nuit faire du vacarme dans SA forêt ?!
- Hiiiiii ! Sire, vous avez entendu ?
Tsss. Voilà. Des chevaliers. Ils se croient vraiment tout permis ceux-là.
D'ailleurs, en voilà un qui s'approche. Le faisan aurait bien envie de l'attaquer, mais il remarque au dernier instant l'épée qui pend à la ceinture de l'étranger. Ouf ! C'était moins une ! Il vaut mieux rester à l'abri. L'ours d'une toise et demi, en revanche, n'a pas eu cette présence d'esprit et se retrouve en moins deux avec la tête en moins. Outch. Violent ce type.
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Sexy free and single I'm ready to bingo


AVEZ-VOUS VU LES BELLES QUENOUILLES LE QUESTIONNAIRE DE LA TOUR D'ASTRONOMIE ?

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par Charliz » 03 mars 2019 - 01:41

Titre : Maintenant battez-vous !
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 459
Personnages : Ron Weasley et Drago Malefoy
Rating :
Drago s’était enfuit dès qu’il avait senti le regard de Weasley sur sa main et celle de Rose liées.

Il était monté à l’étage du Manoir que son fils avait loué pour célébrer ses fiançailles, à la recherche d’une salle de bain pour s’y enfermer, le cœur battant et les mains moites.

Il était stupide, ridicule, inconscient. Lui et Rose s’étaient séparés plus d’un an plus tôt, et sur un coup de tête, il avait saisi la première occasion pour lui voler un contact, aussi chaste soit-il. Et aussi peu discret soit-il. Il avait failli une poignée de secondes à Ron Weasley pour saisir la tension qui liait les deux anciens amants.

« T’es qu’un con, grinça-t-il.
- Ouais, t’as raison. »

Drago sursauta, se retourna, juste à temps pour apercevoir le poing foncer sur son visage. Sonné, il heurta le mur, se recroquevillant sur lui-même pour palier les coups qui ne tarderaient pas à suivre, mais Ron Weasley le força à se redresser violemment, agrippant le col de sa robe pour le plaquer contre une porte.

« Espèce de petite ordure ! Pédophile !
- Mais t’es complètement malade !
- Ta gueule ! »

Nouveau coup, sur la mâchoire. Drago sentit son visage craquer, vit des étoiles danser, se redressa juste à temps pour repousser une nouvelle attaque.

« Putain, tu- »

Ron lui cracha au visage, Drago eu un mouvement de recul, sentit un genou lui percuter l’estomac. Son souffle se coupa, ses jambes lâchèrent. Il leva les deux mains en l’air pour supplier de mettre fin à cette pluie de coup.

« Stop ! C’est bon, j’ai compris, ok ?!
- Je ne suis pas sûr ! »

Nouveau coup de pied, qui le repoussa au sol.

« Tu as touché à ma fille, Dégénéré !
- Ouais ! Ouais, j’ai touché à ta fille ! Hurla Drago en essuyant un filet de sang au coin de ses lèvres. Et elle ne demandait que ça !
- Oh, toi !
- Elle ne demandait, ok ?! C’est fini ! Elle m’a plaqué ! »

Ron se figea, poing en l’air, regard écarquillé, alors que Drago se redressait douloureusement contre la paroi du couloir, tremblant.

« Elle m’a laissé tomber comme une vieille merde. T’es content ? »

Son visage se contracta dans un sanglot ridicule et il détourna la tête pour masquer son émoi. Ron, essoufflé, se laissa glisser contre le mur en face de lui.

« Ouais. Je savais que j’avais bien élevé cette gamine. »

Drago le foudroya du regard alors que Ron semblait immensément fier de la réaction de Rose. Il regarda sa main dont les jointures commençaient à saigner.

« Ça fait quand même un bien fou de te frapper. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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hazalhia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par hazalhia » 03 mars 2019 - 01:55

Titre : Fleur de printemps
Défi (scénaristique ou stylistique) : écrire en s'inspirant d'une chanson
Fandom : Hunger Games
Nombre de mots : 657
Personnages : Katnisse/Prim
Rating : /
https://www.youtube.com/watch?v=h3lWwMHFhnA

Tu m'as appris le courage des étoiles avant ton départ
Comment la lumière continue sans cesse, même après la mort
À bout de souffle, tu as expliqué l'infini
À quel point il est rare et magnifique de seulement exister


Je me suis souvent demandé laquelle de nous deux était la grande soeur ses dernières années. Tu avais grandi si vite, en partie à cause de la guerre et de la pauvreté mais surtout parce que tu avais cet esprit vif. Tu étais capable d’agir en adulte avec calme, là ou je ne savais faire que fuir ou attaquer.
J’ai parfois pensé que tu étais un peu naïve, d’essayer de voir le bien partout mais j’aimais cette partie là de toi. Elle mettait un peu lumière là où je ne voyais que désolation et destruction.
J’aurais fait n’importe quoi, j’aurais donner ma vie sans la moindre hésitation pour que cela permette que tu ne perdre jamais cette lueur d’optimisme. C’est à ça que je pensais quand je me suis portée volontaire pour les jeux, protéger ta vie et ton innocence. Toi la petite fleur qui voyait la vie comme un cadeau, et qui l’aimais malgré tous les malheurs qu’elle t’avais fait endurer.


