[Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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selket
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par selket » 07 avr. 2018 - 22:56

Titre : Le chemin d’une vie
Thème (écrit ou image) : Défi Stylistique : une partie du texte au conditionnel
Fandom : HP
Nombre de mots : 247
Personnages : Lily Potter
Rating : TP
J’aurais aimé avoir un mode d’emploi. Naitre au monde avec le guide de comment prendre le bon chemin.
Si j’avais put savoir dès le début où aller je n’aurai pas erré à la surface de la terre sans savoir quoi faire. Si j’avais su je serais heureuse au lieu de me battre avec les broussailles de mon chemin.
J’aurais voulu avoir la parfaite petite vie que mes parents rêvait pour moi.
Si le monde avait autrement je me serais imaginée fille choyée sans pression. Enfant d’un inconnu sans grande histoire je n’aurais pas sentit le poids du passé peser sur mes épaules. 
Je n’aurai pas eut besoin de caparaçonner mon coeur pour éviter de souffrir de tout cette popularité.

Au lieu de ça j’écrase sous le talon de mes escarpins tout les importuns qui se dresse devant moi. Je ne suis pas la petite fille sage et heureuse dont mes parents rêvaient. Je sais enfin qu’on ne né pas en connaissant la destination du chemin qu’on emprunte.
Non on fait que errer dans un monde dans lequel on nous à précipité en espérant à la fin regarder derrière nous et voir tout le chemin qu’on a parcouru.
Mais mon chemin serait-il long à la fin ? Peuplé de broussailles et de circonvolution je crois qu’il sera bien court au final.
Je suis peut-être égoïste, vaniteuse et sans coeur mais au moins j’ai tracé mon chemin sur cette terre sans avoir besoin du nom de mon père.

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par dreamer » 07 avr. 2018 - 22:59

Titre : Flambeaux
Thème (écrit ou image) : Défi Scénaristique : première fois
Fandom : HP
Nombre de mots : 348
Personnages : James Potter
Rating : - 12
C’était la première fois qu’il faisait une chose pareille. Un goût acide dans la bouche, James se détourna du cadavre qui gisait dix mètres plus loin.

Il venait de tuer quelqu’un.

Un haut-le-coeur le saisit alors à l’estomac.

Puis des cris lui parvinrent aux oreilles. Un choc, quand le poids d’un corps s’écrasa contre lui et le fit tomber sur le sol dur et froid. La longue chevelure rousse et parfumée de Lily vint couvrir ses narines et ses yeux, cachant à sa vue le Mangemort inanimé. Elle l’étreignit comme pour l’empêcher de s’enfuir, mais en vérité, James n’avait jamais été plus paralysé de sa vie.

« Oh Merlin, James, c’était tellement stupide de te mettre entre lui et moi ! Tu aurais pu mourir ! »

Et elle se dégagea quelques secondes, lui donna un coup de poing dans l’épaule, avant de l’étreindre à nouveau. Il ne répliqua rien. Le choc qu’elle lui avait infligé n’était rien par rapport au chaos qui agitait son âme.

Il venait de tuer quelqu’un.

Ses joues étaient humides. Il était en train de pleurer. Sans sanglots, sans effusions, sans jérémiades. Les larmes s’écoulaient simplement jusqu’à sa mâchoire carrée, se confondant à celles de Lily dont les soubresauts vibraient contre sa cage thoracique.

Enfin, Lily se releva, et James put tourner sa tête vers la dépouille étendue sur les pavés. On ne voyait pas de visage sous ce masque argenté, ni de mèches de cheveux dépassant de la cape sombre. Seule la main blanche tenant une baguette témoignait de la vie qui avait été fauchée brusquement.

Une vie fauchée de sa main.

Comment avait-il pu franchir cette limite ? Celle qui faisait de lui un homme définitivement mauvais. Un assassin, un meurtrier, un homme de la pire espèce.

La culpabilité dévorait littéralement son corps comme le feu aurait pris possession d’une bûche : au début seule l’écorce semble affectée, puis les flammes s’emparent lentement du coeur du bois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des flambeaux.

Voilà ce qu’il restait de James Potter en cet instant : des flambeaux de culpabilité.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par BellaCarlisle » 07 avr. 2018 - 23:00

Titre : Au-delà des grilles
Défi stylistique ou scénaristique : scénaristique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 803
Personnages : Rufus Scrimgeour, Daisy Scrimgeour (OC)
Rating : Tout public
Avec des gestes remplis d’amour, Rufus noue l’écharpe de sa fille. Daisy ne tient pas en place, elle ne cesse de courir à travers toute la maison en chantant des airs de Noël, insouciante. Elle ignore tout de la douleur qui étreint son père et ce dernier la lui cache, préférant garder son enfant à l’abri de cette émotion si néfaste. Il lui murmure de se calmer un peu et met un bonnet sur sa tête, s’amusant à le descendre bas sur son front pour obstruer sa vue. La fillette se met à rire et tend les bras devant elle, poussant un petit hurlement amusé lorsque l’Auror la soulève dans ses bras et rit avec elle. Il finit par lui rendre sa vision entière et termine de l’habiller, saisissant ensuite sa petite main gantée dans la sienne avant de quitter les lieux.

