[Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Mikoshiba » 03 nov. 2018 - 19:44

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Westyversionfrench » 03 nov. 2018 - 20:40

Titre : Ce chat !
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 1133
Personnages : Désiré de K, Esmerald R, Chocolatine
Rating : Tous Publics
Désiré devait bien admettre que le garçon se débrouillait bien. Evidemment, sa position était encore incertaine, mais son assiette était prometteuse pour quelqu’un qui n’était pas monté à cheval depuis plusieurs années. Il était celui qui, dix ans plus tôt, avait initié l’enfant à ce sport exigeant que celui de l’équitation. Il se souvenait encore du cheval qu’il avait choisi pour lui, un petit trait breton alezan crins lavés, doux comme un agneau et docile à souhait. C’était aussi avec ce cheval qu’il avait donné ses premiers cours d’attelage. Essy bougea un peu, ayant perdu un étrier. Désiré fit claquer sa langue.
“Abaisse son talon. Ce sont tes mollets qui te maintiendront en selle, pas tes cuisses.” Esmerald retint un juron en se redressant quelque peu. Bertuccio, sentant son cavalier glisser, ralentit. Désiré arrêta net son propre cheval. Il mit pied à terre et ordonna :
“Descend de là. Tu vas prendre Charlotte.” Esmerald pâlit singulièrement. Charlotte tait une trotteuse alezane très fougueuse que Désiré avait sauvée de l’abattoir. Ses anciens propriétaires avaient perdu beaucoup d’argent car leur jument, dédaignant sa race, ne semblait apprécier qu’un bon galop.

Esmerald accrocha ses rênes au petit mousqueton pendu à la selle de Bertuccio et laissa le sage animal au milieu de la carrière, rejoignant son professeur. Désiré avait glissé sans peine du haut animal. Il lui tendit les rênes.
“Est-ce que tu pourrais la tenir pendant que…
-Non. Si tu n’es pas capable de monter sur ce cheval, tu n’es pas digne de le monter.” Esmerald pensa, amèrement qu’il n’en était donc pas digne, mais en un geste rapide, essaya de leurrer sa monture. Celle-ci, face à sa brusquerie, fit un bond en avant.
“Doucement. Elle a eu le temps de te voir arriver plusieurs secondes avant que tu ne te lances. Elle n’est pas idiote la Charlotte.” Esmerald grogna, mais lentement, s’aggripa à la selle, et mit le pied à l’étrier. Charlotte tourna la tête pour le renifler, son encolure dans un axe qui fit fit se décoller légèrement la selle de son dos.
“Elle va tomber…” informa Esmerald.
“Arrange-toi donc pour te caler dessus au plus vite mon garçon.” Essy détestait le ton paternaliste employé par Dez. En un bond farouche, il parvint à s’accrocher à la selle et basculer sa jambe droite de l’autre côté de l’animal qui partait déjà au trot.

Désiré, peu perturbé par ce départ chaotique, reprit sa leçon :
“Baisse tes talons, colle tes mollets à ses flancs…
-Il me manque un étrier.
-ça n’a aucune importance. As-tu déjà vu un apache avec une selle ? Non ! Eh bien revois tes classiques mon vieux. Aucune selle n’a jamais fait un bon cavalier.” Esmerald glissa subrepticement ses doigts dans la crinière de Charlotte. Celle-ci, profitant de la liberté de ses rênes trop longues, galopait joyeusement en suivant les limites de la carrière en bois blanc. Désiré radotait :
“Un bon cavalier est censé diriger sa monture seulement par son assiette. Entre nous, c’est un idéal duquel on peut seulement s’approcher. Redresse-toi. Laisse moi tomber ces fichus talons !” Au prix d’un effort surhumain, Esmerald y parvint. En quelques secondes, ce maigre changement de position fit que Charlotte ralentit la cadence. Désiré intima :
“Reprend lui un peu la bouche.” Il raccourcit ses rênes brutalement, ce qui eut pour effet d’énerver la jument.” Désiré, sardonique, lui lança :
“Rappelle moi de te donner un coup dans la mâchoire la prochaine fois que tu diras une ânerie.”

Désiré ravala un sourire en voyant le garçon mesurer davantage ses gestes pendant les quelques minutes qui suivirent. Il cligna des yeux quand une poussière lui rentra dans l’oeil. Il perdit de vue quelques secondes son élève pour se frotter l’oeil. Une deuxième poussière l’atteignit, le surprenant grandement. Il se força à raccrocher avec sa leçon. Charlotte, loin de se fatiguer, continuer de tourner en un galop cadencé. Esmerald, le visage de plus en plus rouge, sembler perdre tout contrôle. Désiré lui rappela :
“Ton cheval t’emmène toujours là où tu regardes. Si tu fixes encore ce sol, il va t’y envoyer avec le sentiment du travail accompli. Crois-moi que Charlotte préfèrerait en finir au plus vite avec la leçon pour aller courir dans son pré.” Esmerald s’emporta :
“Elle fait n’importe quoi ! Bertuccio est mieux dressé ! Celle-ci n’écoute rien !” Désiré rugit :
“C’est parce que Bertuccio a l’habitude de différents cavaliers qu’il sait ce que tu veux lui faire faire alors que tu lui demandes de travers. Charlotte n’a en tête que son débourrage et ma main pour la guider. Ce sera aussi formateur pour elle que pour toi que vous fassiez équipe quelques temps.”

Esmerald lâcha subitement les rênes et Charlotte allongea le galop, se dépliant comme un origami au vent. Désiré héla :
“Qu’est-ce qui se passe ?” Essy, se frottant les yeux, brama :
“J’ai quelque chose dans l’oeil. De la paille je crois !” Désiré trouva étrange subitement, qu’il pleuve de la paille sur cette carrière. Il fixa avec ahurissement le toit de l’écurie, qui leur tournait le dos. Du petit espace ouvert qui prenait place entre la toiture et le mur arrière, s’échappaient des brins de pailles qui, portés par le vent, leur parvenait, en contrebas. Désiré jura, interpellé par cette fuite de la palle entreposée dans les combles, poussa Bertuccio à rattraper Charlotte. Par miracle, Esmerald n’était pas tombé et il parvint à arrêter la jument sans peine. Une fois arrêtée, celle-ci commença immédiatement à mordiller les rênes de Bertuccio, sous l’attitude impassible du vieux cheval.

Désiré démonta en même temps qu’Essy et l’adolescent tint les deux chevaux tandis que le sire de Koadruz partait en courant vers l’écurie. Il se demanda ce qui pouvait bien s’agiter dans le grenier pour que la paille s’envole. Peut être avait-il mal fermé l’un des volets permettant de ranger le fourrage dans les combles ? Il contourna l’édifice et ne constata aucun courant d’air inadéquat. Curieux de cette singularité, il emprunta le petit escalier en bois qui menait à la porte d’accès. Il ouvrit cette dernière, qui n’était bloquée que par un verrou sans cadenas. A l’intérieur, il faisait sombre mais on entendait des bruissements reconnaissables d’un animal se débattant dans la paille. Désiré alla ouvrir l’un des volets pour y voir plus clair. Alors, furax, il se jeta sur le coupable du méfait. Un gros chat jaune aux yeux sombres tenta de lui échapper, envoyant de ses coups de pâtes furieux davantage de paille par les espaces d’aération. Esmerald, qui entendit le raffut augmenter avec l’arrivée de Désiré dans l’écurie, l’appela, inquiet. Enfin, le vieil homme réapparût, couvert de paille, brandissant d’une main Chocolatine qui miaulait, furax d’être suspendue par la peau du cou. Il vociférait, hors de lui : “Ce chat ! Ce chat !”

Esmerald grimaça. Nul doute que Désiré allait à nouveau s’emporter contre Lucie pour avoir adopté le félin deux printemps plus tôt.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Haru Nonaka » 03 nov. 2018 - 20:45

Titre : La nuit des farfadets
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom :HP
Nombre de mots :397
Personnages :OC
Rating :-12
Cette nuit-là, en partant du travail, Maggie avait oublié de prendre son parapluie, ce n'était pourtant pas dans ses habitudes. C'est étrange pensa t'elle, comme un geste insignifiant prend parfois une importance capitale. Oublier son parapluie ce soir la lui avait probablement sauvé la vie, soutint -elle à son chat, le seul confident qui ne semblait pas la prendre pour une folle lorsqu’elle décidait de reparler de cette soirée d'halloween qui avait tout du rêve éveillé.

Si elle avait eu son parapluie cette nuit-là, elle n'aurait pas eu l'idée de s'abriter sous ce pont lorsque que les lourds nuages étranges, verdâtres dans la nuit bleutée, avaient commencé à se former au-dessus de sa tête, telle une nuée d'oiseau couvrant soudainement la précise partie du parc presque désert ou elle se trouvait. Et elle préférait éviter de visualiser l'état dans lequel elle aurait finit si elle s'était retrouver à la merci du déluge qui commençait avec juste une fine épaisseur de tissus pour la protéger de ce qui tombait du ciel. Maggie avait pourtant l'habitude de la pluie, la pluie même battante ne l'effrayait pas , elle vivait maintenant depuis deux ans en Irlande, .Mais là ce n'était pas de la pluie, ni même de la frêle qui tombait du ciel. Elle n'avait jamais entendu parler de ce genre de phénomène mais elle ne pouvait que croire ses yeux et ses oreilles, c'était bien réel. Elle avait sorti son téléphone, espérant appeler à l'aide, mais sa batterie était déchargée.

C'était bien des centaines de petites pièces qui fondait du ciel ,dorée et solides, qui s'abattait sur le sol en tintant, créant un vacarme assourdissant et déchirant les feuilles d'automnes pas encore tombée, faisant plier les branches, voler la poussière.

L'averse étrange n'avait pas duré longtemps mais elle était restée prostrée assise sur le sol, se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les cris qu'elle percevait a une cinquantaine de mètre d'elle et ne s'était pas décidée a quitter sa cachette avant le lendemain matin, lorsqu’une aube sans nuage pointait à l'horizon. Cette nuit-là le phénomène avait fait une victime, un riche promoteur immobilier qui projetait de raser une partie de la forêt centenaire pour construire un large centre commercial.

La police avait conclu à une averse de grêle particulièrement violente et localisée. Maggie avait voulu les détromper, mais mystérieusement toutes les pièces s'étaient évaporée durant la nuit.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par The Night Circus » 03 nov. 2018 - 20:48

Titre : Tempête de plumes
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom :/
Nombre de mots :147
Personnages :OC
Rating :/
Le mistral secouait les branches de cerisier de la Vallée du Gapeau à l'aveugle, arrachant aux arbres des milliers de fleurs blanches et roses qui virevoltaient dans les vergers, comme autant de gouttes de pluies laiteuses.
Elise se mordait la lèvre inférieure, ses yeux verts brillants ; elle aurait aimé pouvoir claquer des doigts et figer pour toujours ce soleil de midi doré et ses miliers de flammèches blanches qui dansaient la farandole tout autour d'elle sur un canevas.
-Dans ces histoires, Hérodote parle d'un pays des plumes tombaient du ciel... Tu crois que c'est ici ? s'exclama Céline.
Quelques pétales s'étaient accrochées aux mèches folles échappées du chignon de la jeune femme qui regardait autour d'elle avec le même sourire ravi que sa compagne.
-J'ai toujours pensé qu'il s'agissait des pays slaves, et que les plumes étaient de la neige, répondit Elise. Mais pourquoi pas ?
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par ninipraline » 03 nov. 2018 - 20:52

