[Textes] Nuit du 20 Janvier

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Seonne
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[Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Seonne » 20 janv. 2018 - 19:41

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
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Personnages :
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Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par dedellia » 20 janv. 2018 - 20:15

Titre : Potion de mémoire
Thème (écrit ou image) : Image trop jolie du premier thème
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Gabrielle Delacour
Rating : Tout public
Une goutte et elle oublierait cette journée, une gorgée pour la dernière année et la bouteille pour retourner à son insouciante adolescence. Ce sera suffisant. Elle ne l’avait que rencontré quelques années après avoir quitté Beauxbâtons. Bien avant qu’il ne lui brise le cœur et la laisse seule. Il l’avait détruite à petit feu. Elle se rendait compte maintenant que dès le début il lui grugeait sa joie de vivre, sa liberté. C’est pourquoi elle devait tout effacer jusqu’à leurs premiers moments. C’est avec une pointe de tristesse en pensant à tout ce qu’elle oublierait que Gabrielle engloutit la potion.
Titre : Sous la pluie
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Lily Evans, Severus Rogue
Rating : Tout public
La pluie fonçait ses longs cheveux roux. Ils perdaient quelque peu leur éclat, mais ça ne la rendait pas moins belle. Son sourire compensait largement. Entourée de ses amies, marchant sans se presser dans les rues de Pré-au-lard, elle l’avait oublié, elle était heureuse. Si seulement il n’avait pas tout gâché, il aurait pu être à ses côtés, mais il avait fallu que ces mots lui échappent. Oui, il avait tout gâché, mais il en était la seule victime. Car même ce temps maussade n’arrivait pas à la rendre nostalgique de leur amitié alors que lui ne voyait que ça.
Signature magnifique

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par AlwaysLS » 20 janv. 2018 - 20:36

Titre : Laissé pour compte
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 402
Personnages : Peter Pettigrow
Rating : tout public

Il avait quitté la Tour de Gryffondor précipitamment. Pour tout dire, l’ambiance l’étouffait. Il ne supportait plus ça. Il faisait chaud, il y avait trop de bruit. Même les blagues de Sirius l’exaspéraient, alors que d’ordinaire il l’encourageait dans ce sens. Mais aujourd’hui, en cette soirée morne et pluvieuse de mars, il n’en pouvait plus. Il n’en pouvait plus de constater qu’il était invisible, la pièce rapportée. Ses amis, les seuls depuis son enfance, d’ailleurs, l’agaçaient. Il fallait que tout cela cesse, qu’il dise stop. James n’avait d’œil que pour sa Lily, et Rémus… Rémus était omnibulé par cette Emma. Ses amis l’avaient abandonné pour des filles. Des simples filles ! Il était plus seul que jamais et personne ne s’en souciait. Ses professeurs l’ignoraient, le traitant comme un cas désespéré à qui l’on ne pourra jamais enseigner quoique ce soit. Et ses parents… ses parents, sa mère, l’avait vraisemblablement oublié. Lily et Rémus avaient remarqué qu’il était un peu plus renfermé et laconique que d’ordinaire, ils avaient voulu savoir ce qui n’allait pas et s’ils pouvaient faire quelque chose. Mais leur inquiétude s’était vite envolée, aussi vite qu’un vif d’or en plein match. Il repensa à la conversation, ou plutôt à la phrase que Regulus Black lui avait dit quelques heures auparavant, au détour d’un couloir désert. Lui-aussi, par sympathie peut-être, par identification sûrement, avait constaté que ça n’allait pas. « Tu n’es pas seul. Tu existes toi aussi. Ce ne sont que des idiots si tes prétendus amis l’oublient »

Il sortit dans la cour, il faisait nuit, il n’y avait pas d’étoiles, la pluie s’abattait sans relâche sur les toits du château. Les gargouilles semblaient vomir de l’eau, et il fut rapidement éclaboussé. Ses cheveux étaient plaqués par la force du vent sur son front large, la pluie glacée transperça rapidement ses vêtements pour mordre sa peau rosée. Il faisait froid, très froid. Il n’avait pas pris la peine de prendre une cape. A quoi bon ? L’air glacial le giflait si violemment qu’il en avait mal. Mais Peter resta là, au centre du cloître, les bras levés, à la merci du temps. Il poussa un hurlement, il exprimait sa rage, son désir d’apparaître aux yeux du monde entier. Et si ce n’était pas suffisant, il le prouverait au monde entier. Son cri de douleur, de détermination résonna, tant il venait de ses entrailles.

Il était vivant. Il existait.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par ninipraline » 20 janv. 2018 - 20:37

Titre : Une aide providentielle
Thème écrit et image : Averse + image de incolor16 sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : Ella
Rating : tout public
Le jardin des bienfaisantes avait été fouillée, plantations et allées examinées, même le fumier avait été retourné.
« Que c’est bête ! s’énerva Ella. Être arrivée là, et échouer sur une stupide épreuve, »
Ella leva les yeux au ciel, aussi noir que ses pensées.
« Il ne manquait... » la fin de sa phrase fut couverte par un grondement qui tomba du ciel en même temps qu’une vive lueur et plusieurs litres d’eau.
Trempée, les yeux grands ouverts, elle fixait le jardin dépoussiéré et scintillant.
Devant elle, une fiole au liquide embrasé émergeait de la terre.
« Trouvé.» 
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Catie » 20 janv. 2018 - 20:39

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 430
Personnages : Narcissa
Rating : Aucun
Il a plu, le jour où Andromeda s’est enfuie. Une pluie battante et ininterrompue qui s’écrasait avec violence contre ses vitres, accompagnée d’un vent à déplacer des arbres. Narcissa se souvient très bien de ce soir-là, comme si c’était hier. Son aînée faire les cent pas, le bruit de sa valise qui se ferme, sa porte qui s’ouvre en grinçant, le bruit de ses pas dans le couloir, son hésitation devant sa porte. Puis sa fuite éperdue dans les escaliers et le battant de l’entrée qui claque définitivement.

Elle aurait pu l’arrêter. Elle aurait pu prévenir Bella, ses parents, n’importe qui. Elle en a été incapable. Elle a préféré lui laisser regagner sa liberté, même si cela signifiait qu’elle la perdait. La décision la plus difficile de toute sa vie.

Et la seule chose dont elle se souvient très nettement de cette nuit-là, excepté le bruit de son cœur qui se brisait, c’était celui de la pluie contre ses carreaux. Comme une affreuse mélodie, un son aussi agaçant que celui d’un moustique, qui s’est imprimée dans son cerveau beaucoup trop nettement.

Il pleut aussi aujourd’hui.

Et le cœur de Narcissa est empli de panique.

C’est un symbole de mauvais augure la pluie, non ? Signe de malchance à venir. Pourquoi a-t-il fallu qu’il pleuve aujourd’hui ?

Les pleurs coulent sur les joues d’albâtre de Narcissa Malefoy. Son visage se crise de douleur lorsque son corps est pris d’une nouvelle contraction. Elle a mis tant de temps à tomber enceinte. Tant de temps pour concevoir un héritier longtemps attendu. Elle a tenu neuf mois, neuf mois interminables durant lesquels le risque d’une fausse couche planait au-dessus de sa tête comme un nuage noir.

Et il a fallu qu’elle accouche en plein déluge. La pluie bat les carreaux comme elle le faisait le soir où Meda est partie. Alors Narcissa pleure davantage, sa douleur physique mêlée d’une souffrance tout à fait psychologique.

Son bébé n’est pas né qu’il est maudit. Marqué par ce signe funeste du destin. Une pluie en plein mois de juin. C’est à cause d’elle, n’est-ce pas ? Elle s’est tue ce soir-là, Merlin la punit de son silence en marquant son enfant du mauvais sort.

Son cœur se déchire au rythme des cris qui sortent de sa bouche.

Soudain, un rayon de soleil éclaire son front luisant de sueur. Eperdue, Narcissa lève un regard plein d’espoir vers la fenêtre, des larmes accrochées à ses cils blonds.

Ce n’était qu’une averse. Rien qu’une averse. Quelques gouttes de pluie et pas une tempête.

Elle était sauve. Et son bébé aussi.
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Seonne » 20 janv. 2018 - 20:40

Titre : XXX
Thème : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 487
Personnages : Susan Bones, Mrs Bones, Justin Finch-Fletchley
Rating : Tout public
Susan regardait à travers la fenêtre. Elle n'y voyait pas grand chose – la pluie battante s'écrasait avec force contre les carreaux, troublant le paysage. Elle tapotait distraitement la table du bout des doigts. Dans le fauteuil, sa mère lisait en silence. Susan ignorait de son mieux cernes creusées sous ses yeux par ses larmes. Seul résonnait le tic-tac de l'horloge.

La jeune fille posa sa main sur la vitre. Glacée. Elle se serait crue en plein mois de novembre – mais sûrement pas en août. Même les saisons semblaient s'ajouter à toute cette morne ambiance. Elle se demandait si les responsables de ces changements climatiques pouvaient être les Détraqueurs – elle se souvenait du froid qui avait baigné le château durant leur troisième année.

Cet hiver avant l'heure semblait avoir gagné toute la maison. Les absences de son père, les sanglots à demi-cachés de sa mère. Et ce silence, ce silence. Son cœur pleurait, son cœur saignait – son cœur aurait voulu hurler, extérioriser toute sa peine, secouer ses parents, réveiller leur maison. Elle ne supportait plus toute cette passivité, elle ne supportait pas de les voir inactifs, comme si rien ne se passait. Ils étaient en guerre, qu'ils le veuillent ou non. Sa tante Amelia était morte – bon sang, que leur fallait-il de plus ? Comment pouvaient-ils continuer ainsi à ne rien dire, à ne pas en parler ?

Le rythme de ses doigts sur la table vernie s'accéléra, se fit plus dur, plus brusque, plus fort. Le bout de ses phalanges blanchissait sous le choc. Une manière comme une autre d'extérioriser. Elle aurait voulu remonter dans sa chambre, frapper dans son oreiller comme elle le faisait lorsque la frustration se faisait trop grande. Mais elle ne pouvait pas. Dans moins de cinq minutes, Justin devait arriver. Et il n'aurait pas été très poli de sa part de ne pas être là pour l’accueillir.

Comme pour répondre à ses pensées, des flammes émeraude s'élevèrent dans la cheminée. Sunsan sursauta et se tourna vers l'âtre, sa main suspendue en l'air. Sa mère avait aussi relevé la tête de son livre, et fixait elle aussi le feu, affichant un air indéchiffrable.

