[Textes] Nuit du 15 Décembre

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Catie » 16 déc. 2017 - 00:43

Titre : /
Thème : Insolent(e)
Fandom : HP
Nombre de mots : 650
Personnages : Dean
Rating : /
Son pinceau court sur la toile, avec rapidité et aisance. Les poils mouillés recouverts d’un jaune mordoré ondulent en de grands gestes précis, dotant la peinture de mouvements et la rendant presque vivante.

Ici un soupçon de bleu azur. Un peu de vert foncé, de blanc laiteux, d’orange plus chaleureux. Et enfin, un rouge écarlate et sensuel qui apporte la touche finale.

Dean s’écarte de son chevalet, le souffle court et les yeux encore perdus dans sa crise d’inspiration proche de la folie. Ça lui a pris comme ça, d’un coup, il a ressenti cette brusque envie, ce besoin irrépressible de la peindre. De jeter ses sentiments sur toile, comme à chaque fois qu’il se réveille en pleine nuit couvert de sueur. Les bras en avant et un cri au bord des lèvres.

« Reviens »

Il a les doigts tachés de couleurs, la gouache s’est incrustée jusque sous ses ongles. Il en a même sur la joue, sur son pantalon et son torse nu. Pourtant, ses yeux sont trop occupés à dévorer ce qu’il a sous les yeux.

Encore une fois, il a donné vie à son fantasme.

Luna lui rend son regard, aussi figée qu’elle soit. Ses cheveux blonds occupent la quasi-totalité de la toile. Des centaines, des milliers de mèches qui s’emmêlent et foisonnent autour de son visage pâle. Ses prunelles bleues semblent le fixer bien en face, comme lorsqu’ils se parlaient autrefois. Jamais Luna ne détournait les yeux.

Il a même poussé le vice jusqu’à parer ses oreilles de ces boucles orange qu’elle adorait et de la vêtir de ce tee-shirt vert qu’il lui a lui-même prêté. Telle qu’elle est dans son souvenir. Figée et inaccessible.

Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette peinture. Comme à chaque fois.

Dean sent la frustration et la rage étreindre sa poitrine. Ses mains se crispent et ses yeux fous, affamés, examinent chaque centimètre carré du portrait, à la recherche de cette erreur qui le rend dingue et qui contamine chacune de ses toiles.

Puis il met enfin le doigt dessus. C’est la bouche.

Il lui a dessiné des lèvres rouges. Ecarlate. Le vermillon ne va pas à Luna. C’est trop vulgaire. Pas assez pure, pas assez innocente. Luna ne mettrait jamais ce genre de couleur sur ses lèvres. Ça lui donne un air arrogant, un air insolent, qui le rend absolument dingue.

Il ne la connaît donc plus ?

Ses mains se tendent vers la peinture encore fraîche, ses doigts rendus crochus par la colère. Ses ongles plongent sur ce visage tant aimé, déchirent la toile délicate, réduisent en charpie le fruit de ses terreurs nocturnes.

Pourtant, même lorsqu’il ne reste plus rien d’autre que des lambeaux indéfinissables, le monstre dans la poitrine de Dean est toujours là.

Il continue de voir l’expression arrogante et suffisante de son portrait. C’est comme si son impertinence était gravée sur sa rétine. Ça le rend fou. Luna n’est pas comme ça. Elle n’est pas tout ça. Comment a-t-il pu la peindre ainsi ? Comment a-t-il pu croire qu’il arriverait à capturer ce petit éclat qui faisait que Luna était Luna ?

Il n’y arriverait jamais. Il ne peindrait rien d’autre que des Luna cruelle, des Luna inconvenantes, des Luna audacieuses. Des Luna insolentes.

De rage, Dean enflamme le tas à ses pieds d’un coup de baguette.

Sa peinture n’est bientôt qu’un tas de cendres.

Que le vent qui souffle par la fenêtre ouverte ne tarde pas à entraîner au fond de la pièce. Le cimetière de tous ses autres portraits brûlés.

Des années qu’il essaie, des années qu’il échoue. Des années de désespoir et de colère. Des années qui l’éloignent de plus en plus d’elle.

Parfois, même lui se rend compte que ça n’a aucun sens.

Puis il est pris de cette même fièvre impérieuse. La peindre, encore et toujours. Jusqu’à la perfection. Jusqu’à retrouver sa Luna.