Je ne pouvais m'empêcher de te demander
De le répéter à nouveau
J'ai essayé de le noter
Mais je n'ai jamais pu trouver de quoi écrire
Je donnerais n'importe quoi
Pour te l'entendre dire une nouvelle fois
Que l'univers fut créé
Pour être seulement vu de mes yeux


Je suis encore hantée par les dernières images que j’ai emporté de toi. Je n’ai pas vu le coup venir, j’ai été incapable de te protéger.
Tu es parti sans que je te dise que tu étais celle qui inspirait toutes mes actions. Tu étais la raison pour laquelle je voulais me battre, pour t’offrir un monde meilleur, digne de la personne que tu étais: une petite soeur profondément généreuse et altruiste.
Je suis certaine que tu aurais pu m’apprendre plus sur la vie que n’importe qui d’autre, et j’aimerais être capable de me souvenir de ton rire, de tes chuchottement la nuit quand tu n’arrivais pas à dormir. Quand j’essaye de me souvenir de ta voix, il ne me reste qu’un vague écho, un souvenir d’un souvenir. Un brouhaha flou qui me tire vers une époque lointaine et douloureuse.

Tu aurais adoré voir ce qu’est devenu le district 12. Nous avons une usine pour fabriquer des médicaments et la vie s’écoule paisiblement maintenant que les Jeux ont été abolis. Ce n’est plus un mouroir, c’est devenu un petit havre de paix, hanté par son histoire mais étrangement serein.

Tu es toujours quelque part dans mon coeur, mais à chaque printemps je m’installe à la fenêtre et je regarde les primevères que Peeta à planté devant la maison. Je les regarde scintiller dans les premiers rayons du soleil et je me souviens comme tu faisais briller le monde par ta présence.
Ce monde avait été créé pour que tu en fasse parti.


À bout de souffle, j'expliquerai l'infini
À quel point il est vraiment rare et magnifique de seulement d'exister


Tu aurais été tata, avec un neveu et une nièce qui débordent d’énergie. Je vois un peu de toi en eux tous les jours, quand ils regardent les nuages d’un air rêveur, quand ils me réclament une chanson, quand leur chemise trop grande leur fait une queue de canard…
J’essaye de les élever en leur transmettant ta douceur et ta sagesse, pour qu’un bout de toi continue de perdurer.
Jusqu’à mon dernier souffle, je continuerais de leur dire à quelle point c’est une chance d’exister pour voir ce monde. Je comprends le sens de ces paroles maintenant, peut importe à quel point j’ai souffert, à quel point je souffre toujours, j’aurai eu la chance de te connaître et de partager un bout de ma vie avec toi. C’est un souvenir que je chérirais pour toujours.
Dernière modification par hazalhia le 03 mars 2019 - 02:00, modifié 2 fois.
" La mémoire collective est généralement de courte durée. Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction"
Suzanne Collins.


Tu traînes sur le forum sans savoir quoi faire,
tu cherches une excuse pour échapper à tes révisions pour les rattrapages ou pour ne pas faire la vaisselle,
Ne cherches plus,
viens remplir notre questionnaire pour les Nuits! :boing:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 mars

Message par BellaCarlisle » 03 mars 2019 - 01:59

Titre : L'ombre du cannibale
Défi : stylistique
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 393
Personnages : Will Graham
Rating : Tout public
Il n'y a plus la moindre trace d'innocence dans l'âme de Will. Tout a été délicatement noirci sous la plume aiguisée d'Hannibal, jour après jour, semaine après semaine, le transformant en un amas de ténèbres. La lumière qui berçait son esprit s'est éteinte sous le flot incessant de l'ombre du cannibale, le plongeant au sein d'un monde obscur où rires et joies se mêlent à la mort.

Le consultant du FBI ne sait plus depuis combien de temps il s'est laissé aller face à l'appel envoûtant des émotions néfastes de son psychiatre. Un mois ? Un an ? Ou plus encore ? Combien de nuits ont agité son corps endolori de cauchemars morbides ? Combien de jours se sont levés sur son regard assombri par les tourments ? Il ignore exactement quelle réponse apporter à ses propres interrogations, il a uniquement conscience de la réalité de ce qui l'entoure et du fait qu'il n'est pas en train de rêver ou de délirer. Tout est parfaitement réel : la maison aux trois étages, le magnifique jardin fleuri ou encore l'odeur bien présente du parfum personnel d'Hannibal.

Sans réfléchir, Will inspire l'oreiller de son amant. Ce dernier est parti dès les premiers rayons du soleil, sans donner la moindre indication concernant sa destination, se contentant d'un baiser sur les lèvres de l'être aimé. Le brun ne sait pas s'il devrait en profiter pour s'extirper hors de l'ombre, afin de faire revenir la lumière dans sa vie, ou s'il vaut mieux être sagement allongé à attendre le retour d'un homme capable de tuer un autre individu sans le moindre remord.

Tout lui a plu chez le cannibale, de sa mortelle habitude qui consiste à se débarrasser des éléments gêneurs à sa culture artistique sans faille. Chaque tableau est longuement critiqué par Hannibal, avec le détail de la composition jusqu'à la réception par le public. Will est comme une terre desséchée parce qu'il a pas plu depuis un moment et qui voit venir l'eau salvatrice. Ainsi, les connaissances du psychiatre sont des touches de couleur dans son horizon ténébreux.

Le consultant admet sans honte qu'il a pris plaisir à tomber dans les filets d'Hannibal et qu'il ne renoncerait à sa présence pour rien au monde.

Verrouillé

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