[Textes] Nuit du 15 Décembre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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Seonne
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[Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Seonne » 15 déc. 2017 - 19:43

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit !

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits :
- Sur le Héron
- Et sur HPF !
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Seonne » 15 déc. 2017 - 20:25

Titre : Le Grand Départ
Thème : Mousse
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Victoire Weasley
Rating : -16
Chaleur. Lumière. Le soleil d'automne embellit la forêt à travers laquelle Victoire s'élance, slalomant entre les arbres. Elle titube, suffoque dans sa course effrénée, et s'effondre au sol comme une poupée de chiffon.
Doux. Humide. De ses mains froides, Victoire caresse la mousse qui tapisse le sol de la clairière. Elle a l'impression de n'avoir jamais rien senti de si agréable au contact de sa peau. Maman serait furieuse de te voir tâcher de vert de brun ta robe blanche. Mais bientôt, cela n'aura plus d'importance.
Rouge. Sang. Le tapis de verdure absorbera tout. Victoire y cache ses poignets ensanglantés.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AlwaysLS » 15 déc. 2017 - 20:30

Titre : Magie matinale
Thème (écrit, image ou musique) : image : https://img00.deviantart.net/ca40/i/201 ... 3j29t6.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 265
Personnages : Ariana Dumbledore et Abelforth Dumbledore
Rating : tout public
C’était le matin, très tôt. Le soleil pointait à peine le bout de ses rayons, mais la petite fille était déjà debout dans la maison endormie. Elle traversa le couloir pour se précipiter dans la chambre de son frère. Elle fit irruption dans la chambre baignée dans la pénombre et secoua le corps plongé dans le sommeil.
- Ab ! Ab ! Réveille-toi !
Une voix endormie lui marmonna d’une voix rauque :
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Tu sais quelle heure il est ?
- Viens, répondit-elle, viens vite voir !
Le garçon soupira, il savait que sa petite sœur ne le lâcherait pas avant qu’il ait exaucé ses vœux. Ce fut donc de mauvaise grâce qu’il quitta la chaleur de ses draps. Il suivit la petite fille dans le corridor. Elle avait tellement hâte d’aller voir ce qu’ils avaient planté la veille, qu’elle en oubliait presque son frère. Elle descendit les escaliers comme une flèche et se rua dans le petit salon d’été, son frangin sur ses talons.
Là, sur le bord de la fenêtre. C’était magnifique. Trois petits pots en fer blanc s’alignaient et baignaient dans la lumière matinale. Des petites pouces vertes, denses, avaient poussé pendant la nuit. Elles reflétaient les rayons du soleil.
- Ça a fonctionné ! s’enthousiasma la petite fille, en tapant dans ses mains.
- Evidemment ! Je te l’avais promis, sourit son frère, en la serrant contre lui.
- Oh ! Abelforth, c’est magique ! s’écria-t-elle en l’embrassant sur la joue.
Abelforth sentit un pincement au cœur. Oui, Ariana avait raison, c’était magique.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Roxane-James1 » 15 déc. 2017 - 20:45

Titre : Surprise mousseuse
Thème (écrit, image ou musique) : Mousse (écrit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 407
Personnages : Audrey Cornellis/Percy Weasley
Rating : TP
Audrey ricanait, planquée derrière son secrétaire, observant avec une attention toute particulière l'entrée de Percy Weasley dans son bureau. Elle se doutait que sa petite plaisanterie ne serait certainement pas du goût de son cher Sadique-En-Chef mais n'avait pas prévu la ribambelle d'expressions faciales toutes plus hilarantes que les autres qu'il afficherait en déboulant enfin dans la minuscule pièce, rouge d'avoir couru dans tout le Ministère de la Magie.

— Merlin ! s'écria Percy en ouvrant de grands yeux horrifiés, mais que s'est-il donc passé ici ?!
La jeune femme, toujours invisible à ses yeux, retint un éclat de rire sonore quand son patron tenta d'avancer au travers de la pièce entièrement remplie de …
— Mousse ! Par Morgane et tous les Grands Magiciens du Monde de la Sorcellerie, CORNELLIS ! JE SAIS QUE C'EST VOUS QUI ÊTES A L'ORIGINE DE CE BAZAR !

Audrey ne put s'empêcher de pouffer cette-fois ci, ayant une vue imprenable sur les oreilles flamboyantes de Percy Weasley dont les yeux exprimaient une colère foudroyante. Visiblement, il était plus que navré face à l'incroyable chambardement qui régnait dans le bureau de sa secrétaire. Audrey s'en frottait les mains avec délectation, elle avait clairement réussi son coup !

— Que se passe-t-il, Weasley ? s'enquit-elle d'un air innocent en sortant de sa cachette.
— C'est VOUS qui avez fait cela ?! explosa Percy Weasley en désignant d'un vague geste de la main le chantier mousseux qui s'étalait sous leurs yeux.
— Vous n'avez pas l'air content, Weasley, soupira Audrey. J'ai pourtant fait tout cela pour vous…
— POUR MOI ?! s'égosilla le jeune homme en essayant en vain de se précipiter sur elle, certainement dans une tentative d'assassinat.

Il glissa sur la surface visqueuse et tomba lourdement sur le sol détrempé.

— Bien sûr, répondit Audrey en battant des cils. Après tout, c'est vous qui m'avez ordonné de faire un peu de nettoyage.
— Je vous ai demandé de ranger votre fichu bureau, Cornellis ! Pas de me vider une bouteille entière de nettoyant pour sol mousseux !
— Ah… j'ai dû comprendre de travers, alors… il me semblait pourtant avoir entendu quelque chose comme ceci "lavez jusqu'à ce que ce soit parfaitement propre", or, le sol me paraît parfaitement propre, maintenant. Qu'en pensez-vous? Après tout, c'est vous qui en êtes le plus proche en ce moment !

Percy renifla d'un air dédaigneux et se contenta de lui rétorquer d'une voix glaciale :

— Je vous préviens, Miss Cornellis, ça va mousser…
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2017 - 20:56

Titre : Pots en fer
Thème : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 360
Personnages : Heather Corvin (OC)
Rating : Tout public
Le froid glisse sur sa peau alors qu’Heather peine à ouvrir la porte de son immeuble. Ses mains sont engourdies, la clef lui échappe à plusieurs reprises, tombant au sol. Un sortilège serait bien plus utile pour pouvoir entrer mais sa promesse de ne jamais faire de magie à proximité de chez elle l’empêche de régler ce problème en un coup de baguette. Elle peste longuement avant d’entendre enfin le déclic salvateur, franchissant la porte rapidement avant de prendre les escaliers. Elle soupire de soulagement lorsqu’elle enlève son manteau et son écharpe, savourant la douce chaleur de son appartement.

Elle s’approche de sa fenêtre où des pots en fer reposent. Un rayon de lumière venant de l’extérieur illumine le seul où de la verdure apparaît. La sorcière devient soudainement mélancolique, se souvenant de ce jour où elle a planté les premières graines. Ses yeux s’embuent alors qu’elle serre les lèvres, se détournant pour rejoindre sa cuisine. Ses gestes sont lents alors qu’elle met en route sa bouilloire et qu’elle sort une tasse de son placard. Penser aux mois passés n’est pas la meilleure des idées, elle n’aurait pas dû s’attarder sur ce bourgeon de vie.

L’odeur de thé envahit la pièce pendant qu’elle s’assoit. Ses mains entourent la tasse et elle plonge son regard dans le liquide trouble, remarquant qu’un cercle se forme à l’endroit où une larme tombe. D’autres suivent le même chemin et elle ferme fortement les yeux, prise d’une tristesse incontrôlable. Kingsley lui a recommandé de ne pas retourner travailler au Ministère mais elle a refusé, par orgueil. Montrer sa faiblesse n’est pas dans ses habitudes mais elle aimerait pouvoir faire son deuil. Pas seulement le deuil de son amour perdu mais aussi celui de l’enfant qui ne verra jamais le jour.

Heather repousse brusquement la tasse, se levant ensuite avant de retourner auprès des pots de fleurs. Dans un geste violent, elle les renverse sur le sol, regardant la terre qui s’éparpille sur le sol et l’eau brunâtre qui s’en écoule. Les quelques éléments de verdure forment un contraste sur le carrelage, miroirs de ces vies qui ont quitté la sienne en la brisant de l’intérieur.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par irenea » 15 déc. 2017 - 21:05

Titre : Petites plantes
Thème (écrit, image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 307
Personnage : Neville Londubat
Rating : Tout public
Les cours de potions avaient été son pire cauchemar. Il en avait eu des maux de ventre abominables à ne pas pouvoir se lever le matin. Il ne parvenait même plus à compter le nombre de fois où il s'était rendu à l'infirmerie pour les soigner. Madame Pomfresh avait fini par lui envoyer toutes les mois de cette préparation qu'elle lui faisait prendre pour calmer ses douleurs.
Il n'avait oser en toucher deux mots à sa directrice de maison. A quoi bon ? Qu'aurait-elle bien pu faire ? Le professeur Rogue, tout le monde dans le château l'avait bien compris, bien qu'ancien Mangemort, bien que tyran sadique et partial avec ses élèves, demeurait intouchable.
Il s'était résigné et presque habitué avec le temps et avant de pouvoir abandonner cet effroyable cours il avait trouvé refuge dans le calme des serres. Les plantes – la plupart – ne hurlaient pas, ne brûlaient pas et lui pardonnaient presque tout le temps sa maladresse. Elles écoutaient sans le juger, sans l'interrompre, tout ce qu'il avait à confier. C'était comme si elles comprenaient – et ressentaient.
A son premier jour de classe, Neville s'était juré de ne jamais ressembler à ce professeur qui l'avait traumatisé durant son enfance.
C'est probablement la raison pour laquelle lors de leur dernier cours de botanique, en première année, il tendit à chacun de ses élèves un pot de fleurs rempli de terre humide de laquelle s'échappaient de fines pousses vertes.
J'espère que vous en prendrez soin.
Les uns après les autres ils le fixèrent avec de grands yeux incompris. Il esquissa un sourire amusé. Chaque plante avait été choisie pour correspondre à ses élèves – pour les maladroits, les brutes, et les amoureux des plantes, les oublieux, les négligents et les organisés.
Il recommença l'année suivante, puis l'année d'après et s'installa sa petite tradition.
Titre : Sirènes
Thème (écrit, image ou musique) : Mousse
Fandom : HP
Nombre de mots : 116
Personnages : Ginny Weasley, Astoria Greengrass ( mais en vrai ça pourrait être presque n'importe quel couple d'étudiantes )
Rating : + 16 ans ?
Des liquides colorées remplirent le bassin. Les tubes se mirent à chanter lorsqu'elle se glissa dans l'eau, après elle sa compagne.
Les bulles de savon cachaient leurs deux corps, telles deux sirènes aux pieds mobiles. Elles n'osèrent tout de suite se regarder, les joues rougies, les yeux mouillés.
Elle finit par se rapprocher, doucement d'abord.
La vapeur emplissait la pièce, recouvrait les carreaux.
Elle passa une main dans les longs cheveux de son amie, sombre cascade sur des épaules diaphanes.
Elle se pressa contre elle ensuite.
Son amie noya un soupir au bord de ses lèvres.
Il n'y avait plus que la mousse pour séparer leurs peaux enivrées.
Elle murmura plongée dans son cou :
Ginny.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AlwaysLS » 15 déc. 2017 - 21:19

