[Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Mikoshiba » 01 sept. 2018 - 18:48

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Défi (scénaristique ou stylistique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Mikoshiba » 01 sept. 2018 - 19:41

Titre : Leçon dix-sept : l'aconit
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (ne pas utiliser un seul accent dans votre texte) et Scénaristique (un personnage doit manipuler un poison) (et un petit Botruc)
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Gabrielle et sa professeure
Rating : Tous publics
Sous les yeux du Botruc, la potion qui chauffait dans la marmite faisait de gros bouillons.
Un plant d’aconit en main, l’herboriste enlevait doucement les fleurs cette plante dangereuse pour les mettre dans un mortier afin d’en extraire le suc. Assise sur une chaise en bois proche, Gabrielle observait avec attention les moindres faits et gestes de sa professeure. Il lui faillait tout apprendre : savoir au moindre coup d’œil de quelles fleurs se servir, lesquelles il valait mieux jeter au feu, quelle nuance de bleu indiquait que leur toxicité serait optimale, comment les manipuler sans s’empoisonner sans le vouloir.

EDIT : Charliz m'a signalé que toxicité était passé à la trappe. Alors à la place on va dire poison. Et on change le s'empoisonner en s'intoxiquer. Voilààà :mrgreen:
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par The Night Circus » 01 sept. 2018 - 19:46

Titre : Un deux trois nous allons au bois
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (ne pas utiliser un seul accent dans votre texte)
Fandom : /
Nombre de mots : 198
Personnages : Adeline
Rating : Tous publics
Un, deux, trois nous allons au bois !

Adeline chantait doucement avec sa petite voix, sautant de flaque en flaque sans la moindre attention pour ses jolis souliers vermillons. Le vent de l'automne jouait avec les boucles blondes et douces de ses cheveux d'enfant, et son sourire avait quelque chose de sauvagement vivant.

Quatre, cinq, six, cueillir des cerises !

Le grand manteau pourpre qui ne quittait jamais Adeline lui avait valu le surnom enfantin de « petit chaperon rouge » et, du haut de ses quatorze ans, la jeune fille en riait en silence. Ses grand yeux gris et tendre et ses moues innocentes trompaient amis, professeurs et parents ; elle n'avait rien d'une proie.

Sept, huit neuf dans un panier neuf !

Pantalon de cuir noir, chemise en dentelle, lourd mascara, fards intenses, bouche pourpre ; Adeline avait le sourire d'un ange et le charme du diable. Elle s’enivrait de sa propre force, de son pouvoir sur les hommes, sur les femmes et sur la Nuit.

Dix, onze, douze elles seront toutes rouges !

Adeline hurlait sous l'orbe laiteuse de la lune, heureuse, libre et sauvage, petit chaperon rouge devenue louve, fausse victime et vrai chasseresse.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Charliz » 01 sept. 2018 - 19:50

Titre : Ambré. Ambre.
Défi (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 893 (parce que sept de plus, c'était trop dur :arrow: )
Personnages : Rose Weasley, Hugo Weasley.
Rating : Avec moi, c'est à tes risques et périls, mon pote !
Rose ignorait si elle transplanait encore lorsqu’elle tambourina du poing sur le battant de bois. Sa poitrine se contractait par à-coups, comme des sanglots, les larmes trempaient ses joues et ses mains tremblaient comme… Comme…

Les souvenirs étaient remontés dans un ouragan, déchirant le voile et l’équilibre qu’elle avait mis des années à construire. Des années ! Il avait tout détruit ! Elle se sentait violée, souillée.

Ordure.

Ordure. Ordure. Ordure.

Le visage d’Hugo se dessina dans l’encadrement de la porte et elle se jeta contre lui, tentant d’apaiser sa respiration et l’affreuse litanie qui s’élevait sous son crâne. Si elle ne se calmait pas alors…

« Rose ! Qu’est ce qu’il t’arrive, bon sang ! »

Son frère avait pris son visage en coupe, essuyant du bout des pouces ses paupières pour désengorgée sa vision. Sa gorge se serait un peu plus à chaque mot, comme pour l’empêcher de parler. De réclamer de l’aide. Elle ne put que murmurer.

« Ca revient. Elle revient. Il- Ma potion-
- Ta potion ? Celle… Rose, j’en ai pas !
- Elle-
- Je vais en chercher chez toi.
- NON ! Ma…
- Calme-toi d’abord, hein ? Tu veux un thé ? »

Un thé ?! Son monde s’écroulait à nouveau, et son frère lui proposait un thé ! La colère se liait à la terrible angoisse. Elle le repoussa d’un geste maladroit et inutile, ses forces engourdies.

« Tu comprends rien !
- Hey, regarde-moi. »

Il verrouilla ses mains sur ses joues, fixa son regard dans le sien, et Rose se tue.

« Tout va bien, Rose. C’est fini tout ça. Tu es forte. Tu n’es pas folle.
- Tu n’en sais rien !
- Je le verrais. Je te connais. »

La pression se relâcha, progressivement, sa vue s’éclaircissant.

« Il me faut ma potion, Hugo. »

Elle avait soufflé, à nouveau, plus calme. Mais l’angoisse faisait trembler ses mains. Il ne comprenait pas le danger, l’enjeu. La petite voix se rapprochait, le claquement de ses pas se répercutant contre chacun de ses os, la faisant vriller tout entière.

« Je vais la chercher chez toi.
- Hugo…
- Je peux la trouver ailleurs ? »

Elle secoua de la tête, se laissant tombée sur le canapé, à bout de force.
Hugo n’avait disparu qu’une poignée de secondes. Elle n’avait qu’eu le temps de cligner des yeux qu’il était réapparu dans la cheminée, l’air soucieux.

« Rose… »

Elle ne le laissa pas parlé. Lui arrachant la fiole des mains, elle fit sauter le bouchon de liège, l’odeur du souffre brulant ses narines, presque réconfortante.

« Si tu bois ça, tu vas te faire du mal. Et tu vas le tuer. »

C’est ce qu’il lui avait dit, en maintenant la potion de telle manière qu’elle ne pouvait plus l’atteindre.

« Rose, reprit Hugo. Tu ne veux pas qu’on-
- Tais toi. »

Elle se plaqua les mains sur les oreilles, ferma les yeux. Il fallait qu’ils se taisent tous. Il fallait qu’elle s’écoute, mais même ainsi, elle pouvait entendre la plainte de son cœur, bien trop enfouie dans ses entrailles pour que ce soit possible. Elle délirait, encore.
Elle délirait.

Le goulot de cristal contre les lèvres lui glaça le sang.

« Tu vas le tuer. »

Oui. Oui, le tuer. Cet intrus, cet alien. Celui qui s’était invité dans son corps bien que…

Son frère posa sa main sur la sienne pour l’éloigner de sa bouche, brisant le défilé des pensées, des négociations.

« Rose, tu n’as pas besoin de ça.
- Tu ne peux pas comprendre.
- Peut-être, mais je sais ce que je vois. Tu n’en as pas besoin.
- Tu ne peux pas comprendre. »

Il ne savait pas, il ne savait rien. Elle avait liquidé tout une famille en une année d’existence. Sa famille.

Elle était maudite. Son sang était maudit. Ce bébé...

Une goutte du liquide se déposa sur sa langue, âpre. Son estomac se contracta pour rendre le poison. Plus rien n’importait à part les tressauts de ses mains. Sa volonté se déchirait.

« Tu vas le tuer. »

Le tuer ou se libérer. Le choix était clair. Elle en avait pris trop peu : suffisamment pour s’apaiser. Une gorgée de plus serait fatale pour lui, elle n’avait qu’à…

Son regard se fixa sur le liquide ambré. Ambré. Ambre.

Si c’était une fille…

Son regard se troubla à nouveau. Si c’était une fille, qu’elle était comme elle, comme Léonie, comme sa mère. Si c’était une fille…
Une gorgée et tout s’envolerait. Une gorgée et tout volerait en poussière.
Une gorgée.

La voix d’Hugo était lointaine à présent. Son esprit s’était envolé loin, comme pour se détacher du choix. Sa décision était prise, sa vie importait plus. Elle ne pouvait pas s’écrouler à nouveau. Elle avait trop trimé, trop donné.

Sa vie, à elle, à lui, à cette chose… Elle n’avait pas commencé.

Le choix n’en était pas un. On ne pouvait pas parler de choix s’il n’y avait qu’un seul chemin. C’était comme placer un carrefour sur une ligne droite.

Plus rien n’importait, outre la fraicheur du cristal sur ses lèvres, l’odeur destructrice qui envahissait l’espace.
Et les battements du cœur de la chose, bien trop enfouie dans ses entrailles pour être entendue.
Pas une chose. Ambre.

« Tu vas le tuer. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Westyversionfrench » 01 sept. 2018 - 19:50

Titre : Langues de Serpents valent mieux que Langues de Puffskeins
Thème (scénaristique ou stylistique) : Un personnage doit manipuler un poison (scénaristique)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1055
Personnages : Rubeus Hagrid, Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
Le professeur Malfoy, récemment intégré à l'équipe pédagogique de l'école, n'était pas du genre à demander de l'aide. Voyez-vous, si le jeune Draco avait été pédant, l'âge mûr lui avait fait prendre du plomb dans la tête, mais il n'avait pas perdu un gramme de fierté. Pour cette raison, Rubeus Hagrid fut très étonné de le trouver sur le seuil de sa cabane en ce matin frais de printemps.
« Bonjour Hagrid. Je ne vous dérange pas j'espère.
-Non... Non bien sûr professeur. » bougonna le demi-géant, ne sachant pas à quoi s'attendre. Il ouvrit plus grand la porte et proposa :
« Une tasse de thé peut être ? C'est qu'il fait bien froid. » Pas plus épais qu'aux temps de son adolescence, l'ancien serpentard grelottait sous sa cape trop fine, se frottant les coudes, le bout du nez rosé. Il hocha vivement la tête, grimaçant un sourire en coin en signe de remerciement. Hagrid le fit s'installer sur une chaise trop large pour sa frêle silhouette.

Comprenant que cette visite impromptue cachait une requête, Hagrid demanda, après avoir mis de l'eau brûlante dans la tasse de son invité :
« Que puis-je pour notre nouveau maître des Potions ? » Malfoy le scruta longuement, puis, après un temps de silence, s'enquérit :
« Est-il vrai que vous ayez commencé un élevage de Puffskeins depuis l'automne dernier ?
-Ma foi ! Les nouvelles vont vite ! Je m'y suis pris trop tard pour que les premières naissances arrivent avant l'été, mais si vous le souhaitez, je peux vous réserver un petit qui naîtra en août. J'imagine que le jeune Scorpius sera content de posséder une si brave créature ! » Draco Malfoy fronça les sourcils.
« A vrai dire... Mon fils Scorpius a déjà un puffskein. » Hagrid sembla très intéressé :
« Oh ! Et comment est-il ce puffskein ?
-Très vieux malheureusement. C'est ce qui m'amène.
-Vous craignez pour sa santé ?
-Pas exactement. Il est antédiluvien, si j'ose dire, mais se porte comme un charme. Le problème, c'est qu'il n'a plus de cycles reproducteurs. Et dans le cadre de mes recherches, je dois tester l'efficacité de l'une de mes potions. Il s'agit d'un antidote universel. Il a su se montrer redoutable contre beaucoup de poisons communs. Mais j'aimerais le tester sur le venin amoureux des Puffskeins. »

Hagrid sembla enfin comprendre et sourit :
« Oh je vois ! Et c'est justement la saison des amours ! Mais il faut absolument que vous veniez avec moi dans ce cas. Je vous montrerai mes mâles et leurs compagnes. Si c'est du venin de puffskein en rut que vous recherchez, il suffira d'une paire de gants en peau de dragon et d'une fiole en verre. Nul doute que vous possédez ces deux items dans votre panoplie de potionniste. » Draco sourit doucement et sortit les objets mentionnés de l'une des poches de sa cape. Hagrid se leva et s'équipa de même manière. Draco n'avait jamais vu de gants aussi grands. Ils sortirent dans l'air brumeux d'avril et contournèrent la cabane en longeant la lisière de la Forêt Interdite. Une fois le château caché par les arbres, Hagrid pénétra l'orée du bois, suivi par son ancien élève. Ils déambulèrent en parlant bas pendant une bonne heure, le temps d'atteindre une petite clairière que le garde-chasse avait aménagée pour les besoins de son élevage. Il parlait justement de la naissance de ce projet :
« J'ai toujours voulu avoir un élevage à moi. Seulement, les créatures les plus fascinantes à mes yeux ne pouvaient être envisagées par le cadre administratif du Ministère. Alors, j'ai pensé : Mon vieux Hagrid, pourquoi ne pas élever des puffskeins ? Ils sont inoffensifs la plupart du temps et se transforment seulement en petits monstres lors de leurs chaleurs. » Contre toute attente, Draco Malfoy murmura :
« En effet, créatures fascinantes que ces puffskeins. Tantôt dociles compagnons de bambins, tantôt redoutables prédateurs. »

Il y avait trois petites cabanes en bois blanc dont la fraîcheur avait été rehaussée d'une résine qui en conservait l'éclat. Elles étaient les joyaux de l'écrin de verdure délimité par un enclos de végétation.
« Chacune abrite trois femelles. Ceux que vous voyez se battre entre les deux buissons sont des mâles. Leurs joutes sont une parade amoureuse dont le vainqueur est le favori de ces dames. Je libère ces dernières seulement en fin d'après midi, et à l'aube, elles regagnent leur abri. C'est le moment idéal pour approcher un mâle. Ils sont remontés à bloc. Ils produiront un abondant venin ! » Draco observa consciencieusement les petites silhouettes dodues qui roulaient ou sautaient dans le terrain soigneusement entretenu. Parfois, une longue langue rose se faufilait dans la végétation pour se refermer sur un insecte ou un oiseau. Les Puffskeins mangeaient tout et n'importe quoi, c'était dans leur constitution, et cela rendait leur élevage peu coûteux. Les deux sorciers, tous deux gantés, disparurent derrière un bosquet épais, et en silence, rampèrent à l'intérieur de l'enclos. Pendant leur marche jusqu'à la clairière, ils avaient décidé qu'Hagrid saisirait le premier mâle qui se présenterait à eux, et le forcerait à garder sa langue dans sa bouche. Alors, ne pouvant suer à l'air libre, les muqueuses buccales couleraient le long de la bouche de l'animal, où Draco positionnerait la fiole vide. L'opération était indolore, seulement un peu stressante pour la créature.