Jusqu’à en perdre le souffle.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par irenea » 16 déc. 2017 - 00:57

Titre : L'insolente
Thème (écrit ou image) : Insolent-e
Fandom : HP
Nombre de mots : 562
Personnages : Nymphadora Tonks, Severus Rogue.
Rating : Tout public.
Elle le toise, le sourire aux lèvres. Elle sait qu'il la renverra de cours pour lui avoir tenu tête devant toute sa classe.

Ils n'en sont pas à leur première altercation. Elle le reprend en première année lorsque sa langue fourche et prononce chamignon plutôt que champignon. Il s'en rend compte, un blanc s'en suit et il foudroie du regard tous ses élèves qui frémissent sur leurs chaises. Tous craignent leur professeur, tous sauf Tonks. Elle sourit, lève la main, presque ingénue, et demande :

- Ce n'est pas plutôt champignon, Monsieur ?

Il retire cinquante points à Poufsouffle pour s'être moquée de son professeur.

Il aurait pu lui retirer cent points, les Poufsouffle l'aurait détestée, la joie n'en aurait été que plus grande.

En quatrième année, elle reçoit une beuglante de chez ses parents. C'est sa mère qui hurle qu'elle n'a pas le droit de voler dans la réserve personnelle de son professeur pour retarder un devoir, même si c'est pour faire en sorte que tout le monde ait plus de temps pour réviser. Tous les élèves se braquent sur elle. L'horrible voix déformée de sa mère a fait trembler tout le Grand Hall, mais un silence de mort s'en suit. Le professeur Rogue est présent. Elle le voit esquisser un sourire contenté, elle lui sourit en retour. Elle lui donne un devoir supplémentaire à faire la semaine suivante, mais ne regrette rien. Tous ses camarades sont venus la féliciter. Pour quelques semaines elle est devenue la star de Poudlard.

Elle est en cinquième année, elle vient d'aider l'une de ses camarades qui n'a rien compris aux instructions du professeur. Elle se fiche bien que son professeur exige que les devoirs soient faits individuellement. Elle se fait un plaisir d'expliquer, en détails, l'exercice à une élève qui souffle, soulagée.

Le professeur ne supporte pas la triche. Elle lui rétorque que si les règles sont truquées d'avance, rien ne l'empêche de rééquilibrer la situation.

C'est peut-être ce qu'il déteste le plus chez elle. Son envie d'aider les autres à réussir, le plaisir qu'elle prend à les aider.

A moins que ce ne soit autre chose.

Elle se paye un peu sa tête, c'est vrai. Elle aime s'en moquer, du professeur Rogue, le professeur de potions de Poudlard, acariâtre et frustré qui porte un jugement biaisé sur ses élèves.

Elle vient de lui rétorquer que si ses élèves ont tant de mal à suivre ses cours, c'est peut-être qu'il devrait remettre en question ses méthodes d'enseignement.

- Vous n'êtes qu'une petite insolente.

Il ne s'y attendait pas et ne trouve rien de plus percutant. Tonks pouffe de rire et confirme. Elle veut bien être une élève insolente si ça peut l'aider à remettre à sa place son professeur de temps en temps.

Elle est renvoyée de cours.

Les suivants, elle est forcée de faire cours. Elle ne s'en sort pas si mal. Le professeur est cependant obligé d'y mettre fin. Ses pitreries ne les font pas avancer dans le programme.

Il capitule, il va être obligé de faire avec elle. Il ne lui reste plus que quelques mois à la supporter, de toute façon – et elle n'a pas l'intention de le ménager.

Quand il lui rend ses copies, elle sent dans ses regards toute la haine qu'il lui porte.

