[Textes] Nuit du 17 Février

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Seonne
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[Textes] Nuit du 17 Février

Message par Seonne » 17 févr. 2018 - 19:56

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Le vent est loquace, comme tous les solitaires.— L'homme qui rit, Victor Hugo

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Carminny » 17 févr. 2018 - 20:16

Titre : Aucun
Thème (écrit ou image) : Savonner
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue et Aurora Lovegood (OCs)
Rating : Tout Public
- Qu’est-ce que tu fais ? interrogea Ethel Crochue son amie Aurora.
Celle-ci était accroupie dans un couloir de l’école, celui qui menait de la salle de sortilèges à l’escalier principal, et le frottait vigoureusement avec un morceau jaunâtre.
- Ca ne se voit pas ? Je savonne ce mur.
Pourquoi pas après tout. Ethel déballa un bonbon à la fraise piquante, le mit en bouche et le suça en observant son amie quelques instants puis craqua :
- Mais pourquoi ça ? Les elfes ne nettoient pas assez pour toi ?!
- Il me l’a demandé tout simplement.
Logique.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par ninipraline » 17 févr. 2018 - 20:48

Titre : Equinoxe
Thème (écrit ou image) : la photographie de la jeune femme à la couronne de blé
Fandom : hp (mais en lui tordant le cou)
Nombre de mots : 362
Personnages : OC
Rating : tous public
Le silence était tombé sur la colline rouge sous le ciel orange et sang de cette fin de journée.
La foule à la lisière des bosquets, qui fermaient le lieu, habitée d’une même tension attendait. Toutes les têtes étaient tournées vers le sommet. À l’apparition d’une silhouette, la masse fut traversée d’un même frisson. L’éclat d’une flamme apparut près de la silhouette, fit apparaître une face végétale, et s’éleva vers le ciel porté par un torche.
Figée et tremblante, la foule vit la flamme se séparer en deux, l’une restant au dessus de la silhouette qui l’avait fait naître l’autre s’éloignant de la longueur d’un homme. Le phénomène se reproduisit une nouvelle fois, chaque flamme fille faisait accouchant à son tour d’une nouvelle enfant.
Au-dessus de la colline, dans la ligne du couchant, se dessinait maintenant un cercle de flammes, tenues à bout de bras par des longues silhouettes. La ligne rougit, embrasa le ciel et disparut, les flammes sautèrent alors vers le sol.
Sous les murmures émerveillés, un bûcher que personne n’avait encore vu s’enflamma et éclaira les masques d’écorces, de mousses et de fougères des treize silhouettes qui venaient de jeter leur flambeaux.
Le feu de joie crépitait et s’élevait vers le ciel.
« Signe de bonnes récoltes, » affirma une voix masculine au milieu de la foule.
Mais personne ne l’avait entendu. Une procession s’était formée et montait vers le sommet de la colline. Là, un après l’autre, les participants coiffés de couronnes de fleurs, apparaissaient dans la lumière des flammes et jetait sur le brasier des paquets soigneusement enveloppés par des feuilles.
« Que contiennent les paquets ? chuchota une voix féminine dans les bosquet.
– Des fruits, des graines et parfois du lait, répondit de la même façon une voix masculine. Ils font des offrandes pour se garantir de belles récoltes. »
La longue procession poursuivait son chemin, contournait le feu et les treize hommes verts pour revenir se replacer à l’orée du bosquet.
« Venez Cassandra, il est temps de partir. C’est tout de même une cérémonie sacré.
– Vous avez raison, Ganael. Vous rappelez-vous où nous devons retrouver notre portauloin pour la prochaine excursion ? »
Dernière modification par ninipraline le 17 févr. 2018 - 21:06, modifié 1 fois.
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Eurydice
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Eurydice » 17 févr. 2018 - 20:49

Titre : Les matins de Rogue
Thème (écrit ou image) : Savonner
Fandom : HP
Nombre de mots : 544
Personnages : Severus Rogue
Rating : tout public

Severus Rogue jeta un coup d’œil au miroir qui lui renvoya un regard sceptique. Indépendamment de la volonté du potionniste, son reflet haussa un sourcil moqueur avant d’esquisser un sourire navré. Ce sourire que le professeur Rogue réservait d’ordinaire aux élèves incapables de préparer la moindre potion d’amnésie, pourtant basique. Ou à Potter, mais celui-ci était une exception à laquelle le professeur n’aimait pas penser dès le lever.
— À ta place, susurra une voix nasillarde, j’effacerais ce sourire niais de mon visage et j’irais me savonner les cheveux.
Rogue lança un regard noir à son miroir qui, au lieu de se ratatiner comme l’aurait fait l’un des cornichons qui lui servait généralement d’élève, ricana tranquillement.
— Quoi ? lâcha le maître des potions.
Son reflet ne frémit pas le moins du monde.
— Je ne souris pas, grogna Rogue. Et encore moins de la façon dont tu le dis.
— J’ai dit niais.
— Je le sais bien, répliqua-t-il.
— Certes, mais tu ne sembles pas connaître la signification de ce mot, fit son reflet en se fendant d’un sourire goguenard. C’est quelque chose qui est sot et gauche par excès de simpli…
— Je sais ! gronda Rogue.
— …cité, acheva son reflet. Par ailleurs, je t’ai subtilement conseillé d’aller te laver les cheveux et, fit-il en voyant qu’il allait être interrompu, ne fais pas comme si tu n’avais pas entendu.
Rogue lui lança un nouveau regard noir. Le miroir laissa échapper un rire.
— Non, grinça l’autre. Mes cheveux sont très bien ainsi.
Son reflet feint une grimace de dégoût avant de reprendre, narquois :
— C’était quand ?
— De quoi ?
— La dernière fois que tu te les ai lavé ? Sincèrement, Sev ?
Rogue poussa un soupir en entendant le surnom, puis leva les yeux au ciel. Au plafond, se reprit-il. Lequel plafond méritait bien un nettoyage, se dit-il en constatant le nombre de toiles d’araignées qui le décoraient, mais il n’avait ni le temps, ni le courage de s’en occuper. Il lui suffisait pourtant d’un coup de baguette, lui murmura fourbement ce qui lui servait de conscience, bien souvent absente pendant ses cours avec les Gryffondor.
— Alors ? insista le miroir en voyant que le sorcier ne répondait pas.
— Je te l’ai déjà dit ! s’énerva celui-ci. Fous-moi la paix maintenant !
— Ah oui… sourit le reflet. Il me semble… oh, que c’était avant que tu ne traite la petite Lily de Sang-de…
— La ferme !
Rogue avait désormais perdu son calme. Lui qui était pourtant rompu à l’Occlumencie ne supportait pas les face à face avec son miroir chaque matin et ce dernier avait le don de le faire sortir de ses gonds.
— Ne t’avise… plus jamais… de prononcer… ce mot… devant moi !
— Ce qui fit que, continua le miroir sans se défaire de sa splendeur, perdu par sa culpabilité, le pauvre petit Severus Rogue fit le serment de ne plus laisser ses précieux cheveux d’ébène toucher le moindre shampoing tant que sa belle ne lui aurait pardonné. Et il vécut malheureux et terrorisa de nombreux élèves. Fin ! Moralité…
Rogue grinça des dents. Le miroir lui fit un clin d’œil et acheva d’une voix doucereuse, satisfait :
— Ne faites jamais de promesses que vous pourriez tenir, cela vous amènerait à devenir aussi acariâtre que laid.
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Lost Greenie » 17 févr. 2018 - 20:58

Titre : Méfait reporté
Thème (écrit ou image) : Savonneux
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Fred et George
Rating : tous publics
Fred et George étaient cachés derrière une tenture de l'aile droite du deuxième étage. Depuis que Dumbledore avait mentionné l'interdiction de s'y rendre, les jumeaux n'avaient pas arrêté d'y penser. Qu'y avait-il donc de si dangereux là bas?

Malheureusement, leur petite excursion avait commencé sur de mauvaises bases. Poursuivis par Peeves, ils avaient bien manqué de se faire repérer par leur intimidant professeur de potions. Ils n'osaient même pas imaginer les ennuis qu'ils auraient eu alors. En continuant leur route, c'était cette fois ci Mc Gonagall qui arpentait les couloirs, et qui leur serait tombée dessus s'ils n'avaient pas eu le réflexe de changer de direction promptement. Et c'était à présent le chat de Rusard qui leur mettait des bâtons dans les roues. Décidément, ils n'étaient pas prêts de savoir ce qui se tramait à Poudlard cette année.

- Par le caleçon de Merlin, vas-t-en de là saleté de chat! Marmonna Fred entre ses dents.

George lui fit signe de rester discret, les yeux écarquillés: Miss teigne venait de tourner la tête vers eux. Ils se regardèrent un instant, figés. Ils étaient fichus. Fred piocha une bombabouse dans sa poche et la lança vers la bestiole. Avec un peu de chance cela l'occuperait assez pour leur laisser le temps de filer.

Une odeur pestilentielle se répandit dans le couloir et l'animal poussa un feulement strident. Les deux garçons se mirent à courir de toutes leurs jambes jusqu'à leur salle commune. La chance fut cette fois ci de leur côté et ils ne croisèrent personne. Ils arrivèrent devant le tableau de la grosse dame, essoufflés, et lui bégayèrent tant bien que mal le mot de passe, tandis qu'elle les regardait d'un air désapprobateur.

- Un jour ça va mal se finir les garçons, vous feriez mieux de rester sagement dans vos lits!

