[Textes] Nuit du 14 avril

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par ninipraline » 14 avr. 2018 - 22:19

Titre : Un peu plus loin dans la solitude...
Thème (écrit ou image) : IMAGE : l'enfant au dessus de la fête foraine (ou des métros aériens?)
Fandom : Original
Nombre de mots : 111 mots
Personnages : Virgile, Virgule et la lune
Rating : Tout public
Les manèges terminaient leur dernier tour. Dans quelques minutes, les vigiles passeraient pour s’assurer que les derniers fêtards se dirigeaient bien vers les sorties. Virgile, en équilibre sur une poutre, suivaient des yeux les derniers tours, les dernières voitures, les dernières lumières. Dans quelques minutes, la nuit retrouverait le silence et les ténèbre. Il n’avait qu’à attendre et compter les lumières, celles des manèges, puis celles des immeubles et les voir s’éteindre. Les grandes tours ne seraient plus que des masses sombres. Il n’y aurait plus que lui, Virgule son chien et la lune. Patient, il attendait l’heure magique. Celle où il avait la nuit, la ville pour lui tous seul.
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Owl2000
Moldu
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par Owl2000 » 14 avr. 2018 - 22:45

Titre : L'amour fraternel
Thème (écrit ou image) : Nain
Fandom :/
Nombre de mots : 398 mots
Personnages : Famille Weasley - Potter
Rating :/
Nain de jardin, nain de taille, nain parce que le plus jeune de la fratrie ? Ouai, les nains : définition= surnom préféré très employer par « les grands » utilisé pour désigné Hugo et Lily et cela depuis, depuis et bien depuis… toujours.

XXX

Un après midi quidditch dans le jardin au Terrier

-Maman !!! tu peux pas dire aux nains qu'on les veux pas, on veux juste être entre nous, tu sais les grands quoi parce que le quidditch c'est pas un sport de bébé, demanda James a sa mère d'un ton supérieur du haut de sais neuf ans c'est vrai eux, n'avais que quatre ans.

Sa mère lui lança un regard de reproche et pris Lily qui pleuré dans ces bras et attrapa Hugo par le bras.

-On en reparlera ce soir, lui affirma t-elle en emportant avec elle les deux plus jeunes.

XXXX

L'anniversaire de Loulou

-Mam !!! Je peux aller avec les garçons fêter l'anniversaire a Louis, il seront là je risque rien et puis y a Hugo, demanda Lily en entrant dans la cuisine.

-QUOI NON !, S'écria Albus déjà présent dans la pièce entrain de goûter comme un affamer. Hors de question qu'on jouent les baby-sitters avec les DEUX nains Maman s'il te plaît !!!!!

-Bien sur que tu peux y aller ma chérie et Al, tu dira a ton frère que je compte sur vous et que cela ne se discute pas, répondit d'un ton sans appel en souriant a ces enfants.

Lily regarda son frère un air de défit sur le visage tourna les talons puis parti en riant.

XXX

L'annonce

-Puisque tout le monde est présent et que nous fêtons tous ensembles les cinquante ans de mariage de grand-mère et grand-père félicitation a eux !, Hugo ce retourna vers Lily pour lui donner la parole.

-Nous avons décider en se délicieux jour de vous annoncer que nous célébrerons tous ensemble l'été prochain notre double mariage !, annonça Lily sur un ton enjouer.

Elle regarda en souriant toute sa famille fière de leur annoncé enfin la grande nouvelle et surtout de la tête défaite qu'arborer de son père et son oncle très vite effacé par la foules de femmes qui se leva pour félicité les jeunes couples.

-J'y crois pas, les nains vont se marier, dis James toujours assis cinq minutes après que ça sœur est fini de parler.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par BellaCarlisle » 14 avr. 2018 - 22:53

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Nain
Fandom : Le Hobbit
Nombre de mots : 955
Personnages : Thorin, Bilbo
Rating : Tout public
L’Arkenstone.

Ce n’était qu’un rêve, au début. Même si Thorin savait pertinemment que la pierre existait, pour l’avoir vue de ses propres yeux, il n’ignorait pas non plus que remettre la main dessus serait périlleux. Après tout, un dragon veillait dessus, endormi depuis des années certes, mais il s’agissait tout de même d’une bête capable de faire brûler plus d’un Nain.

Il avait fini par repousser l’idée de récupérer la pierre, ce n’était plus une possibilité. Que faire contre Smaug alors qu’ils avaient tous perdu des membres de leurs familles ? Lui-même avait assisté à la décapitation de son grand-père et à la disparition de son père. Thorin avait gardé au fond de lui la lueur de la gemme mais comme on chérit un souvenir, bien loin d’un avenir certain.

Le jeune Nain qu’il était autrefois s’était endurci mais quand Gandalf avait fait irruption, avec une clef et une carte, Thorin n’avait pas pu s’empêcher de songer à l’Arkenstone. La récupérer serait une épreuve difficile, il leur faudrait de l’aide et pas seulement de la part des Nains. Le magicien lui avait promis un cambrioleur et, aussi étonnant que cela lui parût, il lui avait confié un Hobbit comme compagnon de route. Un Hobbit un peu peureux, qui se plaignait de ce voyage inattendu, mais un semi-homme quand même assez courageux pour tenter l’aventure en sachant ce qui l’attendait au bout du chemin.

