[Textes] Nuit du 25 Novembre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 1739
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Mikoshiba » 25 nov. 2017 - 22:53

Titre : Nuée de dragons
Thème (écrit ou image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 168 mots
Personnages : Raymond
Rating : Tous publics
Raymond essayait de sortir une musique du bouzouki qu’il avait acheté sur l’Atlantide. Il n’était pas sûr que l’instrument soit correctement accordé, ni qu’il sache réellement en jouer. Mais il était seul, au bord de ce lac, dans la réserve de dragons de Roumanie, désespéré. Il avait cherché Évangeline pendant des jours et des jours et n’avait aucune garantie qu’elle soit réellement cachée dans cette réserve. Il avait dû user de ruse et de tromperie pour pénétrer ce lieu ultra-protégé. Il savait que c’était dangereux, mais après tout, ce lieu était tout de même suffisamment vaste pour qu’il puisse éviter de se retrouver nez-à-nez avec un dragon. Et celui-ci aurait sûrement beaucoup plus peur de lui que l’inverse.
Il était plongé dans ces pensées lorsqu’il entendit un battement d’ailes. Étonné, il se retourna et vit, non pas un, ni deux, mais un troupeau d’une petite dizaine de dragons se diriger vers le nord. Il déposa son instrument sur le bord du lac et se leva pour les observer.
Image

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1739
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par BellaCarlisle » 25 nov. 2017 - 22:54

Titre : Envol
Thème : Envol
Fandom : Eragon
Nombre de mots : 597
Personnages : Galbatorix, Jarnunvösk
Rating : Tout public
Il y avait une certaine appréhension dans le regard de Galbatorix alors qu’il s’avançait vers sa dragonne. Jarnunvösk le couvait d’une expression tendre qui n’échappait à personne, l’encourageant d’une pensée joyeuse à s’approcher plus encore. Le dragonnier n’était pas très rassuré, même s’il avait vu bien d’autres hommes et femmes s’élever au-dessus du sol avant lui. Ce n’était pas une peur paralysante, il refusait d’avoir ce genre de faiblesse, mais il craignait un geste malencontreux qui risquerait de lui faire perdre tout contrôle sur la situation, ce qu’il détestait. Il avait confiance en sa compagne d’âme, c’était en lui qu’il n’avait pas foi.

Posant sa main sur les écailles de la dragonne, il puisa dans ses encouragements avant de monter en selle. Le fait d’être brusquement plus haut le fit chanceler légèrement, l’obligeant à se maintenir en équilibre. L’air caressait déjà sa peau, frais en ce début de saison blanche, mais il n’en tint pas compte. Il écoutait attentivement les paroles de ses maîtres, essayant de comprendre tout ce qui était dit malgré un malaise grandissant. Lorsque plus aucun bruit ne lui parvint, il serra les dents, sentant sous ses muscles les mouvements de Jarnunvösk.

Une seconde plus tard, le paysage défilait autour de lui alors qu’il s’accrochait à la selle. Le vent sifflait dans ses oreilles, ses compagnons semblaient n’être que des formes vagues sous lui. Se redressant un peu, Galbatorix commença à observer son environnement. La joie d’être seul avec sa dragonne, loin des autres, remplaça rapidement sa terreur première, le faisant sourire. Il ne comprenait pas pourquoi il avait tant redouté ce moment alors qu’il était en union avec celle qui partageait toutes ses pensées.

« Nous devons y retourner, murmura la voix de Jarnunvösk. Nos frères nous attendent. »

Une grimace déforma les traits du jeune homme alors que sa dragonne ralentissait l’allure. Ce premier envol était bien mieux que ce qu’il avait pu prévoir mais il ne durait pas assez longtemps à son goût. Pourtant, il ne lui serait pas venu à l’esprit de contester les ordres de ses maîtres et il ne put que regarder le sol se rapprocher à mesure que Jarnunvösk redescendait vers la terre. L’atterrissage fut un peu brusque mais il en ressortit avec une envie de remonter en selle, ce qui était pour lui une belle découverte.

OoOoOoO


La colère marquait ses traits alors qu’il mettait le plus de distance possible entre lui et les autres apprentis dragonniers. Il en avait assez de les voir évoluer si lentement, de ne pas réussir à exercer la magie avec autant de talent que lui. Chaque jour, il se retenait de commenter les gestes imprécis de ses pairs, les coups d’épées qui ne touchaient personne, les sortilèges qui n’auraient pas fait de mal à un brin d’herbe. Il n’y avait pas de quoi être heureux d’être un dragonnier dans ces conditions.

« Ils vont te chercher partout ! le sermonna Jarnunvösk.

Qu’ils me cherchent donc ! répondit Galbatorix sur le même ton. J’ai besoin de prendre l’air, libre à toi de venir avec moi. »

Il paraissait décontracté, presque insolent, mais elle pouvait percevoir son besoin d’être avec elle. Jarnunvösk ne mit que quelques secondes à le rejoindre, se posant à côté de lui en le fixant d’un œil attentif. Il lui sourit avec reconnaissance et prit place sur son dos, retenant un grognement lorsqu’une écaille effleura sa cuisse. Il n’avait pas pensé à emporter sa selle mais il ne tenait pas à retourner à l’intérieur.

« Allons-y, Jarnunvösk, il est temps pour nous de prendre notre envol définitif. »
Image . Image

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2642
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Eejil9 » 25 nov. 2017 - 22:59

Titre : "Les hommes sont-ils capables de voler ?"
Thème : Envol
Fandom : original mais beaucoup de citations de Pierre Bottero, sous couverture
Nombre de mots : 906
Personnages : /
Rating : Tout public
« Les hommes sont-ils capables de voler ? », avait un jour demandé un maître à une élève.
Cette question-là, tu ne te la poses plus. Tu es là, crispée au bord de la falaise, à regarder le sol s’étendre loin en contre-bas. Battue par le vent qui s’abat sur toi en rafale tu ne comprends plus ni l’importance du doute, ni la force des convictions. Tes cheveux trop tristes et trop courts volettent autour de ton visage et t’aveuglent par intermittence. Tu as passé trop d’années à regarder le ciel, il fallait bien qu’un jour, il te tombe sur la tête.
Qu’avais-tu cru ? Tu es bien trop naïve, tu as cru qu’à rêver les nuages, tu te laisserais un jour comme eux souffler par le vent. Tu te sentais si légère, tu ne réalisais pas que tes semelles étaient à jamais collées au sol. Tu n’es plus une fille. Tu es un poids mort de doutes et de regrets.
Les nuages suivent la brise, toi, ta masse t’accroche à jamais à la lourde terre. Ils vont dans un sens, et toi dans l’autre, et tu n’as pas plus qu’eux le choix de la direction, quoique puissent en dire les savants.
Tu as bien trop rêvé d’envol, pauvre de toi. Un jour, le poids de tes pas s’est mis à peser sur ton cœur. Triste pesanteur. Ton esprit n’a jamais été capable de voler, il a simplement vécu bien longtemps dans l’illusion qu’il le pouvait. Et puis ton cœur a sombré, il s’est décroché de ta poitrine pour tomber au fond de ton ventre. Le cerveau, cet ignoble raisonneur, a pris le relais, et c’est lui qui te chuchote à présent que tu ferais mieux d’avancer, juste un peu. Un pas de plus, quelques centimètres gagnés par des orteils sur le vide, et un véritable envol, une libération tant attendue t’appartiendraient à jamais.

« Les hommes sont-ils capables de voler ? », cette question, tu ne te l’es jamais vraiment posée, finalement. Tu n’es ni poète, ni savant, mais tu as commencé par répondre oui avec la force de l’évidence, avec une telle conviction que tu niais à la question le droit d’exister. Et maintenant que tout s’effondre autour de toi, tu réponds non en oubliant aussitôt que la question a un jour été prononcée par le maître de l’élève. Dans ton esprit, il n’y a plus ni maître, ni élève, il n’y a que la force des regrets et l’horreur des espoirs écrasés sous le talon de l’injustice du monde.
Tu es là, les orteils au-dessus du vide, et tu regardes avec un intensité si grande le monde qui s’étend en dessous de toi, sans songer une seconde que, plutôt que d’y sombrer, tu pourrais ou l’habiter, ou le survoler.
Tu n’essaieras pas de t’envoler.
Les hommes et les femmes, pour voler, n’ont pas besoin d’ailes. Ils ont surtout besoin d’un peu d’espoir et de beaucoup de courage. Malheureusement, tu n’as plus ni l’un ni l’autre, et au bord de ta falaise balayée par le vent, tu attends qu’une rafale un peu plus forte t’entraîne dans sa course.
Ton poids et la force de la gravité s’occuperaient du reste.
Tu t’écraserais là en bas sans nul doute, comme une pomme abandonnée s’écrase au bas d’un pommier… ou d’une tour.

« Les hommes sont-ils capables de voler ? ». Doucement, le vent se fraie un passage dans ton esprit, et il y laisse cette question depuis trop longtemps négligée.
D’abord, ton estomac se tord. L’angoisse du souvenir oublié, du rêve brisé et qui ne s’est pas changé en terreau de rêves à venir, mais bien en un sourd goudron dans lequel tu t’englues.
Puis, ton cœur s’emballe. Il veut croire, il veut te laisser t’envoler vers d’autres contrées où les rêves ne se brisent pas, et où les larmes qui se brisent, elles, se changent en poussière d’étoile. Ton cœur te pousse là où ton esprit te frêne. Ton esprit est un mur infranchissable, mais il suffit d’un sursaut pour que ton cœur soit de l’autre côté, et que, d’un simple pas, tu l’y suives.

« Les hommes sont-ils capables de voler ? », ton cœur te dit oui, ton esprit te dit non. Quelle réponse suivras-tu en premier ? L’appel d’un vide ou d’un autre, auquel vas-tu te fier ?
Avec un drôle de soupir qui se met à résonner dans les rafales, tu recules et tu t’écartes de la falaise, et tu fais demi-tour pour, à pas lents, retourner habiter le monde que tu n’as pas eu l’audace de quitter.

Le meilleur moyen de s’envoler est, après tout, de ne pas s’écraser.

Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut tutoyer la lune et jouer avec le vent.
Ce vent qui, justement, tentait de te jeter au bas de la falaise, est devenu ton ami et te confie maintenant sa puissance. Le doute est une vraie belle force, et parfois, elle a la puissance de te pousser… en arrière.
Il essayait de te faire sombrer, et maintenant, il t’emporte vers d’incroyables contrées. Rappelle-toi qu’au sommet de la montagne, le ciel t’attend. Trop jeune pour devenir un rêve qui vit, te souffle-t-il, contente-toi d’habiter le monde et de l’éclairer de ta lumière. Tu es vent, quand il souffle. Tu es nuage, quand il t’entraîne.

Une après l’autre les rafales te remplissent de confiance.
Tu n’es plus une fille. Tu es un oiseau, prêt à l’envol.
Image
Not all those who wander are lost

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Membre de l'Armée de Dumbledore
Messages : 491
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Haru Nonaka » 25 nov. 2017 - 23:02

Titre :
Thème : Envol
Fandom :non
Nombre de mots :198
Personnages : /
Rating : Tout public

Laisse moi glisser hors du nid que tu m’as construit, sinon il me faudra bruler la paille, réduire les branches biens choisies, sages et sans défault qui servent d’armature en copeau, en sculpture. SI je reste encore a respirer cet air trop pur, du haut de cette branche a la trop calme vue, je jure que j’en mourrait. Je crois que je ne suis pas de ces oiseaux des montagnes, des grand espaces, des plaines, mais un charognard des villes, qui guette du haut d’un fil électrique les passant et la vie dessous, en se souciant peu de cracher ses poumons a cause de la polution. Laisse moi glisser, ne me dit pas qu’il est trop tôt, ou trop tard, que le vent est mauvais, tombé. Je volerais jusqu’a ce qu’il ne reste rien de douillet, de confortable quitte a crever de froid dehors, quand la neige se figera dans les fossés brillant d’éclats de glace, même si je vais dans le mauvais sens, qu’il est trop tard dans la saison. J’ai besoin de sortir de ton cocon, trouver dans l’air le parfum de ce que je désire accoplir, du bout de mes plumes, je frôlerait la vie.
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
irenea
Elève de septième année
Messages : 209
Inscription : 21 oct. 2017 - 20:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par irenea » 25 nov. 2017 - 23:05

Titre : La superstar
Thème (écrit, image ou musique) : Envol
Fandom : Game of Thrones / Harry Potter
Nombre de mots : 857
Personnages : Brienne de Tarth, Jaime Lannister
Rating : K
- Alors c'est toi, la superstar de Poudlard ?

Elle se retourna, rougissante, vers la voix qui l'interpellait. Elle fit face à un homme qui, bien que grand, était loin de l'égaler. Il avançait nonchalamment de l'entrée du terrain. Peut-être s'était-il camouflé dans l'ombre des gradins pour qu'elle ne le remarque pas. Peut-être l'avait-il surprise durant son échauffement.

Elle baissa les yeux, fit mine de ne pas avoir compris.

Elle n'avait pas vraiment compris.

Superstar, ça ne la définissait pas du tout.

Son équipe l'adorait, pour sûr, mais elle n'avait rien d'une star. Sa popularité – quasi inexistante – n'en avait pas été ébranlée d'un poil. Ses débuts dans l'équipe de Quidditch était tout récent. Son talent s'était révélé au début de l'année, lorsqu'elle avait enfin osé monter sur un balai devant ses camarades. Elle n'avait jamais douté de ses compétences – elle avait conscience d'être bien plus douée que les autres joueurs de l'équipe – mais jamais, jusqu'à présent, elle n'avait osé le montrer aux autres, trop honteuse qu'elle était d'elle-même.

C'était une amie qui l'avait convaincue lorsqu'elle l'avait aperçue s'entraîner.

Brienne avait pris l'habitude de monter sur un balai très tôt dans la matinée les week-ends, à un moment où tous les élèves somnolaient encore en pyjama dans les couloirs du château. La professeure de Quidditch ne lui avait jamais refusé l'accès au terrain – bien qu'elle n'ait jamais vraiment compris pourquoi elle refusait de se montrer aux autres. Avant de s'élancer, elle s'assurait toujours d'être seule.

Malheureusement, le matin où elle s'était fait prendre, elle n'avait pas été la seule à profiter de la tranquillité des grasses matinées des autres élèves. Margaery, vraisemblablement en bonne compagnie, s'était attardée tout près du terrain et l'avait observée, sans même la reconnaître. Brienne lui avait fait promettre de ne jamais en parler à personne. Elle avait accepté, à condition qu'elle la laisse la persuader de participer aux sélections de l'équipe – rien ne devait l'empêcher, par la suite, de refuser la place qui lui serait offerte.

