[Textes] Nuit Insolite du 2 février

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

AislinnSaoirse
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AislinnSaoirse » 02 févr. 2018 - 23:51

Titre : Le vase
Défi Scénaristique ou Stylistique : le lexique de la guerre en dehors d'un contexte de guerre / Votre personnage doit se métamorphoser, au moins partiellement
Fandom : Hp
Nombre de mots : 501
Personnages : Teddy ; Andromeda
Rating : /
- Viouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu, tshhhhhhhhhh !!!!!!!!!! Svoum, svoum ! Attentiooooooooooooooooooooon !!!!

Un immense fracas retenti dans le salon et Andromeda ferma les yeux une seconde, priant Merlin que le vase bleu qu'elle avait reçu comme cadeau de mariage soit toujours de ce monde. Avec un petit soupir résigné - le bruit qu'elle avait entendu étant malheureusement bien trop caractéristique pour être confondu avec quoi ce que soit d'autre - elle se leva et parti à la recherche de son petit fils.

Malgré elle, Andromeda ne pouvait pas s'empêcher de sourire. Teddy lui rappelait Nymphadora au même âge. Il avait la même énergie qu'elle, et, encore pire peut être, la même imagination.

Lorsqu'elle arriva dans la salon, la première chose qu'elle vit fut Teddy, assit par terre au milieu du tapis. Ses cheveux, d'un inhabituel orange criard, se dressait en long pic de dix bons centimètres tout autour de sa tête. La bouche légèrement entrouverte et les yeux ronds, il fixait d'un air ahuri le vase bleu qui flottait tranquillement au dessus de lui.

Sans un mot, Andromeda sorti sa baguette et envoya l'objet se poser sur la console où était sa place. Teddy sursauta et tourna deux yeux vert pomme paniqués vers elle. La sorcière dû se retenir pour ne pas avoir un mouvement de recul face à son apparence pour le moins inhabituelle.

- Il s'est refait d'un coup, Grand-mère… Il était cassé, et puis il s'est refait d'un coup !

- Tout va bien Teddy. C'est juste ta magie qui commence à s'exprimer. C'est normal.

- Ma magie ? Mais… je croyais que c'était mon visage, ma magie.

- C'est aussi ton visage, c'est vrai, mais un jour tu auras une baguette, comme moi.

- Alors je pourrais me transformer en vase ? demanda joyeusement Teddy tandis que ses cheveux passaient brutalement au rose fluo.

- Euh, non… Mais tu pourras les réparer par exemple.

- Ah bon…

La déception, et les paroles rassurantes de sa grand-mère, rendirent son apparence habituelle au petit garçon.

- D'ailleurs, comment s'est il cassé, ce vase ? demanda Andromeda en croisant les bras.

- Euh… je jouais à la bataille, et mes soldats se combattaient, et ils se tiraient dessus avec leurs baguettes. Et même qu'un dragon géant bombardait tout le monde du ciel, et il crachait du feu partout partout, pshhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, comme ça ! Et après qu'ils se soient combattus, bam, il y a eu une explosion et… Bin, le vase est tombé.

- Hum… Tu ne crois pas que tes soldats ont bien mérités un peu de repos ? Aller, vas vite dans la cuisine que je te prépare ton goûter ! Et fais attention au vase la prochaine fois !

- Oui grand-mère ! s'écria Teddy, tandis que ses cheveux frisaient de joie.

Andromeda le reagarda partir comme une flèche, attendrie par ce petit garçon qui jouait à la guerre au milieu de son salon, sans savoir que ce qu'il prenait pour un jeu était la raison pour laquelle il était orphelin.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par BellaCarlisle » 02 févr. 2018 - 23:52

Titre : Première métamorphose
Défi : scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 626
Personnages : Eden (OC), Lucian
Rating : tout public
La forêt est extrêmement bruyante, j’entends le moindre animal, le battement des ailes des insectes et le vent léger dans les feuilles. Tous ces sons sont irritants, je n’arrive pas à les séparer les uns des autres, ils forment un brouhaha qui ne fait que m’agacer. Au final, la ville est un lieu qui me paraît moins difficile à supporter, dans le sens où il me suffit de me focaliser sur une conversation pour atténuer les autres sons. Ici, je ne parviens pas à porter mon attention sur une seule chose, je suis sans cesse surprise par une tonalité nouvelle qui m’empêche de me concentrer. La chouette qui s’envole me semble produire autant de bruit qu’un moteur de voiture et les hululements qu’elle pousse ne font qu’accentuer cette impression.

Devant moi, je vois Lucian qui s’arrête enfin. Je suppose que nous sommes assez éloignés de la population et qu’il n’y a aucun risque de tomber nez à nez face à un humain. Je n’oublie pas que la discrétion est la première loi à laquelle les Lycans doivent se plier, j’ai assisté trop souvent à des disputes sur ce point-là. Être ici en pleine nuit est sans doute une bonne idée, la seule qui garantit un respect total des règles établies par Lucian tout en me permettant de muter ailleurs que dans leur repaire. Même si me transformer n’est pas ma volonté première, Xristo a insisté, prétextant que je serai une cible idéale pour les Vampires si je ne maîtrise pas ma forme de Lycan. Et comme une fois encore il a été soutenu par Sabas, je n’ai pas eu le choix. Je ne les remercie pas du tout pour cette manière qu’ils ont de se liguer contre moi.

- Cet endroit sera parfait, m’annonce Lucian.
- Est-ce vraiment nécessaire ? demandé-je en le regardant droit dans les yeux.

J’ai confiance en mes amis mais son opinion m’importe plus encore. Il est le premier des Lycans, c’est lui qui a transformé le plus d’hommes en créatures lycanthropes et qui m’a mordue, il sait exactement ce qu’il faut faire lu non. Je distingue une légère hésitation dans son expression avant qu’elle ne redevienne neutre mais il est trop tard.

- Soyez franc, sincèrement.
- Vous savez aussi bien que moi que nous choisissons le moment de notre métamorphose. Mais pas lors de la première lune qui suit la morsure. Ce soir, que vous le vouliez ou non, votre corps changera définitivement.

Le Lycan surpassera l’humain, Raze me l’a dit à plusieurs reprises. Mais là, c’est différent. Ce n’est pas une hypothèse que j’envisage ou une curiosité qui cherche à être satisfaite. Il y a encore quelques mois, je me contentais de poser des questions pour mieux comprendre Lucian et ses pairs mais désormais, je suis dans la même situation qu’eux. Je dois apprendre à renoncer à ce que j’ai connu, à ces caractéristiques humaines qui ne sont plus les miennes.

- Comment faut-il procéder ? finis-je par dire.
- Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire. Laissez-vous porter par ce que vous êtes devenue.

Je prends une grande inspiration avant de fermer les yeux. Je m’imagine autrement, je ne suis plus l’Eden fragile dans sa peau d’humaine. Je rassemble mes souvenirs pour me donner du courage, repensant à ma famille, à ce que nous avons traversé. Un froid étranger glace ma peau, comme si le vent caressait chacune de mes cellules pour les faire muter. Mes membres ne répondent plus à mes sollicitations, mon corps se meut tout seul. Je sens que tout change en moi et ce n’est pas une illusion de mon esprit. Lorsque mes paupières s’ouvrent enfin, je ne suis plus la même. La femme a laissé la place au Lycan.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par WarmSmile » 02 févr. 2018 - 23:57

Titre :
Défi stylistique : Vous devez utiliser le lexique de la guerre en dehors d'un contexte de guerre.
Original
Nombre de mots : 271
Personnages : Sébastien, Nolan et le frère de Nolan
Rating :

Sébastien poussa le portail sans délicatesse. Il allongea les foulées jusqu'à se trouver devant la porte d'entrée, la colère sourde l'aidant à se déplacer rapidement. L'adolescent savait que les parents de Nolan ne se trouvaient pas là. Il ne se donna même pas la peine de frapper ou de sonner.

Il venait d'entrer dans la zone de combat personnelle de son ami. Ce salon, décoré luxueusement, était le lieu même de la dernière bataille en date. Sébastien continua d'avancer vers l'escalier.

Bien sûr, ce fut à ce moment-ci que le frère de Nolan fit son apparition au sommet des marches. Néanmoins Sébastien serait celui qui allait déclarer les hostilités en premier.

- Bouge-toi de là.

L'adolescent n'attendait qu'une chose, un nouvel affrontement. Mais, malgré une lueur belliqueuse dans le regard, le frère cadet de Nolan se décala afin de laisser passer Sébastien. Ils savaient qui gagnerait en cas de réelle bagarre.

