[Textes] Nuit du 28 juillet

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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Mikoshiba
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[Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mikoshiba » 28 juil. 2018 - 18:51

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image ou musique) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dedellia » 28 juil. 2018 - 19:18

Titre : Un espoir d’un jour
Thème (écrit ou image ou musique) : Summer’s day (musical)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ollivander
Rating : tout public
Ollivander s’éloigna doucement du pin blanc d’où il venait de récupérer une branche parfaite. Et voilà, il venait de récupérer le dernier élément de sa nouvelle baguette. Elle pourrait être parfaite. Il caressa du bout des doigts le bois fin et il frissonna malgré la chaleur de l’été sous le coup de l’émotion. Cette baguette... Il profita de l’instant présent ne pouvant savoir si les deux éléments se marieraient ou si cela se solderait par un échec. Alors il devait profiter de son espoir que la baguette serait parfaite. Comme s’il connaissait demain. Aujourd’hui, sa baguette était parfaite, tout simplement.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 19:24

Titre : Enguerrand – Numéro 1
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Original
Nombre de mots : 202
Personnages : Enguerrand
Rating : /

Les bras croisés, Enguerrand se tenait face au jardin, debout sur la terrasse de la maison d'Alaric et d'Ambre. Chaque fois qu'il mettait un pied dans cette demeure, l'homme ne pouvait pas s'empêcher de penser à Ambre. Vingt ans d'absence, et il ne pouvait toujours pas se résoudre à oublier le numéro 13 du clan.

Enguerrand ne l'avait jamais apprécié, il avait toujours trouvé Alaric trop émotif pour un homme. Et l'ancien soldat n'avait jamais compris pourquoi son ancien camarade était tombé amoureux d'Ambre.

Cependant, il respectait Ambre pour sa fonction au sein du clan. A chacune des ses renaissances, il était venu le trouver pour lui rendre ses souvenirs de ses vies passées, et cela malgré leur mésentente.

Les pensées d'Enguerrand étant tournées vers l'expédition au Japon de ses deux camarades, il ne sentait pas le vent l'effleurer ni l'odeur provenant de la cuisine où Olivier s'acharnait à préparer le repas.

L'homme ne prêtait également pas attention à l’ordinateur installé sur la table de jardin. Il n'entendait pas la musique diffusée, la voix d'une femme chantant dans une langue asiatique ne lui parvenait pas. Et Enguerrand n'avait aucune envie de se retourner afin de regarder les images qui défilaient à l'écran.

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par LilTangerine » 28 juil. 2018 - 19:31

Titre : Le rêve de Chi
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : Original
Nombre de mots : 123
Personnages : Akako, Chi
Rating : /
C'était un beau jour, aujourd'hui. Les oiseaux gazouillaient joyeusement dans la cour, les plantes étaient en pleine floraison, offrant leurs délicats pétales aux rayons du soleil. Les premiers jours de l'été étaient toujours les plus beaux, songeait Akako. Il y avait une certaine joie à retrouver la chaleur, à voir les enfants quitter l'école pour les plages, à entendre leurs rires qui emplissaient les jardins. Akako s'éloigna de la fenêtre, n'écoutant que distraitement la musique délicate qui emplissait la chambre, la favorite de sa fille, qu'elle écoutait en boucle depuis un an maintenant. Avec tristesse, elle replaça avec tendresse une mèche folle de son enfant, allongé dans le lit à côté d'elle. C'était un beau jour, aujourd'hui. Un beau jour pour se réveiller.
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Ialona
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ialona » 28 juil. 2018 - 19:33

Titre : Absence
Thème (écrit ou image ou musique) : Summer's day, Joe Hisaishi
Fandom : Original
Nombre de mots : 174
Personnages : Une fille
Rating : tout public
Comment était-elle arrivé là ?

Rien autour d'elle ne ressemblait à ce qu'elle connaissait. Aucune odeur n'éveillait en elle un quelconque souvenir. Aucun son ne semblait lui être familier.

Un vent tiède s'engouffra dans ses cheveux, une mini tornade, les faisant tournoyer, emmêlant à ses mèches des pétales et des feuilles qu'il draguait partout où il allait.

Elle fit trois pas en avant, savourant la douce caresse de l'herbe sur ses pieds nus, réveillant une nuée de petits insectes colorés à chaque pas qu'elle faisait.

Le lac devant elle miroitait des lumières se reflétant à sa surface, tel un immense œil pétillant dont l'iris serait la lune.

Son cœur se serra. Elle savait où elle était. Elle avait rêvé de cet endroit au moins une fois par mois lors de l'année de ses 5 ans. Une vague d'émotion qu'elle ne s'expliqua lui obligea à fermer les yeux pour retenir les larmes.

Lorsqu'elle les rouvrit, elle était de retour dans son appartement, la main serrée sur sa fourchette, quatre regards plein d'inquiétude rivés sur elle.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Carminny » 28 juil. 2018 - 19:36

Titre : D'œuf et de pierre
Thème (écrit ou image ou musique) : écrit (œuf)
Fandom : Harry Potter (UA !)
Nombre de mots : 371
Personnages : Susan Bones, Minerva McGonagall
Rating : Tout public
En première année, Susan Bones adorait les cours de métamorphose. C’était tellement amusant avec Harry et Ron. Elle gardait un merveilleux souvenir de son premier cours où, certes elle n’avait pas réussi à transformer son allumette en aiguille, mais elle avait mis le feu à la robe de McGonagall. C’était beaucoup plus classe, non ? Et elle avait reçu sa première heure de retenue avec Harry et Ron. C’était moins marrant en effet. Cependant elle avait appris un truc important à ses camarades sang-purs comme Ron par exemple. Aucun d’entre ne savait avant comment se servir d’une allumette et faire du feu sans magie ! Ils auraient dû la remercier au lieu de bondir en criant.
La Poufsouffle soupira en ramenant son attention sur l’œuf de poule qui reposait sur sa table. Pourquoi est-ce qu’il ne tombait pas en fait ? Un œuf, c’était rond et ça roulait. C’était bien pour ça que d’habitude on les mettait dans des… dans ces bols là, comment ça s’appelait encore ? des coquetiers ! Elle plissa les yeux et donna un petit coup dans son œuf. Il ne bougeait pas. Elle essaya de le rouler avec sa baguette. Sans succès.
– Que croyez-vous que vous fassiez, Miss Bones ? l’interrompit le professeur McGonagall.
– J’examine mon œuf dans le but de le transformer en… en…
Susan balbutia. Qu’est-ce qu’était l’exercice du jour encore ? Ça ne devait rien être de très différent parce qu’après tout, ce n’était qu’octobre de la deuxième année. Elle lança un regard vers la table voisine. C’était maintenant des débris de coquille qui y reposaient. Probablement non.
– Oui, Miss Bones ?
– En pierre ? proposa la Poufsouffle en désespoir de cause.
– Exactement. Donnez-moi maintenant votre œuf.
Susan prit son œuf – il pesait au moins une tonne, c’était probablement pour cela qu’il ne roulait pas – et le lui tendit. La professeure de métamorphose l’examina avec attention. Puis elle hocha de la tête et le lui rendit.
– Très bien, Miss Bones. Cinq points pour Poufsouffle. Mais la prochaine fois essayez de vous rappelez que vous avez déjà jeter le sort.
– Oui, professeur !
Susan attendit que la professeure eût le dos tourné puis visa le bonbon que sortait à ce moment Ernie Macmillan.
– Duro.
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Charliz
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Charliz » 28 juil. 2018 - 19:39

Titre : Du caillou dans un coquillage, elle fera une perle. (c'est pas de moi, c'est de Pink !)
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 701
Personnages : Bill Weasley, Nymphadora Tonks, Victoire Weasley, Teddy Lupin
Rating : Tout public
Tu les vois, Dora ?

