[Textes]Nuit du 21 Octobre

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Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

AislinnSaoirse
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AislinnSaoirse » 21 oct. 2017 - 23:54

Titre : Esprit du passé
Thème (écrit, image ou musique) : image : einfachlecker sur DA ; musique : Call of the Ancients, Antti Martikainen ; mot : métallique
Fandom : HP
Nombre de mots : 473
Personnages : Cho Chang
Rating :

Un bruit de clochette retentit et la porte se referma dans un bruit mat. Le client parti, la boutique retrouva son calme. C'était une jolie échoppe aux boiseries sombres, au centre de laquelle trônait un long comptoir de la même matière. Sur chaque mur, des rangées d'étagères s'élevaient jusqu'au plafond à caissons ouvragés. Par la vitrine en forme d'arche, Cho voyait tourbillonner les flocons de neige. De chaque côté de la vitre, elle avait sculpté le bois en de jolies volutes.

Cela faisait maintenant trois ans qu'elle avait ouvert ce petit magasin sur le Chemin de Traverse. Elle vendait toutes sortes d'objets de décoration, dont la plupart étaient fabriqués par ses soins. C'est une passion qu'elle avait toujours eue, et qui la comblait. Quoi de plus épanouissant que de rendre ses clients heureux, même pour quelques instants ? Ce qu'elle préférait, c'était les regards émerveillés des enfants. C'était de la magie à l'état brut, un concentré d'innocence qui lui rappelait que rien n'était jamais perdu. La guerre avait laissé des traces, mais elle était plutôt fière de ce qu'elle avait réussi à accomplir. Il s'agissait maintenant de continuer…

Noël approchait à grands pas, et avec lui sa période préférée de l'année. C'était le moment de la joie, des retrouvailles en famille, des cadeaux à partager. Pour Cho, c'était l'époque de l'espoir. Le temps où chacun se ressource avant d'affronter une nouvelle année. Elle voulait que chacun des objets qu'elle fabriquait contribue à cela. C'était sa manière à elle de se reconstruire, de continuer à avancer et d'aider les autres à le faire. Et jusqu'ici, ça marchait plutôt bien.

Un air irlandais résonnait dans la boutique. Il était encore un peu tôt pour les chants de Noël et la musique l'aidait à travailler. La flûte jouait une rengaine entêtante et le morceau rappelait le bruit d'un ruisseau de montagne. Parfois, quelques oiseaux pépiaient ici et là. Sans qu'elle puisse vraiment l'expliquer, l'ensemble avait pour elle une résonnance métallique assez agréable. C'est ce qui lui avait donné l'idée de sa dernière création.

Elle était en train de fabriquer des petites cocottes en métal, inspirées de l'origami. Elle avait choisi cela car cet art était lié pour elle à sa famille, et plus particulièrement à sa grand-mère. C'est elle qui le lui avait appris lorsqu'elle était enfant et, du plus loin qu'elle se souvienne, il y avait toujours eu des pliages parmi les décorations de Noël familiales. Cela lui avait semblé approprié en cette période de fêtes.

Elle n'avait pas encore décidé ce qu'elle en ferait. Peut être les monterait-elle en guirlande ou en mobile… Luna lui en avait montré un magnifique récemment, composé de libellules lumineuses. Elle n'eu pas le temps d'y réfléchir plus longtemps car la clochette du magasin retentit.

Relevant la tête de son travail, Cho s'avança vers ses clients en souriant largement.

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irenea
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par irenea » 21 oct. 2017 - 23:55

Titre : Oiseau de papier
Thème (écrit, image ou musique) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 452
Personnages : James Potter/Lily Evans, Sirius Black
Rating : K
Au bas bout de la table des Gryffondor, un élève s'acharnait sur une feuille de papier. Devant lui, un manuel ouvert, la baguette en main, il reproduisait le même geste encore et encore.

Sirius haussa un sourcil étonné en reconnaissant la chevelure en bataille de son meilleur ami. Il s'écrasa sur le banc en face de lui et le jugea d'un mauvais œil.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

James ne lui répondit pas. Il marmonna une fois de plus la même formule. Le morceau de papier déjà bien trop abîmé se froissa une énième fois en une boule informe ce qui lui provoqua un flot d'insultes incompréhensibles.

Une fois de plus. Une fois encore. Puis une autre fois. Le papier se froissait sans cesse en une même boule disgracieuse, vraisemblablement pas ce que James avait espéré.

Il finit par abandonné, désespéré. Il laissa tomber sa baguette. Le papier si froissé qu'il commençait à se déchirer tomba sur la table.

« J'y arriverai pas, conclut James.

- Tu n'arriveras pas à … ? commença Sirius, attendant la suite.

- Réaliser ce sort. »

Du bout des doigts, James lui tendit son manuscrit. En réalité, à l'intérieur d'un livre de sortilèges, il en avait caché un autre, sans doute un peu plus honteux, « Comment séduire votre âme-sœur en quelques cinquante leçons » ouvert au chapitre comment ensorceler des mots doux.

C'est pas vrai, pensa Sirius. Tout ça pour Lily.

« C'est pas très grave, tu sais. C'est pas avec ça que ça fonctionnera, tenta-t-il pour le réconforter. »

James ne lui parut pas convaincu, mais capitula.


La semaine suivante, il aperçut James au même endroit à la même, accompagné cette fois-ci. Lily lui tendait une fleur en papier qui une fois échappée de ses mains se transformait en oiseau pour aller tournoyer autour de la tête de James.

Lily laissa échapper un rire qui résonna dans le grand hall. Tous les étudiants présents se tournèrent vers eux, les toisèrent d'un regard accusateur. Elle repartit rougissante son oiseau redevenu lys entre les mains. Lorsqu'elle croisa Sirius, elle lui fit un signe de la tête. Ils n'étaient toujours pas en de très bons termes, mais au moins avaient-ils tous les deux laissés de côté leur animosité.