Ils lui répondirent vaguement, franchirent la porte et allèrent s'effondrer dans le canapé le plus proche. Il s'écoula quelques secondes, le temps qu'ils reprennent leur respiration, puis un grand sourire satisfait commença à s'étendre sur leurs lèvres. Ils avaient eu beau rater leur objectif premier, mais quelle soirée!

- Fred?

- Ouais?

- On recommence demain?

- Et comment!

- Mais d'abord il faut absolument qu'on aille savonner les escalier du cachot de Rogue!

- Ça nous portera bonheur! Déclarèrent-ils en choeur avec malice.

Sur cet accord, ils se levèrent d'un même mouvement et partirent se coucher, l'esprit déjà empli de stratégies en tous genres afin d'accomplir avec brio leurs méfaits du lendemain.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par BellaCarlisle » 17 févr. 2018 - 20:59

Titre : Complainte
Thème (écrit ou image) : Savon
Fandom : /
Nombre de mots : 90
Personnages : /
Rating : Tout public
Ah quel abruti celui-là, pourquoi me déteste-t-il donc à ce point ? Qu’ai-je bien pu faire pour qu’il me laisse seul sur le rebord de la baignoire ? Ne suis-je donc pas l’attrapeur de ces dames ? Celui qui parfume autant qu’il laisse une peau belle et propre ? Nom d’une bulle éclatée, je n’en peux plus de cet homme qui n’a aucune considération pour moi ! Qu’il soit donc maudit et qu’il regagne les Enfers, lui cet individu sans cœur ! Moi, pauvre savon, je désespère et je fonds.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par irenea » 17 févr. 2018 - 21:04

Titre : Le Savon
Thème (écrit ou image) : Savonner
Fandom : HP
Nombre de mots : 965
Personnages : James Potter, Sirius Black
Rating : Tout public
– Sirius, ton savon !

La voix de James raisonne dans tout le vestiaire.

Un projectile rose le traverse, assommant l'un des joueurs au passage – le gardien, pas de chance. Sirius attrape au vol le petit savon qu'il a oublié dans les douches. Il aurait peut-être fait un bon attrapeur finalement si James n'avait pas été aussi doué.



– Sirius, ton savon !

James sort des douches cette fois-ci, les cheveux plus en bataille que jamais, même pas rincés du shampoing duquel il les a enduits. Il porte une serviette autour de la taille et tient un objet dans la main droite.

Sirius murmure un accio et lance le sourire le plus innocent possible à son meilleur ami. Le savon, l'éternel savon rose, atterrit dans sa main.
James retourne dans les douches en tapant des pieds.



– Sirius, ton putain de savon !
– Ouch, crie Sirius.

Il vient de recevoir un coup en plein sur l'arrière du crâne. Il fait volte-face en frottant sa tête douloureuse. A ses pieds gît un petit rectangle rose encore mouillé.

James ne l'a pas averti. Il a préféré le lui balancer à la tête avant de se plaindre. Il a l'air furieux, les mains posés sur les hanches de l'autre côté des vestiaires.

Sirius voit quelques-uns de leurs coéquipiers se retenir de rire.

James n'a même pas pris le temps de mettre une serviette.



– Sirius, ton –

Le hurlement est suivi par un énorme fracas qui fait trembler tous les vestiaires, puis un cri de douleur déchire l'air.

Sirius, qui a à peine eu le temps d'enfiler une chaussure, se précipite dans les douches pleines de buées, peut-être un peu trop vite malheureusement. Il ne parvient à s'arrêter à temps et glisse sur le carrelage avant de s'écraser de tout son long. Il retient un cri, mais grimace en touchant son dos.

– C'est bien fait pour ta gueule ! entend-il. Tiens, ton savon !

Ce satané savon qu'il ne cesse d'oublier dans les douches lui arrive en pleine tête, une fois encore, mais la douleur est moins vive – peut-être parce que son dos est brisé en mille morceaux.

– Je suis désolé, s'excuse-t-il en cherchant James du regard.

Il tente misérablement de se relever, mais s'écrase à nouveau sur le sol savonneux.

Cette fois-ci James éclate de rire.

– Je crois que je viens d'avoir une idée, articule-t-il entre deux rires.



– Tu es sûr que ça va fonctionner ?
– Aucune raison pour que ça échoue, confirme James qui semble ne jamais avoir été aussi fier.

Ce n'est pourtant pas l'une de leurs farces les plus compliquées. La carte du Maraudeur pour échapper à Rusard, ça s'était quelque chose de difficile à concevoir. Il leur a fallu des mois entiers pour parvenir à trouver les bons enchantements et à ce que la moindre personne présente au château apparaisse dessus.

Et en parlant de Rusard, Sirius le voit se rapprocher sur la carte alors qu'il savonne vigoureusement les marches d'escalier avec un savon bien gras – un qui provoquera une chute inévitable à quiconque entrera en contact avec.

– Peter, appelle-t-il.

Celui-ci se montre. Il fait le guet tandis que James et lui s'occupe de mettre à exécution leur plan. Remus n'a pas daigné sécher une heure de cours – avec Binns en plus.

– Rusard se ramène avec Miss Teigne.
– Je m'en occupe.

Son ami rapetisse sous ses yeux jusqu'à prendre la forme d'un gros rat qui s'échappe aussitôt.

Ils ont déjà fait le coup plusieurs fois. Miss Teigne ne peut résister à un gros rongeur – et Rusard n'est pas assez malin pour comprendre que c'est un rat qu'elle pourchasse, pas une piste vers quelques étudiants paresseux qui traîneraient dans les couloirs pendant les heures de cours.

Sirius sourit. Ça a du bon finalement, de pouvoir se transformer en rat. Sirius lui serait bien trop gros pour faire diversion – et bien trop suspect.

James lui donne une tape sur l'épaule et murmure :

– Ils arrivent.

Ils lui montrent sur la carte un groupe d'étudiants – des Serpentard – qui se dirigent tout droit vers les cachots. Leur heure de cours a dû se terminer – ou bien ils ont quitté la bibliothèque un peu plus tôt.

D'un coup de baguette Sirius rassemble tout – éponges, serviettes et savon – dans le seau et suit James sous la Cape d'invisibilité. De là où ils se tiennent ils auront une vue parfaite de la scène.

Ils n'ont plus qu'à attendre et savourer le spectacle.

Un groupe de cinq élèves apparaît à l'angle du couloir. Sirius reconnaît deux joueurs de l'équipe de Quidditch parmi eux – des amis de son frère – et l'être tout à fait exécrable dénommé Severus Rogue. Il se tient devant eux, le dos courbé, en première ligne pour leur farce. C'est une heureuse surprise.

Leur coup ne manque pas. A peine le pied de Servilus touche-t-il la marche que celui-ci dérape. Dans la confusion, les yeux écarquillés, plus globuleux que ceux d'un crapaud, il s'accroche à la robe de son camarade et l'entraîne avec lui dans sa chute. C'est tout le groupe de Serpentard qui dévale bientôt les escaliers et s'écrase en un tas informe de corps hideux aux pieds des marches. Les sorciers grimacent et gémissent de douleur. L'un des sorciers repousse Servilus qui lui est tombé dessus. Tous se redressent en alerte, les baguettes tendues, à la recherche d'une quelconque menace.

Mais rien ne vient.

Sirius et James sont pliés en deux sous la Cape d'invisibilité. Ils se tordent de rire et se mordent la main pour ne pas se faire entendre de leurs camarades. Ils n'ont peut-être jamais vu plus beau et de plus hilarant qu'un groupe de Serpentard dégringoler du haut de leur piédestal.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par AliceJeanne » 17 févr. 2018 - 21:07

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Savonner
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 920
Personnages : Alicia, Manuel, Simon (OCs)
Rating : /
Le soleil descendait doucement dans le ciel, parant celui-ci d’une myriade de nuances de vermillon lorsque Manuel atteignit la maison ce soir là. Je jeune garçon était rompu de fatigue et n’aspirait qu’au repos après une journée harassante à seconder le père de Sélène dans son atelier. Ses mains lui faisaient mal et de nombreuses coupures se refermaient encore alors qu’il avait cessé son ouvrage presque une heure auparavant. Pensant trouver Alicia à la cuisine avec Eugénia, quelle ne fut pas sa surprise de trouver la jeune-fille trempée de la tête aux pieds et s’affairant avec ardeur devant un baquet d’eau. Il fut un instant partagé entre le rire et la compassion, ce devait certainement être la première fois de sa vie que son amie lavait quoique ce soit. Ce fut finalement la sagesse qui l’emporta et il se contenta de se parer d’un sourire amusé en s’approchant d’elle.

« Tu sais, ce sont les vêtements propres que tu es supposée laver et non ceux que tu portes actuellement ! Rit-il. »

L’adolescente redressa la tête, un rictus gêné déformant ses traits, la fille aînée de la famille l’avait laissée avec la pile de chemises quelques minutes auparavant sans plus d’explications et elle tachait depuis de faire ce que l’on attendait d’elle. Malheureusement elle se révélait être un peu maladroite et les moqueries de son ami étaient bien malvenues alors qu’elle se sentait si ridicule. Dans le château de Viktor c’étaient les esclaves qui s’occupaient de la lessive et des autres tâches ménagères aussi tout ce vaste domaine était-il une parfaite nouveauté pour la jeune vampire. Alicia voulait bien faire en se proposant lorsqu’Eugénia avait demandé que l’on s’occupe du linge, elle s’attendait cependant à ce qu’on lui explique comment procéder et n’avait pas réussi à demander des explications tant elle avait peur de l’avis que pourraient bien se faire les humains.