Titre : Charmant accueil
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique « Il pleut, mais pas de l'eau (étoiles filantes, poissons, sauterelles, reproches, acide...) »
Fandom : HP
Nombre de mots : 461
Personnages : Pétunia et Dudley Dursley, Minerva McGonagalla+ OC
Rating : Tous publics
Alistair Despambount tenait fermement son parapluie, à deux mains et devant lui. La toile tendue tressautait à chaque nouvel impact.
« Mais je vous assure, ma chère madame, que vous ne rencontrerez que des avantages à changer d’aspirateur pour le modèle sorcello presto. Plus de sacs à changer et une force d’aspiration quasi magique. »
Un hululement gargouillant répondit à sa phrase. Passablement perplexe devant ce son, Alistair jeta précautionneusement un œil par dessus son parapluie. Le visage allongé, non étiré, émacié et sec de sa cliente lui faisait face. Le trou béant qui avait laissé échappé l’étrange borborygme s’était figé. Les globes oculaires saillaient dans les orbites et Alistait crut un moment que la jeune femme s’apprêtait à faire feu de ses yeux. Un éclat orange passa au ras de sa chevelure et il se replia prudemment derrière la toile tendue.
« Sortez… Allée… Jamais… jardin… Pas revenez... Du balai. »
La voix étranglée de la jeune femme avait presque grincé de fureur sa suite incohérente de mots. Alistair ne comprenait absolument pas la réaction de sa cliente. Mais il était démarcheur à domicile depuis de longues années et ils ne se laissaient plus impressionner par les agacements et mouvements d’exaspération de ses clients. Il était là pour vendre et il allait vendre.
« De balai, madame, continua-t-il joyeusement, vous n’en n’aurez justement plus jamais besoin. Sorcello presto aspirera non seulement poussières terre et autres déchets de table, mais grâce à son réservoir incorporé et sa fonction vapeur vous permettra non pas de laver les sols, mais de les récurrer et plus encore de les désinfecter. Quelle satisfaction pour vous de voir votre belle maison retrouver ses couleur pimpante et d’offrir à votre si charmant enfant un environnement sain et propre. Laisser aux sorcières de contes de fée leur moyen de transport préféré et opter pour sorcello presto l’aspirateur vapeur de demain.
– Sortez, » haleta la femme en frappant violemment le parapluie pour l’obliger à reculer.
Les yeux fixés sur les baleines, Alistair entendit la porte claquer. Il avait raté sa vente. L’homme referma son parapluie, considéra d’un air blasé les balles, carottes, cuillères de purée de citrouilles et autres babioles que le si charmant bambin avait copieusement fait pleuvoir sur lui. Et fit demi tour dans la petite allée qui avait singulièrement perdue de sa netteté depuis son arrivée. Arrivé à la clôture, il posa sa valise de présentation et resserra son nœud de cravate.
« Une vraie saleté ce môme, j’espère qu’elle va en baver, » lança-t-il avec un clin d’œil aguicheur au chat qui se tenait sur la clôture. Le chat qui le fixait, détourna dédaigneusement la tête.
« Quel adorable quartier que Privet drive, lança Alistaire au réverbère, même les chats y sont prétentieusement snobs. »
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par selket » 03 nov. 2018 - 20:54

Titre : Leur bout du monde
Défi scénaristique : Il pleut, mais pas de l'eau (étoiles filantes, poissons, sauterelles, reproches, acide...)
Fandom : HP
Nombre de mots : 367
Personnages : Lorcan Dragonneau et Lucy Weasley
Rating : TP
Il sent la chaleur de son dos contre son torse, ses cheveux viennent lui chatouiller le menton et ses mains caresse doucement les bras qu’il a refermé sur elle en un cocon protecteur. Alors qu’ils regardent ensemble la lande qui s’étire sous leur pied il réalise la chance qu’il a. Profitant de l’instant présent, il aspire une longue bouffée de l’air chargé des odeurs de bruyères et d’ajoncs. Là, sur le bout du monde de Lucy, il se sent heureux. Sur cette simple jetée de bois qui ne donne sur rien, il laisse le temps filer sans chercher à le rattraper. Lui l’hyperactif, c’est seulement lorsqu’il tient Lucy dans ses bras qu’il se pose enfin. Avec elle il prend le temps de regarder le monde sans chercher à sans cesse le capturer de ses crayons avides.
C’est avec elle sur ce bout du monde, ce ponton de planches disjointes qui se lance dans le vide à l’assaut des nuées que Lorcan arrête de se lancer dans cette perpétuelle quête sur les traces de son arrière-grand-père paternel. Là sur ce bout du monde qui est devenu le leur, sur ce plancher où entre les planches clouées irrégulièrement la lande danse, il se sent chez lui.

Doucement, le soleil décline en laissant dans le ciel des traînées de pourpres et d’oranges sur un fond gris mousseux de nuage. En dessous de l’horizon le vent emporte dans le ciel des tourbillons de pollen en une pluie jaunâtre qui vient déposer sur les barrières de la passerelle une fine couche de poussière légèrement collante. Le nez dans les cheveux de Lucy pour se protéger de ce pollen irritant, il respire à grande bouffée son parfum sucré qui lui rappelle celui sirupeux du gâteau à la citrouille. Heureux, il voudrait pouvoir fixer à jamais ce moment hors du temps. Et c’est là sur ce ponton qui mène à une petite maison niché en haut d’une colline des monts d’Arrée qu’il se rappelle que son histoire à lui et Lucy à commencé de l’autre côté de l’Atlantique. Eux qui ont vécu tout ce temps l’un à côté de l’autre en Angleterre. Ils se sont redécouverts dans le désert du Nouveau-Mexique.
Dernière modification par selket le 03 nov. 2018 - 21:17, modifié 1 fois.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Charliz » 03 nov. 2018 - 20:56

Titre : Il s'appelait Harry
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 932
Personnages : Lily Evans + OC
Rating : TP
Lily risqua un œil vers son frère, se balançant d’un pied sur l’autre.

Pétunia fait encore les yeux doux à George, l’apprenti Lord. De toute manière, elle l’avait toujours fui lors de cérémonies telles que celles-ci. Son père a encore disparu et sa mère… Lily se redresse et joint les mains devant elle pour échapper au courroux qui brille dans ses yeux verts.

Lily est le portrait craché de sa mère, c’est un fardeaux qu’elle a appris à porter avec les années. Être la parfaite petite héritière de Margaret Evans. Se tenir droite, rester sage, et sourire. Et surtout ne pas poser de question.

Pâques, elle avait toujours détesté cette fête. C’était un peu ridicule : ses parents n’étaient ni catholiques ni juifs ! Ce n’était qu’une énième occasion d’assoir la richesse de son père.

Elle, elle revenait à peine de plusieurs mois à Poudlard. C’était sa première année, tout est nouveau. Elle vient à peine d’avoir douze ans, alors elle aimerait profiter de sa famille comme il se doit. Bon, pas forcément de son père… Il était très pris et Lily savait que réclamer sa présence, c’était beaucoup demander. Mais se faire coiffer par son frère, offrir des chocolats à Tunie pour lui tirer un sourire, pourquoi pas danser avec son frère sur cette musique qu’il ramenait de la Caserne. Et pourquoi pas s’enfuir du domaine pour retrouver Severus… Rien n’était plus ennuyeux que ces soirées guindées.

Mais son frère n’était pas extraverti ce soir-là. Il ne restait pas à ses côtés pour la gratifier de plaisanterie et la faire rire. Il ne l’emmenait pas danser sur ses pieds. Il était simplement assis sur l’une des rares chaises, les coudes posés sur ses genoux et le regard terriblement vide.

Il lui avait écrit depuis son départ à Poudlard, huit mois plus tôt. Une lettre par semaine, où elle découvrait son quotidien d’Officier et pouvait lui raconter ce qu’elle apprenait à faire, armée d’une simple baguette de bois. Ils ne s’étaient pas vus à Noël. Elle avait simplement compris qu’une mission se préparait sans doute et qu’elle ne le reverrait sans doute pas avant Pâques. Ses lettres lui suffisaient, après tout…

Et puis elle n’en avait pas reçu le jour de son anniversaire. Le 20 janvier… Elle n’en avait plus reçue une seule.

Il était resté dans sa chambre depuis son arrivée, ne descendant même pas pour le diner. Elle en avait presque conclu qu’il n’était finalement pas revenu.
Pourtant, il était bien là. Physiquement du moins.

« S’il vous plait, interpella son père de sa voix grave, droit comme un piquet devant le buffet de canapé qui ne cessait d’attirer regards et envies. Je voulais vous remercier d’avoir répondu à notre invitation. Ma délicieuse épouse nous gratifie une fois de plus de ses talents d’hôte. J’aimerais qu’on félicite Margaret pour tout le travail qui se trouve derrière chaque pétale de rose. »

Les applaudissement s’élevèrent et Lily sentit son cœur s’affoler en interceptant le regard échangé par ses parents. Si son père était souvent absent, elle avait toujours admiré l’amour sincère et profond qu’ils se portaient l’un à l’autre. C’est ce qu’elle désirait, plus tard. Une histoire d’amour à en crever les plafonds ! Sa mère avait de la chance, avec tout ce qu’elle avait vécu dans sa jeunesse.

« Merci. Je vous remercie. J’aimerais également accueillir le fils de Margaret à mes côtés. Harry ! »

Lily se retourna d’un seul coup vers son frère. Il s’était redressé d’un seul coup, le visage barré d’un sourire de façade. Elle sentait son cœur battre la chamade alors qu’il rejoignait d’un pas léger celui qui l’avait élevé.

Mais seul ses pieds étaient légers. Lily le connaissait bien trop pour ne pas remarquer la rigidité de sa nuque et de ses épaules. Elle avait l’impression que le ciel était tombé sur lui et qu’il luttait pour rester debout.

« Harry, bien… Je pense que notre histoire, à nous deux, et à Margaret, n’est inconnue de personne ici. J’ai rencontré Jack dans l’enfer de la guerre. Nous l’avons perdu à Omaha Beach. Il est mort dans mes bras et m’a demandé de prendre soin de sa douce épouse. Ma douce épouse qui n’était plus seule depuis quelque mois, Jack ne l’a jamais su. »

Le silence s’était fait, comme à chaque fois que son père contait cette histoire, ça avait toujours gêné Lily, cette émotion qui perlait entre les mots. L’histoire était tragique mais avait fait du premier mari de sa mère un héros. Elle avait souvent entendu que son fils avait hérité de sa force…

« J’ai aimé Margaret à l’instant où je l’ai vu, sur le quai de la gare. Harry, je t’ai élevé comme mon fils. Je sortais de la guerre et les morts laissés derrière moi me collaient aux os. Je vous ai trouvé, toi et ta mère. Il pleuvait des balles et puis il s’est mis à pleuvoir tous ces instants qui font de nous une famille. Tu es devenu ma fierté, au même titre que mes adorables filles. Partir demain et ne rien te laisser me fait peur, alors je t’ai proposé de t’adopter. Tu as accepté, mon fils. »

Les applaudissements explosèrent et les yeux de son frère s’était rempli de larmes. Lily sentait son cœur battre à toute allure. Elle avait entendue parlé de cette histoire d’adoption toute sa vie. Harry avait toujours refusé, tenant à honorer ce père qu’il n’avait jamais connu.

