[Textes] Nuit du 20 Janvier

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par ninipraline » 20 janv. 2018 - 21:46

Titre : Jugement
Thème (écrit ou image) : Injuste
Fandom : original
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : Fanette
Rating : Tout public
Partial et arbitraire, décida Fanette en relisant le quart de page arraché à un cahier et froissé.
Devant elle, les ricanements étouffés n’arrivaient pas à distraire le professeur qui poursuivait son exposé. Il allait lui manqué tout un épisode de l’invasion des Huns et de la réponse des romains. Bof, si cela tombait au devoir, elle pourrait toujours tenter d’embrouiller le prof avec les quelques informations tirées de Kaamelott.
Ce qui était réellement inquiétant c’était la tournure que prenait cette affaire. Être mise au ban dès le début de l’année. Très mauvais départ. Tout ça pour un gars à peine croisé.
Titre : Désarroi
Thème (écrit ou image) : Image, Jedi-Dame sur DA
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Fanette
Rating : tout public

Les manipulations et les relectures avaient eu raison du petit bout de papier. De sa poche, elle n’avait sorti ce qui n’était plus qu’un chiffon grisâtre taché de turquoise.
Un sourire crispé étira ses lèvres. Elle devait avoir la même allure que cette boule crasseuse et molle. Elle déplia et repassa une nouvelle fois la feuille.
Devant ses yeux toujours le même message. Qu’espérait-elle donc ? Et depuis quand la compagnie des autres lui étaient-elles si essentiel ?
Perdue dans ses pensées, elle regarda ses mains qui tournaient et pliaient le chiffon – buvard, un chapeau - bateau pris forme. Minable, songea-t-elle.


Titre : Délivrance
Thème (écrit ou image) : Mot Injuste + Image, Jedi-Dame sur DA
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Fanette
Rating : tout public
Traîne pas les pieds, tu uses tes semelles. La voix grondait dans la tête de Fanette tandis qu’elle se traînait, justement, jusqu’à l’arrêt de l’omnibus. Combien de fois avait-elle entendu cette phrase ?
« C’est bien le cadet de mes soucis, » avoua-t-elle aux lampadaires.
La rue était déserte. La nuit était déjà tombée.
Le caniveau s’était rempli d’eau et des premières feuilles que l’automne avait jeté à terre. Elles s’en allaient, dansantes dans le courant.
Fanette enfouit sa main dans sa poche, en tira son bateau en chiffon – buvard, et le confia aux eaux noires. L’embarcation tangua et disparut dans une évacuation.
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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par GinnyWeasley » 20 janv. 2018 - 21:46

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 645
Personnages : OC
Rating : TP
La jeune femme se tenait debout devant la tombe, la tête basse, un bouquet de fleurs dans les mains. Elle s’accroupit pour déposer ledit bouquet dans le vase prévu à cet effet, remplaçant les roses de sa précédente visite. Elle qui, tout ce temps, avait cru la vie injuste, voilà qu’elle se montrait pire en lui prenant l’amour de sa vie.Sans bruit, elle se redressa et s’apprêtait à partir lorsqu’elle tombe littéralement nez-à-nez avec lui. Elle sursauta. Cet homme avait le don de se glisser derrière elle sans se faire remarquer. Frissonnant à l’idée de ce qu’il aurait pu lui faire si c’est intentions avaient été mauvaises - ou du moins pires que celles qu’ils avaient en ce moment, elle tenta de ne rien laisser paraître et le regarda droit dans les yeux.
— Comment oses-tu te trouver là ? Je sais ce que tu lui as fait, et le monde entier ne tardera pas à le savoir.
Il prit un air absolument scandalisé.

— Tu te présentes devant sa tombe comme si de rien n’était, et tu m’accuses d’avoir tué ma propre soeur alors que je t’ai vue le faire de mes propres yeux ! L’examen de ta baguette le prouvera, c’est toi qui a lancé ce foutu sortilège !
— Ne joues pas à ce jeu avec moi, tu sais très bien ce qui s’est passé. Je réclame justice pour elle, je veux que le coupable finisse ses jours à Azkaban.
— Je le veux tout autant, et c’est pour ça que tu vas croupir en prison jusqu’à la fin de ta vie. Maintenant, sors d’ici, je ne veux plus te voir.
Mais malgré tout, elle lui tint tête.
— Crois-tu que le Ministère me soupçonne ? J’étais amoureuse d’elle, et je le serai toujours ! Je revis cette scène, encore et encore, j’en rêve chaque nuit. Son visage… Sa terreur… Ses supplications… Tout ça est entièrement de ta faute ! Tu prends les autres comme des pantins, des marionnettes, des esclaves à ta solde, et avec lesquels tu peux faire tout ce que tu désires, y compris tuer la personne avec qui tu as grandi.
— Je n’ai pas grandi avec elle, justement, j’ai grandi dans son ombre. Tu ne peux pas comprendre. Toi, tu es l’aînée, la grande, celle que tout le monde admire. Moi j’ai toujours été l’erreur, le boulet qu’on traîne parce qu’on n’a pas le choix.
— Ils ont eu raison de te traiter comme tel, c’est ce que tu es, mais comme si ça ne suffisait pas, tu es aussi un traître et un meurtrier.
— Mais tu ne comprends rien ! s’écria-t-il, oubliant que ce n’était ni le lieu ni le moment pour s’énerver.
— Non, je ne comprends rien. Je ne comprends pas comment on peut tuer sa propre soeur et ne rien ressentir ensuite, se chercher des excuses et être convaincu d’avoir fait quelque chose de bien.
— Je n’ai pas eu le choix ! Il le voulait, il savait tout de moi, il connaissait mes faiblesses, mes peurs, mes rêves !
Le visage déjà pâle de la jeune femme devint blanc comme un linge.
— Ne me dis pas que… Tu n’es pas un… Ça commence à faire beaucoup, vraiment beaucoup…
— Je ne suis pas un mangemort.
Elle ne savait pas si elle devait s’en montrer soulagée ou si c’était pire que ce qu’elle pensait.
— Je ne te suis plus. Il y a longtemps que je ne comprends plus tes choix mais, là… Là, c’est pire. Tu t’es servi de moi pour faire ton sale boulot, alors que je ne t’ai jamais rien fait. Je suis, au contraire, une des seules qui a jamais été là pour toi, autant que pour elle. En la tuant, tu m’as perdue. Et je ne te reviendrai plus. Tu es seul, à présent. Définitivement seul.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par The Night Circus » 20 janv. 2018 - 21:48

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : /
Nombre de mots : 367
Personnages : OC
Rating : -12

Pie court à travers les rues qui n'en sont plus, un petit paquet enveloppé de linges blancs serré entre ses bras. De grosses gouttes de sueurs perlent sur son front, coulent le long de l'arrête de son nez et sur les lobes de ses oreilles : le soleil du mois d'Août brille au dessus du Katanga comme une malédiction.

A trois mètres de lui, tout est flou ; ses lunettes sont cassées depuis plusieurs semaines, et il s'est habitué vivre dans un monde trouble, où les choses ne se dessinent que lorsqu'elles lui sautent sous le nez ; mais il entend le sifflement incessant des bombes, des canonnades, le bruit sourd des avions filant au dessus des ruines, et il a apprit avec le temps à courir en suivant ses oreilles plus que ses yeux.
Pie file, ses longues jambes décharnées se déroulant avec une agilité improbable au milieu des éboulements et des déchets ; il zigzague avec une agilité aérienne, presque inouïe tant il crève de faim. Il connaît se chemin par cœur, il l'a trop souvent fait ces trois derniers mois : il quitte la gare où les survivants sont amassé comme des chiens dans un chenil, attendant un train qui ne vient jamais, accompagné par les hurlements et les pleurs des mères auxquelles on a arraché le cadavre de leurs enfants pour le donner aux jeunes garçons qui sont encore là. Eux courent vite, ils ont plus de chances d'atteindre le cimetière sans être victimes d'une explosion. Et lorsqu'ils reviennent, un silence putréfié les accueillent.
Ils n'ont pas le choix, on ne peut pas garder les morts à la gare.

Pie court, l'enfant qu'il tient contre son cœur n'a pas plus de cinq mois, et déjà il faut le mettre à la terre. Il ne pense plus, ne réfléchit plus : seul l'instinct et la soif le poussent en avant.

L'instinct de survie et la soif étrange, dont il n'avait jamais eu conscience, de dignité humaine.
C'est pour cela qu'il se porte volontaire pour être fossoyeur, jour après jour.
Et puis, brûlante, aussi cruelle qu'illusoire mais tout aussi déterminante dans sa farouche décision de survivre, une autre soif l'étouffe : la soif de justice.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Catie » 20 janv. 2018 - 21:48

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : The 100
Nombre de mots : 570
Personnages : Clarke et Bellamy
Rating : Aucun
Wells was dead. Charlotte too. And Finn. And Lexa. And Lincoln. And so much more. Clarke was trying to count on her fingers, to remember their names and faces, but there were too many of them. Everyone died around her. She was as toxic as the Grounders she was trying to fight, or the Mountain Men killing her people. She was as dangerous as ALIE, in a much mortal way.

So many deaths she couldn’t count. So many people she forgot. It was unfair. To them, to their closed ones. To her.

And she finally met her match. Pramfaya. Even her couldn’t fight it. She was just like the others in front of it. Powerless. They fought for so long she just wanted to rest, just a little bit. Abandon her hope and welcome death with open arms.

She almost did, if it wasn’t for the others. Bellamy, Raven, her mother. She had to stay strong in front of them. Make them believe she won’t surrender. More easily said than done.

Clarke sighed. It was now or never. The moment of truth, the moment she’d been waiting for so long. Absolution. By sacrifice.

She looked at the sky, at the top of the gigantic tower. She’ll never have time to climb up there, go down and join the others. She wasn’t even scared about her coming death. She’ll finally be free.

“Don’t wait for me”, she said in the walkie-talkie she wore on her shoulder. “Go”

“Clarke? What do you mean? Where are you?”

She closed her eyes with a twinge of regret.

“You heard me, Bellamy. Go.”

“I’m not leaving without you.”

His voice was barely audible with the wind. Clarke watched the giant radioactive cloud coming her way. Her resolution faltered.

“You don’t have a choice”, she groaned, her hand grasping even more firmly her talkie.

“I’m coming to get you”

“No! No. They need you. You know it better than anyone. They need you to lead. To take the decisions they can’t make.”

“Clarke…”

“We don’t have much time. I’m sorry.”

She bit her lip, not ready to really say goodbye. It’s too hard.

“It’s unfair”, said Bellamy. “It should’ve been me instead of you”

“Stop saying nonsense. For once, there’s a justice in this world”

She stopped talking, but she knew he understood. There were so many innocent people who died since they arrived on this deadly planet. She killed herself so many innocent people. Children, teenagers, mothers, fathers, people who didn’t do anything to her. She fought to survive. To protect her people. She did terrible things. For once, there will be a justice. She’ll pay for all the lives she took.

Her sacrifice will finally show some justice in this mercilessly world. And she will die hoping that maybe humans learned their lesson. She wasn’t very hopeful about that.

“May we meet again”, said Bellamy with a soft voice.

“May we meet again”, she repeated, her throat tight. “Say goodbye to the others for me”.

“I will”

And take care of yourself. She desperately tried to say it out loud, but words won’t come out of her mouth. So she just turned her talkie off, ignoring the pain in her chest. And she started climbing, her eyes fixed on her goal.

She won’t give up until they take off.

It will be the last thing she will do before fate's justice finally takes her last breath.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par PlumeEnVadrouille » 20 janv. 2018 - 21:53

Titre : Encore un espoir
Thème : mot : Justice
Fandom : aucun
Mots : 105
Personnages : aucun
Rating : aucun
« Je demande justice ».
« Je demande justice ! »
Elle le répète cette fois-ci avec véhémence, tremblante pour cette cause pourtant désormais tellement perdue. Elle est là, seule devant tous, avocat perdu dans un public et des jurés résolument incompréhensif. Pour eux, c’est déjà fini depuis longtemps. Il a bafoué la Loi, a commis un crime ; celui de tuer. Elle s’est improvisée en quelques semaines avocate du diable. Depuis le début, elle sait qu’il n’y a pratiquement pas d’espoir. Mais elle se bat. Elle a choisi de se battre donc elle se bat. Parce que qui sait, il y a toujours un espoir.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Lyssa7 » 20 janv. 2018 - 21:55

Titre : Injustice enfantine
Thème (écrit ou image) : Justice + image
Fandom : HP
Nombre de mots : 395 mots
Personnages : Lily Potter / Albus Potter
Rating : Tout public
— Lily ? Qu’est-ce que tu fais ?

La petite fille lève les yeux sur son frère aîné et lui lance un regard agacé. Albus s’est assis sur la chaise à côté d’elle et l’observe replier le parchemin. Dans un sens, puis dans l’autre. Il ne comprend pas et elle n’a pas envie de lui expliquer. Pourtant, elle sait que si elle ne le fait pas, il va rester là et lui poser des questions toutes les cinq secondes. Elle pousse un petit soupir alors qu’il ouvre de nouveau la bouche.

— Lily ? Tu fais quoi ?
— Je t’ai entendu, réplique-t-elle.
— Tu ne m’as pas répondu.
— Tu vois bien, non ?