Deux pieds apparurent, tombant dans le conduit. Puis un pantalon de moldu, un pull – et enfin la tête de Justin, qui leur souriait. Il épousseta ses vêtements en s'avançant sur le tapis.

— Bonjour, Mrs Bones. Bonjour, Susie.

La jeune fille se leva, un sourire aux lèvres, et s'élança vers son meilleur ami. Ses cheveux blonds étincelaient sous les reflets des flammes – comme un rayon de soleil dans l'averse. Son rayon de soleil à elle.

— Hello, Justin.

Il la serra dans ses bras. La jeune fille sentit le poids qui pesait sur son cœur s'alléger. Elle avait presque accepté à contre-cœur la visite de son ami. Mais finalement, il lui semblait que c'était la meilleure décision qu'elle ait prise de tout l'été.
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par princesse » 20 janv. 2018 - 20:42

Titre : Arrivée à Lakefield
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : Original
Nombre de mots : 875 mots
Personnages : Parker Adams, Coleen Lincoln
Rating : Tous public
Je m’étais toujours imaginé le Comté de Luce comme un lieu morbide. Le genre d’endroit qu’un gars comme Stephen King ou Steven Spielberg aurait pu choisir comme point d’ancrage à un de leur thriller ou d’histoire d’épouvante.
Quand Parker me parlait de Lakefield, ce bourg qu’il a quitté à dix ans lorsqu’une assistante sociale est venue le chercher, je pensais à un coin d’une tristesse sans nom. Quelque chose de gris. Des maisons grises, des gens gris. Pas d’arbres, pas de couleurs.
Pas de vie tout simplement.
Oui j’imaginais vraiment quelque chose d’horriblement déprimant et même malsain. Et maintenant que j’y suis… je peux vous dire que mon imagination est bien en deçà de la réalité.
Lakefield n’est pas une ville déprimante. C’est une ville flippante, morne et anémiante. Vraiment le genre d’endroit qui pourrait passer dans « faites entrée l’accusée » sur le câble le samedi entre 23h et 01h. J’en ai la chaire de poule. Et dire que cet endroit a bercé les dix premiers années de vie de Parker… promis, je ne me plaindrais plus jamais de Pill Hill et de ses ruelles bétonnées.
Ici, les façades des maisons mériterait un bon petit coup de peinture, et les routes, une nouvelle couche de goudron. En plus, avec cette pluie qui ne cesse de tomber depuis que nous avons dépassé la rive supérieure du lac, j’ai l’impression d’être dans une machine à laver. C’est un temps de novembre alors que nous ne sommes même pas encore en octobre !
Il pleut depuis que nous avons atterrit près de Newberry et que nous avons louer la land rover pour monter jusqu’à Lakefield. Avec cette averse, la peinture grise de la voiture va virer au marron boueux.
Je me tortille sur le siège avant, essayant de détendre mes jambes. Déjà trois heures que nous roulons, je commence à fatiguer. J’ai l’impression que la nuit est en train de tomber alors qu’il n’est même pas trois heures de l’après-midi.
— On arrive bientôt, chéri ? demandé-je, d’une voix timide.
La land rover s’immobilise subitement et Parker éteint le contact puis les feux. Il a toujours les mains sur le volant, complètement crispées. Il en a les phalanges translucides et son regard est fixé droit devant lui.
— On est arrivé.
Sa voix est mécanique et je l’observe un moment. Ses traits sont tirés et sa mâchoire est tellement crispée que je peux voir les muscles de ses joues rouler sous sa peau. Ses belles boucles brunes tombent avec négligence sur son front et je passe doucement la main dans ses cheveux pour les recoiffer vers l’arrière, découvrant alors son regard bleu électrique. Ses grands yeux bleus ourlés de longs cils noirs. Il a le regard le plus captivant qu’il m’a été donné de voir dans ma vie. Et c’est cette particularité qui m’a attiré dès que mes yeux se sont posés sur lui, un soir dans l’Underground. Ça et le fait qu’il se bat comme un Dieu, aussi.
— C’est laquelle ? murmuré-je en regardant les différentes maisons qui entourent la voiture.
Il ne me répond pas. Parce que je sais déjà laquelle est sa maison. Celle qui est la plus délabrée. La plus austère. La plus morbide.
Avec son toit recouvert de mousse et les carreaux des fenêtres qui semblent avoir été nettoyés à la couenne de jambon, il n’y a aucun doute possible. Le jardin ressemble à une jungle tropicale, les balustrades en bois ont été décapés avec le temps, et le portail en fer forgé n’est plus que rouille et usure. En soi, la maison paraît grande. Mais ô combien abimé et laissé à l’abandon.
Pendant un instant, j’en oublierais presque Lakefield et l’averse qui flagelle la voiture mais les yeux bleus noirs de Parker me rappellent à l’ordre.
Sans lui accorder une seconde de réflexion supplémentaire, j’ouvre la portière pour me glisser hors de la voiture. À l’extérieur, c’est le chaos. Il vente et il pleut tellement fort qu’en moins de dix secondes je suis trempée. Juste le temps qu’il me faut pour courir dans la vieille allée pavé qui donne sur un garage pour atteindre le porche. Ma veste en jeans est trempée et mes baskets ont troquée leur couleur blanche pour du marron.
Parker arrive juste après moi. Son sweet gris est mouchetée de millions de tâches d’eau et il retire sa capuche de sa tête pour me lancer un regard en coin.
— Tu vas attraper la mort. Tiens !
Il le retire pour me filer son t-shirt à manche à longue que j’enfile par dessus mon débardeur, à la place de ma veste en jeans. Tout de suite mon nez et mon corps s’imprègnent de son odeur à la cardamome et au baume du tigre. J’adore ! C’est le parfum que je préfère au monde.
— C’est toi qui vas attraper la mort, maintenant, je lui fais remarquer alors qu’il enfile son sweet trempé à même son torse nu, si musclé que je me sens fondre rien qu’en regardant ses tablettes de chocolats disparaître sous le tissu épais.
Il esquisse un rapide sourire avant de rabattre sa capuche sur ses boucles brunes. Avec son bas de survêt noir et son visage à moitié dissimulé, on dirait un caïd. Un caïd au cœur d’or.
:yipee: :boing: Image :boing: :yipee:

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Westyversionfrench » 20 janv. 2018 - 20:49

Titre : At Silvoria’s
Thème (écrit ou image) : « Averse » et Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1058
Personnages : Teddy Lupin, Pansy Parkinson, Astoria Malfoy
Rating : Tous Publics

Noël arrivait à grands pas et Teddy ne savait toujours pas ce qu’il offrirait à Victoire cette année. Il partit plus tôt de chez lui ce matin là, en espérant trouver une idée en vagabondant sur le Chemin de Traverse. S’il n’était vraiment pas inspiré au saut du lit, il pourrait profiter de sa pause-déjeuner pour persévérer dans sa quête. A peine avait-il fait trois pas sur l’avenue déserte qu’une pluie torrentielle se déversa sur lui. Finalement, traîner dans la rue ne lui paraissait plus une si bonne idée. Il espérait qu’il aurait plus de chance le midi, et courut jusqu’à la Rédaction sans même jeter un œil aux vitrines. Il retint toutefois l’emplacement d’une boutique ouverte depuis seulement un an, dont il avait entendu dire du bien par Lavande Brown, de l’Office des Mondains. Une coquette pareille devait s’y connaître en cadeaux féminins. Peut être pourrait-il même lui demander conseil, puisqu’elle semblait adorer mettre son grain de sel dans toutes romances qui l’entouraient.

La matinée fila rapidement, comme toutes celles qui suivaient une journée d’investigations en extérieur, puisqu’il fallait recopier aux propre les notes, les relire, les trier, et trouver un point commun pour relier tous les témoignages recueillis. Il fallait aussi rédiger des brouillons qu’il devrait soumettre à Stebb en fin d’après-midi. Lorsque le coucou enchanté pour imiter la voix de Célestina Moldubec retentit, le jeune stagiaire jaillit de sa chaise pour se précipiter au rez-de-chaussée. Il fit un détour par le bureau de sa tante Ginny pour qu’elle ne l’attende pas pour déjeuner, il se contenterait d’un sandwich en extérieur. Il ne lui dévoila pas quelle affaire pressante il avait à régler et elle sourit, un peu amusé de le voir si pressé et enthousiaste. Stebb l’apostropha juste avant qu’il ne sorte du bâtiment, le menaçant de lui coller le courrier des correspondants à corriger s’il reparaissait en retard suite à ses petites emplettes. Teddy promit d’être à l’heure et dut marquer un temps d’arrêt sur le perron à cause des rayons luminescents auxquels il n’était pas préparé.

Il entra d’abord au hasard, dans quelques boutiques de vêtements, de parfums, ou de bibelots et accessoires mais ne s’attarda nulle part, peu enthousiasmé par les produits proposés. Après une dizaine d’échoppes insatisfaisantes, il entra enfin chez Silvoria’s Fairy Hands, le magasin qu’avait couvert d’éloges sa collègue bavarde. Il n’y avait presque personne, en raison de l’heure, mais Teddy fut surpris d’y trouver Pansy Parkinson, en pleine conversation avec la gérante de la boutique, qui devait être Mrs Silvoria. Il salua d’un hochement de tête les deux femmes, ne souhaitant pas les déranger dans leur joyeux babillage, et se glissa derrière un rayonnage pour commencer son inspection. Il y avait en grande majorité de petits bijoux sorciers, tous dotés d’un sort ou d’un vernis leur octroyant une particularité singulière. Un collier émettait une faible lumière pâle, des boucles d’oreille en forme de rouages animés chuintait un cliquettement élégant, et une bague changeait de couleur tandis qu’une autre diffusait différentes odeurs. Teddy ne savait pas où donner de la tête et préféra se concentrer sur les parfums, quelques mètres plus loin.