Que c’était-il passé pour qu’il en vienne à accepter ce marché bien plus politique que sentimental que lui proposait Robert Evans ?
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Ayame
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Ayame » 03 nov. 2018 - 20:58

Titre : Middle life crisis
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom :HP
Nombre de mots :332
Personnages :Hermione et Sirius
Rating : TP
- « Espèce d’irresponsable ! Imbécile ! Inconscient ! Idiot ! Je ne sais pas ce qui me retiens de- »

Hermione préféra ne pas continuer. Ça ne servait à rien de s’énerver, Sirius ne l’écoutait pas de toute manière. Elle inspira profondément pour rassembler ses esprits.
Elle ne savait pas pourquoi il avait le don de lui faire perdre les pédales comme ça. Avec Harry, Ron, George ou n’importe lequel de « ses garçons », elle parvenait toujours à leur faire entendre raison, à ce qu’ils restent raisonnables. Mais lui…

Lui continuait à jouer des tours à tout le monde. Comme le sale gamin qu’il était. Et ça agaçait Hermione au plus haut point. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle réagissait de manière aussi épidermique.
Peut-être - sûrement - parce qu’elle savait qu’il valait tellement plus que cette image immature et désinvolte qu’il donnait à voir aux autres. Elle savait qu’il était intelligent, curieux et surtout d’une loyauté inégalable. Elle avait l’impression d’un terrible gâchis quand elle voyait comment les autres le traitaient.
Soupirant lourdement, elle détourna les yeux de Sirius qui la regardait, un sourcil arqué, attendant visiblement la suite de sa pluie d’insultes. Mais elle était lasse. Elle n’avait plus envie d’être sa conscience. Tant pis pour lui si les autres ne découvraient jamais qu’il était tellement plus que ce qu’il montrait.
- « Je t’en prie, Hermione, poursuis. Tu en étais aux I avant de t’interrompre pour me menacer. »
Elle haussa les épaules.
- « Tu sais quoi, Sirius ? Fais ce que tu veux… » lui répondit-elle, désabusée. « Je suis fatiguée d’être la seule à me préoccuper de toi. Si tu n’as pas envie qu’on voit qui tu es vraiment et que tu préfères continuer à te cacher derrière le Maraudeur de ta jeunesse, continue. Mais n’attend plus de moi que je répare les pots cassés. »

Sans un regard en arrière, elle transplana.
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zelinara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par zelinara » 03 nov. 2018 - 21:01

Titre : Une nuit magique
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 618
Personnages : Rose Weasley et Scorpius Malfoy
Rating : tous public


Le mois d’octobre était terminé depuis longtemps, les bougies avaient repris leur place, seules dans le ciel de la grande salle. Les citrouilles, potirons et autres araignées enchantés avaient disparu, laissant leur place vide. En effet, novembre se terminait…. Décembre allait bientôt pointer le bout de son nez et avec lui les guirlandes, gui, houx et autres décorations.
Rose aimait ce moment de l’année… le début de l’hiver, le début des courtes journées mais surtout les longues soirées d’hiver au coin du feu, un mug de chocolats chauds entre les mains…. Elle était en ce moment même au chaud, emmitouflée dans une vieille couverture à carreau, un vieux mug qu’elle avait piqué subrepticement chez ses grands-parents rempli d’un liquide chaud et légèrement sucrée. Elle buvait tranquillement le liquide marron. Elle profitait du silence seulement entrecoupé par le crépitement du feu et du calme qui régnaient en cette nuit de novembre dans la salle commune. Elle profitait de la solitude qu’offrait cette nuit, du calme qui s’en dégageait. C’était une nuit idéale pour penser, pour réfléchir.
Elle portait de nouveau sa tasse à ses lèvres, quand un grincement de porte vint gâcher la quiétude qui emplissait les lieux. Elle entendit des pas, le parquet grinçait sous ce pas. Elle ne voulait pas se retourner, pas tout de suite, elle voulait encore profiter cette atmosphère. Mais cela ne dura pas longtemps. Une voix grave et à la fois douce de fit entendre, rompant le silence :
« Bonsoir, Rosie…. Lui murmura la nouvelle personne à l’oreille.
- Bonsoir, lui répondit-elle doucement comme un murmure sans se retourner, fixant son regard sur la danse que produisait les flammes. Elle n’était pas prête à le revoir, pas maintenant, c’était trop tôt, beaucoup trop tôt. Mais pourquoi, lui avait-elle donnée le mot de passe.
- Rosie, repris la voix encore plus doucement, presque suavement au creux de son oreille. Le souffle produit la chatouillant. Mais elle ne se retournait toujours pas, elle était têtue et elle ne se retournerai pas, il n’en était pas question. Rose, reprit-il d’un ton plus sérieux mais aussi plus suppliant, implorant.
- Oui ? finit-elle par demander, son regard toujours fixé sur les flammes.
- Rosie, rose, pourquoi tu m’en veux ? »
S’en était trop pour elle, il avait réussi à l’énervait, elle était en colère mais surtout blessé profondément blessé alors qu’elle se remémorait leur dernière rencontre et leur dispute. Alors qu’elle se retournait, le regard armé prêté à lui lancer des éclairs. Elle rencontra son regard, ce magnifique regard, ce doux regard, ce regard d’acier qui l’avait fait chavirer. Mais qui aujourd’hui, la tuait. C’était comme si elle se retrouvait sous une pluie de lame acéré avec son cœur en ligne de mire.
« Pourquoi, pourquoi, criait-elle, son calme l’ayant quitté, comme s’il ignorait ce qu’il avait fait ou plutôt pas fait.
- Je n’ai rien fait, je ne comprends pas.
- Mais justement Scorpius, tu n’a rien fait. Tu dis que tu m’aimes, tu dis que tu sera toujours là pour moi, toujours là pour m’écouter, me consoler, me soutenir. Et, le seul moment où j’ai eu besoin de toi, où tu étais là. Tu n’as rien fait.
- Mais que voulais-tu que je fasse au juste, Rosie ?
- Je sais pas répondit-elle excédée, quelque chose, juste quelque chose, répondit-elle à court d’arguments. »
Alors qu’ils se regardait en chien de Fayence, la rousse et le blond encore d’avoir résolu leur problème, une pluie, mais une pluie pas comme les autres illumina le ciel et nos deux tourtereaux. En effet, une pluie d’étoile et de neige mêlés illuminait le ciel et offrait un premier moment de magie avant les fêtes de fin d’années.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par BellaCarlisle » 03 nov. 2018 - 21:01

Titre : Pluie de citrouilles
Thème (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : Torchwood
Nombre de mots : 930
Personnages : Ianto, Jack, Gwen, Toshiko
Rating : Tout public
Tournant le volant d'un coup sec, Ianto évite des passants paniqués. La dernière catastrophe en date consiste en une invasion de monstres d'Halloween, chose suffisante pour attirer l'attention de Torchwood. Si l'équipe a d'abord cru à un canular de mauvaise qualité, ils ont dû se résoudre à accepter la curieuse réalité. Non seulement sorcières et fantômes sont au rendez-vous mais les nuages qui s'amoncellent dans le ciel promettent un autre problème.

- Prends la prochaine à droite, lui ordonne Jack.
- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, remarque Toshiko. Le plan indique …
- Je me fiche du plan, rétorque l’immortel. Il faut aller à la source de la perturbation.
- On ne devait pas d’abord retrouver Owen ? demande Gwen avec un brin d’inquiétude. Il a quand même été enlevé par un zombie maléfique.
- Et d’autres connaîtront le même sort si on ne s’occupe pas de la perturbation tout de suite.

L’ancienne policière est sur le point de répliquer quelque chose mais le regard de Ianto, dans le rétroviseur, la dissuade de parler. Le conducteur suit les conseils de son supérieur sans un mot, essayant de ne pas renverser les piétons qui courent en tous sens et de ne pas rentrer dans certains véhicules à l’arrêt. Cardiff semble être la proie soudaine d’une terreur sans nom, tout le monde tente de s’éloigner le plus possible des zones d’habitations en raison de l’influence des créatures cauchemardesques.

Un bruit tonitruant retentit à l’instant où un loup-garou finit sa course sur le toit de leur moyen de locomotion. La bête plante ses griffes dans la carrosserie, traversant le métal et tirant un hurlement aux deux femmes assises à l’arrière. Ianto accélère la vitesse du véhicule pour déloger la créature tandis que le chef d’équipe sort son arme et tire au-dessus de leurs têtes.

- Il va nous tuer, s’écrie Gwen.
- Il ne peut pas nous faire de mal, relativise Jack en tirant un nouveau coup. Il finira par lâcher sa prise.

Comme pour lui donner raison, le loup-garou disparaît, emporté par l’accélération du plus jeune qui reprend un rythme moins soutenu. Pourtant, ils ne sont pas au bout de leurs surprises et l’événement qui se produit alors leur paraît tout à fait déplacé. Les nuages chargés d’électricité ont changé de couleur et ont viré à un orange qui n’est en rien rassurant. Les membres de Torchwood supposent qu’une pluie spéciale va s’abattre sur eux mais jamais ils n’auraient pu prévoir l’étrangeté de ce qui tombe soudainement sur Terre. Là où il n’y avait rien auparavant, des citrouilles parsèment le sol. Elles explosent pour la plupart, en raison de la chute trop élevée et de la dureté de la réception. À chaque fois que l’une d’elles s’écrase sur le véhicule de l’équipe, des morceaux rentrent à l’intérieur par l’ouverture faite par le loup-garou.

- Dites-moi que je rêve, souffle Toshiko.
- Tu as affronté des extraterrestres plusieurs dizaines de fois et c’est tout ce que ça t’inspire ? lui lance le Capitaine.
- Ce sont des citrouilles, Jack, réplique Gwen. Des citrouilles ! On ne parle pas de bêtes bizarres et franchement répugnantes, là. Mais bien de …
- Citrouilles oui, on avait compris, marmonne Ianto.

Il freine subitement et arrête le véhicule devant une église désaffectée. Les quatre collègues s’arment avant de sortir, vérifiant par la même occasion qu’il n’y a personne aux alentours, afin d’éviter trop de dommages collatéraux. L’immortel envoie les deux filles à l’arrière du bâtiment alors qu’il s’approche de la porte principale en compagnie du plus jeune. Les deux hommes sont silencieux lorsqu’ils pénètrent dans l’édifice, n’échangeant qu’un coup d’œil avant d’avancer. L’église paraît déserte et le son des citrouilles qui retombent sur le toit résonne sinistrement.

- Jack, murmure Ianto. Je crois que j’ai trouvé l’origine du phénomène.

Le Capitaine rejoint son subordonné devant l’autel, détaillant la sculpture en marbre posée derrière celui-ci. Contrairement à ce qu’ils auraient pu voir dans d’autres bâtiments du même genre, la statue n’est en rien religieuse. Elle représente plutôt une créature venue d’un autre monde ou d’une autre époque, à l’aspect repoussant et terriblement accordé avec Halloween.

- Qu’est-ce qu’on fait ? demande le plus jeune. Est-ce qu’il suffit de la détruire ?
- À dire vrai, je n’en ai strictement aucune idée, remarque l’immortel. J’imagine qu’on peut déjà commencer de cette manière.

Il lève sa main armée et déverse son chargeur sur la sculpture. À leur plus grand étonnement, le marbre n’a aucune égratignure, ce qui les rend immédiatement suspicieux.

- Je sens que ça risque d’être plus compliqué que prévu, soupire Jack.

Il range son arme et se saisit d’un chandelier qu’il fracasse contre la statue. La sculpture reste intacte, une fois encore, et la créature semble leur sourire d’un air machiavélique.

- Jack, on ferait mieux de sortir, déclare Ianto d’une voix tremblante.

L’immortel s’apprête à rétorquer que ce n’est pas une statue qui l’arrêtera lorsqu’il remarque l’expression horrifiée du plus jeune. Sur les bancs de l’église, des spectres ont fait leur apparition, tous plus décharnés les uns que les autres. Gardant son courage, le Capitaine saisit la main du Gallois avec douceur, lui transmettant son soutien par ce geste, espérant surtout ne pas le voir fuir trop rapidement, ce qui risquerait de mettre en colère les apparitions éthérées.

- Tout ira bien, Ianto. On va juste passer entre eux tranquillement.

Même si le mot « tranquille » n’est pas vraiment à sa place alors que le cœur du plus jeune bat si fort qu’il craint de mourir d’une crise cardiaque.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Mikoshiba » 03 nov. 2018 - 21:06

Titre : Zone Zéro
Défi (scénaristique ou stylistique) : défis de 20 h : scénaristique (Il pleut, mais pas de l'eau) et stylistique (Le nombre de lettres du dernier mot de votre phrase dicte le nombre de mots de votre prochaine phrase)
Fandom : /
Nombre de mots : 138
Personnages : /
Rating : /
J’avais jusqu’à présent un emploi relativement banal : je faisais le ménage dans les commerces, les usines du secteur. De la poussière, des traces de pas. Des feuilles mortes. Des taches de rouille, du cambouis. Mais tout a changé depuis la semaine dernière. Le hangar à la sortie de la ville… Vous voyez duquel je parle ? Abandonné depuis des années, sinistre…
Aucune poussière en cet endroit : du sang uniquement. Je ne sais absolument pas ce qui y est fabriqué. Mais il y a toujours du sang, PARTOUT. Chaque jour, comme s’il tombait du ciel. Je hais y travailler. En plus, il y a je-ne-sais-quoi qui pousse des cris ! Des cris absolument horribles. J’ai comme l’impression qu’ils y fabriquent quelque chose d’interdit. Serait-ce possible qu’ils créent une nouvelle forme de vie ? Quelle horreur, vraiment !
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Ayame » 03 nov. 2018 - 21:19

Titre : Middlelife crisis (2)
Défi (scénaristique ou stylistique) : défis de 21 h : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 289
Personnages : Sirius et Hermione
Rating : >TP
Sirius restait abasourdi.