Tu les vois ainsi affalé dans la neige ? Les entends-tu rire malgré la distance ?

Bon sang, Dora. Ils ont tout de nous.

Non, peut être pas en fait. Toi, tu me l’aurais fait manger, la neige. Mais si l’occasion se présentait, Victoire aurait le dessus sur Teddy ! Cette gamine est…

Ouais, comme sa mère. Tu l’aurais dit, ça. Une petite Fleur miniature, avec de longs cheveux blonds, une allure de princesse et un très agaçant « Maman a dit… ». Tu n’as jamais aimé Fleur, et je suis certain que si tu étais à mes côtés aujourd’hui, tu aurais fait en sorte que ton fils n’approche pas ma fille. Et tu aurais bien tort, tu sais.

Victoire est une petite Fleur miniature. Et comme Fleur, un jour, elle se prendra son arrogance en pleine poire, et du caillou dans un coquillage, elle fera une perle. Tu ne l’aurais jamais vu ainsi, Dora, mais ma fille t’aurait retourné le cœur comme ma femme l’a un jour fait pour moi.

Mais qu’importe. Le soleil brille alors nous sommes sortis. N’est ce pas rare, ce temps aussi éclatant un matin de Noël ? Les derniers flacons sont tombés ce matin et commencent à fondre sous les rayons et nous… Nous savourons la paix. Nous savourons le bonheur d’être là, le bonheur de vous sentir près de nous et de voir s’agiter nos marmots. Tu aurais aimé, Dora. Tu aurais glissé un baiser sur la joue de Remus, puis tu nous aurais proposé une bataille de neige ou une partie de Quidditch. Tu aurais amusé la galerie avec l’une de tes transformations ridicules pour finir ensevelie sous une montagne d’enfants en rire. Tu aurais été éclatante, Dora. Tu l’as toujours été.

T’ai-je déjà dit comme tu me manques ? N’avons-nous pas été inséparables trop longtemps ? Malgré la différence d’âge qui, à l’époque, n’était qu’un gouffre entre nous, nous nous sommes trouvés. J’ai tellement vécu à travers toi que je crois que… Quand tu es morte, Dora, je suis mort aussi. Parce que je t’ai tant aimé… Tu le sais bien. Je t’ai aimé aussi fort qu’on aime une sœur et toi, tu ne me l’as jamais dit mais-
Dora, ne devrais-tu pas être auprès de moi aujourd’hui ? Ne devrais-tu pas être auprès de ton mari, de ta mère, et surtout de ton fils ?
Ton départ n’a laissé qu’un gouffre dans nos vies et je suis certain qu’il ne s’en remettra jamais vraiment, Teddy. Parfois, il se décompose et se referme, comme tu l’as parfois fait sous les moqueries à Poudlard. Et puis Victoire lui prend la main, et son visage s’éclaire à nouveau.
Mon bébé, ma petite fille… J’espère qu’elle aura ce que nous n’avons pas eu, Dora. Je rêve pour elle d’une montagne de bonheur, et j’ose imaginer que Teddy lui offrira un jour.

J’ose imaginer qu’il est toi et qu’elle est moi. J’ose imaginer qu’elle sera tout pour lui et qu’il sera tout pour elle. J’ose imaginer que…
J’ose imaginer que, à travers eux, tu restes auprès de moi, Dora.

Ce sera notre éternité à nous. Notre éternité secrète.

>>o<<


« VICTOIRE ! »

Bill s’était redressé d’un seul coup sur sa chaise d’extérieur. Après quelques minutes d’adoration devant le duo que formait sa fille et Teddy, il avait détourné le regard vers ses autres enfants et le reste de sa famille. Louis était venu se blottir sur ses genoux et il en avait oublié le temps, oublié de surveiller les enfants.

D’un regard, il avait froncé les sourcils en découvrant l’ombre du pin vide. Il avait parcouru le jardin du terrier d’un air un peu absent à la recherche de Victoire et de son ami…

Puis il avait levé les yeux.

Juste à l’instant où, dans un gémissement paniqué, une des deux petites silhouettes suspendues dans les airs, celle à la longue chevelure blonde, glissait du balai.

La chute avait été interminable. Le choc, fracassant.

Son cœur de papa s’était brisé en un millier de morceau en envisageant le pire, pour pleurer de soulagement lorsque sa petite fille avait ouvert les yeux.

« Dora. Pardonne-moi, je vais tuer ton fils. »
Dernière modification par Charliz le 28 juil. 2018 - 19:51, modifié 1 fois.
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« Entre le passé écrasant et l’avenir incertain, le présent est d’une puissance totale. » Edouard Baer

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 19:43

Titre : Enguerrand – Numéro 1
Thème (écrit ou image ou musique) : image
Original
Nombre de mots : 163
Personnages : Enguerrand
Rating : /

Enguerrand balaya le jardin du regard tout en revenant souvent sur les glaïeuls d’eau, chacun d'entre eux savait que ces fleurs étaient précieuses aux yeux d'Ambre. Il avait décidé de s'occuper du jardin de la maison en signe de respect pour leur numéro 13. L'homme était persuadé qu'Ambre n'était pas simplement parti et il avait la conviction qu'il allait réapparaître.

Au cours de ses nombreuses vies, il n'avait jamais jardiné et il s'était souvent moqué du couple pour cette passion pour cette plante. Aujourd'hui, Enguerrand était celui qui passait le plus de temps dans le jardin. Et c'était un retournement de situation dont il se serrait passé.

Tandis qu'il balayait toujours du regard le jardin, un mouvement du côté de l'herbe attira son attention. Il lui semblait avoir aperçu un petit bonhomme. Enguerrand secoua la tête de droite à gauche et posa son verre d'apéritif sur la table. Il n'avait pourtant avalé qu'en seul verre, peut-être était-il plus fatigué qu'il ne le pensait.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Catie » 28 juil. 2018 - 19:43

Titre : /
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : The 100
Nombre de mots : 800
Personnages : Murphy, Raven
Rating : /
He was lying on the cold hard floor, eyes fixed on the dark ceiling. Music filled the room, light and fairy. He didn’t understand the words, he didn’t even know which language it was but he didn’t care. He listened to it repeatedly and it lightened his heart.

He found the disc in old Jaha’s apartment. When he exiled himself in this part of the ship, he took it with him, with the radio. It kept him company. When the notes rang high, he felt less lonely. He liked to think the singer understood him, that she spoke directly to him, to his pain and fears.

Even though she was dead centuries ago. And even though he didn’t understand a word of it.

The song started once again.

The piano, first, alone. Then the voice. So perfect. The words that made no sense. It wasn’t English, nor Trigedasleng. It sounded strange to his ears. And yet, it was so beautiful. It went straight to his heart.

He closed his eyes and let his emotions take over. Every time he heard the notes, he imagined himself outside. Space walking. With Emori. He saw the Earth, so beautiful and so far away. So irradiated. But he preferred to imagine it green and blue, just like it was centuries ago, before he was even born.

Those chimaeras were sweet and he could just stay here, on the ground, for hours, dreaming of a peace he did not have. Because Emori left him and they all left him, he was useless up here. Sometimes, he thought bitterly they should have stayed on the ground. With the Grounders, yes, but there would still be an “us”.

Now, he was alone. Listening to an old song from the good long days he couldn’t even understand. As beautiful as it was, he knew he was being ridiculous. He should help the others, mend his broken heart and get over it.

Except he couldn’t.

He closed his eyes again. Voice raised, ringing high, full of sadness and hope. Beautiful. There were no other words for it.

Then the song died with the piano and he was filled with darkness again. There was applause, for a performance over a very long time ago, and it seemed to ring around the room for several minutes.