Albus n’a qu’un an de plus qu’elle mais il est parfois trop curieux et Lily aime bien ses moments de solitude. Ses instants rien qu’à elle, comme elle les appelle. Et son frère, avec ses questions, est en train de tout gâcher. Alors, elle repousse la feuille de papier et se mordille la lèvre inférieure comme pour s’empêcher de lui crier dessus.

— Ce sont des origamis, Albus, dit-elle d’un ton patient.
— Des origa – quoi ?
— Origamis, répète la petite fille. C’est la voisine qui m’a appris. Tu sais, quand elle nous garde de temps en temps, le week-end. On peut faire toutes sortes de choses avec une feuille de papier. Un chat, une grenouille sauteuse, un lapin, énumère Lily en récupérant le parchemin qu’elle plie encore une dernière fois. Regarde, c’est un bateau !

Albus esquisse une moue sceptique. Il ne semble pas convaincu par les talents de sa petite sœur. D’après lui, ça ressemble à tout sauf à ce qu’elle dit.

— C’est nul, finit-il par dire en haussant les épaules.

Les joues de la petite fille rougissent de colère, jurant affreusement avec ses cheveux roux. Ses doigts se resserrent sur le parchemin, si bien qu’elle le déchire. Lorsqu’elle s’en rend compte, Lily trépigne et jette un coup d’oeil meurtrier à son frère aîné.

— C’est ta faute ! Lui reproche-t-elle.
— C’est pas vrai ! rétorque Albus.
— Bien sûr que si ! Maman ! hurle la petite fille.

Albus aurait dû s’en douter. Quand Lily est contrariée, elle trouve toujours le moyen de se venger. Il a beau jurer que ce n’est pas lui, il finit quand même par être puni.

— C’est injuste ! s’écrie-t-il avant que sa mère ne l’envoie ranger sa chambre.
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Elyon
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Elyon » 20 janv. 2018 - 21:57

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Justice (et l'image qui va avec)
Fandom : aucun
Nombre de mots : 479
Personnages : OC
Rating : tout public
L’avocat embrasse la salle d’un regard. Le public finit de rentrer, le procureur de s’installer et, tandis que les portes se ferment dans un bruit sourd, c’est au juge de venir s’installer. La première plaidoirie est toujours une expérience marquante, bien sûr, mais il ne peut s’empêcher de penser que celle-ci le sera particulièrement. De son habileté à manier les mots dépend la liberté d’un être. Il ne veut pas, ne peut pas, ne doit pas échouer. Mais il est loin d’être le meilleur, loin même d’être volontaire pour la tâche. Il a été commis. Si justice doit être faite, c’est à lui de s’assurer qu’elle ne soit pas trop dure. Il est la balance, tandis que le procureur est l’épée. L’audience commence. Les faits sont énoncés et, tandis que son client reste droit dans son box, impassible, lui-même commence à se sentir mal à l’aise. Voilà que le procureur a fini de parler. Les quelques secondes avant qu’il ne prenne la parole semblent s’étirer sur des heures. Il a peur. Peur de bégayer, d’avoir un trou de mémoire, de ne simplement pas être convaincant. Mais il doit désormais y aller. Le président attend. Après le salut traditionnel aux jurés, son discours commence. Le silence assourdissant est brisé par sa voix qui résonne sur les boiseries de la salle d’audience, voix qu’il parvient à garder à un niveau suffisamment élevé pour, il l’espère, qu’il paraisse convaincant. Pas d’effets de manche, pas de sophistication, il faut uniquement aller au but. Ce que son client a dit, ce qu’il a fait. Ne pas faire intervenir les sentiments, rien que le droit et uniquement le droit. Rester bref aussi, tout en restant concis. Un échec reviendrait à porter comme croix la responsabilité de trente années à l’ombre auxquelles son client serait condamné. Il ne peut pas le disculper, même lui a assez d’expérience dans le domaine pour le savoir. Mais il peut au moins tenter de diminuer la peine, de la réduire. Sa plaidoirie s’achève, sa voix se pose, se calme. Il se tait. La salle est toujours silencieuse. L’avocat, lorsqu’il parle, ne doit pas être interrompu. Et il a fini. C’est de nouveau au président de prendre la parole, mais ce n’est pas lui qu’il regarde, ce sont les jurés. Des profanes, puisque c’est la règle, dont certains semblent se réveiller d’une torpeur qu’il espère ne pas avoir provoquée. Tout repose à présent sur eux, maintenant que le président leur a rappelé pour la dernière les faits et la peine encourue, ainsi que celle requise par le procureur. Mais il a échoué. Il n’a pas su éveiller leur intérêt. Sur la table devant eux trône la preuve de son échec, en apparence pourtant si innocente, marque de leur ennui face à cette procédure qui n’a pas su les captiver. Devant chaque chaise, désormais vide, se trouvent de superbes bateaux de papier.
Dernière modification par Elyon le 20 janv. 2018 - 23:53, modifié 1 fois.
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Merci à la talentueuse Hortensea pour cette magnifique vignette !

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AliceJeanne
Stagiaire chez W&W
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par AliceJeanne » 20 janv. 2018 - 21:59

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 537
Personnages : Alicia (OC)
Rating : /
Droite sur son siège Alicia écoutait avec attention les derniers témoignages et les derniers arguments des deux partis opposés, ce n’était qu’une vulgaire affaire de cambriolage qui avait mal tourné, laissant un jeune-homme dans un état critique dont même les deux ans de délais avant le passage au tribunal du dossier n’avaient pas permis une quelconque amélioration. Elle avait vu beaucoup de choses durant sa carrière, certaines avaient marqué une victoire écrasante de la justice, d’autres lui avait laissé un goût amer. Elle avait commencé, quelque cinquante années auparavant comme simple avocat, puis sa ténacité l’avait menée bien plus haut, jusqu’à la fonction de juge. L’un des avantages de l’immortalité consistait, de son point de vue, à pouvoir emmagasiner un nombre infini de connaissances lui permettant de réussir un grand nombre de concours et autres examens afin d’accéder aux fonctions de son choix.

Il fut un temps où les combats constituaient, à ses yeux, la seule forme de justice que l’on pouvait rendre. Au temps qui vit sa naissance, elle avait un caractère personnel. Puis les années passant elle avait mûri et adopter une vision plus posée de la chose. Une guerre pouvait être menée avec des mots. Elle pouvait livrer ses batailles avec le soutien d’autres armes qu’une épée. Son père se tirerait certainement les cheveux s’il la voyait à cet instant, tenant une place similaire à la sienne mais dans le monde des Hommes. Elle aimait cela, et plus encore, elle préférait la justice humaine et ses lenteurs au système vampirique expéditif. Certes des coupables parvenaient à passer au travers des mailles du filet, mais tout du moins avait-elle l’impression que l’attention portée à chaque affaire était plus importante que celle prêtée à un vague témoignage faussé d’une vingtaine de minutes. Combien d’innocentes victimes le conseil des aînés avait-il condamné à mourir ? Trop. Et rien ne pouvait redonner la vie des cendres.

Elle détestait le moment où elle devait rendre son verdict, ayant parfois la désagréable sensation que la justice des textes qu’elle connaissait par cœur n’était pas en adéquation avec ses propres idéaux. Elle avait l’impression de se trahir, mais d’un côté elle appréciait cela également. Elle comprenait, décortiquait chaque paragraphe, s’inspirant de ce qu’elle trouvait approprié et cherchant les failles des passages qui ne lui semblaient pas justifié. C’était exaltant en quelque sorte, et assez inexplicable.

Mais ce jour là fut différent, car au moment où elle fit se lever la salle et alors que les première personnes formant le public au fond de la pièce quittaient leur place, elle l’aperçut. Il vit un des conseillers privilégiés de son père et ne put s’empêcher de frémir, ressentant au plus profond d’elle-même que si l’on prenait la peine de lui tendre un piège sur son lieu de travail, c’était que son secret était découvert. Elle aurait pu s’enfuir, elle aurait pu crier, faire diversion ou même s’emparer de l’arme d’un des vigiles pour régler son compte au garde vampire. Elle avait les compétences pour se dérober, mais elle n’en fit rien car comme toujours elle savait que même si elle la fuyait, la justice la rattraperait. Alicia se contenta de rester droite, priant pour qu’une seule et unique fois les siens soient justes.
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ExtraaTerrestre
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par ExtraaTerrestre » 20 janv. 2018 - 22:01

Titre : Marvin
Thème (écrit ou image) : Justice
Nombre de mots : 659
Rating : -16

Le garçon fixait l’arme pointée sur sa mère.

Dans la nuit noire, il regardait l’ombre de l’homme se dessiner, cruelle et étrange silhouette qui avait jusque-là été si réconfortante. Un modèle. Pas une once de lumière, juste un noir dévorant et immense, qui prenait toute la place. Il oppressait sa poitrine, l’empêchant de respirer correctement. C’était comme si ses poumons écrasés, meurtris, se battaient avec son cœur pour savoir lequel des deux serait le prochain à pouvoir fonctionner. Son esprit aussi était écrasé. Brisé. Aucune pensée cohérente ne se distinguait dans ce chaos assourdissant.

Marvin s’affaissa un peu plus sur lui-même, ses mains glissèrent sur le goudron irrégulier et brûlant de cette nuit d’été. Les éclats de verre coupèrent sa paume et s’encrèrent dans le creux de sa main. Mais le garçon ne ressentit aucune douleur, aucune souffrance. Car celle qui le tenait cette nuit-là était bien pire, bien plus horrible. Il était malade. Il était malade de haine, d’impuissance. Il était malade de cette arme pointée sur sa mère.

Elle hurla. Pitié, pardon. Elle implora Dieu aussi, que dans sa grande miséricorde, il fasse entendre raison à cet homme. Elle ne pleura pas, non, la mère de Marvin était forte. Elle n’était pas faible comme lui, ni même peureuse.

Le halo orangé qui éclairait la devanture d’un magasin crépita un instant. Une vieille Chevrolet passa à côté de la scène étrange et Marvin regarda le conducteur, un instant, une seconde même, déversant son désespoir et sa détresse dans ses yeux. Le conducteur se détourna de lui, comme l’on se détournait d’une fourmi écrasée sur le bord du chemin. Car c’est ce qu’il était : une fourmi, rien qu’une toute petite fourmi. Inexistant aux yeux du monde. Inexistant et si jeune.

L’homme aboya, déversant toutes les insultes qui lui brûlaient la langue.

Marvin appela à la Justice. Justice pour lui, pour sa mère. Une justice qui ne viendrait pas.

Et l’homme tira.

Un cri, puis le silence. Un silence plus déchirant encore que l’écho du tir qui résonnait dans la rue déserte. L’homme s’avança et retourna Marvin face contre terre, sans le ménager. D’un geste habile, il lui menotta les mains dans le dos, fermement attachées, les poignets tordus dans un angle douloureux.

— Il n’est pas armé, cria la mère de Marvin d’une voix étranglée, détruite. Il n’est pas armé, ce n’est qu’une enfant.

L’homme recula.

Elle se précipita à ses côtés et prit son enfant pour le bercer contre sa poitrine. Le corps de son fils lui semblait lourd tout d’un coup, sans aucune résistance. Elle ôta son foulard avec précipitation, arrachant au passage l’un de ses boucles d’oreilles qui tomba mollement sur le sol.

Marvin la sentit presser le tissu sur son ventre, la douceur de l’étole ne fit que l’effleurer, il ne la sentait presque pas. Ce qu’il sentait cependant, c’était la douleur lancinante qui perçait son ventre avec violence et persistance. Il faisait chaud et froid. Mais surtout froid. La chaleur ne s’accumulait qu’à un endroit, là où les mains de sa mère appuyaient, trop fort même. Elle lui faisait mal. Mais parler faisait encore plus mal, et il se tut donc.

— Il n’est pas armé, pourquoi avez-vous tiré ? Meurtrier ! Pourquoi ?

Mais sa voix semblait déjà disparaître, loin, dans un monde qui semblait ne plus exister vraiment. Les menottes tiraient sur ses poignets, ses épaules et son dos. Elles tiraient sur sa peau, sur son être tout entier. Il fut pris de tremblements, réaction inconsciente de son corps qui essayait de se réchauffer.

— Maman j’ai mal.

Justice avait traversé ses lèvres mais s’était perdue dans la nuit, fantôme d’un espoir déjà disparu. Et à présent, Marvin mourrait.

Des pas, plus loin, percèrent les sanglots de sa mère. Mais il était déjà trop tard, il le savait.

Le garçon tourna la tête vers l’homme et l’image du policier, debout dans toute sa puissance, menaçant, faux justicier, s’incrusta à jamais dans ses yeux terrorisés.

Another head hangs lowly
Child is slowly taken
And the violence, caused such silence
Who are we mistaken?