Tout se passa comme prévu, si ce n'était que dans un mouvement brusque de l'animal, celui ci recouvrit assez de liberté pour que sa langue jaillisse de sa bouche, suintante de venin rosé. Draco cria pour avertir Hagrid, mais c'était trop tard ! Une filet de bave fatale l'atteignit au niveau de la barbe, et une partie de celle-i se dissolut comme sous l'effet d'un jet d'acide. Le garde-chasse jura en lâchant la bestiole qui alla se cacher immédiatement dans un terrier peu profond. Draco, qui était d'un naturel prévoyant, força le demi-géant à ingurgiter le contenu d'une flasque. Il lui en étala un peu sur la barbe et celle-ci cessa presque immédiatement de se désintégrer. Alors, le fixant avec une lueur de reconnaissance, Hagrid éclata d'un rire tonitruant :
« Merci Merlin Draco, vous êtes aussi bon potionniste que Severus Snape ! » Draco rempocha son antidote, un sourire de satisfaction profonde fendant son air sévère.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par ninipraline » 01 sept. 2018 - 19:52

Titre : Doute
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défi scénaristique : un personnage doit manipuler un poison
Fandom : HP
Nombre de mots : 400
Personnages : Horace Slughorn
Rating : Tout public

Les nuages, couleurs ouate poussiéreuse, étaient nimbés d’une auréole arc-en-ciel. Déchirés par endroit, ils laissaient voir un ciel souffre qui se teintait de vert-de-gris. Qu’est ce que AirSanus avait bien pu dégazer dans l’atmosphère ?
Horace secoua la tête et tourna sa lourde bedaine vers le coquet perron de la maison de banlieue. Les murs de briques rouges, rehaussés de pierre de la même couleur, étaient patinés d’une épaisse couche noire et graisseuse qui ne parvenait pas à gâcher le cachet de l’habitation.
C’était un pavillon modeste et discret mais qui présentait tout le confort auquel aspirait le vénérable professeur en retraite. Les murs étaient tendus de velours et les sols recouverts d’une multitude d’épais tapis de laine. Les fauteuils profonds et moelleux étaient tapissés de toile de valeur modeste mais de qualité honnête.
L’ameublement et la décoration de la maison respiraient la prospérité sobre et la respectabilité convenue. Des gens bien comme il faut, qui profitaient quelque part des acquis d’une vie de labeur, en s’offrant le voyage de leur vie.
La porte refermée, Horace croisa ses mains aux doigts boudinés sur sa bedaine et considéra une nouvelle fois sa nouvelle et très provisoire demeure. Dans quelques jours, il devrait repartir, pour être sûr d’avoir égaré ses poursuivants.
Il se dirigea vers son fauteuil. Le seul de ses meubles qu’il avait fait suivre. Un risque calculé qu’il assumait pleinement. A portée de main, une petite table était dressée pour le thé. Au milieu des plats de gâteaux et de sandwichs, une fiole pleine d’un liquide indigo dénotait.
Du venin de Leptidoceres, un insecte à la carapace épaisse doté d’une minuscule tête aux yeux globuleux et orange que seul les sorciers pouvaient voir. Une créature ridicule, mais dont le venin était considéré comme le poison le plus rapide, le moins douloureux et le plus efficace.
Il avait pris la fiole avec son fauteuil, lorsqu’il avait décidé de fuir les Mangemorts qui venaient de frapper à sa porte. Il se saisit du délicat flacon qu’il tourna entre ses doigts. Aurait-il le courage de l’utiliser l’heure venue ? Il ouvrit avec précaution le bouchon, huma une nouvelle fois le parfum sucré de la préparation.
Son regard se posa alors sur un parchemin, juste à côté de l’endroit où il avait pris le venin, une lettre, une de plus, mais de Poudlard celle-là. Dumbledort cherchait à le joindre. Était-ce l’autre solution ou un nouveau problème ?
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Dernière modification par ninipraline le 01 sept. 2018 - 19:57, modifié 1 fois.
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zelinara
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par zelinara » 01 sept. 2018 - 19:57

Titre : Une rencontre écossaise
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Nombre de mots : 649
Fandom : HP
Personnages : Luna Lovegood
Rating : Tous public
Un voile sombre avait recouvert les highlands. Ce n’était pas normal. Nous étions encore en plein été. Cette partie de l’Europe n’aurait pas du être envahis dans les ténèbres d’une nuit noire sans étoile avec alors que 22h n’avait pas encore sonnée à la montre que portait la jeune fille blonde à son poignet.

Il ne s’agissait pas d’une de ses explorations personnelles à la recherche du Ronflac cornu ou de tout autres créatures que nombre de ses amies du temps de Poudlard croyait totalement inventé. Elle était en mission pour le ministère. La région du Loch Ness et de sa capitale Inverness était en proie depuis plusieurs semaines à d’étranges phénomènes que même les sorciers du coin ne pouvaient expliquer. La seule chose de sûre était qu’il ne s’agissait pas de Nessie comme aimait à appeler les moldus du monde entier le dragon aquatique qui y vivait calmement, seulement dérangé par les navires de croisière qui sillonnait le loch à sa recherche.

La nuit se fit plus dense, plus tangible ressentie Luna. Elle sorti la baguette de sa poche et lança un Lumos qui n’éclairait pas autant qu’il aurai dû. Elle avait refusé à être accompagné d’un membre du ministère, elle en avait que peu confiance en ces personnes-là, mais ce dit-elle aurait pu au moins de demander à Rolf de l’accompagner dans sa mission. Elle pouvait déjà éliminer le détraqueur et l’obscurus, la température ne baissait pas, elle ne se sentait pas particulièrement mal. Cela devait être autre chose, se dit-elle. Elle senti alors une présence dans la plaine. Elle se retourna et lança d’une voix assurée : « Qui vas-là ? Montrez-vous ? » Avant de rajouter d’une voix plus douce ; « Je ne vous ferais aucun mal. » l’ombre commença à se rassembler en un point plus fixe comme si un drap noir se retirer. Elle vit apparaitre alors un homme vêtu d’un kilt, un poignard à la main gauche et une fiole contenant un liquide orangé qui ne ressemblait pas à du jus de citrouille. Cet homme était imposant. « Qui êtes-vous demanda-t-elle encore ? » Il se passa une minute puis deux, cinq minutes avant qu’elle n’entende une réponse baragouinée avec un accent écossais des plus prononcé. Il ne se présenta pas, il disait juste qu’il chassait l’ombres des montagnes comprit-elle. L’ombre des montagnes, cela devait être la créature qui produisait cette nuit noire. Il se rapprochait de plus en plus d’elle au plus exactement de la créature qui se trouvait derrière elle, le poignard tendu mais surtout la fiole de liquide orangé maintenant ouverte qui dégageait une forte odeur, une odeur indéfinissable mais qu’elle pourrait reconnaître entre mille, du poison : un mélange de valériane, de verveine et d’autres produits plus difficiles les que les autres à se procurer mais qui avait un effet létale immédiat par simple contact qui plus est. Elle comprit alors ce que ce monsieur qui lui avait paru d’un premier abord plutôt sympathique comptait faire. Il voulait mettre fin à la vie d’une créature très certaine incomprise. Elle fit alors la seule chose qui lui vint à l’esprit elle s’interposa. Elle essaya de l’immobiliser gentiment mais il évitait ses sortilèges sans pour autant l’attaquer pleinement. Elle finit par lancer un stupéfix qui l’attégnit en pleine poitrine le faisant tomber vers l’avant, la fiole projetant son contenu létale droit devant, droit sur Luna. Elle savait ce qui allait se passer. Elle allait mourir. Elle accepter, c’était ainsi. Elle ferma les yeux, alors qu’elle pensait rendre son dernier souffle, rien ne vint. Elle respira une fois, puis deux et une dernière avant d’ouvrir les yeux. Un capes noir gigantesque la protéger la coupait du monde. C’est alors qu’elle vit deux yeux rieurs mais aussi reconnaissant la regarder. Elle crût entendre un souffle et merci s’élevait dans les airs alors que le jour et le crépuscule revenait sur l’Ecosse.
Dernière modification par zelinara le 01 sept. 2018 - 20:04, modifié 1 fois.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par BellaCarlisle » 01 sept. 2018 - 20:00

Titre : Corne de licorne
Thème (scénaristique ou stylistique) : Scénaristique (et une Chimère avec évocation d'une licorne)
Fandom : Torchwood
Nombre de mots : 1056
Personnages : l’équipe entière ( :mrgreen: )
Rating : Tout public
- Alerte maximale ! hurle Owen en débarquant soudainement dans le bureau de Jack.

Ce dernier lit vaguement un des multiples rapports entassés devant lui, dans une parodie de chef consciencieux prêt à signer les papiers après une longue et minutieuse inspection. Il relève les yeux de la feuille qu'il a en main, remarquant l'air effrayé du scientifique.

- Un Alien vient d'arriver ? demande l'immortel. Ou de s'échapper ?
- Gwen a encore foutu en l'air mon travail, réplique Owen en serrant les poings. Elle a bousculé ma table d'autopsie, le cadavre a chuté et une créature bizarre a jailli du corps.
- Bizarre dans quel sens ? Tu sais qu'une alerte maximale ne se déclenche pas à la légère.
- Cette bête dégage un liquide visqueux qui a toutes les chances d'être un poison.

Comprenant que l'alerte est réelle, Jack se lève enfin et suit son collègue, allumant son oreillette pour se tenir au courant de la position des autres. Gwen est toujours dans la salle d'autopsie et semble être sur le point de paniquer, Toshiko n'a pas bougé de ses ordinateurs et Ianto est encore dans les archives. Le Capitaine n'a donc pas beaucoup de raisons de s'en faire, le problème sera réglé en quelques minutes et le Hub retrouvera son calme tout relatif. Tout du moins, il le croit, jusqu'à l'instant où le cri typiquement féminin de l'ancienne policière retentit. L'immortel jure tout en se demandant ce qui a pu se passer en si peu de temps.

En haut des marches de la salle d'autopsie, Jack et Owen observent le curieux spectacle qui se déroule à quelques mètres. Le cadavre n'a plus rien d'humain, il s'est changé en une bête monstrueuse qui a sa place dans tous les livres de mythologie. Une Chimère est au centre de la pièce, dardant sa tête de serpent vers Gwen, du venin s'écoulant de ses crochets. Non loin de là, l’autre créature se tord sur le sol, déversant ce fameux liquide identifié par Owen. Jack tente de reconnaître la deuxième bête mais la Chimère ne lui en laisse pas le temps, projetant des flammes vers lui. L’immortel esquive sans difficulté et pousse son collègue scientifique sur le côté, lui épargnant le souffle brûlant de la créature.

- Jack, fais quelque chose ! s’écrie Gwen.
- J’essaye, marmonne le patron en avisant les produits à portée de main.

Les étagères sont remplies de flacons tous plus variés les uns que les autres. Owen a mis tellement de liquides, poudres et autres ingrédients dans tout le Hub qu’il y en a forcément un pour leur venir en aide. Il attrape un flacon violet qu’il balance sur la Chimère en l’attirant avec de grands gestes. La créature ouvre sa bouche enflammée vers l’objet et l’avale par mégarde. Un grondement se fait entendre dans son estomac alors que le produit commence déjà à faire effet dans son système digestif. La bête grogne, recule, s’éloigne, pendant que la petite créature inconnue lance une volée de liquide vers Gwen. Cette dernière n’a pas le temps de bouger et elle reçoit sur elle la totalité de la substance.