And then, silence.

Soon interrupted by footsteps in the corridor. Surely his babysitter of the day bringing him food.

— Not hungry.
— You need to eat, said Raven.
— Not those damn algae. I’m being sick with them.
— But you don’t get tired of this song, do you?

She walked into the room and he sat down, looking stern. He didn’t want to talk to her. He didn’t want to talk to anyone, and least of all, being treated like a baby. Even if he was acting like one.

— Here.

She dropped the plate near the radio. She stared at it for a few moments, listening to the song repeating again.

— It’s beautiful.
— I know, he snapped. You’re done? I suppose you have another thing to fix on this damn ship.

Raven’s face hardened. She turned away and he regretted his words immediately. She was just trying to be friendly and as usual, he rejected her help. He wouldn’t have cared with the others, but for Raven, it was different.

— I’m sorry, he called when she was at the door. Thanks for the food.
— You’re welcome, cockroach.

He couldn’t suppress a smile. If someone had told him years ago he would like this nickname, he would have strangled that person right away without thinking.

— Don’t listen that song too often though, promise? I don’t want to take care of your ass when you’ll be more depressed than you are now.
— Promise, he said.

Raven let out a smile, a sad one he didn’t like. He was almost waiting for the lesson which was about to come. “She will be back if you do something”, “She will forgive you if you finally get a grip”, “She will stop hating you eventually if you stop being so stupid”.

But she said nothing like that.

— Bye, Murphy. Take care of yourself, OK?

And she disappeared. He sighed and he lied back down again, feeling slightly guilty. He didn’t like her to be worried about him.

Except he couldn’t just go outside of his part of the ship and join the others, not now he was so forcefully rejected by Emori. He couldn’t stand the thought.

So he stayed right where he was, the song ringing in his ears, incomprehensible, and his meal untouched near the radio.

It was easier to get lost in a tune than fighting his way into the real world.

It will be next day’s battle.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Westyversionfrench » 28 juil. 2018 - 19:47

Titre : Crossovers
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 457
Personnages : Neville Longbottom
Rating : Tous Publics
Neville passa la première partie des vacances à retourner à la proposition de Slughorn dans sa tête. Il ne se passait pas une journée sans qu’un événement lui rappelât cette réalité que le vieux potionniste avait énoncée : La Botanique pouvait être mise en lien avec presque n’importe quelle matière. Dès le samedi matin, il s’était fait la réflexion qu’il avait bien fait de garder l’option Soins aux Créatures Magiques, lorsqu’il reconnut au premier coup d’oeil une petite créature s’infiltrer dans une des serres comme étant un Clabbert. En soi, le Clabbert, mi-crapeau mi-singe, ne portait pas atteinte aux plantes, au contraire, il habitait les arbres et la vie animale bonifiait généralement le contexte végétal. Seulement, il s’agissait également d’un redoutable prédateur pour certaines espèces d’oiseaux, qui elles, étaient essentielles à la diffusion du pollen.

Neville en informa immédiatement Mrs Sprout, qui l’en félicita. Elle l’envoya avec une recommandation adressée à Hagrid concernant l’intégration d’une petite colonie de lézards dans la forêt Interdite. Ce mets fameux pour les Clabberts détournerait efficacement leur attention des précieuses cultures. Ce qui valait pour les Soins aux Créatures Magiques valait également pour la Défense contre les Forces du Mal. Cette pensée lui vint cette fois alors qu’après son intervention dans un cours de Botanique, plusieurs élèves de Quatrième Année de Poufsouffle lui demandèrent de leur expliquer comment, pendant la Bataille de Poudlard, les plantes les plus sauvages avaient pu servir de remparts au château. Il eut alors une pensée pour le professeur Lupin, qui avait su l’encourager, et qui mettait toujours en lien sa matière avec des notions en affinité avec les passions de ses élèves.

Ce maelstrom d’anecdotes et de bouillonnement intellectuel l’isola un peu du reste de ses camarades. A Gryffondor, il n’y avait qu’Hermione, elle aussi de retour au château, avec qui il discutait parfois. Tous les garçons de son dortoir n’avaient pas reparu, ayant préféré des emplois qu’on leur avait proposé en tant que héros de guerre et qui les dispensaient de passer leurs NEWTS. Comme il était d’un naturel arrangeant, Neville partageait l’espace des garçons de Première Septième année, d’un an ses cadets. Il les appréciait car ils lui avaient fait bon accueil, mais ce n’était pas la même chose que d’écouter les anecdotes farfelues de Seamus, contempler les croquis de dessin de Dean, jouer aux cartes avec Ron ou discuter avec Harry. Alors, Neville s’isolait : à la Bibliothèque, dans les serres, dans le Parc aussi, souvent. Il lui fallait de l’air pour oublier le sang qui avait imprégné les murs. Il écrivait à sa grand-mère tous les jours, pour qu’elle ne s’inquiète pas de le savoir seul en ce Noël un peu amer. Encore affecté par les mois passés, il peinait à distinguer un futur quelconque.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Ielenna
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ielenna » 28 juil. 2018 - 19:48

Titre : Les plages de Nakinowa
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : original
Nombre de mots : 691
Personnages : OC
Rating : Tout public
— Nakinowa, arrêt, Nakinowa.

Le conducteur du bus avait fait exprès de ralentir avant d’annoncer l’arrêt. Il avait aperçu dans son rétroviseur la vieille dame, une européenne, se lever de son siège et avait voulu éviter de la brusquer dans un arrêt trop rude. Le bruit soupirant des portes qui s’ouvraient précéda la palette de sons caractéristique de cet endroit : les plages blanches de la péninsule de Nakinowa.

— Personne ne vous attend, o-kyaku-chama ? se permit le conducteur, dans sa langue natale, profitant de son véhicule quasiment vide. Il n’y a pas d’habitations sur plusieurs kilomètres et la nuit va bientôt tomber. Vous êtes certaine que vous descendez ici ?
— Vous êtes bien gentil, lui sourit la petite dame voûtée dans un japonais parfait. Mais c’est bien ici que je descends. Ne vous inquiétez pas pour moi. Bonne fin de journée à vous !

Elle s’aida de sa canne pour descendre du bus avec peu d’assurance. Le conducteur soucieux la regarda avancer sur la digue avant de reprendre la route. Viviane – c’était son nom – apprécia le départ du car : le ronflement du moteur prenait de la distance. Pendant un moment, elle observa le piquet abandonné signalant l’arrêt, le panneau rouillé par les années et l’eau salée que soufflait la mer. Cette fois, ses oreilles assourdies par la feutrine de la vieillesse purent distinguer le cri des mouettes et la douce caresse des vagues sur la plage.
Elle descendit les escaliers en pierre, prenant appui sur sa béquille pour descendre les marches une à une. Puis, quand ses chaussures s’enfoncèrent dans le sable, Viviane marqua un arrêt, resserrant son foulard sur ses cheveux de peur qu’il ne s’envole. Son dos la lançait trop pour qu’elle puisse se baisser et retirer les attaches des boîtes de cuir qui recouvraient ses pieds. C’était son kinésithérapeute qui les lui avait prescrites. Elle avait déjà mis de côté les bas de contention qui allaient de pair : il était hors de question qu’en ce jour, elle ne puisse sentir les grains de sable glisser entre ses orteils. D’un patin de canne bien placé, elle parvint à se désengoncer.
C’était si chaud. Chatouilleux. Plaisant.

Le monde avait tourné tant de fois, il avait changé d’autant de faces qu’il ne s’était présenté au soleil, jour après jour. Mais ici, rien n’avait changé. Les crépuscules d’été sur les plages désertes de Nakinowa étaient fidèles au passé et resteraient inchangés dans le futur, comme une photo vivante préservée des lois des hommes et de leur poursuite du temps.