Titre : L’éclat de ses yeux
Thème (écrit, image ou musique) : scintiller
Fandom : HP
Nombre de mots : 149
Personnages : James Potter/Lily Evans
Rating : tout public
Il n’écrivait plus, ne suivait plus le cours, au grand désespoir de Peter qui aurait bien aimé copier ses notes, et de Rémus, qui ne souhaitait pas servir de distributeur de notes. Il regarda son ami d’un œil navré. Il avait l’air d’un parfait idiot, la plume en l’air, les yeux presque vitreux et la bouche entrouverte, le menton appuyé dans le creux de sa main gauche. James était captivé. Fasciné. Ensorcelé, aurait dit Sirius avec un air grave. Il était surpris par leur miroitement, leur brillance. Rémus soupira, pourquoi donc le professeur Flitwick avait-il décidé de changer la disposition des pupitres ? A présent James pouvait parfaitement admirer les yeux de Lily Evans. Il était toujours émerveillé par le scintillement de la prunelle de ses yeux.
Elle leva les yeux vers lui et arqua un sourcil inquisiteur.
- Tu veux ma photo Potter ?
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par The Night Circus » 15 déc. 2017 - 21:24

Titre : L'étincelle et le brasier
Thème (écrit, image ou musique) : scintiller
Fandom : HP
Nombre de mots : 403
Personnages : Narcissa Lucius
Rating : tout public
Les perles qui ornaient le corsage blanc de Narcissa scintillaient à la lumière du feu de bois crépitant dans la cheminée de sa chambre.
Sa chambre.
La jeune femme avait encore du mal à la réaliser. Elle avait ôté le peigne qui retenait ses lourds cheveux, se débarrassant du poids du voile qui avait orné son dos à la manière d'un nuage blanc tout au long de la journée et avait ensorcelé une brosse qui faisait vigoureusement sous ouvrage sur ses longues boucle blondes, apaisant Narcissa par le contact des picots contre son crâne douloureux.
Elle n'avait pas encore retiré sa robe de mariée, n'était pas certaine de vouloir le faire. Pour quelques minutes encore, elle était la jolie petite reine de la journée, retenant de son enfance une étincelle naïve et innocente qui serait bientôt perdue à tout jamais.
Lucius entra dans la pièce encore vêtu de sa robe de bal. Il semblait hésitant lui aussi, et avança lentement vers elle, comme prêt à s'enfuir.
Lorsqu'il fut si proche que la jeune femme aurait pu le toucher, elle fit cesser les mouvements de la brosse d'un tour de sa baguette, avant de déposer les deux objets sur la maquilleuse.
Narcissa se dressa, sans rompre le silence uniquement troublé par le craquement réconfortant du feu de bois, et posa ses lèvres nacrées sur celle de son jeune époux, qui l'enlaça aussitôt, comme rassuré par l'initiative prise par la jeune femme.
-Je voudrais éteindre la lumière, souffla-t-elle.
Lucius secoua la tête.
-Je ne pourrais pas te voir.
-Il n'y a rien à voir, souffla Narcissa, rougissante.
-Bien sûr que si, répondit Lucius.
Il entraîna sa jeune épouse devant le miroir en pied qui reflétait en partie la cheminée ouvragée.
Son visage angélique, ses cheveux soyeux battant ses épaules, son corsage épousant à la perfection sa taille de guêpe, et sa belle jupe en dentelle fine arrachèrent un sourire à la jeune femme.
-Tu es magnifique, murmura son mari d'une voix rauque, penchant le visage dans le cou de Narcissa, embrassant sa nuque, le lobe de son oreille et la ligne élégante de sa mâchoire.
Le contact encore inconnu et doux de ces lèvres contre la peau de la jeune femme lui arrachèrent quelques frissons de bonheur et d'anticipation ; et la sorcière vit dans le reflet de ses yeux d'étincelle de l'innocence ravagée par un nouveau brasier, bien plus puissant : celui du désir.
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WHAT ARE YOU DOING ???

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Catie » 15 déc. 2017 - 21:26

Titre : /
Thème (écrit, image ou musique) : Scintiller
Fandom : HP
Nombre de mots : 610
Personnages : Narcissa
Rating : /
Toute sa vie, Narcissa a brillé.

La seule poupée de porcelaine blonde à côté de ses sœurs brunes et sombres.

La seule à être réellement obéissante. La seule à ne pas protester lors de leurs interminables leçons de bienséance. Elle portait toutes ses jolies robes avec un port de reine. Elle levait son petit doigt en buvant son thé.

Le joyau étincelant de la famille Black.

Si à son entrée à Poudlard Narcissa a craint d’être moins talentueuse que ses aînées, elle n’en a rien montré. Et elle a brillé tout au long de sa scolarité.

Plus douée que Bellatrix en Sortilèges, plus habile en Métamorphoses qu’Andromeda. Ses professeurs l’ont couverte de louanges, accablée de compliments.

En plus d’être la plus jolie des jeunes filles, elle n’était pas dépourvue d’intelligence.

La pierre précieuse étincelante de la famille Black.

Lorsqu’elle a été en âge de se marier, Narcissa a été courtisée par tous les jeunes Sangs-Purs de haut rang. Pas un n’a retenu son attention. Belle et perspicace, mais pas moins arrogante pour autant. Elle les a tous envoyé promené d’un geste élégant de la main.

Il ne fallait pas que le bijou de la famille Black se marie avec n’importe qui.

Alors elle les a tous écartés. Jusqu’à l’apparition de Lucius Malefoy. D’une blondeur aussi parfaite que la sienne. Sa copie conforme jusqu’au bout des ongles. Elle n’aurait pu rêver de mieux. Le mariage que tout le monde attendait. Le mariage étincelant de la petite dernière de la famille Black.

Toute sa vie, Narcissa a brillé.

Mais aujourd’hui, c’est à peine si elle scintille.

C’est le jour où elle devrait être rayonnante pourtant. Elle porte une robe blanche en dentelle, un voile vaporeux, un bouquet de pivoines blanches et des gants ornés de perles.

Son visage ne trahit rien.

Pourtant, elle n’a jamais eu autant la sensation d’être suspendue au-dessus du vide. Comme l’impression que chaque pas la précipitera dans des abysses sans fonds.

Personne ne semble le voir. Que sa flamme intérieure est éteinte. Lorsqu’elle remonte l’allée centrale, elle perçoit les chuchotements admirateurs de part et d’autre de la travée, tel un bruissement sans fin.

Face à elle, Lucius la regarde avec une arrogance et un air de propriété qui n’arrivent même pas à l’émouvoir.

Elle peine à lâcher la main de son père. Elle prie pour que personne ne remarque ses tremblements.

Lorsque sa paume se glisse dans celle glaciale de son fiancé, Narcissa se sent à deux doigts de flancher.

Elle fait tout pour ne pas regarder. Pour ne pas tourner la tête. Elle plonge ses yeux dans ceux de Lucius et refuse de lâcher prise. Refuse de regarder la chaise vide et de sentir son cœur se déchirer.

Elle a dit à Mère que c’était pour une de leurs cousines Rosier. Une cousine qu’elle a pris soin de ne pas inviter. Elle n’a pas osé dire la vérité même à Bella. A quoi bon provoquer une dispute alors qu’elle sait pertinemment qu’Andy ne viendra pas.

Aujourd’hui, Narcissa se marie. Et sa grande sœur n’est pas là.

L’opprobre et le scandale provoqués par la fugue d’Andy, ce n’était rien comparé au monstre qui lui griffe à présent les entrailles. Le monstre de la douleur.

Narcissa cligne rapidement des yeux pour chasser les larmes.

Elle se marie aujourd’hui. Elle n’a pas le droit de se laisser aller. Alors, comme elle l’a fait toute sa vie durant, elle inspire profondément et se redresse, le menton relevé telle une reine.

Toute sa vie, Narcissa a brillé.

A présent, la lueur qui l’habitait a disparu. Etouffée par le chagrin.

C’est le jour de son mariage, et Narcissa ne scintille même plus.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Roxane-James1 » 15 déc. 2017 - 21:38

Titre : Un Noël de Guerre
Thème (écrit, image ou musique) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 123
Personnages : Molly Weasley
Rating : TP
Molly accrocha la dernière boule de Noël qui restait sur la branche la plus haute de leur sapin, elle était violette et noire ornée d'un motif délicat. Ses couleurs sombres tranchaient avec le magnifique feuillage vert émeraude de l'arbre. Un peu comme la ténébreuse guerre tranchait avec le vif bonheur et la vie. La boule se fracassa sur le sol en un bruit terrifiant. C'était Noël et ils n'étaient pas là. C'était Noël et elle ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Un Noël de guerre, brisé en petits morceaux par un geste maladroit, par des sorciers égoïstes. Et rien de tout cela ne serait jamais réparé, un peu comme cette charmante décoration que Molly avait acheté la veille et qui ne servirait plus jamais.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Anwa » 15 déc. 2017 - 21:48

Titre : Lucioles
Thème (écrit, image ou musique) : Scintiller
Fandom : SW
Nombre de mots : 388
Personnages : OC, OC
Rating : TP
— Sheena !

La petite fille courait à perdre haleine, dans les hautes herbes dont la pointe venaient parfois chatouiller son menton. Les derniers rayons des soleils venaient embraser la savane, et la petite Cathare filait à toute allure en riant, les bras écartés pour mieux sentir les herbes fouetter son pelage.

— Sheena !

En haut de la colline, un Cathar massif s'évertuait à la suivre, bien plus gêné qu'elle dans sa progression par la végétation drue qui s'accrochait à sa fourrure.

— Veux-tu revenir ici ? Il est tard, nous devons rentrer !
— Pas tout de suite papa, je dois aller voir ! lui cria sa fille sans se retourner ni même ralentir.
— Aller voir quoi, maugréa-t-il, on se le demande.