Mais une fois montée sur un balai dans une équipe, Brienne n'avait pu retourner se cacher derrière la brume du matin. Le frisson provoqué par les balais qui la frôlent, les balles qu'elle rattrape, la clameur des autres joueurs et l'esprit qui règne au sein de l'équipe avaient achevé de la convaincre. Enfin, elle était parvenue à trouver sa place.

Elle s'était rapidement révélée auprès des autres équipes, des professeurs et des élèves – tant et si bien que le capitaine de son équipe – Garlan Tyrell, de la même année qu'elle – l'avait sélectionnée d'office. Elle serait poursuive à ses côtés. Quelques élèves de Poufsouffle l'avait félicitée, mais personne, à Poudlard, n'avait semblé sans émouvoir.

Donc, une star au sein de sa maison, peut-être. Mais pas une star à Poudlard.

Elle lança un regard un peu gêné à cet intrus. A son habitude, Brienne continuait de se présenter très tôt sur le terrain. Les entraînements seule étaient devenus inutiles, mais monter sur son balai, prendre son envol et sentir l'air siffler à ses oreilles, le froid claquer son visage la faisait se sentir vivante.

Il la dérangeait dans ses habitudes hebdomadaires.

Il lui lança un sourire en coin et s'adossa aux gradins.

- Ne fais pas la modeste. Tout le monde parle de toi dans le milieu.

Dans le milieu.

Quel milieu ?

A le regarder de plus près, Brienne se rendit compte que quelque chose chez cet homme lui était familier, puis elle se souvint.

Les acclamations à Poudlard, les victoires de l'équipe de Gryffondor, imbattable, le début de carrière prometteur à peine son diplôme en poche, une saison parfaite, puis l'accident. L'hôpital. Les gros titres des journaux. Jaime Lannister, amputé de sa main droite, ne pourra plus remonter sur un balai.

Brienne ne se souvenait pas bien de lui à Poudlard, mais se rappelait exactement du joueur. Elle avait beaucoup aimé le regarder jouer – avait détesté le voir gagner. Jaime Lannister était un très joueur, mais bien trop arrogant.

Elle n'avait pu s'empêcher, en revanche, de se sentir désolée lorsqu'elle avait appris la nouvelle. Son cœur s'était serré dans sa poitrine. Elle qui ne pouvait s'imaginer un jour de devoir abandonner toute idée de remonter sur un balai ne pouvait que comprendre la tristesse qu'il avait dû ressentir.
Il la fixait, toujours, le sourire aux lèvres, encore.

Que voulait-il d'elle ?

- Je t'imaginais plus grande, lâcha-t-il, amusé.

Ce genre de remarques ne l'atteignait plus depuis bien longtemps – depuis les humiliations du bal du Tournoi des Trois Sorciers. Elle pouvait, en revanche, vite être agacée.

Elle avait attendu toute la semaine pour se retrouver seule, à l'air libre et ne comptait pas perdre une seule minute de liberté.

- Excusez-moi, dit-elle, un peu confuse. Mais qu'est-ce que vous faites ici ?

Le sourire narquois de Jaime s'étira plus que ce que Brienne aurait cru possible.

- Je suis ton nouvel entraîneur.

Les bras lui en tombèrent. Elle resta bouche bée, le regard bêtement fixée sur Jaime Lannister et la bombe qu'il venait de lâcher. Depuis quand avait-elle besoin d'un entraîneur ?

Il se mit à ricaner.
Image

"Dead history is writ in ink, the living sort in blood."

Avatar de l’utilisateur
Mikoshiba
Paladine de Dlul
Messages : 1739
Inscription : 12 févr. 2014 - 19:49

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Mikoshiba » 25 nov. 2017 - 23:12

Titre : Nuée (partie 2)
Thème (écrit ou image) : Envol
Fandom : HP
Nombre de mots : 259
Personnages : Raymond
Rating : Tous publics
Soudain, l’un d’eux s’aperçu de sa présence, et poussa un rugissement. Les Cornelongues virèrent tous de bord comme s’ils ne faisaient qu’un et commencèrent à se diriger vers lui, tout en perdant de l’altitude. Raymond se précipita vers sa tente, essayant tant bien que mal de sortir sa baguette afin de réunir toutes ses affaires et de transplaner au plus vite. Mais les dragons se rapprochaient de plus en plus. S’il était convaincu qu’un dragon seul ne lui ferait aucun mal, il n’était absolument pas sûr de la réaction d’un groupe aussi conséquent. Ou plutôt, si, il en était parfaitement certain, et cela n’augurait rien de bon pour lui. Le troupeau se posa à une petite centaine de mètres de lui, tandis que ses affaires s’engouffraient en désordre dans sa valise. Il reculait, tentant de retarder l’affrontement.
Soudain, un rugissement puissant se fit entendre. Les dragons relèvent la tête en même temps que lui, et ils virent s’approcher un autre dragon. Légèrement plus petit mais plus puissant, les écailles d’un noir profond et les ailes battant avec force, il rugit une nouvelle fois. Raymond lui-même ressenti ce cri comme un ordre. Les dragons au sol semblèrent protester, mais un rappel à l’ordre les fit courber l’échine. Le dragon noir – Évangeline, Raymond en était à présent certain, c’était elle – se posa entre Raymond et le troupeau, leur faisant face. Un nouveau rugissement les aida à se décider et tous prirent leur envol en même temps. Le dragon noir qui n’apparaissait que dans un seul livre se tourna alors vers Raymond.
Image

Avatar de l’utilisateur
PlumeEnVadrouille
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 667
Inscription : 05 juil. 2017 - 22:40

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par PlumeEnVadrouille » 25 nov. 2017 - 23:22

Titre : aucun
Thème : Blafard
Fandom : aucun
Nombre de mots : 114
Personnages : aucun
Rating : aucun
Blafarde. Elle l'aura été toute sa vie. Petite, car elle n'avait pas l'occasion de sortir beaucoup. Père absent et mère malade, dès l'enfance elle a dû sûbir ce lourd fardeau. Adolescente, parce qu'elle n'aimait pas sortir. Parce que, telle un vampire, elle n'aimait pas le soleil. Parce qu'elle n'arrivait pas à dormir la nuit. Parce que, volontairement, elle ne mangeait pas assez. Et maintenant, blafarde sur son lit de mort. Elle s'est, depuis le début, créé un personnage. Qu'elle voulait troublant et troublé. Elle s'est faite dépasser, les choses avaient pris trop d'ampleur pour elle. Elle a choisi d'en finir.
ImageImage

Vaipan
Elève de deuxième année
Messages : 35
Inscription : 05 sept. 2017 - 18:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Vaipan » 25 nov. 2017 - 23:27

Titre : l’inavouable
Thème : mot, « blafard »
Fandom : HP
Mots : 735
Personnages : Padma P,..
Rating : tout public.
Blafard. C’était ce mot qui revenait sans cesse dans la bouche des gens quand ils la voyaient aujourd’hui. « Ah dis donc Padma, je ne sais pas ce qui t’arrive mais tu as vraiment l’air blafard ! ». C’était le comble pourtant non pour une indienne ? Le mauvais temps écossais finirait-il par avoir un impact sur sa peau ? Au fond, Padma pouvait se raconter toutes les excuses du monde, elle savait pertinemment pourquoi elle était « blafarde ». Ou du moins semblait-elle l’être…
C’était une combinaison de facteurs qui finissaient par se voir. Elle ne mangeait presque plus, ne gardait rien dans son estomac, était incapable de faire du sport, ou de se concentrer en cours. Elle dépérissait, mais réussissait à se cacher sous des sorts de camouflage plutôt bien réussis. Seule sa jumelle soupçonnait quelque chose bien sûr, mais même à elle, Padma n’avait pas pu en parler.
C’était pourtant peu dire qu’elles partageaient tout. Mais cette fois, Padma n’avait pas eu envie de se confier. La plus exubérante des deux étaient la silencieuse. Mais personne ne s’en étonnait vraiment puisque tout le monde les confondait ; si Parvati parlait, alors tout le monde s’imaginait que c’était elle et que tout allait bien. Si parfois elle avait trouvé qu’il était agaçant d’être sans cesse prise pour une autre, cette fois, elle en était secrètement soulagée.
Elle avait bien essayé de se raisonner, mais c’était impossible. Au-delà de ses forces. De se dire que cela n’avait pas d’importance, qu’elle finirait par l’oublier, qu’elle changerait d’avis. Ben voyons. Et pourtant, c’était toujours la même chose à chaque fois qu’elle était un tant soit peu près d’elle. Une grosse chaleur, et puis ensuite elle se sentait mollir, voir trembler. Padma avait appris à détester Drago Malefoy, ce petit con prétentieux qui ne semblait même pas voir qu’elle se mourrait d’amour pour lui. Non, lui enchaînait les conquêtes, et se contentait de la garder auprès de lui comme un chien de garde, comme un molosse aboyant un peu fort lorsqu’il est trop maltraité. Apparemment, Pansy Parkinson pouvait supporter beaucoup.
Et c’était aussi pour ça que Padma l’admirait ; parce qu’elle était constante, fidèle, loyale à un salaud égotiste qui n’en valait pourtant la peine. L’argent, la réputation sang-pur, tout cela Padma pouvait comprendre. Mais l’aimer ? Aimer la personne imbue et égoïste de Drago Malefoy, vraiment ?
Padma avait compris son attirance pour Pansy un banal jour de novembre, le 25 de l’année dernière. C’était un triste cours d’Histoire de la Magie, et Pansy avait éternué sans pouvoir s’arrêter, jusqu’à ce qu’excédé, le professeur l’autorise à sortir. Il avait alors demandé qui pouvait l’accompagner à l’infirmerie, mais Drago Malefoy était bien trop occupé à griffonner des idioties sur un parchemin en ricanant avec Crabe et Goyle. Padma, qui était la personne la plus proche d’elle, s’était portée volontaire, s’attirant les regards étonnés d’Hermione et Harry, ainsi que Neville. Pansy elle-même avait été odieuse ; elle lui avait jeté un long regard méprisant.
A vrai dire, elles ne s’étaient jamais parlé ; et cela n’allait pas commencer par enchantement. Une Serpentarde, réputée pour son côté buté, mais douée en Sortilèges. Impossible qu’elles aient quoi que ce soit en commun. Et pourtant, alors qu’elles marchaient vers l’infirmerie, Pansy avait soudainement éclaté en sanglots au milieu du couloir. Padma, gênée, l’avait naturellement prise dans ses bras ; face à sa détresse, c’était la seule chose à faire. Pansy n’avait pas songé à se rebuter. Et alors que Pansy exprimait toute sa tristesse-ou sa colère-, Padma avait ressenti un chatouillis étrange dans le nombril. Non, plus bas… Elle avait fermé les yeux une courte seconde, pour se rendre compte qu’elle éprouvait une joie inextricable, et que les formes douces de Pansy lui étaient agréables. A peine s’en était-elle rendu compte que Pansy se détachait et s’écartait, raide, honteuse, fermée à nouveau. Et depuis cet instant, elle envahissait les nuits de Padma dans ses rêves, et les jours de Padma, par le moindre contact visuel qu’elles pouvaient établir. Padma ne se faisait pas d’illusions : c’était tout simplement improbable. Pansy aimait Drago, Pansy n’éprouvait rien d’aussi… Interdit que ce qu’elle, Padma, éprouvait.
Et pour cet amour à sens unique, inexplicable, inavouable, défendu, Padma dépérissait.
A bien y réfléchir, le visage de Pansy aussi était blafard ce jour-là.
"Invoquer la postérité, c'est faire un discours aux asticots." LF Céline

Avatar de l’utilisateur
AlwaysLS
Elève de sixième année
Messages : 183
Inscription : 07 juil. 2017 - 15:19

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par AlwaysLS » 25 nov. 2017 - 23:33

Titre : Atout
Thème (écrit, image ou musique) : blafard
Fandom : HP
Nombre de mots : 195
Personnages : Severus Rogue
Rating : tout public
Quand il avait appris la nouvelle, il avait perdu pied. Plus rien n’existait. Plus rien n’avait d’importance. Rien. Le monde autour de lui, son monde, s’était écroulé. Ses oreilles avaient bourdonné désagréablement. Un bruit sourd et latent. Ses jambes avaient vacillé, les murs avaient tremblé. Il ne se souvenait plus de ce qu’il avait pensé ou fait. Il avait dû se laisser glisser contre un mur et rester prostré. Il ne savait même pas s’il avait hurlé ou même versé ne serait-ce qu’une larme. Son cerveau, si cartésien, n’avait pas su comment réagir. Sa bouche s’était subitement asséchée, tout comme son cœur. Tout était de sa faute. Tout. C’était comme s’il l’avait tuée de ses propres mains. Il ne pouvait qu’imaginer son corps froid, ses yeux verts sans vie, sans lueur de malice. Il n’aurait même pas le temps de lui faire ses adieux. De faire son deuil.

Tout cela, Albus Dumbledore l’avait saisi au premier coup d’œil. Il observait silencieusement son jeune collègue dévasté. Le teint blafard, des cernes prononcées, les épaules voutées. Non Severus Rogue n’était vraiment pas en forme et Albus comprit que cette âme torturée et tourmentée serait son meilleur atout.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


Image

Avatar de l’utilisateur
selket
Comptable chez Gringotts
Messages : 1134
Inscription : 16 oct. 2013 - 11:59

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par selket » 25 nov. 2017 - 23:41

Titre : Sortir de l’abime
Thème (écrit, image ou musique) : Blafard
Fandom : HP
Nombre de mots : 513
Personnages : Blaise Zabini
Rating : -18
L’air hagard il contemplait son reflet dans le miroir. Le teint blafard, les yeux injectés de sang il a piètre allure. Il pensait qu’en venant ici il dirait adieu à ses cauchemars mais il s’était trompé. Comme toujours il avait fait le mauvais choix. A croire que ces temps-ci tout n’était qu’une succession d’erreurs. Des erreurs qui s’accumulait depuis qu’il avait quitté Daphné. Fatigué il se mit à douter. A douter des raisons qui l’avait poussé à partir.