Lâchant sa canne qui l’entravait plus qu’autre chose dans le sable, Viviane la laissa choir aux côtés de ses chaussures. Les mouettes et autres goélands la guideraient. Oui, elle se sentait pousser des ailes. Un sourire que rien ne viendrait détacher était cousu sur ses lèvres, qui s’imprégnaient du sel que portait l’air tiède. Le ciel déclinait lentement dans un camaïeu liant à la fois le rose, le bleu et le doré.
Parvenue jusqu’à la mer, Viviane laissa l’eau rencontrer ses pieds, comme une respectueuse salutation à l’égard d’une vieille amie. Levant les épaules dans un craquement, elle retira sans se presser le foulard et libéra ses cheveux gris. S’ils devaient se nourrir d’un parfum, c’était de celui des plages de Nakinowa, et alors elle s’endormirait avec ces fragrances sur son oreiller.

Ici, le temps suspendait son cours. Les coquillages échoués et érodés depuis des années côtoyaient les rêves d’une vie. En ces lieux, Viviane n’était plus une invalide, une personne que les gens assistaient. Mais Viviane, juste Viviane. En particulier la jeune fille qu’elle avait été un jour, à cet endroit-même, mais que les gens oubliaient délibérément à son quotidien. Ils oubliaient que tous subissent le même destin et que derrière les rides de chaque personne âgée se dissimule le rire d’un enfant qui n’a jamais vraiment disparu.

Viviane ferma les yeux, bercée par le roulement de l’écume sur ses pieds et, inspirée par le sifflement malicieux du vent, se plongea dans ces souvenirs qu’elle était venue déterrer ici, comme un trésor enfoui qu’aucun détecteur de métal n’aurait été en mesure de trouver.

Elle n’aurait jamais pu oublier, cette journée d’été.
Dernière modification par Ielenna le 28 juil. 2018 - 19:55, modifié 1 fois.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par The Night Circus » 28 juil. 2018 - 19:49

Titre : Le vent d'est
Thème (écrit ou image) : Musique
Fandom : Chihiro
Nombre de mots : 430
Personnages :
Rating : Tous Publics
Assise sur le lit de sa chambre d'enfant, le ventre serrée par l’appréhension, la future mariée fouillait dans sa boite à trésor d'autrefois, comme pour se donner du courage. La petite grenouille à ressort en métal, elle l'avait oublié ; ce gant blanc unique vestige d'une courte tentative d'apprendre l'art d'être majorette ; et puis cet élastique un peu brillant qu'elle avait ramassé dieu seul savait où. Il était encore assez grand pour être utilisé, et elle ramassa ses cheveux noirs en chignon lâche sur le sommet de son crâne.

A ce moment précis, le vent tourna.

Dans la vallée, les arbres fin et élancés avaient toujours pointé vers le soleil couchant, semblables à une forêt de lances vert sombre et légèrement tordues, parce que le vent soufflait toujours du ponant ; mais subitement, une brise chaude venue de l'est souleva des feuilles surprises par cet incongru changement et ne sachant plus ou donner de la tête.

La jeune femme n'y fut pas insensible et sortit sur la pointe des pieds de la maison de ses parents, le sourcils froncés, les yeux et le nez levés vers le ciel indigo de l'été.

Le zéphyr lui portait le plus infime et étrange parfum de savon et d'huiles essentielles, qui pour une raison ou pour une autre, lui rappelait la poussière qui s'accumulait au fond de son coffre à jouets.
La poussière et le savon n'avaient pourtant rien à faire l'un avec l'autre, si ce n'est pour s'anéantir songea-t-elle, et un frisson électrisa un instant sa nuque. Elle n'était pas superstitieuse, mais ce brusque changement des habitudes de la nature ne lui disait rien qui vaille, en particulier à la veille du jour qui scellerait le reste de sa vie.

Elle avança de quelque pas, ses pieds nus noircissant sur le bitume de la route qui s'enfonçait dans la pinède sur laquelle elle avait entendu toute sortes d'histoire chargée d'esprits et de sorcières, et dans laquelle elle n'était entrée qu'une seule fois, enfant, et observa longuement les arbres au tronc noir qui aujourd'hui semblaient s'ouvrir pour elle et l'inviter.

Chihiro se mit à marcher, à courir, à voler ; le vent accrochait à ses paupières des lambeaux de rêves plus vivants que les quinze dernières années de sa vie, et qu'elle ne s'expliquait pas d'avoir oublié en grandissant.

Le dragon blanc, la sorcière, le bébé géant, l'esprit des rivières, l'homme aux mille bras, le dragon blanc, encore.

Le Dragon Blanc, dont le visage bien humain remplaçait sans effort les traits de Takeshi, son fiancé.

Le Dragon Blanc, qu'elle n'aurait jamais du oublier.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Caroliloonette » 28 juil. 2018 - 19:49

Titre : Grand Frère
Thème (écrit ou image ou musique) : Oeuf
Fandom : HP
Nombre de mots : 159 mots (environ, j'ai compté à la main et niveau fiabilité c'est pas du 100% :mrgreen: )
Personnages : James Sirius Potter
Rating : Tout public
James rangeait distraitement ses jouets dans son coffre. Les paroles de sa maman flottaient dans son esprit. Dans quelques mois tu seras grand frère . Il ne savait même pas ce que ça voulait dire quelques mois. Et puis grand frère, là c'était sûr il allait falloir attendre car lui il était encore petit. Sa maman avait un oeuf dans le ventre, ça c'était sûr, il avait reconnu la forme arrondie.

On n'arrêtait pas de lui dire qu'il était trop petit, Teddy, Victoire et même parfois son papa. James trouvait ça vexant, mais lorsqu'il ne parvenait pas, même sur la pointe des pieds, à attraper le bol de bonbons posé sur le buffet de la salle à manger, il concluait qu'ils avaient peut-être raison finalement. Il était petit !

Alors il se demandait si l'oeuf que sa maman avait dans le ventre allait pouvoir attendre qu'il soit grand avant d'exploser. Il faudrait qu'il lui demande quand même pour être sûr !
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par popobo » 28 juil. 2018 - 19:54

Titre : trésor
Thème (écrit ou image ou musique) : oeuf
Fandom : HP
Nombre de mots : 250 environ
Personnages : godric Gryffondor
Rating : aucun

Godric Gryffondor avait déjà parcouru beaucoup de régions du monde sorcier. Il avait traversé des villages étrangers, des montagnes habitées et des campagnes ensoleillées. Il avait fait toutes sortes de rencontres, des plus drôles aux plus étonnantes, des plus troublantes aux plus enrichissantes mais jamais il n'avait été autant surpris que ce matin là, au cœur d'une certaine forêt écossaise...

L'exploration du bois jouxtant le château était une formalité pour le réputé aventurier.

Alors que l'orée se trouvait désormais loin derrière lui, le sorcier s'enfonça davantage encore entre les arbres. Aucun chemin n'était tracé, aucune trace n'était visible, l'absence de vie animale parmi toute cette flore aurait dû alerter Godric. Pour autant l'explorateur continua plus assidûment son chemin...

Au détour d'un arbre, comme une réponse à son attente, un reflet doré attira Godric. Un œuf à la coquille d'or trônait parmi les feuillages touffus. Il semblait être laissé ici à l'abandon par sa mère depuis d'insoupconnables années.

Godric s'en saisit tel un trophée. Intrigué par sa légèreté, le sorcier fut immédiatement interressé par l'insolite objet. Plus il observait les particularités de l'oeuf, aussi gros qu'une tête de Re'em, plus sa curiosité grandissait.

