[Textes] Nuit Insolite du 2 février

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Catie
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[Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Catie » 02 févr. 2018 - 20:06

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit!

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Roxane-James1 » 02 févr. 2018 - 20:38

Titre : L'Audience de l'Enfer
Défi Scénaristique ou Stylistique : scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 224
Personnages : Audrey Cornellis
Rating : TP
Ils étaient une trentaine, estimait Audrey à vue de nez. Tous agglutinés dans le vestibule, regroupés en petits groupes inégaux. Des hommes, des femmes, des enfants, des riches, des pauvres, des visages apeurés et d'autres arborant un masque de sérénité, un sourire crispé étirant leurs lèvres. Les parias de la société.

Audrey tentait vainement d'instaurer un minimum de distance entre elle et tous ces gens au regard flou et à l'air nerveux et, intérieurement, d'évacuer la peur et la gêne qu'ils faisaient ressortir en elle. Mais c'était quasiment impossible car elle savait que si elle tentait le moindre mouvement, elle serait aussitôt emmenée dans la Salle d'Audience et se confronter à Ombrage n'était pas son souhait le plus cher à cet instant. Il fallait croire que la montée au pouvoir de Lord Voldemort pouvait profiter à quelques-uns…

Elle sentit une perle de sueur descendre le long de son échine et le souffle bruyant de l'homme derrière elle fouetter sa nuque. Elle détestait cette proximité. Elle avait toujours été mal à l'aise dans les foules.

« Miss Audrey Cornellis ? Accusée d'avoir défendu une Sang-de-Bourbe ayant violé le règlement ? Entrez, Dolores Ombrage vous attend pour votre procès. Votre baguette, je vous prie. »

Audrey quitta la foule, ses ondes négatives qui la rendaient malades et le contact terrifiant de ces gens inconnus.
L'Enfer l'attendait.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par irenea » 02 févr. 2018 - 20:54

Titre : Un de plus
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 160
Personnages : Orion, Walburga et Regulus Black.
Rating : K
- Il est parti.

- Je ne pensais pas qu'il en serait capable.

- Moi non plus.

- Veux-tu le faire ?

- A toi l'honneur. Je sais que ça te démange depuis des mois.

- N'exagérons rien. Il était, commence-t-elle, coupée par le bruit d'une explosion.

- Il était raté. Nous avons raté le premier. Ça arrive à tous les parents. Ce n'est pas faute d'avoir été patients. Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour le sauver. Tu as fait tout ce que tu pouvais pour le sauver. Tu lui as consacré plus de temps que tu n'aurais dû. Il n'en valait pas le peine.

- Je sais, mais il y a plus important maintenant.

- Il y a plus important.

- Est-ce que tu es prêt, Regulus ? lui demande sa mère en retournant vers lui.

- Je suis prêt, tremble-t-il de se retenir de pleurer à voir le portrait de Sirius brûlé. Puisqu'il le faut.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Mikoshiba » 02 févr. 2018 - 21:01

Titre : La foule
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Scénaristique : Votre personnage doit se trouver au milieu d'une foule.
Fandom : HP
Nombre de mots : 276 mots
Personnages : "On" (Je peux refaire la blague de phare ou c'est trop ? xD)
Rating : Tous publics
Découvrir le Chemin de Traverse est une sensation inoubliable. Tout d’abord, impressionné, on n’ose pas s’aventurer dans la foule, on se contente d’observer timidement la rue depuis l’arcade qui permet l’entrée depuis le Chaudron Baveur. On a peut-être quatre, cinq ans, voire onze si l’on ne vient pas d’une famille de sorciers.
Puis, on se jette à l’eau. On fait un pas, puis deux, et on se laisse entrainer par le courant et le rythme de la foule, ralentissant devant les portes des différentes échoppes, puis accélérant devant les murs vides d’affiches publicitaires. Des remous se créent aux embouchures d’autres ruelles, certains passants se séparant de la voie principale, d’autres s’y engouffrant.
La foule guide nos pas au gré de ses envies, décide de notre chemin, et on se laisse diriger. Alors, on arrête de prêter attention aux pavés sur lesquels l’on pose nos pieds et on lève le regard vers le haut. On peut alors découvrir un autre monde peuplé de chapeaux pointus, de hiboux, d’enseignes bigarrées, de balais volants, le tout accompagné par le chant des oiseaux exotiques du coin de la rue, des conversations de la terrasse du glacier, du tintement des clochettes à l’entrée des magasins, relevé par l’odeur caractéristique des manuels scolaires neufs, par le parfum sucré des étals de Chocogrenouilles, par l’arôme revigorant des herbes de la devanture de l’herboriste.
Puis, comme sortant d’un songe, on aperçoit la porte de la boutique qui était le but premier de notre venue sur le Chemin de Traverse. On s’extirpe alors tant bien que mal du flot ininterrompu des passants, et un court instant, on regarde avec nostalgie la foule continuer à avancer sans nous.
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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Ella C. » 02 févr. 2018 - 21:02

Titre : /
Défi Scénaristique : foule
Fandom : /
Nombre de mots : 315
Personnages : F.
Rating : Tous
La foule avait cela de déconcertant qu’elle pouvait vous emporter d’une extrémité à l’autre de la rue sans même que vous vous en rendiez compte. Le courant n’avait pas de sens ; les silhouettes colorées, encapuchonnées, se mouvaient sans direction apparente, partant d’un côté et revenant de l’autre, traçant des cercles grouillants. Les longs manteaux se mêlaient sans douceur, un pan de tissu se soulevait lors d’une bousculade et poursuivait son chemin qui réussissait à l’imposer à l’autre. L’on pensait rejoindre la porte attenante mais, à éviter les face-à-face, l’on déviait, se noyait inexorablement dans l’amas.

F. s’y était perdue. Quand elle déplaçait un membre dans l’espoir de faire voguer son corps, une jambe apparaissait sous la sienne, une épaule se heurtait à elle qui l’obligeait à esquiver et la détournait de son but initial. L’agacement avait vite laissé place à l’étouffement de sentir tant de gens pressés contre elle, un tourbillon sans fin. Elle sentait à chaque altercation sa besace s’aplatir un peu plus contre sa cuisse et imaginait, avec inquiétude, le rouleau de papier se froisser en bruissements horrifiques, le ruban de satin se tordre et la cire écarlate s’écailler. Son précieux parchemin, le message décisif qu’attendait la Consule de Sparren.

A l’encre courbée, de la noble facture d’Istrée, se couchaient les mots salvateurs. Ceux qui accusaient la Comtesse au nom même du représentant de la Guilde sur la planète de bitume, ceux qui charriaient dans leurs ombres les preuves de son abandon et les causes de sa déchéance. La libération du peuple de Fran qu’elle transportait dans sa besace, frappée de l’écusson tout en courbes qui lui donnerait crédit auprès de l’administration impériale.

Mais la Citadelle l’avait engloutie et sa voix ne portait pas assez loin pour frapper ces gens d’immobilité. Sa force, qui lui avait offert l’ascendance sur tant de soldats, lui était désespérément inutile au milieu des pantins sans conscience.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AliceJeanne » 02 févr. 2018 - 21:04

Titre : /
Défi Scénaristique : Votre personnage doit se trouver au milieu d'une foule.
Fandom : HP (léger UA)
Nombre de mots : 829
Personnages : Harry, Hermione
Rating : /
Hermione tournait la tête dans tous les sens, ne parvenant pas à focaliser son attention sur l’une ou l’autre des choses aussi surnaturelles qu’extraordinaires qui se présentaient à elle depuis qu’elle avait pénétré sur le Chemin de traverse. Quelques semaines auparavant, la fillette n’aurait pas songé une seule seconde que tout ce qu’elle voyait à présent autour d’elle puisse être réel. Et pourtant, la foule grouillante de sorciers en habits colorés mariant avant-gardisme et traditionalisme romanesque qui l’entourait étaient on ne peut plus palpable.

Tandis que ses yeux suivaient avidement un homme au grand chapeau et que ses mains serraient fébrilement le livre qu’elle venait de s’acheter, la jeune sorcière fut prise d’un vertige. Elle était perdue, étourdie par tant de nouveauté. Dans un réflexe la fillette se mit à courir, tranchant les vagues de sorciers à la recherche de leurs fournitures scolaires, slalomant entre les géants et les gobelins à la recherche de quelque chose de familier.

Lorsqu’elle avait reçu la confirmation qu’elle était différente, sous la forme d’un professeur à la longue barbe blanche et aux lunettes en demi-lune, un poids s’était évaporé, soulageant sa poitrine, elle était une sorcière, tout s’expliquait. Elle n’était pas folle, elle appartenait juste à un autre monde, un monde dans lequel elle n’était pas née, un monde dont ses parents ne faisaient pas partie. Ce dernier constat avait troublé rapidement sa joie et d’autres questionnements gênants avaient émergé dans l’esprit vif de la fillette. Ses pires doutes apaisés elle s’était mis en tête de s’adapter à ce nouvel environnement, se rendant sur le Chemin de Traverse avec ses parents afin de s’immerger en douceur dans ce qui allait bientôt devenir son quotidien.

Dire que le choc fut rude est un bien faible mot, la rue était en ébullition, une foule bruyante avait bientôt isolé Hermione, la laissant seule face à ses peurs, ses parents hors de vue après la deuxième boutique dans laquelle elle s’était attardée.

Tandis qu’elle courrait, les larmes menaçant de dévaler ses joues à chaque instant Hermione se surprit à espérer que rien de ce qu’elle était en train de vivre ne soit vrai. C’était trop, bien trop pour elle qui avait passé onze années à tenter désespérément de s’intégrer que ce soit avec les autres enfants qui ne la comprenaient pas, ou avec les adultes qui voyaient d’un mauvais œil sa curiosité et ses questionnements poussés sur ce qui semblait pourtant évident pour chacun.

Abasourdie par le désespoir elle appela ses parents, se heurtant à un brouhaha étouffant chacun de ses mots puis quelques mètres plus loin à un homme qui n’avait d’homme que l’apparence tant il était immense. Surprise, elle tomba sur le sol, lâchant son livre pour pouvoir se rattraper. A genoux sur le sol, entourée de sorciers lui intimant de ne pas boucher le passage et face au géant qui était à l’origine de sa chute, Hermione n’osait bouger.

