[Textes] Nuit du 22 septembre

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Eanna
The Girl in the North
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Eanna » 22 sept. 2018 - 22:07

Titre : Sordide fumée
Thème (écrit ou image ou musique) : Anomalie
Fandom : HP
Nombre de mots : 877
Personnages : Bill Weasley, Luna Lovegood
Rating : Tout public
— Quelque chose ne va pas.
Bill avait formulé ces mots tout haut, le regard fixé vers Loutry Ste Chaspoule. Une fumée s’élevait dans le ciel, en ce matin d’avril, derrière la colline, là où se trouvait la maison des Lovegood.
— S’il fallait s’inquiéter chaque fois que des bruits ou des odeurs bizarres sortent de chez eux, on aurait déjà tous les cheveux blancs, Bill, plaisanta Charlie en levant les yeux de son grimoire de Sortilèges. Si tu permets, j’aimerais bien réviser, j’ai des examens dans quelques semaines… Oh, trois fois rien, un truc qui s’appelle « ASPIC », tu en as peut-être déjà entendu parler…
Bill ne répondit pas, les sourcils froncés, la gorge serrée. Comment expliquer que cette fois, cette fumée lui donnait un mauvais pressentiment ? C’était habituel de voir des choses étranges du côté de chez les Lovegood, le contraire aurait même pu les inquiéter, tant cette famille était particulière, ils s’y étaient faits. Mais il y avait autre chose, cette fois.
— Va voir, si ça te tracasse autant, soupira Charlie. Ca te fera prendre l’air, et moi ça me laissera un peu de répit !
Il n’aurait pas l’esprit tranquille tant qu’il ne saurait pas, alors autant en avoir le cœur net. Bill prit sa cape et sortit du Terrier d’un pas précipité. Les dernières neiges d’avril crissaient sous ses pas, mais il n’y prêta aucune attention, pour une fois. L’odeur qui lui parvenait ne faisait qu’accroître son pressentiment, et il pressa le pas. Il parcourut les cinq cents derniers mètres en courant presque, le cœur battant, à mesure que l’odeur de brûlé se faisait plus forte. Il voyait la fumée s’élever de la maison cylindrique, une fumée noire et épaisse, et il ne mit pas longtemps à voir qu’un pan de mur entier au rez-de-chaussée s’était écroulé.
Sans prendre la peine de se faire annoncer, baguette en main, il franchit la barrière du jardin d’un bond et se précipita vers la zone sinistrée. La fumée lui piquait les yeux, et il dut se couvrir la bouche de sa manche pour pouvoir respirer à peu près normalement.
— Il y a quelqu’un ? appela-t-il, avant de se mettre à tousser.
Il espérait quelque part que les Lovegood s’étaient absentés quelques jours, que c’était peut-être une potion laissée sur le feu par Mrs Lovegood qui avait mal tourné, et qu’il n’y avait pas d’autres dégâts que matériels à déplorer…
— Il y a quelqu’un ? répéta-t-il, un peu plus fort, en s’avançant vers les décombres, redoutant de les franchir et de pénétrer dans la maison.
Un bruit sur sa gauche l’interpella, et il vit une silhouette bouger derrière l’écran de fumée. Il sut immédiatement de qui il s’agissait, et son soulagement fut sans borne. Il avait redouté plus que tout de trouver la petite Luna blessée ou même pire, il n’aurait pas supporté une telle vision…
— Luna ! appela-t-il. C’est moi, Bill ! Est-ce que tout va bien ?
— Ma maman…
Elle se mit à tousser à son tour, et Bill franchit la distance qui les séparait pour pouvoir l’atteindre. Il enleva aussitôt sa cape, enveloppa la fillette dedans, et lui couvrit le visage.
— Respire en te cachant le nez, ça t’évitera de respirer la fumée, dit-il d’une voix douce. Où sont tes parents ?
— Maman…
Elle leva vers lui de grands yeux larmoyants, et il espéra de tout son cœur que c’était la fumée qui la faisait pleurer.
— Ne t’inquiète pas, tu ne te feras pas gronder, ce n’est pas de ta faute, Luna.
Les démonstrations de magie enfantine pouvaient parfois faire de sacrés dégâts, et quelque part il n’était pas surpris que la petite Luna ait le potentiel de faire exploser un mur, il y avait chez elle quelque chose de spécial qui l’avait fasciné depuis qu’il la connaissait.
— Je vais envoyer un hibou à ton papa ou ta maman, pour les prévenir, et tu vas venir à la maison, tu seras plus en sécurité.
— Mais elle sait. Maman sait. Elle est là.
Le souffle de Bill se bloqua dans sa gorge lorsque Luna leva le bras et pointa le doigt vers les décombres. Il ferma les yeux, ses oreilles bourdonnaient. Il savait déjà ce qu’il allait voir, et c’était pire que ce qu’il avait imaginé.
— Regarde, insista Luna d’une petite voix. Je te dis qu’elle est là. Maman ?
Bill tourna la tête, et dut serrer les dents de toutes ses forces pour ne pas vomir, à la vue de la longue chevelure blonde de Mrs Lovegood étalée sur le sol, au milieu d’une flaque sombre. Le reste du corps était sous les décombres, seule une main blanche émergeait de sous les pierres.
— Elle voulait me montrer un nouveau sortilège, mais il n’aurait pas dû faire ça…
— Viens Luna, dit Bill en la prenant d’autorité par l’épaule pour la faire sortir de la maison. Viens, on va aller dehors, pour pouvoir respirer, ça ira mieux.
— Et maman ? insista-t-elle d’une voix faible. Il faut la sortir aussi…
Bill ne sut que répondre, horrifié que Luna ait dû voir une chose pareille, dont elle ne pourrait jamais se défaire, et dont elle prenait conscience malgré elle, à mesure que la tache de sang grandissait sous les cheveux blonds. Ta maman ne respire plus, Luna…
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Lul
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Lul » 22 sept. 2018 - 22:40

Titre : A ou A ?
Thème (écrit ou image) : Crocodile
Fandom : HP
Nombre de mots : 355
Personnages : Zoé (OC)
Rating : TP
Zoé hésitait. Pour la première fois depuis ses huit ans, elle ne savait plus.

Cela faisait maintenant trois ans qu'elle était rentrée à l'Institut Kèdjougou, qu'elle avait enfin pu rencontrer Aasim Dayo, le crocodile qui hantait ses rêves depuis que sa cousine lui avait raconté tout ce qu'elle savait sur lui. Trois ans passés à tenter de passer du temps avec lui, à lui offrir des cadeaux de bon (ou moins bon) goût, à essayer d'en apprendre plus sur lui grâce aux autres élèves ou à la bibliothèque. Trois ans à être fuie ou violemment rembarrée, le "charmant" animal n'ayant pas le meilleur caractère du monde.
Et voilà qu'un sourire et des yeux trop profonds la faisaient douter.

Pourtant, Antoine n'était pas nouveau. Ils se connaissaient depuis la première année et se mettaient souvent en binôme, même s'ils se côtoyaient peu en dehors des cours. Jusqu'ici, il était juste un partenaire agréable, rien de plus. Mais depuis les vacances de Noël il avait changé, il était plus grave, plus sérieux, et souriait difficilement. Ils n'étaient pas assez proches pour qu'elle ose lui demander la cause de ce changement, mais son regard plus mature et son sourire plus tremblant lui faisaient perdre tous ses moyens. Il lui avait fallu deux semaines pour le dérider, deux longues semaines à supporter les cours en silence avant qu'une de ses nombreuses bourdes ne le fasse enfin sourire, et ce nouveau sourire avait remué quelque chose en elle.

Alors depuis, elle ne savait plus : Aasim, son amour de jeunesse, amour à sens unique et probablement voué à l'échec étant donné la différence d'espèce ? ou Antoine, pas un crocodile mais pas non plus un ami proche, et surtout ayant visiblement d'autres préoccupations actuellement que l'amour ? Elle savait bien que dans les deux cas il lui faudrait s'accrocher et tout donner pour avoir une chance d'obtenir ce qu'elle voulait. Elle savait aussi qu'elle voulait un homme dans sa vie. Ce qu'elle ne savait plus, c'était pour lequel elle voulait se battre, duquel elle était amoureuse.