Que venait-il de se passer avec Hermione ?

Habituellement, il faisait une farce à quelqu’un (en même temps, depuis qu’il était devenu l’associé de George, c’était son métier…) et Hermione lui passait un savon et puis après, ils allaient dîner ensemble. Ou ils allaient au cinéma. C’était sa façon à lui de s’excuser.
Mais là, elle avait l’air tellement… Déçue.
Pourtant, la farce d’aujourd’hui n’était pas la pire qu’il ait jamais faite. Ce n’était jamais que quelques bonbons à bulles passés en douce lors d’un repas au Terrier…. Les bulles étaient inoffensives et tout le monde avait semblé trouver ça drôle…
Tout le monde sauf elle. Pensa sombrement Sirius.

Il avait déjà remarqué depuis quelques temps qu’Hermione était différente avec lui, comme si elle se mettait en retrait. Mais ce qu’elle lui avait dit ce soir était… Il avait la sensation d’une trahison intime, qu’elle le laissait tomber.

Sirius souffla. Ce n’était pas comme s’ils étaient en couple de toute manière. Ils passaient du temps ensemble, ils se voyaient fréquemment, mais il ne s’était jamais rien passé….
Elle n’avait jamais eu l’air un tant soit peu encline à…
Soudain, une peur insidieuse et maligne se glissa en Sirius. Et si ?
Et si depuis tout ce temps, Hermione essayait de lui faire comprendre quelque chose ? Et si lui, trop occupé à penser qu’elle ne le verrait jamais comme un homme mais seulement comme le parrain de Harry, avait tout raté ?

Il se leva d’un bond. Et s’il était passé à côté d’elle parce qu’il n’avait pas été foutu de prendre ses engueulades pour ce qu’elles étaient : un signe qu’elle y voyait clair dans son jeu ?

Bon sang, et s’il l’avait perdue ?
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Charliz » 03 nov. 2018 - 21:34

Titre : La peur de ta life
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 608
Personnages : Alix et Inès. Et le monstre.
Rating : TP
« Oh putain ! Inès, tu as entendu ?
- Quoi encore ? »

Son amie remua à peine, emmitouflée dans son duvet. Alix, elle, remonta sa capuche sur ses cheveux crépus.

Quelque chose bougeait à l’extérieur de la tente. Parfois lointain, parfois proche, mais avec des bruits terrifiant à chaque fois.

« Inès… gémit-elle, le cœur battant.
- QUOI ! »

Alix sursauta violement. L’avantage, c’est que grâce à son cri, son amie devait avoir fait fuir toute créature sauvage. Elle se détendit un peu.

« Dors au lieu de me souler avec tes angoisses à deux balles ! Ca t’a pas épuisée, la randonnée de cette après-midi ?
- Si mais… Comment tu fais toi ? Y a quelque chose dehors… Ou quelqu’un !
- Y a personne, Alix. Dors.
- Facile à dire. »

Inès se recoucha et Alix frémit. Dormir dans une tente, au beau milieu des Highlands, c’était bien trop terrifiant.

« On aurait pu prendre un hôtel.
- Ca coute trop cher.
- Au moins dormir dans la voiture !
- Mais vas-y dans la voiture !
- Pas seule…
- Bah démerde toi. »

Un gémissement, puis le silence fut comblé de la respiration calme et apaisée de son amie. Arriverait-elle à s’endormir à son tour ? Alix fut avalée par le sommeil sans y prendre garde.

>>o<<


Le soleil transperçait à travers la toile de la tente, baignant leur chambre portative d’une douce lumière orange citrouille. Alix s’étira, bailla, tourna les yeux vers son amie. Outre une touffe de cheveux blonds et emmêlés, rien ne dépassait du duvet. Elle sourit et se redressa.

Il faisait un froid de canard mais elle avait bien dormi. Sa nuque était engourdie par ses terreurs nocturnes. Vingt-quatre ans et des poussières, mais encore une peur monstre du grand méchant loup !

Elle devrait se faire pardonner, une fois de plus… Mais en même temps, elle avait bien envie de faire payer Inès pour son idée de dormir « pas cher » dans l’inconnu le plus total alors hors de question de faire trop d’effort ! Aller chercher le petit déjeuner dans la voiture, voilà qui suffirait.

Alix fit descendre la fermeture de son duvet avec lenteur, veillant à ne pas réveiller la Belle au Bois Dormant et à subir ses foudres de bon matin, puis s’attaqua à la moustiquaire qui refermait leur tente – indispensable : les midges étaient la pire chose inventée sur Terre !

L’herbe était couverte d’une fine pellicule d’eau et le paysage était époustouflant. Le ciel s’était dégagé pendant la nuit et le bleu de la mer d’Ecosse, jonchée de roche et d’iles, s’étendaient jusqu’à l’horizon. Alix enfila ses chaussures d’un air absent, le regard fixé sur la beauté des Highlands, et se releva difficilement.

Elle avait mal partout. Vraiment, le camping, ce n’était pas du tout fait pour elle ! La prochaine fois, elle serait ferme ! Certes, les Bed and Breakfast étaient cher mais au moi-

« AAAAAH ! »

Alix recula d’un pas précipité, tomba sur les fesses.

« Quoi ! Qu’est ce qu’il y a ?! »

Inès surgit de la tente, encore saucissonnée dans son sac de couchage. Elle observa son amie, puis le monstre, bien plus gros que la petite Fiat qu’elles avaient louée à l’aéroport, qui broutait paisiblement devant elles. Elle se laissa finalement tombée sur le sol à son tour, le corps secoué de spasme et de rire.

« Zut, j’ai eu peur…
- Il est beau ton monstre ! »

Alix fronça des sourcils, jaugeant la grosse vache écossaise qui avait du passer la nuit avec leur voiture.
C’était vraiment la honte…
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Westyversionfrench » 03 nov. 2018 - 21:37

Titre : L’homme sur le quai
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Original
Nombre de mots : 816
Personnages : Désiré de K, Renaud R, Logan de K, un vieux pêcheur.
Rating : Tous Publics
Les joues rouges de plaisir, et probablement d’un peu de trop de soleil, Désiré fixait Bénodet dont les maisons blanches grossissaient à vue d’oeil. Le phare au nez vert pinçait le ciel vide de nuages, donjon contemporain de cette cité de pêcheurs. Déjà, elle se transformait, accueillant des touristes toujours plus nombreux, qui lézardaient sur le sable épais de la baie arrondie. Renaud, lui, ne fixait pas l’Odet, comme Dez, qui frétillait d’à nouveau la rencontrer. Il restait résolument tourné vers l’Océan, se rappelant les propos du vieux pêcheur sur l’île la plus septentrionale de l’archipel :
“On l’appelle Ar Louarn. C’est parce qu’elle a une tête de renard. Aussi rusée et sauvage que cette bestiole si tu veux mon avis. On n’y descend que lorsqu’on a besoin d’eau claire ou pour y débarquer le gardien du phare.” Renaud, qui s’intéressait beaucoup aux nouvelles techniques, avait semblé étonné :
“Il n’est pas encore automatisé, ce phare ?
-Non. Il faut quelqu’un pour y rester tout le temps. C’est que des gens de Paris y mènent des études très sérieuses sur ce qui y pousse. A savoir pas grand chose. Et sur les quelques oiseaux qui y trouvent refuge. Paraîtrait même que bientôt, on ne pourra plus y aller. Ce sera tout un domaine scientifique, un espace protégé.”

Désiré avait apprécié d’aller en mer, de sentir l’iode, d’entendre les mouettes crier en entourant le bateau chargé de poisson. Il avait un peu eu envie de vomir au début, mais rien de bien grave. Ils étaient rares les marins qui n’avaient jamais nourri la mer de leur bile. Renaud lui, stoïque, campé sur ses deux courtes jambes, s’était pris pour un aventurier. Il n’avait cessé de demander au pauvre pêcheur si l’Amérique était si loin de l’archipel, si vraiment on ne pouvait pas songer à y aller, et plein d’autres choses encore. Face à son enthousiasme, le vieil homme édenté lui avait promis de l’emmener à Sein, l’île farouchement défendue par son raz, dangereux passage entre elle et le continent. D’extase, Renaud aurait pu s’en pâmer. Désiré voulait lui aussi voir Sein, et si possible Ouessant et Molène, et Batz plus au nord, et Bréhat, et d’autres encore. Mais un sentiment profondément terrien le poussait à vouloir regagner le continent à la fin de cette longue journée renversante.

Toutefois, lorsqu’ils mirent pied à terre, une surprise désagréable les attendait. Logan de Koadruz se tenait sur le quai, les bras le long du corps, mais le visage blafard. Il fixait son fils avec une mine déçue. Désiré s’avança un peu lentement vers lui, après avoir remercié le pêcheur de les avoir emmenés avec lui. Renaud avait bien reconnut le père de son meilleur ami, mais ne sembla pas perturbé par cette déconvenue. Au contraire, il agita les bras en appelant :
“Wouhou ! Monsieur Koadruz ! On est là !” Il s’élança pour rattraper Désiré, le poussa en riant, et l’accompagna jusque devant son père, qui demeurait profondément silencieux. Plus haut, dans la voiture de l’un de ses associés, Mme de Koadruz attendait, le visage chiffonné. Renaud babilla inocemment :
“C’est gentil d’être venu nous chercher. Mais mon frère Bertrand devrait être là d’une minute à l’autre. Il nous aurait remonté sur son solex.” La proposition sembla scandaliser le dire de Koadruz. Il accorda un long regard accusateur à Désiré.
“Ta tante m’a dit que tu as passé la nuit chez les Renard.” Renaud, toujours guilleret, voulut clarifier la situation :
“Tout va bien Monsieur. Mes parents étaient d’accord. Promis.”

Alors, Logan de Koadruz le toisa avec une répulsion évidente, détaillant ses cheveux roux, son visage ponctué de tâches oranges et sa voix tonna :
“Le problème, Monsieur, c’est que mon fils n’a jamais reçu mon approbation pour cette invitation.” Il força un sourire hypocrite :
“Remerciez vos parents pour le dérangement. A l’avenir, mon fils ne vous fréquentera plus, jeune homme. Je n’aime ni les parvenus ni les commerçants. Et je n’autoriserai certainement pas mon fils à se lier aux fils d’un homme qui croit qu’il peut faire sa loi sous prétexte qu’il a un peu d’argent.” Ses accusations étaient fautes, bien sûr, et Désiré s’en rendait davantage compte depuis la veille. Il songea qu’il avait vu les Renard dans leur simple ferme, avec leurs rires et leurs chansons, faire de cette longère rénovée, le palais le plus heureux du monde. Il pensa à Monsieur Renard, qui respectait sa femme, comme il ne savait pas qu’on pouvait respecter quelqu’un. Il songea également à Bertrand, qui sculptait des figurines en bois à la lueur de la cheminée, enfin apaisé de ses tourments inconnus. Et bien sûr, il y avait Renaud avec qui il avait chuchoté une partie de la nuit, avec qui il devait construire un bateau, et naviguer sur toutes les mers du monde.

Pourtant, quand son père lui indiqua la voiture d’un geste sec, il obéit, tentant d’oublier le visage peiné de son ami, penaud, sur le quai.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Elektra Black 2 » 03 nov. 2018 - 21:41

Titre: Orion Black et la technologie moldue
Défi scénaristique: Quelque chose doit effrayer un seul personnage
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 570 mots
Personnages: Orion Black, Scorpius Black (OC), Sothis Black (OC)
Rating: Tous Publics
Orion Black et la technologie moldue


La cuisine était plongée dans silence reposant. Tout était tranquille quand Orion descendit ce matin-là. Il en est très heureux d’ailleurs, car pour une fois que les deux petits monstres dont il s’occupait n’étaient pas encore réveillé, il pouvait souffler cinq, voire dix minutes avec un peu de chance, avant que sa journée de commence.