- Zombie, The Cranberries
Dernière modification par ExtraaTerrestre le 20 janv. 2018 - 22:03, modifié 1 fois.
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failunfailunmefailun

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par BellaCarlisle » 20 janv. 2018 - 22:01

Titre : Trahison
Thème : Justice
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 1007
Personnages : P. Coulson, J. Simmons, L. Fitz, Amélia (OC)
Rating : Tout public
La glace recouvre la totalité de la table tandis qu’Amélia s’appuie dessus à deux mains. Elle ne parvient pas à croire que ce soit vrai, même si elle en a eu la preuve sous les yeux. Fitz est dans un pire état, il bégaye, répète que c’est impossible, qu’il y a une explication logique. Sauf que ce n’est pas un cas scientifique, il n’y a pas d’expérience à mener, pas de pourcentage d’erreur. Le cadavre est assez explicite, le message laissé par Skye l’est tout autant. Il y a bien un traître dans leur équipe, depuis le tout début, et ce n’est pas celui vers qui ils auraient tourné leurs doutes.

Coulson ne parle pas, son regard est profondément blessé, parce qu’il a fait confiance à Ward. En quelques jours, il s’est rendu compte que l’agence pour laquelle il a tout donné – y compris sa vie – est corrompue par Hydra. La trahison de Grant a été surprenante, inattendue, même si elle s’accorde parfaitement bien à son lien avec l’agent Garrett. C’est John qui a tout appris à Ward, qui l’a formé pour qu’il devienne un agent irréprochable. Et c’est le cas, il est fort et agile, très doué, mais pas pour le bon camp, comme ils l’ont découvert d’une macabre manière.

- Qu’allons-nous faire ? demande Jemma. May est partie, Skye a été enlevée par Ward et on n’a plus personne ici.
- C’est de ma faute, murmure Amélia. J’aurais dû voir que quelque chose n’était pas normal. J’ai côtoyé Ward et Garrett pendant des mois !
- Vous ne pouviez pas le savoir, lui répond Phil. Nous avons tous été trompés, c’est un fait que nous devons admettre, mais nous n’avons pas le temps de nous lamenter. Il faut retrouver Skye, pour le bien du Shield, pour récupérer le disque dur.
- Ils ont trop d’avance sur nous, intervient Leo en reprenant ses esprits. Elle a déjà dû le déverrouiller.

Le silence s’installe, parce que ces quelques mots sont lourds de sens. Le disque dur de la hackeuse comporte toutes leurs données, tout ce qu’ils ont découvert pendant leurs missions et, avant tout, la composition du sérum qui a permis à Fury de ressusciter Coulson. L’inquiétude prend rapidement la place de l’étonnement, des regards sont échangés, des questions muettes flottent dans l’air. C’est la première fois qu’ils se sentent aussi démunis, incapables de prendre une décision pour arranger au plus vite la situation.

Ne supportant plus cette ambiance, Amélia quitte la pièce, serrant les poings. Elle se reproche son besoin d’aller sur le terrain, cette volonté d’accompagner Phil quand il est parti au secours d’Audrey. Si elle était restée tranquillement au calme, avec Ward et Skye, elle aurait pu empêcher les problèmes d’arriver. Se battre contre d’anciens coéquipiers ne lui plaît pas, elle ne s’imagine pas pointant un pistolet sur Grant pour le tuer. Ils ont mené des missions tous les deux, supervisés par John grâce aux oreillettes. Et leurs expériences à trois pour lutter contre des créatures inconnues lui laissent de bons souvenirs.

Elle s’isole dans les toilettes du repaire, ouvrant le robinet pour s’asperger le visage avec un peu d’eau. Dès que le liquide la touche, il gèle, la faisant pester contre ce pouvoir qu’elle ne contrôle pas. Ses émotions sont trop vives pour le moment, le froid de la trahison est si puissant qu’il libère sa magie. Doucement, elle inspire puis expire, sentant son énergie fluctuer dans l’ensemble de son corps. Elle tente de se détendre, pour ne pas congeler l’ensemble de la pièce, mais elle comprend qu’elle a échoué quand elle entend l’exclamation de Jemma. Les carrelages sont recouverts d’une fine couche de givre, ne permettant pas à la scientifique d’entrer.

- Je suis désolée, s’excuse Amélia. Je … je ne contrôle pas cette chose.
- Ce n’est rien, rétorque doucement Simmons. Je venais voir si vous alliez bien.
- J’ai juste besoin d’un peu de temps pour me calmer. Vous pouvez dire à Coulson que je compte l’accompagner pour aller à la recherche de Skye.

Jemma acquiesce puis s’en va, sachant qu’elle ne peut rien pour sa coéquipière. Amélia relève la tête vers le miroir au-dessus de l’évier, croisant son propre regard. Elle s’étonne d’y voir des larmes et elle porte une main à son visage. D’un geste rageur, elle essuie ses pleurs, se promettant de se forger une carapace de glace pour ne pas être si touchée à l’avenir. Tout ce qu’elle désire désormais, c’est rendre justice à sa manière, briser les vies d’Hydra pour ce que tous les agents ennemis ont fait. Elle sait que ce n’est pas une décision réfléchie, qu’elle n’agit que sur un coup de tête, mais elle doit venger les morts.

- Simmons m’a porté votre message mais je suis obligé de refuser, déclare Coulson. C’est devenu personnel pour vous, depuis trop longtemps. Si vous tenez à être utile, restez ici au cas où nous ayons des signaux d’autres agents.
- J’ai beaucoup de respect pour vous, Monsieur, mais je ne vais pas attendre, les bras croisés, alors que je suis un agent de terrain.
- Je connais vos capacités, Amélia, mais c’est la colère qui vous guide actuellement.
- C’est faux, conteste-t-elle d’une faible voix. Je suis là pour la justice, depuis le début. Je voulais aider ce monde, permettre à chacun de sortir sans craindre le pire.
- Le Shield tout entier représente la justice, mais pour vous, c’est aujourd’hui un prétexte. Je ne peux pas avoir avec moi des agents qui ne sont pas émotionnellement stables alors que la mission prochaine est d’une grande importance.

Le ton de Coulson ne permet aucune réponse à Amélia, elle devine qu’aller contre ses ordres ne fera qu’ouvrir la porte à une dispute, ce qui n’est pas souhaitable. Elle le dévisage à travers son reflet dans le miroir, remarquant son teint pâle ainsi que la détermination qui brille dans ses yeux. Phil se relève déjà de toutes ces trahisons, parce qu’ils n’ont plus le temps de pleurer la perte d’amis au profit d’ennemis qu’ils devront abattre.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Caroliloonette » 20 janv. 2018 - 22:02

Titre : Un dimanche pas comme les autres
Thème : Injustice
Fandom : HPF
Nombre de mots : 565 mots
Personnages : Pénélope Deauclaire, Roger Davies
Rating : Tout public
Roger Davies était de mauvaise humeur en ce dimanche matin. Il n’avait pas bien dormi la nuit précédente et tout se passait de travers depuis qu’il s’était levé. Il s’était brûlé avec sa tartine de pain, avait renversé son bol de café et avait donc dû se changer, car il n’avait bien évidemment pas fait les choses à moitié. La missive envoyée par son patron, lui demandant de rejoindre expressément le ministère avait définitivement anéanti le peu d’espoir qu’il lui restait de passer une bonne journée malgré tout.
Il prit tout de même le temps de finir son petit déjeuner. Il était hors de question qu’il se précipite au Ministère dés que son patron l’exigeait.
Une heure plus tard, il remontait le couloir principal du département de la coopération magique internationale en direction de son bureau lorsqu’il croisa sa collègue et ancienne camarade de Maison, Pénélope Deauclaire. D’un côté il était ravi de découvrir qu’il n’était pas le seul à avoir été convoqué en cette journée habituelle de repos. De l’autre, il ne se sentait pas vraiment prêt à supporter ses réflexions et remarques.
« Tiens, lâcha-t-elle en lui déposant une pile de dossiers lorsqu’elle le croisa.
- Bonjour, répondit-il en lui tendant la main.
- Pff tu crois vraiment qu’on a du temps à perdre avec ce genre d’idioties, souffla-t-elle ignorant la main tendue.
- Suis-je bête, ajouta-t-il en posant sa main droite sur son front. J’avais oublié que la politesse c’était dépassé de nos jours. Tu as tout à fait raison Deauclaire, pourquoi s’embêter avec ces formules qui polluent notre quotidien. Le monde se porterait tellement mieux sans elle. Pourquoi n’y avons-nous pas pensé avant…
- Rho ça va, si tu crois que ça m’amuse d’être là un dimanche matin.
- Comme tu peux le constater, moi ça m’éclate. J’peux même t’avouer que chaque dimanche matin je scrute le ciel en espérant voir atterrir l’une des chouettes de notre cher patron.
- T’es un sacré comique toi en fait !
- Monsieur Wilton est dans son bureau ?
- T’es vraiment naïf Davies, tu as cru que môsieur allait se déplacer ? Il nous a simplement laissé ses instructions sur un parchemin que j’ai trouvé ce matin en franchissant la porte principale de ce couloir.
- Et Keating, il va nous rejoindre ?
- Non, il est dispensé lui.
- Mais pour…, commença-t-il avant de se raviser.
- Tu veux crier à l’injustice c’est ça ?
- J’vais éviter, tu vas encore me trouver très naïf. Je me doute que les pintes de bière partagées entre Wilton et Keating durant les matches de Quidditch ne sont pas étrangères dans ce choix.
- Tu pourrais crier à l’injustice, je ne te contredirais pas. Je me décarcasse chaque jour, pour finir mon travail en temps et en heure, j’me demande bien à quoi ça sert au final ! J’ai pas signé ici pour effectuer des heures supplémentaires injustifiées le dimanche matin.
- Installe-toi dans mon bureau, lui ordonna-t-il en désignant son bureau du bout du menton et en lui redonnant la pile dossiers. Je vais nous préparer du café. »

Pénélope ne se fit pas prier et s’éloigna vers son bureau. Il prit la direction inverse vers la cuisine lorsqu’elle l’interpella.
- Au fait Davies, merci, lança-t-elle.
- Fais gaffe Deauclaire, n’oublie pas que la politesse est has been, sourit-il en se tournant vers elle.
Dernière modification par Caroliloonette le 20 janv. 2018 - 22:03, modifié 1 fois.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Eanna » 20 janv. 2018 - 22:03

