[Textes] Nuit du 13 octobre

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Carminny » 13 oct. 2018 - 22:57

Titre : La fable de la girouette
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : /
Nombre de mots : 252
Personnages : un coq
Rating : /
Il était une fois un coq dans sa cour. Il menait une belle vie sur la parcelle qui lui était subordonnée. La stalle qu’il partageait aves ses poules étaient confortable et bien paillée. Même en hiver, lorsque le vent soufflait et que la neige remontait jusqu’aux fenêtres, il faisait chaud et douillet à l’intérieur.
Cependant notre coq était un coq très curieux. Un jour d’hiver lorsqu’un rayon de soleil passa à travers les vitres presque blanches, il décida d’aller regarder la neige de plus près. Il attendit donc que le fermier vienne leur apporter des graines, en piqua quelques-unes pour prendre des forces puis se glissa hors de la stalle.
A l’extérieur le monde était blanc. Les arbres étaient blancs, le sol était blanc, le ciel était blanc. Même sa stalle était blanche vue de l’extérieur. Notre coq tourna quelques fois sur lui-même pour tout voir. Quand il s’arrêta enfin, ayant découvert qu’il n’y avait rien, il ne savait plus d’où il était venu !
C’est alors qu’il vit briller un objet sur le toit de la maison. Avec quelques efforts maladroits, notre coq réussit à grimper jusqu’à la bonne hauteur puis il s’assit sur la flèche. C’était un lieu qui lui rappelait sa barre dans sa stalle. Là où il s’installait tous les soirs pour dormir. Et, fatigué de ses péripéties, il ferma les yeux.
Lorsque le fermier leva les yeux vers sa girouette le lendemain matin, quelle ne fut sa surprise en y trouvant une statue de son coq !
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 13 oct. 2018 - 23:00

Titre : De cœur en cœur
Thème : Cœur
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 935
Personnages : Will Graham/Hannibal Lecter
Rating : - 12 (sauf âmes sensibles mais c'est très soft)
La première fois que Will Graham songe à une possible survie d'Hannibal Lecter, l'indice lui parvient par un plateau-repas.

Contrairement aux autres jours, le contenu de l'assiette n'est pas en lien avec le petit menu posé à côté, l'étonnant. Il aurait pu ne pas y faire attention si le plat du jour n'avait pas été composé de poisson, n'ayant plus pour habitude de s'amuser à découvrir quelle sorte de viande se trouve devant lui. Cette fois-ci, il n'y a pas la moindre trace d'un quelconque saumon, la couleur est trop rouge, l'odeur trop forte. D'une main un peu tremblante, Will découpe un morceau de la pièce tendre, le portant à sa bouche avec peine tant il est gêné par les fils de sa perfusion. Le goût éclate dans son palais, ravivant des souvenirs enfouis, lui rappelant les longs dîners en compagnie de son psychiatre. Presque aussitôt, son estomac se tord et sa fourchette lui échappe des mains, tombant au sol dans un bruit de ferraille. Maladroitement, il repousse son plateau mais la douleur le cloue sur place dès qu'il tente de bouger un peu plus.

- Monsieur Graham, le rabroue l'aide-soignante en entrant. Vous savez que vous devez vous ménager.

Le consultant remarque qu'elle tient dans ses mains un plateau-repas à son attention. Son regard se pose alors sur celui qu'il a près de lui puis revient sur la femme en blouse qui semble confuse.

- Je ne suis pas venue vous voir, n'est-ce pas ?
- L'une de vos collègues m'a porté mon repas, répond Will d'une voix un peu rauque.
- C'est moi qui m'en charge.

Elle dépose le plateau dans un coin de la pièce et vient reprendre celui auquel il a à peine touché.

- Il n'y a pas de viande au menu aujourd'hui, remarque-t-elle en fronçant les sourcils. Encore moins du cœur.

Du cœur. Assez explicite et tellement sophistiqué de la part d'un homme censé avoir disparu de la circulation. Ce jour-là, Will comprend que le Docteur Lecter est toujours vivant. Ce n'est que plus tard qu'il apprendra que l'organe est celui d'un médecin incompétent retrouvé mort dans un tiroir de la morgue de l'hôpital.

La seconde fois, le consultant vient de rentrer chez lui.

Cette fois, ses chiens ne sont pas là pour l'accueillir avec leurs jappements et leur bonne humeur communicative. Il n'y a que le silence, si lourd, si glaçant. Will se surprend à regretter l'effervescence de l'hôpital, chose étrange pour lui. Il n'aime habituellement pas les contacts humains mais ce calme macabre dans sa maison lui tire des frissons d'appréhension. Il referme la porte derrière lui, allumant ensuite chaque pièce, comme pour vérifier qu'il n'y a aucun fou furieux planqué derrière un meuble. Il se sent stupide d'être aussi craintif mais il n'a pas encore récupéré toute son agilité et ses réflexes. Il a déjà eu du mal à admettre que la police le laisse partir sans l'enfermer dans une prison ou le condamner à mort, alors il se méfie. Et il fait bien d'être attentif car un colis est là, sur sa table de cuisine, signe évident du passage de quelqu'un chez lui. Le consultant serre les dents en s'approchant du paquet, soudain aux aguets.

Le colis ne présente aucun caractère distinctif et Will choisit alors de l'ouvrir. Il y a peu de chances que ce soit un explosif, il ne pense pas qu'une personne aurait eu l'envie de venir le faire sauter. Un couteau lui suffit à ouvrir l'emballage, et il sort ensuite une boîte opaque. Une sensation d'oppression l'étreint doucement alors qu'il a l'impression d'avoir deviné ce que contient le colis. Une fois le couvercle enlevé, il fait face à un cœur, si rouge et si parfait, comme une déclaration. S'il avait un dernier doute concernant Hannibal, c'est fini.

La troisième fois, la mise en scène est nettement plus sanglante.

Will est en train de vérifier un message qu'il vient juste de recevoir sur son téléphone portable lorsqu'il remarque le sang qui coule sur les marches du perron. Son portable lui échappe des mots alors qu'un violent besoin de faire demi-tour le saisit. Une pyramide de cœurs est disposée devant sa porte d'entrée, telle une offrande, et même s'il a l'habitude de scènes de crimes plus macabres, la nausée pointe peu à peu.

Il n'est plus question de faire passer un message à la police ou de narguer les forces de l'ordre. Ce n'est pas un règlement de comptes avec des gens impolis. Ou une furieuse envie de remplir un réfrigérateur pour organiser de somptueux repas. Non, il s'agit là de meurtres commis pour lui, pour lui donner ce que les gens ont de plus précieux.