Il avait eu tord, il n’aurait pas du se laisser porter par cette vague de haine qui l’avait conduit à re sombrer dans l’abime dont Daphné s’était efforcé de le faire sortir.
Emporté par sa haine envers les autres, par sa culpabilité envers elle il s’était mis à boire avant de partir avec sa compagne de beuverie. Se laissant porter par les jugements des autres a sont encontre et par les mots incisifs de Gemma il s’oublie petit à petit dans une langueur abrutissante. Une douce torpeur que les accès de colère de Gemma ne parvenait plus à briser. Mais les coups qui s’était autrefois dirigé sur les objets avaient commencé à pleuvoir sur lui et il l’avait réveillé du cauchemar éveillé dans lequel il évoluait. Il avait à nouveau fui en laissant derrière lui une femme.
Il s’était à nouveau enfermé dans la solitude pour échapper à ses démons. Mais il avait eu tord. L’envie d’alcool était revenu et avec elle ses cauchemars qui ne l’avait jamais réellement quitté sans Daphné à ses côtés pour lui assurer qu’il n’avait rien à craindre.

Il s’était trompé et son teint blafard qui soulignait ses cernes et ses yeux fatigués en été la preuve. Sans Daphné à ses côtés il n’était rien. Elle était le gardien de ses nuits et la lumière de ses jours. Et sans elle il ne pouvait lutter contre l’assaut des vagues qui l’assaillait de toute part.
Il avait besoin d’elle pour sortir de sa dépression et son alcoolisme et ce n’était pas une faiblesse que de le reconnaitre.
Il n’aurait jamais du refuser cette main qu’elle lui avait tendue. Il aurait du écouter Theodore qui, en le déposant à l’aéroport, lui avait donné la nouvelle adresse de Daphné en lui chuchotant qu’elle l’attendait. Mais non il avait voulu lui épargner ses faiblesses et ses démons. Il était partit sans se retourner en prenant du bout des doigts le parchemin où était griffonné l’adresse avant de l’enfourner rageusement dans une poche de son manteau en priant pour ne plus se souvenir de quelle poche il s’agissait.
Il était parti sans comprendre que Daphné avait autant besoin de lui que lui d’elle. Et le parchemin froissé qui s’étalait sur son bureau en était la preuve. D’une écriture raide Theodore le suppliait de rentrer au pays. Daphné était gravement malade. Apprenant son départ du pays elle avait arrêter d’espérer son retour et c’est tout juste si elle s’alimentait dans l’état dépressif où elle était. Elle hantait la demeure de Theodore en chuchotant sans cesse le prénom de celui dont elle espérait encore la guérison.
Image

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2642
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Eejil9 » 25 nov. 2017 - 23:50

Titre : Laid
Thème (écrit, image ou musique) : Blafard
Fandom : HP
Nombre de mots : 976
Personnages : Minerva McGonagall, Severus Rogue, Ginny Weasley
Rating : tout public
Minerva quitta le bureau directorial en claquant la porte. Le bruit sourd du battant résonna dans l’épais mur de pierre. Maigre consolation à la rage qui lui dévorait le cœur et l’âme. Elle entreprit, comme toujours, d’établir la liste exhaustive des défauts de Severus Rogue.
Il était odieux. Il refusait d’interdire aux Carrow d’exercer les élèves âgés à la torture sur les premières années. Il n’avait pas l’air d’en éprouver le moindre regret. Il était froid comme une nuit d’hiver, sans cœur, sans âme.
Il était laid. Minerva eut un rire sans joie – heureusement que le couloir était désert –, c’était, étrangement, l’argument le plus puéril qui la satisfaisait le plus. Il était laid. Il avait toujours eu le teint blafard. Minerva ne l’avait pas connu autrement qu’avec un visage comme fait de cire. Adolescent déjà, il avait cette peau blanche ou jaunâtre, cet air constamment maladif. Qui aurait pu croire qu’un corps si maladif pouvait renfermer une âme de taille à tromper autant de grands sorciers ?
Albus…
Le sentiment de trahison était si fort qu’il donnait à Minerva l’impression de s’enfoncer à grand coups de dague dans son cœur. Elle avait mis des années à lui accorder sa confiance. Elle avait eu tant de mal à croire Albus, mais elle avait fini par céder… Oui, elle regrettait bien de le dire, mais elle s’était lié d’amitié avec ce traître qui, en tissant une toile de croyances et de manigances, les avaient tous trompés. Il avait trompé Albus.
Comment pouvait-on tromper Albus ?
Il l’avait trompée, elle. Elle savait qu’elle n’était responsable de rien, mais en ouvrant, ne serait-ce qu’un peu, la porte de son cœur, elle avait l’impression d’avoir fait entrer le loup dans la bergerie. Oh, si elle n’avait pas été aussi mièvre… Elle n’en serait pas là, à regretter chaque sourire accordé et chaque soutien apporté.

Cela lui apprendrait à faire confiance à n’importe qui. Elle qui avait fait la leçon à Albus pendant des semaines lorsqu’il avait nommé Severus – oh, pourquoi ne parvenait-elle pas à penser à lui en le nommant Rogue ? Il ne méritait aucune familiarité de sa part – professeur. Un ancien mangemort, professeur, on aurait tout vu. Et pourquoi pas un vampire, tant qu’on y était ? Lord Voldemort lui-même, tant qu’à faire ? à l’époque, elle avait bien voulu croire que Severus était repenti – comme elle se trompait ! – mais tout de même, quel modèle pour les enfants ? Cet homme avait tué, il avait torturé, il avait assassiné des innocents. Elle s’était battue contre des hommes comme lui. Comment pouvait-elle supporter de le voir tous les matins à la table du petit-déjeuner ?
Minerva secoua la tête. Si elle avait su, à l’époque, qu’il n’était pas repenti... Si elle avait su, à l’époque, qu’elle n’aurait un jour d’autre choix que de déjeuner avec l’assassin de son mentor, le bras droit de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom... Minerva serra sa baguette dans sa poche. Si elle avait su, elle l’aurait probablement provoqué en duel. Mais aurait-elle seulement gagné ?
C’était ce doute-là qui l’empêchait de faire quoi que ce soit. Quelle aide pourrait-elle offrir à ses pauvres élèves si elle était six pieds sous terre ? Comment empêcher la torture, comment tenir l’école à bout de bras ? Qui serait là pour le faire ? Pomona n’avait pas les tripes pour cela, Filius pas la stature. Elle devait tenir. Elle devait étouffer la haine et la culpabilité, elle devait trouver ce drôle de courage qu’il fallait posséder pour courber l’échine face à l’injustice et pour refuser le combat qu’on brûle de mener.

Pour tenir, elle énumérait ses défauts. Severus était laid, il avait la peau blafarde et l’âme noire.
Quand il avait été son élève, elle ne l’avait jamais trouvé attachant. C’était un pauvre garçon, c’était vrai, et elle aurait peut-être dû l’aider. Peut-être que si elle avait pu l’aider… Une main tendue, et tout cela ne se serait peut-être pas passé. Le visage de Minerva se ferma. Elle lui avait tendu la main. Des années plus tard, certes, mais elle avait été là. Trop tard peut-être… Elle aurait dû intervenir plus tôt. Elle balaya l’argument d’un revers de main, signe qui témoignait de son trouble – elle n’utilisais ordinairement pas de gestes pour appuyer ses débats intérieurs.
Elle aurait dû l’aider mais cela n’expliquait pas tout, cela n’expliquait pas ça. Rien au monde ne pouvait justifier qu’on torture des enfants. Rien au monde ne pouvait justifier qu’on apprenne à des enfants à torturer d’autres enfants. Aucune raison, rien… Minerva aurait livré l’Angleterre entière à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, pour sauver l’innocence de ces êtres dont elle avait la garde, et Severus…
Il y avait une monstruosité insurmontable dans la trahison et dans le meurtre. Mais ce forfait-là, celui de la torture des innocents par les innocents, cela surmontait l’insurmontable même.
Laid, il était laid. Blafard de peau et d’âme. Maladif, sans éclat. Minerva se plaisait à penser qu’il était le pire être que la terre ait porté après Lord Voldemort. Cela la confortait un peu. Il y a des malveillances contre lesquelles le courage ne peut rien. Si elle pouvait se croire impuissance, la culpabilité était moins forte.

Comment un tel homme avait-il pu tous les tromper ? La culpabilité étouffait Minerva, alors elle tentait de la transformer et déception et en haine. Piètre consolation.

Au détour d’un couloir, elle vit une chevelure rousse se dissimuler derrière une tapisserie.
- Miss Weasley, le couvre-feu est passé. Je vous conseille de gagner votre dortoir ou, du moins, un endroit où les Carrow ne risquent pas de vous trouver.
Ginny sortit de sa cachette, rassurée.
- Vous ne m’enlevez pas de points ? hasarda-t-elle.
Minerva soupira. La jeune fille était courageuse, certes, et on ne pouvait qu’approuver sa lutte. Mais elle était d’une insouciance qui la perdrait.
- Moi ? Je n’ai vu personne. Filez, maintenant.
Image
Not all those who wander are lost

Avatar de l’utilisateur
Westyversionfrench
Membre de l'Ordre du Phénix
Messages : 596
Inscription : 22 mai 2017 - 14:52

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Westyversionfrench » 25 nov. 2017 - 23:59

Titre : Sun Screen Society
Thème (écrit ou image) : « Blafard »
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1586
Personnages : Ron Weasley, Draco Malfoy.
Rating : Tous Publics
Ronald était tout excité à l'idée de ses premières vacances à la mer. Il avait sept ans, ce qui signifiait qu'au lieu de passer l'été chez ses grands-parents paternels, il pouvait accompagner ses cinq grands-frères et ses parents en camping moldu dans le sud de l'Angleterre. Son papa, qui aimait beaucoup les moldus, pour une raison que Ronald ne comprenait pas encore, avait décidé qu'ils voyageraient en train, un mode de transport non-magique. Sa maman lui avait confié un petit sac à dos contenant toutes sortes de choses qui leur seraient utiles, et sur lequel elle avait fixé le petit sac de couchage dans lequel il dormirait. Les deux plus grands, Bill et Percy, étaient chargés de porter les tentes qui les abriteraient, Percy la vaisselle et Fred et George des sacs de vêtements. Le voyage avait été long, presque une journée dans un train où ils avaient interdiction de parler de magie et de choses magiques, ce qui était très dur. Ron était tout le temps surveillé par sa maman qui donnait fréquemment des tapes sur les têtes identiques de Fred et George qui s'obstinaient à parler de Quidditch à des enfants qui les fixaient avec des yeux ronds.

Lorsqu'ils étaient enfin arrivés, ils avaient passé toute la soirée à monter la tente, pour la plus grande curiosité de Ron qui était responsable des sardines. Il n'avait pas compris pourquoi les petits bâtons en métal s'appelaient ainsi alors qu'ils ne s'animaient même pas pour ressembler à des poissons mais avait tout observé avec attention. Quand enfin les trois tentes avaient été dressées côte à côte, chacun avait installé ses affaires dans son abri de fortune. Ron dormait dans la tente de Percy et Charlie, très heureux de pouvoir passer du temps avec ce dernier, qui était son frère préféré. Il plaignait fortement Bill toutefois, qui devrait surveiller Fred et George puisqu'il était l'aîné. Ses parents avaient une tente pour eux tout seuls mais Ron savait que l'année d'après, ils devraient emmener sa petite sœur Ginny.

Les premiers jours, le petit garçon avait été ravi de s'amuser dans le parc du camping, découvrant les balançoires et toboggans moldus. La piscine avait aussi toute son affection. Elle était protégée du soleil par un très grand toit en toile claire et il avait appris à nager avec Charlie. Des arbres exotiques l'entouraient et permettaient à Fred et George de se cacher et de comploter, loin du regard de leur maman. Le soir, ils se réunissaient tous devant leurs tentes et en cercle, ils testaient plusieurs jeux amusants que les moldus avaient inventés et que leur papa tentait de leur expliquer. Dans la journée, il arrivait à Bill ou Charlie de partir seul à la découverte du grand campement moldu, et une fois, Ron avait vu son frère préféré faire des bisous à une fille aux longs cheveux noirs bouclés, derrière le mur du bâtiment des douches. Il avait gardé le secret, surtout parce qu'il n'avait pas bien compris pourquoi Charlie faisait des bisous aux inconnus alors que maman l'avait interdit.

Mais ce qui plu le plus à Ron pendant ces vacances fut la découverte de la plage. Depuis le camping, en file indienne, en costume de bain et portant leurs jouets et leurs serviettes, ils empruntaient un petit chemin entre deux dunes et gagnaient la grande plage de sable gris où les gens s'allongeaient avant d'aller plonger dans les vagues. Ron avait été étonné de voir autant de dames aussi dénudées avec une peau toute marron, comme si elles s'étaient tartinées de miel ou de chocolat au lait. Sa maman lui avait alors expliqué que c'était le soleil qui les dorait comme des toasts au petit-déjeuner. Il avait été alors très préoccupé à l'idée de griller à cause du soleil et qu'on veuille le manger avec du beurre ou de la confiture. Fred et George s'étaient moqués de lui et il les avait observé, intrigué, étaler une crème blanche sur leur corps. Sa maman avait fait de même pour lui en lui expliquant fermement qu'il ne devait pas enlever la crème en frottant dans l'eau, et que c'était sa seule protection contre les brûlures du soleil. Depuis ce moment, et tous les jours qui suivirent, il insista lui-même pour se couvrir de crème, trop inquiet à cause de ce méchant soleil gourmand.

Après une semaine de baignades joyeuses sur la plage et à la piscine, Ron commença à se faire des camarades parmi les petits moldus. Il y avait Laura, Willy, Edna et Bonnie. Il les appréciait beaucoup mais il devait reconnaître que c'était compliqué de ne pas dire de bêtises magiques devant eux. Il lui arrivait alors de suivre Percy qui faisait le tour de la plage, seul, évitant autant l'eau que la compagnie. Un après-midi, alors qu'il avait perdu de vue son frère, Ron errait entre les vacanciers, cherchant de tous côtés, quand il aperçut un autre petit garçon, caché sous un parasol à côté d'une belle dame toute blanche, aux longs cheveux blonds, presque blancs. Elle tentait de rassurer le petit garçon qui pleurait. Ils étaient à l'écart des autres touristes, cachés au fond de la plage. Un mot magique avait attiré l'attention de Ron qui s'approcha pour écouter.

