[Textes] Nuit du 18 août

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit du 18 août

Message par Mikoshiba » 18 août 2018 - 18:45

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
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Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Westyversionfrench » 18 août 2018 - 19:29

Titre : Le Modèle Animé
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis (écrit)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 526
Personnages : Dean Thomas, Seamus Finnigan
Rating : Tous Publics
Le Modèle Animé


“C’est gênant.” Dean soupira et se pinça l’arrête du nez pour la cinquantième fois en une demi-heure.
“Seamus. Je t’ai demandé trois fois si tu étais sûr de toi. Tu m’as affirmé sans discontinuer que tu pouvais le faire, alors maintenant tu tiens quelques instants de plus...Tu sais que j’ai besoin d’envoyer un travail fini dans mon dossier pour intégrer cette académie d’art sorcier.” L’irlandais éternua pour seule réponse. Dean le fixa, puis, doucement, dit :
“D’accord. Prends une pause. Je n’ai pas spécialement besoin de toi pour ensorceler le parchemin après tout.
-Merci grand maître.” Dean retint un rictus amusé. Son meilleur ami poussa un soupir de soulagement exagéré et disparut dans la salle de bain quelques instants. Dean, en feuilletant fébrilement son manuel de charmes, l’entendit se servir un verre d’eau.

Quand il revint, Dean, la langue tirée, agitait sa baguette au-dessus du papier, concentré. Seamus s’approcha à pas de loups et contempla l’esquisse qui venait juste d’être achevée. Il peinait à se reconnaître dans l’amas confus de lignes qui s’entrecroisaient sans logique apparente. Il y avait différentes couleurs utilisées, et en suivant les traits de la même teinte, il reconnut plusieurs fois sa silhouette dans différentes poses. Il se demanda ce que cela donnerait lorsque Dean aurait réussi à enchanter son croquis. Machinalement, il appuya sa main sur l’épaule de l’autre adolescent pour l’aider à se calmer. Après de longues heures de travail, la patience du jeune artiste s’étiolait.

Soudain, un rai de lumière multicolore s’évapora doucement de l’artefact tremblant. Doucement, ses différents faisceaux se séparèrent par couleurs et individuellement, ils vinrent toucher les touches chromatiques leur correspondant. Il y eut comme un bruit de déchirement et les lignes ondulèrent toutes en même temps, comme si elles tentaient de se libérer de leur geôle de papier. Enfin, le tout s’ordonna et Dean et Seamus poussèrent une exclamation simultanée. Sous leurs yeux, les traits et les ombres, en parfaite harmonie, s’animaient en montrant avec une précision choquante de réalisme : Seamus, posant sur le lit, effectuant plusieurs mouvements.

Il fut d’abord lascivement allongé sur le ventre, les genoux pliés, ses pieds balançant dans l’air. Puis, il s’assit, et son torse se cambra selon une courbe légère pour qu’il vienne reposer sur un coude. Enfin, il leva une main et s’aida du montant du baldaquin pour se relever et s’immobiliser, solennel, les pieds écartés. Finalement, les traits sérieux de son visage se fendirent en un rire qui secoua son corps et ses bras vinrent serrer ses côtes sous l’effet de l’hilarité, masquant un instant son nombril.

Dean contempla son travail, agréablement surpris. Seamus sautait partout derrière lui. Quand il se calma, après plusieurs minutes à s’exclamer joyeusement, il vint l’enserrer en riant. Dean déposa un baiser sur sa joue rougie d’enthousiasme. Seamus se détacha de lui, un peu gêné, mais annonça fermement :
“Si avec ça, tu n’es pas pris dans cette école, je ne comprends pas ! Quant à moi, je finirai dans un musée !” Puis, sous d’autres rires de celui qui l’avait pris pour muse, il sortit du dortoir pour aller parader dans la salle commune ; avec pour seul vêtement un drap du lit de Dean.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par The Night Circus » 18 août 2018 - 19:39

Titre : J'accuse
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis (écrit)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 522
Personnages : OC
Rating : Tous Publics
Abel dessinait les yeux fermés, sous le regard de Huw, dont la tête était inclinée ressemblait vaguement à un point d'interrogation.
Il n'osait pas demander à son ami ce qu'il fabriquait ; sans doute quelque technique de peintre moderne dont il n'avait pas entendu parler. Le sorcier ne connaissait strictement rien à l'art, moldu ou non, et se serait bien gardé de critiquer un sujet auquel il connaissait si peu.
Battant des cils, il réalisa soudain que le crayon qu'Abel tenait à la main courrait sur le papier sans y laisser la moindre trace.
L'arrière plan du croquis, Poudlard et son parc resplendissant sous le soleil, était bel est bien visible, mais rien de ce qu'Abel ajoutait n'apparaissait.
Huw ouvrit plusieurs fois la bouche, la langue fourmillant de toutes sortes de questions, mais la referma presque aussitôt à chaque fois, trop intimidé par sa propre ignorance pour interrompre son ami.

Au bout de quelques minutes, Abel posa le crayon et rouvrit les paupières.
-J'ai besoin de voir si ça a fonctionné, dit-il. Tu me donnes les cassettes ?
-Oui oui, répondit aussitôt Huw en attrapant les petits rectangles de plastique noirs percés de drôles de trous dévoilant une espèce de ruban plus doux et plus brillant que de la soie.
-Merci !
Abel, avec l'habileté que confère l'habitude, appuya avec le bout de ses orteils ( le sorcier passait sa vie pieds nus ) sur l'un des gros boutons protubérant sur un genre de valise grise qu'il avait expliqué à Huw être une radio qui pouvait également « lire » ces fameuses cassettes.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Tu sais la peinture que le ministère m'a commandée pour commémorer la bataille de Poudlard, pour pendre dans l'hémisphère du conseil des ministres ?
-Oui ?
-Et bien là tu vois mon premier croquis, répondit Abel en enfournant la cassette dans le lecteur.
-C'est un Poudlard très paisible.
-Oui, mais si jamais ils commencent à parler de mener une guerre, une bataille, une croisade, n'importe quoi qui peut résulter en la mort de milliers d'innocents, ils auront une sale surprise....
Regarde !

Abel appuya alors sur le bouton qui portait le triangle du signe « lecture » et une voix extrêmement dure et désagréable, puante de haine, empli la pièce.
-Qui est-ce ?
-Un dictateur moldu qui s'appelait Hitler.

La question que Huw, qui ne connaissait pas Hitler, s'apprêtait à poser, mourut sur ses lèvres.

Des ombres s'étaient posées sur le dessin de Poudlard ; le château de désagrégeait, le parc n'était plus que feu et flammes ; de la terre, des pierres et de l'eau surgissaient des fantômes exsangues et terribles, mutilés et gémissantes, un feu enfiévré brûlaient dans leurs orbites ; et leurs doigts accusateurs se dressaient vers l'origine de la voix qui promettait guerre et destruction.

Et Huw frissonna des pieds à la tête en constatant que les yeux de tous ces fantômes ressemblaient terriblement à ceux d'Abel lors des trois années de quasi mutisme qui avait succédé au 2 mai 1998. Il savait qu'il aurait beau faire tout ce qui était en son pouvoir, Abel serait toujours prisonnier de cette nuit-là.
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par popobo » 18 août 2018 - 19:51

Titre : jardin secret
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 258
Personnages : Helga Poufsouffle
Rating : -

Cela faisait plus d’un an qu’Helga attendait cet événement. La sorcière se rendait compte que jamais, elle n’avait tant espéré l’éclosion d’une plante. Elle était autant ravie et troublée que pour la naissance de ses propres enfants, déjà grands maintenant. Elle n’avait pas honte de cette comparaison tellement sa passion l’envoûtait.

La petite tige verte chapeautée d’une parfaite corolle ensorcelait presque Helga Poufsouffle. Cette jeune pousse était entièrement sa création. Elle avait passé des heures à étudier différentes variétés de plantes magiques pour en arriver à ce résultat. Toute sa vie, elle avait enchaîner les expériences, manipuler les espèces et ensorceler les graines pour obtenir enfin la plante magique dont elle rêvait.

En spécialiste de la botanique, l’herboriste tentait toujours d’améliorer ses produits afin que ses potions et ses remèdes soient les meilleurs et les plus puissants. Avec la santé et la vigueur comme objectifs, elle cherchait toujours la perfection.

Cinq ans auparavant, quand elle avait pris résidence dans le château de Poudlard et qu’elle enseignait la botanique et les potions aux plus jeunes, elle avait rapidement eu la nostalgie de son atelier et de ses recherches.

Aussi, rapidement, pour continuer ses expériences, elle s’était créé un atelier dont même ses collègues et amis ne connaissaient pas l’existence. En toute discrétion, elle pouvait ainsi mener à bien ses travaux.

Au coeur du château, entre la fraîcheur du lac et l’ensoleillement de la façade sud, le jardin secret de la Fondatrice regorgeait de verdure et de magie. Installée au milieu de ses plantes, Helga Poufsouffle admirait béatement sa création.

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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Charliz » 18 août 2018 - 19:54

Titre : Pas eu le temps, déso!
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis
Fandom : HP
Nombre de mots : 1414 (Je suis une bête, déso!)
Personnages : La famille Potter-Weasley, Teddy Lupin et Susie Daves (OC)
Rating : Aucun (Bon, peut être un petit -12 pour le début)
D’un coup de baguette, Susie versa un peu de pâte à crêpes dans la poêle, frémissante.

Elle croisa les bras, parcourant les murs du regard, sourit. Une chose était sûre, une fois que James et elle aménagerait ensemble, après le mariage, c’est elle qui s’occuperait de la décoration. Peu de meubles, aucune personnalisation, un bazar monstre… pourquoi n’avait-il pas pris le temps de jeter ce carton de pizza qui n’avait aucune utilité autre que d’attirer les mouches ? Avec une grimace, elle l’envoya directement à la poubelle et entreprit de jeter quelques sorts pour mettre de l’ordre.

L’appartement de son fiancé, elle le connaissait peu. James insistait pour qu’ils n’emménagent ensemble qu’une fois leurs vœux prononcés – décision qu’elle avait accepté de mauvais cœur – et habituellement, ils se retrouvaient chez elle. Son logement était bien plus fonctionnel et sa localisation à quelques mètres seulement de Sainte-Mangouste leur permettaient de se rendre au travail sans s’encombrer de la magie.
C’était quelque chose que Susie aimait faire : se couper de la magie pour des tâches simples. Ils l’utilisaient tellement pour soigner les gens…
Sauf pour ce qui était du ménage de James.

Alors qu’elle retournait s’occuper de la cuisson de son petit déjeuner, des mains glissèrent sur sa taille et des lèvres vinrent butiner une partie de sa gorge dénudée. Elle sursauta, puis se détendit dans ses bras.

« J’aime lorsque tu portes ma chemise… Uniquement ma chemise. »

James avait cette voix grave qui la faisait craquer. Littéralement.
Elle se retourna pour l’embrasser avec envie, cueillit son rire avec frustration.

« Nous avons déjà pris du retard, Susie. Il faut encore que j’aille sur le chemin de Traverse pour le cadeau de Camille.
- Mais nous n’allons pas être seuls de la journée… Ce soir dans ce cas ?
- Ce soir, je suis de sortie. Je t’en ai parlé hier. »

Elle se rembrunit d’un seul coup et ignora son expression agacée. Une sortie avec ses amis, encore. Où elle n’était pas invitée. Qu’est-ce que ça pouvait l’agacer ! Les amis de James étaient tous célibataire. Il devait bien y en avoir dans le lot qui invitait une bombe dans l’espoir de la mettre dans son lit, et elle ne doutait pas un instant que James prenait le temps de comparer le fait qu’elle-même manquait de seins, de fesses, de taille…

« Cesse de te faire des films…
- James…
- Je te connais, Susie. Mais souviens-toi… C’est toi que j’aime. »

Elle fit tourner l’anneau autour de son annulaire, sourit.

Ce n’était plus qu’une question de semaines à présent.

>>o<<


Lorsque Camille souffla ses huit bougies, l’assemblée éclata en félicitation et en applaudissement. La gamine rougit violemment, se blottissant contre le bras de son père avec un sourire timide.

Etonnant pour une héritière de Lily Potter et Teddy Lupin.

Susie jeta un regard vers James, imaginant leurs futurs enfants. Après tout, peu importe, tant qu’ils étaient à eux. Ils n’en avaient encore que très peu parlé mais pour elle, ça ne devrait pas tarder. Elle venait de fêter ses 26 ans, ils étaient tous deux bien intégrer dans la vie, études finies…

James tourna le regard vers elle, pétillant. Il lui sourit de ces sourires qui transperçaient son cœur et elle retint sa respiration le temps d’imprimer l’instant dans sa mémoire.

« Maman ! On ressort l’album ? »

Lily, très élégante dans une petite robe rouge, hocha distraitement de la tête en fourrant une épaisse cuillère de gâteau au chocolat dans sa bouche et la gamine s’élança dans les escaliers du Square Grimmaurd. Ginny soupira bruyamment.

« C’est si dommage qu’elle soit seule…
- Elle n’est pas seule, contrat Teddy. Les enfants de Victoire ont globalement le même âge qu’elle. »

C’était devenue récurrent. Ginny avait grandi dans une grande famille et observer ainsi sa petite fille évoluer seule depuis 8 ans au milieu de ses oncles beaucoup trop gâteux la rendait sceptique.

« Maman, laisse tomber. » soupira Lily.

Quelques minutes plus tard, les tensions s’étaient apaisées devant les joues bombées du bébé qu’était Camille. Ginny n’en finissait plus de gazouiller et Harry pouffait de rire avec Albus derrière elle.

« C’était il y a déjà huit ans…
- Le 6 février 2025…
- Seize ans, ma chérie, gronda Ginny. Vraiment…
- Maman, tu viens tout juste de nous réclamer d’autres petits enfants ! rit Albus.
- Vous êtes tout de même plus vieux aujourd’hui. Vous avez tous un emploi et un mariage…
- Il y a huit ans, j’étais en stage de médicomagie esthétique, se rappela James pour détourner l’attention. Je venais de refaire mes premiers seins ! »

James et son frère explosèrent d’un rire gras et Susie leva les yeux au ciel. Qu’ils pouvaient être beauf, parfois.

« Je me souviens que Charles a accouru, paniqué, pour me dire que le nom de Lily était apparu sur les listes des Urgences ! Il pensait que c’était très grave…
- Ce n’était pas que du plaisir, grimaça Lily.
- Mais une bonne dose de bonheur tout de même, contra Teddy. Je crois que… »

Le silence s’installa, cueillit par des sourires.

« Un bébé, ça change une vie, n’est-ce pas ? souffla Harry en regardant son filleul.
- Moi, y a huit ans, j’avais juste envie de péter la gueule de Teddy. »

Les éclats de rire accueillir l’exclamation d’Albus et ce dernier bouscula son presque-frère d’un coup d’épaule amical.

Et puis les regards de tous convergèrent vers la petite feuille pliée en quatre qui s’était glissé dans la doublure de l’album. Sur le papier, dessiner au fusain, Lily tenait serrée contre son cœur une petite chose emmaillotée. Susie se pencha un peu plus pour apprécier le coup de crayon, certaine de n’avoir jamais vu ce croquis.

« C’est très joli… De qui est-ce ?
- Emilie, je me trompe ? »

James avait répondu. Avec l’éternelle pointe de remord et d’émotion qui accompagnait toujours ce prénom. Aussitôt, Susie se figea, incapable de tourner le regard vers son fiancé, le monstre de jalousie refermant son poing griffu sur son cœur pour l’empêcher de battre comme souvent.