Grommelant dans sa barbe, il renonça à essayer de la rattraper, se contentant de la rejoindre à son rythme sans la perdre de vue.
Quand enfin il l'atteignit, cette dernière était assise sur un rocher, son menton posé dans ses mains en coupe, les coudes appuyés contre ses cuisses, un air émerveillé sur le visage.

— Regarde papa, chuchota-t-elle. Ça scintille !

Avisant la petite mare devant laquelle il était arrivé, ainsi que la myriade d'insectes luminescents qui la survolaient, il eut un sourire attendri et s'assit sur le sol aux côtés de sa fille, l'observant par en-dessous.

— Tu crois que ce sont des fées ? demanda la petite tout bas, soucieuse de ne pas les déranger si tel était bien le cas.
— Non, chaton, ce sont des lucioles. Ce sont de petits insectes dont certaines parties du corps emmagasinent la lumière du jour pour s'éclairer la nuit.
— Oh, fit-elle, déçue.
— On y va ? proposa le Cathar en se levant.
— D'accord...

Ce dernier la pris alors par la taille, et l'installa sur ses épaules, pour le chemin qui les ramèneraient chez eux. Alors que la nuit était à présent tombée tout à fait, et que tout deux s'étaient éloignés de la fameuse mare, Sheena tira gentiment sur la crinière de son père pour attirer son attention.

— Papa, papa ! Regarde !

Se retournant, Il vit alors les lucioles qui s'étaient élevées dans la nuit, et dont le ballet aérien offrait un spectacle enchanteur.
La petite se pencha alors, et lui murmura à l'oreille :

— Tu sais, papa, je crois que tu avais tort... Ce sont bien des fées.

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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par irenea » 15 déc. 2017 - 21:57

Titre : Deux petites étoiles
Thème (écrit, image ou musique) : Scintiller
Fandom : HP
Nombre de mots : 832
Personnages : Sirius Black, Regulus Black
Rating : Tout public ( mais ça parle de la mort d'un des deux personnages, voilà )
Dans le ciel, il y a deux petites étoiles, mais l'une est plus brillante que l'autre. Avant qu'elle ne la jalouse, la plus brillante s'écrit : « c'est pour te guider pardi ! ».

Sirius connaît sur le bout de ses doigts rougis par les coups de bâton chacun des noms inscrits sur la tapisserie. Il a eu le temps de les connaître et de le réciter leurs noms à toutes ces vieilles têtes moisies sur un mur trop gris. Elle a aussi eu le temps de les haïr. Alors lorsque Regulus oublie parfois de citer un nom ou deux ou les inverse – parce qu'il n'a pas encore eu le temps, parce qu'il n'a pas assez entendu claquer la baguette dans tout son petit corps d'enfant – Sirius lui chuchote toujours les bonnes réponses. Il sait que comme ça c'est lui qui prendra la punition, parce que Maman déteste les tricheurs et plus encore les rapporteurs. Regulus s'excuse de ne pas connaître tous ces stupides noms et d'avoir une si mauvaise mémoire, mais Sirius le reprend.

Des frères, qu'il lui dit, c'est fait pour s'entraider.

Et Regulus n'y peut pas grand-chose si Maman aime les frapper.

Dans le ciel, il y a deux petites étoiles, mais l'une est plus visible que l'autre. Avant qu'elle ne s'emporte, la plus visible s'écrit : « qu'importe si moi je ne t'oublie ! ».

Dans la famille, Sirius est encore le fils adoré de tous. Il a pourtant tout fait pour ses parents le détestent et que tous le renient. Il parle sans arrêt des moldus, de leurs géniales inventions – des casques musicaux et des disques de musique ! des vélos à moteur et boîtes à images ! – et d'à quel point il les admire. Son père soupire, mais sa mère ne dit. Elle ne le regarde pas, l'ignore, fait comme s'il n'avait rien dit. Il les a entendus discuter dans le salon.

Ça lui passera, une crise d'adolescence, rien de plus.

Regulus lui est dans la bonne maison, ramène des bonnes notes et les compliments de tous les professeurs. Mais il n'est pas Sirius, il n'est ni l'aîné, ni le plus intelligent, ni le plus aimable, ni le plus charismatique, ni le plus beau. Il n'est que le second, celui qui sera des familles le second choix, celui qui sera de toutes leurs petites combines de sorciers décérébrés aux idéologies de Sang pur le second choix.

Regulus se tait, Regulus est calme lorsqu'à table de lui on ne parle jamais. Mais Sirius le comprend, il aimerait que leur lui demande si, à lui aussi, ses matchs de Quidditch se sont bien passés. Alors il passe encore quelques soirées dans le jardin à regarder les étoiles et à discuter de ce qu'il leur reste en commun – plus grand-chose.

Dans le ciel, il y a deux petites étoiles, mais l'une est plus aimée que l'autre. Avant qu'elle ne se mette à pleurer, la plus aimée s'écrit : « mais qu'importe si moi je t'aime ! ».

Sirius rit, Sirius pleure aussi, mais le plus souvent c'est de bonheur. Si à la maison tout n'est que nuances gris, Poudlard, lui, est rempli de couleurs, de rouge et de doré surtout. Ce qui lui manquait chez lui, il l'a trouvé dans sa maison d'adoption. Leur tour est remplie de chaleur, de bruit et d'éclats. Il y a toujours quelqu'un avec qui parler quand ça ne va pas, toujours quelqu'un avec qui plaisanter que les beaux jours sont là. Il n'est jamais seul et les couloirs jamais ne sont vides. Et puis il y a James, Remus et Peter – et leurs voix, oui ces voix qu'il entend encore – qui jamais très loin de lui trouvent toujours les bons mots peu importe la situation.

Sa vie au château n'a rien à voir avec celle de son frère. Quand il le croise dans les couloirs, il sent les mêmes courants d'air qui le glaçait déjà d'effroi au 12 square Grimmaurd. C'est à peine il s'entoure et lorsqu'il le fait il reconnaît tous ces visages, pitoyables et haineux, qu'il rencontrait lors des réunions de famille.

Il a peur pour lui et s'inquiète lorsqu'il le voit les écouter, eux et les horreurs qu'ils déversent. Mais ne dit rien et passe son chemin. Il se tait maintenant. Il est parti, Regulus est resté.

Dans le ciel, il y a deux petites étoiles, mais l'une est éteinte et l'autre scintille. Avant qu'elle ne meure, la plus scintillante s'écrit : « mais que vais-je devenir, moi, sans toi ? ».

Regulus est mort et Sirius est inconsolable. Tout est de sa faute. Il devait aider son frère, le soutenir et l'aimer. Il a échoué. Il ne reste plus de lui que les souvenirs qui s'entassent dans sa chambre d'à jamais enfant.

Dans le ciel, il y a deux petites étoiles, Sirius et Regulus, mais il n'en reste plus qu'une désormais pour les regarder dans le ciel de sa cellule de prison.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2017 - 22:00

Titre : Scintiller
Thème : Scintiller
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 735
Personnages : Amélia (OC)
Rating : Tout public
Tentant de suivre les indications de Ward, Amélia appuie sur l’accélérateur, dépassant plusieurs véhicules beaucoup trop lents à son goût. Elle franchit plusieurs feux rouges, ignorant les klaxons qui résonnent, fixant son attention sur l’horloge qui s’affiche sur le tableau de bord. Le temps lui paraît passer trop vite, les minutes s’écoulent trop rapidement. La circulation très dense est un obstacle difficile à déjouer pour leur mission et elle ne peut pas se permettre de créer un accident ou de faire des victimes parce qu’elle n’a pas été assez vigilante. Ses yeux ne cessent de faire l’aller-retour entre la route et les chiffres, priant pour trouver enfin ce lieu qu’ils recherchent depuis plusieurs jours.

La voix de son coéquipier est calme dans son oreillette, bien plus que son cœur qui bat la chamade. Elle ignore comment il fait pour être aussi détendu alors que de nombreuses vies sont en jeu. Elle a déjà connu des missions importantes mais, contrairement à d’autres de ses collègues, elle n’a jamais été confrontée à des phénomènes anormaux. Depuis qu’elle a rejoint l’équipe de l’agent Garrett, ses journées sont ponctuées d’étrangetés si régulières qu’elle se demande pourquoi elle n’a rien vu pendant toutes ces années à travailler pour le Shield. Le ton tout à fait neutre de Grant lui montre qu’elle a encore beaucoup à apprendre et elle se concentre sur ses paroles.

La jeune femme se gare en quatrième vitesse dans un grand parking, comptant le nombre de véhicules. Une grimace passe fugitivement sur ses lèvres lorsqu’elle constate qu’il y a plus de personnes que prévu, ce qui augmente sensiblement les possibles dommages collatéraux. Elle sort de sa voiture sans prendre le temps de fermer la portière, se précipitant vers le centre géographique du parking en jetant un regard circulaire à l’endroit. Des hommes et des femmes sont en mouvement, discutant, riant, se disputant, rejoignant leurs voitures. Quelques enfants sont là aussi et rien ne lui indique que la cible est là. La panique continue de grimper en elle alors qu’elle vérifie l’heure.

- Je ne vois personne, Ward ! Vous êtes sûr qu’elle est ici ?
- Les témoignages sont clairs, elle ne peut pas se trouver ailleurs.
- Avez-vous une description physique ? Un détail qui m’aiderait à la reconnaître ?
- Non, malheureusement. Ceux qui se sont retrouvés sur sa route la décrivent tous de manières différentes. Elle est à la fois brune, blonde ou rousse, avec des yeux bleus, verts ou bruns. Rien d’assez précis pour vous.

Amélia ne répond pas, avançant parmi les gens qui sont présents. Ce que son coéquipier vient de lui dire ne lui apporte aucun indice, elle est face à quelque chose qui dépasse ses pensées. Elle s’oblige à garder la tête froide, dévisageant tous ceux qui l’entourent. Personne ne s’arrête pour l’observer, personne sauf une femme qui attend non loin, les mains dans les poches. Le frisson qui parcourt l’agent du Shield est un signe, comme si son esprit avait compris avant elle quel danger lui fait face. Elle porte la main à sa ceinture, où son arme est accrochée, chargée, prête à l’emploi. Elle n’est pas pressée d’en faire usage mais elle n’hésitera pas s’il le faut.