Sirius rejoignit son James, encore en état de choc. Les yeux rêveurs, le sourire niais, il lui fallut quelques secondes avant de se rendre compte que son meilleur ami lui faisait face.

« Merci, lâcha-t-il sans réfléchir.

- C'est normal, confia Sirius. J'ai toujours été bien meilleur que toi en sortilèges. »

James rit sans trop se forcer, entraînant Sirius avec lui.

Que n'aurait-il fait pour entendre éternellement se prolonger ce son entre les murs de Poudlard.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Haru Nonaka » 22 oct. 2017 - 00:06

Titre : Mauvais jour
Thème (écrit, image ou musique) : écrit, image, musique
Fandom :aucun
Nombre de mots :291
Personnages :
Rating : aucun
Un son me parvient, au loin, les échos métallique d’une harpe. Provient elle d’une radio, posé près d’une fenêtre ouverte. Quelqu’un l’écoute peut être, tout en faisant la vaisselle. Oui, ça me plairait bien ça, cette image. Une silhouette inconnue mais pourtant chaleureuse qui chantonne en faisant la vaisselle, une petite chose qui prouve que la vie continue, que le monde tourne toujours. J’ai besoin d’être liée a quelqu’un, en ce moment, ne serais ce que par cet échos lointain qui me permet d’imaginer, j’ai trop peur du silence. Mais au bout d’une minute, le son se met a crachoter, puis la musique disparait dans un chuintement, et je me retrouve de nouveau seul avec moi même, devant l’absence de couleur.

Puis trois coups sonores brisent ma torpeur et la porte de ma chambre s’entrouvre.
J’ai instant d’espoir, la lumière du dehors rampe sur le plancher, une silhouette en contre jour qui poussent le panneau de bois, ses longues griffes…

Tu devrais vraiment pas essayer te forcer comme ça, tu sait il y a des jours sans, vient on va boire un chocolat, ou faire une ballade.

Je me lève, et me retourne en crachant

Dégage, j’avais presque trouvé l’inspiration!

Je jette à ma mère un regard noir. Elle hausse les épaules avant de tourner les talon et de partir en secouant la tête.

Je me rassoie sur mon siège, saisit le stylo plume sur la table, le metal est froid entre mes mains, il n’a pas servi. A nous deux pages blanche, moi vivante tu ne sortira pas de cette page indemne.

Une minute plus tard je suis en bas en train d'enfiler mes bottes pour aller courir dans le jardin.

Sur la table du salon, une cocotte en papier.
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Eanna
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Eanna » 22 oct. 2017 - 00:08

Titre : Revoir son jugement
Thème (écrit, image ou musique) : Ecrit - Matin/Musique - Call of the Ancients, Antti Martikainen
Fandom : HP
Nombre de mots : 1319
Personnages : Fiona Cornfoot (OC), Cormac McLaggen
Rating : Tout public
La montagne à l’aube, l’air frais qui piquait les joues, le soleil timide que l’on devinait à travers les nuages… Depuis quatre ans qu’elle avait fini scolarité à Poudlard et entamé ses études d’herboristerie, Fiona n’avait eu que peu l’occasion de revenir chez elle en dehors des fêtes familiales et quelques week-ends de temps en temps. Et il lui semblait que cela faisait une éternité depuis le dernier automne qu’elle avait passé chez ses parents.
Elle s’assit sur le rebord de sa fenêtre et laissa son regard voyager vers les sommets des montagnes Galtee au pied desquelles elle avait grandi, vers la lande qu’elle avait arpentée tantôt en courant, tantôt d’un pas léger pour observer ses habitants. Lièvres, renards, parfois même des biches aux premières lueurs de l’aube, ou au crépuscule.
Il était de passage dans le pays, pour voir sa famille. Il lui avait promis de passer la voir.
Cormac McLaggen honorait toujours ses promesses, lui avait-il assuré. Alors elle l’attendait de pied ferme. Il n’avait pas intérêt à se défiler !
Il ne lui avait pas donné d’heure précise. Oh et puis quand bien même, elle n’allait pas rester comme une potiche à sa fenêtre pour l’attendre, elle avait d’autres choses à faire ! Profiter de ses petites vacances bien méritées, déjà, et elle comptait bien les occuper à autre chose qu’à se languir d’un garçon qu’elle n’avait côtoyé qu’une brève soirée, lors de la dernière Saint-Patrick. Et puis il avait osé insulter ses traditions ! Il les trouvait ridicules, et s’était vanté qu’en tant qu’Ecossais, il ne célébrait pas la fête d’un personnage dont le peuple avait si longtemps persécuté les sorciers…
C’était tellement réducteur de penser ainsi… Et puis il était venu la voir avec une égratignure à la main, la suppliant de le soigner comme s’il était à l’article de la mort, critiquant son travail et donnant son avis sur tout… C’était véritablement quelqu’un d’insupportable, et s’il ne venait pas la voir, elle ne s’en porterait pas plus mal !
— Fiona ! l’appela sa mère du rez-de-chaussée. Une lettre pour toi !
Elle faillit en tomber du rebord de sa fenêtre, et mit sur le compte de cette frayeur l’accélération considérable de son rythme cardiaque.
— De qui est-elle ? demanda sa mère, le regard pétillant, en voyant sa fille dévaler les escaliers comme si une hors de leprechauns était à ses trousses.
— Personne, répondit Fiona. Une vague connaissance. Tu n’as pas besoin de moi aujourd’hui pour dégnommer le jardin ?
— Non, j’irai solliciter ton père, ça sert à ça la retraite !
Fiona eut un rire distrait, et remonta dans sa chambre au pas de course. La lettre était bien de lui. Rien de bien compromettant, il ne faisait que lui confirmer qu’il passerait dans la journée, lorsque son déjeuner de famille serait terminé et qu’ils seraient tous trop occupés à brailler des chansons d’ivrognes pour se rendre compte de son départ. Fiona fronça le nez. Visiblement, il ne démordait pas de sa vision caricaturale des Irlandais…
Vraiment désagréable, ce garçon.