« Peut-être que si tu mettais le linge sur la planche ce serait beaucoup plus facile pour frotter ! Suggéra Manuel en se rapprochant. »

Alicia lui lança un regard noir, comme si la situation n’était pas déjà assez humiliante, son ami prenait un malin plaisir à l’ennuyer. La folle envie d’envoyer la brosse et le savon dont elle se servait dans le visage rieur du fils de William lui traversa rapidement l’esprit mais elle se contient, il était hors de question qu’elle perde encore ses moyens pour quelque chose d’aussi insignifiant que son piètre niveau de maitresse de maison. Elle se contenta juste d’une réplique courroucée avant de se remettre à l’ouvrage, écoutant cependant les conseils du garçon.

« C’est ta tête qui va finir sur cette planche si tu continues à parler ! »

Manuel étouffa un petit rire et observa à distance la technique de la jeune-fille, elle y mettait de la bonne volonté c’était indéniable, mais son manque d’expérience était visible et il avait un peu de peine. Si elle y passait trop temps elle aurait le dos fourbu et sa journée aux champs du lendemain n’en serait que plus pénible. Discrètement il se faufila derrière elle et alors qu’elle tentait de désincruster une chemise d’Ottó des nombreuses tâches qui la parsemait et se plaça doucement dans son dos la faisant sursauter.

« Je peux savoir ce que tu fais exactement ? S’offusqua-t-elle alors qu’il lui prenait les mains pour la guider.

- Je t’aide, je ne souhaite pas t’entendre geindre demain que tu as des courbatures à cause d’un morceau de tissu et d’une planche à récurer. »

Alicia soupira mais contente de passer un peu de temps seule en sa compagnie fit bonne figure et accepta ses conseils.

« Et puis, ajouta-t-il, cela me donne une excellente excuse pour me tenir près de toi. »

Alicia rougit puis soudainement un sourire s’élargit sur son visage, le fils de William pensait certainement que son aide réussirait à lui faire oublier ses boutades. Et bien il se trompait, elle avait à présent de quoi lui passer un joli savon en toute impunité.

« Hum, commença-t-elle, je crois que j’ai fait tomber l’éponge au fond du baquet. Et… je crois que j’ai le bras trop court pour aller la récupérer, minauda-t-elle.

- D’ordinaire tes excuses sont un peu plus imaginatives que cela, fit-il suspicieux amorçant cependant son geste en se penchant en avant.

- Sans nul doute mon esprit est-il aussi lessivé que ces vêtements, se hasarda-t-elle en se décalant de quelques centimètres. »

La suite fut très rapide, en quelques secondes Alicia se saisit du seau d’eau froide se trouvant à sa gauche et Manuel pensant que son but était de lui mettre la tête dans le baquet ne fut pas assez rapide pour l’éviter. Il poussa un cri de surprise lorsque l’eau glacée imprégna ses vêtements et grogna de fureur lorsqu’il aperçut son amie tenant encore l’objet de son crime entre ses mains s’esclaffer.

« Tu ne trouves pas que cela sent le chien mouillé ? Ricana-t-elle.

- Ce que je sens surtout c’est que deux jeunes gens vont être privés de repas s’ils n’arrangent pas immédiatement ce chantier ! Grogna Simon en survenant derrière Alicia. J’en connais deux qui vont sécher avec le linge sur une corde s’ils ne me donnent pas immédiatement une bonne explication à tout ce raffut ! »

C’est en déglutissant et sans entendre les grands éclats de rire d’Eugénia que les deux jeunes entreprirent de nettoyer leurs bêtises sous le regard paternel de Simon qui riait intérieurement, cette scène lui rappelant quelques doux moments de son existence.
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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par LilTangerine » 17 févr. 2018 - 21:28

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : Original
Nombre de mots : 192
Personnages : Fred, Thomas
Rating : /
On disait qu'elle était folle. Qu'elle n'appartenait pas au commun des mortels, qu'elle ne connaissait pas les limites que lui imposait d'être humaine.
C'était si rafraichissant.

Fred le regardait avec cet air interrogateur, qui lui posait des milliers de questions sans qu'elle ait à ouvrir la bouche. A quoi penses-tu ? Les hommes sont-ils faits de poussières d'étoile ou les étoiles de poussières d'homme ? Hamburger, ce soir ? Est-ce que l'univers a une fin ? Tu veux aller voir le dernier film d'horreur ?
Sans aucun doute, elle réfléchissait trop. Elle dérangeait, parfois. Elle réveillait des peurs enfouies, des crises existentielles, des mots oubliés.
Peut-être était-ce ce que Thomas aimait le plus chez elle.

Dérangée, elle dérangeait. Mais peu importait, puisque d'un rire elle gagnait le coeur de ses auditeurs, son rire un peu étrange qu'elle répandait autour d'elle comme le feu sur une trainée de poudre.

- Alors, tu viens ?

Evidemment qu'il venait. Il venait toujours.

Alors qu'ils longeaient les devantures éteintes des boutiques dans la nuit tombante, Thomas se demanda si, en fin de compte, elle n'était pas la seule à être saine d'esprit, et eux dans délusion.
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Eurydice » 17 févr. 2018 - 21:29

Titre : Aucun
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : HP always !
Nombre de mots : 100 (tout pile !)
Personnages : Bellatrix Lestrange, Narcissa Malefoy
Rating : tout public

Ses cheveux hirsutes perchés en haut de la tête, son regard à la fois déterminé et fêlé, son rire sardonique… Narcissa réprima un frissonnement. Sa sœur… elle n’osait s’avouer qu’elle ne se sentait pas en confiance en sa compagnie. Le regard d’obsidienne de son aînée l’obsédait et la terrorisait à la fois. La jeune femme posa son attention sur Bellatrix qui caressait sa baguette avec un sourire malveillant. Elle semblait regarder au loin, son regard transperçant sa cadette comme la dague qu’elle portait continuellement sur elle. Narcissa sonda ledit regard. Un regard à la fois extrêmement lucide et… incroyablement dément.
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Lost Greenie » 17 févr. 2018 - 21:34

Titre : Après Azkaban
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Sirius
Rating : tous public
Il avait croupi dans sa cellule pendant ce qui lui avait semblé être une éternité, les détraqueurs flottant devant lui à longueur de journée. À croire qu'ils venaient exprès pour le rendre fou! Ces choses infâmes à la respiration rauque, qui faisaient chuter la température au dessous du zéro, qui vous donnaient l'impression que toute joie vous avait été enlevée. Avec votre envie de vivre par la même occasion. Les autres détenus avaient tous tourné tarés avec ces conditions de vie, et même s'il savait que ce n'avait pas été son cas, il savait qu'il ne donnait pas vraiment cette impression. N'importe qui aurait pu le prendre pour un véritable criminel complètement dérangé.

C'est pourquoi il comprenait parfaitement que Harry, dont il était le parrain, l'ait cru coupable des crimes dont il avait été accusé il y avait de cela plusieurs années. D'autant qu'il l'avait surpris dans un moment de pure démence: il venait enfin de retrouver le véritable responsable de la mort de Lily et de James, il avait enfin l'occasion de rendre justice à feu ses amis après un séjour prolongé dans la pire prison qui soit. Mais à voir la haine dans les yeux de ce garçon qui ressemblait tant à son père, être témoin de la rage qui l'habitait, quelque chose se brisa en lui. Pettigrow lui avait tout pris. Mais il comptait bien y remédier. Et il ne laisserait personne se mettre sur son chemin.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Carminny » 17 févr. 2018 - 21:41

Titre : /
Thème (écrit ou image) : démence
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Ethel Crochue (OC) et Tom Jedusor
Rating : Tout Public
Ethel Crochue sortit de la salle de Défense contre les Forces du Mal en courant. Jamais un cours ne lui avait parut aussi long. Elle devait absolument aller aux toilettes. Immédiatement ! Craignant une longue file d’attente, elle ouvrit la porte à la volée et rentra dans quelqu’un qui sortait justement.
Elle ne mit que quelques instants à reconnaître Tom Jedusor, l’élève modèle.
- Tu sais, les toilettes des garçons sont juste en face, et certainement pas plus…
Ethel s’arrêta au milieu de sa phrase en croisant le regard d’ébène du Serpentard. Une lueur inquiétante y brillait. De la démence.