Fier de son trésor, Godric n'hésita pas un instant. Il emporta sa trouvaille dans sa besace afin de le ramener au château et de l'étudier plus profondément, assuré que ses amis seraient également intéressés par sa curieuse découverte...

Le sorcier, aveuglé et ensorcelé par l'oeuf doré, ne prit malheureusement pas garde à l'inscription magiquement gravée sur la fine coquille :

Drago dormiens nunquam titillandus
Dernière modification par popobo le 28 juil. 2018 - 20:00, modifié 1 fois.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Haru Nonaka » 28 juil. 2018 - 19:54

Titre : le chemin perdu
Thème (écrit ou image ou musique) : les trois ^^
Fandom : aucun
Nombre de mots :436
Personnages :
Rating :
La lande est couverte de rosée. L’aube d’été qui se lève à peine pare de millier de perle les fougères, au dessus de moi le houx centenaire forme une arcade ouverte, brillante, plus belle que tous les palais, que toute les créations humaines. Je suis presque convaincue que des lutins se dissimulent bien caché, je me sens observée. Mais rien de menaçant, plutôt un vague impression de protection de la part de la nature dans ce décors de contes de fées. La légère brise est douce sur ma peau, et l’air est empli de magie.

L’odeur de l’humus m’entoure, et puis il y la terre et les pierres du sentier sous mes pieds, j’aime la sensation de mes talons s’enfoncent dans la terre humide qui est encore tiède malgré une fraiche nuit.

Alors que le soleil déjà doux glisse sur ma peau, j’ai l’impression que mes battements de coeur son en accort avec le monde, qu’ils s’accordent avec le rythme de la nature. La mer roule au loin, douce, apaisée, comme tout mon être.
Je me sens si bien, cette nuit échappée m’a fait tellement de bien. Danser, laisser partir toute ma colère dans un déchaînement de sens, puis peu à peu laisser la douceur de la nuit m’englober, m’entrainer vers la douceur. Maintenant je suis neuve, je me sens prête a vous retrouver. Je n’ai plus peur, je crois en demain, je crois que la fin de notre séjour sera magnifique. Il me fallait cette nuit échappée, ce changement. Ces vacances ont été trop lourdes, j’ai voulu trop gérer, j’ai chercher à vous impressionné parce que vous êtes devenu des étrangères, parce que vous vous êtes tellement plus brillantes et que j’ai peur de ne pas avoir tant changé depuis toutes ces années. Vous me faites un peu peur avec ce projet, peut on vraiment recommencer? Peut on encore nourrir à notre âge l’espoir qu’un rêve éclose, même après toutes ces années?

Mais je crois que ça s’arrangera, qu’on apprendra à faire avec nos changement, avec l’âge et les années qui nous ont éloignés. Je crois que je place trop d’attention dans les choses ridicules. Je me sens jeune fille de nouveau ce matin, parcourant ce même chemin qui nous accompagnait au retour de nos nuits blanches il y a presque quarante ans. Il à changé sans perdre rien de son essence, gagnant un peu plus de rides, d’érosions, d’abandon, de défaites et pourtant il n’a jamais été aussi majestueux et beau que ce matin, plus âgé, ni plus sauvage et plus fort. Alors je me dis que tout est possible. Pourquoi pas y croire.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 19:56

Titre : Enguerrand – Numéro 1
Thème (écrit ou image ou musique) : oeuf
Original
Nombre de mots : 138
Personnages : Enguerrand et Olivier
Rating : /

L'homme décida donc de rentrer à l'intérieur. Olivier se tenait devant le plan de travail, il portait son tablier beige et découpait méthodiquement des œufs. Enguerrand appuya son épaule droite contre l'encadrement de la porte de la cuisine, observant le numéro douze du clan.

Olivier avait l'esprit ailleurs et cela se voyait. Enguerrand savait qu'Olivier était loin d'être aussi méthodique dans sa manière de cuisiner. Il se contenait en se forçant à œuvrer avec soins.

- Et si la stratégie de la sorcière japonaise ne fonctionne pas ?

Olivier ne se retourna pas, lançant la question d'un ton détaché.

Enguerrand n'avait pas de réponse précise à fournir, le clan essayerai une autre stratégie, comme ces vingts dernières années. Il n'avait pas le don pour réconforter, alors l'homme garda le silence, laissant Olivier continuer de trancher œufs après œufs.

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aliix
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par aliix » 28 juil. 2018 - 19:56

Titre : Le souffle
Thème (écrit ou image ou musique) : Oeuf
Fandom : Original
Nombre de mots : 133
Personnages : Tina
Rating : Tout public
Tina enleva proprement un morceau du papier délicat entourant l'oeuf en chocolat. Blanc. Tant pis. Elle finit de le déchirer et le fourra dans sa bouche. Elle fut presque étonnée qu'il soit encore bon depuis le temps que le paquet traînait là. Elle se souvenait qu'Angie les avait apporté à Oscar juste avant. Elle se redressa pour faire face à la chambre de son frère, intouchée jusqu'alors, désormais pleine de cartons et de sacs poubelle. Elle n'avait jamais pu toucher à la moindre de ses affaires, elle ne savait pas ce qui lui avait pris de le faire là, maintenant. C'était désormais un besoin vital de tout voir disparaître. Elle mit le sachet d'œufs de coté et continua de vider le placard. Du fond de sa tombe, Oscar ne lui en voudrait pas.
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Mes fanfictions <= il y a du nouveau, venez découvrir "Under the lake" !

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par selket » 28 juil. 2018 - 19:56

Titre : Norbert le dragon
Thème (écrit ou image ou musique) :
Fandom : HP
Nombre de mots : 290
Personnages : Hagrid
Rating : TP
Un oeuf il avait toujours rêvé d'en posséder un et voilà que maintenant il tient son voeu le plus cher entre ses mains.
Un oeuf, par merlin il possède un oeuf de dragon. Jamais il n'aurait cru en avoir un et pourtant voilà qu'il caresse la petite roche chaude dans ses mains.
Emue il met précautionneusement l'oeuf dans son chaudron en lisant le livre qui indique la marche à suivre quant à l'éclosion du précieux reptile.
Une fois finie il s'assoit devant le feu bien décidé d'être le premier être que verra la petite créature. Il se voit déjà mère poule de ce petit rejeton. Il s'imagine monter sur lui lorsqu'il aura bien grandit.
Toute sa vie il en a rêvé et voilà qu'un inconnu dans un pub a exaucé son rêve le plus fou.


Petit il aimait les contes remplies de créatures fantastiques, mais plus que tout il adorait quand son père lui lisait Une Anthologie des Monstres pour Enfants du célèbre Norbert Dragonneau.
Vie et habitat des animaux fantastiques est quant à lui son livre de chevet depuis des années. C'est en lisant ces livres que son amour des créatures est né.
Petit il voulait devenir magizoologiste comme son héros, mais il fut renvoyé de Poudlard et son rêve mouru par la même occasion.
Son père mort et son désir de carrière enfuie il s'est consacré à son travail de garde-chasse sans plus jamais rêver de dragon et autre créature. Mais voilà qu'un jour son rêve de gosse est venu le hanter sous la forme d'un oeuf. Un petit dragon qu'il compte bien nommer Norbert en hommage de cet homme qu'il admire et de son père qui a tout fait pour l'encourager à suivre ses rêves.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Berserkr » 28 juil. 2018 - 19:57

Titre : /
Thème : Musical
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : La famille Alstrom ( OC)
Rating : aucun
L’été, les Alstrom avaient pour habitude de passer la journée du dimanche aux abord du lac proche de chez eux. C’était un endroit calme et peu fréquenté, et il y avait de quoi satisfaire toutes les envies d’activités.