Au moins, il tint sa promesse. Il était là vers quatre heures de l’après-midi, droit comme un i, contemplant son jardin au milieu duquel couraient quelques gnomes que pourchassaient ses parents. Fiona le défia du regard d’oser faire un commentaire, mais elle fut surprise de voir que le sourire qu’il affichait était sincère et pas moqueur ou dédaigneux.
— Vous voulez de l’aide ? proposa-t-il d’un ton encore un peu trop pompeux au goût de Fiona. Je sais m’y prendre, il m’est arrivé une fois d’aider mon oncle, et sans me vanter j’en ai attrapé au moins dix en quelques minutes…
— Oh, personne ne doute de tes compétences, répliqua Fiona, acerbe. Mais une autre fois peut-être, merci pour cette gentille proposition. Tu veux boire quelque chose ?
— A vrai dire, j’espérais pouvoir visiter un peu le coin, faire une promenade avant que la nuit tombe… Ou un vol, j’ai pris mon balai !
Fiona frissonna au souvenir de cette soirée où il l’avait emmenée observer un coucher de soleil, perchée à plusieurs dizaines de mètres d’altitude sur un balai tout à fait inconfortable. Son bras autour de sa taille. Oui, évidemment qu’il avait mis son bras autour de sa taille, si elle était tombée il aurait eu l’air fin ! Inutile d’en faire toute une histoire…
— Vous pourriez aller à la fontaine des Anciens, proposa Erin Cornfoot en envoyant valser un gnome dans le champ d’à côté. Ce n’est pas très loin à pied, et c’est très joli.
Cormac adressa un grand sourire ravi à Fiona.
— Eh bien va pour la fontaine, répondit-elle en soupirant.
Elle alla chercher sa cape, en prévision de la fraîcheur de la fin d’après-midi, et s’engagea sur la lande, faisant signe à Cormac de la suivre.
— Tu n’as pas l’air de très bonne humeur, constata-t-il.
Fiona se souvint brutalement de la façon dont elle l’avait blessé la dernière fois, en lui rappelant son arrogance de Poudlard. Elle avait bien failli recommencer, or elle s’était promis à l’avenir de laisser leur chance aux gens avant de les juger.
Et puis si elle était honnête avec elle-même, elle devait bien avouer que la perspective de le revoir ne l’avait clairement pas laissée indifférente. C’était très hypocrite de sa part de lui battre froid de cette façon, comme si sa venue la dérangeait.
— Désolée, marmonna-t-elle. C’est juste que… tu as beaucoup critiqué nos traditions irlandaises la dernière fois, et je n’ai pas envie de te faire découvrir un endroit que j’aime pour que tu en dises du mal.
Elle entendit Cormac s’arrêter derrière elle. Elle se retourna. Il la considérait l’air sincèrement peiné. Oh bon sang, elle se serait donné des gifles, voilà qu’elle venait de recommencer…
— Je croyais que tu étais un peu revenue sur ton jugement la dernière fois… dit-il. Je sais que j’ai dit des bêtises, mais je me suis excusé, et puis la fin de la soirée avait été plutôt sympa, tu n’as gardé que le souvenir du différend qu’on a eu ?
Fiona dut se retenir de sourire à l’écoute du ton soutenu qu’il avait encore employé, quoique teinté d’une tristesse qui la touchait plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre.
— Pourquoi est-ce que tu as accepté qu’on se voie aujourd’hui, si tu partais du principe que ce serait une corvée ?4
Fiona haussa les épaules. Hors de question qu’elle lui dise le fond de sa pensée, il se moquerait d’elle, elle le savait.
— J’étais content de te revoir, reprit-il. J’espérais que ce serait pareil pour toi…
C’était très déstabilisant de voir l’écart entre le Cormac pompeux et sûr de lui, et le Cormac beaucoup plus sincère et tout à coup bien moins sentencieux… Fiona se sentit rougir.
— Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, marmonna-t-elle en jouant avec une de ses boucles rousses.
— Mais tu vas faire la tête tout l’après-midi ?
— Non…
— Alors on va voir cette fontaine des Anciens avant que la nuit tombe ? J’ai peur qu’ils aient dessaoulé avant que je revienne sinon…
Fiona sourit, contente de voir qu’il essayait de détendre l’atmosphère. Elle se remit à marcher, sa cape enveloppée autour d’elle pour se protéger du vent. Les yeux baissés pour vérifier où elle mettait les pieds, elle observait du coin de l’œil ses grandes enjambées à ses côtés. Toujours aussi confiantes, aussi assurées. Et pourtant, il lui plaisait beaucoup de savoir que derrière le Cormac plein d’aplomb, il y en avait un plus sujet au trouble, à l’embarras. Elle en avait eu un aperçu lors de la soirée de la Saint-Patrick mais elle était contente de le revoir faire surface. C’était ce Cormac qu’elle préférait, et de loin.
Alors elle prit son courage à deux mains, et prit son bras, se rapprochant considérablement de lui. Elle le sentit tressaillir et en retira une certaine fierté. Finalement, elle comprenait un peu son attitude. Parfois feindre l’assurance pouvait réellement donner de l’audace.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 00:21