Titre :
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 1601
Personnages : Lavande Brown, Harry Potter
Rating : Tout public
Lavande reprit conscience au début du mois de novembre 1998. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle vit tout d’abord un flou sombre, quelques taches de lumières se détachant sur le fond noir. Sans comprendre pourquoi, elle ressentit brusquement une vive panique s’emparer d’elle, et elle essaya de se relever pour fuir. Fuir quoi ?
La chute du lit fut brutale, et acheva de la désorienter. Un lit ? Est-ce qu’elle n’était pas censée être en train de se battre, à cet instant ? Avait-elle rêvé le début de la bataille ? Pourtant elle n’était pas dans la Salle sur Demande, ce lieu lui était inconnu…
La porte de la pièce s’ouvrit alors, et Lavande étouffa un cri avant de chercher frénétiquement sa baguette, espérant ne pas attirer l’attention sur elle. Une lumière douce éclaira alors le lieu, mais la vision de Lavande demeurait floue. Pire, elle se rendait compte qu’un seul de ses yeux était fonctionnel…
— Miss Brown ? fit une voix masculine sans animosité aucune. Vous allez bien ?
Elle entendit des pas contourner le lieu et distingua une silhouette qui s’approcha d’elle. Déstabilisée par sa vision limitée, l’ignorance du lieu où elle se trouvait, l’absence de sa baguette, Lavande se sentit plus vulnérable que jamais, et son premier réflexe fut de se recroqueviller contre le mur, le souffle court.
— Miss Brown, calmez-vous, dit l’inconnu d’une voix douce. Vous êtes à Ste Mangouste, dans le service des Blessures par créatures vivantes.
Ste Mangouste ? La panique ne refluait pas, bien au contraire. Que faisait-elle à St Mangouste ? Que lui était-il arrivé ?... Elle ouvrit la bouche pour parler, mais ne parvint à produire qu’un faible bruit, comme un chaton nouveau-né.
— Essayez de vous lever, dit l’inconnu en lui prenant doucement le bras. Vous serez mieux sur votre lit.
— Que…
Mais sa gorge la brûlait. Depuis combien de temps n’avait-elle pas parlé ?
Elle se releva, chancelante, soutenue par l’homme qu’elle supposait être un infirmier. Il la guida jusqu’à son lit, sur lequel elle se laissa tomber. Il lui semblait que sa vision se clarifiait un peu. La peau sombre de l’infirmier se détachait sur les murs blancs de la chambre d’hôpital, et elle distinguait son sourire. Cette vision qui aurait dû la rasséréner lui causa un vif mouvement de recul et elle se dégagea de la main de l’infirmier.
— Ma…
Ma baguette, essayait-elle de dire, en tâtonnant sur sa table de chevet, en vain.
— Nous avons rangé votre baguette dans la commode, avec vos effets personnels, dit l’infirmier.
Elle esquissa un mouvement pour se lever, mais à peine eut-elle posé les pieds par terre qu’elle sentit ses jambes se dérober sous elle, et fut obligée de se rasseoir. La tête lui tournait, maintenant.
— Miss Brown… Je peux vous appeler Lavande ?
Elle secoua vivement la tête. Pas de familiarité, surtout pas. Tant qu’elle n’avait pas toutes les clefs en main, elle voulait garder ses distances.
— Je m’appelle Lee Jordan, vous vous souvenez de moi ? J’étais à Gryffondor moi aussi.
Oui, ce nom lui disait clairement quelque chose. Elle hocha la tête.
— Quid… commença-t-elle.
Le sourire de Lee s’agrandit mais à nouveau elle eut un mouvement de recul, sans savoir pourquoi.
— Oui, je commentais les matchs de Quidditch, répondit-il.
Elle s’aida de ses bras pour s’installer plus confortablement, clignant des paupières à mesure que sa vision se clarifiait. Enfin… au moins celle de l’œil qui voyait. Elle porta la main à son visage, et sentit sous ses doigts une couche de tissu, dont la moitié de son visage avait été recouverte.
La main de Lee se posa sur la sienne et la baissa doucement.
— Vos blessures sont quasiment cicatrisées, votre œil n’a pas été endommagé, lui dit-il. Fenrir Greyback…
Ce nom. Lavande sentit son cœur se serrer brutalement, et sa respiration se bloqua dans sa gorge. Ses mains se mirent à trembler, sans qu’elle puisse les contrôler. Un flash lui revint, comme une gifle en pleine figure.
Des dents pointues… Des mains humaines aux ongles acérés… Une haleine fétide… Et la douleur, la douleur, le sang qui coule…
— Vous aurez des cicatrices, je suis désolé, lui dit Lee. Nos meilleurs médicomages ont essayé de les faire disparaître, mais les blessures infligées par les loups-garous ne peuvent pas cicatriser complètement.
Lavande porta la main à sa bouche, un sanglot lui déchira la gorge. Non… Non pas des cicatrices, pas sur le visage… Elle ne voulait pas être défigurée, non…
Elle tourna la tête et se recroquevilla sur elle-même, agitée de pleurs. Lee posa une main sur son épaule – elle comprenait mieux maintenant pourquoi son sourire lui avait fait cet effet.
— Vous êtes restée six mois dans le coma. Beaucoup de gens attendaient votre réveil, votre amie Parvati est venue vous voir plusieurs fois par semaine depuis que vous êtes ici. Il y a également Seamus Finnigan, Dean Thomas, Harry Potter…
Lavande ne répondit pas, ses sanglots redoublèrent. Comment pourrait-elle seulement oser les revoir tous, le visage meurtri, défiguré ?
Lee pressa sa main sur son épaule et comme elle ne répondait toujours pas, il s’éloigna et elle l’entendit fermer la porte derrière lui. Alors elle s’autorisa à pousser le hurlement déchirant qui sourdait dans sa poitrine depuis qu’elle s’était éveillée. Elle crut que sa gorge allait se fendre tant la douleur fut forte, mais elle s’en moquait.
Elle se rendormit quelques minutes plus tard, percluse de douleurs qu’elle n’avait jamais expérimentées, mais qui lui confirmèrent, si elle en doutait encore, que la guerre avait laissé des traces sur elle.
***
Harry vivant, Voldemort vaincu, Poudlard en partie détruit… Et les morts… Colin, Fred Weasley, Remus Lupin… Le lendemain de son réveil, Parvati lui avait fait le récit des événements qui avaient suivi la Bataille, mais pu la renseigner que de façon succincte sur Greyback.
— Il est à Azkaban, c’est tout ce que je sais. La Gazette a publié un long article détaillant les différents incriminés dans la guerre, aux côtés de V-Voldemort – pardon, j’ai encore du mal à le dire. Mais nous n’avons jamais eu le détail des procès. Tous n’ont pas eu lieu d’ailleurs. Les Malefoy…
— Je me fiche des Malefoy.
Sa vision était désormais suffisamment nette pour qu’elle distingue l’expression choquée de Parvati face à sa brutalité.
— Euh… D’accord. Écoute, je n’en sais pas davantage, je suis désolée.
— Harry, il saurait ?
— Il était à son procès, je suppose que oui… Mais il n’avait pas le droit d’en dévoiler plus que la Gazette n’en avait dit.
— Je veux le voir.
— Très bien, je vais lui envoyer un hibou. Tu sais, il suit une formation pour devenir Auror, il manque sûrement de temps…
— Il le trouvera.

Elle ne pensait pas si bien dire. Harry se présenta à Ste Mangouste quelques heures plus tard. Lavande eut l’étrange impression qu’il avait brusquement grandi pendant les quelques mois où elle avait été inconsciente. Ce devait être son regard. Il n’avait plus rien de celui de l’adolescent qu’elle avait côtoyé en sixième année.
— Parle-moi du procès de Greyback, lui dit-elle d’entrée de jeu après les politesses habituelles.
— Je n’ai pas le droit de divulguer…
— JE VEUX SAVOIR !
Elle avait hurlé sans même s’en rendre compte. Cette rétention d’informations à son égard commençait à la rendre folle. Elle avait passé six mois dans le coma, six mois ! Elle n’avait aucune idée de ce à quoi ressemblait le monde maintenant, qui était Ministre, qui dirigeait Poudlard… Elle aurait dû se montrer curieuse pour cela, mais une chose, une seule l’obnubilait depuis son réveil.
— Dis-moi qu’il a reçu ce qu’il méritait, Harry.
— Il est à Azkaban, à perpétuité, Lavande… Il n’en sortira jamais, c’est un des pires châtiments qu’on puisse imaginer.
— Il y a toujours des Détraqueurs, là-bas ?
Harry rajusta ses lunettes d’un geste machinal et détourna le regard.
— Il n’y a plus de Détraqueurs ? siffla Lavande.
— C’était trop inhumain, nous les avons relevés de leurs fonctions. La prison est gardée par des sorciers, désormais.
— INHUMAIN ? Et ce qu’il m’a fait, c’est humain ?
Elle porta brusquement la main à son visage et essaya d’arracher le tissu qui le recouvrait, mais Harry se précipita vers elle et lui attrapa les mains pour l’en empêcher.
— LÂCHE-MOI ! rugit-elle.
Elle poussa une longue plainte et se mit soudain à pleurer sans pouvoir contrôler les sanglots qui l’agitaient.
— Tu ne peux pas me dire ça, hoqueta-t-elle. Tu ne peux pas me dire que… qu’il est en prison, simplement enfermé, après ce qu’il m’a fait, tu n’as pas le droit…
— Lavande, je suis désolé, sincèrement. Mais la justice sorcière…
— Oui, parlons-en de la justice ! Tu appelles ça la justice toi ? Tu crois sûrement qu’il va souffrir autant que moi j’ai souffert ? Et ce qui va suivre, je n’en parle même pas, tu t’imaginerais vivre avec des cicatrices sur le visage, te montrer en public défiguré ?
Harry eut au moins la décence de ne pas lui parler de la sienne de cicatrice, cette minuscule éraflure sur son front.
— Je ne comprends pas, gémit-elle. C’est comme ça qu’ils imaginent lui faire payer ses crimes ? Sans même un Détraqueur pour lui rappeler les pires choses qu’il a pu faire, pour le faire se détester tout le reste de son existence ?
Autant que je me déteste maintenant, ajouta-t-elle en pensée.
— Laisse-moi Harry, dit-elle d’une voix atone.
— Lavande…
— Laisse-moi.
Il finit par obéir, le regard contrit, et Lavande se dirigea vers la fenêtre d’un pas tremblant. Londres ne lui avait jamais semblée si grise, si terne. Devant sa fenêtre se dressait un arbre dépouillé de ses feuilles. Seul, nu, presque mort. Comme elle, à l’intérieur.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par SunonHogwarts » 20 janv. 2018 - 22:04

Titre : ?
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : original
Nombre de mots : 1167
Personnages : OC's
Rating : Tout public
Enara ne releva pas la tête lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit sur sa soeur. Kaya s'avança dans la pièce dans un froissement de robes, le son de ses talons mourant dans l'épais tapis qui recouvrait le bois sombre. Un silence passa, plus lourd que les nuages qui flottaient au-dessus d'eux, plus sourd que le son des cornes de guerre qui avaient cessées de résonner.

« Enara... »

Kaya fit un pas en avant, puis s'arrêta à nouveau.

« Enara parle-moi... »

La jeune fille détourna son regard du paysage pour le poser sur sa petite soeur. Kaya se mordit violemment la lèvre pour ne pas pleurer. Elle savait qu'en trois jours, il n'était pas possible qu'Enara ait maigri et pourtant, ses joues lui semblaient plus creuses. Ses cheveux, qu'une suivante étaient venue coiffer ce matin, dégageaient un ton terne qui ne ressemblait pas au châtain élégant typique de leur Royaume. Ses yeux, ses si jolis yeux bleu, de la couleur de l'océan en furie, semblaient s'être noyés dans les larmes à présent sèches, dont les tracés avaient arraché le rose de ses pommettes. Elle n'avait revêtu qu'une légère robe de chambre bleue, qui suivait les lignes de son corps, reposait un instant sur le rebord de fenêtre sur lequel elle était assise, avant de continuer sa route vers le sol.

« Anna dit que tu n'a pas mangé depuis trois jours... »

Enara ne répondit rien, se contentant de ramener son regard sur le paysage qui s'étendait au dehors. Les nuages gris recouvraient le château de l'air d'un temps pluvieux, mais même le rayon de soleil qui se filtrait un passage à travers les nuages semblait morne à Enara. Aussi amer que la vie qui s'étendait devant elle, aussi acide que chacun de ses battements de cœur.

« Il faut que tu manges », insista sa soeur en se rapprochant.

Enara mit une éternité à entre ouvrir ses lèvres sèches pour répondre :

« Je n'ai pas envie. »

Kaya refoula à grand peine un sanglot et s'approcha encore.

« Je sais », souffla-t-elle.

Elle arriva à la hauteur de sa soeur et porta une main à son épaule.

« Mais Nérée et Père commencent à soupçonner quelque chose. »

Enara se crispa et se redressa légèrement, sans s'en rendre compte, signe qu'elle était en colère. Kaya resserra son emprise autour de son épaule, dans un geste réconfortant.

« Nérée à essayé d'empêcher leur départ de nos soldats, tu sais. Je l'ai apprit hier. »

Non, elle ne savait pas, et cela lui apporta un réconfort tout relatif, qui ne perça que quelques secondes au milieu de la douleur lancinante qui constituais son bas-ventre. Au moins, leur frère n'y était pour rien.

« C'est entièrement du fait de Père, alors », articula-t-elle avec difficulté.

Kaya ne répondit pas. Elle n'en avait pas besoin.

« Et quel excuse a-t-il invoquée, cette fois ? »

Kaya ne put s'empêcher de penser, au milieu de toute cette peine, qu'Enara avait bien changée. Il n'y a pas si longtemps, elle aurait soutenu leur Père, sans vraiment chercher à se renseigner, coûte que coûte. Elle aimait à penser qu'elle avait quelque chose à voir dans cette transformation, mais elle savait que c'était en grande partie dû à Alwin. Désormais, elle réfléchissait, démêler le vrai du faux, pesait le pour et le contre et se forgeait une opinion. Du moins, elle y tendait.

« La justice », murmura Kaya, comme si elle n'osait pas le dire trop fort, comme si l'absurdité de ce mot pouvait causer une catastrophe.

Enara tourna brusquement la tête vers elle. Elle la fixa un instant, de ses grands yeux bleus si pâles, puis répéta :

« La justice. »

Elle n'avait pas sourit, ni forcé sur sa voix, pourtant Kaya sentit toute l'ironie qui explosait derrière ses paroles.

Lentement, elle se leva, emmenant à sa suite les longs tissus bleus de sa robe de chambre. Elle fit quelques pas, pieds nus, puis s'arrêta et se tourna à nouveau vers sa soeur.

« La justice, d'envoyer des soldats se battre contre leurs amis et leurs familles ? Demanda-t-elle d'une voix rauque, comme si elle n'avait pas parlé ou ris depuis trop longtemps. De réprimer violemment le peuple que nous sommes censés protéger pour quelques délits ? »

Au début, Enara avait été du côté de son frère, qui devait prendre les responsabilités du roi leur père, trop malade pour assurer ses fonctions. Elle avait été de leur côté lorsqu'ils avaient décidé de prétendre menacer leurs paysans pour les tenir tranquilles, car ils devaient s'occuper de la guerre imminente avec Sinosa. Elle avait été de leur côté, car ils n'avaient pas le temps de s'occuper de leurs problèmes internes s'ils voulaient avoir une chance de gagner ce conflit qui se profilait à l'horizon. Mais lorsque le peuple s'était révolté, et que Père avait parlé d'envoyer des contingents armés pour les repousser, Enara avait froncé les sourcils.

« Il n'ont fait que dépaver quelques routes », Père, avait-elle argumenté, mais il lui avait lancé un regard qui en disait long sur ce qu'il pensait de son avis en ce qui concernait la gouvernance du Royaume.

Et maintenant, elle apprenait que Nérée avait lui aussi essayer de l'en dissuader. Mais il n'en avait fait qu'à sa tête, comme toujours.

« La justice », cracha-t-elle sans élever la voix.

Elle fit un tour sur elle-même, inspira profondément, fit quelques pas énergiques vers sa soeur.

« C'est pour la justice qu'il est mort ? »

Kaya sentit sa lèvre trembler et elle ne put empêcher une larme de rouler sur sa joue. Elle aurait tant voulu pouvoir se maîtriser, sa soeur avait besoin de tout son soutien. Mais Alwin était son ami, depuis plusieurs années maintenant, et le perdre, aussi brutalement, ce n'était pas concevable.
Enara se calma brusquement, ses épaules s'affaissèrent, son port de tête changea.