Finalement, ce ne fut non pas la montagne humaine qui s’adressa à elle mais un jeune garçon qui devait avoir approximativement son âge. Ses habits trop grands lui donnaient un drôle d’air et ses lunettes cassées accentuaient la bizarrerie de son accoutrement moldu. Hermione se sentit immédiatement rassurée, le sentiment qu’elle lisait dans ses yeux verts semblait proche du sien, un mélange de peur, d’excitation et de profond émerveillement.

_ Désolé, articula fortement le garçon afin que sa voix transperce la foule, Hagrid ne t’a pas vue, tu n’as rien de cassé ? Demanda-t-il en lui tendant la main pour la relever.

Le géant lui adressa quant à lui un petit sourire nerveux et navré avant de la remettre d’un seul coup sur ses pieds tandis que l’enfant s’occupait de ramasser le livre. Il lui tendit puis comprenant qu’elle était certainement perdue l’invita à regagner le bord du chemin, hors de la cohue.

_ C’est mieux ainsi non ? Rit-il, moi aussi je ne me sens pas vraiment à l’aise avec tout cela…

_ Et pourtant tu t’y sens tout de même un peu à ta place n’est-ce-pas ? Compléta fébrilement Hermione.

Le garçon hocha la tête et Hagrid, voyant que son protéger avait trouvé quelqu’un avec qui faire ses achats préféra les laisser entre eux. Les deux jeunes sorciers marchèrent sans bruit les longs des murs avant qu’Hermione ne s’arrête brusquement, un petit sourire illuminant à nouveau son visage.

_ Est-ce que tout va bien ? S’enquit Harry.

Elle hocha vigoureusement la tête et indiqua la foule du doigt. Son compagnon sembla comprendre et la joie pris possession de ses traits. Avec spontanéité il attrapa la main d’Hermione avant de la traîner vers les torrents de sorciers qui se déversaient des ruelles dans la grande allée principale.

_ Prête ? Demanda-t-il.

_ Prête ! Affirma Hermione avec entrain.

Et les deux enfants disparurent au milieu des robes et des chapeaux pointus, toute peur évaporée, car après tout, maintenant qu’ils étaient deux à être perdus, retrouver leur chemin et affronter l’inconnu paraissait beaucoup moins effrayant.
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AislinnSaoirse
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AislinnSaoirse » 02 févr. 2018 - 21:08

Titre : Vitrines de Noel
Défi Scénaristique ou Stylistique : dialogue / foule
Fandom : HP
Nombre de mots : 730
Personnages : Une partie de la famille Weasley
Rating : /
-Maman, maman, regarde !!!!
-J'arrive Albus, j'arrive… Arrête de me tirer comme ça.
-Mais regarde !! Les glaces de Fortarôme s'assemblent toutes seules pour faire des bonhommes de neiges !!! Et il tombe des flocons en sucre glace dans la vitrine !!
-Oooooh… Il y a même des centaures en pain d'épices qui font une bataille de boules de neige !
-Tu sais Rose, je ne suis pas sûre que les centaures fassent vraiment ce genres de choses… Ce sont des créatures douées de raisons qui…
-Laisse les un peu rêver Hermione, ce sont des enfants.
-De toute façon c'est des trucs de gamins ! Il y a que les bébés qui regardent ce genre de vitrine, hein Roxanne ?
-Ouais, c'est vrai !
-Ah ouais ? Et qu'est ce que tu propose alors, James ?
-Arrête de tirer la langue Rose ! Elle est même pas belle ta langue d'abord ! C'est nul ici, c'est que des glaces qui font des trucs. Dans la vitrine du magasin de Quidditch, il y a un vrai Eclair de Feu 3000 qui vole, et même qu'il y a une tempête de neige avec du vent qui souffle super fort !
-Ah ouais ? Et comment il fait d'abord l'Eclair de Feu pour voler dans une vitrine ? Tu dis n'importe quoi !
-Non j'mens pas ! La balais il vole sur place, mais il fait des loopings parfois, parce que le vent il est super fort !
-Pfff, trop nul, un balais qui vole sur place… Y'a que les crétins qu'ont envie de voir ça…
-Non c'est pas trop nul ! C'est juste que t'es jaloux Albus, parce que toi tu regardais des glaces pour bébés alors que moi je regardais les meilleures vitrines de Noel avec Roxanne !
-James attention ! Arrête de gesticuler comme ça, tu as failli marcher sur le pied de la dame. C'est fou le monde qu'il y a...
-C'est la veille de Noel ! Un samedi en plus… Oh regardez ! Fleur, Audrey et les filles ont fini chez Madame Guipure.
-Tu aurais dû venir Ermione, c'était magnifique ! La collection d'hiver est superbe, très classe.
-Oui, c'était très joli. On a cru qu'on arriverait pas à vous retrouver, le Chemin de Traverse est bondé !
-On a failli perdre Dominique dans la foule… N'est ce pas ma chérie ?
-Mais maman, on aurait pas pu rester un peu plus chez Madame Guipure ? Il y avait des farfadets et des fées argentés, et même qu'ils faisaient un concours pour savoir qui pouvait lancer le plus de paillettes !
-Pfff… c'est des trucs de filles ça ! En plus t'as des paillettes plein les cheveux ! J'suis sûr que c'est tout pourri à côté de l'Eclair de Feu 3000 !
-N'importe quoi James ! Dominique à raison, les fées étaient supers jolies. Mais le mieux c'est à l'animalerie, ils ont mis des nœuds rouges aux animaux, et il y a même des Boursouflets qui font un son de grelots quand ils rebondissent !
-Mais regarde Victoire ! T'as vu la vitrine de Fortarôme ? C'est génial non ?
-Mouais… mais pas aussi bien que l'animalerie.
-De toutes façons, la meilleure vitrine, c'est celle de mon père.
-Pfff, tu dis juste ça parce que c'est ton père !
-Eh ! C'est celle de mon père aussi !
-Ouais, bon, celle des Weasley quoi.
-Mieux que des Boursouflets de Noel ?
-Que des fées ?
-Un Eclair de feu 3000 ?
-Euh, vous avez vu les glaces de Fortarôme ou pas ?
-Dans la vitrine des Weasley, il y a des sapins de Noel avec une étoile qui se transforment en feu d'artifice.
-En feu d'artifice ?!
-Ouaaaah… Trop cool !
-Voilà, Roxanne à raison, la plus belle vitrine c'est celle des Weasley ! Qui veut une glace les enfants ? Hermione ? Fleur ? Avec un peu de chance, quand on ressortira il y aura un peu moins de monde !
-Oh ouais, une glace !
-Une glace, une glace, une glace !!!!
-Et après, on pourra aller voir le feu d'artifice ??
-Oui, oui, on verra !
-Ouais !! Merci maman !!
-Audrey, tu vois ce qui t'attends quand Lucy sera plus grande ? Profites en !!
-Oui, je vois ça !
-Oh non… ils se chamaillent pour décider quelle table est la plus belle maintenant…

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Roxane-James1 » 02 févr. 2018 - 21:25

Titre : Le Manque
Défi Scénaristique ou Stylistique : stylistique (employer 5 verbes au Plus-Que-Parfait)
Fandom : HP
Nombre de mots : 162
Personnages : Voldemort... nez
Rating : TP (enfin, je dis ça mais ça peut choquer :mrgreen: :arrow: )
Il avait jeté un regard à son miroir et son sourire s'était effacé. Il se sentait seul, sans lui. Dépourvu de ce qu'il avait de plus précieux. Et il ne l'avait compris qu'à l'instant.

Il n'avait jamais éprouvé le besoin de le revoir jusqu'à présent. Mais maintenant qu'il était parti loin, maintenant qu'il avait mis des milliers de kilomètres entre eux, il sentait poindre en lui le désir de le caresser, d'apprécier la délicatesse de ses formes, de le montrer fièrement à ceux qui l'entouraient.

« C'est quand on perd quelque chose qu'on se rend compte de sa valeur »

Il avait toujours dénigré ce dicton stupide mais il pouvait à présent en comprendre le sens et même l'apprécier.

Oui, le nez de Voldemort lui manquait.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par BellaCarlisle » 02 févr. 2018 - 21:29

Titre : Composition organique
Défi : scénaristique
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : /
Personnages : Jemma, Skye
Rating : Tout public
Jemma notait ses observations au fur et à mesure qu'elle passait les pierres sous son microscope. Skye et Coulson lui avaient rapporté des minéraux de l'étrange planète sur laquelle ils s'étaient écrasés afin de déterminer si oui ou non il y avait des différences avec la Terre. Les couleurs et la densité la renseignaient sur de nombreux aspects, elle avait même vérifié ses hypothèses dans son encyclopédie minéralogique, préférant une référence papier à ses connaissances. Fitz était occupé à réparer le circuit interne de l'appareil et elle ne pouvait donc pas compter sur lui pour le moment.

Un bruit de pas lui fit relever la tête vers l'entrée du laboratoire. L'Inhumaine hésitait à entrer et la scientifique lui conseilla de faire attention aux morceaux de verre qui traînaient encore. Skye traversa la pièce pour jeter un coup d'oeil aux notes de sa coéquipière, s'intéressant à ses découvertes.

- Gypse, grenat, biotite, pyrite et quartz ? Qu'es-ce que ça signifie ?
- Ces minéraux sont les mêmes que ceux de notre planète, lui expliqua Jemma. Mais je n'arrive pas à identifier les autres.