Ni les Trolls, ni les Elfes, ni les araignées, ni les Gobelins n’avaient eu raison d’eux. Ils avaient combattu vaillamment pour aller vers la Montagne, vers Smaug. Vers l’Arkenstone. Mais la malédiction du dragon n’était pas qu’une légende, loin de là. Après la mort de la bête de la main de Bard l’Archer, l’or de la Montagne avait plongé Thorin dans une amère folie. Il n’écoutait plus personne, ne se fiait plus à ses amis et n’accordait de confiance qu’au Hobbit, le seul qui lui mentait pourtant. Il avait lancé des hostilités contre les humains et contre le peuple du roi Thranduil, sans même réfléchir à ses actes.

Qu’il regrettait son emportement, ses accès de colère sans raison. Les Orcs envahissaient les abords de la Montagne, ils tuaient sur leur passage, détruisant tout. Et lui, Thorin, possesseur de l’Arkenstone, les regardait mourir. Que pouvait-il faire pour arranger la situation ? Rien, n’est-ce pas ? Il n’était qu’un Nain dans une foule d’Hommes trop grands, trop puissants. Mais le Hobbit, ce semi-homme aux pieds velus, était dans le cœur de la bataille, pour assurer une victoire aux peuples libres.

Ce courage qui lui faisait défaut à cet instant était revenu au mauvais moment. Oh, il était heureux d’avoir pu participer à la lutte contre l’ennemi, mais de là à se battre en duel contre un Orc furieux … Son orgueil l’avait encore perdu, une nouvelle fois, et la douleur le transperçait. Au moins, tout irait bien pour les siens, pour tous ces Nains encore vivants. Ils avaient gagné, enfin, même si ses chers neveux n’étaient plus. Fili et Kili, deux jeunes Nains si vifs, pris par la mort.

- Thorin !

L’exclamation de Bilbo lui fit ouvrir les yeux. Le Hobbit s’était précipité vers lui, le serrant contre son torse en pleurant. Qu’il était étrange pour le Nain de sentir ainsi les larmes d’un ami couler sur son corps qui se refroidissait. Cet être qu’il avait méprisé au premier regard lui accordait plus de compassion que n’importe qui d’autre et il aurait aimé se faire pardonner son comportement trop agressif.

- Vous allez vivre, sanglota Bilbo, vous verrez. Gandalf est en route, il …
- Taisez-vous, cambrihobbit, le coupa le Nain dans un murmure. J’ai passé mon temps, c’était écrit. Je suis heureux de vous avoir eu à mes côtés.

L’orgueil, encore. Il était toujours temps pour lui de présenter ses excuses, de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur, mais sa fierté en aurait pris un coup. Pourquoi donc devait-il songer à toutes les apparences alors qu’il perdait son souffle de vie ? Juste quelques mots à prononcer, ce n’était pas la fin du monde. Un simple « Pardonnez-moi Bilbo, j’ai été injuste envers vous » serait une belle façon de lui prouver son amitié. Mais même aux portes de la mort, Thorin restait Thorin, le prince des Nains d’Erebor, celui qui se présentait comme un Nain fort.

- Erebor est enfin à nous, soupira Thorin. Nous avons réussi, Bilbo.

Sa voix faiblissait de plus en plus mais il n’en tenait pas compte. Lui qui avait tant fait pour parvenir à son but ne verrait pas un jour nouveau se lever sur la Montagne. Portant une main à sa blessure, il inspira longuement, plongeant son regard dans celui déploré du Hobbit. Une telle amitié entre deux peuples si différents resterait gravée dans les pensées des Nains, bien plus que dans celles des semi-hommes dont Bilbo était le seul représentant dans la compagnie.

Un léger sourire aux lèvres, Thorin s’éteignit. La lueur des étoiles se reflétait dans ses yeux, plus belle que toute la lumière de l’Arkenstone. Le Hobbit eut un sanglot plus fort que les autres en comprenant que le Nain ne lui lancerait plus jamais de regards en coin, qu’il ne le remercierait plus pour son aide, qu’il ne lui parlerait plus des légendes naines et des trésors des Nains. Le Nain qui était parti à la reconquête de son royaume avait perdu la vie pour offrir un bel avenir aux siens, pour assurer un lieu de retraite à son peuple, pour redorer le blason d’Erebor.

L’Arkenstone, ce rêve devenu réalité, reposait désormais sur le corps de Thorin. Et les Nains pleuraient celui qui avait fait de son mieux pour changer le monde de ses mains de petit homme.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par Mikoshiba » 14 avr. 2018 - 23:49

Titre : Les Lucioles
Thème (écrit ou image) : Fireflies
Fandom : HP
Nombre de mots : 238 mots
Personnages : Megan
Rating : /
Megan faisait tout son possible pour oublier sa dispute avec Sean suite à son admission à Poudlard.
Voilà plusieurs nuits qu’il n’allumait pas sa lumière, et elle avait toujours eu beaucoup de mal à dormir seule. Rejoindre sa mère ? Ah non, pas question ! Plus à son âge.