« C'est de ma faute », souffla-t-elle.

Kaya secoua violemment la tête et s'empara de ses mains.

« Non, non Ena, je t'interdis de dire ça.
Si on ne s'était pas disputés, je sera venue ce soir là, et il n'aurait pas été blessé dans cette stupide bagarre, et il n'aurait pas été diminué au combat... »

Elle s'interrompit, sembla un instant perdue, secoua la tête de l'exacte même manière que sa soeur.

« La justice », répéta-t-elle.

Elle retira ses mains de celles de Kaya et, sans un bruit, retourna se hisser sur son rebord de fenêtre. Ses jambes retrouvèrent leur position, sa robe de chambre se replaça contre ses hanches, et son regard se perdit à nouveau au loin.

Kaya resta un instant immobile. C'était comme si elle n'avait jamais pénétré dans cette chambre. Elle aurait tout aussi bien pu ne pas pousser la porte, la scène aurait été exactement identique. Elle resta un moment à l'observer, des larmes silencieuses coulant sur ses joues, à se demander si sa soeur sortirait un jour de l'état dans laquelle l'avait mise la prétendue justice.
Dernière modification par SunonHogwarts le 20 janv. 2018 - 22:06, modifié 1 fois.
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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Eve » 20 janv. 2018 - 22:05

Titre : Justice
Thème : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 259
Personnage : Percy Weasley
Rating : TP
Percy grimaça en lisant le département expéditeur de la note. Justice. Cela faisait quelque temps que la Justice n’était plus présente dans les murs du Ministère. Combien d’honorables collègues avait-il vu se faire emmener pour qu’on les questionne ? Beaucoup trop.

Les premières semaines il avait confiance en ses dirigeants, Pius Thicknesse avait été un bon dirigeant du département de la Justice et il pouvait résister au retour de Voldemort. Mais Percy avait vite déchanté, Rogue fut nommé directeur de Poudlard à la place de McGonagall et certains changements fut opéré à la Direction de certain département dont le sien. Le Département de la coopération magique était désormais dirigé par un fervent défenseur du protectionnisme. Depuis des années, la volonté du Ministère était de s’ouvrir aux autres pays et tout fut balayé en quelques temps. On leur avait demandé de clôturer tous leurs dossiers en cours et certain furent même jetés. Percy ne supportant pas voir le fruit d’une année de travail disparaitre comme ça avait conservé le sien dans son appartement. C’était un geste stupide mais ses principes avaient pris le dessus. Depuis, il travaillait sur ce dossier chaque soir comme pour se purifier du travail effectué au Ministère dans la journée.

Chaque journée apportait sa mauvaise surprise et cette note en était une autre. Après avoir lu la nouvelle loi passée par le Département, Percy froissa le papier et le jeta violemment dans la poubelle. Justice. Il n’y a aucune justice dans le fait de renvoyer du Ministère tous les employés nés-moldus et de confisquer leur baguette.
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AislinnSaoirse
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par AislinnSaoirse » 20 janv. 2018 - 22:11

Titre : Baromètre de Noel
Thème (écrit ou image) : Justice // image
Fandom : HP
Nombre de mots : 829
Personnages : Hannah Abbott, Cho Chang
Rating : /
Avec un sourire amusée, Hannah repassa derrière le comptoir du Chaudron Baveur. Bien que fatigante, l'agitation qui régnait sur le Chemin de Travers en cette période de Noël l'amusait toujours. Les gens couraient dans tous les sens, émergeant par dizaines de la cheminée du pub pour se ruer vers la rue commerçante. Il lui semblait toujours voir des enfants impatients se précipiter vers leur goûter !
D'autres, au contraire, les joues rougies par le froid de décembre et la frénésie des achats, se laisser tomber lourdement sur les chaises et tabourets de la salle. Là bas, un vieux sorcier soupirait bruyamment, essuyant son front en sueur d'un revers de manche. Plus loin, une sorcière aux cheveux ébouriffés était appuyée contre le dossier de sa chaise, les yeux perdus dans le vague et l'air hagard. De l'autre côté de la salle, une jeune maman aux traits tirés caressait machinalement les cheveux de son petit garçon qui s'était endormi sur ses genoux.
Dans quelques heures, tout ses gens seraient en train de fêter Noël, entourés de leurs familles. Toute fatigue envolée, ils mangeraient, riraient, échangeraient des cadeaux avec leurs proches. Hannah trouvait ça merveilleux. Toute cette frénésie, tous ces efforts de chacun pour le bonheur de tous, elle ne s'en lassait pas. Elle caressa du bout des doigts son ventre arrondi. Cette joie anticipé de la communauté sorcière, celle de donner et de recevoir, c'est ce qui l'aider à tenir son bar toute la journée. Alors qu'elle avait mal au dos, les chevilles enflées, le souffle court, et qu'elle portait un futur joueur de Quidditch qui prenait son estomac pour un cognard.
A l'autre bout du bar, elle remarqua Cho. Assise devant un chocolat chaud qui lui réchauffait les mains, elle laissait courir son regard sur la salle. Ses yeux noirs passaient sur les visages, les gens, détaillant un geste, un objet, une couleur. Elle avait cet air paisible et un brin mélancolique qui ne la quittait jamais vraiment.
Posant le verre qu'elle était en train d'essuyer, Hannah se dirigea vers elle.

- Cho ! Ça fait plaisir de te voir… ça faisait longtemps !

Tournant la tête vers elle, la jeune femme lui adressa son sourire doux :

- Bonjour Hannah. Oui, ça faisait un moment que je n'étais pas venue. J'avais besoin d'inspiration aujourd'hui.

Son regard se perdit à nouveau sur la salle. Créatrice d'objets de décoration, Cho avait acheté une boutique sur le Chemin de Traverse quelques années plus tôt. Lorsque les idées la fuyaient, elle venait parfois s'asseoir au bar.

- Mais… qui tient le magasin pendant que tu es là ?

- Personne. J'ai lancé un sort. Si quelqu'un entre, je recevrais un patronus pour m'avertir.

A ces mots, Hannah sentit une douleur sourde se répandre dans son estomac. C'était plus fort qu'elle… Ce sort l'a ramenait toujours à la guerre et à tout ce qu'ils avaient vécus. C'était d'ailleurs pendant cette période qu'elle s'était rapprochée de Cho.
Secouant la tête pour chasser ses tristes pensées, Hannah s'apprêta à répondre quand un client l'interpella depuis l'autre côté du bar. Avec une moue d'excuse en direction de Cho, elle se hâta aussi vite que le lui permettait son dos douloureux.
Trois commandes plus tard, Hannah était en train d'ensorceler un torchon pour qu'il essuie les verres lorsqu'un feuille de papier flotta jusqu'à elle. Décontenancée, elle fronça légèrement les sourcils lorsque la page se plia d'elle-même jusqu'à former un petit bateau en papier.
Amusée, la sorcière tendit la main et le petit bateau vogua jusqu'à sa paume. Hannah remarqua alors les caractères imprimés sur le parchemin. Il semblait avoir été arraché d'un traité de botanique. Reconnaissant l'expéditeur, elle souriait de reconnaissance lorsque l'encre sur la page glissa jusqu'au sommet du mât. S'élevant dans les airs, elle forma bientôt des mots sous les yeux ébahis d'Hannah :

Je pense à toi… (et les enfants aussi)

Les yeux de la jeune femme s'embuèrent de larmes. Ce genre de petites attentions étaient typiques de son mari.
Son attention fut soudain distraite par une exclamation. Se tournant vers l'origine du bruit, elle découvrit Cho qui la fixait. Les yeux grands ouverts et un air extatique sur le visage, elle se leva d'un bond et fila vers le Chemin de Traverse. Le petit mot de Neville venait sûrement de lui inspirer une nouvelle création.
Hannah essuya ses larmes, promenant un regard satisfait sur la salle comble. Son pub, à l'entrée de la principale rue commerçante sorcière d'Angleterre, était le baromètre de la communauté magique. Et ce qu'elle voyait aujourd'hui, cette excitation fébrile qui gagnait toutes ces familles, l'emplissait de joie. En les regardant tous vivre, en sentant son bébé s'agiter dans son ventre, elle se dit qu'il y avait une justice dans ce monde. Après les années terribles qu'il avait traversées, le monde magique débordait maintenant de vie.
Laissant courir ses doigts sur le comptoir de bois, Hannah remercia Merlin d'être le témoin privilégié de tout ça, derrière le bar de son pub.

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par dedellia » 20 janv. 2018 - 22:17

Titre : La fin d'un amour
Thème (écrit ou image) : Consomption
Fandom : HP
Nombre de mots : 200
Personnages : Voldemort, nez
Rating : tout public
Il avait peut être été un peu trop loin cette fois. Il repoussait depuis longtemps les limites de son existence, mais alors qu’il prenait la vie d’une autre personne qui viendrait assurer la sienne, Voldemort ressenti un profond déchirement qu’il ressenti au centre de son visage, alors qu’une partie de son âme sortait de son corps pour rejoindre un nouveau domicile. Le Seigneur des Ténèbres sut alors que tout allait changer, son nez, celui qui avait donné juste assez de charme à son visage jeune était en train de se réduire en miettes. Comme brûlé de l’intérieur, il se ratatinait sur son visage de plus en plus. Il porta les mains à son visage, comme pour empêcher la malédiction de se propager, mais il n’y avait rien à faire. Rapidement, son nez disparut, consumé par le passage d’une partie de son âme par l’orifice. Le reflet que lui renvoyait la coupe était moqueur, il avait perdu tout ce qu’il aimait, tout ce qui comptait. Son magnifique nez, son compagnon depuis toutes ces années venait de le quitter et s’il avait pu pleurer il l’aurait fait, car pour la première fois il regrettait de s’être lancé sur la voie des horcruxes.
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:boing: :boing: :boing:

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Roxane-James1 » 20 janv. 2018 - 22:22

Titre : Attente glaciale
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 192
Personnages : Dennis Crivey
Rating : tout public
Il fait froid, dehors, Colin. La neige est tombée pendant la nuit et mes larmes ont tari, un peu. Un an aujourd'hui, un an que tu es parti et je me retourne encore dans les couloirs de Poudlard quand j'entends crier mon prénom, en espérant que tu sois encore là, que tout cela n'ait été qu'un rêve, un affreux cauchemar. Un an, trois-cent-soixante-cinq jours que j'espère vainement entendre le bruit caractéristique d'un appareil photo, ton rire un peu rauque et tes grands idéaux.
Alors il fait froid, Colin. Surtout sur ta tombe, ce soir. Surtout quand les flocons se déposent à mes pieds et cachent ton nom inscrit dans le marbre gelé.
Il fait froid et j'attends seul, en silence, sous la neige. J'attends que tu reviennes et que tu murmures mon nom. J'attends que tu m'emmènes m'asseoir à tes côtés sur le petit banc de notre enfance.
Même si je sais que tu ne reviendras pas. Même si je sais que j'attends pour rien dans le froid.
Car le petit banc, à son tour, a gelé et que mes larmes se sont envolées vers les paysages blancs de nos jours heureux.
Dernière modification par Roxane-James1 le 20 janv. 2018 - 22:29, modifié 1 fois.
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Louve_Ebain
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Louve_Ebain » 20 janv. 2018 - 22:28

Titre : Papa
Thème (écrit ou image) : Consomption
Fandom : HP
Nombre de mots : 362
Personnages : Lily
Rating : Tout Public
Je regarde papa. Je le regarde encore, je le fixe, je ne cligne pas des yeux, à aucun moment. J'ai entendu le docteur dire ça « surtout ne pas briser le contact visuel ».

CON-TA-CT

Alors je le regarde, je n'arrête pas. Maman râle « Lily arrête d'embêter ton père, Lily va plutôt faire quelque chose de productif, comme tes devoirs ou dessiner. Lily tu m'ennuies à la longue, tu vois bien que ton père n'est pas d'humeur non ? »

Pas d'humeur, pas d'humeur, ça c'est sur qu'il n'est pas d'humeur mais bon ce n'est pas comme si parfois il était « d'humeur ».

Alors je le regarde, je reste assise face à lui, je ne sais pas trop s'il sait même que je suis là, je ne sais pas, ses yeux sont perdus, ses yeux regardent des souvenirs me dit maman. Et moi je trouve ça étrange que les yeux de papa regardent des souvenirs, déjà parce que c'est bizarre de « regarder des souvenirs » et ensuite parce qu'après tout je ne suis pas un souvenir moi, je suis une vraie fille dans un vrai monde. Et dans ce monde il y a pleins de choses trop géniales comme les bonbons ou la balançoire. Et des couleurs, des millions de couleurs trop belles. Je pense aux souvenirs de papa, je suis sûre que ses souvenirs ils ont moins de couleurs que mes dessins.

« Lily, mais c'est pas vrai ça, tu vois bien que ça ne change rien, viens plutôt m'aider à mettre la table ».