Titre : Lettre à la mort ou désespérément votre
Thème : image
Fandom : aucun
Mots : 120
Personnages : aucun
Rating : aucun
« Vous tous qui me lisez, pour moi c'est fini. J'ai passé mon tour, fermé les rideaux, quitté la scène, tout ce que vous voulez. Je ne dirai pas grand-chose ici. Je laisse juste un indice pour une personne. Un indice qui est dans quelque chose que cette personne connaît. Qui m'a aidée, qui a été la clef pour me délivrer en partie. En trouvant cet indice, vous lirez tout ce que je n'ai jamais pu vous dire, parce que c'était trop dur. C'est écrit. Directement. Je me retire de manière bruyamment discrète, comme je l'avais voulu. »
Désespérément votre,
XXX »
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 00:31

Titre : L'un ou l'autre
Thème : candélabre
Fandom :aucun
Mots : 110
Personnages :aucun
Rating :aucun
Je regarde avec confiance le magnifique candélabre qui va s'effondrer sur moi dans quelques instants. Tout est fin prêt, de manière à faire croire à un accident. Je ne veux pas faire de peine à ma famille. De toute façon, je ne suis même pas sûre de mourir. Donc c'est parfait. Au mieux je meurs, au pire je souffre. Bah, après tout, il y aura quand même un soulagement final. Donc qu'importe.
Je vois le verre clinquer bruyamment. Le chandelier tangue de plus en plus. Bientôt, il ne tiendra plus. On verra, pour après.
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 00:47

Titre : Grimper
Thème : Chanson
Fandom : aucun
Mots : 269
Personnages : aucun
Rating : aucun
I thought that it was safe to die inside your arms 
I let you in I let you see this naked heart 
Lesson learned sometimes love goes behind your back 
I guess that's just the way we find out who we are 
Was it all worth it 

Elle donne un coup de pied dans une cannette qui traîne. Ca y est. Elle se sera laissée mener en bâteau jusqu'au bout. Mais pour la prochaine fois, elle sera prévenue. Elle a fait le choix de partir. Elle a retenu la leçon.

I'm wiser from the mess you made I feel no pain 
Wiser from the storms I braved yeah I want to say 
Thank you thank you 
For breaking my heart showing me who you are 
I'm wiser from the waves you made 
Wiser 

Encore de la drague, subie chaque jour. Chaque fois, elle refuse. Mais de manière effacée. Elle connaît, maintenant. Elle sait à quoi s'attendre. Ele voit à travers les gens, depuis. Pourtant, chaque compliment est un coup de plus au cœur. Elle les a tous déjà entendus. De sa bouche.

It melts away the price I pay to taste your love 
No more shame those embers they just burn to dust 
Turning pages bruises fade and I made it through the deep
I earned my stripes from battle cries this skin is thick 
Was it all worth it 

Ca y est, la blessure est pansée, cicatrisée. Ca a été dur, très difficile, mais elle a réussi. Elle est remontée à la surface.

Elle est repartie.
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dedellia
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par dedellia » 22 oct. 2017 - 00:51

Titre : Aucun je n'ai pas d'idée
Thème : la chanson
Fandom : aucun
Mots : 128
Personnages : aucun
Rating : aucun
Oui. Et oui. Elle est là. Tu ne rêves pas. Elle t'a survécu finalement. Elle est forte, tu le sais ? Croyais-tu qu'elle dépérirait devant toi ? Que jamais elle n'arriverait à se relever ? Je te l'annonce, tu avais totalement tort.

Bien sûr, elle était triste, démolie même, en fait. Mais elle ne s'est pas laissée abattre par toi. Si tu recherchais une quelconque satisfaction c'est dommage pour toi. Maintenant, ce n'est que toi qui t'en mordras les doigts. Et jamais elle ne te regardera à nouveau ni ne reviendra vers toi. Mais ne t'en fais pas, un jour tu te pardonneras de ta bêtise. Bien sûr, ça ne la ramènera pas, mais au moins tu cesseras de la regretter.
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irenea
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par irenea » 22 oct. 2017 - 00:54

Titre : Nouvelle recrue
Thème (écrit, image ou musique) : Candélabre ( chui pas bien sûre qu'il soit respecté )
Fandom : HP
Nombre de mots : 296
Personnages : Ginny Weasley, Astoria Greengrass, Neville Londubat
Rating : K+ ( parce que c'est le Poudlard apocalyptique de Rogue et des Carrow )
Des pas, des murmures se firent entendre dans les couloirs du château, mais des ombres dansaient sur les murs et les sorts éclaboussaient les pierres.

Un cri, puis le bruit mat d'un corps qui s'effondre résonna. D'autres murmures indistincts se répondirent. Les deux jeunes filles laissèrent le corps inconscient d'un garçon sur le sol et se mirent à courir. Au tout dernière étage, la Salle sur Demande gardée par Neville tenait en sécurité tous les élèves chassés par les Mangemort reconverti en équipe pédagogique.

Ginny et sa camarade s'attardèrent quelques minutes, le cœur battant la chamade, devant la porte. Pour la rassurer, elle lui serra délicatement la main. Dans les couloirs sombres, personne ne les avait encore suivies.

Neville les accueillit quelques secondes plus tard – secondes infernales – dans une pièce chaleureuse aux couleurs des élèves déjà présents. Ginny croisa le sourire familier de Seamus, assis aux côtés de Lavande et Parvati. Quelques très jeunes élèves de Serdaigle avaient été accueilli un peu plus tôt dans la semaine. Susan, Ernie, Padma et Zacharias les saluèrent d'un signe de tête convenu.

Leur chef désigné loucha suspicieusement sur les couleurs affichées par l'uniforme de leur nouvelle recrue.

« Je n'ai rien à voir avec tout ça, supplia-t-elle. »

Neville se tourna vers ses camarades. Certains restèrent de marbre, d'autres semblèrent approuver. Il trancha et leur laissa l'entrée libre.