Au lieu de fuir, l’inconnue vient vers elle, levant ses paumes en un geste de paix. Son expression n’est pas dérangée, même si une lueur d’inquiétude luit dans ses pupilles. Ses yeux sont gris, comme ses cheveux serrés dans un chignon. Elle est pourtant jeune, presque autant que l’agent. Cette dernière est toujours aux aguets, n’ayant pas confiance, se souvenant du fait que si cette inconnue est recherchée, ce n’est pas pour rien. De nombreux corps ont été découverts, entourés d’auras lumineuses qui ont posé des problèmes aux chercheurs du Shield. Personne ne sait ce qu’ils ont eu et elle tient à avoir des réponses de la part de la femme. Celle-ci semble résignée, plantant son regard dans le sien.

- Je suis désolée, sincèrement. Je ne maîtrise rien du tout, c’est arrivé du jour au lendemain, sans la moindre raison.
- De quoi parlez-vous ? l’interroge Amélia en devenant encore plus suspicieuse.
- La lumière. Elle est apparue un matin, face à moi, me parlant. Je ne me souviens plus de rien de cette journée mais les suivantes ont été compliquées.

L’agent est sur le point de rétorquer quelque chose lorsque ses yeux remarquent un détail surprenant. Leur cible scintille.
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AgatheK
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AgatheK » 15 déc. 2017 - 22:03

Titre : Joyeux Noël
Thème (écrit, image ou musique) : https://img00.deviantart.net/a44e/i/200 ... iiikes.jpg
Fandom : Texte original
Nombre de mots : Unknow - texte inachevé
Personnages :
Rating : Tous publics
La porte se referma dans un claquement sourd. Julie s'adossa au battant, ferma les yeux un instant et poussa un long soupir.

La lueur des réverbères, dans la rue, projetait des ombres le long des murs. Les bruits étouffés de la rue filtrait à travers le verre fin des fenêtres.

Julie se redressa et actionna l'interrupteur. La lumière de l'ampoule nue collée au plafond révéla un appartement miteux, étroit et encombré. Un appartement qu'elle ne parvenait pas à appeler son "chez elle", mais que beaucoup d'autres étudiants de sa promotion lui auraient enviés.

Elle saisit les sacs de courses qu'elle avait laissé glissé au sol, les déposa sur le seul coin de table encore vide, entre son ordinateur portable et ses classeurs de cours, et jeta un oeil à l'horloge qui tic-taquait sur le mur.

Dix-neuf heures trente. Rose devait arriver à vingt heures. Jamais elle ne pourrait cuir le poulet en une demi-heure ! Pourquoi diable avait-elle décidé d'acheter cette maudite volaille ?

Remisant sa contrariété, elle décida de s'attaquer à la préparation du volatile. Le repas qu'elle avait prévu n'aurait rien d'exceptionnel, mais pour elle, il comptait beaucoup. Tout devrait être parfait.

Elle sortit un plat et déballa le poulet. Que lui avait-il sa mère, déjà ? Du beurre et un peu d'eau au fond ? Puis, trente minutes à deux cent-dix degrés avant de le retourner ? Elle se maudit de ne pas avoir été plus attentive aux cours de cuisines de sa mère. Mais il n'était pas question qu'elle l'appelle. Pas ce soir. Oh ça non !

*****Texte inachevé*****
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par PlumeEnVadrouille » 15 déc. 2017 - 22:31

Titre : Envie
Thème : amer
Fandom : aucun
Mots : 100
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle regarde cette page blanche. Qui autrefois aurait été remplie en quelques minutes. Elle se sent amère. L'impression d'avoir abandonné la hante. Écrire était auparavant sa passion. Μaintenant, sortir le moindre mot est un vrai casse-tête. Elle soupire, et tourne pensivement la cuillère dans son café maintenant froid. Le liquide est aussi amer que ses pensées. Elle ferme les yeux. Attend le mot salvateur qui pouurait tout débloquer. Mais il ne viendra pas. Elle a perdu la main, elle est trop usée, trop fatiguée. Elle n'a plus envie.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par The Night Circus » 15 déc. 2017 - 22:36

Titre : Le piège
Thème (écrit, image ou musique) : Amer
Fandom : HP
Nombre de mots : 220
Personnages : Ron, Harry, Hermione, l'horcruxe
Rating : Tous publics
J'ai vite compris que le blessé était le plus faible des trois ; alors je l'ai choisi.
J'ai fait corps avec lui, sans barrière, sans pudeur ni retenue.
J'ai exploré ses blessures, j'y ai planté les ongles, je les ai léchées pour mieux les pourrir.
J'ai teinté son âme d'amertume.
Les yeux d'abord, pour que sa vision se trouble, les oreilles ensuite, pour qu'il ne croit pas leurs mots plus que leurs visages.
Puis j'ai posé mes mains invisibles de chaque côté de sa gorge, et j'ai serré, lentement, sûrement, sans qu'il me devine, pour que la rancœur étouffe et n'explose que lorsqu'elle les briserait le plus.
Et lorsqu'il a été à ma merci, sans défense, sans même se rendre compte de mon intrusion, je me suis glissé dans son cœur, dans ses peurs et dans ses pleurs. J'ai joué sur le clavecin ce ses émotions à la manière d'un pianiste.
Lorsque le feu d'artifice a explosé en millier d'étincelles de colère, j'ai frémi d'une jouissance presque trop délectable pour un simple horcruxe.
Il ne sont plus que deux désormais, et s'ils se restent fidèles pour l'instant et se montrent plus prudent à mon égard, le mal est déjà fait : j'habite leurs interminables silences, je hante leurs nuits glaciales.
Eux qui croyaient me posséder, c'est moi qui les piège.
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WHAT ARE YOU DOING ???

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Catie » 15 déc. 2017 - 22:49

Titre : /
Thème (écrit, image ou musique) : Amer + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 658
Personnages : Bellatrix et Rodolphus
Rating : Déconseillé -16
Il ne sait pas trop comment il en est arrivé là. Comment ils en sont arrivés là tous les deux.

Elle s’est déjà éloignée de lui avec brusquerie, son visage crispé par la rage de lui avoir cédé une fois de plus.

Son regard descend nonchalamment sur les courbes de ce corps qu’il connaît par cœur. Ce corps qu’il martyrise autant qu’elle martyrise le sien.

Il lève un bras pour effleurer ses boucles sombres, mais elle se recouvre d’un geste abrupt avant qu’il n’ait pu y passer les doigts.

— Touche-moi encore une fois et je t’arrache un bras, siffle-t-elle d’une voix sèche.

Un sourire paresseux se dessine sur ses lèvres.

— Et arrêter ça ?

D’un geste délibérément lent, il pose sa main sur sa cuisse dénudée, remonte avec une douceur qui lui est peu commune, écarte les pans de son peignoir… et se retrouve plaqué contre le matelas, une baguette sous la gorge. Cela ne fait qu’accentuer son sourire narquois.

— Toujours aussi belle quand tu es énervée.

Il perçoit presque le grognement sur ses lèvres.

Rodolphus est une des seules personnes qui arrive réellement à faire sortir Bellatrix de ses gonds. Il en tire une certaine fierté. C’est jouissif de voir sa façade se fendiller, se craqueler juste sous l’effet de ses mots et de ses gestes.

Le souffle erratique de sa femme s’échoue sur son front. La baguette s’enfonce avec toujours autant de force près de sa jugulaire. Il lit toute la rage et la folie qui brûlent dans ses yeux.

Cette lueur n’était pas là le jour de leurs fiançailles. Ni même lors de leur mariage.

Elle n’est apparue que plus tard. Avec les tortures, les meurtres, la Magie Noire. Avec la Marque gravée sur leurs deux avant-bras.

— Qu’est-ce que tu vas faire Bella ? Me tuer ?

Sa voix n’est qu’un doux murmure. Un chuchotement susurré de la voix d’un amant. Elle n’en semble que plus enragée.

— Qu’est-ce qui m’en empêche ?

Il sourit, mais il sait qu’elle ne plaisante pas. Elle est dévouée à leur Maître. Elle ne sera définitivement perdue que le jour où il disparaîtra. Lui ? Elle n’a que faire de lui. Il n’est qu’un homme parmi d’autre.

Rodolphus ne sait pas comment ils en sont arrivés là.

Ils ne sont plus que deux étrangers l’un pour l’autre. Deux étrangers qui s’aiment dans la haine. Elle le griffe autant qu’il la mord. Il la blesse autant qu’elle le taillade de ses ongles. Ils sont couverts de meurtrissures et de balafres, parce qu’il n’y a que comme ça qu’ils savent s’aimer.

Ils ne se souviennent même plus comment tout cela a commencé. Ils savent juste qu’aujourd’hui ils en sont à un point de non-retour. Deux écorchés vifs qui s’agrippent l’un à l’autre dans leur chute vers la folie.

Sans aucune main à laquelle se raccrocher exceptée celle de l’autre. Une main qui ne fait que les entraîner plus profondément encore dans les entrailles du mal. Deux âmes qui tourbillonnent vers leur perte.

Parfois, Rodolphus se dit que c’est leur amertume qui les a rapprochés. Mais qui les a aussi éloignés.

Ils sont amers, le couple Lestrange. Rendus aigres par un héritier qui ne vient pas. Acerbes à cause de la Magie Noire qui les ronge.

Agressifs à cause d’un attachement qu’ils ne veulent ni l’un ni l’autre. Et qu’aucun d’eux ne reconnaîtra. Parce qu’ils ont leur fierté.

— Alors vas-y, la provoque Rodolphus.

Elle ouvre la bouche. Elle a le sort au bord des lèvres, il le sait.

Sa main droite se lève, s’enroule autour de sa nuque et l’attire brusquement à lui.

Leurs bouches s’entrechoquent avec violence, leurs lèvres se mordent. Jusqu’au sang. Sa main à lui se serre et lui tire les cheveux. Ses ongles à elle s’enfoncent dans sa poitrine.

Elle lâche sa baguette, qui roule sur le parquet.

Ils sont amers, le couple Lestrange. Et c’est sûrement à cause de cette amertume qu’ils se déchirent avec autant de haine.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2017 - 22:51

Titre : Amertume
Thème : Amer
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 543
Personnages : Elissa (OC), Segí (OC), Markus
Rating : Tout public
Assis derrière son bureau, le bout de ses doigts posés sur ses tempes, Markus est plongé dans ses réflexions. La dernière patrouille a ramené des nouvelles loin d’être réjouissantes. Des conflits éclatent chaque jour entre les créatures de la nuit et les humains ont, à nouveau, pris part à leurs oppositions. Dans quelques villes du pays, les purges reprennent peu à peu, plusieurs Vampires et Lycans ont déjà été victimes d’attaques répétées. Et voilà qu’après des semaines à la rechercher partout, Elvira a enfin été retrouvée, gravement blessée. Il n’a pas pu la voir pour le moment, Segí le lui a formellement interdit avec des mots froids et tranchants, lui rappelant que si elle a été en danger, c’est principalement de sa faute.