Parce que si on lui demandait, Zoé aurait bien répondu qu'elle aimait les deux...
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 22 sept. 2018 - 22:41

Titre : Plus jamais seule
Thème (écrit ou image) : La photo des deux jeunes filles
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Ginny Weasley et Luna Lovegood
Rating : Tous public
Allongée dans les fleurs sauvages qui parsemaient la dune, Ginny laissait le soleil de cette fin d’été la réchauffer.
Les yeux fermées, elle cherchait la nuit. Mais flashs colorés et visages amis s’accumulaient derrière ses paupières.
Ginny sentait à ses côtés l’empreinte d’un corps. Un corps frêle, aux odeurs d’oignons et de litière pour chat. Une présence dans la solitude qui avait fait suite au sauve-qui-peut de la cérémonie de mariage.
Une présence familière, amicale, compréhensive. Le visage de Luna s’imposa et ne se laissa pas chasser par la morosité de la rouquine. Son amie était loin de la chaumière aux coquillages. Ses doigts serrèrent davantage encore le Galion de l’AD.
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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Tagadda » 22 sept. 2018 - 22:46

Titre : Un crocrodile avec des ailes
Thème (écrit ou image) : Crocodile (écrit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 705
Personnages : Lily Potter (5 ans)
Rating : /
Sagement assise sur le grand fauteuil de papa Harry, Lily lisait un des livres d’Albus. Ses petites jambes dépassant à peine de l’assise, on n’apercevait deux petites chaussures blanches se balancer doucement de droite à gauche. Les livres de grand frère Albus étaient beaucoup plus intéressants que les siens. Ils avaient toujours pleins d’images avec des animaux qui bougent.

Le livre qu’elle avait pris était tellement gros qu’elle avait failli tomber dans les escaliers en descendant. Mais elle avait vu des gros crocrodiles dessus, et Lily adorait les gros crocrodiles. Ils étaient trop beaux les gros crocrodiles. Un jour, elle en aurait un et elle pourrait faire tout pleins de choses avec.

Par exemple ils pourraient aller se laver tous les deux et comme ça elle pourrait jouer avec lui et elle serait plus toute seule à s’ennuyer dans l’eau. Elle pourrait aussi monter sur lui et partir en voyage dans l’eau. Et puis, pour dormir la nuit, elle aurait un gros doudou qui la protégerait des méchants monstres dans le placard et qui les mangerait s’ils venaient l’embêter. Oui les gros crocrodiles c’était trop bien et trop gentil.

Mais, les crocrodiles sur le livre d’Albus étaient vraiment bizarres. Ils ne ressemblaient pas à ceux qu’elle voyait habituellement en image. Il fallait qu’elle lui demande pourquoi ceux-là étaient différents. Elle referma le livre de grand frère Albus et descendit du fauteuil en se laissant glisser avant d’atterrir sur ses petits pieds.

« Bubuuuus ! »

Elle se rendit dans la chambre de James pour voir s’il ne se trouvait pas avec son frère.

« Tu cherches quoi Lily ?
- Je cherche Bubus, pour lui demander une question.
- Ah tu veux lui demander une question, le jeune garçon se retint d’éclater de rire, il savait que sa petite sœur était un brin susceptible. Tu peux pas me la demander à moi ?
- Non c’est que Bubus parce que c’est son livre à lui et en plus toi tu vas te moquer de moi.
- Mais non Lily enfin pourquoi tu dis ça ?
- Si toi tu fais toujours que te moquer. Bubus il est plus gentil.
- Si tu le dis, en tout cas, je sais pas où il est Albus désolé. T’as été voir dans le jardin ?
- Non. J’y vais. Merci James. ».

Et telle une petite fusée rousse et partie en courant dans le jardin.

« Bubuuus ! »

Le jeune garçon tranquillement en train de lire au pied d’un arbre prenait des notes sur un cahier. Il leva la tête à l’arrivée de sa petite sœur.

« Coucou Lily. Qu’est-ce qui t’arrives ?
- Bubus je veux te demander une question ».

Un léger rictus apparu sur son visage mais il ne laissa rien paraître. La petite fille prit un air très sérieux avant de demander.

« Bubus, pourquoi les gros crocrodiles ils ont des ailes ? »

Albus regarda Lily pendant quelques secondes, dans une totale incompréhension. Des crocodiles avec des ailes ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?

« Mais oui les gros crocrodiles qui ont des ailes dans le gros livre comme l’herbe ».

*Mode décodeur Lily activé*

Le gros livre comme l’herbe avec les gros crocodiles. Qu’est-ce qu’elle entendait par là exactement ? James arriva à ce moment précis un gros livres vert à la main qui parlait des… par Merlin des gros crocodiles avec des ailes… son regard croisa celui de son frère et il n’en fallut pas plus pour qu’ils partent tous les deux dans un grand éclat de rire.

La petite fille, vexée, leur lançait un regard noir.

« Vous êtes trop méchants tous les deux ! Je vous déteste je suis plus votre sœur voilà ! Et je dirais au gros crocrodile avec des ailes de vous manger ! »

Leur hilarité repartie de plus belle, incapable de se calmer.

« Pardon Lily, réussi à articuler James, mais c’est pas des crocodiles ça, c’est des dragons. Même si c’est vrai que ça peut y ressembler. Un tout petit peu ».

Le visage de la petite rousse s’illumina soudain. Un dragon, c’était trop super les dragons, finalement elle ne voulait plus d’une crocrodile, elle voulait avoir un dragon !
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 22 sept. 2018 - 22:48

Titre : City of Stars
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 1201 mots
Personnages : Dominique Weasley et Victoire Weasley
Rating : Tout public
« Tu ne peux pas comprendre, Victoire ! Tu-ne-peux-pas-comprendre ! »

Sa sœur s’était figé, son geste suspendu dans les airs. Dominique avait crié. Pour la première fois en 22 ans de vie, elle s’était exprimée.

Et ça, c’était suffisamment étonnant pour faire frissonner la belle Victoire.

« Tu ne peux pas comprendre. Je l’aime. Je l’aime plus que Papa aime Maman et que toi, tu aimes Adam. Je l’aime si fort que… Vic’, me séparer de lui, ce serait comme m’arracher le cœur sans anesthésie ! Je n’ai été qu’un fantôme pendant des années mais depuis qu’il est là… »

Depuis qu’il était là, son monde s’était chargé de couleur et de bonheur. Son sourire s’était gorgé de vérité et même si sa vie s’effritait, Dominique n’aurait échangé son existence pour rien au monde.

« Je l’aime si fort que… Que je mourrais si…
- Bien sûr que non, Donie.
- Tu ne peux pas-
- Je te comprends. Je te comprends bien plus que tu ne l’admettras jamais. Tu as raison, tu l’aimes plus fort que je n’aime Adam, mais Donie, tu n’aimes pas plus fort que moi j’aime… »

Le reste de la phrase resta en suspens et lorsque Victoire releva les yeux vers sa petite sœur, Dominique y trouva des larmes. Ses mains se mirent à trembler. Toute leur vie elles s’étaient aimé comme des sœurs. Pourtant, cette après-midi marquait un virage serré dans leur relation : Victoire était sur le point de lui confier quelque chose d’important, d’intimement secret, et ça l’électrisait jusqu’au bout des orteils.

La plus grande lui prit les mains pour l’entrainer sur le canapé, le visage froncé. La plus jeune se tut, incapable de briser cet élan qui les liait étrangement. Après tout, elle aurait tous les droits de poursuivre sa vie comme elle l’entendrait.

« Tu n’aimes pas Adam ? »

Victoire sourit, rit aussi, un peu.

« Bien sûr que si… Adam est mon mari, le père de mes enfants, il est mon meilleur ami et… Enfin Donie, tu sais très bien que ce n’est pas lui que j’aime aussi fort que tu aimes Carl. Tu le sais…
- Teddy ?
- Teddy, oui. »

Un soupir de nostalgie la fit tressaillir à nouveau.

« Que s’est-il passé ?
- J’ai fait un choix, un choix d’adulte. Ecoute, je… Ne me prends pas pour… J’aime Adam et je ne regrette rien. Je lui suis infiniment fidèle, même si… » Elle s’humidifia les lèvres, les sourcils froncés. « Teddy est Teddy et je suis Victoire. Nous sommes pratiquement nés ensemble et bien plus que ça, nous nous sommes construits ensemble. Nous sommes devenus complémentaires. Si proches que nous nous sommes retrouvés en autarcie pendant des années. Il était toute ma vie et j’étais toute la sienne, et le perdre un jour, ça aurait été impensable, inimaginable… J’ai cru mourir à l’époque, Donie. J’ai encore l’impression de mourir aujourd’hui alors…
- Mais vous vous voyez encore… Teddy est chez toi pratiquement tous les jours.
- Oui, je crois que… Qu’il cherche… que nous cherchons ce que nous avons perdu, un peu comme des drogués.
- Vous vous êtes… ?
- Pas la même drogue que celle que tu prends avec Carl, Donie. Ne mélange pas tout ! »

Le ton de Victoire s’était durci et sa sœur se figea, à nouveau saisie par une colère froide. Mais elle ne dit rien, incapable de couper sa sœur et de perdre toute chance de connaitre son histoire.

