[Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par BellaCarlisle » 02 déc. 2017 - 23:44

Titre : S’allier
Défi : défi scénaristique
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 502
Personnages : Elvira (OC), William
Rating : Tout public
L’éclat de rire de William assombrit l’expression d’Elvira alors qu’elle prend conscience de la difficulté de ce qui l’attend. S’allier à un Loup-Garou n’est déjà pas une bonne idée de base mais demander de l’aide au premier de son espèce n’est pas non plus ce qu’il y a de plus sensé. Pourtant, elle n’a pas le choix, pour le bien de sa famille, et elle refuse de laisser le fils d’Alexander réduire tous ses espoirs à néant. Elle n’a que peu d’estime pour lui et elle se serait tournée vers des personnes de confiance sur la situation s’était révélée moins compliquée.

- Je ne peux qu’imaginer l’effort que tu fais pour venir me voir, Elvira. Mais crois-tu sincèrement que je puisse accepter ? Il me semble que les Vampires ont assez de ressources pour combler tes attentes.
- Je n’ai pas fait le déplacement pour entendre ce ton ironique, William. Plusieurs des miens ont disparu et tu as un réseau d’informateurs assez étendu. Je suis là pour retrouver les membres de ma famille, et de la tienne par la même occasion.

Cette dernière phrase éveille l’intérêt du Loup-Garou qui l’invite à poursuivre. Elle lui explique alors que Marcus est porté absent, annonce qui déplait aussitôt à William. Son frère jumeau est l’une des rares personnes pour qui il pourrait tout sacrifier, particulièrement depuis qu’il l’a sorti de sa prison de fer. Savoir qu’il est une victime ne l’enchante pas mais il devine un peu mieux l’implication d’Elvira. Elle serait elle-aussi prête à tout pour le premier des Vampires et cette discussion entre eux en est la plus grande preuve. Jamais auparavant elle n’aurait pris la peine de perdre son précieux temps avec lui alors qu’elle lui reproche tant de choses. Si elle est là, face à lui, alors il a des raisons de se faire du souci pour son frère.

Soupirant, il invite la femme Vampire à le suivre dans une autre pièce. Elle reste méfiante, il le remarque à sa posture qui a tout d’un prédateur, mais il ne peut pas le lui reprocher. Lui-aussi se tiendrait de la sorte s’il se trouvait seul chez son ennemi. Il ne relève pas la froideur d’Elvira, la conduisant simplement dans une salle où de nombreux écrans télévisés diffusent les informations du monde entier. Ce n’est pas exactement ce qu’il désire lui montrer, ce n’est qu’un passage obligatoire vers leur véritable destination. William s’arrête devant une portion de mur et compose un code à six chiffres. Le mur coulisse et révèle un laboratoire où des expériences sont en train d’être menées. Face à la surprise de sa belle-sœur, le Loup-Garou sourit.

- Si tu tiens à rechercher Marcus et votre fille, il te faudra un petit coup de main.
- À une seule condition. Tu devras m’accompagner, peu importe que je sois armée ou non, peu importe le nombre de fioles de sang modifié que tu voudras me donner.
- Tu viens collaborer avec l’ennemi, maintenant, s’amuse William.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par AlwaysLS » 02 déc. 2017 - 23:54

Titre : Grand-mère
Défi Scénaristique ou Stylistique : Ecrire à la deuxième personne.
Fandom : HP
Nombre de mots : 468
Personnages : Lily Luna Potter/Lily Evans
Rating : tout public
« Bonjour grand-mère. Ça fait longtemps que je ne suis pas venue te voir, et j’en suis désolée. Vraiment. Je reviens de Poudlard. C’est les vacances de février. On prépare les A.S.P.I.C.S, mais j’ai réussi à convaincre le professeur McGonagall de me permettre de quitter Poudlard un peu plus tôt. Pour être ici, un 30 janvier, le jour de ton anniversaire, avec toi, grand-mère.
Enfin je ne sais pas si je peux t’appeler comme ça, hein…, puisque on ne se connait pas. Enfin pas vraiment. Personne ne peut me parler de toi. Et personne ne peut te parler de moi. Mais peut-être que toi, tu me regardes. Enfin je ne sais pas. C’est un peu idiot, non ? Je veux dire, s’il existait un ailleurs où tu serais, tu aurais sûrement autre chose à faire que de me regarder. Papa ne parle jamais de toi. Je pense que ça lui fait du mal. Mais à moi aussi. Parce qu’en définitive, je ne sais rien de toi. On est comme deux étrangères, l’une pour l’autre. Je sais juste que j’ai hérité de tes cheveux, de ton humour, de ton intelligence. C’est tout. Et franchement, c’est assez maigre. Porter un nom ne signifie rien. Mais dans mon cas, c’est une fierté., tu peux me croire. Donc, je suis là, j’ai apporté un bouquet de fleurs, avec des amarantes, des aloès, du genévrier, des glaïeuls, une iris et une fleur de Lys, comme d’habitude tu me diras. Mais bon. J’ai juste envie de parler, de te parler. Il y a tant de choses que j’ai ratées avec toi. Des choses qu’on aurait pu, qu’on aurait dû faire ensemble.
J’aurais voulu… apprendre à te connaître. J’aurais voulu savoir ce que je ressentirai si tu m’avais prise dans tes bras. J’aurais voulu connaître… ton odeur, ton… sourire, ta chaleur, tes… bras, ton humour... J’aurais voulu te voir autrement que sur des photographies. J’aurais… voulu que tu me fasses rire, toujours, que tu me consoles, parfois, que tu me disputes, rarement, que tu me rassures, souvent… J’aurais voulu que tu puisses m’aider… dans mon… travail, dans ma vie… amoureuse, aussi…
Je veux savoir si tu m’aurais aimée, si tu aurais été fière de moi. Je veux savoir ce qu’on aurait pu faire ensemble. J’aurais voulu que tu me vois telle que je suis maintenant, ce que je suis devenue en grandissant dans ton ombre. J’aurais voulu tellement de choses avec toi.
J’aurais aimé… ne pas avoir… à être là, en train de sangloter, la voix… trem… tremblotante au milieu d’un cimetière… à parler comme une imbécile, devant une pierre tombale enneigée…
J’aurais voulu entendre le son de ta voix, arrêter de me l’imaginer, de me la représenter, d’en rêver. Tu me manques tellement.
Quoiqu’il en soit, Grand-mère, je t’aime. Profondément. Et pour toujours. »
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Catie
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Catie » 02 déc. 2017 - 23:55

Titre : /
Défi Scénaristique ou Stylistique : Ecrire à la deuxième personne + Vous devez faire collaborer vos deux personnages principaux antagonistes
Fandom : Original
Nombre de mots : 526
Personnages : Une femme, un mari et sa maîtresse
Rating : Interdit moins de 16 ans
Tu as du sang sur les mains. Des trainées écarlates sur ta robe blanche. Ta lèvre inférieure tremble et tes yeux sont remplis de larmes. Le manche du couteau te brûle la paume. Tes doigts s’ouvrent presque malgré eux. La lame heurte le sol avec un bruit sec, qui résonne dans la pièce silencieuse.

Tes chaussures sont souillées de sang. La flaque rouge carmin imbibe le tapis. Tu sens des pleurs gonfler dans ta poitrine et tu te mets à sangloter comme une enfant.

Face à toi, une litanie de jurons que tu n’arrives pas à occulter.