Maman, toujours maman qui me tire loin de papa, comme si elle avait peur que je ne revienne jamais et que je me mette moi aussi à vivre dans les souvenirs de papa. Peut-être que c'est une bonne idée au final, ça me permettrait d'être un peu là si j'étais directement dans sa tête …

Ca n'a pas toujours été comme ça hein, quand j'étais petite il parlait un peu et parfois il ne parlait plus du tout, mais parfois il regardait.

Et puis au fur et à mesure, papa est mort et maman a dû apprendre à vivre deux fois plus fort.

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par dedellia » 20 janv. 2018 - 22:33

Titre : Attendre
Thème (écrit ou image) : L'image du banc de parc
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Dobby
Rating : Tout Public
Dobby attendait patiemment sur le banc du parc. Une fine neige recouvrait le sol, mais ce qui rendait le paysage magique était le brouillard qui s’étendait devant ses yeux cachant les mystères de la nature. Heureusement, ses pieds étaient bien au chaud, car l’attente promettait d’être longue. Réussirait-il à le trouver ? Comme pour confirmer ses pensées, un homme sortit alors de la brume. Il était bien plus grand que l’elfe de maison et bien plus large aussi, mais Dobby savait qu’avec lui ses besoins seraient comblés.
— Votre poutine, M. Dobby. Avec extra-fromage comme demandé.
Enfin, Dobby n’aurait plus faim.
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:boing: :boing: :boing:

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par ninipraline » 20 janv. 2018 - 22:34

Titre : Dernières pensées
Thème (écrit ou image) : L’image, et le mot consomption un peu…
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : James Potter
Rating : Tout public

De notre banc, je regarde notre maison. Explosée, démembrée, calcinée. Elle ne nous aura pas survécu.
Dans les décombres, je l’entends. Il pleure.
De l’ombre de ce saule qui rafraîchi les derniers mois de ta grossesse, je contemple mon impuissance. Viendra-t-il quelqu’un ? Un passant, l’entendra-t-il ?
Dissimulé par le sortilège protecteur, il pleure.
Une explosion déchire le silence et mes tympans pourtant mort. Les moldus fêtent-ils Halloween avec des pétards toi seul pourrait me le dire.
À nouveau, une pétarade. Le moteur de la moto de nos folles équipées. Sirius ? Non, Hagrid.
Lili, je te rejoints. Notre fils est sauvé.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Westyversionfrench » 20 janv. 2018 - 22:40

Titre : Acquis de Conscience
Thème (écrit ou image) : Image (« Au moins j’ai essayé »)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 545
Personnages : Charlie Weasley, Oliver Wood
Rating : Tous Publics
Oliver se jeta sur Charlie Weasley à la minute où celui-ci passa les portes de la Grande Salle. L’hystérique de Quidditch était aux anges de retrouver son ancien capitaine de Quidditch sept ans après que celui-ci ait quitté l’école. Comme il l’avait imaginé, Charlie était toujours court sur pattes, mais sa musculature, déjà honorable à son départ de Poudlard, avait doublée, et il arborait une barbe conséquente et de nombreuses cicatrices qui accentuaient son charme authentique. Les bribes de fantasmes adolescents d’Oliver concernant le second fils des Weasley remontèrent en force dans son esprit. Dans sa tête, la voix de Percy s’indignait, et il détourna le regard, des grands yeux bleus de Charlie. Celui-ci semblait répondre à son enthousiasme puisqu’il lui tapait l’épaule et s’informait de la tournure de sa vie depuis qu’il avait quitté l’école, ce qui remontait déjà à quatre ans. Il fallait dire que Charlie ne revenait guère la Roumanie, et qu’Oliver avait passé beaucoup de temps à se consacrer à sa carrière de joueur professionnel.

Finalement, comme les circonstances qui les amenaient à se retrouver, étaient dramatiques, ils se souhaitèrent bonne chance avant de chacun prendre une direction différente. Les Mangemorts allaient bientôt percer les défenses du château et chacun devait être à son poste. Lorsqu’ils s’aperçurent à nouveau, quelques heures plus tard, les événements avaient tourné de manière bien tragique pour les opposants de Voldemort. Oliver dut arrêter Charlie qui marchait parmi les blessés, sans le voir. Le rouquin cherchait à s’isoler du reste de sa famille qui entourait le cadavre de Fred. Oliver l’emmena un peu à l’écart, et le fit s’asseoir sur les marches endommagées d’un pas de porte. Chaque son qui leur parvenait s’apparentait à un gémissement où à des pleurs et ils peinaient à ignorer le tumulte extérieur. Charlie malgré le bronzage de ses tâches de rousseur, était blanc comme un linge. Oliver ne savait comment le soutenir, et fit la seule chose qui lui vint à l’esprit. Il l’attrapa par les épaules et le serra contre son torse. Il était plus grand mais plus fin que Charlie, et nul doute que leurs corps agglomérés devaient paraître ridicules.

Charlie se laissa faire, se sentant l’esprit cotonneux. Malgré le choc, malgré l’incongru de la situation, il sentit que l’affection que lui témoignait par cette étreinte l’autre jeune homme, n’était pas seulement amicale. Perturbé par les récents combats et l’affreuse perte de l’un de ses petits frères, Charlie sentit ses plus profondes craintes rejaillir. Ses questionnements les plus troublés, tentaient de resurgir, comme boucliers à ce deuil encore nié. Il recula un peu, et les deux anciens coéquipiers se fixèrent un instant, avant de spontanément, se pencher l’un vers l’autre. Un baiser bref et plutôt chaste les relia une fraction de seconde avant qu’ils ne reprennent chacun leur souffle, à quelques centimètres d’écart. Oliver attendait avec appréhension la réaction de Charlie. Son geste à lui, avait été dicté par l’idée que si l’un d’eux mourrait dans le combat à suivre, il ne voulait en aucun cas, être taraudé de remords. Charlie, lui, avait ressenti la nécessité de trouver une réponse : ressentirait-il un jour ce lien unique qui relie deux âmes ? Chacun, quelques instants après, se fit cette réflexion amère :
« At last, I tried. »
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par BellaCarlisle » 20 janv. 2018 - 22:46

Titre : Feu
Thème : Consomption
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 259
Personnages : Eden (OC), Xristo, Lucian
Rating : Tout public
Je n’arrive pas à éloigner les souvenirs de Lucian de ma propre douleur. Tout se mélange, s’entremêle. Sa souffrance est immense, je ressens chacune de ses émotions à travers ce qu’il a vécu. Mon corps tente de lutter contre ces images douloureuses, pour se concentrer sur ce feu qui semble me brûler de l’intérieur. La morsure a été rapide, c’est vrai, mais les sensations qui l’accompagnent s’étirent dans le temps. Je suis partagée entre le moment présent et le passé du Lycan, entre ce que mes yeux voient et ce que son regard a perçu depuis des décennies. Je ne parviens pas à savoir si la voix qui hurle est la sienne ou la mienne, si je suis bien dans mes pensées et non pas dans ses souvenirs.

Ce qui me touche le plus, ce sont ces instants partagés avec Sonja. Et plus que tout, ce jugement expéditif auprès des Vampires et la condamnation de celle qu’il aime. Lucian m’a prévenu, il m’a dit que je risquais d’assister à la mort de sa bien-aimée. Ce corps réduit en cendres par une consomption diurne me fait mal, parce que ce Lycan que j’apprends à connaître a été brisé en voyant brûler la seule personne qui a eu son affection.

- Ce n’était pas une bonne idée, marmonne Lucian.
- C’était la seule chose à faire, proteste Xristo.

Je les entends mais je ne sais pas où ils sont dans la pièce. J’ai la désagréable impression de me consumer, une vive douleur me ronge, passant dans mes veines et mes organes.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par PlumeEnVadrouille » 20 janv. 2018 - 22:49

Titre : Du sang sur la main
Thème : Image
Fandom : aucun
Mots : 258
Personnages : aucun
Rating : -12 ?
Elle est là, assise, sur ce banc froid et enneigé. Les cheveux pendants, les bras ballants, les épaules voûtées et la tête basse. Seule, avec son fin gilet sur son buste frêle. LA réalité lui est tombée sur la figure comme une averse de mars. Oh, ça non, elle ne l’avait pas vue. Elle nageait dans le bonheur, avant, pourtant. Elle avait ses trois meilleures amies, la faim, la cigarette et puis la drogue. Tout était bien, très bien. Elle travaillait très bien, réussissait ses études, avait des résultats excellents. Et puis, le soir, elle se shootait toute la nuit. Elle vivait très bien comme ça, mangeait un sandwich tous les trois jours et ne demandait jamais rien à personne. Elle était parfaite, lisse, imperturbable. Certes, elle ne pesait que trente-cinq kilos, s’évanouissait au moins une fois par semaine, mais elle était bien comme ça. C’était sa vie, son identité, et tout allait pour le mieux. Et puis il y a eu LA fois. Où elle pensait voler comme les oiseaux. Pour au final s’écraser sur le sol puis dans un lit d’hôpital. Où elle a subi un sérieux remontage de bretelles. C’était il y a un mois déjà. Et depuis, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Toujours maigre, mais cette fois-ci à la limite du politiquement correct. Elle ne se drogue plus, et fume deux, trois cigarettes de temps en temps. Mais elle est maintenant déprimée et silencieuse. Pourtant, il y a quelques jours, elle a trouvé un remède. Maintenant, elle a du sang sur la main.
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Seonne
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Inscription : 13 juin 2015 - 10:52

Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Seonne » 20 janv. 2018 - 22:49

Titre : Adieux
Thème : Consomption
Fandom : HP
Nombre de mots : 743
Personnages : Andromeda Black
Rating : Tout public
Le regard perdu dans les flammes, Andromeda jetait une part une les lettres dans la cheminée. Pour chaque morceau de parchemin calciné, il lui semblait entendre une de ces petites voix qui résonnaient dans sa tête. Une de ces phrases assassines, crachées à son visage.

« Andromeda, c'est inadmissible ! »

Une écriture aux lettres rondes. Sûrement celle de Elisabeth. Sans prendre la peine de l'ouvrir, elle envoya l'enveloppe mourir dans l'âtre.

« Un sang-de-bourbe ! Quel déshonneur ! Jamais de ma vie je n'ai été plus déçue ! »

L'odeur de brûlé envahissait doucement la pièce. Une fumée noire troublait l'air, et lui piquait les yeux. Mais ses larmes coulaient déjà sur ses joues, et c'était à peine si elle s'en rendait compte. Elle regardait, le visage impassible, les flammèches grignoter le parchemin.

« Tu n'es plus de cette famille, vermine ! »

Leurs phrases assassines lui revenaient. Leurs cris perçaient encore ses tympans. Leurs regards méprisants lui transperçaient encore le cœur. Elle se souvenait des hurlements de sa mère qui s'époumonait, les bras levés. Andromeda ne l'avait jamais vue ainsi. Sa haine semblait avoir brisé tous les codes de bonne conduite, l'avoir totalement sortie de ses gonds. Elle revoyait Druella agiter ses bras, sa main se lever comme pour frapper son visage – et la retenir, par peur de toucher cette chair pervertie.

« Va-t-en. Maintenant. »

Bella avait craché ses mots comme un venin. Ses yeux semblaient prêts à la foudroyer. Andromeda l'avait vu porter sa main à sa baguette, prête à la contraindre si elle ne déguerpissait pas au plus vite. Ses traits fins déformés par le mépris – le dégoût. Sa froideur était le plus effrayant, Andromeda savait qu'elle cachait ses instincts les plus meurtriers. En voyant ce regard posé sur elle par sa sœur, elle avait cru mourir.

« Une honte. Raclure, ordure, fourbe, infidèle, criminelle, infâme traîtresse...»

Elle s'était enfuie, elle n'aurait pu supporter d'entendre une seconde de plus les insultes sortirent de la bouche de sa famille comme un déluge de sortilèges plus assassins les uns que les autres. Elle aurait préféré s'évanouir, tomber et fuir ce monde. La douleur était telle qu'elle ne savait plus si elle était encore véritablement vivante. Elle avait quitté la pièce en courant. Elle avait croisé le regard de Cissy. Sa jeune sœur était restée silencieuse, incapable de parler. Et, dans ses yeux, Andromeda n'avait vu ni haine, ni colère, ni même réellement du dégoût. Elle n'y avait lu qu'une profonde déception. Et cela était bien plus destructeur que tous les mots vociférés dans le salon des Black.

« Adieu », murmura Andromeda en continuant de nourrir le feu qui brûlait dans la cheminée.

Elle regardait les lettres se consumer. Comme son cœur. À quoi bon lire tous ces mots de félicitations ? Ils lui semblaient faux, creux. Ils n'avait aucune valeur à ses yeux. Hypocrisie. Elle avait honte, honte qu'on la félicite. Comment pouvait-on ainsi se réjouir pour elle, alors qu'aux yeux de sa famille, elle était devenue la pire des criminelles ?

« Hybride monstrueux. »

Elle avait entendu ces mots, prononcés presque inconsciemment par sa mère. Distraitement, elle caressa son ventre, à peine arrondi. Il lui avait fallu du temps pour s'en rendre compte, pour l'accepter. Parce qu'elle devait savoir, au fond, ce que cela signifierait pour elle. Elle n'avait jamais considéré cela comme une éventualité : c'était tout simplement impossible. Elle ne se sentait pas prête.

Pourtant, elle n'avait pas le choix.

