[Textes] Nuit du 13 octobre

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Samantha Black
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[Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Samantha Black » 13 oct. 2018 - 18:37

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
Et n'oubliez pas de relire vos textes avant de les publier sur les sites ! Vous pouvez demander de l'aide sur l'espace de correction si nécessaire ;)
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Westyversionfrench » 13 oct. 2018 - 19:15

Titre : Silence
Thème (écrit ou image) : “égocentrique”
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 284
Personnages : Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
On avait plusieurs fois reproché à Draco d’être égocentrique. Ses amis, avec le temps, avaient réussi à concilier avec ce terrible défaut qu’il possédait effectivement. Si son confort ou sa sécurité étaient menacés, il donnait toujours la priorité à ces derniers. Il pouvait heurter les gens facilement à cause de cela. Il ne culpabilisait même pas. Il y avait bien eu une ou deux fois où il avait eu honte, quand il décevait sa mère par exemple. Mais ça ne durait pas et il recommençait sans cesse.

Mais cette fois, c’était différent. Il sentait un déchirement intérieur de sa personne en deux entités se battant farouchement. Autour de lui, son père, sa tante, sa mère, Greyback, les mercenaires, tout le monde attendait qu’une fois de plus, il se place au centre, et qu’il saisisse sa chance. Son coeur battait dans ses tympans. Il n’y avait pourtant pas à hésiter, le choix n’était même pas possible. Il suffisait seulement d’incliner la tête, de confirmer, de reconnaître Potter sous le maléfice qui déformait son visage.

Mais l’éveil d’une conscience semblait avoir eu lieu. Il serait celui qui livrerait Potter à Voldemort. Son sang l’entacherait autant qu’il entacherait le Seigneur des Ténèbres. Il leva la tête lentement. Granger et Weasley, un pas derrière le Sauveur, retenaient leur souffle. Même Weasley l’implorait du regard, bien que ses mâchoires soient serrées. Draco inspira un instant et ferma les yeux. Sa sécurité, la survie même de sa famille était en jeu. Potter livré, ils étaient réhabilités aux yeux de leur maître. S’il mentait, s’il affirmait ne pas reconnaître l’individu face à lui, il changeait de camp, et alors ils mourraient.

Alors, Draco fit la seule chose possible. Il resta silencieux.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Westyversionfrench » 13 oct. 2018 - 19:39

Titre : Voyage
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 398
Personnages : Amiral Prenzen, Fillette Sans Nom
Rating : Tous Publics
Prenzen laissa la petite fille l’entraîner dans la forêt, sinuant entre les gouffres qui abritaient, à la mauvaise saison, les redoutables alligators. L’amiral leur accorda un regard méfiant, mais à part quelques poissons de petite taille, les cuvettes n’étaient pas assez remplies pour abriter de dangereux habitants. Ils s’enfoncèrent sous les branches, l’obscurité les enveloppant chaque pas un peu plus. Entre deux troncs un peu trop espacés, Prenzen distinguait comme des vapeurs verdâtres qui l’inquiétèrent. Il s’arrêta, forçant sa jeune guide à faire de même. Il lui montra les inquiétantes brumes du doigt, et contre toute attente, elle sourit en hochant la tête. La barrière de la langue les empêchait de dialoguer davantage.

Intrigué qu’elle ne considère pas ce phénomène comme dangereux, il lui emboîta le pas quand elle reprit son chemin dans cette direction. Ils avançaient d’un pas rapide, et pourtant, il ne rattrapaient jamais ces vapeurs. Prenzen commença à penser qu’il ne s’agissait pas de nuages ou de brumes mais de quelque chose de plus grand, de moins matériel. Les troncs s’espacèrent singulièrement et ils quittèrent subitement l’ombre des épineux. Un lac s’étendait devant eux et en arrière plan de ce panorama paisible, il y avait ces grandes taches d’un vert tirant sur l’or dans le ciel. Les plaques étaient légères et mouvantes, créant des formes saugrenues sur la voûte étoilée. Prenzen ouvrit la bouche, éberlué. La gamine tira sur son bras et les indiqua vivement, sautillant sur place. Elle montra Prenzen, mima Capi en posant une main sur son oeil, et montra à nouveaux les volutes.

Prenzen sentait qu’elle lui communiquait quelque chose d’important, mais ne parvenait pas à la comprendre sans mots pour expliquer la subtilité de ses gestes. Elle s’assit sur le sol, découragée. Il s’installa à côté d’elle, et ensemble, ils restèrent regarder les lueurs se distendre et se courser. On n’entendait plus les chants et les rires du village depuis leur position, et Prenzen se sentit encore plus seul qu’il ne l’avait été depuis leur arrivée sur ce nouveau continent. Il soupira. Il ne faisait pas si froid, et pourtant, de la vapeur s’éleva doucement. La fillette sourit et souffla à son tour, créant un tourbillon qui entra en collision avec le premier. Ils se sourirent et en silence, continuèrent de contempler l’étrange phénomène naturel. Soudain, le jeune homme se redressa vivement, murmurant :
“Mais bien sûr… Ils voyagent par la lumière !”
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Carminny » 13 oct. 2018 - 19:46

Titre : Dragons de lumière
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : /
Nombre de mots : 124
Personnages : /
Rating : /
Le ciel était déjà sombre. Le soleil se cachait de plus en plus derrière les montagnes. Comme s’il ne voulait plus être vu. Des derniers rayons de lumière se reflétaient dans le lac. La neige recouvrait les pierres saillantes. Les étoiles scintillaient par-dessus tout.
Quelques dragons s’échappaient de la boule de feu avant que celle-ci ne disparaisse totalement. Au ciel ne resta que l’une lueur verdâtre. Et trois dragons qui dansaient au-dessus du lac. Leurs corps luisaient dans l’obscurité. Leurs mouvements étaient gracieux. Ils serpentaient entre les étoiles. Ils n’avaient pas d’ailes mais la pesanteur n’avait pas d’effet sur eux.
Silencieusement ils glissaient dans la nuit. Ils se croisèrent une dernière fois au-dessus de l’eau sombre. Puis les dragons disparurent entre les montagnes enneigées.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par AlwaysLS » 13 oct. 2018 - 19:47

Titre : Désir
Thème (écrit ou image) : image https://nsa39.casimages.com/img/2018/08 ... 386216.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 342
Personnages : Charlie Weasley
Rating : -12 ( ?)
  • Il sortit de la base bien, emmitouflé dans une immense parka doublée de polaire, un cache-nez bien installé autour de sa tête pour éviter, ou du moins atténuer, la morsure du froid. Il avait aussi jeté un charme de chaleur sur son pull. Il était fatigué de sa journée : le froid glacial le fatiguait plus que ses deux collègues : il ne s’acclimatait pas à ce genre de mission. Le jeune homme avait plus l’habitude des régions septentrionales, mais il n’avait pas pu refuser cette expédition quand son chef le lui avait proposé. Il soupira, expirant une volute grise dans la nuit polaire. Mais si ce n’était pas évident, il avait la satisfaction du travail accompli. Ils avaient réussi à attraper une femelle Norvégien à Crête au début de leur expédition, et aujourd’hui ils avaient pu étudier tranquillement un Frigus, une espèce menacée d’extinction. Il sourit. Une aurore boréale. Phénomène physique, quoique magique, considéré comme des dragons dans le ciel dans l’Antiquité. Il avait de la chance d’assister à ce magnifique spectacle, il le savait. Le voile vert était reflété sur la neige, et sur le lac gelé.
    Malgré tout ça, malgré la joie d’exercer un métier passion, la joie d’observer la nature magique à l’œuvre, il sentait la solitude peser. Sa famille lui manquait. Le comble ! Charlie Weasley aimait l’indépendance, l’aventure, le danger. Il ne supportait pas l’idée de rendre des comptes à qui que ce soit, mais peu à peu, il envisageait l’idée de vivre avec quelqu’un. D’avoir une vie stable. Peut-être déciderait-il de rester en Angleterre. Peut-être. Quand l’aventurier de la famille Weasley commençait à y penser, un visage s’imposait clairement dans son esprit. Depuis qu’il l’avait rencontrée, il ne pouvait pas s’empêcher de penser à elle, de rêver d’elle. Il ne pouvait pas s’empêchait de s’imaginer son corps frêle contre le sien, son haleine, son dos nu, ses gémissements, sa bouche, ses yeux brillant eux-aussi de désir. Ceux d’une femme. Plus jeune. Belle. Intelligente. Courageuse. Désirable. Mais inaccessible. C’était la petite-amie de son frère. Hermione Granger.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 13 oct. 2018 - 19:50

Titre : Elle vit en toi
Thème (écrit ou image) : Image et thème
Fandom : Original
Nombre de mots : 969
Personnages : Alix et Inès
Rating : TP
« Imagine… On n’en voit pas ! »

Inès éclata de rire, bousculant Alix du plat de la main.

« Rater celles de l’Ecosse, c’est déjà suffisant ! regretta cette dernière. Ce soir, nous n’avons pris aucunes substances illicites… Sauf si tu comptes le café comme une substance illicite. Ça vous arrive d’emmener des touristes ici et qu’aucunes ne pointent le bout de leur nez ? »

Leur guide s’approcha d’elles, faisant crisser la neige à chaque pas.

« Souvent.
- Tout cet argent juste pour elles, et elles nous feraient faux bons… soupira Alix.
- Si vous souhaitez absolument les voir, il faudra surtout être patient : un quart d’heure de spectacle pour toute une nuit d’attente… ça en décourage beaucoup.
- Décourager… Alors là, il n’est pas question qu’on bouge un iota d’ici tant qu’on n’en a pas vu ! J’ai pas envie d’aller en Alaska, moi ! »

Inès se laissa tomber sur le sol givré avec un air agacé, remontant la fermeture éclair de sa doudoune sur son menton. Son amie soupira à nouveau, fixant son regard vers les étoiles. Elle inspira à plein poumon, frissonnant tant l’air était glacial, puis s’installa à son tour.

« Même si on n’en voit pas, c’est tout de même extraordinaire… »

Elles étaient si loin de tout… Elles étaient si loin que le ciel en devenait terriblement profond. Alix n’avait jamais vu tel firmament. Il y avait tant d’étoiles et la lune brillait si fort que leur visage s’éclairait d’une douce lumière. Elle songea aux récits de voyage de sa mère, de ce qu’elle lui contait le soir sur le désert d’Atacama et son ciel si pur qu’on quittait la Terre pour se plonger dans l’Univers…

« Putain, Al… Je te jure que je te fais bouffer de la neige si tu redis une connerie pareille !
- Mais-
- On a dépensé le PIB de la Somalie pour venir ici ! Tout ça parce que Mademoiselle était frustrée de partir des Iles Summer sans en voir et qu’il y en a eu le lendemain… Tu sais ce qu’on aurait pu faire à la place ?! On aurait pu… Aller à New-York ! A Rio ! A Dubai !
- Dubai… Vraiment ?! Lorsque tu m’as proposé un Tour du Monde, j’imaginais quelque chose de plus exotique.
- Oui, Dubai ! J’aimerais voir de mes propres yeux Dubai ! Tu sais quoi ? Y en a que pour toi dans ce voyage. J’aurais dû te laisser pourrir chez ton père et partir seule, comme c’était prévu. »

Son ton avait été agressif. Inès montait toujours rapidement dans les tours… Alix ressentit une profonde colère grossir dans sa gorge. Elle aussi s’énervait facilement depuis quelques mois.

Elle prit le parti de souffler. C’était toujours mieux de souffler que de crier. C’était ce que se disait l’ancienne Alix en tout cas, et la nouvelle était encore bien trop fragile pour savoir comment réagir dans de telles situations…

« Excuse-moi, tu as raison… C’est égoïste de ma part. Tu pourras choisir la prochaine destination.
- Al, je ne voulais pas…
- T’inquiète. »

Son amie glissa la main dans son dos mais elle l’a ressenti à peine, à travers l’épaisseur de son manteau et de son pull. Elles échangèrent un sourire, puis reportèrent leur regard sur le firmament. Une pensée lui traversa l’esprit et Alix se laissa aller dans un rire nerveux.

« Encore heureux que les aurores boréales ne fuient pas comme des sangliers en chasse, se moqua Inès. Tu es tellement bruyante qu’elles ne pointeraient jamais leur nez !
- Oh non mais, c’est juste que… C’est stupide ! Je pensais au Roi Lion.
- Mais encore ?
- Je ne sais pas, c’est ce que sa représente tout ça ! C’est tellement ridicule ! Quelle utilité de traquer un phénomène pareil ? Qu’est ce que je crois ? Que ma mère apparaitra dans le ciel ?! »

Riait-elle ou pleurait-elle ? Alix balaya la question de son esprit. Tout ce qu’elle savait, c’est que ses larmes auraient pu gelées instantanément sur ses joues tant il faisait froid, et que son cœur s’était vidé d’un seul coup. C’est ce qu’il se passait souvent, ces dernières semaines : ses émotions étaient tellement brutales, destructrices et ambivalentes que tout son être se vidait. L’homme était vraiment une création étrange.
« Il vit en toi ! » chantonna Inès à son oreille.