Ginny la conduisit au fond de la pièce où elles s'assirent sur des coussins. Neville s'installa à côté d'elles pour les rassurer. A voir le visage inquiet de son amie, l'épreuve endurée les avaient éprouvées l'une comme l'autre. D'autres vinrent se joindre à eux et chacun à leur tour se confièrent et sous la lumière des candélabres s'ajoutèrent aux murs décorés le vert et argent qui jusqu'à là avaient manqué.
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WarmSmile
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par WarmSmile » 22 oct. 2017 - 01:02

Titre : Inspiration d'un architecte sorcier
Thème : candélabre
Fandom : HP
Nombre de mots : 221
Personnages : (OCs) Luke et Adam
Rating :

Luke n'avait pas cillé lorsqu'il avait entendu les paroles de son client. En tant qu'architecte, le jeune sorcier avait déjà composé avec d'autres demandes bien plus difficiles à satisfaire. Une allée de candélabres dans le salon ? Eh bien, Luke n'avait plus qu'à faire quelques recherches sur ces objets. Ce serait un défi et le jeune homme était passionné par son métier.

Luke était toujours perdu dans ses réflexions au cours du dîner. Mais lorsque le jeune homme vit Adam sortir de la cuisine afin d'amener le dessert, une idée lui traversa l'esprit.

- Adam ? Que penses-tu de l'idée d'une petite promenade dans Paris ce week-end ?

Le jeune moldu posa les glaces sur la table avant de répondre à la question, légèrement perplexe.

- Paris ?

Luke regarda Adam se mordiller la lèvre inférieure. Il savait que son compagnon n'aimait pas l'agitation d'une si grande ville.

- Je cherche des candélabres. C'est pour cela que je suggère cette ville. Je crois qu'il y en a de très beaux là-bas.

Adam ne fut pas surpris, il avait l'habitude des recherches parfois insolites de Luke.

- Eh bien, dans ce cas, partons à la chasse aux candélabres ce week-end.

Le jeune sorcier observa Luke enlever l'emballage de sa glace en souriant, heureux que son compagnon le soutienne dans sa quête d'inspiration.


#Teampoissonsclowns


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AislinnSaoirse
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par AislinnSaoirse » 22 oct. 2017 - 01:04

Titre : The price I pay to taste your love
Thème (écrit, image ou musique) : image : Pamba sur DA ; musique : Madilyn Bailey - Wiser (Piano Version) (Music by Kurt Hugo Schneider) ; mot : candélabre
Fandom : HP
Nombre de mots : 673
Personnages : Rose Weasley
Rating :
Assise à la bibliothèque, Rose fixait le candélabre au centre de la table depuis dix bonnes minutes maintenant. Doré, il était composé de six branches disposées en cercle autour du bougeoir central. Il était ciselé et la cire qui coulait lentement avant de se figer contribuait à son ornementation. Là où le métal était encore visible, la lumière des flammes venait se refléter, créant un ballet hypnotique sur l'objet en lui-même et la table en bois.

Malgré la beauté de la scène, Rose était incapable de s'extraire de ses pensées. Elle était si absente qu'elle ne réalisa pas qu'elle avait replié sur elle-même une des feuilles du livre ouvert devant elle. En temps normal, elle aurait été horrifiée d'avoir fait une chose pareille. Elle avait appris à chérir les livres depuis toute petite. Ils étaient une source de savoir infinie un objet précieux. Pourtant, il été plus qu'évident que la solution à son problème ne pouvait être lue nulle part… Il allait falloir qu'elle la trouve seule.

Machinalement, elle fit tourner la petite clef qu'elle portait autour du cou entre ses doigts. C'était un cadeau ridicule, complètement puéril, mais elle y était pourtant attachée. Scorpius l'a lui avait donnée en riant. Il l'avait prise dans ses bras avant de lui glisser à l'oreille qu'il s'agissait de la clef de son cœur et qu'il serait infiniment malheureux si elle l'a perdait. Ils s'étaient embrassés en riant et elle avait promis que jamais elle ne la perdrait.

Elle ne savait pas très bien ce qui l'avait poussée à la porter réellement. Tout ça lui semblait si loin… Un époque où ils étaient insouciants, libres de s'aimer sans penser aux conséquences. Et cette horrible chanson qui lui tournait dans la tête !

I'm wiser from the mess you made I feel no pain
Wiser from the storms I braved yeah I want to say
Thank you thank you
For breaking my heart showing me who you are
I'm wiser from the waves you made
Wiser

Dominique l'a lui chantait en boucle depuis qu'elle avait appris pour Scorpius. Sa cousine la harcelait, lui répétant dès qu'elle la voyait qu'il valait mieux que tout soit terminé, que ce serait la seule manière pour Rose de se rendre compte qu'être avec Scorpius n'égalait pas toutes les souffrances endurées. Elle le lui disait si souvent que Rose avait fini par douter… Peut être Dominique avait-elle raison, peut être que la raison pour laquelle son histoire d'amour était si douloureuse était qu'elle n'était pas censée être…

C'est ce qui l'avait conduit ici, dans le refuge qu'était pour elle la Bibliothèque. Alors elle avait tout repris depuis le début, tout disséqué et analysé. Et elle en était venue à ma conclusion qu'elle était plutôt d'accord avec certaines parties de la chanson finalement…

It melts away the price I pay to taste your love
No more shame those embers they just burn to dust
Turning pages bruises fade and I made it through the deep
I earned my stripes from battle cries this skin is thick


Oui, elle souffrait. Beaucoup même. Mais elle n'avait jamais aimé si fort, jamais ressentie cela. Au fond d'elle, elle savait que cette amour été unique. Et que Scorpius l'aimait également. Prenant une grande inspiration, elle sera la clef dans sa main. Oui, ça en valait la peine. Car, comme disait la chanson,