Will sent le parfum délicat du psychiatre dans son dos. Hannibal ne se cache plus, il se montre enfin au grand jour.

- C'est votre cœur que vous auriez dû clouer sur ma porte, murmure le consultant.

Il aimerait que sa voix soit moins tremblante mais le souffle chaud du cannibale dans son cou le déstabilise.

- Il serait plus compliqué de vous l'offrir, Will.

Ledit Will se retourne sans geste brusque, croisant le regard si particulier d'Hannibal. Il devrait être dégoûté de le voir là, surtout en raison des actes qu'il ne cesse de commettre, mais une partie sombre de son âme est heureuse.
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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Iphigenie Nasty » 13 oct. 2018 - 23:37

Titre : La rentrée
Thème (écrit ou image) : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 557
Personnages : Lily Luna Potter, Constantin (OC)
Rating : TP
Baguette tendue vers le sol, Lily avance parmi la foule des étudiants, James lui a hier montré la route à suivre pour aller en Histoire de la magie, et elle s'en souvient très bien. Elle n'a qu'à refaire le trajet en jetant quelques purgo lapidem pour être sûre de ne trébucher sur rien.
-C'est simple se répète-t-elle, concentre toi.
Mais elle ne peut s'empêcher de sentir le chahut autour d'elle. Elle entend les cris de joie anxieux des premières années, les lamentations de rentrée de tout les autres, ci et là des voix autoritaires se baladent, sûrement quelques professeurs qui essaient de restaurer un peu d'ordre dans les couloirs en ce premier lundi matin de l'année. Les jeunes sorciers pressés se frôlent, se bousculent, font tomber leur sac. Lily perçoit le bruit d'une baguette tombée au sol, elle roule jusqu'à ce que son pied arrête sa course.
-Désolée, dit un jeune garçon en ramassant sa baguette au pied de la jeune fille effrayée.
-Ce n'est rien, répondit-elle, mais il est être déjà parti puisqu'il ne répond rien. Respire Lily, ça ira, c'est toi qui a voulu venir à Poudlard, tu ne peux pas déjà abandonner. Rien a encore commencé. Si seulement Ted était là. Non ! Tu ne peux pas t'en remettre à lui dés que le cour de ta vie devient un brin oppressant. Concentre toi, tu sais où c'est.

-Choisissez une place et tenez vous tranquille.
-Êtes-vous le professeur Dallium demanda la jeune fille en relevant la tête pour la première fois de la journée.
-C'est moi, veux tu bien prendre place, mademoiselle... ?
-Lily Luna Potter, monsieur.
Purgo Lapidem, il ne semble pas qu'il y ait d'obstacle entre l'entrée de la salle où la jeune fille se trouve et la première rangée de table. Elle s'y rend donc lentement et, soulagée s'assoit enfin à un bureau. Elle sent du mouvement tout près d'elle, quelqu'un s'assoit.
-Salut, je suis Constantin, se présente-t-il en tendant une main que la jeune fille ne saisit pas.
-Moi c'est Lily, répond elle en cachant l'angoisse qu'elle éprouve à parler pour la première fois à quelqu'un qui ne fait pas parti de sa famille.
Peu à peu, le chahut s'apaise jusqu'à complètement disparaître :
-Bien, sortez vos manuels à la page... Ah mademoiselle Potter, pas d'accessoires de mode dans mon cours.
Lily prend sa respiration, inspire, expire, lentement. Je vais vivre avec eux pendant sept ans, ils le découvriront bien tôt ou tard. La jeune fille d'un geste lent et précis retire ses lunettes de soleil qu'elle pose délicatement sur son bureau, laissant ainsi voir ses quatre pupilles.
-Elle a quatre yeux ! Elle a deux yeux mais, enfin elle en a quatre, c'est un monstre ! S'exclame Célestin, qui ne deviendrait définitivement pas le meilleur ami de Lily.
Sans verser une larme la jeune fille gonfla sa poitrine ouvra son livre et pointa sa baguette, transliteratum, dit-elle afin de lire les lignes du manuel.

C'est ainsi que, pour la première fois de sa petite vie, Lily Luna Potter, l'aveugle aux quatre yeux, se vit attribuer ce triste qualificatif que l'homme ne peut s'empêcher d'utiliser lorsqu'il est confronté à l'inconnu, monstre. Si seulement cela avait été la dernière fois...
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 13 oct. 2018 - 23:46

Titre : P comme Perfection
Thème (écrit ou image) : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 839
Personnages : Percy Weasley, Arthur Weasley
Rating : TP
Il y avait un monstre au-dessus de sa tête : un vrai.

Percy remonta la couette sur sa tête. Rien ne devait dépasser… Parce que si quelque chose dépassait de sous la couette, le monstre le verrait. Et si le monstre le voyait, il le tuerait. C’était comme ça que fonctionnaient les monstres.

D’ailleurs comment tuaient les monstres ? Comme les loups-garous, surement… En arrêtant le cœur ou en mordant à la gorge. Son cœur… Il faisait froid, alors Percy avait mit un pull pour dormir. En comptant son pyjama et la couverture, ça faisait trois couches pour le protéger des crocs du monstre. Et pour son cou… ça faisait un couche. Juste la couverture.

Percy s’empressa de remonter le col de son pull sur son menton, juste au cas où. Avec un monstre pareil, une protection supplémentaire ne pouvait pas faire de mal.

Un grognement lui parvint de très loin et un sanglot lui échappa. Il plaqua une main sur sa bouche, pour étouffer les suivants : si on l’entendait…
Il n’avait pas le droit d’aller dans le grenier. Ah ça, il le savait bien… sa mère et son père le lui avait suffisamment répété. Mais depuis la naissance des bébés, ils n’avaient plus de temps pour eux alors lorsque Bill et Charlie lui avait dit que c’était un peureux et qu’il était incapable de monter dans le grenier sans se faire pipi dessus, Percy s’était dit qu’en tant que tout nouveau grand frère, il pouvait bien prouver son courage.

Et il l’avait vu. Le monstre. Coincé entre plusieurs malles dans le grenier de la maison, énorme et laid. Il avait grogné et Percy s’était fait pipi dessus.