Dans un coin de la pièce, Elissa observe l’Aîné avec un sourire moqueur. La détresse de Markus est nettement perceptible, lui qui s’enorgueillit souvent de ne jamais montrer ses sentiments. Elle se demande s’il a remarqué ou non sa présence, choisissant le silence comme moyen d’expression. Contrairement à lui, elle était présente lorsque les Veilleurs sont revenus et elle a vu le corps pâle d’Elvira. Plus que tout, elle a distingué le changement qui s’est produit chez l’ancienne guerrière, cette humanité qui a envahi son âme. Il n’est pas dur pour elle de conclure que la sœur d’Ilona est morte pour renaître mais ce n’est pas une chose qu’elle tient à annoncer elle-même au premier des Vampires.

La porte du bureau s’ouvre sur Segí dont les traits sont tirés par la fatigue. Même les Vampires ont commencé à ressentir l’effet du temps et du manque de sommeil, personne n’en échappe. La guérisseuse détaille longuement Elissa avant de s’avancer vers Markus, le saluant sur un ton pressé qui attire immédiatement l’attention de l’Aîné. Il relève les yeux vers elle, découvrant par la même occasion la présence de l’autre femme. Il soupire brièvement avant de les inviter toutes les deux à s’asseoir, sachant très bien qu’aucune de ses paroles n’aura d’effet sur Elissa. Il s’adresse toutefois à Segí, ayant besoin d’avoir des informations supplémentaires sur Elvira.

- Vous n’allez pas être très heureux, hésite la guérisseuse.
- Rien ne pourrait être pire que son absence, réplique Markus. Comment va-t-elle ?
- Elle est encore plongée dans le coma, son corps a beaucoup de mal à récupérer.
- Administrez-lui du sang, c’est ce que nous faisons dans cette situation à chaque fois. S’il le faut, je peux vous fournir le mien, sa régénération sera plus rapide.
- Il n’y aura pas de régénération, déclare Segí avec douceur. Elvira est humaine, nous supposons qu’elle a dû mourir.

L’incrédulité se peint sur le visage de l’Aîné alors que la phrase tourne en boucle dans son esprit. Après tout ce temps, elle a fini par perdre la vie, sans qu’il soit là pour l’aider et la guider dans leur monde. Il fronce les sourcils, comprenant qu’il devra être celui qui lui annoncera qu’elle peut redevenir l’une des leurs.

- Ce n’est pas tout, Markus, ajoute la guérisseuse après une courte hésitation. Elvira est enceinte.

C’est l’amertume qui vient prendre place dans les yeux du premier des Vampires. Parce qu’il n’est pas le père de l’enfant, parce qu’il n’a pas été à la hauteur depuis des siècles.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par irenea » 15 déc. 2017 - 22:54

Titre : Goût amer
Thème (écrit, image ou musique) : Amer
Fandom : HP
Nombre de mots : 480
Personnages : Albus Dumbledore
Rating : Tout public
- Moi, je ne tombe que sur de bons parfums, fanfaronne Albus devant ses camarades de dortoir.

Jamais, de toute sa vie – et onze ans, ce n'est pas rien – le jeune Albus Dumbledore n'est tombé sur une dragée qui ne lui ait pas plus. Il est bien tombé sur une dragée goût brocolis une fois, mais par chance il adore ça. D'ailleurs il tombe presque toujours sur des dragées sucrées – citron, chocolat et caramel sont ses préférés – quelques fois sur des confiseries goût bacon ou jambon. Mais ça reste rare !

Il relève donc le défi que ses camarades lui lancent : manger le plus de dragées qu'ils auront choisi pour lui sans faire de grimace.

- Génial, qu'il dit.

Et plus le jeu avance, plus il énumère les goûts : éclair, chocolat, myrtille, fraise, mûr et framboise, lait au miel et chewing-gum. Ses amis qui ne peuvent en piocher plus de trois sans tomber sur une dragée goût tripes ou chou de Bruxelles s'agacent et les sépare en deux pour les goûter.

Ils n'en reviennent pas. Albus est vraiment chanceux.



Albus a toujours un sac de dragées surprises sur lui, ce sont ses confiseries préférées, mais ses amis refusent désormais de le mettre au défi. Il est imbattable.

Alors il s'en vante. Non, non, goût chaussettes, il ne connaît pas. Chou de Bruxelles, et puis quoi encore ! Crotte de nez, très peu pour lui, il préfère les dragées surprises au citron.

Ses camarades s'ennuient de ses manières, mais Albus s'en fiche, il aime les dragées surprises de Bertie Crochue.

Il en pioche une au hasard dans son sachet et la met lentement dans sa bouche en narguant ses amis. Il la déguste, feignant le fin gourmet devant un plat de grand chef.

Mais ses lèvres s'affaissent, son sourire se fane et ses amis ricanent.

Il mâche, mâche et remâche cette dragée qu'il n'est pas sûre de pouvoir avaler. Il essaye de se reprendre, de garder la face. Il n'a pas envie qu'on se moque de lui. Ses amis ne sont pas dupes.

- Alors, Albus, bonne cette dragée ? lui lance l'un de ses camarades.
- Délicieuse, mentit-il, beurre de cacahuète ! mentit-il à nouveau.



Dans le dortoir des garçons de première année de Gryffondor, un élève demande :

- Albus, ça te dit un petit défi ?

Mais la dragée au vomi a laissé un goût amer dans la bouche du sorcier.

- Non, il répond. Je suis fatiguée.

Il se couche, vexé.



Depuis, Albus n'a plus mangé de dragées surprises de Bertie Crochue. Il aime toujours autant les confiseries, mais les bonbons au citron sont tout de même moins risqués.

Quand il voit la boîte bariolée sur la table de Harry, il tenterait bien, une dernière fois.

Il se laisse tenter.

Goût crotte de nez.

Tant pis, la chance lui est passée.
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AgatheK
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AgatheK » 15 déc. 2017 - 23:04

Titre : Une main tendue
Thème (écrit, image ou musique) : https://orig00.deviantart.net/e27f/f/20 ... 9aa597.jpg
Fandom : Texte original
Nombre de mots : 483
Personnages : /
Rating : Tout public
— Qu'est-ce que ceci, mademoiselle Chevalier ?

La voix du professeur claqua comme un fouet. Le silence tomba dans la salle de classe. Rose sentit le rouge lui monter aux joues.

— Une... une main, monsieur.

— Une main ? Non, mademoiselle Chevalier.

Il se redressa, le croquis entre les mains et l’exhiba aux yeux de toute la classe.

— Vous pouvez prétendre qu'il s'agit d'une plante morte. D'une araignée, à la limite. Mais certainement pas d'une main !

Chaque mot augmentait un peu plus la sensation d'étouffement que Rose ressentait. Autour d'elle, les visages des autres élèves restaient fermés. Tous avaient vécu au moins une fois la même humiliation. Tous comprenaient.

La sonnerie retentit. Le professeur jeta le croquis devant l'adolescente avec une moue de dédain.

— Une main, mademoiselle Chevalier, doit être vivante. Elle sera en chair, ou squelettique, ou souple, ou calleuse. Mais toujours vivante. Refaites-moi ce croquis pour la semaine prochaine.

****

Rose sentit une vive douleur entre les omoplates.

— Hey, la gouine, dégage de ma route.

Samira. Cette pimbêche se pavanait toujours dans les couloirs avec des airs de conquérante. Ce n'était qu'une garce prétentieuse, mais qui savait s'entourer des bonnes personnes. Rose savait que si elle tentait de lui tenir tête, elle courrait aux devants de graves problèmes. La dernière fois qu'elle avait essayé, Samira avait fait courir la rumeur qu'elle avait surpris Rose et une de ses camarade de classe en train de s'embrasser dans les toilettes.

— Aller, dégage ! Tu es sourde, en plus d'être débile ? insista Samira.

Elle s'avança à sa hauteur et lui donna un violent coup d'épaule. Rose perdit l'équilibre, se prit les pieds dans un sac qui trainait là et tomba en arrière contre le mur.

Des rires résonnèrent à travers tout le couloir. Le choc l'empêcha de répliquer, mais peu importe ; Samira était déjà loin. Trop pour qu'elle se lance à sa poursuite.

La honte laissa place à la colère et la colère laissa place à la tristesse. Décidément, toutes les forces de l'univers semblaient s'être unies pour l'humilier aujourd'hui.

Soudain, une main surgit devant elle. Une petite main, aux doigts un peu boudinés.

Rose leva les yeux. Ce n'était pas qu'une main. C'était une main tendue, une main secourable. Un geste bienveillant dans cet océan d’hostilités. Un baume apaisant.

Rose tendit sa propre main et la saisit.

****

— Mademoiselle Chevalier.

Rose sentit ses muscles se tendre. Le professeur d'arts-plastique rendait un par un les croquis qu'il avait notés et les commentait à haute voix.

La feuille tomba devant elle. En rouge sur le papier s'étalait un grand « 19/20 ».

La tension se relâcha dans les épaules de l'adolescente. Elle n'en revenait pas.

— Et bien, vous voyez... commenta l'enseignant. Il suffisait de quelques efforts.

Sur le papier, une main de petite taille aux doigts légèrement boudinés étirait ses doigts vers quiconque posait ses yeux sur le croquis, promesse silencieux d'un secours bienvenu.
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Anwa
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Anwa » 15 déc. 2017 - 23:06

Titre : Where did they aim for when they missed you heart ?
Thème (écrit, image ou musique) : https://orig00.deviantart.net/e27f/f/20 ... 9aa597.jpg
Fandom : SW
Nombre de mots : 618
Personnages : Obi-Wan, Ahsoka, Anakin, Ellara
Rating : -12

S'efforçant de guider le flot de réfugiés Twi'leks à travers le dédale rocheux qui jouxtait leur village, Anakin et Ahsoka tentaient de les mener au cratère où s'était posé la canonnière qui les avait déposé là en premier lieu. A l'arrière-garde, Obi-wan et Ellara couvraient tant bien que mal leur fuite, talonnés par plusieurs phalanges de droïdes.

— Anakin ! appela Obi-Wan dans son comlink. Les droïdes se rapprochent ! Nous ne tiendrons pas longtemps à se rythme, et les réfugiés ont encore ralenti. Il faut vite trouver une solution où ils nous auront à l'usure !
— Bien reçu, Maître, accusa ce dernier.
— Hey, Sky-Truc ! Il y a une grotte là -bas ! Nous pourrions nous y réfugier jusqu'à ce que les renforts arrivent !
— Non, Ahsoka ! Nous serions fait comme des rats, réfuta Anakin.
— Mais, Maître, plaida-t-elle, les villageois sont à bout de force ! Nous allons y passer de toute façon si nous nous entêtons !
— Très bien. Guide-les, je rejoins Obi-Wan et Ellara à l'arrière.
— Bien compris !