La petite fille s’émerveille d’apercevoir autant de neige, même si ce n’est pas la première fois. Elle adore l’hiver pour sa couche blanche, pour tous les feux de cheminée les soirs où le froid prend le dessus, pour ces bons petits chocolats chauds qui suivent les longues journées à lutter contre l’obscurité. C’est une saison où la nature perd au profit d’une époque de sommeil. Son père lui a déjà parlé de tous ces animaux qui s’endorment afin de revenir plus forts au printemps, des arbres qui abandonnent leurs dernières feuilles pour revêtir un plus bel habit de couleurs vives dès que la chaleur refait surface. Le froid ne la dérange pas, elle aime se rouler dans la neige mais son père la réprimande souvent pour ce comportement, la ramenant dans leur maison pour la réchauffer en lui rappelant que la prudence est la meilleure des alliées.

Ce jour-là, pourtant, c’est lui qui l’entraîne à sa suite. Daisy salue quelques passants en levant sa main libre, reconnaissant des visages familiers. Certains lui font des clins d’œil alors que d’autres viennent discuter avec son père. Rufus ne fait pas durer les conversations, il reste vague sur des sujets propres au Ministère et prétexte des affaires importantes à régler. Ce n’est pas réellement un mensonge, il a mieux à faire que de parler des dernières recherches au sujet de sorciers accusés de magie noire. Il n’ignore pas que du travail l’attendra dès son retour mais il consacre cette journée à sa fille et à la promesse qu’il lui a faite, parce qu’il ne sera pas toujours là pour elle.

Lorsqu’ils parviennent à destination, l’Auror pousse la grille ouvragée qui grince sous l’effet du froid et de l’humidité. Contre sa main, celle de sa fille tremble un peu et il la regarde du coin de l’œil. La fillette n’ose pas avancer, ses yeux détaillent les différents monuments funéraires qui s’alignent en face d’elle. Elle n’a que six ans mais elle a supplié son père d’aller voir la tombe de sa mère, prétendant être assez grande, citant le nom de certains élèves de sa classe qui ont déjà assisté à des enterrements. Rufus considère qu’elle est encore trop jeune mais il ne veut pas décevoir son enfant, pas alors qu’elle est la lumière qui éclaire les ténèbres de son existence. Il s’agenouille devant la fillette, sans faire attention à la neige qui mouille aussitôt son pantalon, et il plonge son regard dans le sien.

- Nous pouvons rentrer à la maison, souffle doucement l’Auror en prenant ses petits mains dans les siennes. Tu as déjà parcouru un long chemin.
- Non ! s’écrie Daisy avec des larmes dans les yeux. Je veux voir maman. Tu as promis !

Rufus est déconcerté par ce ton déchirant, par ce besoin qui émane de sa fille. Il la serre dans ses bras et caresse ses cheveux, retenant sa propre tristesse. Dans ce cimetière, une partie d’eux est enterrée, sous une dalle dure où sont gravées quelques lettres. D’un geste mal assuré, l’Auror guide la fillette jusqu’à la tombe de sa mère, la soutenant pour cette première fois. Daisy se penche légèrement pour effleurer du bout des doigts l’inscription à la mémoire de cette femme qu’elle n’a jamais connue. À Maisie Scrimgeour, au nom d’un amour perdu dans les secrets de la magie.

À cet instant précis, l’enfant ignore le sens de ces mots. Mais ils hanteront ses rêves de jeune fille, pour devenir partie intégrante de sa vie d’adulte. Pourtant, en ce moment, elle retire l’un de ses gants et pose la main sur la pierre froide. Pour la première fois, il lui semble comprendre une vérité qui l’effraie et qui la pousse à se réfugier dans les bras de son père en sanglotant. Malgré tous ses espoirs de petite fille, sa mère ne sera qu’une image dans un album photo, un nom sur une tombe et un souvenir dans les pensées du seul membre de sa famille.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Haru Nonaka » 07 avr. 2018 - 23:01

Titre : un choix
Thème (écrit ou image) : Défi Scenaristique : une première fois
Fandom : HP
Nombre de mots : 387
Personnages : Cho Chang/ Lavande Brown
Rating :
En même temps, même si Cho avait commencé ses études en suivant les directives familiales, l’avenir que son père lui avait rêvé, elle ne l’avait pas regretté, au contraire. Durant la bataille de Poudlard elle avait pu utiliser ses capacités pour soutenir ses camarades. Sans être une héroïne elle savait avoir fait une différence. Sans cette formation peut être aurait elle été totalement impuissante.

Mais la jeune femme ne sentait pas la vocation, le feu sacré du soigneur. Elle se sentait mal à l’aise, faible face à la douleur des gens. Ses nuits étaient hantée par les erreurs de diagnostique qu’elle pourrait commettre si elle devenait une medicomage confirmée. Elle perdait foi en elle jour après jours, elle perdait sa lumière.

Cho regarda la lune, apaisante et douce. Lune d’automne, de perte et de renouveau qui veillait sur elle, témoin inébranlable de la vie des humains. La lune qui veille sur les promesses et les espoir, à qui l’on confie ses secrets et ses victoire comme ses défaites.