« Nous étions drogués de la présence de l’autre. Nous n’existions qu’à travers l’autre. J’étais totalement aveugle à l’époque… Folle amoureuse.
- Tu l’ai toujours ?
- Non. Aujourd’hui, je l’aime.
- C’est la même chose…
- Non, être amoureux est un sentiment qui nous frappe au hasard. Aimer est un choix, une philosophie. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, mais on choisit d’aimer. Donie, être en couple sur le long terme, ce n’est pas facile. Ça implique des efforts, de la confiance, et c’est impossible sans amour.
- Pourtant je- Lorsque Carl m’embrasse…
- Tu te sens toute guillerette, tu aimerais que le monde s’arrête… Bien sûr Donie, mais tout ça, ça finit par disparaitre avec le temps.
- Tu ne ressens plus rien ? Avec Adam je veux dire…
- Ca dépend. Parfois non, et puis parfois… »

Un sourire teinta leur lèvre à toutes les deux.

« Avec Teddy, c’est… C’est immortel.
- Mais je… Si tu aimes Teddy plus qu’Adam, si tu ressens plus d’émotion avec Teddy qu’avec Adam…
- Avec Teddy, le sentiment est immortel, mais nos existences ne le sont pas, Donie. Si je l’avais choisi lui… Nous n’aurions jamais réussi à vieillir autant, j’en suis certaine. Ce n’était plus de l’amour à l’époque. Nous étions devenus si dépendants que… C’était devenu de la destruction pure. Lorsqu’il est devenu champion de Poudlard, nous nous sommes éloignés et puis… Et puis Adam est arrivé. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’auprès de lui, Donie. Il m’a fait découvrir le monde, croquer l’avis. Il m’a poussé dans mes retranchements pour que je devienne Moi, il m’a redonné la liberté que j’avais perdue, et il a respecté la singularité de mon existence et les choix que j’ai pu faire.
- Et Teddy ?
- Teddy était… est bouffé par la vie. Rencontrer Adam m’a sortie de toute la misère dans laquelle nous nous enfoncions, lui et moi. Il m’a fait gouté à la liberté, j’ai pu découvrir que je pouvais également être forte seule, mais Teddy n’a pas eu cette chance. Il n’a pas encore accepté cette blessure qui le dévore et… »

Le silence s’étira. Dominique culpabilisait même de respirer aussi fort, comme si ce simple bruit privait Victoire de son instant.

« Teddy est… Je l’aime, Donie. Je l’aime avec toutes les cellules de mon corps, dans chacun de mes gestes, dans chacun de mes choix, mais ça ne signifie pas que nous puissions être heureux ensemble. L’amour ne garantie pas le bonheur. C’est le cas pour moi et Teddy, et je sais oh combien ça fait mal, Donie. J’en ai pleuré les larmes de mon corps, je me suis maudit de tout mon être… Mais j’ai compris que je ne serais pas heureuse auprès de lui et qu’il ne le serait jamais avec moi. C’est horrible, c’était la pire décision de ma vie, et à chaque fois que je l’entends rire, qu’il me prend dans ses bras, qu’il me regarde comme si… Donie, c’est comme si, à chaque fois, on m’arrachait une couche d’épiderme à vif. J’ai l’impression de mourir mille fois par seconde lorsque je suis à ses côtés, mais cette douleur ne me définit pas et ne guide pas ma vie. Je sais que j’ai fait le bon choix et je ne craquerais jamais. »

Victoire se tut, essoufflée, et Dominique s’autorisa à nouveau à respirer.

« Je trouve ça très triste…
- Ne te morfond pas sur moi et Teddy, Donie… Toi et Carl, vous êtes comme moi et Teddy. Et par expérience, je le sais, petite sœur… Il te faut à présent choisir entre lui et la vie. »

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Zandry
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Zandry » 22 sept. 2018 - 23:00

Titre :
Thème (écrit ou image) : crocodile
Fandom : HP
Nombre de mots :571 mots
Personnages : les maraudeurs, OC
Rating : Tout public


Je n'ai jamais eu de journal alors je ne sais pas vraiment comment commencer. D'après Amanda vider son sac par écrit ça fait du bien.
Je lui ai dit qu'elle n’était pas obligé d'acheté ce cahier plein de paillette et qu'un parchemin ferait l'affaire mais elle a insisté, alors même si je hais les paillettes, maintenant qu'elle est morte je me sent un peu obligée de te rendre utile.
Je vais commencé par te parler des personnes que je hais le plus, peut-être que ça fera passer ma colère qui me bouffe les entrailles.

Félicitons ces abrutis de maraudeurs qui occupent les quatre premières places de se top.
Ils se donnent ce nom stupide pour faire croire au monde qu'ils forment une équipe, une unité.
James et Sirius forment une unité. Comme deux faces jumelles d'une même pièce, ils se battent pour être le coter qui regarde le monde et pas celui écrasé par l'autre. C'est malsain. De toute façons , malsains ils le sont tous. Même Rémus qui fait semblant de les retenir quand ils décident de me pendre par les pieds, la tête dans les toilettes, et qu'ils me privent d'air pour m'asservir, qu'ils me privent de mes sens, de mon corps. Qu'ils choisissent pour moi quoi en faire, ou que lui faire. Qu'il broient ma confiance, mes valeurs, ma joie, mon être.
Mais le pires de tous, le plus répugnant, c'est Peter. Peter tu me dégoûte, tu n'auras jamais conscience d'à quel point j'ai envie de fuir quand tu t'approches. Tu regardes, avec une moue désabusée, ces garçons jouer à me détruire, comme si ça n'avait pas la moindre importance, comme si ces gosses brisaient un vase et pas une âme.
Tu sais, tu me fais penser à ces oiseaux, les Pluvians d'Egypte. Ils survivent en mangeant dans la gueule de leur prédateurs, sur le fil de la vie, mais ils ne le savent pas. Ils nettoient les restes, et les crocodiles leur ouvrent grand la bouche pour qu'ils leur récure les dents. Des dents qui pourraient bien les déchirer, les déchiqueter, en faire de la soupe de plumes si l'envie leur en prenait. Mais ils ne le feront pas si tu leur sers, si tu t'assure de tous nettoyer derrière eux, d'assumer d'être vu en train d'avaler une sensu, alors qu'elle n'est que le reste de l'énorme rai de poissons que ton crocodile vient d'avaler.
Tu me dégoûte, à ne pas valoir plus que moi et à bénéficier de leur confiance, du pouvoir de rentrer dans leur trachée et de les éventrer de l’intérieur. Tu crois que tu fais partit de leur groupe mais moi je sais que tu fais partit du mien et que tu n'es qu'un sale traître, si lâche qu'il se persuade lui même d'être à sa place sur les eaux du Nil.
Tu me dégoûte Peter ! Je sais qu'un jour tu verras que tu te poses chaque jours sur des lames de rasoirs et je sais que ce jour là rien ne changera et que tu reviendras le lendemain en attendant que l'un de tes protecteurs tueurs t'avalent.

Amanda avait tord. Ça ne fait pas du bien. Ça me donne même la gerbe, de me rendre compte que moi aussi je suis dans la bouche du crocodile, sauf que moi, je suis déjà une soupe d'organes.
Et que le crocodile, ce n'est pas ces connards de maraudeurs. Le crocodile c'est la vie.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 22 sept. 2018 - 23:03

Titre : Croco or not croco
Thème (écrit ou image ou musique) : Crocodile
Fandom : Torchwood
Nombre de mots : 621
Personnages : L’équipe
Rating : Tout public
- Non, Owen. Je l’ai déjà dit et je le répète : pas d’animal de compagnie.
- Mais Jack, ce n’est qu’un …
- Je ne reviendrai pas sur ma décision.