« Écoute Draco, je sais que ce coup de soleil te fait mal. Reste bien sous le parasol. Je vais demander à papa si je peux te ramener à la maison par cheminette. Tu prendras une potion et je te passerai un baume pour calmer la brûlure. Reste bien là et ne bouge pas le temps que je trouve papa parmi tous ces moldus. » Elle se leva et commença à arpenter la rive, faisant même quelques pas dans l'eau, pour trouver le papa du petit garçon. Ron s'approcha du parasol sous lequel le petit sorcier était retranché. Il lui sourit gentiment :
« Bonjour. Je m'appelle Ron. » Le petit garçon leva les yeux sur lui, il avait les joues, le front, et le haut des épaules écarlates. Il sembla avoir peur de lui. Ron s'installa sous le parasol.
« Tu es sorcier toi aussi ? » L'autre sembla se détendre un tout petit peu et hocha la tête.
« Je m'appelle Draco.
-Tu es en vacances au camping ? » Le petit blond fronça les sourcils, comme s'il ne comprenait pas de quoi il parlait. D'un air très digne pour un bambin de son âge, il affirma :
« Nous sommes en vacances dans le petit manoir » Ron hocha la tête bien qu'il ne comprenne pas de quel manoir il parlait. Il montra du doigt son visage :
« Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
-Le soleil m'a brûlé. »

Ron eut une mine horrifié. Alors on finissait tout rouge quand on était brûlé ? Il regarda sa propre peau qui bien qu'aussi pâle qu'à son arrivée, comportait davantage de tâches de rousseur. Le petit garçon, jusque ici très silencieux, osa lui demander :
« Qu'est-ce que tu as sur le visage ? C'est tout blanc... » Ron sortit de sa torpeur pour s'exclamer :
« Oh ! C'est de la crème. C'est moldu. C'est pour empêcher le soleil de me brûler. Si tu veux, je t'en donne un peu. Tu en as plus besoin que moi. » Il racla la crème qu'il avait oublié d'étaler sur ses joues et en mit sur le front rubicond du petit sorcier blond. Celui-ci siffla de douleur à ce contact mais le laissa lui étaler de la crème sur le visage. Une voix surprise les interrompit :
« Mais qu'est-ce que …
-Maman. Voici Ronald. Il a un baume contre le soleil.
-Draco. Je t'avais dit de ne pas parler aux mol... De ne parler à personne. » Le petit blond semble perturbé mais bredouilla :
« Mais c'est un sorcier. »

La maman de Draco sembla surprise mais Ron lui dit comment il s'appelait et lui expliqua qu'il était en vacances au camping avec sa famille. Soudain, aux côtés de la jeune femme, un grand homme aux longs cheveux tout aussi blonds que ceux des autres sorciers apparut. Il fixa le rouquin avec un air très mécontent.
« Narcissa ? » demanda-t-il. La dame lui dit d'un air très sérieux :
« Lucius. Je crois qu'Arthur Weasley est ici. Ce petit est son fils. Cela ne fait aucun doute. Il faut le retrouver. » L'homme disparut en prononçant des mots, qui prononcés devant la maman de Ron, lui auraient valu une tape sur la tête voire une punition. Mais quand il revint quelques instants plus tard, il était accompagné du papa de Ron, blafard d'inquiétude.
« Ron ! Nous t'avons cherché partout. Tu devais rester avec Percy. » Ron raconta à son papa ce qui s'était passé et malgré son insistance à vouloir donner de la crème contre le soleil à Draco, Ron dut suivre son papa jusqu'à leur famille après un petit coucou rapide en direction du petit sorcier brûlé.

Les jours suivants, il ne trouva pas Draco sur la plage, et ses parents se mettaient en colère chaque fois qu'il parlait de lui ou de ses parents. Ronald ne comprenait pas tout ce qu'ils se murmuraient suite à la mention des autres sorciers en vacances et demanda à ses frères qui haussèrent les épaules en lui disant qu'il comprendrait quand il serait à Poudlard. Le jour de son entrée à Poudlard, Ron comprit effectivement beaucoup de choses de ces vacances à la mer, lorsqu'il rencontra Draco Malfoy dans le train qui l'amenait à l'école.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1739
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par BellaCarlisle » 26 nov. 2017 - 00:01

Titre : /
Thème : Blafard
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 1013
Personnages : Tony, Loki
Rating : Tout public
Le marteau retombe sur la pièce de métal, en un mouvement automatique, presque inconscient. La musique en fond sonore ne parvient pas à cacher le bruit répétitif de l'outil qui se soulève et retombe. Les yeux cernés par la fatigue, Tony continue son travail, serrant ses doigts sur le manche de l'objet en essayant de ne pas songer au trou béant dans sa poitrine. Ce qui était autrefois réel n'est plus qu'une métaphore mais elle est plus douloureuse que ce moment où il a placé le réacteur dans son torse. Aujourd'hui, la souffrance n'est pas physique, elle ronge son esprit à chaque heure qui s'écoule, lui donnant envie d'hurler contre le monde entier. Et plus particulièrement contre ses coéquipiers.

Près d’un an s’est écoulé depuis la terrible vérité sur la mort de ses parents mais l’impact de la révélation n’a en rien diminué, bien au contraire. L’équipe – ou plutôt ce qu’il en reste – a essayé de reprendre contact avec lui, la Veuve Noire en personne est venue s’excuser de ne rien avoir dit. Tout ce qu’il a pu faire, c’est rompre complètement avec les Avengers et le Shield, en refusant tous les appels désespérés de Fury. Besoin de lui pour une mission importante ? Ils doivent avoir assez de soldats à envoyer aux quatre coins du globe – une sphère avec des coins on aura tout vu – pour protéger la pauvre petite planète bleue.

Sur son atelier repose une photo de Pepper. Il ne s’habitue pas à son départ, à ce vide qu’elle a créé le jour où elle lui a annoncé, des larmes dans les yeux, qu’elle ne reviendrait pas vivre avec lui. Il aurait dû s’y attendre, il n’est pas un homme fait pour les relations stables, encore moins avec une femme aussi douce et prévenante que sa très chère Pepper. Il savait qu’il regretterait un jour ou l’autre ses propres choix et il faut croire que faire naître Ultron a été le pire d’entre eux.

Non loin de lui, son téléphone sonne, faisant retentir une musique paramétrée uniquement pour les appels du Shield. Tony ne répond pas plus que d’habitude, il martèle la pièce métallique en se mettant à siffler. Que Nick Fury recherche donc un autre pion à sacrifier, il a assez donné pour le Shield et la Terre entière. Combattre des extraterrestres n’était pas dans ses prévisions et, même si ce qui a suivi l’invasion des Chitauris est en partie de sa faute, il est encore hanté par les morts.

L’appel se fait insistant mais il ordonne à Friday de mettre le téléphone en sourdine. Il ne s’inquiète pas de savoir que le Shield est désespéré au point de l’appeler aussi longtemps, il n’a plus besoin d’eux et il aimerait sincèrement que la réciproque soit vraie. Pourtant, c’est la curiosité qui prend le dessus lorsqu’il remarque l’écran toujours allumé de l’appareil. Il hésite un court instant puis éteint son portable, se remettant à son ouvrage en maudissant les secrets de l’agence gouvernementale.

- Vous n’êtes qu’un gamin, Stark.

La voix le fait sursauter, Tony se retourne brusquement en brandissant son marteau comme une arme défensive. Face à lui se tient Loki, presque inchangé, au détail près qu’il est encore plus blafard que lors de leur première rencontre et qu’il semble plus maigre, comme malade.

- Puis-je savoir ce que tu viens faire chez moi, tête de bouc ?
- Le Shield m’envoie, persifle le dieu. Je suis le seul, avec Thor, à pouvoir me déplacer assez vite pour vous rejoindre. Et comme vous ne daignez pas répondre aux appels de vos supérieurs, il fallait bien quelqu’un pour vous parler.
- Je ne travaille plus pour le Shield, c’est terminé. Les promenades avec des missiles sur le dos, ce n’est pas trop mon truc et je n’ai pas envie de revoir la galaxie.
- La Terre est en danger, Stark, et il serait temps pour vous de mettre votre ego de côté. Des hommes et des femmes meurent depuis plusieurs jours pendant que vous restez sagement dans votre atelier à vous prendre pour un forgeron d’un autre temps.
- Mon ego ? s’insurge Iron Man. De la part d’un gars qui est prêt à détruire sa famille pour s’emparer du trône, je trouve ça un peu déplacé.

Les deux hommes se toisent, chacun cherchant à dominer l’autre. Le génie philanthrope a toujours le marteau en main, ses jointures ont viré au blanc tant sa poigne est forte. Le dieu arbore un rictus amusé, même si une forme de colère brille dans ses yeux verts. Aucun des deux ne va céder et ils en ont parfaitement conscience.

- Rien ne me garantit que vous soyez envoyé par le Shield, déclare finalement Tony avec une pointe de scepticisme. Je doute que Fury accepte de s’allier de la sorte avec l’un de nos pires ennemis.
- Je ne suis plus votre adversaire, Stark. J’ai cessé d’être celui que j’étais quand Thor m’a ouvert les yeux. Le monde où j’ai grandi n’existe plus, il a connu la destruction sous les feux d’un monstre que nul ne pouvait arrêter. Votre planète subira aussi ce sort, homme de fer. Mais ce sera sous les mains de Thanos, un être redoutable qui vous fera regretter le temps où les Chitauris envahissaient votre Terre.

L’espace de quelques secondes, Tony croit entrevoir de la douleur dans les pupilles de son ennemi. Il comprend mieux son teint blafard et cet aspect maladif, tout ce qui a brusquement changé chez le dieu des mensonges. Son propre regard se pose sur son téléphone éteint et il tend la main pour le récupérer, l’allumant en s’interrogeant sur le bienfondé de son geste. Intérieurement, il se dit que c’est pour éviter de ressembler à un cadavre ambulant mais il sait que c’est bien plus que ça. Même s’il prétend ne plus vouloir être un Avengers ou un agent du Shield comme un autre, il ne veut pas voir mourir ses amis et tous ceux qui comptent pour lui.

Il est Iron Man. Et il a retrouvé un sens à sa vie grâce à l’intervention inattendue d’un dieu blafard.
Image . Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Membre de l'Armée de Dumbledore
Messages : 491
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Haru Nonaka » 26 nov. 2017 - 00:04

Titre : partie
Thème : Blafard
Fandom :HP
Nombre de mots :
Personnages : Severus Snape
Rating : Tout public

Le souffle retenu, sa poitrine se soulevait légèrement au rythme des inspirations et longues expiration contrôlées.Le jeune homme avançait calmement dans les couloirs, d'une démarche souple, fluide, presque élégante si son look n'avait pas été un peu étrange, deplacé. Le rythme de ses pas était fluide, régulier. Rien dans son apparence ne permettait d’imaginer un instant ce qu’il ressentait intérieurement. A part peut être son visage blafard sous la lueur bleutée et intense des néons, rien n’indiquait qu’il allait mal, le jeune homme semblait en parfaite santé. Il souffrait certes d’une légère anémie ainsi qu’une forte carence de vitamine D due a une tendance a préférer passer ses journées dans des salles obscures et fraiches et sortant le soir pendant l’été, au lieux de profiter de son temps libre pour tacher un peu de coloré ses joues, mais Severus Snape se portait généralement bien, physiquement parlant du moins.

Pour l’instant il tentait de ne pas laisser ses pensées dériver, de se concentrer entièrement sur le contrôle de son corps. dans ses poches d’un jean trop grand pour lui il y'a avait ses poings serrés, ses ongles se plantait dans sa paume, mais sentait à peine ce contact. Il tachait de chasser de ses pensées le docteur et ses mots, son regard professionnel et compatissant, ses cheveux couverts par un filet, fixant ses cheveux longs, s’arrêtant sur le pendentif qu’il avait passé a son cou, celui que Lily lui avait offert durant un concert et qu’il avait porté aujourd’hui, espérant la croiser et qu’elle lui décoche un sourire qui briserait cette année de dispute.

Severus sentait que sa tête tournait légèrement, l’air avait un parfum de désinfectant bon marché qui le prenait à la gorge. De brefs instants de silence passait, furtifs, troublant le vacarme constant entre les murs du grand hôpital. Lors de ces instants, Severus aurait juré que l’air se faisait plus lourd, que les murs d’un jaune passé et triste se rapprochaient. Il aurait voulu presser le pas, se mettre a courir, dévaler les escalier, sortir au plus vite de ce lieux. Severus avait peur des hôpitaux, mais encore plus de ceux tenus par des moldus, les souvenirs qu’il y associait, ou plutôt qu’il associait surtout au mots en lui même plus encore, était de ceux qu’il aurait préféré enfermer dans une pensine. Il n’allait quand même pas risquer de montrer sa faiblesse, ils auraient pus vouloir le ramener dans la petite salle, se montrer prévenant, vouloir lui parler. Il n’avait pas besoin de ça à ce moment. Tout ce qu’il désirait c’était partir. La première solution a la situation consistait a atteindre la sortie en économisant son énergie, aller respirer un autre air que celui, étouffant qui régnait dans l’endroit trop chauffé, Severus voulait sentir l’air glacial du dehors lui mordre la peau, raviver ses sens engourdis, autour de lui entre deux instants se silence, les murs semblaient se resserrer, les silhouettes sans visages qu’il croisaient semblaient sur le point de les frôler et il se sentait nauséeux.
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
PlumeEnVadrouille
Libraire chez Fleury & Bott
Messages : 667
Inscription : 05 juil. 2017 - 22:40

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par PlumeEnVadrouille » 26 nov. 2017 - 00:32

Titre : aucun
Thème : refuser
Fandom : aucun
Mots : 167
Personnages : aucun
Rating : -12 ?
Elle refuse. Cest ce qu'elle se dit en voyant la petite lame froide entre mes mains. Elle refuse la positivité stupide des gens, qui croient que tout problème s'arrange en deux temps trois mouvements, à savoir la parole et un rendez-vous chez le psy. Je refuse. C'est ce qu'elle se dit en posant la lame sur sa hanche. Elle refuse de faire remonter à la surface ses problèmes. Elle refuse qu'on la prenne pour une victime. Elle refuse.
La lame glisse sur sa peau. Les points de sang apparaissent. Elle serre les dents par habitude, mais elle est tellement lasse qu'elle ne sent plus la douleur. Elle sourit. Elle appuie plus profondément et recommence sur son bras. Sentir la douleur. Une émotion puissante, rationnelle. Elle sait qu'en faisant ça elle va payer. Mais elle s'en fiche, elle a le temps. Elle a fait un choix. Elle refuse la positivité du monde.
ImageImage

Avatar de l’utilisateur
Westyversionfrench
Membre de l'Ordre du Phénix
Messages : 596
Inscription : 22 mai 2017 - 14:52

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Westyversionfrench » 26 nov. 2017 - 00:43

Titre : I do not
Thème (écrit ou image) : « Refuser »
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 827
Personnages : Astoria Greengrass, Daphné Greengrass, Draco Malfoy, Grégory Goyle.
Rating : Tous Publics
Astoria sentit la tension la quitter peu à peu. Elle avait d'abord été impressionnée par les hautes voûtes claires et les arches fines qui découpaient l'immense nef bondée. Elle n'aurait jamais cru qu'autant de monde soit présent pour son mariage avec Draco Malfoy. Certes, l'époque était à la réconciliation nationale et au pardon. Mais la famille Malfoy restait une famille très peu appréciée. Par un miracle inexplicable, ils avaient pu garder leurs propriétés et une partie de leur influence politique. Apparemment, l'association de leur héritier au nom des Greengrass semblait rassurer l'opinion publique, sa famille n'ayant jamais été impliquée, de près ou de loin, dans les crimes de Voldemort. Pour autant, leur union était le fruit d'une transaction, elle avait été négociée, moyennant une dot conséquente et des clauses permettant aux Malfoy de laver leur patronyme.