Comme à chaque fois lorsque le sujet de son ex était mis sur la table.

« Emilie, c’est ma Marraine, c’est ça ? »

Lily hocha de la tête, un sourire triste sur le visage. Et dans toute son innocence, Ginny enfonça le couteau dans la plaie.

« Vous n’avez pas de nouvelles ?
- Je lui envoie toujours des lettres, sans réponses à chaque fois, regretta Lily.
- Freddy l’avait pourtant retrouvé, n’est-ce pas ?
- Il a passé trois ans avec elle, mais il ne crache pas le morceau sur ce qu’elle devient.
- Au moins, elle est bien vivante…
- C’est tout de même étrange, la manière avec laquelle elle a mis les voiles… Comme ça, sans un au revoir. »

Les regards se tournèrent vers James et Susie eut envie d’arracher des yeux.

Bien sûr que si, il y avait eu un au revoir ! Elle était venue voir James, chez lui, un après-midi de Mai. Ça avait toujours soulevé beaucoup de questions puisqu’elle était encore à Poudlard à l’époque, et qu’on n’en sortait pas en pleine semaine.

Il l’avait trouvée en pleurs, avachie contre la porte de son appartement. Il avait tenté de la réconforter comme tout bon petit ami l’aurait fait. Et puis elle lui avait dit quitté le pays, le quitter lui. Depuis, il n’y avait plus jamais eu de courriers, de coup de cheminette, de visite. Elle avait, semble-t-il, quitter le pays avec ses parents et la communauté sorcière aussi.

Susie se souvenait d’elle. Elle se souvenait de ses bouclettes brunes et de son grand sourire. Elle se souvenait de cette merveilleuse complicité qui l’avait toujours unie à Lily, de ce charisme qui la rendait si mûre, si sociable. Susie était plus vieille de deux ans, et pourtant elle l’avait toujours enviée et détestée…

Emilie Seeley.

Même aujourd’hui, après sept ans d’absence, son nom revenait constamment sur les lèvres. Mais c’était dans le regard de James que Susie la retrouvait, le plus souvent. Parce que malgré les années d’absence, malgré la bague qui brillait à son annulaire à elle, Emilie Seeley ne cessait de lui faire de l’ombre. Elle serait toujours première pour lui.

Souvent, Susie priait le monde pour que cette fille reste loin d’elle, loin de lui, loin d’eux.

Son nom, elle le haïssait.

Emilie Seeley, c’était pour elle une promesse de fin.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Mikoshiba » 18 août 2018 - 19:55

Titre : Donne-lui vie !
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis et musique (Björk)
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : /
Vas-y, dessine-le ! Ton drapeau, dessine-le ! Dessine la vie dont tu rêves, ce monde que tu imagines, couche-le sur papier ! Donne-lui vie, crée-lui un univers complet et détaillé ! Comment serait-il ? Où serait-il situé ? Quel climat ? Quels accents ? Quelle végétation ? Quelle population ? Crée-la cette vie ! Elle n’attend que toi pour exister ! Crée-lui une monnaie ! Crée-lui un blason ! Crée-lui une histoire ! Donne-lui une âme ! Donne-lui des chats ! Donne-lui du chocolat ! Fais-la vivre ! Anime-la ! Et présente-la avec fierté ! Laisse-la s’épanouir, et grandir !
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par BellaCarlisle » 18 août 2018 - 19:57

Titre : Croquis ensoleillé
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 605
Personnages : Alice (OC), Esely (OC)
Rating : Tout public
Avec des gestes rapides, Alice esquisse le portrait d’Esely. Ses yeux sont plissés par la concentration, ses cheveux relevés négligemment en chignon et sa bouche forme un pli sérieux. Captivée par les mouvements de la jeune peintre, sa muse tente de garder sa position sans bouger, ce qui est difficile à faire. Le moindre son parvient à ses oreilles et elle distingue sans mal chaque éclat de lumière diffusé par l’astre au-dehors. Même les odeurs de la ville sont des distractions dont elle se passerait bien tant elle peine à maintenir son attention. L’effort est d’autant plus compliqué que la fille d’Elvira n’a pas vu de sang depuis un petit moment et la nuque dégagée de son amie l’appelle de plus en plus.

Le crayon de papier passe sur la feuille, doucement d’abord, puis plus précisément. Alice n’oublie pas que son modèle est assez hyperactive et elle préfère croquer ses traits pour reprendre le reste du dessin plus tard. Elle s’attarde sur les yeux grands ouverts d’Esely, sur sa mine impatiente, sur son grand de peau qui frôle la perfection. L’humaine est fascinée par ce teint de porcelaine, par la délicatesse qui caractérise sa muse, par tous ces détails qui prouvent qu’elles sont si différentes. Il n’y a aucun défaut chez la jeune Vampire, et c’est justement ce qui surprend le plus la blonde. Il y a eu tant d’avis du gouvernement sur les créatures de la nuit et sur leur cruauté qu’elle n’imaginait pas un seul instant qu’elles étaient toutes aussi sublimes et perturbantes.

- Est-ce que tu as terminé ? demande Esely sur un ton suppliant.

L’humaine sourit, amusée. Elle lui répond d’attendre encore un peu, continuant son œuvre. Elle dessine un peu les quelques points importants comme l’effet de la robe sur son corps ou le retombé de ses cheveux noirs sur ses épaules.

- Alice ?
- Encore deux minutes, s’il-te-plaît.

Elle note des informations sur les couleurs à utiliser, sur cette lueur qui nimbe presque la silhouette de son amie. La blonde finit par reposer son crayon avant de rejoindre sa muse sur le canapé, lui montrant le résultat de son bref travail. Esely saisit la toile du bout des doigts, pour ne pas la froisser, et elle admire les courbes esquissées par Alice.

- C’est magnifique.
- Oh, ce n’est qu’un croquis, réplique l’humaine avec gêne. Il n’y a rien de bien grandiose.
- Tu plaisantes, j’espère ! Les traits sont si précis, tu as le coup d’œil. Tu devrais vraiment tenter cette école d’arts.
- Je ne peux pas, soupire Alice. Je n’ai pas de résultats suffisants pour passer les concours.

Esely serre la main de son amie dans la sienne, en signe de soutien. Elle n’a pas les moyens de comprendre exactement ce que ressent l’humaine, il n’y a pas d’académie ou de faculté pour les créatures comme elle, mais elle devine sans aucun souci que c’est quelque chose qui tient à cœur à Alice.

- Ne te sous-estime pas, tu as les capacités de réussir.

Son téléphone choisit ce moment pour sonner, rompant l’instant. Esely fronce les sourcils en voyant s’afficher le nom de sa demi-sœur, Ilana. Au lieu de décrocher pour prendre l’appel, elle éteint l’appareil et reporte son attention sur le croquis. Ce qui la surprend le plus dans ce dessin, ce sont les jeux de lumière sur sa peau et sur ses vêtements, chose qu’elle croyait impossible. On lui a interdit de sortir le jour pendant des années et voilà que l’astre diurne se révèle ne pas être fatal pour elle. Alice a su mettre en avant ce paradoxe et à la magnifier.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Carminny » 18 août 2018 - 19:58

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots : 579
Personnages : Harry, Ron, Susan, Hagrid, Norbert, Crockdur
Rating : /
Harry sentit la sueur couler dans son dos. Il faisait vraiment trop chaud dans la cabane d’Hagrid malgré les trous dans le toit. Et le garde-chasse fixait avec admiration cette sale bestiole qui manquait de le rôtir toutes les trois minutes.
– Je vais vous faire un dessin, soupira Susan à ses côtés.
Ron lui passa une feuille et une plume. La Poufsouffle esquissa le croquis d’une maison avec un grand bonhomme et un cercle à l’intérieur.
– Tu dessines vraiment bien, ironisa Harry.
– Ferme-la, haricot. Je parie que tu ne ferais pas mieux.
– Impossible, lui assura Harry en se saisissant de la plume et du parchemin. Avec quelques traits il ajouta le gros ventre et la barbe emmêlée d’Hagrid, arrondit la cabane et ajouta un chien minuscule à côté du personnage. Tu vois, maintenant c’est un croquis réaliste !
Susan renifla, pas convaincue pour deux sous et Ron choisit judicieusement de se taire en évitant la bave de Crockdur.
– Voilà, expliqua la Poufsouffle rousse. Regardez, Hagrid. Là c’est votre cabane avec vous et Crockdur. Et là le truc rond, c’est votre dragon. Vous voyez ?
Hagrid jeta un regard vaguement intéressé à la feuille que Susan lui avait placé sous le nez.
– Norbert n’est pas comme ça. Il est tout fin et beau. Il doit encore manger pour grandir et devenir grand et fort comme sa maman.
Harry leva les yeux au ciel et reprit la feuille à son amie. Ron lui regarda au-dessus de l’épaule.
– Plus petites les ailes, commanda-t-il.
Harry s’appliqua puis rendit le schéma à la Poufsouffle qui reprit ses essais pour convaincre Hagrid.
– Tu vois que ça sert à quelque chose de savoir dessiner.
– Hmpf. En tout cas, Hagrid, Norbert crache du feu et puis votre maison, qui est en bois, brûle. Susan traça quelques flammes sur son croquis. Et ensuite woush, plus de cabane, plus d’Hagrid, plus de Crockdur.
– Elle sait parler aux gens, souffla Ron à l’oreille d’Harry.
Il masqua son rire par une quinte de toux. Cela dit, le discours de Susan semblait plutôt efficace sur Hagrid.
– Tu… Tu veux dire, balbutia celui-ci. Que Norbert met Crockdur en danger !
– Exactement, triompha Susan. C’est pour cela que je vous propose d’adopter Crockdur. A moins que vous ne vouliez le vendre…
Harry et Ron firent tout leur possible pour ne pas éclater de rire devant le ton professionnel de leur amie. Hagrid avait pâli et semblait pour la première fois réaliser la vraie température qu’il faisait dans sa cabane. Harry prenait cela pour un bon signe.
– Non, non, je ne peux pas. Hagrid s’essuya quelques larmes qui n’avaient pas eu le temps de s’évaporer. Vous savez je l’ai eu tout petit, il s’était perdu en forêt et… non je ne peux pas le donner à quelqu’un d’autre.
– Dans ce cas, vous devriez écrire au frère de Ron pour qu’il puisse chercher Norbert, asséna Susan.
– Mais Norbert aussi est si petit… gémit Hagrid. Il a encore besoin de sa maman.
– Il sera entouré de professionnel et d’autres dragons, le rassura la Poufsouffle.
– Vous pourrez lui donner son doudou pour le voyage, proposa Harry.
– Et quelques-uns de vos gâteaux, grimaça Ron.
– C’est peut-être le mieux, renifla le garde-chasse.
– Certainement, lui assura Susan. Bon, faut qu’on vous laisse, on a un devoir de métamorphose. Bonne soirée, Hagrid.
– Bonne soirée, répétèrent les deux Gryffondor avant de sortir rapidement dans une zone climatique raisonnable.
– Dommage, soupira Susan. J’ai toujours rêvé d’avoir un chien qui bave sur mes meilleurs amis…
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Caroliloonette » 18 août 2018 - 20:03

Titre : Le bal de fin d'année
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis
Fandom : HP
Nombre de mots : 747
Personnages : Alyssa et Blaise Zabini
Rating : Tout public
Alyssa Zabini parcourait du bout des doigts les différentes robes que la vendeuse lui présentait. La jeune Serdaigle ne semblait pas emballée par les vêtements qui lui étaient présentés. Elle connaissait Mrs Guipure depuis quelques années déjà. Depuis son retour des Etats-Unis elle s’était exclusivement vêtue chez elle. Elle appréciait son souci du détail et le dévouement dont elle faisait preuve pour améliorer les vêtements de ses clients.

Cependant, aujourd’hui Alyssa n’eut pas de coup de cœur. Elle avait bien une idée en tête, mais elle ne la trouva pas dans les rayonnages de la boutique de prêt-à-porter du Chemin de Traverse. Elle entendit son père se racler la gorge pour manifester son impatience. Cela ne faisait pourtant qu’une demi-heure qu’ils avaient poussé la porte de la boutique. Alyssa entraîna Mrs Guipure avec elle pour s’entretenir avec elle, puis elle se dirigea vers la sortie sous le regard très étonné de son père.

− Mais tu n’as rien acheté ? Alyssa Zabini je te préviens, il est hors de question que tu me traînes de nouveau sur cette allée bondée pour t’acheter une robe.
− Oh arrête de dramatiser un peu, ce n’est pas non plus si horrible que ça.
− En attendant je me demande bien ce que tu vas porter pour ton bal de fin d’année, je te rappelle qu’on venait ici aujourd’hui principalement pour ça.
− Mais ça y est, j’ai ma robe, elle est en cours de réalisation. J’avais une idée bien précise de la robe que je voulais, alors je me suis amusée à la dessiner pendant un cours de… euh, dans la salle commune un soir. J’ai laissé mon croquis à Mrs Guipure et elle va se charger de la faire.
− Et combien va me coûter ton merveilleux croquis ? s’inquiéta son père.
− Pas plus que le budget maxi que tu lui as donné en entrant dans la boutique tout à l’heure. Elle nous la fera parvenir par hibou en fin de semaine. C’est parfait comme ça je l’aurai pour retourner à Poudlard avant la fin des vacances.

Ils s’arrêtèrent chez l’Apothicaire, s’attardèrent devant la vitrine de Fleury&Bott pour regarder les nouveautés, puis ils se dirigèrent vers le Chaudron Baveur.

− Tu dessines depuis longtemps ? s’intéressa Blaise tandis que le serveur leur apportait les menus.
− Un moment déjà, mais je n’avais jamais rien montré à personne. Même Kim et Zack pensent que je fais uniquement ça quand je m’ennuie…
− Oui en cours, si j’ai bien compris, la coupa-t-il.
− Que ceux d’Histoire de la Magie. J’suis sûre que toi non plus tu n’aimais pas ce cours, mais que t’oseras jamais me l’avouer.
− Allez arrête un peu et commande !

Alyssa plongea son nez dans la carte ce qui fit sourire son père car elle la connaissait par cœur.

− Pourquoi c’est si important que ça pour toi ce bal de fin d’année ? la questionna-t-il pendant qu’ils attendaient les plats commandés.
− Pff, tu peux pas comprendre toi, t’es un homme.
Blaise se souvenait du bal de Noël qui avait eu lieu lors de sa quatrième année et l’engouement qu’il y avait eu autour, les cours de danse. Il y en avait eu des pieds écrasés durant ses entraînements. Mais c’était différent, c’était durant le Tournoi des Trois Sorciers il n’y avait pas que les élèves de Poudlard.
− Moi j’trouve que les Préfets en Chef ont eu une très bonne idée de le proposer pour cette année. Ça nous permettra de passer un dernier bon moment tous ensemble avant de se séparer pour l’été.
− Oui j’imagine. Qui sera ton cavalier ?
− Rho, c’que tu peux être vieux jeu quand tu t’y mets et curieux aussi !
− T’es ma fille, c’est normal que ça m’intéresse.

Le serveur leur apporta leur plat, une cuisse de poulet rôti et des frites pour Alyssa et une Kidney Pie pour son Blaise.

− Quand je me serai décidée pour le cavalier, comme tu dis, j’veux bien te dire qui ce sera.
− Mais ? ajouta Blaise qui connaissait bien sa fille.
− A condition que tu me dis ce qui s’est passé entre Pansy et toi.

Blaise manqua de renverser l’eau qu’il était en train de se servir.