Alors qu’il hésitait entre deux modèles, le timbre moqueur de la P, comme tout le monde l’appelait au Bureau, le fit sursauter.
« Alors Lupin, on veut séduire une croquante ? » Surpris par cette entrée en matière, il se surprit à répondre honnêtement :
« Je cherche un cadeau pour ma petite-amie. » Il l’avait dit d’un ton pincé, un peu sur la défensive. Parkinson eut une moue presque attendrie avant de cracher :
« Ah oui. La demi-quart de vélane. Il paraît qu’elle est jolie, mais moins charismatique que sa mère. » Un peu exaspéré, Teddy prit la peine de s’informer :
« Je me demande bien qui a bien pu vous parler de Victoire… » Pansy Parkinson indiqua d’un geste de tête sec la tenancière. C’était une femme entre deux âges, à l’air maladif, brune, le teint blafard et plutôt maigre, parée pourtant de deux petits yeux sombre dont l’éclat chaleureux séduisait assurément les plus acariâtres.
« Astoria Malfoy est l’une de mes amies. » Teddy fit signe qu’il comprenait et murmura :
« Et son fils l’est avec Al. Apparemment. » Son cousin Albus, le fils de son parrain, avait apparemment connu une rentrée scolaire plutôt mouvementée et s’était choisi, comme seul ami, le dernier né de la famille Malfoy. Nul doute qu’il lui ait parlé de ses nombreux cousins et cousines, et ainsi donc, de Victoire.

Comme il détournait son attention d’elle pour la reporter sur les flacons qui lui faisaient face, Pansy reprit la parole.
« Suis-moi Lupin. Je sais ce qui plaira à ta vélane. » Il allait répliquer vertement qu’il n’avait pas besoin de ses conseils mais l’heure et demi de traque intense l’avait épuisé. Il se laissa guider à l’autre bout du magasin, où d’autres petites fioles, étaient alignées, chacune contenant un liquide d’une couleur différente.
« Ce sont des parfums qui viennent du monde moldu. Chacun est unique et n’est vendu qu’ici. Aussi, celle qui en possède un est-elle assurée de ne sentir comme personne d’autre ici ou ailleurs. » Teddy manqua lui demander si elle portait elle-même l’un de ses produits. Il avait déjà été déconcerté par son parfum, qui contrastait avec tout ce qu’elle dégageait autrement.

Au moment où il allait la remercier, Parkinson lâcha :
« Bon, j’ai pas que ça à faire de subir un morveux dans ton genre. Y’en a qui bossent, crois-le ou non. A plus au bureau. » Elle s’enfuit plus qu’elle ne se retira, laissant Teddy à son affaire. Astoria Malfoy se rapprocha à petits pas, prête à conseiller le jeune client. Elle lui sourit doucement, et souffla un bonjour qui peina à franchir la porte de ses lèvres. Il lui rendit son salut tout aussi paisiblement et se gratta l’arrière de la tête, un peu gêné. Elle se permit de lui indiquer des petits testeurs devant l’alignement de cosmétiques.
« Vous pouvez les sentir si vous voulez. C’est un choix crucial avec ces parfums là. » Il s’exécuta, un peu gauchement, et ne douta plus un instant de son présent. Il prendrait le petit flacon en forme de pomme à la robe d’écarlate. Il imaginait déjà le sourire de Victoire lorsqu’elle ouvrirait le petit paquet au ruban argenté.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Hortensea » 20 janv. 2018 - 20:50

Titre : Diluvienne
Thème (écrit) : Averse
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 202
Personnages : Betty Forsyte et Rufus Scrimgeour
Rating : /
Entre Rufus Scrimgeour et Betty Forstyte, il avait toujours été question d’ondées.

Enfants, il faisait s’abattre sur elle une pluie de moqueries tandis qu’elle ne se défendait qu’avec une bruine d’incompréhension quoi que de curiosité.

Adolescents, un jour et sans crier gare, il se mit à lui déverser des déluges de compliments sous lesquels elle se surprit à rougir alors que son activité cardiaque était plus dense que les grêles d’automne.

Jeunes adultes, alors qu’il lui faisait sa demande en mariage sous une avalanche de bégaiements et tremblements, il n’avait pas idée des rêveries torrentielles d’un avenir à deux l’envahissait, elle.

Adultes, lorsqu’il apprit qu’il allait devenir père, une saucée d’émotions le traversa comme l’allégresse, l’impatience mais la peur aussi. Ce n’est que lorsqu’elle le serra dans ses bras, heureuse, qu’un giboulée de plénitude les entoura.

Parents, ils enchaînèrent les cascades d’extases, de rires, de joies, parfois d’éclats, mais rarement de tristesses.

Récemment veuf, il ne pu retenir le flot de chagrin qui l’oppressait tandis qu’il tenait entre ses mains, les derniers mots de son épouse pour lui : « vivre avec toi, Rufus, a été la plus belle averse sous laquelle je me sois tenue. Une véritable averse de bonheur. ».
Dernière modification par Hortensea le 20 janv. 2018 - 20:55, modifié 1 fois.
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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Iphigenie Nasty » 20 janv. 2018 - 20:52

Titre : Tu seras un mangemort mon fils
Thème - écrit : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 967
Personnages : Drago Malfoy, Narcissa Malfoy, Bellatrix Lestrange, Lucius Malfoy,Lord Voldemort, Cossiopé Potter (OC)
Rating : Tout public
Je n'oublierai jamais les yeux de ma mère à ce moment-là. Ils étaient vide. Je ne l'avais jamais vu aussi passive. Elle avait l'air d'avoir renoncé à tout. Une partie de moi la détesta de les avoir laissé faire. Je voulais lui hurler au visage, lui demander pourquoi elle ne s'y était pas opposé. Elle aurait pu le comprendre, ayant refusé d'en devenir une elle-même... Mais comme à son habitude, elle n'avait rien dit, elle avait seulement fait ce qu'elle pensait être le mieux pour moi, pour que je reste en vie.
Mon père lui simulait un regard de fierté. Je n'avais pas vu cette expression sur son visage depuis bien longtemps. Mais il ne trompait personne, en la présence du seigneur des ténèbres il était constamment terrorisé. Il transpirait la peur.
Mais s'il était un lâche, qu'étais-je donc ?
Je les avais laissé faire ce qu'il voulait de moi, mon seul objectif était de ne pas le décevoir et de lui donner la possibilité d'être fier, fier que je sois devenu comme lui.
Je suppose que je le suis. La même peur envahit mon esprit, les mêmes frissons dés que je croise le regard du sorcier de la mort. Cette douleur lancinante sur mon bras ne cesse de me le rappeler.
Mon bras est brûlant, je voudrais pleurer, jeter des glaçons dessus. je pensais devenir un autre homme, que cela me changerait, que je serai débarrasser de mes faiblesses, de Cassi... Mais rien n'y faisait. Dans ce salon où j'avais grandit ma mère, mon père, Bellatrix et Lord Voldemort observaient le serpent bouger sur mon bras : Bellatrix le faisait en espérant que je montre un signe de faiblesse, pour qu'elle puisse définitivement prouver que je suis comme mon père et que mon père est un moins que rien, ma mère le faisait avec effroi, mon père avec bravoure et Voldemort avec une extrême délectation, tout à fait malsaine et qui me faisait froid dans le dos.
Le serpent bougeait sur mon bras, je le sentais bouger dans mon âme. Le nuage noir au dessus de moi s'estompa. Voldemort regarda d'abord mon père d'un œil pleinement satisfait, puis il me regarda , il me fixa sans relâche me forçant à le fixer aussi, il s'approchait de moi lentement et moi je reculais tout aussi lentement, espérant qu'il n'y aurait jamais de mur, mais il y en eut un et je ne pus plus reculer. L'effroi qui s'empara de moi fut alors immense, je ne sais pas par qu'elle miracle je réussi à me tenir debout, alors que son visage était à quelques millimètres du mien et qu'il semblait vouloir transpercer mes yeux avec son regard il transplana. Suite à cela, je ne me souviens seulement d'avoir entendu l'affreux rire de Bella et de l'avoir vu transplaner.
Puis plus rien, le vide, seulement le bruit agaçant de l'averse qui s'abattait contre les fenêtres. L'image de son visage aussi proche du mien ne s'estompait pas. Je restais immobile, à revivre sans ce regard qui me soumit, qui me fit perdre tout mes moyens, toute ma singularité, tout mon courage. Je lui étais soumis, je n'étais plus qu'une extension du mal. Et le mal pouvait à tout moment décider que je n'étais plus utile. Pour la première fois je comprenais la lacheté de mon père que j'avais souvent put observer.
Se fut ma mère qui me tira en dehors de mes pensées, je n'avais pas bougé d'un cil quand je la vis devant moi avec un verre d'eau et un sourire faussement apaisé. Elle leva sa main qu'elle posa délicatement sur ma joue. Je ne pouvais pas supporter son réconfort. Je n'avais pas besoin d'être réconforté par qui que ce soit. Alors je repoussai violemment sa main et le verre d'eau qu'elle me tendait qui explosa au sol.
Jamais je n'avais fait preuve d'un tel affront envers mes parents, mais je ne sais pas pourquoi, il me laissèrent ce jour-là me rebeller. Il me laissèrent traverser le salon, dévaler les escaliers et sortir de la maison, sans rien me dire ou me demander.

L'averse me réconfortait. En quelques secondes, j'étais trempé de la tête aux pieds, mes larmes ce confondaient avec la pluie. Je pouvais me convaincre que je n'étais pas en train de pleurer. Le mensonge, c'est tout ce que je connais. Me mentir à moi même, me convaincre que je ne suis pas faible, que je ne pleure pas. Mon père est un lâche et j'en suis un aussi. Et toi Cassi ? Où es-tu ? Si seulement elle pouvait comprendre. Si seulement je pouvais lui expliquer, et me l'expliquer à moi-même. L'averse me glaçait le sang, tout était gelé, tout excepté mon bras droit qui lui était toujours en feu. Je regardais à l'horizon, au travers des gouttes je voulais apercevoir Cassiopé Potter, je voulais qu'elle s'approche de moi, qu'elle me prenne dans ses bras, qu'elle me laisse pleurer sur son épaule sans rien me demander. Et si notre étreinte pouvait durer pour toujours, si nous pouvions nous élever au dessus de l'averse, au dessus du monde, le laisser nous tuer, mais nous tuer ensemble.
Je ne peux pas céder à cette volonté. A présent je suis dangereux pour elle, si qui que ce soit découvre ce qu'elle représente pour moi je devrais sûrement la tuer. Je ne peux qu'espérer que Bella tarde à la retrouver, que Voldemort me tue avant.
La douleur est partie, la pluie aussi, je n'ai pas bouger. Ni chaud, ni froid, je ne sens plus aucun muscle. Mon cerveau reprit le dessus, je n'avais plus de larme, plus aucune expression, je fis volte face et retournais à ma vie. Je redevenais un Drago Malfoy, dans toute sa splendeur avec un petit supplément magie noire, prêt à tout pour honorer son nom.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Roxane-James1 » 20 janv. 2018 - 20:54

Titre : effets surprises
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 725
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP
Audrey avait passé toute la matinée à discuter avec la secrétaire personnelle du Ministre de la Magie, Kingsley Shacklebolt, qui lui avait avoué son attirance pour son propre patron, Percy Weasley. Audrey l'avait quittée avec sa tête des mauvais jours et quand son cher Percy-Parfait était entré dans son bureau d'un pas alerte, son humeur exécrable ne s'était pas améliorée. Elle entendait encore les gloussements de son "amie" et ses rougissements quand le nom de Weasley s'incrustait dans la conversation.