Le scientifique marmonne quelques mots avant de quitter le bureau de son supérieur en claquant la porte derrière lui. L’immortel soupire avant de reposer le dossier qu’il avait en main et dont il n’a lu que le titre – dépenses et économies de Torchwood – pour donner l’impression d’être en plein travail. Non pas qu’il soit si peu intéressé par l’aspect administratif de son boulot mais il préfère encore les longues virées en voiture à la poursuite d’extraterrestres. Il attend de ne plus entendre les pas d’Owen dans l’escalier pour enfin se lever, prenant le chemin menant aux archives. Il sait que le lieu n’est pas vide, raison de son déplacement, et il se fait discret, un sourire aux lèvres.

À quelques rayons de là, Ianto est occupé à noter les dernières acquisitions de l’équipe. Un carnet en main, concentré sur sa tâche, le jeune homme n’entend pas son patron qui arrive derrière lui. Il sent seulement un souffle près de sa nuque et sursaute, se retournant brutalement avant de croiser le regard amusé de Jack. Ce dernier ne laisse pas le temps à son subordonné de s’habituer à sa présence, le plaquant contre l’une des étagères avant de l’embrasser. Ianto savoure le baiser un instant mais repousse son supérieur, le cœur battant la chamade, tentant de ne pas céder à ce désir brûlant qui vient d’envahir l’ensemble de son corps.

- J’ai du travail, murmure le jeune homme d’une voix rauque.
- Comme n’importe lequel d’entre nous, rétorque l’immortel. Tu peux bien prendre une pause.

Les lèvres de Jack repartent à l’assaut de celles de son collègue qui gémit contre sa bouche. L’instant suivant, les doigts du plus vieux déboutonnent la chemise de Ianto qui semble reprendre pied dans la réalité.

- Jack, insiste-t-il. N’importe qui pourrait nous surprendre.
- Ce ne serait pas la première fois, réplique son vis-à-vis. Et ils sont occupés pour le moment.

Pourtant, Ianto le repousse encore, même s’il aimerait répondre à l’étreinte de son amant. Jack bougonne un peu, pour la forme, puis remet de la distance entre eux. Le jeune homme en profite pour refermer sa chemise, les joues un peu rouge.

- Ah je comprends mieux.

Jack et Ianto tournent leurs regards vers l’entrée des archives où Owen patiente, une boîte entre les mains. Le scientifique plisse les yeux en les dévisageant tour à tour, une expression agacée sur le visage.

- Tu as peur que Ianto soit jaloux, c’est ça ? Parce qu’on a déjà Myfanwy, tu ne veux pas de crocodile.
- Un crocodile ? s’étonne l’archiviste.
- Oui, un crocodile, répète Owen. Je pensais que ça serait sympa d’avoir un nouvel animal mais Jack refuse.
- Il n’y a pas besoin d’avoir une bête en plus ici, riposte l’immortel. Alors tu vas gentiment faire demi-tour, retourner à ton bureau et abandonner l’idée de ramener un crocodile.
- Non, déclare le scientifique sans céder. Soit tu me permets d’avoir un crocodile, soit je dis à toute l’équipe ce que tu fais avec Ianto dans les archives.

Le jeune homme lance un coup d’œil désespéré à son patron, espérant qu’il choisira la première solution pour qu’ils puissent être en paix. Mais comme à son habitude, Jack ne prend pas la décision qui leur garantirait du calme. Il se contente de hausser les épaules en passant un bras autour de la taille de son amant, montrant clairement qu’il se moque bien de savoir ce que les autres en pensent. Owen arbore alors une expression satisfaite, conscient d’avoir bientôt un crocodile dans les locaux.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 22 sept. 2018 - 23:03

Titre : Le camouflage du crocodile
Thème (écrit ou image) : Crocodile
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva, Lidwyn (OC)
Rating : TP
Minerva McGonagall se considérait doter d’un humour certain. Il lui échappa néanmoins en quoi un crocodile dans sa salle commune était drôle. Apparemment Lidwyn, qui s’était une fois de plus invitée chez les Gryffondor, y voyait une source d’amusement.
Sa meilleure amie rigola encore des mines ébahies des rouge et or mais déjà les premiers d’entre eux s’approchaient, y voyant une occasion pour démontrer leur courage. Lidwyn se moqua d’eux lorsqu’ils reculèrent effrayés avant un premier contact.
– Mais qu’est-ce qui est si marrant? craqua Minerva au bout de quelques minutes.
– C’est pas un crocodile, rigola Lidwyn. Mais plutôt une branche!
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Mikoshiba » 22 sept. 2018 - 23:15

Titre : Les crocodiles du Nil du salon
Thème (écrit ou image) : Crocodile (thème de 23h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 506
Personnages : OC (Gabrielle, Margaret, Megan et Sean)
Rating : Tous Publics
J’étais dans le jardin, occupée à accrocher mon linge (les Moldus du voisinage trouveraient certainement ça bizarre s’ils ne voyaient jamais de linge sécher chez nous, surtout en tenant compte des grandes aptitudes qu’a Megan pour réussir à se salir en un temps record). Margaret est venue me rejoindre pour discuter un peu.

- Et les enfants, ils font quoi ?
- Je ne sais pas trop. Ils font du bruit, donc je présume qu’ils sont vivants.
- Et ton canapé, tu penses qu’il va survivre ?
- Que-quoi-comment ça mon canapé ? Il vient faire quoi là-dedans mon canapé ?
- J’ai peut-être mal entendu, mais ce matin, Sean et Megan étaient en train d’élaborer un plan assez complexe de parcours dans la jungle.
- Ha oui, pour leur projet d’avenir… Leur futur métier, aventuriers c’est ça ?
- Exactement. Sauf que d’après ce que j’ai compris, leur entrainement du jour consistait à apprendre à se défendre contre les crocodiles. Sauf que vu qu’ils ont percé la bouée crocodile que j’avais achetée, je crois que cette fois-ci ils ont l’intention d’utiliser des coussins de canapé. Et vu qu’ils sont chez toi…
J’ai reposé mes pinces à linge.
- Comment ça percée ? Avec quoi ?
- Ils n’ont pas voulu me le dire. Mais ça avait l’air efficace.
- Bon sang, c’est pas vrai !

Je suis rentrée en courant. Tous les cousins du canapé (et même tout ce qui se détachait du socle du canapé en fait) étaient à terre. Megan avait une passoire en plastique sur la tête, Sean tenait un grand couvercle de casserole comme bouclier.

- Non Maman, t’approches pas ! Regarde ! Tout ça c’est des crocodiles ! Tu vas te faire manger ! Attends que je le tue !

Réfléchis, réfléchis… Viiiiite !

- Megan ! Sean ! Seuls les bons aventuriers savent différencier un crocodile d’un innocent morceau de bois qui flotte dans la rivière ! Et vous savez comment ils font ? Ils les touchent, comme ça, du bout du pied, tout gentiment. Si c’est un bout de bois, ça bouge pas. Mais si c’est un crocodile, il ouvre un œil, et les aventuriers lui disent « Bonjour Monsieur le crocodile ! Vous êtes bien joli ! ». Et le crocodile est bien content qu’on lui fasse des compliments, alors il les laisse passer. Du coup les aventuriers sont bien contents aussi, parce qu’ils n’ont pas à se battre, et ça ne fait pas de taches de sang sur leurs vêtements. Vous voulez essayer ?

Sean reste terrorisé sur sa chaise. Megan est plus téméraire. Elle donne un coup de pied dans un coussin.
- Plus délicatement Megan ! Si c’est un crocodile, ça lui fera mal et il sera pas content ! Il bouge ?
- Non.
- Alors c’est un bout de bois. Vous pouvez sortir du salon sans risque.

Ils sont sortis, et à leur tête ça se voyait qu’ils avaient compris qu’ils s’étaient fait avoir quelque part. Je crois qu’ils cherchent encore où.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 22 sept. 2018 - 23:22

Titre : Un bête histoire de matériel
Thème (écrit ou image) : Aiguille
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Mme Weasley
Rating : Tous public
Un assortiment de chaussettes trouées, du fils de toutes les couleurs, trois boules à repriser, trois paniers pleins de pelotes de laines aux couleurs assorties, deux découseurs, cinq paires de ciseaux, trois dés-à-coudre.
Il n’y avait pas à dire. Elle était une cuisinière sans pareille. Des tablées de neuf personnes minimum, chaque jour. Une ménagère prévoyante. Des placard toujours pleins, des astuces par chaudron, et des livres de conseils sur tous les imprévus du quotidien. Une mère exemplaire.
Et, une couturière très bien équipée. Elle retourna une fois encore ses paniers à ouvrages. Une couturière à qui il ne manquait qu’une aiguille. Une seule toute petite aiguille suffirait à son bonheur.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 22 sept. 2018 - 23:40

Titre : Herman's Habit
Thème (écrit ou image) : Aiguille
Fandom : HP
Nombre de mots : 645
Personnages : Dominique Weasley et Carl
Rating : Tous public
« Qu’est-ce que tu fais ? »

Dominique referma la porte avec douceur mais même si elle l’avait claqué, la musique était si forte que personne n’aurait rien entendu.
Carl se trouvait dans la cuisine, apparemment pas dérangé de voler la tranquillité des voisins, et elle étant épuisée par sa journée de travail qu’elle n’y alla pas par quatre chemins : elle éteignit la chaine hifi d’un simple coup de baguette.