Il n'a pourtant jamais osé lui mettre une note en dessous d'Effort exceptionnel.
Dernière modification par irenea le 16 déc. 2017 - 01:35, modifié 2 fois.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Haru Nonaka » 16 déc. 2017 - 00:59

Nuit du 15 décembre:
Titre :
Thème : Insolent(e)
Fandom : HP
Nombre de mots : 715
Personnages : Sirius Black/ OC
Rating : aucun

Il eut l’impression de la voir réellement pour la première fois. Il comprenait finalement ce qu’était cette expression sur son visage, ce n’était pas du mépris, ce n’était pas du dédain, ce n’ était pas fondamentalement axé sur lui non plus, malgré ce qu’il avait longtemps crus, mais envers la monde en général. A présent il voyait dernière le regard brun et légèrement voilé, plus loin, plus clairement un éclat magnifique. Elle avait ôté ses lunettes épaisses et ses cheveux poivres et sel étaient lâchés en une cascade de boucles sauvages, un sourire doux, mystérieux et un peu triste s’étendait sur ses lèvres tandis qu’elle observait l’aube pointer. Sagesse un peu, mais surtout, elle était insolence, elle se tenait face au lendemain, l’affrontant sans jamais baisser la tète, féroce et ouverte à la fois. Elle était comme lui, un peu. Il se demanda en détaillant son visage qui se creusait de sillon, le petit jour faisant ressortir les rides sur sa peau. Rides de rires, de joies qui côtoyait des sillons laissés par trop de larmes versés.

Elle était trop jeune pour ça, songea t’il, il aurait voulu lui en demander plus sur elle, sur sa jeunesse, sur ce qu’elle avait dit avoir projeté sur lui. Qu’était donc cette part de son histoire qu’elle refusait de dévoiler, qu’elle gardait emprisonnée derrière cette immuable sourire qui contenait autant de douleur que de joie, armure immuable contre le jugement des autres.

Il aurait voulu lui demander tant de chose, mais il ne s’en reconnaissait pas le droit. Et puis peut être le ferait t’elle un jours, si il devait la revoir après son départ. Et il avait l’impression qu’après cette nuit ils n’étaient plus des étrangers. Lui aussi avait compris qu’il existait un lien, quelque chose qui se répondait entres eux, un échos de caractère, un échos d’âme peut être même. Il espérait vieillir pour devenir comme elle, quand a elle, elle prierait si il le fallait, Merlin et tous les dieux de la terre auquel elle n’avait jamais cru, si cela pouvait lui permettre d’être plus heureux qu’elle n’avait su l’être.

Ce jeune homme un peu trop grand, et trop jeune à la fois, enfant grandit trop vite, mais au regard ouvert, bien plus a fleur de peau qu’il n’aurait voulut l’admettre. Il lui rappelait cruellement celle qu’elle avait été. Et pour cela elle l’avait immédiatement détesté, car elle avait crus retrouver un peu celle qu’elle avait été lorsqu’il lui avait adressé la parole pour la première fois, malgré sa tentative de jouer un rôle, un chuintement dans sa voix l’avait trahis, et puis aussi ses yeux brillant d’un éclat qu’elle ne connaissait que trop bien.

Elle n’avait rien contre l’insolence, après tout elle l’avait cultivé comme un art de vie, mais cet éclat insolent dans les prunelles claires était trop vive, trop annonciatrice de tempête, et elle avait assez vécu pour ne plus désirer se trouver a proximité d’un faiseur de cyclones, déchaineurs de passions. Elle avait assez eu d’elle même, mis trop de temps a reconstruire sa propre vie, détruire ses propres démons, pour accepter de se mêler de ceux du jeune anglais. Elle profita de sentir l’éclat du soleil réchauffer son corps que la fraicheur de la nuit mêlée aux émotions de ces derniers jours avait fatigué plus qu’elle ne l’aurait admis. Elle observa le soleil se lever paresseusement dernière les montagnes. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus passé de nuit blanche, du moins debout, a parler. Elle devait le remercier pour bien trop de choses, en si peu de temps, maintenant c'était a elle de partager quelques conseils, peut être qu'elle pourrait lui éviter un ou deux détours sur son chemin, faire comprendre ce qu'elle avait mit trop de temps a réaliser.

Elle se tourna vers le jeune homme et s’aperçut qu’il l’observait, elle eut envie de rire devant son air curieux et sérieux tout à la fois. Il rougit légèrement, puis lui rendit son sourire. Elle lui fit signe de s’assoir sur le muret de pierre à coté d’elle. Il s’exécuta souplement sans protester et se mit a observer le soleil levant à son tour, ses longues jambes se balançant dans le vide en dessous. Elle ouvrit la bouche et chercha encore ses mots quelques instants avant de se lancer.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Catie » 16 déc. 2017 - 01:46

Titre : /
Thème : Elégance
Fandom : HP
Nombre de mots : 840
Personnages : Bellatrix, Andromeda, Narcissa
Rating : /
Bellatrix a toujours été une personne brutale. Même lorsque Mère a tenté de lui mettre une tasse en porcelaine dans la main. Elle n’a jamais été très délicate.