L'ancienne hackeuse prit en main l'une des pierres, s'étonnant de la chaleur qu'elle dégageait. Plus le temps avançait et plus cet endroit semblait regorger de mystères.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AliceJeanne » 02 févr. 2018 - 21:46

Titre : /
Défi Scénaristique + Stylistique
Fandom : Le Hobbit
Nombre de mots : 305
Personnages : Thorin, Bilbon
Rating : /
Se tordant les mains, le poids de la culpabilité mêlé à celui de la peine lui faisant courber le dos, Bilbon regarda à nouveau Thorin. Le Seigneur sous la Montagne n’avait cessé de chercher l’Arkenstone depuis que Smaug avait été défait, retournant chaque pièce d’or, scrutant chaque topaze à la recherche d’un indice. Mais n’importe quel diamant paraissait bien fade à côté de la magnificence qu’était la pierre du roi du royaume des nains. Bilbon le savait, il en avait la preuve dans sa poche, la même poche qui abritait l’anneau dérobé à Gollum quelques semaines plus tôt. Alors que Thorin lançait saphirs et améthystes autour de lui en poussant des jurons dans sa langue, le hobbit frémissait, il la voyait, pire il la ressentait, la folie de son ami alors que son bien le plus précieux demeurait introuvable, cette même rage déraisonnée qui s’était emparée du conteur d’énigmes dans la caverne et qui petit à petit prenait possession également de lui. Aucune armure, serait-elle faite de mithril ne pourrait le protéger de ses démons intérieurs. Le mal le rongeait déjà, tout comme il avait déjà consumé l’intégrité de Thorin, réduisant l’homme de bien qu’il était en un pathétique petit compteur de cristaux, toujours à la recherche du plus grand qu’il soit. Bilbon avait hésité à lui donner ce qu’il cherchait, mais lorsque le feu ardent témoin de sa folie avait envahi les yeux de Thorin, autrefois d’un acier aussi solide de sa volonté, il avait eut peur et s’était ravisé. Une larme roula sur sa joue, en cherchant un trésor, le nain en perdait un bien plus grand. Mais voyait-il seulement que Smaug bien que défait avait commis un dernier larcin ? Car à jamais l’âme de Thorin semblait s’être noyée dans un océan aussi bleu que les apatites qui roulaient sous ses pieds.
Dernière modification par AliceJeanne le 03 févr. 2018 - 01:29, modifié 1 fois.
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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Ella C. » 02 févr. 2018 - 21:51

Titre : Une minute de gloire
Défi Stylistique : au moins 5 verbes au plus-que-parfait
Fandom : HP
Nombre de mots : 375
Personnages : Harry Potter
Rating : Tous Publics
Il n’avait pas rêvé. Il n’avait pas rêvé. Grelottant dans son lit étroit, ses mains d’enfants s’agrippant à la couverture trop vieille, il s’accrochait à cette certitude. Le directeur, les surveillants, son oncle, sa tante, son cousin et la multitude d’élèves de l’école qui s’étaient moqués de lui sur le trajet du retour, alors qu’il ployait sous les remises en question, ne pouvaient effacer le souvenir net qu’en avait gardé son esprit. Et si des larmes perlaient entre ses cils, s’il avait gardé les marques de la punition imprimées dans la nuit tremblante, il refusait de faire défaut à sa mémoire.

Aussi absurde savait-il son histoire, il s’y accrochait — son absurdité le convainquait même de s’y cramponner d’autant plus fort que personne ne pouvait inventer sciemment un mensonge pareil. Il revoyait derrière ses paupières closes son agression par le sempiternel groupe de Dudley. Les moqueries d’abord, puis les coups qui avaient plu sur sa silhouette chétive et enfin, l’Evènement. Il s’était envolé — rien qu’à formuler ces mots en pensées il se pinçait les lèvres, comme il l’avait fait en prenant conscience que jamais le regard perçant de Florence ne le croirait. Ses dents avaient réitéré quand il lui avait fallu répéter son histoire devant l’administration rassemblée dans le bureau directorial, une fois de plus quand sa tante était arrivée, fulminante, après l’appel de l’école.

On l’avait retrouvé coincé sur le toit, incapable de redescendre et encore moins d’expliquer comment il était monté. Il avait eu peur des coups, voulu fuir, prié pour qu’un miracle survînt : le miracle était survenu. S’il était honnête avec lui-même, Harry devait s’en avouer heureux. Il lui était arrivé quelque chose que son oncle ne pouvait contrôler, que sa tante ne pouvait lui imposer et que, de surcroît, son cousin craignait. Quelque chose d’étrange mais enfin, ne l’avait-on pas regardé de travers les huit années de son existence ?

Harry Potter avait toujours eu le sentiment vague d’être différent et avait toujours attribué cette impression au moule étriqué dans lequel son oncle et sa tante tentaient de l’enfoncer infructueusement. Le mystère se révélait plus large et il en tirait une satisfaction douce et sucrée, à en sourire derrière sa couverture délavée bien qu’enfermé dans son placard pour toute la soirée.

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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par irenea » 02 févr. 2018 - 21:57

Titre : Dernière dispute
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique et stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 499
Personnages : Godric Gryffondor, Salazar Serpentard
Rating : Tout public
– Je m'y oppose.

– Mais ...

– Mon veto est définitif, coupa-t-il d'un ton sec.

Il ne l'avait jamais vu dans une pareille colère. C'était peut-être la première fois qu'il se dévoilait ainsi à lui, plus vulnérable qu'il ne l'aurait probablement voulu. Ses mains tremblaient sur la table et même si c'était à peine perceptible, ça lui était sans doute intolérable. Il était l'un des plus grands mages de son époque, il marquerait l'histoire du monde sorcier, son nom serait connu bien après sa mort. Il était aussi l'un des plus craints.

Godric ne l'avait jamais connu aussi fragile.

Peut-être le temps l'avait-il adouci – peut-être avaient-ils eu, Rowena, Helga et lui, une bonne influence sur lui.

Mais pour le connaître, Godric savait que jamais il n'accepterait de dévoiler ainsi ses faiblesses.

Il se redressa dans sa longue robe noire et croisa les mains devant lui, triturait nerveusement un diamant à son doigt. Il les toisait de son regard topaze. A son cou pendait un médaillon serti d'émeraudes.

C'était leur dernière discussion, celle qui s'éternisait plus que de raison.

C'était simple, pourtant si simple.

Il ne pouvait se permettre d'orienter leur école sur une pareille idéologie. Comment pouvait-il prétendre éduquer les jeunes générations en leur transmettant des valeurs de mépris et de suspicion ?

C'était bien là quelque chose que jamais Godric ne pourrait comprendre.

Salazar s'était levé de son fauteuil. Tous étaient installés auprès du feu de cheminée de ce qui deviendrait bientôt la salle des professeurs. Derrière eux étaient tirés les blasons des Quatre Maisons qui n'attendaient plus que de se remplir d'étudiants.

Le rouge et or représentait sa maison, le vert et argent en bout de fil représentait celle de Salazar. Au milieu étaient étendus fièrement les drapeaux bleu et gris, noir et jaune de Rowena et Helga. Cette disposition était à l'image de ce qu'avait été toutes leurs réunions : Salazar et lui qui ne cessaient de s'opposer, toujours en conflits, et Rowena et Helga pour se mettre entre eux deux.

La situation s'était empirée depuis quelques semaines. Les étudiants afflueraient et Salazar ne cessait de les contredire. Il les avait même accusés de trahir la cause des sorciers. C'en était trop pour Godric qui ne supportait plus ses caprices.

Ils avaient connu de bien plus terribles disputes – s'étaient affrontés parfois – et pourtant c'était cette dispute-là qui tirerait un trait sur des années d'amitié.

Leur différend était trop grand – les enjeux trop importants.

Godric n'avait cessé de défendre les sorciers moldus. Il prônait la tolérance et le respect des autres quand Salazar continuait par ses discours toujours plus nombreux – toujours plus diffusés par-delà le monde sorcier – à instiller parmi les leurs la haine.

Leurs regards se croisèrent. Godric ne l'avait jamais connu si féroce, dur souvent, féroce jamais. D'ordinaire c'était lui le téméraire que personne ne pouvait contenir. Il faisait face à quelque chose qu'il ne connaissait pas.

Dans ses yeux de la haine brûlait.

Salazar jamais ne céderait.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

Lyr Umbra
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Lyr Umbra » 02 févr. 2018 - 22:00

Titre : Un chaudron plein de cailloux
Défi Scénaristique ou Stylistique : Les deux
Fandom : Harry Potfleur
Nombre de mots : 738
Personnages : Narccissa Black / Rabastan Lsetrange
Rating : Normal (je sais plus les lettres)
« Puis-je m’asseoir ici, Rabastan ? »
Le concerné leva son regard vers la nouvelle venue, prêt à la rabrouer pour l’avoir déranger. Après tout, c’était l’année des BUSE et son père ne supporterait pas qu’il ait des notes inférieures à celle de Rolf. Toutefois, tout agacement disparu lorsque ses yeux rencontrèrent la broche d’améthyste brillante qu’il reconnaitrait entre mille.
« Ho, oui bien sûr Narcissa. Je t’en prie. Attends, je te fais de la place.
- Tu révises tes potions ? Demanda Narcissa en prenant place en face d’elle alors que le jeune homme rassemblait tous ses parchemins d’un geste, moi aussi. D’ailleurs, voudrais tu…
- Oui !
-… m’aider ? »
Ils se regardèrent, d’abord stupéfaits. Puis, leur réserve naturelle laissa place à cette frivolité que leur rang avait l’habitude de mépriser. Un rire s’échappa des minces lèvres de la jeune femme. Rabastan lui offrit son sourire le plus sincère. Ce fut à cet instant que les paroles de cette stupide chanson de Celestina Moldubec revinrent à la mémoire de Rabastan.

J’avais mélangé ma tendresse à la tienne.
J’avais rajouté mon affection à ton amour.
J’avais osé mélanger tous ces ingrédients.


Par les glandes de Salazar, pourquoi pensait-il donc à de telles niaiseries actuellement ? Etait-ce par la présence de Narcissa Black ?
Cette dernière avait sorti ses affaires, les disposant soigneusement autour d’elle avec cette élégance qui caractérisait tant les Black. Comment faisait-elle pour garder son coin de table aussi ordonné ? Qu’importe, il serait condamné à se faire houspiller par son frère jusqu’à sa mort. En effet, malgré tous les efforts de ses parents pour lui donner une éducation parfaite, l’environnement de travail de Rabastan restait à désirer. D’ailleurs, il se mit à chercher un des parchemins sur lequel les ingrédients du Polynectar étaient inscrits. Alors qu’il farfouillait dans ses feuillets depuis cinq bonnes minutes, Narcissa leva la tête, luttant à grande peine contre une envie de rire. Embarrassé, Rabastan cessa, faisant semblant d’avoir trouvé sa feuille.
Pour ne rien arrangé, la suite de cette stupide chanson lancina dans son esprit. Voudrais tu te taire Celestina Moldubec ?