A nouveau, Alix laissa échapper un petit rire, essuyant ses joues comme elle le pouvait.

« C’est ridicule… Elle est morte. Elle est tout simplement morte… Je suis ridicule.
- Tu devrais peut-être arrêter de te poser trop de questions sur la vie et la mort et commencer à accepter que tout n’est pas scientifique.
- Comment ça ?
- On s’en fout de savoir s’il y a une vie après la mort ou si les phénomènes aussi extraordinaires sont des signes envoyés de l’au-delà.
- Inès, on sait ce que sont les Aurores Boréales : c’est de la physique pure, ça n’a rien d’extraordinaire.
- Non, on s’en fiche de savoir, Alix. On s’en fiche de savoir. Ce qui importe c’est ce que tu crois et ce que tu ressens, surtout. Accepte de ne pas tout savoir. Abandonne toi un peu… »

Son amie glissa une sur son épaule, se serrant comme elle le pouvait contre elle.

« Pff… C’est un peu con…
- C’est vrai. Mais tu as le droit d’espérer un geste du monde. Tu en as le droit parce que le monde t’en a fait baver ces derniers mois et il te doit bien ça. »

Alix soupira à nouveau, fermant les yeux pour les rouvrir sur les étoiles immobiles.

« Pas sûr que les petits Somaliens qui crèvent de faim soit de ton avis. »

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Inermem
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Inermem » 13 oct. 2018 - 19:52

Titre : Je sais pas encore ?
Thème (écrit ou image) : Thème
Fandom : HP
Nombre de mots : 769
Personnages : Daphné et Pansy
Rating : TP
Jamais une semaine avait été aussi épuisante pour la jeune fille. Entre les cours de potions qu’elle n’arrivait plus à suivre, les cours de sortilège où rien n’allait comme elle le voulait, Daphné ne comprenait plus rien. Elle était si douée, si intelligente, que ça ne lui ressemblait pas. Elle commençait à paniquer, à penser que jamais, jamais elle ne réussirait ses BUSES. Elle cherchait une solution, arpentant les couloirs de Poudlard à la recherche d’une réponse cachée. La bibliothèque lui mettait la pression, la grande salle était un brouhaha permanent, et elle n’allait bien entendu pas demander l’aide de ses rivaux. Elle était une Serpentard, fière de réussir par ses propres moyens. Elle songea à aller demander des conseils à Astoria, mais bien sûr, elle savait qu’elle n’y pourrait rien. Dépitée, elle retourna alors vers la salle commune, espérant que personne ne l’a dérangeait au passage.

Assise sur l’un des sofas se tenait Pansy. Comme à son habitude, Daphné la rejoint, sans dire un mot. Elles passaient beaucoup de temps ensemble depuis leur première année, mais depuis peu Daphné avait quelque peu pris ses distances, trop prise par ses révisions pour discuter des éternels mêmes sujets avec la jeune femme. Son acolyte leva cependant les yeux vers elle quand elle s’approcha, la détaillant en fronçant les sourcils. Qu’est-ce que Pansy allait encore lui faire comme remarque ?

« Ça va ? Tu m’as l’air… Usée. »

Comme une vieille chaussette. A force de réviser et d’échouer, Daphné était épuisée. Elle avait du mal à s’endormir, et les réveils étaient de plus en plus difficiles et brutaux. Pourtant, elle n’avait pas le choix. Elle devait être à la hauteur de sa réputation. Du moins assez pour que sa sœur ne puisse pas la charier et que sa famille ne l’embête pas.

« Oui, ça va. Juste un peu fatiguée avec les BUSES.
— Ah ça va alors. Il fallait que je te raconte ! Je ne comprend plus Drago ! Il passe son temps à me fuir, il ne m’écoute plus quand je lui donne des conseils et ne veut même plus qu’on révise ensemble ! Blaise m’ignore dans les couloirs, et fais semblant de ne pas m’avoir vu quand je l'accoste ! Ils me prennent vraiment pour une idiote ses deux-là ! Comme s'ils avaient mieux à faire que de discuter un instant ! Tu crois que quelque chose ne va pas ? Qu’ils se sont ligués les deux ? Et Crabb et Goyle ! Ne m’en parle même pas ! Ces têtes de Scroutt à pétard sont vraiment stupides ! Ils ne sont pas capable de me dire ce qui ne va pas chez Drago alors qu’ils sont constamment collé à ses chaussures ! »

Pansy ne voulait pas cesser de parler, de se plaindre de chacun de ses camarades parce qu’aujourd’hui, elle n’avait pas eu l’attention qu’elle demandait. Et elle commença enfin à s’en prendre à la mauvaise personne. Elle attaqua Daphné elle-même, lui reprochant de pas être assez là, de ne pas la soutenir alors que ce qu’elle vivait était invivable pour elle, que c’était dur en ce moment et que sa meilleure amie ne passait même pas cinq minutes dans la journée avec elle pour aller se balader, qu’elle ne lui répondait pas en cours de potion et qu’elle ne riait plus à ses blagues sur Potter et ses larbins. Et encore, et encore, et Daphné éclata.

« Parce que ça t’intéresse vraiment ? Qu’est-ce qui t’embête le plus en ce moment, qu’on ne passe pas du temps avec toi ou qu’on ne t’écoute pas gindre quotidiennement ? Oui on est occupé, contrairement à ce que tu penses ! On a pas tous des facilités ou on en a pas rien à faire de nos BUSES, donc on révise ! On a chacun nos préoccupations ! Si tu écoutais Drago tu saurais qu’en ce moment il est inquiet parce qu’il n’a pas de nouvelles de sa mère depuis un moment, Crabb et Goyle sont certes, idiots, mais ils ne sont pas là pour te faire ton commérage, et Blaise a lui aussi une vie, tu n’es pas la seule et en ce moment il a assez de préoccupation comme ça ! Et oui, je suis moins avec toi parce que je ne dors quasiment plus et que j’échoue dans tout ce que j’entreprends ! Alors oui Pansy, tu n’es pas notre priorité et tu ne l’as jamais été ! Si tu étais un peu moins égocentrique, à vouloir que le monde te tourne autour, tu te rendrais compte qu’en ce moment, aucune des personnes que tu appelles «tes amis» ne va bien ! »

Daphné quitta la pièce, laissant un monde vide tourner autours de Pansy Parkinson.
« Happiness can be found even in the darkest of times, when one only remembers to turn on the light »
A. Dumbledore


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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Roxane-James1 » 13 oct. 2018 - 19:57

Titre : dernière nuit
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 799
Personnages : Audrey Cornellis / Sun
Rating : TP
Audrey Cornellis shoota violemment dans un caillou qui finit par faire un vol plané pour finalement briser la surface lisse et sombre du lac près duquel ils avaient trouvé refuge.

Trois semaines. Cela faisait trois semaines que Sun et elle avaient monté leur campement dans cet endroit désertique complètement coupé du monde magique et du monde moldu.
Elle s'était dit que briser les liens qui la retenaient à son monde serait peut-être une solution efficace afin de mettre le plus de distance possible entre elle et les Mangemorts qui la traquaient depuis sa sortie de Poudlard, près de quatre mois auparavant. Ils la voulaient dans leurs rangs. Son sang pur et le parti pris de ses parents avaient vite trouvé écho chez le Seigneur des Ténèbres.

Elle-même y avait songé, à rejoindre les rangs de ce mage noir terrifiant qui semait la mort sur son passage. Audrey n'était pas une héroïne. Elle ne désirait pas l'être. Elle voulait seulement vivre, juste un peu, pour quelques bouffées d'air frais, quelques secondes de plus, une dernière nuit étoilée comme celle qu'elle avait connues, autrefois, à Poudlard, tout en haut de l'observatoire.

Une boule se forma dans son ventre lorsqu'elle repensa à sa salle commune et à ses camarades de maison. Serpentard l'avait bien formée, elle était rusée, Audrey. Et déterminée à vivre, même s'il fallait pour cela abandonner derrière elle les quelques valeurs que Greengrass avait réussi à lui transmettre.
Daphné savait s'y prendre pour la forcer à réfléchir par elle-même. Il ne fallait pas se fier aux apparences, tous les Sang-Pur n'étaient pas comme Audrey. Certains se fichaient de mourir tant qu'ils défendaient une juste cause. C'était le cas de Daphné, et de ce petit crétin de Ronald Weasley. Il fallait être fou pour disparaître avec Potter quand sa tête était mise à prix aux quatre coins de la Grande-Bretagne. Audrey ne l'était pas. D'ailleurs, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle ferait si elle croisait Potter sur son chemin. Une part d'elle-même lui soufflerait certainement de le livrer au Seigneur des Ténèbres, elle aurait tout à y gagner.

Mais pour l'instant, Audrey survivait.

Dix-huit ans à peine et en cavale en pleine nature, sans aucune nouvelle de ses amis ou de sa famille. Elle se rongeait les sangs, Audrey. Il y avait des nuits si noires de peur qu'elle vomissait ses angoisses dans la forêt bordant le lac. Puis elle se rappelait que son père avait voulu la marier de force à cette brute de Dolohov qui avait récemment perdu son épouse au cours d'une fausse couche et sa colère revenait, plus sauvage que jamais.

Les crises de larmes, les poings levés, les yeux bouffis, les lèvres gelées, le cœur broyé.
Audrey la furie, comme Sun aimait à l'appeler. Et il la regardait alors avec ses grands yeux gris, prêt à la secourir si elle tombait.
Ça la rendait malade parce qu'elle se savait incapable de lui rendre la pareille. On ne lui avait pas appris la pitié, chez les Cornellis, jamais.
La pitié était réservée aux faibles et Audrey n'était peut-être pas courageuse mais c'était une battante.

Audrey commençait à trouver le temps long. Ses cheveux sales lui collaient à la nuque et ses ongles étaient incrustés d'une épaisse couche de crasse dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Et elle avait froid, aussi. Vraiment froid.
Sun et elle n'osaient pas utiliser la magie pour se réchauffer, de peur d'attirer d'indésirables invités, alors ils se contentaient de brûler du bois qu'ils trouvaient dans la forêt. Sun pêchait, Audrey faisait à manger. Une drôle de routine pour deux étranges vagabonds s'étant croisés par hasard, une baguette magique dans la main, en plein milieu des Costwolds. Des Mangemorts avaient mis le feu dans un village moldu et, sans un mot, ils avaient transplané de concert dans cette région perdue, laissant derrière eux un spectacle sanguinolent. Sans regret.

Ils parlaient peu. Trois semaines qu'ils se connaissaient, qu'ils partageaient leurs pulls et leurs bras pour les nuits écourtées mais qu'ils se cachaient sous de vulgaire pseudonymes. Sun pour le garçon à la peau tannée par le soleil et Rain pour Audrey, pour ses regards plein de larmes.

Audrey marcha encore quelques minutes sur la berge, jetant un coup d’œil au feu que Sun venait d'allumer. Il était de dos et avait enfilé un large sweat à capuche mauve qui cachait les cicatrices qui sillonnaient sa peau.
Elle n'avait qu'à fermer les yeux pour s'imaginer son visage ouvert, ses lèvres roses et charnues et sa mâchoire carrée. Il n'avait pas quinze ans mais peut-être, oui, peut-être, que ce soir, Audrey l'embrasserait.
Juste pour se rappeler le bien que procure un baiser. Juste pour se rappeler qu'elle existait encore, sous ces trois couches de saletés.

Et peut-être, oui, peut-être, qu'après, elle se rendrait.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
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No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 13 oct. 2018 - 20:01

Titre : Retourner chez soi
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 636
Personnages : Erik Iversen (OC)
Rating : Tout public
Les mains dans les poches, Erik observe le ciel qui se charge de couleur. La gorge nouée par l’émotion, il se perd dans ses souvenirs, revoyant les moments passés avec Maisie et Hedvig à courir dans la neige et à scruter la surface céleste à la recherche de la première aurore boréale. Il y a toujours eu quelque chose de magique dans ces instants insouciants, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants qui ignoraient tout du monde. Il a fallu que leurs parents brisent leur quiétude du jour au lendemain, apprenant à leur fille aînée le poids qui allait peser sur ses épaules jusqu’à sa mort, l’écartant ainsi de toute joie. Il s’en rappelle comme si c’était hier, avec toute l’angoisse qui s’est soudain mise à les étreindre jour après jour, écourtant leur bonheur par une peur trop grande pour des enfants. Jamais ils n’ont réussi à retrouver ce lien si particulier, s’éloignant les uns des autres malgré une profonde envie de rester unis.