Ton ennemie, ta rivale tant détestée, à qui tu t’es alliée l’espace de quelques instants. Pour une grossière erreur, ça te paraît évident à présent. Qu’est-ce que vous a pris ? Pourquoi t’es-tu laissé embarquer là-dedans ? Tu regrettes tant, mais tant…

— Qu’est-ce qu’on fait mais qu’est-ce qu’on fait ?

Le gémissement peine à pénétrer le brouillard qui t’entoure. Ton regard est fixé sur le visage d’effroi du cadavre à tes pieds. Sur la plaie béante qui ouvre son abdomen. Ses intestins déversés sur le sol. Tu as envie de vomir. A l’instant où cette pensée se forme, tu rends ton déjeuner sur le sol.

« C’est fichu » que tu te dis. On saura que c’est toi. Ils sauront. Comment est-ce que tu vas survivre à la vie en prison ? Cette simple idée te donne envie de te jeter par la fenêtre de cet appartement du sixième étage.

— Il l’a mérité, il l’a mérité.

Le halètement ne t’atteint pas plus que le gémissement.

Tu n’aurais jamais dû lui dire oui. Le jour où elle est venue te chercher chez toi, dans ton quotidien si normal qui a volé en éclats. Pour te dire qu’elle baisait ton mari, qu’elle ne savait pas que tu existais, qu’il te trompe depuis toutes ces années où tu te croyais heureuse. Qu’elle t’a proposé une vengeance et que tu as accepté sans même réfléchir. Parce qu’après, pourquoi ce bâtard mériterait-il de vivre ?

Sauf que maintenant que tu as agi, tu regrettes, tu pleures, tu vomis. Sur toi, sur lui, sur cette histoire immonde. Tu sais que rien ne sera plus jamais comme avant. Que tu as ruinée ta vie. D’un seul geste. D’un coup de couteau.

— C’est de ta faute.

Ça par contre, tu l’entends. Tu te redresses, tremblante de tous tes membres. La maîtresse de ton mari – ton ex-mari. Qui t’accuses d’un regard terrifié, qui est prête à te jeter aux loups. La haine reprend le dessous. Tu la détestes, tu la hais, tu l’exècres. Elle aussi tu as envie de la tuer.

C’est presque automatique. Ta main trouve le couteau. Ton bras décrit un arc de cercle. Une nouvelle giclée de sang. Elle s’étouffe, les mains sur sa gorge. Cette fois, tu ne ressens aucun dégoût. Juste de la satisfaction.

Elle s’effondre sur le sol en gargouillant des sons incompréhensibles et tu te sens plus forte. L’alliance n’a pas duré longtemps. C’est de la faute à cette pute si tout est fini. Tout, y compris toi-même.

C’est une évidence. Lorsque la lame s’enfonce dans ton ventre, c’est la libération.
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irenea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par irenea » 02 déc. 2017 - 23:57

Titre : La Potion
Défi Scénaristique ou Stylistique : Scénaristique
Fandom : HP
Nombre de mots : 282
Personnages : Ron Weasley, Gregory Goyle
Rating : Tout public
Une couche verdâtre se forma au-dessus du mélange à l'introduction des champignons. Ron loucha discrètement sur le chaudron de Hermione derrière lui qui prenait une douce couleur dorée. Il tourna trois fois la louche dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La potion se mit à mousser.

Il n'était décidément pas sur la bonne voie.

Il donna un coup de coude à son camarade qui visiblement plus intéressé par les lacets de ses chaussures que par leur travail.

– Tu pourrais au moins faire semblant, marmonna Ron.

Goyle haussa les épaules.

Ron grommela et retourna à son livre de potions et relut les consignes qu'il avait, pour une fois, suivie avec attention. D'ordinaire, il laissait Harry ou Hermione s'en charger. Il n'avait pas eu le choix, cette fois-ci, avec un partenaire comme Goyle.

Il avait pourtant exécuté judicieusement chaque tâche, fais bouillir l'eau, ajouté les herbes, touillé, ajouté d'autres herbes, touillé à nouveau, coupé les champignons, ajouté les champignons, touillé …

BOOM !

Un bruit, terrible, résonna dans tout le cachot. Un odeur de brûlé lui monta au nez et un souffle chaud balaya son visage. Le professeur Rogue qui jusqu'à présent n'avait fait que peu de cas de sa table s'était retourné vers eux. Il les fixait d'un regard mauvais.

Ce fut alors que Ron réalisa que non seulement l'explosion venait de son chaudron, mais qu'en plus un liquide malodorant lui coulé sur le long du visage. Il passa une main dans sa chevelure visqueuse.

Il se tourna vers Goyle, encore penché sur le chaudron, le visage recouvert d'une pellicule verdâtre et collante.

Peut-être, finalement, aurait-il dû laissé Goyle à ce qu'il savait faire de mieux : admirer ses chaussures.
Dernière modification par irenea le 03 déc. 2017 - 00:01, modifié 1 fois.
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"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Tagadda » 02 déc. 2017 - 23:58

Titre : Virée en forêt
Défi Scénaristique ou Stylistique : Ecrire à la deuxième personne et faire collaborer vos deux personnages principaux antagonistes.
Fandom : HP
Nombre de mots : 426
Personnages : /
Rating : Aucun
Vous cherchez désespérément un moyen de vous débarrasser du parasite qui ne veut pas vous lâcher parce qu’il a trop peur que vous l’abandonniez à son triste sort, chose qu’il mériterait amplement pour ce qu’il a tenté de vous faire, à savoir, vous faire croire qu’il avait vu votre chouette blessée voler en direction de la forêt interdite avant de la voir piquer vers le sol. Vous n’avez pas réfléchis plus longtemps et vous avez filé en direction de la forêt sans plus réfléchir. Vous avez tout de même eu la brillante idée de l’embarquer avec vous histoire de savoir où il l’avait vu tomber.

Bien évidemment, ce couard de Serpentard n’avait pas imaginé une seconde qu’il serait forcé de venir avec vous, il a bien tenté de protester mais, par vous ne savez quelle sorcellerie, il vous a suivi. Et voilà qu’il vient de vous avouer qu’il n’avait jamais vu votre chouette tomber au milieu des bois, qu’il voulait simplement vous attirer dans la forêt interdite avant d’appeler un professeur dans le but de le voir vous donner quelques heures de retenues. Et il vous avoue ça alors que cela fait à présent dix bonnes minutes que vous crapahutez dans les bois.

Une chance que vous ayez suivit le sentier, et que vous ne vous en soyez pas écarté. Vous regardez le garçon face à vous qui vous regarde avec des yeux de merlan fris. Vous avez envie de l’attacher à un arbre et de le livrer à son triste sort, mais vous finissez par renoncer. Dans ce cas, vous ne vaudriez pas mieux que lui.

Vous vous permettez tout de même une petite fantaisie, vous vous placez légèrement en retrait et vous cachez derrière le premier arbre suffisamment gros pour qu’on ne vous repère pas. Son cri de panique lorsqu’il se rend compte que vous n’êtes plus avec lui vaut bien toutes les punitions du monde.

Vous sortez de derrière votre tronc hilare, pendant que l’autre prend un air renfrogné et vexé. Vous lui emboitez finalement le pas et vous retrouvez bientôt à l’orée de la forêt. Avant de revenir au château, vous lui recommander de ne plus jamais recommencer, au risque de se voir attaché à un arbre au fin fond de la forêt jusqu’à la fin de ses jours.