Charlie et Bill avaient bien rigolés, mais Percy s’en fichait… sa chambre était au premier étage, loin en dessous du grenier, mais maintenant que le monstre l’avait vu…

La porte s’entrouvrit, projetant un faisceau de lumière à travers la couverture et le garçonnet gémit. Le monstre était là, il était venu le chercher. Il allait le dévorer et-

« Percy ? »

La voix de son père le fit sursauter et il se redressa d’un seul coup, rejetant la couverture pour tendre les bras vers son père. Il dégoulinait de sueurs et ça cachait un peu ses larmes.

« Alors, mon garçon… souffla Arthur en s’asseyant sur le lit et en prenant son fils sur ses genoux. Pourquoi pleures-tu au lieu de dormir ? Il est bien tard pour être encore éveillé.
- J’ai peur…
- De quoi as-tu peur ?
- Du monstre…
- De quel monstre parles-tu ? »

Percy ne pouvait rien dire… Si son père apprenait qu’il était allé dans le grenier, il aurait la punition de sa vie !

Arthur Weasley soupira bruyamment, passant sur son visage une main, épuisé.

« Ecoute, Perce… Je sais que les monstres, c’est vraiment effrayant. Mais tant que moi et Maman sommes là, je te promets que tu ne risque rien.
- Mais depuis que les bébés sont nés, vous êtes toujours avec les bébés. »

Arthur ne pouvait pas donner tord à son fils… Les jumeaux accaparaient tout leur temps depuis un an et ses trois ainés étaient un peu livrés à eux-mêmes. Mais entre son travail, ses enfants… Il était épuisé.

« Excuse-moi… Tu sais, avec Maman, on fait notre possible.
- Mais les monstres- »

Percy gémit à nouveau, plongeant le visage contre le torse de son père. Arthur laissa malgré lui échapper un sourire et frotta le dos de son garçon pour le rassurer.

« Tu sais, il y a pleins de manière de vaincre les monstres.
- Comment on fait ?
- Oh ça, c’est très compliqué ! Il faut être très intelligent… Il faut avoir lu pleins de livres. Tu verras : lorsque tu seras grand, tu seras suffisamment intelligent pour vaincre les monstres.
- Mais c’est ce soir qu’il faut vaincre les monstres !
- Ce soir, Maman et moi te protégeons, Perce. Je sais que ce n’est pas facile pour toi… Mais les jumeaux vont grandir et même si nous nous occupons beaucoup d’eux, nous vous aimons très fort, toi et tes frères. Et nous vous protégeons. Tu nous fais confiance ?

Percy ne répondit pas, plonger dans ses pensées. Lires des livres… Être intelligent. Ce n’était pas idiot. Lorsqu’il saurait lire, il pourrait apprendre les différentes manière de tuer les monstres ! Mais comme il ne savait pas lire…

Arthur Weasley essuya les larmes sur les joues de son fils, borda la couette et embrassa son front. Le petit cœur de Percy battait à toute allure…

Mais à peine la porte fut-elle fermée qu’il se jeta sur sa table de chevet, soufflant sur sa bougie magique pour l’allumer.

La nuit durant, il ouvrit chaque livre de sa petite bibliothèque, observant chaque image à la recherche d’une arme ou d’un piège à installer à l’entrée de sa chambre. Et il accomplit avec tant de dévotion et de perfection sa tâche que finalement, il en oubliant jusqu’aux grognements du monstre du grenier.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Carminny » 13 oct. 2018 - 23:53

Titre : C'est chaud !
Thème (écrit ou image) : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 554
Personnages : Harry, Susan, Ron, Drago, Théodore, Hagrid, Norbert
Rating : /
Après le match de Quidditch, Harry dut répondre à plusieurs questions désagréables de la part du professeur McGonagall. Et il savait pertinemment que si la professeur Roberts ne lui en avait posé aucune, c’était qu’elle avait lu les réponses dans sa tête. Sa tante s’était donc contentée de leur apprendre un sort de bouclier avec quelques mois d’avance.
A peu près deux semaines après l’incident, les trois amis accompagnés de Drago et Théo étaient à la bibliothèque. Harry avait fui devant la proposition de Quirrell de regarder sa collection de fils électriques – p…p…pourtant s…si in…int…intéress… intéressante – pour terminer un devoir d’histoire de la magie avec ses amis. Du moins ça avait été le plan original. Dans la réalité Ron et Drago se disputaient à voix basses sur le dernier balai sorti, Susan ronflait sur son brouillon et Théo avait déniché un roman d’aventure. Harry, lui, regardait les oiseaux volés devant la fenêtre.
Il y avait une grande banderole de fumée qui s’élevait de la cabane d’Hagrid. Il devait avoir allumé sa cheminée et y avoir mis du bois encore humide, songea Harry en se désintéressant du garde-chasse, lorsque soudain des flammes surgirent de la fenêtre.
– Il y a le feu chez Hagrid ! s’exclama-t-il bruyamment.
¬– Silence, claqua immédiatement la voix de Madame Pince.
Harry secoua Susan et entraîna son groupe d’amis vers la sortie, sans prendre la moindre de ses affaires. Il fallait absolument éteindre ce feu. Et s’il y avait Crockdur dans la maison ? Les cinq premières années traversaient le hall d’entrée en courant puis dévalèrent le parc en pente.
– Aquamenti, s’exclamèrent Drago, Théo et Susan en chœur, imités par les deux autres.
Grâce à l’eau invoquée, mêmes les jeunes sorciers inexpérimentés qu’ils étaient réussirent à éteindre le feu. De la cabane désormais trempée vint un grommellement mécontent.
– Qui a osé ? grogna le géant qui y habitait.
– Votre maison brûlait, tentait de raisonner Susan. Vous pouvez nous remercier de l’avoir sauvée.
Hagrid continuait à grommeler dans sa barbe mais remercia néanmoins le petit groupe. Harry était certain qu’il cachait quelque chose.
–Mais qu’est-ce que vous avez fait ? demanda Harry.
Hagrid eut soudain l’air embarrassé.
– Il vaut mieux que vous veniez voir vous-mêmes…
Harry se rapprocha du géant et regarda dans ses deux mains fermement serrées autour d’un petit être avec des ailes et un nez noirci.
– Voici Norbert, présenta Hagrid fièrement. N’est-il pas beau ?
– Hagrid, fit Susan plus sérieuse que jamais. D’où sortez-vous ce dragon ?
Harry était fasciné par la créature jusqu’à ce qu’elle ouvre sa gueule pour cracher quelques flammes. Le garçon recula précipitamment tandis que le garde-chasse caressa le dénommé Norbert.
– Je l’ai gagné aux cartes. Il reconnait sa maman, le petit Norbertchounet.
Hagrid caressa le dragon sous le menton. Il semblait vraiment adoré son dragon.
– Mon frère travaille avec ce type de dragon, s’exclama soudain Ron. Ce ne sont pas des animaux domestiques.
Harry lança un regard autour de lui en quête de soutien des Serpentard mais ceux-là s’étaient discrètement éclipsés à la vue du monstre. Ils avaient bien eu raison, pensa Harry en évitant une flammèche. Il fallait absolument qu’il mette au point un plan d’attaque avec Susan et Ron. Ce dragon ne pouvait pas rester chez Hagrid. Même si les premières années apprenaient l’aquamenti. Surtout alors. Il n’avait pas de maillot de bain.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 13 oct. 2018 - 23:57