En avisant les feuilles annotées que ledit Weasley se trimballait, la jeune femme avait poussé un soupir qui en disait long sur son envie de travailler mais le sorcier n'avait pas daigné lever la tête vers elle, ce qui l'avait légèrement irritée. Peut-être qu'il accordait uniquement ses sourires à cette dinde d'Irma ? pensait-elle, sarcastique.

— Bonjour Miss Cornellis, la salua-t-il froidement. Je vois que vous avez seulement deux heures et demi de retard, c'est remarquable comme vous progressez avec le temps…

Irma n'arrivait sans doute jamais en retard, elle.


— Souci de transplanage, le coupa-t-elle en le foudroyant du regard.

Et puis elle savait sûrement transplaner à la perfection, elle.

— Ah, souci de transplanage, continua-t-il en esquissant un rictus moqueur, dois-je vous demander si vous vous êtes désartibulée ?
— Non pourquoi ?
— Il me semblait qu'il vous manquait quelque chose.
— Ah oui ?
— Votre cerveau par exemple, ricana le sorcier en évitant de justesse le dossier imposant que venait de lui lancer sa secrétaire à la figure, rouge de colère.
— Enfin, Cornellis, pas la peine de vous mettre en colère pour si peu…
— Ne me donnez pas d'ordres, Weasmoche !

Ah mais peut-être qu'Irma aimait avoir le dessus sur ce crétin de Weasley mais elle, JAMAIS elle ne ramperait devant lui !
Percy fronça les sourcils à l'entente de ce sobriquet ridicule mais ne répondit rien. Audrey se leva de son inconfortable fauteuil et tourna le dos à son chef en serrant les poings. Lorsqu'elle se retourna, Percy avait disparu, après avoir discrètement abandonné un nouveau dossier plein à craquer sur son bureau. La jeune femme lança une œillade meurtrière au tas de paperasse qui l'attendait et, dans un sursaut d'impulsivité, enfila sa cape et sortit au pas de course de la minuscule pièce. Elle transplana à l'extérieur de Ministère pour atterrir sur le Chemin de Traverse et esquissa un rictus machiavélique en apercevant la devanture d'une boutique qu'elle connaissait bien. Elle poussa la porte, le carillon résonna étrangement à ses oreilles, puis se dirigea vers les potions qu'elle avait repérées quelques semaines plus tôt quand elle avait voulu préparer une petite plaisanterie à son cher Parfait-En-Chef. Elle allait enfin avoir l'occasion de tester ces délicieuses potions surprises.

— Quels sont les effets ? s'enquit Audrey auprès de la vendeuse.
— Impossible de vous le dire, Miss, c'est une potion surprise ! Un concept tout nouveau de farces et attrapes qui apportent autant de surprise à son utilisateur qu'à sa victime…

Audrey revint à son bureau quelques minutes plus tard, la bourse vide mais le sourire large. Elle sortit une tasse légèrement ébréchée d'un placard et versa le liquide rose framboise dans un mélange de thé comme le lui avait indiqué la vendeuse. Elle se frotta les mains d'avance quant à la réaction de Percy Weasley…

Audrey se dirigea vers son bureau, son sourire le plus doux — et le plus faux — scotché aux lèvres. Quand Percy aperçut sa secrétaire dans l'embrasure de la porte, il haussa un sourcil agacé.

— Que voulez-vous, Cornellis ?
— Me faire pardonner mon incompétence, Percy, gazouilla-t-elle en papillonnant des yeux.

Percy afficha une expression d'effarement mêlée de joie et s'empressa d'accepter le breuvage qu'elle lui tendait.

— Miss Cornellis, je vous dois des excuses, lui dit-il en souriant largement. Je ne pensais pas que vous pouviez être adorable comme cela.
— Vous ne me connaissez pas, dans ce cas, répondit Audrey avec un sourire.

Intérieurement, elle ricanait. Il était si facile à piéger…

Une gorgée de thé plus tard, Percy Weasley était en train de danser une gigue sur son bureau à son propre étonnement. En voyant que sa secrétaire partait dans un fou-rire, il la fusilla du regard.

— C'est vous qui êtes à l'origine de ce désastre, n'est-ce pas ? hurla-t-il sans pouvoir s'empêcher de danser.
— Mais pas du tout, Weasley… au fait, je vous informe que Monsieur le premier Ministre voudrait vous voir dans un quart d'heure, je lui dis d'annuler ?
— JE VOUS PREVIENS, CORNELLIS, VOUS N'ALLEZ PAS VOUS EN SORTIR COMME CELA !

Audrey éclata de rire, parfaitement satisfaite de son affaire.
Irma n'assisterait jamais à ce spectacle hilarant, elle. Bien fait pour cette dinde !
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Lyssa7 » 20 janv. 2018 - 20:55

Titre : Il pleut sur leurs tombes
Thème : averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Lavande Brown
Rating : Tout public

Lavande est trempée jusqu'aux os et l'averse dévale ses joues pâles. Le ciel est dévasté, traversé d'une multitude de nuages noirs et menaçants. Le soleil ne s'est pas montré aujourd'hui. Il pleure les disparus, les innocents. Comme les survivants.

La guerre est terminée. Elle n'a pas les mots pour exprimer ce qu'elle ressent. Elle n'a aucune idée des paroles qu’elle pourrait prononcer après cela. Tout lui paraît futile. Inutile. Ses gestes sont faux. Mécaniques.

Lavande ne sait pas où elle va.

Rien n'a d'importance à cet instant. Rien, à part les larmes qui roulent sur ses joues.

Il pleut averse.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par PlumeEnVadrouille » 20 janv. 2018 - 20:57

Titre :Choix
Thème : Image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 134
Personnages : aucun
Rating : -12 ?
Tu regardes attentivement cette fiole. Tu as enfin le choix. Choix définitif, choix capital, choix décisif. Et irréversible. À une goutte près, tu pars. Trop, tu restes, pas assez, tu restes. Tu la regardes. Tu regardes aussi ta chambre, parfaitement en ordre. Encore plus que d’habitude. Pour l’occasion. Puis tu jettes un œil sur le papier, là, sur ton bureau. Tu le relis, souris en imaginant leur réaction. Tu es passée au-delà de ce stade de l’image. Tu te fous de ce qu’ils pensent de toi maintenant. Tu te fais belle. Tu te coiffe, te maquille pour être sublime jusque dans la mort. Tu t’assieds sur ton siège. Tu mets de la musique. Du classique ; Beethoven, ton préféré. Tu ouvres la fameuse fiole. Et tu l’approches comme tu approches la mort de ton être.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Caroliloonette » 20 janv. 2018 - 20:58

Titre : Un atout commercial
Thème : Averse
Fandom : HPF
Nombre de mots : 170 mots
Personnages : Dorothy
Rating : Tout public
La forte averse surprend les passants du Chemin de Traverse qui se précipitent dans les boutiques les plus proches d’eux. Dorothy se tient prête. Elle accueille avec un grand sourire les sorcières et sorciers qui passent le seuil de son antre, leur présente les plumes et les parchemins de sa dernière collection. Elle sait qu’elle ne doit rien négliger si elle souhaite voir perdurer sa boutique au-delà d’une année. Toute publicité pour se faire connaître est bonne à prendre. Elle remercie le ciel londonien de lui offrir l’opportunité de faire découvrir ses produits à des clients qui n’auraient jamais franchi le seuil de sa boutique par une journée de beau temps.
Son regard est attiré vers cet homme à la peau noire qui se laisse entraîner par sa fille vers le présentoir central. Elle ne le sent pas convaincu mais les étoiles qu’elle perçoit dans les yeux de la jeune fille sont encourageantes. Ils ne ressortiront peut-être pas les mains vides ? D’un pas assuré, Dorothy se dirige vers eux.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par irenea » 20 janv. 2018 - 21:00

Titre : Souvenir
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 950
Personnages : Horace Slughorn
Rating : Tout public
Les élèves sortirent de la pièce en un brouhaha confus. Quelques paroles lui parvinrent, des rumeurs chuchotées dans une oreille, des moqueries qu'on n'ose prononcer devant son professeur. Il ne leva pas les yeux de son bureau, fixé sur les premières copies qu'il avait récupérée. Il lut la première qu'il ratura d'un trait de plume à l'encre rouge sans même attendre que tous soient sortis de la classe. Il ne prêta pas attention à l'étudiant qui ouvrit grand la bouche, choqué et déçu de voir ainsi balayée une heure d'intense travail.

Horace claqua la porte derrière le dernier élève, un Serdaigle qui n'avait daigné lâché sa copie que sous la menace d'un Troll arbitraire. Sa longue journée de travail s'achevait enfin.
Il parcourut d'autres copies qu'il jugea toujours plus sévèrement. Presque aucune ne trouvait grâce à ses yeux.

Il quitta finalement son bureau et soupira à la fenêtre de ses cachots. Il voyait de là la pluie qui le martelait avec insistance.

Il n'était d'humeur à rien.

Depuis des mois la même pensée l'obsédait.

Au début, au tout début, bien sûr il n'y avait pas pensé. C'était quelques phrases qu'il avait lancée sans trop en mesurer les conséquences. Il avait même, se souvenait-il, était fière de cette réponse que peu de professeur aurait été à même de donner. Mais lui, lui, le professeur Slughorn, connaissait les sombres recoins des ténèbres de la magie noire. Il y était entré durant ses études supérieurs. Il avait appris à les reconnaître pour parfaire son art.

Cela avait été un moyen d'impressionner son jeune élève qui, avide de connaissances pensait-il encore à cette époque, lui avait posé cette question, presque confus. Confuse, ce n'était que sa voix qui l'était, pas ses intentions.