Sébastien s'imposa tout de même de frapper à la porte de la chambre de son ami. Une faible voix l'autorisa à entrer.

Nolan était assis sur son lit, un manuel de cours et cahier devant lui. Les bleus ressortant toujours autant sur sa peau blanche.

- Allez, viens dormir à la maison ce soir. Il n'était pas tard, tu n'as pas encore dépassé le couvre-feu.

Nolan ne se fit pas prier, il se leva et commença lentement à rassembler ses affaires, ses blessures le rendant plus lent qu'à son habitude.

- Reste assis, dis-moi ce que tu souhaites emporter. C'est moi qui vais préparer ton sac.

Sébastien fut très efficace, quelques minutes plus tard, les deux adolescents étaient arrivés dehors.
#Teampoissonsclowns

Projet de la Compagnie Trevor

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par dreamer » 02 févr. 2018 - 23:58

Titre :
Défi : Stylistique
Fandom : hp
Nombre de mots : 303
Personnages : James Potter
rating : tout public
Ravageuse. Explosive. Destructrice.
Comment pourrait-on décrire autrement cette relation qui les unissait ? James n’en savait rien.
Tout avait toujours été ainsi avec la préfète de sa maison. Intense. Violent.
Depuis leurs contacts initiaux en première année, leurs rencontres s’apparentaient à de sempiternels combats pour savoir qui était le meilleur, à des disputes ponctuées de sorts pour éprouver les défenses et la réactivité de son adversaire.
Étaient-ils ennemis ? Non, sans doute pas.
Pourtant, cette vague d’adrénaline qui emplissait les veines de l’adolescent aux prémices de chacune de leurs altercations semblait indiquer le contraire. Et ces palpitations à l’idée de trouver enfin la pique idéale pour la faire sortir de ses gonds, qu’était-ce si ce n’est une preuve de son comportement belliqueux envers Lily ?
Alors que ses yeux chocolat se fixaient sur la crinière de feu postée à l’autre bout de la classe, James s’interrogea une nouvelle fois sur ce qui le poussait toujours à franchir les limites avec cette fille, ce qui attisait son envie de faire sortir de ses retranchements sa camarade, ce qui l’encourageait à toujours en faire plus pour augmenter la pression entre eux.
Etait-ce le challenge ? Peut-être au début, mais depuis cinq ans, le maraudeur avait eu maintes occasions de se lasser de ces affrontements.
Certes, avec un peu de mauvaise foi, le jeune homme aurait pu arguer que Lily avait elle-même déclenché les hostilités en fréquentant de mauvaises personnes, comprenez par ces termes l’odieux personnage qu’incarnait Severus Rogue.
Pour être honnête, ce n’était pas tout à fait correct, puisque James accordait en réalité peu d’attention aux connaissances de ses camarades en dehors de ses meilleurs amis.
Néanmoins, il y avait toujours ce petit quelque chose en plus, cette sorte d’enchantement qui l’attirait toujours vers Lily pour l’en éloigner ensuite.
Avec brutalité.
Et passion ?
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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par irenea » 02 févr. 2018 - 23:59

Titre : L'Animagus
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 951
Personnages : Sirius Black, les Maraudeurs, Minerva McGonagall
Rating : Tout public
Lorsqu'il reprend sa forme humaine son corps tout entier n'est que douleur. Il est étalé sur le sol, amorphe. Il n'a qu'une envie qu'on l'achève sur le champ. Il lève lentement son bras gauche, gémit, puis le bras droit, gémit encore. Rien d'anormal en vue. Il se redresse, gémit une énième fois et peut admirer ses longues jambes musclées de séduisant sorcier. Tout est rentré dans l'ordre. Il se laisse tomber dans une litanie de gémissements qui n'en finit plus.

Ses amis eux ne bronchent pas, mais il les voit. James est assis et plus une corne à l'horizon. Peter a repris une taille normale. Remus se marre – il peut bien se moquer d'eux, Sirius se vengera une autre fois, pour le moment il a trop mal pour protester.

Tout est rentré dans l'ordre.

Il parvient à se retourner à plat ventre.

Lorsqu'ils ont pris connaissance des conditions dans lesquelles se pratiquent la transformation pas une seule seconde il n'a imaginé à quel point ce qu'il s'apprêtait à faire allait être compliqué – le pire restera l'histoire de la feuille de mandragore qu'ils ont dû garder tout un mois dans la bouche sans que McGonagall ne s'en aperçoive – et douloureux.

Il aimerait crier, mais il se retient de le faire. Ouvrir la bouche lui sera trop difficile.

Les rires de Remus ne cessent pas, il semble être même plus nombreux. En réalité, James et Peter se sont joints à lui.

Il fronce les sourcils – et oublie rien qu'un tout petit peu son corps ou du moins ce qu'il en reste. Il relève la tête.

– Qu'est-ce qui vous arrive ?

Personne ne lui répond, leurs rires redoublent et se transforment en fou rire. James et Peter se tiennent les côtes et Sirius ne peut savoir si c'est à cause de leurs rires ou de la douleur – peut-être un peu des deux. Remus est plié en deux, devient rouge et manquerait presque de s'étouffer.

– Mais bordel pourquoi vous vous foutez de ma gueule comme ça ?

Il redresse brusquement et a enfin la réponse.

Une violente douleur dans le bas de son dos se fait ressentir. Il tourne la tête autant qu'il le peut et écarquille les yeux d'effroi, de surprise, de déception et de tout un cocktail d'émotions qu'il n'est pas bien sûr de pouvoir décrire.

Une queue touffue se dresse dans le bas du dos. Sa transformation en chien a parfaitement réussi, un peu trop même.

Il sent son cœur battre fort dans sa poitrine. Les autres rient toujours autant, lui n'en a pas envie.

Il n'a pas la force de se métamorphoser une seconde fois dans la même soirée. Il va devoir garder cette queue de chien pour le moment et une pensée lui effleure l'esprit : et s'il devait la garder à vie ?

– C'est pas drôle ! hurle-t-il, la voix un peu cassée.

Remus, calmé, a un peu pitié pour lui et finit par lui répondre :

– Ça arrive. Tu l'as lu, comme moi. Ça arrive, mais c'est pas définitif. Il faudra juste que tu sois plus concentré la prochaine fois que tu te transformes.

– Mais quand ?!

– Ah ben ça …

Et son fou rire repart de plus belle. La queue de Sirius se met à remuer. Il a beau tenter de la tenir, rien n'y fait.

Il doit se faire à l'idée. Il va devoir attendre sa prochaine transformation – et veiller à ce que personne ne la découvre.



Il a fait de son mieux pour dissimuler cette satanée queue dans son pull. Les sorts n'ayant pas suffi il a dû emprunter de la bande adhésive à un sorcier né-moldu de deuxième année qui l'a regardé avec des yeux gros comme des soucoupes.

Lui qui d'ordinaire n'en fait qu'à sa tête avec les tenues vestimentaires de l'école s'est contraint pour la première fois depuis sa deuxième année à la respecter. La robe a au moins l'avantage de couvrir tout son dos.

Bien entendu, puisque la poisse a décidé de le coller, les derniers cours qui finissent la journée sont ceux de McGonagall. Elle les tient à l'œil cette année, plus que jamais. Sirius s'est même demandé si elle n'avait pas compris ce qu'ils fabriquaient.

Il se fait discret pour la première fois de l'année et ça attire, malheureusement, encore plus la méfiance de son professeur.

Elle n'a pas cessé de le fixer du regard depuis le début de l'heure, attendant sans doute le faux pas, le mot de travers.

Sirius n'en fera rien. Il doit se tenir à carreau encore quelques heures avant de pouvoir s'éclipser et tenter à nouveau se transformer – ses membres sont encore douloureux, mais il l'a mieux supporté que ce qu'il pensait.

Il sent une main se glisser sous sa robe et toucher la queue dans son dos.

Il sursaute, rougit et ne dit rien.

Peter et Remus, derrière eux, rient. James esquisse un sourire.

Sirius ne tient plus. Sans réfléchir, il met un pain à James qui tombe de sa chaise, en larmes. Peter et Remus s'écroulent sur leur table.

McGonagall voit rouge.

– MONSIEUR BLACK ! QU'EST QU'IL VOUS PREND ! JE NE PEUX TOLERER UN TEL COMPORTEMENT DANS MON COURS !

Il se fait tout petit et insulte de tous les noms possibles ses amis.

– J'enlève trente points à Gryffondor et vous êtes privés de sortie à Pré-au-Lard pendant un mois ! Dehors ! Dans le bureau du directeur !