Ça fait fondre le prix que je paie pour goûter ton amour
Plus de honte, ces cendres sont devenues poussières
Les meurtrissures des pages qui tournent s'effacent et je ressors des profondeurs
J'ai gagné mes galons depuis les cris de bataille, cette peau est épaisse


Cette amour la rendait plus forte. Il la rendait meilleure, et peu importe ce que les autres en pensait. Même s'il s'agissait des gens qu'elle aimait le plus au monde… Forte de sa résolution, Rose referma son livre d'un coup sec et se leva. Elle souffla les bougies avant de quitter la Bibliothèque. Quelque part dans ce château, quelqu'un attendait sa décision et elle était impatiente de la lui donner.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Haru Nonaka » 22 oct. 2017 - 01:05

Titre : Croisé des chemins
Thème (écrit, image ou musique) :candélabre et musique
Fandom: hp
Nombre de mots : 472
Personnages :???
Rating :
Je suis au milieu du pont qui surplombe la rivière de prés au lard, vous partez tous les deux, chacun d’un coté. Je ne tourne pas la tète, je préfère regarder couler l’eau plutôt que vos silhouettes.

Je ne peut pas partir, je ne peut pas bouger, cela signifierait choisir et je ne veut pas encore choisir.

Nous sommes tous les trois comme les branches d’un candélabre, si l’une des bougie est éteintes, on ne peut pas bien voir le monde qui nous entoure.

Auriez vous oublié qui je suis pour oser me poser un ultimatum, pour croire que je finirait par céder, par décider? Surement, alors je vais vous le rappeler:

Je suis la sorcière la plus bornée de sa génération. Je ne suis ni la plus intelligente, ni la plus forte, ni la plus rusée, ni celle qui a le plus grand coeur, la plus belle âme, mais je suis au moins ça.

Il n’est pas encore l’heure de nous séparer, je refuse. Je me fous des camps que vous avez choisit, de cette guerre stupide. Je refuse d’avoir des regrets, de céder à votre chantage. Je suis infantile, égoïste, vous auriez du vous en souvenir.

Je sais que vous n’êtes pas bien loin, que vous m’attendez dans l’ombre, caché de la lueur des réverbères, en vous demandant quoi faire, pourquoi je n’agit pas. Chacun de vous est persuadé que je vais finir par me décider à courir à sa suite. Malin le coup du pont, pas d’échappatoire, deux issues. Je monte sur le muret et sort un livre de mon sac et je m’assois. Je lis tranquillement un moment, agitant parfois les jambes pour ne pas qu’elle s’engourdissent a cause du froid. Je devine que vous commencez a hésiter à présent. Je pourrais vous laisser mariner encore, mais il fait froid. Alors je monte sur la rambarde et la passe, je murmure quelques mots, la baguette dans les mains puis j’attend. J’entends vos pas désordonnés qui se rapprochent et qui m’englobent, me réchauffent. Mon balais est arrivé, et vous aussi. Vous avez la mine inquiète, le souffle court: je peint sur mes trait une innocente surprise. J’ ai agrippé le manche de mon balais des deux mains.

Tiens vous êtes encore là? Je lance d’un ton joyeux.

Puis j’enjambe le manche et décolle d’un coup de talon ferme.

Bon bah moi je rentre au Château, je vous laisse discuter entre vous, et ne revenez pas avant d’avoir pris une décision, c’est soit on reste ensemble et on se barre loin de cette maudite guerre dés qu’on a nos ASPIC en poche, soi je n’adresse plus jamais la parole à aucun d’entres vous.

Le vent glacé mord ma peau mais j’accélère encore, la vitesse est grisante, la nuit est belle. Je veille à rester au centre de la rivière, je ne voit pas très bien.

J’ai fait un choix, a vous de faire le votre, je vous attend devant.
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 01:15

Titre : Elle est tombée toute seule
Thème : fracture
Fandom : aucun
Mots : 101
Personnages : aucun
Rating : aucun
La chute. Elle la sent passer. Douloureuse, très douloureuse. Elle ne sent plus son poignet. Elle se retient de hurler. Les larmes lui montents aux yeux. Chassées du revers de la mian encore capable de le faire. Elle sait que l'on l'a poussée. Violemment, de manière égoîste. On ne lui demande pas si ça va. Rien. Elle se relève. Essaie d'ignorer la douleur, continue à courir. Elle entend, pourtant, des voix commenter. Mais elle écoute clairemment une phrase, approuvée par les atres.
« Elle est tombée toute seule »
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 01:33

Titre : Objet
Thème : Chanson
Fandom : aucun
Mots : 134
Personnages : aucun
Rating : déconseillé - 12
Elle est là, seule, assise au bar. Triste, sale, comme elle se sent d'habtude. Sale, elle l'est. Quand elle voit les gens lui cracher dessus, la pourrir, la blâmer. Et ce qu'elle subit. A l'intérieur. Elle en a plus qu'assez. Elle est dégoûtée. Elle en a marre de voir ces hommes, avides de sexe, prêts à tout pour voir leurs besoins être assouvis. Elle en a assez d'être l'objet de toutes ces créatures.
Elle espère qu'un jour, cela changera. Que les gens changeront d'avis sur ce qu'elle est obligée de faire. Qu'ils seront plus indulgents. Après tout, d'autre se battent pour en faire un métier. Mais elle ne se fait pas d'illusions. Elle sait que rien, rien ne bougera.
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Catie » 22 oct. 2017 - 01:36

Titre : /
Thème (écrit, image ou musique) : Fracture
Fandom : Original
Nombre de mots : 533
Personnages : Lydie, Moira
Rating : -16
Depuis ses six ans, Lydie n’est qu’une poupée brisée. Son âme a appris à s’envoler et détourner les yeux à partir du jour où son oncle l’a touchée pour la première fois. « C’est notre secret Lydie, tu ne dois le dire à personne Lydie ». Elle n’a pas eu à endurer ça longtemps. Il est mort dans un accident de voiture à peine un an plus tard. Certains enfants subissent ces sévices sur des périodes bien plus longues. Pourtant elle n’en a pas été soulagée.