Il n’avait jamais vraiment élevé des enfants. Il avait laissé cette tâche à son épouse à l’époque où Sirius et Regulus n’étaient encore que des bambins et ensuite, il n’était intervenu que pour les questions de disciplines. Et encore, sa femme, avec sa poigne de fer, menait presque toute la maisonnée à la baguette ! Mais aujourd’hui, il savait qu’il devait changer les choses. Il n’était pas question pour lui de répéter les mêmes erreurs et puis, il fallait qu’il tienne sa promesse faite à son dernier fils. Il avait perdu ses deux héritiers : l’un à cause des idéaux trop fermés de sa lignée et de son incapacité à dialoguer avec Sirius et l’autre à cause du Seigneur des Ténèbres et de sa propre bêtise.

Orion sortit de ses pensées en entendant les petits pas de ses deux garnements s’approcher de la cuisine. Quand ses yeux se posèrent sur les jumeaux, un élan de fierté et un bonheur incommensurable l’étreignit même s’il se fit un devoir de garder un visage neutre.

- « Bonjour grand-père ! »
- « Bonjour les garçons. »

Alors que Sothis s’installait en face de lui, en profitant pour remplir deux tasses de thé bien chaud, l’une pour lui-même et l’autre pour son frère, ce dernier en profita pour aller chercher des toasts sur le plan de travail situé le long du mur. Prenant par à la conversation entre Orion et son frère, Scorpius s’appuya de ses mains sur l’îlot derrière lui.

- « C’est aujourd’hui que débutent nos cours de français ? » Demanda-t-il impatient.
- « Oui. Vous ne serez pas seuls pour cet apprentissage. En discutant avec votre institutrice, elle m’a appris que plusieurs autres parents avait le désir de voir leurs enfants suivre un cours de langue étrangère. Vous êtes encore jeunes à neuf ans, vous pourrez commencer doucement et cela vous fera toujours un atout supplémentaire pour la suite de vos études ».

Les deux garçons avaient l’air ravi à la perspective d’apprendre une nouvelle langue. Soudain, un bruit retentit derrière Scorpius et Orion but sa gorgée de thé de travers alors que sa main se dirigeait tout naturellement vers sa baguette.

- »Ne t’inquiètes pas grand-père », Rigola Scorpius. « Ce n’est que le grille-pain ».

Orion Black préféra ne rien dire sous le rire de ses deux petits-fils, mais il n’en grommela pas moins dans sa barbe contre la satané technologie moldue qui envahissait chaque jour un peu plus sa cuisine ! Mais il était bien incapable de résister à ces deux descendants, surtout quand ceux-ci se liguaient contre lui. Quand l’aristocrate les regardaient, il pouvait apercevoir ce qu’aurait été la vie de ses fils s’il avait pris les bonnes décisions et il ne voulait pas refaire les mêmes erreurs avec les jumeaux. Alors il prenait sur lui, supportait ses appareils écletriques de malheur, oh oui par Salazar, il avait tellement hâte de se débarrasser de toute cette camelote une fois les enfants à Ilvermorny. Foi de Black, plus aucun autre appareil culinaire moldue d’aucune sorte ne rentrerait dans cette cuisine !

zelinara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par zelinara » 03 nov. 2018 - 21:54

Titre : Une peur pour avancer
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 563
Personnages : Ronald Weasley, Ginny Weasley, Hermione Granger
Rating : TP

Ronald Weasley n’était pas connu comme étant quelqu’un de courageux même s’il avait été réparti dans la maison de preux, des audacieux. Il se souvenait encore de cette nuit en deuxième année avec Harry, dans la forêt interdite, avec toutes ses araignées qui les entouraient. A trente ans passés, il en faisait encore des cauchemars. Il les entendait qui rampait sous le lit, remontait sur la couverture et le recouvrait entièrement, le réveillant en sursaut. Le regard terrifiait, le souffle haletant et recouvert de sueur.
Mais aujourd’hui, c’était pire, c’était horrible. Il ne cessait d’essuyer son front, les yeux écarquillées, les mots ne sortaient pas, il ne savait plus où il était. Il était perdu, complétement perdu. Il se sentait perdu mais surtout, il était absolument terrifié. Il ne vit pas son meilleur ami et sa femme, sa sœur, le rejoindre. Il ne les entendit pas non plus l’interpeller :

« Ron, alors, lui demanda sa sœur qui au contraire de son frère était tout sourire. Ronald Weasley, dit-elle plus fort dans une parfaite imitation de leur mère.
- Hein, lui répondit-il en se retournant toujours aussi perdu.
- Ronald Bilius Weasley, comment cela se passe ? reprit-elle calmement.
- Comment se passe quoi ?
- Hermione, votre enfant ? L’accouchement ?
- Je sais pas répondit-il à sa sœur mortifiée. Enfin, je …. Je sais plus….
- Ron… dit-elle d’un ton dépité.
- J’ai la frousse, la trouille, c’est horrible… c’est pire qu’avec les araignées, Ginny. Je vais être papa, je suis pas prêt, loin de là. Et si je laissais le bébé tomber et si Hermione ne s’en sortait pas, et si…
- Ronald, le coupa sa sœur. Oui, tu vas être père, cela fait neuf mois que tu le sais.
- Ginny, essaya de l’interrompre son mari, essayant de temporiser la dispute sous-jacente entre les deux frères et sœurs.
- Harry, tais-toi, je parle à Ron, lui répondit sa femme en regardant son frère droit dans les yeux, le terrifiant encore plus. »

Alors, qu’elle allait reprendre, une personne surgit dans le couloir, en blouse blanche, un sourire plaqué sur le visage. « Monsieur Weasley, demanda-t-il à Ron.
- Oui, répondit celui dans un couinement.
- Tout va bien, l’accouchement est terminé. Votre femme va bien, le bébé aussi. Ron blanchissait au fur et à mesure du discours. Vous êtes le père d’une magnifique petite-fille., termina le médicomage. »

Et sur ces mots, Ronald Bilius Weasley s’effondra. Il se réveilla en sursaut dans son lit, la lumière de la lune éclairant faiblement le lit conjugal. Il reprenait doucement son souffle. Un rêve, c’était un rêve. Il n’avait pas dû bien digérer la soupe à la citrouille pour faire un rêve comme cela. Il se retourna dans le lit, il serra dans ses bras Hermione. Il voulait se rassurer, ne plus paniquer. C’est alors qu’il senti l’arrondi du ventre de sa femme qu’il n’avait pas encore assimilé. Hermione était enceinte, il allait devenir papa. Et cette peur lui vrilla de nouveau les entrailles. Mais il savait un chose, cette peur ne le bloquerai pas. Ce n’était pas celle qu’il avait des araignées. C’était un autre type de peur. Une peur qui le ferai avancer, devenir meilleur. Il resserra son étreinte.
« Ron ? Qu’est ce qu’il se passe, demanda d’une voix ensommeillée Hermione.
- Rien du tout, rendors-toi ma chérie. »

Dernière modification par zelinara le 03 nov. 2018 - 22:02, modifié 1 fois.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par ninipraline » 03 nov. 2018 - 21:59

Titre : Curiosité nocturne
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique « N'utilisez pas de mot de moins de 3 lettres »
Fandom : HP
Nombre de mots : 217 mots
Personnages : Famille Dursley + OC
Rating : Tous public

Abominable tentation. Nuit totale, aucun bruit, personne alentour. Pourquoi hésiter ?
Plusieurs individus suspects, rassemblés nuitamment, évanouis sans explication, avaient déposé quelque chose devant chez certains voisins sans histoire (donc louche). Une enquête était plus que recommandée, essentielle, vitale, indispensable, fondamentale.
Elsie Vilbestung, gardienne autoproclamée pour Privet drive, sortie silencieusement par une des fenêtres arrières puis frôlant murailles, poubelles, haies pénétra enfin dans une des plus nettes des propriétés voisines.Sur une carpette, tellement immaculée, contournée avec une crainte respectueuse par les visiteurs successifs, une couverture roulée gisait.
Elsie tendit ses doigts boudinés, écarta deux pans. Stupeur. Elle recula. Que faisait cet enfant nuitamment devant une porte ? Trafic ? Enlèvement ? Une enveloppe attira son attention. Elle saisit délicatement cette preuve accablante, sortie son décolleur universelle, pulvérisa subtilement les rabats puis souleva ces derniers avec une lame fine.
Avec une adresse qui trahissait certaines habitudes, Elsi sortit, déplia puis lut une missive qui fit apparaître une des plus beaux sourires carnassiers. Madame Dursley, fille unique, avait une sœur qui lui confiait son enfant. Voilà qui allait faire parler. Avec gourmandise, madame Vilbestung réarrangea avec soin une des scènes criminelles les plus prometteuses pour cette décennie.
Dans une quelques heures, une nouvelle journée lèvera madame Dursley, qui découvrira une toute autre missive enchantée. Mais seul Dumbledore savait cela.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par selket » 03 nov. 2018 - 21:59

Titre : Une nuit terrifiante
Défi scénaristique: Quelque chose doit effrayer un seul personnage
Fandom : HP
Nombre de mots : 391
Personnages : Nick-Quasi-Sans-Tête
Rating : TP
Il existe des choses étranges, des choses surnaturelles qui peuvent effrayer les vivants comme les morts. La peur peut prendre plusieurs visages. Et la source de l’angoisse peut être diverse. Ainsi il arrive que ce qui peut effrayer quelqu’un n’effraie point un deuxième. Le cas de l’épouvantard est bien représentative de ce fait. Prenez une grenouille peu de personne ne seront affectés par cette créature mais si comme moi vous souffrez de batracophobie alors vous serez terrifiés. Notez que souffrir de batracophobie étant sorcier et un certains handicap, mais bref je tigresse revenons nos crapauds.
Saviez vous que le jour d’Halloween il se passe des choses étranges ? Des choses surprenantes qui peuvent très bien se terminer à l’aube du premier novembre où continuer jusqu’à la prochaine nuit de l’horreur où même indéfiniment. Soyons clairs, quand je parles de choses étranges je parles d’événement singuliers tels un dragon se mettant à danser la gigue au son d’une cornemuse où une horde de gentils veaudelunes se transformant en monstre assoiffé de sang pas de citrouille évidées et d’enfants qui toquent aux portes.

Ainsi, c’est un de ces faits étranges qui eut lieu durant la nuit du trente et un octobre deux mille trois qui effraya Nick-Quasi-Sans-Tête en plus de lui procurer une joie incommensurable une fois remit de ses émotions. Car imaginez lorsque le monde se met à tourner carré il y a de quoi à perdre la tête. Mais il semble bien que ce jour là le monde avait cessé d’être cohérent sinon comment expliquer ce que vu le fantôme au fin fond d’une forêt Galloise. Là fêtant le jour des morts de petites créatures dansaient autour d’un arbre qui avait été incendié dans le but clairement affiché d’en faire un feu de joie. En voyant pareil tableau Sir Nicholas de Mimsy-Porpington sentit un frisson le traversé de part en part à moins que ça ne soit le vent qui venait de se lever. Terrifié par une telle chose il repartit à Poudlard sur de gagner cette année le prix du fantôme le plus curieux de Grande-Bretagne. Prix qui était accordé au fantôme ayant assisté à l’événement le plus étrange de cette journée d’Halloween. Et nul doute que personne ne pourrait faire mieux que lui. Car après tout des botrucs qui incendient un arbre c’est absolument terrifiant.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par BellaCarlisle » 03 nov. 2018 - 22:01

Titre : Peur d’enfant
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Sherlock (BBC)
Nombre de mots : 668
Personnages : Mycroft H, Greg L
Rating : Tout public
Le vent d’Est se lève, Mycroft.