Astoria ne connaissait que peu Draco. Plus jeune que lui de deux ans, elle savait de lui ce qu'il avait daigné montré à quiconque était dans la salle commune de Serpentard. Il y avait bien des rumeurs, mais difficile de savoir lesquelles étaient fondées ou celles qui étaient les plus inquiétantes. Depuis l'annonce de leurs fiançailles, ils n'avaient pas échangé plus de cinquante phrases, le jeune homme se contentant de lui annoncer qu'il n'avait aucune exigence à son égard si ce n'est un respect mutuel et une franchise totale. Comme elle s'était attendue à bien pire de la part de quelqu'un d'aussi autoritaire et intransigeant, elle avait accepté sans réticences. Il était convenu qu'après la cérémonie, elle irait vivre au Manoir Malfoy, depuis lequel elle était autorisée à faire des études par correspondance. Ils devraient fournir un héritier dans les trois ans suivant leur mariage et après, Draco avait laissé entendre qu'il ne voyait pas d'inconvénient à ce qu'ils vivent chacun de leur côté. A bien y réfléchir, elle pouvait tirer plusieurs avantages à cet arrangement.

Elle n'était pas émue outre mesure. Ce mariage n'était pas un mariage d'amour et en vérité, c'était une simple formalité. Comme ils étaient tout deux issus de lignées au sang-pur, le faste et la solennité étaient toutefois de rigueur. Ils étaient donc vêtus merveilleusement, droits et dignes, les traits figés dans une noblesse rappelant ironiquement les portraits des vieux rois moldus. Astoria imaginait sans peine ce que devaient penser une partie des invités :
« Quelle grâce ! Quelle grandeur ! Regardez leurs peaux, regardez leurs yeux ! Ils sont sublimes, ils sont jeunes, ils sont intemporels ! » Astoria ne s'était jamais sentie aussi peu habitée par l'humanité. En cet instant, tout était silence et attente. Suspendus hors du temps, posant pour la postérité aux yeux d'une société au crépuscule de son ère, ils incarnaient un monde qui contre toute vraisemblance subsistait. Ils en étaient les derniers héritiers.

La voix de l'officier qui présidait à la cérémonie, un très vieux mage en robe grise, la ramena à l'instant présent.
« Astoria Greengrass, voulez-vous lier votre destinée à celle de Draco Malfoy en présence de ces témoins magiques ? » Elle n'eut pas besoin de réfléchir pour incliner la tête doucement, soufflant un « oui » franc et doux qui se dissipa sous les voûtes pour retentir dans chaque oreille. Derrière elle, sa sœur Daphné eut un accroc dans sa respiration.
« Draco Malfoy, acceptez-vous de confondre votre essence magique avec celle d'Astoria Greengrass en présence de ces témoins magiques ? » Un nuage de crépitements clairs entoura la personne du jeune marié. Le silence autour d'eux, se fit bourdonnant, et des voix intriguées s'élevèrent en chuchotis se fracassant sur les colonnes de pierre blafarde. Le marié ne répondait pas. Quelques secondes s'étaient écoulées et sa réponse ne se faisait pas entendre. Astoria ne paniquait pas, Draco devait vouloir ménager son auditoire, créer une incertitude illusoire pour mieux émouvoir la foule. Puis, enfin, le glas de son verbe sonna sur sa nuque.
« Je refuse. »

L'air, jusque ici si frais, présent, si opulent, manqua à la gorge d'Astoria. Elle tourna lentement la tête vers son promis qui brisant son immobilité, venait de faire volte face pour fixer la foule. Il avança de trois pas, s'arrêta au niveau de son témoin, lui saisit la main, et l'entraîna à sa suite le long des marches qui dévalaient la nef, jusque sur le parvis, dernière place où on le vit. Astoria, qui n'avait pas bougé de sa place, s'était contentée d'admirer sa fuite, d'apprécier la liberté qu'il arrachait à des siècles de servitude volontaire. Daphné lui saisit les épaules et lui demanda à plusieurs reprises :
« Est-ce que ça va ? » Elle hocha simplement la tête, lui sourit, un peu groggy. Alors, les joues roses, son témoin lui annonça :
« C'est délicat. Draco est parti avec Grégory. Il a dû perdre la tête, je ne vois que cela. » Astoria lui pressa le bras comme pour la consoler.
« Au contraire, je suis contente que l'un de nous deux ai retrouvé la raison. »
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2642
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Eejil9 » 26 nov. 2017 - 00:56

Titre : Des regrets
Thème (écrit ou image) : Refuser
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1209
Personnages : Severus Rogue, Minerva McGonagall, Ginny Weasley
Rating : Tout public
Severus attendit que Minerva ait claqué la porte pour soupirer. Il ne pouvait pas se permettre de lui montrer sa lassitude. Il ne pouvait pas se permettre de lui laisser entrevoir la culpabilité qui lui dévorait le cœur. Il s’y refusait.
Combien de fois avait-il été tenté de se confier à elle ? à un certain point de sa vie, elle avait sans doute été la seule amie qui lui restait, mais désormais… Il aurait tant aimé le lui dire, décharger un peu ce poids qui l’écrasait. Cela aussi, il s’y refusait.
Il avait été un temps où il cultivait le secret et le chérissait comme son seul trésor. Comme il avait été sot… Que n’aurait-il pas donné, aujourd’hui, pour partager un peu de cette culpabilité avec Minerva… Mais cela n’aurait pas été sage. Albus le lui avait interdit. Minerva n’aurait jamais accepté qu’il poursuive la mission jusqu’au bout. Elle était trop droite, trop entière. Les lèvres de Severus s’étirèrent en un sourire las, le seul sourire que son visage connaissait, et qu’il réservait aux joies solitaires. Pendant longtemps, il n’avait vu en Minerva que des défauts. C’était une grande sorcière, il l’avait toujours reconnu, mais trop d’honneur tue l’honneur et… Quand avait-il commencé à y voir des qualités ? Sa sécheresse même devenait une vertu.
Il ne supportait plus leurs disputes.

Il voyait le sentiment de trahison dans ses yeux. Il entendait le mépris dans sa voix lorsqu’elle crachait son prénom comme une insulte. Il s’étonnait plus chaque seconde de ne pas mieux le supporter. Il aurait bien voulu se croire indifférent à tout cela. Il aurait bien voulu penser que la mission qu’Albus lui avait donnée tuait dans l’œuf tout sentiment de culpabilité.
Il devait s’y résoudre : c’était faux. Minerva pouvait bien le traiter d’insensible, cela ne lui plaisait pas de laisser les Carrow imposer leur loi. Il avait beau avoir – légèrement – martyrisé ses élèves quand il était professeur, il n’en était jamais arrivé à de telles extrémités et n’y avait même pas songé. L’empathie n’était pas sa plus grande qualité, mais cela ne lui plaisait pas de voir des élèves en torturer d’autres. La magie noire avait détruit sa vie… Il ne pouvait se résoudre à laisser d’autres personnes y sombrer. Mais il n’avait pas le choix. Il devait suivre la mission qu’on lui avait confiée. Il ne pouvait pas s’élever contre le Seigneur des Ténèbres car il devait être en vie quand… Il ne préférait pas penser à cela aussi. Cela aussi, le révoltait.
Il avait deux maîtres, et tous deux avaient fait de sa vie un enfer. L’un en l’obligeant à torturer, tuer, trahir. L’autre, en lui demandant de faire semblant d’y prendre du plaisir, et surtout, en lui imposant de guider jusqu’à la mort un des seuls êtres qui comptaient.
Parmi toutes ces peines et ces solitudes, voir Minerva se consumer dans la haine, sans pouvoir lui dire la vérité, n’était pas la pire. Mais c’était sans doute la plus constante. À chaque fois qu’il croisait son regard, à la table du repas, ou lorsqu’elle venait le harceler de reproches jusque dans son bureau, il sentait la haine quitter les yeux de la vieille sorcière pour se ficher comme une dague acérée au creux de sa poitrine.
Malheureusement, le coup de dague ne parvenait pas à percer la bulle de culpabilité qui l’étouffait.

Toute cette peine rendait son cœur triste comme un soir d’hiver.
Severus soupira une nouvelle fois, et décida que Minerva avait pris suffisamment d’avance. Il pouvait quitter son bureau sans risquer de la croiser. Il ne supportait plus les chuchotis et les regards chargés de reproches des tableaux qui ornaient les murs. À chaque seconde, il se sentait épié, surveillé, jugé. Il n’avait pas une seconde d’intimité. Un comble, tout de même, d’être toujours aussi seul, sans jamais l’être vraiment.
Et surtout, il ne supportait plus le bureau qui, dans son esprit, restait attaché à l’image d’Albus.
Albus…
Il n’avait personne à qui dire qu’il regrettait le directeur. Malgré le poids énorme et injuste de la tâche qu’il lui avait légué, il avait été celui qui l’avait recueilli, aidé, sauvé… Severus ne parvenait pas vraiment à lui en vouloir.
Mais il ne parvenait pas à rester dans le bureau directorial, ni à se convaincre que c’était le sien. Il n’aimait pas en sortir, cependant, car au dehors… L’école était un véritable chaos. Les élèves se révoltaient, et ceux qui ne se révoltaient pas se chargeaient de les punir à coup de doloris. Severus frissonnait rien que d’y penser. Il avait été assez « puni » par le Seigneur des Ténèbres pour être à l’aise avec l’idée qu’on le lance pour un oui ou pour un non.

Severus regarda autour de lui. Personne. Il se permit de soupirer. S’il n’avait pas pris la marque, s’il n’avait pas été aussi sot… Lily ne serait pas morte. Le Seigneur des Ténèbres n’aurait pas marqué Potter « comme son égal ». Et il n’aurait pas dû diriger une école en pactisant avec les assassins de la seule personne qu’il ait jamais aimé, et en subissant les foudres d’une de ses seules amies.
Avec des si…
Severus était résigné. Il était condamné, de toute façon, quel que soit le dénouement de cette guerre. Sa vie n’aurait été qu’une succession de malheurs dans laquelle Lily n’avait été, somme toute, qu’une brève et douce parenthèse.
Et vu les horreurs qu’il avait commises, il ne méritait rien d’autre. Pourquoi persistait-il donc à se morfondre ? Pourquoi regrettait-il, entre toutes les compagnies, celle de Minerva, cette sorcière qui n’avait rien fait pour sauver l’adolescent perdu qu’il était, et qui avait mis des années à lui adresser la parole alors que le chagrin le plus écrasant de sa vie l’avait poussé du bon côté de la guerre ?
Severus soupira une nouvelle fois, pris d’une incommensurable lassitude. Il était voué à chercher, d’une manière ou d’une autre, la compagnie de femmes si intransigeantes qu’elles étaient vouées, elles, à le rejeter tôt ou tard. Oh, il n’y avait rien en commun entre la passion dévorante qu’il avait éprouvée pour Lily, et l’amitié aussi solide que timide qui l’avait lié à la vieille sorcière mais… Quand la compagnie se fait rare, les comparaisons se tirent d’elles-mêmes.
Lily comme Minerva avait beau s’être toutes deux méprises sur ses intentions, elles n’en avaient pas moins eu raison de le livrer aux démons de sa solitude. Il ne méritait rien d’autre.
Il refusait d’accuser l’une comme l’autre de malheurs qu’il ne devait qu’à ses propres erreurs.

Au détour d’un couloir, il aperçut un feu follet roux qui avançait à pas de loup.
- Miss Weasley, articula-t-il de sa voix la plus menaçante.
La jeune fille sursauta, et lui jeta un regard provocateur. Elle aussi était droite, entière et courageuse, mais bien trop hardie. Cela la perdrait.
- Oui, professeur ? répondit-elle d’un air provocateur.
Severus se permit de lever les yeux au ciel.
- Il me semble que les Carrow font leur ronde aux environs du sixième étage. Je vous conseille de prendre l’autre escalier pour vous rendre à la Salle-sur-Demande.
Ginny Weasley lui jeta un regard ébahi.
- Vous ne me punissez pas ?
- Moi ? Je n’ai vu personne. Filez maintenant.
Image
Not all those who wander are lost

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Membre de l'Armée de Dumbledore
Messages : 491
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Haru Nonaka » 26 nov. 2017 - 01:00

Titre : Remords ou bien Regrets?
Thème (écrit ou image) : Refuser
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 637
Personnages : OC (Mina) / Severus Rogue
Rating : Tout public

Mina avait les yeux écarquillées et fixait d’un air dubitatif la petite impasse, depuis quelques jours elle tentait réellement de sentir qu’elle était bien dans son présent, de s’agripper aux différences qui lui sautait au visage lorsqu’elle comparait les deux époques ou elle avait vécu, de savourer les ajouts que son présent avait apporter au décor. Enfin elle n’avait pas exactement rejoint sa timeline, d’ici une minuscule dizaine de jours elle aurait véritablement atteint le point d’échange, celui ou elle reprendrait la place de celle qu’elle avait été, reprendrait sa vie.