Parce qu’en plus d’être marquée à vie, elle a perdu son père ce jour-là. Trop petite pour comprendre mais forcée de grandir trop vite face à la dépression de sa mère, qui a lentement glissé dans l’alcoolisme. Puis elle a été trimballée de famille d’accueil en foyers, sans que jamais personne ne lui demande son avis.

Après tout, elle n’est qu’une poupée brisée.

Une jolie marionnette sans âme, détruite par l’empreinte indélébile de l’horreur.

Pendant des années, elle a eu l’impression de flotter. De vivre comme à l’écart des autres, loin, très loin de la Terre et de ses semblables. Les autres enfants ne l’aimaient pas. Au lycée, elle était la fille bizarre sans amis. A la fac, elle était cette étudiante terne qui préférait sa solitude à toute tentative de sociabilité.

Jusqu’à Moira. Une Méditerranéenne au teint hâlé, aux tâches de rousseur pâles et aux longs cheveux roux. De ses yeux verts pétillants de malice à ses ongles peinturlurés de turquoise, Lydie en a été subjuguée. Attirée par la chaleureuse aura comme un papillon vers sa flamme.

Et aujourd’hui, pour rien au monde elle ne regrette d’avoir saisie cette main tendue, le jour où elle en a eu le plus besoin.

C’est Moira qui l’a trouvée là-haut. En équilibre sur la rambarde, oscillant près du vide, à deux doigts de lâcher la rambarde humide. Elle en avait tant envie. D’en finir, tout simplement. D’arrêter de se battre. Mais Moira l’en a empêché. De sa voix douce et persuasive, de ses prunelles suppliantes et de son odeur florale qui s’insinuait dans ses narines.

Lydie cligne des yeux et esquisse un semblant de sourire vers la jeune femme qui la peint un peu plus loin. Moira lui répond distraitement, puis fronce de nouveau les sourcils, concentrée. Le regard de Lydie se perd dans la ligne des arbres à l’horizon, comme il le fait souvent. Pour aller dans un endroit où il n’y a qu’elle et sa conscience.

Moira a pansé ses plaies. Elle a guéri ses blessures, réparé ses fractures ouvertes. Elle l’a sauvée d’elle-même, de son histoire, de son passé et de ses fantômes. Rien que par la force de sa voix, de sa patience et de sa gentillesse. Elle est son roc, son repère, son attache. Elle n’a qu’elle.

Maintenant, Lydie n’est plus qu’une poupée brisée. Grâce à Moira qui a recollé les morceaux, elle est plus que ça. Ses fractures ne disparaîtront jamais totalement. Ce sont celles qui sont trop profondes pour être entièrement réparées. Elles seront toujours là quoiqu’il arrive.

Mais grâce à Moira, elles sont plus supportables.

Et maintenant, au lieu de flotter, Lydie a les pieds ancrés sur Terre. A ses côtés.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par PlumeEnVadrouille » 22 oct. 2017 - 01:39

Titre : Fille à lunettes
Thème : image
Fandom : aucun
Mots : 128
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle voit avec horreur sa mère lui déclarer qu'elle va lui acheter des lunettes. Elle a envie de pleurer. Non, ce n'est pas possible, elle ne peux pas. Si elle en porte, c'est fini pour elle, c'est son arrêt de mort qui est signé si par malheur elle arrive au collège avec des lunettes. Elle le sait d'avance. Et trop de cliché tue le cliché. Une intello à lunettes ? Et puis quoi encore ? Pourquoi ne pas rajouter le dictionnaire dans le sac ? On l'embête déjà assez comme ça, pas besoin de donner un motif supplémentaire aux gens pour qu'ils la blâment. Non, trop, c'est trop.
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dedellia
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par dedellia » 22 oct. 2017 - 01:52

Titre : Extrait de «miroir», texte de mon calendrier
Thème : fracture
Fandom : aucun
Mots : 219
Personnages : Azalée
Rating : aucun
Elle était arrivée à un moment décisif, elle le sentait au plus profond d'elle-même. Dès qu'elle franchirait la frontière de ce dernier village sur sa grande exploration, il y aurait un avant et un après. Une fracture entre deux mondes de sa vie, car elle savait bien que tout allait changer. Comment aurait-il pu en être autrement? Pour se rassurer, elle frôla son miroir dans sa poche, puis le serra dans sa main ne pouvant résister à l'appel de son réconfort.

Après un tournant sur le chemin, elle aperçut sa destination. Elle resserra sa prise sur l'une de ses uniques possessions. Bien qu'elle découvre cet endroit pour la première fois, elle le reconnaissait et ça lui tordait l'estomac Finalement, elle sortit le miroir de sa poche, surface réfléchissante vers le village. Positionné ainsi, le petit objet révélait un paysage terni par les années, mais aussi une réplique presque parfaite du village qui s'étendait au loin devant elle. Les souvenirs avalés par le temps et ceux qui allaient se construire. Les histoires racontées et la réalité. Dans les deux cas, Erdal était présent, sauf que cette fracture les libèrerait enfin. Elle et Erdal. Il fallait maintenant affronter ce grand coup, c'était le prix à payer, alors Azalée reprit son chemin.
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Weasy
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Weasy » 22 oct. 2017 - 01:58

Titre : La pute vierge
Thème (écrit, image ou musique) : musique (les filles de joie, George Brassens)
Fandom : HP
Nombre de mots : 374
Personnages : Pansy Parkinson
Rating: Déconseillé aux moins de 14 ans

Je précise que je ne suis absolument pas fière de ce dernier OS et que je vais vite aller me coucher... Mais je le poste quand même ☺
Sourire séduire gémir faire jouir sourire faire partir.