Alors Megan tendit l’oreille. Aucun bruit ne trahissait la présence d’un adulte éveillé. La campagne, en revanche, était quant à elle pleine de vie. Alors Megan se leva, accrocha sa corde à sa fenêtre et se laissa glisser jusqu’au sol. En chaussons et pyjama, un plaid sur les épaules, elle s’enfonça dans le petit bosquet juste derrière leurs maisons, sûrement dans le but d’aller se réfugier dans l’arbre qui leur servait de cabane. Mais les lucioles en décidèrent autrement. Elle les aperçut alors qu’elle était encore entre les peupliers qui marquaient la frontière entre les habitations et les champs de maïs, petites lumières ténues toujours en mouvement. Curieuse, elle s’approcha et les vit alors pour de bon, beaucoup plus nombreuses qu’elle ne se l’était imaginé. Comme hypnotisée, elle s’assit sur une souche en bordure du champ et les observa virevolter, tentant de suivre leurs trajectoires, mais sans succès. Elle finit par abandonner et se contenta de profiter du spectacle magique qui s’offrait à elle.

Lorsque le ciel s’éclaircit enfin, Megan n’avait toujours pas dormi, mais elle n’avait pas eu sommeil, tant elle avait été émerveillée toute la nuit durant.
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par Lost Greenie » 14 avr. 2018 - 23:56

Titre : Brasier
Thème : image
Fandom : /
Nombre de mots : 229
Personnages : /
Rating : Tous public
Le champ brûlait tandis qu'elle avançait dans l'allée d'un pas assuré, s'éloignant des flammes. Ce champ où tant de mésaventures lui étaient arrivées disparaissait enfin. Elle haïssait cet endroit. Toute son enfance, elle s'était cachée entre les hauts épis de maïs afin que son père ivre ne la trouve pas pour l'enfermer à nouveau ou la frapper, selon les jours. Pour ne pas entendre les cris de sa mère qui venaient de la maison, incessants, horrifiants, et ceux de son père terrifiants. En vain. Alors elle se pelotonnait contre le sol et se bouchait les oreilles.

Elle voulait que tout disparaisse. Pendant tant de temps, elle en avait rêvé. Maintenant que l'endroit était vide, abandonné, elle s'était permis cette folie. Maintenant, la maisons s'effondrait dans un fracas de bois carbonisé et de braises. Des milliers de petits points incandescents s'envolaient vers le ciel tels des lucioles, portés par le vent.

Et elle s'éloignait, toujours un peu plus, un sourire paisible et presque malicieux sur les lèvres. Cette partie de sa vie était enfin terminée. Elle pouvait désormais tourner la page pour de vrai, partir de cet endroit pour ne jamais revenir. Laisser tout cela derrière elle.

Elle avançait entre les tiges plus hautes qu'elle, vers l'horizon aussi orangé que s'il était lui aussi touché par le brasier. Sans s'arrêter l'espace d'une seconde, elle s'autorisa un dernier regard en arrière, la tête haute.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par BellaCarlisle » 15 avr. 2018 - 00:00

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Gadget
Fandom : X-Men
Nombre de mots : 620
Personnages : Charles, Hank, Erik
Rating : Tout public
Charles observe avec scepticisme la nouvelle machine que lui présente Hank. Ce n’est pas qu’il ne fait pas confiance aux capacités de son ami mais la dernière expérience de ce dernier s’est soldée par une explosion très bruyante et très dévastatrice. L’aile droite du manoir est encore en réfection et certains élèves ont pris l’habitude d’éviter le Fauve depuis ce malencontreux accident. Bien sûr, Hank affirme que son invention a été vérifiée plusieurs fois, que personne ne doit s’inquiéter et qu’il maîtrise la situation. Après tout, c’est lui qui a travaillé sur le cerebro et le résultat satisfait tout le monde donc à ses yeux, il est inutile de s’appesantir sur un petit échec.

Le professeur n’est toutefois pas entièrement convaincu et cela malgré toutes les qualités des gadgets de son ami. C’est juste que ce qu’il a sous les yeux ressemble moins à un nouveau fauteuil roulant qu’à un engin spatial prêt au décollage. Il n’a pourtant demandé qu’une ou deux améliorations, pas un ensemble métallique aussi high-tech. De ce qu’il peut voir, il qualifierait même plus volontiers l’engin de fauteuil volant, les roues n’étant plus du tout présentes.

- Alors ? l’interroge Hank. Envie de l’essayer.

Pour ne pas blesser son ami, le télépathe acquiesce. Selon lui, ce ne sera jamais pire que les manipulations d’Apocalypse et puis il ne s’agit que d’un fauteuil, rien de plus. Avec précaution, Charles accepte l’aide de Hank, fermant presque les paupières lorsqu’il entre en contact avec le siège du fauteuil. Aucune explosion ne retentit, il a encore conscience de ses membres valides et rien n’a été réduit en poussière d’une manière ou d’une autre. Il effleure du bout des doigts l’un des accoudoirs et remarque l’écran tactile qui s’allume. De nombreuses fonctionnalités s’affichent et il fronce les sourcils. En quoi « service-presse » et « commande rapide de thé » vont pouvoir lui être d’une quelconque utilité ?

Voyant l’expression interrogative du professeur, le Fauve lui explique qu’il a pensé qu’avoir une boisson chaude sous la main ainsi qu’un bon article de journal ne peut que lui remonter le moral. Le télépathe n’est pas certain d’une telle affirmation mais il ne dit rien de plus à ce sujet, se contentant de remercier maladroitement son ami. Ce dernier lui conseille d’essayer le fauteuil sur la journée, pour en apprécier toutes les options, et Charles cède face à tant d’enthousiasme. Décevoir Hank ne serait pas une bonne idée et il aura peut-être quelques découvertes intéressantes à faire.