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par dedellia » 17 févr. 2018 - 21:42

Titre : aucun
Thème : Démence
Fandom : aucun
Nombre de mots : 133
Personnages : /
Rating : Tout public
Je la vois, je lui parle, mais pourquoi?
Elle est peut-être ici, mais pas vraiment
Ce n’est plus elle, ce n’est plus celle que j’ai aimé
J’ai voulu la voir, mais à quoi bon ?
C’est une ombre qui ne me reconnait que parfois
Qui ne semble pas comprendre ce monde autour d’elle

Ce n’est plus ma grand-mère, ce n’est plus mon héroïne
Ce n’est même plus une femme qui a vaincu les années
C’est un corps qui enferme celle que j’aime et qui la laisse parfois glisser un bras
Un câlin, un regard
Puis cette ombre la tire vers l’arrière
Et je la perds encore une fois
Je voudrais tant la revoir
ELLE
Rien qu’une dernière fois
Mais ça n’arrivera pas
Alors j’en viens à me dire
Qu’il vaudrait mieux la laisser partir
Image
:boing: :boing: :boing:

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par ninipraline » 17 févr. 2018 - 21:44

Titre : Incendio
Thème (écrit ou image) : la photographie du tunnel de chemin de fer et le mot démence.
Fandom : HP
Nombre de mots : 307
Personnages : Tonks et Travis (OC?)
Rating : Tous public
« Bon sang de saleté de cochonnerie de filets du diable de mes…
– Calme-toi, Travis ! Coupa une voix jeune et féminine. C’est pas en les insultant que tu vas les faire disparaître. Incendio ! »
Des flammes s’élevèrent, éclairant les ténèbres des sous bois et pendant un bref instant, les longues lianes épineuses qui rampaient aux pieds des arbres et qui se ratatinaient et s’enfonçaient sous terre pour fuir la lumière qui venait d’envahir leur repaire.
Alors qu’un des buissons d’épineux finissaient de disparaître, au pied d’une femme au cheveux violet qui pointait une baguette vers le ciel, un homme tomba lourdement derrière elle.
« Tonks, grogna-t-il en se relevant avec une grimace de douleur et en massant énergiquement ses fesses, la prochaine fois, préviens ! »
La dénommée Tonks se retourna, ouvrit la bouche pour répondre, lorsque l’un de ses pieds cogna quelque chose qui émit une protestation métallique, et elle tomba à son tour.
« Bien fait ! Ronchonna l’homme en lui tendant néanmoins sa main.
– Je l’ai trouvé, trépigna la jeune Auror, toute à sa joie et sans tenir compte de l’aide proposée. Travis, je l’ai trouvé. »
Mais Travis n’eut pas le temps de se pencher pour voir ce qui mettait sa collègue. Le sifflement d’un train les firent se retourner comme un seul sorcier.
Une unique lumière blanche troua la forêt et fondit sur eux. Une forme froide et humide semblable à de l’eau glacée les traversa de part en part et, disparut. La forêt retomba dans un profond silence.
Tonks se tourna vers Travis qui fixait une ouverture sombre par laquelle la lumière folle était sortit avec une expression de démence.
« Travis, dit Tonks sur le ton qu’elle aurait employé pour annoncer que le café était servi. Je crois bien qu’un train fantôme vient de nous passer dessus. »
Image

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Cléobuline
Elève de première année
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Cléobuline » 17 févr. 2018 - 21:46

Titre : aucun.
Thème : 2, Image du tunnel.
Fandom : aucun.
Nombre de mots : 390.
Personnages : OC.
Rating : aucun.
Ça faisait peur, mais c’était le jeu. Le frère et la sœur, une petite tête rousse et une petite tête brune, dissimulés dans la verdure, attendaient le passage du train. Ils sentaient déjà le sol trembler, vibrer, sous leurs pieds. Les faisant trembler eux-mêmes. Parfois, ils échangeaient un regard impatient et euphorique, un brin effrayé à l’entente du grondement terrible qui provenait du tunnel. Et parfois, surtout les jours d’hiver, où la luminosité n’était plus si belle dans le ravin, le long du chemin de fer, ils fixaient droit devant eux, la main de l’un broyée dans celle de l’autre, n’osant pas se regarder de peur que l’autre devine que la peur commençait à monter. Ils attendaient, serrés l’un contre l’autre, tendus autant de peur que d’impatience, tremblant en même temps que la terre. Et quand ils savaient le train proche, ils se mettaient à crier. C’était souvent elle qui commençait. Leurs petites voix aiguës résonnant, près du tunnel, leur son s’en altérant à l’approche du train. A la fois hilares et terrifiés, ça ne les faisait que crier plus fort tandis que la machine passait à toute allure devant, le courant d’air venant avec elle leur coupait presque le souffle, les plaquant contre la paroi avec sa puissance qui faisait pétiller leurs yeux ébahis d’enfants inconscients. Ils regardaient les couleurs des wagons défiler devant eux, essayant de déchiffrer, de manière totalement vaine, les mots qu’ils croyaient voir inscrits sur les conteneurs.
Et puis en un instant, c’était fini. Tant d’attente pour quelques secondes qui faisaient battre leur cœur presque aussi vite que le train sur les rails. Ça tremblait encore un peu, le bruit mourait petit à petit au loin. Alors leurs mains se lâchaient, et ils s’élançaient sur le petit chemin, marchant tout à côté des rails, en file indienne, un pied devant l’autre. Jouaient à sauter par-dessus les rails, à faire les équilibristes. Ils s’arrêtaient toujours à l’orée du tunnel. Pour y crier, encore. Des âneries, souvent. Jamais ils n’osaient faire plus d’un pas dans ce lieu à l’obscurité épaisse, presque étouffante, dont ils ne pouvaient voir la fin. Mais un jour, ils iraient, ils en étaient certain, affronter tous les monstres tapis dans le noir, les fantômes qui doivent voleter sous le vent des trains. C’est promis, un jour, ils iront loin, main dans la main.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par BellaCarlisle » 17 févr. 2018 - 21:58

Titre : Elle et lui
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : HP
Nombre de mots : 214
Personnages : Bellatrix, Rodolphus
Rating : Tout public
Elle est belle quand elle sourit. Ses lèvres rouges s’étirent, son visage rayonne et ses yeux brillent d’une joie incroyable. Elle tourne, virevolte sous la pluie, offrant sa peau à ces gouttes d’eau qui la caressent. Rodolphus l’observe, se considérant chanceux d’être celui qui a été choisi pour l’accompagner. Sa Bella est celle qui comprend sa folie, parce qu’elle est touchée elle-aussi par cette démence qui les anime tous.

Est-ce Voldemort qui a perverti leur âme en les détruisant tous de l’intérieur ? Ou est-ce simplement leur esprit qui est pourri depuis leur naissance ? Ce n’est pas si important, ils se complètent, s’aiment, se détestent et se tuent. Bellatrix est sans doute la plus folle des deux, elle porte cette lueur déséquilibrée dans son regard, en permanence. Elle rit n’importe quand mais surtout lorsqu’elle torture. Et Rodolphus ne peut que la désirer plus encore quand il l’observe s’amuser avec ces traîtres à leur sang.

Bellatrix est une Black, une Lestrange et un Mangemort. Mais elle est avant tout une femme, belle et dangereuse, plus farouche que ses sœurs. Elle maîtrise l’imperium comme d’autres savent laver le linge et elle en use au gré de son humeur.

Alors Rodolphus la rejoint et danse avec elle sous la pluie de sang qui envahit le monde.
Image

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Fleur d'épine
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Fleur d'épine » 17 févr. 2018 - 21:58

Inachevé. Et vraiment pas assez réfléchi. Désolée, je ne peux pas faire plus, j'ai fait la Nuit érotique jusqu'à 21h33 et ça m'a vraiment pas laissé assez de temps T___T Pourtant j'adorais le thème ET l'image. Je les mets de côté pour une prochaine fois o/

Titre : Le tunnel (hehe, quelle originalité) OU la petite ceinture OU Nestor
Thème : Image du tunnel.
Fandom : /
Nombre de mots : 543.
Personnages : OC.
Rating : aucun.
Un putain de désastre cette excursion. Il fallait toujours qu’il soit intrépide. C’était pour ça que nous l’aimions, au départ. Evidemment. Sinon, il n’y avait aucun intérêt à l’aimer. Mais sa témérité, son toupet presque, nous le rendaient indispensable.

Alors il nous avait dit, ce jour-là, il y a deux semaines environ. « Les gars, il y a une gare abandonnée, dans le Sud. Un coin caché, au milieu de la nature, la Petite Ceinture. Vous connaissez ? ».

Non. Non mais soit, partons. L’aventure, ça a toujours été notre fort. Seize ans, à peine, et se prenant déjà pour des conquérants.

Alors nous sommes partis, ce samedi 10 mars, à quatorze heures, nous enfoncer dans ce monde inconnu de la petite ceinture. Le décor urbain de Paris avait disparu en quelques minutes à peine. A l’arrivée, cela ressemblait à un temple et nous étions émerveillés.
« Nestor. Chapeau ». C’est Pierrick qui avait lancé ça. Il parlait pour nous tous. On n’aurait pas pu dire mieux.

Pendant des jours, on s’est installé ici. C’était notre QG. Un coin de tranquillité insolite dans la capitale. Un mélange d’ambiance contradictoire, entre la nature et les rails, de cette vieille gare enterrée. On se plaisait à imaginer les trains d’antan, et à se créer des petites histoires d’indiens et de cowboys. C’était des gamineries mais ça nous plaisait. Le lieu, interdit d’accès, était plein de richesse et de sagesse. Bientôt, Anna et Margaux en profitèrent pour méditer, et le groupe s’agrandit.
Nous nous étions bien installés.
Mais, à force d’habitude, Nestor s’ennuyait. Il nous avait alors demandé de prendre des risques. Il avait dit « Demain, on vient de nuit. Vers minuit ». Et on allait voir, après, ce qui allait se passer. Mais c’était pas franchement une bonne idée. On savait que le lieu n’était pas très recommandé en soirée. Il y avait beaucoup de squatts. Déjà, en journée, mais on avait réussi à se trouver une place.

Le lendemain, dans le noir profond, munis de nos lampes torche, nous étions donc revenus, selon les consignes de notre cher Nestor.