− Le chantage ne marche pas avec moi jeune fille. Je me débrouillerai pour trouver l’information par moi-même quand tu te seras décidée.
Alyssa baissa les yeux vers son assiette visiblement très déçue.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par irenea » 18 août 2018 - 20:06

Titre : Croqué
Thème (écrit ou image ou musique) : Croquis
Fandom : Captain America ( Marvel )
Nombre de mots : 875
Personnages : Steve Rogers, Bucky Barnes
Rating : Tout public
Le plus dur c'était de se procurer des crayons de couleur – et du bon papier, des fusains et à peu près tout le nécessaire dont il avait besoin pour dessiner. Mais il y avait dans les couleurs quelque chose de magique. Non seulement Steve n'avait que très peu l'occasion d'en utiliser, mais plus encore, il pouvait s'exprimer à travers toutes ces nuances. Un rouge vif et c'était la colère qui transparaissait à travers un trait franc. Un bleu léger et c'était le calme de la mer qui s'exprimait dans ces plages colorées. Un doux jaune et Steve sentait la lumière illuminait le dessin, les visages, les paysages qu'il pouvait coucher sur le papier.

Il sortit de son sac une boîte en aluminium gravée sur le dessus par deux grosses cerises. Il en toucha du bout du doigt les contours et sourit avant de soulever le couvercle. La douzaine de crayons de couleur parfaitement alignés et taillés s'offrait à lui. La première fois qu'il avait ouvert cette boîte, les mines touchaient le métal jusqu'à avoir laissé des tâches de couleur. Les petits bouts de bois ne prenaient guère plus de la moitié de l'espace désormais.

Il prit le crayon indigo, déjà plus court que tous les autres. Dans quelques semaines, il ne resterait plus que quelques centimètres qu'il ne parviendrait plus à prendre entre ses doigts. Il s'était juré lorsque sa mère lui avait apporté après une de ses longues journées de travail à l'hôpital cette jolie boîte qu'il s'efforcerait de tous les faire durer aussi longtemps que possible, il y avait quelque chose dans cette couleur bleu qui l'attirait.

A chaque fois qu'il l'utilisait et que le papier se teintait, quelque chose de vrai et de sincère se dégageait de ses traits. Ses dessins parlaient pour lui. Le trait d'un cil exprimait toutes ces interrogations, la moue d'une bouche l'amusement, les lignes des immeubles résonnaient du brouhaha de Brooklyn.

Mais c'était tout de même une couleur qu'il réservait à certains modèles, ceux pour lesquels il passerait beaucoup de temps, ceux qui l'inspiraient vraiment.

Il avait passé tellement de temps à Coney Island, son carnet sous le bras, son crayon derrière l'oreille, à dessiner les forains qui braillent, les enfants qui pleurent et qui rient, les bonbons à l'odeur entêtante, les attractions qui tournoient.

Il ne dessinait même pas avec ce crayon dans la cour de l'école, de peur de le casser. Lorsqu'il voulait vraiment utiliser une couleur, ces fois-là, il lui préférait une couleur qu'il aimait moins, un vert forêt ou un orange, très criard à son goût, mais qui s'associait à merveille avec les cris excités de ses camarades.

Bucky, juché sur un rocher, avait les pieds dans l'eau et les vagues venaient chatouiller ses chevilles. Ses cheveux mouillés de son bain dans la mer retombaient en paquet sur son front. La tête baissée, les épaules recroquevillées, il fixait les ronds dans l'eau où venait nager des poissons. Il sourit lorsque l'un d'entre eux vint nager entre ses orteils.

Steve sourit à son tour. Son crayon frottait toujours le papier. Il alternait les hachures, les traits et les plages de couleur et petit à petit le garçon se dessinait sur le croquis en un reflet presque parfait.

Steve n'amenait jamais sa boîte de crayon de couleur à la plage, ni ses cahiers à dessins. Il avait bien trop peur de les laisser maladroitement tomber à l'eau – et il s'en voudrait alors de gâcher les cadeaux que sa mère se fatiguait à lui offrir. Elle aurait pu se payer un steak de plus avec une boîte à crayons, un gigot avec ses pinceaux et ses aquarelles. Mais elle se faisait plus plaisir à lui offrir des cadeaux qu'en s'en faire à elle-même. Alors Steve, en gentil garçon qu'il était, prenait soin de ses affaires.

Mais cette sortie était toute particulière. Il n'allait qu'une fois dans l'année se baigner – parce qu'il prenait si souvent froid qu'il fallait que le temps soit idéal, ni trop chaud, ni trop froid pour qu'il ne tombe pas malade. Sa mère avait concédé à le laisser sortir s'il vissait bien un chapeau sur sa tête et gardait un t-shirt pour nager. Steve enviait un peu son ami de pouvoir plonger en maillot de bain, mais après tout, il avait à peine trempé le bout de ses pieds et de ses doigts dans l'eau. Il avait passé plus de temps sur ses carnets.

Il n'y avait pas temps de vagues que ça, ni vraiment de vent et il n'avait pas fait une seule tâche de sel jusqu'à maintenant.

Et puis il avait pu dessiner tous ces poissons et Bucky, Bucky qui plongeait, Bucky qui jouait dans le sable, Bucky qui faisait l'andouille sur la plage.
Steve rangea son crayon et sa boîte et referma avec précaution son sac et courut sur la plage en direction de Bucky qui se laissa couler comme un bouchon dans l'eau. Son ami n'oserait pas lui envoyer des bourrasques d'eau, mais Steve, lui, ne se gênera pas. Il frappa un grand coup et l'eau recouvrit la tête d'un Bucky surpris de prendre la douche à peine émergé. Il toussa d'abord, puis se mit à rire avant de courser Steve qui fuyait sur la plage.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par The Night Circus » 18 août 2018 - 20:31

Titre : Apparences trompeuses
Thème (écrit ou image ou musique) : Coton (écrit)
Fandom : /
Nombre de mots : 192
Personnages : /
Rating : Tout public
Le coton est si joli.
Petite boule brillant à lumière du soleil, translucide sous celle de la lune, ronde comme un nuage, blanche comme de la neige, entortillé en cocon au bout de longue branches fines, noire, comme de l'encre de chine et dures comme de l'acier.
Drôle de miracle que cette fleur sans pétale, à nulle autre pareille, et qui ressemble à de la laine, comme si ses agneaux gros comme des flocons y trouvaient le jour.
C'est si triste, et vous l'avez vu venir, que ses racines soient imbibées du sang des hommes. Si le monde se montrait tel qu'il est, lorsqu'on coupe une branche de coton pour en observer la tranche, pour en étudier l’intérieur, on devrait entendre des cris et des lamentations, le cliquetis écœurant des chaînes d'esclaves, sentir l'odeur putréfiée du désespoir et de la dépression, toucher du bout du doigt la sève poisseuse du racisme et de l'indifférence.
Si on voyait les choses telles qu'elles sont, le coton devrait être écarlate, et lorsqu'on le cueille, il devrait saigner.
Mais le coton reste joli ; brillant à la lumière du soleil, translucide sous celle de la lune.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Caroliloonette » 18 août 2018 - 20:33

Titre : Souvenirs de Noël
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 224
Personnages : Hannah et Neville
Rating : Tout public

Lors de leur premier Noël passé ensemble, Hannah s’était étonnée de voir Neville s’acharner pour faire tenir une petite boule transparente avec des légères plumes blanches emprisonnées dedans. Confortablement installée dans l’un des fauteuils du salon, elle se moquait gentiment de lui tout en lisant le journal.

− Franchement, si elle ne veut pas tenir, c’est pas grave, on en a plein d’autres !

Mais lorsqu’elle vit le regard de Neville s’assombrir lorsqu’il posa ses yeux sur elle, elle comprit qu’elle aurait mieux fait de se taire et un frisson lui parcourut le dos. Neville s’installa sur les rebords de son fauteuil la boule de Noël entre ses doigts.

− Cette boule, je la tiens de ma grand-mère. Mes parents l’avaient achetée pour mon premier Noël, le seul que nous ayons passé ensemble finalement.

Hannah glissa sa main gauche autour de la taille de Neville et se lova contre lui en signe de réconfort. Puis elle se leva en prenant la jolie boule de Noël dans ses mains. Après plusieurs essais, elle trouva le sort qui la cala sur l’une des branches du sapin. Et depuis, chaque année, la boule de noël tenait en équilibre dans le sapin de Noël d’Hannah et Neville. Hannah ne lui posa plus jamais de questions à ce sujet. C’était important pour Neville, alors ça l’était pour elle aussi.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Westyversionfrench » 18 août 2018 - 20:49

Titre : Chues
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 650
Personnages : Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
Lucius lui a donné de nombreux conseils. Draco se souvient encore de ceux dispensés quelques heures avant sa première entrée à Poudlard. Il y en a de toutes sortes et ils concernent chaque aspect de sa vie d’étudiant, d’adolescent, et surtout, d’héritier des Malfoy. Au Manoir, Draco a grandi seul, entre un père exigeant, une mère effacée et des elfes de maison fantômes. Il connaît les fils des associés ou connaissances de son père ; et quelques filles dont des portraits embellis lui ont été montrés, pour qu’un jour, il en choisisse une comme épouse. Pour beaucoup, le mode de vie des Malfoy est étrange, obsolète même. Mais cela, Draco ne le découvre qu’une fois à l’école. Là, pour la première fois, il pourrait sortir de sa bulle, et embrasser le monde tel qu’il est, bien différent de celui dépeint par son père.

Pourtant, Draco s’y accroche à sa boule de neige, à son microcosme. Peut être que si Potter avait accepté de lui serrer la main, il aurait pu ouvrir une fenêtre sur cet extérieur. Loin de comprendre son tort dans cette affaire, il décide de fermer les yeux et de renoncer à ce qui n’est pas à portée de main. Après, quand Gemma Farley le prend à part pour lui donner quelques recommandations, il la toise de manière hautaine et la traite de sang-de-bourbe. Elle le fixe, sans colère, et soupire, presque triste pour lui. La préfète lui donne plusieurs chances derrière, chaque année à vraie dire, jusqu’à ce qu’elle quitte le château. Mais toujours, il rejette cette amitié qui pourrait déformer ou briser la fragile bulle qui le protège. Pense-t-il.

C’est sa cinquième année et enfin, la bulle est luisante, transparente sous le soleil des enseignements d’Ombrage. Cette femme est repoussante au possible mais ses propos font échos à ce qui a toujours été enseigné à Draco. Il rejoint la Brigade Inquisitoriale. Pour une fois, ceux qui l’entourent, lui paraissent comprendre. Ils pourraient être ses égaux s’ils n’étaient pas si sots. Mais plus le temps s’écoule et plus la membrane aqueuse de la bulle devient opaque. Et subitement, sans qu’il ne comprenne pourquoi, une nouvelle année se présente, froide, effrayante. Il n’a pas d’autre choix que de s’entêter. Il commence à percevoir dans la coque gelée de sa bulle, des craquelures. Ces brisures, il craint qu’elles ne survivent pas à la guerre.

Quand celle-ci s’achève, il perd son père qui réside désormais à Azkaban et sa mère est incapable de garder le Manoir face aux récriminations du Ministère. Lui-même renonce à ramasser les débris de sa bulle qui est tombée au sol bien brutalement. Déjà les bris fondent au soleil de ceux qu’il croyait ses ennemis. Pourtant, ces rayons si ardents mettent en lumière des perspectives nouvelles. On lui inflige des travaux d’intérêt national. Il passe son été à reconstruire l’école qu’il a livrée aux Mangemorts. Pourtant, entre ces pierres qu’il a lui-même érigées, on consent qu’il étudie à nouveau.

Les années qui suivent, Draco s’attelle à faire bouillir des potions, des philtres, des baumes, tout un stock de produits médicomagiques pour guérir ceux dont la guerre a brisé les bulles. Il s’acharne car il a appris que des bulles, il y en a autant que d’êtres humains et que chacun en est prisonnier, à sa manière. Il espère que lui, qui a perdu la sienne, mais qui parvient à vivre en plein jour, pourra montrer l’exemple pour une fois. Ca commence par Narcissa bien sûr, et celle-ci, après une longue discussion, force le galbe de sa propre sphère en rendant visite à Andromeda. Puis, c’est Pansy qui décide de fonder un orphelinat, et Grégory qui épouse une moldue. Enfin, Draco comprend qu’après les bulles, il y a les dominos et que personne n’y échappe. Mais ce n’est pas néfaste cette fois, du moins, c’est son impression quand un ancien ennemi lui sourit au hasard d’une rencontre.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Carminny » 18 août 2018 - 20:52

Titre : La chasse au miroir
Thème (écrit ou image ou musique) : Coton
Fandom : HP (UA)
Nombre de mots : 637
Personnages : Harry Potter, Albus Dumbledore
Rating : Tout Public
Harry se glissa jusqu’à la bibliothèque pour essayer de retrouver le chemin de la nuit précédente. Enfin il rentra dans une longue pièce où se trouvait le miroir des vœux comme il l’appelait avec Ron. Il était pourtant convaincu de ne pas être dans la même salle que le jour précédent. Il n’y avait ni chaises, ni bureaux abandonnés, ni même tableau réquisitionné par Peeves. Il s’approcha du miroir puis ricana tout seul.
Non, il n’allait pas tomber dans le panneau. C’était certainement un piège pour élève qui sortait la nuit. Et puis il n’avait pas besoin de regarder une nouvelle fois dans le miroir. Il savait ce qu’il devait faire. Ce n’était pas voir son père s’excuser qui le rendrait plus enclin à lui pardonner. Ce qui était hors de question d’ailleurs. Dans le miroir il voyait sa famille entière heureuse et unie. Telle qu’il la souhaitait. Et s’il ne pouvait pas rendre la vue à sa tante Ann ni la vie à sa mère, il pouvait du moins améliorer l a situation pour Rogue en s’excusant pour son père.
Lui, il aurait apprécié que Dudley ou un de ses amis s’excuse. Avec vraiment beaucoup de chance – et un peu de magie – ils l’auraient fait cet été. Le garçon esquissa un sourire sincère. Son papi Valerian l’accueillerait et c’était encore mieux que toutes les excuses au monde. N’empêche qu’il aurait aimé que Dudley regrette.

N’ayant plus rien à faire, il quitta la pièce au miroir et jeta un coup d’œil dans la classe d’à côté où il était maintenant certain que le miroir avait été posé la nuit dernière. Effectivement le miroir avait été déménagé. Ou en tout cas n’était plus là, même s’il pouvait clairement voir les traces de sa position dans la poussière.
– Eh bien, Harry. A la recherche du miroir ? résonna soudain une voix derrière le Gryffondor.
Il ne sursauta pas – il avait trop pris l’habitude que quelqu’un s’immisce dans ses pensées – et se retourna pour faire face à directeur de Poudlard, Albus Dumbledore en personne. C’est à ce moment que bizarrement il lui vint à l’esprit qu’il ne savait pas grand-chose sur son directeur. Le nom. La couleur de sa barbe. Les titres – notés sur sa lettre d’admission. Les informations d’une carte de chocogrenouille – s’il pouvait s’en souvenir ce serait chouette.
– Ce n’est pas un miroir normal, Harry, continua le vieux mage sans se soucier des pensées qui s’emmêler dans le crâne du garçon. C’est un miroir magique et c’est pour cela que je te demanderai e ne pas le chercher maintenant qu’il a été déplacé.
– Dans la pièce d’à côté ? demanda Harry avant de réaliser ce qu’il disait.
Dumbledore toussota, un peu gêné. Harry se retint de rire. Il ne fallait pas rire du directeur de son école, il en était convaincu. Mais il sentait les coins de sa bouche tressaillir. Changement de sujet vite !
– Vous voyez quoi dans le miroir, professeur ?
Bon, ce n’était pas le meilleur sujet possible. Qu’allait-il bien pouvoir dire si le directeur lui retournait la question ? Il n’avait pas très envie de dévoiler cela à un presqu’inconnu. Mais le mage lui sourit avec bienveillance.
– Je me vois avec une paire de chaussettes à la main. On n’a jamais assez de chaussettes, tu ne crois pas ?
Harry cligna des yeux, ébahi. Puis il se rendit compte qu’il lui fallait peut-être répondre.
– Ça dépend s’il s’agit de chaussettes en laine ou en coton.
Avant qu’il ne réalisât qu’il avait pensé à voix haute, Dumbledore rigola puis sortit de la pièce sans perdre un mot de plus. Harry cligna une nouvelle fois des yeux. Il était plutôt sympa le directeur en réalité. Susan et Ron n’allait pas le croire. Et en plus il avait oublié de lui demander un secret sur l’école !
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Charliz » 18 août 2018 - 20:53

Titre : Du processus de cristallisation
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 902
Personnages : Percy Weasley, Audrey Weasley
Rating : -12 (très léger)
« Percy, as-tu déjà lu Stendhal ? »

Tu tournas vers moi un regard si sceptique que mon cœur bondit d’un plaisir malsain.

Bien sûr que non, c’est un auteur moldu. Mais pour une fois que je connais quelque chose que tu ignores… Crois moi que je ne gâcherais pas cet instant.

« Stendhal a décrit l’amour. Ça nous correspond totalement, je crois… A la fois dans la manière dont tu m’as fait tomber sous ton charme, et encore plus dans la manière avec laquelle tu nous as détruit.
- De quoi parles-tu encore, Audrey ?
- C’est assez simple en fait… il parle de processus de cristallisation. Tu as sept étapes. Sept. C’est bien un chiffre que tu chéris, n’est ce pas ? »

Ton silence m’accueille, gonfle mon orgueil. L’envie de te faire souffrir surgit à nouveau dans mon cœur, nocif.
Peu importe.

« L’amour commencerait par de l’admiration. Et je t’ai admiré, Percy, de tout mon cœur… Tu étais si sage, si mûr, si équilibré, si rassurant… »

Je laisse durer l’instant, j’attends que tu me regardes. Voir naitre de l’espoir dans tes yeux lorsque je parle de nos belles années, Percy, j’ai fini par adorer ça.

« J’étais bien trop jeune, naïve, stupide. Aujourd’hui, Percy, c’est moi qu’on admire, et j’ai compris que tu n’étais qu’une enveloppe. Un fruit à l’aspect brillant et au cœur pourri par les vers. »

Tu frissonnes et le regret s’installe dans mon cœur, un poignée de secondes seulement.
Je ne regrette pas. Ni aujourd’hui, ni dans vingt ans.

« Stendhal dit ensuite que l’admiration est renforcée par le plaisir. Le plaisir des baisers, des caresses, de la présence…
- Tu vas me dire que tu ne ressens plus de plaisir, Audrey ? »

Ton regard s’est durcit et me fait presque perdre mes moyens.

« Mon plaisir, je l’ai trouvé plus fort dans les bras d’un autre, tu te souviens ? »

Ta bouche se déforme de rage et en quelques pas, tu me prends les mains pour me dresser sur mes pieds. Tu t’empares de mes lèvres avec force, une main retenant ma nuque pour m’empêcher de m’échapper.
L’autre main, elle glisse sur ma cuisse, sous ma jupe et…
Tu m’as tiré un soupir. Un. Tu vas payer.

Mes dents se referme sur ta lèvre jusqu’au sang et tu t’éloignes dans un sursaut, ne laissant que ce gout métallique dans ma bouche.

« Après le plaisir vient l’espérance. L’espérance que tout ça dure éternellement, que l’amant ressente les mêmes sensations enivrantes… L’espérance a été courte pour nous. Nous avons échangé ces mots si fort trop tôt.
- C’est n’importe quoi… Depuis que tu as passé la porte, tu n’as cessé de dénigrer ces années passées ensemble, Audrey. Douze ans ! Douze ans et deux filles !
- L’espérance a été courte Percy, mais l’amour était là."

Ta bouche est à un frôlement de la mienne, je ne ferais pas le premier pas, Percy. J’en éprouverais presque du dégout.

« Vu les conneries que tu sors ce soir, je crois que parler d’amour est un bien grand mot te concernant. »

Tes mots n’ont été que souffle, mais j’en retombe sur le fauteuil de cuir que je déteste tant. Mais si tu crois que tu pourras me faire taire, Percy…

« L’amour, c’est l’envie de donner du plaisir à n’en plus finir, espérer en recevoir tout autant. Aimer, c’est admirer l’autre, le chérir jusqu’à en mourir. J’ai ressenti ça pour toi, Percy. Lorsque nous nous retrouvions après des jours, des semaines de séparations… Tu étais mon tout, mon objectif. Je franchissais les obstacles mon quotidien dans l’espoir de gouter le bonheur à ton retour.
- C’était si bref…
- C’était réel. Mais nous n’en étions qu’à notre première cristallisation. Nous étions dans l’amour juvénile, candide. Nous étions une montagne de perfection pour l’autre, à tort.
- Non. J’ai toujours été conscient de tes défauts, de ta soif de célébrité…
- C’était la sixième étape, le doute.
- Le doute ?
- Le doute que nous pouvions aller loin ensemble. Tu prenais conscience de mes défauts et moi des tiens et ils semblaient insurmontables…
- Et que se passe-t-il ensuite ?
- Ensuite… Ensuite Stendhal parle de deuxième cristallisation. L’instant où du doute nait l’amour. L’amour au-delà des sentiments. C’est l’instant où les amants se choisissent en toute connaissance de cause, de tout leur être…
- Le mariage…
- Non, Percy.
- Non ?
- Non. Nous nous sommes mariés, et pourtant, nous n’avons pas connu cette seconde cristallisation…
- Audrey, je t’assure que…
- En plein doute, je suis tombée enceinte, Percy. Nous ne nous sommes pas choisis, nous nous sommes laissés portés. Parce que c’était dans l’ordre des choses, c’était la seule chose à faire.
- De mon côté, je t’ai choisi. Je t’ai aimé de tout mon être, avec tout tes défauts, avec la conscience qu’un jour… qu’un jour je pourrais te perdre et ne jamais me relever, Audrey.
- Tu n’as pas conscience de la réalité. La réalité, c’est que notre amour est resté en suspens. Il s’est brisé il y a plus dix ans, Percy. Aujourd’hui, il est temps de se comporter en adulte et de… »

Ma voix se brise. Mes yeux sont plongés dans les tiens, et le doute m’assaille. Et si je me trompais ? Si je…

« C’est fini Percy. Tu dois l’accepter. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par BellaCarlisle » 18 août 2018 - 20:58

Titre : Poupées
Thème (écrit ou image ou musique) : Coton
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 858
Personnages : Daisy, Phil, Jemma, Leo
Rating : Tout public
La poupée maléfique se jette sur Daisy qui esquive l’attaque avant de riposter. Elle pose la main au sol et déclenche un tremblement de terre assez puissant pour repousser les créatures. Les poupées hurlent avant de se mettre à rire de façon sinistre, reprenant l’assaut. Elles sont vives, comme si rien ne venait de se passer, et elles continuent de prendre l’Inhumaine pour cible. Sortant un des DCES qu’elle a à la ceinture, l’agent du Shield tire plusieurs coups, priant pour que l’effet soit immédiat. Les poupées sont ralenties quelques secondes, pas assez pour permettre à la jeune femme de s’enfuir et de trouver un endroit où se cacher. Faisant à nouveau feu, elle porte la main à son oreillette.

- J’ai un léger problème au magasin, déclare-t-elle entre deux tirs. Les poupées sont vivantes.
- Vivantes ? répond la voix de Fitz. C’est impossible, ce ne sont que …
- Des objets, je sais, rétorque Daisy, mais je te jure que celles qui m’attaquent sont bien réelles et animées. Et ce n’est sûrement pas un mécanisme électronique ou un autre truc du genre.
- Es-tu près de la sortie ? demande Jemma.
- Non, je suis de l’autre côté. Je crains de ne pas pouvoir les maintenir plus longtemps.

Comme un chevalier arrivant sur son cheval blanc pour sauver la princesse, Coulson débarque dans le magasin, au volant de Lola. La grande baie vitrée éclate, répandant des éclats de verre partout, mais le chef d’équipe n’y prête pas attention, écrasant même des poupées sur son passage. Daisy use à nouveau de ses pouvoirs pour faire reculer les créatures puis saute dans la voiture aux côtés de Phil. Aussitôt, celui-ci braque le volant et fait demi-tour avant d’appuyer sur l’accélérateur. Comme des possédées, les poupées se mettent en mouvement contre eux, les poursuivant au pas de course.

- Elles sont coriaces, grimace Daisy. Elles nous rattrapent.
- Accrochez-vous, lui conseille Coulson.

Brusquement, il accélère encore plus, slalomant entre les différents véhicules qui se trouvent sur leur chemin. L’Inhumaine vérifie régulièrement la position des poupées, remarquant qu’elles tiennent toujours la distance malgré leurs tentatives.

- Plus vite !
- Je ne peux pas, rétorque Phil, ce serait trop dangereux.
- Alors laissez-moi faire.

Daisy saute en marche et rejoint le trottoir avant de repousser les poupées. S’assurant que Coulson s’est éloigné, elle utilise son pouvoir à plein régime pour s’élever jusqu’au toit d’un immeuble. Par un coup du hasard, les poupées la suivent et tentent de monter le long du bâtiment.

- Daisy, tu nous entends ?
- Oui, Jemma. Je vous écoute.
- May revient du magasin, on a eu un échantillon de la matière qui compose les poupées.
- Qu’est-ce que c’est ? Un liquide extraterrestre ? Une tentative ratée d’Hydra ?
- Du coton. Uniquement du coton.
- Pardon ? Du coton ? Si c’est une blague, elle est mauvaise.

Arrivée au bout du toit, Daisy se retourne et lance quelques secousses vers les créatures. Ces dernières assimilent l’impact et grandissent, comme sous l’effet d’une substance de croissance. L’Inhumaine a beaucoup de mal à croire qu’elles ne sont composées que de coton.

- Jemma, il n’y a pas autre chose ? Elles sont quasi insensibles à mes pouvoirs et elles sont en train de se transformer en poupées géantes.
- Je suis formelle, c’est du coton. Je pense que ceux qui sont derrière tout ça utilisent leur capacité absorbante pour les faire évoluer.
- Donc plus tu essayeras tes pouvoirs, ajoute Leo, et plus ces poupées grandiront.
- Alors qu’est-ce que je dois faire ?

Elle n’attend pas la réponse car l’une des poupées se jette sur elle, la bouche ouverte sur des crocs aiguisés qui transpercent sa peau. Daisy pousse un grognement et secoue son bras pour faire lâcher prise à la créature qui s’accroche à elle de toute la puissance de sa mâchoire. Une balle siffle dans l’air et entre dans le corps de la poupée qui se détache enfin de l’Inhumaine. Immédiatement, Phil arrive, un pistolet à la main, continuant de tirer sur les créatures. Il fait signe à la jeune femme de le rejoindre, prêt des escaliers qui mènent aux étages. Daisy court vers lui et l’entraîne à sa suite sur les marches, lui expliquant brièvement ce que Jemma et Leo lui ont dit.

- Mon DCES n’a eu aucune efficacité, vous avez quoi comme balles ?
- Des munitions à l’acide. Fitz et Simmons devaient les tester avant notre départ, nous savons maintenant qu’elles fonctionnent bien.
- Nous n’en aurons jamais assez, soupire Daisy. Si ce n’est qu’un prototype, il n’y en aura pas pour lutter contre toutes les poupées.
- Nous avons une solution désormais. Ayez confiance, nos génies trouveront un moyen d’en produire rapidement. Nous avons connu pires situations.

Ils s’installent tous les deux sur les sièges de la corvette rouge puis Phil reprend la route. Daisy ne rétorque rien, songeant au fait qu’en effet, ils ont connu des situations plus périlleuses. Leur problème actuel consiste tout de même à deviner le nombre de poupées cotonneuses qui se promènent en ville et qui attaquent à grands coups de morsures.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par BellaCarlisle » 18 août 2018 - 21:13

Titre : Dabadabadabadam
Thème (écrit ou image ou musique) : dabadabadabadam
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : Un ET
Rating : Tout public
Dabadabadabadam !

Mais quel est donc ce bruit étrange ? Un roulement de tambour ? Un fan de la voyelle « a » qui cherche à la caser entre des « b » et des « d » ?

Ah non, je sais. C’est un extraterrestre qui communique avec nous ! Il a eu vent de l’existence de la communauté HPF et il veut entrer en contact. Mais oui, c’est bien ça ! Je le vois avec son regard effrayé, tentant de comprendre quels sont ces mots étranges que nous employons. Essayant de survivre, surtout.

Ses antennes violettes s’agitent, forment des étincelles. Puis il lance à nouveau son cri de ralliement.

Dabadabadabadam !
**

Titre : Seul ou non
Thème (écrit ou image ou musique) : Anniversaire
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 569
Personnages : James Bond, Gareth Mallory
Rating : Tout public
Debout au milieu du trottoir, James observe les aiguilles de Big Ben. Les minutes défilent, insouciantes, insolentes, poignantes. L’espion britannique devrait être chez lui, à faire la fête, à souffler des bougies presque fondues sur un gâteau acheté à la dernière minute dans une boulangerie de quartier. Il ne l’a pas fait cette année, il ne veut plus passer chaque anniversaire seul à penser à son passé, à ses parents, à toutes les fois où il aurait pu mourir. Il préfère encore se balader dans Londres et boire un coup, pour oublier tout jusqu’au matin.

L’agent double zéro sept reprend la route, s’éloignant de l’immense horloge pour rejoindre les rives de la Tamise. Le cœur lourd, il évite les passants, se fondant dans les ombres de la nuit. Il n’a pas la moindre arme sur lui, supposant sans conviction que les sbires de Blofeld ne lui feront pas de mal ce soir, estimant qu’il n’y a aucune raison pour qu’ils choisissent ce jour précis afin de l’enlever. Tout lui semble innocent autour de lui, de ce couple qui rit main dans la main à cette femme qui tient dans ses bras son enfant endormi. Bond se sent comme une statue entourée de vie et d’espoir mais morte de l’intérieur. La solitude lui paraît plus pesante, plus cruelle, parce qu’il s’agit de son anniversaire et qu’il n’y a personne pour le lui souhaiter.

Sans même faire attention à ces visages d’inconnus qui passent dans son champ de vision, il marche. Son téléphone vibre plusieurs fois dans sa poche mais il ne regarde pas qui essaye de le joindre, le jetant simplement dans la première poubelle qui est à portée de main. Il n’a pas besoin de compagnie, il est connu pour tout faire en solo, pour son caractère volage et son excès de boisson. En aucun cas il n’est l’ami idéal avec qui profiter d’un moment autour d’un verre.

- Vous comptez fuir tout le monde, Bond !

L’agent fronce les sourcils, se retourne et croise le regard de son supérieur. M semble avoir couru, il a son téléphone à la main et il peine à retrouver son souffle.