Laissant le Fauve à ses gadgets – il a vu un prototype étrange de costume en métal – il retourne à ses occupations. Ou plutôt à son bureau pour remettre de l’ordre dans ses cours. Ceci fait, il détaille les boutons tactiles ajoutés par Hank et remarque alors que l’un d’eux a la forme d’une pièce d’échec. Il passe son doigt dessus, le cœur battant, sans vraiment savoir à quoi s’attendre. Comme rien ne vient, il soupire doucement, se reprochant son comportement ainsi que ses pensées qui ne cessent de dériver vers Erik.

Pourtant, sa volonté est vite brisée lorsque Magnéto franchit la porte du bureau, une lueur amusée dans son regard. Charles ne saisit pas immédiatement la raison de la présence de son vieil ami puis il distingue un appareil dans la main de ce dernier. Curieusement, le gadget ressemble à la pièce d’un roi et les coordonnées qui s’affichent dessus sont celles de son bureau.

- J’ignorais que tu étais si pressé de me voir, Charles, susurre Erik en s’approchant.
- Et moi j’ignorais à quoi m’attendre, lui répond le télépathe sur un même ton.

Et alors qu’un sourire éclot sur les lèvres du professeur Xavier, il remercie intérieurement Hank pour ses gadgets aux étonnantes utilités.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par Eanna » 15 avr. 2018 - 00:05

Titre : Les cendres du passé
Thème (écrit ou image) : Fireflies
Fandom : HP
Nombre de mots : 1173 mots
Personnages : Lavande Brown, Olivier Dubois
Rating : /
— Qui a pris cette photo ?

Lavande demeura silencieuse, les yeux rivés sur le cliché. Elle s’en souvenait comme si c’était la veille. Cette chaude soirée de fin d’été, au beau milieu des champs, à regarder le soleil se coucher, et à admirer le ballet des lucioles.

Leur dernier été. Son dernier été, avant l’horreur. Cette fille sur la photo, la confiance qu’elle affichait, son regard charmeur, ses longs cheveux blonds flottant dans une brise tiède… Ce n’était plus elle. C’était une autre vie, qui lui semblait un lointain souvenir, comme un rêve diffus.

— Tu es très belle dessus.

— Oui, je sais, murmura Lavande en posant la photo sur table, face cachée.

— Tu es toujours…

— Non. S’il te plaît, je ne veux pas entendre ça.

Olivier se tut et tendit la main vers la photo mais Lavande la reprit aussitôt, comme un chat défendant sa proie. Elle respira profondément pour se calmer.

— J’étais avec Parvati, Seamus, Dean… On était tous les quatre, dit-elle en retournant la photo presque malgré elle pour le regarder à nouveau.

— Qui l’a prise ?

— Seamus, je crois…

— Il est doué.

Lavande acquiesça, le cœur serré. Cette photo aurait dû lui rappeler de bons souvenirs, comme toutes celles présentes dans cet album que Parvati lui avait offert lorsqu’elle était sortie de son coma de six mois, après la Bataille.

« Tout le monde y a contribué tu sais, et Seamus a bien dû m’envoyer une dizaine de photos, il n’arrivait pas à choisir ! J’ai pensé que ça te redonnerait le sourire… »

Comme elle avait dû blesser Parvati en refusant d’ouvrir l’album ce jour-là… Mais comme toujours, son amie avait compris. Elle avait repris le cadeau et l’avait posé sur une table, loin du lit d’hôpital, sans rien dire.

Et aujourd’hui, voilà qu’il ressortait, comme un fantôme de son passé. Comme pour lui rappeler encore et toujours la personne qu’elle n’était plus, qu’elle ne serait plus jamais…

— Parvati ne pensait pas à mal en m’envoyant cet album, j’en suis sûr, tenta Olivier.

— Non, je sais, répondit Lavande. Elle me l’avait offert il y a six ans, quand je suis sortie du coma, mais je n’en ai pas voulu. Je ne pensais pas qu’elle l’avait gardé…

— Tu sais, je la reconnais la fille sur la photo.

Lavande fronça les sourcils, incrédule.

— Oui, évidemment, puisque c’est moi, répondit-elle désorientée, tu l’as dit il y a deux minutes.

— Tu n’en avais pas l’air si convaincue.

Oh. Elle voyait où il voulait en venir maintenant.

— Je sais que c’est moi. Mais je ne suis plus cette personne. Ca fait six ans que la fille que tu vois sur la photo a disparu.

— Non. Je la vois toujours.

Lavande réprima un soupir agacé. Elle appréciait beaucoup Olivier, mais il avait cette manie de parler avec des phrases courtes, concises, parfois même trop pour être compréhensibles. Une déformation professionnelle sûrement, à force de crier des ordres précis et brefs aux joueurs de son équipe de Quidditch.

Mais ce n’était pas uniquement sa façon de parler qui la mettait en colère, évidemment. C’était ce qu’il affirmait.

— Tu dis n’importe quoi, gronda-t-elle.

— Pas du tout. Tu as le même regard. Il est simplement plus triste aujourd’hui.