Dans un geste machinal, Jack tire son pistolet et fait feu sur la plus petite bête qui explose. Derrière, la Chimère est en train de mourir asphyxiée et il détache son attention d’elle pour la reporter sur sa collègue trempée. Owen descend avant lui pour récupérer des échantillons de la substance, après avoir mis des gants pour ne pas s’exposer au liquide. Ce dernier grésille au contact du verre de l’éprouvette et le scientifique grimace un peu.

- Une piste ? s’enquiert l’immortel.
- À vue de nez, je dirais que c’est du poison.

Il secoue l’éprouvette pour observer un peu mieux le liquide, hochant la tête avant de placer le récipient dans l’une de ses machines.

- En fait, j’en suis presque certain, ajoute Owen.
- Bonne nouvelle, grommelle Gwen avec un peu de frayeur dans la voix.

Ce n’est pas la première fois qu’ils sont confrontés à des substances étranges et nocives. Mais la jeune femme commence à en avoir assez d’être souvent touchée par les ennuis. Jack, lui, ne paraît pas si terrifié, il porte la main à son oreillette pour contacter leur collègue en sécurité dans les archives.

- Ianto ?
- Oui Monsieur ?
- J’ai besoin de la corne de licorne, s’il-te-plaît. Il la faudrait rapidement.
- On a ça ici ? s’étonne Toshiko qui a rejoint le reste de l’équipe.
- Bien sûr, répond le Capitaine en haussant les épaules.

L’informaticienne et le scientifique échangent un regard pendant que Gwen fait les cent pas, insensible à la petite discussion que ses collègues viennent d’avoir. Ianto arrive quelques minutes plus tard, la cravate de travers, sa chemise et sa veste de costume complètement salies par de la poussière verte.

- J’ai fait au plus vite mais il y avait beaucoup trop de cartons instables.
- On ira ranger ça tous les deux après le boulot, sort Jack avec un clin d’œil suggestif.
- Les gars, vraiment, souffle Owen avec une grimace. On a une urgence là.

L’immortel adresse malgré tout son fameux sourire à Ianto qui rougit imperceptiblement en lui tendant la corne de licorne. Le Capitaine se sert des outils d’Owen pour la réduire en poudre alors que le scientifique manipule l’éprouvette de poison pour en tester la couleur, l’aspect et les effets sur certains échantillons de chairs. Jack finit par verser la poudre dans un verre qu’il donne à la jeune femme contaminée qui marmonne un « merci » à peine audible avant de boire la mixture tout en plissant le nez.

- C’est d’une puanteur ce truc !
- Tu ne t’attendais quand même pas à un bon chocolat chaud, lâche Toshiko. Les remèdes de Jack ne sont jamais bons à prendre.
- Mais au moins ils sont efficaces, réplique Ianto sur un ton calme qui contraste avec l’état d’esprit de la plupart de ses collègues.
- Enfin quelqu’un qui reconnaît mes mérites ! s’exclame l’immortel. Gwen, tu n’es pas encore morte donc je suppose que mon antidote était le bon.

L’ancienne policière ne dit rien et jette simplement un coup d’œil à tout le liquide qui parsème encore le sol. Elle souhaite bon courage à celui qui nettoiera le poison qui s’incruste dans le carrelage.
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leilo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par leilo » 01 sept. 2018 - 20:02

Titre : Toxique
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique et stylistique
Nombre de mots : 240
Fandom : HP
Personnages : Draco Malefoy
Rating : Tous public

Draco inspira longuement, tentant de calmer les tremblements de ses doigts. Il essuya ses paumes moites sur sa robe de sorcier. Il fixa son regard sur la bouteille de whisky pur feu, devant lui. La tentation d'en engloutir le contenu, cul-sec et au goulot, le traversa. Il la chassa prestement : s'intoxiquer d'alcool ne ferait que repousser cette torture.

Il avait cru que ce serait beaucoup plus facile. Indolore. Plus jeune, les poisons emplissaient son imaginaire. La vaste collection du manoir familiale avait toujours fait l'objet de fascination pour le fils Malefoy. Dans ses songes, il avait de multiples fois vu ses mains verser la substance mortelle dans la coupe de ses ennemis. Dans ses songes, il avait vu ses victimes se contorsionner de douleur et expirer. En ce temps, Draco avait l'innocence d'un enfant.

Draco expira bruyamment. Il fit ses exercices d'occlumencie habituels et scella ses doutes au fond de son esprit. Il s'occuperait des remords plus tard. D'un coup de baguette, il ouvrit le flacon, gardant ses distances avec cette mort liquide. Le fluide d'un vert fluorescent coula dans les airs. Il lui appliqua un sort pour en dissimuler l'odeur et la saveur. Avec prudence, il le guida jusqu'au goulot de la bouteille. Il referma celle-ci et, d'un enchantement complexe, il reconstitua le sceau. La bouteille semblait sortie des caves de Rosmerta.

Il lui suffisait maintenant de trouver son chemin vers le palais de Dumbledore.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par AliceJeanne » 01 sept. 2018 - 20:06

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Nombre de mots : 1240
Fandom : Underworld
Personnages : Sonja, Rym (OC)
Rating : -12
Les pâles rayons du soleil levant éclairaient d’une lumière blafarde les couloirs lugubres du palais. Quelques gardes en faction devant les principales entrées somnolaient, emmitouflés dans de multiples châles. Un silence religieux régnait au sein de la grande demeure, les vampires s’étaient endormis aux premières lueurs de l’aube. Une petite silhouette se dessina brusquement sur l’un des murs, se faufila entre les colonnes de pierre et disparut dans l’ombre d’une arcade. Les pieds nus de la jeune esclave teintaient d’un bruit feutré sur le sol immaculé de la grande salle alors qu’elle la traversait en courant. Ses yeux bleus apeurés à l’affut, elle scrutait la moindre projection de lumière sur les murs, guettant une forme humanoïde, personne. L’adolescente s’autorisa un sanglot étouffé, tout son corps tremblait et sa main sur la fiole qu’elle tenait précieusement contre sa poitrine se crispait frénétiquement au rythme de sa respiration hachée. Elle renifla, grimaça en sentant l’odeur acre de la dernière exécution s’engouffrer dans son nez et se détourna de la porte fermant la pièce la plus macabre du palais.

Devant elle, à quelques mètres seulement, se dressait l’objet de sa quête. Elle se mit à trembler, repensant aux mots de Samira, durs, emprunts de rage et de souffrance, impérieux. Trop enlisée dans sa propre douleur et ses doutes, la jeune-fille n’avait pas osé refuser. Mais maintenant que sa main, porteuse de délivrance se trouvait si prêt du but, elle doutait. Elle seule pouvait sortir la journée chercher les ingrédients nécessaires à la préparation de la substance létale qui emplissait la fiole de cristal, elle seule était assez discrète pour réussir à rendre la justice. Le visage de Malik s’imposa dans son esprit. Jamais il n’aurait souhaité qu’elle devienne une meurtrière, jamais il ne lui aurait imposé un tel fardeau. Elle détestait la plupart des vampires, ils étaient responsables de toute la douleur qu’elle avait pu éprouver depuis le début de sa courte vie. Elle les haïssait plus que tout mais jamais elle n’avait envisagé de les tuer froidement et avec une telle lâcheté. Et pourtant elle s’apprêtait à le faire.

Avançant lentement, l’hybride sortit la fiole de sa tunique et avisa son contenu, fascinée. Samira avait assuré qu’une quantité comme celle contenue dans le récipient qu’elle lui avait remis suffirait à tuer l’ensemble du conseil et donc le chef de l’Assemblée du Sud, son propre père. L’esclave n’éprouvait aucune pitié pour cet homme responsable de la mort de sa femme et de son fils, les seuls vampires à lui avoir un jour témoigné autre chose que du mépris et du dégout. Mais méritait-il de mourir ? Des crimes aussi odieux soient-ils méritaient-ils d’être punis de cette façon ? Pouvait-elle rendre cette justice sans même leur accorder de procès ? Valait-elle mieux qu’eux en suivant aveuglément les ordres de son amie ? Malik lui aurait conseillé de faire son propre choix, il lui aurait laissé le temps de la réflexion, aurait accepté un refus. Pas Samira. Dans un sens, la jeune-femme était aussi effrayante que celui dont elle désirait tant le trépas. Amir avait été très emballé par son idée, comme la plupart des lycans qui en avaient eut vent mais l’adolescente, elle, était demeurée septique. Malik s’était sacrifiée pour elle, quelle triste façon de le remercier que de commettre un meurtre de masse.

Elle déboucha la fiole, se pencha au dessus de l’immense jarre de sang destinée aux hauts dignitaires, une goutte tomba, et les larmes perlèrent sur le visage de la jeune-fille. La main de Malik avait laissé une douce chaleur sur sa joue, son sourire triste une cruelle amertume et son baiser avait délité son cœur. Elle ne pouvait pas faire ça, elle n’en avait pas la force et elle ne le voulait pas. Jamais elle ne pourrait supprimer une vie de plus, pas sciemment. Sa propre existence lui était insupportable. Sa mère était morte sous ses yeux, sa sœur était à l’autre bout du monde et son père l’avait laissée aux mains des monstres qui composaient l’espèce dont il faisait partie. Toute sa vie n’avait été que coups et humiliations, son corps était souillé et usé avant l’âge de toutes les façons possibles, elle ne valait rien.

Un coup d’œil à la fiole, un sourire et soudain la liberté dont lui parlait Malik en se laissant entrainer jusqu’au poteau d’exécution lui revint en mémoire, douce litanie. Il avait choisi de mourir pour lui sauver la vie, il n’était pas malheureux, bien au contraire, il s’accomplissait. Une vague de colère l’envahit, elle aurait préféré mourir à sa place, cela aurait signifié la fin de son supplice, mais il ne lui avait pas laissé le choix. Son bras se leva, sa main rapprocha le poison de ses lèvres, elle ferma les yeux, pleurant une ultime fois.

« Désolée Salima. »

Alors que la première goutte allait glisser de la fiole, cette dernière fut arrachée de sa main et jetée au sol avec fracas. La jeune-fille rouvrit les yeux, avisant la vampire brune dont les yeux luisant la fixaient avec tristesse.

« Que faites-vous ici Sonja ? Demanda-t-elle faiblement.
- Je te sauve la vie, jeune imbécile, grogna-t-elle en retour tout en se rapprochant d’elle.
- Vous ne l’auriez vraiment sauvée que si vous m’aviez laissé faire. »

La guerrière l’observa de haut en bas, marquant un temps d’arrêt sur chacune des cicatrices de l’adolescente. Certains bleus étaient trop récents, de multiples plaies à peine refermées, elle n’était qu’une blessure béante. La définition même de la souffrance. Mais quand bien même, rien ne justifiait que l’on se donne la mort à douze ans. La gifle fusa, sèche, réflexe. Elle l’accepta sans broncher.

« Je t’interdis de dire des choses pareilles ! Siffla-t-elle entre ses dents en l’empoignant par le col. Malik était certainement la meilleure personne de ce palais et je refuse que tu gâches ainsi la chance qu’il t’a donnée en mourant.
- Ce n’était pas à lui de décider si je devais vivre ou non. Il n’aurait jamais du faire cela, ma vie m’appartient.
- Comme la sienne le lui appartenait ! Et avoir un comportement aussi stupide ne lui rend pas vraiment hommage, cria la fille de Viktor. »

Elle reposa la jeune-fille sur le sol, s’excusant pour le coup. Elle haussa les épaules, elle ne comptait plus le nombre de punitions corporelles qui lui avaient été infligées, une gifle n’était qu’une petite goutte d’eau dans un vaste océan, à ses yeux. Elle s’apprêtait à répliquer froidement à Sonja de la laisser seule lorsque son regard dévia vers les morceaux de la fiole, baignant au milieu du liquide écarlate qui, déjà, rongeait le sol. Ses genoux fléchirent et elle retomba. Ses mains accrochèrent le sol lorsque que les sanglots jaillirent, incontrôlables. Elle avait failli mourir, elle qui voulait tant vivre. Les vampires avaient presque réussi à la détruire cette fois-ci. Pourquoi donc celle-ci voulait-elle l’aider ?

Des bras entourèrent ses épaules, des lèvres se posèrent sur son front et elle se laissa aller, laissant tout contrôle de ses émotions aux tremblements de son corps. Elle pleura et les murs de pierre lui répondirent en écho, toute la douleur accumulée durant une douzaine d’années s’échappait pour la première fois dans les bras de cette femme qui lui promettait un avenir autre qu’une sombre geôle.