Il savait maintenant que Tom Jedusor – comme il s'appelait encore en son temps – l'avait manipulé. Il l'avait berné par des paroles mielleuses auxquelles Horace s'était amplement abreuvé.

Son étudiant le plus brillant, le plus doué - quand il y repensait encore maintenant, rares étaient ceux qui avaient pu le surpasser - l'avait sollicité lui. Il l'avait choisi lui pour se confesser et personne d'autre.

Il avait été stupide, si stupide, aveuglé par sa fierté et son orgueil. Il ne pouvait s'empêcher de se le demander : comment avait-il pu se laisser berner par un si jeune sorcier ?

Plus encore que sa méprise, il ne pouvait tolérer qu'un enfant ait si facilement joué avec lui.

Parfois encore lorsque la nuit il ne parvenait pas à dormir, à penser à tous ses sorciers qui succombaient sous les sorts du mage noir, Horace se demandait comment il n'avait pu déceler toute la perfidie chez cet enfant. La question passait en boucle dans sa tête sans qu'il parvienne à en trouver la réponse.

Une seule pensée lui venait, une seule : tout est de ta faute, tu as enseigné au garçon, c'est toi, ton orgueil qui a fait ce que le garçon est devenu.

C'est toi qui a créé Voldemort.

Il n'en dormait plu. Le méritait-il seulement ?

Il ne pouvait être sûr que Tom Jedusor, comme il le croyait, ait accompli cet acte horrible, mais le seul fait de l'imaginer le tenait éveiller toute la nuit.

Il se retourna et se précipita vers les placards au fond de sa salle de classe. A l'intérieur des dizaines de fioles colorées scintillaient au milieu de bocaux débordants de substances diverses, parfois toxiques et dangereuses. Il chercha, les mains tremblantes, au milieu des fioles qui tintèrent jusqu'à ce qu'il trouve celle qu'il désirait. Petite et ronde, la fiole remplie d'un liquide rouge l'appelait.
Il l'avait préparée de nombreuses années auparavant, pour les mauvais jours. Il n'en avait jamais eu l'utilité, jusqu'à maintenant.

La potion l'aiderait à dormir. La potion lui offrirait la délivrance.
Il retira le bouchon et libéra une douce odeur de fleurs. Tout de suite il se sentit plus apaisé. Toutes ses mauvaises pensées s'effaçaient déjà derrière un voile blanc et opaque.
Sans plus réfléchir, il but l’entièreté de la bouteille.

C'était une potion que certains Médicomge pouvait prescrire à des sorciers dépressifs, insomniaques et malades. Elle chassait les pensées obsédantes, celle qui hantent les sorciers, et les remplaçait pas de plus sereines. Ce n'était pas une potion miracle, l'effet n'était qu'éphémère et lorsqu'il s'estompait l'obsession reprenait de plus bel.

Horace savait qu'en buvant cette potion, il devrait trouver une solution plus durable qui lui permettrait de définitivement chasser ce souvenir. Ce n'était que temporaire, qu'il puisse enfin y voir plus clair et s'occuper de ses propres affaires.

Il soupira après avoir avalé la dernière gorgée.

Il se sentait déjà beaucoup mieux. Tom Jedusor, il s'en souvenait : un étudiant brillant, mais austère qui déjà à son époque ne filait pas un bon coton. Il avait tout fait pour le remettre sur le droit chemin, s'était montré compréhensif et lui avait tendu la main. En vain.

Qu'aurait-il pu faire de plus ?

Il n'avait qu'une vie et passait déjà bien trop de temps à se torturer l'esprit avec quelqu'un qui n'en valait pas la peine.

Il retourna à son bureau et ses copies, ses élèves qui eux comptaient sur lui. D'un coup de baguette ses copies se retournèrent. La copie qu'il avait gribouillée en début d'heure lui fit face. Il lut le nom en haut de la page.

Croupton. Bartemius Croupton, le fils du Directeur du Département de la Justice magique. Un étudiant sérieux qui pouvait manquer de confiance en lui. Il relut la copie qui ne lui parut plus si mauvaise. Une bonne réponse par ici, une bonne réponse par là lui redonnerait peut-être du baume au cœur.

Horace se mit à sourire. Tout n'était peut-être pas perdu.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par BellaCarlisle » 20 janv. 2018 - 21:00

Titre : Larmes
Thème : Averse
Fandom : Original
Nombre de mots : 104
Personnages : /
Rating : Tout public
La petite fille regarde la pluie derrière sa fenêtre. Les gouttes se sont transformées en un violent torrent depuis maintenant plusieurs heures, noyant tout son passage. Le bruit qui résonne sur la toiture fascine l’enfant, ses yeux vont et viennent entre l’extérieur et le plafond. Non loin, sa mère attend, les bras croisés, une expression de tristesse sur le visage.

La plus jeune ne comprend pas les émotions visibles dans les pupilles de l’aînée, elle s’émerveille simplement de ce que la nature lui offre. Elle ignore que ce cathéter planté dans sa peau et son crâne rasé sont à l’origine de l’averse de larmes.
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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par GinnyWeasley » 20 janv. 2018 - 21:00

Titre : Aucun
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 585
Personnages : Regulus Black, Evan Rosier, OC
Rating : Tout public
Il pleuvait.
Ileana, très peu intéressée par ce qui se passait dans la salle de classe, observait les gouttes qui tombaient sur la vitre, puis roulaient, encore et encore, jusqu'à atteindre le rebord de la fenêtre. Elle faisait de son mieux pour ignorer Regulus, pour faire comme s'il n'avait jamais existé. Et surtout, elle s'efforçait de ne rien laisser paraître, son visage restant impassible et son expression impénétrable. Mais il la connaissait. Et il n'était pas aveugle. Depuis que leurs genoux s'étaient effleurés sous la table, la jeune femme avait poussé sa chaise tout contre le mur de pierre, de façon à ce que cela n'arrive plus. Lorsque leurs coudes s'étaient entrechoqués, elle s'était crispée, et n'avait plus quitté la fenêtre des yeux. Elle se sentait cernée, oppressée, avec Regulus à ses côtés et Evan dans son dos, sans compter Wilkes qui était assis deux rangées devant elle. Jamais elle n'avait remarqué qu'il y avait autant de Serpentard dans la salle d'arithmancie. Autant d'amis de Regulus, autant de potentiels mangemorts...

« Ileana. » fit son voisin.

Elle l'ignora ostensiblement. Elle avait décidé de ne plus l'écouter. Tout ce qu'il lui avait dit jusqu'à présent étaient des mensonges, pourquoi lui dirait-il la vérité maintenant ?

« Ne fais pas l'enfant, écoutes moi. Laisses moi deux minutes.
— Deux minutes c'est déjà trop. » répliqua-t-elle froidement en détournant pour la première fois depuis le début du cours ses yeux de la fenêtre.

Puis, elle leva la main pour attirer l'attention du professeur Shapiro, qui, comme à son habitude, parlait encore et encore, sans jamais s'arrêter, passant du coq à l'âne et ignorant les mains levées. Cependant, cette fois-ci, elle adressa un signe du menton à Ileana pour lui donner la parole, croyant probablement qu'elle allait participer au cours ou dire quelque chose d'intéressant.

« Est-ce que je pourrais changer de place s'il vous plaît ? J'ai l'impression que l'air est contaminé par la grippe des trolls.
— Allez-y. »

Alors qu'elle rangeait ses affaires, Regulus se tourna vers elle et murmura d'un ton las :

« C'est ça, ton excuse ? Ça n'existe même pas, la grippe des trolls.
— Avec toi, on ne sait jamais. »

Sur ce, elle attrapa son sac et son manteau, puis alla s'installer à côté de Bertram Aubrey, au premier rang. Et Merlin sait qu'Ileana détestait Bertram autant qu'une place au premier rang. Son nouveau voisin lui jeta un regard noir. Le reste du cours se passa sans encombre, et la jeune femme eut au moins deux minutes de tranquillité avant d'être de nouveau harcelée par un Serpentard.

« Alors, fit Evan d'un air charmeur, il parait que tu es célibataire.
— Il parait que c'est de ta faute.
— De ma faute ? Tu exagères, je ne l'ai pas forcé à rejoindre les rangs de Tu-Sais-Qui.
— De toute façon, ce n'est pas le sujet. Je sais très bien qui tu es et surtout ce que tu es. Tu es exactement comme lui. Sauf qu'en plus tu trahi tes semblables. Je te félicite. »

Elle s'éloigna et il ne tenta même pas de l'empêcher de partir.

« Contrairement à lui, je suis complètement transparent avec toi, se contenta-t-il de lui lancer. Réfléchis bien à ça. »

Agacée, elle fit volte-face.

« Non mais tu rêves ! Tu crois vraiment que, sous prétexte que tu as détruit mon couple, je vais accepter de sortir avec toi, parce que je sais l'horrible personne que tu es ? Tu me dégoûtes, Rosier. »

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Carminny » 20 janv. 2018 - 21:02

Titre : Un match de Quidditch
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Minerva McGonagall
Rating : TP
Autour d’elle Minerva entendait ses coéquipiers pester contre le mauvais temps. Evidemment, pensa la Gryffondor en enfourchant son balai. Ils n’étaient pas en sucre, ils pouvaient donc supporter un peu d’eau pour le premier match de la saison.
La porte de leur tour s’ouvrit enfin et les joueurs s’envolèrent. En face d’eux les Serdaigle les imitaient, tout de bleu vêtus. Le public criait déjà à en perdre la voix. Mais ils n’étaient pas bien nombreux, les courageux supporters.
Minerva était déçue. En plus elle ne pouvait apercevoir seulement Ethel dans le public, ni Faye, ni Aurora. Même Lidwyn l’avait abandonnée.
Titre : Le coucher de soleil
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Aurora Lovegood (OC)
Rating : TP
Aurora Lovegood se promenait près du lac de Poudlard. Le calamar la salua d’un signe de tentacule avant de replonger dans les profondeurs sombres des eaux. Il savait pourquoi elle était là à cette heure. En effet le soleil se dirigeait de plus en plus vers l’horizon bordé d’arbres de la forêt et derrière eux les montagnes écossaises bien qu’invisible de cet endroit. Le ciel se colora de rouge. Aurora s’abima les yeux à regarder le reflet de la grande boule de feu dans le lac. Finalement elle saisit la fiole de cristal qu’elle avait apporté et la remplit d’eau.
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**RingoStarr73**
Moldu
Messages : 3
Inscription : 20 janv. 2018 - 17:14

Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par **RingoStarr73** » 20 janv. 2018 - 21:02

Titre : Averse
Thème (écrit ou image) : averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 522
Personnages : Harry Potter
Rating : tout public
« Bon, on va s’arrêter la, les rafales sont trop fortes » Harry et son Eclair de Feu n’avaient aucun mal a se maintenir en place au dessus du terrain de Quidditch, mais les plus jeunes membres de l’équipe, ou ceux qui volaient sur des balais moins puissants peinaient à maintenir leurs trajectoires. Colin Crivey, que Harry avait autorisé a participer exceptionnellement à l’entraînement, la majorité des joueurs étaient partis en vacances, se retrouvait fréquemment la tête en bas. Bien que se cramponnant à son balai d’une main et essayant de rattraper sa batte de l’autre, il assurait que tout allait pour le mieux. Harry savait qu’il était de sa responsabilité d’éviter un accident, surtout quelques jours avant Noël.