Titre : Être un monstre
Thème : Monstre
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 449
Personnages : Eden (OC), Markus
Rating : Tout public
Markus est en train de se nourrir lorsque je le rejoins enfin. À ses pieds, une carcasse de cerf répand l'odeur particulière du sang, me retournant l'estomac. Contrairement à de nombreux Lycans, je ne m'y habitue toujours pas, et choisir d'aider le premier des Vampires n'est pas l'option la plus pertinente pour m'éloigner de ce fluide vital. Je tente d'ignorer la bête, observant plutôt le fils d'Alexander qui semble se renforcer de jour en jour. Sa régénération a enfin repris le dessus et il n'est plus cet individu plus mort que vif que j'ai ramené ici. J'aurais même tendance à dire qu'il a repris du poil de la bête et qu'il lui suffirait d'un rien pour se débarrasser de moi.

- Quelles sont les nouvelles ? me demande Markus.
- Marius compte bientôt attaquer les Vampires. Il se sent prêt à combattre.

L'hybride ne dit rien, se contentant de plonger dans ses réflexions. Sans un mot, il récupère la carcasse du cerf, quittant brièvement la sûreté de l'entrepôt pour aller déposer l'animal dans un endroit où les charognards se chargeront de lui. Markus revient vite, couvert de sang mais toujours pensif. À cet instant, ressemble à Lucian lorsqu'il élaborait un plan et cette comparaison soudaine me touche. Dans une situation aussi tendue, je ne devrais pas songer à lui, c'est trop douloureux. Pourtant, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur les choix qu'il aurait pris. Je serre mes mains l'une contre l'autre, geste qui n'échappe pas au fils d'Alexander.

- Vous ne vous maîtrisez pas, Eden.
- Je n'ai pas des siècles d'expériences derrière moi, rétorqué-je avec froideur. L'être humain a besoin de temps pour s'adapter aux changements.
- Vous n'êtes plus humaine, réplique le premier des Vampires. Vous êtes un Lycan, un monstre aux yeux des Hommes.

Je suis souillée par ma nature, parce que je ne suis plus la même qu'avant. Markus a raison, je le sais pertinemment, mais je refuse de l'accepter. Je n'ai pas le sentiment d'être si différente, j'ai changé sur certains points mais ce n'est pas assez visible pour que je sois vue comme un monstre. Les monstres sont les créatures qui effraient les enfants, les bêtes qui se cachent sous le lit ou qui rôdent la nuit. Je ne suis rien de tout cela, je reste l'Eden d'autrefois, celle si normale, si humaine.

- N'ayez pas honte de ce que vous êtes devenue, déclare l'hybride. Ce que nous sommes ne nous rend pas si monstrueux.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Haru Nonaka » 14 oct. 2018 - 00:02

Titre :
Thème (écrit ou image) : écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 303
Personnages : Lavande
Rating :
C’est le matin, le soleil coule sur la peau endolorie de la jeune femme, apaisant un peu la douleur. La fatigue est là lourde, aiguë et ce désagréable sentiment d'être encore dans un corp inconnu, ce malaise, cette impression de sentir que la bête a emporté toute sa force, qu’elle a besoin de sombrer des heures pour l’oublier. Mais ce matin Lavande ne veut pas dormir, elle veut regarder l’aube depuis cette terrasse, malgré ses yeux meurtris par cette nuit blanche et ce trop plein de lumière. Lavande veut garder le souvenir clair de cette transformation différente des autres, la première qu’elle a passé dehors, consciente, en contrôle de ce corps étranger malgré les grondement du monstre maté par la potion … cette nuit elle n’était pas enfermée, mais spectatrice, grâce à Cho à ses côtés, Cho qui lui a confié ses rêves comme à une amie, une Cho qu’elle n’avait jamais imaginé. Ce matin la vue qu’elle connaît pourtant si bien semble nouvelle, le monde aussi un peu plus doux.

Au lieu de parler, elle qui parle bien trop, cette nuit elle l’a passé à écouter. Lavande jette un coup d'oeil le yue bing posé à son attention à coté d’elle sur la couverture. Cette lune dorée elle la dévore, pour faire disparaître l’arrière goût de la viande crue dans sa bouche qui l’a laissée au bord de la nausée …. Le goût du Lotus, inconnu, la surprend mais elle discerne aussi une pointe plus familière d’eau de rose en arrière plan dans la pâtisserie.

Elle se retrouve plongée dans un souvenir: elle et Parvati dans la tour de Gryffondor, avant la guerre, parlant leurs projets. Lavande sourit, et lorsque l’effet de l’enchantement se dissipe elle pense à sa meilleur amie qui croit obstinément que leurs fantasme d’adolescentes est encore réalisable aujourd’huis
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Mikoshiba » 14 oct. 2018 - 00:02

Titre : Le monstre
Thème (écrit ou image) : Monstre (minuit)
Fandom : /
Nombre de mots : 503
Personnages : Le Moine Paul, des villageois
Rating : /
Le Moine Paul avait pour mission de recueillir les doléances des villageois. Il allait de bourg en bourg, seul sur son âne, avec dans son paquetage de quoi se restaurer frugalement et une outre d’eau en cuir, ainsi que son précieux grimoire où il consignait tous les faits qu’on lui rapportait. Sa venue était connue des habitants qui l’attendaient toujours avec une impatience plus ou moins contenue.
En arrivant à proximité du petit village ce soir-là, il sût immédiatement que sa nuit promettait d’être longue. La foule était rassemblée au milieu de la route, au niveau de la première maison du bourg.

- Le voici !
- Enfin !