- Cessez de jeter vos portables, nous n’avons pas de budget illimité.
- Et vous mettez plus de temps à me tracer, rétorque le double zéro avec un rictus agacé. Je peux savoir pourquoi vous me cherchiez ? Une mission nocturne ?
- Arrêtez de jouer aux imbéciles, soupire Mallory. Vous n’êtes pas seul, Bond, vous avez des …
- Des amis ? le coupe James sur un ton amer. Q ? Moneypenny ? Tanner ? Vous ? Nous sommes tous des collègues, rien de plus. Je n’ai que des alliés, aucun ami.
- Vous passez votre temps à vous persuader qu’il n’y a personne pour vous supporter mais vous ne prenez pas le temps d’accepter les mains tendues.

Le chef du MI6 avance d’un pas, gardant son regard fixé dans celui de son agent. James n’est pas détendu, il n’aime pas cette intrusion dans sa zone personnelle, encore moins de la part de Mallory. Ce n’est pas parce que M est son supérieur et qu’il tient à le garder à l’œil que Bond prend ses distances, c’est simplement qu’il éprouve certaines émotions qui l’intriguent et l’effraient en même temps.

- Vous pouvez compter sur nous, Bond.

Et avant de le laisser parler, Mallory ajoute.

- Joyeux anniversaire, double zéro sept.
Dernière modification par BellaCarlisle le 18 août 2018 - 22:01, modifié 1 fois.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Charliz » 18 août 2018 - 21:33

Titre : Dabadabadabadam (Zut, @BellaCarlisle a été plus rapide :lol: )
Thème (écrit ou image ou musique) : Dabadabadabadam et Anniversaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 624
Personnages : Victoire Weasley et Adam Reinhard (mon coeur bondit de bonheur, littéralement :coeur: )
Rating : Tout public
« Dabadabadabadam…
- Qu’est ce que tu chantonnes ? »

Adam tourna vers Victoire un regard énigmatique et elle explosa de rire.

« Je chantonne le chant de la conspiration, Mrs Reinhard. »

Mrs Reinhard… Elle ne s’y faisait toujours pas. Non pas qu’elle n’aime pas son nom ou qu’elle doute de leur mariage ou de leur amour, c’était simplement que Weasley faisait bien trop partie de son essence.

Adam saisit sa main et l’entraina dans les couloirs de Poudlard, se taisant pour laisser place aux claquement de ses talons sur le sol de pierre.

« Tu as vu la Grande Salle, c’est bien dommage qu’elle soit aussi défigurée par leur décoration… Je t’assure qu’elle est magnifique dans sa simplicité, avec les quatre tables des maisons. Tout ça pour l’anniversaire d’une victoire de plus de trente ans… Tu devrais leur faire un procès pour te priver de cette expérience.
- Dans quelle maison penses-tu que j’aurais été, si j’étais allée à Poudlard ? »

Adam ralentit le pas, glissant un regard vers sa femme.

« A Serdaigle, évidemment !
- Comme toi, évidemment.
- Evidemment. »

Elle se laissa porter par un rire, ivre de l’excitation de découvrir le château dont elle avait tant entendu parler.

« Mon père était un Gryffondor, comme la majorité des Weasley.
- C’est vrai que tu es courageuse, mais nous n’aurions jamais eu l’occasion de nous rencontrer si tu avais été une Gryffondor.
- Tu crois ?
- Je n’en fréquentais aucun ! et tu as un an de moins que moi…
- Tu m’aurais fréquenté, moi.
- J’aurais essayé, mais me serais-je démarqué au milieu de tous les prétendants de la magnifique Victoire Weasley ?
- Je t’aurais trouvé, Adam. Qu’importe l’univers, qu’importe la situation, je t’aurais vu, je t’aurais aimé, de la même manière qu’aujourd’hui je t’aime. »

Le brun se figea au beau milieu du couloir, le regard sombre et Victoire se sentit rougir violemment. Pourtant, elle maintient son regard plongé dans le sien.
Gryffondor. Elle aurait été Gryffondor. Ou Serpentard.
Ou Serdaigle peut être.

Elle n’eut pas le temps de penser à Poufsouffle qu’Adam l’attirait contre lui, l’embrassant comme un fou. Son cœur s’emballa comme au premier jour. Ça n’arrivait pas à chaque fois, leur deux enfants et le quotidien les privant de plus en plus de ces instants… Mais à chaque fois, ils parvenaient à voler un peu de temps.
A chaque fois.
Ils s’aimaient comme au premier jour.
Non. Il s’aimaient bien plus qu’au premier jour. Terriblement plus fort.

Adam la relâcha la respiration haletante et, avec un petit rire, Victoire entreprit d’enlever les traces de rouge à lèvres qu’il lui avait volé. Il garda ses mains solidement arrimées à sa taille, la retenant dans un étau solide.

« Je voulais t’emmener faire un tour de balai sur le terrain de Quidditch mais…
- Adam ! Tu sais bien que j’ai peur du vide.
- Tu dis ça à chaque fois, et puis tu me suis quand même. Tu adores t’envoyer en l’air avec moi, Victoire, il serait temps de te l’avouer !
- Tu n’es qu’un…
- Un amour, oui, je sais. Bref, je voulais rendre la soirée inoubliable grâce à un tour de balai, mais finalement je vais la rendre romantique.
- Et comment comptes-tu réussir cet exploit ? Je te rappelle que nous sommes ici pour célébrer la mort de centaines de personne.
- As-tu déjà entendu parler de la mythique salle de bain des préfets ?
- Et qui y a-t-il de mythique dans cette salle de bain des préfets, au juste ?
- Pas grand-chose, si ce n’est une énorme baignoire, une tonne de bulle, et une soirée tous les deux. Rien que tous les deux. »
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Ella C. » 18 août 2018 - 21:46

Titre : Dabadabadabadam
Thème (écrit ou image ou musique) : dabadabadabadam
Fandom : HP
Nombre de mots : 576
Personnages : Mareudeurs
Rating : Tout public
Dam. La porte claque contre le mur, violement poussée par James Potter.

– Je vais demander à changer de dortoir, grogne Frank Longdubat, en enfouissant sa tête sous son oreiller.
– Par le cal’on de M’rlin, p’quoi t’es d’jà debout, ‘drue ?

Badam. Un oreiller vole à travers la pièce, est évité par sa cible énervée, rebondit sur une commode et s’écrase sur le sol, faisant tomber un jeu d’échec.

– Urgence, pas le temps, Lily, debout, maintenant !

Dabadam. Quatre Maraudeurs mal réveillés dévalent les marches du dortoir et traversent la salle commune en courant. Ils sortent de la tour des Gryffondor, serpentent dans les couloirs, ignorent les cris de Peeves et se jette dans une salle de classe inutilisée. Leur repère.

– Alors ? fait Peter.

James a un bleu sur l’épaule pour s’être pris la porte, mais il l’ignore. Celui qui déchire son cœur le fait infiniment plus souffrir.

– Hier, j’ai voulu faire une surprise à Lily. Alors j’ai ensorcelé une carte pour lui chanter un poème – écrit par moi – ce matin, quand elle se réveillera. Et je lui ai fait livrer des roses et des chocolats…
– C’est la Saint Valentin ? grogna Remus.
– … avec un hibou de l’école que j’avais dressé pour qu’il reste sagement dans la chambre toute la nuit et lui donne les cadeaux à son lever. Sauf qu’il doit pas bien comprendre le langage de cerf, parce qu’il a tout lâché sur le lit de Dorcas au milieu de la nuit et déchiré plusieurs couvertures jusqu’à ce qu’elle lui ouvre la fenêtre.
– Par Morgane, Jamesie ! Je parie que tu as pris Hermès. Tu sais bien qu’il n’aime pas les cerfs ! C’est Patmol qui doit lui parler !
– Bref, j’avais mis un réveil à 4h, parce que Lily se lève plus tôt que nous, et je voulais être prêt.

Badabadam. Peter et Remus rient tellement qu’ils en font tomber une pile de chaises, et s’effondrent avec elle sur le sol. Sirius est consterné, mais James ne semble pas les voir, passionné qu’il est.

– Mais, du coup, Dorcas, Alice, Mary et Marlène m’attendaient de pied ferme. Elles m’ont jeté plusieurs sorts et… Et elles ont refusé de me dire où Lily est ! Elles ne veulent toujours pas parler, mais il encore tant de lui lire le poème ! Vous devez m’aider à la trouver !
– James, articule Remus. On a cours aujourd’hui. Tu verras bien où est Lily tout à l’heure… Mais tu devrais la laisser respirer un peu, ça aide, en général, si tu veux que quelqu’un t’apprécie.
– Avoir les gens à l’usure, c’jamais bon, appuie Sirius.

Peter pose une main compatissante sur son épaule. Dabadabadam. Le cerveau de James dégringole dans sa boîte crânienne. C’est pas possible !

– Pas après tant d’organisation. Je vais voir à la bibliothèque, occupez-vous des salles de classe !

Badabadabadam. Un Maraudeur s’enfuit en courant, les autres s’élancent à sa poursuite. Des portes claquent, des marches s’effondrent, des escaliers tournent. Ils le rattrapent in extremis devant les portes de l’antre sacrée de Pince.

– T’es pas sérieux, c’-
–Non, c’est moi, Sirius…
– C’est comme l’antre d’une dragonne ! Tu touches à ses œufs, t’es foutu ! Et y’a un molosse qui garde la porte.
– Mais…

Une main le coupe, d’autres le plaquent au mur.
– Chut !
– Vos bouches !
– Silence, y’a…
– Tiens, tiens…

Un chat blanc et des chaussures qui claquent.

– Retenue ! Pour réveiller le château à pas d’heure !

Dabadabadabadam. Rusard. Echec lamentable.

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Mikoshiba » 18 août 2018 - 21:46

Titre : Joyeux anniversaire Megan !
Thème (écrit ou image ou musique) : Anniversaire + Dabadabadabadam
Fandom : HP
Nombre de mots : 276
Personnages : Gabrielle et Megan
Rating : /
30 août. J’essaie de rester au lit le plus longtemps possible, pour ne pas faire de bruit, pour ne pas réveiller Megan. Je m’ennuie, je déteste rester comme ça, allongée sans rien faire, en plus je n’ai plus du tout sommeil. Et j’ai envie d’aller aux toilettes par-dessus le marché. Mais si je me lève, le plancher va grincer, ça va réveiller Megan et la journée de Terminator va commencer. Non. Je vais me retenir.

Je n’ai même pas un seul livre pas encore fini dans ma chambre ! Les mots croisés sont restés au salon. Je m’ennuie ! Il faut que j’arrête de me tourner et me retourner comme ça dans mon lit, les lattes du sommier font du bruit, ça va réveiller Megan.

Pfff… Oh, tiens, il y a une toile d’araignée au plafond.

C’était quoi ce bruit ? Le plancher du couloir ?

*Dabadabadabadam*

… Ha oui, effectivement. J’entends des pas aussi. Comment une gamine aussi légère peut-elle faire autant de bruit en marchant ? Elle s’approche de ma porte. Peut-être que si je fais semblant de dormir, elle ira se recoucher ? Peut-être même qu’à son deuxième réveil elle aura oublié la date d’aujourd’hui ?

- Maman ? Hé, psitt, Maman ? Tu dors ? Maman ?

Ne pas bouger, ne pas bouger. Elle murmure, si je dormais vraiment j’aurais très bien pu ne pas l’entendre.

- MAMAN ?

Ah. Cette fois-ci ça va être plus dur de lui faire croire que je n’ai pas entendu. Je baille pour gagner du temps.

- Moui ?
- TU SAIS QUEL JOUR ON EST ?
- Mmmh… Mercredi ?
- C’EST MON ANNIVERSAIRE !
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Westyversionfrench » 18 août 2018 - 21:56

Titre : Two Preys
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1123
Personnages : Percy Weasley / Lucius Malfoy
Rating : Tous Publics
Percy espérait que son trouble ne paraissait pas sur son visage au teint si expressif. Il fixait son interlocuteur avec une immobilité et un silence qu’il espérait saisissants. Son petit jeu sembla impressionner un tant soit peu l’aristocrate qui le toisait. D’une voix grave et venimeuse, il l’avait abordé au détour d’un couloir, alors que le rouquin sortait du bureau du Ministère et que l’autre homme allait y pénétrer.
“Monsieur Weasley. Percival, n’est-ce pas ?” D’instinct, ou plutôt, du fait d’anciens réflexes familiaux, Percy avait plissé les yeux et reniflé avec dédain. Loin de se démonter, Lucius Malfoy sourit et fit remarquer :
“Allons mon cher, ne laissons pas les griefs de nos aïeuls déterminer la nature de nos relations professionnelles.” Percy avait seulement incliné la tête et accepté une carte sur laquelle était indiquée l’adresse de locaux accueillant visiblement les affaires de Lord Malfoy.

Percy avait d’abord été étonné d’être approché par l’ennemi familial des Weasley. Qu’espérait-il ? Que croyait-il ? L’isolation de Percy du reste de sa famille faisait-elle de lui une proie facile pour le redoutable mangemort ? Ancien mangemort, se résonna Percy. Il avait réfléchi pendant les longues heures de la nuit, dans la chambre qu’il louait au Chaudron Baveur, aux conséquences d’une rencontre future. Il était curieux. Lucius Malfoy avait des appuis certains au Ministère, des relations autrement intéressantes que son pauvre père. Arthur Weasley suscitait la sympathie, Lucius Malfoy l’inquiétude. Percy n’avait aucun intérêt pensait-il, à inspirer la sympathie. Il rêvait d’une carrière de politicien émérite. Il avait les qualités, la persévérance et l’ambition. Il se savait freiné par son milieu social. Ce n’était pas par conviction qu’il avait pris ses distances avec ses parents, comme il l’avait prétendu mais bel et bien pour se démarquer de la masse de frères qu’il avait.

Il laissa passer plusieurs jours avant d’envoyer une missive brève à Lucius Malfoy. Cela lui avait laissé le temps de se renseigner sur ses activités officielles. Malfoy avait des actions en bourse sorcière, d’où des revenus importants qui lui permettaient de financer la carrière de politiciens au sein du Ministère de la Magie. Parallèlement, il dirigeait une agence de gestion de patrimoine via laquelle, cela ne faisait aucun doute, il se permettait de conseiller ses puissants clients. Percy, en étant attentif à toutes les rumeurs et à jour dans tous les quotidiens sorciers, apprit sans peine que Malfoy avait obtenu la gestion des biens de la famille Tripe, une éminente dynastie étendue dans plusieurs autres nations sorcières. Subtilement, Percy avait alors envoyé son courrier dans lequel il félicitait Lucius Malfoy pour ce succès retentissant.

La réponse n’avait pas tardé et voilà où ils en étaient, dans l’un des cafés les plus huppés du Chemin de Traverse. L’établissement était situé à l’arrière d’un club privé où Percy n’aurait jamais pu rentrer seul. Lucius Malfoy ne perdit pas de temps en politesses préalables.
“Je vais être franc avec vous. Je suis votre parcours depuis plusieurs années, depuis Poudlard pour dire vrai. Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai siégé longtemps dans le conseil d’administration de l’école où votre rigueur et vos excellents résultats m’ont été loués. Voyez comme je ne me suis pas arrêté à votre… origine. Je sais reconnaître un sorcier prometteur quand j’en vois un. J’ai pu lire les rapports que vous avez pu rédiger en travaillant avec Barty Crouch Senior. Brillants. Intelligents et documentés, dans un style qui se démarque des paragraphes scolaires de vos collègues.” Percy savait reconnaître la flatterie de son côté, et parvint à grand peine à ne pas s’y laisser prendre.

Les yeux clairs, d’un gris d’acier, fixes, le jaugeaient et étudiaient chacune de ses réactions, il le savait. Il croisa les bras et écouta attentivement, la mine grave.
“J’ai besoin de quelqu’un comme vous dans mes petits papiers. Du sang neuf, c’est ce qui manque à notre Ministère. Je veux qu’aux prochaines élections, il y ait un candidat à l’image de notre nouvelle société : une société sorcière qui s’affirme, qui met en avant le travail, la détermination, l’ambition. Je veux quelqu’un comme vous dans le futur de ce pays.” Percy se demanda un instant s’il n’avait pas perdu l’esprit. Il fit justement remarquer :
“Il n’y a eu aucun Ministre de la Magie de moins d’un demi-siècle depuis 1786. La jeunesse n’a jamais satisfait la nécessité de stabilité du Magenmagot.” Lucius Malfoy inspira avant de sourire, satisfait.
“Voilà où je veux vous voir briller. En travaillant de concert, nous pouvons vous faire entrer au Magenmagot d’ici cinq ans. C’est là le véritable poing du pouvoir magique.”

Percy prit le temps de mesurer cette révélation. Malfoy était rusé. Il se donna un peu de courage en avalant une gorgée de whiskey pur feu sans sourciller.
“Concrètement, qu’appelez-vous travailler de concert ?” Malfoy lissa un pli inexistant de son exorbitante robe de sorcier.
“Vous venez travailler à Malfoy’s Wizarding Management en tant que secrétaire particulier. Je vous initie à la gestion de patrimoine dans un premier temps. Puis, je vous confie un voire plusieurs clients. Une fois une certaine popularité acquise, on me demandera de vous amener avec moi lors de dîners de charité et autres soirées mondaines. De galas en galas, vous donnez votre avis, discrètement, à quelques oreilles soigneusement sélectionnées. Et d’une chose à l’autre, on vous poussera à entrer en politique.”

Percy sentit ses propres mâchoires le faire souffrir alors qu’il les serrait farouchement.
“Cinq ans suffiront ?
-Cela dépend de vous. Je m’engage de mon côté à vous employer pendant ces cinq années. J’ai un contrat avec moi si vous souhaitez le ramener chez vous. Y penser. C’est une décision importante.” Percy accepta la liasse de parchemins que Lucius Malfoy invoqua devant lui. Ils échangèrent ensuite quelques banalités puis l’aristocrate prit congé du jeune homme, évoquant un rendez-vous de première importance. Percy promit de lui donner une réponse sous trois jours. Jusqu’à ce délai, il se versa dans le travail davantage que d’habitude, plus sérieux et exigeant que jamais avec lui-même. Il jaugea discrètement les avis de ses collègues et des membres des autres services sur leurs envies et récriminations contre le Magenmagot. Il se fit une liste de ces éléments, traça des flèches, y relia des idées de réformes et d’améliorations. C’était un exercice qu’il pratiquait depuis tout jeune. L’idée d’en faire sa profession, de faire évoluer et grandir cette société sorcière passéiste le tentait terriblement.

Soixante-douze heures après son déjeuner avec Percy Weasley, Lucius Malfoy reconnut son écriture sur une lettre délivrée par un hibou grand duc aux airs guindés. Il décacheta la correspondance et découvrit la liasse de parchemins qu’il avait fournie au jeune Weasley. Il alla directement au bas de ces documents, et avec un sourire satisfait, constata qu’ils avaient été datés et signés. Son grand projet pouvait désormais commencer...
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Caroliloonette » 18 août 2018 - 22:04

Titre : La trêve
Thème (écrit ou image ou musique) : anniversaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 1125
Personnages : Rose et Scorpius
Rating : Tout public
Installé dans un coin isolé de la bibliothèque Scorpius rédigeait son devoir de potions. Il n’était pas à rendre avant la fin de la semaine suivante mais le jeune Serpentard préférait ne pas prendre de retard dans ses devoirs. Albus, son meilleur ami se moquait de lui. Il le trouvait trop obsessionnel avec ça. Il reprochait à Scorpius de ne pas assez profiter de ses années à Poudlard pour s’amuser.

Les premiers rayons du soleil de cette fin du mois d’avril avaient attirés le jeune Potter dans le parc de Poudlard. C’était pour cela que Scorpius se retrouvait seul, installé à sa table favorite pour réaliser ses devoirs. Ce n’était pas pour lui déplaire car lorsqu’Albus l’accompagnait, il perdait patience rapidement et au bout d’une heure il voulait retourner dans la Salle Commune pour faire une partie d’échec ou de bataille explosive.
Un œil sur l’horloge lui indiqua qu’il était à peine 15 heures. Il se replongea dans son devoir et prit connaissance de la question suivante. Il commençait à rédiger la réponse sur son parchemin lorsqu’une ombre envahie sa table. Scorpius leva les yeux pour en découvrir l’origine et croisa le regard de Rose Weasley qui le regardait de haut.

Scorpius respira un grand coup, il étudiait tranquillement dans la bibliothèque, il passait une agréable après-midi jusqu’ici. Il n’avait pas envie de se prendre la tête. Il n’avait pas envie de s’énerver. Mais il avait fallut qu’elle vienne le dénicher au fin fond de la bibliothèque. Si c’était Albus qui avait mentionné leur table préférée à sa cousine, il lui en toucherait deux mots. Elle resta là à le toiser, sans rien dire.

− Tu avais quelque chose à me dire Weasley ? s’impatienta-t-il.

Au lieu de lui répondre, elle tira la chaise devant elle et s’installa face à lui. C’était vraiment la meilleure, il était certain qu’il restait un nombre de places disponibles incalculables dans la bibliothèque et il fallait qu’elle échoue face à lui. Ses doigts se crispèrent autour de sa plume.

− Tu fais quoi ? demanda-t-elle en désignant du menton le parchemin.
− Rien qui te regarde, répondit-il sèchement.

Elle se recula sur sa chaise et croisa les bras.

− Rho ça va, j’demandais juste pour être polie.
− Être polie, tu te fiches de moi, s’exclama-t-il un peu plus fort que voulu. Premièrement, la moindre des politesses aurait été de me demander si tu pouvais t’installer ici avant de le faire…
− C’est un espace commun à tous les élèves ici, t’es pas dans ta salle commune, alors si j’ai envie de m’installer ici, je m’installe.
− Weasley on sait pertinemment tous les deux que tu tolères ma présence uniquement parce que je suis le meilleur ami de ton cousin, alors arrête tout de suite avec ton petit numéro de « j’fais c’que j’veux, j’m’installe où j’veux » car on sait tous les deux que si tu es venue ici précisément c’est que tu as une idée derrière la tête.

Elle le regarda bouche-bée, visiblement elle ne s’attendait pas à ça et il était plutôt fier de lui pour le coup. Au départ il avait tendance à s’écraser face à elle, mais depuis un moment déjà, il ne se laissait plus faire. Elle n’y mettait pas les formes pour s’adresser à lui, alors il ne se donnait plus la peine de les mettre lui non plus. Et dés qu’une occasion de lui rabattre son caquet se présentait il n’hésitait pas.

− Hum ouais, reprit-elle en s’éclaircissant la voix. J’ai un service à te demander.
− Voilà qui est intéressant, tu as besoin d’aide en potions ?
− Non mais t’es infernal toi, il n’y a pas que les cours dans la vie !
− Dis celle qui s’évertue à obtenir des meilleures notes que moi ! C’est sûr que c’est très crédible.
− J’ai plus de mérite que toi tu sais ?
− Ah oui et pourquoi. Ton raisonnement m’intéresse grandement.
− Parce que moi je travaille mais je sais aussi m’amuser alors que toi tu ne fais QUE travailler. Pas étonnant que tu finisses toujours premier partout.
− T’es juste jalouse en fait ?
− Moi, jalouse de toi, jamais de la vie, répliqua-t-elle en faisant une mine de dégoût.
− Si ça peut te faire plaisir ! Si ce n’est pas pour les cours, en quoi as-tu besoin de mon aide ?
− Et là, je sens la pointe de panique dans ta voix « Oh mais que va-t-elle me demander ? ». Rassure-toi, rien de trop effrayant pour le novice que tu es. Enfin je crois.
− Si tu pouvais arrêter de tourner autour du pot ce serait charmant !
− Je vais avoir besoin de ton aide pour organiser un anniversaire surprise pour Albus.
− Heu, hésita-t-il. Albus n’aime pas trop les surprises.
− Ouais je sais, mais pour son anniversaire, il sera content. Je suis sûre que ça lui fera plaisir.
− Mais Weasley, son anniversaire est dans 4 jours !
− Bah on a moins de chance de se faire griller comme ça, lâcha-t-elle en haussant les épaules.
− Vu comme ça, c’est sûr !
− Tu sais ça te rendrait nettement plus sympathique si tu te détendais un bon coup. C’que t’es stressé mec, c’est affolant. Je sais que t’es un psychorigide des plannings et tout. Là le but c’est qu’on prépare un peu et après l’objectif principal c’est qu’on passe une bonne soirée.
− Si tu me trouves psychorigide pourquoi viens-tu me trouver ?
− T’es son meilleur ami, j’ai toujours pas compris ce qu’il te trouvait d’intéressant mais bon bref passons, si tu n’es pas présent à sa fête il m’en voudra. Et puis tu le connais vu que vous êtes toujours fourrés ensemble depuis votre entrée à Poudlard, alors je me suis aussi dit que peut-être tu pourrais avoir de bonnes idées. Et aussi, tu pourras l’amener dans la Salle sur Demande le soir de son anniv’, toi il te suivra il te fait confiance, en plus il n’imaginera pas une seconde que tu l’emmènes à une fête surprise. Moi c’est mort, je sais qu’il m’enverra balader et James aussi.

Il en avait marre d’être tout le temps considéré comme le mec qui ne savait pas s’amuser, alors il allait accepter de l’aider, même s’il n’était pas très sûr de lui et qu’il le regretterai sûrement dés le lendemain. Et puis lors de la soirée il profitera et s’amusera et peut-être qu’ils arrêteront de le considérer comme le mec de Poudlard qui ne savait pas s’amuser.

− Ok, j’accepte, si tu me promets d’écouter mes suggestions et de ne pas n’en fait qu’à ta tête !
Elle lui tendit la main et il la serra pour conclure leur accord.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par irenea » 18 août 2018 - 22:10

Titre : Huit heures
Thème (écrit ou image ou musique) : Anniversaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 1029
Personnages : Severus Rogue, Minerva McGonagall
Rating : + 12 ans ( parce que j'évoque des tortures, je pense ??? )
L'horloge sonna les huit heures du couvre-feu.

Un premier coup et Severus put imaginer les plus en retard prendre leurs jambes à leurs coups.

Un deuxième coup et Severus put entendre les soupirs paniqués des étudiants qui espèrent encore disparaître derrière la porte de leur salle commune.

Un troisième coup et Severus se vit déjà en train d'accueillir à l'entrée de son bureau les étudiants que les Carrow auraient réussi à surprendre.

Une quatrième coup et Severus plissa les yeux au souvenir des cris qui faisaient trembler les cachots depuis que le professeur Dumbledore les avait quitté – depuis que tu l'as tué, Severus, c'est toi qui l'a tué.

Toi qui l'as tué.


Il vit le sourire satisfait de son maître, gravé dans sa mémoire comme les yeux mouillés de colère de Lily et son corps vide de toute force vitale.
Il était responsable de la terreur qu s'était abattu sur le château depuis septembre. Du temps de Dumbledore …

Du temps de Dumbledore, rien n'avait jamais empêché les élèves de s'en prendre aux plus faibles.

Il soupira et balaya du revers de la main ses souvenirs passés.

James Potter n'avait rien d'un Carrow et aucun de ces abrutis de Gryffondor ne lui avait jamais lancé de Doloris – il ne s'était jamais tordu de douleur dans les couloirs du château et le directeur n'était jamais resté enfermé à double tour dans son bureau en espérant que la nuit passe et que les hurlements cessent enfin.

Les quatre derniers coups sonnèrent comme un compte-à-rebours pour les derniers étudiants assez stupides pour rester à une heure pareille hors de leur dortoir.

La première nuit, ça avait été l'hécatombe. Severus avait vu défiler dans son bureau pas moins de douze élèves, âgés pour la plupart – de l'âge de ce cornichon de Potter qui avait pour la première fois de sa vie pris une décision censée. Il connaissait leur visage à tous pour les avoir vu défiler dans ses cours – et l'agacer de leur ignorance. Il avait gardé un visage placide et indifférent lorsque les Carrow avaient annoncé, la grimace aux lèvres, leur sentence.

Les élèves n'avaient pas pris au sérieux les menaces ces nouveaux professeurs à l'air ridiculement stéréotypé.

Après cette nuit-là – et les cris, par Merlin, il en aurait presque oublié, après tant d'années, les cris des enfants torturés à coup de Doloris – il n'y avait plus que les plus téméraires ou les plus étourdis pour avoir de nouveau visité son bureau.

Les Gryffondor – cela n'avait rien de surprenant – étaient les plus nombreux à passer les portes de son bureau. Il ne s'était jamais réjoui – pas une fois – de les y voir et s'était presque tremblant qu'il pointait sa baguette vers l'entrée pour en ouvrir les portes.

Il ne se réjouirait pas ce soir non plus.

Il n'espérait rien alors que la neige tombait drue au dehors. Le temps s'était refroidi au début de ce mois de janvier.

Les cours venaient de reprendre et les élèves étaient revenus encore moins nombreux des leurs vacances de Noël – et comme il avait espéré qu'ils ne reviennent pas du tout.

Cela aurait été tellement plus simple de dirigé un château remplis de fantômes.

Ses ongles claquèrent contre son bureau et un craquement se fit entendre au dehors. Le temps défila à l'arrêt. Les escaliers coulissaient jusqu'à la porte d'entrée et Severus agrippa fermement la baguette posée sur son bureau – le bureau de Dumbledore.

Il jeta un regard vers le tableau. Le professeur dormait dans son tableau et l'image ronflante du vieux sorcier fit monter en lui une colère longtemps enfouie. Pourquoi aurait-il eu droit au repos alors que Severus avait perdu le sommeil et que jour et nuit étaient devenues un cauchemar ?

Mais il dut retrouver une face neutre car un professeur et un malheureux étudiant attendaient au dehors.

Severus ouvrit en grand les portes et se redressa dans son grand habit noir. Il lâcha un regard détaché sur l'assemblée qui se tenait dehors, mais l'étonnement le frappa. Le professeur McGonagall et les Carrow entouraient le jeune Londubat dont le visage était encore tuméfié de sa punition de la nuit précédente.

Le garçon avait finalement remplacé Potter – par sa stupidité.

Mais c'était trop tard – beaucoup, beaucoup trop tard. Lily était morte et personne ne pourrait jamais rien y faire.

– Nous avons trouvé Monsieur Londubat dans les couloirs, commença Amycus Carrow.
– Je le raccompagnais à sa Salle commune, coupa Minerva d'un ton sec.

Elle foudroyait les frère et sœur du regard – oh, et quand serait venu le temps …

– Les élèves doivent être dans leur dortoir avant le couvre-feu ! C'est le règlement ! hurla Alecto Carrow.
– Peu importe qu'un professeur l'accompagne, approuva son frère.

Monsieur Londubat garda judicieusement le silence, mais Minerva, elle, n'avait pas dit son dernier mot.

– Severus, dit-elle.

Son ton s'était radouci. Elle tendit même la main dans sa direction. Une tentative perdue pour une cause perdue, mais l'amadouer ne servirait à rien.

Il ne devait surtout pas craquer, surtout ne rien lâcher.

Les consignes du professeur étaient clairs.

Morts en vain.

– Emmenez Monsieur Londubat, ordonna Severus sans tiquer.

La grimace jusqu'aux oreilles les Carrow s'éloignèrent en traînant derrière eux l'élève qui serait puni.

Minerva, elle, resta pétrifiée par la foudre comme frappée par la réalité.

– Severus, répéta-t-elle avec une pointe de colère cette fois-ci. Severus, vous n'avez …
– Je suis le directeur de Poudlard, au cas où vous l'auriez oublier, professeur McGonagall. Je vous prie de vous en souvenir à l'avenir et un règlement est un règlement. Tout le monde doit s'y plier, les professeurs aussi. Bonne nuit, Minerva.

Sur ces mots, il s'éloigna. En lui tournant le dos, il espéra que le professeure se pressera de partir, mais elle resta encore quelques minutes plantée au milieu de son bureau. Il lui sembla, lorsqu'il l'épia par dessus son épaule qu'elle supplia du regard le professeur Dumbledore dans son tableau.
Mais personne ne lui vint en aide.

– Bonne nuit, Monsieur le directeur, dit-elle. Et bon anniversaire.

La porte claqua derrière Minerva et la bouche de Severus s'affaissa.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Charliz » 18 août 2018 - 22:34

Titre : Pratiquement rien
Thème (écrit ou image ou musique) : La musique, l'image et le thème (ouais, je suis ce genre de fille 8) )
Fandom : HP
Nombre de mots : 640
Personnages : Rose Weasley, Lucy Weasley
Rating : Tout Public
« Ça va ? »

Rose se laissa tomber à côté de Lucy, au bord de la falaise, les pieds dans le vide, en se pinçant les lèvres.

Elle était stupide. Complètement stupide. Bien sûr que non, ça n’allait pas. Elle venait de perdre son bébé… Celui qu’elle avait tant désiré.

« Ouais. » sourit sa cousine en glissant un pan de son plaid sur ses épaules.

Sourit. Rose se figea alors que Lucy faisait tout pour ne pas croiser son regard. Elle gardait un visage apaisé fixé sur l’horizon où, au large de la côte écossaise, un orage faisait rage.
Masque.

Elle sentit son cœur se craqueler, eut envie de pleurer.

Lucy se torpillait sous ses yeux, refoulant une blessure suintante, trop douloureuse. Et un jour elle exploserait, et ce jour…

Rose avait connu ce jour. Elle ramassait encore les miettes de son être, huit ans après.

« Tu as le droit de pleurer, tu sais… »

Lucy sourit de nouveau mais ne dit rien.

« Pourquoi faire, Rosie ? Ce n’était pratiquement rien.
- Pratiquement rien ? Ce n’était pas… Je l’ai tenue dans mes bras moi aussi, votre petite fille…
- Ce n’était pas une petite fille, nous n’en avons jamais eu. Elle n’est jamais née, elle n’a jamais vécu.
- Comment peux-tu dire des choses comme ça et…
- Tu sais pourquoi je suis venue ici ? »

Sa voix avait été sèche. Rose sentit un frisson couler le long de sa colonne. Lucy gardait son regard fixé sur la tempête au loin, calme, sereine.
Un masque, un jeu d’acteur. Parfait.

« Tout le monde s’inquiète pour moi. Tout le monde s’attend à ce que je craque, à ce que je pleure, mais Rose… M’as-tu un jour vu pleurer ? »

Rose s’humidifia les lèvres, le cœur lourd.

« Il faut cesser de donner de l’importance à ce qui n’en a pas. Regarde Scorp’, il sombre, et pourquoi ? pour un fantasme, un rêve, un idéal ? Nous avons failli avoir un bébé, j’ai échoué. C’est ainsi. C’est triste, mais ce n’est pas dramatique. »

Elle parlait de la mort de son bébé avec tant de détachement que Rose avait l’impression de s’envoler loin du sol, de la falaise, des vagues s’écrasants contre la roche sous ses pieds.

« J’en ai assez qu’on me prenne pour une petite chose fragile. Je veux vivre, tu comprends ? Je veux vivre, rire, travailler, aller boire une bonne bièraubeurre avec mes amies avant de rentrer du travail ! Je me sens si seule et… C’est ça qui me fait mal, tu comprends ? Vous tous, vous m’enfermez dans une case. Vous me demandez d’être… d’être… »

D’être une mère endeuillée par la perte de son enfant. Mais n’était-ce pas la réalité ?
De combien de mètres sombrerait Lucy lorsqu’elle prendrait pleinement conscience de sa blessure et de ses conséquences ?

Rose se sentit impuissante, terrassée par les mots si dure de sa cousine. Mais lorsqu’elle-même avait été au fond du gouffre, Lucy avait toujours été là… Forte. Bloc de béton armé comme point d’arrimage à la réalité. Elle l’avait prise par la main pour la maintenir à la surface. Elle n’avait pas failli. Pas un seul instant.

Aujourd’hui, les rôles s’inversaient. Et elle se promit de tenir bon, tenir sur la durée. Pour tout l’amour qu’elle avait reçu et pour tout l’amour qu’elle lui portait.

« Comme tu veux… Je suis désolée de t’avoir laisser seule.
- Ce n’est rien. »

Elles se prirent la main, toujours sans un regard. Rose avait toujours été nulle pour jouer un rôle, pour mentir. Et la culpabilité et l’angoisse l’empêchait de croire que Lucy ne souffrirait pas de ce choix.

« Tu veux qu’on aille se prendre une bièraubeurre ? Il y a un nouveau bar sur le Chemin de Traverse. »

Titre : Solitude, ma sombre et unique amie
Thème (écrit ou image ou musique) : The Sound of Silence
Fandom : Original
Nombre de mots : 131
Personnages : Néférourê/Hélène
Rating : Tout Public
Hélène s’éveilla à l’aurore, lorsque le soleil vient caresser le bout de ses orteils.
Les larmes coulèrent avant qu’elle n’ait pris conscience de son énième réveil. Avant qu’elle n’ait pris conscience de l’énième torture que les dieux lui imposaient à nouveau.
Torture éternelle avec comme seule arme la solitude. Celle d’être seule, toujours un peu plus.
Les matins s’enchainaient comme une litanie sans fin. Chaque jour, elle découvrait un nouveau monde, une nouveau corps, une nouvelle identité.
Chaque jour, elle devait trouver le moyen d’améliorer la vie de cet étranger dont elle volait l’existence.
Chaque jour, elle devait s’oublier. Eteindre sa volonté, sa singularité. Devenir quelqu’un d’autre, différent à chaque fois.
Et porter son fardeau, seule.
Terriblement seule.
Avec la terrible impression que le monde se foutait clairement de sa gueule.
Dernière modification par Charliz le 18 août 2018 - 22:41, modifié 1 fois.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par WarmSmile » 18 août 2018 - 22:35

Titre : Numéro 3 du clan Cascade
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Original
Nombre de mots : 198
Personnage : Numéro 3
Rating : /

Le grondement de l'orage résonna tandis qu'un éclair zébra le ciel, et lui était de marbre, debout devant la fenêtre de sa chambre. Ses pensées étaient ailleurs, vers les membres de son clan actuellement au Japon.

Il avait toujours détesté l'idée d'être dépend de quelqu'un. A ses yeux, le clan représentait un poid pesant sur les épaules du numéro 13. Contrairement à certains membres du clan, il avait compris pourquoi Ambre avait décidé de partir.

L'homme était condamné à les voir s'éloigner vie après vie, lui qui devait à chaque fois attendre qu'ils deviennent des adultes afin de pouvoir leur parler. Et il n'était pas rare qu'Ambre soit seul pendant quelques années.

Quelle vie Ambre pouvait-il mener tandis qu'il ne devait se consacrer qu'à eux ? Lorsqu'il n'était pas en train de les surveiller pendant leurs enfances, il gardait sa porte ouverte à toute heure de la journée et de nuit en cas de souci.

A ses yeux, leur numéro 13 méritait d'être libre de sa charge. Il lui semblait qu'aimer quelqu'un signifiait également être capable de le laisser partir.

Tandis qu'un nouvel éclair se forma, il sourit avant de murmurer.

- Où que tu sois, sois heureux Ambre.

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Caroliloonette » 18 août 2018 - 22:42

Titre : Les nuits d'orage
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 248
Personnages : Lily Luna, James Sirius, Albus Severus Potter
Rating : Tout public

Lily Luna Potter avait toujours eu une peur bleue de l’orage. Les éclairs la terrorisaient. Et s’ils la touchaient ? Et le grondement du tonnerre était effrayant. Petite, les nuits d’orage elle se réfugiait dans la chambre de James. Elle tirait le matelas qui se trouvait sous le lit de son grand frère et finissait sa nuit à ses côtés.
Puis lorsque James partit à Poudlard, c’était dans la chambre d’Albus finissait ses nuits les soirs d’orage. Quand il partit à son tour pour Poudlard ce fût très difficile pour Lily. Elle n’osait pas aller trouver ses parents. Les soirs d’orage, elle fermait fort ses yeux et pensait au moment où elle intégrerait à son tour l’école de sorcellerie et de magie. Elle était persuadée que ses peurs enfantines s’envoleraient lorsqu’elle fréquenterait Poudlard.

Aujourd’hui Lily est à Poudlard et elle a toujours une peur bleue de l’orage. Le tonnerre continue de gronder tout autour d’elle. La jeune Gryffondor s’éclipse discrètement de son dortoir pour descendre dans la Salle Commune. Elle s’installe sur le canapé et s’enroule dans un plaid pour ne pas attraper froid. Quelques minutes plus tard, James arrive à son tour et son tour et rejoins sa sœur. Puis c’est au tour d’Albus. Et finalement Lily se sent bien entourée de ses deux grands frères. Elle en oublie presque l’orage qui continue pourtant de gronder tout autour de l’école.
Lily a une peur bleue de l’orage mais elle a aussi et surtout deux grands frères formidables.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par BellaCarlisle » 18 août 2018 - 22:56

Titre : Sous la pluie
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 656
Personnages : James Bond, Gareth Mallory, Q
Rating : Tout public
M arrête la voiture à l’entrée du champ, éteignant les phares du véhicule avant de couper le moteur. Les portes claquent lorsque le chef du MI6 ferme la sienne en même temps que son quartier-maître et son meilleur agent. Les trois hommes échangent un regard avant d’entrer dans le champ de blé, chacun équipé d’une lampe torche. Dans le ciel, les nuages s’accumulent déjà, chargés d’électricité, comme Q l’avait prévu. Tanner et Moneypenny ont parié qu’ils ne réussiraient pas à avoir une bonne photographie de l’orage s’ils s’y mettaient tous les trois et Bond, à son habitude, n’a pas pu s’empêcher de déclarer qu’ils seraient sur place pour avoir la plus belle image.

Au fur et à mesure qu’ils avancent, côte à côte, le tonnerre gronde de plus en plus. Q commence alors un long discours sur le phénomène météorologique en cours, ajoutant des détails si précis que les deux autres se demandent s’il n’est pas en train de se lancer dans un monologue qui vise à le rassurer lui-même. Lorsqu’un éclair déchire le ciel, entre deux nuages, le quartier-maître se tait, laissant le silence s’installer avant un nouveau coup de tonnerre. Le plus jeune du groupe sort son appareil photo et prépare le meilleur objectif, cherchant le coin idéal où s’installer.

Au début, tout est assez calme. Quelques éclairs déchirent le ciel et illuminent le champ à des intervalles très longs. Q en profite pour photographier les alentours, fier de sa technique, mais il perd sa superbe lorsque tout s’amplifie. Près de lui, les deux autres observent la voûte céleste en silence, sans le moindre geste. Une fine pluie se met à tomber au moment où un autre grondement se fait entendre. Le quartier-maître remballe son appareil et informe les autres du fait qu’il retourne à la voiture. M lui tend les clefs sous l’expression moqueuse du double zéro qui charrie le plus jeune sur sa fuite soudaine. Q marmonne quelques mots avant de s’éloigner alors que les deux plus vieux admirent les nouveaux éclairs.

- Votre retour est une bonne chose, Bond, annonce Mallory pendant que le ciel s’éclaire brièvement.
- Je croyais que vous seriez heureux d’être débarrassé de moi, réplique James avec humour.

Il savoure l’eau sur sa peau, peu dérangé par la pluie qui s’abat de plus en plus sur eux.

- Nos meilleurs agents sont souvent les plus insupportables, rétorque son supérieur sur le même ton. Mais vos capacités sont irremplaçables.
- Je ne suis pas plus spécial qu’un autre, proteste le double zéro. Je suis même responsable de la mort de votre prédécesseur.

Ne résonne plus que le son du silence entre eux deux. James ne s’est pas remis du décès d’Olivia alors qu’il a tout fait pour la protéger. C’est principalement à cause de sa culpabilité qu’il a mis autant de temps à accepter Mallory à son poste, y voyant là un remplacement trop soudain. M le sait bien, il l’a vu dans les yeux de son agent et il a entendu les bruits de couloir, comme tout le monde.

- Il serait temps de tourner la page, Bond.
- Je vous en prie, Mallory, n’essayez pas d’être aussi fin psychologue avec moi. Chacun nos problèmes.

Le tonnerre gronde bruyamment, plus fort, plus puissant. La pluie se fait elle-aussi plus drue et les deux hommes commencent à ressentir l’humidité ambiante. Pourtant, ils ne bougent pas, se fixant, deux points immobiles sous l’orage.

- Vous vous comportez comme un enfant, double zéro sept. Mais vous êtes précieux pour le MI6, sachez-le.
- N’y a-t-il vraiment que pour le MI6 que je suis si précieux ?

Il y a comme un aveu derrière ses paroles et M sent sa gorge se nouer. Il redoutait cette conversation tout comme il l’espérait et il ignore quoi répondre. James décide pour lui, comblant la distance entre eux avant de sceller leurs lèvres en un baiser pluvieux, ouvrant la voie vers un autre avenir.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par Charliz » 18 août 2018 - 23:42

Titre : Tutututututu
Thème (écrit ou image ou musique) : Faussaire
Fandom : Anastasia
Nombre de mots : 734
Personnages : Anya et Dimitri
Rating : Tout public
Sur le pas de la porte de son appartement, Dimitri essuya les mains sur son pantalon de travail lui-même tâché de cambouis.

Les sanglots parvinrent jusqu’à lui, avant qu’il ne pose son regard sur sa femme.

Anya était avachie sur la chaise de fortune qu’il avait trouvé dans une maison abandonnée en périphérie de la ville. Ses longs cheveux roux avaient été ramenés dans un chignon grossier, tenu par les quelques pinces qu’il lui restait, une lettre tachée de larmes dans la main. Elle ne leva même pas le regard vers lui lorsqu’il s’assit à ses côtés.

Il prit le document de ses mains, un peu tremblant. Ses larmes ne voulaient dire qu’une chose…

Un acte d’expulsion. Ils avaient 48 heures pour quitter leur logement.
Une pierre tomba dans son estomac. Tous leurs efforts, leurs heures de travail, et pourquoi ?

La tête d’Anya glissa sur son épaule et il l’entoura d’un bras se voulant protecteur. Une bonne blague ! Il était un homme minable. Il ne parvenait même pas à nourrir sa propre femme !

« Qu’allons-nous faire ? » sanglota-t-elle.

Il ferma les yeux, fort. Très fort.

Quelques mois avaient suffit à les mettre en banqueroute. Il avait trouvé cet emploi contre tout attente dans cette usine, il avait loué cet appartement dans l’espoir de le remplir des rires et des joies de leurs futurs et nombreux enfants.
Rêve irréalisable.

Lui, il se perdait dans le cambouis et elle, la barrière de la langue et son jeune âge faisant, elle n’était parvenue à trouver la moindre activité.
Il songea à leur rencontre, à leur incroyable complicité, à leur rire… Il songea à leur mariage, heureux malgré les nombreux obstacles que la vie ne cessait de dresser devant eux.

Il songea à leur rencontre, sourit. Puis se leva en l’entrainant avec elle.

« Que fais-tu ?
- Ferme les yeux. » souffla-t-il en essuyant les larmes qui humidifiaient ses joues.

Elle fronça les sourcils, entrouvrit les lèvres sans doute pour lui rappeler qu’ils n’avaient pas le temps de jouer, que l’heure était grave. Et puis elle rendit les armes et se laissa aller à ses excentricités.

Dimitri enlaça sa main à la sienne, glissa la deuxième sur sa taille. Et puis il se mit à fredonner, l’entrainant dans une valse à trois temps. Anya se laissa finalement gagnée par un sourire, les yeux toujours hermétiquement clos.

« Qu’est ce que tu fais encore ? murmura-t-elle comme si elle se trouvait dans une salle de bal privée et qu’elle ne souhaitait pas briser la musique et gâcher la soirée de tous les invités.
- Je joue les notes du piano, tu ne reconnais pas ? Et la clarinette à présent. »

Son sifflement minable lui tira un rire. Elle ouvrit les yeux, ses yeux humides un peu moins éteint, puis laissa reposer sa tête contre son torse. Il ralentit le pas, profitant de son étreinte.

« Tant que nous serons ensemble Anya, tout ira bien…
- Ca ne résout pas nos problèmes d’argent.
- Mais enfin… As-tu oublié qui je suis ?
- Je sais très bien qui tu es. Tu es mon mari, tu es formidable… Mais tu n’es ni riche, ni tout-puissant.
- Anya… As-tu oublié que je suis également un escroc ?
- Et que comptes-tu faire ? Voler de l’argent ?
- Inutile. Laissons-les prendre l’appartement. Au diable la construction de voiture !
- Et où allons-nous vivre, hein ?! Sous les ponts ?
- Nous avons nos faux-papiers, Anya. Utilisons-les ! Et lorsqu’il s’agira de trouver un logement, je nous vendrais comme de riches nobles fuyant l’URSS !
- C’est ridicule… et que mangerons-nous ?
- J’ai entendu dire que l’homme était un animal. Comme une vache. Je suis sûre qu’en ragout, l’herbe doit être délicieuse.
- Dimitri…
- Abandonnons tout ça Anya ! Nous ne sommes pas fait pour cette vie… Laissons la providence faire son travail. Nous étions bien plus heureux avant tout ça, toutes ces obligations… Avant ces avis d’expulsion !
- Mais nous n’aurons rien ! Nous serons pauvres…
- Peu importe. Je t’aime. »

Anya entrouvrit à nouveau les lèvres, ne dit rien. Puis sourit. Et Dimitri ne put s’empêcher d’y répondre, juste avant de l’embrasser pour sceller leur décision.

« Nous sommes suicidaires je crois, souffla-t-elle.
- Peut-être un peu… Tant que nous restons ensemble, tout ira bien.
- Tout ira bien… »
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par BellaCarlisle » 18 août 2018 - 23:53

Titre : Du haut du ciel
Thème : Musique
Nombre de mots : 909
Fandom : Original
Personnages : /
Rating : Tout public
Que le monde est petit vu d'en haut. Ce n'est pas comme un sol aperçu par le hublot d'un avion ou une terre survolée en parapente, c'est bien plus lointain, bien plus flou.

On nous parle du ciel, du paradis et de l'enfer, des vierges accueillantes ou de saint Pierre et ses clefs. Mais il n'y a rien d'autre qu'un grand espace où des gradins ont pris place pour observer la misère humaine. Vieux ou jeunes, hommes ou femmes, bons ou mauvais, chacun est traité de la même façon. On nous traîne vers une rangée où un siège à notre nom n'attend que nous pour nous offrir une vue incroyable sur la vie qui se démène pour continuer à exister. Pas de jugement, pas de morale, juste un squelette encapuchonné qui tient une faux et nous désigne l'endroit où on passera l'éternité à regarder le film des vivants.

Je ne pleure pas. Plus aujourd'hui. Ce n'est pas à moi de verser des larmes alors que j'ai une place au ciel, un siège rien que pour moi, avec une bande sonore à volonté et une éternelle séance gratuite. Non, je ne pleure pas. Ce qui n'est pas votre cas. Je sens votre tristesse, ce chagrin pesant qui obscurcit vos âmes et vous noie de larmes. Perles salées qui dévalent les joues pour se perdre dans les lamentations d'êtres brisés. J'en ai un petit pincement au cœur, pour vous tous. Là où le monde se meurt et se détruit à petit feu, vous vous débattez pour survivre alors que le combat est perdu d'avance. Ne pensez pas que vous vaincrez, la Mort n'oublie jamais perfleurs

Et pourtant c'est dans ce ciel si brillant que je prends la pleine mesure de ma peine. Je souris de cet air douloureux qu'ont les gens qui comprennent un peu tard qu'ils n'ont pas dit les mots qu'il fallait au bon moment. Je ne pleurerai pas, je crois bien en être incapable ici, mais je devine que plus rien ne sera comme avant. Je vois la croix en pierre derrière ma tombe, celle qui porte mon nom et mes dates de vie. Brève existence diront certains. Putain de maladie pense ma conscience. Il a fallu que le mal soit plus fort que l'envie de respirer et d'avancer, comme une preuve de plus qu'on n'est que des marionnettes. Et un jour de juillet en plus, symbole paradoxale et déchirant de l'ombre qui ravage les cœurs pendant que le soleil brille sur le monde. Drôle d'été que celui-ci où l'astre diurne est maître de la voûte pendant que la faucheuse règne sur le sol.

J'entends les sanglots, les prières, les murmures. Merci maman pour ta présence, pour tes gestes d'amour et ce besoin permanent de vouloir lutter avec moi contre une erreur de mon propre corps. Cancer a écrit le médecin. Futur spectateur du monde a pensé la Mort. Les deux ont eu raison, l'un plus vite que l'autre hélas. Et toi ce jour-là, tu as tenu ma main en me répétant que tout finirait par s'arranger. C'est toi qui a choisi les fleurs, et j'ai le cœur qui bat parce qu'un parent ne devrait pas fleurir la tombe de son enfant. Merci papa pour ce pilier que tu te forces d'être, droit dans tes bottes mais effondré de l'intérieur comme un château de cartes dévasté. Merci à cette famille, si présente mais si loin malgré tout. Je ne les connais pas tous mais j'ai l'impression d'avoir un mot pour chacun d'entre eux.

Les cloches ont sonné pour moi mais je ai vu ni Dieu ni Satan. Je n'ai face à moi que cet amphithéâtre immense prêt à contenir le monde entier dans ses marches creusées à même la pierre céleste. Mais est-ce vraiment de la pierre si aucun temps ne l'effrite et si cet édifice immortel est voué à ne jamais s'écrouler. J'imagine que je ne serai pas poétique dans la mort, même le passage de vie à trépas ne change pas un amateur en un aède surdoué. J'aurais quand même voulu écrire un poème pour ceux que j'aime, pour garder un lien que j'ai rompu trop tôt. Ma séance a lieu plus tôt, j'ai mon pass VIP pour assister à l'avant-première d'un spectacle où la souffrance est l'intrigue principale de la pièce.

J'aimerais dire pardon aussi. Pardon à toi que j'ai repoussé par égoïsme. Tu étais si jolie, tu rêvais de voyages et d'aventures en ma compagnie. J'ai anéanti ton espoir, j'ai creusé les sillons de tes larmes pour te voir t'envoler vers des bras plus vivants. J'ai refusé de partager le bonheur avec toi pour ne pas être le moteur de ta souffrance mais j'ai seulement provoqué ton dégoût de l'amour et de l'avenir. Pardonne-moi d'être resté celui qui n'est qu'un imbécile et qui n'admet pas qu'on peut être heureux même pour un temps si court. Ce serait sans doute froid et grossier de te dire maintenant que je suis prêt à te serrer contre moi et à te réserver cette place mortelle à mes côtés. Pardon pour tout. Pardon à vous.

Souriez face à la vie qui vous dévore. Dansez dans l'ombre de la mort. Ne pleurez plus ma perte et suivez vos si petites routes. Car le monde est petit vu d'en haut. Ce n'est pas comme un sol aperçu par le hublot d'un avion ou une terre survolée en parapente, c'est bien plus lointain, bien plus flou. Bien plus vide sans vous.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 18 août

Message par irenea » 19 août 2018 - 00:08

Titre : La Ford Anglia
Thème (écrit ou image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 1112
Personnages : Arthur Weasley, la famille Weasley
Rating : Tout public
La voiture vrombit lorsqu'il tourne la clé de contact et les yeux de Bill s'écarquille sur la banquette arrière. Il se met à glousser et ses petites jambes pendouillent dans le vide. Il est encore trop petit pour que ses pieds touchent le sol, mais il est bien assez grand pour qu'il lui fasse faire un tour – rien qu'un tout petit tour.

Alors Arthur pointe sa baguette vers la ceinture de sécurité qui s'attache toute seule – c'est peut-être quelque chose qu'il devra ensorceler lorsqu'il commencera à démonter sa voiture adorée.

Bill pâlit légèrement quand Arthur fait marche arrière et que la voiture recule hors du garage, mais l'amusement reprend au moment où ils s'engagent dans l'allée, au milieu des champs de blé. Les petits yeux brillants de son fils s'illuminent de curiosité – et ce n'est rien de plus qu'Arthur avait espéré.



– C'est celui-là, papa ?

La tête de Charlie émerge de derrière le comptoir et des boîtes à outils qui ne cessent de s'entasser – et d'autres babioles moldues qu'Arthur ne compte plus.

Il lui tend une grosse clé à molette grise – c'est bien une clé à molette n'est-ce pas ?

Arthur a déjà observé – de loin, mais tout de même – des moldus tenir ce genre d'objet dans un garage. Il n'est pas tout à fait sûr de son utilité, mais il imite, autant qu'il le peut, les mécaniciens – c'est le nom de ceux qui réparent les voitures, ça il en est certain – et se glisse sous la voiture, la clé à molette à la main.

Il observe le labyrinthe gris et sale du dessus pendant un moment, sans rien faire. Il ne sait pas, vraiment, il n'en sait rien et peut-être qu'il devrait abandonner cette idée farfelue.

Lorsqu'il sort de dessous sa voiture et qu'il voit les yeux de Charlie, brillant d'excitation et de fierté, un sourire naît aux coins des lèvres d'Arthur et il sait à cet instant qu'il apprendra – et s'il n'arrive pas à apprendre, il fera à sa manière.



Arthur jette un regard dans le jardin, mais il sait déjà qu'il cherche pour rien.

Il se dirige machinalement vers la cabane en bois qui lui sert de garage et ouvre sans grincement la vieille porte d'un coup de baguette. Il balaye l'obscurité du regard, puis ses yeux se fixent sur la lumière jaune de la Ford Anglia.

Percy est assis sur la banquette arrière, les épaules hautes et droites, la tête penchée sur un livre d'histoire – c'est un livre d'histoire, il en est certain, il l'a vu se balader toute la semaine avec ce livre et il est certain d'avoir lu « histoire » sur sa couverture.

Ses yeux parcourent avec avidité les pages, mais ne se redressent pas.

C'est ici que son fils vient s'isoler lorsqu'il est contrarié.

– Est-ce que tout vas bien, Percy ? demande-t-il en s'asseyant à côté de son fils.

Ses jambes sont un peu à l'étroit, mais ce n'est pas l'important.

Alors Percy claque son livre et lève ses yeux sérieux sur lui.

Il se jette dans ses bras.



Boubadaboum.
Vram.
Tchac.
Vroum.
Crac.


Arthur sort de dessous la voiture, les sourcils froncés et ce sont des jumeaux recouverts de peinture qu'ils retrouvent. Il ne sait reconnaître l'un de l'autre, tout entortillés qu'ils sont dans des chutes de tissus.

Ils lui sourient tous les deux, lui montrant les trous laissés par leurs dents de lait et Arthur doit rester sérieux – il doit vraiment rester sérieux, ne pas rire de voir ses deux jumeaux peints en jaune, rouge et vert de la tête aux pieds, leurs grands sourires troués pour l'amadouer.

Il ne doit pas rire.

Il fronce alors plus fort les sourcils et pose solidement ses deux mains sur ses hanches.

– Vous n'avez pas honte ? Demande-t-il.

Le silence se tient quelques secondes en équilibre sur une corde, puis Fred se redresse – Arthur est certain que c'est Fred cette fois-ci, parce que George n'aurait pas osé lui répondre ainsi :

– Et toi t'as pas honte d'imiter maman comme ça ?

Et Arthur rit. Il rit sans honte, la baguette tendue vers ses jumeaux qui flottent dans les airs, tordus par l'hilarité.



Molly n'est pas contente du tout. Il l'a rarement vue si rouge de colère, mais il ne peut retenir la boule de joie qui remonte de son estomac à son cœur – et la fierté, aussi, qu'il éprouve.

– Comment a-t-elle fonctionné ? s'empresse-t-il de demander en se penchant vers Ron. Est-ce qu'elle vole bien ?

Il devrait en vouloir à son fils d'avoir volé sa voiture, d'avoir à payer une si grosse amende par sa faute et de ne pouvoir peut-être jamais plus récupérer sa Ford Anglia chérie, mais, mais il ne peut pas.

Il veut savoir, il veut tout savoir.

– Est-ce qu'elle est facile à manœuvrer ? Je n'ai pas eu la possibilité de la faire voler autant que je l'aurais voulu et …

Il jette un regard derrière lui. Molly n'est pas là. Elle a déjà passé un savon à son fils. Ils n'ont plus besoin de lui en vouloir.

Ron regarde ses pieds – et ses lacets défaits – et rougit jusqu'aux oreilles, mais bredouille finalement une réponse :

– Ouais, elle vole bien.
– Raconte-moi tout, je veux tout savoir ! insiste Arthur, les yeux pétillants d'excitation.



La voiture pétarade lorsqu'il la démarre, mais elle roule. Elle roule toujours – et Arthur a toujours u mal à croire qu'il est parvenu à passer son permis moldu.

Il respire profondément et jette un regard dans le rétroviseur.

– Tout va bien se passer, dit-il.

Ginny, enceinte jusqu'au cou, souffle, allongée à l'arrière de la voiture.

Le travail a commencé en avance et il est trop tard pour transplaner ou emprunter la poudre de cheminette. Il pourrait contacter les Médicomages, mais Ginny lui a expressément demandé de l'emmener en voiture.

Ils n'en auront que pour quelques minutes – seulement quelques minutes.

Alors Arthur obéit et prend la route, sa fille prête à accoucher du petit James.

Il sourit, les mains tremblantes sur le volant. Il préviendra Harry, Ron, Hermione et tout le reste de la famille une fois arrivé à l'hôpital.



Il se penche vers Molly pour passer un bras autour de ses épaules alors elle se colle un peu plus contre lui.

Ils sont assis tous les deux en bord de plage sur des serviettes colorées. La Ford Anglia ronronne derrière, les roues enfoncées dans le sable et leurs petits-enfants jouent les mains dans l'eau. Ils crient, encore et encore et Arthur, lui ne peut s'empêcher de sourire tout contre Molly.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

Verrouillé

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