Il prit tout son temps pour fermer le vestiaire après que les quelques joueurs qui restaient soient partis. Il n’avait aucune raison de se presser, Ron et Hermione étaient rentrés chez leur familles, et après avoir passé quelques soirées en compagnie de Dobby et de Colin, il se disait qu’il méritait bien un peu de solitude. La pluie s’était arrêtée mais le ciel était toujours gris, et les lourdes noirceurs qui s’amoncelaient au-dessus du lac n’annonçaient rien de bon. Il prit quand même le temps de déambuler le long des murailles du château, ses bottes de Quidditch étaient assez étanches pour supporter l’herbe détrempée de la pelouse.

Plus il marchait et plus il se rendait compte qu’il n’avait aucune envie de rentrer au château, où il devrait soit répondre aux mille questions de Colin Crivey s’il retournait dans la tour des Gryffondor, soit continuer le devoir d’histoire de la magie sur les mages turkmènes du XIIe siècle a la bibliothèque – et il avait du mal à savoir quelle option était la plus désagréable.

La pluie se remit doucement à tomber et il pressa le pas pour aller se mettre à l’abri dans un recoin de la muraille ou des bancs en pierre étaient abrités par des haies hautes et sombres et un saule dont les branches ondulaient avec le vent. Il s’assit, pensif. Sa situation lui fit penser à sa vie chez les Dursley, quand il s’efforçait de prendre le plus long chemin pour rentrer de l’école, ou quand il devait passer de longs week ends dans le quartier pour éviter Dudley et sa bande qui venaient jouer à la maison. Il lui arrivait de rester assis sur des bancs publics presque toute la journée, en observant les gens qui passent.

Il resta ainsi perdu dans ses pensées, pendant de longues minutes, en regardant tomber la pluie.

Mais finalement un léger sourire apparut sur son visage, et un sentiment de sérénité lui vint. En effet, il n’y avait aucun rapport avec Poudlard et Privet Drive, car avant tout, l’Ecole de magie était vraiment devenue, il s’en rendait compte, son foyer. Il repartit d’un pas léger par où il était venu, pour retrouver la salle commune, et dans quelques jours, ses amis qui reviendraient, sûrement avec des cadeaux.

A quelques mètres de là, sur un banc de l’autre coté de la haie, le professeur Rogue regardait aussi tomber la pluie.

Il ne souriait pas.

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Eve
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Eve » 20 janv. 2018 - 21:05

Titre : Averse
Thème : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Percy Weasley
Rating : TP
Percy sortit du Ministère sous une pluie battante. Il pesta contre lui-même qui avait oublié son parapluie ce matin. Depuis qu’il habitait dans un quartier moldu il devait faire attention à ne pas éveiller les soupçons et utiliser sa baguette pour se protéger de la pluie était un comportement à prohiber. Mais les automatismes n’étaient pas encore totalement acquis.
Il souffla avant de lancer un sort de protection sur sa mallette et de s’élancer sous la pluie. Il s’arrêta au premier endroit lui permettant de transplanter dans son appartement en toute discrétion. Parfois il regrettait son ancien mode de vie.
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Polock
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Polock » 20 janv. 2018 - 21:06

Titre : La danse de la pluie
Thème (écrit ou image) : Averse
Fandom : HP
Nombre de mots : 513
Personnages : Inconnus
Rating :
Enfant, dès que je surprenais quelques gouttes sur mon nez ou que j’entendais le doux roulis de l’averse contre la taule de la maison, j’allais danser sous la pluie. Mon sac de classe s’effondrait abruptement sur le sol tandis que mes mains effleuraient le ciel. La pluie glissait sur mes joues rondes, s’infiltrant sous mes vêtements, les collant à ma peau. Je m’en moquais, virevoltant dans les grandes flaques d’eau et me mouillant plus que raison. C’était grisant, toute cette joie qui me prenait. Quand l’averse s’achevait et que je rentrais enfin à la maison, la chevelure dégoulinante, et le corps tout tremblotant, ma mère devenait folle. Elle me jetait dans un bain brulant en hurlant que je n’apprendrais jamais, non vraiment jamais, de mes erreurs. Après chaque averse, je tombais toujours irrémédiablement malade. Une journée à camper mon lit, le nez dégoulinant et le front cuisant. Il y avait quelque chose de délicieux dans cette oisiveté maladive qui succédait la danse de la pluie.

J’entendais souvent ma mère se plaindre de mes excès devant ses amies et notre famille. Mon père, lui, s’en amusait. Il disait que je prenais l’eau, à défaut du grand large, avant d’éclater de rire tandis que ma mère boudait. Et je devinais pourtant dans le creux de son visage fâché, toute la tendresse qu’elle me portait. Puis, la guerre est arrivée et la danse de la pluie n’a plus été qu’un lointain souvenir. Nous n’avions plus le droit de sortir, terrés comme des lapins effrayés dans la cave des cousins de ma mère. Parfois, j’entendais le grondement d’une averse comme un coup au coeur. Je fermais le yeux, imaginant la douceur de la pluie, sa fraicheur molle contre mon corps. Les sensations passées m’échappaient. Rien ne pouvait répliquer cette liberté qui me prenait lorsque je dansais sous l’eau. Alors, mon père me faisait valser quelque pas en me chuchotant qu’à la prochaine averse nous serions libres. C’était drôlement tendre. J’y croyais, dessinant sous mes paupières engourdies les pas de ce ballet libre. Je m’entrainais, répétant avec application cette chorégraphie de la victoire devant mon père qui me dévisageait en riant tandis que ma mère souriait tendrement.

Il n’y aura jamais de danse de la victoire. Pas avec mon père. Jamais. Ils nous ont trouvé un soir de printemps, alors que le vent soufflait fort contre la maison, l'embarquant sans au revoir. Il ne reviendra pas. Ce soir, pourtant, il pleut fort. L’eau déborde de partout, éclaboussant les toits des maisons, rinçant les vitres dans un grand fracas. C’est la première fois depuis la guerre. L’été a été aride. Et sans pouvoir m’empêcher ou sans le vouloir, mes pieds me guident vers dehors. Les pas me reviennent facilement, mes bras se tendent vers le ciel et mon visage s’offre enfin à la tempête. Je sens mes joues devenir humides sans réellement savoir si ce sont mes larmes ou la pluie qui dévale ainsi. Je m’en moque. Et les yeux résolument clos, alors que je m’enroule docilement dans cette averse, j’imagine mon père.

Ce soir, je danse enfin sa liberté.
«Les mots sont assoupis, tus et enclosés dans leurs rêves. Oui, je sais, la valse des syllabes est un drôle de tournis qui ensème le ciel et peu la terre. Le piano des jours est parfois d’une grande solitude et les nuages voyageurs. La musique s’installe alors dans l’oreille du silence pour lui offrir un écho. Douce nostalgie sans tristesse, juste lassitude d’un cœur qui bat encore et se demande pourquoi nul ne peut posséder le ciel…»
Sandra Dulier - Les mots enclosés de rêves
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Roxane-James1 » 20 janv. 2018 - 21:19

Titre : Origamis
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 313
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP
— Miss Cornellis, je vous ai demandé de m'accompagner à la salle des archives du Ministère…
— Oui.
— Et de m'aider à trouver le dossier concernant Hupert Patacasquette…
— Certainement.
— Qui se trouve dans l'allée centrale A…
— Tout à fait.
— Sur l'étagère supérieure "L3"…
— C'est exact.
— Dans ce cas pourquoi je vous retrouve ici, assise par terre sur le sol crasseux en train de faire je ne sais quoi avec ces bouts de parchemins ?! vociféra Percy Weasley.
— Des origamis, le corrigea machinalement Audrey en pliant en quatre une feuille.
— Oui, c'est ça, ce que vous voulez… ATTENDEZ. L'emplacement du dossier qui nous intéresse est vide !
— Vous êtes un fin observateur, dites-moi donc, Mr Weasley, ricana Audrey.

Percy Weasley tourna la tête vers elle, son regard s'accrocha à la marée de parchemins qui s'étalaient sous les yeux de sa collègue et qui avaient pris des formes d'animaux comme des hippogriffes, des sombrals ou encore des pitiponks. Son visage devint livide.

— Miss Cornellis, ne me dites pas qu'il s'agit du dossier de Hupert Patacasquette ? s'enquit-il d'une voix blanche en désignant les origamis.
— Je me disais que ça me ferait moins de paperasse à trier, se contenta de répondre Audrey en haussant les épaules.

Audrey se retint d'éclater de rire en voyant les oreilles de son satané Chef prendre une teinte écarlate.

— PAR MORGANE ET TOUS LES GRANDS SORCIERS DE L'UNIVERS, MISS CORNELLIS, NE ME DITES PAS QUE VOUS AVEZ UTILISE UN DOSSIER OFFICIEL POUR FAIRE DES ORIGAMIS !
— Si vous insistez, je ne le dirais pas…
— Je crois que je vais me jeter par la fenêtre, déclara promptement Percy Weasley après avoir foudroyé sa secrétaire du regard.
— Si vous insistez…
— VOUS ALLEZ VOUS TAIRE, OUI ?!
— Si vous insistez.