J’avais coupé des tranches d’attention.
J’avais effrité ces feuilles d’estime.
J’avais émincé toutes ces preuves de mon attachement…


Si Rodolphus savait qu’il fredonnait cette chanson sous la douche, il s’occuperait de son cas personnellement. Mais qu’en pouvait-il ? Les cours de potion étaient les seuls durant lesquels il pouvait approcher Narcissa Black sans avoir son frère sur son dos ainsi que l’ainée des Black. D’ailleurs, Bellatrix travaillait ses Aspic à l’autre bout de la table. Rabastan vit son pendentif d’Emeraude brillé sous la lumière presque estivale.
Elle avait beau être la plus intelligente de toute les Black. Elle avait beau arboré une chevelure sombre comme la nuit. Elle avait beau avoir les meilleures notes. Bellatrix Black n’aurait jamais la douceur et l’élégance de sa cadette.
« Rabastan ?
- Hum, oui ?
- Alors ? Quel ingrédient faut-il dans cette potion ?
- Laquelle ? Ha oui, ratatinement. Il faut de la poudre de rose des sables.
- Merci, Rabastan.
- Pas de problème, Cissa.
- … Cissa ? »
Les joues du jeune Lestranges colora ses joues. Par les glandes d’Horace Slughorn, pourquoi l’avait-il appelé ainsi ? Bravo. Il baissa les yeux sur sa main. A son index, son anneau serti d’un rubis flamboyant. Etait-il accordé à cette pierre ? Sans doute ! Gêné, il s’excusa de cette familiarité soudaine. Après tout, il n’était nulle part dit qu’il épouserait lui aussi une Black. Il voulut s’expliquer mais la jeune fille lui adressa un sourire amical.
« J’aime bien. Tu peux m’aider pour cette potion, aussi ? Stan ?
- Ho… bien sur. Je peux. »
Il se leva et s’assit à côté d’elle. Mais déjà, un raclement de gorge se fit entendre derrière eux. Le jeune homme se retourna et fit face à Lucius Malefoy. Zut.
Ce dernier arbora une énième pierre à ses doigts. Un nouveau crystal de roche ? Ha ces Malefoy.
« Je pense que je peux m’en occuper, Stan.
- Ho… oui. Bien sur. »
Rabastan Lestranges ramassa alors toutes ses affaires et quitta la table, regrettant amèrement de ne pas faire avaler toutes ces pierres précieuses à ce Malefoy de malheur.
Se pouvait-il qu’il soit celui qui épousera SA Cissa ?
Et Celestina continua de chanter dans sa tête, augmenter sa douleur de ne pas pouvoir approcher celle qu’il aimait.
Dernière modification par Lyr Umbra le 02 févr. 2018 - 22:03, modifié 1 fois.

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Alhüin
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Alhüin » 02 févr. 2018 - 22:01

Titre : Mineralite
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Pansy et Flora
Rating : Tout public


Pansy tournait autour de la large table du bureau de Flora. Elle avait perché sur son nez ses lunettes et elle observait à l’aide d’un sortilège grossissant les aspérités des cailloux qui avaient été disposés sur la table avec soin. Flora la regardait faire, en blouse blanche, les bras croisés, attendant d’un pied ferme le verdict de Pansy qui n’était même pas l’experte de la situation. Et effectivement, le brunette finit par relever sur sa tête ses lunettes, tout en arrêtant d’un coup de baguette son sortilège.

Bon et bah dis moi, tout, Flora. qu’est-ce que j’y connais aux cailloux moi après tout.

Flora se dirigea vers la première pierre, tandis que Pansy s’asseyait sur un canapé, tout en attrapant d’un geste nonchalant le carnet de notes de Flora et en parcourant rapidement l’écriture fine et élégante de sa jeune potionniste en herbe.

Ici, on a de la biotite, du calcite, de la magnétite...
Et si, au lieu de me citer des trucs qui finissent en “tite”, tu m’expliquais leur propriétés, coupa Pansy. Elle est jolie celle-ci, remarqua Pansy en se levant après une courte pause. C’est quoi ?


La pierre était d’un rouge bordeaux étonnant, sans aspérité véritable, avec des larges striures noires.

C’est du grenat.
Tiens, elle ne finit pas en “tite” celle-ci, nota Pansy, sous les yeux agacés de Fora.
Non et la dernière, c’est du sel, ça finit pas en “tite” non plus, rétorqua l’amatrice de préparation de potions.
Ca j’aurais pu le remarquer toute seule, se contenta de répondre Pansy.

Finalement, un hochement de tête plus loin, Flora commençait à expliquer à Pansy les avantages et les inconvénients de chaque minéraux.
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Eve
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Eve » 02 févr. 2018 - 22:02

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (au moins 5 plus-que-parfait)
Fandom : HP
Nombre de mots : 351
Personnages : Minerva McGonagall, Neville Londubat, Augusta Londubat
Rating : Tout public
« Londubat Neville »

Minerva appela le jeune garçon à s’installer sous le Choixpeau. Elle le regarda attentivement alors qu’il s’avança prudemment, son crapaud dépassant de sa poche. Il ira à surement Poufsouffle, pensa-t-elle, Pomona sera ravie. La future maison de Neville ne faisait aucun doute pour la directrice de Gryffondor ; elle connaissait le garçon et la maison noir et jaune lui correspondrait bien.

Elle se souvenait, lorsqu’elle allait encore boire le thé avec son amie Augusta, du petit Neville assis au fond d’un fauteuil, étrangement calme pour un enfant de son âge. A cette époque il n’avait pas encore montré de signes de magie et sa grand-mère s’inquiétait constamment. Minerva essayait de la rassurer comme elle le pouvait en lui rappelant que les premières manifestations de magie pouvaient se déclarer sur le tard et qu’à cinq ans, Neville avait encore tout son temps.

Augusta avait toujours été une femme passionnée, sans aucune demi-mesure, et pour elle si son petit-fils n’avait pas fait de magie à son âge, c’est parce qu’il était un Cracmol. Lorsqu’elle en avait parlé, Neville était dans le salon et Minerva avait intimé à son amie de se taire car ce n’était pas des choses à dire devant un enfant. Augusta avait maugréé mais avait changé de sujet.

Quelques années plus tard, Minerva avait été ravie de recevoir une lettre de sa vieille amie lui informant que Neville avait rebondi sur le sol après une chute au lieu de s’écraser. Elle avait toujours su que ce petit était un sorcier, il avait juste pris son temps.

Elle savait qu’Augusta voulait que Neville aille à Gryffondor, elle voyait en lui son père mais de ce que Minerva connaissait de lui, il n’avait pas le profil indiqué pour aller dans sa maison, son caractère était à l’opposé des valeurs de Gryffondor. Poufsouffle serait vraiment une bonne maison pour qu’il s’épanouisse.

« GRYFFONDOR ! »

Minerva sortit brusquement de ses pensées et regarda Neville s’éloigner vers la table de sa nouvelle maison. Etonnée, un sourire se dessina tout de même sur son visage. Le Choixpeau ne se trompait jamais.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Mikoshiba » 02 févr. 2018 - 22:13

Titre : Amulettes
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Stylistique : Vous devez inclure au moins cinq verbes conjugués au plus-que-parfait et Défi Scénaristique : Vous devez mentionner au moins cinq minéraux.
Fandom : HP
Nombre de mots : 246
Personnages : La vieille sorcière
Rating : Tous publics
La petite échoppe se trouvait vers la fin d’une ruelle perpendiculaire au Chemin de Traverse, une petite rue toute étroite composée essentiellement d’habitations, et d’un ou deux petits snacks qui vendaient à leur comptoir des brochettes de tritons et du jus de citrouille.
Il fallait chercher pour trouver cette boutique. La propriétaire, une vieille femme aux longs cheveux blancs tressés, assurait que l’agitation de la foule perturbait les énergies des amulettes qu’elle fabriquait. Elle avait essayé, il fut un temps, de les vendre sur le marché, mais elle avait rapidement abandonné cette tentative.
- Aucun de mes attrapes-rêves ne déployait son pouvoir. Mes amulettes avaient comme perdu de leur effet, se souvenait-elle. Même l’aigue-marine que je tenais en main n’avait pas réussi à m’aider à me faire comprendre par le bouquiniste voisin. Il trouvait simplement mes « cailloux » JOLIS. Le péridot ! Un JOLI CAILLOU !
C’était aussi la raison pour laquelle son échoppe était si difficile à trouver : elle souhaitait que seules les personnes qui en avaient besoin puissent la trouver.
Mais l’intérieur de la boutique valait le détour. Il y avait là des talismans de toutes sortes, taillés et façonnés de manière à ce que leur énergie soit exploitée autant qu’il en soit possible. Des colliers d’ambre et des bracelets sertis d’émeraudes côtoyaient les attrapes-rêves en dentelle délicate ornés de barbes de plumes de phénix et d’agate blanche.
- Cette magie a toujours été ma raison de vivre, avait-elle avoué un jour.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Roxane-James1 » 02 févr. 2018 - 22:30

Titre : La doudoune et le rouquin
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Scénaristique : Vous devez décrire un changement de température à un moment du texte.
Fandom : HP
Nombre de mots : 401
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP

« Et alors ?
— Et alors c'est un dîner d'affaires, miss Cornellis. Un dîner important, vous comprenez ? s'agaça Percy Weasley en insistants sur le mot « important ».
— Je ne suis pas débile, merci, marmonna Audrey d'une voix boudeuse.
— Apparemment si. Vos neurones seraient-ils partis en vacances ? Parce que, pour rappel, vous venez tout juste de sortir de congés. Mais je suppose que ce que je vous dit n'a aucun effet car vous continuez à agir comme une idiote.
— Vous êtes d'une impolitesse, Weasley ! s'offusqua Audrey.
— Miss Cornellis, je ne vous le répéterai pas deux fois… ENLEVEZ CETTE VESTE IMMONDE !
— Mais il fait froid ! Et puis d'abord, ce n'est pas une veste, c'est une doudoune ! Et comment osez-vous insinuer le simple fait que ma doudoune soit moche ?!
— Premièrement, je ne l'insinue pas : cette chose rose criard que vous avez sur le dos est véritablement immonde, c'est même un tue l'amour et deuxièmement, il ne fait pas froid à l'intérieur.
— Oh. Nous allons à l'intérieur ?
— Miss Cornellis, j'ai parlé de dîner important, pas de piquenique sur le bord de la Tamise ! ENLEVEZ CETTE HORREUR AVANT QUE NOUS RENTRIONS AU MAGIC'S ! Vous ne voudriez tout de même pas agresser les yeux de nos clients ou ceux du serveur ? »

Audrey haussa les épaules pour toute réponse et batailla avec sa fermeture éclair pendant quelques instants avant de laisser tomber sa doudoune sur le sol, dévoilant une fine robe de dentelle noire particulièrement seyante. Audrey frissonna, complètement gelée. Il faisait un véritable froid d'hippogriffe aujourd'hui !