Sirius ramasse ses affaires sans se faire prier et quitte la salle derrière, Lily, la préfète qui doit le conduire à Dumbledore. Il n'a pas un regard pour les Maraudeurs.

Ils lui payeront cher, mais il soupire, soulagé.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

Lyr Umbra
Elève de troisième année
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Inscription : 28 janv. 2018 - 17:03

Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Lyr Umbra » 03 févr. 2018 - 00:00

Titre : Un rêve particulier
Défi Scénaristique ou Stylistique :Scénaristique/Stylistique
Fandom : Potier de Harry
Nombre de mots : 862
Personnages : Rabastan Lestranges (+Narcissa Black). Again.
Rating : Tout public
Lorsqu’un homme rêvait, il entrait dans un monde qui n’appartenait qu’à lui. Mais que faisait-on dans ces mondes éphémères ? Planait-on au dessus des nuages ? Plongeait-on dans les contrées abyssales des mers et des lacs ? Dans le cas du jeune Lestranges, il ne s’agirait ni de l’un ni de l’autre.
Il rêva que l’on le transforma en vieux grimoire poussiéreux. Le voilà donc condamné à passer le restant de ses jours sur de vieilles étagères. Cette immobilité frustrante fut sans doute la raison pour laquelle Rabastan mena un combat sans merci contre ses draps et ses couvertures. Ses mouvements, saccadés par les images déconcertantes de ses songes, n’aidaient pas du tout. Au contraire, plus il s’agitait contre cette étreinte, plus il aurait de chance de s’étouffer ici, dans son lit.

Dans son rêve, rien d’agréable se passait. Qui l’avait donc métamorphosé en ce manuel d’arithmancie pour sorciers confirmés ? Cela ne pouvait être que Lucius Malefoy. Ou peut-être son frère ? Voilà qu’il divaguait. Pourquoi pas l’un de ces crétins de gryffondors ? Sirius Black était bien capable de lever la baguette contre lui. Ou peut-être son compagnon James Potter ? Pourtant, Rabastan ne les avait jamais vraiment approché. Il laissait ces idiots à leurs histoires.
Passons.
Quelqu’un se saisit de ce vieux livre qu’il était devenu et cela ne lui plut pas. La main qui tournait les pages écornait chaque petit coin, ce qui l’irritait au plus haut point. En voilà des manières ! C’est ainsi que l’on traitait les vieux livres ? Et puis, pourquoi tourner les pages aussi vite ? Ce n’était pas en parcourant briévement les pages, que la bonne information allait se révéler. De la patience que diable ! Par les douze propriétés de dragon, mais qui était ce rustre ? Un gryffondor, cela ne pouvait qu’être un de ces stupides chatons. Repose moi ! Voilà, c’est gentil. Maintenant, retourne au rayonnage de l’histoire de la magie. La guerre des trolls te conviendrait mieux. On se sent plus enrichit lorsqu’on connait l’histoire de ses ancêtres.


Dans le lit de Rabastan, l’heure était à la défense. Les draps encerclaient ses membres alors que ces derniers s’agitaient contre un ennemi invisible. Ha, s’il pouvait préparer un plan d’attaque, il s’occuperait de ces vils serpents qui s’enroulaient autour de son corps.
Cette immobilité ne cessait de faire grandir son agacement. Que ce rêve cesse, bon sang !

Une autre paire de main se saisit de sa vieille couverture, non sans critiquer son état. Mais quelle méchanceté ! Oui ses pages étaient roussis, oui sa reliure s’effritaient et oui, oui, oui, certains mots s’effaçaient face au temps qui s’écoule. Mais ce n’était pas une raison de le comparer à une vieille serpillère !
Des hurlements, des cris et des vociférations. Etait-ce lui qui les proféraient ? Non, non, non ! C’était ce crétin de poufsouffle qui s’était emparé de lui. Rempli d’une colère irascible, le vieux livre qu’il était s’était échappé des mains de cet impudent et l’avait frappé de sa couverture encore dure. Un coup sur la tête ! Un autre sur l’épaule ! Un autre sur les fesses !
Bon débarras !
Reposons nous sur ces étagères.
Etait-ce normal qu’il soit si fatigué ? Oui, après tout il n’était plus qu’un vieux grimoire.


La sueur perlait sur son front. Les soldats de l’armée adverse s’étaient emparés de lui. Par toutes les guerres des géants, pourquoi le secouait-on ? Une alliance s’était-elle formée contre sa personne ? Que faisait donc la cavalerie ? Où était la défense ? Son royaume ne serait plus que dévastation s’il ne ripostait pas bientôt. Le voilà qu’on l’appelait mais il ne pouvait pas répondre. On s’était ligué contre lui, c’était sûr ! Il fallait faire un blocus… oui ! Préparer la flotte ! Faites éclater votre puissance navale !

Quelqu’un le dérangeait encore. Mais qui osait ?
Deux fines mains l’ouvrirent avec une délicatesse qu’il avait oublié. A son grand étonnement, on l’emmena jusqu’aux fauteuils sur lequel il fut posé avec quantité d’autres grimoires. Hum, quel confort. Toutefois, il dut attendre un sacré bout de temps avant que les deux mêmes douces mains le reprennent entre elles. Il sentit sa table des matières s’offrir aux yeux de son consultant.
Non, sa consultante. Cette manière de tourner les pages ne pouvait appartenir à un garçon, impossible.
Un doigt parcourut les intitulés des chapitres, tout au long de la page. Un frémissement parcourut les pages. Le doigt se retira. Non, tu peux le remettre. C’est plutôt agréable. Voilà, merci. Attends, je vais t’aider. Tu veux le chapitre 6 ? Alors le voici.
Les pages défilent automatiquement vers le dit chapitre.
« Ho. Merci beaucoup, murmura une voix, tu es très serviable. »
Cette voix… était-ce la sienne ?
Un long moment passa, puis vint le soir. On le prit, on rangea les autres livres mais à sa grande satisfaction, on le garda.


La guerre était finie. Il avait gagné. Tous les combats avaient cessés.
Pendant que la Narcissa de son rêve l’emportait vers sa salle commune en serrant son livre contre elle, il savoura ce contact, même s’il n’était pas un homme.
Tant pis.

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Roxane-James1 » 03 févr. 2018 - 00:37

Titre : Une équipe... en carton !
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 604
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley :mrgreen:
Rating : TP
« Nous sommes d'accord que c'est une décision uniquement et purement stratégique ?
— Oui, Weasley !
— Qu'il n'y a rien, qu'il n'y aura JAMAIS rien, entre nous ?
— Weasley, mes talons me font mal donc si on pouvait juste entrer avant que je ne dépérisse sur place…
— Cornellis, ceci n'est PAS une plaisanterie !
— Ah bon ? Je croyais que c'était justement une plaisanterie…
— Enfin si… mais pas tout à fait… laissez tomber, Audrey !
— C'est bien la première fois que j'entends ces mots sortir de votre bouche…
— Un peu de sérieux, Audrey !
— Ah, ça y ressemblait déjà plus !
— Ne vous moquez pas !
— Voilà, nous y sommes presque, un ton un peu plus autoritaire et ce sera la perfection !
— Miss Cornellis, JE VOUS ORDONNE DE CESSER VOS REMARQUES SARCASTIQUES SUR LE CHAMP !
— C'est si gentiment demandé… »

Percy Weasley la foudroya littéralement du regard avant de l'attraper par la taille et de réajuster sa cape sous ses yeux ahuris. Il se pencha ensuite vers la jeune femme, visiblement mécontent.

« Ma mère veut me marier, Cornellis... je ne sais pas si vous imaginez…
— L'horreur !
— Le drame, continua Percy comme s'il ne l'avait pas entendue. Elle invite chaque dimanche une nouvelle jeune femme à déjeuner, c'est…
— Terrifiant !
— Affreux, renchérit Percy. C'est pourquoi nous devons agir vite.
— Nous ?
— Nous. Vous et moi, Audrey, s'agaça-t-il. Vous savez au moins pourquoi vous êtes là, non ?!
— J'ai le vague souvenir d'un hurluberlu venant me tirer hors de mon lit à quatre heures du matin…
— Il était dix heures, la coupa Percy.
— Dix heures, quatre heures, quelle différence ? Il était tôt le matin. Bref. Vous, c'est-à-dire l'hurluberlu, m'avez forcée à m'habiller et à me LEVER…
— Vous ne comptiez tout de même pas rester au lit jusqu'à lundi matin ?!
— Et vous m'avez brutalement fait transplaner ici, continua Audrey sans prêter attention à son interlocuteur, au Terrier. Il était également question d'une plaisanterie, je crois, ajouta-t-elle après une hésitation.
— Cornellis… j'ai besoin de vous, avoua piteusement le rouquin.
— Ça change tout ! s'exclama Audrey, un sourire vicieux aux lèvres. Alors ? Que dois-je faire ?
— Vous acceptez de vous comportez comme si vous étiez ma petite-amie pour décourager ma mère dans ses recherches de la femme idéale et je vous accorde votre matinée, lundi.
— Ma semaine.
— Faut quand même pas abuser ! Jusqu'à mercredi et c'est tout ! s'énerva Percy.
— J'accepte.
— C'est vrai ?
— Puisque je vous le dis !
— Merci, Cornellis.
— Redites-moi ça pour voir ? Ça sonne bien à l'oreille. »

Percy lui accorda une grimace furieuse, leva les yeux au ciel et marmonna « je vous remercie, Cornellis » d'une voix glaciale avant de frapper à la porte. Audrey tira sur le bas de la robe mauve que ce crétin de Weasley l'avait obligée à enfiler et esquissa un sourire de circonstances. La porte s'ouvrit sur une jolie femme replète aux beaux cheveux roux et à la mine enjouée.