Cependant, elle a sans cesse mis un point d’honneur à être précise et consciencieuse. Entièrement dévouée à ses croyances et ceux en qui elle place ses ferveurs.

Et dévouée, elle l’était jusqu’au bout des ongles. Envers ce Seigneur qu’elle adulait, ce Lord Nord puissant qu’elle vénérait de tout son être.

Quand elle accomplit le bon vouloir de son Maître avec toute sa dévotion, elle se sent revivre. Quand sa baguette fend l’air, que les Sortilèges Impardonnables se vomissent en flots de ses lèvres vermeilles, elle est animée d’une puissance qu’elle-même peine à s’expliquer.

C’est comme une flamme qui se ravive à l’entente des cris et des hurlements, à l’odeur du sang et à la vue des corps torturés. Le supplice sonne comme une douce mélodie à ses oreilles.

Et lorsqu’elle est sur le champ de bataille, distribuant ses coups comme un véritable chef d’orchestre, Bellatrix est élégante.

Un qualificatif que jamais sa Mère n’aurait songé à lui appliquer.

***


Andromeda n’a jamais été la préférée de la famille. Bellatrix est la plus puissante, la plus talentueuse, la plus douée. Narcissa la plus jolie, la plus douce, la plus accomplie. Elle n’est qu’un peu des deux, pas totalement parfaite ni totalement imparfaite. Le vilain petit canard de la fratrie.

Elle ne l’a jamais réellement ressenti, jusqu’à ce jour où elle a eu le déclic. Elle ne se souvient plus trop de la date ni même des circonstances. Mais elle se souvient que ça l’a frappée d’un coup. Bella est la préférée de Père, Cissy la préférée de Mère. Et elle, qui a-t-elle ?

Personne.

La réponse était évidente à l’époque, elle l’est toujours maintenant. Elle n’est que le membre en trop, le troisième bras un peu encombrant qu’on aimerait amputer. On ne lui jamais fait clairement comprendre, mais c’est ainsi qu’elle le ressent.

Elle-même ne sait pas comment se décrire. Elle est insipide, invisible, inexistante, à côté de ses deux sœurs. Qui regarderait Andy alors que Cissy et sa blondeur sont juste à côté ? Qui ferait attention à Andy alors que Bella et sa confiance en elle inébranlable l’écrasent de leur supériorité ?

Elle n’est qu’une pâle copie, un fantôme muet, un clown qui n’entre jamais en scène. Elle n’a rien de chic, de raffiné ou de distingué. Mère lui a suffisamment rabâché.

Peut-être est-ce pour cela qu’elle s’est enfuie. Parce qu’elle n’a jamais réellement eu le sentiment d’appartenir à sa propre famille. Parce qu’on lui a suffisamment fait comprendre, à demi-mots, qu’elle n’est pas assez bien. Pas à la hauteur des deux autres.

Le jour de sa disparition est le seul où Andromeda a fait preuve de la distinction de sa classe. Elle s’est évaporée sans qu’on ait à lui demander, avec la discrétion d’une dame. Plus élégante qu’elle ne l’a jamais été en société.

Un qualificatif que jamais sa Mère n’aurait songé à lui appliquer.

***


Petite dernière, Narcissa a toujours été choyée par une famille qui l’adorait. Elle a tout de suite compris qu’on plaçait de grands espoirs en elle. Qu’elle se devait d’agir conformément à son apparence de poupée. Telle une marionnette dont on tirerait les fils.

Alors elle a obéit, au doigt et à l’œil, à tout ce que Mère lui a enseigné. Elle s’est conduite comme la fille parfaite. De son plus jeune âge jusqu’à son mariage, en passant par son adolescence bien plus calme que ne l’ont été celles de ses sœurs.

Elégante, Narcissa l’a été toute sa vie. De de la pointe de ses cheveux jusqu’au bout de ses orteils. Elle est l’incarnation même de la délicatesse. Des poignets fins, un sourire doux, des manières irréprochables.