« Pourquoi ? Balbutia-t-elle au milieu de ses larmes.
- Parce que, même si tu t’obstines à le réfuter, Rym, je peux te sauver, chuchota Sonja. »
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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par irenea » 01 sept. 2018 - 20:07

Titre : La Potion
Défi (scénaristique ou stylistique) : Un personnage doit manipuler un poison
Fandom : Star Wars, Harry Potter
Nombre de mots : 619
Personnages : Rey, Ben Solo/Kylo Ren
Rating : K
Elle retourne à sa table et se penche sur son manuel, lit les consignes avec attention, puis les relit à nouveau. Elle s'apprête à chuchoter une question à son camarade, mais se retient.

Clac, clac, clac.
Tching.
Plop.
Clac.


Elle hausse un sourcil, puis l'autre, et se tourne son rival de Gryffondor qui ne lui a pas adressé un mot depuis le début du cours. Ses longs cheveux noirs retombent en rideau devant ses yeux, masquent ses yeux et l'expression de son visage. Ses mains, actives, prennent les ingrédients, les pèsent, les découpent, les manipulent, les uns après les autres, mais ce n'est pas la bonne recette.

Il n'est pas censé y avoir de Mandragore dans une Solution de force – et où est donc passé le sang de salamandre ? Rey prend la fiole qui la contient et l'examine de plus près. Il n'en manque pas une goutte.

Ben ne cesse pourtant d'ajouter des ingrédients à leur mixture – qui prend une étrange couleur violette, visqueuse – et il touille, touille, touille encore et encore, dans un sens, puis dans l'autre. Ses gestes sont vifs, précis.

Il a déjà préparé cette potion.

Mais ce n'est pas une Solution de force, Rey en est certaine.

Elle ne l'a pas laissé seul plus de deux minutes qu'il en a profité pour n'en faire qu'à sa tête – et c'est encore une heure de retenue pour rattraper sa potion manquée qui l'attend si elle ne l'arrête pas. Elle leur reste encore les trois quarts de l'heure pour préparer quelque chose d'acceptable.
Elle tousse bruyamment pour signaler sa présence.

Seule le cuillère qui tape contre le cuivre du chaudron lui répond.

– Ben, appelle-t-elle.

La cuillère est devenue son amie lors des cours de potions, bien plus bavarde que l'arrogant Ben Solo.

– Ben, grogne-t-elle.

Cette fois-ci, il daigne se redresser. Il lui lance un regard étonné, un peu exaspéré aussi dessous ses larges sourcils froncés.

– Quoi ?
– La potion.

– J'ai presque fini, dit-il.

Elle hausse les yeux au ciel.

– Ce n'est pas ce qu'on nous a demandé de préparer.
– Qu'est-ce qu'elle y connaît d'abord en potions, Holdo ?
– C'est notre professeure.

Au tour de Ben de hausser les épaules. Il marmonne quelque chose d'incompréhensible entre ses deux.

– J'ai bientôt fini de toute façon. Je te laisse faire, après.

Pour changer.

Mais Ben se fiche pas mal des punitions auxquels il est immunisé. Elle est à peu près certaine qu'il passe la moitié de ses soirées avec l'un ou l'autre de leur professeur. Il n'a jamais – pas depuis leur troisième année – changé d'un poil son comportement.

Que son oncle soit directeur de l'école n'y change rien. Il est Ben Solo – Kylo Ren, il se fait appeler maintenant – le sorcier bizarre et violent qui n'en fait qu'à sa tête.

Elle le fixe toujours, une question sur le bout de la langue.

– Qu'est-ce que tu prépares ?

Il soupire, mais se tourne vers elle tout de même.

– Un poison.
– Pardon ?

Rey manque de s'étouffer sur ce dernier mot, mais Ben ne rit pas. Il retourne à sa mixture, les mains toujours occupées.

– Un cadeau de Noël pour mon père. Moldu qu'il est, il le boira sans se poser la question.

Il ne rit toujours pas et du bout de sa baguette remplit d'un filet la fiole qu'il cache dans la poche de sa robe.

Il nettoie comme si de rien n'était son chaudron et le repose sur le feu, entre eux deux.

– Voilà, dit-il. Tu peux préparer la potion.

Rey le regarde, les yeux écarquillés, ronds comme des soucoupes, se rasseoir et poser les coudes sur la table.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Charliz » 01 sept. 2018 - 20:30

Titre : Oryctolagus Cuniculus
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 650 mots
Personnages : Floki, le lapin (mon lapin, en fait :mrgreen: ). (et en second plan, Lavande Brown, Parvati Patil et Hermione Granger)
Rating : Tout public
Floki était un Oryctolagus Cuniculus. Et, franchement, pas peu fier non plus !

Oui, bon, un lapin. C’est bon, tout le monde a bien le droit de faire son intéressant quand même, non ?

Enfin, vous pouvez bien rire, mais Floki n’était pas qu’un simple Oryctolagus Cuniculus… C’était bien l’unique Oryctolagus Cuniculus de Poudlard !
Et là, y avait bien de quoi être fier !

Conscient de la gloire de son nom, Floki bondit sur ses pâtes arrière, prit appui sur le mur et, accrochant une partie de papier peint du bout de ses griffes, fit une vrille du bassin, puis retomba sur la moquette usée dans un nuage de poils.

Bon sang qu’il était fort !

L’humaine applaudit, interpellant l’autre humaine pour lui faire remarquer son dernier acte de souplesse. Floki gonfla le torse. Il avait bien mérité une friandise, non ?

L’autre humaine – la brune, celle qui le poussait du bout du pied lorsqu’il sautait sur son lit en pleine nuit – grimaça et baragouina quelque chose. Floki n’avait jamais parlé l’humain, mais il était sûr qu’elle dévalorisait encore son travail. A cause d’elle, il n’aurait pas son petit bâtonnet de graines et de miel !

Bon sang, il avait bien fait de faire caca dans ses chaussures ce matin.

Son humaine sourit en se penchant vers lui, tendit les mains et… Floki se carapata sous le lit. Qu’est ce qu’elle avait cru, elle ?! Qu’on pouvait le caliner à foison ? Oubliait-elle qu’il était un mâle, un vrai ?! Pas qu’un mâle… L’unique Oryctolagus Cuniculus de Poudlard !

Dejà qu’elle l’avait ramené caché dans une valise hermétique et étouffante – autant vous dire qu’il ne s’était pas retenu de pisser sur toutes ses robes d’école… Non mais ! Mais en plus, elle se permettait de le laisser enfermer toute la journée dans cette chambre qui sentait les fausses fleurs et les culottes sales. Tout ça parce qu’il était interdit de ramener un mignon petit lapin dans cette école… Comme s’il n’était pas intéressant à côté des chouettes, des crapauds et des rats… Franchement, à côté des rats !

Floki leur en voulait. Chaque jour, il élaborait le plan le plus ambitieux pour fausser compagnie à l’humaine.

Pour rejoindre le paradis. Celui qui s’étendait sous la fenêtre du dortoir rouge et or. De l’herbe à perte de vue… Des valons, de la terre pour creuser, des feuilles mortes pour fouisser… Chaque après midi, il sautait sur le bord de la fenêtre pour admirer l’Eden inatteignable.

Et puis en attendant de trouver un échapatoire infaillible, il débordait d’ingéniosité pour rendre leur vie insupportable. Par pure vengeance. Faire caca dans les chaussons, c’était plutôt hilarant, mais généralement, l’autre humaine finissait par le bombarder avec. Comme si c’était drôle ça ! Franchement ! Alors des fois, il faisait un bon gros pipi sur son oreiller, et c’était bienfait.

Il y avait aussi l’autre humaine : celle qui avait des poils tellement hirsute sur la tête qu’on aurait dit un monstre. Souvent, elle oubliait sa présence et laissait tomber son livre à côté de son lit avant d’éteindre la lumière. Sauf qu’à côté de son lit… C’était son endroit préféré ! Bin oui, le seul qui ne puait pas la culotte sale ! Alors un soir, il s’était vengé. Il avait grignoté le parchemin qui dépassait de son sac. C’était bon le parchemin… Presque autant que le foin. Et elle avait tiré une de ces têtes, l’humaine !

Son humaine et l’autre étaient parties depuis plusieurs heures lorsque l’hirsute pénétra dans le dortoir, un peu plus tard dans la matinée. Floki s’était redressé d’un bond, prêt à éviter tout attaque ! Elle se contenta d’un regard dédaigneux, ramassa le livre poser sur son lit, et ressorti aussi sec.

Aussi sec, mais sans prendre garde à bien refermer la porte…

Floki resta un instant interdit, le cœur battant.
Trois, deux, un…
A lui l’Eden !
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Westyversionfrench » 01 sept. 2018 - 20:31

Titre : Qui je être
Thème (stylistique ou sénaristique) : Un de vos personnages ne maîtrise pas la langue du pays dans lequel il se trouve (scénaristique)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 449
Personnages : Ronald Weasley / Gabrielle Delacour
Rating : Tous Publics
« Je me pardonne. » Gabrielle fixa Ronald Weasley avec incrédulité. Elle ne savait pas ce qui était le plus surprenant entre sa présence ici, sur le perron de ses parents dans le sud de la France, ou le fait qu'il parle français pour la première fois devant elle. Face à son absence de réaction, il répéta, avec moins d'assurance dans la voix, et un accent diablement séduisant :
« Je... souis... pardonné. » C'était difficile de ne pas rire, et seule la colère qui l'animait l'empêcha de céder à l'hilarité. La jeune femme soupira :
« Of course not ! If you think I'll forgive you just like that, you're a fool ! » Ron grimaça et reprit, en anglais cette fois :
« I must have said it wrong. I meant... I'm sorry, and I understand if you're still mad at me. » Gabrielle décida que d'inverser les rôles, pour une fois, était la meilleure punition qu'il pouvait recevoir. C'est pour cette raison qu'elle continua en français :
« Et c'est tout ? » Il la fixa, les oreilles écarlates, le nez plissé dans un signe de concentration intense.

« Je devine que je n'aurais pas dû... bloody hell... how do you say making fun...
-Te moquer... » soupira Gabrielle. Ron reprit docilement :
« Je devine que je n'aurais pas dû te moquey. » Cette fois, Gabrielle sentit ses zygomatiques tressaillir. Elle garda une expression la plus sérieuse possible, même si, dans son cœur, elle le sentait, elle avait déjà tout pardonné à ce grand benêt. Et son rouquin persévérait, malgré sa nullité absolue en langues étrangères.
« Tu ne suis pas naïve. » Il allait de mal en pis.
« Tu ne suis pas inconséquente. And tu ne suis pas méritante de je. » La jeune française fronça les sourcils. Etait-il possible que Ron soit allé demander conseil à Fleur, et que celle-ci ait voulu lui jouer un tour ? Il conclut par :
« Tu suis droit. J'ai laissé je oublier qui je être. » C'était difficile de comprendre ce qu'il essayait de lui dire, de l'écouter sérieusement et d'accepter de le laisser s'expliquer. Pourtant, malgré ce massacre de sa langue maternelle, Gabrielle comprit l'essentiel : Ron était prêt à oublier la guerre et surtout, à ne plus laisser l'oisiveté le dénaturer.

Elle soupira profondément et sentit son cœur se pincer en découvrant à nouveau ces grands yeux bleus, expressifs, incertains, instables, et ces grandes mains pygmées qui se malmenaient l'une l'autre. Elle sourit, et avant de l'embrasser, murmura :
« You're forgiven. But for Merlin's sake... Never try to talk french again. » Ron laughed and took her in his arms, deeply relieved.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

leilo
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par leilo » 01 sept. 2018 - 20:38

Titre : Eau secours
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique et stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Gabrielle Delacour
Rating : Tout public
A son réveil, elle était sous le feu d'un regard vert et sous une pluie de questions. Elle pouvait l'entendre aux intonations de la voix, mais elle ne comprenait pas un traître mot. Elle savait cependant une chose : elle était dans les bras d'Harry Potter, le héros du monde sorcier. Sa réputation avait traversé la manche et infiltré les fantasmes des jeunes françaises. Le cœur papillonnant, elle resta muette quand on l'arracha à son sauveur. Tandis que sa sœur l'enveloppait dans des serviettes sèches, elle suivit l'adolescent maigrichon d'un regard ardent, regrettant ses pouvoirs de vélane encore en sommeil.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par AliceJeanne » 01 sept. 2018 - 20:48

Titre : La communication universelle
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 533
Personnages : Lucian, Raze, Manuel (OC), Nuha (OC)
Rating : Tout public
Lucian commençait à perdre patience, la nouvelle venue était jeune, un peu trop pour être l’émissaire d’un chef lycan, et surtout, elle ne parlait pas un traitre mot de Hongrois. A quoi Amir pensait-il donc en lui envoyant la jeune-femme ? Raze essayait en vain depuis des jours à communiquer avec elle, usant de tous les dialectes arabes qu’il connaissait pour obtenir des informations quant à sa venue.