« Bonjours, Mrs Weasley, la salua poliment Audrey. Je m'appelle Audrey Cornellis et je suis la fiancée de Percy ! »

Ledit Percy lui lança un regard paniqué.

« Oh ! Enchantée, Audrey ! — enfin si je puis me permettre — je ne pensais pas que mon Percynouchet avait une fiancée ! Oh quel petit cachotier ! Mais entrez-donc, entrez ! ».

Percy regarda la jolie sorcière suivre sa mère à l'intérieur, un sourire crispé étirant ses lèvres. Il aurait mieux fait de demander à Margareth de l'accompagner, à peine un pied dans le Terrier et Audrey avait déjà convaincu tout le monde qu'ils étaient fiancés… un véritable désastre !
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Westyversionfrench » 03 févr. 2018 - 00:55

Titre : Entre Traîtres à Leur Sang
Défi Scénaristique ou Stylistique : Deux ou plus de vos personnages doivent faire équipe pour se sortir d’une situation délicate (scénaristique)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1462
Personnages : Ronald Weasley, Draco Malfoy
Rating : Tous publics
Ron avait à peine mis un pied dans l’auberge moldue que trois des hommes accoudés au comptoir se retournèrent et lui lancèrent des sorts. Merde ! Il avait dû être tracé par des raffleurs. Précipitamment, il passa la porte, qu’il n’avait même pas eu le temps de refermer, et courut à toutes jambes en direction de la sortie du village. Il entendit dans son dos les trois sorciers dont les pas crissaient sur la neige. Il évitait le plus possible de transplaner depuis son désartibulage hasardeux, quelques semaines plus tôt. Des silhouettes surgirent devant lui, tendant de fins bâtons lumineux qui ne pouvaient être que des baguettes magiques. Haletant, désorienté, Ron s’engouffra dans une première rue, puis une seconde, se rapprochant toujours plus du cœur du village et par conséquent, du danger. Il savait qu’un type, un moldu, avait un jour affirmé qu’on n’était jamais plus en sécurité qu’à proximité immédiate des plus grands périls. Il espérait que ce gus là n’ait pas parlé sous l’influence du Whiskey-Pur-Feu. Alors qu’il glissait dans le coude abrupt d’une venelle mal éclairée, son pied vint heurter une forme recroquevillée contre un mur. Instinctivement, Ron pointa son artefact magique sur la chose. Une plainte humaine s’éleva. Ron, qui n’oubliait pas pour autant ses poursuivants, poussa l’inconnu dans l’obscurité, jusqu’à ce qu’ils soient tous deux cachés sous le toit à moitié détruit d’un appentis.

Là, il attrapa l’autre par ce qui semblait être le col de son vêtement et se rapprocha de son visage invisible pour chuchoter :
« Pas un mot ou je te bute. » Il ne savait pas s’il avait affaire à un moldu, à un sorcier, ou tout simplement à un mourant. L’odeur aigre du sang chatouilla ses narines et le fit desserrer un peu sa prise. Il demanda, un peu sèchement :
« T’es blessé ? » L’autre émit un grognement qui passa pour une affirmation, très vite agrémenté d’un :
« Jambe. Piège à loup. » Ron les fit se déplacer plus au fond de l’appentis. Une tuile délogée depuis longtemps de la toiture, permit à la lune d’éclairer le visage transi de douleur de son otage. Le gryffondor en cavale peina à maintenir son juron au stade de murmure :
« Putain Malfoy… » Une lueur d’effroi, à l’entente de son nom, passa dans les yeux de Draco Malfoy. La douleur reprit ses droits presque instantanément dans ses prunelles claires et son menton pointu heurta son propre torse tandis qu’il contenait à grand peine son gémissement. Ron réfléchit à toute vitesse et demanda :
« C’est toi qu’est chargé de me ramener à Volde…
-Ne dis pas son nom ! » parvint à articuler Draco avec effroi. Comme le rouquin allait répéter par provocation, il posa sa main ensanglantée sur sa bouche et exhala :
« Son nom est tabou. Ils peuvent nous localiser instantanément. » Ron repoussa sa main avec écœurement mais enregistra l’information dans un coin de son cerveau. Si Malfoy disait la vérité, Harry et Hermione étaient plus en danger que jamais. Il devenait vital de les retrouver.

Malfoy émettait des plaintes qui alarmèrent Ron. Cet imbécile serait entendu dès que quelqu’un pénétrerait dans la venelle. Profitant de la faible lueur de la lune, il tenta d’évaluer la gravité de la blessure de l’autre étudiant. Une plaie profonde avait déchirées les chairs du genou et l’os était visible. Ce n’était vraiment pas joli à voir et le sang noir se cristallisait déjà par endroits. Malfoy avait dû se blesser plusieurs heures plus tôt. Une sueur froide coula le long de la colonne vertébrale de Ron. Peut être que des gouttes de sang traçaient un chemin dans la neige pâle qui menait droit à leur cachette.
« On doit bouger de là, ou on est faits. » Draco lui broya presque le bras lorsque Ron le força à se mettre debout. Il ne pouvait avancer d’un pas. Il ne semblait même pas avoir conscience du danger qui les guettait. Ron fouilla de sa main libre dans ses poches et en sortit une petite fiole que lui avait remise Hermione une fois qu’il avait été complètement remis de son désartibulage. L’essence de dictame ne le quittait désormais plus. Il fit s’asseoir Malfoy, et rapidement, il fit couler sur son genou le précieux liquide. Les chairs se reformèrent peu à peu et le blond cessa peu à peu de geindre. Quand il fut totalement silencieux, Ron lui donna une rasade de sa gourde, qui contenait un élixir concocté par Hermione et qui permettait de reprendre des forces en quelques gorgées.

Enfin, Malfoy sembla émerger du brouillard. Il agita sa jambe, et constata qu’il pouvait s’appuyer dessus et même faire quelques pas.

Ron tenait sa baguette braquée sur lui au cas où il tente de fuir. Mais il n’en fit rien. Il se contenta de sortir un petit sac de sa cape de sorcier auquel il rendit sa taille normale. Il piocha à l’intérieur deux biscuits et en tendit un à Ron. Le roux hésita quelques instants, tiraillé entre sa méfiance et sa faim. Comme l’autre croquait dans le premier gâteau, le rouquin accepta la précieuse denrée et durant une bonne minute, on n’aurait pu entendre que les craquements de leurs mâchoires. Le serpentard prit la parole, la voix enrouée :
« Combien de mangemorts as-tu vus ? Tu les as reconnus ?
-Tu le sais bien mieux que moi Malfoy. Ne sont-ils pas avec toi ? » L’autre sembla surpris et sortit de son sac une coupure de journal en partie déchirée qu’il lui remit. Ron pouvait lire en caractères majuscules : DRACO MALFOY TRAITRE A SON SANG. Un petit paragraphe expliquait que le fils de Lucius Malfoy, dans une crise d’hystérie, avait tué sa mère et disparu dans la nature. Il était présenté comme extrêmement dangereux et une récompense importante était promise à quiconque permettrait aux aurors de le localiser.
« Qu’est-ce que c’est que ces conneries ?
-Je n’ai pas tué ma mère. » clarifia Draco, son timbre tremblant en contradiction avec son regard acéré. Il peina à ajouter :
« Elle s’est interposée entre ma tante et moi. Et elle est morte. »