Se laissant tomber dans la neige, Erik soupire. Il a quitté la Norvège en croyant que délaisser sa terre natale lui ferait le plus grand bien, imaginant naïvement qu’un avenir serein lui tendrait les bras alors qu’il avait pleinement conscience du ridicule de la situation. Maisie n’est pas parvenue à échapper à son terrible destin en partant pour l’Écosse, il n’y avait donc aucune raison pour que ce soit différent pour lui. Le climat gris de Londres l’a blessé plus qu’il ne l’a guéri, le plongeant dans une solitude douloureuse dont il a eu du mal à se défaire. Les quelques visites de sa nièce, Daisy, n’ont fait qu’agrandir ce gouffre dans son cœur, lui permettant de comprendre que voyager n’était qu’une illusion destinée à le rassurer. Sa place a toujours été chez lui, près des Fjords, des montagnes et de la mer, dans ces contrées de glace où la lumière la plus belle est celle qui illumine le ciel dans des teintes polychromes.

- Erik ? Erik Iversen ?

Il sursaute et se redresse, époussetant la neige sur ses vêtements avant de détailler la personne qui s’avance vers lui. Son cœur fait un bond dans sa poitrine lorsqu’il reconnaît le visage si familier d’Harald, un visage qu’il n’a pas vu depuis des années. Le silence est sa seule réponse à la question de son ancien camarade, signe évident d’une gêne qui le ronge soudainement. Son dernier contact avec son ami a été une lettre, un simple parchemin sur lequel il a exposé ses sentiments. Il regrette de ne pas avoir eu le courage de le faire de vive-voix, plus encore en se rendant compte du fait qu’il n’a jamais cessé de l’aimer.

- Harald ?

Ce n’est qu’un mot qui sort de sa bouche, un prénom qu’il pensait ne plus jamais prononcer. Il se sent ridicule à attendre ainsi, debout, sans avoir d’autres paroles à offrir à celui qui était autrefois son meilleur ami, son plus tendre ami.

- Je croyais que tu étais parti, annonce finalement Harald avec une certaine hésitation dans la voix. D’anciens camarades ont parlé de ton départ pour l’Angleterre.
- C’était le cas, remarque Erik en essayant de sourire. Mais la Norvège me manquait.

Tu me manquais. Une phrase si courte qu’il ne parvient pourtant pas à prononcer. Il devrait déjà être heureux de constater que son ami n’a pas fui en le voyant alors qu’il aurait très bien pu l’ignorer. Erik se surprend à espérer qu’Harald ait oublié cette fichue lettre, pour pouvoir faire comme s’il n’y avait rien eu.

- J’ai appris la nouvelle pour tes sœurs. Je suis sincèrement navré.

Une tristesse infinie secoue Erik si brusquement qu’il recule. Il ne s’attendait pas à entendre autant de compassion dans la voix de son ami, ni à être la proie d’une émotion aussi grande.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Caroliloonette » 13 oct. 2018 - 20:04

Titre : Les adieux à Poudlard
Thème (écrit ou image) : Egocentrique
Fandom : HPF
Nombre de mots : 500
Personnages : Rose et Albus
Rating : Tout public
Après un effort acharné et plusieurs sorts pour éviter que son contenu ne se déverse durant le trajet, Rose boucla sa valise. L’année suivante elle partirait étudier en France à Beauxbâtons, c’était donc ses derniers instants dans le château de Poudlard. Elle fit le tour de la Salle Commune qui avait accueilli ses joies, ses peines, ses larmes et ses rires durant ces six dernières années. C’est avec un pincement au cœur qu’elle parcourut du regard une dernière fois la pièce circulaire.
Ce break en France tombait à point nommé. Elle avait hâte d’y être et en même temps ça lui faisait quelque chose de vivre ses derniers instants d’élève dans l’école écossaise. Elle fit léviter sa valise à ses côtés jusque dans le hall d’entrée et s’assit dessus en attendant de voir apparaître son cousin Albus des cachots.
L’horloge tournait et Albus n’apparaissait toujours pas. Que pouvait-il fabriquer ? Lily la rejoint enchantée par ses vacances d’été qui débutaient.
− Bon j’imagine qu’on ne se reverra pas avant l’anniversaire de mon père, commenta la jeune Potter.
− Cette perspective devrait te réjouir ma chère sœur, déclara un Albus souriant.
− Visiblement ta soirée « conclusion » s’est bien passée, commenta Rose.
− QUOI ???? hurla Lily. Mais de quoi vous parlez ?
Albus fit signe à Rose qu’il allait la tuer dans le dos de Lily. Puis la petite troupe partie en direction de la gare de Pré-au-Lard. Lily ne lâcha pas Albus jusqu’à ce qu’il lui lâche le morceau. Elle était visiblement très contente pour son frère et affirmait qu’Alyssa et lui formait un joli couple. Avant qu’ils ne montent dans le train Albus entraîna sa cousine à l’écart.
− Qu’est-ce qui t’a pris hier avec Scorpius ?
− Comment ça, qu’est-ce qu’il ta raconté ?
− Tu l’as sérieusement invité à l’anniversaire de mon père ? Je me demande parfois ce qui peut te passer par la tête Rose ? Y’a un an tu nous jouais ton petit numéro de fille égocentrique qui ne voulait surtout pas de lui à l’un de nos repas de famille et là d’un coup tu changes complètement d’avis sur tout ça allant même jusqu’à l’inviter toi-même. T’es vraiment pas difficile à suivre comme fille !
− Je sais, Malefoy m’a déjà fait la leçon hier soir, pas la peine d’en remettre une couche ce matin.
− Si tu veux mon avis, c’est mérité, lâcha-t-il avant de grimper à son tour dans le train.
Rose regarda autour d’elle, elle était la dernière sur le quai. Pour ses derniers instants à Poudlard elle se sentit seule. Elle remonta le couloir à la recherche d’une place. En passant devant le compartiment de son cousin, elle le vit rire en compagnie d’Alyssa, Lily, Scorpius, même son frère Hugo était là. Elle ne s’arrêta pas, elle savait pertinemment qu’elle ne serait pas la bienvenue et plomberait l’ambiance festive si elle entrait. Elle ravala les larmes qui menaçaient de couler et s’installa dans un compartiment rempli de première ou deuxième année qu’elle ne connaissait même pas.
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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Iphigenie Nasty » 13 oct. 2018 - 20:29

Titre : L'exposé
Thème (écrit ou image) : coïncidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 416
Personnages : Narcissa, Bella, Lucius
Rating : TP
Les murs du château sont froids. Les mois de janvier n'ont jamais été facile à Poudlard, surtout dans un hiver comme celui là où la neige n'en finit plus de tomber.
Bien au chaud dans leur long manteau d'hermine, Narcissa et Bella descendent les escaliers qui mènent à la grande salle. Leur prestance est si glaciale que la température des couloirs baisse sûrement de plusieurs degrés lorsqu'elle ne font que les parcourir. Le nez relevé, le dos droit et le pas léger, elles déambulent ainsi comme si tout leur appartenaient. La seule différence dans la prestance des deux sœurs est leur regard, l'une a le regard vide, un peu égaré, tandis que l'autre est à l’affût, surveille tous ceux qui auraient le malheur de la regarder dans les yeux sans en avoir le prestige.
C'est sans le moindre bruit que leur parade poursuit son cour, les élèves se poussent pour les laisser passer, même le clan de Potter n'ose plus se mettre sur leur chemin.
Ce défilé un peu trop morne est interrompu par l'irruption d'un jeune homme à la chevelure blonde, il s'approche des deux sœurs. S'il tente de paraître confient, il transpire la peur. Ses mains dans ses poches triturent de vieux mouchoirs, son pas est irrégulier et son regard aussi excité que celui d'une biche qui essaye de débusquer un chasseur. Le chasseur, bien évidemment c'est Bella.
-Salut Narcissa, dit Lucius Malfoy qui s'arrête à un mètre du duo de choc.
-Salut Lucius, répond la jeune fille en esquissant un léger sourire.
-Oui Malfoy ? Demande Bellatrix en s'immiscent entre les deux jeunes gens. On peut t'aider ?
Le jeune garçon l'entend, mais il n'ose pas la regarder, d'un mouvement de tête il reprend ses esprits et continue de fixer Narcissa, comme s'il n'y avait qu'elle au monde.
-On est ensemble pour l'exposé sur les animingus, c'est écrit sur le panneau d'affichage. Sans attendre de réaction, Lucius replonge ses mains dans ses poches baisse la tête et part rejoindre ses amis.
-Mais oui biensur, quelle coïncidence ! Ce Malfoy a peut être le sang le plus pure de tout le monde sorcier, il transpire la mauviette.
Mais Narcissa ne réagit pas, elle laisse sa sœur pester contre Malfoy, elle avance dans le couloir un peu plus chaud, avec un sourire qui ne part pas, et une démarche presque chaleureuse.*
Dernière modification par Iphigenie Nasty le 13 oct. 2018 - 20:58, modifié 2 fois.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 13 oct. 2018 - 20:42

Titre : Hurtwood House
Thème (écrit ou image) : Coïncidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 703
Personnages : Drago Malefoy
Rating : TP
« Professeur ? »
Drago se redressa d’un seul coup, comme piqué. Depuis combien de temps gardait-il la tête entre ses mains ? S’était-il endormi, bercé par les remous réguliers du train ?

Cette voix, il la reconnaitrait entre milles.

L’adolescent se tenait à l’entrée du compartiment, une lèvre entre les dents. Il était couvert de poussières, comme beaucoup pouvait l’être. Il jeta un regard aux autres passagers, compris qu’il était le seul à qui il pouvait s’adresser avec cette appellation, puis se leva pour le suivre dans l’allée du train.

Les paysages d’Ecosse avaient rapidement été remplacés par les plaines du Nord de l’Angleterre. Drago les caressa du regard, encore bouleversé. Il reignait dans le wagon un silence religieux, ou peut être était-il écrasant… Tant avaient dû perdre la vie…

Une personne avait perdue la vie. Meredith était partie…

Il avala sa salive pour retenir ses larmes. Tout son corps hurlait de douleur, mais il ne pouvait se laisser aller. Il devait rester fort parce qu’il était l’un des rares adultes dans ce train de rapatriement. Il devait rester fort parce qu’Astoria s’écroulerait en apprenant. Il devait rester fort parce qu’une seconde de faiblesse et lui aussi sombrerait pour toujours…

« Professeur, je… Je voulais vous remercier. »

Drago tourna enfin le regard vers Archie, son cœur tressaillant de le savoir en vie. Il s’en était fallu de peu…

« M. Thomas, je me suis retrouvé au bon endroit au bon moment. Vous avez juste eu beaucoup de chance, comme nous tous.
- C’est une coïncidence étrange tout de même… Que ce soit vous, qui vous êtes retrouvé dans la cour au moment où la tour s’effondrait.
- Je cherchais à faire sortir les élèves au plus vite… Tous les professeurs l’ont fait. »

Le cœur serré, Drago tapota l’épaule de son élève et lui tourna le dos.

« Vous êtes toujours là, Professeur Malefoy. Vous. »

L’homme se figea, électrisé par ce sous-entendu.

« Je vous demande pardon ?
- J’ai toujours eu la certitude de vous connaitre. De vous connaitre d’avant Poudlard, continua l’adolescent, le regard brillant. De vue, du moins… Je pensais être un peu fou au début, mais après tout j’ai rapidement abandonné de devoir trouver une explication à tout ça.
- Mon visage est souvent apparu dans les tabloïds, vous avez dû le voir sur l’un des magasines de votre mère.
- Oui, sans doute. Par contre, ça n’explique pas votre présence à Hurtwood House.
- Je vous demande pardon ? »

Son cœur avait commencé à s’affoler, ses mains à trembler. Drago se retourna d’un seul coup, tentant de garder un air détaché pour ne pas se trahir.

« Hurtwood House, il y a quatre ans ! C’est une prestigieuse école. Mon père m’y envoyait chaque été depuis que j’étais assez grand pour tenir un pinceau. Il voulait développer mon sens artistique… Il a réussi, je ne vis plus sans la peinture. J’y repense peu mais je me souviens de mon dernier été là-bas. Mon père était venu me chercher, comme chaque été à la fin du stage, mais cette fois-ci je n’étais pas seul. Je parlais à un homme, j’avais oublié son visage… J’avais même oublié cet épisode, en fait. Jusqu’à la semaine dernière. »

Sa respiration s’était coupée. Son regard s’était fixé dans celui de l’adolescent, mais il ne le regardait pas. Il en était incapable.

« C’était vous, reprit-il. Je m’en souviens à présent : vous étiez à Hurtwood House il y a quatre ans. Avec Rose Weasley… Elle, je la connais, alors je ne l’ai jamais oubliée. Mais vous… Ce ne peut pas être une coïncidence. Que faisiez-vous là-bas ? Que faisiez-vous dans un établissement moldu alors que votre fils unique était déjà en âge d’y envoyer ses propres enfants ? »

Ses lèvres restaient solidement pincées. Il ne devait rien dire, et même s’il avait voulu transgresser cette règle, il n’aurait pu. Les joues d’Archie avaient pris une teinte plus rosées et sa voix tremblait.

« Vous ne niez pas ? »

Non.

« J’ai vu juste, n’est-ce pas ? Vous étiez là-bas parce que… Parce que malgré tous ses efforts, Dean n’est pas mon père. Vous êtes mon père. »

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Westyversionfrench » 13 oct. 2018 - 20:46

Titre : A Girl and a Camera
Thème (écrit ou image) : Image et “Coïncidence”
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 838
Personnages : Rita Skeeter, Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
Rita observa son associé qui entrait dans la pièce, un sourire énigmatique en place sur ses maigres lèvres violettes. Il sifflotait une chanson un peu vulgaire qui faisait fureur sur les ondes magiques. Elle ignora ses manières, qui étaient terribles, et continua de griffonner sur le parchemin dont elle avait corné les angles machinalement. Si elle pratiquait la plume à papote en interview, elle aimait à écrire par elle-même pour les autres articles. Parfois, la papote avait tendance à trop prendre le contrôle et cela lui déplaisait. Elle eut vaguement conscience que Draco s’installait à son propre bureau et noircissait à son tour un document.

Comme chaque fois qu’il se plongeait intensément dans son travail, il cessa de siffler, cessa tout bonnement d’être agaçant et les seuls sons provenant de lui étaient ceux de la plume qu’il lançait à l’assaut du papier. Elle posa son article, ôta ses lunettes de forme extravagante et les posa sur le bureau. Elle se massa les tempes, usée de s’être autant concentrée, et se saisit de l’imposant catalogue qui la préoccupait depuis quelques jours. C’était basiquement un book, ou plutôt un condensé de travaux photographiques par différents prétendants au poste de photographe pour leur journal naissant. Elle le connaissait presque par coeur. Pourtant, aucun des candidats n’avait obtenu son approbation. Il fallait dire qu’elle était exigeante dans ce domaine Rita.

Dans un soupir, elle repoussa le volume, frustrée. Le timbre nasillard mais grave de Draco interrompit le cours de ses pensées.
“Encore à médire sur les jeunes artistes ?” Elle lissa l’une de ses boucles.
“Artistes est un bien grand mot. Je les trouve d’un documentaire ! Tout se ressemble et rien ne s’assemble !” Draco se leva pour se planter devant son bureau. Il souleva sans peine le gros livre et le parcourut distraitement. Puis, il le reposa avec un sourire complice.
“Si tu veux tout savoir, j’ai trouvé quelqu’un qui correspondrait à nos critères.” Elle lança une grimace dégoûtée au book. Draco rit et appela un magazine à l’aide de sa baguette magique. Il lui tendit. Immédiatement, le sang de Rita se glaça.

“Je suis tombé là dessus par hasard. Jette un oeil au reportage. Pages 14 à 22.” Rita doutait fortement qu’il s’agisse d’une simple coïncidence. Elle n’avait même pas besoin de tourner les pages pour savoir ce qu’elle trouverait dans cette section du magazine. Draco la fixait, un sourire en coin. Elle ne lâcha pas son regard, ne rougit pas, ne laissa transparaître ni gêne ni honte. Lui-même après quelques instants, redevint quelque peu sérieux pour affirmer :
“Je ne plaisante pas. Tes clichés sont excellents. Ils sont ciblés, accrocheurs, uniques et provocants.” Elle tourna les pages avec hargne et découvrit à nouveau les compromettants visuels.

Il s’agissait d’une revue d’avant-garde datant de vingt ans en arrière, dans laquelle son travail, ou plus précisément, ses autoportraits avaient été présentés. Elle sortait alors tout juste de l’école de photographie sorcière. Certaines de ces images faisaient partie de son projet de fin d’études. Avec le temps, elle était devenue très critique envers ses naïvetés de jeunesse. Tout était trop criard ou trop idéaliste à ses yeux. Une fausse candeur était même perceptible dans les yeux de son jeune double. Pour couper court au sujet, elle trancha :
“C’est démodé. Plus personne ne veut voir ça aujourd’hui.” Draco contra :
“Tes photos d’aujourd’hui seraient meilleures. Ton regard est plus acéré, tes opinions plus nuancées.” Elle balaya sa remarque d’un geste.

“Je n’ai pas pratiqué depuis longtemps. J’ai sans doute perdu la main. Nous ne voulons pas de tâtonnements.” Draco lâcha une enveloppe sur son bureau avec un air étrange.
“Je trouve que ceci est plutôt prometteur pour quelqu’un qui… ne pratique plus.” Elle fronça les sourcils et se saisit du paquet. Il était évident qu’il contenait des clichés. Elle se mordit la langue en lui accordant une oeillade exaspérée. Cette fois, garder son calme fut plus périlleux. Elle reconnaissait sans peine les images, et surtout le sujet de ces dernières, qui arborait maintenant un air goguenard. Elle les avait prises après leur petite aventure, alors que Draco s’était endormi dans le même lit qu’elle.

Elle sentit comme le besoin de se justifier.
“J’ai gardé l’habitude de photographier les gens à leur insu. Il se trouve que tu es impossible à capturer discrètement. C’est le seul moment que j’ai trouvé.” Draco haussa les épaules, il n’était pas embarrassé pour un sou.
“Ne détourne pas le sujet. Ces clichés sont splendides. Il sont osés mais sans vulgarité, artistiques mais sans présomption, et scandaleusement sensuels. Sans rire, j’aurais envie de me séduire moi-même si j’avais moins d’amour propre.” Elle laissa échapper un rire surpris. Il rit avec elle mais s’en suivit une expression déterminée.
“Je ne plaisante à aucun moment. La décision te revient. Mais j’aimerais que tu essaies de me prendre des photos pour chaque article du prochain numéro. Et on voit, okay ?”

Rita soupira mais saisit l’appareil photo qu’il lui tendait avec un air goguenard, celui de ses années d’étudiante. Nul doute qu’il était tombé dessus par hasard.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Roxane-James1 » 13 oct. 2018 - 20:49

Titre : Audrey, photographe
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 865
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : -12
- Et ma jupe ?
- Trop courte, comme d'habitude. Et la couleur ne te va pas du tout au teint.

Jocelyn relève à peine les yeux de son magazine en répondant, ce qui exaspère Audrey au plus haut point. Non, sa jupe n'est pas trop courte, a-t-elle envie de hurler. Et puis le rouge lui va à la perfection, elle le sait. Agacée, la jeune femme fusille sa collègue du regard avant d'attraper sa sacoche contenant son matériel de photographie et son polaroïd dernier cri qu'elle vient juste d'acheter chez Camera Obscura, le vendeur d'appareils sorciers le plus prisé de Grande-Bretagne.

L'outil lui a coûté une blinde mais Audrey le sait, plus tard elle sera photographe, la meilleure de son temps et tout le monde bavera sur ses photos. Elle les entend déjà, tout ses admirateurs, vanter les couleurs de ses clichés et les émotions qui s'en dégagent. Ils seront béats d'admiration devant « tourbillon de bonheur en proie à une tragédie grecque » qui représente une tartine délaissée sur la table du petit-déjeuner. Tartine qu'elle n'a pas eu le temps de finir, ce matin, tant elle était pressée.

« Une œuvre d'art « , qu'ils diront, à chaque nouveau tirage. Et Audrey portera une luxueuse coupe de champagne à ses lèvres en hochant la tête d'un air guindé. Et oui, elle est prodigieuse, elle le sait, et dotée d'un talent incomparable ! Même si, pour l'instant, elle est seulement attendue au Ministère de la Magie pour tirer le portrait aux nouveaux membres du gouvernement. Vive la fin de la guerre !

Elle tire un peu la tronche en y repensant, Audrey. Tous des vieux aux visages bouffis et cernés de verrues affolantes, qu'elle va devoir photographier. Ça ne lui plaît pas vraiment, mais elle a besoin d'un salaire, elle n'a plus un gallion en poche, la guerre lui a tout raflé. Et puis il faut bien commencer quelque part ! Peut-être que son talent de portraitiste sera reconnu, qui sait ?

- Bon, j'y vais, lance-t-elle à Jocelyn qui regarde fixement sa jupe et ses escarpins chics.
- Franchement Cornellis, tu devrais te changer ! entend-elle sa boss s'exclamer tandis qu'elle disparaît dans un nuage de fumée verte opaque, empruntant un réseau de conduits de cheminées.

Quelques minutes plus tard, Audrey pénètre dans le hall du Ministère qui est, pour une fois, vraiment désert. Seuls cinq hommes vêtus de costumes sobres sont plantés en plein milieu de l'atrium. Shackelbot, le nouveau Ministre, la regarde s'avancer en souriant d'un air un peu perdu.

- Miss Jocelyn Brio ? dit-il en lui offrant une poignée de main polie.
- Sa remplaçante, Audrey Cornellis, caquette Audrey en rejetant sa longue tignasse emmêlée dans son dos. Jocelyn a chopé la chiasse, vous pouvez pas savoir !

Une nuée de rires confus s'envole, Audrey lève les yeux au ciel.
Merlin, ils ont connu la guerre, c'est pas le mot « chiasse » qui va les choquer, non ?!
Quelle bande de blancs-becs. Ça se prétend Gouvernement et ça chie dans son froc quand on passe aux vulgarités d'usage ? Ah non, aux politesses d'usage.

Audrey sent un regard indéchiffrable lacérer ses jambes nues et croise le regard clair d'un rouquin qui a l'air d'avoir un balai dans le cul. Il est très jeune et son visage lui dit quelque chose. Il a l'air d'une vieille connaissance. Il est plutôt mignon, avec son nez bien droit et ses pommettes saillantes. En fait, il le serait resté s'il n'avait pas ouvert la bouche.

- Et vous savez prendre des photos ? s'enquit-il d'un air supérieur en faisant la moue.
- Tu crois quoi, mon canard ? Je suis pas venue ici pour jouer aux Bavboules!

Il ne répond rien mais l'auscultation qu'Audrey subit par la suite suffit à l'agacer plus qu'une simple réplique friponne. Elle peut sentir sa désapprobation jusque dans le frétillement infime de ses narines, à cet idiot de service.

- Bon, je vous prends où ? demande-elle d'un ton acariâtre en agitant son appareil.
- Ici, répond Shackelbot en pointant la vaste salle du doigt.

Ils se regroupent, vieux tas d'os austères, au centre de la large pièce et Audrey les mitraille. Quand elle a fini sa besogne, la jeune femme range ses affaires, offrant son postérieur à la vue de tout ces messieurs, ricanant son couvert. Ils la saluent rapidement en faisant demi-tour après s'être enquit du temps que la jeune femme prendrait avant de leur expédier les photos et Audrey s'apprête à partir lorsqu'une main ferme se pose sur son épaule.

Le rouquin lui fait face, les lèvres pincées et les yeux froids.

- Quoi ?
- Votre braguette est ouverte, Miss Cornellis, lui dit-il finalement en lui décernant un coup d’œil dédaigneux.
- Et la vôtre risque d'éclater si vous n'y prenez garde, ricane Audrey tandis qu'il s'empourpre soudainement.
- MONSIEUR WEASLEY ! ON Y VA ! lui crie l'un des blancs-becs en s'en allant.

Le rouquin lui jette un dernier regard glacial, tirant maladroitement sur son pull au niveau de ses hanches, tandis qu'Audrey part dans un grand éclat de rire.
Elle lui a cloué le bec, à ce crétin de Weasley !
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par AlwaysLS » 13 oct. 2018 - 20:50

Titre : Séduction
Thème (écrit ou image) : coïncidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 370
Personnages : Hermione Granger
Rating : tout public
  • C’était un après-midi festif au Terrier. La vie avait repris son cours normal. Le temps de deuil était passé. Molly, comme son fils Georges, avait accepté de laisser partir Fred. Mrs. Weasley savait que rien ne serait comme avant, mais elle devait faire bonne figure. Et aujourd’hui, c’était jour de fête. Tous ses enfants étaient là. Fleur et Bill, Georges et Angelina, Harry et Ginny, Hermione et Ronald, Percy et Audrey, et Charlie. Teddy aussi était là. Le Terrier était, pour la première fois depuis longtemps, empli de rires et de bonne humeur. Bill rayonnait. Il allait être papa. Harry et Ginny venaient d’officialiser leur couple. Angelina s’intégrait facilement au sein du clan Weasley, tout comme Audrey qui venait d’arriver. Hermione observait l’agitation, un peu à l’écart, dans l’embrasure de la porte de la cuisine.
    - Tout va bien ? lui demanda Ronald dans le creux de l’oreille
    Elle sursauta légèrement, resserra sa prise sur son verre. Et elle en but une gorgée pour se donner contenance. Elle assura que tout allait bien. Pourquoi ça n’irait pas ? Hermione riait aux blagues de sa meilleure amie et de Teddy. Elle souriait lorsque Molly chantait du Celestina Moldubec avant de se lancer dans une danse endiablée avec Georges. Elle était Hermione. Elle savait pertinemment que ce n’était qu’une surface. Lorsque Ron s’était approché d’elle, elle s’était imperceptiblement écartée de lui. Depuis qu’il était revenu, depuis qu’il s’était installé dans son ancienne chambre, depuis qu’elle le croisait partout, en sortant de la salle de bain, dans les escaliers, dans la cuisine, dans le jardin, tout avait changé. Il avait suffi d’un regard pour tout remettre en question. Oui, il avait suffi d’un échange de regards, d’un frôlement de corps, d’un sourire pour qu’Hermione réalise qu’elle voulait autre chose. Quelque chose que Ronald ne pouvait pas lui offrir. Quelque chose que seul Charlie Weasley pouvait lui accorder.
    Merlin, il était juste en face d’elle, de l’autre côté du salon, et la fixait. Il venait de lui adresser un clin d’œil, ou était-ce son imagination ? Apparemment non, puisqu’à présent il lui affichait un sourire narquois, teinté d’arrogance. En réponse, elle arqua un sourcil de défi. Son sourire devint carnassier.
    La guerre était ouverte.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Caroliloonette » 13 oct. 2018 - 20:57

Titre : Visite surprise
Thème (écrit ou image) : Coïncidence
Fandom : HPF
Nombre de mots : 263 mots
Personnages : Rose et Lily
Rating : Tout public
Rose se trouvait sur le pas de la porte du 12 square Grimmaud et hésitait à franchir le pas. Elle allait faire demi-tour lorsque sa tante Ginny sortit.
− Rose, qu’est-ce que tu fais là ? s’étonna sa jeune tante.
− Heu, hésita-t-elle. Je devais apporter un haut qui est à Lily, je l’ai retrouvé dans ma valise.
− Lily abuse, elle aurait pu attendre que tu lui rendes fin juillet quand on se réunira au Terrier.
− Non, non, non, ne va surtout pas lui faire une réflexion, ça ne me gênait pas de passer lui déposer.
− Ok, je te laisse entrer, tu sais où est sa chambre. Je dois juste aller acheter deux trois trucs pour le repas de ce soir.

Rose pénétra dans la maison et se dirigea vers l’étage. Elle trouva sa cousine dans sa chambre, allongée sur son lit à bouquiner le dernier Sorcière Hebdo.
− Oh Rose, quelle surprise ! s’exclama-t-elle en apercevant sa cousine. Qu’est-ce qui t’amène ici ?
Rose sortit le vêtement et le remit à Lily.
− Oh mais j’t’avais dit que ça n’urgeait pas !
− Non mais comme ça, c’est fait !
− Mouais, déclara la jeune Gryffondor dubitative.
− C’est quoi cette réaction ?
− Je crois que je vois clair dans ton jeu Rose Weasley et je pense que si tu viens pile poil chez nous le jour où Albus a invité Scorpius ce n’est pas une simple coïncidence.
− Pas du tout, rougit une Rose démasquée.
− C’est bon, ne t’en fais pas je garderai ton petit secret.
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par ninipraline » 13 oct. 2018 - 21:00

Titre : Première rencontre
Thème (écrit ou image) : Coincidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 200
Personnages : Drago Malfoy et Harry Potter
Rating : Tous public

Beaucoup de monde. Beaucoup trop de monde. Le chemin de traverse était encombré d’une foule bavarde et désordonnée. Et Malfoy n’aimait ni le bruit, ni l’agitation. Il inspira, plissant son parfait petit nez et habillant son visage d’une moue méprisante. Il se tourna vers sa mère, qui se tenait à ses côtés. Un mouchoir plaqué sous le nez, elle souffrait autant que lui de cette obligation. Les Malfoy n’aimaient pas se retrouver dans le tapage et le chaos. La majorité des sorciers n’était pour eux que gène et obstacle. Les Malfoy ne se reconnaissaient pas dans cette masse bruyante.
Mais ils avaient établi une stratégie pour éviter de partager trop longtemps l’air et l’espace de la populace magique. A peine les deux Malfoy avaient-ils déposé leur progéniture chez la couturière pour son uniforme, qu’ils repartaient vers les autres magasins. Debout, sur son tabouret, Drago regardait avec dédain la foule qui se pressait dehors. La porte s’ouvrit et l’une des couturières se précipita pour accueillir le nouvel arrivant. Un courant d’air releva une des mèches du garçon très mal habillé qui venait d’arriver. Celui dont ses parents parlait depuis la réception de sa lettre pour Poudlard se trouvait devant lui.
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BellaCarlisle
Vigile à baguette du Ministère
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 13 oct. 2018 - 21:02

Titre : Coïncidence
Thème (écrit ou image ou musique) : Coïncidence
Fandom : Sherlock (BBC)
Nombre de mots : 537
Personnages : Sherlock H, John W
Rating : Tout public
Le son familier du violon de Sherlock accueille John dès son retour à Baker Street. L’ancien médecin retient un soupir, se demandant ce qui a pu autant agacer son colocataire. Le détective consultant a pour mauvaise habitude de se mettre à la musique dès que quelque chose l’irrite ou dès qu’il cherche à s’isoler pour réfléchir sans être importuné par quelqu’un d’autre. Le militaire espère que ce n’est pas encore une énième affaire impliquant des adversaires influents, il aimerait sincèrement un peu de calme pour la fin de l’année, d’autant plus que Noël approche. Sauf que calme et Sherlock ne sont pas compatibles, c’est bien connu, et c’est avec une légère appréhension que le plus petit des deux hommes entre enfin dans l’appartement.

Ses pas le mènent automatiquement vers le salon où il découvre son ami en train de jouer tranquillement un morceau qui lui rappelle étrangement la marche funèbre de Chopin. Sherlock a les yeux fermés, la bouche pincée, et ses doigts qui tiennent l’archet sont blanchis à leur extrémité. Tout montre clairement que le détective consultant est agacé et si John ne le côtoyait pas autant, il aurait presque tendance à dire qu’il est peut-être en colère. Non pas une colère violente pleine de haine mais une colère particulière qui ne laisse aucun doute sur le destinataire de ce sentiment.

- Mycroft est venu ? demande John en déposant son manteau sur une chaise.

Sherlock ne répond pas, accentuant juste la rapidité de son morceau, ce qui équivaut à une affirmation. Une fausse note fait son apparition, suivie d’une seconde, puis la musique s’achève alors que le détective consultant ouvre enfin les paupières.

- Mon frère ne sera pas seul à Noël.

L’ancien médecin pouffe doucement, tentant de ne pas rire face à l’exaspération de son colocataire. Il n’y a que Sherlock pour se vexer ainsi à cause d’une simple visite fraternelle, encore plus lorsque ladite visite a pour but de lui apprendre que son aîné va briser l’une de ses habitudes.

- Je ne vois pas où est le problème, Sherlock. Mycroft sera peut-être chez vous.
- John, John, John, frémit le détective, tu as tout faux. Mon frère chez nous à Noël ? Il préfèrerait encore perdre son si cher parapluie plutôt que de passer les fêtes seul avec nos parents. Non, c’est beaucoup plus élémentaire que ça !

Le violon finit sur le canapé alors que Holmes se met à faire les cent pas dans le salon, jetant de temps en temps des coups d’œil en coin à son ami. Pour sa part, Watson hausse les sourcils, patientant tranquillement en devinant que son colocataire ne pas va pas tarder à exposer son point de vue.

- Te souviens-tu de Dawn, John ?
- La nouvelle secrétaire de Mycroft ?
- Oui, elle. Elle est sous ses ordres depuis dix mois, et ça fait exactement six mois que mon frère ne fume plus du tout, qu’il sort plus souvent. Et deux mois qu’il sourit comme un nigaud. Crois-moi, ce n’est pas une coïncidence.

Un sourire étire les lèvres du militaire lorsqu’il comprend les paroles de son ami. Ce qui dérange tant Sherlock, c’est le fait de savoir que son frère aîné est amoureux.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Carminny » 13 oct. 2018 - 21:03

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Coïncidence
Fandom : HP
Nombre de mots : 179
Personnages : Harry Potter, quelques professeurs, des OCs (May, June et July, trois sœurs préfètes)
Rating : Tout Public
Harry se releva encore sous le choc. Avait-ce vraiment été une tentative de meurtre ? Le regard inquiet de May le confirma dans cette pensée. Autour d’eux les professeurs arrivaient. McGonagall et Rogue emportèrent aussitôt le cognard ne bougeant désormais plus. Quirell tremblant de tous les membres comme si lui avait été visé.
Ce ne pouvait pas être une coïncidence ! Ça ne pouvait être du hasard qu’au seul match de Quidditch qu’il venait regarder, il manquait de sa faire tuer par un cognard fou ! Quelqu’un voulait sa peau et il avait peur que ce soit quelqu’un de très habile puisque personne ne l’avait jusqu’à maintenant découvert. Et ça voulait dire qu’il allait recommencer. Peut-être même qu’il avait seulement été aveugle à toutes les tentatives précédentes. A cette pensée Harry se sentit nauséeux.
– Vous êtes sûrs qu’il ne peut s’agir d’une faute de fabrication ?
– Sache, jeune padawan, déclara sentencieusement June, qu’à Poudlard rien n’est dû au hasard.
– Les coïncidences n’existent pas ici, approuva July fermement.
– Misère, conclut Harry. Il est trop tard pour demander un transfert ?
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par AlwaysLS » 13 oct. 2018 - 21:26

Titre : Comme d’habitude
Thème (écrit ou image) : image https://www.zupimages.net/up/18/33/yd4a.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 258
Personnages : Hermione Granger / Ronald Weasley
Rating : -16ans (?)
- Hermione j’ai envie de toi, murmura Ron.
La jeune femme ne répondit rien. Elle ne savait pas vraiment quoi faire. Elle n’avait rien à dire de toute façon. Tous les soirs, c’était la même chose. La même rengaine. Le schéma. Les mêmes gestes. Les mêmes mouvements. La même frustration. Le même état d’esprit.
Hermione se crispa quand elle sentit une main ôter sans délicatesse, ni sensualité, sa chemise de nuit, et puis descendre sur son ventre. Elle se raidit quand elle sentit Ronald, son petit-ami depuis la fin de la guerre, faire basculer son corps constellé de marques bleutées en dessous du sien. Elle ferma les yeux. Elle savait au fond d’elle que ça ne pouvait pas durer ainsi. Pas toute une vie. Il ne méritait pas ça. Ni elle d’ailleurs. Elle ne pouvait plus s’infliger ça.
Elle ne pouvait plus lui mentir, ni se mentir. Le désir avait déserté son corps de femme. Avec Ronald, elle n’était plus une femme.
Hermione arrêta les doigts de Ronald, et se dégagea. Il la fixa avec incompréhension.
- Pas ce soir, murmura-t-elle sans le regarder dans les yeux.
- Pourquoi ? Pourtant tu aimes bien ce que je fais d’habitude.
La jeune femme ferma les yeux. Justement stupide Ron ! Comme d’habitude.
- Je… Je suis désolée Ronald, mais je ne peux plus… balbutia-t-elle.
Sans aucune parole, elle se leva, enveloppa son corps dans le drap blanc et quitta la chambre du jeune homme. Elle l’avait fait. Enfin. Elle se sentait beaucoup plus légère. Aussi légère que des ballons.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Iphigenie Nasty » 13 oct. 2018 - 21:37

Titre : La dispute
Thème (écrit ou image) : Racine
Fandom : HP
Nombre de mots : 621
Personnages : Teddy Lupin ; Harry et Ginny Potter
Rating : TP
La grande maison des Potter semble calme vue d'ici. Le soleil peu à peu se cache derrière les collines, le ciel rose s'assombrit. L'on peut apercevoir trois silhouettes assises en cercle derrière la grande baie vitrée du deuxième étage.
-Qu'est-ce-qu'on peut bien faire maintenant ? Demande Albus qui jette les cartes nonchalamment derrière lui .
-J'en sais rien, ça fait deux heures qu'ils se disputent, ils vont finir par se lasser, tente d'expliquer James.
-Je m'en fiche moi qu'ils se disputent ! D'abord ils s'en prennent toujours à Teddy, c'est injuste ! Peste la jeune Lily du haut de ses huit ans.
-Tais toi Lily, tu sais bien que c'est Ted qui les cherche tout le temps.
Pour ne jamais prendre la défense de Ted Lupin, l'on pouvait toujours compter sur James.
-Mouai, ben lis moi les comtes de Biddle le Barde alors !
-Si on lit ce fichu livre encore une fois je vous jure que je saute par la fenêtre, menace Albus qui s'empresse de saisir le livre et de le cacher dans son dos.