Ce jour-là se voulait plutôt orienté vers la détente. En plus il faisait un grand soleil. Sven avait insisté pour faire du bateau mais en tenant compte de la dernière fois où Emily et lui avait poussé leur sœur aînée Anya à l’eau, Helen avait refusé catégoriquement. Et puis leur père était en mission avec les Einherjars et il avait clairement plus de talent pour la navigation qu’elle. Du coup les deux garnements jouaient dans l’eau où plutôt se chamaillait.

Son aînée, qui quittait doucement le stade de l’enfance, était en train de lire tranquillement. Helen se sentit soudain vieille en songeant qu’elle venait déjà de passer sa première année à l’école de Winterhall. Quelque part, c’était son portrait craché, douce et intelligente. Mais elle avait depuis sa naissance un caractère bien affirmé que Helen n’avait pas quand elle était petite.

- Ton livre est dur à comprendre ? demanda Helen.

- Un peu. C’est sur la métamorphose des êtres vivants. C’est super intéressant mais je comprend pas le principe de base.

- Oulah, je n’ai jamais été très bonne en Métamorphose, moi. Puis c’est peut-être un peu trop complexe pour quelqu’un qui vient de finir sa première année, Anya.

- Je veux en apprendre le plus possible, répondit Anya.

- Tu ne dois pas pour autant oublier de t’amuser, dit remarquer Helen d’un ton léger. Parce que tu regretteras de ne pas en avoir autant profiter que les autres enfants quand tu sera vieille et décrépie comme ta mère. Et puis …

Elle prit soudain un air espiègle.

- Je pensais que tu aurais à coeur de te venger de leur petite blague de la dernière fois.

- J’ai ta permission ?

- Du moment que tu ne les fais pas pleurer, tu as quartier libre .

La petite fille se leva, plus motivée que jamais et rejoignit le lac, d’un pas décidé

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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Hortensea » 28 juil. 2018 - 19:57

Titre : Partie 1
Thème (écrit ou image ou musique) : Oeuf
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 269
Personnages : Cesarius O'brien, Evelyn Rosier.
Rating : /
Cesarius O’brien jeta un coup d’œil à l’exemplaire du Wizard Times du jour, posé négligemment sur le bureau de Lady Rosier, se demandant s’il devait se l’approprier pour le lire. Habituellement, il appréciait ces déjeuners improvisés entre deux séances de la Chambre des Délibérations où ils avaient l’opportunité de préparer les prochains débats avec passion. Cependant, un silence lourd de sens planait depuis qu’ils étaient rentrés dans la pièce, les laissant se sustenter sans aucun bruit, ni conversation.

Il l’observa s’engoncer davantage dans sa chaise avec cette moue réprobatrice qui ne l’avait pas quitté depuis qu’ils avaient croisé Winston Wilkinson dans le couloir. D’un coup de baguette magique, l’extrémité de la coquille vola et pour la laisser rageusement plonger sa cuillère à l’intérieur de son cinquième œuf à la coque ; cela ne faisait même pas dix minutes qu’ils étaient attablés qu’elle les engloutissait à la chaîne.

— Ce n’est quand même pas vrai ? hasarda-t-il. Je veux dire que votre Emmerson aurait engrossé sa petite dernière.

Les sourcils de la blonde se foncèrent avant de lui lancer un regard glacial. Elle frappa dans ses mains et un nouvel œuf à la coque apparu devant elle. Elle se délesta de l’extrémité de la coquille en déclarant :

— Ce vieux renard aimerait bien… Cela lui donnerait une bonne opportunité de bien placer sa petite traînée.

— Que de vilain langage dans une si jolie bouche, railla-t-il.

— Par Merlin, Cesarius… Sa réputation la précède. Il n’y a pas un seul jeune sorcier pur – excepté Evander – qui ne lui soit pas passé dessus. Rien ne garantit donc que l’enfant qu’elle porte soit un Rosier.
Dernière modification par Hortensea le 28 juil. 2018 - 20:08, modifié 1 fois.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Lyssa7 » 28 juil. 2018 - 19:57

Titre : Une jolie photo de famille
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 409
Personnages : James S. Potter
Rating : Tout public
Cet été là est orageux. Pesant malgré la brise qui se faufile sous son t-shirt. Étouffant même s’il se tient à l’ombre d’un pommier. La chaleur est intolérable et il prend sur lui pour ne pas craquer et tout envoyer valser. Il place un sourire fané sur ses lèvres et répond à sa mère qu’il viendra s’asseoir avec eux dans quelques minutes. Le temps de se reprendre. Le temps de calmer son rythme cardiaque et de retenir les mots qui menacent de tout dévaster. De détruire ce fabuleux portrait de famille qu’ils ont mis des années à peindre. D’enlever le cadre et d’écorcher le vernis de son enfance.

James a l’impression de marcher sur un fil invisible risquant de se rompre à chaque instant. Il sait qu’il n’est pas le seul mais chacun garde son rôle dans cette petite maison de poupée. Chacun de ses cousins, chacune de ses cousines, conserve sa place et pose pour la jolie photographie de famille.

Albus, c’est le cadet un peu trop calme, un peu trop sage. Il ne parle jamais pour ne rien dire. Il se contente d’observer. Il sera sûrement placé devant, les mains sur les genoux. Lily, c’est la petite dernière des Potter, la rebelle. Elle brave leurs parents d’un simple coup d’œil. Elle passe son temps à ne rien faire comme tout le monde. Pour prouver qu’elle est elle-même. Sûrement sur le côté du cadre avec un air blasé. Hugo ne sera sans doute pas loin, éclatant d’un rire surfait. Tout comme les sourires fatigués de Fred et de Dominique. Ils jouent tous. Ils jouent le jeu. La petite famille parfaite. Celle des héros. Personne ne parlera de Teddy qui s’est barré quelques mois plus tôt sans un adieu, ni de Victoire qui ne l’a pas supporté. Personne ne fera attention à Rose, ni à Lucy, ni à Louis. Personne ne fera attention à personne en fin de compte. Figés sur du papier glacé à tout jamais.

James est incapable de les rejoindre. Incapable de faire semblant. Il n’en a plus la force. Il a tout donné pour ressembler à James, à Sirius. Il a tout fait pour être parfait. Mais il ne l’est pas. Et il a décidé d’arrêter d’essayer.

Adieu la jolie photo de famille. Adieu les bels après-midi d’été. L’orage a tout dévasté. Tout emporté. Et le portrait posé dans l’entrée du Terrier, depuis longtemps craquelé, a fini par se déchirer.
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"What do you think life this ?
You think it's a big question ? It's simple.
Your life is a collection of your choices. The choices you make in each moment makes up the quality of your life."
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par BellaCarlisle » 28 juil. 2018 - 19:58

Titre : Tracer l’avenir
Thème (écrit ou image ou musique) : Œuf
Fandom : L’Héritage
Nombre de mots : 100
Personnages : Galbatorix
Rating : Tout public
L’enfant porte un regard émerveillé sur l’œuf posé devant lui. Il n’arrive pas à croire que c’est désormais à lui de tenter sa chance. Il n’est qu’un jeune garçon sans histoire qui admire les histoires des Dragonniers avec l’espoir d’en écrire une page un jour ou l’autre. Et voilà qu’il est à deux doigts de savoir si la créature blottie sous la coquille va l’accepter dans sa vie, pour le meilleur ou pour le pire, pour l’emmener vers l’immensité céleste. Peut-être que dans un avenir proche, le nom de Galbatorix sera sur toutes les lèvres et dans toutes les mémoires.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Mikoshiba » 28 juil. 2018 - 19:58

Titre : L'air et les oeufs du bord de mer
Thème (écrit ou image ou musique) : Oeuf + image + musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 406
Personnages : Gabrielle, Megan et Sean
Rating : Tous publics
Avec Margaret et Erik, nous avons loué une petite maisonnette au bord de la mer pour quelques jours, en espérant que l’air frais apaiserait un peu les enfants. Bon, on aurait pu s’en douter, ça n’a pas spécialement marché.