Lavande sentit les larmes lui monter aux yeux. Toute vérité n’était pas forcément bonne à prendre…

— Pardon ! s’exclama Olivier. Je suis désolé, je ne voulais pas… Je croyais juste que…

— Laisse, ça fait rien, le coupa Lavande en s’essuyant les yeux dans sa manche. De toute façon c’est la vérité, inutile de la cacher…

Elle reporta son regard sur la photo. Le même, vraiment ? Elle avait du mal à y croire. La fille sur la photo avait cette étincelle, cette malice, dans les yeux. Aujourd’hui, Lavande ne voyait plus rien de tout cela dans le miroir. La lueur s’était éteinte depuis longtemps. A l’instant même où les ongles de Greyback avaient déchiré la peau de son visage. A l’instant où, allongée sur le sol de Poudlard, le sang imbibant ses cheveux, elle avait souhaité que tout prenne fin, que tout s’arrête. Avant de sombrer dans l’inconscience pour les mois à venir.

— Tu sais, je ne me souviens pas vraiment de la Lavande de Poudlard, reprit Olivier. J’avais quatre ans de plus que toi, et sorti de mon équipe Quidditch, je ne faisais pas vraiment attention aux autres élèves.

Lavande esquissa un petit sourire machinal.

— Alors je ne peux pas te comparer aujourd’hui à celle que tu étais à Poudlard. Mais la fille que je vois sur cette photo, c’est la même que celle qui se trouve en face de moi, en ce moment, continua-t-il avec gravité. Elle est toujours là. Bien cachée, difficile à retrouver probablement, mais elle n’a pas disparu.




Le soir était tombé, Olivier était parti. Et seule dans son salon, Lavande tournait les pages de l’album. Son regard était si brouillé par les larmes qu’elle discernait à peine les contours des gens sur les photos. Mais c’était inutile. Elle se souvenait de ces moments. Du bonheur qu’elle avait éprouvé en les vivant.

Elle se souvenait de l’espoir qui l’habitait à l’époque, de ses rêves, de sa foi en l’avenir. Rien n’aurait pu prédire que tout basculerait si vite. Même le professeur Trelawney ne lui avait pas laissé entendre ce drame – ce qui était surprenant de sa part.

Mais de son côté, Parvati n’avait probablement pas fait cet album uniquement pour lui rappeler de bons souvenirs. Elle avait dû pressentir qu’il aurait un jour une signification bien plus forte. Elle avait compris que Lavande finirait par l’ouvrir, au moment où elle en aurait besoin. Au moment où elle se sentirait la force nécessaire pour faire face à son passé.

Elle retomba sur le cliché de Seamus. Elle avait presque l’impression de sentir le vent d’août sur son visage. De sentir les effluves capiteux des herbes chauffées par le soleil. De voir danser les lucioles autour d’elle. Et de se voir, elle. Comme dans un miroir…

La Lavande sur la photo semblait la défier de la suivre. Aurais-tu peur ? demandait son regard audacieux.

Oui, elle avait peur. Peur d’avancer, peur de laisser les souvenirs douloureux derrière elle. Tant d’années ils l’avaient définie… Depuis près de six ans, elle était la fille au visage barré de cicatrices. Si elle avançait, si elle sortait de ce carcan… que serait-elle désormais ?

Lavande. Lavande Brown, une combattante.

Aurais-tu peur ?

Oui, elle avait peur. Mais elle était une Gryffondor non ? Le Choixpeau ne l’avait pas répartie dans cette maison par hasard. Elle était brave. Forte. Et sans peur, pas de courage.

Alors Lavande ouvrit un tiroir duquel elle sortit un vieux cadre un peu poussiéreux, qu’elle nettoya d’un coup de baguette. Elle l’ouvrit et y glissa la photo, avant de poser le cadre sur sa cheminée.

Aurais-tu peur ?

Oui. Elle était terrifiée. Son cœur battait la chamade. Ses mains tremblaient.

Alors elle sut que la lueur venait de renaître. Frêle, vacillante, encore si fragile, mais bien présente. Un espoir nouveau, une ébauche de rêve.

Et elle sourit.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par WarmSmile » 15 avr. 2018 - 00:08

Titre :
Thème (écrit ou image) : gadget
Original
Nombre de mots : 310
Personnage : Sébastien
Rating : Tout public

Ce nouveau portable, Sébastien ne l'avait pas demandé mais le colis l'attendait dans la boite-aux-lettres à sa rentrée du lycée. Le dernier téléphone à la mode qui venait de sortir, le gadget qu'il fallait avoir, selon ses parents.

Ces derniers étaient toujours à l'étranger, il n'était pas question de savoir s'il allait bien mais de maintenir une apparence impeccable dans cette haute sphère de la société, de son jean hors de prix aux accessoires.

Sébastien attrapa la boite et la déposa dans le placard du couloir à côté du téléphone d'une autre marque qu'il avait reçu le mois dernier. Ses parents n'avaient plus le sens du raisonnable.
Le jeune homme se dirigea ensuite vers sa chambre, sortant de sa poche son habituel portable afin de passer un appel auquel Nolan décrocha rapidement.

- Tu fais quoi ?

- Mon devoir de maths. Je n'ai pas vraiment le temps de parler là, désolé.

Sébastien détestait le ton que Nolan venait d'employer, ce n'était pas sa voix habituelle. Le frère de son meilleur ami devait être en train de l'écouter. L'adolescent resta stupéfait lorsque Nolan lui raccrocha au nez.

Son ami avait changé depuis son agression, il était devenu nerveux et imprévisible. Sébastien oscillait entre l'impuissance devant les sévères blessures de Nolan et la colère de savoir que son ami croisait tous les jours le responsable de sa souffrance.