Visiblement, ce n'était pas l'avis de Percy Weasley car non seulement il insistait pour qu'elle enlève cette nouvelle acquisition qui, à elle, lui plaisait tout à fait, mais en plus son teint livide s'était littéralement transformé en rouge tomate quand Audrey avait cédé à ses ordres. Il s'éventait même avec le dossier classé Secret Défense pour chasser les bouffées de chaleur !

« Bon ! On rentre ? Je me gèle les fesses là !
— Miss Audrey votre vocabulaire, soupira distraitement Weasley en l'observant de la tête aux pieds, à présent écarlate.
— Ah non ! La doudoune, passe encore mais le vocabulaire, je ne vous laisserai pas faire ! »

Audrey entra dans le restaurant, claquant des dents à tout rompre. Il voulait qu'elle crève, ce satané Weasley ?! Elle n'était pas du Nord, elle !
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

AislinnSaoirse
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AislinnSaoirse » 02 févr. 2018 - 22:49

Titre : L'énigme
Défi Scénaristique ou Stylistique : 21h cinq verbes conjugués au plus-que-parfait / cinq minéraux
Fandom : HP
Nombre de mots : 201
Personnages : Rolf
Rating : /
Il avait passé des heures à étudier. Acharné de recherches, avide de savoir, il avait dévoré le monde avant de parcourir les livres. Ou bien l'inverse, il ne s'en souvenait plus... Il connaissait la différence entre la planchéite et l'aurichalcite, il savait que les perles d'Akoya sont naturellement crèmes, et celles d'Australie parfois rosées. Il avait vu la lumière du soleil passer de l'or le plus pur à la platine la plus vive. Il avait éprouvé la dureté du diamant, et la malléabilité de l'argent. Il avait vécu des nuits aussi sombres que le graphite, et des jours aussi brillants que la pétalite. Et pourtant, depuis qu'il l'avait découverte, il était incapable de la décrire. Il avait beau observer la forme de son nez, le tombé de ses cheveux, la chute de ses reins, rien ne venait. Il était également incapable de dire avec précision qu'elle était la couleur de ses yeux, ni la teinte de ses cheveux. Il connaissait chacun de ses gestes, chaque modulation de sa voix, mais son caractère restait un mystère. Face à elle, Rolf se trouvait complètement démuni, vide de vocabulaire. Et pourtant, il n'avait jamais était aussi heureux de va vie de ne rien comprendre.

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Alhüin
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Alhüin » 02 févr. 2018 - 22:53

Titre : Un seau d'eau froide
Défi Scénaristique ou Stylistique : Changement brutal de température
Fandom : HP
Nombre de mots : 286
Personnages : Pansy et Blaise
Rating : /
Il faisait une chaleur épouvantable et Blaise profitait de la terasse de Pansy et de l’absence de cette dernière pour faire bronzette au dernier étage des bureaux Parkinson. Il s’était, sans aucune pudeur, mis torse nu et il avait demandé à l’assistant de Pansy de lui préparer un cocktail frais et fruité. Il avait tout craché par terre après s’être extasié devant la jolie couleur orangé et il avait réclamé une vraie boisson d’homme. Depuis, il sirotait un whisky pur feu tout en jetant de temps à autres un oeil sur son magazine de Quidditch. Parfois, il baissait aussi les yeux sur sa montre pour s’assurer que l’heure du retour de Pansy était encore assez éloignée pour qu’il puisse profiter encore un peu. Il avait le temps. La chaleur aurait été insupportable pour n’importe qui d’autre. Mais Blaise lui se sentait comme un poisson dans l’eau. Abandonnant son verre et son magazine, Blaise finit par se recroqueviller en position foetale sur le transat et il s’endormit.
Il fut réveillé quelques vingt minutes plus tard par un long cri atroce. Le sien. Son hurlement résonna encore terriblement longtemps dans ses oreilles avant qu’il ne réussisse à ouvrir les yeux, pour constater que Pansy, perchée sur ses talons hauts, un tailleur blanc sur le dos, le regardait avec des yeux de tueuses. Elle tenait dans ses mains une grosse bassine bleue. Blaise baissa le regard sur son torse et le siège et se mit à trembler en constatant les glaçons en train de fondre sur le sol. Pansy venait de lui balancer à la figure la plus monumentale bassine d’eau fraîche qu’elle ait en réserve et Blaise en tremblait encore de tous ses muscles, tellement il était frigorifié.
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Lost Greenie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Lost Greenie » 02 févr. 2018 - 22:59

Titre : Anima
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : The Evil Within
Nombre de mots :
Personnages : Sebastian
Rating : Tout public
Les rues de Union étaient désertes. Il avait pris soin d'éviter tous les endroits dangereux, ceux qui regorgeaient de ces horreurs nées du déséquilibre de la machine infernale qu'était le STEM. Mais le calme pesant, entrecoupé de temps à autres de bruits sinistres le rendait plus que paranoïaque. Cet endroit alternait entre le terrible et le trop calme sans aucune séparation entre les deux. Déroutant.

Comment avaient-ils pu penser que cette nouvelle technologie avait quoi que ce soit de bon? Relier des esprits humains en une conscience collective? L'idée semblait toute droit sortie d'un cauchemar. Et c'est ce que cet endroit était devenu. Un véritable enfer, où l'esprit et l'essence même d'une personne pouvait se perdre à jamais dans des dimensions inconnues de cet univers à la fois imaginaire et réel. Il avait vu tant de personnes privées de leur humanité à l'intérieur du STEM, lorsque leur psychologie ne pouvait plus résister au déséquilibre inévitablement induit par ce dernier. Et pourtant il ne parvenait toujours pas à s'y habituer. La première «plongée» qu'il avait faite dans cet esprit collectif avait laissé des traces irréparables sur sa psyché désormais fragile, et cet endroit prenait un malin plaisir à le lui rappeler, faisant appel à ses souvenirs les plus perturbants, transformant par phases la bourgade fade et banale en ces murs décrépits qui constituaient l'hôpital de Beacon.

La première expérience concernant le STEM avait été un fiasco. Déséquilibre du système, folie collective, transformations monstrueuses issues de la psyché des patients utilisés comme cobayes et de l'inventeur de la machine. Et maintenant, c'était pareil. Union était un deuxième Beacon. En bien pire. Parce que maintenant, sa fille était perdue à l'intérieur et personne n'était capable de la retrouver.

L'anxiété le regagna, lui nouant la gorge tel un étau, alors qu'il pénétrait dans une nouvelle ruelle vide, hormis les quelques corps inoffensifs d'opérateurs trainants ça et là. Pourvu qu'elle soit encore en vie. Pourvu que s'il la retrouvait... non, quand il la retrouverait. Pourvu qu'elle ne soit pas marquée à jamais comme lui l'avait été. Pourvu qu'elle n'ait pas encore perdu cette innocence et cet esprit joyeux qu'il aimait tant. Il sortit son communicateur, affichant la carte des lieux et verrouilla la position du signal détecté plus tôt. C'était la voix de Lily, il en était sûr. Il accéléra le pas, commençant à avancer vers la légère pente ascendante couverte d'herbe et de buissons.

La température chuta brutalement. Un épais brouillard bleuté se répandit rapidement autour de lui et un chant distordu se fit entendre au loin, sans qu'il puisse pour autant savoir d'où les sons provenaient. Il regarda frénétiquement autour de lui, sa respiration se faisant hachée. Encore cette chose. Il ne la voyait pas mais il le savait. Elle lui était déjà apparue dans l'une des maisons qu'il avait fouillées afin d'obtenir plus de réponses. Elle savait qui il était, elle connaissait son passé et ses souvenirs et le poursuivait sans relâche. Qu'est-ce qu'elle lui voulait bon sang?

Il se dirigea dans une direction aléatoire, espérant échapper à cette horreur, guettant le moindre bruit, la moindre distorsion sonore qui caractérisait sa proximité. Son souffle formait de minces filets qui s'évaporaient devant lui. Il tourna au coin d'une maison, persuadé d'avoir entendu quelque chose pas loin derrière.

Face à lui se tenait le spectre, sa voix éraillée chantonnant une atroce version d'un morceau qu'il ne connaissait que trop bien. Elle tendit une main osseuse vers lui le forçant à reculer maladroitement, ses membres raidis par la peur. Il ne pouvait pas mourir maintenant! Pas pour une erreur aussi bête! Faisant précipitamment demi tour, il se mit à courir. Aussi vite et aussi longtemps que possible, sans se retourner, le chant sinistre le suivant lentement.

Puis, tout aussi soudainement le brouillard disparu, l'ambiance pesante redevint le calme mensonger de la petite bourgade de Union et la température redevint normale.

Il était tranquille. Enfin, pour le moment.
Dernière modification par Lost Greenie le 03 févr. 2018 - 01:31, modifié 3 fois.

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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Ella C. » 02 févr. 2018 - 23:01

Titre : N'est pas Shakespeare qui veut
Défi Stylistique : un personnage parle en rimes
Fandom : HP
Nombre de mots : 334
Personnages : Lavande Brown et Parvati Patil
Rating : Tous Publics
— Tu ne peux pas rester muette toute la soirée Lavande ! s’écria finalement Parvati, après une bonne demi-heure de récriminations vaines.

Son amie croisa les bras et lui lança un regard têtu qui lui arracha un soupir. Elle se laissa tomber sur le lit, la tête entre les mains. La dernière fois qu’elle avait ouvert la bouche, elle lui avait décrit un duel avec Parkinson dont deux Serdaigles stupéfiés étaient l’enjeu. La coupable avait écopé d’une retenue accompagnée des cris outrés de madame Pomfresh, et n’avait manqué de jurer vengeance à la Gryffondor.

Les menaces des vert et argent n’ayant rien de nouveau, elles étaient descendues dîner en se contentant d’être sur leurs gardes. Seulement, au moment de franchir la double-porte, l’Ecossaise s’était arrêtée net au milieu de sa phrase. Elle refusait d’émettre le moindre son depuis.

— Très bien. Aux grands maux les grands remèdes… Je ne pourrais jamais contrer le sort de Parkinson si tu ne me dis pas ce qu’elle t’a fait, tu sais.

De guerre lasse, son interlocutrice saisit un rouleau de parchemin pour y écrire — mais son visage se figea en quelques secondes.