Puis, se retournant vers les réfugiés, elle lança :

— Allez, encore un petit effort, on y est presque !

Evitant de justesse un tir de blaster avant d'en renvoyer un autre qui alla désintégrer un droïde à sa droite, Obi-Wan avisa Anakin qui les rejoignit, couvrant son flanc gauche.

— Ah, te voilà, commenta-t-il. Comment on s'en sort ?
— Pas très bien, Maître, répondit Anakin qui avait dégainé son sabre et s'était joint à la bataille. Les réfugiés n'en peuvent plus, et ce dédale n'en finit pas. Impossible de rejoindre le vaisseau ! Ahsoka nous mène à une grotte d'où nous tiendrons notre position en attendant Rex et les renforts.

Obi-Wan se retint de lui faire remarquer la dangerosité de ce plan, se doutant qu'il devait être la seule option valable pour que son ancien apprenti ose seulement l'envisager.

Au terme de ce qui leur sembla une éternité, ils atteignirent enfin la fameuse grotte. Une fois l'ensemble de la population Twi'lek à l'abri, les trois Jedi entrèrent à reculons et s'apprêtaient à prendre position derrière les rochers qui bordaient l'entrée afin de tenir les droïdes à distance.
Avisant un droïde assassin contournant Obi-Wan pour le surprendre de côté, Ellara s'écria :

— Obi-Wan, attention !

Une seconde. Une seconde d'inattention et un tir de blaster dont la Force qui lui avait tourné le dos ne l'avait pas prévenue vint transpercer sa poitrine. La voyant tomber, Obi-Wan, se sentit recevoir un énorme coup de poing à l'estomac et s'exclama, paniqué :

— Anakin !

Avisant la situation, le jeune chevalier jura et, se plaçant au centre de l'ouverture, s'employa à les couvrir.
Obi-Wan tira le corps inanimé de la jeune femme à l'intérieur de la grotte, et chercha frénétiquement dans son paquetage une dose de bacta qu'il savait ne pas y être.

— Non, non, non ! marmonnait-il.

Ellara toussa, attirant son attention, tandis qu'une écume rouge se formait au coin de ses lèvres. Le poumon transpercé, elle ne pouvait émettre le moindre son, et sa main chercha celle d'Obi-Wan qui la prit et la serra, désespéré.
Mais alors qu'il sentait la vie s'échapper d'elle par la Force, il vit un halo sombre se former autour d'elle et l'énergie lui revenir, à mesure que la plaie se refermait.

Alors qu'il allait laisser la joie l'envahir devant pareil miracle, un cri résonna sur sa droite. Une mère Twi'lek, tenant son enfant dans ses bras, hurlant son incompréhension. Lorsque le regard d'Obi-Wan se posa sur l'enfant, il lâcha la main d'Ellara, et s'éloigna précipitamment de la jeune femme, horrifié.
A la place de l'enfant, une momie vide se tenait, comme si toute vie avait été aspirée hors de son corps.

Comme sur Zakel.
Now these points of data make a beautiful line, and we're out of beta ; we're releasing on time

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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Hortensea » 15 déc. 2017 - 23:09

Titre : Pas si semblable que cela.
Thème : écrit, à savoir "amer".
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 544
Personnages : Evander Rosier (OC), Severus Rogue.
Rating : /
Aujourd’hui c’était l’anniversaire de sa mère. Tout se passait bien jusqu’à ce que l’Oncle Lucius ne fasse remarquer combien il lui ressemblait.

Evander n’avait pas fini sa part de gâteau, la gorge nouée par la tristesse, la colère et la déception. Terré dans son silence, il avait fini par s’éclipser pour s’isoler dans le petit salon. Serait-il donc réduit toute sa vie à n’être qu’un vulgaire sosie, qu’une pâle copie ? Etait-ce grâce à cette ressemblance qu’il était l’enfant favori de sa mère ? A chaque fois qu’elle lui lançait un regard, ses yeux se teintait d’une douceur qui ne semblait réservée qu’à lui. Ou bien peut-être était-ce à lui, en fait.

« Il est vrai qu’il y a une certaine similitude physique entre vous, personne l’ayant connu ne pourrait le nier.

L’adolescent leva les yeux pour voir son Oncle Severus s’installer auprès de lui, une revue de potion à la main de laquelle il ne leva pas les yeux.

- Je sais, soupira Evander. Oncle Lucius ne manque pas de le répéter.

Sans doute était-ce les cheveux, songea l’adolescent en se saisissant négligemment d’une de ses mèches. Il ne lui avait cependant jamais traversé l’esprit l’idée de les couper. Il aimait sa longue chevelure ondulée qui avait beau être dédaignée par ses camarades masculins et jalousée par ses condisciples féminins. Il se plaisait à la nouer en cardigan lorsqu’il était à l’école, mais la laissait volontiers libre à la maison. S’il venait à les couper, lui ressemblerait-il moins ? Se sentirait-il pour autant mieux dans cette peau, qui était la sienne sans vraiment l’être ?

- Tu n’es pas lui. Tu n’es même pas comme lui, à dire vrai.

Les poings d’Evander se serrèrent, avant de cracher avec ferveur :

- Et comment était-il, alors ? Maman n’en parle jamais… Personne n’en parle jamais à part Lucius pour se pavaner de leur amitié !

La question était de savoir où était l’Oncle Lucius pendant qu’Evan Rosier se prenait un sortilège fatal dans le dos. Elle avait bon dos leurs amitiés d’une vie... Evander n’aimait pas Lucius. C’était quelqu’un de faux. Il ne comprenait pas pourquoi son frère, Emmerson, lui, l’adulait tant. Lucius n’était qu’un paon qui sentait la lâcheté et la fausseté à plusieurs kilomètres à la ronde. S’il s’écoutait, plus jamais il ne le côtoierait. Et puis, Evander n’était pas dupe, il voyait bien comment Lucius regardait sa mère, depuis quelques temps, et cela ne lui plaisait pas.

- Je ne faisais pas parti de ses intimes, expliqua l’adulte. Mais de ce que je m’en souviens, c’était quelqu’un d’assez hautain voire prétentieux. Il était d’un naturel intempérant et fougueux. Il était aussi vicieux que violent envers ses ennemis. En dehors de ta mère et d’une cousine, il n’avait que peu de considération pour la gente féminine. Il buvait à outrance et fréquentait les bordels plus que de raison.

Et tandis que l’Oncle Severus poursuivait son description - si peu flatteuse - de cet homme que sa mère avait pourtant tant admiré et qu’elle aimait tellement encore, Evander se sentait soulagé de ne pas se retrouver en ce portrait.

- Aucune raison d’être si amer, souligna l'adulte les yeux rivés sur son article. Donc cesse ce mélodramatisme, veux-tu ? On croirait entendre Drago. »
Dernière modification par Hortensea le 15 déc. 2017 - 23:17, modifié 2 fois.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Roxane-James1 » 15 déc. 2017 - 23:10

Titre : Regrets amers
Thème (écrit, image ou musique) : écrit
Fandom : HP
Nombre de mots : 572
Personnages : un OC/Regulus.B
Rating :TP
Il attrapa un verre crasseux qui était posé en équilibre sur le comptoir du bar miteux qu'il fréquentait depuis bientôt un mois en toute discrétion et porta le liquide ambré à ses lèvres. Il avala la boisson à l'exquis goût de poison et repoussa le verre le plus loin possible en esquissant une grimace dégoûtée.

— Encore, marmonna-t-il à l'adresse du barman.
— Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, jeune homme, répondit celui-ci en passant un torchon poussiéreux sur une assiette ébréchée qui n'avait visiblement pas séjourné en cuisine depuis des mois.
— Et alors ? Je me fiche bien de votre avis, j'en veux encore, répondit l'autre d'une voix empreinte d'amertume.

Le barman arqua un sourcil circonspect mais ne répondit rien. Il fit glisser une entière bouteille de cet affreux breuvage vers son client en secouant légèrement la tête, dépité.
Le jeune homme vêtu de noir but à même le goulot, fermant les yeux et crispant la mâchoire à chaque gorgée. Lorsqu'il eut fini le contenu de la bouteille, il s'accouda au bar et commença son récit d'une voix pâteuse. Ce ne fut pas sa voix qui aviva l'intérêt du barman. Non, plutôt les accents de vérité qui s'échappaient parfois de sa gorge, coincés entre les relents forts de l'alcool.

— J'ai tué une fille, voyez-vous, disait l'autre en gardant son regard rivé sur son verre vide.

A ces mots, le vieil homme sursauta et se pencha subitement vers son client pour lui soutirer plus d'informations.

— Pourquoi ? s'enquit-il d'une voix pressante.
— Oh… c'est toute la complexité de la chose, vous savez. En fait, ajouta l'inconnu d'un ton traînant, je ne l'aurais pas tuée si j'avais eu le choix.
— On a toujours le choix, déclara abruptement l'autre.
— Ou on croit l'avoir, ricana l'homme en noir.

Après une courte pause, il reprit sa narration.

— Je l'ai tuée à cause de son sang.

Le barman ouvrit de grands yeux, ébahi par cette déclaration pour le moins surprenante. C'était un drôle de motif…

— Vous ne pouvez pas comprendre, s'empressa de continuer le jeune homme en arquant un sourcil parfait. Vous êtes moldu.
— Je suis QUOI ?
— Laissez tomber. Je viens de vous dire que j'ai tué une fille. Pour son sang et parce que c'est ce qu'il voulait. Il voulait que j'arrête de la voir.
— Vous l'aimiez ?
— Je la regrette.
— Qui est "il" ?
— Cela n'a plus aucune importance, maintenant, rit le jeune homme. Il va mourir. Pas par ma main, ne faites pas cette tête. Quoique… en partie.
— Je ne comprends rien.
— C'est rien. J'ai juste envie… non. J'ai besoin de savoir. Est-ce que je suis un monstre ?

Le barman hésita quelques secondes avant de sonder l'expression du garçon qui lui faisait face. Il releva les yeux vers lui et cela arracha un choc à son cœur de vieil homme tendre. C'était un gamin, il le voyait dans ses yeux gris métallique. Un gamin qui avait commis l'irréparable pour un motif auquel il n'entendait rien. Mais un gamin quand même.

— Je suppose que non, si tu regrettes.

Le jeune homme se leva abruptement, planta résolument son regard dans celui du barman et déclara d'une voix acide :

— Les regrets, ça changera rien. Ils ne pourront jamais la ramener.

Et il disparut comme ça, dans une sorte de fumée noire qui embauma le vieil homme soudainement. Le gamin s'était évaporé sous ses yeux embués avec une dernière phrase aux intonations étrangement amères.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Catie » 15 déc. 2017 - 23:48

Titre : /
Thème (écrit, image ou musique) : Douze
Fandom : HP
Nombre de mots : 720
Personnages : Andromeda
Rating : /
Douze.

C’est le nombre de fois où elle lui a dit non.

Non, je ne peux pas partir. Je ne peux pas les laisser, tu le sais bien.

Quand elle disait « les », c’était surtout Cissy. Elle est incapable de tourner les talons et d’abandonner sa sœur. Sa cadette. Son aînée, ça fait longtemps qu’elle est morte à ses yeux.

Andy soupire face à son miroir.

Sa valise est ouverte sur son lit. A moitié remplie. Ou à moitié vide, elle ne sait pas trop.

Douze fois, elle a eu la force de lui dire non. Mais la treizième a été la fois de trop. Le mot lui a échappé. Et une fois que le oui était hors de ses lèvres, impossible de le reprendre. A moins de voir le visage heureux de Ted s’effriter de nouveau.

Peut-être qu’elle pourrait lui envoyer un hibou. Juste quelques mots sur un bout de parchemin. « Je ne peux pas ». Elle n’aurait pas à voir son regard déçu.

Sauf que c’est la solution d’une lâche. Et ce soir, elle a décidé d’être forte. L’idée est tentante, mais elle refuse de la mettre en application.

La jeune sorcière bouge très légèrement le poignet. La valise se referme en un bruit chuintant qui lui semble résonner bien trop fort dans le manoir silencieux.

C’est tout ce qu’elle emmènera. Le reste, elle peut bien le laisser ici. Ses belles robes, ses bijoux, son maquillage, elle n’en aura pas besoin. Elle n’a jamais été une personne matérielle. Et ce n’est pas ça qu’elle a tant de mal à abandonner.

Penser à Cissy, couchée dans la chambre à côté, lui serre la gorge et amène des larmes à ses yeux.

Elle sait que son oui a scellé leur relation à jamais. A l’instant où elle posera le pied hors de ce manoir, elle ne sera qu’un nom maudit, une sœur reniée, un portrait brûlé de plus sur la tapisserie de tante Wallburga.

Peut-être que Cissy la détestera. Peut-être pas. En tout cas, elles devront s’ignorer. Couper tout contact. Et ça lui déchire le cœur.

Mais elle ne peut pas rester. Elle ne peut plus faire semblant. Elle en est incapable. Ted est devenu bien trop important, bien trop vite, d’une manière bien trop inattendue. Impossible de redevenir la princesse Black froide et insensible maintenant qu’elle s’est ouverte à lui. C’est lui qui lui a ouvert les yeux sur elle-même. Ils méritent d’être heureux. Simplement pas heureux avec sa famille.

Elle les maudit, souvent. Lui pour être Né-Moldu. Eux pour être si fermés d’esprit. Elle pour être tombée amoureuse du mauvais homme. Tout aurait été plus simple si elle avait eu des sentiments pour Rabastan.

Prenant une profonde inspiration, Andy ferme les yeux et sans plus réfléchir, enfile son manteau. Elle enroule son écharpe vert et argent autour de son cou, le souffle court.

Malgré tout ce qu’on peut dire sur les défauts des serpents, elle a toujours été fière de sa maison. Tous les Serpentard ne sont pas mauvais. Elle le soutiendrait jusqu’à son dernier souffle. Elle s’est toujours fait un point d’honneur à porter ses couleurs. Jamais elle n’en aurait honte.

Sa valise à la main, elle est vêtue trop chaudement pour la saison. Mais elle est si glacée de l’intérieur que rien ne lui semble superflue.

Elle hésite un instant devant la porte de Cissy. Elle retient son souffle, écoute à travers le battant. Pas un bruit. Ni même le son de sa respiration endormie.

Elle pose sa main sur le bouton de la porte, prête à le tourner. A adresser un dernier au revoir à sa sœur. Puis elle se fige.

Douze fois. Il lui a demandé douze fois et douze fois elle a dit non.

Est-elle vraiment prête à entrer dans cette chambre et se laisser persuader de rester une treizième fois ?

Le visage de Ted s’impose à elle, et elle sait que non. Le cœur déchiré, la gorge serrée de sanglots, elle s’enfuit dans les escaliers sans un regard en arrière.

Aujourd’hui, Andy laisse une part d’elle-même derrière elle.

Et dans son lit, Cissy reste étendue, immobile, figée, les yeux fixés sur le plafond. Lorsqu’elle entend la porte d’entrée du manoir claquer, une larme roule sur sa joue blanche.

Elle aussi sait qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.
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AgatheK
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AgatheK » 15 déc. 2017 - 23:51

Titre : Douze frères et soeurs
Thème (écrit, image ou musique) : Douze
Fandom : /
Nombre de mots : 288
Personnages : /
Rating : tous publics
Les pas d'Anubis résonnait dans la vaste salle aux colonnes de marbre. Il s'arrêta. Devant lui, treize trônes se dressaient en arc de cercle. Le sien, il l'occupait déjà. Les douze autres étaient vides. Mais un jour, oui, un jour, ils seraient tous occupés.

Anubis baissa les yeux. Sur l'autel devant lui, douze coffres renfermaient douze œufs de pierre. Chacune des coquille était gravée d'un symbole différend, parfois simple, parfois complexe.

« Cache-les à travers le monde. Un jour ils donneront naissance à tes frères et à tes sœurs »

Tels avaient été les ordres prononcés par son père avant qu'il ne disparaisse. Depuis ce jour, Anubis vivait seul. Seul dans ce monde créé spécialement pour lui - et pour ses futurs frères et sœurs. Seul à accomplir la mission pour laquelle il avait vu le jour.

Anubis accueillait les âmes défuntes dans son palais. Il les jugeait. Les laissait passer dans l'Outre-monde si elles se révélait dignes de l'épreuve du Jugement. Les dévorait si elles échouaient. Telle était la mission que lui avait confié son père. Telle serait la mission de ses douze frères et sœurs.

Mais cela pourrait prendre du temps, il le savait. Des siècles, peut-être. Des millénaires, sans doute. En attendant, il continuerait à accomplir la tâche pour laquelle il avait été mis au monde sans faillir.

Annubis s'approcha du trône le plus proche. Sur la colonne de marbre, il grava les symboles du premier œuf. Puis il s'approcha du second trône, et grava les symboles du second œuf. Sur chaque colonne, il reproduisit ainsi fidèlement les motifs, s'appliquant à la tâche. Puis il referma les coffrets, et les emporta.

Un jour, cette pièce ne serait plus vide.

Un jour, il ne serait plus seul.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AliceJeanne » 15 déc. 2017 - 23:54

Titre : /
Thème : image
Fandom : LOTR
Nombre de mots : 506
Personnages : Legolas
Rating : /
Les pieds se balançant d’avant en arrière, le jeune prince de Mirkwood observait le ciel d’encre avec lassitude. Il était parti loin, trop loin de palais de son père pour oser y retourner immédiatement. Sans doute écoperait-il d’une punition moins sévère s’il ne réapparaissait que dans quelques heures, lorsque l’inquiétude aurait définitivement pris possession du cœur des ses bonnes. Une grosse larme s’écrasa sur la main de l’enfant Elfe, bientôt suivie d’une ribambelle de sœurs toutes plus salées et brulantes les unes que les autres. Une tristesse abrupte, une vive douleur et un profond vide avaient successivement envahi l’esprit de Legolas, broyant tous les futiles et minces espoirs du petit garçon sur leur passage.

Son père ne l’avait pas même regardé, lui, son fils. Thranduil n’avait pas posé une seule petite seconde ses yeux sur son fils unique. Legolas avait à présent l’habitude des larmes, des colères et de la sourde douleur qu’il pouvait lire en son père depuis le décès de la reine des Elfes, sa mère. A cette pensée l’enfant laissa s’échapper un bruyant sanglot. Cela faisait tout juste un an que le drame avait eu lieu, à peine six mois qu’il parvenait enfin à dormir sans faire de cauchemars, trois semaines qu’il mangeait à nouveau sans sourciller, deux jours que son père refusait de le voir. Legolas se sentait abandonné, horriblement seul en ce jour qu’était son anniversaire. Il aurait voulu, il avait espéré, que son père romprait son deuil pour passer du temps avec lui, même quelques minutes, juste le temps de lire une histoire à son fils de sept ans, juste quelques petits instants pour admirer ses progrès en tir, mais rien de tout ce que le petit garçon avait tant attendu avec ardeur ne s’était réalisé. Legolas s’était heurté au silence une fois de plus.

Alors il était parti, il avait couru entre les arbres, fauché les hautes herbes sur son passage, déversant tout son chagrin et sa haine juvéniles dans ses actes. Il ne s’était arrêté que lorsqu’une falaise l’avait empêché d’aller plus loin. Alors, dans un soubresaut il s’était assis, pleurant, avant de fixer le ciel, priant les Valars de lui donner la force qu’il ne pensait posséder.

Une vive lumière tira le jeune prince de ses songes douloureux, l’elfe releva la tête, ses cheveux blonds collés sur ses joues rougies et nimbées de larmes, ses yeux avaient observé l’herbe roussie à quelques mètres sous ses pieds avant de se poser sur la source étincelante qui faisait apparaître les couleurs ; un arbre. Un arbre tellement doré et lumineux que celui de Minas Tirith dont les Hommes se vantaient tant, n’était qu’une pâle branche sans grandeur, dont la splendeur n’égalait pas même une racine boueuse et noueuse de l’étrange végétal luminescent.

Legolas poussa un cri de rage, cette beauté l’écœurait, toute cette joie et cette chaleur n’étaient pour lui qu’une insulte à la peine qui irrémédiablement rongeait son cœur pur d’enfant, le faisant plonger chaque seconde un peu plus dans une sombre mélancolie, pourtant si propre aux adultes.
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BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
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Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par BellaCarlisle » 15 déc. 2017 - 23:55

Titre : Onze - Douze
Thème : Douze
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 527
Personnages : Loki
Rating : - 12
Onze.

C’est le nombre de cadavres qui l’entourent. Onze corps immobiles, figés dans des positions diverses.

