[Textes] Nuit du 28 juillet

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flodalys
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par flodalys » 28 juil. 2018 - 23:52

Titre : La musique des souvenirs
Thème : musique For a few dollars more
Fandom : original
Personnages : Anton
Nombres de mots : 253
Rating : tout public
Anton poussa la porte de la demeure de son enfance, rien n’avait changer ou presque. Le moindre bibelot semblait toujours là, à sa place. Ses pas le guidaient dans sa chambre, par automatisme. Sans surprise il retrouva sur la table de nuit la vieille boite à musique. Dès les premières notes une boule se forma dans sa gorge, la mélodie connue se résonna dans la chambre silencieuse, c’était la mélodie de la douceur de sa tendre enfance, bercé par sa mère qui fredonnait, c’était doux, c’était chaud… puis la musique ralentissait, il était apaisé et petit à petit le rythme continuait de s’amenuiser, apportant des accents d’inquiétude, d’inévitable.
Dans cette maison il avait vécu une épreuve qu’il avait affronté avec beaucoup de courage, une épreuve au son de cette petite rengaine. Il repensait à cet affrontement muet entre sa mère et son père qui venait de les retrouver. Elle refusait qu’il prenne Anton et l’emmène loin d’elle. Il était fier de sa mère, s’opposer ainsi au parrain de la mafia, il fallait oser, avoir du cran. Mais elle n’avait pu empêcher l’homme de partir avec son fils.
Au loin la boîte à musique ralentit jusqu’à se taire complétement. Jamais plus Anton ne l’avait entendu, jamais plus Anton n’avait pu revoir sa mère qui s’était éteinte loin de lui. Alors que la boîte à musique cessait sa rengaine, face à ce déluge d’émotion Anton ne put retenir des larmes.
Des larmes de tristesses et de rage.
Son père allait regretté de les avoir séparé.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 28 juil. 2018 - 23:54

Titre : Vacances d'été
Thème (écrit ou image ou musique) : musique, mot et image
Fandom : HP
Nombre de mots : 389 mots
Personnages : OC (Mina)
Rating :
Encore peu réveillée Mina mis quelques minutes avant de sortir de son lit, elle enfila son maillot de bain puis passa un jean et un t-shirt. Un coup d’oeil à la chambre des garçons lui confirma qu’elle était le derniers loir qui paressait au lit. Elle descendit l’escalier sur la pointe des pieds, en baillant ostensiblement. Elle avait trop dormi, pourquoi l’avait ils laissé dormir alors que c’était le premier jours des vacances. Elle se sentait délaissée. Le soleil était déjà a son zénith et l’aube bien lointaine. La maison était vide, les parents partis travailler depuis bien longtemps. Elle trouva un mot sur la table de la main de Simon lui confirmant qu’ils étaient partis a la plage sans elle.

Elle avala son petit déjeuner et fila en vélo sur le chemin qui descendait vers la mer. Le vent marin dans ses cheveux achevant de la réveiller tandis qu’elle dévalait a toute vitesse la pente sinueuse. Le paysage n’avais pas changé, elle connaissait si bien la route qu’elle aurait pu fermer les yeux. Mais ce que Mina avait oublié, c’était qu’elle n’avait plus l’habitude de contrôler un vélo. Elle avait uniquement pratiqué le vol sur un balais ces derniers mois et ne manqua donc pas de s’étaler de tous son long sur le parterre d’herbe de l’aire qui surplombait la plage après un magnifique dérapage totalement incontrôlé sur les graviers du parking. Mina s’en était heureusement tirée avec justes quelques écorchures. Pour la première fois depuis son réveil elle était très heureuse que ses frères ne soient pas avec elle, au moins elle conservait un minimum de dignité. Après tout c’était déjà bien suffisant qu’ils aient suffisamment grandis tous les deux durant ces quelques mois pour la dépasser, pas questions qu’elle abime encore plus sa réputation d’ainée devant ces deux là.

La fillette se précipita vers la barrière et repéra comme prévu les quelques silhouettes au loin qui plongeait du haut d’un très haut rocher entouré par la marrée haute. Bien sur qu’ils étaient aller plonger la bas, vu que les parents leur avaient formellement interdis d’y aller seul. Elle soupira puis sourit. Elle enleva ses vêtements qu’elle accrocha sur le porte bagage de son vélo, puis repartit en courant vers la plage. Pas questions qu’ils lui attirent des ennuis sans qu’elle en profite un peu aussi.

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Shaman
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Shaman » 28 juil. 2018 - 23:56

Titre : Un pas
Thème (écrit ou image ou musique) : Falaise
Fandom : original
Nombre de mots : 418
Personnages : inconnu
Rating : /

Reculer d’un pas.

Le matin, point de départ de chaque journée, arrive sans crier garde. Avec lui, le soleil envahit sa chambre comme il inonde le reste de la ville. La poussière suspendue aux traits de lumière se bouscule pour animer la pièce. Il aimerait rester là, sous son drap, où il a ni chaud, ni froid. Il se tourne sur son côté droit, dos à la fenêtre, espérant perdre quelques minutes de plus.

Reculer d’un pas.

Le lever, si lourd et naturel, marque le vrai début, le moment où on ne peut plus ignorer le monde qui tourne. Il faut sortir de son lit, quitter la chaleur de son matelas et la fraîcheur de son oreiller. Les bruits du quotidien apparaissent à ce moment-là. Ou peut-être qu’ils ont toujours existé mais qu’il parvenait à n’y prêter aucune attention. Il aimerait plus de temps pour rassembler ses forces. Celles qui semblent le quitter dès qu’il est sur ses pieds.

Reculer d’un pas.

Le temps, intangible, passe sans s’arrêter. Pourtant, chaque seconde se mesure par l’épuisement qu’elle provoque par sa simple existence. Une minute, c’est soixante attaques d’une fatigue qui grandit progressivement. Une heure demande tant d’énergie qu’il songe rapidement à son lit, son refuge, sa tanière. Il aimerait pouvoir accélérer le temps pour se recoucher bientôt, mais il sait qu’il n’a pas assez de force pour que la journée passe aussi vite, sans repos.

Reculer d’un pas.

L’après-midi, point culminant, dégage toute la chaleur du monde. Elle distribue la fièvre et le bourdonnement du quotidien, mais en plus fort. Plus intense, plus grand, moins supportable. Il a cessé de lutter contre l’abattement qui l’étrangle, l’étrange anéantissement de son être, l’éreintement qui a encore gagné. Il aimerait que tout s’arrête, subitement, sans prévenir.

Reculer d’un pas.

Le soir, paradoxalement calme et agité, arrive inexorablement. C’est une victoire de l’atteindre mais il est trop exténué pour s’en réjouir. Trop pressé que le temps passe, il le redoute. Lorsque le soir s’achèvera, il sera temps de chercher le sommeil. Si par mégarde il le trouvait, alors le matin reviendrait, inévitable. Il aimerait s’endormir mais ne veut pas passer au jour suivant.

Reculer d’un pas.

Au bord de la falaise, il ne lui reste que quelques foulées avant d’atteindre le précipice. Il ne peut plus vraiment reculer mais n’arrive plus vraiment à avancer. Il ne veut pas se retourner, paralysé par la peur. Il ne veut pas tomber, tétanisé par la chute.

Ses yeux se ferment, il ne pense plus à rien.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Berserkr » 28 juil. 2018 - 23:58

Titre :
Thème : Musical : Ennio Morricone – Final Duel Theme
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Albus Dumbledore, Gellert Grindelwald
Rating : -12
Albus parvint à atteindre la salle du trône, au milieu de la bataille. Une salle du trône, vraiment ? Il ne se refusait rien. Dumbledore n’arrivait plus à contenir sa colère. Et sa colère avait toujours fait des dégâts, les rares fois où il l’avait laissée exploser.

Son unité d’élite combattait Grindelwald avec une fougue terrible. Le jeune Scamander était vivant mais sonné, sa femme Tina agenouillée près de lui. Il avait réuni les sorciers les plus valeureux que comptait cette dure période de l’histoire sorcière, ce soir-là. Parmi ceux qui luttaient toujours, Jesse McLyre combattait encore Gellert, avec ses deux armes à feu moldues et sa baguette. Passant de l’une à l’autre pour déstabiliser son adversaire. Mais pour combien de temps encore ?

Il avait hésité trop longtemps.

Depuis Ariana, en fait.

Mettre fin à la folie de celui qui avait autrefois partagé le même lit que lui, allait être une partie de plaisir avec toute la rage froide et silencieuse qui l’habitait.

Il s’approcha de Mrs Scamander, et posa une main sur son épaule pour la rassurer.

- Porpentina, je compte sur vous pour évacuer les blessés.

- Compris.

Un sortilège passa très près de McLyre. Le second allait le toucher, mais Albus le contra avec un sortilège du Bouclier particulièrement puissant. Il s’approcha ensuite, se retrouvant face à Grindelwald

- Je vais prendre la suite. Evacuez la tour. Fumseck vous attendra près de la forêt, pour soigner les blessés.

Nurmengard s’était révélé être un sacré bourbier comme il l’avait supposé. Mais tout s’était plutôt bien passé compte tenu de la situation

Ceci dit le plus dur restait à venir.

- Albus, je ne t’attendais décidément plus, fanfaronna Grindelwald.

- Il est temps d’en finir.

- Tellement prévisible. Tu pourrais au moins dire bonjour ! Vas-tu te défiler comme les autres fois ?

- Il est vrai que le résultat de nos rencontres précédentes sont le fruit de mes faiblesses. Mais pas ce soir.

- Oh et qu’est-ce qu’il t’a fait changé d’avis ?

- Le sentiment que je devais agir maintenant. Notamment pour que le monde ne se retrouve pas dans une situation qu’il sera impossible de retourner. Ton armée étant en pleine débacle, j’ai donc estimé que c’était le bon moment.

- En admettant que tu me battes, mon empire ne s’écroulera pas comme ça.

- Je crains que si. Vois-tu, ton besoin de tout contrôler a pour gros désavantage que tes hommes sont des enfants. Des enfants très violents certes, mais incapables de penser par eux-même. Et c’est là ta principale faiblesse

- Ridicule. Si tu es venu pour parler, ce n’est pas le bon moment, tu ne crois pas ? Ou alors …

Il marqua une pause, souriant comme un dément.

- Ta venue est complètement personnelle. Car tu es toujours persuadé que Ariana est morte par ma faute ? Est-ce qu’on a vécu la même scène, Albus ? Car ta sœur est probablement morte aussi bien de par ma main que de la tienne. On ne le saura jamais vraiment.

Albus lança le premier sort, fou de rage. C’était exactement ce que voulait le fou mais tant pis, Albus avait besoin d’extérioriser la haine qu’il ressentait pour le tyran.