Alors au départ, la bande, agrandie, la bande de tous les jours, inquiète, s’était rassurée : « on va faire un feu de camp » et elle s’était posée, comme toujours, à côté des rails, se mettant à fumer et à boire. Mais pour Nestor, c’était pas assez.
« Bande de poules mouillées ! » avait-il hurlé. « Venez à l’intérieur du tunnel, et on verra bien ».
C’était un peu fou, certainement, mais on n’est pas sérieux quand on a seize ans, n’est-ce pas ?
Nous l’avions suivi. Pourquoi pas après tout ?
Un putain de désastre cette excursion. 

Nous l’avions suivi, un peu tremblants mais excités, dans le néant du tunnel. La Petite ceinture, du long de ses 32 km de longueur, paraissait infinie, inquiétante.

Nos bruits résonnaient à l’intérieur du tunnel béant. Et une réponse nous vint. De l’autre côté. Un « BOUAHIU » très très fort. Et nous, au lieu de reculer, ça nous avait donné envie de nous avancer davantage, au contraire.

On devait pas être très futés. Faut dire qu’on avait bien bu.

Alors nous nous sommes avancés, tête de mules que nous étions, continuant à hurler. Et la voix, de l’autre côté, continuant de nous répondre par des gargarismes étranges.
Nous, ça nous excitait.
Pour des résolutions culturelles hautes en couleur :
Mon défi ciné III - Mon défi spectacle II

Image Image
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Cernunnos
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Cernunnos » 17 févr. 2018 - 22:00

Titre : Perdition
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : HP
Nombre de mots : 106
Personnages : Tom Jedusor
Rating : o

Du fond des abysses de mon esprit fou,
La mélodie s’élève, entêtante, lancinante.
Ô Miroir, que dire à ma silhouette tremblante ?
Je ne suis plus ici, mon ego se dissout.

Je t’en prie, Ô Morphée, emporte moi au-delà
De cet horizon froid anesthésiant mon cœur ;
Je veux à nouveau naître, connaître joie et peur.
Arrête ces saccades, fait donc taire les voix.

Mais tout cela est vain, jamais ne connaitrai-je
Le repos naturel et le sang sur la neige.
A jamais tourmenté, jeune Tom Jedusor.

Puisque les mélopées toujours continueront
Je briserai le cycle en me dressant de front.
Morphée, prosterne-toi devant Lord Voldemort.
Dernière modification par Cernunnos le 17 févr. 2018 - 22:58, modifié 1 fois.

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Eanna
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Inscription : 20 oct. 2010 - 14:08

Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Eanna » 17 févr. 2018 - 22:08

Titre :
Thème (écrit ou image) : Démence
Fandom : HP
Nombre de mots : 1251
Personnages : Lavande Brown, Olivier Dubois
Rating :
« Surtout, n’hésite pas, si tu veux… je ne sais pas, boire un verre ? Faire une bataille explosive ? Ou juste parler ? Envoie-moi un hibou. »
Recroquevillée sur son lit, secouée de sanglots, ces mots refirent brusquement surface dans l’esprit de Lavande. Jusque-là, elle s’était toujours empêchée de céder à cette « facilité ». Elle ne passerait pas pour la petite princesse en détresse incapable de se gérer, elle était capable de se calmer toute seule. Elle ouvrit des yeux embués et son regard se posa sur la boîte de cachets sur sa table de nuit. Un seul, et elle s’endormirait comme un bébé, ce serait tellement simple…
Mais elle ne cédait à cette extrémité que lorsque les crises étaient si fortes qu’elle en venait à s’étouffer dans ses pleurs.
Elle réussit à se lever, tremblante, et attrapa une plume et un bout de parchemin près de son lit. Parvati, c’était à elle qu’il fallait qu’elle écrive, pas à lui. C’était Parvati sa meilleure amie, celle qui passait la voir une fois par semaine pour papoter, ce pour quoi Lavande lui était infiniment reconnaissante.
Mais au moment d’écrire le nom de sa meilleure amie, sa plume resta suspendue en l’air. Et au lieu de quoi, ce fut son prénom à lui qu’elle traça d’une écriture confuse, incertaine. « Olivier ».

Lorsque le hibou s’envola avec son parchemin chiffonné, dont la moitié des mots avaient été dilués par les larmes, Lavande se demanda ce qu’elle venait de faire comme monumentale bêtise. Mais les tremblements et sanglots étaient encore si forts qu’elle se laissa tomber sur son canapé, roulée en boule, la tête entre les bras.
Combien de temps s’écoula-t-il ? Elle aurait été incapable de le dire, mais la nuit était tombée quand des coups retentirent près d’elle. Elle mit du temps à comprendre que c’était à sa porte qu’on toquait, et le temps qu’elle se lève pour aller voir, le nouveau venu avait ouvert la porte d’un coup de baguette et était rentré dans le petit appartement du Chemin de Traverse où elle vivait.
Lavande se figea et il fit de même. Il était venu…
Alors sans réfléchir elle se rua vers lui et le serra contre elle à l’étouffer, le visage contra sa cape trempée de pluie.
— Lavande… dit-il en lui rendant son étreinte. J’ai eu ton message, je suis désolé d’avoir mis si longtemps, on avait entraînement, et notre nouvel Attrapeur est une vraie catastrophe, j’ai dû…
Mais il s’interrompit, comme s’il avait senti que ce n’était pas le sujet. Pourtant Lavande aurait préféré qu’il continue à parler, sa voix l’apaisait, elle se sentait moins seule et tellement plus sereine là, contre lui, dans cette bulle de chaleur.
— Tu… tu vas bien ? demanda-t-il maladroitement.
Elle secoua la tête, sans s’écarter de lui, les mains crispées sur sa cape ruisselante.
— Si… si on allait s’asseoir on serait mieux pour discuter… non ?
Lavande se recula brusquement, essayant de s’essuyer les yeux, tout en remettant en place la mèche de cheveux blonds sur ses cicatrices, mais Olivier attrapa doucement sa main pour l’en empêcher.
— Non, s’il te plaît, dit-il gentiment.
Mais elle fit la sourde oreille et dissimula la moitié de son visage derrière sa mèche. Elle était déjà suffisamment pitoyable, inutile d’en rajouter.
Il la prit par les épaules et l’emmena vers le canapé. Il la fit asseoir et se mit à côté d’elle, une main sur son épaule. Alors aussitôt Lavande fondit de nouveau en larmes et Olivier retira brusquement sa main, comme si son contact avait enclenché la crise de sanglots.
— Pardon, je suis désolé ! s’exclama-t-il.
Il allait la prendre pour une folle, une véritable démente. Mais n’était-ce pas ce qu’elle était devenue ? A craindre son reflet dans le miroir ? À piquer de violentes crises de désespoir plusieurs fois par semaine, parfois même plusieurs fois par jour ? A chaque nouvel épisode, soit elle se calmait seule, soit elle faisait appel à Parvati qui lui répétait que c’était normal après ce qu’elle avait vécu, que n’importe qui serait traumatisé… Mais cela faisait plus de deux ans maintenant ! Combien de temps encore resterait-elle dans cet état ?!
A cette pensée, elle se remit à pleurer de plus belle, et Olivier tenta maladroitement de lui tapoter l’épaule, ce qui eut au moins le mérite de lui faire esquisser un sourire entre ses sanglots. Il lui rappelait Ron, et sa délicatesse légendaire lorsqu’il devait la consoler pour une mauvaise note ou un de ses rubans perdus…
— Je… je suis désolée… hoqueta-t-elle en essayant d’inspirer profondément pour se calmer.
— Non, non, ne t’en fais pas… Je suis là pour ça…
— Je dois faire peur à voir…
— Un peu… Enfin non, pardon, je ne voulais pas dire ça ! Tu m’as fait peur quand je suis arrivé, mais tu ne fais pas peur dans l’absolu, tu… tu comprends ?
Lavande eut un petit rire qui lui évoqua un mélange entre l’aboiement un chiot perdu et une grenouille mal en point.
Olivier lui pressa l’épaule, puis à son grand étonnement, il vint lui prendre la main, et la pressa entre les siennes. Elle leva les yeux vers lui, devinant ses traits à travers ses larmes.
— Olivier, je suis en train de devenir folle… gémit-elle alors. Je n’y arrive plus…
— Je sais, murmura-t-il, avant de passer un bras autour de ses épaules et de l’attirer contre lui. J’en ai eu une petite idée en recevant ton message.
Il avait enlevé sa cape trempée et son pull-over avait une douceur rassérénante sous la joue de Lavande qui inspira profondément son parfum. Il n’était pas familier. Olivier et elle s’étaient trop peu vus pour cela, mais elle connaissait son odeur, et elle ignorait si c’était dû aux composants du parfum qu’il mettait, ou si c’était sa présence, mais elle sentait déjà les battements de son cœur ralentir à mesure qu’elle se concentrait sur ce parfum.
— Tu n’es pas folle, lui dit-il d’une voix calme, sa main lui caressant le dos à un rythme régulier. Ne laisse jamais personne te dire le contraire.
— Je fais des cauchemars presque toutes les nuits… Et là, l’état dans lequel tu m’as trouvée… c’est quasiment quotidien…
— Et c’est normal. Si les Médicomages t’ont dit que tu serais remise au bout de quelques mois, ils se sont lourdement trompés. Avec des médocs, oui, clairement tu peux faire comme si tu allais mieux. Ça, avec les médocs, tout est plus simple…
— Je ne veux pas les prendre…
— Alors ne les prends pas. Tu n’es pas obligée.
Lavande s’écarta alors de lui, et releva les yeux, hésitant à croiser son regard.
— Olivier… Ce ne sont pas seulement des crises de larmes. Je fais des rêves où… où je tue des gens. Je n’en faisais jamais avant, et je crois que…
— Tu n’es pas en train de devenir une meurtrière, Lavande. Tu n’es pas Greyback ! Tu as… tu as reçu des caractéristiques des loups-garous, mais ça ne fait pas de toi un monstre sanguinaire !
Il la reprit contre elle, et Lavande se laissa aller dans cette étreinte, le cœur serré. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait, elle savait que quelque chose clochait chez elle. Elle ne serait jamais plus la Lavande d’avant, et c’était peut-être ce qui lui faisait le plus mal. Ses rêves de princesse, de couleurs et de bonheur avaient laissé place à des cauchemars sanglants et terrifiants.
Cette Lavande lui faisait peur. Et elle craignait plus que tout que l’ancienne ait définitivement disparu…
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par selket » 17 févr. 2018 - 22:21