« Mais… Dominique ! Tu te rends compte que tu viens de couper la parole de Paul McCartney ?!
- M’en fou de Paul McCarton. Tu vas nous faire expulser !
- Tu arrangeras tout d’un coup de baguette magique.
- Carl-
- Higitus figitus zomba kapom !
- Qu’est ce que tu fais…
- Hockety pockety wockety wock ! continua-t-il de chantonner.
- Carl…
- Higitus figitus migitus mum ! Prestidigitori-um !
- Carl ! Je suis fatiguée !
- Oh allez, je vais te donner une bonne raison de te défatiguer moi !
- Mais lâche-moi ! » Elle le repoussa avec lassitude, se laissant tomber sur le canapé. « Tu n’as aucune idée de ce que-
- Rien, Dominique ! Rien n’excuse de couper la parole de Paul McCartney !
- M’en fou de ton Paul McCarton, je t’ai dit !
- Oh toi… Tu vas le payer !
- Mais… Carl ! Lâche-moi ! »

Il l’avait saisie par la main et avant même qu’elle n’ait enlevé ses chaussures, la tira à l’extérieur de l’appartement. Incapable de résister – il était tout de même bien plus fort qu’elle – elle referma la porte de l’appartement qu’elle occupait avec Molly et se laissa trainer dans la rue par son petit ami, n’oubliant pas de ronchonner avec véhémence.

La nuit était tombée mais les rues de Londres étaient encore aussi pleines de vie. Carl la traina dans un bus, puis dans une ruelle, puis la poussa en avant pour qu’elle franchisse une porte.

La musique lui déchira tout d’abord les oreilles, très forte et résonnant contre les murs du bar peu fréquenté, et puis elle s’organisa lorsque les battements de son cœur se calèrent sur le rythme. Dominique sourit. C’était comme…

« Comme à Amsterdam ! » souffla-t-il à son oreille.

Elle éclata de rire. Oui, comme à Amsterdam. Lorsque la nuit vidait la ville et que, sans un sous, ils s’étaient réfugiés dans des clubs de Jazz jusqu’au matin pour ne pas mourir de froid.

Il lui prit la main pour la faire danser et Dominique se laissa aller, comme à chaque fois qu’il utilisait cette étonnante magie sur elle. Elle oublia ses soucis, les remarques lourdes des clients et leurs mains baladeuses. Elle oublia le monde pour rire avec lui. Vivre avec lui. Elle se sentait si heureuse que son bonheur devait illuminer les yeux d’un malheureux, à l’autre bout du pays.

Retrouver Carl, c’était comme retrouver la pièce d’un puzzle gigantesque et complexe qui perdait toute utilité en étant incomplet.

Le saxophone se tut et il la tira à nouveau par la main. Poussant une porte dérobée pour découvrir un escalier de secours.

Les huit étages la mirent hors service et puis la vue de Londres lui coupèrent le souffle. Le toits était si haut qu’ils pouvaient apercevoir Tower Bridge et la lune…

« J’ai ramené quelque chose… » souffla à nouveau Carl.

L’aiguille brilla comme un soleil dans l’obscurité et Dominique recula d’un pas, dans un sursaut.

« Non, Carl… On avait dit que-
- Rien qu’une fois, mon amour. Ne brise pas cette belle soirée. Une soirée ce n’est rien. »

Elle avait craqué. Elle l’avait laissé et puis, lorsque les aurores boréales s’étaient mises à danser dans le ciel de Londres, elle l’avait aimé. Plus fort que sa vie, plus fort que le monde. Plus fort que l’existence de l’homme et de l’univers.

Il était Carl. Son Carl.

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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Zandry » 22 sept. 2018 - 23:43

Titre :
Thème (écrit ou image) : image
Fandom :
Nombre de mots :201
Personnages :
Rating : Tous public

Quand je suis au point culminant de la vague, et que je peux sentir toute cette puissance qui me porte, comme si la mer elle même m'offrait cette force pour m'élever, pour défier le monde, pour défier la vie, je me sens libre, comme si j'en étais une source et que rien ne pourrait me faire obstacle.

Et pourtant au moindre faux pas, je perdrais cette union, cette alliance que j'ai créé en choisissant le bon moment, le bon endroit, la bonne vague. Et je pourrais en mourir. Et c'est la conscience de ce fait qui me donne cette incroyable sensation de plénitude, qui me fait me sentir à ma place, forte, qui me rappelle que je suis vivante et que j'existe vraiment, et que j'ai tout à perdre.
Et même si les effets sont réellement utiles une fois que j'ai lâcher ma planche, je ne pourrais jamais me passer de cette ivresse que je ne peux atteindre qu'une fois mes poumons emplis d'air salé, ma peau brûlée par le sable et mes cheveux fouettés par le vent. Qu'une fois que je suis face à ce vide, sur cette onde qui donne vie à mon corps et à mon cœur.

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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par dreamer » 22 sept. 2018 - 23:44

Titre : -
Thème : Aiguille
Fandom : -
Nombre de mots : 150
Personnages : -
Rating : tout public
Une aiguille dans une botte de foin. Une fille parmi des centaines d’autres. Un caractère vif et piquant, certes, mais comme on en voit beaucoup. Elle n’était pas unique. Encore moins extraordinaire. Et certainement pas irremplaçable.

Et ce qui fit le plus mal fut de s’en rendre compte. De voir que celui dont elle était tombée amoureuse avait si vite ouvert son coeur à une autre. Bien plus jolie qu’elle, de surcroît. Une petite rousse bien dans sa peau, avec un sourire éclatant constamment plaqué sur le visage, et des yeux taquins. Des petites remarques malicieuses qui venaient pimenter la conversation, sans jamais blesser les autres.

Cette fille, c’était tout ce qu’elle ne serait jamais. Emprisonnée dans ce corps comme le serait un oiseau blessé dans une cage, elle n’était qu’une âme écorchée et aigrie. Incapable de vivre pleinement, elle se contentait d’attendre la fin. Seule et perdue.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 22 sept. 2018 - 23:51

Titre : Les centres d'intérêt
Thème (écrit ou image) : Aiguille
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel, Aurora, Faye (OCs)
Rating : TP
– Un peu d’anis, et je dirais de la vanille aussi…
Ethel Crochue reprit une bouchée de la pâtisserie.
– Tu ne crois pas que tes centres d’intérêt sont un peu monotones? lança Aurora Lovegood. La pâtisserie et la cuisine voilà tout. Tu devrais essayer autre chose une fois.
– Quoi par exemple? Du jonglage comme Faye? Ou les étoiles comme toi?
– Peut-être un instrument, intervint leur amie commune.
– Moi, je te proposerais plutôt quelque chose comme le tricot.
Ethel plissa les yeux en direction de l’enveloppe posée à côté d’Aurora.
– Ta tante t’a-t-elle encore envoyé des aiguilles? Peut-être des aiguilles à tricoter?
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Mikoshiba » 22 sept. 2018 - 23:56

Titre : Hawaii. Le rêve.
Thème (écrit ou image) : image de minuit
Fandom : HP
Nombre de mots : 234
Personnages : Gabrielle
Rating : Tous publics
J’ai envie de faire du surf.
Oui, je sais, c’est débile.
Je ne suis même pas sûre de savoir nager. J’habite au beau milieu de nulle part. Et les seules grandes étendues d’eau que j’ai jamais vues (si on enlève l’étang du patelin d’à côté), c’est la mer Celtique et la mer d'Écosse. Pas de quoi effrayer un hippogriffe, on est d’accord.
Mais j’ai cette envie… Sentir le sable chaud sous mes pieds, le vent vif sur mon visage, avoir les cheveux collés par le sel, sur un décor digne d’une carte postale, avec de belles couleurs. Vivre à Hawaii, ça pourrait être pas mal. Pourquoi j’ai choisi Hickling et non pas Hawaii au fait quand j’ai voulu me cacher ? Mais quelle idiote !
Tiens, voilà, je me fais la promesse, que quand Megan sera plus grande, je prendrai un Portoloin longue distance et j’irai à Hawaii pour faire du surf, et manger des pizzas avec de l’ananas dessus. Je pense qu’il n’y a que là-bas qu’on peut comprendre ce concept.
J’imagine déjà… Me réveiller dans mon bungalow, puis prendre mon vélo pour rejoindre la plage, boire du jus de fruits frais, passer mon temps à me détendre… Le Pa-ra-dis !