L’aîné des Holmes fronce les sourcils tout en reposant son verre. Il songe un instant à son cadet et à sa dernière plaisanterie en date mais aussitôt, il oublie cette hypothèse. Sherlock n’a plus aucune raison de lui soutirer des informations puisqu’il sait désormais qu’ils ont une sœur et qu’il va lui rendre visite régulièrement. L’incident de Sherrinford a jeté un froid dans la famille mais pas au point que son frère ait envie de l’effrayer. Encore moins en reprenant cette phrase qui les suit depuis leur enfance et qui a fini par prendre un sens réel pour Sherlock.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Sa gorge est sèche alors qu’il se lève de son fauteuil. Son regard se pose sur son parapluie, dans un coin de la pièce, mais il refuse de s’en servir. Ce qu’il entend n’est qu’une voix enfantine, rien de plus. Il n’y a aucun danger dans sa maison, il est seul, comme toujours, sans aucune compagnie.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Il est à deux doigts de porter ses mains à ses oreilles pour se soustraire à ce souvenir qui le hante. Il quitte son bureau au pas de course et attrape son manteau, saisissant en même temps son téléphone. Ce n’est pas dans ses habitudes de partir en pleine nuit mais l’angoisse est en train de le ronger de l’intérieur. Ce sentiment est d’autant plus pesant qu’il passe son temps à ne rien montrer de ses émotions.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Le frère de Sherlock claque la porte d’entrée derrière lui, s’éloignant au maximum. Il n’a pas pris ses clefs de voiture et il n’est pas de ceux qui se déplacent en transports en commun. Se promener à pieds peut lui paraître étrange sans aucune raison de le faire mais c’est le seul moyen de ne pas subir cette voix enfantine qui lui rappelle Euros.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Il se tourne et se retourne, le cœur battant. Il ne devrait plus l’entendre ! C’est impossible !

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Des rires lui parviennent de plus loin et il lui faut quelques minutes pour comprendre pourquoi il y a autant de monde dehors. C’est la soirée d’Halloween, et les enfants en profitent en famille pour s’amuser et se déguiser. Il croise sur sa route des petits fantômes, des vampires, des loups-garous, des sorciers, des zombies, des monstres variés et divers. Les parents jouent le jeu avec leur progéniture, masqués eux-aussi. Vêtu de son costume et de son sombre manteau, Mycroft dénote parmi tous les déguisements.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

- Stop, murmure le Gouvernement avec des trémolos dans la voix.

C’est la peur qui l’étreint de plus en plus. La peur de devenir fou, la peur d’être à son tour enfermé dans une cellule, la peur de n’être rien de plus qu’un cas désespéré dans la famille Holmes. Une peur sourde et inconnue, une peur d’enfant dont il aimerait se défaire.

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Il cesse de marcher, s’arrêtant contre un mur. Comment peut-il aller de l’avant alors que la culpabilité le suit depuis qu’Euros a failli briser leur famille une nouvelle fois ?

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

- Mycroft ?

L’aîné des Holmes relève la tête, croisant le regard intrigué de l’inspecteur Lestrade.

- Est-ce que tout va bien ?
- Je crois, oui, souffle le Gouvernement. Ce n’est rien qu’un moment de faiblesse.
- Un moment de faiblesse ? répète Greg avec scepticisme. Mycroft Holmes avoue avoir un moment de faiblesse ? Serait-ce votre déguisement ?

Le vent d’Est se lève, Mycroft.

Ses lèvres se serrent, de même que ses poings, ce qui n’échappe pas à l’inspecteur.

- Mycroft, je suis sérieux. Vous ne semblez pas aller bien.
- Une petite peur, rien de plus.
- Venez, on va boire un verre pour vous remonter le moral.

Le frère de Sherlock accorde à Lestrade l’un de ses rares sourires.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par dreamer » 03 nov. 2018 - 22:26

Titre : Urgence
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 161
Personnages : Aucun (enfin normalement :mrgreen: )
Rating : Tout public
Tic.
Tac.

Tic Tac.

Tic Tac Tic Tac. 

Les trotteuses de l'horloge familiale ne s'arrêtent jamais de tourner. C'est tout à fait naturel, puisque la vie ne nous laisse jamais fixé au même endroit. Entre l'école, le travail, la maison, ou même le jardin, personne ne cesse de naviguer en différents lieux. Alors les aiguilles tournent encore et toujours autour du cadran. C'est habituel.

Mais, cette fois, c'est différent. L'une des neuf trotteuses en or s'est emballée, avant de basculer vers En danger de Mort. Depuis, elle ne cesse de vibrer, comme pour signaler l'urgence de l'information qu'elle délivre. 

Tic Tac Tic Tac. 

Elle finira par attirer l'attention, même si pour l'instant, le bruit de la trotteuse folle se heurte au silence paisible de la nuit. Les casseroles sont propres et aucun sortilège n'anime ni la cuisine ni le salon. L'appel du sommeil a charmé le Terrier.

Tic Tac Tic Tac. 

Viendra-t-on regarder la pendule qui avertit du danger imminent ? 
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Ayame
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Ayame » 03 nov. 2018 - 22:28

Ayame a écrit :
03 nov. 2018 - 21:19
Titre : Middlelife crisis (3)
Défi (scénaristique ou stylistique) : défis de 22 h : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 668
Personnages : Sirius et Hermione
Rating : >TP
Sans réfléchir une seconde de plus, Sirius transplana chez Hermione. Il devait en avoir le cœur net.
Il arriva en plein au milieu du salon de la jeune femme, sa table basse jonchée de livres, un verre d’eau posé en équilibre précaire sur l’accoudoir du canapé.
Il entendait la jeune femme s’affairait dans la salle de bains, elle devait se préparer pour la nuit. Il s’éclaircit la gorge pour signaler sa présence, mais elle ne l’entendit pas.
Elle chantonnait doucement, il reconnut sans peine Wish you were here de Pink Floyd et sourit. Il se souvenait encore de l’engouement qu’il avait ressenti à la sortie de l’album…
Ce souvenir lui fait l’effet d’une douche froide.
Il avait été un idiot ! Comment s’était-il imaginé quelque chose soit possible entre Hermione et lui ? Elle n’était même pas née quand cette chanson était arrivée en tête des charts et lui… Lui était en cinquième année à l’époque.
Il allait repartir quand Hermione sortit de la salle de bains, poussant un grand cri quand elle le vit planté au milieu de son salon.
- « Merlin ! Sirius, mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as fait une de ses peurs ! » dit-elle, une main posée sur la poitrine comme pour calmer la cavalcade de son cœur.
- « Je suis désolé, Hermione. » se contenta-t-il de répondre, évitant de la regarder pour ne pas voir qu’elle était vêtue seulement d’un petit short et d’un débardeur qui ne laissaient pas grand-chose à l’imagination.
- « Tu es désolé de quoi ? » lui demanda-t-elle. « Je ne comprends plus, Sirius… »
- « Je suis désolé d’agir comme ça quand je suis avec les Weasley ou quand il y a du monde. Tu as raison, je me cache. » Il déglutit et se laissa choir sur le canapé, faisant tanguer le verre d’eau sans pour autant le faire tomber. « La vérité c’est que je suis à un moment de ma vie où je ne sais plus où j’en suis. » Il se pencha en avant, posa ses avant-bras sur ses genoux avant de poursuivre. « Je ne suis plus un gamin, mais c’est tellement plus facile de me comporter comme ça, de faire ce que les gens attendent de moi que de faire ce dont j’ai envie… »
- « Mais pourquoi ? » la coupa la jeune femme en s’accroupissant devant lui pour lui faire face.
- « Parce que ce dont j’ai envie, ce que je veux vraiment… » Il releva soudain la tête vers la jeune femme, plantant son regard dans celui d’Hermione. « C’est toi. » Il avait soudain l’impression qu’un immense poids venait de s’enlever de sa poitrine, il avait enfin dit tout haut ce qu’il avait dans le cœur depuis des mois. « La vérité c’est que j’ai envie d’être avec toi, de construire quelque chose avec toi… Peut-être même d’avoir des enfants avec toi… » Au fur et à mesure qu’il parlait, il voyait les yeux d’Hermione s’agrandir. Incrédulité ? Horreur ? Dégoût ? Il ne savait pas, il n’avait pas envie de savoir. Il allait déposer son cœur à ses pieds et puis il rentrerait chez lui, lécher ses plaies et prier Merlin qu’elle n’ait pas pitié de lui.
Il se leva et le verre d’eau qui avait jusque-là résisté tomba, s’écrasant sur le sol en mille morceaux. Le fracas sembla sortir Hermione de sa stupeur et elle se redressa d’un bond, saisissant le poignet de Sirius au passage.
Elle refusait de le lâcher, pas maintenant qu’il avait mis son âme à nue. Faisant fi de tous les doutes qui l’avait taraudée jusqu’alors, elle se hissa sur la pointe des pieds, passant ses bras autour du cou de Sirius avant de lui murmurer :
- « Pour les enfants, on verra plus tard, mais pour le reste, je te suis. »
Elle profita de la surprise du Maraudeur pour poser ses lèvres contre les siennes en un doux baiser.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par ninipraline » 03 nov. 2018 - 22:48

Titre : Une si merveilleuse vie
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique « Un verre d'eau prend une importance capitale »
Fandom : HP
Nombre de mots : 588 mots
Personnages : Famille Dursley + OC
Rating : Tout public

Encore sous le choc de la veille et de cet effroyable vendeur d’aspirateurs, Pétunia Dursley se glissa hors du lit. Le soleil n’était pas encore levé et son adorable Dudley non plus. Elle allait pouvoir prendre le temps d’un thé en solitaire avant que les deux hommes de sa vie éclairent sa journée. Elle sourit se pencha sur la couche conjugale et posa un baiser sur le front rouge et luisant de son viril époux.
Sur la pointe des pieds, Pétunia descendit l’escalier. Sur la porte de sa cuisine, qu’elle venait d’éclairer, elle s’arrêta et admira les carreaux brillants du sol et de la crédence. Sur le plan de travail, propre et net, rien ne traînait. Il n’y avait que propreté et ordre dans sa vie. Sa merveilleuse vie, loin des surprises, des crapauds et autres sornettes.
Une grimace figea sa face alors que les détails de la très désagréable visite de la veille lui revenait en tête. Même son merveilleux Dudlinouchet avait compris le danger de cette visite et avait accueilli l’importun comme il le méritait, par la lapidation. Adorable et admirable enfant, soleil de sa vie, réconfort et plus belle réussite.
Pétunia, larme à l’œil, soupira d’aise, sortit la bouilloire du placard et se prépara son premier thé de la journée. Un coup de frein et le tintement du verre lui apprirent que le laitier était arrivé. Elle se précipita bien décidée à ne rien laisser croupir dans son jardin qui donnerait sujet à médisance.
A peine la porte ouverte, la jeune épouse et mère Dursley comprit que quelque chose n’allait pas. D’abord, le laitier se trouvait toujours dans son allée alors que ce n’était pas encore la saison des étrennes. Et de toute façon, il ne prenait plus la peine de sonner à cette époque là. Elle et son mari avaient bien fait comprendre aux trop nombreux quémandeurs ce qu’ils pensaient de ce déplaisant usage.
Le laitier donc, toujours lui, fixait avec d’un air ahuri son paillasson. Pétunia renifla de mépris et baissa les yeux sur… Qu’est ce que ce… Un tas de chiffons, très certainement sale, était posé à côté de ses bouteilles de lait.
« Une explication serait bienvenue, siffla-t-elle entre ses dents à l’attention du laitier.
– l’était là quand j’suis arrivé, » éructa-t-il avant de tourner les talons et de se précipiter à l’abri de sa cabine.
Pétunia se baissa, ramassa son lait et les guenilles particulièrement lourdes et chaudes. Hors de question que les voisins se gaussent au sujet de saletés abandonnés devant chez elle, et son mari. Elle rentra, vit tomber quelque chose, la rattrapa et déposa les loques sur une de ses impeccables chaises en se jurant de la jeter dès le lendemain.
Pétunia jeta un œil sur ce qu’elle avait récupéré juste avant que cela ne souille son sol. Une lettre, elle tenait une lettre. Une lettre au papier épais, du parchemin, elle eut un haut-le-cœur. Avec dégoût, elle décacheta l’enveloppe. Le nez plissé, elle déplia la missive. Et hurla. Elle hurla longtemps. Longtemps après l’arrivée précipitée de Vernon, longtemps après que deux autres cris suraigus, l’un venant d’une chambre à l’étage, l’autre du tas de chiffons posé sur la chaise, se soient joints à son propre cri. L’horrible vendeur de la veille était oublié. Une calamité venait d’entrer dans sa maison.
Elle se jeta sur ses placards si bien rangée, les fouilla nerveusement, alluma l’eau, la referma, poursuivit sa fouille frénétique de ses étagères et tiroirs. Mais enfin, où mettait-elle ses verres ? Elle avait besoin d’eau.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Charliz » 03 nov. 2018 - 22:50

Titre : Garde la pêche et bois de l'eau fraiche !
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès lointain :arrow: :arrow: :arrow: :arrow:
Fandom : HP
Nombre de mots : 706
Personnages : Percy Weasley, Pénélope Deauclaire
Rating : TP
« Bon, et tu vois, là, ajoute les graines de Botruc et ça devrait donner une couleur rouge. Mais c’est important de connaitre par cœur cette partie de la préparation parce que les graines de Botruc, tout le monde sait que c’est capricieux. Si tu fais un mauvais geste, tu peux te retrouver avec un liquide visqueux et bleu. Si tu ajoutes les deux feuilles d’hortensia et qu’en plus elles ne sont pas parfaitement coupées en carré d’un centimètre sur un centimètre, tu vas faire exploser ton chaudron. Surtout que le fond des chaudrons standards ne sont pas très épais… Bon, sinon, ce que recommande le professeur Rogue et ça a marché pour moi : il faut retenir sa respiration pendant 30 secondes, puis expirer, inspirer pendant 5 secondes, et à nouveau retenir sa respiration pendant 30 secondes… »

Pénélope grimaça avec un mouvement de recul et Percy s’arrêta subitement de parler. Avait-il dit une bêtise ? Il avait simplement relu ses notes.