Audrey retint de justesse un gloussement. Finalement se rendre dans la salle des Archives du Ministère pouvait être amusant, si on y mettait du sien !
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Westyversionfrench » 20 janv. 2018 - 21:19

Titre : Adulthood
Thème (écrit ou image) : « Justice » et Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 329
Personnages : Teddy Lupin, Padma Patil
Rating : Tous Publics
Teddy fixa Padma, les remords lui serrant la gorge et la culpabilité étreignant son cœur. En quelques mois, il avait perdu non seulement ses repères, mais il ne savait même plus qui il était. Il avait l’impression de renier tout ce qu’il pensait depuis toujours. Et pourtant, parmi cette tempête, il voyait une lumière poindre, comme les feux salvateurs d’un phare. Il ne savait pas quelle serait cette rive sur laquelle il poserait le pied, mais il savait que ce ne serait pas celle qu’il avait quittée, et que ce ne serait pas forcément une terre hostile. Il se racla la gorge.
« J’ai merdé. J’aurais dû en parler à Stebb. Ou à Rolf. Ou même à toi. Je n’avais pas à me servir du nom du journal pour une investigation qui ne m’a jamais été confiée. »

Padma soupira. Elle tenta de lui sourire, mais ses lèvres ne purent former qu’une grimace :
« Je sais que tu n’es pas le seul responsable. J’imagine que l’idée ne t’es pas venue toute seule. » Teddy fronça les sourcils. Non seulement elle le prenait pour un imbécile, mais en plus elle sous-entendait qu’il était manipulable. Elle ajouta :
« Je crois même savoir que c’est Pansy qui…
-Non. J’ai choisi de m’embarquer dans cette affaire. J’aurais pu dire non. J’avais compris qu’elle m’appâtait avec ses propositions de piston. J’ai cru que j’étais prêt et que c’était moi qui gérais la situation. C’est tout. » Padma hocha la tête.
« Je dois en parler à Anthony avant de prendre une décision. Je préfère être franche. Tu risques au mieux une mise à pied, au pire, nous mettons fin à ton stage et nous te poursuivons en justice. » Il était dépassé par les événements. Il réalisa au même moment, avec horreur, que les contours du visage de Victoire disparaissaient dans sa tête. Bientôt, elle ne serait qu’une esquisse oubliée sous la pluie et dont les teintes se perdraient dans une flaque.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Seonne » 20 janv. 2018 - 21:28

Titre : XXX
Thème : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 384
Personnages : Susan Bones, Justin Finch-Fletchley
Rating : Tout public
Après avoir échangé quelques formalités avec la mère de Susan, les deux adolescents montèrent l'escalier. Les portraits affichés dans le couloir saluèrent mornement le jeune homme. Même eux semblaient avoir perdu une partie de leur âme. Susan serra les poings, enfonçant ses ongles dans ses paumes. Justin restait silencieux, répondant poliment. Il sentait bien que quelque chose n'était pas normal – et il savait bien quoi. Susan regretta finalement qu'il soit venu. Elle n'aurait pas voulu lui montrer la tristesse qui régnait ici. Elle sentait qu'il était gêné.

Ils entrèrent dans sa chambre et Susan ferma la porte derrière eux. Ici, ils étaient véritablement tranquille. Pas de portraits mornes, pas d'horloge au tic-tac pesant. En passant, Susan tourna le bouton de sa petite radio en passant. La RITM passait un air mélancolique d'une chanteuse dont elle avait oublié le nom.

— Bon, alors, commença Justin en se laissant tomber sur le lit. Comment tu te sens, Su ?
— Je... Je ne sais pas.

Elle garda un instant le silence en s'installant à ses côtés. Il voyait bien à ses yeux qu'elle réfléchissait. Comment se sentait-elle ? Voilà qui était une bonne question.

— Je ne sais pas, répéta-t-elle. Triste, oui, bien sûr. Mais il n'y a pas que ça. Je... J'ai l'impression d'être en colère. Tout le temps. Contre... Je ne sais pas contre qui.
— Contre ceux qui ont assassiné ta tante ? Contre tes parents et leur silence ?

Parfois, Susan était encore surprise par les mots francs de Justin. En bon Poufsouffle, il ne prenait pas de pincette pour dire ce qu'il pensait. Et c'était ce qu'elle aimait chez lui.

— Oui, murmura-t-elle, ses yeux perdus dans le vague. Pas seulement. Contre l'injustice du monde...
— Il y a une justice, Susie. Tu le sais, au fond. Rappelle-toi l'AD. Il y aura une justice, je te le promets.

Il passa un bras autour d'elle et l'attira vers elle. Susan posa sa tête sur son épaule. Son étreinte avait quelque chose de rassurant. Elle savait qu'avec lui, elle pouvait craquer, relâcher la pression. Elle aurait voulu pleurer. Mais les larmes ne venaient pas. Ses yeux étaient secs, taris. Elle avait l'impression que son cœur, lui aussi, s'était desséché. Aride, creux. Comme si tous les malheurs tombés sur lui l'avaient rendu insensible.
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princesse
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par princesse » 20 janv. 2018 - 21:28

Titre : Coup de téléphone
Thème : Justice
Fandom : Original
Nombre de mots : 341 mots
Personnage : Parker Adams
Rating : Tous Publics
— Parker ! C’est le coach au téléphone pour toi.
La voix éloignée de Coleen me parvient malgré les jets d’eau de la douche, le brouhaha assourdissant de la ville qui monte jusqu’aux fenêtres ouvertes et la musique qui résonne dans la salle de bain. Ouais, malgré tout ça, j’arrive quand même à entendre sa voix. Je l’ai dis, mon ouïe est câblé pour elle. Encore plus maintenant que je sais qu’une partie de moi vit en elle. C’est un truc de fou !
Je sors de la douche, m’essuie rapidement avec une serviette avant de la passer dans mes cheveux pour les sécher. Lorsque je redresse la tête, ma petite louve d’amour est déjà là, appuyée contre la porte de la salle de bain. Elle porte un de mes caleçons – j’ai envie d’hurler comme un loup un soir de pleine lune ! – et un simple débardeur rose pâle qui fait ressortir son teint légèrement hâlée. Sur son visage sont encore incrustées les marques de l’oreiller.
— Il veut savoir un truc pour l’entrainement de ce matin, me dit-elle en me tendant le téléphone.
Ses beaux yeux verts échappent à mon regard pour glisser sur mon corps. Son petit sourire en coin doit être identique au mien.
— Je rêve où vous êtes en train de me mater, Mademoiselle Lincoln ?
— Quoi ? C’est interdit peut-être ?
Elle m’adresse un clin d’œil avant de s’échapper de la salle de bain. Ce n’est qu’à ce moment là que je remarque que son téléphone est coincé entre son oreiller et son épaule.
— Attend, la retins-je. C’est qui ?
— Ma mère, petit curieux, me murmure-t-elle.
— Oh… comment va ton père ?
Son petit nez se fronce et elle secoue sa main, coup-ci coup-ça. Apparemment, les chimios de son père sont plus intenses que ce qu’ils s’étaient tous imaginés. Quelle merde ce cancer ! Et dire que le mien, avec tout ce qu’il boit et ce qu’il fume comme conneries, il a un foie et des poumons d’un jeune de vingt ans. La vie est mal faite !
Dernière modification par princesse le 20 janv. 2018 - 21:30, modifié 1 fois.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par AlwaysLS » 20 janv. 2018 - 21:28

Titre : Récréation
Thème (écrit ou image) : https://img00.deviantart.net/81c6/i/201 ... 5tuyyc.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 404
Personnages : Ariana Dumbledore, Abelforth Dumbledore
Rating : tout public
- Arrête de faire la tête. Vraiment. Tu es ridicule, déclara Albus.
- Je ne veux pas.
- Arrête de te comporter comme une enfant Ariana ! ordonna-t-il sèchement. C’est important de travailler et d’étudier. La connaissance nous rend plus fort.
- Je ne veux pas, répéta-t-elle, en croisant les bras.
La petite fille, âgée d’une dizaine d’années, fixa sans sourciller son grand-frère. Ce dernier commençait à s’impatienter et tapotait le bois de la table d’agacement.
- Tu es complètement stupide. Tu dois apprendre à écrire et à lire.
- Non, j’ai envie de m’amuser ! s’entêta la fillette, tout aussi butée que son ainé.
- Très bien, puisque tu l’auras voulu…
Il se leva et quitta le salon, où tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, Ariana se trouvait dans l’obligation contrainte de travailler. Elle devait apprendre à lire, à écrire… Mais malgré son âge, elle refusait d’apprendre. Elle n’y arrivait pas. Elle voulait faire autre chose. Avant de quitter la pièce, Albus déclara durement :
- Pas étonnant que tu ne sois pas une vraie sorcière.
Elle le regarda de ses grands yeux bleus, à présent humides. Ses paroles ravivaient en elle des souvenirs qu’elle aurait aimé mettre de côté, dans un coin de sa mémoire. Elle nicha sa tête dans ses bras, le front sur le bois froid. Elle était partagée entre la culpabilité et la colère.
- Il n’avait pas le droit de te dire ça, déclara une voix douce, celle d’Abelforth. Il a été odieux avec toi.
Pour la consoler, il la prit dans ses bras, puis pour lui changer l’idée, car il la connaissait très bien et savait décrypter et deviner ses émotions, il l’emmena dehors. Il faisait beau et chaud. Le printemps était là. Ils longèrent la rue principale du village et bifurquèrent à droite puis à gauche. Après environ cinq minutes de marches, ils atteignirent leur coin secret, celui que personne ne connaissait et où ils étaient sûrs de ne pas être dérangés. Ariana appréciait cet endroit, dans la nature. Ils étaient sur un petit pont de bois qui enjambait un ruisseau. Le soleil caressait l’eau. L’endroit était calme, on entendait que le clapotis de l’eau. Alors, pour lui changer les idées, car Abelforth savait Ariana très malheureuse, il fit apparaître deux bateaux de papier. Ariana les laissa choir dans l’eau en amont et suivit leur trajet. Abelforth sourit. Ariana avait oublié d’être malheureuse.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Louve_Ebain
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Louve_Ebain » 20 janv. 2018 - 21:29

Titre : Il
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 217
Personnages : OC / Sirius
Rating : Tout Public
Je te regarde écoeurée, peut-être un instant satisfaite aussi. Il y a de la haine en moi, mais probablement moins qu'en toi je pense, je souris à cette idée malsaine, violente, à cette idée qui me tourmentera 12 ans plus tard.

Les chaînes autour de tes poignets, ton regard apeuré et les insultes incessantes, tout ça devrait m'effrayer mais au contraire, cela me réjouis. J'ai honte un instant et puis je baisse mon regard vers mes cicatrices, je baisse mon regard vers mes souvenirs et je n'ai plus honte.