Mais l’image que la lumière imprimait actuellement sur sa rétine avait un gout de déjà vue, semblait la même que dans l’autre époque, et ça affadissait son humeur, l’angoissait même.
La jeune femme ne pouvait pas croire que ce paysage qui se présentait devant elle était réellement celui de milles-neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf, il ressemblait pratiquement brique pour brique à celui qu'elle avait gardé en mémoire depuis sa dernière visite, rien n’avait changé. Après s’être concentrée un peu plus elle constatât que les murs étaient un peu moins colorés, les pavés de la route avaient été remplacé à un moment et l’herbe ne semblait pas oser encore se faufiler entre ces nouveaux, quelques sonnettes électroniques avaient été installées, et des stores grisâtres avaient remplacés les volets sur certaines maison. La dernière fois qu’elle avait mis les pieds ici, le ciel était gris, cette fois il était d’un bleu intense, trop vif, contrastant et ravivant le rouge de briques, semblant lui interdire d’aller s’enfermer dernière les murs, de quitter la lumière et les rayons doux de cette belle fin d’après midi pour entrer dans cette maison, pour risquer de se prendre une douche froide qui plus est.

N’écoutant pas ce que lui soufflait la brise légère, le parfum d’été, les rires des enfants qui jouaient dans la rue, Mina fit un pas de plus, passant sous l’ombre fraiche projetté par le large conduit de cheminé. La lumière est coupée de travers, seul la rue et quelques maisons du bout de l’impasse en sont privée. La jeune femme reprend sa marche. Elle se rapproche de la porte sombre, plus imposante qu’auparavant mais toujours aussi sévère. La peinture un peu eccaillé par endroit remarque t’elle sans savoir pourquoi le détail se fixe dans son esprit. De l’autre cité de cette dernière se trouve probablement un lieux bien différent de celui de ses souvenirs, après tout malgré l’année d’abandon, il s’agit de sa maison a présent, elle voudrait la visiter une première fois sans qu’il ne soit présent, comme la dernière fois. Elle pose sa main a quelques centimètres du heurtoir et se fige avant de le frôler du bout de ses doigt, elle sent son coeur qui bat la chamade dans sa poitrine. Elle devrait peut être faire ça, attendre pour passer de s’assurer qu’il ne soit pas là… Comme ça elle serait sur qu’elle ne courait pas le risque de se voir claquer la porte au nez. A vrais dire ce serait encore pire qu’il décide de l’écouter plutôt que de l’ignorer, il pourrait confirmer ses peur, lui rire au nez. A vrais dire elle ne savait pas ce qui serait le pire, permis les hypothèses qui s’entremêlait dans sa tète, elle savait juste qu’une fois en face de lui, elle ne serait plus capable de s’arrêter, de rester raisonnable. Elle respira longuement pour se calmer, fixant le carré de ciel au dessus de sa tète. Après tout peu importait de protéger sa raison, ce n’était qu’un choix parmi d’autres possibles, ce n’est pas comme si elle avait fait fonctionner son intellect en prenant la décision qui avait justifié sa visite. Elle plongea ses yeux sur la surface sombre, frappant trois coups décidés a la porte. Au pire que risquait t’elle a part son refus?
Dernière modification par Haru Nonaka le 26 nov. 2017 - 01:06, modifié 2 fois.
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1739
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par BellaCarlisle » 26 nov. 2017 - 01:01

Titre : /
Thème : Refuser
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 975
Personnages : Amélia (OC), John Garrett
Rating : Tout public
Le cri la réveille et il lui faut de longues minutes pour comprendre qu’il n’est pas réel, qu’il ne vient que de son cauchemar. S’asseyant dans son lit, Amélia prend son visage dans ses mains, encore sonnée par les images qui hantent son esprit. Les couleurs et les sons se mélangent, elle croit percevoir les derniers hurlements, le bruit des véhicules qui se heurtent dans un fracas épouvantable. Une violente nausée la saisit et elle s’oblige à se lever pour vider le contenu de son estomac dans les toilettes, restant penchée au-dessus de la cuvette alors que des larmes s’échappent de ses yeux. Elle attend quelques minutes supplémentaires avant de se redresser et de rejoindre le lavabo, aspergeant son visage d’eau fraîche, évitant le reflet que lui renvoie le miroir.

Avec un geste brusque, elle s’empare de sa brosse à dent et du dentifrice, effaçant de sa bouche les dernières traces de son moment de faiblesse. Ce n’est pas survenu depuis bientôt trois mois, elle ignore pourquoi elle refait ainsi une rechute. Les derniers jours ont été riches en émotion, il est vrai qu’elle a dû retourner dans la maison de son ancien compagnon dans le cadre d’une mission importante mais ce n’est pas assez pour justifier le retour brutal de ses cauchemars. Ce n’était pas un simple rêve où les choses tournent mal, comme ceux qu’elle peut avoir après des journées difficiles. Il s’agissait plutôt du souvenir le plus marquant de son existence, celui qui a tout fait basculer.

S’agrippant au rebord du lavabo, Amélia ose affronter le miroir. Son visage exprime une lassitude profonde et ses yeux semblent lui poser des milliers de questions. La jeune femme ne peut s’empêcher de penser qu’elle se voile la face, qu’elle fait comme si tout allait bien alors que son inconscient a bien saisi qu’elle n’a toujours pas terminé son deuil. Ce n’est pas quelque chose qu’elle réalisera en un claquement de doigt, il lui faut plus que quelques mois pour ne plus ressentir cette douleur dans sa poitrine, cette sensation de perdre pied dans une réalité trop dure à accepter.

Comme pour la narguer davantage, la marque à son poignet se manifeste. Amélia lui jette un coup d’œil, l’effleurant ensuite du bout des doigts. Ce symbole est une preuve supplémentaire que rien ne va dans sa vie, il a décidé d’apparaître trop tard, comme pour lui montrer qu’elle a fait le mauvais choix depuis le début. Peut-elle seulement imaginer que cette histoire d’âme-sœur la concerne après le drame qu’elle vient de vivre ? Maria a insisté sur le caractère positif de cette marque, sur le fait qu’elle relie deux êtres destinés à s’aimer et à devenir inséparables. Sauf que la jeune femme en a assez de ne plus pouvoir refuser tout ce que le destin met sur sa route.

Considérant qu’elle a perdu assez de temps, Amélia sort enfin de la salle de bain. Son lit ne l’attire pas, elle craint de refaire le même cauchemar et d’être à nouveau dans un état qui la mène au bord des larmes. Choisissant de ne pas retourner dans les bras de Morphée, elle traverse le couloir, passe devant les chambres de ses coéquipiers et descend dans le salon. Il n’y a personne en vue pour le moment, mais elle commence à avoir l’impression de ne pas être le seul agent réveillé. Ses pas se font entendre sur le carrelage alors qu’elle avance vers la cuisine. Une petite lampe est allumée, suffisante pour éclairer la tasse vide sur le rebord de l’évier.

La jeune femme sent un courant d’air passer dans la pièce et elle remarque enfin que la porte vitrée est ouverte. Sa curiosité l’emporte sur la sécurité et elle ouvre un peu plus le battant avant de se faufiler à l’extérieur. Une lampe murale projette un faisceau tremblotant un peu plus loin, près de la table de jardin où une silhouette est assise. Amélia hésite entre y aller ou faire demi-tour mais elle se sermonne intérieurement en se disant que maintenant qu’elle est sortie, elle peut bien rejoindre l’éveillé.

- Vous avez le droit de venir, je ne suis pas cannibale.

Le ton amusé de l’agent Garrett fait sourire la jeune femme qui tire une chaise pour s’installer à côté de lui. Son OS a un livre entre les mains, La Divine Comédie de Dante. Elle connaît l’ouvrage et songe brièvement qu’il y a plus joyeux comme lecture.

- Vous ne dormiez pas ? demande Amélia.
- Tout comme vous, il faut croire, répond John sans se départir de son humour. Trop de questions sans réponse ?
- Un cauchemar, murmure la jeune femme.

Le visage de son supérieur devient sérieux alors qu’il ferme son livre avant de l’observer. Elle soutient son regard un instant puis baisse les yeux, fatiguée et sur les nerfs. Elle sait qu’elle aurait pu mentir et garder cette vérité pour elle-même mais l’agent Garrett lui apporte un soutien donc elle a bien besoin.

- Je pensais que c’était enfin fini, que je n’aurais plus à craindre de dormir mais je me suis trompée. C’était le calme avant la tempête et je dois maintenant affronter le retour de mes cauchemars.
- Vous ne pouvez pas considérer que tout recommence à cause d’une seule nuit. Il vous en faudrait plusieurs pour réellement déclarer que vous venez de rechuter. Votre passé ne vous quittera jamais entièrement.

À ces mots, elle le voit porter la main à ses côtes en un geste machinal et elle se doute qu’il est lui-même la proie de ses propres démons.

- Vos rêves étaient-ils peuplés de mort et de souffrance ?
- Mes rêves n’avaient rien de cauchemars, Amélia. Parfois, la douleur qui demeure n’est pas seulement psychologique, elle peut être physique. Vous devez alors apprendre à refuser de lui laisser les commandes.
Image . Image

Avatar de l’utilisateur
Eejil9
Responsable des Transports Magiques
Messages : 2642
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Eejil9 » 26 nov. 2017 - 01:12

Titre : Le plus pur déchet
Thème : Ordure
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : Tout public
De la rue à la salle aux néons
Toujours la même ordure
Cette saleté
Ne vient pas du monde, mais des hommes
La boue n’est pas sale, elle appartient à la Terre
Mais leurs regards à eux grouillent
Du plus pur déchet

La saleté du désir dans leur yeux
Lorsqu’ils fixent les corps donnés en spectacle
La saleté du mépris dans leurs pupilles
Lorsqu’ils se croisent sans se voir
Leurs regards couleur d’excrément
Parcourent le monde
En résonnant d’irrespect

La terre est belle
Seuls les hommes sont sales
Dans la lueur pâle des réverbères
Et la lumière chiche des néons
Image
Not all those who wander are lost

Avatar de l’utilisateur
Westyversionfrench
Membre de l'Ordre du Phénix
Messages : 596
Inscription : 22 mai 2017 - 14:52

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Westyversionfrench » 26 nov. 2017 - 01:56

Titre : Dames de Coeur
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1393
Personnages : Colin Creevey, Ginny Weasley, Lavande Brown, Parvati Patil, Pansy Parkinson.
Rating : Tous Publics
Colin Creevey arpentait les couloirs de l'école avec ennui, songeant à la prochaine édition de son petit journal clandestin, lorsqu'il croisa un groupe de filles hilares pour la troisième fois. Ginny Weasley, qui l'accompagnait lors de cette déambulation sans but, leva les yeux au ciel, sérieusement exaspérée.
« Est-ce que tu sais ce qui les fait marrer comme ça ?
-Une idiotie prédite par Lavande et Parvati.
-Prédite ?
-Tu n'es pas au courant ? Je croyais que tu savais toujours tout ce qu'il se passait dans ce château. » Colin fit l'impasse sur la plaisanterie, gardant un air sérieux, qui, il l'espérait, obligerait son amie à en dévoiler davantage.
« Lavande et Parvati sont comme qui dirait obsédées par les cours de Divination. Elles prennent même des cours particuliers avec Trelawney. Toujours est-il que depuis le début de la semaine, elles organisent des séances de cartomancie. Tu vas les voir, tu leur poses une question qui te tient à cœur sur toi ou sur quelqu'un, et elles lisent dans les cartes pour en déduire des trucs.
-Et ça marche ? » Ginny le fixa avec des yeux ronds.
« Ne me dis pas que tu crois qu'elles ont une chance de tomber juste. On nous dit depuis la Première Année que la Divination est une discipline fumeuse.
-N'empêche qu'on nous l'enseigne. » fit Colin en haussant les épaules. Ils changèrent de sujet et Colin aurait pu oublier cette histoire sans un malheureux concours de circonstances.

Comme souvent, Colin parcourait les couloirs à la recherche d'un nouveau scoop. Depuis quelques semaines, les élèves semblaient particulièrement sages ou très doués pour garder leurs secrets, ce qui n'était vraiment pas une bonne chose pour le journaliste en herbe qu'il était. Des cris de mécontentement attirèrent son attention et il se dirigea vers la source du bruit. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir Pansy Parkinson, le visage bouffi, les yeux rouges et mouillés de larmes. Sa tristesse sembla se muer en colère lorsqu'elle l'aperçut. Elle se leva, s'aidant du mur contre lequel elle s'était affalée, lui fonça dessus et l'invectiva en le poussant violemment.
« Tout ceci est de ta faute sale sang-de-bourbe dépravé ! » Colin ne se formalisa pas de la première insulte, qui lui était souvent adressée, mais s'étonna davantage du qualificatif usité. Il la fixa avec ahurissement, un sourire un peu intrigué plaqué sur ses lèvres. Parkinson hurlait désormais à plein poumons :
« Mais ça ne se passera pas comme ça ! Les gens comme toi sont dangereux ! Ils méritent d'être enfermés ! Tu ne contamineras pas Draco ! » Ne comprenant plus rien à cette étrange comportement, il la laissa déverser son fiel et l'abandonner pour s'éloigner en direction des cachots.