Devant votre air menaçant il se sauve presque en courant, galopant aussi vite que ses courtes jambes le lui permettaient, sans pour autant promettre qu’il ne recommencerait pas. Un jour, vous finirez vraiment par vous débarrasser de lui d’une manière ou d’une autre…
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We fight together

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Haru Nonaka » 02 déc. 2017 - 23:59

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique :écrire a la deuxième personne.
Fandom :HP
Nombre de mots :395
Personnages : Hermione / Ron
Rating :- 16
« Mon très tendre,

Dans ton journal intime, qui pour ma gouverne est bien trop peu protégé, ton mot de passe est affreusement mal choisit, a moins que ce soit comme je le suppose une invitation discrète a ce que je m’y plonge pour lire les plaintes et les désirs que tu n’ose pas formuler a voix haute devant moi, malgré ces seize ans de vie commune. Et oui, en écrivant j’agite ces petites rides due a cette moue que tu trouve étrangement charmante. Bref, ce courrier est une réponse a cette invitation directe a ton jardin secret, quelques annotations et réaction au contenu de ton journal.

Bien entendu si tu me demande si j’ai jamais lu le contenu de ton petit livre bleu, je prétendrait que non, cela fait bien partie du jeu.

Tu pense bien que tu ne recevra jamais cette lettre. Si tu la trouve, ce seras probablement parceque je serait morte la première, et qu’une version de toi aux cheveux argentés, portant cette moustache et la barbe dont tu rêve que je ne serait plus la pour empêcher d’atteindre des proportions frisant le ridicule, sera passé au grenier pour trier mes affaires entassées au fils des ans dans des cartons au grenier. Je t’imagine bien, les larmes aux yeux, toujours trop sensible, en train de lire mes réponses a tes fantasmes, a tes peurs absurdes que tu étale parfois sur les pages claires quand je ne suis pas là. Peut être que le grenier ne sera plus celui de cette maison, qu’en pense tu? En tout cas tu ne trouvera jamais cette lettre avant que je la range dans le débarras, étant donné que je l’ai bien dissimulée dans un endroit auquel tu n’as pas accès, et dans lequel tu ne penserait pas a regarder.

Tu est sur de vouloir continuer a lire cette lettre? tu le regrettera peut être.

….

Attention, le prochain feuillet entre dans le vif du sujet, tu sais que je ne suis pas du genre a y aller par quatre chemin, tu pourrait le regretter.

….

RON WEASLEY, LE DOCTEUR T’A INTERDIT DE MANGER DES CONFISERIES APRES 6H DU SOIR, QUE FAIT TU A FOUILLER DANS LA BOITE A COOKIES DES ENFANTS? 
»

Dis Hermione, tu aurais pus éviter de choisir le vert comme teinture de marquage, pour le sortilège anti intrusion, non, je dois bosser demain?
Oh, non, certainement pas, ça jure si joliment avec tes cheveux mon cheri.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Roxane-James1 » 03 déc. 2017 - 00:32

Titre : Page 53 du Journal Intime d'Audrey Cornellis
Défi Scénaristique ou Stylistique : Les deux
Fandom :HP
Nombre de mots : 510
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating :TP
Journal Intime d'Audrey Cornellis — 2 décembre

J'aurais une chèvre. Oui, une chèvre ça me semble correct. Je marque soigneusement ma réflexion sur le carnet de brouillon posé devant moi avec un sourire satisfait. L'idée d'avoir une chèvre me met en joie. Bon, réfléchissons, Audrey… où te vois-tu dans le futur ?

Hum… Dans une maison à la campagne pour que ma chèvre s'épanouisse pleinement. Quoique. Une chèvre domestique en ville c'est chouette aussi ! Je pourrais la balader partout, la faire brouter dans un parc. Les enfants se précipiteraient pour la voir.

Bouuh, la mauvaise idée. Je déteste les enfants. Et puis je n'ai pas trop envie qu'on s'approche de MA chèvre.

Bon, nous réglerons cette question problématique plus tard. J'aperçois Percy Weasley qui se dirige vers moi, il a l'air furax pour ne pas changer. Sa cravate est encore mise de travers, ça lui donne un petit air désinvolte effroyablement sexy. Hum. Je n'ai jamais pensé ceci. Erreur de parcours. Et puis ça arrive à tout le monde.

*.*.*


Weasley m'a fermement engueulée. J'avoue être assez sidérée par son culot. Il ose dire que je suis une flemmarde de première ? MOI ? Non mais ça se voit qu'il ne traduit pas TOUS ses documents, lui. Il peut faire le malin tant qu'il veut, ce satané Weasley, je me vengerai. Valeurs d'ancienne Serpentard obligent.
Il faut tout de même reconnaître qu'il est plutôt mignon quand il s'énerve. Peut-être est-ce pour cela que je lui en fais voir de toutes les couleurs ? A méditer.

*.*.*


Weasley se prend vraiment pour le roi du monde, il m'enquiquine. Il ne veut pas répondre à mon sondage. C'est tout de même pas difficile de savoir si oui, ou non, je devrais habiter en ville plus tard ?! Quel abruti…

Weasley m'a sermonnée en me disant que je devrais réfléchir à des choses plus sérieuses. De toute manière, avec lui, pas moyen d'être drôle deux minutes. Enfilez votre costume et votre tête des mauvais jours, vous le contenterez au plus haut point !
Bref. Du coup j'ai décidé de songer à des choses plus sérieuse : devrais-je ou non me marier ? Et avec qui ?

*.*.*


J'ai entamé une liste de mes collègues de bureau. Ils sont classés en trois catégories : les beaux / les drôles / les intelligents. Le problème c'est qu'il n'y en a pas beaucoup qui rentrent dans les trois catégories.

Weasley a vu ma liste. Il m'a sermonnée pendant un long moment. Je crois que je lui ai coupé l'herbe sous le pied quand je lui ai répliqué qu'en fait, il était jaloux de voir que je pouvais imaginer mon avenir sans lui.

*.*.*


Weasley est venu me voir à la fin de la journée. Il s'est penché vers moi. Il sentait bon le chocolat et la cannelle. Il m'a dit que j'avais raison. Qu'il était jaloux à l'idée de me voir évoluer sans lui. Pour le coup, c'est lui qui m'a coupé le sifflet.

Nouvelle piste de réflexion : devrais-je m'appeler Audrey Cornellis-Weasley ? Ou Audrey Weasley tout court ?
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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Iphigenie Nasty
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Inscription : 04 oct. 2017 - 19:50

Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Iphigenie Nasty » 03 déc. 2017 - 00:38