« Peut-être devrions-nous user d’une communication un peu plus universelle ? Suggéra Manuel, adossé à un mur, jouant pensivement avec les lacets de sa tunique.
- Oh mais je t’en prie, mon cher cousin, grommela Lucian, tu n’as qu’à t’en charger puisque tu t’estimes suffisamment intelligent pour énoncer des possibilités que nous avons déjà toutes essayées !
- Inutile de t’énerver, bougonna le jeune-homme. »

Le lycan donna un coup dans la colonne la plus proche, envoyant quelques gravillons auprès de la jeune-femme qui souriait à Raze avec insistance. Celle-ci sursauta et reporta son attention sur les deux autres occupants de la vaste salle, les assommant d’un flot de phrases inintelligibles. Lucian poussa un cri de rage, Manuel pouffa et l’inconnue frissonna. Raze renifla, si son chef lui faisait peur, il serait encore plus difficile de réussir à avoir une discussion avec elle.

Le fils de William se redressa et s’approcha avec souplesse de la jeune-femme. D’un doigt il se désigna et articula avec minutie son prénom avant de porter son doigt vers elle.

« Nuha. »

Un sourire de triomphe se dessina sur ses lèvres tandis que Lucian se permit un soupir agacé.

« Bien, nous savons donc comment elle s’appelle. Quelle information cruciale ! Railla-t-il. A cette allure nous aurons tôt fait de connaître le nom de son père et peut-être même que dans un mois nous obtiendrons le nom de son clan.
- Si jamais tu as une meilleure idée…
- Non, sans façon, elle m’a fait perdre suffisamment de temps, libre à toi de communiquer de « façon universelle » avec elle. Après tout, si cela peut faire en sorte que tu sois un peu plus silencieux cela ne pourra que reposer mes nerfs.
- Bien. »

Le jeune-homme tourna les talons et empoigna le bras de Nuha pour l’entraîner à sa suite. La jeune-femme lui suivit bien volontiers et jeta cependant un dernier regard compatissant à Lucian. S’il n’avait pas été aussi compréhensif il aurait pu penser qu’elle se payait sa tête.

oOo


Quelques mois s’étaient écoulés depuis l’arrivée de Nuha en Hongrie et le second d’Amir parvenait à présent à communiquer de façon remarquable avec ses homologues européens, à tel point que Lucian se demandait souvent quelle méthode révolutionnaire Manuel avait-il bien pu employer pour parvenir si vite à de tels résultats. Ses savoirs avaient une valeur inestimable et il devait ainsi une fière chandelle au fils de William. La réponse à sa question lui parvint un soir alors qu’il retournait dans ses quartiers pour prendre un peu de repos, sous la forme d’une porte ouverte.

Assis tous les deux sur le lit du jeune-homme, Manuel et Nuha semblaient échanger bien plus que quelques paroles polies. Lucian se détourna, gêné mais néanmoins amusé.

« Méthode de communication universelle hein…»
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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Fleur d'épine » 01 sept. 2018 - 20:54

Titre : Andalousie
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique (Un de vos personnages ne maîtrise pas la langue du pays dans laquelle il se trouve)
Fandom : /
Nombre de mots : 498
Personnages : /
Rating : Tout public
Et de soupirer quelquefois. Et de pleurer, aussi. C’était ça, l’Andalousie.
Emerveillement et nostalgie.
Nous étions nés ici, nous étions morts ici.
Pourtant nous venions de Paris.

Ça avait bouleversé nos existences, un court instant certes mais un instant encore bien installé dans ma mémoire, qui ne me quittera jamais, je le sais, alors que le temps cherche à m’en éloigner — mais rien n’a changé. Pas la moindre poussière pour brouiller le souvenir. Pas même une hésitation.

On était grimpé tout en haut du quartier du Sacromonte, le quartier gitan de Grenade, composé essentiellement de ruelles tortueuses et pentues, de grottes et de maisons blanches, à l’intérieur desquelles l’on dansait le flamenco.
Les « Hola ! », les « Guapa ! », et d’autres cris étrangers, impossibles à reconstituer, accompagnaient la danse effrénée, prodigieuse, incandescente. A peine pénétrions-nous l’entrée des caves qu’une musique aux sonorités orientales, ça ressemblait à l’arabe, à l’idée que je m’en faisais, nous accueillait, nous plongeait dans une atmosphère atypique que je n’ai jamais retrouvée depuis. C’était Parrita, c’était Camaron de la Isla, Ojos de Brujo et Radio Tarifa.
Je me représente ces hommes comme des frères et comme des divinités, si proches de moi pour m’avoir touché si profondément, mais trop sacrés pour être considérés avec une telle familiarité.

Je ne parlais pas l’espagnol mais ce soir-là je l’éprouvais, je le ressentais jusqu’au bout des doigts. Les danseuses atteignaient mon âme avec plus d’intensité et de violence que n’importe quel autre guide spécialisé. Il y avait une brutalité et une évidence dans leurs mouvements. J’ai voulu pleurer, mon coeur était hanté, mais l’émotion qui m’habitait alors était plus compliquée à communiquer que seules les larmes ne le pouvaient. J’étais comblé. Comblé d’un sentiment que je ne savais même pas que j’avais cherché, toutes ces années. Je le trouvais ici, dans cette cave insignifiante du quartier gitan de Grenade, au son des guitares et des castagnettes. C’était tellement simple que c’en était risible.

Une vieille dame m’avait regardé. Nous étions tous entassés, en ronde autour d’eux dans un espace plus petit que mon living-room à Paris, pour les regarder, les admirer, mais c’est mon regard qu’elle avait croisé. Ses sourcils étaient froncés avec gravité mais je pouvais dire qu’au-delà de la souffrance, elle avait aimé. Avec passion. C’est à la cadence de ses pieds qui claquaient, déterminés, sur le sol que j’avais pu en être certain, que j’avais pu reconnaître le battement de son coeur amoureux et déchiré. La vieille dame m’avait regardé. A ce moment-là je n’avais pas pleuré.
J’ai été amoureux à nouveau. Pas d’une personne en particulier, mais d’une danse. D’une émotion partagée. De la force de ces femmes, de la grâce de ces messieurs. De la terre entière. Et je ne pouvais rien expliquer.

Ça coulait dans leur sang et ça venait jusqu’à nous.

Nous n’aurions pour autant pas pu l’attraper.
Mais nous pouvions au moins essayer de l’appréhender.
Je ne parlais pas la langue mais je comprenais tout.

Dédicace à @The Night Circus
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

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zelinara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par zelinara » 01 sept. 2018 - 20:57

Titre : Le grand voyage
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique: un de vos personnages ne maitrise pas la langue du pays dans lequel il se trouve
Fandom : HP
Nombre de mots : 724
Personnages : Ron Weasley, Rose Weasley, Scorpius Malfoy
Rating : tout public
Le Japon, pays de tradition de modernité, pays des samouraïs, des ninjas et des geishas faisait rêve depuis de nombreuse années sa fille : Rose, sa Rosie comme il aimait la surnommait depuis qu’elle était petite.

Il avait alors décidé de lui faire une surprise pour son anniversaire lui payer le voyage de ses rêves. Il n’en avait parlé à personne cela devait être une surprise pour tout le monde au terrier. Et qu’elle ne fut-elle pas pour Rose et toute la famille réunis, elle lui avait sauté dans les bras, lui avait plein de bisous, elle ne lui en faisait plus depuis quelques mois et lui avait murmurer : « Merci papa, tu es le meilleur, je t’adore. "

Les jours, les semaines précédent le départ avait filé à la vitesse de l’éclair. Le dernier préparatif avait eu lieux, elle avait bouclé son sac. Elle était prête. Son portoloin partait tôt le lendemain matin. Elle ne réussit pas à dormir de la nuit l’excitation et l’anticipation la tenant éveillé. Elle allait voyager seule, complétement seule. Elle n’avait pas voulu le croire quand son père le plus protecteur des pères lui avait offert ce voyage mais elle avait vu le billet à son nom seule qu’elle ne pouvait s’empêcher encore aujourd’hui de le regarder.

Son portoloin partait dans moins d’une heure son père l’avait accompagné à l’air de transplanage. Il restait protecteur de dit-elle. Alors qu’ils se séparer, il lui répéta pour la centième fois de la matinée. « Tu as bien tout pris Rosie ? Tu m’appelle aux moindres soucis et j’arrive. » Et lui répondit pour la centième fois « Oui, papa ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer. » Avant de déposer un baiser sur la joue de son père et de diriger vers le guichet où elle montra son billet. Elle fit un dernier signe de la main à son père.

Elle détestait toujours autant les voyages en portoloin. Alors certes ils étaient plus rapides que les voyages en avion mais les avions c’était autre chose. Elle sourit en pensant au premier vol qu’elle avait fait avec ses parents et son frère pour aller en Italie. Elle avait mais son père et son frère était devenu vert dès le décollage et encore plus au moins de l’atterrissage. C’était un comble pour un joueur de quiditch.

Elle sorti de l’aire d’arriver par le côté sorcier de la gare de Narita pour rejoindre son hôtel. Elle avait mémorisé le trajet avant de partir. Alors qu’elle ouvrait la bouche pour dire son nom et demander sa chambre. Elle se rendit compte qu’elle ne comprenait aucuns mots qui sortaient de la bouche de la réceptionniste. C’est alors qu’elle fit le lien, Japon, japonais. Un gros mot moldu lui vint en tête que sa mère pouvait dire quand elle croyait que personne ne l’entendait. Elle avait un problème, un gros problème. Elle avait oublié de lancer un sort de traduction avant de partir et elle n’en connaissait aucun. Elle, Rose Weasley, major de sa promotion à Poudlard, fille d’Hermione Granger, la meilleure élève de tous les temps à Poudlard avait oublier de se lancer un sort de traduction. « Argh ! Lança-t-elle en l’air et levant les yeux au ciel.

- Alors, Weasley. On ne comprend pas le japonais, lança une voix moqueuse dans un recoin. Rosie, on ne te changera jamais, fit de nouveau la voix, cette fois-ci plus douce. »

Rose reconnu aussitôt cette voix, elle n’eut pas besoin de le voir se détacher du mur, ni de voir son regard, ni ses cheveux blonds comme les blés. Elle murmura interloquer alors qu’il se rapprochait d’elle. « Scorpius…

- Oui, Rosie, répondit-il avant de poser doucement ses lèvres contres les siennes dans un doux baiser.
- Qu’est-ce que tu fais là ? lui demanda-t-elle après ce chaste baiser les joues rougies.
- Je visite, avec toi.
- Mais comment ? lui demanda-t-elle toujours interloquée.
- Ton père.
- Mon père a payé le voyage pour toi aussi.
- Oui, lui répondit-il ponctuant sa réponse d’un baiser. »

Finalement, elle n’avait plus de problème. Scorpius était là et à deux, ils y arriveraient et au pire elle utlisera les mains et Scorpius lui dirai le sortilège à utiliser. Alors que Scorpius l’embrassait de nouveau. Elle se dit que son père était vraiment le meilleur.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par BellaCarlisle » 01 sept. 2018 - 21:02

Titre : France
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique (et apparition d’un phénix sur un blouson x) )
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 687
Personnages : Amélia (OC), John Garrett, Grant Ward
Rating : Tout public
La seule lampe qui fonctionne éclaire difficilement l’appartement étroit dans lequel les trois agents ont trouvé refuge. Pendant qu’Amélia s’occupe de vérifier qu’il n’y a aucun équipement espion dans les quelques pièces poussiéreuse, Grant sort de son sac une lampe torche qu’il allume aussitôt. La lueur est presque aussi faible que celle du plafond et il jette un coup d’œil à son officier superviseur qui est déjà en train de mettre en route une vieille bouilloire sifflante. John grimace en entendant le son produit par l’appareil mais il ne l’arrête pas pour autant, s’accommodant du matériel un peu ancien. La jeune femme les rejoint en affirmant qu’ils ne craignent rien et fixe son attention sur l’ampoule qui clignote de plus en plus.

- À ce rythme, la lumière va nous lâcher, marmonne Grant. Nos piles sont mortes, les lampes torches ne fonctionneront pas longtemps.
- Il y a un magasin au bas de la rue, réplique John en sortant des tasses dans un sale état. Vous pourriez aller acheter ce qu’il faut.
- Je ne parle pas français, remarque Amélia avec une certaine gêne.
- Et je doute qu’ils sachent tous communiquer dans notre langue, soupire le chef d’équipe. Ward, tu ne l’as toujours pas appris ?
- Non monsieur, pas encore.
- J’ai compris, je m’en charge. Miss Cross, vous venez avec moi.

La concernée hoche la tête et récupère son manteau. Elle adresse un sourire amusé à son coéquipier avant de sortir à la suite de leur officier superviseur. John ne l’attend pas et elle le rattrape au pas de course, peu attirée à l’idée de se retrouver perdue dans un pays dont elle ne maîtrise pas du tout la langue. Son supérieur en profite pour lui montrer certaines devantures de boutiques en lui traduisant les noms pour qu’elle les comprenne un peu. Amélia tente de les retenir mais les mots sonnent étrangement à ses oreilles, d’autant plus qu’elle n’a aucune base en français.