Ron devait prendre le risque de croire Malfoy. Les circonstances étant ce qu’elles étaient, il devait à tout prix quitter le village et regagner une forêt ou une montagne ou une grotte pour reprendre des forces avant de partir à la recherche de ses meilleurs amis. Il proposa, sans bien réfléchir :
« Tu m’aides à sortir de ce bled et je te laisse en vie. » Malfoy fronça les sourcils et rétorqua :
« Je ne marche pas. Si tu ne me tues pas, les mangemorts le feront quoiqu’il arrive. Je n’ai plus de baguette, je n’ai qu’un couteau pour manger et je ne sais même pas où je suis. » Ron se prit la tête entre les mains, atterré par le crucial de leur situation. Puis, il tendit à Malfoy une baguette qu’il gardait sur lui depuis qu’il l’avait volée aux Raffleurs lors de leur première rencontre.
« C’est du prunelier. Je ne sais pas à qui elle appartenait mais ce sera toujours mieux que rien. Maintenant, est-ce que tu en es ?
-Non. » Ron voulut lui reprendre la baguette des mains mais Draco continua :
« Je t’aide à échapper aux mangemorts et tu me conduis à l’Ordre du Phénix.
-Quoi ?! » éructa Ron.
« Je n’ai plus aucune raison de soutenir le Seigneur des Ténèbres. Mon père veut ma mort. Ma tante également. Et ma seule chance, c’est de raconter tout ce que je sais à McGonagall ou quiconque a repris la tête de votre côté. »

Ron devait bien avouer qu’il n’y avait pas d’autre échappatoire à une situation aussi complexe. Toutefois :
« Je ne sais même pas où l’Ordre se réunit. Tout le monde s’est dispersé.
-Tes parents doivent savoir.
-Quand bien même, je ne peux même pas les contacter. La seule personne qui peut être joignable est mon frère Bill. Mais cela nous prendra des jours et des jours, voire une semaine ou plus. Et je ne peux pas perdre ce précieux temps. » Malfoy croisa les bras.
« Dans ce cas, nous n’avons plus qu’à attendre qu’ils nous trouvent et nous assassinent, ou pire, nous livrent au Manoir. » Ron grinça des dents mais finit par capituler.
« D’accord. Mais est-ce qu’au moins tu as un plan ? » Draco Malfoy eut un sourire étrange et sortit une petite boîte de son bagage. En lettres d’or était écrit sur le précieux paquet : Weasley Wheezes, Pétards Enchantés. Ils poursuivent leur proie jusqu’au bout du monde. Ron fut très étonné de constater que Malfoy était un connaisseur des produits élaborés par ses propres frères.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par BellaCarlisle » 03 févr. 2018 - 01:01

Titre : Exploser
Défi : scénaristique
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 705
Personnages : Amélia (OC), John Garrett, Grant Ward
Rating : Tout public
Les pleurs de la femme redoublent alors qu’Amélia pose son arme au sol, en même temps que son coéquipier. Ils ne sont pas assez fous pour prendre le risque de perdre l’otage de leur adversaire. Ce dernier continue de sourire, son pouce prêt à actionner le détonateur de la bombe. Les deux agents échangent un regard lourd de sens, sachant pertinemment que la mort se trouvera au bout du chemin. L’homme qui leur fait face n’a pas hésité une seule seconde à demander quelque chose qu’ils ne peuvent pas lui apporter et il présente une détermination trop importante qui le poussera sans doute à commettre l’irréparable malgré les innocents présents non loin d’eux. Il y a des enfants à l’étage, ils en ont tous conscience, et il va leur falloir agir en équipe pour ne pas faire de victimes collatérales.

- J’ai son identité, résonne la voix de Grant dans leurs oreillettes. Il s’agit de Yoan Evans, il a été interpelé plusieurs fois pour des vols sans importance et des effractions dans des musées. Il est célibataire mais il a une fille de quinze ans à qui on vient de diagnostiquer un cancer avec trop de retard pour pouvoir la soigner comme il le faudrait.

La dernière information est celle qui permet à Amélia se saisir le sens de la demande de l’homme. S’il tient tant à obtenir un remède miracle, ce n’est pas pour lui mais pour sa fille. Et s’il menace de tout faire exploser avec lui, c’est simplement parce qu’il n’envisage pas de rentrer chez lui en étant impuissant. Elle comprend ce qu’il meut ressentir à l’idée d’être seul et de perdre la personne qui compte le plus pour lui mais elle ne peut pas le laisser faire du mal à d’autres personnes sur un coup de tête.

- Il y a autre chose, continue l’agent Ward. Il n’est pas venu là par hasard, c’est son ex-femme.

Remariée et à nouveau mère de famille. Il n’en faut pas plus à Amélia pour deviner ce que Yoan a pu penser. La fille qu’ils ont eue ensemble est atteinte d’une maladie qui va la tuer et il est seul pour porter ce fardeau chaque jour. Son ancienne compagne, elle, a refait sa vie, sans aucun problème, et il veut la faire souffrir. Ce pourrait être une dispute banale, un malentendu qui finit en crise jalousie. Ce n’est pas une affaire que le Shield traite habituellement mais l’homme a obligé l’agence à envoyer des gens sur place et les voilà pris au piège parce qu’il est assez cinglé pour appuyer sur un bouton qui ferait tout exploser. Par un moyen qu’ils ignorent, il est au courant de certains objets détenus par le Shield et ce chantage peut leur coûter leur vie.

Essayant de ne pas perdre le contrôle de ses émotions, la jeune femme puise dans son énergie. La pulsation familière de son pouvoir n’attend qu’une pensée pour se changer en une tempête de magie, prête à sortir de son corps pour se libérer. Le danger est grand, elle n’a aucune certitude de réussite mais elle est la seule à être capable de les sauver. Ses yeux croisent ceux de John, y lisant un ordre non formulé. À travers l’oreillette, elle entend Grant qui énumère les possibilités, tous ces gestes qu’ils pourraient tenter afin de survivre, mais elle ne l’écoute pas. C’est l’agent Garrett qui l’accompagne sur le terrain aujourd’hui, c’est lui qui risque de mourir avec elle si Yoan appuie sur le détonateur. Il commande, elle obéit. Et face à cette lueur impérieuse dans son regard, elle agit enfin.

La glace qui jaillit des paumes d’Amélia fige la scène avec une rapidité qui dépasse l’entendement. L’homme prêt à tout faire sauter n’a pas eu le temps de bouger, bloqué dans la même position. Son ex-femme est elle-aussi prise dans la couche gelée mais le pire a été évité. Tandis qu’elle maintient le froid dans la pièce, John s’avance, sortant de son sac de quoi couper le fil qui relie le détonateur à la bombe. Amélia se dit qu’elle a de quoi être rassurée, elle est accompagnée par un expert des explosifs, ce qui rend la tâche plus facile et moins stressante.
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par dreamer » 03 févr. 2018 - 01:06