La même routine, tous les jours, à chaque heure.

Pansy était ce que certains appelleraient une fille de joie. Mais derrière ce joli nom se cachait un enfer.

Tous les jours, un homme différent arrivait et attendait de Pansy qu'elle fasse tout ce qu'il demanderait. Elle devait alors se mettre à genoux face à lui et exécuter ce qu'il voudrait. Parfois elle les baisait, parfois seules les préliminaires leur suffisait. Tantôt elle était dominatrice, tantôt complètement soumise.

Il arrivait parfois qu'une femme arrive. Mais cela ne changeait rien. Peu importe le sexe de la personne face à elle, on attendait de Pansy qu'elle fasse ressentir du plaisir. Pas qu'elle en ressente.

Au fond d'elle, Pansy était et se sentait vierge. Une pute vierge, quelle ironie...

Alors qu'elle était en train d'ameuter des clients devant le salon, elle remarqua un homme qui la regardait. Il la regardait elle.

Il ne regardait pas ses fesses à peine traversées par sa mini-jupe noire ni ses seins presque à l'air; il la regardait elle, Pansy, dans les yeux.

La jeune femme se sentit transpercée par ce regard, mise à nue, encore plus qu'elle l'était. Au bout de quelques minutes à éviter son regard, elle se résolut à scruter également l'homme; donnant-donnant.

Il avait des cheveux blonds courts, de grands yeux verts et n'était pas vraiment musclé ou grand. Il avait des lunettes qui lui transperçaient le visage et lui donnait un look nerd. Ce n'était clairement pas le style de mec sur lequel elle fantasmait d'habitude.

Mais pourtant, Pansy le trouva beau. Pas sexy, pas canon; juste beau. Banalement beau. Captivament beau...

Elle se décida finalement à le rejoindre et saisit un indélébile qu'elle gardait toujours dans sa poche, pour subvenir aux fantasmes bizarres de certaines personnes, et lui écrivit zn grandes lettres « 06 74 23 43 17, c'est perso ...» sur le bras.

Dès qu'elle releva son indélébile, elle regretta ce qu'elle venait de faire et s'enfuit aussi vite que ses talons le lui permettaient... Mais quand le soir même, son téléphone sonna, elle sut qu'elle allait enfin faire l'amour.

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Haru Nonaka
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Re: [Textes]Nuit du 21 Octobre

Message par Haru Nonaka » 22 oct. 2017 - 02:07

Titre : Fractures
Thème (écrit, image ou musique) : les trois
Fandom: hp
Nombre de mots :
Personnages :???
Rating :

Je voudrait me souvenir de ce qui était là avant, je ne revois pas les détails. Je me souvient être venue ici enfant, je m’était perdue dans l’étrange allée brumeuse, et j’avais suivit une silhouette que j’avais pris pour celle de ma mère jusqu’a l’entrée.

C’était très différent en tout cas, je crois me souvenir qu’il y avait plus de couleurs, les filles par contre était déjà là.

Une d’entre elle m’avait saisie par la main et m’avais ramenée jusqu’a l’entrée de l’impasse. Elle m’avait poussée gentiment sur les pavés, sous la lumière, puis m’avait fait signe de filer. Je m’était retournée pour la voir disparaitre dans l’ombre. Je me souvient de son visage doux et triste malgré le sourire qu’elle m’adressait, infiniment triste.

« Fille de joie » avait craché une dame

Je n’ai appris ce que signifiait l’expression que bien plus tard. J’ai d’abord compris les autres, celles plus brutes, moins imagées, celle qu’on m’a craché parfois, juste pour essayer de me rabaisser, de me faire baisser les yeux, quitter mon chemin.

Moi, je ne suis pas une fille de joie, je suis de nature joyeuse certes, mais mon métier dispense très peu de joie aux autres, ce n’est pas mon fond de commerce. Je suis détective magique, pas affiliée au ministère, mais dans une agence indépendante.

Je travaille en général plutôt sur des crimes, mais ce mois ci, il faut redresser un peu le chiffre d’affaire de la boite, les morts ne payent pas autant qu’on pourrait croire. On donne plus pour ceux dont on peut encore se venger.

Je me mêle donc aux hommes et femmes qui se glissent derrière la porte dans le fond de l’allée. Je remarque une fille qui aborde ma cible, je les suis, préparant ma pellicule. Je prend mon temps, j’attend le bon angle, la bonne lumière, et l’instant juste, celui ou seul le visage de l’homme apparais pas. Je ne veut garder une image de la fille durant l’acte commercial qui l’unit à mon infidèle. Je ne suis pas payé pour prendre des photos d’elle. Pourtant sans savoir pourquoi cette fois, mon regard s’attarde sur la fille, le cadre sur son visage, et je finit par réaliser que c’est elle, la fille qui m’a raccompagnée. Je ne réussit pas à prendre de photos cette fois. Alors que notre client est parti et qu’elle entreprend de se rhabiller, j’appuie mon doigt, et prend une photos de son visage tandis qu’elle croise son reflet dans le miroir. Elle se fige un instant, je cesse de respirer quelques instant, puis repart discrètement. Elle n’a pas de baguette, ils ne l’autoriserait pas, alors même si elle soupçonne un intrus elle ne peut rien faire.

Je reppart, rentre au bureau, et développe la photo. Dans ses yeux, la colère, la rage, pas de haine contre elle même, la photos est belle. Je la met à coté de l’autre photo de la fille, plus jeune encore, elle doit avoir mon âge sur celle là. Mais c’était avant que le seigneur des ténèbres ne soit au pouvoir, avant que ce monde ne la range dans une case.
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Verrouillé

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