Elle ne voulait pas soulager, guérir, soutenir, elle voulait apporter la joie brute, sentir l’enthousiasme de la foule, le vent et la vitesse. Elle voulait ne rien regretter. Plus tard, elle pourrait choisir un autre chemin quand son corps ne suivrait plus. Le quidditch la ferait se sentir forte, immortelle, quelques instants, porter des élans passionnées en accord parfais avec son équipe et la foule d’inconnu. Si elle volait, elle ne serait plus cette fille aux failles profondes, brisée par ses peurs et ses souvenirs, elle serait juste Cho, ne fessant qu’un avec le monde. Alors, a cet instant précis, alors que l’aube pointait et que la lune s’effaçait pour laisser place au soleil, elle songea a quelquechose. Elle ferma les yeux, se remémorant son premier patronus corporel réussi lors des réunions de l’AD. Elle visualisa à nouveau le souvenir qui lui avait fait le réaliser. Le premier vif d’or qu’elle avait attrapé lors d’un match, ce sentiment de plénitude, les hurlement de joie de la foule, cette impression de décrocher le soleil, puis elle murmura la formule. Un cygne translucide s’envola gracieusement vers le ciel avant de s’évanouir dans la lumière matinale alors que la lune s’effaçait. Elle se demanda pourquoi elle avait douté du choix à prendre, à présent elle se rendait compte qu’elle avait toujours su.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Westyversionfrench » 07 avr. 2018 - 23:17

Titre : ILLUMINARDOU
Thème : Vous devez citer les quatre éléments dans votre texte (scénaristique)
Fandom : Original
Nombre de mots : 165
Personnages : Une amie, Moi
Rating : Tous Publics
« J’te jure que y’a un message caché.
-Mais non, c’est juste un cliché folklorique sur un pays fantasmé.
-Ecoute. Je te dis que ça en parle. Rien que la première ligne y’en a trois !
-N’importe quoi.
-Dis la.
-Terre…
-Donc voilà déjà…
- Laisse-moi finir.
-Terre brûlée…
-Brûlée c’est le feu !
-Sans rire ?
-Continue !
-Terre brûlée aux vents des….
-VENTS ! Si ça c’est pas pour désigner l’Air !
-Non mais tout de suite…
-C’est pas moi qui le dit.
-Tu détournes tout !
-Et le titre alors ?!
-Les Lacs du…
-DES LACS !
-Arrête de gueuler !
-JE NE GUEULE PAS JE HURLE.
-J’arrête. Ça devient n’importe quoi.
-Tu sais juste que j’ai raison.
-Non. C’est chaque fois pareil. Ce son, c’est un truc qui prend une ampleur insoupçonnable dès que tu le diffuses en soirée avec deux cons alcoolisés.
-T’es mauvais perdant.
-Bon, j’me casse.
-TERRE BRÛLEE ! AUX VENTS ! DES LANDES DE PIERRE ! »
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par ninipraline » 07 avr. 2018 - 23:34

Titre : Pause pipi
Thème (écrit ou image) :
• Défi stylistique : Inclure un quatrain dans votre texte.
• Défi scénaristique : Vous devez citer les quatre éléments dans votre texte.
Fandom : Original
Nombre de mots : 227 mots
Personnages : OC Daphné et Virginie
Rating : Tout public

Ciel couleur plomb
Lourd sur mes épaules
En ce jour trop long
Où es-tu chère Paule ?
« Il y a des poètes partout, » ironisa Virginie en désignant le message gravé sur la porte des toilettes.
Daphné, les mains sous le jet d’eau, rinçait soigneusement l’espace entre ses doigts. Elle releva la tête pour se tourner vers l’objet que fixait son amie.
« Apparemment, ricana-t-elle en lisant le mauvais quatrain, à moins que ce ne soit un subtil moyen publicitaire pour vendre du super sans plomb.
— Tu es devenu bien amère, grogna Virginie. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans les airs, mais depuis que tu as fait ton baptême de saut en parachute, je ne te reconnais plus. J’ai parfois l’impression que notre Daphné n’est jamais revenue sur terre.
— C’est marrant, je me disais la même chose.
— Tu ne peux pas te cacher définitivement derrière ton aigreur. Il faudra bien un jour que tu perces l’abcès. Est-ce que c’est quelque chose que j’ai fait ou dit ?
— Tu n’es pour rien dans mon changement, c’est juste un peu de fatigue. Je crois que je suis trop vieille pour supporter les coups de feu de mon métier. Je devrais penser à me reconvertir. »
Daphné ne laissa pas son amie répondre et sortit des toilettes sans s’être essuyer les mains. La porte se referma sur le désarroi de Virginie.
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Crédits : CRG-Free sur DA // Crédits : kwusherARTS sur DA//Crédit: Kara-a sur DA

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par AliceJeanne » 07 avr. 2018 - 23:36