L’inquiétude des villageois, ainsi que leur soulagement de le voir arriver étaient palpables. Ils l’escortèrent jusqu’à l’auberge de la bourgade et attendirent qu’il mange, ainsi que le voulait l’usage. Le Moine Paul se dépêcha néanmoins, car il en était à présent certain : il se passait quelque chose d’important dans cette région. Il sortit son grimoire, sa plume et son encrier pendant que la foule se rassemblait autour de lui.

- Je vous écoute.
- Nous sommes maudits !
- Un démon nous attaque !
- Un monstre rôde !
- Expliquez-moi.
- Une bête sauvage se cache dans les bois ! Elle mange nos troupeaux !
- J’ai retrouvé une empreinte de pas ! C’est un géant !
- C’est une diablesse je vous dis ! Elle a envouté mon fils ! Elle l’a mangé ! Plus aucune trace de lui !
- On l’entend hurler la nuit ! Un cri horrible ! Un cri à vous glacer le sang !
- Est-ce que quelqu’un l’a vu ?
- Oui ! Il a six bras ! Des dents pointues et des griffes immenses !
- Il a trois yeux !
- On ne peut pas le tuer !
- Il a deux têtes !
- Il n’a pas d’ombre !
- Plein de pustules !
- Il a des cheveux !
- Il fait des bonds de trois mètres !
- Il a la peau verte !
- Tu dis n’importe quoi ! Il est transparent !
- Foutaises ! C’est une énorme araignée noire pleine de poils !
- Il peut se transformer en arbre, c’est pour ça qu’on n’arrive jamais à le retrouver !
- Le métal ne lui fait aucun effet !
- Son visage est horrible ! Il a la peau tendue sur les orbites : il n’a pas d’yeux !
- Il a des antennes !
- C’est un serpent géant !
- Une diablesse vous dis-je !

Le Moine Paul dut faire appel à tout son professionnalisme pour rester calme. Les villageois ne seraient jamais d’accord sur ce qui les tourmentait. Cette bête pouvait être une femme, un serpent ou un ours, avec huit, quatre ou six bras (ou aucun), glabre ou poilue, aveugle ou non. À moins que les portes de l’enfer n'aient laissé s’échapper l’entièreté de leur bestiaire dans les bois entourant ce village ?
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 14 oct. 2018 - 00:35

Titre : L'abandon
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 587
Personnages : Alix Simon
Rating : -12 (pour le sous-entendu :roll: )
Alix passa la porte de la boite et, une fois la porte fermée, la musique assourdissante laissa place à une ambiance glauque. L’une des ampoules de l’enseigne du Sassy Sally’s clignotait et, dans l’obscurité, la ruelle déserte semblait miteuse.

« Tu viens ? »

Elle sursauta, comme si la présence de l’homme à ses côtés lui était sortie de l’esprit. Comme si elle avait pu lui sortir de l’esprit… Il tendait la main vers elle, un sourire rassurant sur le visage, la lumière blafarde lui donnant un air de serial killer. Alix hésita, bien plus tentée de faire demi-tour et de rejoindre Romane et Gigi qui se déhanchaient encore sur la piste. Même si elle devait payer une deuxième fois l’entrée et le vestiaire… Tout sauf rentrer avec cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom !

La main tendue retomba, et le regard de son compagnon se fronça. Alix, elle, s’humidifia les lèvres.

C’était inhabituel… Terriblement inhabituel. Toute cette soirée était… Ce n’était pas elle. En tout cas, ce n’était pas ce que ses parents avaient voulus qu’elle devienne.

Et prendre son envol de cette manière, à 25 ans, c’était tout de même étrange… ça avait à la fois un gout d’aventure et de terreur.

« Excuses-moi… » souffla-t-elle un peu perdue.

Que devait-elle dire ? Que voulait-elle dire ? Et surtout, que voulait-elle faire ?

Elle avait été pendant si longtemps une gentille fille. Elle n’avait connu que Xavier. A côté de sa sœur… A côté de tous les jeunes de son âge d’ailleurs, elle était ignorante. Débutante.

L’homme sembla perdre patience. Levant les yeux, il fourra les mains dans ses poches et se retourna. Alix l’avait fait quitté sa soirée, et pourquoi ? Et quelle était cette soudaine frustration qui la saisissait tout entière ?

Il avait été réglo, pas envahissant. Il ne sentait pas l’alcool à plein nez… Et il était beau. Du genre avec le physique d’un acteur hollywoodien. Qu’il s’intéresse à elle, ça aussi c’était inhabituel. Et puis c’était elle qui lui avait proposé d’aller chez lui. Ses craintes n’étaient-elles pas stupides ?

« Attends. » souffla-t-elle en calquant ses pas sur les siens.

Il se figea, plongeant son regard agacé dans le sien, un peu paumé.

« Je n’ai jamais fait ça. Ce n’est pas… Je ne suis pas comme ça. Mais là, j’en ai envie, et je ne sais pas comment ça marche… ça me fait un peu peur. »

Elle se sentit rougir violemment, et l’homme risqua un léger sourire.

« Je ne te force à rien, d’acc ?
- Je sais mais…
- Si ça te rassure, on peu prendre ta voiture. Comme ça tu pourras partir quand tu veux. »

La porte de la boite s’ouvrit à nouveau, laissant sortir une bande de copines un peu éméchées et bruyante, et Alix en profita pour fuir son regard. Son pouls pulsait à tout allure… Ses jambes tremblaient et elle était incertaine. Incertaine de tout. Que foutait-elle là ?

Se donner ainsi… Donner sa confiance. C’était tout nouveau et très étrange.

C’était tout nouveau et particulièrement enivrant.

« D’accord, décida-t-elle d’une voix tremblante. On va chez toi, et je prends ma voiture.
- Ouf… Parce que je n’ai pas de voiture, moi. »

Elle se laissa aller dans un petit rire et l’homme se permit un sourire satisfait. Il était très beau avec un sourire satisfait.