Une poupée glacée, qui s’expriment avec des mots qui ne sont pas les siens, mais avec les expressions toutes faites qu’on lui a mises à la bouche.

Narcissa a toujours été la fierté de la famille Black. Elle n’a pas sombré dans la folie furieuse comme Bellatrix. Elle n’a pas jeté l’opprobre sur leur nom comme Andromeda. Elle est celle qui est restée parfaite en tout point.

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’elle jette ses principes aux orties et enterre l’éducation de sa Mère avec l’acharnement et l’obstination d’une enfant rebelle.

Elle n’a pas à être élégante ici. Nul besoin de courtoisie ou de raffinement. Elle a juste besoin d’être elle-même. C’est sûrement ça, le plus dur. Faire tomber le masque qu’elle a façonné toutes ses années et qui est devenu comme une seconde peau. Si ancré sur son visage qu’il fait presque partie d’elle à présent.

Et pourtant, son vernis s’effrite lorsque sa sœur ouvre la porte. Les années, la colère, la rancœur, tout disparaît pour ne plus laisser que de l’émotion et des larmes.

Narcissa s’effondre dans les bras d’Andromeda. Plus triviale et ordinaire qu’elle ne l’a jamais été.

Des qualificatifs que jamais sa Mère n’aurait songé à lui applique.

Mais elle est heureuse et soulagée. Alors qu’importe.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Haru Nonaka » 16 déc. 2017 - 02:01

Nuit du 15 décembre:
Titre :
Thème : Image et « élégance »
Fandom : HP
Nombre de mots : 494
Personnages : OC / OC
Rating :
L’homme se redressa, faisant disparaitre la neige de son épais manteaux en un tour de baguette. Il regarda la silhouette de la jeune femme disparaitre à l’horizon. Sa petite nièce lui ressemblait de plus en plus, songea t’il. Il avait tellement l’impression de reconnaître sa mère dans l’énergie de la jeune fille, dans cette élégance naturelle emplis d’un coté espiègle. Des femmes sans peur. Parfois il se demandait pourquoi ce trait de caractère avait sauté une génération. Il avait fait la paix avec la vielle femme depuis longtemps, mais parfois un peu d’amertume revenait, après une énième dispute qui faisait trembler les murs de la vielle tour.

Il s’apprêtait a reprendre la direction de la demeure familiale, près a entrer dans la tanière du dragon en espérant la trouver de bonne humeur, ce qui était rarement le cas à l’approche des vacances, quand un éclat argenté dans la neige attira son attention. Il se pencha et reconnut avec surprise l’ancien étui a cigarette qu’il gardait en général dans le tiroir de son bureau. La petite Ro se serait t’elle mise a fumer. Il ouvrit l’étui qui était presque vide et soupira, en sortant a son tour une cigarette et en s’asseyant sur un tronc coupé pour l’allumer. Il tira de longues bouffées, laissa la fumée emplir et bruler sa gorge, puis tous un peu. Cela faisait longtemps qu’il avait arrêté, qu’il n’avait plus regardé cet objet. C’était un précieux souvenir pourtant, ce vieil étui enchanté. Les sortilèges étaient un peu rouillés, mais cela n’enlevait rien a sa valeur, plutôt sentimental. Comme un pendentif contenant une photo, c’était un souvenir précieux. Cadeau d’adieu du premier homme qu’il avait jamais admis désirer, aimer aussi surement , du haut de ses 17 ans, lorsque l’idée, le fantasme de ce qu’était l’amour était plus tentante que la réalité. Cet objet signifiait la séparation, un adieux, une douloureuse déchirure, celle d’un amour non partagé, d’un fol espoir bientôt brisé. Mais pourtant il l’avait gardé avec lui, et étrangement c’ était ce même objet qui lui avait permis de lancer la conversation avec l’homme avec qui il avait ensuite partagé sa vie. L’objet symbole de sa désillusion, qu’il conservait pour se donner des airs de cynique, se rappeler a quel point la vie était parfois décevante et qu’il ne fallait pas trop rêver, que tout avait un revers, lui avait peut être permis de ne pas passer à coté de l’amour de sa vie. C’était étrange comme un simple cadeau pouvait influer sur la vie d’une personne. Il songea au regard brillant de la fillette lorsqu’il lui racontait l’histoire de l’étuit, ses yeux brillant de curiosité enfantines, puis la lueur plus mature, et cette révélation qu’elle lui avait faite sur l’homme qui lui avait offert le présent, un matin de printemps, déboulant comme une furie dans son bureau, les cheveux en batailles. Peut être était il temps de transmettre cet étui , elle avait raison après tout, il n’en avait plus besoin.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Haru Nonaka » 16 déc. 2017 - 03:01

Nuit du 15 décembre:
Titre :
Thème : « chance »
Fandom : HP
Nombre de mots : 616
Personnages : Severus Snape
Rating : -12
Severus Snape ne s’était jamais considéré comme quelqu’un de chanceux, bien au contraire. Mais il croyait certainement en la chance beaucoup plus qu’il n’aurait jamais voulu l’admettre. Après tout il avait passé beaucoup d’heure dans sa vie a ruminer contre son absence, contre son destin pour pouvoir le nier. C’était certainement un moyen assez sur d’éviter de se poser des questions sur ses choix, sur sa part de responsabilité, de se poser la question sur ce qui aurait bien pus faire de sa vie autre chose qu’un amas de regret. C’était tellement plus facile de croire en ce qu’on aurait pus avoir, en ce qui aurait pu arriver, plutôt que de s’ouvrir au présent. Cela surement parce que le futur avait semblé condamné, contraint a la douleur, dénué d’espoir, parce que les rares lumières qu’il avait connu dans sa vie avait disparu par sa faute. Croire en la chance, cela aurait été comme croire en une prophétie, il lui semblait que si personne n’écoutait une prophétie, elle n’aurait pas lieux. Il avait écouté l’une d’elle, et l’avait transmise en croyant saisir sa chance d’obtenir du mérite, de la reconnaissance, et n’avait réussit qu’a causer la destruction de ce qu’il restait de beau dans sa vie. Il avait passé tant d’années a se maudire, a chercher a se racheter auprès de lui mème, auprès de Lily aussi, des tentatives de son amies pour lui faire voir ce qu’il n’avait réalisé qu’après coup.

Et maintenant il avait entre ses mais une chance de la revoir, de s’excuser, de finalement exaucer ce qu’il avait tant voulu. Il tremblait d’excitation et de peur en observant la pierre sombre enfermées dans un petit écrin de verre. Il relu de nouveau la petite lettre accompagnant l’objet. Elle lui avait fait un cadeau empoisonné, elle savait donc aussi se montrer cruelle, il se demanda si c’était lui qui avait finit par déteindre sur elle, ou si ça avait toujours été là. Il aspira l’air, il sentait encore son odeur sur sa propre peau, il se souvenait de sa douceur, de sa passion et de cette pointe de colère dans son étreinte, dans ses baisers.
Elle n’était venue que pour lui apporter la lettre, songea t il, elle n’avait pas prévu la suite, ce n’était pas son genre, elle n’était pas machiavélique.

Il aurait aimé se réveiller plus tôt, que le corps chaud de son amante n’ai pas encore déserté ses bras pour rejoindre le froid au dehors, laissant une lettre d’adieux et un cadeau. Il pouvait sentir la meurtrissure qu’elle devait ressentir, en partant, lui même ne savait plus trop ou il en était, un élan soudain l’avait précipite sur le pas de la porte, puis il avait fait demi tour, saisissant l’inutilité de son geste. Il devait se décider, il devait affronter ce passé, ce regard, pour ensuite réussir a aller de l’avant. Elle lui avait offert la chance qu’il avait longtemps attendu, il n’avait pas le droit de se désister. Pas le droit de cracher sur cet inestimable présent, même empoisonné.

Il finit d’avaler sa tasse de café, passa sous la douche, puis s’habilla. Il peigna ses cheveux en lancent un regard sombre à son reflet dans le miroir de la salle de bain, puis soupira et choisit une de ses plus belles capes dans le placard. Il sortit ensuite de la maison, la fin d’après midi était brumeuse. Il marcha le long de la rivière jusqu’a atteindre leur arbre. Le saule était moins majestueux que dans ses souvenirs. Il aurait pus choisir de visiter sa tombe, mais cela aurait eu beaucoup moins de sens, peu importait l’endroit après tout, ce qui importait c’était ce qu’il voulait lui dire, tant de choses qu’il voulait lui raconter, il espérait qu’elle voudrait bien l’ecouter.
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