Titre :
Défi : scenaristique
Nombre de mots : 901
Fandom : hp/animaux fantastiques
Personnages : Newt Scamander, Leta Lestrange
Rating : tout public
Une pincée de poudre d’écailles de dragon jetée avec ennui par sa partenaire fit exploser le contenu de leur chaudron au contact avec la potion en cours de préparation.
Complètement recouvert d’un liquide gluant et verdâtre, l’adolescent porta sa main gauche vers ses paupières pour dégager sa vue. Il voulut en faire de même avec sa main droite pour ôter les derniers restes sur son visage, mais à son plus grand désarroi, il senti comme une sorte de poids mort pendre à son propre membre.
Baissant les yeux, il avisa avec un air confus le poignet fin de sa voisine.
« MISS LESTRANGE ! MONSIEUR SCAMANDER !» s’époumona leur professeur, Gretus Thesault, en s’approchant aussi vite et précautionneusement qu’il put de leur paillasse.
Aux alentours, Newton constata sans émotion que plusieurs de ses camarades avaient reçu des giclées de cette gelée d’une couleur déplorable et poussaient des bruits semblables à ceux d’un Focifère qu’on aurait entendu trop longtemps.
« Voyons, vous êtes en deuxième année maintenant, jeunes gens ! Je ne sais pas ce que vous avez fait pour faillir à votre préparation, et je n’en ai que faire pour être honnête, mais vous avez intérêt à me nettoyer tout ça ! » s’exclama le professeur sur un ton sévère une fois arrivé à leur hauteur.
« Mais professeur, nous sommes collés ! » lui répondit la petite élève de Serpentard en montrant leurs mains presque fusionnées.
« Faites moi le plaisir d’assumer les conséquences de vos actes, miss, et débrouillez vous seuls pour arranger ça ! » claqua la voix sèche de Thesault, leur tournant déjà le dos.
Désemparée, la jeune fille se tourna vers Newton, laissant paraître sa mine déconfite sur ses traits fins, avant de bredouiller :
« Je suis désolée, je t’assure que je ne sais pas ce qui s’est passé ! »
Peu loquace, le jeune Scamander se contenter de hausser les épaules, entraînant involontairement l’épaule gauche de sa compagne d’infortune dans le mouvement.
Puis il se leva, l’entraînant à sa suite hors de la salle de classe, puis des cachots. Une fois dans le Hall d’entrée, il bifurqua et put enfin respirer l’air pur de l’extérieur, masquant un peu l’odeur nauséabonde de la potion dont il était recouvert.
« Mais qu’est-ce que tu fais ? On devrait aller à l’infirmerie ! Ou à la bibliothèque pour chercher un antidote ! » protesta sa camarade avant de donner un coup sec avec son bras pour l’arrêter.
De silhouette plutôt frêle, Newt bascula sous cet assaut et les deux élèves se retrouvèrent la face contre le pavé de la cour. S’appuyant sur un coude pour se relever, il frotta sa joue endolorie de sa main prise, puis se stoppa en sentant les doigts fins de Leta contre sa peau, avant de laisser retomber leurs bras accolés au sol.
« Complètement malade. » murmura la fillette dans sa barbe avant de se relever.
A peine perturbé par cette insulte, Newt se remit sur ses pieds avant de poursuivre sa route, l’effet de surprise jouant sur sa compagne récalcitrante.
Tandis qu’ils avançaient vers la forêt, cette dernière poursuivit ses questions, plus ou moins désobligeantes :
« Mais qu’est ce qui te prend ? Tu es limité comme garçon ou quoi ? Je t’ai dit qu’on allait pas dans la bonne direction ! Pourquoi tu veux nous entraîner là bas ? »
« On doit trouver un Jacolys. C’est une sorte de petit rat qui se cache près des cours d’eau, dans des feuillages buissonneux. » lui expliqua alors Newt en voyant qu’elle le ralentissait dans sa tâche.
« Pourquoi ?! Qu’ont-elles de spécial, ces bestioles ? » ronchonna-t-elle.
Hélas, Newton était trop concentré pour prêter attention aux jérémiades de la Serpentard, et il ne lui adressa à nouveau la parole qu’une fois arrivé à destination.
« Maintenant, plus un bruit. Accroupis toi, et laisse moi ta main collée à la mienne pendre librement pour que je puisse attraper un Jacolys. »
« C’est hors de question, vu ton sens de l’équilibre qui nous a fait chuter tout à l’heure, c’est plutôt à moi de m’occuper de ce Jacolys ! » protesta avec véhémence Leta, avant de coller un de ses mèches brunes derrière son oreille avec sa main libre.
« Je te propose un marché : celui qui le voit a le droit de l’attraper. »
« Vendu. »
Plus un son ne sortit ensuite de leurs bouches. Le regard acéré, Newt recherchait le petit rat violet qui réussirait à détacher son bras de celui de Leta avec une grande rigueur, inspectant de manière minutieuse chaque buisson.
Soudainement, son bras s’étendit sur la droite sans avertissement et il se rendit compte avec effarement que la Serpentard tenait entre ses deux petites mains le Jacolys tant recherché.
« Et maintenant ? » s’enquit-elle, la voix transpirant de fierté et de dédain mêlés.
Constatant qu’elle ne le laisserait pas prendre le commandement des opérations, le jeune garçon soupira avant de révéler :
« Il faut presser sur son ventre, au niveau de la glande à venin, sur sa droite. Mais surtout fais en sorte que sa gueule soit dirigée vers nos bras. »
A peine eut il entamé ses instructions qu’elle s’en acquittait avec un enthousiasme non dissimulé, un fin sourire flottant sur ses lèvres.
Le liquide azuré se répandit entre leurs peaux et leurs vêtements, laissant un fin tracé de boutons rouges et quelques picotements alors qu’il faisait effet.
Une poignée de minutes plus tard, ils étaient libérés l’un de l’autre.
Leta, réajustant sa jupe puis sa cravate, lui dit d’un air crâne :
« Puisque je viens de nous sauver, je te laisse la simple tâche de nettoyer les cachots pour nous deux. »
Puis elle tourna les talons, aussi simplement que ça.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AliceJeanne » 03 févr. 2018 - 01:08

Titre : /
Défi : scenaristique
Nombre de mots : 1101
Fandom : Underworld (UA)
Personnages : Rym, Farkas (OCs)
Rating : /
Rym sauta dans l’abri avec précipitation, laissant Farkas refermer la lourde trappe derrière eux. Les loups-garous se précipitèrent sur le bois, le labourant de leurs griffes acérées. Des grognements s’élevèrent, se mêlant aux hurlements lupins de leurs congénères éloignés. Farkas se laissa tomber sur le sol, s’épongeant le front de sa manche, laissant s’échapper un soupir de soulagement.

_ Ce n’est pas passé loin ! S’exclama-t-il en souriant.

Rym, alors adossée à une poutre porteuse de la planque creusée à même la terre, se redressa brusquement, la fureur se lisant sur son visage.

_ C’est tout ce que tu as à dire !? S’insurgea-t-elle. Que ce n’est pas « passé loin » ?! Abruti ! Vociféra-t-elle. Ce sont des loups-garous ! Ils n’hésiteront pas une seconde à nous faire la peau dès lors que nous sortiront de là !

L’adolescent esquissa un rictus mécontent, il avait parfois beaucoup de mal à s’accorder avec sa camarade hybride, la trouvant trop… différente.

_ Ce n’est pas parce que tu es devenu un vampire que tu es invulnérable ! Ta fierté est ridiculement mal placée ! Nous aurions pu mourir si nous n’avions pas trouvé ce poste avancé ! Hurla-t-elle en rapprochant son visage du sien.

Farkas soupira, s’avança afin de combler l’espace les séparant et avant que la jeune-fille n’ait le temps de répliquer une autre tirade remplie de reproches l’embrassa.

Rym écarquilla les yeux, médusée. Ce ne fut que lorsque de son compagnon s’écarta d’un air satisfait qu’elle réussit à retrouver suffisamment de contenance pour riposter. Sa réponse pris la forme d’une gifle sonore que Farkas accepta sans broncher tant il avait trouvé jouissif le fait de clouer le bec de sa partenaire d’infortune. Il n’arrêta son bras que lorsqu’elle entreprit d’appliquer à nouveau sa main sur son visage. Il bloqua son poignet avec aisance la forçant à lui faire à nouveau face.

_ Ne t’avise jamais de recommencer cela ! Siffla-t-elle entre ses dents.

_ Naturellement, répondit-il avec amusement, j’attendrai que tu me le demandes avant de t’embrasser à nouveau.

_ Tu peux toujours rêver, cela n’arrivera pas, rétorqua-t-elle en s’empourprant.

_ Sache que justement, dans mes rêves, nous ne nous embrasons pas, dit-il laissant planer l’insinuation suffisamment longtemps pour voir les joues de Rym prendre intégralement la couleur du sang qui maculait leurs fines armures.

La jeune-fille se détacha, un air dégoûté sur le visage, elle se détourna quelques instant avant de finalement se laisser tomber sur le sol. Le vampire l’imita, son air jovial ayant laissé la place à une mine sombre. Au fond de lui, sous cet air assuré et provocateur, Farkas n’était qu’un enfant perdu, à l’instar de Rym.

L’adolescente était en proie au doute, quelques minutes plus tôt, alors qu’ils avaient trouvé refuge pour la journée dans une autre planque vampire, ils avaient beaucoup parlé, partagés leurs ressentis et s’étaient mutuellement dévoilés leurs plus intimes secrets. Rym avait pensé que cette discussion avait pu changer quelque chose, mais il fallait se rendre à l’évidence, aucun d’eux n’était prêt à faire confiance à l’autre, trop différents et pourtant si semblables.

_ Tu as gagné, lâcha-t-il contre toute attente, faisant sursauter la demi-vampire, je suis effectivement un imbécile.

_ C’est un fait indéniable, il est bon que tu en prennes conscience, riposta-t-elle sur un ton aussi sérieux que ses nerfs à vif le lui permettaient.

_ Je peux toujours compter sur ta compréhension Rym, c’est un véritable soulagement, rit-il sarcastique.

La jeune-fille pouffa et Farkas joignit son hilarité à la sienne, tant et si bien que les loups-garous avaient disparu depuis bien longtemps lorsqu’ils reprirent contenance et tentèrent une sortie. Cependant au bout de quelques mètres de nouveaux ennuis en fourrure les attendaient.

_ J’ai un plan, se contenta d’énoncer Farkas.