Titre : /
Thème : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 402
Personnages : Ilona (OOC), Olek (OC)
Rating : /
Olek rencontra brutalement le sol, finissant sa course le nez contre une racine. L’enfant se releva prudemment, sonné. D’un geste vif il se retourna, espérant avoir rêvé, en vain. Les flammes dévoraient toujours le château de son oncle, détruisant le moindre de ses souvenirs en cendre. Le feu avait pris depuis les cuisines, mimant un accident. Les vampires étaient doués, perfides, aussi malins que fourbes. Olek n’avait pas réfléchi, dès qu’il avait pu il avait fondu en dehors de sa cachette, empoigné Ilona et sauté dans les douves du château. L’eau glacée les avait protégés aussi bien des tirs aveugles des assaillants que de la chaleur écrasante de l’incendie. A bout de bras il avait porté la petite fille, couverte de sang malgré le bain forcé, il l’avait hissée sur la berge et ils avaient commencé à courir. Leur survie ne tenait qu’à leur fuite et au bon vouloir des loups-garous qui hantaient les bois dans lesquels ils s’étaient réfugiés, sachant les immortels trop peureux pour oser s’y aventurer.

Olek chercha Ilona du regard, il l’avait entraînée dans sa chute, elle était à genoux à quelques centimètres de lui, le visage crispé, les mains cramponnées à la terre. Des larmes dévalaient ses joues, des sanglots s’échappaient de ses lèvres et des tremblements secouaient tout son petit corps meurtri. Les meurtres de son frère et son père hantaient ses songes, irréels et douloureux. Son corps ne semblait être qu’une seule plaie, brûlante, sanguinolente, profonde et fatale. Un cri s’échappa de ses lèvres et ses ongles griffèrent le sol avec rage tandis que son organisme changeait.

Son cousin poussa une exclamation paniquée. Il avait toujours plus ou moins su pour son étrange capacité, mais jamais la fillette ne s’était transformée devant lui. Paniqué il hurla son prénom, un pressentiment des plus noir paralysant son esprit. Si elle mutait ce serait définitif. Le loup était sa forme refuge, son seul moyen de leur échapper à tous. Aux Hommes, aux vampires, aux fous qui peuplaient le monde et en ternissaient l’éclat. Mais rien n’y fit, en quelques secondes Ilona disparut, le loup noir partit comme une flèche, laissant le garçon seul, proie aisée au milieu du monde nocturne. D’un souffle il se releva, l’air était saturé de suie, irrespirable, il devait partir, immédiatement.

Ravalant son chagrin Olek reprit sa course, levant parfois des yeux implorants vers le ciel d’encre, dans l’espoir désemparé qu’enfin s’achève la nuit.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par BellaCarlisle » 07 avr. 2018 - 23:48

Titre : Éléments
Défi : Scénaristique
Fandom : X-Men
Nombre de mots : 437
Personnages : Erik, Charles, Logan, Kitty, Malicia, Pyro
Rating : Tout public
- Vous ne croyez pas que c’est un peu tordu tout ça ? demande Malicia. Du jour au lendemain, une femme débarque en prétendant que quatre mutants aux pouvoirs relatifs aux éléments pourront sauver l’espèce humaine et moins d’une semaine plus tard, Bobby disparaît.
- C’est une pure coïncidence, déclare Kitty. Il n’était pas bien ces derniers jours, il a sans doute préféré quitter un peu le manoir.
- Bien sûr, ironise John, c’est le seul endroit où il se sent chez lui.
- Fais attention Pyro, tu pourrais être le prochain sur la liste, lui lance Logan en entrant dans la pièce.

Wolverine n’est pas seul, le professeur Xavier et Magnéto l’accompagnent. La présence de ce dernier ne rassure en rien les mutants mais ils ont assez confiance dans le jugement du télépathe pour ne rien dire. Le regard de Malicia, plus que les autres, reflète pourtant sa façon de penser et Erik esquisse un rictus, comprenant que la jeune femme ne compte pas lui pardonner aussi facilement d’avoir voulu l’utiliser comme source d’énergie pour mener à bien ses plans. Charles détecte la tension ambiante entre eux mais ne fait aucune réflexion à ce sujet, dirigeant la conversation vers un point beaucoup plus important.

- J’ai le regret de vous annoncer que ce qui nous a été dit est réel. Au sein de l’institut, il ne nous manquait qu’un représentant de la terre pour réaliser l’union des éléments.
- Et l’air alors ? l’interroge Kitty. Nous n’avions que la glace et le feu. Et on ne savait même pas que la glace comptait pour de l’eau.
- Ororo est l’air, lui répond le professeur. Pyro, Iceberg et Tornade sont les cibles principales du gouvernement.
- Qu’allons-nous faire ? murmure Malicia.
- Nous battre contre ces fils de …
- Merci Logan, le coupe le professeur. Nous n’irons pas affronter nos adversaires sur leur propre terrain, ce serait trop dangereux.

Il leur explique d’un air grave que de multiples laboratoires ont été réquisitionnés pour servir de centres de recherches sur les mutants. Ce n’est pas une nouvelle qui devrait les étonner puisque le gouvernement fonctionne ainsi depuis le début de ce qu’il nomme le « problème mutant » mais ils comprennent surtout que les derniers laboratoires indépendants vont suivre et faire disparaître leurs dernières ressources médicamenteuses.