« Ce n’est pas un sort anodin, je ne contrôle plus rien… Le moindre de mes mots se transforme dans mon cerveau et j’ai beau vouloir les retenir, à moins de provoquer les rires, je ne peux que me taire ou bien parler pomme de terre. »

— Pomme de terre ? releva Parvati, la surprise passée. Promis, je ne vais pas me moquer, mais les erreurs de sorts de Parkinson sont, heum, étranges.

— Etranges ? Elles ruinent tous mes échanges ! laissa-t-elle finalement échapper. J’ai l’air bête avec mes rimes de Juliette !

— Eh bien, profites-en si tu as jamais voulu écrire des vers, dit-elle, se mordant furieusement la lèvre. Le théâtre te tend les bras. Que dis-je ! L’éternité n’attend que toi !

Pour toute réponse, Lavande se leva, tourna dramatiquement les talons et sortit non sans lâcher un soupir qui avait des airs de comédie.

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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par irenea » 02 févr. 2018 - 23:05

Titre : La Mère des dragons
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : HP/GOT
Nombre de mots : 1160
Personnages : Charlie Weasley, Daenerys Targaryen
Rating : Tout public
Une ombre passa au-dessus de sa tête.

De toutes ses années de recherche, il n'avait jamais aperçu une bête de cette taille.

Il parvenait à peine à imaginer à quoi elle pouvait ressembler. Certainement pas un Hongrois, bien qu'il s'en rapproche par la forme et la largeur. Mais il n'était pas si long.

Rien n'était si long.

L'ombre passa à nouveau, plus bas cette fois-ci.

Il s'en décrocha presque la mâchoire.

La bête ralentissait à mesure qu'elle se rapprochait de la cime des arbres et du sol.

Il songea un moment à se mettre à l'abri, ce qui signifiait pour tout bon sorcier qui étudie les dragons qui se respecte de sortir vite fait d'un forêt et de mettre le plus de distance possible avec tout ce qui se rapproche d'un arbre ou d'une végétation inflammable.

Mais il ne pouvait partir. Il ne pouvait partir sans découvrir à quoi ressemble cette créature. Il se maudit, lui et sa passion pour les créatures magiques qui lui avaient coûtés bien trop de blessures – ses bras, couverts de brûlures, en témoignaient.

A la réflexion, ça pouvait parfaitement être un Hongrois. Un croisement avec une espèce mal connu ou très vieux qu'il n'avait encore jamais croisé. Il pourrait avoir cette taille - les dragons étaient bien plus gros au Moyen-Age.

Il ne pouvait laisser passer cette occasion.

Il chercha des yeux la bête dans le ciel - elle ne pouvait disparaître, même dans la forêt, elle ne pouvait se cacher - et l'aperçut, tournoyant au-dessus de lui.

Il se sentit minuscule, une misérable souris qu'un faucon s'apprêtait à cueillir.

Sauf que Charlie n'était pas sans défense et que les dragons il les connaissait bien plus qu'une souris ses prédateurs. Il garda une main à proximité de sa baguette - ce n'était qu'en dernier recours qu'il la sortait, il préférait les méthodes plus artisanales et plus respectueuses, aussi, sans sorcellerie. Les dragons n'ont jamais eu de maître et il n'y contreviendrait pas.

Il attendit sur ses gardes que l'animal reparaisse.

Cette fois-ci, il fondit vers lui.

Charlie se jeta à terre, faisant toujours face à l'animal. Une gueule énorme, immense, qui pouvait l'engloutir d'une seule bouchée, sans même mâcher lui fit face. La bête lui présenta des dents acérées comme des pics. Un rugissement comme il en avait rarement entendu retentit dans toute la forêt et la chaleur brusquement monta. La journée, fraîche jusqu'alors pour un jour de printemps, se fit bien plus chaude. Le dragon s'apprêtait à cracher au milieu de cette forêt.

Mais un cri, humain cette fois-ci, se fit attendre.

Charlie, à l’affût, se redressa. Il se retint de faire le moindre mouvement.

Le dragon s'était posé et avait refermé sa gueule, mais il pouvait parfaitement tenter d'attaquer à nouveau. Aussi fascinantes et magnifiques ces créatures soient-elles elles pouvaient se montrer très imprévisibles.

Il recula lentement, les yeux toujours rivés sur le dragon. Il faisait face à une masse noire, une masse de ténèbres au sommet duquel brillaient deux puits de feu fumant.

Charlie confirma sa première impression. Il n'avait jamais vu une bête pareille. Lui qui pourtant en avait connu de toutes sortes eut, peut-être pour la première fois, peur devant un dragon. Cette bête était une créature créée pour inspirer l'effroi.

Toujours sur ses gardes, il ne découragea pas pour autant.

La bête semblait s'être totalement désintéressée de lui, la gueule tournée vers l'arrière.

Charlie se souvint alors du cri humain qu'il avait entendu.

Une idée lui traversa l'esprit.

Il avait déjà entendu parler de sorciers qui, à force d'Imperium était parvenu à maîtriser des dragons et leur faire faire ce qu'ils souhaitaient. Cela s'apparentait à de la torture, c'était tout bonnement de la maltraitance animale.

Allait-il faire la rencontre de l'un de ses monstres ?

Le dragon qui tourna à nouveau sa gueule face à lui, plus passif qu'agressif, le lui révéla. A côté de lui, qui jusqu'à présent avait été cachée par l'animal, se tenait une femme, si petite à côté d'une bête pareille. Elle ne portait sur elle rien d'autre qu'une fine robe à volants, sorte de toge enroulée autour de son corps. Ses cheveux, très courts, étaient d'un blond argenté, et ses yeux brillaient tels des joyaux. Elle le regardait intriguée et incomprise aussi. Elle paraissait perdue, comme venue d'un autre monde.

Elle se mit à parler.

Charlie ne comprit pas un mot qu'elle prononça. Elle semblait parler une langue d'un autre âge, perdu depuis des milliers d'années.

Il n'avait jamais entendu parler de voyageurs dans le temps – hormis quelques histoires un peu loufoques que des collègues un peu trop défoncés par quelques substances hallucinogènes avaient pu lui raconter. Peut-être était-il prêt à y croire.

Elle lui parla à nouveau, il lui répondit en écho pour lui faire comprendre qu'il ne parlait pas la même langue.

Elle ne parut pas étonnée, rien qu'un peu soulagée.

Charlie, tout en s'exprimant d'une voix aussi douce que possible, sortit sa baguette.

La femme changea bien vite de regard, son dragon lui aussi.

Il n'avait plus que quelques secondes pour agir - à peine le temps de lancer un sort.

Elle recula, agrippa les écailles du dragon et se mit à crier des mots qu'il comprit enfin.

– Drogon, Dra ...

– Non, s'il vous plaît, arrêtez, coupa-t-il à temps en jetant sa baguette à terre. Je ne vous veux aucun mal. C'est un malentendu, c'était seulement pour qu'on se comprenne.

Les sourcils froncés, elle le jaugea du regard.

– Je n'ai fait que lancer un sort pour que nous nous comprenions. Je ne peux plus rien faire maintenant, dit-il en pointant du doigt sa baguette.

Elle la regarda, étonné, puis se radoucit. Toujours sur ses gardes, elle daigna tout de même calmer la bête à côté d'elle, dont le ventre avait dangereusement rougi. Elle passait sur son museau une main aimante, comme n'importe quel sorcier sur son chat.

Mais le chat en question pesait bien plusieurs centaines de kilos et crachait un feu brûlant.

– Êtes-vous un mage ? demanda-t-elle.

– On peut dire ça comme ça, déclara Charlie. Un sorcier plus précisément. Mais vous ne pouvez être une moldue, si vous connaissez l'existence des dragons.

– Une moldue ?

– Quelqu'un qui n'est pas sorcier.

– La magie a déserté pendant longtemps mon monde.

– Qui êtes-vous ?

– Je suis Daenerys Targaryen, la Mère des dragons.

A peine eut-elle répondu qu'un la bête à côté d'elle se mit à hurler vers le ciel et cracher une gerbe de flammes comme Charlie n'en avait encore jamais vue.

La chaleur devint insupportable autour d'eux, si bien que Charlie qui avait eu le temps de récupérer sa baguette dut se protéger d'un sort sous peine de mourir asphyxier et carboniser.

Daenerys, elle, n'avait pas bougée. Elle ne semblait ni sentir la chaleur, ni le feu.

Il remarqua finalement accrochée à son épaule, une broche en forme de dragon et dans ses yeux des flammes se mettre à danser.
Dernière modification par irenea le 02 févr. 2018 - 23:08, modifié 1 fois.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AliceJeanne » 02 févr. 2018 - 23:05

Titre : /
Défi scénaristique (changement de température)
Fandom : Underworld (UA)
Nombre de mots : 756
Personnages : Amir, Rym (OCs)
Rating : /
Serrant toujours la main d’Amir à lui en faire mal, Rym peinait à suivre le rythme de ses foulées, l’occasion était trop belle pour la laisser passer, ce n’était pas tous les jours que la fille d’un des plus grands seigneurs vampires rendait leur liberté à une douzaine d’esclaves. Ils avaient tous peur, peur de se retourner et de voir leurs geôliers se raviser. L’adolescente était exténuée, des sentiments divers fusaient dans son esprit : la joie d’être libre, la tristesse de la perte d’amis chers et la peur de l’inconnu. Elle qui était née entre quatre murs sombre rencontrait à présent la clarté lumineuse du ciel d’encre constellé d’étoiles qui régnait au dessus du désert qu’elle n’avait que, douze ans durant, observé au travers de barreaux.

Les adultes avaient disparu à l’horizon depuis bien longtemps, usant de leur forme lycanthrope afin de traverser les dunes avant que le jour ne se lève. Amir se retenait, Rym le voyait bien, son ami luttait pour ne pas faire de même. Elle se sentait coupable, c’était uniquement à cause d’elle qu’il ne les imitait pas, sachant qu’elle était incapable d’une telle transformation.

_ Je peux te prendre sur mon dos si tu veux, proposa-t-il alors qu’il voyait qu’elle commençait à peiner, luttant désespérément contre le sable dans lequel ses pieds s’enfonçaient à chaque pas.

_ Hors de question, je te ralentirai encore plus ! S’exclama la jeune-fille catégorique. Transforme-toi, je peux me débrouiller toute seule pour rejoindre le point de rendez-vous.