Après tout, ce n’était qu’une expérience nouvelle. Bonne ou mauvaise, qu’importe… L’important était d’apprendre et de se construire. Tout reconstruire.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Mikoshiba » 14 oct. 2018 - 00:50

Titre : La fête forraine
Thème (écrit ou image) : Thèmes de 1h : Lapin (un peu) et l'image
Fandom : HP (pas flagrant dans cet extrait maintenant que j'y pense)
Nombre de mots : 311
Personnages : Gabrielle, Margaret, Megan et Sean
Rating : /
Une fête foraine s’est installée dans un village voisin. Avec Margaret, nous avons longtemps tergiversé, pesé le pour et le contre, envisagé tous les scénarios catastrophe possibles avant de décider d’y emmener les enfants. Sachant qu’aujourd’hui, le but n’était pas qu’ils s’amusent mais bien qu’on puisse estimer les risques réels qu’implique le fait de les mêler à la population.
Et qui l’eût cru… Ils ont été super sages !
Ils n’ont pas bougé de leur place dans les manèges, n’ont pas hurlé quand un autre enfant a attrapé la queue de Mickey, n’ont pas essayé de le taper ensuite, ne sont pas montés sur le toit du camion de pompier pour avoir plus de chances de l’attraper, ils ont gentiment respecté les règles de la pêche aux canards, ils n’ont tué personne aux auto-tamponneuses pour enfants… Le rêve !
Pour les récompenser, on leur a acheté à chacun une barbe à papa, qu’ils ont mangée proprement (enfin, plus ou moins, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie). Ils ont ensuite voulu qu’on leur achète des ballons gonflés à l’hélium que vendait une personne déguisée en lapin (qu’est-ce qu’il devait faire chaud dans ce costume !), et quand on a refusé (entre leurs mains, ça aurait devenir une arme, sait-on jamais)(gare au jour où ils apprendront que l’hélium déforme la voix), ils n’ont que faiblement protesté avant de vouloir une nouvelle fois participer au chamboule-tout. La dame qui gérait ce stand était assez surprise par l’enthousiasme des enfants et leur permettait de jouer gratuitement une fois sur trois. Megan a gagné une peluche (un lapin assez flippant avec des yeux énormes) et Sean un jeu de quilles.
Puis, quand ils ont commencé à passer un peu moins rapidement d’une baraque à l’autre, on les a ramenés à la maison, le tout dans le calme.

Mais quelle journée géniale !
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 14 oct. 2018 - 00:59

Titre : Un lapin
Thème : Lapin
Fandom : Torchwood
Nombre de mots : 574
Personnages : Ianto J, Jack H
Rating : Tout public
Le HUB est calme, seul le bruit incessant de la mécanique trouble l'ambiance paisible des lieux. Ianto savoure cette quiétude bienvenue, sans les ragots que chacun s'échange grâce à Toshiko, sans les plaisanteries de bas niveau d'Owen, sans les minauderies agaçantes de Gwen. Même Jack semble avoir déserté leurs bureaux, laissant au plus jeune un endroit où travailler en paix. Les multiples rapports en retard n'attendront pas quelques mois supplémentaires, il est enfin temps de les boucler pour passer à autre chose. Il se met à l'oeuvre sans hésitation, profitant malgré tout de l'absence de ses collègues pour remplir les différents papiers dans le bureau de leur supérieur. Ce n'est pas une réelle atteinte à la hiérarchie puisque tous les dossiers devraient être clos depuis longtemps par le Capitaine, et c'est également une bonne façon de s'assurer qu'il ne sera pas dérangé si un membre de l'équipe rentre plus tôt que prévu. Pris par son boulot, Ianto ne se rend pas compte de la fatigue qui se glisse en lui, jusqu'au moment prévisible où il s'endort sur ses feuilles.

C'est la chaleur d'un autre corps contre le sien qui réveille le jeune homme. Il s'étire doucement avant d'ouvrir les yeux, découvrant la chambre de Jack. Ce dernier est là, à l'observer en souriant, dégageant quelques cheveux de son front.

- J'ignorais que mon bureau était devenu un dortoir, s'amuse l'immortel.
- Je suis ... Je suis désolé, balbutie Ianto en s'empourprant légèrement. Je comptais seulement terminer les ...
- Les rapports pour me faire gagner du temps, le coupe le plus vieux. Je t'ai déjà remercié pour tout ce que tu fais mais tu devrais aussi penser à dormir un peu.
- Est-ce que je peux rester ? demande le jeune homme.

Il a pris le restant de son courage pour poser sa question, sachant sans peine qu'il ne l'aurait pas fait dans d'autres circonstances. La lueur qui brille dans le regard de Jack le consume, le faisant rougir. Le chef de l'équipe répond par un baiser furtif sur ses lèvres avant de se lever, surprenant son subordonné. Le plus vieux disparaît de son champ de vision avant d'y revenir quelques minutes plus tard. Ianto constate que son supérieur tient une petite boule de poils entre ses mains, si petite mais si adorable.

- Un lapin ?
- Il paraît que n'importe qui peut se faire amadouer par un animal aussi mignon. Si je le laisse dans l'entrée, les autres s'occuperont de lui et oublieront un peu ta présence. Et tu dormiras tranquillement.
- Ce n'est pas une bonne idée, Jack. Cette bête mangera le moindre fil électrique.

L'immortel esquisse une moue attristée, caressant distraitement l'animal. L'espace de quelques secondes, Ianto se surprend à vouloir être à la place du lapin.

- Jack ?
- Hum ?
- D'où vient ce lapin ?
- Une animalerie. Je ne l'ai pas volé à une petite fille, ne t'en fais pas pour ce détail.
- Je ne m'inquiète pas.

À vrai dire, les seuls pour qui il s'inquiète sous ses collègues. L'immortel n'étant pas pressé à rendre l'animal, Ianto sent que le HUB ne tardera pas à bénéficier de réparations. Il jette un coup d'oeil au petit lapin, s'endormant alors que son supérieur continue de caresser le petit animal.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Haru Nonaka » 14 oct. 2018 - 01:00

Titre : collatéral
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 375
Personnages :
Rating :/

Matt s’était enfermé dans la réserve pour échapper a cette journée cauchemardesques en espérant y trouver un peu de tranquillité. Mais a présent il courait de caisse en caisse et réalisait qu’il avait sous estimé l’ampleur de la catastrophes. Milles ampoules avaient mystérieusement disparues de la réserve en une nuit, comme par magie. L’équivalent de quatre mois de son salaire, volatilisé. Déjà il y avait cette première dont personne ne se souvenait, ni les critiques ni même les comédiens, et maintenant ça. Pas de doute, il allait se faire virer dès que le patron reviendrait. Il ne deviendrais jamais metteur en scène, le vieux s’en assurerais certainement, il l’avais prévenu qu’il n’aurait pas de nouvelle chance en lui laissant les clefs du théâtre.