(Ben quoi, Megan et Sean veulent être aventuriers, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de rêver de simples vacances)(Oui, je sais qu’ils n’ont que 8 ans, je sais.)
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 22 sept. 2018 - 23:59

Titre : Vacances
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 623
Personnages : James B, Gareth M, Q, Moneypenny, Tanner
Rating : Tout public
La musique est le bruit le plus perceptible dans le van, couvrant la circulation extérieure et le bourdonnement de l’ordinateur de Q. Derrière le volant du véhicule, James ne cesse de jeter des coups d’œil dans le rétroviseur intérieur, vérifiant qu’ils ne soient pas suivis par des potentiels ennemis, observant de temps en temps les trois membres de l’équipe assis à l’arrière. Moneypenny est plongée dans la lecture d’un roman policier depuis leur départ et Tanner s’occupe avec un cahier de jeux acheté à l’aéroport dans l’une des petites boutiques attrape-touristes. Le quartier-maître, qui ne quitte jamais son appareil de travail, met en place quelques algorithmes pour améliorer la défense du MI6. Sur le siège avant, côté passager, Mallory est endormi, la tête posée contre la vitre du van.

La peinture est nettement tape à l’œil, le véhicule arbore une couleur jaune-orangée, agrémentée de blanc. Des planches de surf sont stockées au-dessus du van, ajoutant du réalisme à la couverture qu’ils maintiennent depuis qu’ils ont atterri en Amérique. Officiellement, ils ne sont que des vacanciers à la recherche d’une bonne habitation où passer d’agréables moments près de la plage, rien de plus. Q a réussi à les faire passer l’aéroport sans problème en piratant quelques données pour éviter de dévoiler leurs identités. Ils savent tous qu’il leur faut faire preuve de prudence, tout peut basculer en quelques secondes malgré leurs précautions. Ceux qui ont juré qu’ils auraient la peau de leur chef ne s’arrêteront pas en si bon chemin, le fait de traverser l’Atlantique n’est pas une épreuve compliquée pour eux.

James finit par stopper le van sur un parking, les jambes endolories par le trajet. Les trois occupants de l’arrière n’attendent pas une seconde de plus pour sortir du véhicule. À travers le rétroviseur extérieur, l’espion remarque qu’ils n’ont pas pris la peine de patienter pour rejoindre le bâtiment vers lequel la faim les dirige. L’agent de terrain sourit, amusé, puis reprend une expression un peu plus sérieuse avant de songer à réveiller son supérieur. Il le secoue doucement, allant jusqu’à murmurer son nom pour le tirer de son sommeil. Mallory papillonne des yeux quelques secondes, le temps de se souvenir de la raison de sa présence dans un van.

- La belle a bien dormi, plaisante le double zéro avec mesquinerie.
- Bien sûr, répond M en entrant dans son jeu. Mais la méchante Reine est là au réveil.
- J’ai donc le mauvais rôle, que c’est surprenant.

Mallory esquisse un léger sourire avant de se reprendre, brisant ce moment de complicité soudain. Il se détourne de son agent et sort du véhicule pendant que James l’imite de son côté. Les deux hommes n’échangent plus un mot alors qu’ils retrouvent les trois autres. Q est encore en train de pianoter sur son ordinateur, Moneypenny déguste déjà son café et Tanner bataille avec l’ouverture d’une bouteille d’eau. M commande deux thés sous le regard courroucé du double zéro.

- Pas d’alcool, Bond, souffle Mallory. Puisque nous parvenons à fuir nos ennemis, ce serait dommage d’avoir un accident.
- Vous me croyez réellement capable de mal conduire avec un simple verre ?
- Je ne prends aucun risque.

Ils récupèrent les boissons puis vont s’asseoir en compagnie des autres. Assis autour d’une table, à boire un coup et discuter tranquillement, ils ressemblent à des vrais vacanciers. Mais James est tendu, il se crispe dès qu’un son est plus fort qu’un autre, craignant une attaque surprise.

- Vous devriez vous détendre, Bond.
- Ce n’est sûrement pas avec votre thé que je vais y parvenir, marmonne le double zéro.
- Ils ne tenteront rien ici, remarque Q. Il faudrait déjà nous repérer.
- Je doute qu’ils soient si dupes, déclare sombrement l’agent de terrain.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 23 sept. 2018 - 00:18

Titre : Presque pris...
Thème (écrit ou image) : Fragment
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Percy Weasley
Rating : Tous public
Percy tremblait encore. Peur et rage se mêlaient. Les idées confuses, il porta ses poings à ses yeux, pressa fortement, espérant faire passer la migraine qui s’annonçait.
C’était toujours la même histoire au terrier. Ils étaient tous les uns sur les autres. Il n’y avait aucune intimité. Mais cette fois, ses frères avaient dépassé la mesure.
Il avait lutter toute l’année pour garder son secret et devait encore ruser pour que rien ne s’ébruite. Il était fatigué de tous cela.
Le hululement de son hibou le tira de ses pensées. Il baissa le regard sur son poing. La lettre de Pénélope n’était plus que des fragments collés à sa paume moite.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 23 sept. 2018 - 00:27

Titre : Chute
Thème (écrit ou image) : Fragment
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva
Rating : TP
Minerva n’avait pas vu le cognard arriver. Il la toucha en plein dos. Le vent de la chute lui fouetta le visage avant qu’elle ne réalise ce qui était en train de se passer. Elle tombait son balai encore en main mais sans contrôle sur son propre corps. La gravité l’avait dans son emprise. Puis se fut le noir.
Elle se réveilla à l’infirmerie, elle reconnaissait le plafond. Ses deux frères et Lidwyn étaient rassemblés autour d’une partie de bavboules à ses côtés. Et son balai… de son beau balai ne restaient plus que des fragments. Mais des beaux fragments.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 23 sept. 2018 - 00:37

Titre : Je te vois, Hermione
Thème (écrit ou image) : Fragment
Fandom : HP
Nombre de mots : 771
Personnages : Hermione Granger et Ron Weasley
Rating : TP
Toc Toc Toc !

« Oui, un instant ! »

Se levant en catastrophe de son lit, Ron balança ses magazines sous le lit – si encore il avait été question de magazines de Quidditch, mais là… - et ramassa tous ses caleçons sales à la hâte pour les jeter dans l’armoire.

Toc toc toc !

« Oui ! Minutes enfin ! Ginny, si- Hermione ? »

La surprise était totale. Elle se trouvait dans le couloir du Terrier, tout sourire, alors qu’elle n’aurait pas dû arriver avant le lendemain, jour où ils iraient chercher Harry pour son ultime départ de chez son horrible famille.

Tout sourire, mais Ron sentit une pierre tomber dans son estomac.

« Que s’est-il passé ? »

Le sourire d’Hermione se figea imperceptiblement et elle le poussa pour pouvoir rentrer dans sa chambre.

« Je suis juste en avance ! Tu n’es pas content de me voir ?
- Ce n’est pas ça, c’est juste que- »

Je te vois, Hermione.

Sa constatation resta silencieuse, comme à chaque fois. Il braqua son regard sur sa nuque alors que son amie inspectait avec sévérité l’état comme toujours déplorable des lieux. Pourtant, il avait bien fait un effort pour mettre de l’ordre : elle n’aurait pas de mauvaises surprises cette fois-ci ! Mais l’étrange sentiment lui collait au corps…

« Que s’est-il passé, Hermione ? »

Elle haussa les sourcils, agacée. Ron avait-il un jour insisté ? Avec son amie, jamais. Elle était bien trop impressionnante !