PS : je viens de voir que je n'avais pas envoyé le texte pour le thème de 21h mea culpa

Titre : Voie ferrée
Thème (écrit ou image) : https://pre00.deviantart.net/31ea/th/pr ... aj4qtw.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 252
Personnages : Dean Thomas
Rating : TP
Une végétation luxuriante qui borde la trouée qui balafre la forêt. Des fougères à parte de vue qui se mêle aux asparagus et capillaires. Et parmi ce camaïeux de verts, qui prend des tons dorés à la lumière du soleil, il y a cette voie ferré qui lentement s’enfonce dans le sol humide. Grignoté par la rouille, recouverte par la mousse elle s’enfonce dans le gueule béante d’un tunnel.
Camaïeux de vert dans lequel apparait encore les tons bruns des pierres et puis, il y a cette entrée noire comme un four qui attire sans cesse son regard.
C’est tellement surprenant cette différence entre la forêt paisible et cette porte sombre qui s’ouvre sur les ténèbres.

Il est là à regarder les rails qui s’en vont vers l’inconnu, à se demander si il osera les suivre.
Un clic d’appareil photo et il se détourne de l’endroit clos qui l’effraie au plus haut point.
Depuis la fin de la guerre il souffre de claustrophobie. Alors malgré l’envie de savoir ce qui se cache derrière, de découvrir un endroit mystérieux il reste là baigné par le soleil. Car l’obscurité et les pierres humides lui rappel trop la cave du manoir Malefoy.
Un clic d’appareil photo pour fixer son démon sur la pellicule comme pour mieux le garder loin de lui et il quitte cet endroit hors du temps.

La guerre est peut-être loin, il à peut-être réappris à avancer mais il reste sans doute encore des marques que le temps n’effacera jamais.

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Eurydice
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Inscription : 22 juil. 2017 - 12:43

Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Eurydice » 17 févr. 2018 - 22:24

Titre : aucun
Thème (écrit ou image) : Corrompu
Fandom : HP
Nombre de mots : 173
Personnages : Peter Pettigrow
Rating : tout public

Il était petit. Il était faible. Il était traître. Mais cette pensée ne l’effleura même pas. L’idée même qu’il eût pu trahir la confiance de ses amis n’eût rien changé à sa conviction. La peur le tenait. Et ce fut cette peur qui le conduisit à porter cette marque. Cette marque qui prouvait sa traîtrise, mais qu’il dissimulait. De la honte ? Non, il s’agissait encore de peur. La peur qui guidait sa vie, le moindre de ses pas. Ses pas de rat. Il était méprisable, et méprisé par tous. Par ses anciens amis les premiers. Par ses nouveaux amis, les Mangemorts. Par son Maître même, qui ne voyait en lui qu’un outil. Pas même un bel outil. Au mieux, un vieil outil oublié au fond du jardin. Mais Peter Pettigrow cachait autre chose derrière sa peur. Il cachait de la frustration. Et de l’ambition. L’ambition de montrer aux autres leurs torts le concernant. Il n’était pas si faible, oh que non. Il retrouverait son Maître, lui, le fidèle. L’unique. Le plus corrompu.
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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par ninipraline » 17 févr. 2018 - 22:30

Titre : Juste un soir
Thème (écrit ou image) : la photographie avec les étoiles
Fandom : hp
Nombre de mots : 102
Personnages : Harry Potter et Lily
Rating : Tout public
« Et si elle ne s’allumait pas ce soir ?
– Elle va s’allumer, sois patiente.
– Oui, mais si elle s’allumait pas.
– Ben si elle s’allumait pas, je prendrais ma baguette et je lui enverrai un sort pour l’obliger à s’allumer.
– Oui, mais si elle s’allumait toujours pas, et si elle s’allumait jamais plus et pour toujours, » insista la petite voix plaintive.
Harry se baissa vers la petite bouille enfouie sous l’épaisse chevelure rousse héritée de sa mère. Il sentait la petite main encore poisseuse du sucre du gateau du dessert serrer son index.
« C’est notre étoile, Lily. Mais même si notre étoile disparaissait, nous resterions une famille unie. »
Un sourire éclaira le petit visage. La fillette se blottit contre la poitrine de son père et ferma les yeux.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Carminny » 17 févr. 2018 - 22:40

Titre : toujours pas de titre
Thème (écrit ou image) : Corrompu(e)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100 (toujours et encore)
Personnages : Ethel Crochue, Aurora Lovegood, Faye Jasper et Reginald (OCs)
Rating : Tout public
- Chut !
Ethel sentait le regard accusateur d’Aurora sur sa nuque et le soupir exaspéré de Faye à côté d’elle. Aurora exagérait vraiment. Ca avait été l’idée à qui de sortir en plein milieu de la nuit pour admirer les étoiles, hein ?
En tout cas Ethel ne voyait pas le sens à marcher dans le plus grand silence. Ca ne servait à rien. Le chien du concierge allait de toute façon les repérer. Le voilà justement !
- Salut, Reginald. La nuit est calme ?
- Ethel, souffla Aurora. Ne me dis pas que tu l‘as corrompu !

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par PlumeEnVadrouille » 17 févr. 2018 - 22:40

Titre : Choix
Thème : Mot "corrompre"
Fandom : aucun
Mots : 101
Personnages : aucun
Rating : aucun
Tu réfléchis face à ce choix que l’on t’offre. En soi, pour toi, la question ne se pose pas vraiment. Un trésor pour un silence. Elle ne se pose pas tout court. Une moue se dessine lentement sur ton visage. Tu fais genre. Une hésitation, montrant une fragilité fausse pourtant. Mais. Tu sens une sourde colère monter en toi. Tu laisse tes sourcils se froncer lentement. Tu mordilles tes lèvres. Pour contenir les mots brûlants qui en veulent sortir. Tu penses à la réaction que tu dois avoir. Tu ouvres la bouche, prends une inspiration. Tu ne te laisseras pas corrompre.
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Cernunnos
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Cernunnos » 17 févr. 2018 - 22:46

Titre : Ce que Cornelius ignore ne peut pas lui faire de tort
Thème (écrit ou image) : Corrompu(e)
Fandom : HP
Nombre de mots : 202
Personnages : Voldemort, Cornelius Fudge
Rating : Tout public
Il baissa le regard sur le Ministre. Voilà une heure qu’il se tenait derrière lui, l’observant tel un serpent avec sa proie. Il fallait dire qu’auparavant, Voldemort n’avait jamais eu à faire avec Cornelius Fudge. Sa prédécesseure, Millicent Bagnold, lui avait donné du fil à retordre lors de la Guerre ; or, placer ses pions aux points stratégiques, dont le poste de Ministre, était nécessaire pour triompher.

Le petit homme grassouillet rédigeait une lettre à l’intention d’Azkaban. Immobile et invisible, le mage noir avait décidé de ne pas soumettre son sujet d’observation à l’Imperium.
Mieux valait laisser Lucius s’occuper de mettre la main sur le Ministère, quitte à différer l’annonce de son retour. Encore mieux, cet idiot de Fudge, accroché comme une sangsue au semblant de pouvoir qui était le sien, pourrait lui servir à libérer les mangemorts enfermés.
Il suffirait que Lucius Malefoy l’approche avec ses idées toujours brillantes, gagne sa confiance, lui promette monts et merveilles. Puis le trahisse.

Lord Voldemort se retira des pensées du Ministre et une étincelle de haine s'alluma dans le regard rougeoyant. Quel homme détestable. Vorace, idiot et opportuniste. Jamais il ne ferait le poids face à lui, le Seigneur des Ténèbres, immortel et omnipotent.

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selket
Vigile à baguette du Ministère
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par selket » 17 févr. 2018 - 22:54

Titre : Une essence maudite
Thème (écrit ou image) : Corrompu(e)
Fandom : HP
Nombre de mots : 356
Personnages : Ollivander
Rating : TP

Il n'a jamais aimé le bois d'aulne cela donne des baguettes entêtées et opiniâtres. Même le bois n'est pas plaisant à travailler, trop rigide, difficilement manipulable il n'en sort que des baguettes simples, neutres.
Alors, quand cet enfant est rentré et qu'une des rares baguettes en aulne de la boutique l'a choisi il s'est senti chagriné. Ces baguettes-là affectionnant les gens complaisants et versatiles il ne peut s'empêcher de scruter l'enfant un peu sévèrement.