- Alors ça y est, ironise Erik en regardant Charles. Cet avenir que nous devions évité est sur le point d’avoir lieu, mon vieil ami. Que sont donc devenus tes grands discours sur le soutien aux non-mutants ? Prônes-tu toujours le vivre ensemble ?

Le télépathe plonge dans le mutisme, incapable de s’avouer vaincu.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Haru Nonaka » 07 avr. 2018 - 23:57

Titre : tentative ratée :arrow:
Défi : Scénaristique et Stylistique
Fandom : HP (si, si)
Nombre de mots :31
Personnages :
Rating : Tout public
Insomnies croisées au rythme de la vie
Un soir de fête, quatre filles sous la lune
Plaies ouvertes, choix insensés et infortunes
Air, terre, eau et feu brillant de leur envies
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Mikoshiba » 08 avr. 2018 - 00:02

Titre : Nuit(s)
Thèmes : Défi stylistique : Inclure un quatrain dans votre texte ; et Défi scénaristique : Vous devez citer les quatre éléments dans votre texte.
Fandom : HP
Nombre de mots : 288 mots
Personnages : Évangeline
Rating : /
Évangeline s’approcha de la fenêtre, sa tasse de thé à la main. Comme presque toutes les nuits depuis son arrivée au Manoir Jones, elle n’avait pas réussi à dormir. Alors comme presque toutes les nuits, elle était discrètement descendue en cuisine, s’était préparée une boisson chaude et s’était rendue dans la bibliothèque. De là, elle appuyait son front contre la vitre froide et regardait à travers la nuit. Elle se sentait mal. Elle devrait être heureuse. Elle avait tout ce qu’il lui fallait. Elle avait changé de vie sur un coup de tête, et avait désormais un avenir neuf devant elle. Mais elle avait peur. Peur d’être retrouvée. Peur que Raymond en subisse les conséquences. Peur de rester dans cet état, le teint maladif, le moral en berne, son énergie comme épuisée. Peur que Raymond cesse de l’aimer à cause de l’inquiétude qui la rongeait.
Au dehors, le temps de l’Écosse collait parfaitement à son humeur : il pleuvait. Elle qui avait toujours vécu dans la chaleur, se retrouvait dans une région où il pleuvait de jour comme de nuit. La terre détrempée du jardin la déprimait, lui donnait envie de rester sous ses couvertures. Mais seulement la journée. La nuit, elle n’arrivait pas à rester dans sa chambre.
D’un mouvement de baguette, elle raviva les quelques braises qui rougeoyaient encore dans la cheminée, et tandis que le feu reprenait de l’ampleur, une chaleur agréable se répandit dans la pièce, en totale opposition au vent froid qui hurlait au-dehors. Se blottissant dans le fauteuil le plus proche de la cheminée, elle prit le livre de poésie posé sur le guéridon.

La mer, au loin déchaînée
Promesse d’une nouvelle vie
Le cœur, par l’eau purifié
L’âme, jamais plus asservie
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Je suis un caillou, je ne parle pas.

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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par BellaCarlisle » 08 avr. 2018 - 00:27

Titre : Hors de la communauté
Défi : scénaristique
Fandom : /
Nombre de mots : /
Personnages : les fans et une non-fan
Rating : Tout public

Elle a peur. Terriblement peur.

Autour d'elle, il y a toutes ces silhouettes qui arborent des écussons. Parfois, des mots lui parviennent, dénués de sens, comme des incantations assez étranges. Elle a cru aussi entendre son nom, voir des doigts la pointer avec beaucoup de férocité. Elle déglutit difficilement, cherchant du regard une porte qui pourrait être son salut. Mais la seule issue est désormais bloquée par cette foule de psychopathes, par ces fanatiques qui scandent maintenant une seule chose en se rapprochant d'elle. N'a-t-elle donc aucune liberté ? Est-elle destinée à finir son existence dans le ventre de ces fous ?

Elle a seulement déclarer ne pas être potterhead ...
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Mikoshiba » 08 avr. 2018 - 00:29

Titre : La pluie
Thème (scénaristique ou stylistique) : Défi scénaristique : Votre personnage se retrouve dans un environnement hostile
Fandom : HP
Nombre de mots : 193 mots
Personnages : Évangeline
Rating : /
De la pluie. Encore de la pluie. Toujours de la pluie. Nuit et jour, de la pluie. Évangeline était à bout de nerfs. Pas moyen de mettre le nez dehors. Elle était en manque de soleil, et les rares fois où il avait daigné darder quelques-uns de ses rayons à travers les nuages, elle n’avait pas tenu plus de dix minutes à l’extérieur à cause du froid. Qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour seulement une petite heure de climat méditerranéen ! Voir le bleu du ciel, le soleil en entier, les étoiles la nuit ! Mais non, rien à faire, jamais les nuages ne lui permettaient. Et les nuages, il y en avait ! Des gros, des moins gros, des aériens, des lourds, des blancs légers, des noirs menaçants, des rapides qui filaient à toute allure, de ceux qui restaient toute la journée, voire plusieurs jours d’affilée. Et cette pluie, qui tombait sans arrêt.
Même en restant à l’intérieur, Évangeline sentait le froid du dehors lui transpercer la peau, un froid humide et collant. Malgré ses efforts, elle sentait la déprime la gagner irrémédiablement : le temps écossais était bien plus robuste qu’elle.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Westyversionfrench » 08 avr. 2018 - 00:40