Tu vas souffrir, tu vas avoir mal et ça apaise ma douleur. Tu vas payer tout simplement pour ces années de jeux, d'amusements perpétuels, d'envies virulentes, de manipulations. Ce n'est pas pour ma peine que tu seras jugé, ça je le sais bien, ce n'est pas pour mes nuits d'attentes, mes sanglots, mon amertume que tu vas payer mais qu'importe, la roche froide et les insomnies glaçantes t'attendent.

La foule t'a déjà condamné, elle te hue, te tourmente et pour une fois, la première fois peut-être de ta vie, tu n'as pas cet air arrogant qui te sied si bien, tu es seul face à l’hystérie collective et ton charme ne peut rien y changer.

Le verdict tombe Sirius, il détruit ton monde.

Il détruit mon monde aussi.

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Bevy » 20 janv. 2018 - 21:32

Titre : Sommeil
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : La Croisée des Mondes: les royaumes du Nord
Nombre de mots : 280
Personnages : Lyra
Rating : tout public

En d’autres circonstances, Lyra aurait pu être horrifiée de la mise à mort de Iofur Raknisson. L’ancienne gamine intrépide et indisciplinée de Jordan Collège n’aurait jamais imaginé que son voyage dans le grand Nord l’ammêne à côtoyer des ours. Et pas n’importe quels ours, mais des Panserbjørnes, ces créatures fascinantes faisant cœur et âmes avec leurs armures, comme les humains avec leurs Daemons.
L’ exécution de Iofur, la barbarie du combat, aurait pu l’inciter à détourner des yeux, elle qui n’avait peur de rien, à part peut-être dans anciens maîtres de Jordan Collège quand il venaient hanter ses nuits.

Ioffur Raknisson avait trahi. Son peuple et ses valeurs mais surtout Iorek Byrnison en le poussant à l’exil, en le contraignant à abandonner son trône.
Alors aussi brutale que soit sa mort, même si Lyra gardait en mémoire la vision de Iorek décrochant la mâchoire de son rival et ennemi, l’écorchant à vif et lui arranchant le coeur pour le dévorer , ce n’était que justice.
Justice pour Iofur Byrnisson et son peuple. Justice pour les Panserbjørnes.
Les humains, ces gens civilisés qu’elle avait cotoyé toute son enfance n’étaient pas moins barbares.

Blottie dans le neige dure, Pantalaimon en hermine enroulée autours de son coup, Lyra ferme les yeux et laisse le sommeil bienfaiteur l’emporter quelques heures. Les choses iraient mieux à son réveil.

Les enfants de Bolvangar étaient sains et saufs et Mme Coulter ne pourrait plus accomplir ses atrocités. Elle avait retrouvé Roger et délivrerait bientôt son père.

Oui, justice était faîte.

Titre : Une question d'honneur
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : Zacharia Smith
Personnages : 310 mots
Rating : tout public


Zacharia traverse au pas de courses la cour. L’heure tourne et il ne lui reste pas beaucoup de temps pour rejoindre la salle de Sortilège. Quelques élèves traînent eux aussi dans la cour et le Poufsouffle reconnaît des élèves de cinquième années.

Trop occupés à végéter, assis sur le banc, au lieu de réviser leurs BUSEs, ils parlent avec entrain et animation. Quand il passe devant eux, Zacharia ralentit le pas, saisissant le mot «Quidditch» au détour d’une phrase. La fille qui l’a prononcé est rousse, a une allure de grande perche et porte un uniforme scolaire quelque peu fatigué. Zacharia s’étonne même de ne pas avoir reconnu plus tôt Ginny Weasley.

«On va gagner la coupe de Quidditch, c’est sûre. L’équipe de Serdaigle ne tient pas la route et les Serpentard ne sont pas vraiment une menace. Colin, tu les auras quand, les photos du match ? J’aimerais bien les envoyer à mes frères!»
Zacharia stoppe le pas, les autres élèves ne l’ont pas vu. Du moins pas encore.

«Et les Poufsouffle, t’en fait quoi Weasley ?»

Ginny tourne la tête vers lui et le bruit des conversations baisse d’un ton.

«C’est malpoli d’écouter les conversations, Smith.
-Et arrogant de ta part de te voir portant la coupe de Quidditch avec Potter. C’est très Serpentard comme attitude, tu sais ? »

La cloche sonne et Zaccharia reprend sa marche. Quelqu’un, certainement Colin Crivey, incite la belliqueuse rouquine à garder son calme. Zacharia s’autorise un sourire.
Il n’aura peut-être pas redorer le blason de sa maison mais, un peu, il lui aura rendu justice!

Les Gryffondor et la bande à Potter n’auront pas le dernier mot!
Dernière modification par Bevy le 20 janv. 2018 - 21:53, modifié 1 fois.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par dedellia » 20 janv. 2018 - 21:33

Titre : Elle savait
Thème (écrit ou image) : Justice
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Trelawney
Rating : Tout Public
Sybile venait d’entamer sa deuxième année à Poudlard chez les Serdaigle, mais déjà elle se savait puissante. Les autres élèves se moquaient d’elle, imitant ses manières et lui lançant des insultes dans les couloirs. Quelle importance ? Ils n’avaient pas accès à l’autre monde et ne pouvaient comprendre. Ils ne pouvaient arriver à l’atteindre.. Et puis, elle savait… Un jour, Smith trébucherait dans les escaliers, Johnson se ferait rejeter par ce Poufsouffle, Avery se ferait mordre par un croup… Elle savait et leur dirait. Et lorsque leurs malheurs les rattraperont, ils se souviendront d’elle. Ce n’était que justice, après tout.
Titre : Impulsion
Thème (écrit ou image) : L'image du bateau de papier
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Sirius
Rating : Tout Public
Profitant de la belle journée, tout Poudlard était dans le parc. Ses trois amis étaient penchés sur un manuel de métamorphose, mais Sirius s’ennuyait. Il savait qu’ils n’y trouveraient pas ce qu’ils cherchaient depuis des semaines. Il tenta quelques blagues pour attirer leur attention, mais sans résultat, alors Sirius fit la seule chose qui lui parut logique : il attrapa une page du livre et l’arracha. Il le plia plusieurs fois, puis s’élança vers le lac et libéra le bateau de papier. Mais lorsque Mrs Pince lui donna une retenue il se dit qu’être ignoré n’était pas si mal finalement.
Signature magnifique

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Iphigenie Nasty
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Re: [Textes] Nuit du 20 Janvier

Message par Iphigenie Nasty » 20 janv. 2018 - 21:35

Titre : Une heure de cours avec les jumeaux Weasley
Thème – image 
Fandom : HP
Nombre de mots : 591
Personnages : Fred et Georges Weasley, Minerva MacGonall, Severus Rogue, Angelina Johson
Rating : HP

-Weasley ! Ça suffit, j'en veut un de chaque côté de la salle ! C'est un raffut sans nom lorsque vous compléter ensemble !
La voix autoritaire du professeur Mac Gonagall retentit dans toute la salle. Peut-être même dans toute la Grande-Bretagne d'après Georges Weasley.
Les jumeaux qui pour la énième fois étaient rentré en cour en chahutant se trouvèrent obligé de s'asseoir à des tables séparées.
-Je sais bien que tu ne peux pas te passer de moi, mais ça va aller, je te le promets, dit Fred d'un ton mielleux en pinçant la joue de son jumeau.
-Tu parles que ça ira, dit Georges en désignant d'un coup de menton Angelina Johnson à côté de laquelle il allait s'asseoir
-Pfff... salle chanceux... Fred se résigna et alla s'asseoir à la table au tout premier rang que MacGonagall indiquait sévèrement du bout de sa baguette.

Quel ennui. Fred avait déjà compté tout les graffitis sur sa table, il en avait gravé trois autres, il avait comté le nombre de bouton que possédait la chemise de MacGonagall... et seulement dix minutes s'étaient écoulées depuis le début du cours. Il jeta un coup d’œil discret derrière lui, Georges à moitié affaler sur la table d'Angelina faisait rire sa voisine avec éclat. Comment MacGonagall pouvait-elle ne pas le voir ! Pour un chat on peut pas dire qu'elle a un œil de lynx !

Mais Fred Weasley était un homme de principe. Il ne pouvait pas laisser son frère transgresser le règlement et rester impuni, ou peut-être était-il seulement jaloux que Georges s'amuse et courtise à volonté alors que lui était condamné à observer la mâchoire de MacGonagall s'ouvrir et se fermer sur fond d'un discours ennuyant. Non cette dernière possibilité et grotesque.
Tout à fait délicatement, il arracha une page de son manuel, la plia minutieusement de sorte à ce qu'elle forme un petit bateau. Puis il posa son œuvre d'art au sol, sortit, toujours très délicatement sa baguette de sa poche et enchanta le bateau de papier. Aussitôt fait, le navire se mit à voguer entre les tables, entre les chaises et les boulettes de papiers tombées au sol. Puis il arriva à bon port et s'échoua sur la chaussure de Georges. Celui-ci sûre d'avoir remporté le combat ramassa sans crainte l'objet de papier. Aussitôt dépliée, un bruit strident est insupportable émana de la feuille semblable au déteste son qu'émettent les lutins de Cornouailles. Le réflexe ne se fit pas attendre, Georges chiffonna la feuille et l'envoya le plus loin possible. Il fut tout à fait satisfait d'avoir réglé ce problème jusqu'à ce qu'il s’aperçoive que le papier avait atterri en plein sur le chignon de sa professeure qui lui faisait face.

Fred ne put retenir son fou rire tout comme Angelina et une dizaine d'autres élèves. Georges avait énormément du mal à contenir son rire mais il espérait encore ne pas écoper d'heures de retenus jusqu'à la fin de ses jours.
-Georges Weasley... commença Mac Gonagall, mais avant de pouvoir arriver à continuer sa phrase un rictus surgit de son visage sévère, il se transforma en franc sourire avant que ce sourire ait raison d'elle et qu'elle rejoigne l'intégralité de sa classe, hilare.

Alors, lorsque Severus Rogue entra dans la classe pour demander à sa collège des précisions sur le planning de surveillance des examens, et qu'il aperçu 30 élèves hilares, il fut tout à fait déconcerté par autant de joie et de rire et décida sagement de refermer sans bruit la porte en espérant que personne ne l'ai vu.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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Verrouillé

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