Lorsque Matt sortit ce soir là, il avait préparé son baluchon et laissé les clefs au portier ainsi qu’un lettre. Il avait pris sa décision, il quittait New York pour rejoindre son cousin à Los Angeles, il trouverais bien un emplois la bas pour rembourser peu a peu ce qu’il devait au Patron. Après tout son cousin passait son temps a lui rabâcher qu’il pouvait lui décrocher un poste de gardien de nuit dans le studio de cinéma à coté de chez lui, il était temps de voir si c’était juste des paroles en l’air. Ce n’était pas merveilleux, mais c’était un début. Et puis, qui sait, peut être que quelqu’un serait intéressé par un scénario dans lequel une ville entière deviens amnésique sans indice, perdant une soirée entière de leur vie. Il allait écrire une histoire de complot, ou un scénario sur un hypnotiseur maléfique qui aurais retourné le cerveau des gens pour leur faire oublier un braquage habile. C’était ça, il allait prendre un nouveau départ, un brillant nouveau départ et bientôt il rirait de ses anciens rèves.

Juste avant de tourner au coin de la rue, Matt se retourna, contempla une dernière fois la façade lumineuse du petit théâtre de quartier auquel il s’était dédié corps et âme durant quatre année, tentant de suivre son rêve. Une ampoule vacillait un peu, comme pour le saluer. Le jeune homme efface d’un geste brusque les larmes qui coulait et s’enfuit en courant, loin de la lumières des planches, loin des néons… 

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 14 oct. 2018 - 01:44

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Carte
Fandom : HP
Nombre de mots : 870
Personnages : Rose Weasley, Drago Malefoy
Rating : TP
Drago,
Je ne sais même pas si je t’enverrai cette carte… J’en ai choisi une qui représente la Taïga, comme si j’y avais été et que j’envoyais juste des nouvelles de mes dernières découvertes, mais non. C’est accessible en transplanage, du site des Bab’s, mais je n’y ai même pas mis les pieds. En deux mois…
Je suis tellement niaise, je suis sûre que tu t’es moqué en reconnaissant mon écriture. Mais tant pis : quitte à être ridicule, autant l’être jusqu’au bout.
Deux mois que je suis installée en Russie, trois que nous ne nous sommes pas vu, et tu me manques. C’est un sentiment que je n’arrive ni à étouffer, ni à oublier. Tu me manques, c’est ainsi. Et je me déteste tant… Tu m’as sans doute déjà oubliée, et comment t’en vouloir ? Tu ne m’as jamais fait miroiter. Tu n’es même pas venu me retrouver chez moi pour qu’on puisse se dire au revoir… La page doit être tournée depuis longtemps de ton côté.
Tu n’es pas obligé de me répondre… Je sais bien que tu te trouves bien au-dessus de mes caprices ridicules ! Mais j’ai besoin de parler alors… Si tu ne veux pas me lire, je t’en supplie, ne jette pas cette carte. Donne là à quelqu’un que mes problèmes intéressent. Ne me laisse pas sans aide et sans réponse…
J’ai l’impression d’avoir fait une bêtise. J’ai été fière, beaucoup trop. Je n’ai rien à faire ici. Il fait froid, ils parlent mal anglais et je comprends aussi bien le russe que le mandarin ! J’aurais dû écouter… Mais maintenant, j’ai l’impression d’être piégée. J’ai signé pour deux ans. Même si je quitte l’équipe avant, je ne pourrais pas jouer ailleurs à cause de ce foutu accord qu’ils ont ajouté au contrat !
Et l’ambiance… Oh Drago, la situation politique de la Russie est terrible : tant au niveau sorcier que moldu. J’entends parler de meurtres d’opposants au régime comme s’ils n’avaient eu que ce qu’ils méritaient. Je n’ose plus ouvrir la bouche…
Et toi, comment vas-tu ?
Tout à toi,
Rose.

>>o<<


Mon Drago,
Je vais bien ! Tu vois bien : je suis même capable de t’écrire.
Je vais bien, physiquement en tout cas. Ils m’ont guéri en une nuit. Mais Drago, cette chute… J’ai cru que j’allais mourir.
J’ai ressenti… Tu sais, j’ai ressenti cet étrange sentiment de malaise : celui qu’on a lorsqu’on se pose trop de questions. Je l’ai ressenti si fort que même le choc de la chute ne fait pas aussi mal. C’était si fort, si violent, et j’ai chuté si vite que j’ai senti mon âme se décrocher de mon corps et rester suspendue dans le ciel. Je me suis observée de l’extérieur… Bien plus que la fois où j’ai tenté de m’ôter la vie. Cette fois-ci, c’était différent, parce que je ne l’avais pas choisi. J’ai pu me regarder dans les yeux. J’ai pu observer mon corps complètement décharné… Drago, je revois cette image toutes les nuits. Alors je dors peu et lorsque je ne dors pas, je suis si isolée que je me sens partir. J’ai l’impression d’être allée trop loin et ça me fait peur…
Si je sombre à nouveau ici, en Russie, personne ne s’en rendra compte. Et lorsque vous commencerez à vous inquiéter, je ne serais déjà plus. Si ma folie devient plus forte que ma volonté, ne m’en veux pas, je t’en supplie… Personne n’est fautif, c’est ainsi. C’est une maladie.
Et si le pire devait arriver, je m’excuse sincèrement, Drago.
Je t’ai tant dit, tant écrit. Pas toujours avec les mots les plus éloquent, mais tu sais. Tu connais la nature de mes sentiments. Il n’y aura toujours eu que toi, au final. J’aurais simplement aimé que ce soit plus simple. J’aurais aimé être moins conne !
Malgré tout, j’essaie de rester forte…
Avec toute mon affection,
Rose.