Il aurait, encore une fois, pu passer outre cet événement somme toute sans grande incidence, s'il n'avait pas dû supporter les regards curieux, voire gênés, de ses camarades de maison, le soir même. Ce fut Ginny, qui en le voyant froncer les sourcils en direction de son frère Ron qui le toisait avec sévérité, le mit au courant de la fameuse prédiction...
« Ne fais pas attention à lui. L'idée que quelqu'un trouve Malfoy attirant le répugne.
-Euh, d'accord... Et en quoi cela me concerne ? Je n'ai colporté aucun ragot romantique dans mon dernier numéro.
-Ah. Tu n'es pas au courant. » conclut Ginny avec une petite moue.
« C'est gênant Colin. C'est à cause de Parvati et Lavande. Ce matin, Pansy Parkinson est venu les trouver avec une photo de Malfoy. Elle voulait savoir si elle allait l'épouser, comme c'est plus ou moins prévu depuis des années.
-Je ne vois vraiment pas en quoi je suis mêlé à tout ça. » Ginny marqua un temps d'arrêt.
« Elles lui ont répondu que la destinée de Malfoy et la sienne n'étaient pas vouées à se croiser. Que Malfoy était voué à une grande histoire d'amour avec toi.
-Pardon ? » Colin la fixa de longues secondes et éclata de rire.
« Ginny, tu ne peux pas croire un seul instant à ces âneries. Tu me l'as dit il y a quelques jours, la Divination n'est pas une science fiable. Encore moins lorsqu'elle est pratiquée par deux adolescentes. »

Son amie rougit, preuve qu'elle était un peu vexée. Puis, un peu énervée, elle répliqua :
« Écoute. J'ai repensé à ce que tu m'as dit. Si on nous l'enseigne, c'est qu'elle a eu sa place dans l'histoire sorcière. Et tu m'as déjà dit que les moldus y croyaient dans une certaine mesure. Et si tout ceci ne nous évoquait pas un futur écrit mais des possibilités qui nous feraient reconsidérer les gens, les choses, notre avenir ? » Colin resta muet. Ce n'était pas une idée si bête après tout. Mais de nature, il n'était pas superstitieux, contrairement à beaucoup de jeunes sorciers élevés dans les croyances magiques. Ginny enchaînait :
« Il paraîtrait même qu'avant de conclure des alliances matrimoniales, les sang-purs consultent les plus grands médiums de notre époque pour être sûrs de leurs choix. » Colin eut un sourire indulgent :
« Ginny, est-ce que tu serais allée trouver Lavande et Parvati avec une photo de Harry Potter par hasard ? » Rouge pivoine, la jeune fille balbutia :
« Non... ça n'a rien à voir.
-Ginny... Elles t'ont sans doute dit ce que tu voulais entendre...
-N'importe quoi ! Pourquoi auraient-elles dit à Parkinson que Malfoy va finir avec toi dans ce cas là ?!
-Sans doute pour la faire enrager. Je ne pense pas qu'elles apprécient Pansy Parkinson. Elles n'avaient aucun intérêt à être gentilles avec elle.
-Très bien. Dans ce cas, va les trouver. Choisis la photo de quelqu'un avec qui tu aimerais bien sortir et demande leur si ce sera ton âme sœur.. » Le ton était monté entre les deux amis et Colin conclut la discussion en hurlant :
« Très bien ! Puisque tu ne veux pas entendre raison ! Je pourrais le faire !
-Vas-y !
-J'y vais ! ».

Colin se leva, fila dans son dortoir pour récupérer la photo d'une voisine moldue qu'il connaissait depuis l'enfance et pour qui il avait le béguin et se dirigea d'autorité vers Lavande et Parvati qui étaient dans un angle obscur de la salle commune, réunies autour d'une boule de cristal. Elles le saluèrent avec surprise et écoutèrent sa requête. Lorsqu'il eut sorti l'image de Mandy, elles parurent déçues. Elles manipulèrent toutefois la photo, l'insérèrent dans un jeu de cartes et battirent le jeu avec énergie. Lorsqu'elles lui demandèrent de piocher, il ne tomba que sur des trèfles : une dame, un valet et un as. Après avoir hoché la tête en même temps, elles annoncèrent d'une même voix :
« Cette jeune femme te sera fidèle mais seulement comme amie, et tu l'aimeras comme une sœur. » Contrarié, mais déterminé à prouver à Ginny qu'elle avait tord, il demanda :
« Qui m'est destiné dans ce cas ? » Parvati le fixa :
« Ferme les yeux et concentre toi sur cette question. Nous allons te faire piocher à nouveau. Lav-Lav ?
-Prête ! » affirma la jeune fille en remettant les cartes précédemment tirées dans le jeu.

Parvati lui souffla :
« Vas-y Colin, pioche cinq cartes. » Il s'exécuta et ouvrit les yeux lorsque son tirage ne provoqua qu'un silence qui semblait s'étendre au-delà des deux jeunes filles, jusqu'au reste de la salle commune. Il découvrit alors qu'il avait pioché dans l'ordre, et seulement des cœurs : une Dame, un Roi, un As, un 4 et un 9. Il les fixa et interrogea les deux cartomanciennes :
« Alors ? Qu'est-ce que ça dit ?
-C'est plutôt clair. Les trois initiales des premières cartes sont évidentes. Quand au 4, il rappelle le C et le 9 vaut pour un O. » Parvati peina à retenir son sourire, et le reste de la salle commune se perdit en ricanements moqueurs. Ginny affichait un air victorieux et Colin la pointa du doigt :
« Tu as manigancé ça avec elles ! C'est un coup monté. » Il l'espérait, du plus profond de son être, et pourtant, l'incompréhension était honnête sur le visage de Lavande et Parvati.

Une semaine plus tard, l'affaire aurait pu être tassée si Draco Malfoy n'était pas venu lui demander de l'accompagner à Pré-au-Lard.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1739
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par BellaCarlisle » 26 nov. 2017 - 01:57

Titre : /
Thème : Image + ordure
Fandom : James Bond
Nombre de mots : 353
Personnages : Gareth Mallory, James Bond
Rating : Tout public
Le brouhaha de la salle de jeux le déconcentre, il ne suit plus aucun mouvement de ses adversaires, se contentant d’obéir aux ordres qui lui parviennent dans l’oreillette. Il ne prétend pas être doué pour le poker mais il ne pensait pas se retrouver perdu aussi rapidement. Les pièces s’échangent, quelques insultes fusent et il lui faut tout son self-control pour ne pas soupirer bruyamment. Lorsque les cartes sont distribuées, il perçoit nettement le juron dans son oreillette alors que son agent le plus actif lui annonce qu’il va perdre la partie.

- En soi, ce n’est pas si grave, Q a récupéré les infos que nous n’avions pas mais vous risquez d’être suivi par votre adversaire.

M sent l’agacement poindre le bout de son nez. Il a accepté de se rendre lui-même au cœur de la mission parce que Bond est trop connu et qu’il fallait une personne d’urgence sur les lieux. Pourtant, le voilà à craindre pour sa sécurité parce qu’ils sont tombés sur un homme qui a une sacrée manie qui est de tuer son dernier rival, même quand ce dernier est le perdant.

Mallory ne répond pas, pour ne pas éveiller les soupçons sur lui. Il joue ce qui lui est proposé et arbore une mine faussement déçue lorsqu’il perd la dernière manche. Son adversaire le salue avec un sourire carnassier et le chef du MI6 se lève doucement, quittant la salle d’un pas qu’il veut léger. Il n’a aucune arme utile sur lui et ce manque se fait ressentir à chaque seconde qui s’écoule.

Entraîné à repérer ce qui ne va pas, il voit immédiatement les deux hommes qui le suivent. La panique n’est pas encore au rendez-vous mais il n’en mène pas large, sachant qu’il ne peut compter que sur lui-même pour se tirer de ce mauvais pas. Lorsqu’un déclic familier résonne, il sent son sang se glacé mais, à sa plus grande surprise, les deux hommes s’écroulent.

- Sincèrement Mallory, je sais que je suis une ordure mais je n’ai pas pour principe de laisser mon chef se faire tuer.
Image . Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Membre de l'Armée de Dumbledore
Messages : 491
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Haru Nonaka » 26 nov. 2017 - 02:00

Titre :
Thème : Image + ordure
Fandom : HP
Nombre de mots : 596
Personnages : Severus Snape et OC
Rating : Tout public



Severus Snape s’était souvent fait traiter d’Ordure, l’insulte n’avait rien d’original a vrais dire et en temps normal il n’aurait même pas relevé le mots. Il l’avait utilisé aussi, les maraudeurs en avait fait une chanson a propos de serpentard, d’ailleurs, il avait oublié les paroles. Il aurait préféré oublier la voix de fausset de James Potter, qui n’était pas foutu de se retenir de chanter fort alors qu’il était totalement dépourvu d’oreille d’après les fausses notes qui sortaient de sa gorge. Souvenir mis a part, l’insulte du poivrait n’était après tout qu’une description fidèle de ce qu’il avait été. Il s’était en effet roulé dans la fange, avec des individus de la pire espèce, avait aussi commis des crimes que les années n’effaceraient pas, qui l’entourait d’une puanteur interne, le rongeait de l’intérieur. Les souvenirs revenaient parfois lorsque son sommeil n’était pas dénué de rêve tout court. Mais ce soir le poids des actes pesait plus lourd encore, il les avais revus, et pire encore, il y avait eu une spectatrice dans sa tète pour profiter du spectacle. Il n’aurait pas cru cela possible, ça semblait impossible, ces foutus deux derniers jours semblait improbables a vrais dire.

Aurait t’il peut agir autrement, ne pas fuir le plus loin que le charme lui permettait? Essayer d’affronter a nouveau la réalité troublante, la paire d’yeux terrifiants de par ce qu’il lisait en eux, malgré tout ce qui avait été dévoilé. Severus avait cru entendre son nom, au milieu du vent, et de la fureur dans la voix, ça il pouvait le comprendre, mais il était fatigué, alors il n’avait pas rebroussé chemin, avait tracé jusqu’a une ferme isolée. Il avait stupéfié le chien, il détestait ces animaux stupides et préférait prévenir que guérir une blessure à la jambe (celle laissé par un molosse a trois tète avait suffit a le rendre plus prudent), ensuite, une fois dans la maison il avait prélevé une mèche de cheveux sur une vielle femme assoupie dans le fauteuil devant un feu de cheminée a moitié éteint qu’il avait ravivé magiquement pour qu’il tienne la nuit entière en guise de compensation.

Il avait bien finit par se rendre dans le bar local, sous l’apparence de la vielle femme, avait but beaucoup plus que son métabolisme actuel pouvait supporter, puis s’était retrouvé a jouer au milieu d’une bande de petits durs de la région, qui juraient comme des charretiers. Lorsqu’il avait gagné sa troisième manche successive a ce jeu qu’il avait apprit ce soir, un grand gaillard au regard vif, qui semblait avoir un peu plus de jugeote que les autres lui avait fait remarquer que compter les cartes était interdit, puis après avoir perdu encore trois parties successives, tandis que Severus sentait sa vision se brouiller a cause de l’alcool ingéré, il avait continué a le servir, lui offrant de s’associer a lui pour réussir a plumer les pigeons environnants. Severus n’avait rien dit, mais c’était débrouillé pour faire miser l’homme sur lui alors que la partie était totalement à son désavantage. Le regard de la petite ordure prise a son propre jeu valait largement plus que la petite liasse de billets que Severus perdait. Il avait quitté le jeu et était passé dehors reprendre un peu l’air en buvant quelques gorgées de polinectard lorsqu’il s’était figé, l’odeur des embruns, de la mer toute proche l’avait fait dessoulé. Alors lorsque l’homme s’avancea vers lui en le traitant d’ordure, il lui rendit son regard noir, puis décida que quitte a être une ordure autant en profiter, et sortit sa baguette de sa poche.
ImageImageImage

Avatar de l’utilisateur
Catie
Goinfre Sérievore
Messages : 4177
Inscription : 14 févr. 2012 - 21:46

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Catie » 26 nov. 2017 - 02:18

Titre : /
Thème (écrit, image ou musique) : Image + Peine
Fandom : Original
Nombre de mots : 367
Personnages : Madeline
Rating : -12 ?
Enfermée dans sa bulle, elle étouffe. Elle manque d’air, elle suffoque, elle se bat contre le brouillard qui l’entoure. Elle ne sait pas très bien si cette brume existe ou si elle n’est présente que dans sa tête. Ses doigts griffent du vide, ses paumes cognent contre des parois de verre qui disparaissent la seconde suivante. La panique enfle, la submerge et lui donne le tournis.

Rêve ou réalité ? Elle n’en sait rien mais elle crie. Elle hurle sa peine à s’en arracher les cordes vocales, elle pleure la perte déchirante de cette partie d’elle-même. La douleur est presque physique. Elle la ressent comme une lame émoussée qui s’enfonce lentement dans son ventre, puis qui tourne, tourne, tourne…

Autour d’elle, le brouillard se fait plus épais. Elle ne voit pas même le bout de ses doigts. Elle vocifère contre ceux qui lui ont tout pris. Jusqu’à deux phares trouent l’obscurité devant elle. La peur qui la saisit la fige sur place. Elle n’a jamais été aussi terrifiée de toute sa vie, jamais.

Elle veut s’enfuir mais elle en est incapable. En plus de ses pieds ancrés sur le sol, elle est entourée de murs de verre rendant toute fuite impossible. Impuissante, elle regarde se produire la catastrophe de nouveau. Pour ce qui lui semble être la millième fois.

La voiture la heurte de plein fouet. Le capot défonce ses genoux, lui brise les jambes et la fauche sans même ralentir. Elle se sent voler, voler, voler… Puis une descente brutale, qui se termine par une violente chute sur l’asphalte.

Le choc réveille Madeline en sursaute. Le corps tremblant et couvert de sueur, les joues trempées de larmes, elle se recroqueville dans son lit vide, ses genoux fermement serrés contre sa poitrine. Le même cauchemar, chaque nuit. Qui n’atténue pas la peine déchirante dans son cœur qui lui donne envie de hurler. Et sans cesse, elle revoit la voiture folle qui met fin à ses rêves.

Enroulée sur elle-même, elle effleure du bout des doigts son ventre plat. Et comme chaque nuit, à chaque réveil brutal, elle envoie une prière pour que son bébé parti trop tôt soit heureux au ciel.

Plus qu’elle ne le sera jamais.
Image

Avatar de l’utilisateur
Westyversionfrench
Membre de l'Ordre du Phénix
Messages : 596
Inscription : 22 mai 2017 - 14:52

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Westyversionfrench » 26 nov. 2017 - 02:53

Titre : My tralala
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 854
Personnages : Marcus Flint, Oliver Wood
Rating : +18 (citron pressé)
Ils étaient beaux. Ils étaient forts. Ils sentaient la sueur, le cuir, le bois poli, et le sang bien sûr. Ils s'étaient battus comme toujours : un coup de coude qui a poché l’œil de l'un, des ongles qui ont griffé la joue de l'autre, des cheveux arrachés, des dents cassées, et leurs lèvres percées. Marcus, malgré les réprimandes de Mrs Hooch, avait essayé, à chaque tentative de but, d'assommer le gardien de Gryffondor qui s'était obstiné à rester sur son balai. L'issue du match, houleux, violent, plein de fautes, ne méritait pas ce combat fourbe et privé de bon sens du sport. A ex-aequo, la revanche était reportée à dans quelques semaines.

Oliver entra dans le vestiaire dix minutes après ses coéquipiers, retenu par une Minerva McGonagall furibonde. Il jura en constatant qu'il était seul et que les autres ne l'avaient pas attendu. Enragé, il arracha sa robe de Quidditch, les vêtements qu'il portait dessous, et les jeta sur le mur de gauche, avant d'entrer, sans retirer ses chaussettes dans l'espace de douches collectives. Il resta immobile alors que l'eau chaude lavait la boue et le sang de sa peau, mais ne pouvait effacer les bleus qui marquaient son épiderme. Il y avait même une griffure profonde sur sa joue à la suite d'un coup de balai que le capitaine de l'équipe adverse lui avait envoyé en pleine tête. Ça piquait et il poussa un grognement de douleur. Pour se détendre, et profitant de sa solitude, il décida de d'attraper son pénis et de le pomper allègrement pour relâcher toute la tension accumulée.