« Quoi ?
- Retenir sa respiration pendant 30 secondes… Percy !
- Je t’assure que-
- Rogue s’est carrément foutu de ta gueule, encore.
- Non, mais… »

Elle éclata de rire. De son rire qui fait voler ses cheveux autour de son, qui humidifie ses yeux et rougit ses joues. Enfin, surtout ses joues à lui. Il replace ses lunettes et fronce les sourcils.

« J’ai accepté de te donner ces cours particuliers parce que tu m’as supplié mais si tu n’as pas envie de travailler… J’ai mes examens de fin d’année à réussir et je perds un temps précieux !
- Oh c’est bon, c’est l’année prochaine les ASPICS ! »

Il souffla pour se redonner une contenance. Il était vraiment idiot de perdre son temps avec une fille pareille… à part de jolis yeux, elle n’avait pas grand-chose pour elle.

« Donc je disais. Les graines de Botruc sont très instables. Il faut que ta techniques soit parfaite et pour cela, il faut retenir ta respiration ! Si le professeur Rogue l’a dit…
- Ouais c’est ça ! Garde la pêche et bois de l’eau fraiche !
- Euh… Merci mais je n’ai pas soif. »

Il se pencha sur son parchemin pour ajouter un « s » à « graines » et sursauta lorsqu’elle éclata une nouvelle fois de rire.

« Attends, t’es sérieux ? Tu connais pas ? »

Pourquoi restait-il là ? La seule raison de sa présence était de se moquer de lui, et il avait bien mieux à faire ! Il commença à ranger ses affaires avec un air vexé.

« Percy ! Oh ça va… On peut bien rigoler…
- Non. »

Son cœur battait à tout allure. Il se sentait humilié, blessé, et un peu minable aussi. Il détestait se sentir minable.

« T’es vraiment le genre de mec à finir Ministre de la Magie, toi. »

Ouais. Il comptait bien devenir Ministre de la Magie un jour, et en tirant la porte de bois de la salle de classe, il se dit que ce n’était pas en s’entourant de filles comme Pénélope qu’il réussirait.

Un pas dans le couloir et elle lui attrapa la manche. Percy se retourna pour lui demander de le laisser tranquille et ne put esquiver les lèvres qui se posait sur les siennes.

Pénélope. Deauclaire. L’embrassait.
Pénélope. Deauclaire. L’embra-

Elle s’éloigna en se mordant la lèvre inférieure et Percy en perdit tout son anglais.

« T’es mignon quand tu te vexes… On se retrouve demain pour la pratique ? »

Zut. Elle était vraiment belle de près comme ça, Pénélope. Et il n’avait pas du tout envie qu’elle s’éloigne.

« Je t’ai vu ! »

La voix cristalline le fit sursauter et il remercia Merlin d’avoir fait en sorte que sa camarade se soit suffisamment éloignée pour ne pas le voir.

« Ginny… grogna-t-il en se retournant vers sa petite sœur.
- J’ai tout vu !
- Retourne dans la Salle Commune, il est tard !
- Percy est amoureuuuuuuuuuuuux !
- Ouais c’est ça ! Garde la pêche et boit de l’eau fraiche !
- Quoi ? »

Fier de son coup, Percy se retourna, redressa le menton et s’éloigna non sans un sourire fier.

Pénélope. Deauclaire. L’avait. Embrassé.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Elektra Black 2
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Elektra Black 2 » 03 nov. 2018 - 22:51

Titre : Le chêne et la tempête
Défi stylistique : texte sans personnage (enfin presque) :)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mot : 746
Personnages : /
Rating : Tous Publics
Le chêne et la tempête

Le vent soufflait si fort dehors, à tel point que les branches des arbres, pour certaines, cassaient sous la puissance des rafales émises par les éléments. La grande maison tenait pourtant debout. Avec ces murs de pierre, vieux de plusieurs siècles, l’édifice en avait vu d’autres des tempêtes, quelles soient émises par la Nature, ou qu’elles aient eu lieu à l’intérieur même du château. Et personne n’avait fait tomber ses créneaux, ses deux tourelles au toit pointu. Le bâtiment datait du XVIe siècle, quand les premiers colons européens étaient arrivés sur ce qu’ils avaient nommé par la suite « Le Nouveau continent ».

La demeure avait été édifiée rapidement, grâce à la magie de son bâtisseur. Elle abritait depuis plusieurs générations des sorciers de toutes horizons. Dehors, en plus du vent, tombait désormais une averse de grêle d’une rare violence. En cet automne particulièrement vigoureux, le temps semblait comme déréglé, attaquant la terre comme une force malveillante. Cela durait depuis des heures, sans qu’on ne puisse y détecter la moindre faiblesse, la moindre volonté d’apaisement. C’était comme si les éléments de la Nature se liguaient contre les constructions de l’Homme, voulant à tout prix les mettre à terre : purger le sol afin d’y rebâtir un monde nouveau, encore une fois.

Les oiseaux nichés dans la forêt entourant le château s’étaient depuis longtemps éclipsés au plus profond de leur nid, nichés dans les arbres creux, si possible au plus près du sol car si un arbre venait à être déraciné, il ne valait mieux pas être sur sa trajectoire. La violence de la tempête avait contraint les autres animaux à chercher refuge au plus profond du bois afin de s’abriter. Un roulement de tonnerre gronda soudain au loin et un grand chêne, seul debout au milieu d’un champ, fut frapper par la foudre. Le craquement résonna longtemps dans l’air, tel un long hurlement sauvage et comme une divine providence, le feu embrassa l’arbre solitaire, partant de son cœur et sinuant jusque ses feuilles. c’était étranger, car on aurait pu penser que le vent aurait atténué le feu, voire qu’il l’aurait éteint, mais tout au contraire, plus le vent gémissait, et plus la chaleur de la fournaise devenait ardente, comme une malédiction jetée contre le végétal centenaire. Était-ce pour lui que la tempête était si violente ? Était-ce lui que l‘on voulait voir à terre ? Mais pourquoi un tel acharnement ? Était-ce du à ces humains, habitant le château et venant à chaque naissance présenter le nouveau-né à l’arbre ?

Ce dernier subit un nouvel assaut du vent et finit par basculer, ses racines sortant de terre, balayant l’air tandis qu’il s’affaissait sur le sol dans un bruit assourdissant. Un mouvement à l’une des fenêtres du château aurait pu attirer l’attention d’un petit animal occupant la forêt si le vent n’avait pas été aussi fort. Mais rien ne troubla le déchaînement des éléments.

Quand au petit matin, une ombre sortit de la demeure, elle fut dans un premier temps bloquée par l’amoncellement de débris d’arbres et de neige ayant recouvert le sol devant la porte d’entrée principale du château, mais très vite l’individu se fraya un passage, bougeant les vestiges de la violence de la nuit par de grands mouvements de sa baguette. Il se rendit jusqu’au cadavre de l’arbre, s’agenouillant devant et resta là, immobile durant tant de temps qu’une deuxième silhouette vint le rejoindre. Posant une main sur son épaule, le nouveau venu se pencha à la hauteur de son semblable, lui prit les mains et le força à revenir vers la bâtisse.

Quelques temps plus tard, le terrain avait été déblayé. Un petit groupe d’individus se trouvaient dans le grand champ en face du château. Il semblait chanter et psalmodier des paroles dans une langue improbable. L’un d’entre eux, le même que celui qui était sorti en premier le lendemain de la nuit de tempête, s’avança au devant du groupe, s’agenouilla à nouveau avant de porter ses mains vers le ciel. Dedans, un minuscule gland, réverbérant un pâle rayon de soleil, reposait. Le jeune homme l’inséra dans un trou situé devant lui, puis le referma avec de la terre, se releva et tout d’un coup, un magnifique chêne sortit du sol, grandissant de faon spectaculaire. Bientôt, il fut aussi grand que celui qui avait été abattue par la Nature plusieurs jours auparavant. Le petit groupe invoqua une dernière protection et ils rejoignirent la maison, laissant derrière eux, le jeune homme et le chêne.

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par selket » 03 nov. 2018 - 22:53

Titre : Amanites mordorées parlantes
Défi stylistique : Écrire un texte sans personnages
Fandom : HP
Nombre de mots : 479
Personnages : /
Rating : TP
Saviez vous que dans un recoin de la forêt interdite vit la plus grande communauté de Grande-Bretagne d’Amanites mordorées parlantes ? Non et cela est fort heureux. Car nul doute que si le secret venaient à s’ébruiter une armée de mycologues et cueilleurs de champignons auraient tôt fait d’investir les lieux.
Alors mieux vaut garder le secret et que nul à part les habitants de ces bois aient connaissance de ce fait.

Ainsi, au plus profond de l’épaisse et dangereuse forêt bordant Poudlard vit paisiblement une petite communauté retirée du monde. Là sur la mousse verte et humide du sous-bois, à l’ombre des arbres disparaissant sous les lichens phosphorescents et le gui parasitaire c’est crée un petit écosystème fort étrange. C’est dans un endroit tranquille et à l’atmosphère douceâtre que la petite communauté c’est développée. Au milieu de la mousse et des mares qui se forment lorsque le sol ne parvient plus à évacuer l’eau, entre les morceaux de bois pourris et les racines affleurant hors du sol quelques chapeaux pointent leur nez. Ce sont des petits chapeaux dorés qui luisent sous les quelques rayons qui arrivent à percer la dense frondaison des arbres. Au contact de la lumière les magnifiques petits chapeaux mordorées se transforment en un kaléidoscope projettent des petites taches de toutes les couleurs sur les arbres des alentours.
Pépiant joyeusement les habitants des lieux profitent tranquillement de leur bonheur qui rien ne vient troubler. Et puis qui dont oserait troubler le repos de ces simples habitants des sous-bois hormis une horde d’amateur de champignons ?
Minuscules créatures amarrées au sol qui étalent leur réseau inextricable de filaments en un système complexe courant le long des racines des chênes centenaires. Non personne ne viendrait ici réveiller les endormis qui somnolent paisiblement dans la mousse qui forme leur nid tout en veillant d’un œil distrait sur leur domaine.
De temps en temps les petites créatures de la forêt usent du droit d’asile auprès de ces sentinelles d’un autre temps. Ou alors c’est l’envie de profiter du magnifique son et lumière que leur propose les amanites mordorées parlantes qui les poussent à demander le gite et le couvert. Ainsi, les botrucs aiment venir se percher sur leurs chapeaux pour regarder du haut de leur promontoire improvisé les fougères libérer leurs spores orangées. Les fées viennent danser à la lueur des lucioles au milieu d’eux et il n’est pas rare que pour l’occasion ils organisent eux aussi une ronde. Les petites créatures viennent jouer avec eux, disserter ou même seulement s’abriter sous leurs chapeaux festonnés quant aux grandes elles les oublient. A l’exception des centaures qui font bien attention à ne pas les piétiner de leurs lourds sabots.