Titre : Mmmhh... Ted et Lily ou comment un inceste juridique peut devenir mignon
Défi Scénaristique: Votre personnage imagine son futur dans vingt ans.
Fandom : HP
Nombre de mots : 465
Personnages : Lily Luna Potter et Ted Lupin
Rating : Tout Public
-Ted, il ne s'agit pas de toi ou de moi ou de ce que l'on peut éprouver l'un pour l'autre. Il s'agit de mes parents qui sont, soit dit en passant, aussi les tiens et ...
-Lily arrête avec ça ! Tes parents m'ont élevé mais nous n'avons pas le même sang, il n'a rien de dégoûtant ou de dérangeant dans notre amour.
-Tu sembles oublier nos dix années de différence ! On a grandit ensemble, j'ai passé ma vie a essayer de te voire comme mon frère.
Lily en avait marre de se débat stérile. Alors que James les avait découvert, Ted avait dut affronter le jugement critique de toute la réunion de noël Weasley/ Potter, mais tout ce qu'il voulait c'était convaincre Lily que ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre était viable et concret. Lily toute secouée par les derniers événements ne tenait pas en place et faisait les cent pas là où Ted l'avait emmené, ils avaient transplané quelque part dans une forêt de pins enneigée pour parler au calme, sans que James tente d'éttriper son aîné.
-A quoi cela servirait hein ? Tu crois vraiment que ton amour pour moi pourra durer ? Moi je t'aime depuis que j'ai sur prononcer ce mot mais je me suis habituée à garder ça enfouit. Mais toi ? N'est ce pas une ultime tentative de rébellion face à papa? Enfin, tu m'as appris à marcher, tu m'as donné le biberon...
Lily pensa même à un détail qui l'aurait fait mourir de rire si la situation n'avait pas été sérieuse...
-Je suis même sure que maman te faisait changer mes couches? Veux-tu donc m'affirmer que nous passerons notre vie ensemble? Que nous aurons des enfants. Qui leur expliquera dans 20 ans que les frères de papa sont aussi les frères de maman, que les parents de maman sont aussi ceux de papa. Pour nos amis on sera les Potter un peu incestueux sur les bords, mais qui s'aime sincèrement, et pour les autres on sera les gosses des Potter vraiment trop biza...
-Lily ! Ted arrêta la course de la jeune fille en saisissant ses mains, il relava son menton d'un geste tendre pour pouvoir mieux plonger son regard dans le sien et il poursuivit sa phrase:
-Dans 20 ans, je t'aimerai comme je t'aime aujourd'hui, dans 20 ans je n'aurai toujours pas renoncé à nous. Dans 20 ans nos enfants iront voire Harry et seront bien heureux, en l'entendant radoter ses histoires interminables, de n'avoir qu'un seul grand-père.
Cette image fit rire Lily, mais de petites larmes ruisselaient toujours sus ses joues. Les pouces de Ted suffirent à les sécher, et avant qu'elle ne puisse l'interrompre il conclut:
-Lily, tes parents m'ont adopté mais je n'ai pas de famille. Ma famille c'est toi.
"Or perhaps in Slytherin
You'll make your real friend,
Those cunning folk use any means
To achieve their ends"

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par AlwaysLS » 03 déc. 2017 - 00:40

Titre : « Happiness can be found even in the darkest times ifo ne remember to turn on the light » (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, Rowling)
Défi Scénaristique ou Stylistique : Vous ne pouvez utiliser aucun dialogue.
Fandom : HP
Nombre de mots : 330
Personnages : Neville
Rating : tout public

C’était Halloween. Et Merlin savait qu’il détestait cette fête. Il marchait seul dans les couloirs. Pas une âme qui vive. Que des fantômes : Mimi Geignarde avait quitté ses toilettes pour poursuivre les quelques élèves qui s’étaient risqués à trainer dans les couloirs. Ce qui était stupide puisque plus personne ne se baladait dans les couloirs de peur d’être sévèrement sanctionné. Le château avait perdu de son âme. Les rires ne fusaient plus. Tout était devenu morne à l’image du directeur actuel, même les professeurs étaient plus austères.
Tandis qu’il marchait dans les couloirs pour se diriger vers la Grande Salle, il se sentit de moins ne moins rassuré. Les couloirs étaient lugubres, les statues projetaient leurs ombres inquiétantes sur les murs et sur les sols. Il s’arrêta subitement. Il avait cru entendre un bruit. Son sang s’était glacé mais il se reprit. Après tout, il devait être courageux, affronter ses peurs. Il était un Gryffondor, par les bretelles de Merlin ! Et puis il leur devait bien ça. Il devait prouver qu’on pouvait se fier à lui, qu’il était prêt à prendre la relève, qu’on pourrait être fier de lui. Et surtout se montrer à lui-même qu’il pourrait affronter ses pires craintes. Quoiqu’il en soit, le 31 octobre, à vingt heures et trois minutes, il était seul dans un couloir du deuxième étage, et il avait peur, englouti dans les ténèbres des entrailles du château. Il était seul. Ses amis, ses meilleurs amis, très loin de lui. Tous les jours, il craignait de lire une mauvaise nouvelle dans la Gazette. Il avait peur pour sa famille, pour ses amis, pour lui.
Enfin, il arriva dans le Grand Hall.
Il se tint au milieu, devant la Grande Salle, qui projetait une lumière bienfaisante. Et là, il les vit. Neuville avait peur de ce qui allait se passer, mais Neville comprit une chose quand il vit Luna et Ginny attablées avec d’autres membres de l’A.D. : c’est qu’il n’était pas seul.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par BellaCarlisle » 03 déc. 2017 - 00:49

Titre : Dans vingt ans
Défi : défi scénaristique
Fandom : /
Nombre de mots : 413
Personnages : /
Rating : Tout public
Elle essaye d’imaginer ce que son avenir pourrait être. Dans vingt ans, elle en aura presque quarante, elle sera sûrement dans la vie active, à travailler avec un incroyable dynamisme.

Elle se voit sur une estrade, posant des questions à des élèves attentifs, écoutant leurs réponses en riant avec eux de leurs maladresses. Non, ce n’est pas Astérix qui a vaincu César, et non, Cornelius Fudge n’a pas été le premier ministre britannique ; ce ne sont que des personnages de livres, rien de plus. Et comme elle aura les bonnes références pour se faire comprendre de son auditoire, elle sera appréciée des plus jeunes et ils ressentiront l’envie d’assister à ses cours.

Elle se projette ailleurs, dans une librairie. Elle est assise derrière une table et observe la file de personnes qui prend place de l’autre côté. Elles ont toutes un exemplaire de son livre en main et sont là pour une dédicace. Elle discute avec tout le monde, laisse un petit mot sur la page qui précède le titre, parlant de la suite des aventures de son héroïne en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour ne rien révéler d’important. Son but est de conserver le suspense jusqu’au bout, pour mieux les surprendre lors de la dernière phrase.

Elle envisage une autre possibilité, derrière un microscope. Les cellules bougent sous l’objectif, elle règle la lumière pour avoir une meilleure vision. Des feuilles déjà remplies d’annotations sont posées juste à côté d’elle, certaines présentent des schémas de ce qu’elle a remarqué à l’intérieur des échantillons variés. Dans un geste machinal, elle bouge un peu la tête, replace une mèche de cheveux et se concentre. Si elle veut trouver la formule qui sauvera les patients, il lui faut être précise et prête à recommencer autant de fois qu’il sera nécessaire.

Son esprit l’emmène ailleurs, dans un bureau en ordre. Elle écoute l’homme éploré venu déverser toute sa peine suite à l’infidélité de sa femme. Il pleure puis il crie. Il crie puis pleure. C’est un cercle sans fin et elle doit avoir les bons mots pour lui redonner goût à la vie. Et le sortir de sa dépression.

Elle revient à l’instant présent et essuie les larmes qui coulent. À quoi bon songer à ce qu’elle fera dans l’avenir, les médecins ont été formels. Il ne lui reste que quelques petits mois. Et ces quelques mois ne sont pas vingt ans.
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Tagadda
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Tagadda » 03 déc. 2017 - 00:51

Titre : Quand je serais grande...
Défi Scénaristique ou Stylistique : Vous ne pouvez utiliser aucun dialogue, votre personnage imagine son futur dans vingt ans.
Fandom : HP
Nombre de mots : 294
Personnages : Lily Potter (Next-gen)
Rating : /
James a demandé à Albus ce qu’il ferait dans 20 ans. 20 ans, c’est loin moi je trouve, ça fait beaucoup 20 ans. Dans 20 ans je sais pas quel âge j’aurais, mais ça fait plus que mes doigts. Mais moi je sais que quand je serais grande, je me marierais avec Teddy. Parce que Teddy c’est le plus gentil et le plus drôle, il fait toujours des têtes bizarres et moi ça me fait trop rire.