« Je t’ai dit que j’étais juste arrivée en avance : ordre de Fol Œil !
- Je ne parle pas de ton avance.
- Sois plus clair, Ronald.
- Il s’est passé quelque chose, tu- »

Ron se tut à nouveau, incertain de ce qui le poussait à s’obstiner de la sorte, mais lorsqu’elle leva finalement les yeux vers lui l’évidence lui sauta aux yeux. Elle avait beau porter un masque pour cacher ses états d’âme, il n’était pas aussi stupide qu’elle pouvait le penser.

« Je vois bien qu’il s’est passé quelque chose. »

De la surprise s’alluma au fond de ses prunelles brunes et Hermione se retourna un peu trop précipitamment, comme si ne pas croiser son regard pouvait l’empêcher de la percer à jour. Elle se trompait bien sûr.

Tout son corps s’était mit à trembler et même sans ça, l’ambiance était devenue électrique.

Ron avait été témoin de ses crises à deux reprises : la première fois lorsque, à la fin de leur quatrième année à Poudlard, il l’avait trouvée en larmes au détour d’un couloir ; et puis la deuxième lorsqu’elle avait surpris le regard qu’il posait sur elle en sixième année, durant la période où il sortait avec Lavande et qu’elle semblait agacée du moindre de ses gestes.

A chaque fois, l’évidence le prenait aux tripes. Hermione, son Hermione, perdait pied. Elle s’effondrait en milles fragments. Son âme se morcelait dans l’impuissance la plus totale.

Son Hermione. Son Hermione si forte.

Il approcha une main hésitante de son épaule, la tapota en se maudissant de ne pas réussir à la prendre dans ses bras, comme il rêvait de le faire.

« Il fallait que je les protège, mes parents, souffla-t-elle en lui tournant toujours résolument le dos. Ils étaient en danger, tu comprends ? Lorsque nous partirons avec Harry… Ils deviendront des cibles alors… J’ai effacé leur souvenir, Ron. J’ai, je leur ai… Ils ne se souviennent plus de moi. C’est très bien comme ça, il- Je…
- Tu as très bien fait. Ce sont des moldus. Tu sais très bien que s’ils ne se cachent pas, ils seront incapables de se défendre face aux mangemorts. Et si tu n’avais pas fait ça, ils t’aiment beaucoup trop pour te laisser te mettre en danger.
- Ils ne se souviennent pas de moi, Ronald. Et si je ne parviens pas à… à lever le sortilège, je…
- Hermione, tu es brillante ! Si tu n’y parviens pas, on est tous foutu !
- Oh Ron… »

Elle se retourna d’un seul coup pour se jeter contre son torse, le faisant chanceler un instant, puis le laissant complètement pantois. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu’elle comprendrait forcément… Non ?

Son corps s’activa de lui-même, ses bras se refermant autour de ses épaules.

« Je n’existe plus pour personne…
- Et moi ? Et Harry ? On compte pour de la bouse de Scrout ?
- Tu es stupide. »

Il resserra son étreinte. Elle pouvait bien lui dire cent fois à quel point il était stupide tant qu’il entendait un sourire dans sa voix.

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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 23 sept. 2018 - 00:56

Titre : /
Thème : Fragments
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 621
Personnages : Sylya (OC), Niels (OC)
Rating : Tout public
Sylya voudrait fuir, échapper à cette visite imposée qui la plonge dans la douleur d'un passé révolu. Autour d'elle, ses camarades s'extasient, sans se douter de la tempête qui fait rage dans son cœur. Chaque pièce exposée en vitrine est un fragment de son existence, un rappel de ce qu'elle a vécu avec ceux qui ont croisé son chemin. Il y a là des épées médiévales, semblables à celles forgées par Lucian pour contrer les Loups-Garous. Des munitions à ultraviolets côtoient des balles en argent, accompagnées par des poignards acérés sur lesquels le sang a séché. Des photographies sont placardés sur les murs, montrant des châteaux, des tanières ou encore des corps de bêtes fraîchement tuées. Des hommes et des femmes brandissent fièrement des cendres de Vampires ou des cadavres de Lycans, comme si la vie des créatures ne valait rien à leurs yeux. Des morceaux de peau ou de crocs sont aussi visibles sous des planches anatomiques détaillées.

L'estomac noué, Sylya tente de garder contenance. Elle appartient à ce monde de la nuit où les combats font rage, elle est un morceau de ce puzzle où Vampires et Lycans cherchent à se dominer. Voir ce musée dédié à la victoire des humains la révolte, lui prouvant que les autres espèces ne sont rien de plus que des curiosités pour les mortels qui veulent seulement les détruire. Elle entend l'excitation dans la voix des autres, les rumeurs qu'ils s'échangent, les rires qui fusent parfois quand ils plaisantent entre eux. La blonde ne se mêle pas à cet enthousiasme, elle pense plutôt à ceux qui comptaient pour elle et qui sont morts au fil du temps. Alors que certains se battent encore pour leur survie, elle se cache au milieu des humains, jouant un rôle qui n'est pas le sien, portant ce masque de mortalité qui n'est qu'un faible écho de son ancienne vie si lointaine, lorsqu'elle n'était qu'une enfant insouciante et inconsciente de la vérité.

Passant de salle en salle, Sylya s'arrache à la macabre contemplation des objets récupérés par les humains. Son épiderme la démange, signe très explicite de son incapacité à contrôler ses émotions et du risque imminent de sa transformation. Elle veut se détendre pour éviter une catastrophe mais plus elle avance et plus les vitrines se parent de souvenirs déchirants. Au détour d'un mur, après avoir aperçu une lame qui appartenait à Elvira, elle tombe sur une vidéo qui la blesse profondément. Sur l'écran de télévision, elle revoit l'explosion du bateau d'Alexander, remarquant les fragments en métal qui s'élèvent dans les airs avant de finir leur course dans l'eau. Ses yeux se remplissent de larme alors que le visage de Viktor revient dans sa mémoire, la brisant plus encore.

- Tu as vu la vidéo ? Elle est géniale, c'est l'une des meilleurs. Certains disent qu'il y a un vieux Vampire qui est mort dans l'explosion.

Niels est là à côté d'elle, à lui adresser des paroles qui ne font qu'accentuer son malheur. Son camarade semble remarquer qu'elle n'est pas bien et il s'interrompt dans son monologue.

- Sylya ? Tu pleures ?

La blonde porte une main à ses yeux pour sécher ses larmes, honteuse d'être surprise par un humain qui ne peut pas comprendre sa douleur.

- Tu ne vas quand même pas avoir de la peine pour ces bêtes.

En cet instant précis, elle le déteste. Il est comme tous les autres, à vouloir tuer Lycans et Vampires afin d'en débarrasser le monde, sans même se douter du fait qu'il a une hybride à ses côtés.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par dreamer » 23 sept. 2018 - 01:02

Titre : -
Thème : fragments
Fandom :hp
Personnages : Peter
Nombre de mots : 100
Rating : tout public
Une photo légèrement chiffonnée, sur laquelle quatre visages encore arrondis par les traits de l’enfance souriaient avec insouciance. Sur ces quatre garçons, il ne restait désormais plus que lui. Lui, et ses innombrables souvenirs.

Leur rencontre. Et puis, leurs nuits dans le dortoir, leurs premières expéditions nocturnes, leurs farces, leurs retenues. Beaucoup d’entre elles le faisaient encore sourire.

Et puis il se rappelait. Que tout ceci n’était devenu que mensonge au fur et à mesure des années. Que de cette formidable amitié il ne restait désormais plus que des fragments. Des souvenirs teintés de mélancolie et de regrets.

---------------------------------------------------------------------------------

Titre : -
Thème : fragments
Fandom : hp
Personnages : Famille Potter, Sirius Black
Nombre de mots : 401
Rating : tout public
« Oh non, Patmol, arrête ça ! Tu sais que je déteste être pris en photo !

- Arrête de faire ton rabat-joie, tu veux ? Lily, tu veux bien dire à ton mari de cesser ses stupides tentatives pour me subtiliser l’appareil ?

- James ! S’il te plaît. Laisse faire Sirius, comme ça on pourra rentrer à la maison ensuite. J’ai peur qu’Harry attrape froid si on reste trop longtemps.

- Tu entends ça, Sirius ? Mon fils va tomber malade. On va rentrer tout de suite, comme ça, on n’a pas besoin de prendre de photo.

- Ce n’est pas ce que j’ai dit, James ! proteste alors Lily sur un ton scandalisé.