« Un enfant, la plus belle chose au monde ! Toutes mes félicitations, tu dois être si fière ! Quel bonheur ! »

Elle n'avait ouvert que la première enveloppe. Et elle avait immédiatement su qu'elle ne pourrait en supporter davantage. Superficialité. Ces gens n'avaient pas la moindre idée de ce qu'elle ressentait. Que cet enfant signait sa mort aux yeux de sa famille.

« Hybride monstrueux. »

Les mots de sa mère tournaient dans sa tête. Hybride. Elle ne considérait même pas son futur petit-enfant comme un être humain, ce n'était qu'une chose dégoûtante, répugnante, une abomination. Et toi, Meda, qu'est-ce que tu en penses de tout ça ? La pauvre n'en avait pas la moindre idée. Elle était perdue.

Et les lettres se brûlaient lentement, à l'image de sa propre consomption. Celle de son innocence, d'une partie de son âme, de son passé. De son nom, sur la grande tapisserie du salon de sa tante.

Comme son cœur.

« Adieu. »
I skate on, trust me. — Max, Stranger Things S3E7

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par selket » 20 janv. 2018 - 22:52

TTitre : Un banc les pieds dans l’eau
Thème (écrit ou image) : https://orig00.deviantart.net/967a/f/20 ... givega.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 412
Personnages : Dean Thomas
Rating : TP
C'était un de ces matins brumeux. La température avait drastiquement chuté dans la nuit et avait fait geler le bord de la rivière. La pluie qui s’était mise à tomber avait eu le mérite de dégeler le sol même si la brume au-dessus de l’eau en était devenue plus opaque cachant les îlots qui surgissaient de les méandres sinueux de la rivière.
Les arbres s’étaient parés de leurs habits automnaux, et la chute des premières feuilles commençait à dévoiler la cabane en bois perchée dans un des arbres planté sur l’autre rive.
Un banc, les pieds dans l’eau, l’attendait comme d’habitude sous le vieux saule. De la brume rampait au bien du banc en pierre qui se dressait immobile dans le calme ambiant.
Il avait toujours aimé cet endroit un peu à l’écart du monde. Et même si de l’autre côté de la rive il y avait la cabane en bois construite par Georges il se sentait seul. Cependant, loin d’être isolé il savait qu’il suffisait de quelques pas, d’un pont en pierre à franchir pour retomber sur le sentier qui menait à la vieille auberge qui se dressait de toute sa stature au milieu du domaine. Mais là, de l’autre côté de la rivière il n’y avait que lui, son banc en pierre et le vieux saule.

Il avait toujours aimé cet endroit, en y réfléchissant bien c’était même cet endroit hors du temps qui l’avait poussé à vouloir acheter ce terrain pour y construire son rêve. Lorsqu’il avait parlé à ses amis de son rêve d’Auberge des gens heureux ils avaient cherché l’endroit parfait.
C’est au détour d’un pont en pierre usée qu’il avait trouvé le sien. Un banc ne payant pas de mine les pieds dans l’eau et tournant le dos à une immense forêt.
Seamus avait trouvé le sien dans la rivière qui coupait le domaine en deux et qui au gré des saisons changé totalement de visage. La vieille bâtisse avait plu à Luna et les grandes serres aux verrières à moitié emprisonnées par une vigne vierge magnifique avaient conquis Neville.
Heureux, conquis ils avaient achetés l’immense propriété à un vieux moldu qui avait été ravi de voir quatre jeunes le regard fiévreux et le coeur touché par cette maison qui avait été l’œuvre d’une vie.
Ils avaient coupé une grosse partie de la vigne vierge, retapés la maison, construit un ponton menant à la rivière, mais ils n’avaient jamais touché au banc en pierre.
Dernière modification par selket le 20 janv. 2018 - 22:55, modifié 1 fois.

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AliceJeanne
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Messages : 930
Inscription : 13 juin 2016 - 14:41

Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par AliceJeanne » 20 janv. 2018 - 22:54

Titre : /
Thème : Consomption
Fandom : LOTR
Nombre de mots : 527
Personnages : Legolas, Aragorn, Elerína (OC)
Rating : -12
La jeune-femme talonnait son cheval autant qu’elle le pouvait ne voulant pas perdre Legolas de vue, le prince elfe ayant forcé l’allure dès lors que les premiers volutes de fumée avaient tranché le ciel bleu. Il craignait le pire, et les arbres consumés dès l’entrée de ce qui fut Vert-Bois lui donnèrent rapidement raison. Poussant un cri de rage il sauta de son cheval, laissant la malheureuse bête paniquée s’enfuir loin de l’odeur acre qui étourdissait les deux elfes.

Elerína le suivit sans réfléchir, libérant sa monture à la hâte. Alors qu’ils s’enfonçaient plus profondément dans les cendres qui étaient il y a quelques heures encore le royaume des elfes sylvestre, elle frémissait, subissant l’assaut de mille pensés terrifiées, ressentant la douleur d’un peuple au plus profond de son être. Ce trouble, ainsi que l’épaisse fumée noirâtre qui l’encerclait la firent tomber à genoux, sans souffle. Elle toussa, essayant désespérément de trouver de l’air pur avant de se résoudre à demeurer quelques instant sur le dos, au plus près possible de l’atmosphère respirable à quelques centimètres du sol.

Lorsque la jeune-femme retrouva enfin sa voix elle hurla le nom de son compagnon, perdu quelque part dans le brasier. Sans attendre la réponse, elle se releva et, un linge plaqué sur la bouche et le nez, se mit à courir, se fiant uniquement à son instinct pour s’orienter dans le paysage funeste qui petit à petit était sculpté par la consomption des arbres. Les portes du palais furent rapidement en vue et elle s’y engouffra, bravant les bourrasques de suie, se brulant la trachée avec les braises encore chaudes en suspension à chacune de ses tentatives pour rappeler Legolas.

Des corps sans vie jonchaient le sol, certains partiellement carbonisés, les elfes avaient été pris au dépourvu, surpris, incapable de fuir, piégés. Elerína pria pour que certains aient pensé à passer par les caves vers le fleuve avant que la région ne soit entièrement quadrillée par l’Ennemi. Une vague de nausée la pris et elle dut s’arrêter quelques instants. Ses yeux la brûlaient, des larmes noires dévalaient ses joues sans qu’elle puisse les contrôler, elle se sentait impuissante, incapable d’éteindre l’incendie qui consommait aussi bien les siens que ses espoirs.

Enfin elle le retrouva, Legolas était à genoux, serrant contre lui un corps, pleurant à chaudes larmes d’une façon qui n’avait rien d’humaine tant son chagrin était immense. Elerína se laissa tomber à côté de lui avant de l’enlacer tendrement, posant sa tête contre son dos secoué de sanglots, elle ne pouvait rien, c’était fini. Alors que sa vue se troublait à nouveau de par la fatigue et les larmes elle aperçut la couronne végétale du roi, enflammée et, à l’image du reste de son royaume, bientôt réduite à néant.

oOo


Depuis les remparts, nouvellement achevés de Minas Tirith, le roi Elessar observait avec terreur un autre embrasement, au lointain, dans l’ancien Mordor, une lueur rougeâtre venait de paraître. Le feu ne s’éteindrait-il donc jamais en Terre du Milieu ? Toute cette période de paix n’avait-elle était qu’un maigre répit pour que vingt ans plus tard tout ce qui avait été reconstruit ne soit à nouveau réduit en cendre ?
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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Berserkr » 20 janv. 2018 - 22:56

Titre : Au bord du lac
Thème : Image
Fandom HP
Perso : Sven et Helen Alstrom ( OC)
Rating : aucun
Nombre de mots : 720
Helen ferma un peu plus son blouson, et s’engagea sur la plaine. Il faisait tellement froid en mois de décembre. Un peu plus loin, son fils adoré était assis sur un banc, au bord du lac. Son lac favori. Helen était certaine de le trouver là en partant de la maison et c’était le cas. Sven devait encore bouder. Il était vraiment rare que son père s’emporte contre lui mais la conversation avait vite dérapé à table. Le garçon de treize ans était du genre caractériel et refusait d’admettre qu’il était temps de grandir un peu.

Il faut dire que le nombre de lettres qu’ils recevaient de la part du directeur de l’école de magie de Winterhall battait tous les records. Bagarres, insultes, mauvaises blagues, Sven n’épargnait rien à ses camarades et parfois même à ses professeurs. Son comportement s’était fortement dégradé depuis la fin de sa seconde année.

Son garçon ne portait qu’un simple blouson peu adapté à l’hiver suédois. Encore un qui allait être malade.

- Tu n’as pas froid comme ça ? Il doit faire dans les -10 degrés. Puis le banc doit être glacé.

- Non, j’ai vu pire.

Helen sortit sa baguette en soupirant. Elle lui jeta un sortilège. Son fils sembla tout de même plus à l’aise avec la vague d’air chaud qui l’entourait.

- Qu’est-ce que tu veux, maman ?

- Oh juste discuter avec mon grand nigaud de fils. Et ça fait longtemps qu’on a pas eu de temps juste pour nous deux.

- Ah t’as le rôle du bon flic.

- J’ai le rôle de la mère qui s’inquiète pour son fils qui n’a pas l’air bien dans sa peau, gronda Helen. Bon et lève-toi, pas question de m’asseoir sur un banc gelé, je n’ai toujours pas la résistance au froid des sorciers suédois moi, monsieur.

Un sort de décongélation plus tard, Helen se posa tranquillement sur le banc en prenant la main de son fils. Mais celui-ci ne semblait pas décider à parler.

- Ce que les hommes de cette famille peuvent être têtu, grommela-t-elle.

- Pas que papa et moi, rassure-toi, pourquoi tu tiens tant à me parler d’ailleurs ? Les lettres du directeur suffisent pour tout comprendre, non ?

- Je n’ai pas eu ta version, alors, je veux l’entendre.

- Comme j’ai essayé de l’expliquer, la plupart du temps, c’est parce qu’on me cherche.

- Pff pire qu’un gosse. « Non mais monsieur, il voulait me taper, alors je me suis défendu » Tu lui as juste pété le nez en retour. Le pire c’est que c’est vraiment l’explication que tu as donné à ton professeur, apparemment.

- Au moins je dis la vérité.

- C’est vrai, je ne vais pas te l’enlever.

- C’est juste la façon dont papa m’a parlé qui m’a gonflé. J’ai l’impression d’être que le vilain petit canard de la famille.

- Mais nooon. Surtout que quand il y était, ton père a bien failli mettre l’école en ruines à plusieurs reprises de ce que j’ai compris, plaisanta Helen. Tiens, on parlait de franchise de vrité et tout le bazar. Tu veux savoir ce que je pense de toi ? demanda-t-elle avec le sourire.

- Ce sera pas impartial, se moqua Sven.

- Petit con, va.

Elle le serra contre lui très fort.

- Voilà, c’est tout et même pas besoin de mots. Mais pour en revenir au sujet de la dispute, de tout à l’heure, je trouve que tu es beaucoup trop intelligent pour agir ainsi. Si tu dois vraiment te défendre, alors bien défends-toi. Je sais qu’il y a pas que des agneaux dans ton école et que tu y seras forcément amené. C’était pareil à Poudlard. Mais en passant directement à l’attaque comme tu le fais, tu rentres dans le jeu de ceux qui te provoquent. T’es aussi fort que ton père, Sven. Il te reste juste à apprendre à gérer ton agressivité.

Elle fit alors apparaître deux paires de patin à glace.

- Mais bon assez discuter de tout ça. C’est bientôt Noël et c’est le moment d’en profiter pour passer du temps ensemble, comme je l’avais dit. Un petit passe temps de moldu pour changer ?
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par irenea » 20 janv. 2018 - 22:58

Titre : Les Douze propriétés du sang de dragon
Thème (écrit ou image) : Consomption
Fandom : HP
Nombre de mots : 435
Personnages : Albus Dumbledore
Rating : tout public
« Le sang de dragon qui, comme je l'ai démontré, est consomptible par nature, se trouve donc être un des plus grands alliés du sorcier. »

Albus reposa sa plume et relut attentivement son parchemin. Son article sur les onze propriétés du sang de dragon était enfin achevé. Il concluait de longues années de recherches intensives et parfois infructueuses. Des plus loufoques – nettoyant pour four, redoutable contre les graisses, qui vous laisse votre matériel intact – aux plus utiles – onguent particulièrement efficace en cas de plaie profonde qui est totalement absorbé par la blessure – les propriétés allaient pouvoir être révélées au grand public.

Il eut un large sourire en imaginant combien de sorciers allaient voir leur vie facilitée par ce produit miracle. Il suffirait à Monsieur ou Madame tout le monde de n'en avoir que quelques centilitres chez soi pour pouvoir nettoyer sa cuisine, ses vêtements, mais aussi soigner les blessures des enfants, servir d'engrais dans le jardin, de quelques gouttes dans un mélange pour qu'il devienne, une fois solidifié incassable … Ses découvertes révolutionneraient le monde magique.

Albus prit la petite fiole posée à côté de lui entre ses mains et observa le liquide épais, d'un rouge foncé, presque noir, qui y reposait.

Ce liquide ne devait plus avoir de secrets pour lui et pourtant un doute le prit.