Ce matin, Megan s’est réveillée assez tôt et s’est rapidement échappée dans le jardin pour aller rejoindre Sean qui s’était lui aussi étrangement levé tôt. Le circuit de voitures qu’ils ont instauré devant l’entrée de la maisonnette s’étend de jour en jour, ce qui fait que nous devons leur prêter une attention particulière afin qu’ils n’aillent pas faire leurs courses sur la route, la vraie, celle qui a des vraies voitures qui font de vrais accidents.
Et comme à notre habitude, on se fie au bruit pour les surveiller. Des cris, des hurlements : tout est normal. Des chuchotements, voire même pire, le silence : alerte générale !

Pour l’instant, tout se passait bien, le camion de pompiers de Megan venait de renverser le tracteur de Sean juste avant la ligne d’arrivée ; Sean a déclenché une avalanche de sable sur le camion de Megan et la justice était faite.

Afin de profiter du début de la matinée de ce beau jour de juillet hors de notre petit village, je suis sortie avec un mug de thé pour m’installer dans un transat. J’adore marcher pieds-nus dans l’herbe, surtout quand elle est pleine de rosée, c’est rafraichissant et tout doux, j’aime vraiment cette sensation. J’étais tellement occupée à profiter de ce petit moment de répit que je n’ai pas remarqué tout de suite ce qui aurait dû me paraitre immédiatement anormal d’habitude : le calme.
Lorsque je suis enfin sortie de ma torpeur bienheureuse, j’ai rapidement repris mes esprits et je me suis précipitée vers le dernier endroit connu où se trouvaient les enfants. Et ils y étaient.

— Maman ? Regarde…
Megan qui chuchote ? C’est du jamais vu !

Elle a délicatement (oui ! délicatement ! qui l’eut cru !) écarté les branchages d’un petit arbuste. Dans une fourche basse, il y avait un petit nid, sûrement d’un merle.

— C’est trop beau, les petits œufs, ils ont l’air tellement fragiles ! Il faut pas y toucher, hein, sinon leurs parents ils auront peur à cause de notre odeur, c’est la maitresse qui l’a dit.

Ma petite fille devient délicate. Le grand air du bord de mer aurait réussi à attendrir un peu mon char d’assaut adoré ?
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 28 juil. 2018 - 19:59

Titre : Remember
Thème : musical (Summer's day, Joe Hisaishi) (20h-21h)
Fandom : Moon Lovers : Scarlet Heart Ryeo (/!\ SPOILER SUR LA FIN, NE PAS LIRE SI VOUS VOULEZ REGARDER LA SÉRIE ET CROYEZ-MOI, VOUS DEVRIEZ LE VOULOIR VU COMME ELLE EST BIEN :mrgreen: :arrow: )
Nombre de mots : 321
Personnages : Soo
Rating : tout public
La première larme qui glissa lentement sur sa joue entraîna les autres. Son cœur. Son cœur était submergé. Comment pourrait-il tenir le choc ? se demanda-t-elle tout en le tapotant de son poing comme autrefois, pour tenter de le calmer. Son cœur était en train d’exploser.

Cette vague de souvenirs la faisait renaître et mourir en même temps. C’était une véritable lame de fond. De joie et de douleur mêlées. De tendresse et de tristesse. Ils lui avaient tous tellement manqué. Sans qu’elle puisse se les remémorer, sans savoir pourquoi, elle avait bien senti néanmoins, qu’elle n’était plus entière, qu’un abîme l’habitait, depuis son réveil. Chaque matin, elle s’éveillait en pleurs, oppressée par le poids de rêves dont elle n’arrivait pas à saisir la teneur. Mais maintenant… maintenant elle se souvenait. Devant ces dessins, devant son portrait… tout lui revenait.

Un an de coma mais toute une vie passée à leurs côtés. Toute une vie à les découvrir, à les voir évoluer. À rire à leurs côtés. À les taquiner. Toute une vie à les voir s’épanouir… puis souffrir… ou mourir. Toute une vie de torture et de drames qui auraient pu être évités si seulement… si seulement le destin n’était pas aussi cruel. Si seulement…

Elle pressa son poing sur son cœur en essayant de mieux respirer. Elle l’avait attendu tant d’années. Tant d’années gâchées à vivre chacun de leur côté alors qu’ils s’aimaient. Tant d’années séparés alors qu’ils s’étaient promis de ne jamais se quitter. N’avait-il vraiment pas pu lui pardonner ? Devait-elle vivre avec le poids de ce passé, de ce gouffre qui s’était formé entre eux alors que son objectif avait toujours été de le combler ? Avait-il pu apprendre et comprendre la raison de son départ ? Avait-il pu lui pardonner ? L’avait-il finalement rencontrée ?

Au souvenir de sa fille, de leur enfant, son cœur manqua de s’arrêter. Et puis il se mit à saigner.

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par dedellia » 28 juil. 2018 - 20:15

Titre : La mort d’un ange
Thème : musical (Zombies)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Dennis et collin Crivey
Rating 12+

Le destinataire est dans le premier paragraphe ^^
De tout son long sur les dalles froides, ces dalles grugées par le silence de l’au-delà. Est sur le sol son corps. Nul ne pourrait confondre le sommeil et la mort. Immobile des pieds à la tête, mais on voudrait tellement qu’il dorme, ce petit ange. Simplement, comme on se lève d’un fauteuil, un sortilège l’a frappé, il s’est affalé.51 Croire qu’il se réveillera est tout ce qui lui reste. Rêver à sa vie la seule lumière possible. Impossible pourtant que son frère revienne à lui. Vérité cruelle, mais inévitable. En se battant pour le monde, le monde s’en est pris à lui. Y a-t-il une quelconque justice ?

Non, Dennis...
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Pimy » 28 juil. 2018 - 20:32

Titre : Le souffle coupé
Thème : Musical (Zombies)
Fandom : Original
Nombre de mots : 219
Personnages : /
Il court, à en perdre haleine, à en perdre la raison. Ou bien pour la ratrapper, cette raison qu’il ne retrouve plus depuis longtemps. Il transpire, les gouttes roulent sur ses tempes, sur ses joues, déposent un goût de sel sur ses lèvres. Il vit au présent, il ne pense plus. C’est ce qu’il aime, ce qu’il recherche, dans cette course effrénée qui lui coupe le souffle, plus de passé, plus de futur. Plus de pensées. Seulement des sensations. La vie à l’état brut. Ses muscles qui tirent, le souffle du vent sur sa nuque et ses bras, le son de ses pas sur le bitume dans la ville endormie.

Il ne regarde pas où il va, ses pas le mènent vers nulle part, dans l'obscurité. Il oublie tout, jusqu’à son propre prénom. Il n’est plus qu’un corps en mouvement, qu’un être fait de matière. Combien de fois a-t-il rêvé de n’être qu’un animal. Ne plus penser, ne plus se souvenir.

Il court sans s’arrêter, un goût de fer dans la bouche, comme pour ratrapper le temps, tous ces mois perdus au bout du monde. Il court pour fuire les fantômes de ceux qui l’ont accompagné, qui n’en sont pas revenu. Il court pour oublier la désolation, l’amertume, le désespoir. Il court pour survivre, pour ne pas se détruire.

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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par WarmSmile » 28 juil. 2018 - 20:32

Titre : Olivier – Numéro 12
Thème (écrit ou image ou musique) : liste
Original
Nombre de mots : 183
Personnage : Olivier
Rating : /

Olivier commença le dressage des plats contenant les entrées avec méticulosité. Ce n'était plus les plats d'Ambre, le temps ayant fait son œuvre, il en avait acheté des nouveaux. Le jeune homme savait que leur numéro 13 n'accordait pas de valeur aux biens matériels et qu'il ne serrait pas vexé en l'apprenant.

L'homme espérait tant le retour de son ami. Et il se sentait coupable de ne pas avoir vu à quel point Ambre était prêt à s'éloigner d'eux. Et maintenant qu'il assurait la relève pour s'occuper du clan, il comprenait mieux la fatigue d'Ambre. Olivier passait son temps libre à organiser les finances du clan et toutes les parties matérielles de la vie quotidienne et il était souvent épuisé par ces tâches.

Olivier effectuait d'ailleurs sa tâche du moment de manière mécanique, et dans l'espoir de ne pas laisser son esprit vagabonder vers Ambre, il commença à penser à sa liste des courses. Décidant de faire une pause, il s'essaya les mains avant de saisir le stylo sur la table de la cuisine et lista les ingrédients qu'il prévoyait d'acheter le lendemain.

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Ielenna
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ielenna » 28 juil. 2018 - 20:32

Titre : Il ne comprenait pas
Thème (écrit ou image ou musique) : musique
Fandom : original
Nombre de mots : 489
Personnages : /
« Tu m’écoutes ? »
« Reviens sur terre. La réalité est ici. »
« Ça te passera. »
« Tu as l’esprit encore coincé là-bas ? »
« Tu as changé. »
« Il ne faut pas s’énerver pour si peu. »
Ces phrases. il les avait entendues en boucle. Sa mère, son frère, un ami, une parfaite inconnue. Ils avaient une identité, un rôle, mais ils n’avaient plus de visage. Décharnés par les tours que lui jouait son esprit.

Ce jour était grave pour beaucoup de monde. Et il ne le comprenait pas comme ils le voulaient.
Il était grave, parce que les coupons à la caisse n’étaient apparemment plus valables. Cela avait valu la convocation du responsable et un scandale public.
Il était grave, parce que les embouteillages de ce matin lui ont fait manqué son rendez-vous.
Il était grave, parce que les jeunes en bas ont fait la fête toute la nuit, sans se soucier un seul instant du voisinage et des braves gens qui travaillaient de bonne heure le lendemain.
Il était grave, parce ces enculés de flics s’étaient cachés en bas d’une butte, dénoncés par les flashs de leur radar. L’amende ne tarderait pas.
Il était grave, parce qu’il y avait cette dissertation à rendre, mais un délai trop court. La note qui s’ensuivrait ne serait sûrement pas reluisante.
Il était grave, parce que son petit ami était parti, après dix mois de relation. Il s’était enfui quand elle avait proposé de louer ensemble un nouvel appartement.
Il était grave, parce que son chat était mort, renversé par une voiture. Il n’avait que trois ans, pauvre animal.
Il était grave, parce qu’on avait annoncé que grand-père n’en aurait plus pour très longtemps. Au mieux, il fêterait son dernier Noël.

Ces histoires, on les lui racontait, parfois, il y assistait.
Mais il ne réagissait pas.
« Tu es comme… un zombie », lui avait un jour dit sa sœur.

Pourquoi ne comprenaient-ils pas ? Comment pouvaient-ils être aussi aveugles et égoïstes ?
Lui qui avait vu des femmes mourir en couche.
Lui qui avait vu des jeunes filles excisées, violées. Souvent les deux.
Lui qui avait vu des bébés qui n’avaient presque jamais été nourris de leur courte vie.
Lui qui avait vu des enfants armés de mitrailleuses tirer sur des personnes âgées.
Lui qui avait vu des hommes mutilés par les bombes et les mines.
Lui qui avait vu des familles brûlées vives dans leurs maisons lors d’attaques nocturnes.

Lui qui avait senti l’odeur de la guerre remonter dans ses narines. Lui qui avait senti la mort au bout de ses doigts.

Peut-être était-il revenu de sa mission de médecin humanitaire. Mais dans sa tête, le monde continuait de pleurer, de hurler, de se battre, de mourir.
Et ça, personne ne le comprenait comme il le vivait.

Apparemment, l'histoire des coupons à la caisse du supermarché, c'était bien plus important.
Monde de fous.
Dernière modification par Ielenna le 28 juil. 2018 - 20:37, modifié 1 fois.

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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par Ocee » 28 juil. 2018 - 20:34

Titre : Ailleurs
Thème : musical (Zombie, The Cranberries) (21h-22h)
Fandom : Nikita ( ?)
Nombre de mots : 100
Personnages : Alex ( ?)
Rating : tout public
Au milieu de la piste de danse, les cheveux détachés, en sueur et enivrée par le rythme de la soirée, elle se mit à bouger au son de ces notes si puissantes. Elle avait juste besoin de tout évacuer. La violence. La peur. Besoin de tout lâcher. D’être ailleurs. De planer. De s’évader. De fuir cette adolescence parsemée de mort et de trahison. De douleur et de chagrin. Fuir cette vie de misère et de dépendance. Cette vie de chien. Alors elle se laissa porter par ce chant à vif, cette basse vibrante et ces percussions. Le temps d’une chanson.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 juillet

Message par The Night Circus » 28 juil. 2018 - 20:34

Titre : Maureen
Thème (écrit ou image ou musique) : Musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 388
Personnage : OC
Rating : /

Maureen n'ouvrait jamais les lèvres.
Elle était allongée dans la poussière, sur le dalles froides de sa cellule d'azkaban, parfaitement immobile.

Ses paupières ne se fermaient plus sur ses yeux secs, vides, aveugles, pas un battement de cil, pas un froncement de sourcil ; pourtant, les vents froids des mers du nord traversaient sa prison comme si elle n'avait pas de murs, soulevant les cheveux noirs et collés de crasse qui giflaient ses joues et son front, s'engouffrant sans pudeur sous sa robe de sorcière pour mordre sa peau de pierre blanche marbrée par ses veines.

Le froid, la faim et la douleur n'étaient rien.

In your head, in your head, they're still fighting.

Les amoureux des moldus la disaient méritée, les suivants de Voldemort la prenaient pour une martyr ; Maureen, si elle l'avait pu, aurait craché sur les premiers pour leur lâcheté et leur faiblesse, et égorgé les seconds pour les idées nauséabondes qu'ils lui prêtaient.

Oui, elle avait tué des moldus. Par dizaine même. Certains par miséricordes, d'autres par vengeance, parce qu'elle était Irlandaise avant d'être sorcière, parce qu'elle portait l'île émeraude dans son cœur et dans son ventre jusqu'à la folie, et la pourriture qui déchirait sa patrie rongeait sa gorge, sa bouche, ses narines et ses yeux.

In youre head, in your head, they're still dying.

Les tanks, les bombes, les mitrailleuses, les hurlements, les explosions, et lorsque le calme revenait les gémissements si perpétuels, si constants, que même les fantômes avaient fuit Dublin, car la vie y devenait pire que la mort.

La première fois que Maureen avait tué, c'était par amour.
C'était ce petit frère cracmol que ces parents lui avaient donné, et qui n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'entrer dans l'IRA. L'armée anglaise l'avait attrapé et avait si bien su le torturer qu'il n'avait même plus ses yeux pour pleurer.
La seconde fois que Maureen avait tué, c'était par vengeance.
Mais les anglais qui avaient détruit son frère avaient mit longtemps, très longtemps, à mourir.

In your head, in your head, they're still crying.

Les cheveux de Maureen étaient blancs, la guerre d'Irlande se transformait peu à peu en encre dans les livres d'histoire, mais dans sa petite cellule, dans sa tête, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, ils se battaient, ils pleuraient, ils mouraient.
Image

Verrouillé

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