- Allez, James, arrête de gigoter. Je prends des photos sorcières, au cas où tu l’aurais oublié, et tu ne fais que te rendre encore plus ridicule qu’avant en gesticulant comme ça. »

Agacé, je prends enfin Harry dans mes bras alors que Lily me regarde avec un sourire victorieux. Sirius a beau fanfaronner, je sais que c’est à elle que je fais le plus plaisir en cédant à cette requête. Elle pose sa main droite dans mon dos pour me serrer contre elle, tout en agitant la main de notre bébé.

« Fais coucou à Tonton Sirius, Harry ! » gazouille-t-elle.

Juste un petit effort, James, me dis-je en laissant un sourire couler sur mes lèvres. Pour Lily et Harry. Pour garder des souvenirs de ce moment. Des fragments de notre vie qu’on pourrait s’amuser à regarder si un jour on devenait assez vieux pour en éprouver le besoin.

« Quand je vais envoyer celle-ci à Hagrid, il va vouloir débarquer ici pour voir le petit, c’est sûr. Il vous apportera peut-être ses biscuits maison, si vous avez de la chance. » se moque mon meilleur ami.

Un rire m’échappe à cette idée. Hagrid est le pire pâtissier que je connaisse.

« Ah, voilà enfin ce que j’attendais, s’exclame Sirius en nous mitraillant à nouveau. Celle-là est parfaite. C’est donc normal que ce soit moi qui la garde. Allez, je vous en fait une dernière pour que vous puissiez, vous aussi, avoir le plaisir d’admirer mon adorable filleul !

- C’est avant tout notre fils, tu le sais, ça ? s’enquit Lily avec un demi-sourire.

- Question de point de vue, argua Sirius avant d’immortaliser une nouvelle fois notre sortie dans le jardin. »
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 23 sept. 2018 - 01:22

Titre : Un anneau en or (#titreleplusoriginaldelanuitbonsoir)
Thème : Image
Fandom :hp
Personnages : Tristan Capet et Alix Simon
Nombre de mots : 158 mots
Rating : tout public

Alix tira une cigarette de son paquet et l’alluma, avec habitude mais sans réelle envie.
Tristan la gratifia d’un regard sévère.

« Vous fumez beaucoup.
- Certes.
- N’est-ce donc pas prouver depuis des années qu’il n’y a pas plus nocif pour la santé ? »

Elle souffla la fumée dans un sourire.

« Le plaisir et la santé ne vont généralement pas de paire. Je partage si vous souhaitez…
- Non merci. Je déteste l’odeur.
- Tristan… »

Elle lui adressa un regard joueur et il se retourna en s’appuyant sur la rambarde luxurieuse. Cet homme ne s’amusait-il donc jamais ? Était-ce le prix à payer pour porter la couronne ?

Son regard glissa vers ses doigts et vers l’alliance en or qui brillait à son annulaire.

« Ca fait quoi d’être marié lorsqu’on est Prince de Brocéliande ? »

Tristan remua les doigts avec un sourire amer.

« Ca fait qu’on n’est pas très libre. »

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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 23 sept. 2018 - 01:25

Titre : /
Thème : Avant
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 285
Personnages : Hannibal, Will
Rating : Tout public
Will ne sait plus exactement à quel moment il a commencé à penser en "avant" et en "après". Chaque fois que ses pensées dérivent vers des souvenirs, il les classe en prenant comme point fixe la chute de la falaise, faisant de cet instant précis un moment important, presque immuable. Il y a désormais sa vie avant la longue descente douloureuse et celle de l'après, plus sombre et plus fascinante. Quand il en parle à Hannibal, il voit bien que son psychiatre n'est pas convaincu par une telle façon d'organiser les événements. Il faut dire aussi que le cannibale n'a pas vraiment changé, peu importe qu'ils se soient heurtés à des rochers et qu'ils aient dû subir une convalescence assez longue. Contrairement à l'ancien consultant, l'amateur de viande humaine s'accommode facilement à ce nouveau départ.

Grimaçant lorsque l'une de ses plaies se rappelle à son souvenir, Will se retourne dans son lit. Quelques-uns de ses membres le font encore souffrir mais c'est enfin supportable. Hannibal a fait du bon boulot en le soignant à sa manière, tel un époux attentionné. Il le faisait déjà dans l'avant, s'occupant de lui en l'envoyant en prison pour des meurtres qu'il n'avait pas commis. Il reste le même homme, osant parfois à aller plus loin dans ses gestes, l'embrassant et le caressant. Si l'empathe réagit bien à tous ces attouchements, il craint cependant d'entrer de trop dans le jeu du cannibale, s'attachant à ses lèvres contre les siennes, sa peau brûlante contre ses doigts avides de découvertes. Jamais Will ne lui aurait permis une si grande liberté, avant.
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par dedellia » 23 sept. 2018 - 01:26

Titre : Avant la fin du monde
Thème : Avant
Fandom : Original
Personnages : aucun
Nombre de mots : 47 (oui très court)
Rating : tout public
Alors que les étoiles tombent du ciel délaissé
Vainquant de même toute trace d’espoir
Alors que la lune s’efface comme la craie sous la pluie
Ne pas paniquer, tel est le mot d’ordre
Tandis que la vie se meurt… Il est trop tard…

Avant… Oui, avant, justement.
Signature magnifique

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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 23 sept. 2018 - 01:27

Titre : Les recettes
Thème (écrit ou image) : Avant
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue (OC)
Rating : TP
– Non, avant, Faye, avant pas après! s’énerva Ethel. Il faut mettre les racines de gingembre avant le foie de rat.
Son amie n’était donc pas capable de suivre une simple recette… Quelle pensée déprimante. Heureusement qu’elle si. C’était aussi important en potions qu’en pâtisserie. En fait c’était même assez proche, comme activités. Mais au moins la plupart des pâtisseries avaient bon goût. Ce qu’on ne pouvait pas dire des potions!
De toute façon, on n’inversait pas l’ordre des ingrédients magiques sans raison valable. Et s’il y avait écrit avant, c’était avant qu’il fallait les mettre! Ce n’était pas si compliqué!
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par dreamer » 23 sept. 2018 - 01:34

Titre : -
Thème : image
Fandom : hp
Personnage : James Potter
Nombre de mots : 223
Rating : tout public
Et s’ils sautaient le pas ? Qu’y aurait-il de mal à ça ? Ils étaient tout deux majeurs, et seraient diplômés de Poudlard d’ici quelques mois.

Non. Il ne pouvait pas faire sa demande maintenant. Lily n’était pas prête. Elle était encore très sensible à l’opinion et au regard des autres. Et tellement stressée à propos de ses ASPICs qu’elle risquait de ne prêter aucune attention à sa demande.

Peut-être une fois qu’ils auraient quitté l’école ?

La vérité, c’est que James était extrêmement impatient que Lily devienne sa femme. Il avait hâte d’être lié à elle selon les coutumes sorcières, et pourquoi pas même moldues.

Mais il savait qu’un mariage serait mal vu. Deux étudiants fraîchement sortis de Poudlard qui se marient, on crie déjà la polichinelle dans le tiroir. Frank et Alice pouvaient en témoigner.
Si en plus ce sont un sang-pur et une née moldue, c’est presque une déclaration de guerre à Voldemort et ses partisans. C’est aussi dangereux que de placer une cible sur sa tête.

James ne voulait pas de ça pour Lily. Pourtant, il la voulait. Et ce tiraillement au creux de son estomac ne cessait jamais de l’importuner quand il en arrivait à ce dilemme : valait-il mieux faire profil bas pour la protéger ? Ou céder à ce besoin de la demander en mariage ?
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 23 sept. 2018 - 01:37

Titre : et si c’était la fin...
Thème (écrit ou image) : Avant
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Hermione Granger
Rating : Tous public
La neige tombait. Elle tombait à leur arrivé dans cette clairière. Elle tombait et enfermait tout, dans un magnifique cercueil blanc.
Le souvenir de l’enterrement du professeur Dumbledore s’imposa. Hermione avait douté de l’issue de leur combat, de son bien fondé.
Et si la solution était de s’accommoder de la situation, de vivre le plus discrètement possible, d’accepter.
Un râle s’échappa de la tente. Hermione se tourna, souleva les pans d’un mouvement de baguette . Harry dormait toujours.
Elle ignorait comment elle avait pu les tirer de là, comment elle avait réussi à les transporter et comment elle avait monter le camp.
La neige enfermait la terre dans sa froide sépulture.
Image

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