Il ne ressent rien, ni peine ni regret. L’habitude ? Non, il n’est pas un meurtrier. Du moins, il ne l’était pas avant l’intervention de Thanos dans son esprit. Il ignore précisément ce que le géant violet lui a fait subir, son être tout entier refuse de s’en souvenir. Il sait seulement que quelque chose a changé et qu’il n’est plus le même.

Son regard parcourt les silhouettes, sans émotion. Il ne les connaît pas, il ne voit pas pourquoi il devrait être triste pour eux. Ce ne sont que de pathétiques humains, des êtres inférieurs destinés à mourir sitôt nés. À quoi bon leur faire croire qu’ils ont une possibilité de découvrir tant de choses, autant leur montrer la vérité en face dès le début. Ce sont des vermines, des esclaves, uniquement bons à assouvir des pulsions dégradantes entre eux.

Loki contemple son œuvre. Le sceptre brille encore dans sa main, son énergie luit avec force. Il n’a jamais été aussi fort que depuis que Thanos lui a offert cette relique. Il pourrait presque dire qu’il a là la puissance de l’Univers au creux de la main. Il n’a plus besoin de craindre pour sa propre magie, le sceptre obéit à toutes ses pensées. Ou alors peut-être est-ce lui qui obéit au sceptre ? Non ! Personne ne contrôle un Dieu, pas même un objet extra-terrestre.

Le fils de Laufey balaye les lieux du regard. Bien sûr, il y a les onze hommes au sol. Mais il y a autre chose, une femme recroquevillée sur elle-même. Elle tremble et pleure, ce qui lui tire une grimace de dégoût. Comment des êtres aussi abjects peuvent-ils peupler une terre qui aurait bien plus de valeur entre ses mains ? Les humains ne comprennent rien à la vie, ils gâchent le peu de temps qu’ils ont sans se soucier de faire le bien. Il ne prétend pas pouvoir amener la lumière sur Terre, ce n’est pas son but, mais le travail des Midgardiens n’est rien.

Le Dieu de la tromperie s’approche de la femme, assez près pour lui parler mais assez loin pour lui prouver sa supériorité. Il la détaille en silence, remarquant sans surprise qu’elle est banale, comme toutes les autres de son espèce. Peu importe son apparence physique, au final, puisqu’elle n’a rien à lui apporter hormis des larmes qui l’exaspèrent. Il déteste entendre ce gémissement plaintif qui sort de sa bouche et qui n’est qu’une preuve de faiblesse.

Dans un geste lent, le prince déchu sort un poignard. Il pourrait la détruire d’une pensée, grâce au sceptre, mais il veut sentir la vie s’en aller de son corps. Il fait un pas de plus pour s’accroupir devant elle. Quand elle relâche son attention, il frappe, aussi vif qu’un serpent. Le coup est rapide, la femme hoquette, respirant difficilement. Loki se relève en arborant une expression hautaine, laissant son arme tomber au sol alors que l’inconnue rend l’âme.

Douze.

C’est le nombre de cadavres qui l’entourent. Douze corps immobiles, figés dans des positions diverses.

Les premières vraies victimes de sa folie.
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Lyssa7
Pile éclectique
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Inscription : 02 nov. 2016 - 18:20

Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Lyssa7 » 15 déc. 2017 - 23:59

Titre : Désillusions
Thème (écrit ou image) : Image + écrit
Fandom : Original (Fantasy - SF)
Nombre de mots : 376
Personnages : /
Rating : Tout public
Ils n’étaient plus que douze à parcourir les Rivages de l’Oubli. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient plus aucune notion du temps. Ils pouvaient sentir le vent froid fouetter leurs joues rougies de froid et s’infiltrer sous les pulls épais, semblable à la caresse des morts ayant franchi les bois mille fois avant eux. L’air était pesant. Les odeurs, entêtantes et malsaines, se faisaient de plus en plus fortes. Les yeux rivés sur l’horizon se dessinant peu à peu, il n’était plus question de revenir en arrière. Personne ne parlait. Les voix s’étaient tues une à une. Parfois, l’écho de ceux tombés avant eux résonnaient dans le silence profond de la nuit de Theldess.

« L’Arbre de Feu ne devrait plus être loin maintenant » déclara Temitope dans un murmure.

Presque tous acquiescèrent sans même tourner la tête, entièrement consacré à cette seule réalité. L’espoir que la vision de cet arbre effacerait leurs plus sombres cauchemars et les fables les plus intimes de leur inconscience. Sur sa droite, Dushyant fut le seul du groupe à lui répondre par un haussement d’épaules. Un rictus affable se dessina sur son visage rongé par les tentacules de l’Ombre. Temitope se força à ne pas détourner les yeux et à lui adresser un sourire réconfortant alors qu’elle s’appuyait un peu plus sur la racine qui l’aidait à marcher, soutenant sa jambe blessée.

«  Et s’ils nous avaient menti ? finit par dire Dushyant en se penchant un peu plus vers elle.
– Les règles sont claires, répliqua-t-elle doucement en secouant la tête.
– Ce sont eux qui les façonnent ces règles. Ils nous ont menti lorsqu’ils nous ont dit que nous serions en sécurité et que Theldess n’était qu’une façon de s’immerger dans notre subconscient, de nous confronter à nos peurs les plus profondes. Ils nous ont menti, Temitope. On était vingt-quatre en venant ici, lui rappela-t-il en désignant les dix autres à quelques mètres devant eux. Combien on sera en arrivant à la Citadelle ? »

Elle esquissa une grimace, symbole de la douleur qui irradiait son corps et son esprit. Dushyant n’insista pas. Sans un mot, il passa son bras sous le sien et ils continuèrent leur route. Au bout du chemin, l’immense tour représentait la liberté.
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Lost Greenie
Elève de première année
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Inscription : 15 déc. 2017 - 22:56

Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par Lost Greenie » 16 déc. 2017 - 00:01

Titre :
Thème (écrit ou image) : Douze
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :
Personnages : Sirius
Rating : -16

Lorsqu'il avait vu que son ami avait disparu, ses mains s'étaient mises à trembler. Peter n'était pas chez lui. Il n'y avait aucune trace de fuite ou de combat et pourtant... Pourtant un mauvais pressentiment lui avait aussitôt noué la gorge. Il avait alors enfourché sa vieille moto volante, dans un état quasi second, et avait filé chez les Potter. Il avait tant espéré qu'il ne leur arrive rien, que leur plan fonctionnerait, qu'il se faisait un sang d'encre à tors. Mais en arrivant sur les lieux, toute once d'espoir s'était envolée. La maison était détruite, la porte gisait dans l'entrée et le sol était jonché de débris. Désespéré, il avait appelé les noms de ses amis, se précipitant dans chaque pièce. À la troisième porte, il s'était effondré. La vision qui s'était offerte à lui était bien trop dure, bien trop violente, et il n'avait pu en supporter d'avantage. Suffocant, il était sorti de la pièce ou gisaient les corps des jeunes parents. Ses mains tremblaient, il ne pouvait plus respirer. Soudain, le sortant de sa torpeur, un cri. Un cri d'enfant.

Il était sorti des ruines de la maison, Harry dans les bras, le visage strié de larmes, et avait parlé à Rubeus Hagrid. Il ne se souvenait plus vraiment bien de ce moment là, tant son esprit était embué par ce qu'il venait de vivre. Il ne savait plus non plus de la manière dont il avait compris. Compris que Queudver les avait trahi. Que c'était lui le double agent, et qu'il les avait livrés à Voldemort. Il se souvenait juste de s'être lancé à la poursuite du lâche qui avait prétendu être leur ami, la rage au ventre. S'en était suivi un court duel au moment où il l'avait enfin trouvé. Il le tenait presque. Mais Pettigrow avait reculé dans une rue emplie de moldus. Sans que Sirius ne puisse réagir, Peter avait hurlé qu'il n'était qu'un assassin, l'avait accusé de ses propres crimes et avait déclenché une explosion si puissante qu'il en avait tué les douze personnes présentes. La poussière lui avait alors permis de s'échapper, et lorsqu'elle s'était dissipée, les agents du Ministère étaient déjà là.

Il les voyait déjà, s'avançant vers lui, leurs baguettes pointées dans sa direction et criant des ordres à son intention. Il avait échoué. L'ordure qui les avait trahi s'était enfui et ce serait lui, Sirius, qui paierait pour ses crimes. Un sourire amer s'étira sur ses lèvres alors que sa propre baguette tombait au sol. Puis, de dégout, le sourire se transforma progressivement en rire. Cela avait commencé doucement, un rire silencieux lui secouant les épaules, à la manière de sanglots, puis il était allé crescendo, encore et encore, atteignant enfin les sommets de son désespoir.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 15 Décembre

Message par AliceJeanne » 16 déc. 2017 - 00:38

Titre : L'enfant trop (in)visible
Thème : Insolent
Fandom : /
Nombre de mots : 259
Personnages : un jeune garçon
Rating : -12
L’enfant trop (in)visible


Insolent,
Tel est le mot que les professeurs emploient le plus pour le décrire, lorsqu’il les fixe de ses yeux perçants, les mains sur les hanches, un air de défi étalé sur son visage rond. Il ne rend jamais ses devoirs, s’en moque éperdument, réplique avec adresse lorsqu’on lui demande de rendre des comptes. Il sait trouver les piques adaptées, frapper le point faible de chaque individu.

Perturbateur,
L’adjectif le plus cité dans son carnet de correspondance. Il monte sur sa table, lance sa trousse, bombarde sa voisine de boulettes de papier, rit à gorge déployée lorsque l’un de ses tours aboutit.

Mal élevé,
Ce que bon nombre d’adultes pensent de lui lorsqu’il répond froidement en se moquant de la lenteur de certains élèves, lorsqu’il cri des insultes dans les couloirs ou bien qu’il plie ses devoirs à rendre en huit.

Provocateur,
Ce que tout le monde croit qu’il est. Ce qu’il laisse paraître ignorant d’autres moyens d’être vu.

Colère,
Sentiment rongeant le plus son cœur. Gagnant du terrain chaque jour, chassant l’innocence au fur et à mesure.

Injustice,
Ce à quoi il hurle en silence, pourtant désireux d’être écouté et pouvant juste se contenter d’être entendu.

Larmes,
Ce qu’il s’efforce de retenir chaque jour un peu plus devant ses camarades depuis déjà bien trop longtemps.

Non,
Son crédo lorsque le psychologue lui demande s’il souhaite se confier tout en réajustant ses lunettes ovales d’un petit geste pincé.

Papa,
Ce mot qu’il n’aura jamais plus à prononcer.

Les apparences,
Ce qu’il veut à tout prix sauver.
Image

Verrouillé

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