- Quand avez-vous pris le temps d’apprendre toutes ces langues ?
- Pendant mes études à l’Académie du Shield et ma convalescence.
- Oh, je vois. J’avais choisi le Russe, je pensais que ça me serait utile mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’en rendre compte.
- Vous êtes encore jeune, Amélia, vous aurez le temps de vérifier vos compétences. Toute langue est bienvenue dans notre métier, on ne sait jamais sur qui on peut tomber.

Ils s’arrêtent devant une petite boutique portant le nom de « tabac-presse » et le plus âgé pousse la porte le premier. La jeune femme le suit, portant son regard sur tout ce qu’elle peut voir, déchiffrant les mots sans toutefois en deviner le sens. Elle patiente dans un coin pendant que son officier superviseur demande des piles tout en comptant des billets de la monnaie européenne. Une désagréable impression d’être épiée la prend soudainement et elle se retourne, détaillant la rue à travers la vitre principale de la boutique. À quelques pas de là, un homme est debout sur le trottoir opposé, portant des habits noirs dont un blouson orné d’un phénix au bec ouvert. Il ne faut que quelques secondes à la jeune femme pour reconnaître le symbole déjà aperçu à plusieurs reprises depuis des mois.

Sans même prévenir son supérieur, elle sort dans la rue, faisant tinter la clochette de la boutique. L’inconnu n’a pas bougé de l’autre côté, hormis ses yeux qui sont posés sur elle. Amélia ne panique pas, elle sent dans son dos le poids familier de son arme et, au bout de ses doigts, ses pouvoirs sont prêts à être libérés. Pourtant, elle reste immobile, sans agir, hésitant entre faire demi-tour ou s’avancer. La porte claque derrière elle et une main se pose sur son épaule, la faisant sursauter. Elle tire son pistolet d’un coup sec et le pointe vers la tête de John qui lève les mains avec un sourire amusé.

- Évitez de tirer, tuez son supérieur risque de faire beaucoup de paperasse.
- Excusez-moi, je suis un peu nerveuse.

L’inconnu a disparu de son champ de vision et elle craint un instant avoir rêvé.
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zelinara
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par zelinara » 01 sept. 2018 - 21:38

Titre : Un jour à marquer d'une pierre blanche
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique : Le mot "zombie" doit apparaître dans le texte et stylistique : Placer tous ces homophones dans le texte : différent, différend, différant
Fandom : HP
Nombre de mots : 213
Personnages : Albus Potter, Rose Weasley, Scorpius Malfoy
Rating : tous public
Le cours de défense contre les forces du mal allait commencer. Comme à son habitude Albus était assis entre sa cousine Rose et son meilleur ami Scorpius. Ils étaient tous les trois différent. Chacun avait leur personnalité. Son meilleur ami était discret et indulgent, il pardonnait tout et à tout le monde, surtout à Rose. Rose, elle était tout le contraire. Elle était le feu, hérité de sa tante, sa mère Ginny mais aussi de leur grand-mère, Molly. Elle s’emportait pour un rien. Elle se disputait avec tout le monde et pour un rien mais un différend ne durait jamais bien longtemps sauf avec Scorpius. Ils s’étaient encore une fois disputés au petit déjeuner pour un sujet idiot, une histoire de verres et d’assiettes s’il se souvenait bien.

Alors que le nouveau professeur de défense contre les forces du mal entrait dans la salle de cours, rose ouvrit la bouche et dit à une vitesse folle et du bout des lèvres : Pardon, Mal… Scorpius, se reprit-elle.

Un miracle, se dit Scorpius. Ce jour est à marquer d’une pierre blanche, se dit-il alors qu’il venait à peine de prêter attention au cours, la différant. Il ne saisit qu’un mot dans le discours du professeur : « Zombie ». C’était quoi cette histoire encore.
Dernière modification par zelinara le 01 sept. 2018 - 21:46, modifié 2 fois.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par ninipraline » 01 sept. 2018 - 21:42

Titre : Sur le pied de guerre
Défi (scénaristique ou stylistique) :Défi stylistique : Placer tous ces homophones dans le texte : différent, différend, différant & Défi scénaristique : Le mot "zombie" doit apparaître dans le texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 340
Personnages : OC
Rating : Tout public

Wildonna Wildclass compulsa une nouvelle fois la liste des derniers achats qu’il lui restait à effectuer.
Cent trois bouteilles de bierraubeurre, cinq barils de cinquante litres de jus de citrouille, quinze quiches citrouilles – hannetons, douze pizza orties – cornichons (pour les sorciers vegan), deux plateaux d’assortiments de sandwichs et petits fours, un vampire, trois goules et quatre zombies pour les festivités intérieures, deux sombrales et cinq hypogriffes pour animer les jardins, et n’oublions pas le groupe des bizzar’sister, elle avait tout. Elle referma son petit carnet.
Non ! Elle rouvrit son petit carnet. Elle était en train d’oublier son costume. Elle rajouta de sa plus belle écriture l’adresse de la plus talentueuse des couturières.
Cette petite fête d’anniversaire, première fête avec les copines et sans les parents allaient sans doute lui coûter la raison, et la fortune de ses parents, mais elle s’était jurée de faire ravaler son arrogance à la très noble et pure Titania. Le différend entre les deux amies étaient devenues tel qu’il était temps de dépasser les piques sordides pour passer aux grandes offensives.
Elle releva la tête sur la grande salle de réception redécorée en mode crypte abandonnée. Décoration qui avait provoqué un tic nerveux à la paupière maternelle et un sarcasme paternel qui rappelait que la famille disposait déjà d’un caveau. Différant à un plus tard hypothétique les réponses et explications filiales, elle se remit à la préparation de sa fête.
Elle voulait par dessus tout rabattre le caquet de la coquette Titania, séduire Lawrence passionné de tous ce qui se rapportait à la mort (finalement, elle aurait peut-être dû la faire dans le caveau familiale sa fête) et remonter sa côte de popularité auprès de ses camarades au passage, y a pas de petits profits. Et puis, s’il restait du temps, elle s’y amuserait peut-être à sa petite fête.
Fête qui n’aurait lieu que si elle arrivait à clore la liste des achats et réservations de figurants magiques et... et surtout se procurer une toilette à arracher les yeux et faire tomber les langues.
Dernière modification par ninipraline le 01 sept. 2018 - 21:58, modifié 1 fois.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Charliz » 01 sept. 2018 - 21:43

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique et stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 854 mots
Personnages : Rose Weasley, Scorpius Malefoy
Rating : /
Il sentait la pomme. La pomme sucrée. Celle qu’on ne retrouvait que dans l’alcool fort… Avec une pointe de citron, sans doute de la limonade. Et il avait la peau douce et les mains fermes et directives aussi.

Rose se perdit dans son baiser, laissant glisser ses doigts sur ses cuisses pour se pencher un peu plus vers lui, hésitant à les plonger dans ses cheveux blonds. C’était bon, c’était doux, c’était…

C’était Scorpius.

Elle se détacha en douceur, à bout de souffle. Au bout de son souffle.

« Qu’est ce que tu fais, Scorp’…
- Tu en avais envie.
- Bien sûr que non… » Elle s’arracha à la prise ses mains sur son visage, secouant la tête pour faire voler en éclat les sensations qu’il avait fait naitre en elle, beaucoup trop forte. « Tu es mon ami, tu es complètement bourré, et tu ne fais ça que pour blesser Lucy.
- Tu racontes n’importe quoi. Je le fais pour moi, parce que j’en ai envie, et parce que je sais que tu m’aimes.
- Excuse-moi ?
- Tu m’aimes. »

Il glissa la main dans sa nuque et plongea à nouveau vers elle. Cette fois-ci, elle tourna la tête, le cœur battant.

« Je ne t’aime pas Scorpius. Pas comme ça…
- Bien sûr.
- Je t’assure.
- Cesse de mentir. Tu n’as plus besoin de mentir. Elle n’est plus là.
- Lucy n’a rien à voir dans tout ça ! Je ne t’aime pas.
- Tu me prends vraiment pour un con… Tout le monde sait que tu m’aimes depuis Poudlard ! Tu ne trompes personne ! »

Rose se figea, fixant son meilleur ami avec scepticisme, blessée malgré elle.

« Tu sais très bien que c’est faux.
- Alors qu’est-ce que tu fous là, hein ?! »

Il avait crié. Scorpius avait crié. Rose frissonna de tout son être.

« Je…
- Dis-le.
- Scorpius, tu…
- Dis-le !
- Tu me fais mal ! »

Elle se leva d’un seul coup en se massant le poignet. Qui était-il ? Comment quelques verres d’alcool pouvaient-ils le rendre si différent ?

« Je… Je voulais juste… bredouilla-t-elle en baissant le regard devant le sien, presque menaçant.
- Tu voulais quoi ? Profiter de mon différend avec Lucy ? Me faire miroiter ? Et partir comme une voleuse ?!
- Non ! Je voulais être là pour toi, Scorpius !
- Tu me colles sans cesse…
- Non !
- Tu es là tous les jours ! Tu t’occupes de moi, tu me soignes quand…
- Je m’inquiète pour toi, Scorp’ ! Je…
- Je n’ai pas besoin de toi.
- Vraiment ?! Alors c’était quoi ce baiser ? »

Scorpius avala sa salive, différant sa réponse comme s’il ne l’acceptait pas.

« Je… Reste.
- Pourquoi ?
- J’ai besoin de toi, Rose.
- Je sais… »

Il s’était laissé tomber sur l’un des tabourets de bar d’Ed et elle l’avait prise dans ses bras.

« Je serais toujours là. Toi et moi, c’est pour la vie, tu le sais.
- Alors reste.
- Je ne peux pas.
- Tu vas la voir…
- Non.
- Arrête de mentir ! »

Elle s’éloigna à nouveau. Elle détestait le voir crier ainsi. Il semblait au fond du gouffre… Avec de grosses cernes et des joues creuses qui le faisait ressembler à un zombie.

« Tu vas la voir… Avoue le.
- Non.
- Et tu m’aimes.
- Scorpius !
- Dis-le !
- Non.
- Dis-le !
- Non ! »

Il s’était penché à nouveau pour l’embrasser, et elle l’avait évité avec peine. Et ses tentatives répétées, ça la mettait tellement en colère que ses mains en tremblaient.

« Je ne t’aime pas Scorp’ ! J’aime quelqu’un d’autre…
- Ben voyons. Qui ?
- Tu n’es pas en état.
- C’est ton mec, là ? Le plus vieux ? L’imaginaire que tu nous caches depuis deux ans ?
- Je…
- Tu me déçois. Invente tes histoires pour les autres si tu veux, mais me mentir à moi… »

Elle fit deux pas en arrière, soufflée par l’expression de son visage.

« Je… Je vais m’en aller.
- Non. »

Il se leva avec une vivacité qu’elle n’aurait pu anticiper au vu de son état, et claqua la porte avant qu’elle ne puisse s’enfuir. L’angoisse lui prit la gorge, pour la première fois terrorisée d’être en sa présence. Il n’avait plus rien du Scorpius qu’elle connaissait. Il n’était plus qu’un savant mélange de peine, de colère, et d’alcool. Imprévisible.

« Tu t’en vas le retrouver ? souffla-t-il.
- Oui…
- Qui est-ce ? »

Sa respiration devenait de plus en plus erratique. Il se pencha vers elle et elle regretta que l’entrée ne soit pas plus large, plaquée contre le mur de l’entrée.

« Dis-moi qui c’est. »

Elle frissonna de la racine des cheveux jusqu’au bout des pieds, cherchant du bout des doigts sa baguette coincée dans la poche arrière de son jean. Rose ferma alors les yeux, avala sa salive…

« Ton père, Scorpius. C’est ton père. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Mikoshiba » 01 sept. 2018 - 21:47

Titre : Leçon de maquillage trente-quatre
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique (placer tous ces homophones dans le texte : différent, différend, différant) et Scénaristique (le mot "zombie" doit apparaitre dans le texte)
Fandom : HP
Nombre de mots : 355
Personnages : Gabrielle et Megan
Rating : Tous publics
Megan a décidé que jouer un mauvais tour à une des filles de sa classe avec laquelle elle a un différend. En gros, elles se battent pour obtenir les faveurs de Sean. Sean qui, je présume fortement, n’en a absolument rien à faire.

- Nan mais tu comprends, elle veut que se soit son amoureux ! Beurk quoi !
- Et toi tu veux qu’il soit quoi ?

J’essaie d’être patiente et impassible mais c’est difficile quand la seule envie que j’ai est d’exploser de rire.