Aurait-il pu oublier quelque chose ? Peut-être que …

Précipitamment Albus retira le bouchon et ingurgita tout le sang contenu dans la fiole. Il n'en avait jamais consommé une si grande quantité d'un coup – seulement par petites gouttes – et moins encore non-dilué.

Il attendit quelques secondes, les yeux plissés, sans savoir ce qui allait se produire. Peut-être allait-il être foudroyé par une mort subite ou prit de douleurs atroces à l'estomac. Peut-être même cracherait-il des flammes.

Ce ne fut rien de tout cela.

Il se mit à rire subitement. L'une de ses mains tentaient de manger le chien de la seconde. Il se retourna. Le tableau de Merlin ouvrit ses grandes soucoupes et le regarda d'un air furieux.

- Que vous arrive-t-il mon cher Albus ?

Des oiseaux s'envolaient de ses oreilles.

La scène, beaucoup trop hilarante, le fit tomber de sa chaise.

Il mit plusieurs heures à se calmer tandis que les étoiles se disputaient au-dessus de sa tête pour des histoires de sacs à mains.

Lorsqu'il put enfin se redresser, les cheveux en bataille comme jamais il ne les avait eus, il se précipita sur sa plume et raya le titre de son article pour inscrire juste au-dessous :

« Les Douze propriétés du sang de dragon. »
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Haru Nonaka » 20 janv. 2018 - 22:59

Titre : Silence
Thème (écrit ou image) : les deux (Consomption + image)
Fandom : aucun
Nombre de mots :576
Personnages : Originaux
Rating : -12
Zoya avait fermé les yeux, les larmes gelaient presque à l’ombre de ses paupières clause, mais elle s’en fichait pas mal. Le froid lui faisait du bien, le vent glacial qui mordait son visage et ses mains dénudées lui rendait le ressenti de son corps, du présent.

Elle était assise sur le petit banc au bord du fleuve qui servait de autrefois de décors à leur jeu, il n’y a pas si longtemps encore. La ou elle applaudissait a tout rompre aux aventures folles que Mischa lui racontait. Elle se souvenait de sa silhouette svelte et maladroite qui prenait soudain une toute autre dimension, le garçon devenait magnifique, brillant, lorsqu’il mimait les scènes qu’il imaginait un jour mettre en scène et présenter pour transporter les foules moscovites. Mais a présent il n’avait presque plus la force de sortir de la torpeur, encore moins la force de sortir illuminer sa vie et donner des allures merveilleuses, sauvages et passionnelle au parc du sanatorium.

Zoya revint au présent peu a peux, sentant la rage et la colère bouillir a nouveau dans ses veines. Elle entendait l’eau fuir, ralentie par la glace qui commençait à se former. Des branches prisonnières des racines du grand saule pleureur frappaient a un rythme irrégulier le tronc de l’arbre, comme le battement erratique d’un coeur qui bas. Il semblait que la nature avait décidé de faire échos a ce qui viendrait. Bientôt, d’ici quelque jours, quelques semaines la glace aurait pris partout, figerait la furie du fleuve et le silence s’installerait.

Elle ouvrit les yeux, fixant le petit pigeonner de l’autre coté de la rive, a travers la buée qui s’échappait de sa bouche. Zoya cherchait à graver dans sa mémoire le lieux, les souvenirs. Elle aurait voulu pouvoir refuser de partir, de retourner dans la famille qui avait soudain semblé se souvenir de son existence. La famille qui d’un coup, suite a une lettre du medecin, s’était souvenue qu’ils avaient un quatrième enfant. Cela faisait longtemps qu’elle avait compris qu’ils l’avaient éloigné dans ce cadre, avait payé le prix forts de cet établissement réputé pour ne pas avoir a la voir mourir. Elle aurait du être heureuse, ressusciter après deux années passé loin du monde, mais l’horrible réalité était là, elle abandonnait le seul ami qui lui restait derrière. La maladie avait avancé, il prenait le chemin opposé, avait été déplacé dans l’autre bâtiment, le mouroir comme il était défendu de l’appeler. Il lui avait souri et lui avait fait jurer de ne pas se retourner, de partir voir le monde pour lui. Il avait sourit malgré le feu qui le consumait peu à peu, racornissant son corps, dévorant sa vie, et lui avait demandé comme dernière faveur de lui envoyer le livre de Boulgakof dont sa cousine lui avait parlé. Le livre d’un homme approchant la mort, d’un fou selon certains, d’un génie selon d’autres. Il disait qu’il voulait des mots qui accompagnerait bien son départ, qui lui parle de l’amour qu’il ne connaitrait jamais, il disait que dans les mots d’un autre le monde était contenu et qu’il n’était pas triste parce qu’il avait tant lu qu’il avait vécu bien assez. Il n’avait jamais su mentir bien qu’en racontant les histoires d’autres que lui, mais elle avait hoché la tète, et promis.

Zoya entendait les pas se son frère qui crissait sur la terre couverte de givre, il était l’heure. Elle ramassa une pierre et la glissa dans sa poche.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Eanna » 20 janv. 2018 - 23:04

Titre : Confrontation
Thème (écrit ou image) : https://orig00.deviantart.net/967a/f/20 ... givega.jpg
Fandom : Thor
Nombre de mots : 1311
Personnages : Loki, Darcy Lewis
Rating : Tout public
C’était le banc sous le saule. Le lieu où elle s’assoit toujours à sa pause déjeuner, lorsqu’elle est seule. Comme un lieu qu’elle ne veut pas partager, un lieu secret. Au bord du lac de Central Park, en plein cœur de New York, de la ville qui ne dort jamais. Comme une enclave de sérénité au milieu de la foule, du bruit et du temps qui court.
Il a neigé toute la nuit, le parc est d’un blanc immaculé, et semble un lieu nouveau. Il le connaît pourtant comme sa poche, il ne compte plus ses escapades sur Terre depuis quelques mois. Entre se faire passer pour Odin sur Asgard et venir ici, l’observer elle, Loki a vite décidé à quelle activité allait sa préférence.
Il s’assoit toujours sous le kiosque, de l’autre côté du lac, juste face au banc. A cet endroit, il est étroit, on pourrait le traverser en quelques brassées. Il n’en aurait pas besoin. En un claquement de doigts, il peut traverser l’Atlantique, le Pacifique, et avec le Bifrost il peut se rendre dans n’importe quel monde.
Alors pourquoi a-t-il la sensation que cette fois, une barrière infranchissable se dresse devant lui ?
Il craint qu’avec la neige qui est tombée, elle ne vienne pas cette fois. Ou peut-être a-t-elle de la compagnie pour le déjeuner ? Oh, ce n’est pas comme si son temps à lui était compté, il ne voit pas de problème à attendre des heures, assis sous le kiosque, à regarder les passants, observer ces Terriens pour le moins étranges – est-ce que des gens sains d’esprit prendraient vraiment plaisir à courir pendant des heures, sans que leur vie en dépende ?
— Vous savez que si vous voulez vous y asseoir, je ne vous l’interdirai pas ?
Loki sursaute, se retournant brusquement, la main crispée sur son sceptre changé en parapluie pour passer inaperçu. Elle est là. Darcy Lewis. Ses grands yeux bleus pétillants, son sourire espiègle. Elle est emmitouflée dans un grand manteau rouge, et son visage est à moitié dissimulé par un bonnet et une grosse écharpe d’un violet vif. Elle ne passe pas inaperçue, c’est sûr…
— Je ne vois pas… commence-t-il.
— Oh pitié, vous croyez que je ne vous vois pas, tous les midis, assis sous votre kiosque à lorgner sur mon banc ? répond-elle en riant. Je ne l’ai pas acheté vous savez – clairement, je n’ai pas les moyens. Donc si vous voulez vous y asseoir… vous avez le droit !
Elle est beaucoup trop déstabilisante, il n’est pas habitué à ce qu’on lui parle de façon aussi directe – sauf de la part de son frère, mais Thor n’est pas connu pour son sens des convenances et du respect qu’il doit à autrui.
— Non, je… suis bien là, dit-il avec froideur.
— Comme vous voulez. Mais vu qu’il a neigé et que je n’ai pas très envie de ruiner mon jean en m’asseyant dedans, je vais rester sous ce kiosque, ce midi. Donc ne vous gênez pas.
Elle s’assoit en face de lui, et il la regarde du coin de l’œil déballer son sandwich et un gâteau à l’apparence étrange qui éveille sa curiosité.
— Qu’est-ce que c’est ? demande-t-il en désignant le gâteau.
Darcy relève les yeux vers lui, une lueur moqueuse dans le regard.
— Vous n’avez jamais vu de cupcake ? s’esclaffe-t-elle.
Loki essaie de cacher son désappointement. Montrer ouvertement son ignorance sur un sujet n’est pas quelque chose qu’il apprécie particulièrement. A vrai dire, il en a coupé en deux pour moins que ça, elle a bien de la chance d’être… D’être quoi ? Il ne s’est pas gêné pour éliminer les humains qui se mettaient en travers de son chemin, la dernière fois qu’il est venu dans cette ville. Pourquoi aurait-elle droit à un traitement de faveur, elle ?
Il serre sa main sur son parapluie – son sceptre.
— Je ne voulais pas vous vexer, désolée, dit-elle la bouche pleine, après avoir mordu dans son sandwich. Mais à New York, on ne peut pas faire deux rues sans tomber sur une pâtisserie qui en vend, alors c’est bizarre que vous ne connaissiez pas…
Loki hausse les épaules. Comme s’il allait lui montrer qu’elle l’avait vexé.
— J’ai déjà vu des cupcakes, mais… ils avaient une autre forme, ils étaient plus beaux, répondit-il avec une parfaite mauvaise foi.
— J’aimerais bien les acheter dans des pâtisseries de luxe, mais quand on étudie les sciences politiques, on ne roule pas sur l’or…
— Des sciences politiques ?
Lui qui croyait qu’elle faisait le même genre de travail que Jane Foster, la petite amie de son frère…
— Ouais, mais j’envisage sérieusement une reconversion. L’astrophysique, ça paye mieux, et puis on rencontre des gens marrants.
— Des gens ?
Il se sent absolument stupides à répéter tout ce qu’elle dit. Mais il veut savoir de quels gens elle parle.
— Oui, vous savez, des gens. Qui viennent de loin parfois.
Elle le regarde clairement dans les yeux cette fois, et il se sent mal à l’aise. Il a la désagréable impression qu’elle essaie de le sonder. Il détourne la tête, essayant de se focaliser sur les cygnes de l’autre côté du lac – leur façon de se sécher en agitant leurs ailes est absolument ridicule.
— Même des gens qui sont censés avoir disparu, des fois, ajoute-t-elle. On dit même qu’ils sont morts, et pourtant, ils réapparaissent, c’est bizarre hein ?
De nouveau sa main se crispe sur son sceptre. Et intérieurement il se maudit de n’avoir pas pensé à modifier plus que ça son apparence. Il déteste quitter la sienne pour prendre celle de son père, sur Asgard. Alors sur Terre, il change juste la coiffure et les vêtements, suffisamment pour qu’on ne reconnaisse pas celui qui a mis New York à feu et à sang quelques années auparavant. Il va jusqu’à porter une légère barbe sur le trajet qui le mène à ce kiosque, et il l’enlève dès qu’il est assis.
— Jane nous avait dit que vous étiez mort. Elle vous a vu mourir, insiste Darcy.
Il n’en revient pas de s’être fait avoir comme un débutant. Par cette fille, qu’il ne connaît même pas, mais dont ce qu’il a aperçu l’a fasciné. Thor lui a parlé de son répondant, de son sens du sarcasme, de sa débrouillardise. Et il l’a vue en sondant les souvenirs de Jane, de son frère, quelques éclats d’un sourire radieux, d’un regard bleu vif, qui l’ont immédiatement captivé.
Et il vient comme un imbécile quasiment tous les jours la regarder de loin, sans pouvoir l’approcher, parce qu’il s’interdit ce genre de sentiment, de relation. L’attachement, l’affection, ce sont des choses qui le font fuir. Il les a ressentis pour sa mère, et en a ressenti les effets lorsqu’elle est morte. Il ne veut pas le revivre, il ne veut pas laisser ce genre de chose l’affaiblir. Il vaut mieux que ça.
Il la voit se lever du coin de l’œil et tourne alors la tête vers elle. Elle le regarde, l’air sévère.
— Un conseil, évitez de trop traîner par ici. Votre tête est connue, dans le coin. Vous avez peut-être plein de pouvoirs magiques ou je ne sais quoi, mais contre une foule de New-Yorkais en colère, je ne sais pas si vous tiendriez la distance.
Elle remet son sac à dos sur ses épaules.
— Oh, et quand on est poli, on n’observe pas les gens de loin comme dans un zoo. On vient leur parler.
Elle lui jette un regard entendu, auquel il n’entend pas grand-chose, et quitte le kiosque, le laissant complètement désorienté.
Si on lui avait dit un jour qu’une humaine clouerait le bec à Loki, roi d’Asgard, de façon aussi radicale, il aurait probablement coupé en deux l’imbécile. Sauf qu’à cet instant, assis sous ce kiosque, le regard fixé sur un manteau rouge qui commence à disparaître dans la brume, il peut difficile imaginer plus imbécile que lui.
Dernière modification par Eanna le 20 janv. 2018 - 23:13, modifié 1 fois.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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