Titre : Le Premier Sorcier qui Passe
Thème : Votre texte doit s’inscrire dans le registre du genre Tragique (stylistique)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 907
Personnages : Mimi Geignarde, Draco Malfoy, Ronald Weasley
Rating : Attention aux plus jeunes et aux plus sensibles
« Ne fais pas cela. Ne fais pas cela. Ne fais pas cela. Ne fais pas cela. » Mimi fut surprise de constater qu’elle pouvait encore ressentir de la douleur, si longtemps après avoir perdue la vie. Elle se plaignait, bien sûr, mais plus par habitude que par réelle souffrance. Mais à cet instant, c’était comme si elle avait à nouveau conscience de ses cordes vocales, qu’elles étaient irritées d’avoir trop crié. Il fallait qu’elle trouve quelqu’un un, n’importe qui, le premier sorcier qui passe, pour l’avertir, pour le sauver. La forme blanchâtre vola en ronds au-dessus de la silhouette recroquevillée contre le lavabo. Alors que la forme fébrile éclatait en un cri strident, son appel fut relayé par Mimi dont les tonalités s’élevèrent dans le spectre du son. Le fantôme se jeta en travers d’un mur et s’échappa des toilettes qui étaient devenus sa demeure.

Elle parcourut les couloirs, haletante sans souffle, transpirante sans sueur, sa peau impalpable couverte de chair de poule. Comme une litanie, elle répétait « Ne fais pas cela. Ne fais pas cela. Ne fais pas cela. » Mais c’était trop tard, le garçon s’était déjà violenté, il n’y avait plus qu’à prévenir les secours. Comment se faisait-il que les couloirs soient aussi vides ? Où étaient-ils tous ? Bien sûr ! Il faisait nuit, il était préfet, et il avait choisi le lieu et l’instant de sa perte. Se donner toutes les chances de ne pas être sauvé. Soudain, une ombre grandit sur l’un des murs et Mimi se jeta sur elle. Un autre préfet, ou mieux, un professeur ? Son cri fit se figer le nouveau venu. Elle s’arrêta, peina à s’expliquer, ne put que lâcher « vie ou mort », ce qui poussa l’autre à courir dans la direction qu’elle indiquait. Elle servit de guide, craignant de ne pas être assez rapide. Comment sans mains, pousser dans le dos du sauveur, pour qu’ils n’interviennent pas trop tard ?

Enfin, la porte pourtant soigneusement verrouillée, céda sous l’épaule puissante du gardien de Quidditch. Il se rua à l’intérieur. Mimi avait l’impression que le monde avait basculé, qu’il n’existait plus comme couleurs que la nuit et le sang. Un juron retentit, choqué :
« Putain Malfoy ! » Le rouquin se jeta sur l’adolescent à terre, qui tenait une longue langue de peau, presque détachée de son bras. Le plus vivant des trois protagonistes saisit la lame acérée qui avait sévi et la jeta à l’autre bout des sanitaires. Puis, d’un ample mouvement de son poignet, il manœuvra sa baguette pour lancer un canidé lumineux à la poursuite d’un adulte. Tout se passa très vite. Des sorciers entrèrent, des fantômes aussi, certains soutenant la pauvre Mimi, une fois le blessé évacué. Des murmures coururent dans le château, foulant les toiles des tableaux, rebondissant sur les bouches de marbre des statues, atterrissant dans les heaumes des armures.

Il y eut un moment, où congédiés par le Directeur, tous disparurent. Il ne resta plus dans les toilettes aux dalles rougies que Mimi, le Gryffondor, Dumbledore, Snape et McGonagall. Mme Pomfresh était sans doute en train de recoudre l’écorché. Les questions furent d’abord posées au spectre :
« C’est bien toi qui a trouvé le jeune Malfoy, Mimi ?
-Oui Monsieur le Directeur.
-Peux-tu nous dire ce qui s’est passé ?
-Il est venu ici en croyant que j’étais ailleurs. Et il a beaucoup pleuré. Comme j’allais lui laisser un peu d’intimité, il a sorti le couteau. Je suis restée, parce que c’était inhabituel. Il a essayé de s’arracher la Marque. Je n’ai pas réussi à l’en empêcher. Il ne m’entendait pas. Alors j’ai cherché du secours.
-C’est là que vous intervenez monsieur Weasley. » Le roux, blafard, hocha la tête. Ses yeux ne quittaient pas la flaque de sang. Le maître des potions la fit disparaître d’une tâche, mais c’était comme si elle avait subsisté dans les yeux du sauveteur. Il fixait, avec obstination, les yeux exorbités. Minerva McGonagall alla poser une main sur l’épaule du garçon.
« Peut être que notre jeune ami pourrait dormir à l’Infirmerie ce soir.
-C’est sans doute mieux Minerva. Nous reparlerons de tout ceci plus tard. » Ils sortirent en premier, et Snape interpella le jeune homme :
« Monsieur Weasley ? » Celui-ci s’ébroua et le regarda, atterré. La voix du sinistre directeur de serpentard lui apparut plus douce qu’à l’accoutumée.
« Vous avez fait ce qu’il fallait. Et je vous en remercie sincèrement. »

Il s’éclipsa à son tour. Mimi fut un peu étonnée qu’on laisse un si jeune sorcier en état de choc livré à lui-même, mais des murmures hâtifs lui apprirent que les professeurs attendaient simplement dans le couloir. Le préfet de Gryffondor sortit à pas lents, inclina la tête pour indiquer qu’il allait mieux et escorté de sa directrice de maison, prit le chemin de l’Infirmerie. En une nuit, Mimi sentit le poids d’une haine centenaire se dissiper dans l’air. Un calme souverain, comme jamais auparavant, la saisit à la gorge, et comme un bon génie, elle flotta au dessus de l’adolescent jusqu’aux locaux clairs gouvernés par Mme Pomfresh. Là, on l’autorisa à dormir au-dessus d’un lavabo, entre les lits des deux derniers patients. Elle regretta de ne pas pouvoir boire la potion de sommeil sans rêve accordée à Draco Malfoy et Ronald Weasley. En boule, elle garda un œil sur chacun, profitant de son éternelle insomnie pour les veiller avec ferveur.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Haru Nonaka » 08 avr. 2018 - 01:02

Titre : un foyer
Thème : Défi scénaristique : Votre personnage se retrouve dans un environnement hostile
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 637
Personnages : Sybill T.
Rating :

Peu de gens aurait imaginé que la professeure de divination farfelue de Poudlard avait grandit au milieu d’un salon parfaitement rangé, si ordonné et froid qu’il faisait parfaitement l’affaire pour faire office de bureau lors des réunions d’affaires. Les jouets d’enfants, les fanfreluches, l’excès, les objets mystiques et l’encens n’avait jamais franchit le seuil de la chambre de Sybill.

Peut être étais ce pour ça qu’elle se sentait à son aise confinée dans sa tour: parce que son monde avait toujours été isolé, séparé du sérieux et de la respectabilité qui était le mot d’ordre dans les autres pièces. C’était une des raison pour laquelle Sybill détestait tant se retrouver dans le manoir familial. Il faisait ressortir ses contradiction, détruisait ce personnage qu’elle avait taché de construire, la faisait se sentir plus minuscule, plus insignifiante que jamais. Elle qui basait en public tout sur son nom, sur son héritage, était une étrangère dans sa propre famille. Elle aurait désiré ne jamais y revenir. Tous ça la plongeait des années en arrière.

Lorsqu’elle avait obtenu le poste de professeur de Divination, elle, une jeune femme de tout juste 22 ans (qui n’avait que deux malheureux aspics en poche et son nom de famille pour atout), elle avait cru qu’elle cesserait d’être invisible. Mais la lueur de fierté tant attendue n’avait pas éclos dans les yeux de ses proches (si ils avaient jamais été véritablement proche).

Elle se souvenait parfaitement de cette nuit là.

L’odeur des plats qui refroidissaient devant elle avait marqué Sybill à lui en donner la nausée, elle ne supportait plus l’odeur de la sauce à la menthe qui accompagnait la viande depuis ce jours là.

Ils étaient installés dans le restaurant préféré de sa mère. Cette dernière portait sa robe bleu nuit qui soulignait ses courbes douces, ses boucles claires, dont Sybill avait hérité, étaient remontés sur son crâne, parfaitement définies. Le contraste avec sa fille deguingandée semblait encore plus fort qu’a l’ habitude.

Il y a eu un silence surpris lorsqu’elle avait pris la parole lors du diner. Son frère et sa fiancée n’était pas encore arrivés et son père s’était contenté de fixer sa femme, comme si il attendait de voir sa réaction pour se calquer sur son comportement. La suite de la réaction qui s’était fait attendre avait été somme toute très désagréable: on l’avait félicité comme on féliciterait un mendiant qui aurait trouvé par terre une bourse pleine de gallions d’or. Des félicitations pleine de pitié, de mépris et pire encore de soulagement: « Elle » n’était plus leur problème.

Sybill était retombée sur sa chaise et avait baissé les yeux. Elle n’avait même pas l’énergie de se révolter face à leur indifférence, elle avait finalement compris qu’elle ne serait jamais qu’une fraude, qu’une erreur. Le soir même elle avait quitté la demeure familiale, enfouissant le maximum de vêtements dans sa malle, puis avait fuit. Elle avait enfilé tout les bracelet qu’elle avait acheté au fil des années, des verreries en toc et des babioles mystiques que sa mère dédaignait, tous autours de ses poignets.

Sur le perron dans la nuit calme, désagréablement banale et douce, elle avait pris une décision. Elle ne reviendrait pas. Elle ne courberait plus la tète devant personne, elle deviendrait importante, quitte a tricher, quitte à repousser toutes les notions de vérité qu’on avait essayé de lui inculquer durant des années. Elle aurait du pouvoir sur les jeunes esprits, sur les enfants qui aurait dus devenir les clients de l’entreprise familiale, les détournerais de la froide magie des chiffres. Elle ramènerait la divination sur le devant de la scène et sa mère en pleurerait de dépit, elle aurait sa vengeance. Elle serait dramatique, elle serait magnifique, envoutante et ils finirait tous par réclamer sa présence, son retour.