La dernière fois, j’ai tellement rigolée que je suis tombée de la chaise mais je me suis même pas fait mal. Et aussi quand même il est beau Teddy. Papa il dit que Teddy il ressemble à son papa et à sa maman, mais comme je les connais pas, je sais pas si c’est vrai.

Si James me demande à moi ce que je veux faire dans 20 ans, je lui dirais que je veux me marier avec Teddy et rigoler avec lui tous les jours. Et je lui donnerais des bonbons à manger, parce que papa il a dit que Teddy il mangeait beaucoup de bonbons, alors ça veut dire que c’est ce qu’il préfère. Et moi aussi, alors on en mangera tous les deux. Et maman elle pourra pas dire qu’on n’a pas le droit parce que je serais grande et que les grands on leur dit plus jamais rien.

J’ai dit à James que je voulais me marier avec Teddy, il a été lui dire et ils ont rigolés tous les deux. Je les déteste. En fait Teddy, il est pas si gentil. Albus est venu me faire un câlin parce que j’étais triste. Il est gentil Albus lui. Quand je serais grande, je vais me marier avec Albus et tant pis pour Teddy.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Haru Nonaka » 03 déc. 2017 - 00:54

Titre : Buée
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (pas de dialogues)
Fandom :HP
Nombre de mots :414
Personnages : Mina (OC)
Rating :aucun.

Le vent hurle, prend d’assaut la tour, fait vibrer le verre de la large fenêtre au verre bleuté. Mina, assise sur le rebord, les bras ballant, a posé son front contre la vitre froide, les yeux écarquillés. Elle laisse son regard se perdre sur les arbres tendus et mouvant, sur la surface miroitante et agitée du lac sombre, des moutons d’écumes blanche surgissent a sa surface, en fuite en direction de la forêt interdite, elle pense a la mer, elle pense a son passé, son enfance, qui aurait pus être son futur aussi.

Elle songe qu’elle pourrait tenter de rester, continuer à vieillir avant même d’être née, au même rythme que ceux qui font a présent partie de sa vie. Elle partirait loin, entrainerait Severus avec elle, lui dirait tout un jours si c’était nécessaire, si il replongeait vers ses démons, quitte a passer des années de solitudes et de battaille, elle l’arracherait a ce destin cruel qui l’attend et qu’elle vient a peine de découvrir de la bouche d’Hermione.

Mais non, elle ne peut pas abandonner ce retour qu’elle a tant espéré, qu’elles ont attendues. Parcequ’elles sont étrangères, de passages, naufragées, et qu’il est temps de lever l’ancre.

Et puis y a le plan, il y a cette chance infime et impossible a refuser. Il y a l’équilibre trop précieux du temps et de cette réalité dont elles font partie.

Car elles vont tricher et pour cela elles doivent respecter les règles du jeu autant que possible. D’ici quelques jours, elles quitterons le château, mettront en place la disparitions de ces alias qui ne sont plus tant des personnages a présent. Elles couvriront leurs traces, disparaitraient pour de bon, rejoindraient pour les autres en premier le retour a la poussière.

D’ici moins d’une semaine Mina devrait faire se adieux silencieux à des personnes bien réelles mais condamnées a redevenir des étrangers. Mais il faudrait aussi renoncer a ces projections dans son esprit, à ces images fantasmées et vécus, a ces moments effacé, au sentiments, pour espérer réussir. La vitre froide et son front brulant, sa gorge sèche et ce sentiment de vide a la place de la victoire et la joie attendue. Elle se redresse, souffle sur le verre, puis trace un mots dans la buée, qui disparait rapidement sous ses yeux. Traces éphémères, promesse brisées, elle avait conscience que cela l’attendrait. Alors elle se lève, redresse la tète, efface ses larmes, remet son masque, et prend le chemin de la salle commune.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Roxane-James1 » 03 déc. 2017 - 01:41

Titre : Page 65 du Journal d'Audrey Cornellis
Défi Scénaristique ou Stylistique : scénaristique
Fandom :HP
Nombre de mots : 616
Personnages : Audrey Cornellis / Percy Weasley
Rating : TP
Journal d'Audrey Cornellis - 3 avril

Je me suis incrustée chez les Weasley, au Terrier, sous prétexte de devoir rendre un travail urgent à mon chef légèrement monomaniaque du travail. J'y ai fait des découvertes intéressantes. Le monomaniaque en question étant sous la douche, j'ai pu papoter avec quelques membres de sa famille.
Sa mère, Molly Weasley, m'a bien fait rire. Elle m'a montré des photos de son fils quand il était bébé. J'avoue que j'ai rougi en découvrant un Percy Weasley en petite tenue quand il avait trois ans. Encore plus quand j'ai vu une photo de ce même Percy Weasley nu comme un ver, s'amusant avec ses frères et sa sœur dans le jardin quand il en avait douze. Cette vision a provoqué d'étranges nausées chez moi. Cauchemar en prévision.

J'aime beaucoup Mrs Weasley. Elle a des joues roses qui témoignent de sa bonne humeur et des yeux qui pétillent de malice. Je suis en train de m'interroger sur les liens de parenté qu'elle entretient avec son fils. Percy ne peut pas être l'enfant d'une femme aussi adorable, si ? Alors qu'il est plus rasoir qu'un rasoir lui-même ?

Note à moi-même : découvrir pourquoi les moldus disent d'une personne ennuyante qu'elle est "rasoir".

Il y a la fameuse Tante Murielle qui a débarqué au salon alors que je m'apprêtais à monter voir Percy. Vu le temps qu'il a mis sous la douche, je parierais qu'il n'est pas que maniaque du travail. Tante Murielle est en fait la Grande Tante de Percy. Je n'aime pas cette femme et elle non plus.
Elle a l'air d'une vieille peau desséchée au soleil. La première chose qu'elle m'a dite en me voyant : "tu ressembles à un cornichon dans cette robe". Légèrement vexant. Cette robe est, certes, verte, mais je n'ai pas la prétention de ressembler à un cornichon. Ce serait trop d'honneurs.

Heureusement, Mrs Weasley m'a épargnée sa charmante compagnie avec un clin d'œil. Elle m'a confiée la garde de la petite Roxanne Weasley, la fille de George Weasley. L'Homme-qui-n'avait-qu'une-oreille. L'homme à l'humour le plus douteux que je connaisse également. Je vais souvent m'approvisionner dans sa boutique pour faire des farces à mon Chef. Pardon, à Percy.

Roxanne n'a pas la langue dans sa poche, je l'aime bien. C'est une enfant intelligente qui sait ce qu'elle veut. Elle m'a avouée être fan de motocyclette et projette de tourner des films du style "James Bond" ou "La Nuit au Musée'' chez les Moldus. Ce sont les seuls films qu'elle a vu, avec sa tante Hermione. Ce que c'est beau les rêves quand on a huit ans !

Je lui ai confié à mon tour que, quand j'étais petite, je souhaitais être astronaute pour voir si les veauxdelune existaient sur la Lune également. Et pour frimer un peu, je l'avoue. Après, j'ai voulu être chef de restauration, bibliothécaire dans la Bodleian Library, coiffeuse chez Tiff'Magic, joueuse de Quidditch professionnelle et créatrice de mots-croisés parce que ça aide 90% de la population à se détendre durant le temps de transport quotidien.
Finalement, je suis la secrétaire-traductrice de Percy Weasley. C'est moins classe. Percy Weasley, je veux dire. J'aime mon métier.