_ Jamais avant le lever du jour, objecta-t-il avec gravité.

Rym frémit à cette pensée, elle ne s’était jamais vraiment exposée au soleil, elle savait qu’elle en avait la possibilité, ne serait-ce que quelques minutes, mais elle craignait de faire l’expérience, le traumatisme de l’exécution de Malik et la vue de son corps calciné étaient encore bien trop ancrés dans son esprit juvénile.

_ J’y arriverai ! Assura-t-elle, laisse-moi Amir, une enfant en plein désert sera toujours moins suspect qu’un loup anthropomorphe de deux mètres de haut.

L’adolescent s’arrêta net, recevant son amie dans ses bras. Avec insistance il scruta les yeux bleus de Rym, clarté improbable illuminant son teint halé, n’y trouvant que des certitudes masquant habilement ses doutes et appréhensions. Il s’apprêta à ajouter quelque chose mais Rym l’en empêcha en posant un doigt sur ses lèvres, impérative. Amir hocha la tête et embrassa la jeune-fille sur le front avant de commencer à s’éloigner.

_ Si tu n’es pas là aux premières lueurs de l’aube ne compte pas sur moi pour respecter ma promesse, je viendrai te chercher qu’elles qu’en soient les conséquences, cria-t-il avant de muter dans une tornade de grains de sable.

Rym l’observa quelques instants avant de reprendre sa course, luttant contre sa part humaine, faible dans ce monde froid des immortels. Les minutes devinrent bientôt des heures, et alors que les dunes l’entouraient encore, laissant le point de rendez-vous encore hors de portée de sa vue, un petit point lumineux apparut à l’horizon, marquant l’urgence de sa situation. Une vague de peur envahit la jeune-fille et malgré les douleurs qui vrillaient ses muscles dur comme de la pierre. Petit à petit la fraicheur réconfortante de la nuit s’effaçait pour laisser la place à la chaleur étouffante qui régnait toute la journée durant dans le désert. La frêle touche d’humidité rendant l’air respirable s’évaporait la faisant suffoquer.

Le soleil commença à trouer le ciel, chassant les étoiles et l’optimisme de Rym. Dans une heure il serait trop haut pour qu’elle puisse se permettre d’être exposée sans en subir de graves conséquences.

L’heure fatidique approchait, Rym accéléra, luttant toujours pour avancer un pied après l’autre, son front perlant de sueur la piquait au niveau des brulures qui commençaient à parsemer son corps, elle se sentait se déshydrater. Ses yeux presque aveugles en raison de la luminosité à laquelle elle n’était pas accoutumée la piquaient. Elle avait mal, mais cette douleur lui indiquait qu’elle était contre toute attente en vie. Un pas supplémentaire la fit trébucher et elle resta au sol, l’oasis où les anciens esclaves devaient s’attendre n’était plus qu’à quelques dizaines de mètres, elle pouvait sentir l’air plus frais venir lui chatouiller les narines, la narguant. Alors qu’elle était persuadée qu’elle allait échouer à quelques mètres du but, la demi-vampire bénit intérieurement le voile noir qui vint se déposer sur elle, la couvrant des rayons meurtriers. Les bras d’Amir la soulevèrent et elle ne put s’empêcher de chuchoter quelques mots d’une voix brisée.

_ Tu vois, je t’avais dit que j’y arriverai.
Dernière modification par AliceJeanne le 02 févr. 2018 - 23:07, modifié 2 fois.
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Eve
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Eve » 02 févr. 2018 - 23:05

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Scénaristique : Vous devez décrire un changement de température à un moment du texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 398
Personnages : Neville Londubat, OC
Rating : Tous Public
Neville s’avança dans la mer jusqu’à avoir l’eau aux genoux et sentit sa température baisser. La chaleur était étouffante en cette période de l’année et travailler dans une serre n’arrangeait rien. Rien de tel qu’une petite baignade après une demi-journée de travail pour décompresser et repartir de plus belle pour l’après-midi.

Le jeune homme avait mis du temps à apprivoiser ce nouvel environnement si différent de son Angleterre natale. Les méditerranéens du groupe étaient en Grèce comme chez eux et les autres s’étaient très rapidement adaptés. Seul Neville s’était montré frileux à montrer sa tête au bord de l’eau. Non pas qu’il n’appréciait pas un bon bain, mais le soleil et la chaleur le poussait à se retrancher dans la maison.

Un jour il avait découvert une petite crique abritée et l’avait adopté. Il avait partagé sa découverte avec Dimitri, mais celui-ci préférait la grande plage en contrebas de la maison, le jeune russe avait trouvé le soleil et ne comptait plus le quitter. Neville était donc seule dans cette crique et il pouvait se détendre loin de l’agitation.

Il plongea complètement sous l’eau et ressortit deux longueurs plus loin. Qu’est-ce qu’il était bien. De l’eau perlait sur son visage et séchait complétement quelques secondes après. Jamais Neville n’aurait pensé vivre dans un cadre comme celui-ci un jour, bien loin de sa campagne anglaise.

Détendu, il se laissa porter tout en fermant les yeux. Soudain il entendit son prénom hurlé de la plage. Il se retourna et plissa les yeux pour apercevoir une silhouette féminine sur le sable. Instantanément il reconnu la chevelure brune d’Annabelle et son visage s’enflamma ; sa température corporelle qu’il avait réussi à faire baisser remonta comme une flèche. Que faisait-elle là ? Il ne pensait pas voir quelqu’un ici et encore moins la belle Française.

Neville eu à peine le temps de cligner des yeux que la jeune femme enleva sa robe et se jeta dans la mer pour le rejoindre.
« Neville ! Qu’est-ce que tu fais dans ma crique ? Tu voulais te baigner avec moi ? dit-elle en lui faisant un clin d’œil.
— Oh, non, je ne savais pas…
— Tu es tellement mignon quand tu rougis comme ça. Allez viens nager avec moi, ça te rafraichira ! »

Adieu tranquillité ! Malgré tout, il la suivit sans broncher. Neville aimait sa tranquillité mais Merlin savait qu’il aimait Annabelle encore plus.
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Mikoshiba
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Mikoshiba » 02 févr. 2018 - 23:14

Titre : Souvenirs
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Stylistique : Un de vos personnages doit parler en rimes et Défi Scénaristique : Vous devez décrire un changement de température à un moment du texte.
Fandom : SDA
Nombre de mots : 235
Personnages : Merry et Pippin
Rating : Désolée. C'est pas ma faute.
Merry et Pippin étaient assis côte à côte à l’auberge du Poney Fringant. Ils se remémoraient les joyeux moments qu’ils avaient passés en compagnie des elfes revenus des Havres Gris.
- Je me souviendrais toujours de leurs beaux atours, et de leurs couverts en bois incrustés d’or, pendant des siècles encore !
- Comment oublier toutes les merveilles que nous avons pu voir ?
- Jamais nous ne le pourrons, Merry, ce moment, dans le marbre est inscrit.
Ils soupirèrent de concert, avant de laisser leur regard se perdre dans les flammes de la cheminée qui réchauffait la salle.
Une famille d’humains entra alors. Ils étaient grands et fins, avec de longs cheveux d’un blond presque blanc. Ils se présentaient comme étant des fabricants d’objets enchantés, mais la rumeur qui courait sur leur compte était tout autre, et beaucoup moins glorieuse : ils n’étaient selon les dires que de simple grossistes, se contentant d’acheter et de revendre des cuillères, et leur fortune venait uniquement de ce marché. Ils laissèrent la porte ouverte bien plus que nécessaire, et quelques flocons en profitèrent pour se glisser jusque dans la salle. Pippin frissonna :
- Je vous en prie par pitié, veuillez cette porte fermer, nous sommes tous en train de geler !
Posant sur la salle un regard dédaigneux et son sac en peau d’alligator sur la table, la femme qui menait le groupe pouffa de rire.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par AliceJeanne » 02 févr. 2018 - 23:26

Titre : /
Défi Scénaristique
Fandom : Underworld (UA)
Nombre de mots : 110
Personnages : Alicia (OC)
Rating : /
D’un geste désinvolte, Alicia laissa tomber sa tunique sur le sol ouvrant son esprit au monde l’entourant, elle ferma les yeux et écarta les bras. La brise soulevait ses cheveux, lui chatouillant le visage à chaque mouvement d’air. Enfin elle la sentit, la transformation, elle venait, c’était toujours la même routine, une chaleur au creux de sa poitrine qui prenait de l’ampleur, irradiant dans ses bras et ses jambes, consommant son enveloppe charnelle humaine, libérant le loup qu’elle avait toujours été. Aujourd’hui alors qu’elle s’élançait sur ses pattes puissantes au travers de la forêt elle n’avait plus peur, elle savait qui elle était et plus jamais elle ne se renierait.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Roxane-James1 » 02 févr. 2018 - 23:27

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi Stylistique : Vous devez utiliser le lexique de la guerre en dehors d'un contexte de guerre.
Fandom : Premier texte Original :dribble:
Nombre de mots : 292
Personnages : Abbie, Dorothea et Matthew
Rating : TP ?
Elle haussa un sourcil, se mordit la lèvre et avança dans le couloir, louvoyant entre les élèves avec prudence, tâchant d'éviter les coups de coude et les pieds lourds et maladroits, à l'affût.

Elle le voyait approcher furtivement. Il était à présent sur son terrain. La bataille était proche, elle sentait son sang pulser frénétiquement dans ses veines, palpiter dans son corps, brûler ses joues.

Elle se figea quand une paire de prunelles obscure se posa sur son visage marqué par la douleur et la haine.
Il la regardait fixement, ne bougeait pas. Les élèves semblaient passer à travers lui comme s'il n'était qu'une illusion. Comme s'il n'était que le fruit de son imagination.

Elle se posta face à lui, immobile à son tour, le fusilla du regard. Il fallait qu'elle tire la première, qu'elle vise avec justesse. Il fallait qu'elle ouvre les hostilités afin de se débarrasser de son incommodante présence.

« Ne fais pas ça. Tu vas le regretter, Abbie.
— Tais-toi, Matthew ! Tout ça, c'est de ta faute ! Le sang sur mes mains, la peur, la colère et la tristesse, c'est ta faute !
— Tu deviens folle, Abbie. Complètement obsédée par cette idée de vengeance… tu te laisses envahir par le vide.
— C'EST FAUX !
— Abbie ? l'appela une voix douce. Abbie, que fais-tu ? A qui parles-tu ? »

Abigaël se retourna vivement. Dorothea la dévisageait avec insistance, ses yeux bleus habituellement si doux luisaient d'incompréhension.