Et même si il est soulagé de voir enfin cette baguette quitter la boutique, il aurait préféré qu'elle ne refasse pas remonter ses souvenirs à la surface.
Il n'a jamais aimé l'aulne mais, depuis ce jour là il le déteste. Cela fait des années qu'il n'a plut jamais touché cette essence.
Comment créer des baguettes pareilles quand on sait que c'est l'une d'elle qui a tué votre fille ? Comment la tenir au creux de la main alors qu'on revoit encore et encore celle qu'on a vendu il y a des années de cela ? Celle qui a lancé le sort fatidique.
Depuis ce jour il s'est juré de ne jamais refaire des baguettes avec cette essence maudite. Il ne se souvient plus du meurtrier mais il voit très bien l'arme du crime. Cette arme qu'il a lui même crée.

Alors qu'il observe le jeune garçon qui sert précieusement sa baguette il ne peut s'empêcher de se demander si là aussi le fruit est pourri. Si comme celui qui avait un jour tué sa petite fille il sombrera dans la folie.
Alors que le garçon lui sourit lui ne voit que la baguette. Soeur de celle qui a tué une enfant pour la seule raison qu'elle était cracmol. Celle qui sous les ordres d'un sorcier fou voulant purger le monde de la graine corrompue a lancé l'informulé meurtrier.

La transaction conclue, il retourne dans son atelier. Là où ses larmes peuvent encore couler les jours où la douleur se fait trop forte. Et dans un murmure il répète le nom du jeune garçon afin de cette fois ne pas oublier le prénom de celui qui lui a acheté une baguette d'aulne.
Quirinus Quirell.

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irenea
Elève de septième année
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par irenea » 17 févr. 2018 - 22:58

Titre : Corrompu
Thème (écrit ou image) : Corrompu
Fandom : HP
Nombre de mots : 1021
Personnages : Percy Weasley
Rating : Tout public
C'est les mains moites et tremblantes qu'il entre dans le bar. Il reconnaît instantanément le chapeau melon que porte l'homme – pourpre, on n'a pas idée de porter un chapeau pareil. Ils se sont pourtant accordés sur ce signe distinctif.

Je porterai un chapeau melon pourpre, lui avait-il écrit dans sa lettre. Vous une cravate jaune.

Percy grimace en voyant le bout de tissu qui pend à son cou. Cette couleur ne lui va pas, elle ne lui va pas du tout. Le pire dans cette histoire c'est peut-être qu'il est bien allé en magasin pour la choisir cette cravate alors qu'il aurait pu en teindre une vieille – comme sa mère aurait fait. Mais ça, c'est du passé. Il n'a plus besoin de se restreindre sur les achats maintenant qu'il travaille au Ministère et qu'il a le salaire d'un assistant du Ministre. Il peut bien s'autoriser quelques courses inutiles de temps en temps – à qui cela fera-t-il du mal ?

Il s'avance, les mains l'une dans l'autre. Il ne peut avoir l'air si peu sûr de lui – ce passé appartient à Poudlard et à ses premiers mois de stage. Il se redresse, allonge ses bras le long de son corps et avance d'un pas sûr. Cette petite comédie suffit déjà à lui redonner un peu de confiance en lui. Il s'assoit à la table de l'homme qui lui tend une pinte de bière.

Il la refuse d'un signe de la tête.

– Non merci, jamais pendant les heures de travail.
– Il est dix-sept heures, constate, un peu surpris, l'homme sur la montre attachée à son poignet.

C'est une grosse montre incrustée de pierres précieuses. Le bracelet semble être en argent véritable. Un bien riche bijou pour un quelqu'un qui prétendait n'être qu'un petit escroc.

Même la montre que Percy vient de se payer – avec ses premières économies, les premières qu'il a pu réaliser dans toute sa vie sans avoir à se serrer la ceinture – n'est pas aussi luxueuse. Elle vient pourtant du meilleur orfèvre du pays.

Il a un peu l'impression de s'être fait rouler.

Il n'est qu'un amateur dans ces histoires. Il n'est pas censé le savoir, mais l'homme doit le sentir. Peut-être même a-t-il analysé son arrivée et a-t-il compris.

Percy ne doit pas céder. Il ne doit accepter ni plus ni moins, rien que le prix qui a été convenu au préalable.

– Très bien, ça en fera plus pour moi, sourit l'homme.

Il dévoile alors une dentition cagneuse.

C'est un cliché plutôt grotesque. Il ne lui manque plus que les poches troués et Percy pourrait se croire dans l'un de ses mauvais romans moldus où les méchants ont tous la même tête.

L'homme – Percy ne connaît pas son nom, mais il se fait appeler James Dean, un acteur moldu paraît-il – fait signe au serveur qui accourt.

– Une verveine pour mon ami.

Percy fait les gros yeux, offusqué, mais ne dit rien. Pour qui le prend-il, sa Tante Muriel qui sent la naphtaline ?

– Alors, bonne journée de travail ? Pas trop dur le Ministère ? Et Fudge ? Il est supportable ?

Trop de questions auxquels Percy ne daignera pas répondre. Ce n'est après tout que pour faire la conversation. Il pourrait lui répondre qu'il a passé de bonnes vacances en Roumanie et que les gâteaux du nouveau pâtissier sont un peu secs que l'homme n'y verrait pas la différence.

– J'ai pas connu beaucoup de gars qui travaille avec Fudge. D'habitude c'est plutôt ceux du Magenmagot qui vienne me voir. C'est Harris qui t'a dit ?

Percy acquiesce. C'est bien Harris, Thomas Harris qui les a mis en contact.

Un dossier est arrivé sur son bureau il y a quelques mois de cela, il ne savait trop comment. Un trafic d'Elfes de maison. Rien de plus banal, en apparence, mais cela ne relevait pas de sa compétence. Lorsqu'il s'en est remis à son collègue, ledit Harris, et l'a averti qu'il faudrait peut-être poursuivre les criminels, celui-ci lui a ri au nez.

Tu n'as pas encore compris comment ça fonctionnait ici, hein ? Je connais un gars …

Ce serait bientôt fini, dans quelques minutes Percy pourrait partir d'ici avec l'argent en poche et il jetterait à son retour au Ministère le dossier.

Il ne cesse de se le répéter depuis plusieurs semaines que ce n'est rien d'autre qu'un petit trafic d'Elfes de maison, comme il y en a des centaines dans tout le pays.

Ils sont nécessaires vois-tu. Celui que tu veux coffrer avec ce dossier, il est dans les bonnes grâces de pas mal de gros caïds dans la région. C'est un de nos informateurs.

Alors le Ministère le laisse faire, il protège même un criminel parce qu'il est essentiel à leur fonctionnement.

Ils en ont besoin oui, pour attraper plus gros et frapper plus fort. Que vaudrait un petit trafic de créatures magiques contre tout un cartel ? Rien, rien du tout.

Et puis, tu peux y trouver ton compte. On y trouve tous notre compte au Ministère, même Fudge. Si, si, je t'assure, même Fudge. Crois-moi Weasley, si tu veux t'intégrer au Ministère c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

C'est ce qu'il y a de mieux à faire. Se plier aux coutumes, obéir et faire son travail. Ce n'est que comme ça qu'il parviendrait à trouver sa place au Ministère. Il n'approuve pas – qui peut approuver de telles méthodes – mais il doit le faire s'il souhaite un jour changer la donne.

C'est ce qu'il se dit lorsqu'il sent la petite bourse entrer dans la poche de sa veste.

L'homme le salue à l'annonce de son départ – un peu précipité, Percy doit se l'avouer, mais il doit au plus vite retourner au bureau et jeter le dossier – et lui souhaite bonne continuation.

– A la prochaine !

Percy aurait préféré ne pas l'entendre.

Dans la rue il marche vite, presse le pas.

Il sent toujours la bourse dans sa veste. Elle tape fort contre ses hanches.

Il n'est pas corrompu, non. Il ne fait que son travail.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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LilTangerine
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par LilTangerine » 17 févr. 2018 - 22:59

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Corrompu(e)
Fandom : Original
Nombre de mots : 300
Personnages : /
Rating : /
Elle se débarrassa des bracelets et du sautoir avec une telle violence qu'on aurait pu penser que l'or lui brûlait la peau. Le tintement des bijoux contre le sol en pierre résonna dans toute l'église. De ses doigts tremblants, elle défit maladroitement l'attache qui retenait ses cheveux, libérant une cascade de boucles noires. Chacun de ses pas se faisait plus assuré ; peut-être arracher tous ces cadeaux la délivrait-elle.
Elle s'agenouilla devant l'autel, sans même prendre la peine de relever les tissus délicats de sa robe. Une litanie heurtée de mots s'échappa alors de ses lèvres, des mots d'une langue ancienne et oubliée. Elle ne priait pas Dieu. Elle n'y croyait pas. Non, ses suppliques s'adressaient à une déité sans nom qui régnait sur les hommes depuis l'éternité.

Elle priait l'amour de la délivrer de ses flammes.
Elle priait le feu de la dévorer toute entière.
Elle priait les torrents de laver son âme.

Nul ne lui répondit.

Elle priait les vents de chasser le parfum qui hantait son esprit.
Elle priait la lumière de délaver l'image gravée sous ses paupières.
Elle priait le destin d'abandonner ses jeux cruels.