Alors qu'il songeait que peut être, ce match allait enfin avoir une retombée positive, la porte du bâtiment s'ouvrit avec fracas. Il jura et se tourna vers le mur pour cacher son érection. Il jeta un regard dans son dos pour découvrir l'objet de ses contrariétés qui se désapait, visiblement dans les mêmes dispositions que lui. Frustré et toujours hors de lui, il lui lança :
« Y'a pas à dire ! T'arrive toujours au pire moment. » Flint lui accorda une œillade blasée et prit la douche la plus près de la sienne, commençant à se savonner sous l'eau. Oliver grogna mais décida de mettre du savon dans ses cheveux pour les frotter furieusement.

« La mienne est plus grosse.
-Dans tes rêves Flint.
-Et elle est même pas bandée.
-Ta gueule. » Par acquis de conscience, Oliver y jeta quand même un regard. Bon okay, elle était assez, conséquente, comme on dit. Pas de quoi se vanter non plus, il pouvait allonger la sienne d'un bon centimètre encore en la triturant. Ce qu'il fit.
« Te dérange pas pour moi surtout.
-Ta gueule.
-Si les rôles étaient inversés...
-Je ne t'empêche pas de te branler Flint. » L'autre resta silencieux quelques instants puis ses halètements emplirent l'espace, plus ardents que la vapeur générée par l'eau. Oliver osa l'observer plusieurs fois et ne réalisa que tardivement que Flint lui accordait toute son attention.
« Qu'est-ce que tu regardes comme ça ?
-Ta pine. Quoi d'autre ?
-Elle te fait peur hein ?
-C'est comme le match.
-Quoi ?
-On est ex-aequo.
-Journée de merde.
-Ouais. »

Ils continuèrent à se masturber chacun de leur côté en s'envoyant des sourires goguenards jusqu'à ce que Flint annonce :
« On va pas rester sur un match nul Wood.
-Une idée ? » Flint sourit de ses dents inégales et s'approcha de lui, le poussa contre le mur et saisit sa verge dans son poing, fourrant sa langue dans sa bouche. Oliver tenta de le mordre mais la friction contre sa hampe l'en empêcha. Ses mains passèrent le long du dos de Flint pour empoigner ses fesses. L'autre l'écrasa alors de son poids contre le carrelage glacial. Oliver se laissa manipuler non sans malaxer violemment le postérieur de son vis-à-vis. Inconsciemment, il remonta une cuisse pour la caler sur la hanche de Flint. L'une de ses mains quitta le postérieur du serpentard pour venir soupeser ses testicules, les enserrant solidement dans sa paume. Le grondement qui lui répondit était long et guttural.

Flint lâcha sa bouche pour venir mordre et aspirer la peau de son cou, le faisant gémir d'excitation. Il s'empressa de lui rendre les griffures que l'autre lui avait infligées pendant le match. Soudain, le serpentard, qui l'avait à moitié soulevé du sol, le reposa et tomba à genoux pour lui offrir la fellation la plus habile qu'on lui ait jamais prodiguée. Il eut du mal à retenir ses cris lorsqu'il se déversa dans l’œsophage de son rival. Celui-ci lui pinça un lobe charnu pour le punir mais avala tout de même sa semence.

Le temps que Oliver reprenne ses esprit, Flint lui éjaculait au visage. Il eut à peine le temps de détourner la tête pour ne pas en recevoir dans les yeux. Un éclat de rire compulsif le secoua. Flint le fixa avec ahurissement :
« Qu'est-ce qui te fait marrer comme ça ?
-Je pensais à la réconciliation des maisons. » Flint y songea à son tour et se laisser aller à l'hilarité, étendu contre son flanc.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

Avatar de l’utilisateur
BellaCarlisle
Reporter à la Gazette du Sorcier
Messages : 1739
Inscription : 20 sept. 2014 - 17:32

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par BellaCarlisle » 26 nov. 2017 - 03:00

Titre : Deuil
Thème : Peine
Fandom : Agents of Shield
Nombre de mots : 1002
Personnages : Audrey Nathan, Maria Hill
Rating : Tout public
Assise devant son écran de télévision, Audrey suit les derniers événements qui ont eu lieu à New York. Les images retransmises par les chaînes d’informations montrent à quel point la ville a subi des dommages sous les assauts d’extraterrestres. L’inquiétude ne cesse de ronger la violoncelliste, elle peine à contacter l’agent Coulson, ne réussissant jamais à aller au-delà de la messagerie vocale. Il ne répond plus depuis la fameuse invasion et, à ses yeux, ce n’est sûrement pas un hasard. Elle refuse toutefois de songer au pire et elle tente de se convaincre qu’il doit être occupé avec le Shield après tout ce qu’il s’est passé. C’est le seul moyen pour elle de ne pas envisager l’impensable et elle se motive heure après heure en se rappelant qu’un agent du gouvernement n’est pas joignable en permanence.

La sonnerie de la porte d’entrée résonne dans tout l’appartement et elle fronce les sourcils, n’attendant pas de la visite. Audrey va jusqu’à la porte qu’elle entrouvre, découvrant une femme à l’air avenant qui semble tout à fait gênée d’être là. Présentant quelque chose, la violoncelliste la fait entrer, remarquant qu’elle porte dans ses mains un dossier avec un tampon du Shield. Sa gorge se serre d’anticipation mais elle sourit à l’inconnue en la conduisant dans sa cuisine, préférant une fois encore se persuader que ce n’est rien de grave. Elle propose à boire à la nouvelle venue qui décline poliment son offre. Audrey comprend qu’il est temps de s’asseoir et d’écouter pourquoi cette femme a fait le déplacement jusque chez elle.

- Je me présente, agent Maria Hill, du Shield. J’imagine que vous devez vous demander pourquoi je suis là, n’est-ce pas ?
- Je suppose qu’il y a un rapport avec l’invasion extraterrestre survenue à New York, tente la violoncelliste.

Maria hoche la tête gravement avant de prendre une grande inspiration.

- Je suis désolée mais je suis ici pour vous annoncer la mort de l’agent Coulson.

Même si elle s’attendait à ce genre de nouvelle, Audrey ne pensait pas être détruite par cette phrase. Les larmes coulent sur ses joues alors que la vérité éclate.

Philestmort. Phil. Est. Mort. Phil est mort.

Elle doit dire adieu à leurs dîners si agréables, à ses sourires tendres qu’il lui adressait pendant qu’elle jouait dans l’orchestre symphonique. Tout est parti en fumée à cause de créatures venues de l’espace pour dominer leur si petite planète.

- Comment est-il mort ? murmure la violoncelliste.
- Je ne peux pas vous en parler, c’est classé confidentiel.

Audrey a une pensée méprisante pour tous ces codes obscurs qui ne servent à rien. Est-il donc véritablement interdit de savoir comment un homme brave a perdu la vie ? Ne peut-elle pas être au courant de la manière dont l’homme qu’elle a aimé a quitté ce monde ?

- Je sais ce que vous vous dites, ajoute Maria, mais si c’est ainsi, c’est qu’il y a une raison derrière tout ça.

Elle lui tend le dossier, l’informant du fait qu’il y a quelques informations qui pourraient l’intéresser. La musicienne ne dit rien, elle veut juste que cette femme sorte de chez elle. L’agent Hill s’excuse une dernière fois puis la laisse enfin à sa solitude. Audrey éclate en sanglots, cachant son visage dans ses mains, sentant son cœur se briser un peu plus à chaque respiration. Son bonheur vient de s’en aller en même temps que la vie de Phil.

OoOoOoO

Cinquante-deux jours se sont écoulés depuis la venue de Maria mais Audrey ne réussit pas à tourner la page. Tout ce qu’elle fait lui rappelle Phil, chaque endroit où elle passe est rattaché à un souvenir. Le dossier est posé sur sa table de cuisine, bien en évidence, mais il ne l’a pas encore ouvert, redoutant ce qu’elle pourrait lire à l’intérieur. Peut-être qu’il lui cachait des choses sur lui-même ? Peut-être avait-il une femme ou des enfants ?

Comprenant qu’abandonner des feuilles sur une table n’est pas une solution durable, la violoncelliste prend son courage à deux mains et s’installe. Les premières pages ne lui apprennent rien de nouveau, elle en sait assez sur lui et son passé. Ce qu’elle lit ensuite la fait grincer des dents. Ce sont des informations confidentielles sur eux, sur leurs habitudes. Dans un geste de colère, Audrey balance le dossier par terre, se mordant les lèvres pour ne pas pleurer. Mais les larmes sont les plus fortes et sa peine la domine encore, la noyant sous un flot de chagrin.

OoOoOoO

Deux cent quatre-vingt-six jours.

Pourtant, elle a l’impression que Maria Hill est venue la veille. La douleur ne disparaît pas, transparaissant dans tout ce qu’elle fait. Ses compositions musicales s’accordent bien plus à des enterrements qu’à des concerts en tous genres. Certains murmurent qu’elle est devenue dépressive, sans aucune raison, et que le mieux serait de voir un spécialiste. Audrey ne veut pas se confier à quelqu’un, ce qu’il y a eu entre Phil et elle est trop précieux pour être ainsi exposé.

OoOoOoO

Un an. Trois cent soixante-cinq jours.

Et beaucoup plus de larmes.

OoOoOoO

Quinze mois.

La mélancolie est toujours là mais la peine est moins grande. Elle a dû s’habituer à ne plus croiser ce regard qu’elle affectionnait plus que tout. Supprimer son numéro de son téléphone a été dur, c’est un geste qui confirme qu’il n’y aura plus de contact et c’est une étape à passer. Désormais, elle essaye de ne pas penser à lui dès qu’elle se réveille ou qu’elle s’endort mais il est présent dans son inconscient.

OoOoOoO

Vingt mois.

Des agents du Shield sont venus lui sauver la vie et elle a réussi à parler de Phil sans fondre en larmes. Elle ignore si c’est à cause de ses souvenirs qui lui sont revenus en cet instant mais elle a cru le revoir auprès d’elle l’espace de quelques secondes. Comme un mirage qui s’efface si rapidement que l’on pense avoir rêvé. Mais c’est un mirage qui vaut le coup.
Image . Image

Avatar de l’utilisateur
Haru Nonaka
Membre de l'Armée de Dumbledore
Messages : 491
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit du 25 Novembre

Message par Haru Nonaka » 26 nov. 2017 - 03:02

Titre : jeux
Thème : Peine
Fandom : harry potter
Nombre de mots :
Personnages : OC (Mina)
Rating : Tout public

Elle avait 8 ans et elle venait elle avait remonté la rue de toute les forces de ses jambes, comme si elle essayait de faire disparaitre les larmes qui coulaient malgré tout ses efforts pour les contrôler sans fin sur ses joues rosies par le sel et le soleil trop puissant. Un homme s’était placé devant elle et avait bloqué son chemin, s’accroupissant ensuite a sa hauteur, posant deux mains sur ses épaules et la fixant d’un air curieux. Sa première pensée avait été de lui donner un coup de pied et de partir, mais a la place elle s’était contenté d’effacer l’eau de ses joues et de lui jeter un regard méfiant. Elle connaissait la haute silhouette, l’homme n’était pas jeune, plus vieux que ses parents, elle l’avait déjà vus en tout cas, a plusieurs fest-noz, assis dans un coin, observant les danseurs un carnet a la main.

-Allons petite demoiselle, qu’est ce qui se passe. Dis moi, tu sait en Bretons on dit « Poan ar re all so skañv da zougen », la peine des autres est facile a porter. Si tu veux, dis moi ton chagrin, et je l’emmènerait avec moi tandis que tu reprendra ta route, tu sait c’est plus facile a porter une peine partagée, tu courra plus vite sans elle, comme si tu avait des elles.

Mina jeta un regard sévère à l’homme, il la prenait pour qui, elle avait passé l’âge de se faire mener en bateau par des contes d’adultes. L’homme sourit en constatant que sa petite tirade avait au moins fait cesser les larmes de la fillette. Si il y avait quelque chose qu’il trouvait difficile a supporter c’était bien de voir des enfants tristes, son fils avait bien compris comment tirer ce trait de personnalité a son avantage d’ailleurs.

- C’est rien, juste une bêtise de gamin. Répondit la petite fille en jetant un regard de défi a l’homme.

- Ah, en effet je ne peut pas comprendre. Un problème avec ton frère, je l’ai vu passer il y a cinq minutes, il avait l’air en piteux état.

La fillette se rembrunie, elle sentait l’angoisse regagner son corps, comme un serpent qui remonterait de ses pieds, jusqu’a entourer et immobiliser tout son être. Elle réentendait les mots de colère de son plus grand frère, la peur dans ses yeux, l’incrédulité aussi qui était une confirmation de plus qu’elle n’avait pas révé. Elle sentait son estomac se serrer, sa gorge se nouer, elle se souvenait a nouveau de l’incident qui venait de se produire, encore un. Elle se souvenait d’avoir eu a la fois conscience d’être coupable de quelque chose et de ne pas comprendre non plus comment elle aurait pus l’être réellement. Elle avait sentit un sentiment de puissance se mêler au jeu, un soupçon de colère enfouie était la aussi, et puis l’eau qui était devenue folle, elle ne comprenait pas. Si l’homme avait bien vu le garçon remonter le chemin, ses vêtements abimés, ses coudes rapés, comme si il s’était battu, c’était de sa faute. Elle ne l’avait pas touché, mais c’était de sa faute, elle en avait l’intime conviction. La fillette avait appris très jeune a se ficher totalement de sa différence, mais les choses bizarre qui se passaient ces derniers temps la faisait se sentir plutôt mal, ça aurait pus être amusant, mais elle ne supportait pas de créer de la douleur. Elle ressentait une peine immense monter en elle en pensant qu’elle pourrait être dangereuse, un monstre, qu’un esprit des eaux comme ceux des contes c’était incrusté et cherchait a lui faire croire des choses, qu’elle était capable de choses, juste pour se venger du fait qu’elle avait décidé de ne plus croire en eux. Elle se remit a pleurer. Sa peine n’était pas de celle qu’on pouvait partager.
ImageImageImage

Verrouillé

Revenir à « La Tour d'Astronomie »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités