[Textes] Nuit du 22 septembre

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Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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LilTangerine
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[Textes] Nuit du 22 septembre

Message par LilTangerine » 22 sept. 2018 - 18:38

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
Et n'oubliez pas que l'espace de correction est là si nécessaire ;)
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 22 sept. 2018 - 19:33

Titre : Le mythe des elfes
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue (OC), Nenny (OC)
Rating : Tout public
Ethel Crochue traversa le rez-de-chaussée sur la pointe de pied. Elle n’avait aucune envie de tomber sur un préfet ou pire sur le concierge Picott et son chiot. Et elle devait absolument vérifier si les cuisines de Poudlard se situait vraiment au bout de ce couloir. Ce serait une honte de les cacher ici. Une ignominie sans nom, même!
La Serdaigle chatouilla la poire comme lui avait soufflé Lidwyn et put apercevoir des elfes affairés devant les fours.
– Bonsoir, Mademoiselle, s’inclina une des créatures. Nenny peut-il vous apporter quelque chose?
Ainsi ce n’était pas un mythe. Les elfes travaillaient toujours!
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 22 sept. 2018 - 19:35

Titre : Dans le coin de l’œil
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : Doctor Who
Nombre de mots : 406 (j'ai failli oublié :roll: )
Personnages : Amy Pound, Mel's
Rating :-12
La tête posée à même le sol, les yeux braqués sur le ciel étoilé, Amy arracha un brin d’herbe pour occuper ses doigts.
Les étoiles… Du jardin de ses parents, dans sa petite ville natale, le firmament était impressionnant. Ecrasant. L’homme était si petit face à l’immensité de l’univers qu’elle aurait pu disparaitre.

Disparaitre… L’univers…

L’univers était immense et une certitude brillait en elle, bien plus lumineuse que la plus vive des étoiles. Et au centre, elle apparut en flash. Cette petite boite bleue.

« J’ai encore rêvé de lui.
- De Rory ? »

Amy se redressa d’un seul coup pour donner un coup de poing dans l’épaule de Melody. Son amie explosa de rire.

« Arrête avec ça ! Rory est-
- Ton ami, oui je sais ! » Et puis lorsque la rouquine se fut rallongée « Tu es vraiment aveugle, Amy Pound ! Crois-moi, tu finiras ta vie avec Rory, et puis vous aurez une fille, et puis vous lui donnerez mon nom…
- Donner ton nom, Mel’s ? Melody Williams… Comment pourrir la vie de son enfant dès la naissance !
- Je t’en prie ! »

Amy soupira pour ne pas rire, et puis refixa le regard vers le ciel à la recherche des Pléiades.

« Tu crois qu’ils existent, les extraterrestres ? souffla-t-elle avec un léger froncement de sourcils.
- Bin oui, bien sûr ! Il doit en avoir de toutes les sortes et de toutes les tailles ! comme les P-
- Mel’s ! »

Son rire brisa la quiétée de la nuit mais Amy ne put se joindre à elle. Son cœur battait trop fort, comme si… comme si…

« J’ai rêvé d’extraterrestres cette nuit.
- Tu rêves d’extraterrestres toutes les nuits.
- Mais tu sais, je me dis qu’il est impossible que j’ai autant d’imagination. Enfin, des hommes robots ! Des Lézards humanoïdes qui vivraient dans le noyau de la Terre ! Des Porcs-guerriers et des patates infirmières…
- Et un mec canon qui se balade dans une cabine téléphonique bleue !
- Tu es obligée de te moquer de moi, hein ? On ne peut pas être sérieuse deux minutes ?
- Amy… Le Docteur est une histoire qu’on raconte aux enfants. C’est un mythe. Qu’attends-tu exactement ? »

Elle sourit dans l’intimité de la nuit, le regard pétillant de galaxies, de nébuleuses, de monde incroyables et divers, de boite bleue.

L’aventure. Elle attendait l’aventure.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 22 sept. 2018 - 19:55

Titre : Et si...
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Le Professeur Severus Rogue
Rating : Tous public
« Monsieur le directeur, est-il vrai que notre Seigneur succomberait à un contact avec un nourrisson ? »
L’interpellé stoppa son ascension du grand escalier. Les yeux dans le vague, il caressa longuement sa barbe blanche, puis, avec lenteur, se tourna vers l’élève qui venait de parler.
« Ceci est absurde, décréta-t-il, cassant. C’est une propagande des ennemis du monde sorcier. Un mythe ridicule, selon lequel notre Seigneur aurait un jour disparu après avoir jeté un sort à un nourrisson. C’est complètement faux. Ôtez-vous cette ineptie de la tête et retournez en cours. »
Effondré dans son fauteuil, le Professeur Rogue fouillait du regard les tableaux validés par le Seigneur.
« Pourquoi nous avoir fait espérer, Dumbledore ? »
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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Tagadda » 22 sept. 2018 - 20:00

Titre : Le basilic blanc
Thème (écrit ou image ou musique) : Mythe (Ecrit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 864 mots
Personnages : OCs
Rating : /
« Est-ce que vous avez déjà entendu parler de la légende du Basilic blanc de Poudlard ? »

Le petit groupe de première année réunis dans la salle commune de Gryffondor regardait Logan Werner, un élève de septième année, avec de grands yeux ronds en hochant négativement la tête. Non, ils n’avaient jamais entendu parler du Basilic blanc. Même Allan, qui était pourtant issu d’une famille de sorcier n’avait pas la moindre idée de ce dont il parlait.

« Et bien comme vous le savez peut-être, l’un des fondateurs de Poudlard, Salazar Serpentard avait créé une pièce secrète appelé la chambre des secrets que seul l’héritier de Serpentard serait en mesure d’ouvrir afin de chasser du château tous ceux qu’il ne considérerait pas comme digne d’étudier la magie. Tout le monde pensait que ce n’était qu’un mythe, mais il se trouve qu’il y a environ 15 ans, le grand sauveur du monde sorcier Harry Potter a trouvé cette chambre et y a affronté un Basilic, vous savez ce que c’est ? »

Allan leva une petite main timide. Il en avait déjà entendu parler lorsque sa grand-mère lui lisait parfois des histoires.

« Le basilic c’est pas un serpent géant qui nous tue si on le regarde ?
- Si c’est exactement ça !
- Et Harry Potter il a affronté ça tout seul ? demanda un autre élève
- Oui
- Et il est même pas mort ? demanda un jeune blondinet avec de grands yeux émerveillés
- Non il est même super en vie. Donc Harry Potter a affronté le basilic et il l’a tué avec l’épée de Gryffondor alors qu’il était encore en deuxième ».

Allan regarda Logan avec de grands yeux ronds. Harry Potter avait vraiment réussi à tuer un serpent à lui tout seul alors qu’il avait à peine 1 an de plus qu’eux ? Il tourna la tête vers Frank qui arborait la même expression que lui.

« Voilà ce que l’on sait de l’histoire du Basilic de la chambre des secrets, reprit Logan, mais, il y a maintenant plusieurs années, une étrange rumeur a commencé à circuler dans le château. Apparemment, certains élèvent auraient entendu d’étranges sifflements dans les murs du château, comme si une chose énorme se déplaçait à l’intérieur. D’autres encore prétendent avoir aperçu une immense forme blanche les attendre derrière un angle de mur. Mais le plus effrayant reste le témoignage d’un garçon de première année, Norman Gollow, qui s’est réveillé en pleine nuit avec l’impression d’être observé et qui se serait retrouvé face à un énorme serpent blanc. Il est resté sans connaissance pendant plusieurs jours avant que madame Pomfresh ne parvienne à le réanimer. La conclusion à laquelle tout le monde en est arrivé c’est que le fantôme du basilic roderait à l’intérieur du château pour tenter de continuer la mission qui lui a été confiée.

Je vous raconte ça pour vous mettre en garde, pour votre propre sécurité. Si jamais vous entendez des bruits suspects ou si vous vous sentez observé, surtout fermez les yeux et partez en courant dans la direction opposé ».

Et il partit rejoindre un groupe d’amis à l’autre bout de la salle commune. Après leur avoir dit quelques mots, ils regardèrent dans leur direction avant d’éclater de rire. Qu’est-ce qui était si amusant ? Leurs mines déconfites et terrifiées après ce que Logan venait de leur raconter ? Sûrement.

« Bon ben moi je vais me coucher ».

Allan se leva, suivit de Frank et ils se rendirent dans leur dortoir, vide encore à cette heure-ci. Le petit brun était terrifié par l’histoire qu’il venait d’entendre. Si le fantôme du basilic se baladait dans le château, il allait devoir être sur ses gardes et veiller au grain pour qu’il n’arrive rien à Frank, son meilleur ami et accessoirement né-moldu.

« Allan… est-ce que ça fait de moi un trouillard si je te dis que j’ai peur ? »

Frank leva sa petite bouille terrifiée en direction d’Allan avant de venir s’assoir à côté de lui.

« Tu crois que le Choixpeau m’a envoyé dans la mauvaise maison ?
- Non, je pense surtout que c’est normal d’avoir peur du basilic blanc, surtout si la mission qu’on lui a donné c’est de faire disparaitre tous les nés-moldu du château. Moi aussi je t’avoue que je suis pas rassuré… »

Ils restèrent silencieux pendant quelques secondes, chacun réfléchissant à ce qu’il ferait s’ils se retrouvaient face au basilic blanc. Les autres premières années de leur dortoir entrèrent à ce moment-là et les sortirent de leurs sombres pensées. Ils en profitèrent pour se mettre en pyjama et se mettre tous au lit avant que Frank éteigne la dernière bougie de la chambre.

Allan ne parvenait pas à fermer l’œil. Il tourna la tête vers Frank qui avait les yeux aussi grand ouverts que lui.

« Allan… j’ai peur… chuchota le petit blond
- Moi aussi… Frank ?
- Quoi ?
- Je peux dormir avec toi ?
- J’osais pas te le demander… »

Allan se déplaça silencieusement jusqu’au lit de Frank qui se décala légèrement pour lui faire une petite place. C’était quand même plus rassurant comme ça.
Dernière modification par Tagadda le 22 sept. 2018 - 21:34, modifié 2 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 22 sept. 2018 - 20:03

Titre : Mythe ou réalité
Thème (écrit ou image ou musique) : Mythe
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 310
Personnages : Rufus Scrimgeour, Maisie Iversen (OC)
Rating : Tout public
Avec douceur, Maisie pose sa main sur celle de Rufus, comprenant sa réaction. Elle attend un peu, lui laissant le temps d’assimiler tout ce qu’elle vient de lui apprendre, remarquant son expression qui se décompose de plus en plus. Elle craint instant de le voir se lever et quitter la pièce, l’abandonnant, mais il se contente d’entrelacer leurs doigts, plongeant son regard dans le sien sans cacher le trouble qui l’agite.

- C’est assez étonnant, commence-t-il avec hésitation. Est-ce que tu en as conscience ?
- Bien sûr, répond la Scandinave. J’ai eu beaucoup de mal à y croire moi-même, je pensais que mes parents s’amusaient à mes dépens.
- Tous ces mythes sont réels, souffle Rufus.

La jeune femme esquisse un triste sourire, serrant plus fortement les doigts de son fiancé entre les siens. Elle n’aurait peut-être pas dû le plonger dans son univers, là où les dieux ne sont pas simplement les personnages d’histoires anciennes, là où la fin du monde est une possibilité plus que probable, là où les malédictions ne sont pas uniquement l’œuvre de mages noirs.

- Ma famille pense que je devrais rentrer à la maison, soupire Maisie. Pour eux, la Norvège est un pays où je serais en sécurité, bien plus qu’ici.
- Veux-tu les rejoindre ? demande Rufus avec une pointe d’inquiétude. Je pourrais comprendre que tu ne te sentes pas à ton aise chez …
- Non, l’interrompt la sorcière avec détermination. Je me sens à ma place avec toi, je n’ai pas l’impression qu’une catastrophe va me tomber dessus à chaque coin de rue. Je peux sortir sans me dire qu’un dieu complètement cinglé a décidé de me faire du mal. Tu es mon avenir Rufus, tu n’es pas encore parti en courant alors que je viens de t’apprendre que les mythes ne sont que le reflet de la vérité.

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par LilTangerine » 22 sept. 2018 - 20:03

Titre : Rêve
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
Les mythes n'existent que pour être rêvés.
Celui qui s'évanouit sous ses yeux dans le brouillard à l'aube n'est rien d'autre.
Un rêve.

Et pourtant... Pourtant il y a les mots qui résonnent dans la douleur qui envahit son crâne. Les discussions sans fin, assis sur le toit, à contempler la ville à leurs pieds. Les questions. La vérité qui glisse sur ses lèvres par torrents. Les histoires. Les siennes, celles des autres.
L'oublier, ça serait trahir le monde entier, et pourtant, lorsqu'il ouvre les yeux, tout disparait.
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CacheCoeur
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par CacheCoeur » 22 sept. 2018 - 20:04

Titre : Le mythe « Rose Weasley »
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1094
Personnages : Rose Weasley, Scorpius Malfoy, Albus Potter
Rating : K+
- Raconte-moi quelque chose sur elle ! marmonna Scorpius, en sirotant sa vodka.
- Qu’est-ce que tu veux savoir ? demanda Albus sur le même ton.
Le blond haussa les épaules, s’avachissant encore un peu plus sur la banquette du bar. La musique résonnait entre les murs peints de toutes les couleurs, tambourinant, ricochant dans la pièce sans jamais se perdre. On devinait les tintements des verres rangés sur les étagères, qui cliquetaient au rythme des percussions. C’était une véritable cacophonie, un chaos sans nom, ou tous les étudiants et jeunes sorciers se retrouvaient. Et parmi ce capharnaüm, ce désordre, il y avait une grande rousse, son éternelle écharpe mauve autour du cou, assise au bar, avec ses amies qui riaient presque aussi fort que la musique.
- C’est ta cousine ! Tu dois bien la connaître !
- Oui et non, bougonna Albus. Je peux te donner quelques anecdotes mais je doute que cela t’aide …
Scorpius Malfoy et Rose Weasley avaient tous les deux décrochés un stage au sein du département de la coopération magique internationale. C’était assez incroyable d’ailleurs. Pour deux personnes qui avaient passé tout leur temps à s’efforcer de s’éviter, il était incongru de constater qu’ils se retrouvaient toujours ensemble tous les deux. Scorpius avait été réparti à Serpentard, sans grande surprise, et Rose à Gryffondor. Ils avaient été partenaires en cours de potions pendant presque trois ans, forcés de partager la même paillasse. Puis ils avaient été nommés préfets, puis préfets en chef. Quand ils n’étaient pas obligés de coopérer, ils étaient rivaux. Rose avait été la gardienne de son équipe de Quidditch, Scorpius, lui, un poursuiveur. Rose et Scorpius ne s’étaient jamais adressés plus de trois mots. Bien sûr, Scorpius avait tenté de sympathiser… Mais après sept années, le Serpentard en était venu à une conclusion : dire que Rose Weasley était avare de mots, c’était la litote de cette décennie. Puis ils avaient brillamment obtenu leurs ASPICS, l’un comme l’autre. Scorpius était convaincu qu’il ne reverrait plus Rose Weasley. Cependant, la première tête qu’il avait aperçue lors de son premier cours de droit magique, était rousse, et arborait un chignon négligé, d’où les cheveux indisciplinés semblaient déterminés à s’échapper.
- Dit toujours !
- Ok, accepta Albus, en réfléchissant.
Scorpius observa son meilleur ami, en train de frotter sa barbe pourtant invisible, inexistante. Albus, était probablement la seule chose – ou personne- que Rose et lui avait en commun. Parce que Rose était réservée, renfermée, un peu froide. Elle souriait souvent, mais elle parlait presque jamais. A croire que ses lèvres n’étaient faites que pour s’étirer, et non pour s’agiter… Elle avait un don manifeste pour rendre Scorpius mal-à-l’aise, lui qui aimait si peu les silences lourds et pesants… Pourtant, ils allaient de nouveau avoir à travailler ensemble, et Scorpius était déterminé à faire de Rose, une collègue avec laquelle il s’entendrait bien.
- Elle déteste son prénom !
- Ah bon ? fit Scorpius surpris.
« Rose » … Oui, c’était peut-être un peu dur de sonorité.
- Ouais. Elle dit que les roses sont les super pétasses des fleurs !
- J’imagine mal Rose prononcer le mot « pétasse », s’esclaffa Scorpius.
- Elle le prononce souvent pourtant, affirma le brun.
- Je ne peux pas engager une conversation avec ta cousine en lui disant « Hey, quelle coïncidence ! Moi aussi je trouve que les roses sont les pétasses des fleurs ! Franchement, vive les marguerites ! ».
- Oui, elle hausserait probablement un sourcil avant de s’enfuir en courant, approuva Albus.
Scorpius pâlit. En fait, passer du temps avec Rose lui fichait une trouille monstrueuse.
- T’as peur d’elle ? s’étonna Albus en le frappant à l’épaule.
- Pas du tout ! bredouilla-t-il. Elle est juste … un peu impressionnante. Avoue qu’elle est quand même un peu flippante !
- Tu te fais une fausse idée de Rose, tu sais. Elle est loin d’être aussi froide et ermite que tu le penses !
L’un des sourcils de l’ancien Serpentard s’arqua. Il n’était vraiment pas convaincu.
- Donne-moi quelque chose qui pourrait casser le « mythe Rose Weasley ».
Le « mythe Rose Weasley », c’était le mythe de cette fille au dossier scolaire irréprochable, de cette fille vraiment clichée qui se baladait toujours dans les couloirs avec un livre à la main, l’histoire de cette adolescente que tout le monde connaissait de nom, mais que peu fréquentait, celle que les gens aimaient, celle que personne ne pouvait détester… C’était le mythe d’une jeune femme qui n’accordait de l’attention qu’à ceux qu’elle jugeait digne de la recevoir. C’était quelqu’un sans profondeur, sans intérêt, ou qui faisait tout pour persuader les gens que c’était effectivement le cas…
- Si Rose t’entendait, elle te dirait qu’un mythe, c’est juste quelque chose qui est censé donner une réponse à ce que les Hommes ne comprennent pas.
Scorpius opina. Oui, il imaginait tout à fait la voix un peu enrouée de Rose prononcer ces mots… Ça lui ressemblait bien.
- Bon, reprit Albus. Un truc pour casser le « mythe Rose Weasley »… Un jour elle a mangé du caviars. Nous étions petits je crois… Et quand on nous a avoué que c'était des œufs de poissons, elle a tout recraché dans un verre d'eau. Elle l’a gardé toute la journée pour qu'ils éclosent …
- C’est archi crade ! murmure Scorpius.
- Ça casse un peu le mythe ?
- Un peu.
- Tant mieux. Parce que je refuse d’avoir à vous supporter l’un et l’autre à tour de rôle pour que vous vous plaignez mutuellement de vos comportements ! soupira Albus.
Albus avait toujours été proche de sa cousine. Il la connaissait bien, et pouvait toujours compter sur elle. Il aurait aimé qu’elle et Scorpius s’entendent, mais ça n’avait jamais été le cas. Rose se plaignait de Scorpius qui parlait tout le temps, et Scorpius de Rose qui l’ignorait royalement. C’était comme ça depuis presque dix ans… Si bien qu’Albus avait pris l’habitude de se scinder, entre son meilleur-ami et sa cousine.
- Tu n’es pas obligé de lui parler tu sais…
- On va travailler sur les mêmes dossier ! couina Scorpius. Je vais bien être obligé de communiquer avec elle ! De faire en sorte qu’on s’entende bien !
- Tu trouveras un moyen…
Scorpius jeta un dernier coup d’œil à Rose. Sa peau semblait presque absorber la lumière du bar… Elle était calme, inerte, quand ses amies bougeaient, gesticulaient dans tous les sens. Rose Weasley… Bien plus qu’une énigme. Un véritable mythe !
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par irenea » 22 sept. 2018 - 20:05

Titre : Les Derniers dragons
Thème (écrit ou image) : Mythe
Fandom : Game of Thrones
Nombre de mots : 548
Personnages : Daenerys Targaryen
Rating : Tout public
Daenerys écoute aux portes, la tête collée contre le bois, chaud et dur contre les entrelacs de cartilage de son oreille. Elle se redresse, les joues chaudes et rouges quand elle entend des bruits de pas suspect et prend le chemin du plus proche couloir.

C'est une mauvaise habitude qu'elle a prise depuis que maître Illyrio les a accueillis dans sa grande demeure. Il est bon avec eux, les accueille son frère et elle sans rien en retour. Il les loge et les nourrit et ne les a pas une seule fois menacés de les expulser. Daenerys est à peu près certaine que son frère ne lui a rien vendu. Viserys a vendu la couronne de leur mère il y a longtemps.

Maître Illyrio est sans doute quelqu'un de bon, mais Daenerys ne peut s'empêcher d'écouter aux portes. Les visiteurs sont si nombreux et tous si différents, parés de tissus chamarrés aux coupes étrangères, d'armures et de blasons de Westeros que les enseignements de son frère lui ont permis de reconnaître, coiffés de casques, de masques, de couronnes, de perruques si hautes qu'elles touchent les linteaux de portes. Il est dans langage que Daenerys ne reconnaît pas, mais parfois, elle entend ce son si familier qui sonne comme une musique à ses oreilles. Le haut valyrien n'est pas parlé par beaucoup et celui-ci l'était sans accès. Elle a surpris ces hommes entrer par le grand hall, la saluer et une femme s'avancer, s'exprimer dans sa langue maternelle à maître Illyrion.

Daenerys n'a pas pu s'en empêcher et maintenant sa tête est pleine de questions.

Elle a reconnu cette langue et ce mot que son frère n'a cessé de prononcer des étoiles dans les yeux. Ces histoires sont restées les préférées de Daenerys. Ce flou dans le regard de Viserys ne disparaissait que lorsqu'il lui contait des histoires sur les dragons, cette créature fantastique éteinte qui hante les rêves de Daenerys. Elle voit le feu briller devant ses yeux, sent le vent envelopper son corps. Elle s'envole tous les soirs avec eux loin des prisons que l'Usurpateur a construit pour eux.

Mais ce n'est pas possible. Elle a dû se tromper car elle sait, plus que n'importe qui, que les dragons sont morts depuis longtemps.

Elle frappe pourtant à la porte de Viserys qui lui ouvre, contrarié et sa question, avant même qu'elle ne la prononce, éveille déjà en lui le dragon qui dort – et non, elle ne veut pas éveiller celui-ci.

– Les dragons sont tous morts, n'est-ce pas ?

Daenerys veut seulement se rassurer. Elle n'a pas dû bien comprendre lorsque la femme en rouge a parlé d'œufs de dragons car ils sont morts, tous morts et leur crâne à Port Réal doivent tous être réduits en poussières.

Elle voit alors la lueur dans les yeux de son frère, mais c'est un mirage. Il n'y a pas l'ombre dans dragon en lui, rien qu'un lézard agonisant au soleil.

– Oui, ils sont morts.

Il enfonce ses longs ongles dans son bras comme pour l'avertir.

Mais Daenerys sait. Parfois les marins parlent et disent qu'au-dessus de Valyria volent encore les dragons, mais ce n'est rien de plus qu'un mythe. Daenerys sait. Les derniers errent dans les couloirs d'un palais venteux sans parvenir à s'envoler, leurs ailes brisées.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par AliceJeanne » 22 sept. 2018 - 20:05

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Mythe
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 913
Personnages : Alicia (OC), Manuel (OC), Wilhelm (OC)
Rating : Tout public
« Et donc, pour conclure mon exposé, je vais vous donner quelques conseils à mettre en pratique en cas d’attaque de vampire ! Déclame joyeusement le jeune garçon avec enthousiasme sous les yeux émerveillés de ses camarades de classe. Tout d’abord veillez à avoir un ou plusieurs pieux à portée de main, le cœur se trouve sur la gauche, il faut le viser avec précision afin de tuer le vampire. Ensuite je vous conseille de vous confectionner un collier d’ail, cela les repousse, de même que l’eau bénite. Moi j’en remplis un pistolet à eau ! »

Un pouffement se fait entendre au milieu du silence religieux régnant depuis le début de l’exposé de Pavel, un garçon aux cheveux noirs et aux grands yeux verts éprouve bien des difficultés à contenir son hilarité. Les informations données sont certes très distrayantes mais Wilhelm a bien d’autres arguments que celui de l’ennui pour céder au rire. Le sourire moqueur de sa mère lui revient en mémoire lorsqu’il lui avait indiqué quel genre de thème avaient choisi ses camarades de classe pour leur exposé mensuel. Le thème du mois de février porte autour des mythes et légendes et c’est tout naturellement que de nombreux enfants se sont dirigés vers les vampires et autres créatures nocturnes, laissant tout le loisir au fils d’Alicia de traiter à sa guise le Minotaure.

« Je peux savoir ce qui te fait rire Corvinus ? Grogne Pavel en le fusillant du regard, dis-le surtout si tu penses en savoir plus que moi sur le sujet, te gène pas. »

Le coupable parvient à se ressaisir suffisamment pour fixer le petit blond avec un petit air ennuyé. Il n’est pas particulièrement apprécié des autres enfants et cette petite démonstration d’absence de retenue ne va certainement arranger ce fait. Piteusement il regarde ses chaussures, réfléchissant à quelle réponse il pourrait fournir à la vingtaine de regards qui se sont brusquement posés sur lui.

« C’est… c’est juste que j’imaginais la scène et que c’était très drôle, bredouille-t-il.
- Tu trouves ça marrant ?! T’as de la chance que ce soit juste un mythe Corvinus, sinon t’aurais pas fait cinq minutes face à un de ses monstres juste avec ton ‘imagination’ !
- Doucement les enfants, les rappelle à l’ordre le professeur. Wilhelm ne voulait pas te faire de la peine Pavel, au contraire, il était tellement absorbé par ton exposé qu’il a visualisé toutes les scènes, c’est un joli compliment non ? Et puis, il faut bien avouer que l’on doit avoir une drôle d’allure avec tout cet attirail. N’est-ce-pas Wilhelm ?
- B… bien sûr, c’est exactement cela, répond-il en remerciant silencieusement son instituteur pour son intervention bienheureuse. »

Cette réponse semble convenir à l’enfant qui reprend son discours à grand renfort de gestes et d’exclamations enjouées. Mais cette fois-ci le jeune hybride ne l’écoute plus, perdu dans ses pensés, se demandant ce qu’il adviendrait si Pavel et les autres enfants venaient à apprendre la vérité sur le monde dans lequel ils vivent et sur ces pseudo-mythes qui les amusent ou les effraient tant. La cloche sonne sans qu’il ne l’entende et ce n’est que lorsque son professeur le secoue avec douceur qu’il range ses affaires et prend le chemin de la sortie.

Un caillou roule à ses pieds alors qu’il traverse la grande cour dans laquelle certains enfants attendent leurs parents mais il l’ignore, de même que les ricanements de ses camarades de classe. Après tout ce n’est qu’un rituel quotidien et le fait qu’il ait pu rire ne va pas changer grand-chose. Pensif il parcourt avec automatisme le chemin séparant l’école de l’appartement dans lequel il vit actuellement avec ses parents. Sa clef émet un bruit satisfaisant dans la serrure et c’est avec bonheur qu’il pénètre dans le foyer dans lequel flotte une délicieuse odeur de sauce tomates et d’épices. D’un geste nonchalant il lance son sac dans un coin du salon avant de passer à la cuisine dans laquelle ses parents discutent pendant que son père mélange le contenu d’une casserole, distrait. Alicia, un verre de liquide vermeille à la main, est assise sur le plan de travail et feuillette évasivement une pile de dossiers. Elle interrompt cependant son ouvrage en apercevant son fils prendre place sur une chaise du bar.

« Ah ! Je t’attendais Wil’, s’exclame-t-elle en se levant pour l’embrasser, ton père, cet étourdi, a oublié la moitié de la liste de courses. Je me demandais si tu accepterais de m’accompagner à la superette afin de corriger cela. Et puis… cela te permettra de me raconter ce qu’a dit Pavel sur les vampires, ajoute-t-elle avec un sourire enjoué.
- Hé ! Proteste Manuel, nous étions d’accord il me semble ! Il est parfaitement hors de question de parler des exposés sans moi ! Je veux absolument savoir ce que je risque de la part de ma belle-famille. »

Alicia roule des yeux et s’empare du portefeuille dans la poche arrière de son pantalon, non sans le gratifier d’une boutade concernant ce qu’elle-même risque de la part de son lupin de beau-père. Wilhelm esquisse un sourire ravi, il aime par-dessus tout lorsque ses parents font preuve de cette complicité qui caractérise si bien leur relation. D’un bond il rejoint sa mère qui a déjà atteint la porte d’entrée et s’engouffre à sa suite dans le couloir et les escaliers.

« Au fait ! Que manque-t-il ? S’enquit-il.
- De l’ail, annonce l’immortelle sur un ton léger. »
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 22 sept. 2018 - 20:26

Titre : Cours de sortilèges
Thème (écrit ou image) : Rayon
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : Tout Public
Minerva McGonagall observait le ciel gris par la fenêtre de la salle de classe. Devant elle le professeur Smitherwood racontait une fois de plus l’anecdote sur son sortilège d’allégresse. Elle pouvait voir la classe de sa meilleure amie Lidwyn dans les serres. Elle avait bien envie de la rejoindre. Tout était mieux que les cours de sortilèges.
Un rayon de soleil traversa les nuages. Minerva soupira. Elle voulait sortir et voler. Maintenant qu’il y avait du soleil en plus. Rien ne la retenait dans cette salle de classe. Sauf qu’elle ne voulait pas décevoir le professeur Dumbledore. Encore vingt minutes.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par AlwaysLS » 22 sept. 2018 - 20:29

Titre : /
Thème (écrit ou image) : « rayon »
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Remus Lupin /Emma Hurd (O.C.)
Rating : tout public
Ils étaient allongés l’un contre l’autre. Leurs jambes étaient entrelacées, tout comme leurs bras et leur corps. Remus ne pouvait s’empêcher de la fixer. Il la couvait du regard, comme s’il avait peur qu’elle ne disparaisse, qu’elle s’évanouisse dans la nature. Il l’aimait tellement. Elle le faisait sentir différent et unique, mais il ne résistait pas à l’idée de se dire qu’un jour, très rapidement, elle se rendrait compte de son erreur et qu’elle le laisserait. Et cela l’angoissait au plus haut point. Avec elle, il se sentait tellement bien, si apaisé, si détendu. Elle lui apportait tellement et il ne se voyait pas sans elle.
Emma sourit dans sa somnolence. Un sourire doux, lumineux. Oui, pas de doute, Emma Hurd était son rayon de soleil.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 22 sept. 2018 - 20:41

Titre : Triste saucisse
Thème (écrit ou image) : Rayon
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Ron Weasley et Hermione Granger
Rating : Tous public
Pourquoi faisait-il aussi sombre aujourd’hui, ronchonna Ron en jetant un regard hargneux vers le ciel gris. Il renifla longuement et ses yeux s’arrondirent soudain d’horreur. Une idée, juste une idée. Il se tourna vers les cheminées. Est-ce que Miss… Non, de belles flammes flambaient dans leurs immenses logements de pierre. Miss LaSale n’avait pas réussi à endoctriner les Elfes de maison, et ils ne s’étaient pas mis en grève. Les cheminées crépitaient, les flambeaux flamboyaient, les chandelles sous le plafond magique étaient toutes allumées. Alors, pourquoi faisait-il aussi sombre.
Le nez plongé dans ses saucisses, il les vit se nimber de lumière.
« Ron, comment peux-tu manger autant ? » demanda Hermione.
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CacheCoeur
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par CacheCoeur » 22 sept. 2018 - 20:43

Titre : Un rayon dans la maison
Thème (écrit ou image) : « rayon »
Fandom : Miraculous Ladybug
Nombre de mots : 341
Personnages : Adrien Agrest, Marinette Dupain-Cheng
Rating : tout public
Adrien aurait voulu déménager après la disparition de sa mère. Cette maison était devenue si lugubre, si sombre. Parfois, il fermait les yeux, et il essayait de se rappeler les rires, les notes de musiques et les paroles qui flottaient dans l’air. Aujourd’hui, il n’y avait que le silence. Celui de son père, qui ne se préoccupait que de ses résultats scolaires, de ses progrès au piano ou en chinois… Celui de Nathalie, qui respectait scrupuleusement les ordres de sMonsieur Agrest. Même son garde du corps était peu loquace. Entre les murs richement décorés, le marbre froid et dur, le plafond immensément haut, Adrien avait parfois l’impression qu’il n’y avait plus rien ici, que tout était vide. Il se sentait écrasé, oublié. Il tourna la tête vers la fenêtre. Toutes les lumières étaient éteintes. Le ciel de Paris était gris, terne, rouillé et délavé par la pluie. Sa mère lui manquait tous les jours…
- Adrien, vos amis sont ici ! annonça une voix au travers de sa porte.
Il sursauta, et Plagg se cacha dans le col de sa veste. Il fronça les sourcils, avant de descendre les escaliers pour se rendre dans le hall d’entrée. Cette visite n'était pas prévue... C'était étrange. Il s'avança prudemment et reconnut Nino, son éternelle casquette visée sur la tête, alors que le soleil était caché depuis plusieurs jours sous une épaisse couche de nuages. Il y avait Alya aussi, toujours aussi enjouée et dynamique. Puis il entendit un rire. Celui de Marinette, un peu maladroit, ni élégant ni charmant, loin d’être gracieux et distingué, mais franc. Elle était heureuse d’être ici. Et la demeure des Agrest s’anima un peu, absorbant les éclats de joie de Marinette, qui lui donna une chaleur nouvelle. Un rire sincère, qui fît entrer un rayon de soleil dans la maison…. Le soleil n’était peut-être pas revenu et il pleuvrait encore sûrement demain. Mais Adrien s’en moquait. Il se contenterait de ce rayon pour le moment… Il sourit à ses amis. Adrien était finalement loin d'être seul au monde...
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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Tagadda » 22 sept. 2018 - 20:50

Titre : Battle de course
Thème (écrit ou image) : Rayon (Ecrit et image)
Fandom : HP
Nombre de mots : 362
Personnages : OCs
Rating : /
« Je te propose un truc, on se divise la liste en deux et celui qui fait les courses le plus vite gagne le droit de plus faire le ménage pendant 1 semaine ok ?
- Ok mais je te préviens, tu vas perdre Frank. Je prends le haut de la liste. ».

Et sans plus attendre, Allan pris la liste de course des mains de Frank, en fit rapidement un double à l’aide de sa baguette magique – en pensant être discret et à l’abri des regards moldus présents autour d’eux – et se précipita dans les différents rayons du supermarché.

Avec cette stratégie, il était presque sûr qu’Allan n’allait pas une nouvelle fois tenter d’acheter la moitié du magasin. Ce qu’il avait encore essayé de faire la semaine dernière. Résultat, ils se retrouvaient avec une tonne de choses dans les placards, mais principalement les gâteaux, des sucreries, des sauces en tous genre, que des choses pas le moins du monde nourrissantes.

Il se dirigea dans le rayon des surgelés, ouvrit un des frigos, y prit deux paquets de pizza, en ouvrit un autre et attrapa un paquet de frites avant de se rendre rapidement à la boucherie. Même s’il avait inventé ce défi stupide principalement pour empêcher Allan de dévaliser les étalages, il n’était pas question qu’il perde.

Il avait presque terminé de récupérer tout ce qui se trouvait sur la liste, il ne lui restait que les œufs et la crème fraîche. Il vit soudain Allan arriver sur sa droite. Mais qu’est-ce que… pourquoi est-ce que la moitié des produits qui se trouvaient dans son panier n’avaient rien à faire là ? Pourquoi n’avait-il pas respecté la liste par Merlin ? C’était pourtant pas compliqué !

« He He alors, c’est qui le meilleur, c’est qui qui a gagné ? Et en plus, j’ai trouvé pleins de trucs méga bons que t’avais pas mis sur ta liste. J’ai gagné haut la baguette ! »

Frank, complètement dépité, ne prononça pas un mot et, résigné, se dirigea vers la caisse pour payer. La prochaine fois, il lui ferait croire qu’il avait un rendez-vous hyper important et il irait faire les courses seul.
Dernière modification par Tagadda le 22 sept. 2018 - 21:33, modifié 1 fois.
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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par LilTangerine » 22 sept. 2018 - 20:50

Titre : Appel
Thème (écrit ou image) : Rayon
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
Ô toi, là-haut, touche moi de ta grâce
Epargne moi les souffrances d'ici-bas
Sauve moi des monstres qui hantent les vieilles pierres
Des autels où l'on sacrifie au diable les hommes

Ô toi qui entend ma complainte
Ouvre enfin les yeux et les livres interdits
Trouve dans le savoir les mots qui te manquent
Et du feu sacré allume les torches de la justice

Ô toi, tentation faite humaine
Emporte moi.
Dans tes vices j'ai senti ma faiblesse
Dans ton absence la lassitude

De celui qui se noie
Et dont on ignore les cris
Je les abandonne.
Chacun d'entre eux,
et sept milliards d'adieux
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 22 sept. 2018 - 20:51

Titre : Es-tu heureuse ?
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 1119
Personnages : Rose Weasley, Ron Weasley, Drago Malefoy
Rating : Tout public
Ron était là.

En cherchant une tête connue dans la foule qui attendait le train – un collègue ou un ancien camarade attendant ses proches, Rose avait croisé son regard. Et comme à chaque fois que c’était arrivé, elle détourna la tête d’un seul coup.

Ron Weasley. Son père.

Son père…

Elle croisa les bras sur sa poitrine, braquant les yeux sur le béton du quai.

Son père.

Le temps n’avait pas effacé les réflexes de sa jeunesse. Dix ans après, c’était toujours le premier mot qui lui venait lorsqu’elle pensait à lui. Celui qui lui avait appris à marcher et à voler. Celui qui lui avait appris à rire. Celui qui lui avait appris à vivre.

Et également celui qui lui avait arrachée sa vie, la vraie. Tout n’avait été que mensonge. Ils avaient volé sa vie pour en faire une imposture.
Une bouffée de colère monta, immédiatement balayée par des mots.

« Lorsque… Tu comprendras un jour. Tu comprendras qu’être parent, ce n’est pas si simple. Il faut savoir se détacher à un moment donné, apprécier la merveilleuse personne singulière qu’est devenu notre enfant et respecter ses décisions, même si celles-ci nous brulent d’injustice. Hermione et Ron ont magnifiquement réussi avec toi.
- Ils ont bousillé ma vie…
- Ils n’ont jamais prétendu être parfaits, Rose. Jamais. »


Elle avait envoyé Percy dans les roses. Elle l’avait envoyé dans la roses parce qu’il l’avait vidée de toutes certitudes pour l’emplir de doutes. Deux ans plus tard, la brève conversation échangée avec son parrain ne s’était pas effacée de sa mémoire et de ses nuits.

Elle releva les yeux. Il était loin d’elle mais ne l’avait pas lâché. Au milieu de la foule, il lui apparaissait par vague, distant, patient. Il lui avait fait du mal mais en avait accepté les conséquences. En dix ans, pas une seule fois il ne lui avait imposé sa présence contrairement à Hermione. Il lui laissait sa liberté et son intégrité et en prendre finalement conscience contractait tous ses muscles jusqu’à vouloir hurler et pleurer. Ses yeux à lui aussi s’humidifiaient, et puis l’agitation s’intensifia.

Rose se retrouva bousculée par les mouvements de foule et le perdit de vue. Tant pis… Toute son attention s’était finalement reportée sur Drago et ses mains étaient descendues sur son ventre par reflexe. S’il n’avait pas survécu…

Au milieu de sa détresse, elle observa les plus jeunes descendre des multiples portes. Jeunes et nombreux. Plus nombreux qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Son cœur s’emballa au milieu des cris de joie et de soulagement, son regard balayant frénétiquement la foule, et puis deux têtes brunes surgirent au milieu des autres : Albus, James, et contre son père le petit Célestin.

Elle plaqua les mains sur sa bouche pour retenir les soupirs et les larmes. Albus la vit, indiqua à son frère leur cousine, et puis James avait souri.
Voir James sourire, c’était comme bouleverser le champ des possibles et de la chance. Ils n’auraient jamais dû être en vie, ni elle, ni eux. Elle était si heureuse qu’elle commença à se frayer un chemin dans leur direction lorsqu’à quelques mètres, elle le vit.

Il était là, avec le teint un peu gris, mais entier. Et debout.

« Drago ! »

Il tourna la tête vers elle alors qu’elle bousculait sans vergogne, se fichant bien de faire du mal. Ses larmes coulaient et elle ne parvenait plus à respirer.

Et puis elle sauta à son cou, ses doigts agrippant sa nuque et ses cheveux, ses sanglots étouffants tout bruit hormis sa voix à lui. Le bruit de ses lèvres contre sa tempe.

« Tu vas bien… tu vas bien… soufflait-il en boucle.
- Je vais bien… Nous allons bien. »

Il s’éloigna d’un pas pour jeter un regard à son ventre toujours résolument aussi plat. Et puis il saisit son visage entre ses mains, cueillant du bout des pouces quelques larmes.

« J’ai cru que…
- Moi aussi.
- Rose… Plus jamais ça.
- Plus jamais. »

Et il l’embrassa, se plaquant à elle jusqu’à la priver de tout souffle.

« Tout le monde va bien ? souffla-t-elle contre ses lèvres. Archie ? Meredith ? »

Le visage de Drago s’était contracté d’un seul coup, en proie à une peine immense. Et Rose se crut dépérir.
Il avait vécu la guerre et l’horreur. Il était l’homme le plus fort qu’elle n’ait jamais rencontré. Et pourtant, il s’effondrait, et s’il s’effondrait…

« Meredith n’a pas…
- Oh… »

Rose fronça les sourcils, incapable d’intégrer la terrifiante nouvelle.
Comment une jeune femme à peine majeure avait-elle pu partir ainsi, sans un bruit ? Comment la Terre pouvait-elle encore tourner et le temps s’écouler ? C’était irréel, improbable, impossible.
Meredith ne pouvait pas…

Elle attrapa les mains de Drago pour glisser ses doigts entre les siens.

« Rentrons, veux-tu ? »

Hochement de tête avait-il un jour contenu autant de douleur ?

Rose se coula sous son bras et contre son torse. Juste au cas où elle devrait le retenir… Et puis à nouveau son regard tomba sur celui de Ron. Ses deux yeux bleus qu’elle avait considéré identique aux siens pendant des années. La ressemblance avec son père… Une fierté qui l’avait forgé. Mais ce matin-là, le bleu était vide et fermé. En proie aux pires des questionnements, il n’avait pas perdu une miette de ses retrouvailles avec son amant.

Drago Malefoy. Un ennemi naturel. Une aversion vieille comme le monde.

Il allait la détester et cette constatation glaça son sang.

« Rose ? »

Drago tentait de l’entrainer vers la sortie mais elle était incapable du moindre pas. Sa poitrine se contractait par à-coups et son monde s’écroulait. Ron Weasley ne faisait plus partie de sa vie depuis dix ans et pourtant…

Et pourtant, ni le temps, ni les blessures n’avaient pu venir à bout de leur lien. De ce lien si fort qui unit un enfant et un père. De ce lien si fort qui liait Ron et Rosie.

Elle s’arracha à l’étreinte de Drago, filant à nouveau au milieu de la foule compacte. Et puis pour la première fois après des années, Rose se perdit dans l’étreinte qui avait bercé ses premières années de vie, s’accrochant à ses épaules comme si ça pouvait le retenir auprès d’elle…
Avait-elle dépassé les bornes ? Avait-elle brisé tout espoir de retrouvailles ?

« Ne me déteste pas… Je t’en supplie, papa… »

La supplique avait le goût pâteux qu’ont les mots désespérés. Ils restèrent suspendu dans les airs comme la lame d’une guillotine prête à ôter la vie.

La vie. Leurs vies. Celles qui se trouvaient à un carrefour mortel. Et si le choc ne pouvait-être évité…

« Es-tu heureuse ? »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Westyversionfrench » 22 sept. 2018 - 20:56

Titre : Apple Time
Thème : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 930
Personnages : Ronald Weasley, Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
Ron soupira en montrant sa carte d’auror au langue-de-plomb qui surveillait l’accès au Département des Mystères. Il avait toujours été agacé par les nécessités administratives mais il fallait reconnaître que les précautions étaient souvent triplée quand il s’agissait de pénétrer l’un des lieux les plus secrets du Ministère. Lorsqu’il fut enfin autorisé à passer le seuil, il suivit un deuxième langue-de-plomb, qu’on lui présenta comme son guide dans le cadre de son enquête, un certain Graham Pritchard. Celui-ci lui présenta les différentes salles et se contenta d’une phrase pour évoquer les recherches effectuées dans chaque zone. Ron en connaissait certaines, bien sûr, en raison de son infiltration quelques années plus tôt, alors qu’il était encore à Poudlard.

Pourtant, il fallait préciser que l’essentiel des espaces avaient été remaniés et que les locaux semblaient refaits à neuf. La plupart des Langues de Plomb vaquaient à leur recherches en lui adressant des coups d’oeils furtifs, clairement ennuyés de son intrusion. Ron faisait pourtant tout pour ne pas se faire remarquer. Seulement, il était auror, et il s’agissait pour lui de démasquer un suspect qu’on pensait être langue de plomb dans une affaire sordide d’espionnage international. Il était donc nécessaire qu’il pose des questions. Graham semblait très compréhensif et sincèrement navré de l’absence d’éléments tangibles dans les informations prodiguées.
“Comprenez Auror Weasley, ce sont des recherches dont le monde sorcier dépend. Des avancées majeures sur lesquelles nous travaillons, des disciplines délicates sont impliquées.” Ront lui sourit, crispé.

Au détour d’un couloir, il s’arrêta net pourtant. Par l’entrebâillement d’une porte, il venait de reconnaître un ancien camarade de classe. Il pointa du doigt l’homme blond, à la silhouette fine, qui était en train de paramétrer un immense sablier relié à trois armoires à base triangulaire. Il demanda à Graham :
“Qu’est-ce qu’il fait ici ?” Pritchard sembla surpris.
“C’est Monsieur Malfoy. Il est en charge des programmes sur le Temps. L’un de nos plus éminents chercheurs.” Ron fut celui déconcerté cette fois-ci. Il observa quelques instants son ancien rival d’école. Malfoy semblait calme mais ses mains tremblaient un peu alors qu’il ouvrait une armoire pour récupérer quelque chose à l’intérieur. Faisant fi de Graham qui tentait de l’entraîner ailleurs, il poussa la porte avec son pied et entra.

Malfoy se retourna, visiblement prêt à incendier l’importun, mais se reprit en découvrant qu’il s’agissait non seulement d’un auror, mais de Ronald Weasley. Il inclina la tête en un salut sec :
“Weasley. Que me vaut l’honneur ?” Ron fit le tour du sablier, le jaugea, et découvrit dans la main de Malfoy une pomme rabougrie.
“Décidément, toujours en train de jouer avec des armoires à disparaître. La dernière fois, ça n’a pas si bien fini.” Malfoy pâlit et rétorqua derechef :
“Attention aux conclusions hâtives. Ces armoires sont reliées entre elles et ne sont utilisées que dans le cadre de recherches sur le Temps.” Ron regarda à nouveau la pomme dans sa main, des bouts de fruits mous tâchaient les doigts de Malfoy.
“Sur quoi est-ce que tu travailles exactement ?” Malfoy serra les mâchoires, mais dut sentir qu’un minimum de transparence pouvait lui éviter des ennuis.
“Je cherche à empêcher la forte altération des objets et êtres amenés à voyager dans le temps. Cette pomme a été soumise à un voyage de quelques heures dans le futur.
-Qui l’a mise là ?
-Moi même.
-Il y a plusieurs heures donc...” Malfoy eut un sourire étrange.
“Non. A l’instant.”

Ron eut une moue perplexe.
“Tu ne connaîtras le résultat que dans quelques heures alors.
-Non. Je tiens le résultat dans ma main.” Ron rit sèchement.
“Ne te fous pas de ma gueule. Ce n’est pas parce que je ne suis pas spécialiste de la question que je ne comprends pas comment ça marche.” Malfoy, Ron le lisait dans son regard, luttait contre l’envie farouche de l’humilier. A la place, il soupira et s’approcha de l’armoire la plus proche de la porte.
“Cette armoire, est dans le présent.” Il alla à celle d’où il avait sorti la pomme.
“Celle-ci est dans le futur.” Il se posta devant la troisième.
“Et celle-ci est dans le passé.” Ron ouvrit légèrement la bouche, sonné.
“C’est impossible. Elles sont toutes les trois devant moi. Dans cette pièce. Dans le présent.” Draco s’appuya négligemment sur le bureau recouvert de parchemins noircis d’encre.
“Deux de ces armoires ont été judicieusement placées au point même où, à l’aide de différents artefacts et de quelques enchantements, j’ai pu créer une faille dans l’espace temps.” Ron ne put retenir un sifflement épaté. Toute hostilité disparut le temps de dire :
“C’est putain d’intelligent Malfoy.”

Malfoy sembla très satisfait d’être qualifié de la sorte et deux tâches rosées percèrent son teint pâle au niveau des joues. Ron se racla la gorge et, un peu gêné de l’avoir dérangé dans son travail, lâcha :
“Bon okay. J’ai d’autres langues de plomb à voir. Bonne chance avec la pomme.” Malfoy inclina la tête et s’intéressa à nouveau à diverses manipulations savantes de sa grosse machine à vieillir et rajeunir les pommes. Alors qu’ils marchaient, Graham et lui jusqu’à la prochaine salle, Ron se demanda ce qui avait poussé Malfoy à se spécialiser dans les voyages dans le temps. De ce qu’il savait, Malfoy avait davantage été porté vers les Potions. Le rouquin réalisa que depuis ce temps, il y avait eu une guerre, des camps, des choix, des deuils et des regrets. Et dans tout cela, Malfoy avait perdu beaucoup : Crabbe, l’honneur familial, son père emprisonné, son manoir réquisitionné en Orphelinat, etc… Ron grimaça en comprenant ce que Malfoy pourrait changer s’il parvenait à remonter le temps.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 22 sept. 2018 - 21:02

Titre : Briser la glace
Thème (écrit ou image ou musique) : Rayon
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 344
Personnages : James Bond, Gareth Mallory, Eve Moneypenny
Rating : Tout public
- Je ne suis pas baby-sitter, Moneypenny, conteste James en fronçant les sourcils. Je suis un agent de terrain, j’ai autre chose à faire que …
- Ce n’est pas une demande mais un ordre, le coupe la métisse avec un sérieux désarmant. M a reçu plusieurs menaces de mort, nous ne pouvons pas faire comme si tout allait bien.
- Je ne suis quand même pas le seul double zéro disponible, bougonne-t-il.
- Mais vous êtes le seul à être aussi irrespectueux envers vos supérieurs, intervient Mallory. Je ne pensais pas que ma protection vous poserait autant de problèmes, Bond.
- Vous ou un autre, ça ne changerait rien, réplique l’espion. Je ne suis pas très doué pour garder mes supérieurs en vie, il paraît que ce n’est pas mon rayon.

Un silence lourd de sous-entendus prend place entre eux. Consciente de la gravité de la situation, Eve se lève, laissant les deux hommes seuls. Elle n’ignore pas qu’il y a toujours des tensions entre eux et qu’il leur faut briser la glace pour enfin pouvoir agir sans fard. Ils la regardent à peine lorsqu’elle quitte le bureau, s’observant l’un à l’autre sans un mot. C’est M qui prend la parole le premier, sans cesse de dévisager son agent.

- Quel est donc votre rayon, Bond ? L’alcool ? Les femmes ? Les armes ?
- Dans un autre temps, j’aurais sans doute dit un mélange des trois. Mais actuellement, le résumé est encore plus bref. Je me contente de survivre, en espérant ne pas voir mourir mon supérieur.
- Vous savez que vous n’êtes pas responsable de sa mort. Pourquoi portez-vous toujours ce deuil comme un fardeau ?

L’agent de terrain ne répond pas, proie de la douleur qui l’étreint à chaque fois qu’il songe à cet instant où Olivia est morte dans ses bras. Elle qu’il voyait comme une seconde mère a perdu la vie sans qu’il puisse la sauver et il craint malgré lui que Mallory soit la prochaine cible, ce qu’il n’accepterait pas même s’il se refuse à l’avouer.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Mikoshiba » 22 sept. 2018 - 21:05

Titre : Les sabliers du supermarché
Thème (écrit ou image) : Rayon + l'image du sablier (thèmes de 21h)
Fandom : /
Nombre de mots : 243
Personnages : /
Rating : Tous publics
Combien y-avait-il de sabliers sur cette étagère ? Une douzaine, une vingtaine, une trentaine ? Peu importe, il les adorait. À chaque fois, qu’ils faisaient les courses, il arrivait à fausser compagnie à sa famille, et une fois perdu dans cet immense supermarché, il slalomait entre les rayons du magasin et finissait toujours par tomber sur le bon rayonnage. Alors, il s’asseyait sur le sol, les jambes croisées, et il les retournait, un par un. La première fois, il le faisait toujours délicatement, en prenant son temps. Puis il allait de plus en plus vite, en essayant de tous pouvoir les retourner avant que le sable du premier ait fini de s’écouler totalement. Ses gestes étaient maladroits, il le savait, mais entre les rayons de ce magasin, il s’appliquait au maximum. Les haut-parleurs l’appelaient une première fois. Puis une deuxième fois. Il n’y prêtait pas attention, il était bien trop occupé. Puis sa famille venait enfin le chercher, presque surprise de le trouver toujours au même endroit. Pourquoi se donnaient-ils la peine de le faire appeler ? Il n’avait jamais réagi aux cris des micros du magasin, et il n’allait jamais nulle part ailleurs qu’ici. Et retourner les sabliers était quelque chose de trop important pour se laisser distraire.

- Mais enfin, relève-toi ! Pourquoi est-ce que tu te sauves toujours ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Enfin, c’est plus de ton âge !

Ils ne comprenaient pas. Ils ne comprendraient jamais.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par irenea » 22 sept. 2018 - 21:07

Titre : Injustice
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 674
Personnages : Pomona Chourave
Rating : Tout public
Elle fixa ses deux yeux furieux sur le sablier posé au bord du bureau du professeur. Les grains de sable s'y écoulaient comme l'eau d'une cascade : vifs, rapides, sans appel. La sentence tomba comme un couperet.

Pomona regarda le professeur qui frottait entre deux doigts gras le bout de son épaisse moustache. Elle ne put voir ni un sourire, ni une grimace, mais ses yeux globuleux fuyaient les siens comme une souris se cache d'un chat.

Le professeur de potions repoussa sa chaise et laissa apparaître un ventre rond et bedonnant, avant de se redresser et de lui tourner le dos.

Les grains de sable s'écoulaient toujours à une vitesse ahurissante.

Dans sa poitrine, Pomona sentit son cœur exploser et elle dut se mordre l'intérieur de la joue pour ne pas se mettre à hurler. Elle ferma sa main en un poing solide, serré contre son corps, tout près de la poche dans laquelle elle glissait toujours sa baguette. Ses doigts la démangeaient.

Se mettre à crier dans le bureau du professeur Slughorn n'était peut-être pas la pire chose qu'elle puise envisager de faire.

Mais elle valait mieux que ça. Elle valait mieux que la colère qui s'insinuait dans chaque partie de son corps jusqu'à la faire bouillir de l'intérieur et n'attendre que le moment propice pour la faire exploser. Elle valait mieux que toutes les insultes qui se tapissaient dans les recoins de sa bouche et piquaient sa langue. Elle valait mieux que Tom Jedusor et ses coups bas, son hypocrisie et son idéologie néfaste.

Elle se calma et arracha ses yeux de ce maudit sablier qui la narguait sur le bureau. Elle se souvenait encore son amie Mary qui l'avait avertie durant leur première année à Poudlard.

Le sablier s'écoule lentement lorsque la conversation est stimulante.

Stimulante pour qui ? avait-elle pensé, mais s'était bien gardé de le demander. Elle avait compris lorsque le professeur Slughorn s'était mis à bâiller après qu'un élève lui ait posé une question pour l'un de ses devoirs. Pomona n'avait jamais vu un sablier s'écouler si vite.

C'était une manière pour leur professeur de faire comprendre à ses élèves tout ce qu'il pensait d'eux. Il en décontenançait plus d'un, mais Pomona n'avait pas peur.

– C'est à vous d'intervenir, professeur. Vous en avez le pouvoir.

Pomona ne connaissait pas vraiment Hagrid, élève un peu solitaire de Serpentard, plus âgé qu'elle et à vrai dire, ça n'avait aucune importance. Ce qui importait c'était que Hagrid n'était pour rien dans cette histoire et qu'il allait être injustement puni à cause de Tom Jedusor.

Elle était tombée nez à nez avec l'araignée cachée par Hagrid en s'aventurant un peu trop près de la forêt interdite. La créature l'avait regardée avec ses dizaines d'yeux brillants, presque suppliants. Ses deux énormes mandibules s'étaient mises à remuer comme si elle cherchait à communiquer.

Pomona, pour avoir grandi dans une famille où étudier les créatures magiques étaient la norme, avait tout de suite identifier l'Acromantule et pareille bête ne pouvait paralyser sans morsure. Elle s'était empressée de se rendre dans le bureau de son professeur de potions pour lui faire part de sa découverte et mettre fin à l'exclusion de Hagrid, mais celui-ci était resté de marbre, puis après un très long silence il lui avait annoncé que c'était trop tard et qu'après tout, ils valaient mieux, pour rassurer les élèves et les parents, qu'un coupable soit trouvé.

Le dernier grain de sable tomba au fond du sablier et sonna la fin de leur conversation.

Le professeur soupira, mais n'ajouta plus un mot.

Pomona dut se résoudre à quitter son bureau, les poings toujours serrés contre son corps. Elle n'avait pas dit son dernier mot. Elle ne pouvait laisser une pareille injustice se produire et si elle devait en avertir tous les professeurs de Poudlard, tous les élèves et toute la presse, elle le ferait. Hagrid n'avait rien fait et Tom Jedusor n'était rien de plus qu'un menteur.

Elle quitta les cachots et prit les couloirs en direction du bureau du professeur Dumbledore.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par AliceJeanne » 22 sept. 2018 - 21:08

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Rayon
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 907
Personnages : Rym (OC), Farkas (OC)
Rating : Tout public
Une lanterne à la main et les yeux plissés, Rym parcourt du regard les rayons de la grande bibliothèque du château de Markus. Sonja lui a demandé de jeter un coup d’œil à quelques rapports d’analyse de batailles pour le lendemain et d’étudier attentivement la géographie du prochain lieu qu’elles sont tenues d’aller inspecter afin de parfaire le bilan annuel de l’état de leurs frontières. C’est donc avec le plus grand sérieux que l’hybride cherche les précieux documents, pestant contre la poussière qui a envahit une grande partie des lieux. Bien que Tanis ne soit pas tenu de faire le ménage, un petit coup de chiffon ne serait certainement pas de trop sur certaines étagères.

Alors qu’elle rentre dans la partie la plus sombre de l’immense pièce, ses pieds buttent dans quelque chose au sol et c’est dans un cri de surprise qu’elle atterrit en travers des jambes du second visiteur diurne. Farkas s’éveille en sursaut, ne s’attendant pas à être dérangé de la sorte, et avise avec surprise la jeune femme, à moitié sonnée, qui peste dans la pénombre en essayant de rassembler les ouvrages qu’elle portait précédemment dans ses bras.

« Bonjour Rym ! S’exclame-t-il gaiment.
- Farkas… grogne-t-elle en retour, puis-je savoir ce que tu fais ici ?
- Eh bien la même chose que toi, je suppose, plaisante-t-il, je m’instruis ! »

Le second de Sonja se relève et époussète sa tunique tout en lui lançant un regard moqueur, avant de lui proposer sa main afin qu’il se mette également debout. Autant éviter qu’un autre visiteur malchanceux trébuche sur ses jambes alors qu’il pique un petit somme entre deux rayons.

« Qu’y-a-t-il de si surprenant ? S’enquiert-il, la lecture est-elle un passe-temps qui t’es réservé ?
- Disons que te connaissant je t’aurais plutôt vu lire un tout autre style d’histoire plutôt que des relevés de patrimoine.
- Je n’ai malheureusement pas trouvé le rayon érotisme, déplore-t-il, sans nul doute notre bon vieux Tanis en garde-t-il la localisation secrète pour son seul et bon plaisir. »

La jeune-femme roule des yeux avant de se détourner afin que son ami n’aperçoive pas le sourire amusé qui pare à présent son visage. Imaginer l’historien se livrer à ce genre de lecture a quelque chose de particulièrement hilarant. Seulement elle n’a pas vraiment le temps de rire avec Farkas, pas cette fois-ci, elle a pris bien trop de retard sur ses tâches et si elle espère pouvoir dormir quelques heures, il lui faut s’en débarrasser au plus vite. Son ami ne l’entend cependant pas de cette oreille et compte bien profiter des rares moments qu’ils peuvent partager maintenant qu’il est le chef des gardes et elle le bras droit de leur mentor.

« Farkas, je suis vraiment désolée, dit-elle en dégageant délicatement la main qu’il vient de poser sur son épaule, je suis très triste que tu ne puisses pas assouvir ta libido gargantuesque et que tu en sois réduit à lire pour occuper tes journées, j’imagine à quel point cela doit être terrible pour toi, mais je n’ai vraiment pas de temps à perdre en futilités.
- Tu ne disais pas cela l’autre fois, la taquine-t-il en revenant à la charge. »

Elle soupire, le jeune-homme est parfois parfaitement ingérable et c’est certainement ce petit grain de puérilité qui lui fait apprécier plus que tout chacun des moments passés ensemble. Cela et la grande complicité qu’ils partagent depuis des années.

« Allez Rym, laisse-moi t’aider, murmure-t-il à son oreille en se glissant derrière elle, la faisant sursauter, nous aurons plus vite terminé à deux et ainsi tu pourras aller te coucher. Il serait dommage que tu t’endormes sur ton cheval la nuit prochaine.
- Bien, cède-t-elle en se dégageant à nouveau. Tu m’aides à trouver les documents qu’il me manque et à en lire la moitié que tu me résumeras. »

Farkas lui lance un regard satisfait, cela fait plusieurs semaines qu’ils n’ont pas fait quelque chose ensemble ne se rapportant pas à une patrouille. Certes ils sont bien loin de l’amusement mais ils s’en contenteront faute de mieux.

L’hybride feuillette distraitement un gros ouvrage en baillant, la fatigue commence à se faire de plus en plus présente et ils n’en sont qu’aux trois quarts de leurs lectures. Jetant un coup d’œil à Farkas, concentré sur une pile de parchemins et appliqué à prendre quelques notes, elle bénit silencieusement sa proposition de l’aider, elle y aurait certainement passé toute la journée s’il n’avait pas été là. Poussant un long soupir elle referme le livre qui crache des volutes de poussière, la faisant tousser. Son ami lui lance un regard moqueur tout en l’observant se débattre avec les particules en suspension.

« Eh bien, mon opinion sur les rats de bibliothèque vient de radicalement changer, qui eut cru que l’on puisse risquer sa vie en tournant les pages de ces manuscrits !
- Méfie-toi, tousse-t-elle, la prochaine fois je te laisse les vieux !
- Mademoiselle avoue donc enfin sa préférence pour les jeunes ! C’est ce pauvre Ulrik qui va être déçu, il avait l’air de te trouver particulièrement à son goût. »

La jeune-femme lui lance un regard indéchiffrable suivi de près d’un volume de la taille d’une petite encyclopédie.

« J’aurais du t’écraser en tombant, maugréé-t-elle.
- J’aurais bien aimé, rit-il.
- Tu es irrécupérable.
- C’est bien pour cela que tu m’aimes autant non ?
- Parfois je me le demande… »
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Charliz » 22 sept. 2018 - 21:18

Titre : Anomalie.
Thème (écrit ou image) : Anomalie :mrgreen:
Fandom : HP
Nombre de mots : 307
Personnages : Léonie Balmer
Rating : -16 (pour une phrase, mais tout de même :roll: )
Léonie jeta un coup d’œil par la fenêtre, observant d’un air distrait les montagnes qui s’élevaient de l’autre côté de la vallée. Soupira.
Le paysage, elle en connaissait les moindres détails. Toute sa vie se trouvait ici, sur le flan des Alpes, dans l’hôtel de son grand père. Suspendu dans les airs, coupé du monde, c’était comme si toute sa vie, tous ses soucis était restés à Beauxbâtons.

Presque tous.

Son regard tomba sur les bleus et les écorchures qui couvraient ses poings. Elle les avaient soigné pour ne pas tâcher les draps de sang – le sang sur un tissu aussi blanc, c’était irrattrapable, même grâce à la magie – mais n’avait pas eu le cœur d’effacer toute trace.

C’était comme nier sa nature. Et faire disparaitre ce qui la soulageait.

Léonie soupira en pliant le premier drap, et puis elle en tira un nouveau de la bannette de linge propre et réitéra l’expérience. Encore et encore.
Travailler à l’hôtel lui vidait l’esprit. C’était épuisant mais simple. Le soir, elle s’écroulait dans son lit la tête vide.

Elle oubliait qui elle était. Elle oubliait qui elle devenait.

Elle n’était qu’une Anomalie. Dans le prolongement de la folie de sa mère, elle était devenue un poids, elle n’allumait qu’incompréhension et gêne chez ses proches.

Une anomalie, on ne la supprimait que d’une seule manière. Par la mort. Grâce à une arme de destruction de massive.

Faire exploser une bonne grosse dynamite enfoncée dans le cul d’un fou.

Un sourire teinta ses lèvres en se fixant sur le fer à repasser qui, posé sur le drap immaculé depuis trop longtemps, le teintait de mort. La beauté devenait cendre. La beauté n’aurait jamais dû exister après tout : elle n’était que mirage, imposture. C’était remettre les démons à leur place.

A quoi ressemblerait son visage à la place du drap ?
Titre : Automne.
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 156 mots
Personnages : Alix Simon
Rating : TP
Sa tasse de thé à la main, Alix poussa la lourde porte de la baie-vitrée et fit un pas dehors, se fichant bien d’être encore en chausson.
Le soleil se levait à peine et l’automne était bien là : dans les odeurs de feuille en putréfaction, dans les milles couleurs qui teintaient les arbres, dans la fraicheur qui picotait sa peau. Elle sourit, ferma les yeux, s’enivrant de la douce quiétude du jour qui commençait.

Ni son père, ni sa sœur ne s’étaient encore levé.

Dans quelques heures, la maison ne serait qu’effervescence et elle devrait revêtir la robe qu’elle avait acheté pour l’enterrement de sa mère.
Jaune. Jaune moutarde, comme l’automne. En souvenir du temps passé à ses côtés, dans la foret, dans le silence. Toutes ces heures à traquer les mures, les châtaignes, les champignons.

Une unique larme glissa sur sa joue mais elle serait unique.

Pareille saison se prêtait bien mal aux jérémiades.
Dernière modification par Charliz le 22 sept. 2018 - 21:43, modifié 1 fois.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Tagadda » 22 sept. 2018 - 21:32

Titre : Désillusion
Thème (écrit ou image) : Anomalie (écrit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : OCs
Rating : /
Encore ces rires, ces regards moqueurs et ces remarques acerbes sur son passage. Pourquoi se comportaient-ils tous ainsi aujourd’hui alors qu’à peine quelques semaines auparavant, il était un élève comme les autres dans ce château. Il n’avait pas changé, il était toujours le même, alors pourquoi n’était-ce pas le cas pour les autres ?

Ils le traitaient tous comme un paria, une aberration, une anomalie. Et tout ça pour quoi ? Tout simplement parce qu’il avait dit à une fille qu’il ne pouvait pas sortir avec elle, qu’il préférait les garçons. Il aurait mieux fait de garder ça pour lui.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par ninipraline » 22 sept. 2018 - 21:36

Titre : Qu’est-ce qui se passe encore ?
Thème (écrit ou image) : Anomalie
Fandom : HP
Nombre de mots : 111
Personnages : Hermione Granger
Rating : tous public
Hermione appuya sur l’interrupteur et ferma les yeux. Après les ténèbres du couloir, la lumière était douloureuse. Elle s’adossa à la porte close et attendit. Sur l’écran rouge de ses paupières dansait des éclairs jaunes. Osera-t-elle ?
Ses yeux se rouvrirent sur sa chambre dont les couleurs pastels dansaient. Elle leva la tête. Où était l’ampoule ?
Effrayée, elle chercha l’origine de la lumière. Agacée par un tintement du côté de la fenêtre, elle tourna la tête. Ses yeux s’agrandirent d’effroi. La porte était fermée et le silence régnait dans la chambre de ses parents.
L’ampoule voletait devant la vitre et s’y cognait en tentant de sortir. Comment expliquer cette nouvelle anomalie ?
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Westyversionfrench » 22 sept. 2018 - 21:46

Titre : Gourmet VS Gourmand
Thème : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 962
Personnages : Ronald Weasley, Draco Malfoy, Angelina Johnson
Rating : Tous Publics
Il ne savait plus vraiment qui avait eu l’idée de cette grande maison où ils auraient pu tous vivre en colocation, mais Ron décida ce matin là que c’était un mauvaise idée. Ou plutôt, ça avait été une mauvaise idée que Malfoy vienne vivre avec eux. Ron le regarda s’installer à la table du petit déjeuner, un livre à la main, et une tasse de thé dans l’autre. Il était apparemment en pleine période d’examens. Il suivait un cursus pour devenir Potionniste. Non pas que Ron s’intéresse à la vie de la fouine, mais bon, Hermione avait déclaré que ça faisait de lui un candidat très sérieux. Tout n’avait commencé qu’avec Harry, Ron et Hermione. Puis Luna et après Neville et Hannah avaient rejoint l’ancien édifice situé dans une rue périphérique du Chemin de Traverse. Mais Neville et Hannah s’étaient mariés et avaient quitté la colocation pour un logement de fonctions à Poudlard quand Neville avait été recruté pour succéder à Chourave. Puis, c’était Harry qui avait emménagé avec Ginny.

Alors, il avait fallu trouver des occupants aux trois chambres abandonnées. Deux étudiantes plus jeunes avaient été acceptées en premières, Rose Zeller et Eleanor Branstone. Puis, à la stupéfaction générale, Malfoy était venu parler à Hermione et elle avait convaincu qu’il serait la recrue parfaite pour la dernière chambre. La plupart du temps, Ron parvenait à l’éviter, puisqu’ils ne fréquentaient pas les parties communes aux mêmes horaires. Mais exceptionnellement, Ron avait un jour de repos, l’Académie des Aurors leur ayant accordé un peu de répit avant leurs prochains exercices pratiques. Visiblement Malfoy n’avait pas cours non plus, sinon, à neuf heures, il aurait déjà quitté la colocation. Luna avait dormi chez son petit ami, Hermione était en stage, et les deux autres filles en cours. Vraiment, il n’y avait personne d’autre que Malfoy et lui à cette putain de table de petit déjeuner.

Ron se contenta de grogner pour le saluer et Mafoy haussa seulement les épaules. Ron en était à sa sixième tartine de confiture lorsque son vis-à-vis trempa un unique biscuit dans son thé Earl Grey. Il le grignota par petits bouts, son livre posé sur la chaise à sa droite, les yeux dans le vague, par la fenêtre. Ron sursauta quand Draco ne prit pas d’autre biscuit et sirota son thé à petites gorgées espacées. Finalement, ne tenant plus, il fit remarquer :
“Tu manges vraiment n’importe comment.” Un oeil surpris rencontra le sien, suivi d’une réponse cinglante :
“Tout le monde n’a pas l’appétit d’un ogre.” Ron avala la bouchée de tartine qu’il avait enfournée juste après avoir parlé, l’ayant à peine mâchée.
“C’est pas nourrissant.” Draco soupira.
“Deux biscuits, un thé et une pomme sont amplement suffisants pour mon petit déjeuner. Je prends même un verre de lait, voilà.” Il coupa sa pomme en petits morceaux fins qu’il saupoudra légèrement de cannelle. Ron l’observa, scandalisé.
“Il faut que tu sois snob même en mangeant. Apprécie ce que tu manges. Manger pour subsister est tellement sinistre !” Pour ponctuer ses propos il versa un tiers du paquet de céréales moldues dans son bol de chocolat chaud.

Draco était celui qui l’observait avec révolte désormais.
“Ne me fais pas croire que tu savoures. Tu te contentes d’en mettre le plus possible dans ta bouche et de tout avaler sans mâcher.
-Parce que j’aime ça.
-Non. Parce que tu as sans doute dû ne pas manger à ta faim dans ton enfance. Et que tu compenses maintenant.
-Attention à ce que tu dis sur mes parents !” fit Ron en pointant sa tartine dégoulinante vers lui. Draco croisa les bras.
“Je n’ai pas parlé de tes parents.” Ron se renfrogna, mais réalisa que l’autre n’avait pas menti. Draco porta une lamelle de pomme cannellée à sa bouche. Ron arrêta de mâcher en entendant le soupir d’aise qui échappa à Draco. Celui-ci eut un sourire sarcastique et fit remarquer :
“Là. Je savoure.
-Personne n’a dit que tu devais gémir non plus.” Draco, agacé, rebondit :
“Un soupir Weasley ! ça n’a rien à voir ! Tu n’as aucun sens de la mesure. Je suis un gourmet. J’aime manger des choses que je trouve bonnes. Et c’est pareil pour le reste des choses de la vie. Je savoure des mets, pas des bouillies d’ingrédients sans nom ni aspect !”

Comme il était vraiment énervé désormais, il croqua dans un nouveau quartier et poussa un gémissement exacerbé.
“ça Weasley c’est un gémissement ! Même un bourrin dans ton genre sait faire la différence !” Comme l’âge adulte ne l’avait pas vraiment fait mûrir, Ron le singea et, croquant dans différentes tartines, se mit à gémir exagérément à son tour. Les joues écarlates de colère, Draco redoubla d’efforts et ils se lancèrent bientôt dans un concours de bruits plus obscènes les uns que les autres. Après un bon quart d’heure, ils furent interrompus par des coups sourds sur la porte d’entrée. D’un même mouvement, ils se dirigèrent vers l’entrée où Ron ouvrit à leur voisine, qui n’était autre qu’Angelina Johnson, ou plutôt Angelina Weasley depuis qu’elle avait épousé George. Elle fixa Ron, dont le visage était encore écarlate, et Draco qui avait inconsciemment ébouriffé ses cheveux sous l’agacement. Elle sourit, embarrassé :
“Honnêtement, j’étais venue pour vous engueuler. Parce que bon, écouter les ébats d’autrui c’est pas franchement agréable.” Ron ouvrit grand la bouche pour la détromper. Elle l’arrêta d’un geste :
“Enfin oublions. Mais la prochaine fois les gars, lancez juste un silencio.” Elle leur sourit, leur claqua la bise et s’éclipsa en lançant :
“En tout cas je suis contente pour vous !”

Le silence régna dans le couloir jusqu’à ce que Ron ne se tourne, livide, vers Draco :
“Pas un mot de cette scène. A personne.” Le blond retourna dans la cuisine en émettant des sons écoeurés, encore sous le choc de la suggestion d’Angelina.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par LilTangerine » 22 sept. 2018 - 21:56

Titre : /
Thème : Anomalie
Fandom : Original
Nombre de Mots : 320
Personnages : Kate, Vlad
Rating : /
Quelque chose sonnait faux. Accoudée au bar, Kate faisait tourner du bout des doigts son verre vide, écoutant à moitié la chanson du barde ; mais il devait bien être le seul à être juste. Non, il y avait quelque chose d'étrange, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, et cela commençait à l'agacer. Elle fit signe au tavernier de lui resservir une chope de bière et se tourna de nouveau face à la salle, étonnamment remplie pour un si petit village.
Parmi les visages qu'elle discernait dans la faible lueur des lustres, aucun de lui était familier. Certains, déjà ivres, s'étaient joints au barde pour une chanson ribaude ; ce n'était pas d'eux dont elle se méfiait. Ni même du groupe encapuchonné, les têtes penchées au-dessus de leurs verres pour ne pas être surpris en pleine conspiration.

A chaque seconde, son malaise augmentait, cette sensation de danger dévorante prenant le dessus sur l'ivresse. Son instinct lui criait de déguerpir, de quitter la ville pour des contrées plus lointaines encore, mais elle restait clouée sur place. Personne ne pouvait la trouver ici, exilée à l'autre bout du monde.

- Salut, Kate.

Vlad n'avait pas fait un pas qu'il sentit le métal froid du stylet contre sa gorge.

- J'espérais que tu sois mort, cracha-t-elle en guise de bienvenue.
- Désolé de te décevoir, princesse.

La mercenaire rengaina l'arme et retourna à sa bière. Il répondit à son regard furieux par un sourire amusé et l'attrapa par la taille ; elle enleva immédiatement sa main en enfonçant les ongles dans sa peau.

- Ce n'est pas un jeu. Comment m'as-tu retrouvée ?

Il haussa les épaules, se concentrant sur la chope débordante de mousse qu'il venait de payer.

- Répond, insista Kate, menaçante.
- A ton avis ? Il y a quelqu'un à tes trousses. J'ai simplement remonté la piste plus vite que lui.
- Et tu n'aurais pas pu, je ne sais pas, le liquider ?
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Mikoshiba » 22 sept. 2018 - 21:57

Titre : Automne
Thème (écrit ou image) : image de 22h
Fandom : /
Nombre de mots : 44 :mrgreen:
Personnages : /
Rating : Tous publics
Fleurs séchées sur leur tige qui attendent
Encore longtemps

Fruits secs, cerneaux noix et leurs coquilles
Sur la nappe à rayures
Un peu froissée

Pelures de clémentines, cassantes et lisses
Recroquevillées

Et au milieu
Une tasse de thé
Noir
Réconfortant

Pop-corn de début d’automne
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par Carminny » 22 sept. 2018 - 21:58

Titre : Divination
Thème (écrit ou image) : Image (22h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue (OC)
Rating : TP
Ethel Crochue soupira légèrement en remuant le thé dans sa tasse. Elle avait beau être en cours avec ses deux amies, elle regrettait d’avoir choisi la divination comme option. Devoir boire l’horrible breuvage du professeur était une torture que nul élève ne devrait avoir à supporter.
Les boules de cristal, les cartes de tarot, les rêves et les fumées d’encens passaient encore. Elle n’avait rien contre le fait de prédire l’avenir à partir de feuilles de thé, au contraire cela semblait être une meilleure idée que d’éventrer un agneau pour le faire comme dans l’Antiquité. Mais boire ce thé? Impossible.
Titre : Les citrouilles
Thème (écrit ou image) : Anomalie
Fandom : HP (UA même si ça ne se remarque pas)
Nombre de mots : 170
Personnages : Bluebell Ann Roberts (OC), Narcissa Black
Rating : TP
Ann repoussa son assiette et se précipita hors de la Grande Salle. Elle se sentait mal, encore. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi les elfes mettaient toujours de la citrouille – ou du potiron – dans les repas ? Pourquoi tout le monde appréciait cela ? La petite Serpentard se précipita dans les toilettes et vomit son dîner.
Elle détestait cette situation et n’avait aucune idée comment la résoudre. Ce qui était encore pire. Ne plus manger ? Impossible à réaliser. Trouver les cuisines et commander des repas sans ? Improbable qu’elle réussisse. En parler à Slughorn ? Quelle bonne blague !
– Bluebell ? Narcissa Black referma la porte derrière elle et s’approcha d’Ann. Tu vas bien ?
Ann aurait aimé ricaner mais une nouvelle vague de malaise la parcourut et elle se retourna vers les toilettes. Non, elle n’allait pas bien. Elle détestait les sorciers qui aimaient les citrouilles. Elle détestait les citrouilles. Et par-dessus tout, elle détestait son anomalie. Aucun sorcier digne de ce nom était allergique aux citrouilles !
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 septembre

Message par BellaCarlisle » 22 sept. 2018 - 22:03

Titre : Expérience
Thème (écrit ou image ou musique) : Anomalie
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 317
Personnages : Amélia Cross (OC), Jemma Simmons, Leo Fitz
Rating : Tout public
Il y a les prises de sang régulières, les machines qui ne cessent de passer en revue l’entièreté de son corps, les expériences simplistes mais dérangeantes. Chaque jour qui passe, Amélia doit se soumettre aux conditions imposées par le Shield, sans pouvoir se rebeller, seul moyen de ne pas finir dans une cellule au fin fond d’un désert. Ses veines sont douloureuses, elle a l’impression de ne plus sentir le creux de ses bras tant les piqûres sont répétitives. Les scientifiques ont trouvé le moyen de brider sa magie, l’empêchant de s’en servir, la transformant en un agent classique sans autre ressource que des armes à feu ou ses propres poings.

- C’est assez impressionnant, remarque Jemma. Son sang est comme celui de n’importe qui d’autre, il n’y a rien de plus.

Dans un coin du laboratoire, Amélia est silencieuse. Elle a côtoyé l’équipe de Coulson à plusieurs reprises et voilà qu’elle n’est plus qu’un sujet comme les autres, sans distinction d’identité. John avait raison depuis le début, il lui a répété à de nombreuses reprises qu’elle finirait par être examinée sous toutes les coutures, que le Shield oublierait sa fidélité en tant qu’agent pour en faire un cobaye. Elle n’est plus qu’une anomalie, elle a perdu son statut de femme pour devenir un être intéressant d’un point de vue scientifique.

- J’ai essayé de faire des réactions chimiques avec certains de nos composés, continue la spécialiste en biochimie, mais là encore, c’est un échec.
- C’est peut-être dû au fait qu’elle ne peut pas utiliser ses pouvoirs, suppose Leo en venant jeter un coup d’œil.

Avec un pincement au cœur, Amélia les écoute, sans parvenir à accepter le fait que les deux autres agents font d’elle une expérience alors qu’ils étaient comme des amis quelques mois plus tôt. Elle regrette que l’agent Garrett ne soit pas là pour la faire sourire et lui redonner son humanité.
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Verrouillé

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