Bref. Percy a choisi le moment où nous évoquions, Roxanne et moi, nos délires mégalomanes pour descendre. Il m'a regardée. Je l'ai regardé.
Il m'a dit "qu'est-ce que vous fichez ici, Cornellis ?"

Et la seule chose que j'ai trouvé à dire fut : "vous étiez vraiment adorable, quand vous aviez trois ans."

Et Roxanne de renchérir que plus tard, elle voudrait me ressembler même si je ne savais vraiment pas jouer la comédie parce que ça se voyait bien que je ne pensais pas un mot de ce que j'avais dit.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par BellaCarlisle » 03 déc. 2017 - 01:48

Titre : Neige
Défi : défi stylistique
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 420
Personnages : Cathy (OC), Percival Graves
Rating : Tout public
La première chose que Cathy voit en arrivant au MACUSA est l’épaisse neige qui parsème le sol. Il est vrai que dehors, l’hiver est bien présent, mais la quantité de flocons à l’intérieur n’est absolument pas normale. Elle prend quelques minutes pour observer ses collègues en pleine effervescence, entendant les grognements irrités de ceux qui considèrent que leur lieu de travail ne devrait pas se retrouver dans un tel état, même à quelques jours de Noël. Elle retient un rire et traverse les locaux, passant par un petit chemin dégagé. Elle n’est pas gênée par ce nouveau décor, une ambiance hivernale ne lui déplaît pas et la neige ne semble pas être dangereuse, hormis le fait qu’il y en a vraiment partout.

Croyant s’en débarrasser en entrant dans les couloirs du niveau réservé aux Aurors, la rousse s’étonne de constater que la fameuse couche de neige est encore plus haute que dans l’entrée du MACUSA. Ses sourcils se froncent tandis qu’elle parvient difficilement à rejoindre son bureau. Étrangement, la porte est bloquée et il lui faut un bon sortilège de déverrouillage pour pouvoir l’ouvrir. Un vent glacial s’engouffre et la frappe de plein fouet, lui tirant un grognement désapprobateur. Non seulement la pièce n’est pas vide mais en plus, la perturbation climatique trouve son origine devant sa fenêtre. Son bureau n’est plus qu’un vaste espace blanc et froid au centre duquel se tient Percival. L’apercevant enfin, il la salue d’un hochement de tête, les lèvres bleuies par la température basse.

- Tu comptais refaire ma décoration ?
- La Présidente craignait que ce courrier soit piégé, mon sortilège de détection a activé et amplifié ta surprise. Il ne s’agissait que de ton cousin.
- Et tu n’as pas encore réussi à faire disparaître tout ceci ? s’amuse Cathy.
- Dès que j’essaye, il se met à neiger plus fort.

La rouquine sourit une nouvelle fois, sortant sa baguette. En un seul sortilège, le tour est joué, il n’y a plus rien. Elle suppose que son cousin, très doué pour tisser des sorts, a dû tout faire pour qu’elle seule soit capable de mettre un terme à la chute de neige. Percival soupire de soulagement alors que la jeune femme comble la distance entre eux, époussetant ses vêtements remplis de flocons.

- J’espère que tu n’as pas attrapé froid, ce serait dommage que notre meilleur Auror tombe malade.

Il distingue nettement l’humour dans les paroles de sa collègue mais il ne rétorque rien, se contentant d’effleurer ses lèvres d’un léger baiser.
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Api
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Api » 03 déc. 2017 - 01:51

Titre : Sans titre
Défi Scénaristique ou Stylistique : Defi Scénaristique, faire intervenir trois générations.
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 548
Personnages : /
Rating : - 12
Aujourd’hui c’est le mémorial.

Je le regarde. Il est assis dans une petite pièce sombre. Derrière les vitres, des os, des centaines. Il fait tourner un collier de perles entre ses longs doigts fins.

Je me demande à quoi il peut penser, ce qu’il voit derrière le os. J’avais entendu une bribe, une porte ouverte par laquelle il fallait se faufiler pour tenter de comprendre. Il m’avait dit que son père était mort vingt-deux ans auparavant. Rien de plus.

Puis c’est sa mère qui nous avait dit qu’elle devait se rendre à une cérémonie organisée pour les veuves du Génocide. Je ne sais pas si le mot mérite la majuscule que je lui ai donnée. Ce mot si dur à attraper pour moi, nous. Les muzungus, les blancs.

J’ai le cœur bloqué d’avoir vu les centaines de photos collées les unes sur les autres, trop à l’étroit dans une des pièces. Appuyée sur une rembarde, je vois son ombre assise, qui se découpe sur la lumière tamisée qui éclaire les os. Comme si trop d’éclairage risquait de réveiller les morts. Je me demande a quoi il pense. El le collier qui serpente toujours entre ses doigts.

Du coin de l’œil j’aperçois la silhouette de Flora qui approche, l’air grave, les yeux pleins des textes expliquant le carnage. Emplis des photos de massacres et de victimes. Qu’est-ce qu’on en comprend vraiment ?

Mon regard le cherche à nouveau mais une autre silhouette, voutée, l’a rejoint sur le banc. Leurs deux ombres se confondent par instants. Mais a d’autre moment, leurs mains semblent danser au rythme des chuchotis qui me parviennent. Le collier glisse quelques secondes dans les mains tremblantes du vieillard qui cale doucement sa tête contre le mur derrière lui. Recueillement, tristesse ou fatigue, il ne garde pas les perles très longtemps et se lève. Tends la main et une autre plus fine, la prend.

C’est une jeune fille, toute jeune. Cachée dans l’ombre. Trop jeune pour avoir vécu le génocide, pas assez jeune pour ne pas en sentir l’empreinte. Qui le pourrait ? Elle soutien le plus vieux et tous deux sortent de l’ombre et passent devant moi. Je les trouve beaux, comme tous les rwandais que j’ai vu depuis mon arrivée. Gracieux, elle par la rondeur de ses joues et la souplesse de son corps. Lui avec ses dizaines de rides qui sont autant d’histoires que je ne saurais jamais.

Tout comme je ne saurais jamais ce qu’il s’est passé dans cet alcôve, face à ces os. Ce qui s’est dit, ce qui a transpiré. La fillette pas encore femme, l’homme de vingt-sept ans et le vieillard sans âge. Les massacres ont concerné toutes les générations, le devoir de mémoire aussi.

Il est toujours assis et j’ai tout à coup l’impression d’être indiscrète, voyeuse presque. Ou peut-être que l’écrasement dans ma poitrine se fait plus fort. Continuer la visite avec les autres, attendre la suite. La suite c’est la reconstruction. L’incroyable courage des survivants, des bourreaux, des suivants.

Il ne parlera pas, pas vraiment. Mais sur le chemin qui nous mène à l’aéroport, le chemin qui nous ramène en France, je sens le contact des perles contre ma paume.

Aujourd’hui encore, je regarde ce collier de perles, et je me demande toujours ce qu’il veut dire.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Eejil9 » 03 déc. 2017 - 01:56

Titre : Loin du froid de décembre
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défi stylistique, Vous ne pouvez utiliser que cinq des sept conjonction de coordination : (mais, et, ni, car).
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 1029
Personnages : Jane
Rating : Tout public
Il est des moments où le froid est tellement intense que l’air paraît presque solide. Chaque particule se change en minuscule cristal de glace qui bouche la vue d’une brume cristalline. Ces moments sont encore plus beaux lorsque la nuit noire obscurcit le paysage. L’haleine projette alors sa vapeur dans l’ombre et la fait briller.
C’était sans doute le temps que Jane avait préféré, un temps. Ce drôle d’écho qui résonnait en elle et qui la faisait se sentir vivantes. Le froid ne la piquait pas comme quand elle était enfant, mais elle ressentait un semblant de morsure. Et la beauté, elle, lui touchait l’âme. C’était peut-être ça, après tout, qui avait perdu Jane. Contrairement aux autres humains, elle n’avait jamais véritablement cessé de ressentir. Elle avait toujours eu besoin de s’ouvrir au monde, même lorsque l’immortalité avait permis à son corps de se suffire à lui-même.
C’était le mois de décembre qu’elle avait toujours préféré. Elle avait l’impression qu’il résonnait en elle. Elle se rappelait, sans doute, la magie d’une enfance longtemps oubliée. L’hiver, Noël, les présents que ses parents glissaient sous un sapin…
Avec l’immortalité nouvelle, Noël avait perdu toute sa magie. Il y avait toujours une fête, des repas toujours plus élaborés, des décorations, des présents… Mais sans enfant à gâter et sans religion à honorer, sans tradition à transmettre, il ne restait plus dans cette fête que le plaisir d’acheter et de vendre.
Seulement, Jane se souvenait, parfois. Elle se souvenait de la chaleur du feu dans la cheminée – interdites depuis bien longtemps, le bois devait servir à des constructions plus utiles. Elle se rappelait également les sucreries, qui étaient délicieuses parce qu’elles étaient rares. À l’heure actuelle, la ma-ré pouvait synthétiser à peu près tout, et l’originalité des recettes perdait le goût de l’habitude ponctuelle pour prendre celui de la fantaisie absconse.
Jane soupira.
Il avait été un temps où le mois de décembre et son air cristallin la faisaient se sentir vivante. Il avait été un temps où elle s’était réjouie de fêter Noël, en se souvenant d’un Noël qui avait encore du sens. Elle avait boudé les recettes originales des grands chefs pour se déguster de la dinde ou du foie gras synthétiques.
Mais désormais elle aurait bien pu manger n’importe quoi.

Et surtout, elle maudissait ces cristaux de glace qui se formaient dans l’air. Elle maudissait ces températures qui transformaient son haleine en vapeur. Elle maudissait la faim, elle maudissait le froid qui morcelait sa peau.
Si elle avait su, quelques années auparavant, que sa peau allait vieillir, se craqueler, saigner. Saigner.
Si elle avait su, toute cette douleur…
Entre ses rhumatismes que l’humidité réveillaient, ces petites plaies que la vie dure qu’elle menait formaient partout, les contusions, les bleus, les gerçures, les maladies… Jane avait plus souffert en une poignée d’années qu’elle ne l’avait fait dans les cinquante qui avaient précédé.
Et le froid était sans doute la plus insupportable des douleurs.

Cette nuit-là était plus froide que toutes les autres. Sous le pont où elle avait élu domicile, Jane se recroquevillait tant bien que mal dans les vieilles couvertures qu’elle était parvenue à sauver. Elle avait tenté de rassembler des déchets et d’y faire du feu avec un vieux bri-feu qu’on lui avait donné – il servait essentiellement aux junkies, il n’y avait aucune occasion de faire du feu dans sa société. Les bougies étaient toutes à ampoule LED et les feux de cheminée était interdits. Mais le plastique brûlait mal, et les morceaux de carton qui, au départ, avaient pris, ne tardèrent pas à se consumer.
Le froid, lui, était resté, plus perçant que jamais. Si le feu s’était éteint, l’hiver, lui, continuait à consumer Jane.

Elle n’avait plus rien, ni personne. Elle aurait bien voulu trouver un ami chez qui se réfugier. Elle savait que certains désimmortels, comme elle, avaient bâti des cabanes, s’étaient installés dans les déserts et les forêts. Ils cultivaient leur nourriture, en déménageant quand les gouvernements venaient les déloger.
Pourquoi n’avait-elle pas rejoint l’une de ces communautés ? Pourquoi avait-elle persisté à vivre sous le même pont depuis des années, à se nourrir de déchets ? Elle se consumait, peu à peu.
Le froid la glaçait, lui donnant une conscience exacerbée de son propre corps.

Elle n’avait jamais pensé, même enfant, même avant de connaître la saveur de l’immortalité, que le froid pouvait faire aussi mal. Il pouvait être désagréable, il pouvait être fatigant, mais il restait toujours assez de vêtements, et la possibilité de rentrer au chaud… Non, Jane n’avait jamais remarqué que le froid blessait, et que l’expression « froid mordant » n’était pas tout à fait une métaphore.
Désormais, elle sentait chaque parcelle de sa peau brûler – ô, paradoxe ! – et souffrait trop pour regarder l’air et se demander si cette nuit de décembre le faisait briller.

Peu à peu, pourtant, elle sentit un engourdissement bienfaisant. Les pieds, d’abord. Puis les doigts. Jane avait eu tellement mal, elle ne parvenait plus à s’inquiéter de cette disparition progressive des sensations. Tout valait mieux que la morsure. Elle était vieille. Elle n’aurait pas dû l’être, certes, mais elle était vieille. Un peu de repos dans toute cette douleur serait uniquement un soulagement.
L’engourdissement gagna ses jambes et ses bras.
Par un espace au bout du pont, Jane parvenait à discerner le ciel. Les lumières de la ville le teintaient de rose. Dommage… Elle aurait bien aimé, encore une fois, regarder les étoiles.
Faute d’étoiles, cependant, elle fixa son attention déclinante sur les cristaux qui luisaient dans l’air, et sur son haleine humide toujours plus faible.
L’engourdissement gagnait ses hanches et ses épaules.
Jane était si fatiguée… Elle avait presque l’impression de ne plus être qu’un regard, un regard prêt à fondre avec le monde, ce monde qui lui avait tant donné et tant repris. Elle était heureuse, car l’air brillait et qu’elle avait cessé d’avoir mal. Elle sentit, toutefois, un dernier pincement dans son cœur fatigué.
Un pincement en forme de souvenir, souvenir d’un confort qu’elle n’avait pas besoin de chercher dans l’assoupissement offert par le froid.
Souvenir vite envolé. Jane n’avait plus le temps de se souvenir.
L’engourdissement avait gagné son cœur.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Haru Nonaka » 03 déc. 2017 - 01:59

Titre : Samedi soir, la neige
Défi Scénaristique ou Stylistique :Vous devez faire intervenir trois générations de personnages.
Fandom :HP
Nombre de mots :
Personnages :Hannah/ Neville/ Ginny/Augusta/James/ Rose.
Rating : aucun
Hannah était surchargée par la gestion du Chaudron Baveur en ce samedi soir de décembre. Elle qui avait espéré pouvoir profiter d’une soirée de congé sinon tranquille, au moins divertissante et agréable avec Neville et leurs deux filles ainsi la joyeuse smala qui s’était incrustée pour le week end dans la maison d'Augusta Londubat, a savoir Ginny et son ainé ainsi que sa toute petite cousine Rose que la plus jeune des Weasley gardait pour le week end afin de permettre a ses parents de profiter d’une bonne nuit de sommeil. La vielle femme semblait ravie de préparer les fêtes de fin d’année chez elle, dans cette maison qui avait trop longtemps été trop grande, trop vide, et ou raisonnait a nouveaux les rires des enfants et des discutions joyeuses.

Mais non, il avait fallu que son serveur attrape une grippe carabinée qui trainait en cette période de fête et qu’une séance de dédicace suivit d’un concert dont les gains seraient reversés au fond d’aides au financement de la potion tue loup pour les loups garous.La présence du chanteur charismatique avait remplis le petit pub d’adolescentes surexcitées qui étaient persuadées de pouvoir aborder leur idole tandis qu’il quitterait le Chemin de Traverse. Hannah ne pouvait tout de même s’empêcher de sourire devant la naïveté des fillettes, qui n’avait pas semblé envisager un instant que ce dernier ait pus faire usage de Polynectard pour s’éclipser discrètement après une séance de dédicace éprouvante.

Blaise Zabini a présent connu sous l’alias de Ailan Zeaton, devait surement a l’heure qu’il était profiter d’un diner au chandelle préparé avec amour par sa petite amie et bientôt fiancée si elle le voulait bien, Lavande Brown. Hannah songeait qu’il était bien étrange et heureux que les années aient passées, que les blessures de la guerre, les anciennes animosités aient évoluée assez pour qu’un ancien préfet de Serpentard vienne demandé a une ancienne élève de Poufsouffle des conseils pour faire sa demande à une Gryffondore atteinte de Lycantropie. La neige tombait sur les rues de Londres, et les années noires étaient bien loin a présent.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par BellaCarlisle » 03 déc. 2017 - 02:56

Titre : Noël et solitude
Défi : défi stylistique
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 529
Personnages : Cathy (OC), Newt S
Rating : Tout public
Cathy observe les enfants qui se lancent des boules de neige en riant, émerveillée par cette insouciance si tentante. Autour d’elle, l’ambiance des fêtes de Noël se fait ressentir, des chants lui parviennent de l’église et les odeurs d’épices flottent dans l’air. Le bonheur n’est pourtant pas au rendez-vous, il manque une présence à ses côtés pour qu’un sourire puisse à nouveau fleurir sur ses lèvres. L’absence de Percival est pesante dans son cœur, comme un trou béant qui refuse de se refermer, creusant un vide si grand qu’elle a l’impression qu’elle pourrait y faire entrer le monde entier.

Elle s’éloigne des enfants, pensant pouvoir s’éloigner symboliquement de ses douloureux souvenirs. Elle se revoit avec Percival, main dans la main, à parler de tant de choses. Les paroles lui reviennent, de même que les baisers aux coups de minuit. Aujourd’hui, elle est seule, à imaginer l’homme qu’elle aime près d’elle. Sauf qu’il n’est pas là. D’une certaine manière, Grindelwald est gagnant, il est un meurtrier en puissance, un tueur en fuite. Il est déjà libre, hors du MACUSA, loin des Aurors et de cette geôle qui lui est réservée. Aux yeux de Cathy, le monde magique se meurt dans les mains de l’ennemi.

Elle resserre son écharpe autour de son cou en un geste machinal. La solitude semble se rire d’elle, la laissant avec des pensées négatives pendant que les familles se retrouvent autour d’un bon repas. Un sanglot, vite réprimé, monte dans sa gorge et elle s’arrête au milieu de la route, tombant à genoux dans la neige. Elle cache son visage dans ses mains, les larmes aux yeux. Elle ne bouge pas lorsqu’un gant se pose sur son épaule, ne réagissant qu’à la voix qui l’appelle par son prénom. Elle lève son regard vers l’homme qui lui fait face et qui l’aide à se remettre debout.

- Newt ?
- Tina est inquiète pour vous, déclare l’ancien Poufsouffle avec sérieux. Nous le sommes tous.

Cathy sent la sincérité dans les propos de son ami, ce qui la touche. Depuis la mort de Percival, elle n’a pas pris le temps de s’entretenir beaucoup avec ses amis, ne les croisant qu’aux funérailles de son fiancé et à la cérémonie funèbre en l’hommage des victimes de Grindelwald. Une cérémonie qui risque de se renouveler s’ils ne finissent pas par l’attraper.

- Nous fêtons Noël avec Queenie et Jacob, voulez-vous vous joindre à nous ?
- Jacob ? Le non’maj ? Je croyais qu’il avait perdu la mémoire concernant la magie.
- C’était le cas, mais on ne peut pas toujours tout expliquer.

Son clin d’œil se veut rassurant mais il ne redonne pas le sourire à la rousse. Il est anormal pour elle de savoir qu’un effet magique a permis à un non sorcier de récupérer ses souvenirs alors que l’homme qu’elle a perdu ne reviendra jamais. Son esprit hurle à l’injustice mais par respect pour son ami, elle garde le silence.

- Alors Cathy ?
- Proposé si gentiment, je ne peux pas refuser.

Il lui tend la main dans l’optique de transplaner et elle la saisit, priant pour que ce repas lui fasse un peu oublier sa tristesse.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par Haru Nonaka » 03 déc. 2017 - 02:57

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique :les deux: présent + moyen de transport en route pour un voyage.
Fandom :HP
Nombre de mots :317
Personnages :Sirius
Rating :aucun
Il y a dans ce paysage qui défile presque au pas sous la fenêtre du petit train, dans les gouffre profond, les pics escarpés, les vallons au loin, les montagnes verdoyantes et ses quelques petites maisons isolées avalées par la grandeur de l’espaces, quelque chose de définitivement apaisant, pense t’il.
Sirius n’a pas pris le train depuis si longtemps et il est surexcité comme un gamin tandis que la petite locomotive l’amène vers la petite ville ou il passera les deux prochains mois d’été. Il est debout, penché, ses mains appuyées sur le metal de la paroi du train. Il a ouvert la fenêtre du haut, passé la tète à travers pour mieux profité de la vue. Le vent agite ses boucles sombres qui s’agitent devant ses yeux brillants et un très large sourire mange son visage. Il ne pense plus a rien, il profite juste de l’air tiède, de l’excitation de ses sens a la vue du paysage. Il ne se souvient plus vraiment ou il vas en cet instant, ni de sa mission, ni des ennuis qui minaient son hummeur, il profite juste de l’instant présent.

Les quelques occupant de son wagon le dévisagent comme une bête curieuse, mais personne ne semble avoir le coeur a lui confier que ce qu’il fait est interdit. Le grand jeune homme élancé, avec sa veste en cuir sombre et ses cheveux trop longs ainsi qu’une barbe de deux jours qui lui donne un peu l’air d’un loubard, a tout de même quelque chose qui semble hypnotiser les gens. Mais ce n’est pas de la crainte, comme toujours la grâce naturelle de Sirius semble atteindre les inconnus. Même la mère qui a réprimandé son enfant pour avoir essayé de faire de même quelques minutes plus tôt se contente de se cacher un peu plus dernière son livre, comme si elle n’avait rien vu, les joues roses, attendrie malgré elle.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 2 décembre

Message par dedellia » 03 déc. 2017 - 03:04

Titre : voyage traitre
Défi : scénaristique
Fandom : aucun
Nombre de mots : 100
Personnage :
Rating : aucun
Et voilà, c'était le moment. Elle aurait dû être heureuse : un voyage à la mer, elle en rêvait depuis tellement longtemps, mais elle savait que ce voyage allait tout gâcher. À son retour, sa vie serait détruite. Elle regarda les arbres défiler par la fenêtre. Combien d'entre eux la sépareraient des événements? Des milliers? Probablement plus. Elle aurait dû être heureuse, mais elle savait qu'à son retour ses parents seraient divorcés. Ils l'avaient envoyée avec son amie pour se faire pardonner. Mais ils avaient échoués. Elle ne leur pardonnerait pas : ils l'avaient éloignée, car ils pensaient qu'elle ne comprendrait pas.
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