Sur une impulsion, Sébastien rangea son portable à sa place initiale avant de faire demi-tour, saisissant son manteau avant de fermer à clefs la porte d'entrée. La maison de Nolan n'était qu'à un quart d'heure à pied de chez lui et Nolan semblait avoir besoin de souffler.

Sébastien se prépara à affronter le cadet de son ami, la colère affluant au souvenir de son ami qu'il avait croisé dans les couloirs du lycée quelques heures auparavant, les coupures à son visage bien visibles.
#Teampoissonsclowns


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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par AliceJeanne » 15 avr. 2018 - 00:09

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Gadget
Fandom : Iron Man
Nombre de mots : 764
Personnages : Tony Stark, Pepper Potts
Rating : /
Pepper poussa la porte du laboratoire, ou plutôt essaya. En effet la montagne de boites de pizza et autres emballages de fast-food consommés par le génie de la tour durant son absence l’en empêchait. Elle persévéra et bientôt réussit à se glisser dans la fine ouverture en pestant contre son petit-ami et son désordre. Jamais elle ne partirait à nouveau plus d’une seule semaine, au vu du désordre ambiant, Tony n’avait pas du quitter la pièce ne serait-ce que pour dormir ou se doucher. Un caleçon sale et une bassine suspecte plus loin elle du se rendre à l’évidence que le laboratoire avait également du servir de salle de bain. Elle fronça le nez, n’osant imaginer quel nouveau gadget hors de prix il avait pu façonner durant ces dix derniers jours oubliant jusqu’à l’hygiène la plus élémentaire dans le processus.

Une montagne de bric-à-brac l’empêcha d’avancer plus loin et elle dut héler l’Iron man pour s’assurer qu’il était bien en vie. Ce dernier émergea de ses songes, se redressant brusquement vers elle, revêtant un de ses sourires qui avaient le don de la faire fondre. Vêtu d’un t-shirt auréolé de multiples substances et arborant des lunettes techniques lui donnant l’air d’un plongeur des profondeurs, Tony la salua de son fer à souder.

« Hey Pepper ! Tu es encore là ?
- Je suis partie dix jours Tony, dix jours ! Répéta-t-elle lasse, lutant entre le rire et la désapprobation.
- Oh, autant ? Le temps passe si vite lorsqu’on s’amuse. »

La jeune-femme jeta un regarde circonspect à l’homme qui partageait sa vie, ils n’avaient visiblement pas la même notion de l’amusement. Qu’importe, c’était cette excentricité qui lui plaisait chez lui. Elle s’apprêta à dire quelque chose, contournant tant bien que mal le monticule de pièces détachées pour le rejoindre lorsqu’il poursuivit, excité comme un petit garçon voulant montrer son nouveau jouer à sa mère. Pepper avait vraiment l’impression que c’était effectivement le cas par moment. Stark jouait, avec des gadgets valant des millions certes, mais il s’éclatait à ne pas en douter.

« Tu ne devineras jamais ce que j’ai modifié sur l’armure ! Babilla-t-il.
- Elle est devenue confortable ? Tenta-t-elle en se rappelant des courbatures qui lui avaient brisé le dos durant plus d’une semaine la dernière fois qu’elle s’était risquée à la revêtir.
- Non ! Mieux que cela ! J’ai totalement modifié le système de climatisation et de refroidissement ! L’eau peut être réorientée vers l’intérieur de l’armure afin de refroidir directement le propriétaire sans risquer de le bruler en cas de surchauffe, comme un isolant en somme.
- En clair, tu peux utiliser l’armure comme une douche ?
- C’est un peu plus compliqué que cela mais oui… techniquement c’est faisable.
- Tu n’as pas du utiliser cette faculté bien souvent alors, grommela-t-elle en se pinçant le nez alors qu’il venait de la saluer. »

Le génie ne releva pas, embrassant furtivement Pepper avant de retourner s’attabler à son établit. La jeune-femme s’apprêtait à le laisser travailler en paix lorsqu’un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de Tony. Elle allait certainement apprécier la suite.

« Je ne t’ai pas dit le mieux Pep’s…
- Oui, Tony ?
- Elle masse le dos à présent ! »

La blonde leva les yeux au ciel, n’avait-il dont rien de mieux à faire ? Bientôt on pourrait même faire pousser un potager au sein de son armure s’il continuait sur cette voie. A croire qu’il souhaitait y vivre.

« Je doute qu’elle soit aussi douée que moi, dit-elle cependant, joueuse.
- Je pense que ce fait mérite vérification, qu’en dites-vous Mlle Potts ? Demanda Tony soudain bien joyeux et les yeux brillants derrière ses grosses lunettes.
- J’en dis qu’il y a une étape préliminaire à cette expérience.
- Oh… et laquelle ? La pressa-t-il en se rapprochant d’elle, passant négligemment un bras autour de sa taille.
- La douche Monsieur Stark ! Répondit-elle en le repoussant avec amusement, esquivant un baiser par la même occasion. »

Le génie fronça les sourcils mais dut tout de même admettre que sa compagne n’avait pas tout à fait tort, il était particulièrement odorant.