Elle était seule, seule avec la mélodie sourde de ses mots qui s'écoulaient sans discontinuer, la formule d'un sort complexe qui happait la noirceur qui la teintait. Puis elle ne l'était plus.
Le grincement familier des gonds usés des portes manqua d'interrompre sa prière. Il était entré dans le sanctuaire. Elle le supplia de faire demi-tour. Il refusa. Les mains jointes, les paupières closes, elle demanda un miracle. Il refusa. Sa voix s'éteignit, ne laissant plus sur son visage que les larmes et ses lèvres muettes. Il posa sur ses épaules ses mains de Diable, caressa de l'une la chaire blanche de son bras, tandis que l'autre venait essuyer ses joues.
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"But I don't want comfort. I want poetry. I want danger. I want freedom. I want goodness. I want sin." - Aldous Huxley

Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par Lost Greenie » 17 févr. 2018 - 23:01

Titre : Fichier corrompu
Thème (écrit ou image) : Corrompu
Fandom : The Evil Within
Nombre de mots :
Personnages : Joseph Oda, Sebastian Castellanos
Rating : tous publics
''Fichier corrompu'' afficha la fenêtre sur son écran.

Frustré, le jeune détective débrancha la clef usb de son ordinateur. Les preuves dont ils avaient besoin se trouvaient peut être sur cette dernière! Il s'agissait d'une grosse pièce à conviction, trouvée sur le lieu de vie du principal suspect, et cela faisait des heures qu'il tournait en rond, retournant chaque indice dans tous les sens, mais il ne parvenait pas à en tirer quoi que ce soit. Et depuis une semaine, leur enquête piétinait. Il savait que son partenaire n'aurait éprouvé aucun remords à confier la clef à une personne qui pourrait potentiellement la pirater, mais en tant qu'agent de la police, il refusait catégoriquement ce genre de méthodes. Il la confierait à ses collègues demain, point final.

Pourtant, lorsqu'il jeta un dernier regard en direction de l'écran avant de se lever, son envie de progresser dans l'enquête le retint. Il regarda l'heure. Vingt trois heures. Il savait pertinemment que son collègue ne serait pas couché à cette heure ci, ce dernier travaillant souvent jusque très tard. Il s'empara de son téléphone.

Après quelques sonneries, Sebastian décrocha enfin.

- Un problème Joseph?

Sans se formaliser de l'accueil très direct de son partenaire, le détective demanda, regrettant déjà un peu sa décision.

- Dis moi, tu as toujours ce fameux contact doué en informatique?

À l'autre bout du fil Sébastian haussa un sourcil, quelque peu surpris.

- Le pirate informatique?

- Oui. La clef que l'on a récupérée chez le suspect est corrompue, j'ai besoin de quelqu'un qui puisse me donner accès à ses fichiers.

- Eh ben. Je ne t'ai jamais vu avoir recours à ce genre de méthodes. Tu es sûr que tu te sens bien? Répondit ironiquement son collègue. Ce qu'il pouvait être pénible des fois!

- Disons que après trois heures à m'acharner sur tous les éléments de l'enquête, je me suis un peu lassé.

Il y eut un léger silence, puis:

- Mouais. Garde ton ordinateur allumé et la clef branchée, je vais voir s'il est disponible.

- Attends, il a besoin de rentrer dans mon ordinateur à distance?

Aucune réponse ne lui vint cependant, Sebastian ayant déjà raccroché. Poussant un soupir agacé, Joseph se rassit à son bureau et attendit. Après de longues minutes, la souris se mit à bouger d'elle même. À la fois horrifié et fasciné, il regarda le hacker bidouiller plusieurs fenêtres codées sans rien comprendre. Enfin, le contenu de la clef s'afficha, ainsi qu'un message sur un mémo: ''bon courage, vieux!''. Il fixa l'écran, éberlué, avant de se ressaisir et de reprendre son travail, un étrange sentiment encore bien présent. Il n'était pas sûr d'apprécier certaines méthodes de son collègue, il n'avait jamais vraiment approuvées de toute manière, mais il devait au moins admettre qu'elles étaient plutôt efficaces.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 Février

Message par AliceJeanne » 17 févr. 2018 - 23:07

Titre : /
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : Original
Nombre de mots : 954
Personnages : Léna, Zita
Rating : -12 (pour le thème abordé)
Léna toussa, hoquetant de douleur par la même occasion et maudissant le tube qu’elle avait dans le nez de l’irriter dès quelle bougeait. La jeune fille en avait assez, deux mois, deux mois entiers qu’elle était alitée, ses médecins jugeant qu’elle était trop maigre pour se mouvoir tant le risque de chute était grand. Sa tension était faible elle le savait, mais cependant et en dépit du fait qu’elle rentrait dans ses vêtements de fillette, elle trouvait qu’ils exagéraient, elle n’était tout de même pas si maigre que cela. L’adolescente pestait depuis le début de son hospitalisation, maudissant ses parents de l’y avoir contrainte, ses amis de l’avoir dénoncée lorsqu’ils l’ont surpris en train de se faire vomir aux toilettes et ses médecins de n’avoir aucune considération pour ses sentiments. Elle n’avait le droit à rien, pas même au téléphone ou à la radio. Personne ne venait la voir et elle se sentait désespérément seule. Au fond d’elle, Léna savait qu’elle était malade, mais bien que capable de mettre des mots sur sa pathologie elle était incapable de la combattre entièrement, prisonnière de son propre corps. On toqua soudain à sa porte.

« Ouais ? Grommela-t-elle.

- C’est moi Léna ! S’exclama une voix en franchissant le seuil de la petite chambre aux murs ternes à la peinture écaillée, c’est Zita ! »

Une petite fille aux yeux en amande, trainant son pied de perfusion derrière elle s’avançait vers elle, le sourire aux lèvres. Léna adorait Zita et sa bonne humeur communicative, elle s’était dès le début érigée en figure maternelle pour la petite-fille comme elle l’avait tant fait pour d’autres par le passé. Cependant aujourd’hui elle n’était pas d’humeur à jouer avec elle ou à lui lire une histoire. Elle avait encore perdu deux cent grammes et ses médecins en avaient fait tout un foin. Elle avait crié lorsqu’ils lui avaient annoncé qu’ils allaient à présent lui mettre la nutrition parentérale la nuit mais rien n’y avait fait, elle n’avait pas le choix, c’était ça ou mourir.

« Mon oncle Samy est venu me voir ce matin lorsque tu dormais ! Il m’a donné quelque chose de trop cool ! Je veux absolument te montrer ! Pépia la fillette en agitant les bras d’excitation.

- Fiche-moi la paix Zita, soupira Léna en se retournant, j’ai pas le droit aux visites tu te souviens ? J’ai même pas le droit de sortir de ce putain de lit pour aller sur le balcon commun voir le ciel ! Cria-t-elle. Tu comprends, ça fait des jours que j’ai pas pu voir ne serait-ce qu’une seule fichue étoile ! Je suis cloitrée ici comme une taularde.

- Désolée… murmura la petite-fille en se tordant les mains, je ne voulais pas te faire de peine.

- C’est raté.

- Léna…

- Dégage Zita, sanglota l’adolescente. »

La fillette baissa la tête mais obtempéra le cœur gros. Avant de partir cependant elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un léger baiser sur la joue inondée de larmes de celle qu’elle considérait être sa grande-sœur de cœur.

Une vague de culpabilité submergea Léna lorsque la porte de sa chambre claqua.

« Et merde ! Pleura-t-elle avant de se rouler en boule dans son lit. »

La dernière chose qu’elle souhaitait était de faire du mal à Zita, cela lui rappelait bien trop ce que tout le monde lui reprochait, de faire du mal. Comme si c’était sa faute si elle était malade et incapable de reprendre le dessus, comme si elle avait souhaité tout cela. Tous ses proches s’étaient détournés d’elle, incapables de comprendre que son égoïsme était un symptôme et non un trait de sa personnalité. Sa mère pleurait souvent les rares fois où elle pouvait la voir, se plaignant de toute la souffrance que sa propre fille lui imposait. Mais personne ne semblait se soucier de sa souffrance à elle. Même le maudit psychologue qu’elle voyait presque quotidiennement était à côté de la plaque. Tourmentée par ses sombres pensées, Léna finit par s’endormir, la tête enfoncée dans son oreiller trempé.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux il faisait nuit, un bruit derrière son dos la fit se retourner, Zita était de nouveau dans sa chambre.

« Qu’est-ce que tu fais ? Questionna-t-elle en tachant de rester aimable malgré la folle envie de renvoyer à nouveau la fillette. »

Zita ne répondit pas exactement, trop concentrée dans sa tâche. Léna se redressa pour s’assoir dans un effort qui lui parut presque surhumain. Sa tête lui tournait, maudite tension trop basse ! Son propre pied de perfusion lui bloquait la vue et de toute façon elle ne voyait pas très bien en règle générale. Elle s’apprêtait à questionner à nouveau la petite-fille lorsque celle-ci se décala et éteignit brutalement la lumière.

« Zita ! S’indigna-t-elle, je peux savoir ce qui te prend ?

- Comme tu ne peux pas aller voir les étoiles, alors j’ai amené les étoiles à toi, murmura-t-elle doucement en laissant découvrir à son amie l’étendue de la surprise qu’elle lui avait préparée durant sa sieste. »

Partout dans la chambre, l’enfant avait disposé de petites lanternes normalement destinées à illuminer une pelouse lors d’un soir de fête. Fichées parfois de façon incongrue elles formaient une véritable galaxie autour d’elle. Profitant du silence ému de Léna, la petite fille en profita pour se diriger en silence vers la porte. Ce ne fut que lorsque celle-ci se referma que l’adolescente sortit de sa torpeur, les larmes aux yeux. Le monde n’était peut-être pas si pourri que ça finalement. Constellée d’étoiles sa chambre lui paraissait moins austère et sa condition, durant quelques secondes, plus supportable.

« Merci Zita, chuchota-t-elle en savourant ce moment qui n’appartenait qu’à elle. »
Image

Verrouillé

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