Mais les années avaient passé et ce jour n’était jamais venu.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Mikoshiba » 08 avr. 2018 - 01:31

Titre : Le printemps
Thèmes : Défis scénaristique et stylistique : Vous n'avez pas le droit d'utiliser le mot « et » ; Votre (ou vos) personnage(s) assiste(nt) à un Spectacle.
Fandom : HP
Nombre de mots : 288
Personnages : Megan, Sean, Gabrielle
Rating : /
- Maman, Maman ! Tu sais pas quoi ?
- Non, vas-y dis-moi.
- Avec Sean, on a décidé qu’on allait faire un pestacle !
- Un quoi ?
- Un pestacle ! C’est ce soir, tu es invitée, Margaret aussi !
- Pas Erick ?
- Non, il est pas là aujourd’hui.

Voilà. Ça aurait pu être une journée à peu près tranquille, mais non, loupé. Les enfants ont encore une fois eu l’imagination qui a débordé. Ils ont passé tout l’après-midi à préparer leur pestacle, alors ce soir, il fallait absolument que nous assistions à la représentation de leur œuvre.
Megan s’était barbouillée le visage avec ce qui m’a semblé être du cirage, tandis que Sean avait joyeusement utilisé des feutres pour se dessiner des pétales sur les joues, le front, ainsi que le cou. Megan-l’abeille expliquait à Sean-la-fleur à quel point elle était heureuse que le printemps soit enfin là, car le pollen faisait sa joie. Sean lui répliquait qu’il se réjouissait également de l’arrivée des beaux jours, car c’était le seul moment de l’année où il était vivant, vu que le reste de l’année il était mort, parmi les feuilles d’automne. Un spectacle (pardon, un pestacle) tout à fait réjouissant en somme.
Mais Megan connaissait mieux le texte de Sean que lui-même. Cela le fit enrager : il décida alors de réciter le texte de Megan à sa place.
Nous avons donc eu l’immense honneur d’assister à la seule représentation d’une pièce de théâtre où une fleur déguisée en abeille hurle sur une abeille déguisée en fleur, lui disant qu’être une plante c’est de toutes façons beaucoup mieux, car la fleur renait chaque année, alors que l’abeille, non. Le monde entier doit nous envier.
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Je suis un caillou, je ne parle pas.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 Avril

Message par Haru Nonaka » 08 avr. 2018 - 02:04

Titre : Anniversaire
Thèmes : Défis scénaristique et stylistique : Vous n'avez pas le droit d'utiliser le mot « et » ; Votre (ou vos) personnage(s) assiste(nt) à un Spectacle.
Fandom : HP
Nombre de mots : 392
Personnages : Hermione/ Ron
Rating : /
Hermione avait les yeux brillants, le coeur battant. Malgré une journée harassante au ministère de la magie, elle se sentait revigorée à l’idée de la soirée à venir. Elle avait enchanté ses vêtement de travail pour les transformer en une délicate robe de soirée bleu paon, longue, élégante. Elle était resplendissante en déambulant dans les allées de fauteuils rouges, un sourire aux lèvres, cherchant du regard son petit amis dans la salle bondée.

C’était leur anniversaire, leurs deux ans ensemble. Il s’en était souvenu. Non pas que célébrer la chose lui importe tant. A vrais dire, elle se serait totalement contenté d’un diner en amoureux, sans dossiers en retard, sans parler boulot. Juste eux deux, dans leur salon, sous une lumière tamisé qui ne serait que les prémices d’une nuit passionnée. Mais Ron l’avait délicatement surpris en l’invitant au théâtre. Il avait obtenu des places par un des clients régulier du magasin pour une pièce qui jouait à guichet fermé. Hermione ne connaissait de la pièce que son titre: «  Retrouver ses ailes ». La jeune femme ne trouvait pas ce titre franchement original, mais en même temps, étant donné le nombre de sorciers qui s’étaient rassemblé pour voir la pièce, elle devait tout de même valoir le coup d’oeil.

Elle trouva Ron juste avant que les lumières ne commencent à décliner. Mais elle eut la surprise de voir que Ginny et Harry étaient également présent, assis a quelques places de là. Elle n’eut pas le temps de poser la question qu’elle avait sur les lèvres, interrompue par un baiser de Ron. Ce dernier l’observa ensuite quelques instants bouche bée, rougissant comme si il était à un premier rendez vous. Il lui murmura à l’oreille, tandis que le noir se faisait totalement dans la salle.

« Je suis si heureux que tu ai pus te libérer, j’ai cru que ….»

Mais la pièce commença avant qu’il n’ai pu finir sa phrase. La lumière vive du plateau éclairant également le troisième rang ou ils étaient assis.

Une heure et demi plus tard, à l’entracte, Ginny riait à pleine gorge devant la mine déconfite d’Hermione, se montrant plus amusée que compatissante.

Il avait osé, il avait osé, ruminait Hermione. Il l’avait amené voir une pièce de trois heure qui racontait les déboires d’un joueur de Quiditch blessé qui se battait pour retrouver sa place dans la compétition.
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