- Ben comme d’habitude quoi, mon copain !
- Et il ne peut pas être les deux ?
- Non mais c’est pas pareil !
- En quoi c’est différent ?
- Elle elle le veut pour elle toute seule !
- Et pas toi ?
- Mais non c’est pas pareil je te dis !

Elle a bruyamment monté les escaliers et je ne l’ai plus entendue.
Mais le silence, ça va cinq minutes. À partir de dix minutes, ça commence à devenir inquiétant avec Megan.
Différant une nouvelle fois la paperasse administrative (c’est le piège de vivre parmi les Moldus : les papiers non-magiques et les parchemins magiques sont deux fois plus nombreux et s’entassent donc deux fois plus vite), je suis également montée à l’étage (mais de manière plus légère que ma fille) et j’ai pu découvrir l’étendue des dégâts.
Elle avait utilisé l’onguent que j’ai fabriqué pour guérir les blessures des chouettes, dans le but se blanchir le visage, et avait accentué certains traits avec du cirage. Le résultat était vraiment pas mal.
Non mais qu’est-ce que je raconte ? On s’en moque du résultat esthétique ! Le vrai résultat c’était qu’elle avait sur la peau un produit absolument pas fait pour elle, et qu’elle avait fait des taches partout sur ses draps, le tapis et même les murs ! En quoi voulait-elle se transformer ? En squelette ? En zombie ? En momie ? Toujours est-il que Dracula a fini de force sous la douche, que ses cris de loup-garou ont affolé tout le quartier et que Sean n’en a toujours rien à secouer.
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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par selket » 01 sept. 2018 - 21:54

Titre : Le zombie de la cabane à jardin
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 119
Personnages : Ron et Percy
Rating : TP
- Dis Percy les Zombies ça existe ?
- Ne dis pas de bêtises Ron ! Les Zombies ont autant de chance d’exister que Croutard d’être un sorcier. Maintenant file j’ai des devoirs à faire.
Il n’est pas amusant Percy, mais il sait tout. Alors si il dit que les zombies n’existent pas c’est que c’est vrai.
Au moins maintenant il n’aura plus à avoir peur lorsque Fred et George le menace de le donner à manger au Zombie de la cabane à jardin. Il devrait peut-être allé lui demander si les monstres sous son lit sont réel. Oui il va lui demander, mais demain parce que Percy quand il est énervé il lui fait plus peur que la goule du grenier.
Dernière modification par selket le 01 sept. 2018 - 22:44, modifié 1 fois.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par AliceJeanne » 01 sept. 2018 - 21:58

Titre : /
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1133
Personnages : Sonia (OC), Lucian
Rating : /
Sonia observa le corps du loup-garou avec circonspection, il s’était jeté sur eux en dépit des efforts de Lucian pour le contrôler et de sa supposée immunité personnelle héritée de ses géniteurs. Leur unité n’avait heureusement subit que peu de dommages et chacun était sauf ce qui soulageait l’ancien chef des lycans. La pseudo-vampire du groupe retourna le cadavre du bout du pied, cherchant en vain une explication au phénomène, ayant la nette impression que cette attaque d’un nouveau genre n’était certainement pas à prendre à la légère. Ce ne fut que lorsque Sabas s’empara du corps pour l’empiler sur un bucher improvisé qu’elle sortit de sa torpeur et arrêta le geste de son coéquipier.

« Attends, je souhaite vérifier quelque chose, indiqua-t-elle en s’emparant de son kit de prélèvement à sa ceinture. »

Le lycan obtempéra en haussant les sourcils, il ne se ferait jamais à ses manières, très proches de celle d’Alicia qui l’avait élevée depuis que ses parents lui avait confié et parfois assez étonnantes en dépit de la situation. Lui n’avait aucune formation scientifique, aussi préférait-il rester à distance respectable de tout ce qui pouvait s’apparenter à un tube à essai. Il observa, dans un silence religieux, la jeune-fille recueillir un peu de sang de leur attaquant défait et reboucher le tube avant de le ranger rapidement dans sa poche. Il ne posa pas de questions, de toute façon il n’aurait sans nulle doute rien compris. Le nouveau conseil avait la fâcheuse tendance d’élever la science au rang de religion et les progrès effectués défiaient toute concurrence. Ils étaient certainement en avance d’une bonne cinquantaine d’année par rapport aux humains.

De retour à la base, Sonia s’enferma dans le petit laboratoire mis à disposition de l’équipe tactique dont elle faisait maintenant partie depuis presque deux ans. Pas un jour ne passait sans qu’elle ne remercia Alicia de l’y avoir envoyée suite à sa condamnation. Jamais elle ne s’était sentie aussi libre qu’avec ses coéquipiers. Lucian, leur commandant n’était pas la personne la plus joyeuse au monde, mais outre le fait qu’elle le connaissait de longue date, elle appréciait tout particulièrement ses silences et la façon dont il les dirigeait.

Le spectre de masse rendait les derniers résultats lorsque celui-ci passa la porte du laboratoire, un air impassible plaqué sur son visage. Sans un mot il prit place sur le deuxième siège accolé à la paillasse et l’observa prendre des notes, s’amusant de son application. Parfois il se disait qu’elle aurait pu avoir tout à fait sa place au sein des équipes scientifiques de l’Assemblée ou bien même au sein de la sphère politique tant la précision faisait partie de son être. Son esprit aiguisé, comme celui de tous les enfants qui suivaient le programme mis en place par Alicia, était une arme à lui seul.

« Alors ? Qu’a donc mangé notre ami commun de si indigeste? Lui demanda-t-il en esquissant un sourire.
- La question est plutôt, comment une substance aussi basique peut décérébrer à ce point un être normalement doué de capacités de réflexion supérieures ? »

Lucian lui jeta un regard interloqué, que voulait-elle insinuer ? Ses yeux vairons lui répondirent avec sérieux, elle était réellement inquiète.

« Ce n’était pas un loup-garou comme on pourrait le croire mais bien un lycan. Sauf que si j’en crois ce que j’ai trouvé, il était totalement incapable de la moindre prise de décision. »

L’air dubitatif de son interlocuteur lui tira une petite moue, elle se sentait parfois bien seule au milieu de tous ses guerriers, elle qui avait passé la moitié de sa vie à étudier la biologie.

« En clair, cette personne a reçu une grosse dose d’une substance inconnue qui a totalement altéré sa capacité de choix, la transformant en une sorte de zombie en attente d’ordre, incapable de penser par elle-même.
- Donc, c’est plutôt sérieux, conclut-il.
- Suffisamment pour demander une ligne direct avec la Chancelière dès à présent. J’ai impérativement besoin de parler au pole médical, je ne peux pas mener toutes les analyses nécessaires ici et la nature même de ce composé m’intrigue au plus haut point. Cela semble à mis chemin entre la drogue de soumission et le parasitisme.
- Alicia va être ravie.
- Je t’assure qu’il n’y a pas lieu de plaisanter Lucian, je suis extrêmement sérieuse, le morigéna la jeune-fille.
- Je l’étais également, tu lui manques beaucoup tu sais, indiqua-t-il en posant une main apaisante sur son bras. Je suppose que tu as besoin de mes codes ? »

Sonia acquiesça et lui suivit jusqu’au seul ordinateur de la pièce muni d’une webcam. Lucian rentra une série de chiffres et lettres dans l’unique barre de saisie affichée sur l’écran et l’interface apparut enfin. Le numéro de la ligne directe du Refuge composé, il s’écarta cependant.

« Tu ne restes pas ? S’étonna Sonia. Tu discutes toujours avec Wilhelm d’ordinaire, lorsque les conversations officielles sont achevées.
- Je pense que Wilhelm préfèrerait t’avoir toi plutôt que son vieil oncle, rit-il.
- Tu sais bien que je n’ai le droit à aucun contact avec mes proches, riposta-t-elle, même si je le souhaite ardemment je ne peux lui parler.
- C’est bien dommage, le numéro que je viens de composer est justement celui de son propre poste en salle des interventions.
- Que ?!
- Ne me remercie pas Sonia, c’est bien inutile. Et lorsque vous aurez fini de converser « zombies », n’oublie pas de saluer tout le clan pour moi, continua-t-il en passant la porte, désinvolte.
- Comment cela tout le clan ? S’exclama la jeune-fille alors que la liaison s’effectuait et que les visages de David et Wilhelm apparaissaient à l’écran. »

Derrière la porte, Lucian souriait, même sans l’intervention du jour il avait prévu depuis de nombreuses semaines cette communication spéciale. L’état psychique du fils d’Alicia le préoccupait beaucoup et il savait que le départ de Sonia y était pour beaucoup, de leur trio avec David, elle avait toujours était la plus solide, celle sur qui l’aîné d’Alicia se reposait volontiers lorsque ses émotions devenaient trop intenses et que la frustration était trop présente. David au Conseil et Sonia à l’autre bout du monde n’avaient pas contribué à sa stabilité mentale. Les trois jeunes avaient grandi ensemble, survécu ensemble et beaucoup voyaient en eux une prochaine génération d’Aînés. Lorsque l’un d’eux éprouvait un grand tourment, aucun des deux autres n’était épargné et leur solidarité avait toujours fait bien des envieux. Bientôt des rires lui parvinrent et il poussa doucement la porte, juste suffisamment pour apercevoir un doux sourire se dessiner sur le visage de la jeune-fille qui lui donnait tant de fil à retordre. Dans ses mains, une feuille blanche dépliée, annotée par ses soins et comportant trois mots :

« Joyeux Anniversaire Sonia »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par BellaCarlisle » 01 sept. 2018 - 22:00

Titre : Retour
Défi (scénaristique ou stylistique) : Stylistique
Fandom : Torchwood
Nombre de mots : 663
Personnages : Ianto Jones, Jack Harkness
Rating : Tout public
Il se perd dans son travail, comme si chasser l’Alien et remplir des rapports pouvait faire changer les choses. Chaque jour, Ianto passe devant le bureau de Jack, espérant vainement le voir assis sur sa chaise à faire semblant de lire ou de s’intéresser à tous ses papiers. Sans l’immortel pour taquiner les membres de l’équipe et joueur au grand séducteur, tout est différent. L’ambiance est nettement moins joyeuse, ils suivent les règles à la lettre et rentrent chez eux pour revenir le lendemain effectuer le même cycle infernal. Quelques fois, un extra-terrestre est plus fort que d’autres et demande plus de boulot mais ce n’est pas suffisant pour le jeune Gallois qui désespère du retour de leur patron.

Au milieu des archives, Ianto note quelques informations. Son esprit est occupé ailleurs, à rêver d’un baiser qui l’a chamboulé mais qui ne signifie sans doute rien pour son supérieur. Jack est connu pour ses nombreux flirts, il collectionne les hommes et les femmes tout autant que les technologies extra-terrestres. Embrasser un collègue n’est sûrement qu’un jeu de plus pour lui mais pas pour le plus jeune qui développe des sentiments pour lui. Après Lisa, il a cru que rien ne pourrait lui redonner le sourire, pas même ses coéquipiers. Mais il y avait Jack. Il y a toujours eu Jack, depuis leur première rencontre, depuis la capture de Myfanwy. Combien de fois Ianto s’est-il rejoué la scène dans sa tête en se demandant ce qu’il se serait passé s’il avait cédé à ses pulsions cette fois-là ? Leurs lèvres ont été si proches mais il a préféré se relever, pour ne pas être faible face à cet inconnu au sourire d’ange.

Aimer le Capitaine Harkness est douloureux. Ils ont eu des différends, comme tout le monde. Ils se sont disputés plusieurs fois, Ianto a même frappé l’immortel dans un moment de colère, mais jamais il n’aurait imaginé souffrir autant. Sa bouche garde encore le goût de celle de Jack et il se réveille chaque nuit avec des larmes dans les yeux. Il se déteste de se mettre dans cet état à cause d’un seul homme et il déteste tout autant Jack d’être parti du jour au lendemain pour suivre son Docteur. Le Gallois n’est plus qu’une ombre, agissant tel un automate, différant de son comportement habituel, gardant malgré tout son air calme alors qu’une tempête couve en lui.

Ici, tout est Jack. Le Hub, les pièces nombreuses, le ptérodactyle, même les casiers de la salle d’autopsie. À croire que l’immortel est partout et qu’il va surgir dans un coin pour les saluer avec entrain. Mais il n’y a personne, juste le bruit de fond des machines qui tournent et les cris aigus de Myfanwy. Les trois autres agents de Torchwood ont quitté les lieux depuis un moment, fatigués et inutiles puisque la faille n’a rien communiqué de nouveau. Ianto n’a pas souhaité faire le chemin jusque chez lui, il s’occupe comme il le peut dans les archives, à écrire et classer, pour ne pas être seul dans son appartement à ne rien faire et à se morfondre.

- Je prendrais bien un peu de café, résonne une voix familière derrière le Gallois.