-J'en ai rien à foutre que les enfants doivent dormir ! Si je dérange tant que ça cette famille autant que je parte, après tout j'ai dix huit ans !
Les hurlements de Teddy exaspèrent Ginny qui songe sérieusement à lâcher prise. Mais c'est sans compter sur l'obstination de son mari.
-Ça suffit Teddy, tu vas commencer par parler autrement. On est peut être pas tes parents mais je suis ton parrain et tu dois m'obéir, dix huit ans ou pas, et si on t'interdit de sortir, tu ne sors pas un point c'est tout !
-Être mon parrain te donne strictement aucun droit, pas plus que d'être un héros mondial ! J'irai où je veux quand je veux que vous le vouliez ou non !
-Ben voyons, et avec quelle argent, Teddy !? Que je sois ton parrain où pas, c'est nous qui t'avons élevé et nous aurons notre mot à dire jusqu'à ce que tu prouves que tu est responsable !
-Mais non ! Beugle l’adolescent ! Non ! Les seuls qui ont un mot à dire se sont mes parents, mais ils sont mort hein ? Ils sont mort !
A ce moment là, la raison semble abandonner Teddy, il chancelle sur ses jambes et son regard se perd, il prend un immense souffle pour hurler une ultime fois :
- ils sont mort parce qu'ils étaient pas capable de se battre, de se battre pour moi, ils étaient faible, c'était un monstre faible...
Une demi seconde de silence totale retentit avant que la main puissante d'Harry s'abattent sur la joue du garçon qui tombe à terre. Puis un cri, celui de Ginny autant terrifiée de voire ce jeune garçon qu'elle a élevé tomber à terre que de voire son mari habituellement si doux faire preuve d'autant de violence.
Ce mari manifestement impétueux fait quelques pas en arrières, il n'ose regarder son filleul et ce qu'il a lui a fait. Comme hors de lui-même, il s'assoit sur la première chaise qu'il parvient à saisir, absent.La jeune femme sèche ses yeux humides et rajuste le col de son col de chemsie, elle s'avance vers le jeune homme à terre, essuie ses larmes et saisit son visage entre ses douces mains.
-Teddy, ce qui compte ce n'est pas d'où tu viens, c'est qui tu es. Peu importe que tu ne connaisses pas tes racines, ce qui a vraiment de l'importance c'est l'arbre que tu vas planter, et nous nous sommes seulement là pour t'aider à faire les bons choix.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 13 oct. 2018 - 21:53

Titre : Roots before branches
Thème (écrit ou image) : Racine
Fandom : HP
Nombre de mots : 1053
Personnages : Rose Weasley
Rating : TP
La lumière du portable s’éteignit d’un seul coup, à l’instant même où un nouveau craquement secouait les ruines du Ministère de la Magie.
Ruines, oui. Sans magie, le Ministère ne pouvait être considéré autrement. Et Rose était bloquée à l’intérieure, terriblement seule.

« Par Merlin, tu vas marcher ?! »

Elle appuya compulsivement sur la petite touche que sa cousine lui avait indiquée mais la stupide machine refusait de lui répondre.

« Ces moldus sont vraiment des incapables ! » s’écria-t-elle en jetant le téléphone dans la cavité silencieuse de l’ascenseur.

Les mains tremblantes, elle tira sa baguette dans une énième tentative désespérée.

« Lumos ! Lumos ! LUMOS ! »

Sa voix se répercutait contre les parois friables du conduit, l’obscurité l’oppressant de plus en plus. La colère fut soufflée d’un seul coup par le désespoir.

« Lucy ? Ernie ? »

Ni sa cousine, ni l’homme qu’elle avait laissé, désabusé, dans l’Atrium ne lui répondirent. Elle était seule, terriblement seule, et le choc de cette situation terriblement invraisemblable et terrifiante lui saisirent les tripes jusqu’à ce qu’un sanglot lui échappe. Ses jambes flageolantes lâchèrent finalement et Rose ramena les genoux contre sa poitrine dans une stupide tentative de ne pas s’effondrer. Comme si rester forte empêcherait le Ministère d’être aspiré par les lois de la physique…

Elle songea à toutes ces femmes et tous ses hommes qui, comme elle, avaient rejoint leur département comme tous les matins. Ils étaient coincés comme des chiens… La magie avait disparu. D’un seul coup… Dans les romans, rien ne se produisait ainsi : il y avait toujours une explosion, la victoire d’un gang aux intentions malfaisantes… Rose était en train de complimenter sa cousine sur sa nouvelle coupe, dans les toilettes, lorsque la nature avait été bouleversée sans aucune explication plausible.

Lucy et elle avait tenté de trouver une sortie, en compagnie d’Ernie. A présent, sa cousine se trouvait cinq niveaux en dessous d’elle, et Ernie essayait vainement de défoncer la cabine téléphonique qui servait d’entrée pour les visiteurs avec une perceuse inutilisable. Oui, parce qu’ils avaient eu de supers bonnes idées : créer une corde à l’aide de ceintures de cuir, rejoindre le département où était stocké le matériel moldu saisi par le Ministère… Mais pas une seule fois ils ne s’étaient posé la question de comprendre comment marchait ce matériel. Rose s’était désignée pour rejoindre le puit où circulaient les ascenseurs dans l’espoir que Lucy trouve un outil capable de fonctionner dans cet enfer mais elle ne pouvait plus faire un pas sans risque de chuter de vingt mètre, rendue aveugle par l’obscurité.

Et si son corps était rendu glacial par la peur, la petite boule de chaleur qui s’était installée dans son bas ventre méritait bien qu’elle soit un minimum prudente.

Rose lâcha un énième sanglot en rapprochant un peu plus ses genoux de sa poitrine. Elle était seule, impuissante, et même immobile, sa vie pouvait lui être retirée à tout instant. Un nouveau craquement sinistre et elle se tut, de peur que sa voix ne mette en péril l’équilibre fébrile qui les maintenaient encore tous en vie.

Les sorciers avaient creusé le sol d’une merveilleuse fourmilière… Le Ministère étaient une prouesse magique toujours aussi majestueuse et étonnante, cinq siècles après sa construction. Une forteresse complètement dépendante de la magie.

Et si magie il n’y avait plus…

Si magie il n’y avait plus, ils se retrouvaient piégés comme des rats. Aucune issue, aucunes possibilité de sauver sa vie.

Bientôt, le Ministère s’effondrerait. Comme tant d’édifices avaient dû sombrer sans aucunes explications. Comme Poudlard… Et à Poudlard, il y avait Drago.

Les larmes silencieuses dévalaient sur ses joues mais Rose était incapable d’évacuer la panique qui la saisissait tout entière. Elle plaqua une main sur son ventre, légèrement bombé, comme si elle avait trop mangé.

« Tu crois que ton père va bien ? » souffla-t-elle.

Le silence seul lui répondit. Bien évidemment… Ce n’était encore qu’un amas de cellule. La chose n’avait pas d’oreilles, pas de bouches, pas de poumons… Ou peut être que si, elle n’en savait rien.

« C’est un peu triste, ne put-elle s’empêcher de continuer, mais si Drago n’a pas survécu, il vaut mieux pour toi et moi que nous restions ici. »

Rose essuya ses joues, soufflant pour apaiser la douleur qui lui brulait la gorge et les battements frénétiques de son cœur.

« Tu n’es pas très bien tombé avec moi. Je suis la pire mère que tu pouvais choisir. Enfin choisir… La vie n’a pas commencé par te faire un cadeau. Je t’ai gardé parce que… Parce que Drago était présent. C’est un peu ironique, tu sais, parce que lorsque ma propre mère m’attendait, elle est devenue aussi folle que moi je l’ai été. Et puis elle a tenu bon grâce à mon père… Et puis lorsque mon père est mort, elle est morte aussi. C’est étrange comme les scenarios peuvent être redondants, non ? L’avantage, c’est qu’aujourd’hui ce sera la fin de ce cycle infernal. C’est un mal pour un bien… Je suis navrée que tu en sois la victime, petite chose, petit inconnu. »

A nouveau, il n’y avait rien d’autre que l’obscurité et le rien. Pourtant Rose se laissa gagner par un sourire. Tout était dans sa tête, elle le savait, mais elle s’en foutait : la petite boule de chaleur dans son bas ventre s’était intensifiée. Comme si l’amas de cellule était bien vivant et lui envoyait toutes ses forces pour regonfler son courage et son espoir.

« Regarde toi… Tu es bien plus fort que moi. Qu’est ce qu’aurait été ta vie avec moi comme mère ? Je… Je suis une ruine, tu sais. Je suis un peu comme… Comme les parois ce conduit : jonché d’alvéole. Je ne sais pas qui je suis, je suis fragile, friable… T’avoir, ce serait comme me demander d’avoir des branches avant d’avoir des racines, tu comprends ? Tu as besoin de quelqu’un stable, de fort, comme Drago. Moi je ne suis que… Un coup de vent et je m’effondre. J’aurais gâché ta vie. Comprends-tu ? »

Rose s’humidifia les lèvres, le sel de ses larmes tapissant sa langue. Ses mains se cramponnaient à son ventre comme si ça avait pu la sauver… Les sauver.

« Petite chose, souffla-t-elle à nouveau. Petite princesse. »

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Westyversionfrench » 13 oct. 2018 - 21:56

Titre : Racines
Thème (écrit ou image) : “Racine”
Fandom : Original
Nombre de mots : 1215
Personnages : Renaud, Esmerald et Maxence Renard. Désiré de Koadruz. Lucie Etchebarne. Céline Brossard.
Rating : Tous Publics
Esmerald parti expliquer à son père en quoi consistait son travail sur le domaine, Renaud proposa à sa belle-fille d’entrer boire un thé. Désiré s’était tenu en retrait face au fils de son amant pour des raisons plutôt évidentes, mais il adressa un sourire encourageant à la mère d’Esmerald. Céline s’installa à la table du salon, celle qui donnait sur la verrière. Immédiatement, elle s’extasia sur les plantes dont certaines branches s’échappaient par l’ouverture jusque dans le salon. Elle félicita l’hôte pour le soin apporté à la décoration. Il releva un sourcil surpris. C’était bien une première. Sans être totalement désaccordé, l’ameublement du salon était singulièrement hétéroclite puisque c’était la pièce où vivait le plus Désiré et qu’il aimait y être entouré de tout ce qu’il aimait, ce qui couvrait des domaines très variés.

Ils discutèrent de généralités pendant un bon quart d’heure puis Renaud s’enquit :
“J’imagine que la situation doit être difficile à gérer, à la maison.
-Oh, vous connaissez Maxence. Il a ruminé trois jours, boudé trois autres, et enfin la pilule est passée.” Comme Renaud affichait un air soulagé, elle rajouta :
“Oh, il est mécontent, ne vous y méprenez pas. Il faut dire que le… choix du maître de stage l’a davantage contrarié que le choix de profession d’Esmerald.” Désiré se permit d’intervenir :
“Je n’ai pas souvenir d’avoir été en conflit avec votre époux.” Céline grimaça un sourire d’excuse alors qu’il précisait :
“Pour dire vrai, je l’ai rencontré pour la première fois aujourd’hui.” Elle inclina la tête.
“La situation est particulière. Il sait la place que vous tenez dans la vie de son père. Et maintenant, vous en avez une dans la vie de notre fils. “ Comme Renaud allait intervenir, elle se hâta de dire :
“ça fait beaucoup de personnes qui lui échappent et que vous récupérez.” Désiré resta muet, lâchant même un “Renard !” exaspéré alors que Renaud voulait le défendre. Cela fit sourire Céline.

La suite du goûter, une fois cet abcès percé, fut plus léger. L’arrivée de Lucie égaya les lieux et elle rassura grandement Céline sur les conditions de vie au Manoir. Sa présence même sembla presque satisfaire la mère de l’adolescent. Ils rejoignirent tous Maxence et Essy alors que ces derniers pansaient de concert Bertuccio, qui comme toujours, quémanda des caresses aux nouveaux venus. Voir sa femme et son fils rire, encadrant la tête de l’animal sembla détendre un peu Maxence. Mais toute tension réapparut quand Renaud s'immisça dans le portrait pour flatter la longue tête grise. Ses épaules se raidirent et il ne suivit Désiré qu’à contre-coeur quand ce dernier demanda à lui parler en privé. Les quatre autres étaient fort intrigués de cette requête mais personne ne s’imposa, grâce à Lucie qui posa sa main sur le bras de Renaud.

Maxence suivit jusqu’au Manoir. Désiré lui fit signe de continuer alors qu’il montait à l’étage. Il le guida jusqu’au boudoir, tout au bout du couloir. L’espace ne comprenait que des fauteuils, des bibliothèques et des photos de famille. Maxence ne put s’empêcher d’y jeter un oeil. Pour sa plus grande surprise, il ne découvrit que les trois mêmes visages, sans cesse, celui, reconnaissable aux expressions sévères, de Désiré de Koadruz, celui, rieur et mutin d’une femme un peu plus âgée que l’hôte, et son propre père, souvent hilare ou enjoué. L’amertume le gagna davantage. Pourtant, il ne put qu’être intrigué lorsque Désiré lui présenta une grande feuille de papier. Il expliqua :
“C’est mon arbre généalogique.” Maxence s’arrêta sur la génération de Désiré, et celle au-dessus. Apparemment, le maître des lieux, fils unique, avait trois cousins, deux tantes et un oncle de sang. Dédaigneux, il demanda :
“Pourquoi me montrez-vous cela ?” Désiré le scruta quelques secondes avant d’admettre :
“Pour que vous compreniez que les liens du sang n’ont pas de valeur. De tous les gens que vous voyez sur cet arbre, vous ne trouverez le portrait que de ma tante Keryan dans cette maison. C’est la seule que je considère comme ma famille.”