Oui peu de personne ne savent où se trouvent la plus grande et sans doute la dernière communauté d’Amanites mordorées parlantes de Grande-Bretagne et c’est très bien comme ça.

zelinara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par zelinara » 03 nov. 2018 - 22:54

Titre : Tous cela pour ça
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 493
Personnages : Ginny, Ron, fred et georges Weasley
Rating : TP


Deux gamins identiques d’une dizaine d’année complotaient dans le grenier du Terrier. En bas, dans la cuisine sous les yeux de ses deux plus jeunes Molly Weasley, cuisinait tranquillement en sifflotant, ignorante de la bêtise que préparait ses jumeaux au grenier, du plan ingénieux qu’ils étaient en train d’élaborer.
Un verre d’eau trônait entre les deux plus petits. Ils le regardaient tous les deux avec convoitise. Mais il avait peur de le prendre. Ils avaient pourtant une mission, prendre le verre d’eau de la table de la cuisine et l’apporter à Fred et Georges dans le grenier. Ils ne s’étaient pas demander pourquoi les jumeaux voulait absolument celui-là et pas un autre.
Ils avaient une discussion silencieuse. Ils essayaient de se mettre d’accord sur qui devait distraire leur mère et qui devrait amener le verre dans le grenier poussiéreux. Aucune des deux tâches n’était enviables.
Au grenier, les deux ainés s’impatientaient. « Mais qu’est ce font les mioches ? Ils devraient déjà avoir piqué le verre, se plaignit Fred.
- Soit patient, lui répondit son frère. Ils sont petits. Ils doivent affronter le dragon. »
En bas, les deux plus jeunes était enfin arrivait à un accord. Ginny distrairai leur mère et Ron apporterai le verre à ses frères. Ils mirent leur plan à exécution. Ginny quitta sa chaise et se dirigea vers le plan de travail où sa mère à l’aide de sa baguette découpait en rondelle carotte, pomme de terre, citrouille et autres légumes tout en faisant mijoter un rajout de bœuf. Elle s’assit sur le plan de travaille à côté de la planche à découper. Elle commença de son léger babillage encore enfantin à distraire sa mère. Elle fit signe à son frère d’y aller, de prendre le verre d’eau. D’un geste faussement assuré et adroit, Ron se saisit du verre et déguerpi à toute jambes vers les escaliers en prenant garde à ne pas le renverser les jumeaux le voulait entier.
Il finit par atteindre le grenier, à bout de souffle mais surtout le verre intact de tout son contenu. Il toqua trois à la porte comme c’était convenu. Fred lui ouvrit, le sourire aux lèvres. « C’est pas trop tôt, dit-il en vidant la moitié du verre d’une seule traite. J’avais un de ces soifs. Georges, tu en veux, lui demanda-t-il.
- Non, c’est bon vas-y, Freddy, finit.
- Merci, frangins dit-il à ses eux frères. Avant de retourner à se place le verre toujours en mains. Tu peux descendre, Ron, laisse les grands travailler.
- Tout cela pour ça ? Tu voulais boire, j’ai dû piquer un verre d’eau derrière maman, pour satisfaire ta soif. Tu pouvais pas descendre et boire en bas
- Attention, comment tu parles à tes ainés, petit frère. Et puis, où aurais été le plaisir. »
Mais, alors qu’il prononçait ces mots, un cri strident retentit dans la maison. « Ronald, Fred, Georges, descendez, Maintenant ! » Ils allaient se faire enguirlander.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par BellaCarlisle » 03 nov. 2018 - 22:54

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Animaux Fantastiques
Nombre de mots : 301
Personnages : Newt, Cathy (OC)
Rating : Tout public
Assise sur le rebord d’une fontaine en compagnie de Newt, Cathy observe les passants. Une main est posée sur son ventre, en un geste habituel de protection.

- Comment vas-tu aujourd’hui ? demande le Poufsouffle avec douceur.
- Bien, sourit la jeune femme de manière chaleureuse.

Le regard de son ami est inquisiteur, cherchant à déceler un certain mensonge chez l’Américaine. Celle-ci est pourtant réellement rayonnante et il comprend que la thérapie qu’elle suit lui est utile. Cathy a changé en quelques mois, elle n’est plus cette femme triste ayant perdu foi en la vie, cette future mère qui déteste l’enfant qu’elle porte. Elle est plus radieuse et il espère qu’elle ne perdra pas cette nouvelle joie.

- Tu sais Newt, j’ai réfléchi. Beaucoup. Ce bébé n’a rien demandé à personne, je ne peux pas souhaiter sa mort comme s’il n’était rien.
- D’où provient ce revirement ? s’étonne le Poufsouffle.
- Tu risques de me trouver ridicule mais je pense souvent au fait que Percival est peut-être son père.

Au lieu de répondre, il lui serre la main, en un signe d’amitié. Il a conscience du trouble qui agite son amie depuis qu’elle a appris qu’elle est enceinte. Avoir côtoyé Grindelwald à la place de son amant a fini par la briser, elle ne cesse de s’interroger sur l’identité du père de son enfant, craignant de savoir qu’il s’agit du mage noir le plus recherché.

- Newt, est-ce que … est-ce que tu crois que Percival peut être toujours vivant ?
- Cathy, nous avons déjà eu cette conversation. Les Aurors ont été formels à ce sujet.

La jeune femme ne dit rien. Ils discutent tranquillement puis Cathy retourne chez elle. Elle se fige en remarquant un verre d’eau sur la table, verre qui n’y était pas avant son départ.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Mikoshiba » 03 nov. 2018 - 23:09

Titre : Leçon de physique
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défis de 22h : scénaristique (Un verre d'eau prend une importance capitale) et stylistique (Écrire un texte sans personnages)
Fandom : /
Nombre de mots : 367
Personnages : /
Rating :/
Le chat est avachi sur la table. Il s’ennuie. Un regard à droite. Rien. En face ? Non plus. À gauche ? Nada. C’est bête. Parce que du coup, il ne reste que le verre d’eau posé à un mètre de lui.
S’il le déplaçait, ce verre d’eau, est-ce qu’il flotterait dans l’air ? Et dans le cas où la gravité serait plus forte que lui, est-ce qu’il rebondirait ? Est-ce qu’il roulerait par terre ? Ou bien est-ce qu’il se casserait tout simplement ?
Et l’eau, comment va-t-elle réagir ? Va-t-elle sortir du verre avant qu’il ne touche le sol ? Va-t-elle s’étaler en une grande flaque ou bien au contraire se répartir en plein de petites gouttes ? Est-ce que ça dépendra de la tension de surface du carrelage ? Sûrement…
Trop de questions se bousculent dans la tête du chat. Mais une idée est plus forte que les autres : en observant ce verre tomber, il pourra apprendre une tonne de choses sur les forces et les lois de la physique… Tant que ce verre est sur la table, il reste ignorant ; mais à partir du moment même où il l’aura déplacé… Aller, un peu plus vers le bord… Encore un petit peu…
Encore une autre chose : à partir de quel moment exact la force d’attraction terrestre va plutôt attirer le verre vers le sol plutôt que de le laisser en hauteur ?
Ce moment exact, c’est celui-là, quand environ la moitié du verre est en suspension (il y a une incertitude liée au fait que l’eau n’était pas stable dans le verre et a probablement influencé l’expérience). Ensuite, la dureté du carrelage est sûrement plus élevée que celle du verre, car il s’est brisé immédiatement. L’eau s’est répandue en une grande flaque, entourée de goutes, qui lorsqu’elles se touchent, fusionnent entre elles pour diminuer leur surface de contact avec le carrelage. La plupart des gouttes présentent un coefficient d’étalement négatif : le carrelage a visiblement subit un traitement hydrophobe.
L’expérience terminée et les conclusions tirées, le chat s’éloigne du carnage. Si on le retrouve à l’autre bout de la maison, jamais personne ne croira qu’il puisse être responsable de cet accident.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par Charliz » 03 nov. 2018 - 23:26

Titre : Champignon ou Coureur ?
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique et stylistique
Fandom : HP et Gwendalavir
Nombre de mots : 311
Personnages : Lucy Weasley et Destan Til'illan
Rating : TP
« Tu veux de la viande séchée de coureur ? demanda Destan, distrait, en jetant un regard dans son sac de toile.
- De la viande de quoi ?
- De coureur.
- Beurk ! ça a l’air dégueu…
- Qu’est ce que tu en sais si tu n’as jamais gouté ?
- Tfaçon j’ai pas faim. Tu as qu’à la manger, ta viande ! »

Sur ces paroles, Lucy se leva et s’éloigna dans l’obscurité. Son ventre criait famine ! Il devait bien y avoir quelques champignons dans cette foret… Après tout, ce monde n’était pas si différent du sien. Juste, trop bizarre !

Elle n’avait jamais fait de cueillette de champignons mais ça ne devait pas être compliqué. Elle avait vu des photos : les mauvais étaient rouges, mais les autres étaient tous bons ! Par contre, elle allait manquer de lumière.

« Lumos ! » s’exclama-t-elle en tirant sa baguette de sa poche.

Rien. Toujours rien. Lucy rangea sa baguette dans sa poche. Elle oubliait… Ne plus avoir de magie, c’était invraisemblable.

« Bon, tu reviens ? C’est dangereux ! »

Elle sursauta. Destan s’était approché sans un bruit. Aucune brindille n’avait craqué sous ses pas. Ce mec était définitivement flippant.

« Non.
- Ne me force pas à utiliser la force.
- Tu n’oserais pas. »

Il lui saisit le bras et la tira vers les flammes.

« Tu me fais mal !
- Tu as qu’à venir seule.
- Bon ok c’est bon, lâche-moi. »

Il la lâcha. Elle tourna les talons et déguerpit. Il la rattrapa en un quart de secondes.

« Aie !
- Je le savais !
- J’ai pas demandé à venir ici ! Laisse moi tranquille.
- J’ai pas demandé à devenir le babysitter d’une gamine de 28 ans mais on fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 3 Novembre

Message par ninipraline » 03 nov. 2018 - 23:39

Titre : Visite matinale
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique « Votre texte doit faire exactement 311 mots »
Fandom : HP
Nombre de mots : 311 mots
Personnages : Arabella Figg + Albus Dumbledore
Rating : Tout public
Arabella Figg était matinale. Elle avait été élevée comme cela, bien qu’elle préférait ne pas se souvenir de son éducation. Ce matin plus que les autres, elle sentait que le monde dont elle venait, et qu’elle tentait d’oublier ne se laisserait pas faire. Et ce n’était pas juste parce qu’elle ne se décidait pas à stopper son abonnement à sorcière hebdo. Non. Il y avait quelque chose dans l’air du matin qui lui disait que ceux auprès desquels elle n’avait plus tout à fait sa place, allaient frapper à sa porte. Elle frémit d’horreur en songeant à toutes les familles endeuillées ou massacrées ses derniers temps. Et espérait ne pas être la prochaine. Oui, songeait elle, elle aurait peut être dû se désabonner de sorcière hebdo. Sa curiosité mènerait un jour les mangemorts sur le pas de sa porte. Elle frémit d’horreur à cette pensée. Que pourrait-elle faire si ils sonnaient maintenant, elle qui n’avait pas la moindre once de pouvoirs ? Comment pourrait-elle se défendre ?
Trois coups secs à la porte interrompirent nets ses pensées. Glacée, pétrifiée, elle fixait les éléments de sa petite cuisine encore modernes il y a trente ans, quand elle s’était installée dans cette petite maison tellement moldue. De nouveaux coups secs la firent sursauter. Toujours trois, toujours secs, mais calme, sans précipitation, sans violence, des coups civilisés, peut-être ami songea-t-elle pleine d’espoir. Elle ne connaissait personne. Elle ne s’était jamais liée avec les personnes du quartier, se contentant des formules de politesse, de quelques mots sur le jardin. Elle n’était pas causante Arabella Figg. Elle ne l’avait jamais été. Elle restait la petite fille timide, effacée qui avait grandi au milieu de personnes que les habitants du quartier jugeraient comme exceptionnels. Ils étaient juste sa famille.
Les coups retentirent à nouveau. Elle se décida. Agrippée à la porte enfin ouverte, elle leva les yeux.
« Professeur Dumbledore ? »
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