« Autre chose pour vous satisfaire ?
- Vous rangerez votre… laboratoire, sourit-elle, si l’on peut appeler ce champ de bataille un laboratoire bien entendu. »

Tony arqua un sourcil, il le trouvait plutôt à son goût, mais bon, ce que femme veut…

« Dix-neuf heures, dans ma chambre, ne soyez pas en retard Monsieur Stark, lui souffla-t-elle en même temps qu’un baiser.
- Bien Madame ! »
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par BellaCarlisle » 15 avr. 2018 - 00:55

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 660
Personnages : Lucian, Sonja, Viktor, Magda (OC), Elvira (OC)
Rating : - 12 pour légère évocation de noyade
Sentant la détresse de Sonja, Lucian la serre contre lui, la retenant. La fille de Viktor est secouée de sanglots violents, elle ne parvient pas à détacher son regard de l’étendue d’eau où sa tante a disparu. Elle aimerait la rejoindre, se jeter dans les flots à son tour pour l’aider mais la poigne de son amant est trop forte. Le Lycan sait qu’il ne doit pas lui rendre sa liberté de mouvements, il n’ignore pas que les responsables des purges sont toujours présents, à attendre le moindre signe de vie de l’une ou l’autre des espèces. Ils ne peuvent pas prendre le risque de se montrer, ce serait beaucoup trop dangereux pour eux et ils n’ont pas survécu jusque-là pour se faire abattre. Gardant sa bien-aimée contre lui, Lucian jette un coup d’œil à l’Aîné et le découvre immobile, fixant l’endroit où sa belle-sœur s’est tenue quelques secondes plus tôt. La douleur qu’il devine dans la posture du Vampire lui montre à quel point il a changé et l’importance des sentiments qu’il avait envers Elvira.

- Venez, chuchote une voix féminine familière derrière eux.

Ils se tournent tous les trois en même temps vers Magda qui leur fait signe de se presser. Le Lycan pousse doucement Sonja vers l’hybride et il s’assure ensuite que Viktor soit derrière elle avant de s’engager à son tour, fermant la marche. Son esprit lui hurle de faire demi-tour et d’aller chercher Elvira mais la raison lui souffle douloureusement qu’il est trop tard, qu’ils n’ont plus aucun moyen de lui accorder une chance de respirer. Seule la possibilité d’une seconde vie s’ouvre à elle, désormais, mais il est bien placé pour savoir que le processus peut être très long. Alors malgré son propre chagrin, Lucian suit les autres dans les ruelles sales et froides, pour retourner à nouveau se cacher loin de la lumière et des mortels, loin des armes et de la mort.

OooooO


L’eau entre dans ses poumons à une vitesse folle, sensation étrange qui la déstabilise. Puisant dans la force de ses muscles, Elvira tente de remonter vers la surface mais ses gestes sont trop lents. Les multiples blessures dues aux balles ralentissent l’amplitude de ses mouvements et la douleur l’empêche de se concentrer sur sa survie. C’est la première fois qu’elle ne parvient pas à rejoindre l’air libre, et l’impression que quelque chose d’anormal se produit ne fait que se renforcer. Essayant d’inspirer par la bouche, elle avale des gorgées d’eau qui la font tousser et l’étouffent encore plus. La panique prend alors le relais, elle se débat comme une lionne en cage mais son corps ne lui répond plus, s’enfonçant dans les profondeurs de l’eau au fur et à mesure qu’elle comprend que son immortalité est en train de disparaître. La souffrance qui agite chaque zone touchée par une munition est comparable à une brûlure, sa peau est noircie par les ultra-violets qui rongent son organisme.

Ironiquement, elle songe qu’elle est en train de mourir en se consumant dans les flots. Elle a pourtant fait tout son possible afin d’éviter chaque jour le lever du soleil, Viktor lui a même permis de s’en sortir en la sauvant au bon moment, mais voilà que sa vie se termine. Elle a mal, elle sent la substance envahir chaque membre, ralentie un peu par le domaine aquatique mais non détruite pour autant. Elvira accorde une prière silencieuse à ce Dieu auquel elle ne croit pas, lui demandant de veiller sur Sonja et Lucian, de leur permettre d’être heureux. Elle pense aussi à sa sœur, retrouvée si tard et perdue si vite, cette chère Ilona qui a préféré la brièveté d’une vie humaine aux souvenirs d’une existence de Vampire. Et alors que son cœur marque les derniers battements, le visage de Markus s’impose à elle. Elle n’aura pas eu le temps de lui parler et elle le regrette une dernière fois. Dans un dernier souffle, elle admire le reflet des nuages et ferme les yeux.
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Re: [Textes] Nuit du 14 avril

Message par BellaCarlisle » 15 avr. 2018 - 02:01

Titre : Promenons-nous dans les bois
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Hannibal (série)
Nombre de mots : 1024
Personnages : Will Graham, Hannibal Lecter
Rating : - 12
Perdu. Voilà comment se sent Will alors qu’il traverse les bois.

Il n’a pas pensé à prendre son fusil de chasse ou à sortir ses chiens. De toute manière, il est inutile de croire que la présence des canidés à ses côtés serait un frein à un potentiel assassinat de la part d’un criminel. L’être humain n’est plus aussi craintif qu’autrefois, il ne se terre plus dans des maisonnettes en attendant que le gibier soit ramené par ses bêtes. Au contraire, l’Homme s’est transformé en quelque chose de bestial, il n’hésite plus à abattre sa nourriture et peu importe la nature de cette dernière.