_ Navrée, je ne suis pas suicidaire.

Le jeune-homme soupira, habitué à ses répliques cinglantes qu’il affectionnait cependant de plus en plus, sans attendre le moment où elle donnerait inévitablement son accord pour ledit plan, il partit sur la gauche, lui laissant l’autre flanc. Nul besoin pour eux de communiquer, ils s’étaient mis d’accord avant même qu’il ne prononce le mot « plan » étant capables, grâce à leur entraînement, d’anticiper un panel de situations compliquées.

Lorsque les loups-garous partirent dans une direction totalement opposée à la leur, Rym ne posa pas de question, elle savait que c’était inutile, Farkas avait ses secrets, elle avait les siens et ils se respectaient bien que les apparences puissent présager du contraire. L’adolescent était joueur avec la gente féminine, ce baiser n’avait aucun importance à ses yeux, ce n’était qu’un jeu comme un autre, cela amusait Rym, quelque peu seulement, mais suffisamment pour qu’elle ne lui en veuille pas. Après tout, il était l’un des seuls à pouvoir la toucher sans la faire souffrir alors cela n’était pas si désagréable.

Usant de son instinct et de son ouïe surdéveloppée Rym retrouva rapidement Farkas et les guida jusqu’à leur point de ralliement se fiant aux infimes bruits qu’elle percevait à des dizaines et des dizaines de mètres à la ronde. Farkas éloignait le danger, elle les ramenait « à la maison », tel était leur accord, ce qui se passait autour était tout à fait superflu.

Arrivés dans la cour du château où Sonja les félicita, les deux jeunes se contentèrent de s’ignorer avant de prendre la direction des dortoirs, avides de repos. Farkas allait saluer la jeune-fille lorsque celle-ci, le prenant par surprise, le plaqua contre le mur, puis après avoir fixé son regard dans le sien pendant de longues secondes, rapprocha leurs visages. Elle sentit un vent de panique prendre possession du garçon et elle s’en délecta, enfin elle lui faisait gouter à sa propre médecine. Alors qu’il fermait les yeux, s’attendant au contact des lèvres de Rym sur les siennes, la jeune-fille laissa échapper un petit rire et envoya une pichenette sur la joue de son camarade, le faisant sursauter. Puis avant qu’il n’ait eu le temps de répliquer elle se dressa sur la pointe des pieds et déposa un léger baiser sur son front avant de s’éloigner satisfaite.

_ Rym ! L’appela-t-il.

_ Tu t’attendais à quoi Farkas ? Demanda-t-elle avec amusement.

_ Je…

Il laissa sa phrase en suspend incapable d’exprimer ce qu’il aurait souhaité, en ayant soudainement honte. Peut-être était-ce parce que Rym était la seule véritable personne qui compta véritablement pour lui. Et que faire équipe avec elle n’était pas une corvée à ses yeux, mais au contraire un moment qu’il affectionnait plus qu’il ne voulait bien se l’avouer.

_ Bonne journée Farkas, murmura-t-elle en souriant avant de disparaître dans l’ombre d’un couloir.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Westyversionfrench » 03 févr. 2018 - 01:25

Titre : It’s better in VO
Défi Scénaristique ou Stylistique : Vous devez inclure au moins cinq phrases dans une langue autre que le français (stylistique)
Fandom : Fiction Originale
Nombre de mots : 483
Personnages : Désiré de Koadruz, Renaud Renard, Esmerald Renard, Lucie Etchebarne
Rating : Tous Publics
Désiré vaporisait de l’insecticide sur les plantes renfermées dans sa verrière lorsqu’un brouhaha provenant de l’étage se fit entendre. D’abord, il pensa que c’était Lucie qui avait dû faire tomber une pile de livres en déménageant une bibliothèque, puis, il se dit qu’Esmerald avait repris sa lubie de faire de la corde à sauter. Mais, comme des rires amusés pleuvaient dans le jardin depuis les fenêtres ouvertes au-dessus de sa tête, il se décida à monter. Les voix de ses deux colocataires s’élevaient bien, comme il l’avait compris, mais se mêlaient aux exclamations mécontentes de Renaud, qui n’avait toujours pas décidé de regagner son domaine. Renaud était un individu avec très peu d’humeurs, aussi ses remarques ombrageuses étonnèrent le maître des lieux. Il s’arrêta en haut de l’escalier, et écouta à quelques mètres de distance de la porte ouverte de sa propre chambre. Ces trois là étaient de moins en moins gênés d’envahir son intimité. Certes, la présence de son amant qui avait passé la nuit avec lui était tolérable à ses yeux, mais pas celle des deux jeunes recrues de leur petite équipée.

Esmerald s’exclamait, hilare :
« Et encore, tu as raté sa meilleure réplique. Comment c’était déjà ? My tailor is rich… Je suis certain qu’il a vu ce film, tu sais, avec Louis de Funès ! » Le rire de Lucie retentit, charmant, et elle ajouta :
« Je maintiens mon premier choix. Entendre You know nothing John Snow et Winter Is Coming avec un accent aussi déplorable…
-Le pire c’est qu’il les regarde en VO les épisodes.
-Mais oui ! » fit la jeune femme, redoublant d’hilarité. Renaud protesta :
« Moquez vous ! C’est facile pour vous ! Vous baignez dans la culture anglophone depuis tout gosses. Toi Esmerald, tu avais même des cours en primaire ! Primaire ! Lucie, toi, tu lis en anglais ! Mais moi, à part My name is Renaud, I have two brothers, and we live in a farm, je n’ai rien étudié de plus abouti.
-C’est complètement idiot. Mon père a appris plein de choses et il est à peu près de votre âge. Sans compter qu’il a arrêté l’école à quinze ans. » Il y eut un bref silence et Désiré saisit sans peine pourquoi. A part le fait qu’elle ait été élevée par sa grand-mère maternelle, Lucie n’avait jamais évoquée d’autre famille. Conscient de la gêne qui s’instaurait dans la pièce entre ceux qui s’esclaffaient quelques instants plus tôt à peine, Désiré fit son entrée.
« Renaud, you’re a big liar. I helped you for years with your English but you rather have swum in the river and stolen vegetables in the fields than doing your homework.” Son accent était impeccable, comme toujours, et les deux jeunes gens rirent de bon cœur, face à la mine interloquée de l’interpellé qui balbutia :
« Can you repeat please ? »
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par BellaCarlisle » 03 févr. 2018 - 01:50

Titre : Version
Défi : stylistique
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 439
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC), Irène (OC)
Rating : Tout public
Soufflant pour la dixième fois, Daisy se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Les rares livres en bon état de son père n’étaient que des ouvrages dans une langue bien différente de la sienne et elle peinait à les traduire. Elle avait pensé à utiliser un sortilège pour avoir un résultat rapide mais Irène le lui avait fortement déconseillé, prétextant qu’il valait mieux se servir un peu de cerveau au lieu de recourir à la magie pour tout et n’importe quoi. Sauf que la brune n’était pas très douée dans les langues étrangères, elle avait seulement appris le français pour profiter de ses vacances avec la rousse.

- Tu ne pourrais pas m’aider ? tenta la plus jeune.
- Tu ne m’auras pas aussi facilement, Daisy. Ce n’est pas si compliqué si tu te concentres.

La brune soupira et se remit à lire.

« Bello deinde Aborigines Troianique simul petiti. »

Son père avait passé des heures à lui enseigner le latin mais elle ne rendait pas justice à tout ce temps perdu.

« Inter Lavinium et Albam Longam coloniam deductam triginta ferme interfuere anni. »

Elle avait déjà été face à de pires textes mais les mots se mélangeaient dans sa tête et elle ne parvenait pas à les associer à des notions précises.

« Silvius deinde regnat Ascani filius, casu quodam in silvis natus; is Aeneam Silvium creat; is deinde Latinum Silvium. »

Daisy n’abandonnerait pas, ce n’était pas son genre. Elle avait survécu aux punitions douloureuses des Carrow, elle pouvait bien se débrouiller sur une simple traduction.

« Aventino fulmine ipse ictus regnum per manus tradidit. »

Elle n’allait pas rendre les armes, pas encore.

« Ex bello tam tristi laeta repente pax cariores Sabinas viris ac parentibus et ante omnes Romulo ipsi fecit. »

Elle traduisit encore quelques phrases puis mit un point final. Irène, qui avait assisté à tout le spectacle, revint vers elle et se pencha par-dessus son épaule pour découvrir ce qu’elle avait écrit. Elle sourit à plusieurs reprises, reconnaissant des tournures maladroites dues à des analyses un peu bancales. Toutefois, ce n’était pas si catastrophique, pas autant que Daisy le sous-entendait.