>>o<<


Rose,
Tu n’es ni faible, ni victime ! Ne laisse pas quelque chose d’abstrait et de sombre guider ta vie et ton avenir ! Tu es l’unique maitresse de tes jours et survivre n’appartient qu’à toi. Et tu as ma vie entre tes mains alors n’en fais pas n’importe quoi…
Après tout ces mois sans se voir, tu t’es emparée de moi, et te savoir si loin, si mal… Je suis sur le point de tout plaquer pour te rejoindre. Et s’il n’y avait que toi et que moi, je serais déjà devant ta porte à insister comme tu l’as tant fait pour que je te vois.
Tu as tort. Je saurais que tu vas mal et je te sauverais de tes démons. J’y parviendrais parce que je les connais et que je sais qu’entre nous deux, ils n’ont pas leur place.
Pardonne-moi… Pardonne-moi de t’inmoser ces sentiments qui me dévorre alors que je t’ai supplié tant de fois de ne pas gacher ta jeunesse dans mes bras. J’aurais aimé avoir plus de volonté et de contrôle mais ta lettre…
Je ne peux continuer à me taire si je crains de te perdre pour toujours.
Donne-moi une date. Donne-moi un simple mot, Rose… Et je quitterais tout pour toi dans la minute.
Ne me laisse pas sans réponse,
Drago.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 14 oct. 2018 - 01:51

Titre : Une autre forme de cartographie
Thème : Carte
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 592
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
Un claquement sec retentit au moment où le GPS s'éteint brusquement. Jetant un bref coup d'œil à l'appareil qui vient de rendre l'âme, James porte la main à son oreillette, l'activant.

- Q ? J'aurais besoin d'un coup de main.
- Bond, il est trois heures du matin, répond le quartier-maître d'une voix pleine de fatigue. Que puis-je pour vous ?
- Un petit problème de route, annonce prudemment l'agent. Le GPS de la voiture n'a pas passé le test de survie et j'ignore où je suis exactement.
- Ne me dites pas que vous m'avez réveillé pour une histoire de GPS, grogne le plus jeune. Il y a une carte dans la voiture, normalement. J'ai fait en sorte d'en mettre une dans chaque véhicule.

Au lieu de remercier le quartier-maître avec toute la politesse qui lui sied, le double zéro coupe la communication. Il s'étonne de constater que son passager, qui est aussi son supérieur au sein du MI6, n'a pas semblé être dérangé par le bruit. Bond décide de se garer sur le bas côté afin de partir à la recherche de la fameuse carte. Il en est à fouiller dans le coffre lorsqu'il ressent la présence de quelqu'un derrière lui.

- Vous avez perdu quelque chose, Bond ?

M est là, parfaitement lucide. L'agent de terrain lui résume la situation en peu de mots, inspectant toujours l'arrière du véhicule. Mallory soupire avant de retourner à l'autre extrémité de la voiture pour inspecter la boîte à gants. Sans surprise, il y découvre plusieurs cartes routières récentes et il félicite mentalement le quartier-maître d'y avoir pensé. Retournant auprès de son agent, le chef du MI6 lui tend le plan, croisant son regard. Au même instant, la situation leur échappe et Gareth sent alors les lèvres de James contre les siennes. Le baiser est long et très doux, s'éternisant alors que Bond dirige son supérieur vers l'intérieur du véhicule. Lorsqu'il sent l'une des mains de l'espion glisser sous sa chemise, Mallory reprend pied dans la réalité, repoussant son compagnon de route.

- Bond, je ne crois pas que ...
- Ne niez pas que vous le voulez aussi, réplique James. Votre corps le sait mieux que vous.
- Je suis votre patron, Bond. Je n'ai pas le droit de ...

Le double zéro sept l'interrompt par un nouveau baiser, entreprenant de rapprocher leurs corps. Sa bouche et ses mains partent à l'assaut de ce territoire à conquérir, le cartographiant avec délicatesse. Mallory n'est plus que gémissements sous les caresses de son agent et il peine à garder les idées claires. Ce n'est pas ainsi qu'il imaginait leur virée en voiture, n'ayant pas supposé un seul instant que James pouvait ressentir le moindre désir à son égard. Et pourtant, leurs corps nus se trouvent dans une fièvre passionnée, s'abandonnant l'un à l'autre.

Lorsque la fatigue reprend ses droits, Gareth remarque enfin qu'être tous deux allongés sur la banquette arrière du véhicule n'est pas très confortable. Il tente de bouger mais James l'en empêche.

- Bond ...
- Excusez-moi Sir, mais je doute que nous puissions trouver le moindre lieu de repos sur les cartes. Laissez-moi vous montrer celle du ciel.

Et sans rien dire de plus, il l'honore à nouveau, se perdant dans un moment de tendresse. Au diable les cartes de Q, il a bien mieux à voir et à aimer.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Mikoshiba » 14 oct. 2018 - 02:00

Titre : Brigthon
Thème (écrit ou image) : Thèmes de 2h : Carte puis l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 351
Personnages : Évangeline et Gabrielle
Rating : /
Évangeline tenta de respirer calmement. Elle était perdue avec sa fille au beau milieu de cette ville moldue, au beau milieu d’une foule de Moldus, sans aucun argent moldu en poche. La carte qu’elle avait achetée ne montrait que les principales rues du centre-ville, et elles s’en étaient éloignées. De plus, aucun panneau n’indiquait de plan. Elle commençait à avoir froid et se doutait bien qu’il en était de même pour Gabrielle. Elle pesta.
- Mais comment font donc tous ces Moldus pour se repérer dans cette ville ?

Elle aurait aimé transplaner mais il y avait vraiment beaucoup trop de monde. Et Gabrielle était tellement mignonne que tous les passants la regardaient : elle n’aurait pas pu s’isoler dans un coin désert sans que personne ne les voie y aller.
Gabrielle tira alors un peu sur sa manche.
- Maman, c’est quoi là-bas ?
- Je ne sais pas, un attroupement de Moldus, mais pour quelle raison…
- Et ce qui vole c’est quoi ?
- Ça, ce sont des bulles de savons.
- Elles sont drôlement belles ! On peut aller voir dis, Maman ?

Évangeline hésita. Elle n’avait pas envie de se retrouver encore plus encerclée de Moldus. Mais d’un autre côté… Cela détournerait l’attention de Gabrielle pendant qu’elle pourrait réfléchir à un moyen de rentrer chez elles.

- Viens Gaby, on va s’approcher.

Gabrielle la suivi en sautillant de joie. Elles se frayèrent un passage dans la foule pour que la petite puisse profiter du spectacle. Évangeline avait la tête ailleurs et avait vu bien d’autres prestations d’artistes de rue, mais elle ne put s’empêcher d’apprécier ce qu’elle voyait. Sa fille, en revanche, restait bouche bée, et ses yeux grands ouverts se régalaient de ce qui leur était offert.
Les bulles de savons dansaient dans l’air hivernal, toujours plus nombreuses, et le soleil les transformait en diamants les unes après les autres.

- Maman ? Je croyais que les Moldus ne pouvaient pas faire de magie…
- Ce n’est pas de la magie. Tu sais ma puce, les choses n’ont pas besoin de magie pour être belles.
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Verrouillé

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