Pourtant Gellert fut surpris. Déjà par la puissance de ce simple sortilège, et ensuite par le self-control dont faisait preuve son ancien camarade, malgré son apparente colère.

Mais très vite au bout du premier échange, il apparut que Albus Dumbledore ne reculait pas, il déviait simplement les sortilèges adverses. Grindelwald avait pourtant la terrible baguette de Sureau, et il ne s’était jamais privé de le faire savoir.

Le tyran était maintenant fou de rage.

- ASSEZ ! Avada Kedavra !


Le sortilège, non pas un simple trait, mais une terrible vague d’énergie d’un vert brillant fonça vers sa cible. Dumbledore l’esquiva cette fois en transplanant. Pour réapparaître derrière son adversaire. Avec cette fois, l’intention de contre-attaquer. Il fit une longue incantation, et une lumière bleue sortit de sa baguette.

Le sort azuré faucha Grindelwald, le faisant traverser un mur, puis atterrir dans la salle principale où le combat faisait rage. Des deux cotés, les combattants baissèrent leurs baguettes et observèrent l’endroit où gisait Grindelwald, sérieusement blessé. Dumbledore le rejoignit d’un pas léger. Il n’était même pas blessé.

- Qu’attends-tu ?

- Pour ?

- Me tuer, Scheiße !

- Tu devrais me connaître depuis le temps.

- Quoi ?

- Tu resteras en vie, Gellert Grindelwald. J’imagine que des autorités plus compétentes que ma personne auront à coeur de te choisir une peine appropriée. Pour ma part, je soumettrais l’idée de t’enfermer dans une geôle de la prison que tu as toi-même créée.

- Rien n’est terminé. Continuez le combat, mes frères ! Mes sœurs !

Mais ses camarades déposaient déjà les armes. Laissant leur maître abasourdi.

- Comme je le disais plus tôt. Des enfants.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 28 juil. 2018 - 23:58

Titre : Le dernier face à face
Thème : Final Duel, For a few dollars more, Enio Morricone (musical) (00h-01h)
Fandom : Veronica Mars (/!\ @ExtraaTerrestre, ne lis pas, tu pourrais te faire des idées fausses et ça te gâcherait cette superbe série donc on va dire que ceci est une alerte spoiler même si techniquement y'en a pas vraiment mais un peu quand même enfin bref, ne lis pas :mrgreen: )
Nombre de mots : 305
Personnages : Veronica & Logan
Rating : tout public

(il est fortement conseillé de mettre la musique de ce thème en fond sonore pour apprécier à sa juste valeur ce moment :mrgreen: :arrow: )

Alors que les premières notes de musique résonnèrent dans la bâtisse, elle ne put retenir son petit sourire en coin si familier. C’était parfait. Exactement comme elle l’avait imaginé. Elle ferma les yeux une seconde pour apprécier l’instant et pour se concentrer, puis entama son avancée au rythme lent des douces notes. Lorsque les violons s’élevèrent légèrement, elle se tourna vers son père comme prévu. Il avait les yeux embués mais tâchait de garder l’air impassible qu’elle lui avait commandé pendant qu’ils se faisaient face, échangeant mentalement tant de souvenirs et d’émotion. Sans crier gare, il la serra dans ses bras un instant alors que les notes mouraient. Emue, elle lui rendit son étreinte. Puis les cordes entrèrent en jeu, les faisant se redresser tous deux en chœur. D’un hochement de tête vif et réciproque, ils se tournèrent alors d’un même mouvement pour se mettre à avancer résolument dans la même direction, au rythme puissant des instruments à vent et des percussions. Pas après pas, le regard à présent fixé droit devant elle, elle maintenait le cap sans aucun doute, sans la moindre petite ombre dans son cœur. Leur aventure avait été semée d’embûches, ils avaient souffert plus que de raison, mais l’heure était venue de mettre un terme à ce combat qu’ils se livraient depuis trop longtemps. Au diable les errances du passé, c’était sa destinée. Elle le savait. Au plus profond d’elle, elle l’avait toujours su. Et lui aussi. Là, face à elle, il retenait également à grand peine son sourire contagieux. Mes également les larmes qui faisaient briller ses yeux. Il l’avait pourchassée puis attendue si longtemps. Et ils étaient enfin prêts à rendre les armes. À enterrer la hache de guerre. À dégainer une dernière fois afin de s’unir… pour le meilleur et, même, s’il le fallait encore, pour le pire.

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Pimy
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Pimy » 28 juil. 2018 - 23:59

Titre : Falaise
Thème : Falaise
Fandom : Original
Nombre de mots : 340
Personnages : /
Il y avait sur le bord d’une falaise une petite fille qui regardait la mer. La falaise était si haute qu’on n’entendait plus le bruit des vagues en contrebas, et que les nuages semblaient ne pas parvenir à passer au dessus.

La petite fille se tenait là, sur la pointe de ses pieds, comme pour s’envoler dans le vide immense qui lui faisait face. Le vent balayait ses cheveux et le soleil caressait ses cheveux, la nature elle-même venait s’étendre à ses pieds. Les oiseaux semblaient lui parler à l’oreille, volant autour d’elle en un ballet étrange.

Lorsque je la vis pour la première fois, j’étais au plus profond de mon lit, dans un sommeil agité. Le rêve fût si percutant que je me réveillais en sueur, comme si j’avais fait un cauchemar, alors que la scène était baignée de la plus profonde quiétude. Une excitation s’était emparée de moi, m’empêchant de me rendormir, j’étais soudain obsédé par cette scène que j’avais aperçu et qui m’avait parue si réelle.

Des jours et des jours passèrent sans que je n’oublie le visage de cette enfant mystérieuse, illuminant la monotonie de mon quotidien. Elle me semblait si réelle que je me mis en quête de la retrouver. Je me gardais d’en parler autour de moi, sachant qu’on me prendrait pour un fou, peut-être moi-même me trouvant un peu fou, mais rien n’aurait pu m’arrêter. Je voulais la retrouver.

On dit des rêves qu’ils expriment l’inconscient. Quel était donc ce lieu et cette fille qui m’étaient apparu ? Je creusais au fond de moi-même, y cherchant une réponse à mes questions.

Mais les recherches restaient vaines. Je n’avais aucun indice, aucune direction à suivre, et tout portait à croire qu’il s’agissait d’un simple rêve. Saisissant certes, mais sans plus de signification qu’un banal songe. Je ne pouvais me résoudre à cette explication, mais j’étais coincé.

Il faut croire qu’il fallait que je cesse de m’acharner pour que la chance me sourit et qu’une piste s’ouvre à moi en ce jour de Juin.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 28 juil. 2018 - 23:59

Titre : Un mur
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit (falaise)
Fandom : /
Nombre de mots : 124
Personnages : /
Rating : /
Un mur haut comme une montagne. Gris aussi, comme les roches qui se trouvent sous l’eau. Les vagues se brisent contre les rochers. Elles écument. L’eau salée de l’océan retourne au large. Une nouvelle vague qui subit le même sort. Le mur gris reste, inébranlable. Peut-être que si elle vole assez haut, elle peut voir ce qu’il y a de l’autre côté. Spirale pour monter. L’odeur du poisson et des algues. L’eau salée. Des touffes de verdure. Un vent fort qui souffle. Plus de mur gris. Une pente jaune et verte et grise, ébouriffée par le vent. Au loin les vagues frappent contre le pied du mur. Des cris et plaintes. Pas assez à manger. La mouette survole la falaise. Peut-être de l’autre côté.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par AlwaysLS » 29 juil. 2018 - 00:00

Titre : In memoriam
Thème (écrit ou image) : https://www.youtube.com/watch?v=J84FPJAb7rM
Fandom :HP
Nombre de mots : 865
Personnages : Sirius Black
Rating : -12 ans
Sirius descendit de sa moto, les cheveux au vent. Rémus descendit également. Les deux amis se regardèrent. Ils étaient tous les deux blêmes. Rien ne pourrait jamais effacer l’horreur qu’ils venaient de voir de leur mémoire. Rien ni personne. Sans même avoir besoin d’y repenser, Sirius sentit son estomac se tordre. C’était comme s’il n’avait plus d’air, comme s’il ne parvenait plus à inspirer ne serait-ce qu’une minuscule bouffée d’oxygène. Rémus posa sa main sur son épaule. Et tous les deux marchèrent jusqu’au perron, passa la porte d’entrée. Une source de lumière bienfaisante les envahit. Mais de cela, Sirius n’en avait pas conscience. Il revoyait sans cesse les regards vides, sans vie, les corps allongés sur le sol, la température glaciale, le silence mortel.

On se précipita sur lui et sur Remus. Des silhouettes floues s’affairaient autour de lui. On lui ôta sa veste en cuir noir. Ce devait être James. Ce dernier le regarda, l’air inquiet et grave. Le maître de maison emmena les deux membres de l’Ordre dans le petit salon d’hiver, où un feu de cheminé crépitait. Lily, dont le ventre s’arrondissait de jour en jour, se leva, en même temps que Mary McDonald. Il pouvait lire le soulagement sur son visage. Mais à quel prix ?
Un silence pesant s’abattit dans le petit salon d’hiver du manoir Potter de Godric Hallow. Personne n’osait rompre le silence, se doutant et redoutant la terrible nouvelle. Puis, après ce qui parut être une éternité, Dorcas Meadowes se leva à son tour. Dorcas. Sirius la regarda, hagard. Son cœur se contracta plus, si cela était encore possible. Comment lui dire ? La jeune institutrice lâcha la tasse de thé qu’elle tenait à la main. Elle n’avait pas eu besoin du moindre mot pour comprendre la tragédie que venait de vivre Sirius. Elle avait compris. Elle s’effondra sur le sol, Lily s’agenouilla à ses côtés pour la prendre dans ses bras. Lily serrait étroitement son amie, tandis que les sanglots les secouaient. Un cri déchirant brisa la nuit. Des larmes ruisselaient sur les joues de Mary. Sirius la fixa. Il ne voulait pas qu’il lui arrivât la même chose. C’était ce qu’il craignait le plus, c’est ce qu’ils craignaient tous, en fait. Il ne voulait pas la perdre, il ne voulait pas être celui qui découvrirait son corps sans vie, baignant dans son propre sang, comme celui de Marlene McKinnon. A cette simple pensée, Sirius sentit son estomac se contracter de nouveau. Et cette fois-ci, Sirius Black vomit. Il rendit tout ce qu’avait contenu son estomac, et même après, il continua à vomir de la bile et des larmes.

Il senti qu’on essayait de le redresser. Il était tombé à genoux sans qu’il ne s’en rende compte. L’instant d’après, il se trouvait dans la salle de bain. James ferma la porte derrière lui. Alors Sirius s’effondra au-dessus du lavabo. Il versa toutes les larmes de son corps. Il ouvrit le robinet d’eau chaude, et à l’eau se mêlait du sang. Le sien ou celui de Marlene ? Il ne savait, et il ne le saurait jamais. Le corps sans vie et froid de Marlene, ses grands yeux bleu clair ouverts sous le coup de la douleur restaient gravés sur la rétine de ses yeux gris. Cette nuit-là, il avait vu la mort, il avait vu l’horreur. Il resta ainsi.

On frappa à la porte et Sirius sursauta. James passa la tête dans l’entrebâillement de la porte. Il était blême et regarda Sirius à travers le miroir. Le jeune Black en profita pour contempler son reflet. Toutes ces morts, toute cette horreur, tout ce sang… Toute cette inhumanité… Est-ce qu’un jour James rentrerait de mission, en ayant découvert le corps de son épouse et celui de son fils ? Allait-il découvrir le cadavre de Remus ? Ou bien, serait-ce Mary qui découvrirait son corps inanimé ? Sirius avait envie d’abandonner, de laisser tomber, d’emmener les gens qui comptaient vraiment pour lui et de fuir. De fuir pour se protéger. Il passa de l’eau sur son visage. James avait disparu mais le corps de Marlene était toujours là.
Il traversa le couloir pour rejoindre le salon d’hiver où se trouvaient les autres. Les sanglots bruyants de Dorcas, recroquevillée sur elle-même, lui déchirèrent le cœur. Sur un fauteuil, James berçait doucement Lily pour apaiser ses spasmes, tandis que Remus avalait à grands traits du Whisky-Pur-Feu. Mary fondit sur lui, et laissa exploser sa tristesse dans ses bras. Il huma son parfum vanillé. il s’assit avec sa compagne sur un autre fauteuil.
Peu à peu, ivres de chagrin et de douleur, les filles et Remus s’étaient assoupis. Il observa James et ses amis.
A cet instant, il comprit. Il comprit qu’il n’avait pas le droit d’abandonner. Pas après que sa meilleure amie ait donné sa vie pour ce qu’ils croyaient tous être juste. Ça serait l’insulter et insulter sa mémoire. Sirius avait décidé. Il allait se battre. Il n’allait pas renoncer, il s’en faisait le serment. Pour Marlene, pour Mary, pour ses amis. Alors qu’il fixait les flammes de la cheminée, il lui sembla apercevoir Marlene lui sourire. Elle hanterait à jamais son esprit pour s’assurer qu’il tiendrait sa promesse.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eanna » 29 juil. 2018 - 00:08

Titre : Avancer
Thème (écrit ou image ou musique) : Ecrit et musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 1339
Personnages : Lavande, Bill
Rating : Tout public
Les vagues s’écrasent contre la falaise, en contrebas. Les embruns qu’elles projettent viennent caresser son visage, s’emmêler dans ses cheveux. Lavande ferme un instant les yeux, ne se focalisant que sur le bruit assourdissant de la rencontre brutale entre l’océan et la roche. Cet instant où la vague toute puissante, celle qui peut engloutir des navires entiers, vient se fracasser contre un mur et éclate en myriades de gouttelettes d’écume. Par moments, elle a l’impression que cette vague, c’est elle. Cette adolescente prête à croquer le monde à pleines dents, jusqu’à ce qu’un événement fasse voler sa vie en éclats. La Bataille de Poudlard, et sa rencontre avec Greyback. Le mur. Le mur contre lequel la vague explose, c’est lui.
Et six ans plus tard, Lavande est là, au bord d’une falaise, le vent dans les cheveux, le visage couvert d’embruns. Mais curieusement, pour la première fois depuis bien longtemps, elle n’est pas attirée par le vide. Il y a encore quelques mois, c’est la première pensée qui lui serait venue. Se laisser tomber en avant, fermer les yeux, et attendre l’impact. Rapide, efficace, probablement presque indolore ou simplement quelques secondes, le temps que le corps réalise qu’il vient de passer un point de non-retour, avant que tous les signaux vitaux ne s’éteignent définitivement.
Elle rouvre les yeux et recule d’un pas, par précaution. Une main trouve la sienne, juste à sa droite, et elle serre fort ses doigts entre les siens.
— Tu es belle, dit-il tout simplement.
D’un geste machinal, Lavande ramène une mèche devant ses abominables cicatrices, mais le vent la lui dérobe aussitôt.
— Tu vois, même lui le sait, ajoute-t-il avec un rire dans la voix.
Elle ne peut s’empêcher de sourire et se tourne vers lui, non sans une légère réticence qu’elle ne parvient toujours pas à contrôler. Ce n’est pas comme si Olivier ne lui avait pas prouvé plus d’une fois sa sincérité, mais lorsqu’il lui fait ce genre de compliment, elle hésite toujours à lui montrer son visage, comme s’il allait aussitôt revenir sur ses paroles, se rappelant à quel point elle est effrayante, défigurée, repoussante…
Un craquement se fait entendre derrière eux, et ils se tournent aussitôt vers sa provenance, juste devant la porte du cottage. Dans la lumière de fin de journée, la Chaumière aux Coquillages prend des teintes doucement orangées, et paraît encore plus chaleureuse qu’à l’accoutumée. Lavande inspire un grand coup, le cœur soudain battant.
— On peut repartir si tu veux, lui dit doucement Olivier, entrelaçant ses doigts aux siens. Ils ne se vexeront pas.
Lavande secoue la tête. Si elle se défile encore cette fois, il n’y en aura pas de prochaine. Elle sait qu’elle aurait dû venir il y a bien longtemps, il y a des années de cela, mais elle ne l’a jamais fait. Elle sait parfaitement pourquoi, même si cela lui coûte de l’admettre. Elle refusait de reconnaître qu’on puisse vivre heureux avec des stigmates comme les siens. Elle ne voulait pas admettre que ce qu’elle vivait n’était pas indéfiniment insurmontable. Elle ne voulait pas constater son propre manque de courage.
La chevelure argentée de Fleur est la première chose que l’on voit d’elle, lorsqu’elle apparaît. Elle scintille au soleil, quel que soit le moment de la journée, et ses reflets changent selon l’intensité de la lumière. A cet instant, lorsqu’elle ouvre la fenêtre pour leur faire signe de venir, ses cheveux tendent vers un doré très doux, une teinte presque apaisante. Sans lâcher la main d’Olivier, Lavande s’éloigne de la falaise et se dirige vers le cottage.
La cuisine est décorée avec un goût certain, et elle se sent aussitôt chez elle dans cet environnement de bord de mer. Des coquillages, des maquettes de bateau, un vieux gouvernail en bois accroché au mur… On se croirait presque dans un navire. Cela vient peut-être du furieux tournis qui la prend, au moment où Bill Weasley se dirige vers elle.
Lavande reste figée face à lui. Elle devrait tendre une main, le saluer, lui sourire, mais rien ne lui vient. Ses yeux restent rivés sur les longues cicatrices qui barrent le beau visage de l’aîné des Weasley. Il a des cheveux longs lui aussi – pas autant qu’elle – mais il ne les utilise pas pour se cacher. Il les a coiffés en catogan, attachés avec un lacet de cuir. Quelques mèches s’en échappent, ce qui lui donne un air aventurier, sans doute renforcé par le crochet de serpent qu’il porte en boucle d’oreille.
— Tu dois être Lavande, dit-il d’une voix douce. Je suis ravi de te rencontrer enfin. Salut Olivier, content de te revoir !
Olivier lui serre la main, sans hésiter, un grand sourire aux lèvres. Ils se sont côtoyés quelques années à Poudlard, même si Olivier connaissait davantage Charlie, pour avoir joué dans la même équipe de Quidditch à Gryffondor.
— On va prendre l’air ? propose alors Bill, le regard braqué sur Lavande, toujours immobile.
— Victoire voudrait s’essayer au Quidditch, je lui ai promis qu’elle pourrait te demander des conseils, ajoute aussitôt Fleur à l’attention d’Olivier. Si tu as quelques minutes…
Sans qu’elle sache réellement comment, Lavande se retrouve à nouveau dehors, les cheveux dans le vent, tâchant tant bien que mal de maintenir sa mèche en place tout en marchant au côté de Bill, qui lui jette quelques regards sans pour autant se montrer insistant.
— Il t’a bien amochée, toi aussi, finit-il par dire, d’une voix étrangement neutre. Il y a combien de temps ?
— Six ans, répond-elle d’une toute petite voix, comme une fillette face à un professeur.
— Sept pour moi.
Elle s’arrête de marcher, et lève les yeux vers lui. La lumière qui baisse renforce les ombres sur son visage, mais ne dissimule pas le relief des cicatrices.
— Comment tu as fait ? demande-t-elle de but en blanc. Comment tu as fait pour… recommencer ? Oublier ce moment où… ça s’est passé ? Oublier qu’elles sont la première chose que les gens voient, oublier…
— Je n’ai rien oublié, la coupe-t-il, calmement. Tout est gravé dans ma tête, et tu peux demander à Fleur, il y a des moments dans le mois où elle fait rarement une nuit complète, entre les réveils en sursaut et les cauchemars… Mais elle m’a toujours interdit d’aller dormir ailleurs ces nuits-là, je crois qu’elle a peur pour la porcelaine de sa grand-mère…
Lavande étouffe un petit rire. Le ton désinvolte de Bill est déstabilisant, mais il lui fait du bien.
— C’est bien d’avoir quelqu’un sur qui compter dans ces moments-là, répond-elle.
— Sans elle je ne m’en serais jamais sorti. Tu sais Lavande, ce n’est pas un manque de courage que d’avoir besoin de quelqu’un pour refaire surface. Ca ne fait pas de toi quelqu’un de faible, de lâche, ou d’égoïste.
— C’est comme n’avoir aucune autonomie, redevenir une enfant…
— C’est être humaine, tout simplement.
Sa voix est douce, elle se sent en confiance avec lui, et pour la première fois depuis qu’ils sont sortis, elle laisse tomber sa main, et aussitôt le vent s’engouffre dans ses cheveux, dévoilant son visage dans la lumière du couchant.
— Je me sens tellement superficielle de me focaliser sur mon apparence comme ça…
Bill pose une main sur son épaule, et la presse gentiment.
— Il ne se passe pas un jour sans que j’évite au moins un miroir quand je le peux, lui dit-il. Je m’y ferai probablement un jour, mais ça demande du temps. Et du courage, beaucoup de courage.
— J’aurais dû venir te voir plus tôt.
— J’aurais été ravi que tu le fasses, mais je ne t’y aurais jamais forcée. Le fait que tu sois là, aujourd’hui, c’est déjà un grand pas en avant tu ne crois pas ?
Un grand pas oui. Elle a l’impression d’avoir franchi un immense précipice d’un seul bond. Elle se sent épuisée, comme si cette simple décision lui avait demandé de fournir une énergie considérable. Comme si elle avait enfin décidé de faire la paix avec cette partie d’elle-même qu’elle combat depuis tant d’année. Jeter sa baguette au sol, tendre une main amicale.
Et avancer.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Dedellia » 29 juil. 2018 - 00:28

Titre : Dans les serres
Thème : musical (heal me, kill me)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Chourave et Fudge
Rating : Tout public
La nuit venait tout juste de tomber plongeant les serres dans une ambiance quelque peu effrayante. Mais pour le professeur Chourave qui les connaissait par coeur, elles étaient rassurante, apaisantes même. Elles étaient tout ce qui lui restait de stable depuis que Cornelius l’avait laissée derrière. Il devait se concentrer sur sa carrière politique et ne pouvait se laisser surprendre à batifoler. Oui, batifoler! C’est ce qu’il avait dit. Comme si toute leur histoire n’était qu’une amourette insignifiante qu’il pouvait laisser derrière. 8Elle ne pouvait guérir de ce mal-être, car elle n’était pas malade. Elle était simplement seule, affreusement seule.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Catie » 29 juil. 2018 - 00:35

Titre : Je suis désolée pour cette merde :arrow:
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique ?
Fandom : HP
Nombre de mots : 700
Personnages : Surprise :mrgreen:
Rating : /
— Alors, c’est tout, c’est fini ?

Sa voix froide le glace. Pourtant, il ne se retourne pas. Il fixe le ciel gris du dehors, la mâchoire serrée.

— Oui. C’est mieux comme ça.
— Pour toi ou pour moi ?
— Nous deux.

Le silence qui tombe est lourd et pesant. Il sait qu’elle est toujours là, les yeux fixés sur ses omoplates. Il sent sa haine, son incompréhension, sa douleur, et ça le tue.

Il ne se retourne toujours pas. Il ne veut pas voir son regard si plein de déception.

— Tu n’es qu’un connard égoïste, siffle-t-elle.
— C’est pour ça que tu seras mieux sans moi.

Elle ne lui laisse pas le choix, cette fois. Elle s’avance vers lui, pose une main sur son épaule et le force à lui faire face. Il cède sans trop opposer de résistance, incapable de fuir plus longtemps ses yeux bleutés.

Lorsque ses prunelles orageuses croisent les siennes, il sent sa résolution flancher. Il sait qu’il a raison, pourtant. Ils se sont trop déchirés. Trop de je t’aime, moi non plus. Trop de blessures, de tromperies, de rabibochages maladroits, de non-dits, de rancœur qu’ils ont de plus en plus de mal à cacher l’un à l’autre.

Ils ont toujours été trop différents tous les deux. Lui trop abîmé par la vie et par ce qu’il a vécu, elle bien trop pure et innocente. Son âme à lui est fracassée, brisée en mille morceaux, alors que la sienne est intacte. Plus il reste à ses côtés, plus il la blesse, l’abîme, l’érafle, la souille de sa perversité. Elle mérite tellement mieux que ça.

— Tu seras mieux sans moi, répète-t-il.

Il a du mal à garder sa voix stable. Il a besoin d’y croire, pour qu’elle y croie elle aussi.

— Tu ne penses pas que c’est à moi de décider ça ?

Il ferma les yeux un instant, rassembla son courage, sa détermination, sa conviction. Il fallait l’éloigner, la persuader qu’il était loin d’être assez bien pour elle. Il ne faisait que la blesser continuellement, sans la rendre heureuse.

— On a toujours fonctionné sur deux tempos différents toi et moi. Tu te souviens, cette musique sur laquelle on a dansé le premier soir où on s’est rencontré ?
— Laisse-moi deviner, lance-t-elle, acide. Tu es le gars torturé qui fait les couplets de rap d’une voix douloureuse d’incompris alors que je suis la frêle jeune femme à la voix douce et éthérée qui essaye de te sauver de toi-même ? C’est ridicule !
— Dis comme ça c’est sûr que…
— La ferme ! Tu es qui pour me juger et surtout pour estimer ce qui est mieux pour moi ? Reconnais au moins que tu ne me repousses que pour une seule raison. Toi, et seulement toi. Parce que tu flippes, t’es terrifié à l’idée d’avoir des sentiments, tu l’as toujours été. C’est pathétique.

La dernière phrase a été soufflée avec une telle haine qu’il recule d’un pas et ferme les yeux. Ses mots le percutent avec force et chaque mot empli de vérité le blesse.

— Je…
— Si tu dis que tu es désolé, je te castre.

Il préfère prudemment se taire. Elle irradie de colère face à lui et elle n’en est que plus jolie encore que d’habitude. L’idée de la laisser le transperce encore de part en part. Pourtant, il essaye encore de se persuader, de se dire que c’est mieux comme ça. Il a trop de noirceur en lui, et elle trop d’innocence.

— Au revoir, Fenrir. En espérant ne plus jamais te revoir.

Elle prend son manteau, son sac, sa baguette, et elle s’en va. Elle disparaît, ne laissant derrière elle qu’une délicate odeur de fleurs.

Le jeune homme la regarda partir depuis sa fenêtre, la mort dans l’âme. Quand elle eut transplané, il laissa enfin éclater sa douleur. Son cœur brisé en mille morceaux, son âme éclatée et noire. Et surtout, cette morsure récente incrustée dans la chair de sa cuisse. Ce n’était plus qu’une question de jours avant qu’il se transforme à présent, la pleine lune approchait et il avait repoussé ce moment trop longtemps.

Elle avait toujours été à la lumière et la laisser partir était la meilleure décision de sa vie.

Lui, il appartenait aux ténèbres.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 29 juil. 2018 - 00:47

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : thème écrit puis musique puis thème image
Original
Nombre de mots : 267
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Après une inspiration, l'homme décida qu'il était libre d'en décider à sa guise et qu'il allait partir immédiatement. Il était en vacances, rien ne le retenait.

L'homme sortit déterminé de sa voiture et se précipita vers l'immeuble qu'il habitait afin de faire sa valise. Une fois à l'intérieur de son appartement, il vérifia qu'un avion décollait bien prochainement en utilisant son téléphone et jetta pêle mêle ses vêtements dans son bagage. Et il ne ralentit qu'au moment de réunir des calençons. Il pourrait acheter ce qui lui manquait sur place mais il était sélectif à propos de ses sous-vetements.

Sur le seuil de la porte, il envoya un message à l'ensemble du clan afin d'avertir de son départ. Les membres ne donnaient parfois que peu de nouvelles par le passé mais maintenant ils se tenaient au courant de leurs vies dans les grandes lignes afin d'éviter une répétition de l'épisode d'Ambre.

Le trajet jusqu'à l'aéroport se passa rapidement. Il avait une heure à patienter avant le départ mais cela n'émoussait en rien sa détermination. L'homme marcha dans la zone d'attente, incommodé par la musique résonnant du téléphone d'un autre passager. Le rap asiatique n'était pas à son goût malgré le fait qu'il aimait la voix féminine du duo.

L'homme décida de naviguer sur son téléphone afin de passer le temps. De nouvelles images venaient d'être ajoutées sur son site préféré. Une femme était entourée de touches d'un clavier sur lesquelles étaient rattaché un coeur. L'image lui sembla au premier abord ne pas être cohérent puis il pensa que c'était peut-être lié aux sentiments procurés par la musique.

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Dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Dreamer » 29 juil. 2018 - 00:48

Titre : Cicatrices
Thème : musique
Fandom : hp
Nombre de mots : 222
Personnages : Lavande Brown
Rating : Tout public
Et dans le chaos je survis. Il y a toujours cette souffrance qui m’ancre dans la dure réalité. Qui me rappelle que tu n’es plus là. Tu es parti.

Tes déclarations d’amour, ton parfum, tes doigts qui courent sur ma peau. Tous ces souvenirs sont aussi pénibles que douloureux à conserver. Alors je m’efforce d’oublier. Mais en les oubliant j’en viens à m’effacer moi-même. Je disparais, je m’étiole, je me brise comme une poupée malmenée.

Peut-être est-ce ce que j’ai été pour toi ? Une distraction ?

A-t-il simplement fallu que la paix revienne pour que tu en oublies notre histoire ? Ces sentiments, ces mots échangés, ces contacts fugaces ? Ne t’ont-ils pas touché au plus profond de ton être ?

Il faut que tu le saches. Ce ne sont pas les marques ravageant mon visage qui me font souffrir, Seamus, ce sont les cicatrices que tu as laissées sur mon âme. Celles que je cache, celles dont j’ai honte, celles que personne ne voit jamais. Oui, voilà les cicatrices qui me tuent peu à peu.

Mais je lutte. Contre elles, contre toi. Contre moi aussi, pour avoir forgé cette carapace où sont enfouies toutes mes peines. Le combat est sans espoir pour moi, je sais pertinemment que je dépéris. Rien ne peut soigner le mal qui s’est emparé de moi.
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eve » 29 juil. 2018 - 00:51

Titre : /
Thème : musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 421
Personnages : Sophie
Rating : Tout public
« Sophie, baisse la musique, on entend que ça dans la maison ! »
La jeune fille grommela tout en mettant sa musique sur pause ; il fallait que ses parents perdent l’habitude de lui parler quand elle écoutait de la musique.
« Quoi ? J’entends pas !
— Nous non plus, on n’entend plus rien, alors baisse le son ! On n’en peut plus d’entendre ta musique de barbare toute la journée ! »
Sophie soupira, ses parents ne comprendront jamais son gout pour la musique coréenne. Ils lui assenaient qu’une chanson c’était avant tout des paroles et que si on ne les comprenait pas, alors on perdait tout l’intérêt de la chanson en elle-même. La jeune fille trouvait cela ridicule, elle n’avait pas besoin de savoir ce que le chanteur disait pour savoir que c’était beau, il suffisait de voir son air torturé sur le clip. Et puis, elle pouvait cherchait les paroles sur Internet, on ne vivait plus à l’âge de pierre. Hop, une petite recherche sur son ami Google et le voilà le sens de la chanson. Celle qu’elle écoutait parlait d’amour. D’un amour intense, profond, mais d’un amour perdu. Cette chanson était tellement belle et triste ! Comment ses parents ne pouvaient pas comprendre ça ? Esprits étriqués !
Ne voulant pas perdre une miette de la beauté de cette chanson en baissant le son, Sophie changea de stratégie, elle brancha les écouteurs sur son ordinateur et se laissa emporter par le son qui arrivait directement dans ses oreilles. C’était le refrain, le meilleur moment !
L’adolescente laissa son esprit divaguer sur la mélodie. Elle pensa à Gauthier et soupira longuement. Ah Gauthier. C’était lui qui lui avait fait découvrir ce style de musique. Au début, elle avait écouté seulement pour avoir un sujet de discussion avec le garçon. Elle avait écouté consciencieusement chaque chanson dont il lui avait fait parvenir le lien. Elle voulait absolument continuer de lui parler et quoi de mieux que de partager une passion commune. Elle avait ensuite trainé sur les forums afin de dénicher d’autres chansons et alimenter la conversation. De fil en aiguille, elle était devenue une grande fan de musique asiatique et la petite amie de Gauthier. Ils s’étaient embrassés pour la première fois il y a deux semaines, chez lui, alors qu’il lui faisait découvrir la chanson qu’elle écoutait en ce moment. Depuis, elle écoutait la musique et se remémorait son baiser en boucle.
Quoi qu’en pensaient ses parents, cette chanson n’était pas barbare, c’était une chanson d’amour.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par selket » 29 juil. 2018 - 00:52

Titre : Donne moi ta main
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique https://www.youtube.com/watch?v=I7LeFyNmJxc
Fandom : HP
Nombre de mots : 529
Personnages : Dean Thomas
Rating : -12
Ils m’ont tellement fait changer. Sans eux je serais tellement différent. Je t’en supplie Pansy pardonne moi. Aime moi pour deux. Je ne me reconnais plus dans le miroir. <i>Pris au piège dans une pièce sombre </i> j’agonise.
Où sont passé <i> les morceaux de temps perdu </i> ? Pansy aide moi à refaire le puzzle de ma vie. Je suis tout autant perdu que toi. A nous deux nous pouvons dériver sans craindre les écueils.
Au creux de tes bras je me sent un peu plus solide. Contre ta peau je peux me laisser aller et me retrouver. Tu sais <i> ils m’ont fait tellement changer </i> que des fois je me fais peur. 
Je n’en peu plus de ces réflexes de guerre, de ces yeux livides et de cette angoisse au fond du coeur. Ils ont fait de moi un fugitif, un tueur, un homme prêt à tout pour survivre. Ils ont brisé mon âme, mon coeur et maintenant <i>seule la coquille extérieur reste </i>.
<i> Je veux échapper</i> à mes tourments<i>, de cette douleur qui m’enchaine </i> je veux me libérer. Parfois je suis prêt à te supplier à genoux de me faire tout oublier. Mais je sais bien que ce n’est pas la solution. Un oubliette n’est jamais la chose à faire. Même si trop souvent l’envie d’effacer ma mémoire me démange. <i> Que quelqu’un s’il vous plait me réveille de mon âme pleine de cicatrices </i>

<i>J’essaie d’effacer les cauchemars</i> qui me hantent. <i>J’essaye si fort </i> à m’en faire saigner. <i>Dans cet endroit où je me suis piégé</i> j’étouffe. Mais lorsque je tiens ta main je me sent plus fort. Tu sais Pansy cette rencontre à été salvatrice pour moi. Sans toi je ne sais pas ce que je serais devenu.
Le chemin que j’entreprends vers ma guérison est long mais avec toi il me parait moins dur. Je suis tellement heureux d’avoir quitté ma retraite loin du monde magique afin de créer cette auberge des gens brisés dont j’ai un jour rêvé dans une geôle. Quand on y repense sans Malefoy j’aurais jamais eut ce rêve de lieu pour tout ceux que la guerre avait détruite. Et sans ce lieu je ne t’aurais pas rencontré. Je n’aurais jamais découvert la femme magnifique tu es. Pansy sans toi le monde n’aurait pas la même saveur. Je ne sais pas comment exprimer tout l’amour que je te porte.
Si je n’avais pas cherché à te faire sourire. Si je n’avais pas pris toutes ces photos de toi à me noyer dans ma passion pour sauver mon âme notre histoire n’aurait jamais commencée. La vie est trop pleine de si et c’est bien triste de penser à tout ce qui ne c’est pas fait où aurait put se faire autrement.
Tu as raison je suis comme je suis grâce, à cause de la guerre. Un oubliette effacerait l’homme que tu aimes au profit de l’enfant que j’ai été. Alors je t’en pris, Pansy, continue à me prendre dans tes bras à m’en broyer les cotes. Je ne veux pas te perdre. Tiens moi la main à m’en broyer les os. Je t’aime.

Ton Dean

PS : Veux tu m’épouser ?

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Berserkr
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Inscription : 12 mars 2014 - 22:13

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Berserkr » 29 juil. 2018 - 00:52

Titre : Gaijin
Thème : Musical : Kill Me Heal Me
Fandom : Original
Nombre de mots : 550
Personnages : Kam Jin- Soeng
Rating : - 16
1960,

Vous allez en baver, et c’est parti pour durer.

Voilà ce qu’on lui avait dit, à l’ambassade, la première fois. Trouver ne serait-ce qu’un travail alimentaire était quasiment impossible. Parce que la guerre n’était pas si lointaine que cela. Parce que les deux peuples s’étaient toujours plus ou moins haï, au fil des siècles. A seule chance, c’était de trouver un emploi auprès de coréens, mais les places étaient chères et rares étaient les expatriés coréens qui pouvaient se vanter de tenir un magasin. Mais Kam n’abandonnait pas ses espoirs pour autant. Il parlait bien le japonais, et ça pouvait lui servir d’atout.

En attendant, il avait trouvé refuge auprès d’un petit groupe d’expatriés tout comme lui. La bande vivait de petites combine et de vols à l’arrachée. Un clan de Yakuza leur avaient proposé de gérer des stands de jeu d’argent, comme le pachinko, et leur vie se révéla bien plus agréable pendant un temps. Mais cela s’était relativement mal terminé. Une mésentente, semblait-il

Park en avait fait les frais. Kam l’avait retrouvé dans une ruelle le ventre ouvert.

Et voilà que maintenant, ces enflures revenaient réclamer l’argent, qu’ils n’avaient pas.

Kam n’avait pas peur. Il était habitué à se battre. Il le faisait depuis qu’il était gosse. Même si cette fois c’était du sérieux. Il y aurait des lames, peut-être même des flingues. Mais si la mort devait le prendre alors tant pis. Le jeune homme n’avait jamais rien regretté de sa vie. Au moins ils avaient fait évacuer les femmes et les gosses, loin de la ville. La police ne ferait rien. Les MP de l’US Army non plus, ça ne les concernait pas.

Il n’y avait qu’eux.

Sa hachette attendait le début de la bagarre avec autant d’impatience que lui.

- Les voilà !

Tout le groupe se leva. Kam vida sa bière et assura la prise sur son arme.

Il étaient une dizaine. Tous armés de battes en bois ou de poignards. À part un qui venait de dégainer un katana. Le chef

- Bon, inutile de négocier donc.

- On le savait depuis le début, Kam.

Il leva deux doigts vers le ciel puis les pointa vers Kam et ses amis. Les yakuza chargèrent. La bande adverse aussi, Kam en première ligne.

Il rentra dans la tête de son première adversaire en sautant en l’air avec son genou. Ce qui était à ses yeux une bonne façon d’entamer la baston. Un type énorme l’attrapa par le cou et le projeta contre un étal. Kam en perdit son arme. Il se releva sans trop de mal mais, un coup de batte l’amocha violemment. Il répliqua malgré tout, avec une droite, et cassa la rotule gauche de son assaillant d’un coup de pied.

C’était le premier truc qu’il avait appris, durant son enfance. Un genou c’était fragile.

Il prit ensuite la batte du type, et s’acharna sur lui avec.

Il sentit soudain une immense douleur au flanc. Un autre Yakuza venait de le poignarder.

Le sale type s’apprêtait à recommencer, mais Kam brisa la batte sur lui, et sa tête contre la planche de bois qui constituait l’étable.

La douleur était trop intense pour continuer le combat. Il parvint à fuir mais arriver à un pont, il perdit l’équilibre et bascula dans la rivière.
Dernière modification par Berserkr le 29 juil. 2018 - 01:00, modifié 1 fois.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 29 juil. 2018 - 00:55

Titre : Qui était-elle ?
Thème : musical (Kill me Heal me, Jang Jae In) (01h-02h)
Fandom : Moon lovers : Scarlet Heart Ryeo (suite inventée - /!\ spoilers)
Nombre de mots : 263
Personnages : So
Rating : tout public
Face au sac de frappe, il ferma les yeux, se laissant envahir par la peine infinie qu’avait provoquée une nouvelle fois le souvenir de cette femme.
Alors, plein de rage et de désespoir, il fit jouer ses poings pour essayer d’extérioriser tout ça. Encore et encore. Il porta des coups à ce substitut d’ennemi. Encore et encore. Il se déchaîna jusqu’à avoir les doigts en sang. Jusqu’à ce que la douleur physique rejoigne un tant soit peu la souffrance intérieure.
Qui était-elle ? Pourquoi lui manquait-elle à ce point alors qu’il ne la connaissait même pas ? D’où venaient ces cicatrices à vif qui s’ouvraient chaque nuit pour suinter au petit matin ?
Qui était-elle ?

Son sourire était si doux que son souvenir lui étreignait le cœur.
Et son regard si espiègle qu’il chassait ses démons intérieurs.

Mais qui était-elle ?

L’écho lointain de sa voix coulait sur ses plaies comme du miel.
Et l’empreinte brûlante de ses lèvres sur les siennes l’emmenait au septième ciel.

Mais qui était-elle ?

Leur séparation avait été un tel tourment.
Et sa mort, le pire des déchirements.

Mais qui était-elle ?

Pourquoi sa mémoire lui faisait-elle ainsi défaut ? Pourquoi ne se souvenait-il d’elle que dans ses rêves ? N’arrêterait-elle jamais de le briser à chaque aurore ? Marquerait-elle son cœur au fer rouge chaque nuit, dans un cercle infini ?

Où était-elle ?
La retrouverait-il jamais un jour ?
Parviendrait-il enfin de vive voix à lui confier ses regrets ? À panser leurs blessures ?
Et à lui murmurer à nouveau son amour ?

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Haru Nonaka
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 658
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 29 juil. 2018 - 00:58

Titre : L’attente
Thème (écrit ou image ou musique) : musique et Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 418
Personnages :
Rating : -16?
La nuit est claire, la lune haute éclaire le paysage, gomme la saleté et la misère, donne au terrain vague dernière les maisons alignée des allures de prairies et transforme la silhouette de l’usine au loin en l’ombre d’un palais lointains et exotique. Autrefois elle avait cru en cette vue, crus qu’ici ils pourraient êtres heureux. Pourtant maintenant elle est incapable de voir la beauté que crée la nuit. Elle reste là, immobile, a fixer l’horizon sans la voir. Recroquevillée sur le péron de la maison, glacée dans sa large robe de chambre élimée elle attend.
Elle attend qu’il revienne. Elle n’est même pas sure de savoir si elle craint ou espère son retour. Elle sait juste qu’elle ne réussit pas à accepter la possibilité qu’il ne revienne pas.

La dispute à été violente cette fois et elle ne regrette pas son départ, elle ne regrette pas d’avoir hurlé aussi contre lui. Mais deux jours d’absence ont réussi a effacer la douleur et à effacer la haine, remplacé par une inquiétude sourde, par la honte. Même absent il renforce l’emprise qu’il a sur elle, elle n’est pas libéré. Son emprise sur elle est telle qu’elle a l’impression qu’elle n’est qu’une poupée vide, mécanique, qui attend le retour de son propriétaire pour s’animer de nouveau. Elle est une marionnette et il est le marionnettiste.

Elle voudrait arrêter de l’aimer, mais elle ne réussit pas. Elle à l’impression qu’elle ne peut pas vivre sans lui, alors elle l’attend, elle espère qu’il vas rentrer cette nuit. Elle veux revoir un sourire sur son visage, sentir ses mains entourer avec délicatesse sa taille et l’emporter à l’intérieur en lui murmurant des excuses et des mots d’amours. Severus est à l’étage, il ne dort pas, il observe sa mère depuis la fenêtre de sa chambre, il attend qu’elle s’endorme pour lui apporter une couverture. Il n’ose pas l’approcher lorsqu’elle est la bas éveillée, il sait qu’elle ne veut pas qu’il la voie comme ça, qu’il n’en a pas le droit, que ça la blesserai plus encore. Il sait qu’il est impuissant, il sait qu’il n’a pas le pouvoir de faire changer le coeur de sa mère, que ses mots ne l’atteindrais pas, de toute façon il ne saurait pas quels mots choisir, quels mots pourraient la toucher, dissiper cette torpeur. Un jours peut être il pourra la protéger, il ne sera plus un enfant faible mais un sorcier puissant. Un jour il pourra enlever la flèche fichée dans son coeur et la libérer.

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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 29 juil. 2018 - 00:59

Titre : La dernière bataille du cow-boy et de la princesse !
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique + image + thème écrit.
Original
Nombre de mots : 523
Personnage : Hélios, Astrea, Julius
Rating : /
Allongé sur une paillasse, Hélios se réveille en sursaut. Il est enfermé dans une cellule du palais et attend son exécution qui doit avoir lieu au lever du jour.
Ses pensées dévient directement vers Astrea. Elle qui occupe ses pensées depuis de nombreuses années...Cette petite fille qu’il n’a pas réussi à oublier en grandissant.
Il espère vraiment qu’elle a suivi le plan et qu’elle est bien cachée. Elle veut, avec l’aide de fidèles de son grand-père renverser Bacus pour redonner le pouvoir au peuple. Hélios sourit en pensant à elle. A la force de caractère de la jeune femme, à la douceur dont elle fait preuve avec les enfants du village, à sa tristesse quand on parle de ses parents disparus à cause d’un mauvais choix de l’empereur. Malgré tout cela, elle a défendu l’empereur jusqu’au décès de ce dernier.

C’est grâce à elle que Hélios arrive à dormir une nuit complète sans être poursuivi par les cauchemars qui le hantent depuis la mort de son père. Elle qui veille sur son sommeil sans s’en rendre compte, juste en étant à ses côtés.
— Astrea, souffle-t-il en regardant les premières lueurs du jour filtrer par les barreaux de sa cellule.
Il sait que c’est le moment lorsqu’il entend les pas se rapprocher dans le couloir. Lorsque la porte s’ouvre, il se lève. Il est prêt à mourir pour la cause défendue par la jeune femme.
— P’tain ça gratte ce truc !
— Julius !
— Désolé, désolé.
Hélios qui ne comprend pas ce qui se passe, regarde les yeux écarquillés par la surprise, la jeune princesse enlever le casque qui complète la tenue militaire qu’elle porte pour se fondre dans le décor de la prison du palais.
— Astrea ! Pourquoi tu ne suis pas le plan ?
— Je ne pouvais pas te laisser ici.
Il ne lui laisse pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que déjà ses lèvres se posent avec violence sur les siennes. Ils s’embrassent avec désespoir sans se soucier de leurs amis qui sont présents à leurs cotés.

— Faut se bouger. Ils vont arriver chercher Hélios. C’est déjà limite ! Enfile ça, en espérant qu’elle ne se soit pas plantée pour la taille.
Hélios sourit à Astrea qui rougit.
Pas du tout pudique, Hélios enlève ses vêtements qu’il laisse tomber sur le sol, ne laissant que son caleçon et enfile la même tenue que les autres.
Lorsque le condamné est prêt, ils lui répètent le plan et le chemin choisi pour sortir du palais sans se faire remarquer. Concentré comme jamais, Hélios marche quelques pas devant la jeune femme. Ses yeux scannent les alentours prêt à la défendre au moindre danger.

— On y est, souffle Julius avant de s’effondrer mortellement touché.
Ils se sont trop vite laissés gagnés par l’apparente sécurité à l’approche de la sortie. Encerclés par la vraie milice de l’empereur, Hélios n’ose pas regarder le corps de son frère, il concentre ses pensées vers Astrea, qui, entraînée sur la planète prison, se positionne, prête à défendre ses valeurs jusqu’au bout. Leurs regards se croisent.
— A toi jusqu’à la mort, lui murmure Hélios pendant que les premiers combats commencent.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 29 juil. 2018 - 01:06

Titre : Solitude
Thème : Musique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 603
Personnages : Eden (OC), Xristo
Rating : Tout public
Les réveils sont de plus en plus difficiles. Sans Xristo pour me pousser à vivre, je crois que j'aurais abandonné depuis longtemps. Chaque nuit, j'ai la sensation que je vais m'endormir pour retrouver Lucian, pour l'avoir à mes côtés dès le lever du soleil, comme un miracle qui ne vient pas. J'aimerais pouvoir arrêter le temps, repartir en arrière, effacer les tourments et détruire Kraven. C'est à cause de lui que j'ai tout perdu, à cause de lui que le premier des Lycans est mort dans mes bras, à cause de lui que nous n'avons plus aucun endroit où fuir. Mais la fuite n'est plus une option pour moi, je ne trouverai aucun réconfort à m'en aller alors que même Lucian a quitté mon univers. Sans lui pour me guider, me rassurer et m'aimer, je ne suis qu'une coquille vide. Je donnerais tout pour le revoir une dernière fois, pour l'embrasser et le serrer dans mes bras à en perdre la tête. L'amour fait mal, bien plus qu'un coup physique, bien plus qu'une traîtrise. Même les mensonges de Meg ne m'ont pas fait autant souffrir, parce qu'à mes yeux, elle n'existait déjà plus.

- Alexander est prêt à nous offrir un refuge.

Xristo est sur le pas de la porte, à attendre un geste de ma part. Mon ancêtre fait preuve d'une grande bonté en acceptant notre présence dans son bateau mais je refuse de nous imposer à lui. Son but est de dissimuler toute trace possible de l'existence des Vampires et des Lycans, ce n'est donc pas lui rendre service que de rester là. D'autant plus que ses hommes de main nous supportent parce qu'il le leur a ordonné, pas parce qu'ils le souhaitent vraiment.

- Dis-lui que nous partons, murmuré-je. Je voudrais retourner ...

Je ne finis pas ma phrase, le souffle court, les larmes aux yeux. Évoquer le dernier repaire des Lycans est invariablement douloureux, tout ce qui a mis fin au calme de nos vies s'est déroulé là-bas. J'ignore si j'espère y chercher de quoi apaiser mon chagrin ou si je suis seulement désespérée. Sentant que je ne vais pas bien, mon ami me rejoint avant de me serrer dans ses bras, sans un mot. Nous partageons la même peine, cette tristesse d'être définitivement séparés de ceux qui étaient les plus chers pour nous. Comment Lucian a-t-il pu surmonter ses émotions après la mort de Sonja ? Comment a-t-il choisi de continuer à vivre sans elle ? J'ai besoin de lui, plus que jamais, mais il est devenu un rêve intouchable.

- Peux-tu me laisser seule ? demandé-je à Xristo.

Le voyant hésiter, je lui assure que je ne vais rien tenter pour mettre fin à mes jours. Ce n'est pas l'envie qui manque mais ce serait la preuve ultime de ma lâcheté. Mon ami s'en va non sans un dernier regard appuyé. Je prends place sur l'une des chaises et ferme les yeux, plongeant dans mes souvenirs. Lucian est partout, avec ses sourires ou ses expressions sérieuses, avec ses ambitions et ses déceptions. Il aurait dû me tuer, c'était dans les prévisions initiales, dans les plans de Singe, mais il a décidé de me garder en vie, ce qui nous a condamnés. À m'aimer, il en a oublié l'essentiel et chaque jour de retard sur sa vengeance a été fatal. Sans doute que Kraven n'aurait pas retourné l'arme contre lui s'il avait suivi l'ordre des choses. Tout est ma faute, je pouvais sauver Lucian de lui-même mais j'ai échoué. C'est la Mort qui peut désormais le contempler à loisir alors que je me perds dans ma solitude.
Titre : Caleçon
Thème : Écrit
Fandom : /
Nombre de mots : 48
Personnages : /
Rating : Tout public
Coupe de tissu à l'emplacement rêvé
Alanguie sur les courbes d'un homme
Libérant dans sa chute l'objet désiré
Enlaçant la plus vile des pommes
Ça et là glissant avec tant de délices
Occupée à attiser les pires des vices
N'oubliant pas de finir dans le bac à laver
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 29 juil. 2018 - 01:12

Titre: Hagrid raconte James Potter
Thème: écrit (caleçon)
Fandom: Harry Potter (UA)
Nombre de mots: 429
Personnages : Hagrid, Harry, Ron, Susan
Rating: TP
Le garde-chasse eut l’air embarassé. Il se passa plusieurs fois la main dans sa barbe emmêlée, faisant tomber des noix entières.
– Vous savez, les enfants, c’est pas si simple de retrouver des gens…
– C’étaient qui les meilleurs amis de mon père ? insista Harry.
– Ils sont morts, Harry, renifla Hagird. Tous leurs amis proches. Comme eux assassinés par Vous-Savez-Qui et ses sbires. Des connaissances et amis lointains, ça si, j’en ai trouvé. L’ancien meilleur ami de Lily avec qui elle s’était violemment disputée pendant leur cinquième année, tu le connais. Un de leurs amis qui a trahi est à Askaban. Leurs familles sont mortes ou parties aussi. Sauf ceux où tu vis, Harry. Et puis le professeur Roberts, bien sûr. Mais elle était à Serpentard, ça ne compte pas. Tu vois, il n’y a pas grand monde qui peut te parler de tes parents, Harry. Mais je vais récupérer des photos pour toi. Comme ça tu pourras les regarder quand tu voudras…
Harry sourit timidement au géant garde-chasse qui se moucha dans une nappe à carreaux. Susan lui fit signe qu’ils devraient bientôt aller en cours de Défense contre les forces du mal. Le Gryffondor acquiesça de la tête et se tourna vers Hagrid.
– Je crois que nous…
– Oui, renifla le géant. Je vais te raconter cette histoire. Ton père adorait s’en vanter. Tu vois c’était quand il était en quatrième année. C’était un peu plus tard dans l’année, au printemps déjà. Il y avait à Serpentard un groupe de futurs mangemorts qui se formait à cette époque. Et il y en avait un qui voulait absolument entraîner Lily avec lui dans ce groupe. Evidemment ça ne lui a pas plu et ton père est allé voir ce garçon et l’a traîné sur la pelouse devant le château. Et là, il l’a déshabillé jusqu’au caleçon. Celui-là il était bien trop sale pour que quelqu’un osait le toucher. Et ça lui a servi de leçon à ce monstre et il ne s’est plus approché de Lily. Voilà la première action héroïque de ton père pour défendre ta mère.
– …
Il y eut un gros blanc. Harry se sentait comme si Hagrid lui avait mis une baffe. Son père, James Potter, ne’avait pas été un imbécile prétencieux. Il avait humilié publiquement des élèves qui ne lui avaient rien demandé. Son père avait ressemblé à son cousin Dudley. Quelle horreur ! Et quelle honte !
– Et puis il y avait évidemment la fois où il lui a descendu magiquement le caleçon dans les airs, à la fin de la cinquième année.
– Hagrid.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 29 juil. 2018 - 01:22

Titre : Numéro 10
Thème (écrit ou image ou musique) : thème image puis musique puis thème écrit
Original
Nombre de mots : 96
Personnage : Le numéro 10 du clan
Rating : /

Tandis qu'il observait l'image suivante d'une maison entourée d'herbe et d'arbres, le haut parleur placé au dessus de lui commença à diffuser de la musique classique. Il reconnut Dies Irae ,extrait du Requiem de Mozart. Son humeur s'en trouva aussitôt améliorée.

L'homme commença à battre la mesure en tappant légèrement le sol du pied. Mais le son de son portable sonnant accapara son attention. Le prénom d'Olivier s'affichait sur l'écran, il décrocha donc.

- Viens immédiatement à la maison, nous venons d'avoir des nouvelles.

Olivier ne lui laissa pas le temps de répondre avant de raccrocher.

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par selket » 29 juil. 2018 - 01:30

Titre : Souvenez-vous
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique https://www.youtube.com/watch?v=ePRZC_OulYc
Fandom : HP
Nombre de mots : 309
Personnages : Theodore Nott jr
Rating : TP
Jour de colère, que ce jour-là où nous fîmes livré à la vindicte populaire. Souvenez-vous de ce jour où nous sommes devenu chair à canon. Enfermé dans ce tribunal on ne pouvait qu’attendre. On ne pouvait qu’imaginer la terreur qui nous à saisis face à ce juge qui avait droit de vie ou de mort sur nous.
Le Dies iræ est venu. Le jour de colère à tendu ses doigts crochus vers nos carcasses encore chaude.
Souvenez-vous Serpentards de ce jour fatidique ou nous avons été marqués au fer rouge. A jamais maudit, a jamais haïs.
Nous avons pleuré, supplié, trahi, avoué, tonné mais rien n’y fit. La colère du tout puissant était plus forte que nous. Brisé dans la machine infernal nous ne sommes plus rien. Plus rien, si ce n’est les rebuts d’une humanité souillée et corrompue jusqu’à la moelle. Nous n’étions que les enfants de ceux qui avait été emporté dans les limbes de la geôle du diable. Azkaban le purgatoire. Azkaban la citadelle d’où on ne revient jamais. Chanté cette prose des morts que je vous livres. Souvenez vous de ces jours maudits. Car plus jamais rien ne sera comme avant.
Souvenez vous mais n’oubliez jamais qui vous êtes. Car avec des racines l’arbre même pourri se relève. Nous avons le devoir de croitre à nouveau pour tout ce qui viendront après. Au moins eux auront la chance de ne pas porter le lourd fardeau qui est le notre.
Levez vous Serpentards et souvenez vous de qui vous êtes. Suivez-moi. Suivez le porte bannière car le jour du jugement dernier arrive bientôt. N’oubliez pas qui vous êtes car sans cela vous serez à jamais perdu. Qui êtes vous Serpentards ? 
Je suis Théodore Nott sang-pur de la maison de Serpentards et je revendique mes origines pour mieux m’en défaire.

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Dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Dedellia » 29 juil. 2018 - 01:34

Titre : Jugement dernier
Thème : musical (celui de Mozz :mrgreen: )
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnage : Lucius Malefoy
Rating : 12+
Dans sa cellule à Azkaban, Lucius réfléchit. Non pas à ses erreurs, non pas à ses torts, mais à ce qu’y l’attend lorsqu’il sortira. Le temps n’est plus de penser à ce qu’il aurait pu changer. Oui, il a causé du tort, et alors? Il a sa vie à vivre, sa femme et son fils. Alors il ferme les yeux et se tourne vers l’avenir. Un jour viendra où il faudra changer de cap. Dans cinq, vingt, cinquante ans... Un jour, il mourra et là, il sera jugé. Par qui? Lui? Les autres? Cet être que les moldus vénèrent? Peut-être.
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Shaman
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Shaman » 29 juil. 2018 - 01:36

Titre : Paris, 26 février 1921
Thème : musical
Fandom : original
Nombre de mots : 404
Personnage : Anton
Rating : /

D’un pas pressé, Anton remonta l’avenue qui menait directement au Palais Garnier. Il serra machinalement son manteau, s’assurant que la poche intérieure comportait toujours ses faux-papiers. Il n’avait eu aucun mal à les obtenir, son nom était assez connu auprès des communistes les plus actifs de la ville.

Il savait qu’il serait un atout, ce soir, pour la cause. L’opéra de Kiev donnait sa dernière représentation des Noces de Figaro. Leur chanteur principal, Pietr Mikhailovitch, qui incarnait le compte Almaviva, était un militant de l’ombre en Ukraine. Anton devait lui remettre un paquet contenant la traduction, en russe, du compte-rendu du congrès de Tours.

Alors que plusieurs convois le dépassaient à vive allure, Anton s’arrêta quelques secondes pour prendre une grande inspiration. Bien sûr, il avait déjà joué un rôle, se faisant passer pour quelqu’un qu’il n’est jamais complètement. Parfois un bourgeois, parfois un prolétaire, souvent un noble. Il était si facile, pour lui, de se fondre dans un personnage qui lui ressemblait. Les mensonges les plus efficaces contenaient toujours une part de vérité.

Anton n’eut aucun problème à entrer dans le Palais ni à rejoindre la loge qu’il devait occuper. En attendant le début de la représentation, durant laquelle il allait devoir s’éclipser afin de retrouver Pietr, il s’amusa à contempler les spectateurs. Il se demanda quel rôle chacun jouait dans sa vie, si comme lui, certaines personnes jouaient avec les apparences. Certaines femmes portaient un masque ou un large chapeau, muni d’un court voile qui couvrait une partie de leur visage. Anton sourit, elles jouaient, probablement.

Son regard fut soudain attiré par la longue chevelure rousse d’une femme, dont le masque qu’elle tenait de sa main droite ne couvrait que ses yeux et ses sourcils. À ses côtés, un homme grand aux épaules larges, dont les cheveux blonds, noués derrière sa tête, brillaient d’une pâleur éclatante. Lorsqu’il se retourna, Anton fut saisi d’un vif sursaut. Il avait les yeux noir et lui ressemblait beaucoup. Le rythme effréné de son cœur s’amplifia lorsque la femme tourna la tête dans sa direction.

Il l’aurait reconnue entre mille, et pourtant, rien ne pouvait expliquer la présence de Kamila ici, à Paris, à l’opéra, et encore moins aux côtés de Dmitri. Alors qu’il venait de détourner la tête pour ne pas croiser son regard, Anton osa de nouveau détailler le couple dont il ne comprenait décidément pas l’existence. Malheureusement, ils avaient disparu.

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Mary-m
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mary-m » 29 juil. 2018 - 01:40

Titre : Le pouvoir au peuple !
Thème : musical
Fandom : original
Nombre de mots :
Personnage : 361
Rating : / Quelques têtes tranchées :mrgreen:
— Par ici ma petite !
Astrea avance rapidement en regardant autour d’elle. La bataille fait rage dans le palais et dans une grande partie de la capitale. Le peuple trop longtemps muselé par les politiques s’est rendue dans la rue pour prêter main forte à leurs libérateurs. Les cris de douleurs, les armes – souvent – improvisées résonnent au petit matin. Astrea se retient de se boucher les oreilles. C’est tellement difficile pour elle d’entendre tous ces cris de désespoir, quel que soit le camp.

Accompagnée par plusieurs fidèles qui avancent en la protégeant, elle a pour objectif de trouver et rejoindre Bacus pour l’éliminer. Bien sur, elle se doute que l’homme sera sans doute entouré d’une garde rapprochée assez féroce. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle est accompagnée, pour pouvoir se concentrer sur l’ancien bras droit de son grand-père. Elle n’a plus peur. Entraînée par Hélios, elle sait qu’elle peut rivaliser avec leur force, et encore plus depuis qu’elle maîtrise son don. Il est hors de question qu’elle laisse le traître vivant. Il ne sera pas midi quand son corps sera déposé à la vue de tous sur la grande place de la capitale. Lui qui a profité de son nouveau titre d’empereur pour encore plus brimer la population.

A dix minutes de la jeune femme, Hélios se bat à l’épée contre deux gardes. Il entaille la gorge du premier qui s’effondre rapidement sur les genoux en tentant de bloquer l’hémorragie et plante son arme dans le torse du second qui écarquille les yeux avant de tomber en arrière, les yeux levés vers le ciel. Le visage couvert de sueur et de sang, Hélios arrache d’un mouvement brusque son épée du torse de l’homme, et se détourne rapidement. Ce n’est clairement pas le moment d’avoir pitié de ces gens. Celui qui a tué son frère se trouve parmi eux.
Pendant qu’il se joint à un combat perdu d’avance, une tête tranchée nette vole devant lui.
Le soleil est à peine levé que le sol de la capitale est recouvert de sang, de corps et de membres arrachés. Quand le soleil se couchera, le pouvoir sera à nouveau dans les mains du peuple !

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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Eve » 29 juil. 2018 - 01:49

Titre : Epique
Thème : musical
Fandom : Veronica Mars (Extraa, ne lis surtout pas ! :mrgreen: )
Nombre de mots : 269 (hors citation)
Personnage : Logan Echolls
Rating : /
— Tu penses vraiment qu’une relation doit être aussi tragique ?
— Personne ne fait de chanson sur les histoires où tout semble facile…


Logan avait beau chercher, il ne voyait pas bien quelle chanson pourrait correspondre à son histoire avec Veronica. Un requiem peut-être ? Oui voilà, une bonne chanson d’enterrement pour enterrer une histoire finie. Pourtant il avait tout fait pour l’empêcher de partir, il avait essayé de la retenir, il avait cru à son regard. Mais rien n’était assez bon pour elle. Il aurait dû le savoir depuis le temps. Rien n’était de la faute de Veronica, tout de la sienne. C’était pour cela qu’elle s’était enfuie de Neptune à la première occasion ? Parce qu’elle n’avait rien à se reprocher ?

Epique. Leur histoire était épique certes, mais elle était terminée. A quoi bon le sang, les larmes et les vies détruites dans ce cas ? C’était peut-être trop. Trop de sang, trop de larmes, trop de vies détruites. Logan savait qu’elle était mieux loin de Neptune, loin des gens qui la détestent, loin de lui. Ça lui brisait le cœur de l’admettre, mais Veronica était mieux sans lui. Piz est un garçon sans problème, elle devrait être heureuse avec lui.

Leur histoire devait traverser les années et les continents, peut-être devrait-il faire pareil, attendre quelques années avant de la revoir. Mais elle avait été particulièrement claire en quittant la ville sans dire un mot, sans un au revoir, elle ne voulait pas le revoir. Elle ne voulait pas de lui. Ou alors, elle ne voulait pas de lui maintenant. Mais Logan avait besoin d’elle maintenant, pas dans dix ans. Il ne voulait pas attendre. Mais il n’avait pas le choix. Sa petite blonde était partie. Il l’avait perdue.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 29 juil. 2018 - 01:51

Titre : Du chaos naissent les étoiles (suite)
Thème : Dies Irae (extrait du Requiem), Mozart (musical) (02h-03h)
Fandom : Thor (spoiler Avengers IW)
Nombre de mots : 533
Personnages : Loki & Darcy
Rating : tout public
Lorsque Darcy approcha du seuil de sa porte d’entrée, elle eut un très mauvais pressentiment. Le requiem de Mozart, là, elle rêvait ou ça venait de chez elle ?

Avec appréhension, elle introduisit la clé dans sa serrure et ferma les yeux en priant intérieurement alors qu’elle actionnait la poignée.

Immédiatement, le son se fit plus fort, plus puissant, et elle sentit toute la dimension tragique de ce morceau s’abattre sur elle.

Cet abruti de Loki était ici.

Qui d’autre, pour écouter de manière aussi magistrale, sans considération aucune pour ses voisins et voisines, un tel chef d’œuvre épique ? Ça coïncidait parfaitement avec son profil mégalo… et avec le timing, évidemment. La prochaine fois qu’elle croiserait la route de ce Docteur Strange, elle lui ferait bouffer sa cape, foi de Lewis.

Arrivée dans son salon, sa théorie se confirma, évidemment. Monsieur était tranquillement allongé sur son canapé, les mains derrière la tête, et les yeux fermés pour apprécier le moment.

D’autorité, elle se pointa directement devant sa chaîne hifi pour éteindre les chœurs enfiévrés. Le silence s’abattit alors tel un couperet dans la pièce… jusqu’au grognement d’insatisfaction que ce sacrilège arracha à Loki.

— Aucun respect, persifla-t-il.

— Aucun… je vous demande pardon ? Qui, est en ce moment même, dans l’appartement de quelqu’un d’autre sans son accord ? Et qui, alors qu’il est censé être invisible, se permet de faire profiter tout le voisinage de ses choix musicaux ? Vous voulez que les flics rappliquent pour cause de tapage audio ou quoi ? Sortez de chez moi !

Tout le voisinage devrait être reconnaissant d’un tel cadeau. De tout ce que les Midgardiens ont pu produire au fil des années, c’est l’une des rares choses à sauver. N’êtes-vous donc même pas capable d’en percevoir la beauté ?

— Non mais je rêve, la question n’est pas là ! Vous êtes vraiment impayable ! Mettez plutôt votre temps à profit pour trouver un trou où vous terrer très loin de chez moi, merci !

— Pour que ce Strange ne me retrouve pas ? Hors de question ! Vous l’avez entendu, je dois rester ici. Vous n’avez qu’à… je ne sais pas, moi... aller loger chez Jane Foster ! Nous aurions ainsi la paix tous les deux.

— Vous voulez me virer de chez moi ? C’est la meilleure ! Qui était censée être si insignifiante qu’elle ne vous poserait aucun problème ? Je vous signale qu’ici, c’est moi qui fais la loi. Oh ? Quoi ? Vous avez déjà la migraine ? ricana-t-elle alors qu’il se massait les tempes. Eh bien tant mieux ! Il va falloir vous y habituer parce que ça me donne doublement envie de parler. Peut-être qu’avec de la chance, vous en aurez tellement marre que vous finirez enfin par débarrasser le plancher.

Et alors qu’elle continuait de parler, Loki commença sérieusement à douter de l’idée de Strange. Il avait oublié à quel point cette humaine pouvait être… envahissante. Mais son relent de migraine le lui rappelait très bien à présent. Et il sourit amèrement au souvenir des dernières paroles de Strange. Les nerfs, c’est lui qui allait en avoir besoin, pas cette Darcy insupportable ! Il était un ange en comparaison…

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 29 juil. 2018 - 01:55

Titre : soir de victoire, soir de défaite
Thème (écrit ou image ou musique) : musique et Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 512
Personnages :
Rating :
Les couleurs se brouillaient sous ses yeux. Des raies de lumières fusaient au dessus d’elle, giflaient l’air en sifflant, pour exploser assourdissants dans le ciel gris. Le vent hurlait à ses oreilles et elle tournoyait habillement pour éviter toutes les attaques de ses ennemis. Ballet sans fin, éreintant mais vivifiant, elle était sur la corde raide. On voyait bien qu’elle mettait toutes ses forces dans la bataille dans l’espoir de remporter la victoire. Mais elle était seule a présent et tous essayait de l’attraper. Elle entendait fuser les cris de colère tandis qu’elle s’échappait encore. Elle était la dernière a pouvoir le faire, la dernière à pouvoir sauver la situation. Elle ne les laisserait pas gagner, jamais elle ne se rendrait. Mais elle sentit soudain le sol se dérober sous ses pied, et se retrouva immobilisée, la tête en bas, observant son balais tomber a terre. Elle se mit à pleurer et hurler, sa voix suraiguë perçant le vacarme ambiant.

James je t’ai déjà dis de ne pas utiliser la magie en dehors de l’école, ce n’est pas parce que ta tante est au ministère que tu peux te permettre de faire importe quoi.
Mais papa, c’est la fête, il y a bien trop de magie pour que quelqu’un s’en aperçoive.
Libère immédiatement ta petite soeur, sinon tu ne touchera plus a ton balais de l’été.

James libera à regret la petite Lily qui le regardait avec tout le défi et la fureur que pouvait exprimer ses yeux d’enfant, très vexée. Elle se repris bien vite pourtant et profita que son frère soit trop occupé à fusiller du regard son père pour s’enfuir en courant, serrant contre elle la balle rouge comme s’il s’était agi d’un trésor inestimable a l’autre bout du jardin.

Non mais elle garde toujours la balle et veux jouer au rat et au fléreur, ça fait une demi heure, nous on aimerais bien faire une partie de quiditch, mais sans le souafle c’est pas drôle.
Tu est l’ainé, sois plus partageur, elle finira bien par se lasser et vous rendra la balle.

James regarda son père s’éloigner dépité, haussa les épaules et fis signe a ses copains qu’ils s’entraineraient le lendemain.

A quelques mètres de la Rose et Dominiques qui avaient suivit toute la scène, se détournant de leur contemplation des feux d’artifices de chez W et W, semblaient très amusées.

Il est quand même stupide, James, un simple accio ni vu ni connu aurait largement suffit pour récupérer sa balle sans attirer l’attention des adultes.
Oui, il essaye toujours d’en faire trop.
Il faudrait peut être qu’on retrouve Lily avant qu’elle essaye de défoncer avec une pierre le souaffle. Elle pourrait finir par se blesser.
Quelle idée de lui faire croire que c’était une piniata aussi, bravo Dominique, franchement tu as fait fort cette fois, c’était épique.
En tous cas elle avait l’air de s’amuser. Elle est super douée sur un balais, ça m’a scotchée.
Et oui, encore une future championne de quiditch dans la famille, comme si on en avait pas assez de cette espèce la.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 29 juil. 2018 - 01:55

Titre : Humeur variable
Thème : Écrit
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 413
Personnages : Cathy Wilson (OC), Newt Scamander
Rating : Tout public
- Je n'en peux plus, Newt, avoue Cathy. J'ai l'impression d'être prête à exploser à chaque remarque. Il paraît que c'est normal dans mon état.

Son état. C'est ainsi qu'elle nomme sa grossesse, refusant de prononcer ces mots trop réels. Son ami sait qu'elle est enceinte, il est d'ailleurs le seul de son entourage à être dans la confidence et il fait de son mieux pour lui faire accepter la vérité. Mais plus les jours passent et plus Cathy désespère. Son humeur est instable, elle saute du rire aux larmes sans aucune raison et il lui arrive même d'avoir des pensées macabres qui l'effraient. Elle aimerait retrouver le sourire, ne plus être la victime de sa mauvaise humeur qui fait d'elle la collègue dont personne ne veut. Ce n'est pas un isolement dont elle a besoin mais bien une compagnie agréable. Newt lui a déjà proposé de l'aider mais elle n'a pas envie de devenir un poids supplémentaire pour lui alors qu'il tente de construire une relation avec Tina.

- Le medicomage prétend que ça me passera, que je dois juste éviter d'être stressée. Mais je ne le suis pas !

Dans le regard de Newt, elle devine les mots qu'il ne prononce pas. Bien sûr qu'elle est stressée et que son humeur s'en ressent. Songer à l'enfant qu'elle porte la rend malade, elle s'interroge chaque jour sur son père, sur la probabilité qu'il ne soit pas de Percival. Grindelwald a arboré les traits de l'Auror si longtemps, trop longtemps.

- Tu devrais te reposer, remarque Newt. Pour toi et pour le bébé.
- Je me moque de cet enfant ! s'emporte Cathy. Je ne veux pas de lui !

Elle se déteste de l'avoir en elle, de porter aussi intimement la preuve de son inconscience. Grindelwald a joué le jeu jusqu'au bout en prenant l'apparence de Percival, il lui a fait l'amour pour endormir sa vigilance.

- Débarrasse-moi de ce monstre, supplie-t-elle soudainement en se jetant à genoux devant son ami. Trouve un moyen de m'enlever cette chose !
- Relève-toi, lui conseille Newt. Cet enfant est un innocent Cathy, tu ne peux pas lui faire subir ta peur. Il est trop tard pour reculer, aucun medicomage n'acceptera de suivre ta volonté.

Le temps, ce temps affreux qui est passé si vite. Newt a raison, il n'est plus temps pour elle de se faire avorter. Il le lui répète à chaque fois qu'il vient la voir, et cela malgré son humeur changeante.
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