« C'est de la faute de Matthew… »

Mais quand elle voulut lui désigner Matthew d'un geste de la main, il n'y avait plus personne autour d'elle.
Matthew, Dorothea et tous ces élèves aux visages inconnus avaient disparu.
Il n'y avait plus qu'elle et un couloir vide tâché de sang.
Seulement Abbie et sa folie.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Westyversionfrench » 02 févr. 2018 - 23:35

Titre : Apparent
Défi Scénaristique ou Stylistique : Votre personnage doit se métamorphoser, au moins partiellement (scénaristique).
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 786
Personnages : Teddy Lupin, Pansy Parkinson.
Rating : Tous publics
« Laisse tomber, c’est Teddy Lupin, il fait le malin parce qu’il est métamorphmage. » Fixant son reflet dans le miroir, le jeune homme tenta de ne pas se remémorer l’une de ces scènes, si nombreuses, auxquelles il était confronté depuis sa petite enfance. Combien de fois devrait-il encore expliquer à ces imbéciles qu’il ne maîtrisait pas toujours son étrange faculté ? De son père, Teddy avait hérité une discrétion et une timidité teintées de honte. Il détestait être mis en avant, pointé du doigt, et ces affirmations comme quoi il abusait de son don le mettaient hors de lui. La plupart du temps, il se contentait de reprendre son apparence normale, et bridait du mieux qu’il pouvait ses émotions. Il avait entendu par Ginny, que Nymphadora, sa mère, savait manier ses capacités de métamorphose à la perfection, modelant son visage, ses cheveux, ou n’importe quelle partie de son corps à sa convenance.

Les choses étaient bien différentes pour Teddy. Le garçon avait eu, assez tôt, le sentiment qu’il pouvait influencer la forme de son nez ou la couleur de ses cheveux. Mais il n’avait jamais réussi à faire varier la teinte de sa peau ou creuser des fossettes sur ses joues par exemple. Sans réellement le réaliser, il avait laissé son mental se travestir à sa guise. Aux alentours de ses dix ans, alors que la perspective d’entrer à l’école et de devoir se confronter au regard d’inconnus faisait croître sa timidité, il avait décidé de fixer son apparence. Jusque là, il avait souvent arboré une tignasse d’un roux très sombre, et des yeux d’un vert de jade, mais une peau aussi pâle qu’immaculée. Malgré cette constance, son humeur, inégale et toujours extrême, créait des distorsions fréquentes. Ce n’était pas un problème pour ses proches qui connaissaient sa personnalité et avaient appris à se faire à cette diversité de visages, le reconnaissant toujours sous ses artifices involontaires. Même les plus jeunes de ses cousins de cœur ne faisaient plus de remarques sur le singulier phénomène. Pourtant, à l’approche de la rentrée scolaire, Teddy décida d’assombrir davantage la couleur de ses cheveux, et se façonna un regard noisette tendre et profond, qui lui octroya un physique moins original. Il tenait à se fondre dans la masse. A force d’entraînements, aidé d’Harry et de Ginny, il avait effectué un travail sur ses angoisses et parvint à limiter les circonstances de ses métamorphoses. Sa scolarité n’avait pas connu beaucoup d’esclandres et beaucoup d’élèves, alors même qu’il était en Septième Année, ignoraient qu’il fût métamorphmage.

Sa vie d’adulte, encore naissante, semblait créer de nouvelles émotions, de nouvelles craintes, qu’il ne parvenait cette fois pas à maîtriser. Depuis qu’il travaillait à la Rédaction, Teddy avait senti plusieurs fois le regard interloqué de collègues, devinant ainsi que son apparence avait changé depuis la dernière fois qu’il les avait croisés. Personne ne lui lançait plus de piques bien entendu, le monde des grandes personnes étant bien moins honnête que celui des petits enfants. Une gêne s’installa avec certains collaborateurs et d’autres affichaient parfois un sourire narquois. Mais ce n’était pas ce retour à cet embarras social qui l’inquiétait, mais le fait qu’il ne sente plus, comme il avait appris à le faire, les modifications qui s’opéraient malgré lui. Teddy passa une main sur la courte barbe qui recouvrait ses joues, plus creuses qu’à l’accoutumée. Il ne pouvait rien y faire, quoiqu’il modifie sur sa jeune face, les creux et les poils revenaient dès que son humeur se stabilisait. Pour la première fois de sa vie, un corps fixe semblait vouloir s’imposer à son esprit changeant.

Teddy sentit enfin son souffle se réguler et observa scrupuleusement ses orbites claires s’assombrir davantage et la barbe rasée le matin même se reformer en quelques secondes. Il tâta ses os, apparents sous la peau fine de ses pommettes. Il soupira et regarda l’heure. Il lui restait quelques minutes avant la fin de sa pause, et il devrait retourner travailler. La porte s’ouvrit et se referma doucement dans son dos et la silhouette élancée de Pansy Parkinson se positionna dans la glace à côté de lui. Elle tenait entre deux doigts maigres une cigarette aux trois quarts consumée et laissa tomber des cendres dans le lavabo. Avec ses hauts talons, elle mesurait presque une demi-tête de plus que lui. Il n’osait la regarder en dehors de la surface réfléchissante. D’un geste nonchalant, elle recueillit de l’eau dans le creux de sa main et porta le liquide à ses lèvres. Puis, de sa main mouillée, elle ramena en arrière ses cheveux noirs. Enfin, elle le fixa, dans l’intimité de la vitre. De son timbre naturellement rauque, elle énonça :
« Je vois que tu t’es enfin rencontré. »
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Seonne » 02 févr. 2018 - 23:42

Titre : Sa olus grande victoire
Défi tylistique : Lexique de la guerre hors de ce contexte
Fandom : HP
Nombre de mots : 304
Personnages : Ted Lupin, Andromeda Tonks
Rating : Tout public
— Mamie ! Mamie, regarde !

Son visage pâle protégé par l'ombre de son chapeau, Andromeda releva la tête. Cramponné de toutes ses forces à son balai-jouet, son petit-fils s'était élevé quelques centimètres au-dessus du sol.

— Je vole !
— C'est super, mon Teddy. Mais fais attention, bonhomme !

Riant à gorge déployée, le garçon ne l'entendait déjà plus. Il avançait lentement, timidement. Mais Andromeda le connaissait. Elle savait que dans quelques minutes, il s’élancerait à toute allure tout autour du jardin. Elle sourit. Teddy était un garçon intrépide. Un battant.

Comme l'avait été sa mère.

Andromeda sentit son cœur se pincer. Malgré toutes les blessures, Teddy était sa plus grande victoire. Celle de la bataille finale : la lutte pour retrouver une vie normale après la guerre. Et elle avait jeté toutes ses forces dans ce combat. Le Ministère avait été un véritable champ de bataille ; mais rien n'aurait pu la forcer à se rendre. Elle n'aurait pu laisser Ted aux mains des Malefoy. Elle ne pouvait pas l'abandonner aux griffes de ces orphelinats sorciers mis en place pour les orphelins.

Et ses efforts avaient payé. Elle avait déserté avec lui les rues pleines de sorciers stupides et colporteurs, pour fuir ceux prêts à les harceler pour une interview. Elle avait monté son camp dans un minuscule village moldu, perdu dans la campagne écossaise. Et ils avaient enfin pour trouver la paix.

— Il vient quand, tonton Drago ? Comme ça je lui montrerai que je serai bientôt le plus grand joueur de Quidditch !
— Bientôt, sweetheart, bientôt.

Sa plus grande victoire. Cet enfant qui avait enfin permis l'amnistie dans leur famille. Partiellement tout du moins – Andromeda ne pardonnerai jamais à Bellatrix. Mais elle avait pu renouer avec Narcissa. Apprendre enfin à connaître son neveu.

Elle était en paix.
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Lost Greenie
Elève de première année
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Inscription : 15 déc. 2017 - 22:56

Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 février

Message par Lost Greenie » 02 févr. 2018 - 23:45

Titre : La bataille du terrier
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots :
Personnages : Harry, Ron, Les jumeaux Weasley
Rating : tout publics
Ron sortit dans le jardin. Pour une fois qu'il fêtait Noël au terrier, il voulait en profiter! L'herbe était couverte de neige, et le paysage magnifique. Harry se tenait à côté de lui, tout autant fasciné par la vision qui s'offrait à eux. Soudainement un projectile froid et humide atterrit dans la nuque du rouquin. Il fut suivit par une nuée de boulets de canons de taille réduite, d'une blancheur éclatante. Les jumeaux espiègles avaient repris les hostilités de la veille et lançaient tout ce qu'ils pouvaient sur les deux jeunes sorciers. Cette fois, c'était la guerre! Pas d'armistice possible, pas de traité de paix envisageable! Ils allaient déguster! Harry et Ron plongèrent à couvert d'un talus, l'utilisant comme une tranchée improvisée et confectionnèrent leurs propres munitions. Ils tirèrent à l'aveuglette, tentant de toucher la cible d'opportunité que constituait Fred et sa visée légendaire. Mais ce dernier évitait toutes les boules de neige et fut rejoint par George. Ensemble ils en forgèrent une immense, clamant que leur Grosse Berta achèverait le travail de la journée précédente et leur accorderait une victoire écrasante. Magistralement, ils la levèrent au dessus de leurs têtes et s'apprêtèrent à la lancer sur l'ennemi... ils la lancèrent si fort qu'elle s'envola vers le ciel, encore, et encore et encore. Puis ils réalisèrent que non, ce n'était pas eux qui avaient fait une erreur de calcul de trajectoire, mais leur mère. Leur mère, furieuse, la baguette levée, qui faisait léviter dangereusement leur plus bel atout au dessus de leurs têtes terrifiées.

- Les garçons... quand j'ai demandé de dégnomer le jardin, ce n'était pas pour que vous vous lanciez dans la destruction de mes plates-bandes.

- Désolé, m'man, tenta George avec un sourire qu'à moitié désolé, dégâts collatéraux!

La bataille du Terrier fut ainsi gagnée par Harry et Ron, par forfait du camp adverse. Un canon qui se retourne contre ses propriétaire ne donne jamais de bons résultats.
Dernière modification par Lost Greenie le 03 févr. 2018 - 01:26, modifié 1 fois.

Verrouillé

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