Avec une lenteur exagérée, Will avance entre les arbres. Les feuilles crissent sous ses pas, les brindilles cassent et annoncent clairement sa position. Il se moque bien de se faire repérer, il n’est pas en terrain connu. Certains prétendent que tous les terrains forestiers sont identiques mais lui n’est pas de cet avis. Ce nouveau coin où il a emménagé moins de trois semaines auparavant n’a rien à voir avec les bois de Wolf Trap, en Virginie. Ici, tout est plus calme, paisible, détendu. Les lieux n’ont pas encore été souillés par des meurtres et par sa présence, ils n’ont pas dépéri en même temps que lui. Mais même si cette forêt lui semble plus accueillante, il n’y est pas à sa place. Ses illusions de cervidés ne sont plus là, il n’y a plus aucun cri, aucune plainte. Il n’y a plus de cauchemar perturbant où le sang et la viande se mélangent.

Il ne connaît pas encore les gens de son voisinage et eux ignorent tout de son identité. Fuir n’a pas été si simple, les autorités ont fait tout leur possible pour l’arrêter en même temps qu’Hannibal. La presse s’y est donnée à cœur joie pour parler des Amants tueurs et de leur victime commune, pour dresser des portraits peu flatteurs de leurs vies et de leur avenir. La police n’a pas su leur mettre la main dessus alors qu’ils sont restés assez près des lieux du crime. Il faut dire aussi qu’en raison de leur chute brutale de la falaise, courir à l’autre bout de l’Amérique aurait été extrêmement compliqué mais le psychiatre s’est débrouillé pour soigner approximativement leurs blessures afin de permettre un déplacement dans les plus brefs délais.

Will ne se situe plus très bien dans sa relation avec Hannibal. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, de mensonges importants et perturbants, de manipulations. Lui qui est si fier de faire preuve d’empathie et de pouvoir se glisser dans la tête des pires sociopathes, il s’est fait avoir par un cannibale professionnel. Son psychiatre est le plus doué pour embobiner les gens, se forger des alibis et fournir des preuves afin de dénoncer les autres, même s’ils sont innocents. Will en a payé le prix en étant jeté en prison pour des meurtres qu’il n’avait pas commis et il lui arrive de le rappeler à Hannibal, de lui exprimer sa rancœur sur ce temps passé derrière les barreaux d’une geôle dans laquelle il n’aurait pas dû être. Parfois il imagine qu’il prend son téléphone, qu’il compose le numéro d’urgence et qu’il signale la position du Dr Lecter. Mais il ne va jamais jusqu’au bout, parce qu’il a fait une grave erreur.

Il se souvient de ce moment où tout a dérapé, lors de la fin de la préparation de l’un de leurs nombreux repas. Suite à des commentaires appréciateurs de la part de Will sur son filet mignon de porc – sous-entendu d’homme mal élevé venu mettre son nez dans leurs affaires sans leur permission – Hannibal a fait le premier pas. Le baiser a été bref, des lèvres sur des lèvres, avec un arrière-goût de vin qui n’a pas déplu au brun. L’événement n’est pas resté isolé très longtemps, leurs bouches ont fini par s’épouser à merveilles dans des baisers de plus en plus récurrents et de moins en moins innocents. Et les choses étant ce qu’elles sont, leurs corps ont voulu suivre la danse. Même si le psychiatre fait part d’une infinie tendresse envers celui qui lui appartient, Will n’a pas osé franchir le dernier pas. Il connaît bien la dextérité du cannibale, il a eu l’occasion de se retrouver nu entre ses mains mais jamais encore il ne l’a laissé l’honorer entièrement.

Ce n’est pas la peur de la douleur qui empêche le brun d’accepter l’union de leurs chairs mais plutôt ce que tout ceci implique. Faire l’amour avec Hannibal reviendrait à avouer que les sentiments qu’il éprouve à son égard sont profonds et il n’a aucun romantisme à offrir. Il s’est senti trahi par Alana lorsqu’il a appris qu’elle avait une liaison avec le cannibale mais quand il y réfléchit bien, au plus noir de la nuit, il se demande si ce n’était pas simplement une forme de jalousie.

- Will.

La voix est grave et envoûtante face à lui. Entre deux arbres, Hannibal est là, l’observant tel un prédateur prêt à se jeter sur sa proie. Le brun ne bouge pas alors que son vis-à-vis le rejoint d’un pas félin qui l’hypnotiserait presque. Quelques secondes plus tard, ils s’embrassent à perdre haleine, comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Comme souvent, Hannibal a le dessus et il pousse Will contre le tronc qui le surplombe, humant son odeur au creux de son cou. Le corps de l’ancien consultant réagit en se collant à celui du psychiatre. Ce dernier recule, mettant de la distance entre eux avant d’esquisser un sourire amusé.

- Un lit serait bien plus confortable, murmure-t-il d’un ton rauque.

Des images fugaces et indécentes envahissent l’esprit de Will. Sa respiration s’accélère alors qu’il tente de maîtriser les battements de son cœur. C’est Hannibal le responsable de son état, c’est lui seul qui a touché, effleuré, caressé des endroits qu’il ne réservait qu’aux femmes. Le désir qu’il éprouve pour le cannibale dépasse tout ce qu’il a pu ressentir depuis son adolescence.

- Tu as raison, rétorque Will, un lit me convient bien.

Et il compte profiter de cette nuit pour crier son appartenance définitive à Hannibal.
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