Impatient, Maxence pointa son père du doigt, sur l’un des murs.
“Et lui ? Il est de votre famille ?” Désira inclina lentement la tête.
“C’est ce que je pense. Et vous pouvez compter Lucie aussi. Je suis persuadé qu’ils ressentent la même chose. Nous nous sommes choisis. Pour des raisons différentes, mais surtout car un lien de coeur s’est développé entre nous. Ces choses là ne se contrôlent pas. Elles sont.” Maxence renifla, prêt à contre-attaquer, se considérant comme agressé. Désiré ne le laissa pas parler.
“Les photos sur les murs ou les guéridons en dévoilent plus sur le coeur d’une personne, qu’on pourrait le croire. Quand vous passerez chez votre père, regardez les.” Maxence fit un effort insurmontable pour ne pas s’énerver, et plutôt que d’être impoli, il quitta les lieux, contrarié. Il n’était pas certain de ce qu’avait démontré cet homme.

Il intima à sa femme de se préparer à partir. Elle le fixa avec inquiétude mais Esmerald prit la parole.
“Vous n’allez pas repartir tout de suite. Je vous ai à peine vus.” La requête ébranla quelque peu Maxence. Il fixa son fils avec surprise. celui-ci marmonna :
“Ce n’est pas parce qu’on se dispute que je vous déteste. Vous me manquez.” Il répondit en soupirant :
“Pas ici.” Esmerald hocha la tête. Puis, une idée le fit proposer en souriant :
“On pourrait traverser la rivière et dormir chez papy. Comme ça on se retrouverait un peu tous les trois !” Renaud sembla contrarié. Maxence n’hésita pas une seule seconde :
“Tu vois bien que ça l’embête.” Renaud, qui tenait vraiment à ce que tout se passe bien, démentit :
“Pas du tout. J’ai seulement laissé quelques trucs en suspens avant de venir ici. Alors c’est un peu désordonné. Mais je trouve que c’est une idée géniale. Allez y ! Et amusez vous surtout !” Maxence l’ignora et Esmerald s’élança, en compagnie de Lucie, pour aller préparer le petit zodiaque que Renaud utilisait pour traverser l’Odet.

Une fois sur l’autre rive, Maxence contempla la ferme de ses parents. Il avait été élevé là. Il en gardait de bons souvenirs et pourtant, un pincement au coeur le prenait chaque fois qu’il s’y retrouvait, depuis… Depuis qu’il savait pour son père. Ce qu’il avait vu comme un asile d’amour et de rires lui apparaissait aujourd’hui comme le nid de la trahison. Il écouta distraitement Esmerald parler avec sa mère en ouvrant la porte avec la vieille clé en fer que lui-même aimait manipuler enfant. Puis, après une grande inspiration, il entra. Il ne put s’empêcher, immédiatement, de chercher les photos présentes dans la pièce. Evidemment, il y avait des photos anciennes, celles des grands-parents, de l’oncle Lucien, et de Bertrand, celui qu’il n’avait pas connu. Il y avait des photos de sa mère, ce qui le déconcerta un peu. Puis, beaucoup de photos d’Esmerald, récentes. Pourtant, en comptant, celles qu’il trouva en plus grand nombre le montraient lui, à tous âges, de toutes humeurs, fixant l’objectif derrière lequel s’était trouvé, il s’en souvenait, Renaud Renard, dont il portait le nom, et qui pourtant ne l’avait pas conçu. Mais n’était-ce que cela un père ? A en croire Désiré de Koadruz, dont la silhouette adolescente apparaissait souvent aussi mais en moindre quantité, la famille relevait du coeur. Alors si Renaud le portait comme un fils dans son coeur, peut-être pouvait-il à nouveau l’appeler père ?
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par BellaCarlisle » 13 oct. 2018 - 21:57

Titre : Chaud et froid
Thème (écrit ou image ou musique) : Racine
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 386
Personnages : John Garrett, Amélia (OC)
Rating : Tout public
Amélia resserre la couverture autour d’elle, fixant les flammes d’un regard éteint. Son corps n’a plus vraiment froid mais ses vêtements sont toujours trempés. La chaleur du feu de cheminée l’atteint difficilement, son pouvoir bloquant toute température pouvait l’aider à aller mieux. L’averse au-dehors n’était pas prévue, de même que la disparition brutale de Grant, emporté par une créature dont ils ne savent rien. Ils ignorent s’il a survécu, si ce temps apocalyptique finira par s’apaiser et si les communications vont redevenir fonctionnelles.

- Vous devriez vous changer, lui conseille l’agent Garrett en la rejoignant.

La jeune femme relève les yeux vers lui, remarquant ses cheveux mouillés qui gouttent sur ses habits secs. Il semble être tout à fait lui-même mais elle voit cette lueur dans ses pupilles, comme un éclat de culpabilité. Amélia se remet debout et se rapproche de lui, cherchant à croiser son regard, tendant une main vers lui sans même en avoir conscience. Dans un geste spontané, elle serre ses doigts entre les siens, savourant la bienheureuse chaleur qu’il dégage.

- Vous n’êtes pas responsable, vous savez. Nous n’aurions pas pu prévoir ce qui est arrivé.
- Nous étions au courant, grimace John. J’ai reçu un message d’avertissement ce matin mais je ne l’ai pas pris au sérieux.

Il recule, se détourne et farfouille dans ses affaires pour en sortir son téléphone. L’écran est brisé mais les images continuent de s’afficher, montrant des photographies un peu troubles de bêtes telles que celles qui les ont attaqués. Au lieu de le lui reprocher, Amélia lui prend le portable des mains et l’éteint, le posant sur la table. La curiosité la saisit lorsqu’elle distingue un livre rempli d’eau qui git sur les affaires trempées de son supérieur.

- Britannicus ? De Racine ?
- Je n’ai pas eu le cœur à le jeter, s’amuse John en s’emparant de l’ouvrage. C’est un vieil exemplaire. Il faut croire que je suis plus doué pour sauver un livre qu’un agent.
- Ne dites pas de bêtises, vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir. Nous retrouverons Grant, j’en suis certaine.

Il lui sourit doucement, s’avançant vers elle. Du bout des doigts, il repousse la couverture qui la recouvre, détaillant sa tenue glacée.

- Allez vous changer, je ne tiens pas à perdre mon deuxième agent.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par dreamer » 13 oct. 2018 - 21:59

Titre :
Thème : écrit
Fandom : hp
Nombre de mots : 330
Personnages : Neville (et Augusta) Londubat
Rating : tout public
Mon cher Neville,
Je m’excuse d’avance pour la qualité déplorable du parchemin avec lequel je t’écris, ainsi que de mon langage peu châtié, mais les circonstances m’y obligent.
Tu ne devineras jamais qui a osé venir m’importuner jeudi dernier. Non, je t’arrête d’avance, ce n’est pas l’une de mes amies qui venait jouer au bridge-en-flammes. J’ai reçu la visite inopinée – et très désagréable – d’un de ces moins que rien corrompus du Ministère. Quelle honte d’avoir vu un de ces rats pointer sur le pas de ma porte !
Et sais-tu pourquoi il est venu me chercher, dans ma propre maison, cet Auror, Neville ?
A cause de toi. Toi !
Ce Dawlish, il m’a dit que tu semais la zizanie à Poudlard, et que les Mangemorts qui terrorisent les élèves n’ont aucun de moyen de pression pour te faire plier et t’empêcher de leur résister.

Et bien sache qu’ils n’en ont toujours pas. Ce cloporte qui ne mérite pas le titre d’Auror avait autant de doigté avec sa baguette qu’un troll des montagnes ! Et personnellement, je n’ai rien perdu de mes réflexes !

Comme l’agression d’un agent du Ministère est illégale, j’ai été contrainte de quitter la maison, car il est hors de question que je mette un pied dans cette sordide prison d’Azkaban !
Ne t’inquiète pas, je vis très bien ma cavale, et je ne suis pas seule.

J’espère que tu vas bien.

Ta grand-mère

PS : Je suis très fière de toi. Ton courage me fait penser à celui de tes parents. Et je compte sur toi pour poursuivre tes efforts et honorer le nom des Londubat.

PPS : Fais attention à toi, tout de même. Je ne veux pas te perdre, toi aussi.



Elle était fière de lui. Pour la première fois, Neville eut l’impression d’être enfin à la hauteur de son nom, à la hauteur de ses ancêtres. Il n’était plus l’enfant réservé et maladroit. Il était devenu un homme, un résistant, un combattant.
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Clo
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Clo » 13 oct. 2018 - 22:00

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Racine
Fandom : /
Nombre de mots : 159
Personnages : Léa
Rating : /
Elle cligna des yeux. Les trois mots avaient été prononcés tout doucement, comme un murmure, on douterait presque de leur existence. Et pourtant, ils résonnaient en elle comme si il les avaient criés dans son oreille.

"Léa"

Elle avait pris racine, elle ne pouvait plus bouger. Ses pieds enfoncés dans le sol étaient ses seuls repères. Elle avait l'impression que sa respiration était bloquée, que tout son corps s'était mis en pause le temps que son cerveau analyse la situation. L'air était coincé dans sa poitrine, le sang résonnait dans ses oreilles, elle avait littéralement pris racine dans le plancher.

"Léa ?"

Elle déglutit et ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son ne sortit. Elle ferma les yeux et sourit tristement en sentant la main d'Alexis lui caresser la joue. Elle ne pouvait pas lui répondre. Elle n'était pas amoureuse de lui. Rester lui ferait trop mal. Alors pourquoi était-elle incapable de reculer ?

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par AlwaysLS » 13 oct. 2018 - 22:38

Titre : Le vent d’est
Thème (écrit ou image) : image https://nsm09.casimages.com/img/2018/09 ... 909207.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots :292
Personnages : Charlie Weasley / Hermione Granger alias HERLIE
Rating : -16 ans (?)
Charlie exultait de joie. Et ce n’était pas bien. Pas bien du tout. Pas solidaire. Il n’avait aucune compassion pour son petit frère. Il ne pouvait pas, il n’y arrivait tout simplement pas. Mais il faisait de son mieux pour ne pas trop le montrer, mais Merlin, que c’était difficile. Il savait qu’il devait faire un effort pour son frangin, sinon toute la famille allait lui tomber dessus. Les yeux gonflés de la jeune femme au petit-déjeuner lui confirma ce qu’il savait déjà, tout comme la très mauvaise humeur de Ron.
Mais le vent avait tourné.
Il était matinal, se réveillant tous les jours avant tout le monde. Il avait quitté sa chambre d’adolescent pour aller dans la cuisine, boire un café bien noir. Il avait remarqué de là où il était une forme blanche allongée dans un des canapés. Il s’était approché, mu par la curiosité. Qui avait bien pu se disputer dans la nuit ? Un sourire presque de satisfaction s’était esquissé sur ses lèvres fines quand il vit qu’Hermione s’était enroulée dans un grand drap blanc. Il pouvait à loisir la détailler avec un désir palpable. Il devinait sans peine ses seins ronds et fermes sous le fin tissu de coton, ses hanches larges, sa taille marquée, ses cuisses pleines et bronzées et leur jonction… Charlie avait dû se faire violence pour ne pas céder à son désir bestial et écarter ce drap gênant. Il aurait pu la réveiller de la plus délicieuse des façons. Mais lorsqu’il la prendrait pour la première fois, et il savait que ça allait arriver d’un jour à l’autre, il la voulait pleinement consciente pour se délecter de ses gémissements de plaisir, voire de douleur.
Oui, le vent avait tourné. Et en sa faveur.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Westyversionfrench » 13 oct. 2018 - 22:42

Titre : Maboul la Girouette
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 799
Personnages : Ronald Weasley, Hermione Granger, Harry Potter
Rating : Tous Publics
Ron écouta Hermione s’extasier sur le charme d’un appartement situé sous les toits avec une mine à mi chemin entre l’incompréhension et l’agacement. Ils étaient en train de passer en revue les logements qu’ils avaient visité pendant la semaine en compagnie de Harry, Luna et Neville. Ils avaient décidé, à leur sortie de Poudlard, de vivre en colocation. Le souvenir de la guerre les hantait tous trop pour qu’ils envisagent de vivre seuls, mais rester chez leurs parents respectifs n’était pas une option. Ils avaient trouvé une maison dans une rue secondaire du Chemin de Traverse qui leur plaisait bien mais Ron s’entêtait à souligner qu’ils ne pourraient pas utiliser les deux pièces situées dans les combles. Hermione tentait de le raisonner depuis un quart d’heure sans qu’il n’en démorde. Elle commençait à s’énerver car, exceptionnellement, il faisait preuve d’un bon nombre d’arguments raisonnables.

“Je te l’accorde, c’est joli. Mais c’est tout. Comment veux-tu meubler un espace ainsi encastré entre deux pentes de toits. Les jours de pluie, ce sera sinistre, tout gris et sans lumière là haut. Sans parler du fait que celui qui en écopera, disposera d’un espace moins isolé que les autres.” Elle lâcha :
“Ron, tu oublies souvent que nous sommes des sorciers. Ce qui n’a pas été fait à la construction peut être contré à l’aide de sorts appropriés. J’ai acheté un grimoire sur la magie ménagère très intéressant. On peut…
-Hermione. Entre la théorie et la pratique, il y a un gros écart, crois-moi.
-Un sorcier puissant n’aura aucun mal à…” Elle relevait le menton de telle sorte qu’on devinait qu’elle parlait d’elle-même. Il leva les yeux au ciel.
“Hermione. Tu as vu mes deux parents combattre et Bill et Charlie sont assez impressionnants. Et tu connais assez Ginny, Percy et George pour savoir qu’aucun d’eux est inapte. Et pourtant, renouveler les sorts posés sur le Terrier a toujours été un calvaire. C’est épuisant et temporaire.” Elle se renferma dans un mutisme puéril mais Ron se doutait qu’il n’avait pas fini d’entendre parler de cette histoire de grenier.

Pour autant, il ne s’attendait pas à ce qu’elle revienne à la charge seulement trois jours après. Elle déboula au Terrier, avec un sourire éminemment satisfait, et annonça tout de go :
“Je reviens de chez George et Angelina. Ton frère m’a expliqué pourquoi tu étais aussi farouchement fâché avec les combles aménagées.” Ron fronça les sourcils.
“Il dit que c’est parce que tu as connu quelques difficultés en ayant ta chambre au dernier étage.
-Rien que je n’ai pas déjà évoqué.” Elle eut un rire victorieux et annonça :
“Oh si. Apparemment, ta rancoeur envers ta chambre est née après un événement bien particulier.” Harry, qui bien que bon ami, aimait disposer d’éléments sur lui pour le taquiner, poussa Hermione à en dévoiler davantage.
“Quel événement exactement Hermione ?
-La fois où il est resté bloqué une nuit entière sur le toit.
-Un soir de tempête !” s’exclama Ron, rugissant. Harry sursauta, et seul l’ahurissement l’empêcha de rire.
“Comment est-ce que tu as pu te retrouver là-haut ? Sans rire, il y a un grenier entre ta chambre et le toit à proprement parler.” Ron grogna mais consentit à raconter son histoire.

“Déjà, rappelez-vous ce que j’ai dit sur l’isolation. Plus on se rapproche du toit, moins on est isolé. Alors question température, ma chambre était plutôt okay. Mais point de vue son, excusez-moi mais il n’y a pas que la goule que j’entends, mais tout ce qui s’approche du toit : les tuiles qui cassent, les oiseaux qui couvent… Mais surtout, cette bloody girouette !” Harry fronça les sourcils :
“Je n’ai jamais vu de girouette sur la maison de tes parents…” Ron roula des yeux :
“Et pour cause puisque je l’ai viré cette nuit là.” Hermione, bras croisés, l’écoutait, sceptique.
“Avec le vent, elle faisait un bruit d’enfer. Pire que d’habitude. Entre le grincement et le couinement. ça énervait la goule comme jamais, la faisant taper sur les canalisations comme une folle. Je me suis donc levé, j’ai ouvert la trappe menant au grenier et j’ai réussi à sortir par l’oeil-de-boeuf côté est.
-Mais c’est extrêmement dangereux ! Même sans tempête !” s’exclama Hermione.
“Comme je te dis, ce boucan m’a rendu fou.
-Quand même…” souffla Harry.
“Enfin, résultat, je me hisse en m’accrochant à la gouttière et je vais décrocher la girouette. D’un point de vue alibi, c’était parfait, ma mère croirait que le vent l’avait arrachée. Seulement…
-Oui ?” firent Harry et Hermione d’une même voix.

Se prenant la tête entre les mains, Ron gémit :
“La goule avait refermé la fenêtre et je suis resté là jusqu’à ce que maman sorte nourrir les poules.” Harry et Hermione éclatèrent de rire malgré son air vexé mais Hermione consentit à ce que Ron ait un droit de veto pour choisir sa chambre en premier.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Iphigenie Nasty » 13 oct. 2018 - 22:51

Titre : perdu en foret
Thème (écrit ou image) : image https://nsm09.casimages.com/img/2018/09 ... 909207.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 588
Personnages : Lorcan et Lysander Scammander
Rating : TP
-Regarde mieux !
-Non mais je peux regarder toute la journée si tu veux, si tu sais pas lire la boussole on sera quand même perdu.
-Ou alors ma capacité à la lire est parfaite mais t'es juste pas capable de lire les coordonnés .
Voilà maintenant deux heures que Lorcan et Lysander Scammander èrent dans la forêt de Brocéliande recouverte d'un immense manteau neigeux, pestant sans arrêt l'un contre l'autre.
-Bon et si on laissait tomber, on peut juste l'appeler, suggéra Lorcan résigné.
-Ah non, moi vivant on ne donnera pas raison à maman ! Sinon elle nous ressassera ça pour les vingts prochaines années ! Tu sembles avoir oublié que c'est notre punition pour avoir été dans la foret interdite. Rappela Lysander.
Lorcan se redresse et dans une voix aigu il déclare «  puisque vous êtes si malin, je suis curieuse de voire comment vous vous comporteriez sans magie dans une forêt sans monstre, enfin sans ces monstres là... ».
Les jumeaux se mirent à rire, cette imitation de Luna est lamentable. Les disputes entre eux ne durent jamais bien longtemps. Les deux chevelures blondes poursuivirent ainsi leur route, vers ce qu'ils pensaient être l'est.
-Il suffit d'arriver au porte-au-loin que maman a placé et elle ne pourra plus rien dire sur nos escapades.

Cela faisait en effet tout à fait partie des méthodes d'éducation de Luna que de perdre ses fils en pleine nature pour leur apprendre la vie. Ils devaient faire leurs propre expériences et elle se refusait à les laisser grandir sans connaître le monde des moldus. Ils n'apprécieront que mieux la valeur de la magie. Et puis elle ne s'inquiétait pas, Rolf les suivait en cachette.

-La regarde ! On dirait une maison ! Le doigt de Lysander pointait en effet sur une petite cabane en bois au milieu de la foret, on pourrait demander notre chemin ?
-Ben oui, bien sur : « auriez-vous vu un porte-au-loin s'il vous plaît merci » t'en a d'autres des idées de génie comme ça?! Et puis je te rappel qu'on est en France, maintenant si t'as des talents cachés ne te gène pas Merlin...
Lorcan marquait un point. La réflexion de Lysander fut interrompue par ce drôle d'objet perché sur le toit enneigé de l'humble demeure.
-Regarde, c'est quoi ça ?
Lorcan sortit un petit livre de sa poche avec toute la difficulté qu'imposait ses épais gants en laine, après l'avoir parcouru il conclut :
-C'est une girouette ! Elle nous indiquera la direction que l'on veut prendre .
-Mais on a déjà la boussole, ça ne sert à rien !
-Oui ben écoute c'est pas ma faute si les moldus ont douze objets différents pour le même usage.
-Ouai ben si tu savais lire une carte on en serait pas là.
-Si t'avais pas relevé le défi lancé par James on serait pas allé dans la forêt interdite et on serait pas là non plus je te signal.

Les deux jeunes hommes continuèrent ainsi de déambuler au travers de l'air glacé de la forêt de Brocéliande jusqu'à ce que épuisé de les suivre et d'entendre leur chamaillerie leur père surgit de derrière un arbre :
-Bon je vous ramène à la maison, vous dites à votre mère que vous avez abandonné, et je m'arrange pour que vous ne soyez pas privés de sortie.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 13 octobre

Message par Charliz » 13 oct. 2018 - 22:53

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Image (c'est léger :mrgreen: )
Fandom : HP
Nombre de mots : 876
Personnages : Rose Weasley, Gwenog Jones
Rating : TP
Leurs pas se répercutaient sur les murs du couloir de Poudlard et Rose était profondément plongée dans ses pensées. Elle en avait oublié la douloureuse rage qu’elle portait à son ancien amant et la profonde léthargie qui la saisissait depuis plusieurs semaines. Des picotements parcouraient ses doigts, ses pieds et ses lèvres et une boule d’énergie battait dans sa poitrine : de plus en plus forte, de plus en plus à l’étroit… Elle explosa d’un seul coup et Rose se figea dans le couloir, relevant les yeux vers le visage agacé de Gwenog.

« C’est ça que je veux faire.
- Ca, quoi ? Tu es aussi clair que le lac de Poudlard après un orage !
- Ca ! Enseigner… Je veux- Je veux transmettre ma passion. »

Gwenog haussa un sourcil, suspecte, et Rose fut frustrée devant si peu d’engouement.

« Je suis sérieuse. Tu m’as dit que je devais trouver autre chose, que je n’avais plus ma place sur le terrain… Tu m’as trainé ici spécialement pour ça, et tu as réussi : je veux enseigner le quidditch, Gwen !
- Je t’ai emmené ici pour que tu découvres le métier d’agent…
- Bin… Je veux être professeure de Quidditch.
- Tu m’emmerdes ! Tu sais combien il y a de professeurs de Quidditch dans le monde ?!
- Non.
- Comptes les écoles ! Et crois-moi, il y a bien plus de candidats !
- Alors fait ton travail et mets-moi en haut de la liste. Je veux enseigner le Quidditch. »

Gwenog ouvrit la bouche, se figea, ferma les yeux. Et puis après avoir expiré longuement, fusilla Rose du regard.

« Je vais voir ce que je peux faire, mais ne t’attends pas à ce que je crée une école juste pour toi.
- Je n’espère pas… Si tu imitais le système de maison de Poudlard, quelle serait la principale qualité que tu demanderais à tes élèves ? Un mauvais caractère ?
- Renée devrait quitter son poste de Poudlard d’ici peu, continua son agent en ignorant sa pique. Elle est incapable de monter sur un balai depuis longtemps. Mais en attendant, tu dois trouver autre chose à faire de ta vie.
- C’est noté, cheffe ! »

Le sourire aux lèvres, Rose reprit sa marche, le cœur battant. Elle imagina sa vie, auprès des élèves en soif de gouter à la liberté que procure le vol… Puis se figea à nouveau, sceptique.

« Attends, c’est ridicule… Je n’ai pas besoin de réfléchir. Les Bab’s m’avaient proposée une place en Mai.
- C’était un poste de batteuse.
- Aux dernières nouvelles, j’occupe un poste de batteuse !
- On a dit que ta carrière sur le terrain ne pouvait plus continuer.
- Non, TU as dit ! Toi, et les pétasses de chez les Harpies ! Moi, je t’ai demandé de relancer les Bab’s… Dis moi que tu as relancé les Bab’s.
- Je n’ai pas relancé les Bab’s. »

Rose resta de marbre, interdite. Elle s’attendait à ce que Gwenog éclate de rire, lui confirmes qu’elle avait bien tenté de lui obtenir le poste encore vacant et que tout ça n’était qu’une vaste blague… Son agent n’en fit rien.

« Tu déconnes.
- Non.
- Tu… Tu es mon agent, je te paye pour que tu négocies mes contrats !
- Et moi, je t’ai dit que tu n’avais plus ta place sur le terrain.
- Mais je n’en ai rien à faire de ton avis !
- J’ai le triple de ton âge. Je suis la joueuse britannique qui a joué le plus longtemps dans toute l’histoire du Quidditch. Avec toute mon expérience, je te dis que tu n’as plus rien à faire sur le terrain.
- C’est à moi d’en décider ! C’est à moi !
- Hitchen a quitté les Harpies, Rose. »

La surprise était impossible à cacher. Ses lèvres s’entrouvrirent, ses sourcils se haussèrent… Puis Rose se rappela de la dernière conversation qu’elle avait eu avec son ancienne entraineuse. Elle haussa des épaules.

« Et alors ?
- Elle est partie. Elle a quitté un poste qu’elle occupait depuis plus de quinze ans !
- Elle était nulle.
- Elle n’était pas nulle ! Hitchen est excellente, patiente, douée ! Et épuisée, Rose. Elle a été forcée de prendre du repos !
- En quoi est ce que ça me concerne ?
- Non, c’est vrai. Ce n’est pas de ta faute. Depuis la dernière coupe du monde, tu as un comportement exemplaire, n’est-ce pas ?
- Je-
- As-tu conscience de ton comportement, Rose ? De tes caprices de stars ? De tes décisions stupides et de tes avis qui ne cessent de changer ?! Tu faisais ta vie en dehors de l’équipe ! Tu venais lorsque tu le souhaitais, dans un état de plus en plus pitoyable…
- Je fais ce que je veux de ma vie !
-… Et malgré toutes nos mises en garde, tu n’as pas fait un seul effort. Pas une seule fois !
- Ce n’est PAS de ma faute !
- C’est en partie de ta faute. Cesse de jouer les victimes et prends conscience que tu es allée trop loin avec tout le monde ! »

Verrouillé

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