Ce dernier se retourne, hésitant entre sauter au cou du Capitaine ou lui balancer le dossier à la figure. C’est Jack qui prend la décision à sa place, comblant l’espace entre eux avant de prendre son visage entre ses mains. Du bout des doigts, il caresse chaque centimètre de peau, comme pour graver dans sa mémoire les traits du plus jeune qui tressaille à son contact.

- Je suis désolé d’êt…

Ianto, dans un geste spontané, le coupe en l’embrassant. Ses papiers ont glissé de ses mains qui reposent désormais sur le torse de l’immortel. Ce dernier répond à ce baiser de retrouvailles avant de plonger son regard troublant dans celui du plus jeune. Ils sont différents, c’est vrai, mais ils ont tous deux un cœur qui bat et qui aime.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par AlwaysLS » 01 sept. 2018 - 22:31

Titre : Rentrée
Défi (scénaristique ou stylistique) : Défi stylistique :
Utiliser uniquement des verbes de deux des trois groupes (1er, 2e, 3e)
(Rappel : 1er groupe : infinitif en -er sauf aller // 2ème groupe : infinitif en -ir en participe présent -issant // 3ème groupe : tous les autres // Être et avoir sont des auxiliaires et ne rentrent pas dans ce classement)
Fandom : HP
Nombre de mots : 145
Personnages : Luna Lovegood
Rating : tout public
Luna se leva, un grand sourire aux lèvres. C’était le grand jour. Et elle avait hâte. Elle dévala les escaliers en colimaçon, évitant les piles de journaux, sautant entre les livres empilés dangereusement et qui menaçaient de tomber à chaque instant pour se rendre dans la petite cuisine de la maison. Elle n’avait jamais été autant heureuse ! Depuis presque un mois, elle comptait les jours : elle traçait sur un petit calendrier un bâton pour chaque jour passé. Bien sûr, il y avait son père. Et ça lui faisait de la peine de le laisser seul, presque livré à lui-même. Elle savait également qu’il n’aimait pas quand elle partait. Après tout, il ne lui restait qu’elle, sa seule fille. Elle n’attendait que ça. Elle était fin prête. Car aujourd’hui, c’était le premier septembre 1996, aujourd’hui c’était la rentrée. Aujourd’hui, elle allait revoir ses amis.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Charliz
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Charliz » 01 sept. 2018 - 22:34

Titre : D'un monde à l'autre ( 8) )
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique
Fandom : HP et un autre :mrgreen:
Nombre de mots : 635
Personnages : Lucy Weasley et Camille
Rating : Tout public
Les murs immaculés, la pression du carrelage sous la semelle de ses baskets et le brouhaha incessant du hall de Sainte-Mangouste disparurent d’un seul coup.

Autour de Lucy, une prairie s’étendait à perte de vue face à elle et derrière elle, une immense muraille de roche, si lisse qu’elle ne pouvait être naturelle.
Et aucun signe habituel du transplanage.

Elle baissa le regard vers la gamine qui lui tenait encore la main mais semblait parcourir l’environnement d’un œil inquiet.

« Comment as-tu fait ça ? La magie est revenue ? Mais… »

Elle tira sa baguette de sa poche, la secoua. Toujours rien. Elle tourna le regard vers Camille, incapable de comprendre.

« C’est étrange, je… Et toi, tu parviens à transplaner à ton âge. Qui t’a appris ?
- C’était un pas sur le côté… On doit se cacher, sinon…
- Où nous as-tu emmené ?
- Chez moi… Tu as dis-
- Chez toi, oui. Mais je ne parlais pas de nous y rendre à l’instant. »

Lucy se détourna, parcourant le paysage du regard. Elle n’avait jamais vu d’herbe aussi verte, sentit d’air aussi pur, et ressentit de terreur aussi sourde. L’étrange sentiment s’infiltra dans ses veines et elle comprit que cette herbe était plus verte parce qu’elle était différente de celle de son monde. Son monde.

« Où sommes-nous, Camille ?
- Nous devons…
- Réponds-moi !
- Je… Ke pensais que tu voulais…
- Bon sang ! Qui es-tu ? Dans quoi m’as-tu embarqué ?!
- Plus tard, on est en danger ! Il faut nous cacher ou…
- Ramène nous à Ste-Mangouste.
- Je ne peux pas…
- Bon sang ! Tu vas me ramener immédiatement chez moi, sinon…
- Ils vont arriver ! Je ne peux pas… Ils vont nous trouver. Ils vont nous tuer !
- Qui ça ? Mais c’est quoi ce monde ?!
- Lucy ! Viens ! »

La gamine la prit par la main pour la tirer vers une ouverture étroite creusée dans la roche. Des bruits de pas résonnaient en loin, elle ne sut pas dire combien de personnes marchaient – non courraient vers elles.
Non, pas des pas. Des sabots. Des bruits de sabots.

Enfin… Elle imagina que c’était des bruits de sabots, puisqu’elle n’avait jamais vu de sa vie un animal à sabot.

« Lucy… geint Camille en la tirant par la main, inefficace.
- Il faut que tu nous ramènes…
- Je ne peux pas ! On doit se cacher !
- Camille ! Si nous sommes en danger, tu dois…
- Je ne peux pas !
- Ce que tu ne peux pas faire, c’est entrainer les gens comme ça, d’un monde à l’autre ! ça ne se fait pas ! Et puis comment as-tu fait ? Un autre monde… Oh Merlin… »

Elle passa une main sur son visage, la panique la gagnant de plus en plus. Un autre Monde. Un autre Monde où elle n’était personne, où elle ne connaissait personne, avec des bruits de sabots qui se rapprochaient à toute vitesse, effrayante. Ses pieds cédèrent et elle se laissa glisser sur le sol, des étoiles volant devant ses yeux.

« Lucy… gémit Camille en tentant de la relever.
- Il faut que tu me ramènes chez moi ! cria-t-elle. Je ne peux pas rester ici ! Je ne peux pas ! Ramène-moi !
- Je suis désolée… J’ai pas le choix… ils vont nous tuer…
- Camille ! Revient ici ! C’est pas vrai… Reviens ! »

Elle observa la gamine saisir une pierre plantée dans le sol. Une grosse qui tenait à peine dans ses mains. Elle avait perdue toute couleur sur ses joues, agissait avec fébrilité et empressement.

« Je suis désolée… Je suis… »

Elle claqua la pierre contre le crâne de Lucy.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par Mikoshiba » 01 sept. 2018 - 22:40

Titre : La Bête des Vosges
Défi (scénaristique ou stylistique) : stylistique (utiliser uniquement des verbes de deux des trois groupes) et scénaristique (votre texte tourne autour d'un quiproquo)
Fandom : /
Nombre de mots : 340
Personnages : la Marie, le Roger et le Paul
Rating : tout public
- Tu vas faire du bois seul en forêt ?
La Marie pose la soupière sur la table en bois.
- Et t’as pas peur ?
Le Roger apporte le pain, le signe et le tranche. Lui aussi regarde le Paul.
- C’est vrai c’que dit la Marie, moi à ta place j’ferrais pas le fier. Avec c’qui s'raconte…
- De quoi encore ?
- Bah t’as pas entendu ? Parait qu’la Bête est de r'tour.
- La bête ? Rha mais m’dis pas qu’t’y crois à toutes ces âneries ?
- La Josette elle l’a vue. De loin, mais elle l’a vue. Et pis y’a l’Jean aussi qu’il m’a qu’il l’avait vu.
- C’est rien qu’des contes pour les enfants ! Personne l’a jamais vue ta bête !
- C’est toi qu’est bête comme tes pieds ! Les moutons d’la ferme des Hauts, hé ben la Bête elle en a boulotté la moitié que j’te dis !
- Mais qu’est-ce que tu racontes encore la Marie ? La bête elle a jamais mangé les moutons ! Et puis au pire si j’le croise, ton dahu, hé bé j’fais un d’mi-tour, v’là qu’il est déséquilibré et qu’il tombe à cause que ses pattes elles sont trop courtes d’l’aut’ côté !
La Marie et le Roger se regardent un instant sans comprendre, alors que de l’autre côté de la table leur voisin s’agite.
- Le dahu ?
- Quoi qu’il vient fout’ là le dahu ?
- C’est pas d’ça qu’vous m’parlez d’puis t’à l’heure ?
- Non ! C’est la Bête qu’est de r’tour ! LA BÊTE ! Bon sang de bois ! LA BÊTE ! Qu’est-ce c’est qu’c’est qu’tu comprends donc pas le Paul ?
- Ho vindidiou c’te Bête là ? D’puis quand qu’on l’a vue ?
- Boh ça doit faire une ou deux s’maines… À une vache près...
Le Paul fait d’un coup beaucoup moins le fier.
- Bah v’là qu’t’es tout pâlot. J’t’le dis, arrête donc d’aller faire ton bois tout seul en forêt.
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zelinara
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Inscription : 01 sept. 2018 - 10:09

Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par zelinara » 01 sept. 2018 - 22:50

Titre : Une rencontre en haut de la tour d'astronomie
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique: Quiproquo
Fandom : HP
Nombre de mots : 337
Personnages : Hermione Granger, Luna Lovegood
Rating :
Hermione arpentait les couloirs de l’école, elle voulait rejoindre la tour d’astronomie, le plus vite possible. Elle ne devait pas être en retard. Elle jeta un coup d’œil rapide à sa montre 23h affichait celle-ci, s’était bon, la constellation qu’elle souhaitait observer ne devait pas apparaître avant un quart d’heure, elle aurait juste le temps de montait les escaliers menant au toit d’observation. Elle ne courait pas, elle ne courait jamais dans les couloirs de l’école de sorcellerie, c’était une question de principe. Non, elle marchait d’un pas vigoureux, d’un pas soutenu mais ne courrait en aucun cas, contrairement à ce que pouvait dire ses deux meilleurs amis.

Alors qu’elle posait son pied sur la dernière marche, une main se posa sur épaule. Elle sursauta, faisait tomber tous les livres qu’elle avait emportait avec elle. Elle n’eut pas besoin de se retourner. Elle reconnu tous de suite la voix fluette qui s’élevait derrière elle. « Ça va Hermione ? Tu as des joncheruine tout autour de ta tête.

- Oui, répondit-elle en se retournant pour constater que c’était bien Luna qui se trouvait devant elle.
- Tu es sûre, reprit celle-ci se plaçant sur la même marche qu’elle à sa hauteur. Tu as l’air pas bien, dit celle-ci, approchant son visage de la Gryffondor.
- Qu’est-ce que tu fais souffla-t-elle contre les lèvres de la blonde qui se rapprochait des siennes dangereusement. Elle n’allait quand même pas, non, si, non, si, non… sa litanie intérieure de non, si fut interrompue par Luna.
- Je chasse les joncheruines, lui sourit-elle en s’éloignant d’elle aussi rapidement qu’elle s’était rapprochée en lui tendant ses livres d’astronomie. Bonne observation, Hermione. Tu verras le ciel est magnifique ce soir, finit-elle en descendant l’escalier de son pas léger si caractéristique. »

Le cœur d’Hermione reprenant, un rythme normal alors qu’elle franchissait la porte de la tour. Elle ne croyait pas au joncheruine, mais Luna avait raison sur un point se dit-elle en levant les yeux vers le ciel. La nuit était vraiment magnifique.

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selket
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Inscription : 16 oct. 2013 - 11:59

Re: [Textes] Nuit Insolite du 1er Septembre

Message par selket » 01 sept. 2018 - 22:51

Titre : Un homard c’est bleu
Défi (scénaristique ou stylistique) : scénaristique : Quiproquo
Fandom : HP
Nombre de mots : 235
Personnages : OC
Rating : TP
S’il pouvait rattraper le saligot qui avait confondu un homard avec un malagrif tacheté il lui fera regretter son erreur. Non content de lui avoir donné une fièvre de cheval couplé à des pustules verdâtres il lui a en plus donné la poisse. Un corsaire malchanceux ça ne fait pas de vieux os en ces temps troublés.
Non mais par le sang de Merlin quel est l’imbécile qui à réussit à confondre un homard avec une telle créature ? ça se saurait si les homards gambadent sur terre. Une fois qu’il aura remis la main sur le marin qui lui a occasionné pareil tragédie il faudra lui expliquer qu’un homard gris clair tachetée de points vert foncé ça n’existe pas. Un homard breton c’est bleu pas gris à pois vert.
Quelle misère. Une semaine de malchance. Une semaine à rester en cale sèche car il ne peut pas prendre le risque d’attaquer un bateau avec cette poisse qui lui colle au poil comme une tique affamée.
S’il avait su ce qu’il avait mangé au repas il serait même pas sortit du port ça lui aurait éviter de se prendre un canon sur le pont. Par le sang du christ depuis quand les canons s’échappent des remparts du port pour atterrir sur un bateau ? Depuis quand hein ?
Foi de Jean Sioc’han sieur de Kerdannec il va retrouver le malheureux qui est à l’origine de ce satané quiproquo.

Verrouillé

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