- C’est compréhensible, conclut la rousse. Ton père pourrait être fier de toi.

Pour la plus jeune, c’était toujours le plus beau des compliments. Elle détacha son regard de sa feuille pour se tourner vers son amie, lui offrant un sourire débordant de reconnaissance. Irène effleura ses lèvres d’un baiser comme récompense de son travail acharné puis elle se redressa avec une moue amusée.

- « fecit » est au parfait, pas au présent.
- Errare humanum est.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Haru Nonaka » 03 févr. 2018 - 02:20

Titre : In bocca al lupo
Défi :les deux (Cinq phrases dans une langue autre que le français + Un élément du au hasard bouleverse le cours de l’histoire)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 503 mots
Personnages : OC (Lucio)/ OC (Stella)/Hugo
Rating : Tout public
La fillette profita que l’homme relâche sa prise sur son bras pour se dégager puis le garçon tenta de l’imiter, mais Lucio ne le laissa pas filer. Il tenta de sortir sa baguette mais la petite réagit prestement et lui mordit la main pour le désarmer. Plus surpris par la rapidité de la réaction que par la douleur elle même, le policier resta un instant immobile, puis lâcha un soupir et agita sa baguette.

Les deux fuyard n’avaient pas atteint la sortie de l’allée qu’il avait calmement transplané devant eu. Il leva les paumes au ciel et leur jettent un regard d’excuse, se mit à marmonner en italien.

«  Ve l'ho fatta, ragazzi! Ma, davvero, non vi sembra che l’ora per giocare al lupo sia passata, cazzo? »

Il vit les deux enfants dont les regards se croisait, le regard de la fille brillait, hésitant, puis elle hocha la tète et le garçon et elle accélérèrent encore leurs foulées. Francesco aurait pus les stupéfier tout les deux en un tour de baguette si il n’avait craint qu’ils ne se blessent a la vitesse a laquelle ils étaient lancés.Alors l’homme tenta de bloquer l’allée en étendant ses bras pour leur intimer de s’arrêter, la fille hurla a son attention

" When pigs fly, you moron!"

Profitant que l’attention de l’homme était détournée, le garçon se jette droit sur le faux policier, tentant de le faire basculer de son poids plume sans grand succès avant de crier:

« Adesso, Stella! Corre !» dans un italien malabile qui écorchait les r.

L’homme le réceptionna dans ses bras, mais le choc l’avait a nouveau fait lâcher sa baguette qui atterri avec un bruit sec dans le caniveau. Le gosse se débattait comme un niffleur qui se serait glissé chez Gringott, criant de toute ses forces d’une voix stridente mais sonore

« Help! Aiuto! He is trying to kidnap me!… »

Lucio aperçu la fillette qui disparaissait dans une rue adjacente. Il avait enfin immobilisé le gamin mais entre temps, une fenêtre s’était illuminé, puis une seconde, etc. Avec le temps chaud et lourd les gens aimaient dormir en courant d’air et les cris perçants de l'enfant leur étaient parvenu aussi clairement que si ils s'étaient trouvés au rez de chaussé. Plusieurs silhouettes glissèrent la tête à l’extérieur, puis des pas assourdis dévalèrent l'escalier. En moins de temps qu'il en faut pour réciter la devise des aurores italiens un homme qui devait dépasser d’une bonne tète l’auror apparu sur le seuil, suivit de deux femmes. Le petit groupe avaient l’expression tendue, méfiante. Le policier reposa à terre le garçon qui lui adressa un petit sourire satisfait avant de feindre de se mettre à pleurer, et Lucio jura mis voix en conclusion pour lui même.

« Porca puttana troia... »

ce n’était définitivement pas sa soirée.

Après avoir convaincu les moldus qu’il n’était qu’un officier tentant de ramener un petit fugueur chez lui, Lucio récupéra discrètement sa baguette qui gisait dans le caniveaux en feignant d’écraser une cigarette au sol, puis ordonna au gosse de le suivre.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par BellaCarlisle » 03 févr. 2018 - 02:50

Titre : Prise de conscience
Défi : stylistique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 469
Personnages : Elvira (OC), Raze
Rating : Tout public
Même s’il a préféré ne pas en parler à Lucian, Raze s’est mis à surveiller Elvira. La sœur d’Ilona passe son temps libre dans la bibliothèque du château, à lire des livres par dizaines pour oublier le drame qui a eu lieu quelques semaines auparavant. Le Lycan à la peau noire sait qu’elle ne va pas bien, ses sourires ne sont que des fausses joies qu’elle porte comme des masques. Elle semble se remettre peu à peu des derniers événements mais ce n’est que sa façon de se cacher derrière des mensonges pour ne pas paraître faible aux yeux des autres. Il a vu les larmes dans ses yeux, il a entendu ses sanglots étouffés derrière une porte, sans être en mesure de l’aider. Pire que tout, il l’a déjà retrouvée dans la salle d’exécution, agenouillée au pied du poteau où sa nièce est morte.

Raze n’ose pas en discuter avec le premier des Lycans, il a remarqué la distance qui continue de se creuser entre Lucian et Elvira. Ils ne sont pas ennemis, la guerre ne les oppose pas, mais le lien amical qui s’est tissé entre eux au fil des ans a disparu. Ils se sont blessés mutuellement, par des paroles violentes et douloureuses, cherchant un coupable idéal pour ne pas rester prostrés dans un coin à se lamenter. Mais à quoi bon ressasser les erreurs de chacun puisqu’il leur est impossible de revenir en arrière. Sonja est morte, personne ne peut lutter contre ce coup du destin, pas même eux. Et s’ils ont l’air de maîtriser leurs émotions, ce n’est pas le cas, ils deviennent dépendants de la colère qui les anime.

Comme tous les autres jours, il observe Elvira alors qu’elle quitte le confort de sa chambre. La Vampire traverse plusieurs couloirs avant de prendre le chemin habituel qui la conduit jusqu’à la bibliothèque. Raze remarque aussitôt sa peau de plus en plus pâle et sa démarche vacillante. Il peste contre lui-même et contre l’acharnement de Lucian à créer des disputes vaines et stériles. Pendant que les Lycans profitent de leur nouvelle liberté et continuent de mettre à mort des Vampires emprisonnés dans les geôles, la belle-sœur de Viktor dépérir peu à peu, sans aucune possibilité de se nourrir de sang et d’aller mieux. Et bien entendu, par fierté personnelle, elle n’a rien dit, se murant dans un silence borné au lieu d’exprimer ce besoin vital.

Délaissant sa surveillance, Raze prend le chemin opposé à celui d’Elvira. Trouver Lucian est sa priorité, pour avoir une discussion sérieuse avec lui. Elvira ne mérite pas d’être dans un tel état, ce n’est pas leur captive. Elle n’a pas révélé le secret de sa nièce au père de cette dernière, elle a voulu les défendre malgré la haine et le dégoût des membres du Conseil à son égard.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Haru Nonaka » 03 févr. 2018 - 03:04

Titre : Première impression
Défi : stylistique
Fandom :HP
Nombre de mots :
Personnages : Percy / Lucio (OC)
Rating : Tout public
La première impression que Lucio avait eu de Percy Weasley était dans l'ensemble plutôt négative,tout du moins il lui avait paru profondément antipathique lors des premières minutes.

L’homme aux cheveux flamboyant avait une expression sérieuse et froide plaquée sur ses traits, et ses yeux ne présentait aucune chaleur malgré sa politesse apparente. Il avait à peine pris le temps de s’enquérir de la santé de son neveux, comme si ce n’était pas la première priorité dans la situation présente. Il s’était contenté de tendre une main sèche au policier en déclinant d’une voix légèrement naisillarde.

- Percy Weasley, attaché du ministère des transports, délégation international Anglaise.

Tout de son costume jusqu’a son débit pondéré et ampoulé rappelait à Lucio un des employé trois zélé de l’administration de son ancien bureaux (qui forçaient autrefois l’auror à réécrire un rapport pour de stupides questions de normes rédactionnelles, comme si il n’avait que ça à faire). Le policier avait saisit la main tendue et l’avais serré, et avait répondu sur le même ton, en se retenant d’imiter ce dernier. Il ne tenait pas à provoquer un incident diplomatique.

Lucio Cenati, auror détaché à la brigade de la surveillances des « incidents moldus".

Le rouquin avait hoché la tête puis balayé la rue d’un regard inquiet, et avait affirmé.

- Il vaudrait mieux aller discuter ailleurs, nous sommes trop exposés aux oreilles indiscrètes. Vous pourrez tous nous révéler tranquillement autour d'un thé.
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